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Le blog de Lucien PONS

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« Les heures les plus sombres… » L’édito de Charles SANNAT

24 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales, #Le syndicalisme

« Les heures les plus sombres… » L’édito de Charles SANNAT

« Les heures les plus sombres… » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

« Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes,

je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Lorsqu’ils ont enfermé les sociaux-démocrates,

je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes,

je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Lorsqu’ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne

pour protester. »

Ce texte est du pasteur allemand Niemöller arrêté en 1937 et envoyé au camp de Sachsenhausen. Il est ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau.

La liberté ne se négocie pas

Mes amis, la liberté ne se négocie pas, elle se défend. Alors je le dis à toutes celles et ceux qui pensent avoir une excuse, à toutes celles et ceux qui sont quand même un peu convaincus par la propagande de nos sinistres dirigeants, à toutes celles et ceux qui croient que les casseurs méritent que l’on suspende l’un de nos droits les plus fondamentaux, état d’urgence ou pas état d’urgence… Méditez ces quelques lignes.

Lorsqu’ils sont venus gazer les anti-mariage pour tous, je n’ai rien dit car j’étais pour le mariage pour tous !

Lorsqu’ils sont venus arrêter et embastiller des veilleurs totalement pacifiques qui n’ont jamais rien cassé, je n’ai rien dit. Je n’étais pas veilleur.

Lorsqu’ils sont venus arrêter le Général Picquemal ancien patron de la Légion étrangère à Calais, je n’ai rien dit, je n’étais ni légionnaire, ni calaisien, ni facho… pensez donc !

Lorsqu’ils sont venus arrêter les écologistes, qu’ils les ont assignés à résidence pendant la COP 21 que tout le monde a déjà oublié, je n’ai rien dit, je n’étais pas écolo, je ne cultivais pas de courgettes.

Lorsqu’ils sont venus arrêter Martinez et les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste, je n’étais pas gauche…

Ce qui nous ramène à cette première phrase de notre pasteur allemand déporté.

« Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste… »

La liberté ne se réduit ni à celle de consommer, ni à celle de se déplacer. La liberté est la valeur suprême que tout être humain doit chérir, protéger et parfois… défendre.

Que vous soyez pour ou contre la loi Travail, pour ou contre la CGT ou FO n’a aucune importance. Ce qui est essentiel mes amis, c’est qu’aujourd’hui, après presque 4 ans de dérives sécuritaires majeures atteignant nos libertés individuelles sans que cela ne protège le moins du monde nos concitoyens des massacres sur les trottoirs de nos villes, dans nos salles de spectacle, un gouvernement portant les couleurs socialistes a décidé d’interdire une manifestation syndicale, ce qui est une grande première depuis Maurice Papon !!

Malgré le ridicule du circuit proposé portant en lui-même les germes de débordements et de risques importants, le gouvernement vient de faire volte-face. Bien lui en a pris, car ce gouvernement doit savoir que nous ne sommes pas tous prêts à perdre nos libertés sans combattre.

Demain et pour la première fois, j’irai sans doute manifester.

Pas parce que je suis de droite,

pas parce que je suis de gauche,

pas parce que je suis syndiqué, FO ou CGT,

mais parce que je ne serai pas celui qui n’a rien dit car soyez-en certains, si le précédent est créé alors quel que soit le sujet, le droit de manifester une opinion contraire à celle du gouvernement nous sera retiré à jamais.

Les heures les plus sombres ce ne sont pas ce que l’on croit ou ce que la propagande socialiste veut vous faire croire.

Les heures les plus sombres c’est maintenant et depuis une funeste soirée du 13 novembre.

Notre pouvoir est entre de bien mauvaises mains. À nous de veiller à ce qu’il n’y reste pas.

La liberté ne se négocie pas, et la liberté exige que nous soyons capables de supporter les excès de liberté de certains ! Et c’est là que la police intervient mais pas avant.

Je propose, à tous ceux qui le souhaitent, une saine lecture. Celle de la Constitution encore en vigueur dans notre pays… le texte intégral ici.

Vive la liberté, vive la France !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin

Pour m’écrire charles@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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L’attaque Barbarossa il y a 75 ans.

24 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #La guerre, #L'OTAN.

L’attaque Barbarossa il y a 75 ans.

Le 23 juin 2016

 L’attaque Barbarossa il y a 75 ans.

Ce 22 juin, cela fait 75 ans que la Russie a été attaquée par le Reich et ses alliés. L’action Barbarossa voulue par Hitler mais aussi surtout par ses financiers internationaux (les mêmes que nous retrouvons dans l’attaque actuelle contre la Russie du 21ème siècle), avec la France qui garde une position trouble et lâche, a provoqué le lancement de la Guerre sacrée par Staline. Alors que la France avait accepté d’arrêter le combat face à l’ennemi, la Russie avait décidé de se battre pour repousser l’attaque. Aujourd’hui encore la France n’est pas prise au sérieux même chez les Polonais qui ont été trahis par la France lors de la Blitzkrieg sur le territoire polonais.

un des plus beau chant patriotique Russe

75 ans après l’invasion surprise en Russie, les troupes de l’OTAN occupent les positions le long des frontières de la Russie. 75 ans après Barborossa les mêmes alliances ennemis se sont formées. L’Allemagne, encore, occupe une position centrale avec les U.S.A pour l’occupation via la bannière de l’OTAN des territoires de l’Est de l’Europe. L’OTAN a donné au commandement de la Bundeswehr la position de Memel sur la Lituanie pour avoir sa base militaire. Le commandement américain vise sur un affaiblissement du territoire russe à côté de la Pologne et de Memel. Des stratégies de communications opératives sont mises en place sur le territoire de Kaliningrad pour provoquer un effondrement de ce territoire russe. 75 ans après, l’Histoire semble se répéter. Le peuple du Donbass a montré l’exemple de sa détermination comme à l’époque de l’attaque nazie le 22 juin 1941. Pendant que les nations occidentales présentent des émissions à endormir les peuples, la télévision russe montre des films sur la Seconde Guerre mondiale en souvenir du peuple russe qui s’est courageusement levé contre l’envahisseur.

il est troublant d’entendre ce chant patriotique russe avec les images de la guerre au Donbass (montage, réalisé par Alexandre Kissilev, sous-titres français).

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L’UE et les inondations contrôlées Valentin Martin et Jacques Maillard

23 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

L’UE et les inondations contrôlées
Valentin Martin et Jacques Maillard

samedi 18 juin 2016, par Comité Valmy

L’UE et les inondations contrôlées

Dans sa directive de 2007 dite directive-inondation 1) , l’Union européenne définit l’inondation comme « un phénomène naturel qui ne peut pas être évité ».

 

Malgré cela, les violentes inondations qui ont touché la France ces dernières années ne furent pas unanimement perçues comme telles par un certain nombre de personnes concernées.

 

En effet, de nombreuses voix parmi les élus, les syndicats d’intercommunalité, ou les syndicats d’agriculteurs, se sont élevés précisément pour dénoncer le caractère évitable de ces inondations.

