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Le blog de Lucien PONS

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Gérard Chaliand : «En Syrie, la question est de déterminer qui est l'ennemi principal»

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Gérard Chaliand : «En Syrie, la question est de déterminer qui est l'ennemi principal»

Gérard Chaliand : «En Syrie, la question est de déterminer qui est l'ennemi principal»
Gérard Chaliand (capture)
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spécialiste des relations internationales Gérard Chaliand esquisse un début de réponse et de réflexion pour RT France.

RT France : Que va changer l'implication militaire russe en Syrie ?

Gérard Chaliand (G.C.) : Cela ne va pas changer le problème mais cela va contenir et affaiblir les divers mouvements djihadistes, lesquels ne se limitent pas d'ailleurs seulement à Daesh. Il y a d'abord le fameux Front al-Nosra, qui est le représentant d'Al-Qaïda localement. Il y a ensuite une nébuleuse qui comporte presqu'une dizaine de mouvements, et qui porte le nom de Jaish al Fatah (Armée de la victoire ou de la conquête). Ces deux mouvements sont soutenus par la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite, ce qui est une alliance circonstancielle assez exceptionnelle. Le fait que la Russie s'engage militairement, malgré les apparences, rend service aux Etats-Unis et à toutes les chancelleries occidentales. La Russie va faire un effort que nous ne faisons pas suffisamment. Cela va aussi forcer les Américains à être plus présents. Quant à l'argument que cette implication russe renforce Bachar el-Assad, selon moi, la question est de déterminer qui est l'ennemi principal. La réponse est simple : ce sont les islamistes.

En savoir plus : Poutine sur les frappes en Syrie : on lutte contre le terrorisme par anticipation

RT France : Que pensez du timing entre l'ouverture d'une enquête pour crime de guerre contre Bachar el-Assad et le ballet diplomatique renforcé à l'ONU autour de la question syrienne ?

G.C. : Il y a là une étrange coïncidence. On tente de montrer que la vraie menace est Bachar el-Assad alors qu'il faudrait sérieusement s'occuper d'affaiblir les islamistes. D'ailleurs de ce côté-là on ne fait pas le travail nécessaire. Quand on regarde le nombre et la fréquence des bombardements en ce moment en Syrie par la coalition occidentale, c'est environ dix fois moins que ce qui a été fait au Kosovo en 1999. C'est en-dessous de ce qui serait nécessaire.

L'obsession française de dire que Bachar el-Assad est l'adversaire absolu a été aussi une erreur

RT France : Comment jugez-vous la position française en Syrie? Vous semble-t-elle cohérente, équilibrée ?

G.C. : Je trouve qu'on a mis beaucoup de temps à intervenir en Syrie. Quand on s'est décidé à le faire, le prétexte de légitime défense était un peu tiré par les cheveux. On aurait pu aisément comprendre que notre adversaire combattu en Irak ne l'était pas en Syrie, alors que les frontières n'existent plus entre ces deux pays. Et l'obsession française de dire que Bachar el-Assad est l'adversaire absolu a été aussi une erreur. Après tout, on le recevait avec le tapis rouge jadis. Le problème n'est pas Bachar el-Assad, qui ne veut pas faire d'attentats sur le sol européen. C'est là l'agenda des autres. Il ne faut pas se tromper d'adversaire. Ce mélange de moral et de realpolitik n'est pas très bon.

La Libye a été une énorme bêtise.

RT France : La France a-t-elle encore une politique arabe ? Ces dernières années, elle semble s'être résumée à des bombardements, en Libye, en Irak et maintenant en Syrie...

G.C. : La Libye a été une énorme bêtise. Le Conseil de sécurité avait délivré un mandat pour défendre la population de Benghazi. Nous l'avons dépassé et nous avons été jusqu'à faire liquider un président, ce qui évidemment n'était pas du tout dans le mandat. Si les Chinois ou les Russes avaient fait cela, on aurait crié à l'intolérable. A l'illégalité totale. Quatre ans plus tard on voit les dégâts collatéraux que cela a entraîné, dans le Sahel notamment.

RT France : Les amitiés françaises avec les monarchies arabes ou même l'alignement sur les Etats-Unis n'ont-ils pas enfermé la diplomatie française ?

G.C : Est-ce vraiment une diplomatie? On est avec ceux qui peuvent nous acheter, avec ceux qui peuvent nous payer. Le dos au mur, on est content d'avoir vendu les navires russes aux Saoudiens, car ce sont eux qui ont payé pour les Egyptiens en réalité. On vend des Rafales, et voilà tout. Ce n'est pas une diplomatie, ce sont des affaires. En échange de ce qu'on nous achète, nous faisons des choses qu'on n'aurait pas imaginé à l'époque de Charles de Gaulle. La France, en 40 ans a dégringolé de statut.

RT France : Vous dites que Daesh sera défait et qu'il s'agit là surtout d'une vaste entreprise de communication qui n'a pas forcément de ressources militaires solides. Pourquoi ?

G.C. : Militairement Daesh est modeste. Ils sont 25 000 combatttants sérieux. Daesh contrôle de fait une région sous-peuplée : un triangle désertique entre Raqqa, Palmyre et Deir el Zor. Quand on nous dit qu'il contrôle un territoir grand comme la Grande-Bretagne, ce n'est pas si simple. C'est une zone que je connais bien. Ce qui compte vraiment en Syrie d'un point de vue stratégique est la région côtière et ses 200 kilomètres à l'intérieur des terres : là sont les zones urbaines peuplées.

