Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #amerique tag

Lettre ouverte de RT France à Emmanuel Macron

6 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Les média

Publié par El Diablo

Lettre ouverte de RT France à Emmanuel Macron

Lors de sa conférence de presse avec Vladimir Poutine à Versailles, Emmanuel Macron a qualifié RT d’«organe d’influence et de propagande». La rédaction de RT France a souhaité répondre à ces propos, point culminant d’une campagne de diffamation.

Monsieur le président,

Durant la conférence de presse que vous avez donnée avec Vladimir Poutine dans le cadre de sa visite en France, vous avez, une nouvelle fois, mis en cause la probité des journalistes de RT France, que vous avez qualifié d’«organe d'influence et de propagande».

Monsieur le président, cela fait à présent trois mois que les membres de votre garde rapprochée et vous-même multipliez ce type d’accusations à notre encontre. Des accusations que nous avons systématiquement récusées avec la plus grande énergie. Nous avons été qualifiés d’«Agence de propagande de l’État russe» travaillant «en symbiose avec des organisations fascistes ou d’extrême-droite» pour, comme vous l’avez vous-même formulé, répandre des «contre-vérités infamantes», entre autres délicates attentions.

Jamais, au cours de ces trois longs mois de diffamation ininterrompue, vous ou les autres membres d’En Marche ! n’avez donné suite à nos nombreuses demandes d’interview.

Jamais, au cours de ces trois longs mois de diffamation ininterrompue, vous ou les autres membres d’En Marche ! n’avez daigné nous accréditer à vos QG de campagne. Vos équipes n’ont même pas eu la plus élémentaire bienséance de nous expliquer honnêtement pourquoi ces accréditations nous étaient refusées, préférant se réfugier derrière de faux prétextes, de «demandes en cours de traitement» en «quota de places déjà atteint».

Et bien sûr, jamais, au cours de ces trois longs mois de diffamation ininterrompue, vous n’avez jugé bon de citer le moindre article, le plus petit exemple de ces fameuses «fausses informations» que nous sommes censés avoir véhiculées durant la campagne.

Mais au moins, cette fois, savons-nous pourquoi : il n’en existe pas. Pour la simple raison que les journalistes de RT France, comme la plupart de leurs confrères, aiment passionnément leur métier. Et que la diffusion de fausses informations, qui en est la négation même, nous déshonorerait.

Pourtant nous voilà donc, une fois de plus, déclarés coupables d’on ne sait trop quoi. Condamnés sans preuves, sans procès et sans possibilité de nous défendre. Est-ce là, Monsieur le président, votre conception de la justice ? Est-ce ainsi que vous concevez les rapports que doit entretenir un homme d’État avec la presse ?

Monsieur le président, vous avez dit lors de cette conférence : «J'ai toujours eu des relations exemplaires avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu'ils soient journalistes.» Nous y voyons les meilleurs augures : non seulement la rédaction de RT France est bel et bien composée de journalistes, dûment munis de leurs cartes de presse, mais de surcroît, la majorité d’entre eux sont français, ce qui devrait faciliter la compréhension mutuelle et permettre de dissiper ce qui ne saurait être qu’un gigantesque malentendu.

Car nous ne pouvons imaginer que la campagne que vous et vos équipes menez contre nous depuis ces trois longs mois ait un objectif. Comme, par exemple, d’instrumentaliser un modeste média afin d’enfiler l’armure du chevalier blanc à des fins électorales.

Monsieur le président, vous affirmiez à Versailles «Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d'influence». Sur ce point, nous sommes en parfait accord avec vous. Mais que penser des présidents de la République qui se livrent, eux aussi, à la diffusion de contre-vérités infamantes ?

La rédaction de RT France

En savoir plus : Rédactrice en chef de RT : les déclarations du président Macron menacent la liberté d’expression

 

 

http://www.communcommune.com/2017/06/lettre-ouverte-de-rt-france-a-emmanuel-macron.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

Lire la suite

TAFTA ta mère! Déchirons le Traité transatlantique. Par Jean-Paul Brighelli

5 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Economie, #La France, #La finance dérégulée, #Le traité Transatlantique., #AMERIQUE, #Les transnationales

TAFTA ta mère!

Déchirons le Traité transatlantique

Publié le 12 juin 2015 

tafta traite transatlantique

Vous connaissez le taffetas, tissu de soie tissée. C’est doux, c’est soyeux, cela peut porter des motifs fort divers, et selon les couleurs utilisées dans les chaînes et les trames, cela s’appelle taffetas caméléon, taffetas chiné, damier, prismatique, et j’en passe.

Mais connaissez-vous le TAFTA — Trans-Atlantic Free Trade Area) ? On l’appelle aussi TTIP (prononcer Tee-tip pour Transatlantic Trade Investment Partnership), l’acronyme purement bureaucratique et moins gracieux que le précédent. C’est une machine à dissoudre les Etats européens, via Bruxelles soumis à Berlin et à Washington, en mettant les appétits des grandes compagnies mondialisées avant les intérêts nationaux — quitte même à faire payer aux Etats-Nations, ou ce qu’il en reste, d’énormes amendes en cas d’entrave aux desiderata des multinationales. L’accord-modèle du TAFTA, c’est l’ALENA (accord de Libre-Echange Nord-Américain, ou NAFTA en anglais — pour North American Free Trade Agreement, ou TLCAN en espagnol, puisque l’accord lie le Mexique et le Canada aux USA). Au nom de l’ALENA par exemple, la compagnie américaine et géant du sucre Cargill a obtenu en 2009 une compensation de 77 millions de dollars à cause d’une taxe décidée par le Mexique sur les boissons contenant le substitut de sucre « glucose-fructose ». Et le pétrolier américain Lone Pine réclame 250 millions de dollars au Canada en compensation de l’annulation de ses permis d’exploitation du gaz de schiste au Québec.
Remplacez « Québec » par « Ardèche », et vous y êtes. Une compagnie étrangère, plaidant devant des instances juridiques indépendantes des Etats, dont on sait que les arbitrages privilégient systématiquement les grands intérêts des grands groupes, pourra demander une énorme compensation au gouvernement français si on ne l’autorise pas à faire à telle région française ce qu’ils ont très, bien réussi aux Etats-Unis : empoisonner les nappes phréatiques pour les prochains millions d’années. Pour de plus amples détails, voir ici. Mais déjà, mettez-vous ça dans la tête :

tafta ogm alimentation

Angela Merkel et François Hollande sont franchement pour — la première parce qu’elle dirige un pays exportateur, qui espère gagner encore quelques sous à faire sauter les (très faibles — autour de 2% en moyenne) taxes à l’entrée aux Etats-Unis, le second parce qu’il n’a pas une idée différente de celle de sa « chancelière », comme il dit. Dans la classe politique, silence gêné, ou complice — à l’exception de Dupont-Aignan qui a demandé un référendum sur la question, et a protesté longuement à l’Assemblée, devant un amphithéâtre quasiment vide, en rappelant quels députés européens votent aveuglément pour les intérêts des multinationales, en demandant la suspension immédiate de toutes les négociations en cours et en secret, et en rappelant le mot fameux de Marc-Aurèle : « On peut tondre les peuples, mais en faisant attention de ne pas les écorcher ».