 

En 2013 un sénateur 2) dans une question au ministre de l’Environnement souleva le problème de l’entretien des cours d’eaux rendu de plus en plus impossible par les autorités. « Il lui demande si ces inondations ne sont pas, partiellement, dues au mauvais entretien des cours d’eau et rivières. Autrefois, les rivières étaient librement entretenues par les riverains et les agriculteurs mais on est passé d’une extrême à l’autre, avec des normes toujours plus contraignantes et dissuasives. De ce fait, personne n’ose plus intervenir et les cours d’eau ne sont plus nettoyés. »

 

La question de l’entretien des cours d’eau

Dans un article de La Voix du Nord de juin 2016 intitulé « Lorgies : l’entretien des cours d’eau mis en cause dans les inondations »3) , le directeur de l’Union Syndical d’Aménagement hydraulique du Nord déclare attendre depuis plus de trois ans les arrêtés préfectoraux qui l’autoriseront à dévaser les cours d’eau. L’USAN affirme que des fossés autrefois curés tous les quatre ans n’ont plus été depuis quinze ans.

 

En 2014, un maire d’une commune du Var en rappelant l’importance du curage des rivières contre les inondations, déclara à la presse que lors d’un nettoyage de rivière ses engins avaient tout simplement été arrêtés par la police de l’eau : "Les élus locaux connaissent parfaitement leurs rivières. Si on baisse le niveau de la rivière de deux mètres, si on talute les berges et si on fait des enrochements dans les points sensibles, il n’y a pas de raison que la rivière sorte de son lit.[...]Hier, on a encore arrêté nos engins parce que la police de l’eau voulait préserver les anguilles. Le débat du jour, il est simple : veut-on préserver les anguilles ou des vies humaines ?" 4)

 

Sur l’Ile de Ré, les élus se voyaient reporter chaque année la reconstruction des digues dont le mauvais état, déjà signalé comme tel en 2008, avait causé les inondations de Xinthia en 2010. Les élus appelèrent donc, dans des délibérations des conseils municipaux de l’île , à reprendre les vieilles tradition multiséculaires où les habitants reconstruisaient et entretenaient eux même les digues. Ainsi, le 9 août 2013, devant les médias (qui n’en parlèrent point, par peur de donner des idées aux autres communes de France ainsi menacées), les RG et la maréchaussée médusée, 1500 habitants, armés de pelles, reconstruisirent une première digue, au Groisil dans la commune de la Couarde. 5)

 

En juin 2016, le maire de Sainte-Florence (Gironde) qui avait procédé au curage d’un cours d’eau sans autorisation préalable, s’est vu condamné par la justice à payer une amende de 5000 euros. Ses travaux furent jugés « nuisibles au débit de l’eau et à la vie aquatique », selon l’accusation, et aux importantes « conséquences environnementales sur la faune et la flore », selon la décision de la Cour d’appel. 6)

 

Tous les obstacles mis à ces opérations d’entretien sont récents et concernent tout le territoire. En effet, ils font suite à la publication de la directive-cadre sur l’eau de 2000, transcrite en droit français en 2004 .7)

 

La directive-cadre sur l’eau (DCE)

Elle engage les Etats à atteindre le « bon état » de ses cours d’eau en 2015. La notion de « bon état » concerne la qualité chimique de l’eau, mais surtout la qualité « écologique » des « masses d’eau ». La qualité écologique est déterminée par l’absence de « signes de distortion résultant de l’activité humaine » sur le cours d’eau : « Pas ou très peu d’altérations anthropogéniques » constitue selon l’annexe V le « très bon état écologique ». Un des critères de qualité « hydromorphologique » est la « continuité », c’est-à-dire l’absence de perturbations « par des activités anthropogéniques et qui permet une migration non perturbée des organismes aquatiques et le transport de sédiments ».

 

Selon une brochure de la Direction général de l’Aménagement, du Logement et de la Nature sur la DCE 8), à la suite de cette directive, 55% de l’état écologique des masses d’eau en France fut classé "moins que bon". Il était donc urgent de « restaurer les continuités écologiques ».

 

Selon l’Office National de l’Eau et des Milieux aquatiques (ONEMA) 9) : «  Une grande partie des détériorations des habitats fluviatiles résultent de la modification de la morphologie et des processus hydromorphologiques des cours d’eau. Les principales sources du désordre sont les modifications des régimes hydrologiques par la chenalisation des rivières (recalibrage, rectification, endiguement) et la présence de seuils ou de barrage [...]Un fonctionnement hydromorphologique perturbé augmente singulièrement le risque de non-atteinte du bon état écologique exigé par la directive cadre sur l’eau (DCE). »

 

En termes concrets, « l’atteinte du bon état écologique exigé par la DCE » signifie la fin de l’entretien des rivières. Une plaquette d’entretien 10) de 2010 des rivières publiée par le préfet du Cher, département qui fut durement touché par les inondations de 2016, donne un sens plus clair aux applications concrètes de la Directive européenne. Quelques exemples de conseils d’entretien :

 


-  les embâcles : « Formés par une accumulation de végétaux morts, les embacles constituent un support de biodiversité dans la rivière (abris, support de ponte, source de nourriture...). Ils ne doivent être retirés que lorsqu’ils représentent un risque : aggravation des crues, érosion des berges, déchaussement d’ouvrages... »

 


-  les berges : « L’entretien se réalise de façon pluriannuelle, soit des interventions tous les 3 à 5 ans selon la dynamique de la végétation, avec pour grands principes :
• conserver au maximum la végétation … » « Sont à proscrire : les protections étanches en « dur » qui suppriment tout échange entre le milieu aquatique et le milieu terrestre, induisent un appauvrissement du milieu, entraînent souvent une accélération du courant par leur faible rugosité et provoquent généralement une érosion en aval. » « Il ne faut donc pas couper les broussailles de manière systématique
 »

 


-  curage : « Le phénomène de dépôt-érosion fait partie du fonctionnement normal d’une rivière en bonne santé. »

 

La sédimentation et le dépôt des cours d’eau sont donc définis comme des pratiques naturelles du cours, c’est-à-dire « normales », la zone inondable devenait un milieu humide et semi-aquatique ou encore un « espace de liberté du cours d’eau ».

Alors que cette directive protège la vie du cours d’eau, elle ne dit rien de la vie des habitants vivant le long des cours d’eau. Leur sort est plus précisément décrit dans la directive de 2007, la directive-inondation 11) retranscrite dans le droit français en 2010.

 

La directive inondation

Ce n’est plus le risque d’inondation qui doit être pris en compte comme c’était le cas en droit français, mais ce risque pondéré par un facteur qui inclut notamment les enjeux économiques du territoire. « Risque d’inondation : combinaison de la probabilité d’une inondation et des conséquences négatives potentielles pour la santé humaine, l’environnement, le patrimoine culturel et l’activité économique associées à une inondation. »

 

Ainsi le risque dans une zone inondable « à faible enjeu », c’est-à-dire la majorité du territoire, peut être considéré comme non significatif : « Les risques pourraient être considérés dans certaines zones comme non significatifs (zones faiblement peuplées ou inhabitées, zones aux enjeux économiques ou écologiques limités) », affirme la directive. La logique d’avantages coûts que la directive met en place considère l’inondation de ces zones comme n’ayant pas de conséquences négatives. Au contraire l’entretien peut se révéler plus coûteux que le bénéfice qui en serait retiré. « Le plan tient compte des points suivants : les coûts et les bénéfices... ». Pour toutes ces zones, les mesures préconisées par le DCE s’imposent donc : restauration de la continuité écologique, espace de liberté du cours d’eau.

 

A l’inverse l’inondation de certaines zones sont considérés comme ayant des conséquences négatives : les zones à risques d’inondation (ZRI) dont la carte a été tracée par l’Etat français 12) . Ce sont en gros les 80 plus grandes agglomérations du territoire. La nouveauté introduite par la directive est que des zones qui autrefois n’étaient pas considérées comme inondables le deviennent. La probabilité d’une crue centennale (occurrence supérieure à tous les 100 ans) devient une « probabilité moyenne » d’inondation. Les espaces jugés compétitifs et attractifs pourront par ce biais être classés comme ZRI.