Ils ne se sont pas illustrés par des succès militaires, mais par leur présence médiatique par le contrôle des réseaux sociaux. Par une théâtralisation de l'horreur, ils ont réussi à être dans tous les médias occidentaux, qui, avec une obligeance imbécile ont relayé leur propagande en boucle. En Israël par exemple, quand il y a un attentat, on ne montre pas les cadavres car on ne veut pas déstabiliser les esprits.

https://francais.rt.com/opinions/7628-gerard-chaliand-syrie

 

 

 

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La Grève des électeurs, par Octave Mirbeau

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #Le grand banditisme

La Grève des électeurs, par Octave Mirbeau

Source : Wikisource, Octave Mirbeau, 28-11-1888

Le Figaro 28 novembre 1888
Octave Mirbeau

 

La Grève des électeurs

Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.

Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?

Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ?

Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ?

Nous l’attendons.

Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne ; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à chercher des rimes ; je comprends tout.

Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, â chauvin !

Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l’électeur « qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain.

Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait.

Mais les autres ?

Ah ! oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent : « Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ?

Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle ?

À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus… Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu’est-ce qu’il espère ?

Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat.

Et c’est cela qui est véritablement effrayant.

Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies.

Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu’un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l’écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu’il n’a qu’une raison d’être historique, c’est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.

Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se dépouiller de l’un, et de donner l’autre ?

Eh bien ! non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces.

Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours.

Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.


Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maitres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles.

Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines.

Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C’est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l’homme à ton rêve, car là où est l’homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas d’ailleurs, en son pouvoir de te donner. L’homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t’imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd’hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera.

Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c’est-à-dire qu’ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n’as rien à y perdre, je t’en réponds ; et cela pourra t’amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d’aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe.

Et s’il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t’aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n’accordes jamais qu’à l’audace cynique, à l’insulte et au mensonge.

Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève.

 

Commentaire

Je suis à la pêche Le 18 juin 2017 à 06h46
 
 

Ouf ! 1888.

Je n’avais pas vu la date, je croyais que l’auteur vivait un accès de révolte et voulait se faire radier du métier de journaliste : pas de faute de français élémentaire, pas d’anglais ridicule, pas de contradiction grossière, etc. Pire que tout, de l’engagement et du sens, qu’on soit d’accord ou pas avec le propos.

Ca va, le mec est mort, il peut exprimer sa lucidité et son intelligence sans danger.

Vu la détresse intellectuelle de la presse d’aujourd’hui… je ne serais pas surpris si un journaliste actuel accusait Mirbeau d’être pro-Poutine et de vouloir saboter le scrutin.

 

http://www.les-crises.fr/la-greve-des-electeurs-par-octave-mirbeau/

 

 

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L’appel du 18 juin du Général de Gaulle il y a 77 ans et pourtant si proche...

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #le nazisme, #Politique étrangère, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Histoire

 L’appel du 18 juin du Général de Gaulle il y a 77 ans et pourtant si proche...

Français!

A l’appel de M. le président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l’affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes, sûr que par sa magnifique résistance elle a rempli son devoir vis-à-vis de nos alliés, sûr de l’appui des anciens combattants que j’ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.
En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés, qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat (*).

Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.
Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n’écouter que leur foi dans le destin de la patrie.

Philippe Pétain, 17 juin 1940

(*) Tel est le texte qui fut prononcé. Sur la suggestion de Paul Baudouin, ministre des Affaires étrangères, la phrase fut rectifiée – inutilement et maladroitement – de la manière suivante : “C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut tenter de cesser le combat.”

De Gaulle répondit ceci :

Le contexte

Le 16 juin 1940 suite à la démission du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général de Gaulle décide de partir le lendemain pour l’Angleterre afin de poursuivre le combat.
Accompagné de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel, il s’installe provisoirement dans un appartement prêté par un Français, près de Hyde Park, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place.
Il y rédige le texte de l’Appel qu’il prononce le 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Dans ses Mémoires de Guerre le Général décrit les circonstances qui ont entouré l’Appel.

« La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s’offrait pour cela. Dès l’après-midi du 17 juin, j’exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre qu’aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l’utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l’armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu’il l’avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l’on connaît. »

Texte de l’appel du 18 juin

“Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.”

L’appel du 22 juin

Il n’y a pas eu d’enregistrement (audio ou vidéo) de l’Appel du 18 juin 1940 contrairement à celui du 22 juin 1940 avec lequel on le confond souvent :

TEXTE DE L’APPEL du 22 JUIN 1940

Le gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît, maintenant, les conditions dictées par l’ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie.

On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une capitulation mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie.

Je dis l’honneur, car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec ses alliés.

Tant que ses alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi.

Le gouvernement polonais, le gouvernement norvégien, le gouvernement hollandais, le gouvernement belge, le gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens, car il est absurde de considérer la lutte comme perdue.

Oui, nous avons subi une grande défaite.

Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du gouvernement pendant ces derniers combats nous ont fait perdre la bataille de France.

Mais il nous reste un vaste empire, une flotte intacte, beaucoup d’or.

Il nous reste des alliés dont les ressources sont immenses, et qui dominent les mers.

Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine.

Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par cinq mille avions et six mille chars peuvent nous donner, demain, la victoire par vingt mille chars et vingt mille avions.

Je dis l’intérêt supérieur de la patrie car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande, qu’une bataille puisse décider.

Cette guerre est une guerre mondiale.

Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres, aujourd’hui, le resteront demain.

Même les alliés de l’Allemagne resteront-ils toujours ses alliés ?

Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible.

Tout ce qui peut être réuni en fait d’éléments militaires français et de capacité française de production d’armement doit être organisé partout où il y en a.

Moi, général De Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi. J’invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi. J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.

Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance !

