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Le blog de Lucien PONS

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Bachar Al Assad, tel que vous ne l’avez jamais vu ! Et c’est Arte qui le présente.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël et la Palestine, #Terrorisme, #Daesch

Bachar Al Assad, tel que vous ne l’avez jamais vu ! Et c’est Arte qui le présente.

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/1018191960-1728x800_c.jpg

Bachar Al Assad, tel que vous ne l’avez jamais vu ! Et c’est Arte qui le présente.

La vidéo ci-dessous, datant de 2009, a été remise au goût du jour par Chantal Dupille par ses tweet et dans son dernier article : http://eva-coups-de-coeur.eklablog.com/assad-n-est-pas-un-dictateur-la-video-bombe-qui-derange-arte-et-qui-pe-a128011256

Cette vidéo est intéressante à plus d’un titre. Elle permet de découvrir, pour ceux qui ne le connaissaient pas, le vrai visage de Bachar Al Assad et la véritable réalité politique syrienne, au temps où Arte pouvait encore se permettre de parler de manière presque objective de la Syrie. Bachar Al Assad y apparait comme un chef d’état comme beaucoup aimeraient en avoir, un homme cherchant à concilier tradition et modernité sans être prisonnier de l’une ou de l’autre, et surtout déterminé à défendre les intérêts de son pays, comme le montreront les évènements que nous connaissons aujourd’hui.

Un autre aspect apparait dans cette vidéo, nous montrant que, quelle que soit l’objectivité dont veut faire preuve Arte, la chaine reste égale à elle-même. Il y a des limites indépassables dont le fondement se trouve dans des années de propagande pour la diabolisation de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas, et dans l’acceptation totale du discours d’Israël  pour tout ce qui relève du Moyen-Orient. Ces limites deviennent des lignes rouges quand les journalistes parlent d’ouverture, c’est-à-dire, à leurs yeux, l’acceptation sans condition des règles occidentales, montrant ainsi leur incapacité intellectuelle à concevoir le monde autrement qu’à travers une vision unique, la leur.

Mais malgré tout, cette vidéo que Chantal Dupille a réussi à ressortir de l’ombre a une place de choix dans le rétablissement de la vérité sur la Syrie et sur le président Bachar Al Assad. Merci Chantal.

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Kiev, refuse d'abandonner son action offensive vers le Donbass. Par Erwan Castel.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #Ukraine, #La nation ., #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme

vendredi 6 janvier 2017

 

Une armée qui attend le feu vert

 
Kiev, refuse d'abandonner son action offensive vers le Donbass
 
Malgré la trêve de Noël les ukrainiens continuent leurs bombardements sur le Donbass (ici un obusier de 122mm D30)
Le deuxième semestre 2016 a vu une escalade progressive des attaques ukrainiennes sur le front du Donbass, dans un total mépris des accords de paix signés à Minsk par Kiev en février 2015, avec des bombardements de plus en plus importants sur l'ensemble de la ligne de front, mais également des attaques ponctuelles réalisées principalement dans les secteurs de Shirokino (Au Sud de la DNR) Yasinovataya (Au Nord de Donetsk) et Svitlodarsk (entre DNR et LNR) lieu des derniers assauts importants lancés contre les positions républicaines.
 
 
Un bilan des bombardements subis a été réalisé par les autorités de la République de Donetsk, illustre bien cette escalade des violations du cessez le feu que Kiev a engagé depuis 6 mois :
 
Dans ce premier graphique, à part pour le mois de septembre on observe une progression
exponentielle des bombardements ukrainiens, qui s'accélère à partir de novembre 2016.
 
Dans ce 2ème graphique la répartition des armes utilisées lors de ces violations du cessez le feu et dont la plupart sont interdites sur le ligne de front par les accords de Minsk:
en rouge, obusiers de 122 et 152mm; en vert, chars de combat;
en violet, mortiers de 82 et 122 mm;
en bleu, véhicules de combat BTR et BMP;
en orange, armes légères d'infanterie.
Malgré le cessez le feu de Minsk, qui est censé être renforcé par la trêve de Noël, les "ukrops" continuent leurs bombardements et reconnaissances offensives qui, bien que diminués depuis 2 semaines, maintiennent une pression dans les secteurs du front où ils ont investi la "zone grise" jusqu'au contact des tranchées républicaines.
 
 
Une propagande qui conditionne pour une guerre meurtrière
 
Le Président ukrainien tentant de remonter le moral des soldats déployés sur le front du Donbass
Du côté des responsables politiques et militaires, les discours politiques et les harangues bellicistes dont les contradictions fréquentes révélant l'incompétence cacophonique du pouvoir restent orientés vers une russophobie de plus en plus virulente et, visiblement en nette augmentation depuis plusieurs semaines, ils préparent le peuple ukrainien à subir de nouvelles saignées dans le Donbass.
 
Porochenko, le Président Ukrainien nous ressort à nouveau le mythe de l'invasion russe dans le Donbass, plat vide de tout ingrédient mais obstinément réchauffé depuis bientôt 3 ans par une propagande qui, en détournant le sentiment patriotique contre un ennemi extérieur, cherche à mobiliser l'opinion ukrainienne et a cacher la réalité d'une guerre fratricide insensée. Tout comme  son ministre de la Défense, Porochenko s'est plaint de l'occupation du Donbass par une force russe d'environ 600 chars, 1300 véhicules de combat, 760 véhicules d'artillerie, 300 multiples systèmes de lance-roquettes (vivement que les satellites occidentaux ou les observateurs de l'OSCE soient plus performants et puissent enfin les prendre en photo, lol...)
 