 

Ainsi, Montigny-sur-Loing, Nemours ou Vendôme, villes qui ont été les plus durement touchées par les inondations de 2016, ne sont pas classés en ZRI. Mais le centre ville de Paris qui a connu une inondation en 1910 le devient, avec le plan de gestion de risque qui s’impose, comme par exemple le très médiatisé exercice « EU Sequana 2016 » de mars 2016. Des bassins de rétention ou des plans d’ « inondation contrôlée » voient ainsi le jour dans des communes jugées « compétitives », et ce en dépit de la faiblesse du risque. « Les plans de gestion des risques d’inondation peuvent également comprendre l’encouragement à des modes durables d’occupation des sols, l’amélioration de la rétention d’eau, ainsi que l’inondation contrôlée de certaines zones en cas d’inondation. »

 

En clair, l’UE interdit aux habitants de lutter contre les inondations dans les zones inondables, et se fait le cheval de bataille de la lutte contre les inondations dans des zones en partie non-inondables.

 

Conclusion : l’UE et les inondations contrôlées

Les inondations survenues en France ces dernières années ont donc bel et bien été « contrôlées » par l’Union européenne, et favorisées par le zèle de certaines administrations et ministères. Le bilan humain est très lourd :782 communes inondées en état de catastrophe naturelle et 20000 évacuations en juin 2016, 20 morts dans le sud-est en 2015... La liste continuera à s’alourdir tant que le pays cherchera à atteindre les objectifs fixés par les directives.

 

La commission européenne est épaulée, encouragée et relayée avec zèle et entrain par des associations « environnementales », souvent recevant d’ailleurs de nombreuses subventions tant de multinationales que de la dite commission, dans ce travail d’obstruction systématique à la tradition française d’entretien et de construction d’ouvrages hydauliques pour le bien de toute la population.

 

L’écologie est un prétexte utilisé pour masquer la destruction totale du paysage français, résultat de siècles de travaux. Par exemple, Blaise Pascal avait consacré une partie de sa vie, de ses revenus et de son savoir à l’assèchement de marais poitevins. C’est cette œuvre à la fois populaire, scientifique et technique que l’UE cherche à détruire, pour transformer le paysage français en un vaste et lucratif musée à ciel ouvert. Selon cette politique, nulle canalisation du Rhin, de la Loire, nulle construction de canaux, de moulins au fil de l’eau, aménagement sur le long terme du territoire national n’aurait été possible et ne l’est désormais. Si la France laisse cette logique se développer, on peut craindre que d’ici quelques années, les zones rurales soient totalement vidées.

 

Pour reprendre les termes du rapport EDORA (European development opportunities for rural areas), lequel préconise l’émigration massive des populations rurales et de ses outils industriels vers le nord de l’Europe, la nature « sauvage », « authentique », « durable » et réservée au « tourisme haut de gamme pour étrangers hors OCDE »13) aura alors enfin pu remplacer l’homme.

 

12 juin 2016

Valentin Martin
Jacques Maillard
Comité Valmy

Notes

1) http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/ ?uri=CELEX:32007L0060&from=FR
2) Question écrite n° 06473 de M.  Gérard Bailly (Jura - UMP)
3) http://www.lavoixdunord.fr/region/lorgies-l-entretien-des-cours-d-eau-mis-en-cause-dans-ia21b49768n3559023
4) http://france3-regions.francetvinfo.fr/cote-d-azur/2014/11/29/inondations-le-maire-de-la-londe-denonce-les-contraintes-environnementales-602722.html
5) Voir l’article EDORA et Xynthia, sur le site du Comité Valmy

6) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/06/08/01016-20160608ARTFIG00014-un-maire-condamne-pour-avoir-voulu-prevenir-des-risques-d-inondations.php
7) http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGALN_directive-cadre-eau_1_.pdf
8) http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/23b_DGALN_directive-cadre_objectifs_et_mise_en_oeuvre_4_pages_def_web.pdf
9) http://www.onema.fr/IMG/Hydromorphologie/6_conn4_alteration_vbat.pdf
10)http://www.cher.gouv.fr/content/download/6156/36555/file/plaquette_riviere_entretien.pdf
11) http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/ ?uri=CELEX:32007L0060&from=FR

voir la présentation du CEPRI http://www.cepri.net/tl_files/pdf/directiveinondation0805.pdf
12) http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/1-2012_TRI_Nom-2.pdf

13) selon Goldman Sachs. Voir http://www.comite-valmy.org/spip.php ?article3139

 
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La santé publique est dans l'œil de la finance. La liquidation de la France est en cours! Les vautours sont à l’affût.

23 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #La mondialisation, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales, #Le fascisme

La santé publique est dans l'œil de la finance.

La liquidation de la France est en cours!

Les vautours sont à l’affût.

La santé publique est dans l'œil de la finance. La liquidation de la France est en cours! Les vautours sont à l’affût.

Bonjour.

L’ultralibéralisme est un cancer qui ronge le monde. Les soudards de l’école de Chicago et les phalanges constituées par les disciples du Mont Pèlerin ont jeté et jettent misère et désolation partout dans le monde. Contre toute logique - nous devrions nous insurger et les condamner durement au vu des crimes qu’ils commettent - ces psychopathes nous entraînent vers l’abîme avec un risque élevé de 3° guerre mondiale.

Il y a 20 ans, le livre de Viviane Forrester « L’Horreur Economique » avait permis de comprendre la vraie nature du néolibéralisme. Il permettait déjà d’entrevoir les désastres à venir..

En France comme en Grèce, l’Union Européenne est le cheval de Troie de ces criminels. Elle utilise l’austérité pour imposer la dictature du capitalisme sauvage. Le mensonge de la dette permet de culpabiliser les citoyens et de rendre inéluctable à leurs yeux la vente à la découpe de nos biens communs. Le modèle social français issu de la Libération est attaqué par les voyous qui dirigent le monde. Ces gangsters font main basse sur les bastions qu’ils ne possédaient pas encore.

L’éducation et la santé sont de ceux-là !

Le gouvernement de gôche actuellement au pouvoir fait la sale besogne et impose toutes les régressions possibles au peuple français. La trahison « des ennemis de la finance » est totale.

Pour autant, le retour aux affaires de la droite ultralibérale achèvera le travail ; tout est à vendre désormais.

La France va disparaître dans ce maelström néoconservateur – appendice de l’Empire Etasunien – appelé Union Européenne.

Dans le document ci-dessous vous pouvez apprécier les efforts de nos gouvernants sociaux-libéraux pour plaire à leurs maîtres.

Une bataille est engagée à Saint Dizier pour sauver l’hôpital public.

Vous trouverez en PJ deux documents pour expliquer cette vilénie.

Faites circuler grandement cette information SVP !

Bien cordialement.

Lucien Pons

La santé publique est dans l'œil de la finance. La liquidation de la France est en cours! Les vautours sont à l’affût.

L'hôpital public doit-il fonctionner comme une entreprise, autrement dit, la santé est-elle une marchandise? - Que dit le Professeur Grimaldi? - Extraits.