Manuscrit de l’appel du 18 juin

Le manuscrit authentique de l’appel du 18 juin est composé de 4 feuillets. Ils sont la propriété de l’amiral Philippe de Gaulle (© amiral Philippe de Gaulle / Bridgeman Giraudon)

 

Réponses à [77 ans…] L’appel du 18 juin du Général de Gaulle

 

Georges Clounaud Le 18 juin 2017 
 
 

Mon cher Olivier, je reconnais bien toute votre malice dans ce salvateur rappel historique.
Ce 18 juin 2017, un raz-de-marée de marcheurs va envahir l’Assemblée Nationale et s’apprête à livrer le pays à la servitude néolibérale. “Un gouvernement de rencontre, oubliant l’honneur va capituler devant les marchés financiers. Mais rien n’est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces libres n’ont pas encore donné. Un jour ces forces écraseront l’ennemi…”
J’aurais pu reprendre jusqu’au bout ces phrases, ces mots qui n’ont jamais autant été d’actualité. En ce dimanche matin caniculaire, j’ai la rage, une rage de sans-dents !
Cette horde de “marcheurs progressistes” animée par la seule foi du profit et encouragée par la loi du plus fort cherchera à dépecer encore plus notre beau pays blessé par la mondialisation libérale et son “système social archaïque”.
Puissions-nous entendre une nouvelle fois cet appel, nous de la France d’en bas, quelles que soient nos origines et nous unir tous pour mettre fin à cette barbarie moyenâgeuse maquillée grossièrement en progressisme indépassable !

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Après le discours hostile de TRUMP à Miami : une déclaration du gouvernement révolutionnaire de CUBA

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Amérique Latine

Publié par El Diablo

Après le discours hostile de TRUMP à Miami : une déclaration du gouvernement révolutionnaire de CUBA

Le 16 juin 2017, Donald Trump, président des États-Unis, a prononcé dans un théâtre de Miami qui porte le nom d’un mercenaire de Playa Girón [Baie des cochons - NdR], un discours bourré d’une rhétorique hostile rappelant l’époque de la guerre déclarée contre notre pays, et dans lequel il a dévoilé la politique que son administration suivra contre Cuba et qui annule des progrès faits ces deux derniers années, après que les présidents Raúl Castro et Barack Obama eurent décidé, le 17 décembre 2014, de rétablir les relations diplomatiques et de s’engager sur la voie de la normalisation des liens entre les deux pays.

Dans ce discours, ainsi que dans un décret de politique intitulé : « Mémorandum présidentiel de sécurité nationale sur le renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba » signé au même endroit, Trump inflige une régression aux relations entre les deux pays : il élimine les échanges éducationnels « interpersonnels » que pouvaient faire les individus, il instaure un plus grand contrôle de tous les voyageurs se rendant à Cuba et il prohibe les transactions économiques, commerciales et financières de sociétés étasuniennes avec différentes entreprises cubaines liées aux Forces armées révolutionnaires et aux service de renseignement et de sûreté, en vue de priver notre pays des revenus correspondants. Le président étasunien a, pour justifier cette nouvelle politique, avancé comme prétexte son inquiétude devant l’état des droits de l’homme à Cuba et son obligation d’appliquer rigoureusement les lois du blocus, dont la levée ainsi que toute amélioration des relations bilatérales seront conditionnées, selon lui, par les modifications que notre pays devra opérer dans son ordre constitutionnel.

Trump a aussi dérogé le décret de politique intitulé : « Normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba”, émis par le président Obama le 14 octobre 2016. Ce décret, tout en n’occultant pas les visées interventionnistes de la politique étasunienne ni la volonté de la Maison-Blanche de fomenter des changements dans l’organisation économique, politique et sociale de notre pays, reconnaissait toutefois, d’une part, l’indépendance, la souveraineté et l’autodétermination de Cuba, d’autre part le gouvernement cubain comme un interlocuteur légitime sur un pied d’égalité, ainsi que les avantages qu’une coexistence civilisée procurerait aux deux pays et aux deux peuples, malgré les grandes différences existant entre leurs gouvernements. Le décret admettait aussi que le blocus devait être éliminé en tant que politique anachronique.

La nouvelle administration étasunienne en revient aux méthodes coercitives du passé et adopte des mesures qui renforcent le blocus toujours en vigueur depuis février 1962, lequel non seulement inflige des dommages et des privations au peuple cubain et constitue un obstacle indéniable au développement de notre économie, mais viole aussi la souveraineté et les intérêts de pays tiers, d’0ù son rejet par la communauté internationale.

Les mesures annoncées imposent des entraves supplémentaires aux occasions déjà fort limitées dont bénéficiait le secteur entrepreneurial étasunien pour faire du commerce et investir à Cuba.

Elles restreignent encore plus le droit des Étasuniens à visiter notre pays, alors pourtant qu’ils doivent déjà demander des autorisations discriminatoires, au moment même où le Congrès du pays, reflétant la volonté de vastes secteurs de la société, réclame la levée non seulement de cette prohibition aux voyages, mais aussi des restrictions imposées au commerce avec Cuba.

Les mesures annoncées par le président Trump prennent le contrepied de l’opinion publique étasunienne, dont celle de l’émigration cubaine, qui soutient dans sa majorité la levée totale du blocus et l’instauration de relations normales entre Cuba et les États-Unis.

Au contraire, de nouveau mal conseillé, le président étasunien prend des décisions favorables aux intérêts politiques d’une minorité extrémiste d’origine cubaine implantée dans l’État de la Floride qui, poussée par des motifs misérables, s’entête à vouloir punir le peuple cubain d’exercer tout simplement son droit légitime et souverain d’être libre et de prendre en main ses propres destinées.

Nous analyserons ensuite plus en profondeur la portée et les implications de cette annonce.