Poltorak, le Ministre de la Défense a donné fin décembre l'ordre à la défense anti-aérienne ukrainienne d'abattre tout aéronef qui survolerait l'espace aérien ukrainien, ce qui concrètement pose un sérieux problème compte tenu qu'officiellement Kiev continue de considérer la Crimée comme lui appartenant. De toute évidence il s'agit d'une nouvelle provocation lancée contre Moscou autour de sa péninsule, comme cette autre annonce de procéder à de nouveaux exercices de tirs de missiles au large des côtes de Simferopol (début décembre Kiev avait déjà provoqué Moscou en procédant à des tirs près de l'espace aérien de la Crimée)
 
Mark Andrusyak Major général  et représentant des forces armées ukrainiennes, lors d'un entretien a annoncé sur une radio ukrainienne une prochaine mobilisation massive d'officiers de réserve (environ 4000) De plus ce représentant des Forces armées ukrainiennes a précisé qu'une rupture de contrat militaire est désormais impossible tant que les opérations militaires dans le Donbass ne sont pas terminées en vertu de la "loi Porochenko" promulguée fin de 2016 et «portant modification de certains actes législatifs de l' Ukraine sur l'amélioration de l'ordre de service militaire». Ce rappel est destinée à prévenir l'hémorragie que provoquera au sein des soldats ukrainiens démoralisés qui sont engagés sur le front l'annonce d'une nouvelle offensive.
 
Au niveau de l'OTAN, Washington, faisant fi du prochain changement de pouvoir aux Etats Unis (d'ailleurs aura t-il réellement lieu ?) continue à renforcer son dispositif militaire en Europe comme d'ailleurs ses représailles économiques contre Moscou, en invoquant de plus en plus ouvertement de l'évolution prévisible de la situation en Ukraine, comme par exemple l'ors de l'annonce récente du déploiement d'une nouvelle brigade blindée en Pologne et Allemagne. Selon Peter Cooette, l'attaché de presse du Ministère de la Défense des USA qui en a fait l'annonce cette unité de chars de combat qui appartient à la 4ème Division d'infanterie des Etats Unis est déployée en Europe dans le cadre de la situation en Ukraine.
 
 
Sur le front du Donbass
 
 
Les unités de chars ukrainiennes sans être encore engagées (à par quelques tirs de position) continuent à être déployées au plus près de la ligne de front, avec leurs appuis artillerie.
La nuit dernière les bombardements erratiques qui secouent à nouveau le front du Donbass ont connu un "pic" important vers 00h00 dans le secteur de Yasinovataya où depuis 2 jours les ukrainiens tentent de prendre le contrôle d'une station de pompage et traitement d'eau potable. Au total ce sont une centaine d'obus de mortiers et d'obusiers qui ont été tirés, au coeur de la trêve, sur la ligne de front républicaine entre Donetsk et Gorlovka (en plus des tirs de véhicules blindés et d'infanterie)
 
En plus de leurs attaques incessantes, les forces ukrainiennes profitent de la "trêve des confiseurs" pour déployer au plus près du front de nouvelles unités d'assaut et d'artillerie, comme par exemple sur le front Nord de Svitlodarsk, déjà très consolidé depuis les combats de décembre 2016, et qui vient d'être renforcé par de nouvelles unité blindées qui sont arrivées par convois ferroviaires à Konstantinovka, ville occupée par les forces ukrainiennes au Nord de Gorlovka.
 
 
Une situation qui risque de devenir intenable 
 
Cette situation politico-militaire louvoyant entre une fausse paix et une vraie guerre risque de devenir pour Kiev rapidement intenable tant sur le plan politique, économique, moral et même militaire...
 
Le premier round (printemps 2014-2015), malgré une attaque initiale violente menée par Kiev et son occupation militaire de territoires importants du Donbass, a donné cependant l'avantage aux Républiques auto-proclamées de Donetsk et Lugansk qui ont su stopper l'avancée de l'armée ukrainienne en lui infligeant de lourdes pertes, et amorcer un projet politique de territoire ambitieux malgré la guerre qui continue aux portes des cités de Donetsk et Lugansk.
 
Le deuxième round (2015-2016) est plutôt un match nul a vu le front se stabiliser et la situation politique s'enliser notamment avec un processus de paix saboté quotidiennement et qui est aujourd'hui complètement paralysé, à l'exception de quelques rares échanges de prisonniers effectués. Durant cette période, tandis que les forces républicaines se sont professionnalisées, les forces ukrainiennes ont elles aussi réorganisé et restauré leurs capacités opérationnelles, tout en imposant une pression tactique sur l'ensemble des zones clés du front.
 
Au seuil de l'année 2017, un nouveau round, et probablement le dernier, s'amorce donc entre Kiev et les Républiques, avec une escalade militaire qui est accélérée par les changements géopolitiques internationaux (USA, Syrie...), l'effondrement définitif d'une Ukraine de plus en plus abandonnée par ses partenaires politiques européens, sans oublier son impopularité grandissante, qui risque de précipiter le pouvoir ukrainien dans un "quitte ou double" militaire dans le Donbass.
 