" Avec la Tarification A l'Acte, dans notre jargon, la T2A, les recettes d'un hôpital sont désormais directement liées au nombre d'actes et de consultations enregistrés par l'établissement, donc à son volume d'activité.

la T2A a fait entrer l'hôpital public dans une logique purement gestionnaire. Ainsi, une consultation, pour être rentable, devrait durer douze minutes ! En effet, si vous calculez le ratio entre ce que l'assurance maladie rembourse à l'hôpital et le coût des médecins, infirmiers..., vous arrivez à douze minutes. Une stupidité, car tout dépend du patient et de la pathologie. Avec la T2A, les médecins se retrouvent face à un dilemme : ils sont déchirés entre donner le juste soin pour le patient au moindre coût pour la Sécu ou défendre leur structure en augmentant des soins inutiles. L'Institut Montsouris à Paris [un hôpital privé à but non lucratif, NDLR] possède un logiciel pour « optimiser le codage ». Le Parlement vote chaque année une enveloppe globale qui contient les crédits alloués à la santé, secteurs public et privé confondus. Mais cette enveloppe n'est pas extensible. La T2A est un moyen pour mettre sous pression les hôpitaux.

C'est un cheval de Troie. Avec elle, les fermetures d'hôpitaux publics se feront « naturellement », c'est machiavélique : l'hôpital public est en déficit, il va supprimer de l'emploi, des activités. On dira que la clinique privée d'en face fait le travail et qu'elle est moins chère pour la Sécu." sauf que la clinique aura tendance à laisser les cas lourds au public. CQFD

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Les autoproclamés «antifas» au service de l’ordre établi. "Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes" (de Huey Pierce Long).

23 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs., #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Terrorisme

Les autoproclamés «antifas» au service de l’ordre établi. "Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes" (de Huey Pierce Long).

Bonjour.

Les masques tombent et c’est tant mieux. Qui sont ces antifas si prompts à défendre les intérêts supérieurs de l’Empire atlantique. Dans cette période particulière que nous vivons – la contestation de la loi travail qui ne faiblit pas, les provocations otanniennes à la frontière russe par l’opération Anaconda un mois avant le sommet de l’OTAN à Varsovie les 6 et 7 juillet 2016 – ces « défenseurs » de la démocratie que l’on nomme Antifas, tombent le masque et montrent ainsi leur vrai visage. Que ce soit les « Black Blocks » ou les « No Border » ces révolutionnaires biberonnés à l’idéologie post-moderne sont de tous les mauvais coups. Lors des manifestations contre la loi El Khomri ils deviennent les casseurs masqués et les agresseurs de la police. Ils vont même jusqu’à incendier une voiture de police au risque de tuer les fonctionnaires qui l’occupaient. Sans parler du cordon sanitaire installé lors des réunions « Nuit-Debout » afin d’exclure les infâmes nationalistes que sont les vrais patriotes. Nos amis du PARDEM ont connu ce penchant particulier de la liberté d’expression dans cette « vraie gôche anticapitaliste ». Ils avaient déjà exclu Sylvain Baron. Etienne Chouard était passible d’agression physique s’il se rendait à ces rendez-vous et ce malgré la multiplicité des ateliers constituants directement inspirés de sa réflexion sur ce sujet. Ce sont d’ailleurs des personnes de ces rassemblements qui ont réclamé sa venue…

Ces nouveaux croisés de l’ultralibéralisme ne sévissent pas seulement en France. En Allemagne depuis longtemps déjà, leur violence permet de disqualifier toute contestation légitime de l’ordre néolibéral imposé par les psychopathes qui dirigent le monde. « Les manifestations du lundi » qui dénoncent les manœuvre étasuniennes pour déstabiliser l’Europe sont régulièrement polluées de violences venant de ces « pacifistes » nouvelle formule. « Les manifestations du lundi » existent depuis deux ans déjà en Allemagne, elles ont lieu dans de nombreuses villes et sont très suivies. Le but est d’alerter sur la dangerosité du soutien occidental aux néonazis de Kiev. Le coup d’Etat du 22 février 2014 à Kiev a été mené par les services américains afin d’atteindre la Russie au cœur de sa zone d’influence. Pour ce faire ils ont utilisés les forces néonazis du Pravy Sektor sans aucun état d’âme ! C’est très curieux que les « Antifas » ne combattent jamais ces vrais nazis ! Cherchez l’erreur !

En Allemagne ces sinistres antifas ont agressé Sarah Wagenknecht députée de la gauche radicale du parti « Die Linke ». Pourtant cette personne dénonce de façon très courageuse la politique du pire imposée par les maîtres du monde.

Pierre Lévy dans l’excellent article ci-dessous nous permet de mieux comprendre les motivations de ces Antifas.

Puis l’article d’Erwan Castel complètera le tableau. Il est vivement conseiller d’apprécier la qualité de l’engagement politique de Sarah Wagenknecht dans les trois vidéos proposées.

Un petit rappel, n’oublions pas cependant l’aveu presque innocent d’un antifa dans son blog et la définition de leur mission.

Fiche technique : comment reconnaître un Rouge-Brun ?

https://reflets.info/fiche-technique-comment-reconnaitre-un-rouge-brun/

– La haine de l’Europe, mère de tous les maux

Quelles sont les caractéristiques qui permettent de savoir que ce fond rouge est bien le rouge des Rouge-Bruns ?

Facile :

La mondialisation, c’est le mal

– Le libéralisme, c’est le mal

– L’Etat devrait reprendre la main et brider l’oligarchie économique en place

– La Palestine c’est toujours bien, Israël, c’est toujours mal

– Antisioniste, oui…mais jamais antisémite

– Les travailleurs, le prolétariat, doivent prendre le pouvoir qui leur a été retiré par la bourgeoisie, la classe dominante en général

– Les USA dominent la planète aidés d’Israël : il faut toujours être du côté opposé aux USA (il faut être pour Poutine, pour Assad, pour le pouvoir iranien, par exemple)

Bien cordialement

Lucien Pons.

"Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes"

 
 
Sahra Wagenknecht, dirigeante du parti Die Linke et députée allemande au Bundestag allemand, a été victime d'une agression ce samedi 4 juin, lors d'un congrès du parti à Magdebourg. Même si le mode choisie de l'entartrage n'a pas blessé physique cette femme, il révèle le barbarisme dans lequel notre société occidentale est tombée. 
Personnellement je n'ai jamais applaudi à ce genre de manifestation imbécile, et ceci même à l'encontre d'abjectes personnages comme BHL à qui je reconnais pourtant mériter amplement tribunal et peloton d’exécution.. 

Non ce genre de démonstration est indigne, surtout venant d'un homme attaquant une femme.
 
Agression de Madame Wagenknecht,

Ce minable, qui mérite d'être bastonné et emprisonné, a revendiqué son geste comme une "initiative antifasciste" !... c'est un peu comme si un végétalien s'attaquait à un agriculteur bio ! En effet, nous nageons ici en plein délire quand des pseudos pacifistes gauchistes viennent défendre violemment les intérêts du grand capitalisme belliciste et s'attaquant aux personnalités qui le dénoncent haut et fort.

Car il suffit d'écouter les discours et positions de Sahra Wagenknecht, cette femme de gauche dont l'intelligence et le courage politique n'ont d'égal que l'élégance et la retenue pour s'apercevoir que cet "antifa" est de fait un fasciste de la pire espèce !

"Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes", cette citation de Huey Pierce Long (1893-1935) (et non de Winston Churchill comme il est souvent rapporté) pourrait résumer à elle seule le geste de cet "antifa", débile et violent et qui illustre autant la lâcheté de son auteur que sa servilité à un système mondialiste dénoncé par sa victime.