Tout en dénonçant ces nouvelles mesures visant à durcir le blocus, le gouvernement cubain tient à signaler qu’elles sont toutefois vouées à l’échec, comme le passé l’a démontré à maintes reprises, et qu’elles ne parviendront pas à affaiblir la Révolution ni à faire plier le peuple cubain qui a fait la preuve, pendant presque soixante ans, de sa capacité de résistance aux agressions, de quelque type ou origine qu’elles soient.

Le gouvernement cubain refuse la manipulation à des fins politiques et selon un deux poids deux mesures de la question des droits de l’homme. Le peuple cubain jouit des droits et libertés fondamentales, et peut se vanter avec fierté d’acquis qui restent une chimère dans de nombreux pays du monde, y compris aux États-Unis, tels que le droit à la santé, à l’éducation, à la sécurité sociale, le droit à un salaire égal à travail égal, les droits de l’enfant, le droit à l’alimentation, à la paix et au développement. Cuba a aussi contribué à améliorer les droits de l’homme dans de nombreux endroits du monde, malgré ses modestes ressources et malgré les limitations que lui impose sa condition de pays soumis à un blocus.

Les États-Unis ne sont pas en droit de nous faire la leçon. Nous sommes sérieusement préoccupés, pour notre part, devant la façon dont les droits de l’homme sont respectés et garantis dans ce pays, qui connaît de nombreux cas d’assassinats, de brutalités et d’abus de la police, notamment contre la population afro-étasunienne ; où le droit à la vie est violé à cause de la prolifération d’armes à feu ; où l’on peut constater le travail des enfants et de graves manifestations de discrimination raciale ; où les services de santé sont menacés de nouvelles restrictions qui laisseraient vingt-trois millions de personnes sans assurance-maladie ; où la femme ne touche pas le même salaire que l’homme ; où les émigrants et les réfugiés, notamment ceux provenant de pays islamiques, sont marginalisés ; où l’on prétend ériger des murs conçus pour discriminer et dénigrer les voisins ; et où les dirigeants bafouent des engagements internationaux visant à préserver l’environnement et à faire face aux changements climatiques.

Nous sommes tout aussi inquiets devant les violations des droits de l’homme que les États-Unis commettent dans d’autres pays, y compris dans le nôtre où ils maintiennent en détention arbitraire et torturent des dizaines de personnes sur le territoire qu’ils occupent illégalement dans la base navale de Guantánamo ; devant les exécutions extrajudiciaires et les assassinats de civils par drones interposés ; et devant les guerres déclenchées contre des pays comme l’Irak, fondées sur des mensonges tels que l’existence d’armes de destruction massive, avec toutes les conséquences néfastes que l’on sait pour la paix, la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient.

Nous rappelons que Cuba est partie à quarante-quatre instruments internationaux sur les droits de l’homme, alors que les États-Unis ne le sont qu’à dix-huit, de sorte que nous avons beaucoup à montrer, à dire et à défendre.

Quand ils ont décidé de renouer les relations diplomatiques, Cuba et les États-Unis ont ratifié leur intention de développer des liens de respect et de coopération entre leurs peuples et gouvernements, conformément aux buts et principes consacrés dans la Charte des Nations Unies. Dans sa Déclaration du 1er juillet 2015, le Gouvernement révolutionnaire de Cuba a réaffirmé : « Ces relations devront reposer sur le respect absolu de notre indépendance et de notre souveraineté, sur celui du droit inaliénable de tout État de choisir son système politique, économique, social et culturel, sans aucune ingérence de quelque nature qu’elle soit ; de l’égalité souveraine et de la réciprocité, tous principes incontournables du droit international », qui ont été d’ailleurs entérinés par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) quand ils ont signé à La Havane, à leur Deuxième Sommet, la Proclamation faisant de l’Amérique latine et des Caraïbes une Zone de paix. Cuba n’a pas renoncé à ces principes et elle n’y renoncera jamais !

Le gouvernement cubain réitère sa volonté de poursuivre un dialogue respectueux et une coopération dans des domaines intéressant les deux pays, ainsi que de négocier le contentieux bilatéral avec le gouvernement étasunien. Comme n’a cessé de le répéter Raúl Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de Cuba, les deux pays ont prouvé ces deux dernières années qu’ils pouvaient coopérer et coexister d’une manière civilisée, à condition qu’ils sachent respecter leurs différences et promouvoir tout ce qui est bénéfique aux deux nations et aux deux peuples. Mais qu’on n’espère pas en échange que Cuba fasse des concessions sur des questions inhérentes à sa souveraineté et à son indépendance, ni qu’elle accepte des conditions, de quelque nature qu’elles soient.

N’importe quelle stratégie visant à modifier le système politique, économique et social de Cuba, que ce soit par des pressions et des diktats, que ce soit par des méthodes plus subtiles, est vouée à l’échec.

Car c’est le peuple cubain qui continuera de décider en toute souveraineté, comme il l’a fait depuis 1959, des changements qu’il conviendra d’apporter à Cuba, telle, en l’occurrence, l’Actualisation de notre modèle économique et social.

Comme nous l’avons fait depuis le triomphe du 1er janvier 1959, nous courrons tous les risques et continuerons résolument, sûrs de nous, de bâtir une nation souveraine, indépendante, socialiste, démocratique, prospère et écologiquement durable.

La Havane, le 16 juin 2017

SOURCE :

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CANTAL : ses vaches dérangent ses nouveaux voisins, un agriculteur condamné à déménager ! [PÉTITION]

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Agriculture

Publié par El Diablo

photo d'illustration (source:Lozère Online)

photo d'illustration (source:Lozère Online)

Un agriculteur à la tête d'un troupeau de vaches, dans le village de Lacapelle-Viescamp, dans le Cantal, a été condamné à déménager sa ferme parce que ses voisins étaient incommodés par l'odeur de ses vaches et du fumier.