Les deux points principaux de rupture (et violations des accords de Minsk) sont les suivants :
 
  • Sur le plan politique, la situation des territoires du Donbass occupés par l'armée ukrainienne et que Kiev refuse d'intégrer dans le processus de paix (élections statut spécial et démilitarisation) est, avec les revendications sur les frontières avec la Russie et Debalsevo, une entrave majeur au processus de paix.
  • Sur le plan militaire, la création par Kiev de "zones de contact", consécutives à des pénétrations offensives de la zone neutre séparant les belligérants, à partir desquelles son armée exerce des attaques permanentes sur les positions républicaines menace des positions stratégiques vitales (comme Yasinovataya ou Debalsevo par exemple)
 
La semaine prochaine, au lendemain de la trêve du Noël orthodoxe l'armée ukrainienne risque donc fort de nous indiquer l'option vers laquelle Kiev a décidé de s'engager. 
 
Mais aujourd'hui, tant les paroles politiques, que les attaques militaires ou le renforcement continu de l'OTAN en Europe, laissent à penser que la stratégie du pire organisée par des va-t-en guerre de la ploutocratie mondialiste contrôlant Washington,Tel-Aviv, Bruxelles et Kiev, est toujours bien à l'ordre du jour, malgré ses dernières déconvenues en Syrie ou à la Maison Blanche. 
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
Sur le Front du Donbass les familles restent dans leurs caves sous les bombardements qui n'ont jamais cessé 
 
 
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*   *
 
S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation.
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabo... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.
 
Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
 
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
 
 
Erwan
 
 
 
 
 
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l'Union Europénne finance (11,4 milliards) les néo-nazis de Kiev, Par Julia Cerisi.

8 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #Ukraine, #le nazisme, #l'horreur économique, #Je suis Charlie?

2015, Hollande au 70° anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.

2015, Hollande au 70° anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.

l'UE finançant (11,4 milliards) les néo-nazis de Kiev, tortures, enlèvements, terreur, guerre, 10 000 morts; magouilles financières, mafieux cupides, la France les invitant au Sénat à Paris( tueur Goncharenko), ou à Bruxelles ( néo-nazi Parubyi) au Parlement : tapis rouge; l'ambassade de France envoyant des petites couvertures pour réchauffer les pieds des punisseurs néo-nazis AZOV à Dniepropetrov...sk...Hollande recevant à l'Elysée le génocidaire Porochenko et visitant le camp d'Auschwitz avec lui... UE : Bande de collabos !!! Pétainistes !!! A vomir !!!
Photo : Hollande et le génocidaire Porochenko, chef d'état d'un gouvernement néo-nazi, célébrant de façon complice le 27 Janvier 2015 la soixantième année de la libération du camp d'Auschwitz !!! ( Ne travestissons pas l'histoire : Le camp d'Auschwitz a été libéré par la 100e division (général Krasavine) de la 60e armée du Front de Voronej de l'Armée rouge RUSSE le 27 Janvier 1945.

 

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Les U.S.A débarquent encore en Europe pour attaquer la Russie ! Par Olivier Renault

8 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #La guerre, #La paix

Les U.S.A débarquent encore en Europe pour attaquer la Russie !

 

Les U.S.A débarquent encore en Europe pour attaquer la Russie !

De nouveau, depuis le déploiement des premiers soldats et chars, hélicoptères, avions de guerre, de l’OTAN en Europe centrale et à la frontière avec la Russie, du printemps et de l’été 2016 (suite à la conférence de l’OTAN à Varsovie), les Etats-Unis débarquent du matériel lourd de guerre dans le port allemand de Bremerhaven. Les premiers navires de guerre pour l’année 2017 déchargent de nouveau des tanks et des armes. L’Allemagne, pays non souverain depuis la Première Guerre Mondiale et surtout depuis la Seconde Guerre Mondiale, qui vient de s’autoriser de pouvoir déclarer légalement la guerre à un Etat souverain, assure, grâce à son gouvernement collaborateur (l’Allemagne est un pays occupé-le peuple allemand n’est pas souverain), la logistique et l’encadrement des troupes U.S sur l’Europe centrale. Au même moment le commandement militaire russe retire ses forces militaires maritimes et de terre de la Syrie pour consolider son front occidental.

Un troisième bateau U.S arrive ce dimanche.

Des containers, des voitures militaires, chars, sont entreposés, de nouveau, dans une zone de sécurité devant le port de Bremerhaven et attendent d’être transportés sur les pays baltes, sur la Pologne, donc en direction de la frontière russe. Dimanche 8 janvier 2017 un nouveau transporteur de guerre U.S doit décharger ses armes et ses soldats. Un front est donc ouvert et surtout renforcé contre la Russie des frontières entre l’Estonie et la Lettonie mais aussi à partir de la Pologne et de l’Ukraine contre la Russie. L’Allemagne, qui n’est plus l’Allemagne du peuple allemand, est l’organisateur de ce déploiement pour les Etats-Unis. Depuis la conférence de l’OTAN de l’été 2016, Berlin est devenue le chef militaire des opérations pour les pays baltes en ayant obtenu une base militaire en Lituanie, pays situé juste à côté de la Russie avec Kaliningrad qui reste aux yeux de Berlin Königsberg.

4000 soldats U.S.