Je profite donc de ce triste fait divers pour rendre hommage à cette femme courageuse qui porte haut et fort les couleurs de l'antimondialisme, et dénonce quotidiennement la camisole de l'Union Européenne et de l'OTAN imposé par les USA aux peuples d'Europe...

Voici pour vous en convaincre et au delà de toute appartenance politicienne, quelques discours pertinents prononcés par Madame Wagenknecht et que j'avais à l'époque partagé sur les réseaux sociaux. (voir notamment sur le groupe Facebook "Soutien à la rébellion du Donbass", le lien ici : Sahra Wagenknecht)

26 novembre 2014, S. Wagenknecht accuse Merkel de privilégier les intérêts US

19 mars 2015, S. Wagenknecht sur la politique étrangère et la crise ukrainienne

Le 19 mars 2015, S. Wagenknecht sur la politique étrangère et la crise ukrainienne.

https://youtu.be/3xbI4anc5NU

17 février 2016, S. Wagenknecht, fustige l’hypocrisie d'Angela Merkel

En dehors de son indignité, cet agression de Madame Sarah Wagenknecht révèle aussi pour moi, une fois encore, le pourrissement de la vie politique de nos "démocraties occidentales", car en arriver à ce genre d'intolérance outrageante et agressive montre bien le niveau de décadence morale dans lequel sont tombées nos sociétés, pour ne pas oser dire notre civilisation.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

"Ne pas sentir la putréfaction du monde moderne est un indice de contamination."

Nicolás Gómez Dávila

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Source le lien ici : RT

Les autoproclamés «antifas» au service de l’ordre établi. Par Pierre Lévy.
 
 
Par Pierre Lévy
 
Censés combattre «la peste brune», les «antifas» semblent faire preuve d’une fascination mimétique pour les méthodes de cette dernière, selon le spécialiste des questions européennes Pierre Lévy.
 
Des groupes autoproclamés «antifascistes» tentent régulièrement d’apparaître sous les feux de la rampe. Encore tout récemment à Paris, samedi 4 juin, certains ont affronté la police… pour rendre hommage au jeune Clément Méric, décédé le 5 juin 2013.
 
Des militants se réclamant de cette mouvance ont également réussi à faire parler d’eux à l’occasion desdites Nuits debout parisiennes, et, surtout, à la faveur de la mobilisation syndicale contre le projet de loi El Khomri. Certains se sont illustrés en amont des cortèges en faisant reprendre le slogan «tout le monde déteste la police» par quelques centaines de jeunes. Un slogan qui avoisine le degré zéro de la pensée politique.
 
La dénomination «antifasciste» revendiquée sonne du reste étrangement, dès lors qu’il s’agit de rouer de coups des journalistes, ou de blesser plus d’une dizaine de membres du service d’ordre CGT lors de la manifestation du 12 mai dernier.
 
La mouvance dite «antifa» a certes des contours flous tant en France qu’en Allemagne
De l’autre côté du Rhin, leurs homologues s’en sont pris, le 28 mai, à une des responsables du parti Die Linke (La gauche). Sarah Wagenknecht, agressée et «entartée», s’est vu reprocher ses prises de position en matière de crise migratoire : elle défend l’idée qu’on ne peut laisser entrer sans discernement tous les migrants, d’autant que l’ouverture des frontières, décrétée en août dernier par Angela Merkel, a évidemment abouti à un afflux de main d’œuvre à bas coût – afflux souhaité et applaudi par le patronat pour mieux mettre en concurrence les travailleurs.
 
La mouvance dite «antifa» a certes des 
contours flous tant en France qu’en Allemagne.
 
D’une part s’y rattachent par exemple des idéologues-détectives, qui consacrent leur vie à dénicher et dénoncer les individus ou groupes qualifiés de «rouges-bruns». Un vocable que nos modernes inquisiteurs attribuent à tous ceux qu’ils soupçonnent de vouloir associer tradition communiste historique (se réclamant du marxisme-léninisme) et sympathies d’extrême droite.
 
Dans les années 1990, cette chasse typiquement maccarthiste avait tenté d’influer sur les choix internes du PCF : ce dernier était alors en passe de trancher entre une ligne en faveur de la souveraineté nationale et du large rassemblement populaire qui pouvait la sous-tendre ; et une orientation favorable à l’alliance avec le PS, au prix de l’acceptation de l’intégration européenne. C’est cette seconde ligne qui l’a finalement emporté (avec les conséquences que l’on sait), les tenants de la première ayant été accusés de céder au «nationalisme», quelques-uns étant dénoncés comme «rouges-bruns».
 
Un quart de siècle plus tard, certains sites se sont fait une spécialité de pister les sympathies ou rapprochements supposés, forcément suspects. Les cyber-Torquemadas balayent large. Ainsi, le journal Fakir et son rédacteur en chef François Ruffin, auteur du film Merci patron !, n’ont pas échappé au bûcher, coupables d’avoir défendu le protectionnisme – donc, c’est évident, d’être «nationaliste» et de sympathiser avec l’extrême droite…
 
Egalement récemment en Allemagne, des rassemblements en faveur de la paix (souvent à ce titre accusés de sympathiser avec la Russie) ont été dénoncés par certains «antifas» comme suspects, puisque ce n’était pas seulement des militants de gauche qui s’y pressaient, mais également beaucoup de jeunes non politisés dont certains pouvaient être influencés par le mouvement Pegida ou autre. Nos actuels disciples de McCarthy ont été prompts à jeter l’opprobre sur ces initiatives du lundi.
 
L'ouverture au dialogue [des antifas] est à peu 
près aussi considérable que celle des protecteurs 
de la planète ou des zélateurs de l’austérité 
heureuse face à qui l’on voudrait défendre le progrès
 
D’autre part, les «antifas» ne disposent pas seulement de théologiens, d’enquêteurs et de procureurs. Nombre d’entre eux relèvent plutôt des forces de l’ordre – à leur manière : casqués ou masqués, armés d’ustensiles autrement plus frappants que des arguments rhétoriques. Avec ceux-là, le dialogue est plutôt difficile, tant les idées sont aussi courtes que leurs bâtons sont longs. Inutile (par expérience) et même dangereux de tenter de parler – pour ne pas dire de débattre.
 
Et pas seulement parmi ceux qui ont investi les manifestations anti-loi Travail. Des «blacks blocs» aux «no borders» (on notera que, significativement, les appellations relèvent désormais de l’anglais globalisé), jusqu’à certains activistes desdites «zones à défendre» (ZAD), leur ouverture au dialogue est à peu près aussi considérable que celle des protecteurs de la planète ou des zélateurs de l’austérité heureuse (communément baptisée «décroissance») face à qui l’on voudrait défendre le progrès, le développement économique, l’énergie nucléaire ou le charbon…
 
S’il est impossible de cerner une homogénéité idéologique, certains points de repère peuvent cependant attirer l’attention. Ainsi, dans le tract accompagnant l’agression de Sarah Wagenknecht évoquée plus haut, les auteurs dénoncent «le ressentiment contre l’Union européenne et les Etats-Unis» dont serait porteuse la dirigeante… Du reste, les mêmes groupes, en Allemagne, stigmatisent régulièrement les militants antisionistes – qualifiés d’antisémites – et s’indignent de la manière dont Israël est «maltraité».
 
Le paradoxe n’est pas mince, surtout au regard de l’évolution de l’Etat juif, dont le gouvernement – voire la société elle-même – semble en voie d’extrême-droitisation accélérée, bien réelle celle-là. Une situation qui ne semble guère émouvoir nos «antifas» très occidentaux, pas plus que ces derniers ne paraissent particulièrement bouleversés par la situation en Ukraine.
 