C’est un pas de plus dans la dissolution des Etats-nations. L’Europe devait être un grand concert des nations, « les Etats-Unis d’Europe ». Elle n’est qu’un conglomérat d’intérêts extra-territoriaux, dans la financiarisation globale de la politique. Il faut très rapidement reprendre notre destin en main, sinon ce sera quasiment impossible, à terme. Regardez combien les Grecs ont du mal à reconquérir leur autonomie face à la « troïka ». Et l’on s’étonne qu’ils regardent en ce moment vers Poutine, ravi de voir l’Europe se dissoudre pour faire plaisir à quelques conglomérats qui pensent en termes de cash. Oui, il faut déchirer le TAFTA — avant qu’il soit notre linceul.

Lire la suite

La France ce pays que l'on détruit et que l'on pille! Il faut tuer la capacité agricole de notre pays. Par Lucien Pons.

5 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Agriculture, #AMERIQUE, #Le traité Transatlantique., #Le grand banditisme, #Les transnationales

La France ce pays que l'on détruit et que l'on pille!    Il faut tuer la capacité agricole de notre pays. Par Lucien Pons.

La France ce pays que l'on détruit et que l'on pille!

Il faut tuer la capacité agricole de notre pays.

Bonjour.

Notre pays est un pays agricole autosuffisant et exportateur net. Enfin il l’était ! La politique menée par l’instance supranationale qu’est l’Union Européenne consiste à éliminer l’agriculture dans notre beau pays. Les oracles du libre marché, les prédicateurs de la concurrences libre et non faussée, les tenant de la politique du désastre - qui ont pris les commandes en France et dans les autres pays de l’Union européenne - ne cachent pas leurs intentions. Afin d’assurer un maximum de bénéfices aux voleurs déguisés en hommes politiques ou en hommes d’affaires, chaque dominion de l’empire atlantique s’est vu attribuer une fonction économique précise. Il faut à tout prix installer cet esclavage moderne afin d’assurer la pérennité de la dictature des marchés. Le Royaume Uni est en charge de la finance. L’Allemagne est en charge de la production industrielle. L’Italie et l’Espagne sont en charge de l’agriculture. La France a comme seule fonction le tourisme !!! Dans ce contexte, la destruction de la capacité agricole de la France et de sa capacité industrielle est un impératif absolu. L’oligarchie qui dirige notre pays a programmé cette entreprise funeste depuis longtemps. Divers moyens sont utilisés pour y parvenir. La ratification du traité transatlantique en est un volet essentiel. L’abandon de toute décision politique d’importance est déléguée aux docteurs folamours qui officient à Bruxelles. La réforme territoriale avec ses désastres (disparition des communes et des départements qui sonnent le glas de la démocratie de proximité, la loi sur le foncier - la fameuse loi ALUR*, la loi sur le transfert des compétences à des instances dirigées à terme par des multinationales – la gestion de l’eau par exemple, …) va permettre toutes les prédations. La dette est l’arme fatale comme outil d’asservissement des peuples. La vente des biens communs (barrages, routes, services publics, santé, …) aux financiers, la vente de pans entiers de notre patrimoine aux intérêts étrangers (industries** et autres joyaux aux anglo-saxons et aux monarchies du Golfe) sont les butins de cette guerre sauvage et cruelle.

*un lien : ici

**La vente de l’entreprise stratégique Alstom à Général Electric. Le géant américain avait promis lors de la prédation de conserver les emplois, un plan de licenciement de 760 personnes est annoncé !!!! Des liens ici, ici, ici.

La vente de nos terres agricoles au Qatar est un exemple de pillage!

Rappelons-nous quand même que :

  • Le Qatar et l’Arabie Saoudite sont les premiers pourvoyeurs de terroristes au monde.
  • Le Qatar et l’Arabie Saoudite sont les premiers clients de l’industrie de l’armement en France.
  • Le Qatar et l’Arabie Saoudite sont les premier partenaires des pays de l’axe atlantique pour déstructurer et piller les pays du Moyen Orient qui refusent le diktat du Nouvel Ordre mondial.
  • Le Qatar et l’Arabie Saoudite sont les premiers partenaires de la France pour faire la guerre aux gouvernements légitimes dans cette région sensible.
  • Grace à leur mansuétude nous pouvons soutenir les terroristes takfiris de la pire espèce en Syrie. Il faut ensuite les combattre sur le sol national lorsqu’ils veulent mettre notre pays à feu et à sang par des attentats meurtriers.

C’est vrai que l’orient est compliqué. C’est peut-être cela qui explique le grand écart permanent de la politique étrangère française vis-à-vis de ces états si peu démocratiques. C’est peut-être cela qui a permis à notre éminent ministre des affaires étrangère en octobre 2012 d’affirmer « Qu’Al Nosra (Al Qaeda en Syrie) faisait du bon boulot en Syrie » . Pour rester dans les célèbres citations de cet homme politique qui marquera notre histoire, il faut rappeler celle-ci: « Bachar El Assad ne mérite pas de vivre ». Ces quelques rappels affichent clairement les intentions du gouvernement profond français de tout mettre en œuvre pour assassiner ce chef d’état non aligné.

Vous trouverez ci-après deux articles et deux pétitions concernant ces sujets.

Bien cordialement

Lucien Pons

Article n°1 Les éleveurs français dans le viseur de Bruxelles. Par Gérard Le Puil dans l’Humanité.

Nous avons fait état, ces jours derniers, des difficultés rencontrées depuis des mois par les éleveurs français dans les trois importants secteurs que sont le lait de vache, la viande bovine et la viande porcine pour cause de prix anormalement bas. Désormais ces trois filières risquent des procès intentés par la Commission européenne pour entrave à la libre concurrence.

[…]

La suite : http://www.humanite.fr/les-eleveurs-francais-dans-le-viseur-de-bruxelles-594974

Article n°2 Quand la France vend ses terres agricoles au Qatar.

« Vendre notre plus beau patrimoine au Qatar », propriétaire du PSG, est « une énorme faute ». Léonce Vilbert, ancien élève d’AgroParisTech, exprime sa colère dans une pétition en ligne, après avoir appris que le club de foot du PSG aurait choisi selon Le Parisien, de déménager son centre d’entraînement et de formation sur le site de son ancienne école d’ingénieurs agronomes.

Il faut dire que le site abritant AgroParisTech, mis à la vente par l’État, n’est pas anodin. Situé à Thiverval-Grignon, à 30 kilomètres de Paris, il comprend notamment un château Louis XIII, de nombreux bâtiments d’époque, un parc de 291 hectares et une ferme d’expérimentation sur 219 hectares.