Une brigade de chars avec 4000 soldats va être déployée sur l’Europe de l’Est durant ce mois de janvier 2017. Les troupes armées des pays occupés par l’OTAN (Lituanie, Lettonie, Estonie, Pologne, Ukraine, Allemagne…) vont devoir effectuer des exercices avec les soldats américains. Depuis mai 2016 les troupes locales s’entraînent à la guerre en envisageant une invasion de l’armée russe. L’outil de propagande de l’OTAN laisse publier des articles dans les journaux locaux pour préparer mentalement la population à une guerre en déclarant que c’est la Russie qui menace leurs pays !

Berlin autorise l’Allemagne à mener une guerre d’agression !

Le premier janvier 2017 la loi allemande vient d’être changée pour, dans le silence des média officiels français, mener ouvertement dans sa politique, dans ses médias, avec son armée, une guerre contre un autre Etat. Un novum quand on connaît le statut particulier de l’Allemagne depuis la Seconde Guerre Mondiale surtout que l’Allemagne n’a jamais signé de traité de paix ! La loi § 80 StGB (du Code pénal) interdisant à l’Allemagne de mener une guerre a été retirée ce premier janvier 2017. Déjà durant les bombardements de la Serbie autorisés par l’ancien ministre des Affaires étrangères, Joschka Fischer, Grünen (écolos!), sans avoir obtenu le feu vert de l’ONU, Berlin avait mené la guerre contre un autre Etat souverain (La Serbie) pour le compte des U.S.A et de l’OTAN par l’emploi de fausses accusations ! Le premier décembre 2016 le Bundestag avait légiféré sur la suppression du § 80 StGB. Berlin, peut donc être utilisée, comme vecteur de déclaration de guerre contre la Russie pour l’OTAN. C’est aussi pour cette raison que la Bundeswehr a obtenu le commandement militaire des troupes de l’OTAN pour les pays baltes avec une base. Faut-il rappeler que la base de Ramstein est le centre militaire des drones qui sont pilotés en Irak, en Syrie par les Etats-Unis et donc aussi sur le front russe ?

Olivier Renault

source: http://novorossia.today/les-u-s-a-debarquent-encore-en-europe-pour-attaquer-la-russie/

 

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/les-u-s-a-debarquent-encore-en-europe-pour-attaquer-la-russie/#hq5JSfybZJB8UQcC.99

 

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Vrai ou faux? Salim Lamrani décortique les mensonges sur Fidel Castro ! Le site du PRCF.

8 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée

Vrai ou faux? Salim Lamrani décortique les mensonges sur Fidel Castro !

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De nombreuses personnes à travers le monde, à commencer par des millions de Cubains, ont salué la mémoire de . Mais le décès du révolutionnaire a aussi été l’occasion de ressortir quelques poncifs de la propagande anticastriste que l’on pensait ensevelis avec la guerre froide. Les voilà qu’ils remontaient à la surface médiatique: Castro a condamné les Cubains à la misère alors qu’il avait des millions de dollars planqués sur un compte secret; Castro a fait de Cuba une prison à ciel ouvert; Castro était homophobe… Et bien évidemment, l’incontournable « C’était un dictateur ». Nous avons soumis ces crachats funéraires à l’un des meilleurs spécialistes de Cuba, , pour un petit questionnaire vrai ou faux.


Fidel Castro a condamné les Cubains à la misère

Salim Lamrani : Les indicateurs fournis par les institutions onusiennes sur Cuba apportent un démenti à cette affirmation. L’une des grandes réussites de Fidel Castro et de la Révolution est d’avoir créé un système de protection sociale qui est unanimement considéré comme étant l’exemple à suivre pour les nations du Tiers-monde, en universalisant l’accès à la santé, à l’éducation, à la culture, au logement, à la sécurité, au sport et aux loisirs.

Quelques chiffrent permettent d’illustrer ce propos. Le taux d’alphabétisation est de plus de 99% et l’UNESCO souligne que les élèves cubains disposent des meilleurs résultats scolaires de toute l’Amérique latine dans toutes les matières. Cuba alloue près de 14% de son budget à ce secteur. Aucun pays au monde ne fait mieux. En guise de comparaison, la France alloue environ 7% de son budget à l’éducation. Bien entendu, tous les cursus sont universels et gratuits pour tous les Cubains.

Pour ce qui est de la santé, l’espérance de vie est de 80 ans et le taux de mortalité infantile est de 4,6 pour mille. Aucun pays du continent d’Amérique, y compris le Canada et les Etats-Unis, ne dispose d’un taux de mortalité infantile aussi bas. Selon l’UNICEF, Cuba est le seul pays d’Amérique latine et du Tiers-monde à avoir éliminé la malnutrition infantile. Cuba est le premier pays au monde à avoir éliminé la transmission mère/enfant du virus du sida. Il est bien entendu impossible d’atteindre de tels indicateurs sans accès à une bonne alimentation, des conditions de vie décentes, un système d’éducation performant, et des soins de première qualité.

On pourrait également disserter sur l’importante de la culture à Cuba qui est illustrée par les nombreuses manifestations organisées chaque année. On pourrait aussi évoquer la place centrale qu’occupe le sport qui contribue au bien-être physique et moral des citoyens et qui leur inculque des valeurs de partage, de générosité, d’altruisme et de solidarité fondamentales pour l’équilibre de la société.

Il convient de rappeler que ces réussites extraordinaires, uniques pour un pays du Tiers-monde aux ressources limitées, ont été obtenues dans un contexte d’hostilité extrême. Cuba souffre de sanctions économiques extrêmement sévères qui affectent toutes les catégories de la société et tous les secteurs de l’économie. Elles ont coûté plus de 120 milliards de dollars à l’île depuis plus d’un demi-siècle.