Il n’est pourtant un secret pour personne, ou presque, que la «révolution de Maïdan» a été fortement structurée et encadrée par des groupes nostalgiques du nazisme. Et que, par exemple, le nouveau président de la Rada (le Parlement) fut le fondateur, en 1991, du Parti social-nationaliste d’Ukraine (devenu Svoboda) qui arborait un logo analogue à la croix gammée…
 
Les «antifascistes» autoproclamés 
constituent un leurre dont tirent aisément 
profit les classes dominantes
 
Il est évidemment flatteur de s’auto-arroger le titre d’antifasciste. Encore serait-il utile de redonner aux mots leur véritable sens. Historiquement, le terme fasciste est né dans l’Italie mussolinienne. Et l’entre-deux-guerres a illustré dans de nombreux pays ce que ce phénomène historique, ou cette tentation, recouvrait : une dictature ouverte et sanglante de la partie dominante des forces capitalistes.
 
Certes, ces dernières n’excluent peut-être pas de réintroduire un jour une telle perspective si elles le jugeaient utile. Force est cependant de constater qu’elles ont inventé, ces dernières décennies, des méthodes bien plus efficaces pour maintenir leur domination : l’alternance de forces politiques défendant au fond les mêmes orientations, l’effacement des souverainetés nationales – autrement dit de la démocratie véritable – au profit d’instances supranationales, et la promotion du «dialogue social» (il y a même un commissaire européen spécialement chargé de cela). Ce que La Boétie nommait en son temps la servitude volontaire.
 
Face à cela, les «antifascistes» autoproclamés ne sont d’aucune utilité. Pire, ils constituent un leurre dont tirent aisément profit les classes dominantes.
 
Censés combattre la peste brune, les «antifas» semblent faire preuve d’une fascination mimétique pour les méthodes de cette dernière. Dès lors, il serait sans doute pertinent de réfléchir au placement des guillemets. Et de pointer plutôt des «anti»-fascistes.
 
Pierre Lévy
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Syrie : la Russie perd patience face aux Etats-Unis

22 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Samedi, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou se trouvait en Syrie, où il a rencontré le président Bachar al Assad.

Samedi, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou se trouvait en Syrie, où il a rencontré le président Bachar al Assad.

COMITE VALMY

Syrie – L’attaque surprise russe met 
fin aux manœuvres de retardement de Kerry 

par Moon of Alabama

 

Les Etats-Unis ne veulent pas mettre fin à la guerre contre la Syrie ni régler l’affaire à la table de négociation. Ils veulent voir leurs exigences satisfaites à 100%, à savoir la chute du gouvernement syrien, la dissolution de l’Etat syrien et la mise en place d’une administration américaine par procuration, en Syrie.

Lorsque le cessez-le-feu a été instauré en Syrie, fin février, Obama n’a pas respecté son engagement de séparer les « rebelles modérés », soutenus par les États-Unis, d’al-Qaïda. En avril, les rebelles soutenus par les Américains, les talibans comme Ahrar al Sham, et Al-Qaïda se sont réunis pour attaquer le gouvernement syrien au sud d’Alep. Les forces par procuration des Etats-Unis ont violé le cessez-le-feu.

Deux résolutions de l’ONU stipulent qu’al-Qaïda en Syrie doit être combattu quoiqu’il en coûte. Mais les États-Unis ont, au moins par deux fois, demandé à la Russie de ne pas bombarder Al-Qaïda. Ils prétendent à tort qu’il ne leur est pas possible de séparer leurs « modérés » d’al-Qaïda et qu’une attaque contre al-Qaïda toucherait également leurs amis « modérés ».

Le Ministre des affaires étrangères russe Lavrov en a parlé plusieurs fois à Kerry. Mais la seule réponse qu’il a obtenue a été de surseoir aux attaques aériennes. Pendant ce temps, Al-Qaïda et les « modérés » ont continué à violer le-cessez-le-feu et à attaquer les forces gouvernementales syriennes.

Près de quatre mois ont passé et Kerry continue de dire que les Etats-Unis ont besoin de plus de temps pour séparer leurs forces par procuration d’al-Qaïda. Le ministre des Affaires étrangères Lavrov a récemment exprimé la consternation des Russes :

Les Américains disent maintenant qu’ils n’arrivent pas à écarter les membres de la « bonne » opposition des positions tenues par le Front al-Nusra, et qu’ils ont besoin de deux ou trois mois de plus. J’ai l’impression que c’est juste une tactique pour garder une sorte de lien avec le Front al-Nusra et l’utiliser plus tard pour renverser le régime [d’Assad] », a déclaré M. Lavrov lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

La coupe était pleine, et la dernière demande de Kerry d’attendre encore trois mois avant d’attaquer Al-Qaïda a été la goutte qui a fait déborder le vase. La Russie a maintenant répondu en frappant les États-Unis là où ils ne s’y attendaient pas :

Les avions de l’armée russe ont bombardé les combattants syriens soutenus par le Pentagone plus tôt dans la semaine, sans tenir compte des mise en garde des commandants américains contre ce que les responsables militaires américains considèrent comme la plus grande provocation de Moscou depuis le début de sa campagne aérienne en Syrie, l’année dernière.

Les frappes ont touché une base située près de la frontière jordanienne, loin des zones d’actions précédentes des Russes, et ont ciblé les forces soutenues par les Etats-Unis qui luttent contre les militants de l’État islamique.

Ces dernières frappes ont eu lieu de l’autre côté du pays, autour de Tanf, une ville à proximité de laquelle se rejoignent les frontières de la Jordanie, de l’Irak et de la Syrie, à l’opposé de l’endroit où opèrent habituellement les Russes...

Les frappes russes ont touché une petite base rebelle d’entraînement située dans une zone aride et inhabitée de la frontière. Environ 180 rebelles y participaient à un programme du Pentagone pour former et équiper les combattants contre l’État islamique.

Lorsque le bombardement a commencé, les rebelles ont appelé un centre de commandement américain au Qatar, d’où le Pentagone orchestre les attaques aériennes quotidiennes contre l’État islamique.

Les jets américains sont arrivés et les jets russes sont partis. Les jets américains sont repartis pour faire le plein, les jets russes sont revenus et ont bombardé à nouveau. Il semble que deux combattants américains par procuration aient été tués et que 18 aient été blessés.

Plus tôt dans la journée, il y a eu une autre attaque similaire sur la même cible.

Il ne s’agissait pas d’un accident, mais d’une opération bien planifiée et la réponse du porte-parole russe l’a clairement indiqué :

Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov a confirmé l’attaque de vendredi et a dit aux journalistes qu’il était difficile de distinguer les différents groupes rebelles depuis le ciel.

Traduction : « Si vous n’êtes pas capables de séparer vos forces de celles d’Al-Qaïda, ni de différencier leurs zones d’action, ni de désigner les zones tenues exclusivement par les « modérés », nous n’en sommes pas capables non plus. »

Les combattants qui se trouvent près de Tanf sont soutenus par l’artillerie américaine depuis la Jordanie et par les forces aériennes américaines depuis l’Irak. Les forces d’opérations spéciales britanniques et jordaniennes font partie des forces terrestres (ainsi que, probablement, la plus grande partie des combattants « syriens ».) Al-Qaïda n’est pas là. Les Russes le savent bien. Mais ils voulaient qu’il soit clair que si séparation il y a, tout le monde doit la faire et pas seulement eux. Et que donc, tant que les États-Unis ne les sépareraient clairement d’al Qaeda, toutes les forces qu’ils soutiennent seraient bombardées indistinctement, partout et à tout moment. (Excepté, pour l’instant, les Kurdes syriens qui luttent contre l’État islamique avec le soutien des Etats-Unis.)