En lieu et place, rapporte Le Parisien, le PSG prévoit 18 terrains de football, un stade de 5 000 places et un parking de 1 000 places, pour une enveloppe globale de 300 millions d’euros. Une artificialisation des sols dénoncée par la chambre d’agriculture d’Ile-de-France : dans un communiqué publié le 14 décembre 2015 relatif au projet du PSG, elle affirme faire « front pour éviter la consommation de terres agricoles »

[…]

Pour lire la suite suivez ce lien

La pétition : Halte à la vente du patrimoine scientifique français au Qatar

Au lendemain des attentats et à l'occasion de la Cop21, plus d’une centaine de chefs d’Etats s’acheminent vers Paris, pour proposer des solutions d'adaptation au réchauffement climatique. Notre Pays possède à Grignon un centre historique de la recherche agronomique, dédié à une agriculture durable, respectant les ressources, la souveraineté alimentaire, à une agriculture à énergie positive et puits de carbone. Or dans le même temps, l'Etat français veut vendre ce domaine historique, avec son château Louis XIII, son parc de 300 ha, ses amphis, ses laboratoires, ses champs d'expérimentation, au Qatar … pour y implanter le centre d'entraînement du PSG ! Il faut empêcher cette énorme faute de vendre notre plus beau patrimoine au QATAR ! Les générations futures nous le reprocheront. Sans compter l'immense gaspillage d'argent public investi dans cette structure !

[…]

Pour accéder à la pétition cliquez sur le lien .

Lire la suite

EDF prévoit de réduire fortement sa voilure...Pour mieux se vendre à une multinationale US ?

5 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #Services publics, #Energie

EDF prévoit de réduire fortement sa voilure...Pour mieux se vendre à une multinationale US ?

 

Après Alstom, EDF ?

Réduire la capacité industrielle de la France 

un objectif de l'oligarchie sans patrie

 

francetvinfo

EDF prévoit de supprimer au moins 4 000 postes,

sans licenciement, d'ici 2018,

selon des sources syndicales

 

EDF va se séparer de l'équivalent de 5,8% de ses effectifs. L'électricien prévoit desupprimer au moins 4 000 postes sur trois ans, et ce sans licenciement, selon des sources syndicales citées vendredi 15 janvier. Le groupe procéderait par le biais de non remplacements, de départs à la retraite ou des départs anticipés.

Ces réductions d'effectifs, entre 2016 et 2018, représentent plus du double des suppressions initialement annoncées par le groupe.

Des réductions d'effectifs officiellement abordées jeudi 

Ces réductions d'effectifs doivent être abordées jeudi prochain lors d'un comité central d'entreprise d'EDF SA (environ 68 000 salariés), selon les syndicats. A cette occasion, un appel à la grève est lancé par les syndicats CGT, FO et CFE-CGC pour protester notamment contre ces réductions d'effectifs.

Une source syndicale a fait part à l'AFP de "4 000 à 5 000" suppressions de postes, une deuxième source syndicale a évoqué "4 100" suppressions. Interrogé par l'AFP, EDF n'a pas fait de commentaire.

En décembre, les syndicats avaient protesté contre la suppression annoncée de "1 500 à 2 000 postes" d'ici à 2018

Lire la suite

La justice européenne invalide la taxe française sur les dividendes des grandes entreprises. Le journal "RUPTURES".

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Les média

 

La justice européenne invalide la taxe française sur les dividendes des grandes entreprises

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé le 17 mai que la taxe de 3 % sur les dividendes des grandes entreprises instaurée en France était contraire au droit bruxellois.

La modeste contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés avait été mise en place par la loi de finances rectificative pour 2012. Il s’agissait pour Bercy de compenser l’annulation d’un autre prélèvement déjà censuré par la CJUE.

L’Association française des entreprises privées (Afep) et une vingtaine de grands groupes français – dont Danone, Total, LVMH, Vivendi et Sanofi – avaient saisi la justice européenne pour contester cette taxe sur les dividendes distribués. Les géants du CAC 40 arguaient que les bénéfices de leurs filiales étrangères se trouvaient taxés deux fois : une première dans le pays d’origine, une seconde lors de leur distribution sous forme de dividendes par la maison-mère. Le Conseil d’État avait transmis le recours à la CJUE en juin 2016.

La justice européenne vient de donner raison à l’Afep et aux multinationales, mettant en avant l’article 4 de la directive bruxelloise sur les sociétés mères et leurs filiales, qui vise précisément à empêcher une double imposition des bénéfices distribués par une filiale à sa société mère.

L’Afep « se félicite de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne, qui constitue un signe fort pour l’attractivité de la France. »

Il se trouve que l’Afep a rédigé récemment avec le Medef, le Groupe des fédérations industrielles (GFI) et le Cercle de l’industrie (lobby patronal auprès des institutions européennes créé par Dominique Strauss-Kahn) une lettre pour encourager Emmanuel Macron à aller plus loin en matière d’intégration européenne – un conseil qui semble superflu tant est grand le zèle du nouveau président dans le domaine.

On comprend aisément l’attachement au projet européen des lobbies patronaux. Le jugement récent de la CJUE l’illustre à merveille. Dans un communiqué, l’Afep « se félicite de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne, qui constitue un signe fort pour l’attractivité de la France. » Les pleurnicheries patronales trouvent toujours une oreille compréhensive à Bruxelles.

La timide taxe rapportait chaque année deux milliards d’euros à l’État. L’Afep et les grands groupes français ne comptent pas se contenter de son annulation, ils veulent contraindre le ministère des Finances à rembourser aux entreprises concernées quatre milliards d’euros « indûment » perçus.

Avec Emmanuel Macron à l’Élysée, Édouard Philippe à Matignon et Bruno Le Maire à Bercy, il semble très peu probable que l’État s’oppose aux injonctions de la justice européenne. Par conséquent, on peut s’attendre à une confirmation française de l’illégalité du prélèvement. Il reviendra au gouvernement de soigner sa « com’ » pour faire passer la pilule auprès des Français. Peut-être plus compliqué : il s’agira aussi de se montrer inventif pour combler le manque à gagner fiscal…

Lire la suite

Brzezinski est mort, je ne vais pas le pleurer, par Selma Benkhelifa

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #l'islamisme, #Terrorisme

Brzezinski est mort, je ne vais pas le pleurer,  par Selma Benkhelifa

Brzezinski est mort, je ne vais pas le pleurer

 

Zbigniew Brzezinski est mort ce 26 mai 2017, à l’âge de 89 ans. Cet homme est l’instigateur de la guerre en Afghanistan, celui qui – pour la CIA – a inventé le concept moderne du djihad, en soutenant les opposants à Najibullah le Président afghan de l’époque.