 

Fidel Castro avait une fortune personnelle estimée à 900 millions de dollars.

SL: L’estimation a été donnée par le magazine Forbes qui a avoué avoir arbitrairement décidé d’accorder une partie du PIB cubain à Fidel Castro. Le chiffre n’est donc pas crédible. D’ailleurs, tous les observateurs et toutes les personnalités étrangères qui ont eu le privilège de rencontrer Fidel Castro ont tous été frappés par les conditions de vie austères que s’imposait le leader de la Révolution cubaine. Il en est de même pour tous les cadres ayant un poste à responsabilité.

 

Fidel Castro a fait de Cuba une prison à ciel ouvert, n’hésitant pas à faire massacrer ceux qui tentaient de s’enfuir.

SL: Aucune organisation internationale n’a jamais rapporté le moindre cas d’assassinat politique, d’exécution extrajudiciaire, de disparition ou de torture à Cuba depuis 1959. Aucun journaliste n’a été assassiné à Cuba depuis le triomphe de la Révolution. Peu de pays au monde y compris les plus développés peuvent présenter un tel bilan sur les soixante dernières années.

Il y a 4 millions de touristes qui se rendent dans l’île chaque année. Si Cuba était une prison à ciel ouvert, où la population était réprimée, ils s’empresseraient de raconter cette supposée réalité à leur retour de l’île et choisiraient à l’évidence une autre destination pour leurs prochaines vacances. Or, l’immense majorité des touristes reviennent ravis de leur séjour à Cuba dont ils apprécient l’hospitalité, la chaleur humaine, la fraternité, l’histoire, la culture, la sécurité, l’absence de misère (même s’il y a de la pauvreté) et ont hâte d’y retourner.

Si Cuba était une prison à ciel ouvert, il n’y aurait pas 500 000 Cubano-Américains en visite dans l’île chaque année. Il faut savoir que chaque année, plus de mille Cubains qui ont émigré à l’étranger choisissent de rentrer définitivement dans leur pays d’origine. Ces faits parlent d’eux-mêmes.

 

Fidel Castro était homophobe.

SL : Cette question a souvent été instrumentalisée pour des raisons politiques. Dans les années soixante, les préjugés et les discriminations à l’égard des homosexuels étaient légion à travers le monde. Aucun pays n’en a réchappé, y compris les démocraties occidentales.

Au triomphe de la Révolution cubaine, en 1959, la société cubaine était de tradition catholique et patriarcale et il y avait, comme dans toutes les nations réunissant ces caractéristiques, des préjugés à l’égard de certaines catégories de la population.

La grande critique émise à l’encontre de Cuba concerne les Unités militaires d’aide à la production (UMAP) qui ont fonctionné environ deux ans dans les années 1960. Il est important de revenir aux faits. A Cuba, le service militaire est obligatoire. Dans les années soixante, les personnes qui ne souhaitaient pas effectuer leur service pour des raisons éthiques, philosophiques, religieuses ou personnelles devaient effectuer un service civique en réalisant des travaux agricoles dans des unités à la campagne. Au sein de ces UMAP, les homosexuels ont été victimes de discriminations, de vexations, de brimades et de moqueries et ont été logés dans des baraquements séparés.

Ces violations des droits humains sont parvenues aux oreilles de Vilma Espín, épouse de Raúl Castro, et surtout Présidente fondatrice de la puissante Fédération des femmes cubaines. Elle en a donc informé Fidel Castro. Ce dernier, qui s’est toujours appuyé sur la jeunesse et les étudiants, a décidé d’envoyer clandestinement un groupe de militants de l’Union des jeunesses communistes au sein des UMAP pour vérifier les faits. Après plusieurs semaines d’observation, ils ont rendu un rapport accablant confirmant les atteintes aux droits de ces personnes et les UMAP ont été fermées en 1968, un peu moins de deux ans après leur création. Il faut rappeler que le seul rôle de Fidel Castro dans les UMAP a été de procéder à leur fermeture définitive.

Il convient également de dire que des intellectuels tels que Virgilio Piñera et Lezama Lima ont été marginalisés et ostracisés. Dès lors que l’on donne un certain pouvoir à des bureaucrates marqués par l’ignorance et les préjugés, ce type d’abus est malheureusement inévitable. L’homosexualité a été reconnue comme un délit pénal jusqu’en 1979 à Cuba.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Les autorités ont pris plusieurs mesures pour lutter contre les préjugés. Ainsi, en 1993, l’Etat cubain a financé le film Fresa et chocolate qui dénonce les discriminations et les préjugés à l’encontre des homosexuels. Depuis 1995, les homosexuels participent en tant que groupe au défilé du 1er mai.  Le Centre national d’éducation sexuelle, dirigée par Mariel Castro, réalise un travail pédagogique et culturel remarquable avec le soutien de l’Etat cubain pour lutter contre les préjugés et discriminations à l’encontre des homosexuels. L’Etat cubain finance intégralement les opérations de changement de sexe. Depuis 2007, le Ministère cubain de la Santé finance même un festival de cinéma Gay chaque année. Adela Hernández, une personne transgenre née sous le nom de José Agustín Hernández, a même été élue à l’Assemblée municipale de la ville de Caibarién en 2012, ce qui montre l’évolution des mentalités à Cuba. A ma connaissance, il n’y a pas de cas similaire en France ou aux Etats-Unis. Ces faits démontrent que la situation des personnes à l’orientation sexuelle différente à Cuba ne correspond pas à l’image médiatique véhiculée dans les nations occidentales.