Le Pentagone ne veut pas intensifier son engagement contre le gouvernement syrien, ni contre la Russie. Il veut combattre l’État islamique et il hait la CIA pour sa coopération avec al-Qaïda et d’autres éléments djihadistes. Mais John Brennan, le chef de la CIA qui sert les intérêts saoudiens, semble encore avoir l’oreille d’Obama. Seulement que peut faire Obama maintenant ? Abattre un jet russe et ainsi mettre en danger les pilotes américains qui survolent la Syrie ou qui s’approchent de la frontière russe ? Risquer une guerre avec la Russie ? Vraiment ?

Les frappes russes près de Tanf ont clairement été une surprise. Les Russes ont encore pris à Washington à contre-pied. Le message à l’administration Obama est clair : « Finies les manœuvres de retardement et les embrouilles. Vous séparez vos modérés MAINTENANT ou tous vos actifs en Syrie deviendront des cibles formidables pour les forces aériennes russes. »

Les frappes russes à Tanf sur les mandataires américains ont eu un avantage supplémentaire. Les Etats-Unis avaient prévu de laisser ces forces se déplacer vers le nord, vers la ville de Deir Ezzor pour y défaire l’Etat islamique. Le but étant d’instaurer une « entité sunnite » sous contrôle américain qui couvrirait le sud-est de la Syrie et l’ouest l’Irak. Ce qui diviserait la Syrie en deux.

Le gouvernement syrien et ses alliés ne les laisseront pas faire. Il y a une grande opération prévue pour libérer Deir Ezzor de l’occupation de l’État islamique. Plusieurs centaines de forces gouvernementales syriennes ont réussi à tenir un aéroport isolé à Deir Ezzor malgré les nombreuses attaques de l’Etat islamiques. Ces troupes sont actuellement renforcées par des contingents supplémentaires de l’armée syrienne et des commandos du Hezbollah. Une grande bataille va avoir lieu et Deir Ezzor pourrait être libérée dans les prochains mois. Les plans américains pour une entité syrienne orientale s’effondreront si le gouvernement syrien parvient à prendre et tenir sa plus grande ville orientale.

Les manœuvres de retardement de l’administration Obama ont fait long feu. La Russie n’acceptera plus de rester les bras croisés pendant que les États-Unis sabotent le-cessez-le-feu et soutiennent al-Qaïda.

Quelle stratégie les États-Unis vont-ils adopter maintenant ?

Moon of Alabama
18 juin 2016

Traduction : Dominique Muselet

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Nous voulons savoir qui est celui qui a cassé à la masse les vitres de l'hôpital Necker ! Signez la pétition.

22 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #Le syndicalisme, #Le socialisme, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Nous voulons savoir qui est celui qui a cassé à la masse les vitres de l'hôpital Necker ! Signez la pétition.

Nous voulons savoir qui est celui qui a cassé à la masse les vitres de l'hôpital Necker !

Bonjour

Suite au vandalisme constaté lors de la grande manifestation du 14 juin contre la loi travail, une pétition est lancée pour faire toute la lumière sur ces actes délictueux. Cette loi proposée par le gouvernement sur injonction de l’Union Européenne, c’est la loi El Khomri! Son but est d'anéantir le code du travail.

Les exactions contre l’hôpital Necker ont permis au gouvernement et aux grands média d’occulter la réalité de la mobilisation populaire pour ne parler que des casseurs afin de discréditer le mouvement social.

C'est indigne de la part des socialistes au pouvoir de trahir à ce point les aspirations du peuple.

Il faut choisir entre servir la France et les français et obéir servilement à l'Union Européenne pour imposer l'ultralibéralisme.

Voir ci-dessous la feuille de route de la commission européenne pour l’année à venir, il s’agit d’imposer l’ordolibéralisme et de détruire tous les acquis du Conseil National de la Résistance mis en place à la Libération par les gaullistes et les communistes

http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2016/cr2016_france_fr.pdf

Je vous propose de signer la pétition ci-après afin de faire toute la lumière sur cette affaire :

Nous voulons savoir qui est celui qui a cassé à la masse les vitres de l'hôpital Necker !

Le 14 juin avant l'arrivée des manifestants contre le projet de loi Travail, en marge d'affrontements entre des "autonomes" et la police, un individu non identifiable s'est approché des vitres de l'hôpital Necker et a donné un coup de masse au centre de chacune de celles qui se trouvait à sa hauteur.

Cet acte inqualifiable a permis au gouvernement d'occulter la manifestation elle-même, ainsi que les raisons de cette manifestation. Bien plus, le gouvernement a aussitôt tenté d'utiliser l'émotion et la réprobation légitime suscitées par cet acte inqualifiable pour discréditer ceux qui manifestaient pacifiquement pour le retrait du projet de loi El Khomri.

Dès lors le soupçon s'installe. Compte tenu des précédents de longue date (Coluche dans les années 1970 parlait déjà des "appariteurs" payés par le gouvernement pour casser les vitrines pendant les manifestations), il est légitime de chercher à savoir si l'homme à la masse n'était pas en service commandé.

C'est pourquoi, nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, Messieurs les Présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat, la mise en place d'une commission d'enquête indépendante sur cet événement.

Cette pétition sera remise à:

  • M. le Président de la République
  • MM. les Présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat.

Le lien pour signer la pétition :

https://www.change.org/p/nous-voulons-savoir-qui-est-celui-qui-a-cass%C3%A9-%C3%A0-la-masse-les-vitres-de-l-h%C3%B4pital-necker

Bien cordialement

Lucien Pons

Un complément indispensable pour mesurer le cynisme du gouvernement socialiste

La vraie dégradation de l’hôpital public est donnée par la suppression massive de lits sur le territoire français.

La vraie dégradation de l’hôpital public est donnée par la suppression massive de lits sur le territoire français.

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Syrie: les Etats Unis perdent un round diplomatique

21 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #La Russie, #Daesch, #Terrorisme

mardi 21 juin 2016

Syrie: les Etats Unis perdent un round diplomatique

 
 
 
Comme le déclare le chef de l'état major des forces armées russes en Syrie Valéry Guerassimov, la Russie perd patience face au double jeu mené par les Etats Unis dans la région et les incessantes accusations sans fondement qui lui sont adressées. Ca ne continuera pas éternellement. Une certaine crise diplomatique, jusque là latente, s'officialise entre la Russie et les Etats Unis.
Tout a commencé par une déclaration à l'emporte pièce faite par le Secrétaire d'état américain J. Kerry
«La Russie doit comprendre que notre patience n’est pas infinie. En fait, elle est même très limitée quant au fait de savoir si Assad va ou non être mis devant ses responsabilités»
Les Etats Unis reprochent à la Russie de ne pas faire tout son possible pour contraindre le Président syrien Assad de cesser les combats, alors qu'avant leurs afforts avaient portés leurs fruits.
 
En effet, l'intensité du combat avait baissé et les groupes terroristes ont pu se reconstituer et reprendre des forces. Ce qui ne semble pas perturber particulièrement le Secrétaire d'état américain. Qui regrette particulièrement que l'armée d'Assad ne permette pas aux groupes terroristes de s'emparer d'Alep. Car rappelons que ce sont bien des groupes terroristes qui combattent à Alep.
 