 
L’Afghanistan était pourtant résolument tourné vers la modernité. Les femmes y travaillaient, les filles y allaient à l’Université. Le pays avait sa propre compagnie aérienne. Une agriculture florissante en faisait le premier exportateur de fruits d’Asie centrale.
 
Mais Zbigniew Brzezinski est arrivé. Et le drame a commencé. 
 

Dans une longue interview, il admet avoir écrit une note au président Carter selon laquelle si la CIA aidait les Moudjahiddines, traduisez les « soldats de la Religion », cela entraînerait une réaction des Soviétiques, qui voudraient soutenir le Président Najibullah.

L’idée n’était pas de réellement mettre les moudjahiddines au pouvoir, mais de créer une guerre civile qui forcerait l’intervention russe. Et l’idée a marché.

 L’armée soviétique envahit l’Afghanistan, le 24 décembre 1979, quelques mois après la note de Brzezinski à Carter.

Heureux de son succès, Brzezinski écrira à Carter «Nous avons maintenant l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam.»

La guerre en Afghanistan n’a pas cessé depuis. Le pays exsangue ne s’est jamais remis des plaies causées par les combats fratricides qui l’ensanglantent encore aujourd’hui.

Des années plus tard, lorsqu’un journaliste du Nouvel Observateur interroge Brzezinski sur d’éventuels regrets, il répondra imperturbable:
 
« Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège Afghan et vous voulez que je le regrette ?  » (1)
 
Le journaliste surpris insiste: « Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste,d’avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ? »
 

Et Zbigniew Brzezinski répond « Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques excités islamistes où la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ?« 

Les « excités islamistes » ne font pas peur à la CIA, ni aux Présidents américains qui se sont succédé. Ce sont tout au plus des mercenaires dont on se sert et puis qu’on jette quand ils ne sont plus utiles. Ce sont des terroristes parce qu’ils terrorisent les gens du commun, vous, moi, ceux et celles qui partent travailler en métro ou qui vont à un concert. Ils ont terrorisés les habitants de Kaboul, d’Alger et d’Alep. Ils ne terrorisent pas les puissants de ce monde, qui sont très satisfaits de les voir faire le sale boulot et les aider à justifier leurs guerres et leurs atteintes à nos droits.

On pourrait penser que c’est de l’histoire ancienne, un cours sur la Guerre Froide, mais Brzezinski a continué à sévir des années durant. Il a aussi été conseiller du Président Obama.

Alors comment ne pas faire le rapprochement entre ce que la CIA a fait pour manipuler l’URSS et pousser les Soviétiques dans une guerre en Afghanistan et ce qui se passe en Syrie ?
 
Nous sommes tous et toutes victimes de la même manipulation, de Bruxelles à Damas, de Kaboul à Manchester.
 
Brzezinski est mort, je ne vais pas le pleurer, je voudrais juste qu’on se rappelle le manipulateur pervers qu’il a été et sa responsabilité dans tant d’années de guerres et de barbarie. Si certains hommes ont rendu le monde meilleur, Brzezinski fait assurément partie de ceux qui l’ont rendu pire.
 
(1) Source : Le Nouvel Observateur, 15/01/1998

- See more at:

http://www.investigaction.net/brzezinski-est-mort-je-ne-vais-pas-le-pleurer/#sthash.b8WkserJ.dpuf

 

Lire la suite

Zbigniew Brzezinski: décès d’un gestionnaire de crise pas très doué. Le site InvestigAction

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Zbigniew Brzezinski: décès d’un gestionnaire de crise pas très doué. Le site InvestigAction

Zbigniew Brzezinski: décès d’un gestionnaire de crise pas très doué

Zbigniew Brzezinski est décédé le 26 mai à l’âge de 89 ans. Éminence grise de la Maison-Blanche, il était considéré comme l’un des stratèges les plus influents des Etats-Unis au cours des dernières décennies. Conseiller à la sécurité nationale du président Carter entre 1977 et 1981, il avait eu l’idée de soutenir des combattants islamistes en Afghanistan pour piéger l’Union soviétique. Cette opération allait donner naissance à Al-Qaida…

 

Dans Je suis ou je ne suis pas Charlie[1], Michel Collon rappelle le contexte de cette opération:

 

C’est en 1978 que les États -Unis ont véritablement donné le coup d’envoi de leur stratégie du terrorisme islamiste. En Afghanistan, une révolution vient d’amener au pouvoir le gouvernement Taraki d’inspiration socialiste. Le pays connaît alors sa meilleure période : le gouvernement Taraki instaure un Etat laïc ; les femmes acquièrent l’égalité des droits, les mariages d’enfants et les dots féodales sont supprimés, les syndicats sont légalisés, on construit des routes, des centaines d’écoles et des hôpitaux. Le gouvernement lance un programme d’alphabétisation et aide les petits paysans. « La campagne a changé davantage en vingt ans qu’en deux siècles » , constate le politologue britannique Fred Halliday. Tout ceci heurte évidemment les intérêts des féodaux afghans et les mollahs dont les sermons prêchaient « Seul Allah peut donner la terre » mais qui possédaient eux-mêmes des terres immenses.

 

Tout ceci est insupportable aussi pour les « maîtres du monde » , d’autant plus que ce pays se rapproche de l’Union soviétique . Les États-Unis vont donc s’associer à l’Arabie Saoudite pour fournir quantités d’armes, d’entraînement et Riyad que les fondamentalistes se sont transformés en une force sociale régionale, ouvrant la voie aux talibans et puis à A l-Qaïda. Cela a l’avantage d’attirer en réaction l’armée soviétique dans le bourbier afghan , comme le voulait Brzezinski, conseiller du président Carter. Et aussi de détourner les jeunes Arabes combatifs du champ de bataille principal : la Palestine occupée, à un moment où l’Organisation de Libération de la Palestine menait encore ses combats avec la participation de combattants internationalistes.

 

« Ces gentlemen… », disait Ronald Reagan

 

À l’époque, les moudjahidines afghans sont appelés « combattants de la liberté » par les États -Unis et les médias. Mais ils ont une curieuse conception de la liberté et des droits de l’homme. Une de leurs méthodes favorites est de torturer leurs victimes, de leur couper le nez et les oreilles, ainsi que les parties génitales, et ensuite d’enlever une fine couche de peau, l’une après l’autre pour provoquer une mort très lente. Malgré des rapports très documentés sur ces atrocités, le président US Ronald Reagan invita un de ces groupes à la Maison-Blanche en 1985 et les présenta ainsi aux médias : « Ces gentlemen sont les équivalents moraux des pères fondateurs de l’Amérique ». Supposons qu’ils aient agi ainsi envers des soldats US ?

 

Où donc la CIA a-t-elle trouvé les forces pour renverser le gouvernement qui avait reçu un grand soutien populaire ? L’Arabie saoudite et le Pakistan ont recruté environ trente-cinq mille moudjahidines venus individuellement de quarante pays différents. Même après le retrait de l’armée soviétique, il fallut trois ans aux terroristes pour renverser le gouvernement progressiste afghan. Et ensuite les talibans renversèrent les moudjahidines détestés par la population, instaurèrent eux-mêmes un régime rétrograde et cruel, et furent néanmoins soutenus jusqu’en 2000 par Washington.