C'est une histoire qui agite tout le village de Lacapelle-Viescamp, dans le Cantal. Tout commence il y huit ans, lorsqu'un couple de citadins décide de s'installer dans ce petit village, calme et paisible, tout proche de la ferme de l'agriculteur. Mais quelques temps plus tard, cet éleveur de vaches Salers reçoit une convocation devant la justice, parce que ses voisins sont incommodés par l'odeur des vaches et du fumier. Sans avoir jamais dit un mot, ni pris la peine de discuter avec l'agriculteur, ce voisin grincheux décide de l'attaquer en justice. Le tribunal d'Aurillac est donc saisi, et finalement, rien n'est retenu contre le paysan, mais cette décision ne convient pas du tout au plaignant qui décide de faire appel.

L'agriculteur risque de cesser son activité

La Cour d'appel de Riom vient de donner raison au couple de citadins, et condamne l'agriculteur à éloigner ses vaches et ses bâtiments de stockage du fumier. La ferme, qui existe depuis 1802,

[...]

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CANTAL : ses vaches dérangent ses nouveaux voisins, un agriculteur condamné à déménager ! [PÉTITION]

PÉTITION :

Soutien à mon voisin paysan de Lacapelle-Viescamp (Cantal)

Aujourd’hui, en 2017, et ici, à Lacapelle Viescamp, un agriculteur se meurt !

A cause d’un voisin grincheux, l’exploitant agricole du lieu-dit Jalles se voit contraint par la justice de modifier à grand frais son exploitation agricole, voire même d’envisager une cessation.

Comme le coq qui chante trop fort, comme les cloches des églises qui sonnent trop tôt, les vaches salers dérangent… Leur vue, leur odeur, leurs déplacements incommodent le plaignant.
Dans les colonnes de notre quotidien régional nous lisons souvent de pareilles histoires. Avouons-le, il nous arrive même d‘en sourire tant l’absurdité de ces querelles de voisinages parait inconséquente.

Et pourtant, voilà déjà 8 ans que cela dure ! Sans tentative de discussion préalable, sans un mot, ce voisin dépose une plainte. L’huissier remet à notre jeune exploitant une convocation chez le conciliateur. Le motif ? Des ballots d’enrubannage incommodants. Avant même les recommandations du médiateur, les balles sont stockées sur un lieu choisi par le plaignant. Mais là encore c’est insuffisant. S’ajoutent ensuite les vaches, la grange, un bâtiment, la fosse à fumier évidemment...même le passage sur la petite route communale pose problème.

Malgré l’entente trouvée avec le conciliateur, le tribunal d’Aurillac est saisi. Rien n’est retenu contre l’agriculteur.
Mécontent de cette décision le plaignant fait appel.

Le jugement tombe :

L’agriculteur de Jalles a 8 mois pour se mettre en conformité :

- Obligation de placer les ballots d’enrubannage à 50m de l’habitation du voisin.

> Cette distance n’est pas réglementée par la loi.
(Les balles sont à la bonne distance depuis le passage du conciliateur il y a 6 ans.)

- Interdiction d’utiliser les bâtiments pour loger les animaux.

> La grange existait bien avant l’installation du riverain
(Les vaches devront dormir dehors été comme hiver.)

- Obligation de mettre les ouvrages de stockage fumier et lisier à 50m de cette maison (aujourd’hui à 35m).

> Ces ouvrages respectent pourtant les normes en vigueur.

Les conséquences sont dramatiques !

Même avec la meilleure volonté du monde, cette mise en conformité est impossible !
L’exploitation est ancienne (depuis 1802), les limites de propriété ne sont pas modulables, les riverains sont de tout cotés.
Dans 8 mois, notre exploitant, qui n’a pas les moyens de s’installer ailleurs, n’aura d’autres choix que de cesser son activité.

C’est la consternation à Jalles!

D’autant plus que cette décision fera certainement jurisprudence.
Les agriculteurs de la commune et d’ailleurs se retrouveront donc à la merci de n’importe quel caprice de voisins malveillants.

Et les agriculteurs ne sont potentiellement pas les seuls concernés.

Le plaignant a obtenu gain de cause mais cela lui suffira-t-il ?
A qui le tour ensuite ? Un chien qui aboie, des enfants qui jouent, des randonneurs qui passent, une fête d’anniversaire, le bac à poubelle qui claque, un cop qui chante, une voiture bruyante…
Nous sommes tous coupables et condamnables !

Pourtant ce conflit aurait pu être évité.
L’exploitant et ses soutiens regrettent que les représentants communaux n’aient pas joué leur rôle de médiateur au début de l’affaire. La réunion des deux parties aurait pu calmer les esprits. Cette rencontre n’a jamais eu lieu. Pire, seul le son de cloche du voisin grincheux a été pris en compte par la mairie et personne n’est venu prendre la version du deuxième protagoniste en 8 ans.

Notre paysan a décidé de se pourvoir en cassation En attendant cette nouvelle audience (en 2020 ou 2021), il a le moral au plus bas !
« Ça fait six générations que mes ancêtres travaillent cette terre et on vient nous mettre dehors ? »

Nous pouvons l’aider de façon simple :
Apportez votre soutien en signant cette pétition qui sera transmise à nos élus ainsi qu'au ministre de l'agriculture qui rappelons-le est Cantalien.

Merci pour votre lecture.

Soutien à Nicolas.

Cette pétition sera remise à:

Ministre de l'agriculture

POUR SIGNER LA PÉTITION LIEN CI-DESSOUS :

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Une nouvelle performance postmoderne de l’europarlement. Par le journal "RUPTURES"

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique

Une nouvelle performance postmoderne de l’europarlement

le 13 juin 2017
l'europarlement s'attaque à l'étiquetage

L’Assemblée de Strasbourg, au terme d’un long processus de décision, vient de réformer à nouveau l’étiquetage des appareils electro-ménagers. Chapeau bas !