Selon les dernières informations données à ce sujet par le bulletin d'information du Centre russe pour la réconciliation:
 
Les groupements terroristes de Jabhat al-Nusra ne cessent pas de tentatives pour faire échouer le cessez-le-feu dans la province d’Alep. 
Au cours des dernières 24 heures, les terroristes ont porté des coups sur les cités suivantes: dans la province de Lattaquié – Khakour-Takhtani, Racha et Nekhchebba; dans la province de Hama – Al-Hamra, dans la province d’Alep – Khandrate, les quartiers Cheikh Maqsoud, Sallakh-ed-Dine, Az-Zagra et l’aéroport Al-Naïrobe de la ville d’Alep; dans la province de Damas – les quartiers résidentiels du village Mardj-Soultan et les positions des Forces armées syriennes près du village Khaouch-Kharabou.
Au nord de la province d’Alep, près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, les unités des Forces armées syriennes ont arrêté une offensive de grande échelle des formations armées de Jabhat al-Nusra ainsi que les tentatives des terroristes de mettre sous contrôle la cité Khalassa (au sud-ouest de la province d’Alep) et saisir les hauteurs dominantes.
Dans ce contexte, forcément, la déclaration du Secrétaire d'état passe mal. D'ailleurs, son porte-parole s'est empressé de préciser qu'il ne s'agit pas du tout d'une menace contre la Russie, mais simplement les Etats Unis sont fatigués du comportement d'Assad.
En effet, combattre le terrorisme, quelle idée...
 
Afin de mieux faire comprendre sa position stratégique, le Président russe a envoyé le ministre de la défense, S. Choïgu , à Damas rencontrer le Président syrien qui, à en croire la taille de son sourire, ne s'attendait pas à un tel soutien. Cette question là est réglée, les Etats Unis ont permis de renforcer finalement la position d'Assad.

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En ce qui concerne la réponse aux paroles de J. Kerry, la réaction russe ne s'est pas faite attendre non plus. Valery Guerassimov, le chef de l'état major des forces armées russes en Syrie, a déclaré:
En ce qui concerne la situation en Syrie, c'est nous qui perdons patience, pas les Etats Unis. Nous avons entièrement rempli nos obligations concernant la garantie du cessez-le-feu et de la réconciliation nationale. Alors que pendant ce temps, du côté américain, il y a toujours des "difficultés" avec "l'opposition" contrôlée. C'est pourquoi, lorsque nous entendons la direction du Pentagone nous accuser de manque de "professionnalisme" dans l'utilisation des canaux de communication, soit ils ne sont pas au courant des canaux existants, soit ils sont en possession d'informations erronées.
V. Guerassimov a par ailleurs ajouté que depuis trois mois la Russie envoie aux Etats Unis les coordonnées de la localisation géographique des cibles détenues par Daesh et par Al-Nusra, quand eux n'arrivent toujouus pas à se décider à indiquer où se trouve "leur" opposition et où se trouvent les groupes terroristes. En résultat de quoi, les terroristes se sont renforcés et le sang coule à nouveau. Et lorsqu'ils attaquent à l'artillerie lourde les villes et les civils, ce n'est qu'un dégât collatéral. Lorsque l'armée combat ces groupes terroristes, c'est considéré comme une violation inacceptable du cessez-le-feu. Cette situation ne peut durer longtemps.

Bref, la Russie perd (enfin) patience. C'est le premier résultat patent de la tentative du coup de force, somme toute assez primaire, faite par les Etats Unis. Voyons la suite.
 
 
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En Syrie, l'EI parvient à chasser les forces de Damas de la province de Raqqa

21 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #La France, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Daesch, #Terrorisme

En Syrie, l'EI parvient à chasser les forces de Damas de la province de Raqqa

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Des hommes des forces démocratiques syriennes près de Fatisah, dans la province de Raqqa, le 25 mai.

Des hommes des forces démocratiques syriennes près de Fatisah, dans la province de Raqqa, le 25 mai. Crédits photo : DELIL SOULEIMAN/AFP

Sur la défensive depuis plusieurs semaines, les djihadistes ont réussi à desserrer l'étau des forces prorégime sur leur capitale syrienne à l'occasion d'une contre-offensive féroce qui a fait une soixantaine de morts des deux camps.

En difficulté sur le terrain depuis plusieurs semaines, harcelé jusque dans ses propres fiefs de Raqqa, en Syrie, et de Faloudja, en Irak, l'État islamique (EI) n'a pourtant pas abdiqué face aux forces gouvernementales et à la coalition occidentale emmenée par les États-Unis. Ce lundi soir, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), a indiqué que les djihadistes ont infligé un revers aux forces du régime syrien en les chassant de la province de Raqqa, dans le nord du pays. Depuis le 3 juin, les forces de Damas, appuyées par les frappes aériennes russes, avaient lancé une offensive pour s'emparer de la ville clé de Tabqa. Cette cité se situe à cinquante kilomètres de la capitale syrienne du «califat» autoproclamé. C'était alors la première fois que le régime entrait dans la province de Raqqa depuis 2014.

Lors d'une contre-offensive féroce lancée dimanche soir, qui a fait une soixantaine de morts des deux camps en 24 heures, l'EI a réussi à repousser les forces syriennes «hors des frontières administratives de la province de Raqqa», selon l'OSDH. «Les prorégimes ont été contraints à revenir dans la province de Hama», plus au sud, a ajouté l'ONG. Cette ville représente un point de transit essentiel pour les djihadistes sur les bords de l'Euphrate, et sa reprise permettrait de couper par l'ouest la route d'approvisionnement de l'EI.

Lors de l'offensive des forces de Damas, les djihadistes avaient opposé une forte résistance aux forces du régime et envoyé quelque 300 combattants de Raqqa à Tabqa pour défendre la ville qu'ils contrôlent depuis 2014, selon l'OSDH.

Dimanche, les prorégimes s'étaient rapprochés à sept kilomètres de l'aéroport de Tabqa tenu par les djihadistes, mais ils avaient été ensuite forcés de reculer après de nombreuses attaques de l'EI, avant d'être finalement chassés de la province. Comme à son habitude, l'EI a eu notamment recours aux attentats suicide et à la voiture piégée pour repousser les forces du régime.

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Une contre-offensive djihadiste près d'Alep

Dans le même temps, l'EI a également mené ce lundi une contre-offensive dans la province voisine d'Alep, plus à l'ouest, pour desserrer l'étau autour de son fief assiégé de Minbej par l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS). Ces dernières assiègent Minbej depuis dix jours, mais elles sont freinées par les attaques suicide de l'EI. Les djihadistes contrôlent depuis 2014 cette ville, carrefour routier pour l'approvisionnement des djihadistes entre la frontière turque et la ville de Raqqa.

Selon l'OSDH, l'EI a réussi à reconquérir deux villages et trois hameaux au sud de Minbej qui avaient été pris par les FDS lors d'une large offensive lancée le 31 mai pour prendre le bastion djihadiste, avec l'aide de l'aviation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. «L'EI essaie de défendre Minbej en envoyant des combattants de l'extérieur de la ville attaquer les FDS dans ces villages», selon Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. «Daech a exécuté des habitants», a-t-il ajouté, sans pouvoir fournir de bilan.

En Irak, en revanche, l'EI ne parvient pas à contrôler l'avancée des forces gouvernementales irakiennes à Faloudja. Ces dernières ont repris plusieurs zones du centre de la ville aux djihadistes, provoquant l'exode d'au moins 30.000 personnes, selon l'OSDH.

 
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