 

Avec l’aide de l’Arabie saoudite, Brzezinski va donc donner naissance à Al-Qaida. Sur le front afghan, contre les Soviétiques, il côtoie un certain Oussama Ben Laden. A l’époque, ce dernier combat les ennemis des Etats-Unis. Un bon gars! Mais quand le milliardaire saoudien fonde sa propre organisation terroriste et commence à attaquer les intérêts US, Brzezinski ne montre pas la pointe d’un regret. Dans une célèbre interview accordée au Nouvel Observateur[2], l’ancien conseiller de Carter minimise le problème. C’était quelques années avant les attentats du 11 septembre…

 

Le Nouvel Observateur. — L’ancien directeur de la CIA Robert Gates l’affirme dans ses Mémoires : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine s afghans six mois avant l’intervention soviétique. À l’époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité ; vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez ?

Zbigniew Brzezinski  — Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidines a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu’à présent, est tout autre : c’est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l’assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là, j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques. (…)

Le Nouvel Observateur — Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu’ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des États-Unis en Afghanistan, personne ne les a crus. Pourtant, il y avait un fond de vérité… Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?

Brzezinski. — Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président Carter, en substance : “Nous avons maintenant l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam.” De fait, Moscou a dû mener pendant presque dix ans une guerre insupportable pour le régime, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’éclatement de l’empire soviétique.

Le Nouvel Observateur — Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ?

Brzezinski. — Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques excités islamistes ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ?

 

Brzezinski livrait ces confidences triomphalistes en 1998. Sans doute n’aurait-il pas fanfaronné de la sorte après l’effondrement des tours du World Trade Center. D’autant plus que le « grand stratège » ne laisse pas un héritage fort glorieux à son pays d’adoption. Les intellectuels en vue comme Brzezinski ont développé toutes sortes de théorie sur la puissance des Etats-Unis après l’effondrement du bloc soviétique. Washington devait dominer le monde. Mais c’est un pays en crise que le stratège a quitté pour toujours le 26 mai 2017. Dans Le monde selon Trump[3], Mohamed Hassan relativise l’apport des théories de Brzezinski et Kissinger. Notre spécialiste n’hésite pas à parler de charlatans:

 

Kissinger et Brzezinski ne sont pas des idéologues. Ce sont surtout des tacticiens qui ont développé toutes sortes d’idées pour maintenir la domination des Etats-Unis sur le monde. En fait, ils ont gagné à la loterie avec la chute de l’Union soviétique. L’URSS s’est effondrée à cause de ses contradictions internes. Mais des personnes comme Kissinger et Brzezinski en ont tiré profit. Ils ont écrit des livres et développé des théories qui bénéficiaient d’un contexte favorable : les Etats-Unis étaient la seule superpuissance. Or, pour juger de la valeur d’une théorie, il faut pouvoir la confronter. Si vous jouez au foot et que vous êtes seul sur le terrain, évidemment, vous allez gagner !

 

Pour moi, Kissinger et Brzezinski sont des charlatans. Ils sont le produit du déclin des Etats-Unis. Ce sont des gestionnaires de crise, pas très doués. Non seulement ils n’ont pas pu mettre à profit la chute de l’Union soviétique, mais ils tentent depuis des années de rebondir de crise en crise, tout en aggravant la situation. Il y a eu l’explosion de la bulle Internet en 2000, puis les attentats du 11 septembre et la guerre d’Afghanistan. Ensuite la guerre d’Irak. Puis la crise économique de 2008. Enfin, le conflit en Syrie… Les Etats-Unis apparaissent comme une grande pyramide de Ponzi prête à s’effondrer. Les charlatans comme Kissinger et Brzezinski essaient de freiner la chute, mais chaque solution aggrave le problème.

Notes:

[1] Michel Collon, Je suis ou je ne suis pas Charlie, Investig’Action, 2011

[2] Le Nouvel Observateur, 15 janvier 1998

[3] Michel Collon et Grégoire Lalieu, Le monde selon Trump, Investig’Action, 2017

 

Source: Investig’Action

http://www.investigaction.net/zbigniew-brzezinski-deces-dun-gestionnaire-de-crise-pas-tres-doue/#sthash.0vweTL7N.dpuf

 

Lire la suite

Écraser le Général Flynn, par Robert Parry

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #Le fascisme

Source : Consortium News, le 08-05-2017

Le 8 mai 2017

Exclusif : Bien qu’aucune preuve n’ait été actuellement présentée, deux fonctionnaires de l’ancienne administration Obama ont détruit la réputation du lieutenant général à la retraite Michael Flynn, le peignant comme un menteur et un traître potentiel, rapporte Robert Parry

Par Robert Parry

Il ne s’agit pas de défendre le jugement douteux du lieutenant général à la retraite Michael Flynn, mais plutôt de montrer que cette situation est un exemple préoccupant de la façon dont la surveillance électronique et l’ application d’une loi politisée peut, dans le nouveau maccarthysme ambiant, détruire la vie d’un citoyen américain.

Le lieutenant général à la retraite de l’armée américaine Michael Flynn lors d’un rassemblement de campagne pour Donald Trump au Phoenix Convention Center à Phœnix, Arizona le 26 octobre 2016 (Flickr Gage Skidmore)

Lundi, les témoignages de l’ancienne procureure générale Sally Yates et de l’ancien directeur des renseignements nationaux James Clapper n’ont pu apporter la preuve d’une faute de Flynn – les faits étant « classifiés » – néanmoins tout deux ont détruit sa réputation, le dépeignant à la fois comme un menteur et un traître potentiel.

Que les Sénateurs démocrates, en particulier, n’aient rien vu de troublant dans cette diffamation de l’ancien directeur de l’Agence de Renseignement de la Défense, et brièvement conseiller pour la sécurité nationale du Président Trump, est en soi dérangeant. Les Républicains furent un peu plus sceptiques, mais personne, semble-t-il, ne voulait être accusé de mollesse envers la Russie.

Ainsi, personne n’a montré le moindre scepticisme envers la curieuse allégation de Yates sur les supposés mensonges de Flynn au vice-président Mike Pence, sur des détails d’un appel téléphonique à l’ambassadeur russe Sergey Kislyak, qui aurait pu exposer Flynn à un chantage des Russes, sa principale explication pour sa précipitation à avertir la Maison-Blanche de ce soit-disant grave danger .

Yates a eu également des mots inquiétants sur une information « sous-jacente » qui soulevait d’autres questions sur le patriotisme de Flynn, mais cette preuve, étant également classifiée, n’a pas pu être partagée avec le peuple américain, le laissant imaginer la profondeur de la perfidie de Flynn.