 

Voilà qui va – enfin ! – faire taire tous ceux qui se permettent de moquer l’europarlement, voire les impies qui mettent en doute sa légitimité. Ce 13 juin, les 750 eurodéputés viennent de procéder, en séance plénière, à un vote dont l’importance pour les fondements de la pensée contemporaine n’échappera à personne.

Les honorables parlementaires ont réussi à réformer une nouvelle fois l’étiquetage énergétique des appareils électro-ménagers. Plus précisément, ils ont solennellement décidé d’abolir les catégories A+, A++, et même A+++, celles-là mêmes qu’ils avaient de leur propre chef ajoutées en 2010. Et ce, à l’époque, afin de mettre en valeur les efforts exceptionnels des industriels pour soigner la planète grâce à des économies d’énergie.

L’on en reviendra donc à l’échelle précédente, graduée de A (adaptée à cette louable catégorie de consommateurs qui coupent le robinet en se lavant les dents et en pensant à leurs petits enfants) à G (destinée à la clientèle insensible à l’environnement en général, et aux hamsters de la pampa en particulier).

Le processus de décision a bien sûr inclus la phase de « trilogue » qui vise à concilier les positions de l’europarlement avec celles de la Commission et du Conseil européens

Le processus de décision européen qui a abouti à revenir à la position initiale sur cette thématique anthropologique considérable a duré deux ans. Il a bien sûr inclus la phase dite de « trilogue » qui vise à concilier les positions de l’europarlement avec celles de la Commission et du Conseil européens.

Et pour montrer que décidément, à Strasbourg, on ne rigole pas, le résultat législatif sera non plus une directive (qui nécessite d’être transposée dans les droits nationaux) mais un règlement (qui est d’application immédiate dans tous les Etats membres).

Il serait donc gentil, lorsque vous achèterez votre prochaine machine à laver, d’avoir une petite pensée reconnaissante pour l’énergie qu’a déployée l’europarlement afin de vous aider à choisir le modèle le plus environnemental et citoyen.

A moins que vous ne décidiez – la planète le mérite bien – de désormais laver votre linge à la main. Ca sera sans doute la prochaine recommandation européenne. A+.

 

https://ruptures-presse.fr/perles/europarlement-electromenager-etiquetage/

 

 

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GRÈCE: la violence imbécile des créanciers !

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Grèce, #Le fascisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Grève et manifestation, le 25 mai 2017, des motocyclistes livrant de la nourriture

Grève et manifestation, le 25 mai 2017, des motocyclistes livrant de la nourriture

Par Michel Husson

Le 18 mai 2017, le Parlement grec a voté à une courte majorité (les députés de Syriza et ANEL: soit 153 députés sur 300) un nouveau train de mesures d’austérité qui couvre la période 2018-2021. En réalité, il s’agit de la transposition d’un volumineux document de 941 pages préparé par les créanciers et de la mise en musique de «l’accord» conclu avec la Commission européenne le 2 mai. Le document préparatoire, le Draft Preliminary Agreement [1] (que le site Keep Talking Greece a fait fuiter) donne un aperçu de l’étendue des champs couverts. La Grèce n’est plus une démocratie: ce sont les créanciers qui rédigent les lois.

L’acharnement

Cela n’a pourtant pas suffi. La réunion du 22 mai de l’Eurogroupe (la réunion des ministres des finances) devait acter la bonne mise en œuvre des réformes en cours. Cela aurait permis de débloquer une nouvelle tranche de prêt de 7,5 milliards d’euros permettant de faire face à une échéance de 7 milliards en juillet et de rendre les titres de la dette grecque éligibles à la BCE (Banque centrale européenne). Mais les ministres européens ont refusé de donner quitus à leur collègue grec, certaines des réformes, notamment des retraites, n’étant pas assez avancées à leurs yeux.

La position des Européens était dictée par Wolfgang Schäuble et le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Elle consiste à maintenir une pression constante sur les Grecs et à repousser autant que possible toute discussion sur un nouvel allègement de la dette grecque que demande le FMI. Les motivations sont évidemment d’ordre politique (les prochaines élections en Allemagne), doctrinal (le respect des règles) et punitif (tuer toute velléité de politiques alternatives).

Il existe par ailleurs une divergence de vues entre les institutions européennes et le FMI. Ce dernier souffle le chaud et le froid: il déclare que la dette grecque est insoutenable, mais préconise en même temps des mesures supplémentaires encore plus dures que celles des Européens. Cette position difficile à interpréter renvoie à la volonté de ne plus reproduire l’erreur commise en 2010, qui avait consisté à violer ses statuts qui lui interdisent de prêter à un pays dont la dette est insoutenable [2]. A l’appui de cette interprétation, on peut remarquer que le FMI débat actuellement des State-contingent Debt Instruments for Sovereigns. Il s’agit de titres de la dette publique dont les intérêts et le principal sont indexés sur le PIB (GDP-linked bonds) ou à maturité variable (sovereign cocoscontingent convertibles). Mais les directeurs exécutifs sont partagés comme le montre le compte-rendu de la discussion sur le rapport du staff du FMI [3], publié par coïncidence le même jour que la réunion de l’Eurogroupe. Le FMI est donc divisé, en butte aux obstructions des représentants européens en son sein.

La feuille de route de Bruno Le Maire

Yanis Varoufakis rappelait récemment [4] les promesses de soutien en faveur d’une « solution durable» que lui avait faites Emmanuel Macron, alors qu’ils étaient tous deux ministres.