Cela dit, il est indispensable désormais de rappeler quelle était la situation des homosexuels à travers le monde, y compris dans les grandes démocraties occidentales. En un mot, elle était semblable à celle Cuba à la même époque. Les préjugés étaient largement répandus. En France, en 1960, le gouvernement du Président De Gaulle a classé l’homosexualité comme un « fléau social » et le parlement français a donné au pouvoir le droit de légiférer par décret pour combattre ce « fléau » (loi n° 60-773 du 30 juillet 1960). Il convient de rappeler également qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les déportés homosexuels ne pouvaient prétendre à aucune reconnaissance de leur statut de victime de guerre ni à aucune indemnisation. En 1968, la France a adopté le point de vue de l’Organisation mondiale de la santé et a classé l’homosexualité comme une maladie mentale. L’OMS n’abrogera cette classification qu’en 1991. La France a considéré l’homosexualité comme un délit pénal jusqu’en 1981. Aujourd’hui, en France, les populations homosexuelles sont toujours victimes de certaines discriminations. Par exemple, elles ne peuvent pas faire un don du sang dans les mêmes conditions que les catégories hétérosexuelles.

Aux Etats-Unis, l’homosexualité était considérée comme un trouble psychiatrique et était même « traitée » par la lobotomie jusqu’en 1951. Sous le maccarthysme, les homosexuels étaient chassés de leur emploi et parfois même jetés en prison. Dans les années 1970, la police effectuait régulièrement des descentes dans les bars homosexuels. En mars 1970, 167 personnes ont été arrêtées dans un bar de Greenwich Village à New York. Jusqu’en 1990, les services d’immigration pouvaient refuser l’entrée aux Etats-Unis pour les étrangers homosexuels. Dans les années 1980, l’homosexualité constitue un délit pénal dans la moitié des 50 Etats des Etats-Unis. Aujourd’hui encore, au XXIe siècle aux Etats-Unis, l’homosexualité reste un délit pénal dans 13 Etats sur 50.

 

Fidel Castro était un dictateur.

SL : Aucun dirigeant au monde ne peut rester 30 ans à la tête d’un pays – car il convient de rappeler que Fidel Castro a été Président de la République de 1976 à 2006 – dans un contexte de guerre larvée avec les Etats-Unis sans un soutien majoritaire du peuple.

Les diplomates étasuniens en poste à Cuba sont d’ailleurs très lucides à ce sujet. Dans un mémorandum datant de 2009, Jonathan Farrar, alors chef de la section des intérêts étasuniens à La Havane – il n’y avait pas encore d’ambassade à l’époque – soulignait que « ce serait une erreur de sous-estimer le soutien dont dispose le gouvernement particulièrement auprès des communautés populaires et des étudiants ».

Tous les observateurs sérieux sont unanimes pour reconnaître que Fidel Castro était aimé des Cubains, même si, comme dans toute société, il y a toujours eu des secteurs insatisfaits.

Par ailleurs, il faut rappeler que Fidel Castro a été élu tous les cinq ans depuis l’adoption de la nouvelle Constitution en 1976. Auparavant, sous la Cuba révolutionnaire, il y a eu deux autres présidents : Manuel Urrutia de janvier à juillet 1959 et Osvaldo Dorticós de juillet 1959 à décembre 1976.

Il faut savoir que des élections directes ont lieu à Cuba au niveau municipal, provincial et pour les législatives. Elles ont toutes lieu au scrutin universel et secret tous les deux ans et demi pour les élections municipales et tous les cinq ans pour les provinciales et les législatives. Le Parti communiste cubain, qui est le seul parti existant dans l’île, ne joue absolument aucun rôle électoral. La législation cubaine interdit au PCC de désigner les candidats. Ce sont les électeurs, au sein de leur circonscription, qui désignent les candidats. Pour chaque élection, il en faut au moins deux et au maximum huit. Une fois les candidats désignés, leur CV est affiché sur la place publique. Les campagnes électorales sont interdites. Il faut également savoir qu’à Cuba les élus peuvent être révoqués durant leur mandat si les électeurs en décident ainsi. Par exemple, un député élu à 57% des voix pourra être révoqué par ses électeurs si 57% +1 en expriment la volonté.

Pour les élections présidentielles, il s’agit d’un processus indirect. C’est le Parlement cubain qui élit parmi ses députés les membres du Conseil d’Etat et du Conseil des Ministres ainsi que leur Président. Ainsi, pour arriver à la Présidence de Cuba, Fidel Castro a d’abord dû être désigné candidat au Parlement, élu comme député au suffrage universel et secret, et ensuite élu par le Parlement comme Président du Conseil d’Etat et du Conseil des Ministres. A Cuba, le Président est à la fois le chef d’Etat et le chef du gouvernement.

Source: Investig’Action

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Fidel Castro, héros des déshérités, Paris, Editions Estrella, 2016. Préface d’Ignacio Ramonet.