Malgré la faiblesse des accusations de Yates – faisant écho au sénateur Joe McCarthy et à ses listes secrètes de communistes qu’il ne dévoilerait pas – les principaux médias américains ont accordé à Sally Yates un statut d’héroïne sans la moindre crainte qu’elle aurait pu exagérer la très improbable possibilité de chantage des Russes sur Flynn.

Elle supposait que, puisque le compte-rendu du vice-président Mike Pence sur la conversation Kislyak-Flynn différait en quelques détails de ce qui avait été réellement dit, les Russes se serviraient de cet différence pour contraindre Flynn à se soumettre à leurs demandes.

Mais ce qui n’a vraiment aucun sens, en partie, parce que même si les Russes avaient relevé cette différence, ils auraient bien entendu supposé que les Renseignements américains avaient leur propre transcription de la conversation, et donc il n’y aurait pas de base pour un chantage.

La prétendue alerte de Yates pourrait constituer un bon roman d’espionnage, mais elle a peu ou pas de base dans le monde réel. Mais il est difficile pour les Américains d’évaluer ses affirmations puisque tous les faits clés sont classifiés.

L’ignorance fait la Force

Le public ne sait même pas ce que se sont dit Kislyak et Flynn le 29 décembre 2016, lorsque Kislyak a appelé Flynn, qui était en vacances en République Dominicaine. Les deux ont apparemment discuté de la dégradation des relations entre les États-Unis et la Russie, alors que le président Obama venait d’imposer de nouvelles sanctions à la Russie, mais on ignore si la référence aux sanctions avait quelque chose de spécifique.

Sergey Kislyak, ambassadeur de Russie aux États-Unis (Photo de l’Ambassade de Russie)

Les détails sont importants ici, tout comme le fait que Flynn aurait bien pu ne pas se rappeler tous les détails parce qu’il n’était pas à son bureau et qu’il n’avait pas de soutien de son personnel pour prendre des notes ou enregistrer. Pour ce que nous en savons, Flynn était en maillot de bain, une Pina Colada à la main.

Ainsi, l’hypothèse selon laquelle Flynn mentait intentionnellement quand il a plus tard informé Pence et d’autres collègues est tirée par les cheveux. Pourtant, il a été reconnu coupable au tribunal de l’opinion publique sans que les preuves soient présentées ou sans lui laisser une chance sérieuse de se défendre.

Les motivations de Yates pourraient également mériter un examen. Son comportement semble celui d’une procureure partisane qui aurait probablement été en bonne place pour un poste de haut niveau sous une présidence Clinton. Cela influencerait-il son empressement à tordre les faits pour détruire Flynn et blesser le patron de Flynn ?

Après tout, le climat à l’intérieur de l’administration Obama dans ses derniers jours était de faire tout son possible pour renforcer la « résistance » à l’administration Trump entrante. Après l’investiture, il y a eu des manifestations massives anti-Trump avec des appels, pour ceux qui restaient de l’administration Obama, à se joindre à la #Resistance. Yates, en tant que reliquat de l’administration Obama et procureure générale en exercice, était dans une position idéale pour « résister ».

Le sentiment anti-Trump, compréhensible au sens politique, a fourni un motif à Yates pour exagérer une supposée menace et déclencher ainsi une crise immédiate au sein de l’administration Trump : objectif atteint.

C’était aussi la monnaie de la pièce contre Flynn, qui s’était associé au slogan infâme de la Convention nationale républicaine « enfermez-la (lock her up) ». Ainsi, les partisans de Clinton avaient un puissant motif de créer un contexte pour enfermer Flynn, ce qui semble maintenant tout à fait possible.

La course au jugement

Pourtant, dans cette course au jugement sur le Russie-gate, le public américain n’a pas eu la chance d’entendre Flynn ni les autres conseillers de Trump, présentés comme des agents russes sur la base d’insinuations, y compris le contenu d’un dossier de recherche sur l’opposition compilé par un ancien agent de renseignement britannique et apparemment financé par des partisans de Clinton inconnus.

L’ancienne secrétaire d’État, Hillary Clinton, parlant avec des partisans lors d’un rassemblement de campagne à Phoenix, en Arizona, le 21 mars 2016. (Photo de Gage Skidmore)

En reculant d’un pas, nous ne connaissons même pas la preuve derrière les allégations d’ingérence russe dans la campagne de 2016. Pour soutenir ces accusations, les chefs des services de Renseignement du président Obama ont émis un rapport incomplet le 6 janvier 2017, qui n’offrait aucune preuve – seulement des allégations – sur des agents russes qui auraient piraté des comptes e-mail démocrates et qui auraient, d’une manière ou d’une autre, fait passer ces informations à WikiLeaks.

Le gouvernement russe et WikiLeaks nient tous deux ce scénario, et le rapport du 6 janvier ne fait que répéter encore et encore combien ses rédacteurs sont sûrs que la Russie est coupable.

Lundi, Clapper, un ancien agent de la DNI, a clarifié un point que les Démocrates ont constamment déformé : à savoir que ce rapport n’était pas le jugement consensuel des 17 agences de renseignement américaines, mais le travail de trois agences seulement : la CIA, la NSA et le FBI.

Mais le grand problème du rapport du 6 janvier, c’est qu’il est complètement partial : il cite les raisons de croire que les Russes sont coupables, mais il passe sous silence les raisons tout aussi fortes de douter de leur culpabilité.

Par exemple, le rapport met l’accent sur le motif présumé de la Russie pour « pirater » et diffuser des courriels nuisibles à la campagne de Hillary Clinton citant la préoccupation du président russe Vladimir Poutine selon laquelle Clinton constituerait une menace de détérioration des relations déjà bien effilochées entre les deux superpuissances nucléaires.

Mais le rapport ne parle pas de l’inconvénient pour la Russie d’essayer d’interférer avec la campagne électorale des États-Unis et de ne pas réussir à stopper Clinton, ce qui était le plus probable jusqu’au soir de l’élection.

Si la Russie avait eu accès à des courriels démocrates et les avait fait passer à WikiLeaks pour publication, Poutine aurait dû penser que la NSA, avec sa capacité exceptionnelle de tracer les communications électroniques dans le monde, aurait bien pu détecter la manœuvre et en aurait informé Clinton.

Ainsi, en plus du caractère faucon bien connu de Clinton, Poutine aurait risqué de donner à la probable présidente des États-Unis une raison personnelle de se venger de lui et de son pays. Historiquement, la Russie a été très circonspecte dans de telles situations, gardant d’habitude pour des fins internes ses collectes de renseignement, sans les partager avec le public.

Bien qu’il soit concevable que Poutine ait décidé de prendre ici ce risque extraordinaire – malgré le point de vue largement répandu selon lequel Clinton était la favorite pour battre Trump – un rapport objectif du DNI aurait dû examiner la possibilité qu’il n’ait pas agi ainsi.