[…]

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BREST (Finistère) : Les salariés DCNS de l’Île Longue en grève

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le syndicalisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

source photo : Ouest-France

source photo : Ouest-France

Depuis jeudi [15/06/2017], les salariés de DCNS basés à l’Île Longue sont en grève. Selon eux, la direction envisagerait de leur supprimer neuf jours de repos compensateurs.

80 à 90 % des 250 ouvriers et techniciens de DCNS basés à l’Île Longue, près de Brest, seraient concernés par le mouvement de grève démarré jeudi.

Ils protestent contre une proposition de la direction qui envisagerait, selon eux, de supprimer neuf de leurs jours de repos compensateurs liés aux contraintes du site de l’Île Longue.

[…]

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Régression sociale c'est non. Par le Front Syndical de Classe.

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Le syndicalisme, #l'horreur économique, #Le socialisme

Régression sociale c'est non.

Régression sociale c'est non. Par le Front Syndical de Classe.

 

 

 

Georges Séguy au lendemain des élections législatives de 1978 remportées contre toute attente par la droite : « Ce que les travailleurs n'ont pas pu avoir avec leur bulletin de vote, ils l'obtiendront par l'action. »

 

La régression sociale, c'est non !

Progrès social, paix, démocratie !

 

Un système médiatique confisqué par les plus riches qui assènent chaque jour une propagande totalitaire, un système politique qui donne la présidence et 75 % des députés à un parti représentant 15 % des électeurs, des euro-politiques uniques appliquées par la droite et par le parti « socialiste » depuis plus de 30 ans qui ont écœuré les jeunes et les classes populaires trouvant dans l'abstention de masse le moyen de protester, après le « sursaut Mélenchon » au 1er tour de la présidentielle...

 

Le résultat est que le Medef et l'UE vont exercer directement le pouvoir en la personne du président-banquier Macron pour imposer leur potion amère aux classes populaires et favoriser toujours plus les profits des grands groupes privés avec au programme : ubérisation et casse du code du travail, privatisations, compression des salaires et des pensions, casse de l'indemnisation du chômage, de la sécu et des retraites par répartition, militarisation et Otanisation, euro-dissolution des conquêtes du CNR et de la souveraineté nationale et populaire, alignement culturel et linguistique sur les USA avec le retour en vue du TAFTA (grand marché transatlantique entre l'UE de Merkel et les EU de Trump)…

 

Bien entendu, le pouvoir sait que dans « le pays classique de la lutte des classes » qu'est la France, cette offensive généralisée entraînera une riposte du monde du travail d'autant que la période électorale n'a été marquée par aucun attentisme social mais a connu au contraire de nombreuses luttes contre les fermetures d'usines ou de services hospitaliers (plus de 1000 hôpitaux, ehpad, cliniques, établissements de santé divers, en lutte depuis le début de l'année), contre la criminalisation du syndicalisme ou l'épuisement au travail, pour des augmentations de salaires et les conditions de travail (commerce, conducteurs matières dangereuses, chauffeurs Uber...).

L'idée du pouvoir est donc aussi d'en finir une fois pour toutes avec la résistance populaire française admirée dans de nombreux pays étrangers en lui infligeant une défaite décisive.

C'est pourquoi les grandes manœuvres sont entamées pour isoler la CGT et briser le Front Syndical qui mena la lutte contre la loi travail en 2016.

C'est pourquoi aussi Macron veut intégrer à la loi normale les mesures d’exception de l’État d'urgence (permettant au préfet d'interdire n'importe quelle manifestation, site internet ou d'assigner à résidence quiconque s'en prendrait à la politique des pouvoirs publics…), allant jusqu'à susciter l'inquiétude du New York Times sans qu'en France les éditorialistes aux ordres ne s’émeuvent beaucoup. Il faut dire qu'ils n'avaient pas hésité à comparer le syndicalisme à du terrorisme et la CGT à Daesh l'an dernier en pleine lutte contre l'euro-loi el-khomri...

 

Sans attendre que le gouvernement daigne préciser ses projets dont nous connaissons déjà la dangerosité et l'étendue, l'urgence aujourd'hui est de soutenir toutes les luttes en cours et de préparer l'affrontement de classe qui vient en faisant tout pour être à la hauteur de l'offensive construite et planifiée par le pouvoir contre le monde du travail et les classes populaires. Et en posant la perspective d'un mouvement d'ensemble bloquant la production du profit indispensable pour gagner.

 

De nombreuses initiatives locales, départementales ou régionales de mobilisation sont d'ores et déjà annoncées en ce sens en particulier par des organisations de la CGT, à l'image de l'appel de la fédération CGT de la Chimie à « engager une guerre totale de mobilisation et à construire un processus de luttes au plus haut niveau et dans la durée » ou de la manifestation du 27 juin à Paris à l'initiative de l'URIF avec pour mot d'ordre : « la régression sociale sauce Macron, c'est non ! »

 

Le Front Syndical de Classe appelle à participer massivement à toutes ces initiatives, à renforcer les liens intersyndicaux et interpro entre organisations de base, à mettre en lumière le lien entre toutes les contre-réformes à venir et à construire des plate-formes revendicatives offensives et unificatrices.

 

C'est bien le capitalisme en crise qui est responsable des régressions sans limite et des guerres impérialistes. C'est bien l'Union européenne, avec l’aide de la Confédération Européenne des Syndicats, qui pilote et formate les plans de contre-réformes dans tous les secteurs.

 

Et c'est bien le monde du travail public-privé, de la jeunesse, des retraités qui, unis, ont la solution entre leurs mains pour imposer un changement de société permettant tout à la fois de retrouver la voie du progrès social, de la paix, de la démocratie et de la souveraineté populaire.

 

Front Syndical de Classe, 17 juin 2017

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Conférence d'Ayssar Midani du vendredi 23 juin 2017 à Nice. La Syrie 24 ans d’embargo et 6 ans de guerre: comment un printemps est devenu « Tempête du désert et Raisins de la colère ».