– See more at: http://www.investigaction.net/vrai-ou-faux-salim-lamrani-decortique-les-cliches-sur-castro/#sthash.HW2l8VaE.dpuf

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La Russie: De la Syrie à l’Europe

8 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #le nazisme, #Politique étrangère, #Le fascisme, #Les média

La Russie: De la Syrie à l’Europe

De la Syrie à l’Europe

Le désengagement partiel de la Russie en Syrie ordonné par Vladimir Poutine va essentiellement servir à renforcer les défenses Russes en Europe face à l’arrivée de nouvelles unites américaines et du déploiement de nouvelles forces de l’OTAN dans les Pays Baltes, en Ukraine et en Pologne.

Sur le plan politique une importante décision a été prise en Allemagne où la Bundestag (le Parlement allemand) a voté le 1-er decembre 2016 la possibilité juridique pour l’Allemagne de mener une guerre contre un autre pays (La Loi № 80 StGB du Code pénal interdisait à l’Allemagne de mener une guerre depuisla Seconde Guerre Mondiale). En remerciements de sa bonne volonté, l’Allemagne a obtenu le commandement militaire des troupes de l’OTAN dans les pays baltes avec la possibilité d’y installer une base permanente.

La machine de propagande occidentale jusqu’alors focalisée sur la Syrie avec les descriptions des imaginaires « crimes de guerre » Russes et syriens, le soutien aux « terroristes modérés » combattant le tyran Assad etc etc, s’est maintenant mise en ordre de bataille contre la Russie: Après les accusations de piratage des élections américaines, la Russie est accusée de vouloir pirater les élections allemandes et françaises pour y installer des « pantins » favorables à Moscou. Des instructions en Allemagne et en France ont été données aux grands groupes médiatiques – qui ne survivent que grâce aux subventions gouvernementales – pour lancer la charge contre la Russie sur ce sujet électoral.

Aux Etats-Unis le Parlement a annoncé clairement que les ordres de Donald Trump pourraient être considérés comme nuls (Lire ici). Donald Trump aura-t-il la volonté et la puissance nécessaire pour faire cesser ce mouvement allant inexorablement vers une guerre entre la Russie et l’OTAN? Rien n’est moins certain d’autant plus que la situation financière aux Etats-Unis est clairement impossible à relever avec un déficit de près de 20.000 milliards de dollars (Lire ici). Une guerre pourrait donc être considérée comme un excellent moyen de relancer l’économie tout en déclarant nulles les créances détenues par les pays étrangers.

C’est dans cette configuration que la Russie continue de renforcer ses défenses intérieures avec par exemple l’installation dans les jour à venir de nouveaux systèmes anti-aériens en Crimée, le déploiement de tels systèmes à Kaliningrad fin 2016, et donc le redéploiement de ses forces de Syrie en Europe.

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USA: NOUVEAU RECORD au 31 Décembre 2016: Plus de 102,63 MILLIONS d’américains sont sans emploi

8 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le socialisme, #l'horreur économique, #Services publics

USA: NOUVEAU RECORD au 31 Décembre 2016: Plus de 102,63 MILLIONS d’américains sont sans emploi

 
USA: NOUVEAU RECORD au 31 Décembre 2016: Plus de 102,63 MILLIONS d’américains sont sans emploi

Le nombre d’américains se trouvant hors de la population active (en dehors du marché du travail) vient d’atteindre un nouveau record au 31 Décembre 2016, selon les nouvelles données sur l’emploi publiées ce vendredi 06 janvier 2017 par le département du travail américain (Bureau of Labor Statistics-BLS).

Le Département du Travail Américain (Bureau of Labor Statistics – BLS) rapporte ce vendredi 06 Janvier 2017 que 95,102 millions d’américains (âgées de 16 ans et plus) n’étaient ni employés le mois dernier, ni en recherche active d’un emploi durant les quatre dernières semaines.

Le nombre d’américains se trouvant en dehors du marché du travail a augmenté de 18.000 personnes sur le mois de Décembre 2016 (424.000 sur les 2 derniers mois – Nov/Déc) et d’1,124 million par rapport au mois de décembre 2015, battant ainsi le record du mois de Novembre 2016 qui s’élevait à 95,055 millions d’américains exclus du marché du travail (Chiffre révisé en hausse à 95,084 millions). Le nouveau record est à présent de 95,102 millions d’américains se trouvant exclus du marché du travail au 31 Décembre 2016( Not in labor force). Mais on peut pousser un peu plus loin encore la synthèse puisqu’il faut ajouter à ce nombre, les 7,529 millions d’américains officiellement déclarés au chômage (unemployed-Chiffre qui a lui aussi augmenté sur le mois de Décembre 2016).

En résumé: 95,102 + 7,529= 102,631 millions d’américains se trouvent sans emploi au 31 Décembre 2016.

USA: NOUVEAU RECORD au 31 Décembre 2016: Plus de 102,63 MILLIONS d’américains sont sans emploi
Ci-dessous, vous trouverez le graphique partagé généreusement par la Réserve Fédérale de Saint Louis sur le nombre d’américains âges de 16 ans et +, se trouvant en dehors de la population active au 31 Décembre 2016: NOUVEAU RECORD à 95,102 MILLIONS

 

De plus, le taux de participation à la population active se situe à 62,7 % au 31 Décembre 2016. Ce taux de participation à la population active n’a jamais été aussi bas depuis Décembre 1977.

Vivre à l’année sur un parking, …. Voilà ce qu’il reste à la classe moyenne américaine.