Mais le rapport du DNI n’a pas été motivé par une volonté d’équilibre : c’est bien un réquisitoire de procureur, et qui ne comporte aucune preuve véritable que l’accusé soit coupable.

Le rapport du DNI comprend également une annexe de sept pages, datant de 2012, qui est une attaque argumentée contre RT, le réseau de télévision soutenu par le gouvernement russe, lequel est accusé de dépeindre « le processus électoral américain comme antidémocratique ».

La preuve de cette accusation comprend des articles de RT sur les « vulnérabilités des machines à voter », bien que pratiquement toutes les principales organes de presse américains aient présenté des histoires similaires: certaines lors de la dernière campagne sur la faisabilité de piratage russe dans le processus de vote actuel, piratage dont même le renseignement américain dit qu’il n’y a pas existé.

Le rapport ajoute qu’en plus de nuire à la foi des Américains dans le processus démocratique des États-Unis, « RT a diffusé, accueilli et fait la publicité de débats avec des candidats tiers ». Apparemment, le point de vue du DNI est que montrer aux Américains qu’il existe des choix au-delà des deux principaux partis est en quelque sorte séditieux.

« Les présentateurs de RT ont affirmé que le système américain bipartite ne représente pas les points de vue d’au moins un tiers de la population et que c’est une ‘imposture’ », déclare le rapport. Pourtant, les sondages ont montré exactement ce sentiment chez un grand nombre d’Américains, qui préféreraient plus de choix que les deux candidats habituels ; et effectivement, la plupart des démocraties occidentales ont plusieurs partis.

Ainsi, la critique implicite de RT sur le processus politique américain n’a rien qui sorte de l’ordinaire. Ce qui est extraordinaire, en revanche, c’est que la communauté du renseignement des États-Unis considère qu’en permettant aux candidats tiers américains d’exprimer leur opinion, RT a en quelque sorte subverti le processus démocratique américain.

Le rapport prend également à partie RT pour avoir couvert le mouvement Occupy Wall Street et pour avoir rendu compte des dangers environnementaux liés à la fracturation hydraulique, des sujets cités comme preuve supplémentaire que le gouvernement russe utilise RT pour affaiblir le soutien du public américain à la politique de Washington (bien que, encore une fois, ce soit là d’authentiques sujets d’intérêt général).

Compte tenu de la faiblesse – voire de l’absurdité – de ces attaques contre RT, les Américains pourraient avoir des raisons de se questionner sur la solidité des preuves concernant les élections de 2016. Mais nous ne sommes pas du tout autorisés à les voir : elles sont classifiées.

Quant à Michael Flynn, il pourrait bien y avoir des critiques légitimes à son égard pour avoir accepté de prononcer un discours payé lors du dixième anniversaire de RT en 2015, apparemment sans s’en expliquer avec le Pentagone.

La leader du Parti Vert, Jill Stein, et le lieutenant-général  Michael Flynn, assistent à un dîner marquant les 10 ans d’existence du réseau RT à Moscou, en décembre 2015, assis à la même table que le président russe Vladimir Poutine.

On m’a dit également que Flynn s’était fait des amis parmi les officiers russes qu’il avait rencontrés lors de sa coopération avec la Russie dans les campagnes militaires américaines en Afghanistan et dans la lutte contre le terrorisme.

Bien sûr, le président Obama lui-même a développé une relation de coopération avec le président Poutine et son prédécesseur, Dmitri Medvedev. Poutine a joué un rôle clé en persuadant l’Iran d’accepter des contraintes sévères sur son programme nucléaire, un accord que Obama considère comme sa plus grande réalisation en politique étrangère.

Ce n’est qu’après le putsch orchestré par les États-Unis en Ukraine au début de 2014 et la réaction de la Russie à un nouveau régime hostile à ses frontières, que la relation entre les États-Unis et la Russie est devenue clairement antagoniste. Bien que la plupart des politiciens américains et les médias accusent exclusivement Poutine et la Russie, une évaluation objective trouverait également à blâmer du côté américain.

Mais on est à court d’objectivité dans le Washington d’aujourd’hui, d’autant plus que les démocrates amers ont vu dans les espoirs de Trump de rétablir une relation plus coopérative avec la Russie, une vulnérabilité politique qui pourrait être exploitée dans la perspective d’un scandale allant jusqu’à une possible destitution.

Dans l’opinion officielle de Washington, Michael Flynn n’est rien d’autre qu’un chien écrasé dans la course majeure vers le pouvoir.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé plusieurs affaires Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek, dans les années 80.

Source : Consortium News, le 08-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

 

Commentaires recommandés

RGT Le 04 juin 2017 
 
 

Je pense personnellement que si cet homme a été “écarté” c’est plutôt pour son indépendance d’esprit.

Un type qui suivait ses propres convictions, et qui était donc “ingérable”.

L’ennemi politique est bien là : Un type qui ne suit pas l’intérêt des partis mais ses propres convictions, c’est réellement dangereux.

Surtout s’il réussit (on ne saura jamais).
Imaginez que les électeurs s’en rendent compte et surtout qu’ils approuvent.

L’intérêt de la nation et de sa population, les politiciens s’en foutent.
Seul compte leur propre intérêt et ils sont prêts à plomber tous ceux qui pourraient mettre en danger leur business fructueux.

Désormais le “danger” est écarté et il a été remplacé par un homme plus “compatible” avec les intérêts de la “démocratie”.
“On” a échappé de peu à la catastrophe.

P.S. Il ne faut pas oublier que certaines personnes honnêtes se joignent parfois à des politiciens quand ils ont la garantie de pouvoir mener à bien des actions qu’ils jugent justes et utiles.

Lire la suite

Le PROGRAMME d’Emmanuel MACRON : c'est la Commission EUROPÉENNE qui décide... Explications de François Asselineau.

3 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation ., #La lutte des classes, #Les média

Publié par El Diablo

France Asselineau sur France 2 (capture d'écran)

France Asselineau sur France 2 (capture d'écran)

Le programme d’Emmanuel Macron mis à jour : La Commission européenne vient de publier les « GOPÉ » pour 2017-2018

Pendant toute la campagne présidentielle, François Asselineau a été le seul des 11 candidats à expliquer quel serait le programme des dix autres qui se refusaient à sortir la France de l’UE. Ce programme commun consiste en l’application des « GOPÉ », fixées par la Commission européenne en application de l’article 121 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). Comme le montre ce cliché, le président de l’UPR a même symboliquement déchiré un exemplaire du rapport des GOPÉ lors de l’émission organisée par France 2 le jeudi 20 avril 2017.

Pendant toute la campagne présidentielle, François Asselineau et l’UPR ont annoncé quel serait le VRAI programme des dix autres candidats, qui refusaient tous les dix de proposer aux Français de faire sortir la France de l’UE par la mise en œuvre la plus rapide possible de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE).