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les transnationales, #le nazisme, #Les média, #La Turquie

Conférence d'Ayssar Midani du vendredi 23 juin 2017 à Nice. La Syrie 24 ans d’embargo et 6 ans de guerre: comment un printemps est devenu « Tempête du désert et Raisins de la colère ».

Conférence du vendredi 23 juin 2017 à la maison des associations de Garibaldi

La Syrie 24 ans d’embargo et 6 ans de guerre

Comment un printemps est devenu « Tempête du désert et Raisins de la colère »

Par Ayssar Midani

 

Bonjour.

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » a proposé des conférences fondamentales cette saison : l’immigration, le chômage, l’Union européenne, l’OTAN .

Pour la dernière conférence de la saison 2016/2017, l’association propose une réflexion géopolitique sur le Moyen-Orient et propose en particulier l’examen de la situation en Syrie après six années de guerre. Hélas l’information diffusée par les grands média ressemble plus à de la propagande. La libération d’Alep en est un cas d’école : « la chute d’Alep-Est en lieu et place de la Libération de la ville des terroristes », « les casques blancs », …

Aujourd’hui le territoire syrien est en passe d’être totalement libéré par l’armée régulière. La prise de contrôle d’une partie stratégique de la frontière est du pays avec l’Irak et la Jordanie, permet d’envisager une éradication des djihadistes takfiristes de Daesch. La disparition des terroristes au moyen orient devrait nous réjouir et devrait permettre aux pays européens d’envisager l’avenir avec sérénité.

Nos media devraient donc dispenser ces bonnes nouvelles et pourtant cela ne semble pas le cas. En France, l’engouement médiatique pour le pouvoir « En Marche » ne permet pas d’autres informations. Nous sommes pourtant dans une période de transition, deux choix sont possibles : soit la gouvernance mondiale qui détruit la souveraineté des peuples pour soi-disant apporter la paix (on voit le résultat en Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine,...) ; soit revenir au droit international et au principe de "l'Auto détermination des peuples" garantis par la charte de l'ONU. Nous sommes dans ces moments particuliers de l’histoire où les choix ne sont pas définitifs *.

L’association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" et d’autres organisations proposent une soirée/débat sur la situation en Syrie le vendredi 23 juin 2017 de 18h à 21h à la Maison des Associations, au 12 place Garibaldi à Nice.

Cette conférence, donnée par Ayssar Midani, permettra au public d’avoir un autre regard sur la situation dans ce pays.

 

Ayssar Midani est une citoyenne franco-syrienne, ingénieur chimiste et expert dans le traitement de l’information. Elle dirige des projets informatique en France depuis 1989. Avant 2013 elle allait très souvent dans ce pays dont elle connait très bien la situation. Elle est rentrée en Syrie en 2013 pour être aux côtés de son peuple et suivre la réalité hors du prisme médiatique français. Elle est présidente d'une association de scientifiques syriens expatriés, Nosstia. Elle est aussi présidente d'une association culturelle franco-syrienne, Afamia.

 

Déjà le 30 janvier 2013, Ayssar Midani avait donné une conférence sur la Syrie à Nice. Son intervention avait permis alors de préciser les enjeux géopolitiques et économiques de cette guerre. Vous pouvez voir la vidéo ici.

Pré-inscription obligatoire.

Merci de vous adapter aux nouvelles dispositions.

 

Suite aux attentats du 14 juillet 2016 à Nice, suite à l’état d’urgence prolongé par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, l’activité d’éducation populaire proposée au public par l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » s’adapte.

Devant l’impossibilité financière de payer un agent de sécurité d’une société privée agrée – nous n’avons aucune subvention, c’est ce qui garantit notre liberté, toutes les actions sont financées par les cotisations des adhérents et par des dons – nous avons décidé d’organiser nos réunions d’éducation populaire par préinscription.

Ceci est aussi un appel pressant auprès des gens qui apprécient notre engagement et notre travail. Il faut absolument soutenir cet outil de réflexion qui s’inspire des idéaux du Conseil National de la Résistance créé par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris. Le moyen de le faire est de venir régulièrement à nos réunions et de devenir membre de l’association (voir bulletin d’adhésion joint en P.J.). Faire un don est aussi une possibilité.

Modalités d’inscription

attention : nombre de places limité

seules les personnes pré-inscrites pourront participer à cette conférence !

 

Quel que soit le mode d’inscription choisi ci-dessous, toujours indiquer vos :

prénom, NOM, code postal de résidence et

« Je m’inscris à la Conférence sur la Syrie organisée par le CNR le 23 06 2017 »

 

 

 

Bien cordialement.

Lucien Pons, Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

 

*Nota : L'article 1 de la Charte des Nations unies consiste à affirmer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cela signifie le rejet de toute ingérence étrangère. Le droit fondamental, élaboré après la seconde guerre mondiale afin de garantir la paix entre les différents états, ne prévoit que trois cas légaux d'intervention militaire à l'étranger. ( Extrait de cet article du blog : Dommages civils )

  • Résolution du Conseil de Sécurité

Le premier cas est celui du vote par le Conseil de Sécurité (à l’unanimité des membres permanents) d’une résolution autorisant le recours à la force armée en application du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies. L’article 42 de la Charte dispose que le Conseil de Sécurité « peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales ».

  • L’intervention consentie par les autorités du pays où se situe l’intervention

On se situe ici dans le cadre de la responsabilité des États.

  • Légitime défense individuelle

Le droit naturel de légitime défense d’un État est prévu à l’article 51 de la Charte des Nations Unies lorsque cet État a - au préalable - fait l’objet d’une agression armée.

 

Faites circuler ce message le plus possible SVP!!!

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