Du fait de l’engagement de la France dans l’euro et dans l’Union européenne, toutes les grandes décisions de notre politique économique et sociale sont dictées par les « recommandations » de la Commission européenne, également intitulées « grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ) », que l’institution technocratique bruxelloise publie chaque année à la mi-mai.

Nous avions déjà publié un article pour expliquer quelles seraient les grandes mesures appliquées par le président de la République si François Asselineau n’était pas élu [1]. Il s’agissait tout simplement des GOPÉ pour 2016-2017, dont ce dossier décryptait la « langue de bois » européenne et qu’il est utile de relire aujourd’hui.

Or la Commission européenne vient de publier, ce 22 mai 2017 – soit quinze jours après le second tour de l’élection présidentielle, la mise à jour annuelle de ces fameuses « recommandations » [2].

L’examen de ce document révèle que les Commissaires européens – si grassement payés qu’ils gagnent plus que le président de la République française – ne se sont franchement pas fatigués puisqu’ils nous ont presque gratifiés d’un copier-coller du même document publié l’an dernier, le 18 mai 2016. On n’est pas loin de l’emploi fictif…

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Le PROGRAMME d’Emmanuel MACRON :  c'est la Commission EUROPÉENNE qui décide...

Lire la suite

Une journée internationale de l'enfance  sur le front du Donbass. D'un côté le respect, de l'autre coté l'abjection. Par Erwan Castel.

3 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation ., #Ukraine, #le nazisme

vendredi 2 juin 2017

 

D'un côté le respect, de l'autre coté l'abjection

 
Une journée internationale de l'enfance 
sur le front du Donbass
 
 
Consacrer une journée pour rappeler l'importance de l'enfance dans les sociétés humaines est une tradition aujourd'hui reconnue et pratiquée par tous les pays du Monde, avec cependant des dates différentes. Suite au congrès de la Fédération internationale des femmes (à Paris) le Monde russe a décidé en 1949 de choisir la date du 1er juin pour célébrer l'enfance dans les pays du bloc soviétique. 40 ans plus tard les Nations Unies suivent cet exemple et décident de suivre l'initiative russe en choisissant la date du 20 novembre.
 
Dans le Donbass, recueillement et le respect
 
Comme les deux précédentes années de guerre, hier à Donetsk, cette journée internationale de l'enfance, qui insiste principalement sur le devoir universel de protéger cette innocence qui porte en elle notre avenir, a revêtu au coeur de la cité assiégée par l'armée de Kiev et bombardée quotidiennement une dimension émotionnelle particulière.  
 
Les différentes cérémonies qui ont eu lieu dans le Donbass, inauguration de plaques et monuments, témoignages, concerts en hommage aux enfants du Donbass qui depuis 3 ans vivent sous les obus et dans la peur, se sont achevées par un lâcher de lanternes lumineuses au dessus du lac du parc de Scherbakhova, au coeur de Donetsk.

101 ballons lancés vers les étoiles en mémoire des 
101 vies innocentes fauchées pendant leur printemps 
Merci à Sorokina Lena pour cette vidéo
 
Plus de 100 enfants ont été tués depuis le lancement de cette cynique et criminelle "Opération Spéciale Antiterroriste" menée par Kiev contre les populations russophones de la Novorossiya, cette région slave située au Sud et à l'Est de l'Ukraine contemporaine.
 
Les enfants du Donbass, victimes de la guerre ne sont pas morts au combat mais dans leurs écoles, jardins d'enfants, transports en commun ou habitats résidentiels, souvent loin des champs de batailles, victimes de tirs génocidaires sadiques de la part de soudards excités par la haine, la stupidité et l'alcool. 
 
Et ces vies innocentes, fauchées à le fleur de leurs premières années, ne sont pas des "dommages collatéraux" mais bien une cible intentionnelle déclarée et reconnue par le Président ukrainien Porochenko lui-même !
 
 
En Ukraine, crime et abjection  
 
Malgré le cessez le feu déclaré à l'occasion de cette journée internationale de l'enfance l'armée ukrainienne a réalisé des tirs et bombardements sur des quartiers résidentiels, au Nord de Donetsk et à Trudovsky notamment (Ouest), montrant leur mépris total de la vie.
 
Trudovsky 1er juin en après midi, tirs ukrainiens 
pendant le cesse le feu sur un quartier résidentiel
 
A Volvo Center, dans l'Ouest de Oktyabrsky les ukrainiens ont tiré des traçantes contre les ballons lumineux qui ont été également lancés dans le ciel dans ce quartier Nord de Donetsk, tels des crapules cherchant à tuer une deuxième fois leurs victimes innocentes.
 
 
Mais c'est certainement dans les territoires occupés par l'armée ukrainienne que s'est déroulé le "fait divers" le plus révélateur de la mentalité abjecte qui domine les actes des soudards excités de ce régime issu des poubelles du Maïdan.
 
Ce 1er juin, un nouveau viol a été commis par un soldat ukrainien contre une gamine vivant à Andreevka un village du district de Volnovakha, occupé par Kiev en ce moment. La victime est une jeune fille de 14 ans qui a été violée avant d'être assassinée.
 
Voilà comment à Kiev on célèbre la journée de l'enfance !
 
 
A Oktyabrsky, lorsqu'un enfant est réveillé par les bombardements, sa maman lui dit en essuyant ses larmes que c'est l'orage qui passe dans le ciel, loin des rêves et des jouets et que demain le soleil victorieux fera encore briller les balançoires et fondre les glaces au chocolat...
 
Il y a quelques semaines étaient lancé le projet "101 vies", exposition itinérante destinée à alerter le public et éveiller les consciences sur la situation réelle du Donbass à travers une évocation des enfants qui y ont été massacrés par les forces armées ukrainiennes.
 
 
Venir dans le Donbass, poussé par un idéal, une envie de concrétiser un engagement politique ou un devoir de libérer la vérité en réinformant est une motivation déjà forte et qui nous aide, les volontaires étrangers venus servir les Républiques de Donetsk ou Lugansk, à franchir le pas, sautant vers l'inconnu par dessus la barrière de la langue. Mais lorsque que l'on côtoie cette population à la fois humble et courageuse, l'engagement prend alors une autre dimension, plus intime et intuitive, plus forte à chaque sourire rencontré au coin d'une rue, dans un jardin ou une épicerie, dans une tranchée où à une table d'hôte... 
 
Au milieu de ces regards croisés parfois le temps d'une station de bus, ceux des enfants restent les plus étonnants dont la flamme conservant l'innocence de l'enfance exprime souvent une gravité mesurée, expression d'une conscience éveillée et cultivant malgré la guerre un avenir plein de rêves et d'espérances...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
Autres articles sur le sujet :
 
 
*
*   *

S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos, mais également par des crapules, jaloux ou obsédés du monopole de l'information venus jouer les vautours dans le Donbass..

J'ai réduits mes besoins de subsistance à leur portion congrue (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) pour pouvoir plus encore aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel

Bien à vous
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>