USA: Remake des années 30 ? … Le pourcentage d’hommes sans emploi est identique à celui de la grande dépression

Ci-dessous, vous trouverez le graphique partagé généreusement par la Réserve Fédérale de Saint Louis sur le taux de participation à la population active: 62,7 % au plus bas depuis Décembre 1977

Le taux de chômage serait de 22,7% au 31 Décembre 2016 selon le site shadowstats de John
Williams.

Comme vous le voyez, le taux de chômage aux Etats-Unis est situé entre 20 et 25 %. Qui a parlé de reprise aux Etats-Unis ? Quand on sait que les taux de chômage en Espagne ou en Grèce se situent « officiellement » dans les 22 % ou plus, il y a de quoi avoir froid dans le dos.

Vous me direz certainement que vous le saviez, que cela n’apporte rien, ou que nous ne sommes pas mieux avec nos 9 millions de chômeurs « officieux », je vous répondrai simplement que tous les analystes se basent sur les chiffres officiels pour leur prévision, autant dire qu’avec un taux aussi biaisé ils ne risquent pas d’être au bout de leur surprise !

Olivier Delamarche-02/01/17: Oui, en effet , il y a eu des emplois créés aux Etats-Unis depuis 2008 mais pour des gens de plus de 55 ans et non pas dans la catégorie 25-55 ans avec un taux de multi-emplois qui n’a jamais été aussi élevé à 8.170 millions d’américains qui ont plusieurs jobs parce que sinon, ils ne s’en tirent pas. On a aujourd’hui des gens qui ont perdu des boulots à temps complet et qui ont été réngagés à temps partiel et lorsque vous réembauchez la même personne à temps partiel parce qu’il a 3 boulots, vous le comptez comme 3 engagements… Ce qui est FAUX ! On a détruit des boulots qui étaient très bien payés dans l’industrie manufacturière et on en a engagé une pelleté, c’est monumental ce qui s’est passé, dans les restaurants et les bars. Et pour l’emploi, je continue, je persiste et je signe, il y a 102,5 millions d’américains qui sont sans emploi… ce qui représente 1/3 de la population américaine. Excusez moi mais je pense que c’est inquiétant. Et on a 50 millions d’américains qui sont au food stamps (resto du coeur)

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Grandes et petites questions sur nos temps difficiles, par Robert Charvin

8 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée

Source : Robert Charvin, 06-10-2016

Discours de Pericles (Athène, Grèce)

Discours de Pericles (Athène, Grèce)

La démocratie « à l’occidentale », c’est quoi ? Le libre bavardage, l’absence d’obligations civiques si ce n’est celle de se débrouiller », des élections exigeant beaucoup d’argent et des sondages à haute dose.

Reprenons. Ce bavardage permanent sur tous les médias fait croire au pluralisme et n’engage à rien : il est soigneusement contenu dans des limites « convenables » pour le système et les avis contraires se neutralisent sans conséquence.

Le citoyen ne se voit rien demander (sauf ses impôts), ce qui lui faire croire qu’il est « libre » ; en contrepartie, il ne décide de rien et perçoit très peu (au mieux, quelques « minimas sociaux »). Il est surtout sujet, ce à quoi il s’habitue, par apolitisme, pour se consacrer à sa petite vie privée, privée surtout de l’Autre. Car il doit combattre sans scrupule tous les « autres » pour survivre : il est « ubérisé » !

Les « consultations » (le mot est bien ajusté) électorales, qui se succèdent et se ressemblent, institutionnalisent une alternance sans alternative en désignant des représentants très peu représentatifs, libérés de tout engagement vis-à-vis de leurs électeurs. Si les résultats sont inattendus et perturbateurs pour le système, ils sont neutralisés. Une masse de citoyens « amateurs » légitiment des professionnels de la vie politique, assistant la petite équipe d’oligarques ayant la maîtrise des grandes décisions économiques et financières. Malgré une abstention croissante, l’argent et les médias parviennent encore à persuader ces « amateurs » des « bonnes orientations » et des « meilleurs » candidats présélectionnés par les sondages et les financeurs de campagne !

Ainsi, ce que l’on appelle communément en Occident « la démocratie » est un ensemble de faux-semblants laissant la majorité des individus démunie. Jour après jour, on convainc le pseudo-citoyen qu’il n’y a pas d’autre choix : la solution « démocratique » serait la « moins pire ». Il échapperait ainsi au « totalitarisme », phénomène indéfini mais dont on diffuse régulièrement quelques images : les horreurs nazies et le goulag stalinien. En direction des citoyens les plus lucides et les moins formatés, se refusant aux distinctions basiques entre le Bien et le Mal, sont mandatés avec force publicité quelques intellectuels plus ou moins mercenaires chargés de s’indigner contre ce Mal au nom d’un humanisme salutaire !

Tous les arguments sont utilisés pour tuer toute espérance d’un autre monde que celui existant et pour enfermer les dangereux insatisfaits dans le « paradis » du possible que serait « la bien-heureuse démocratie à l’occidentale » !

Tous les jours sont répétées de soi-disant vérités d’évidence.

« L’égalité sociale tue l’esprit de compétition et anesthésie la société. Ceux d’en-haut sont donc les plus méritants ».

« Collectiviser la production des richesses, utopie communiste de mauvais aloi, même s’il s’agit d’autogestion ou de coopérative, détruit l’efficacité économique qui a besoin de chefs, c’est-à-dire de managers de haute volée, ainsi que d’actionnaires et de banquiers pour les financer ! ».

« L’information réelle des citoyens sur les réalisations locales ou sur les mesures nationales ou internationales rend la Cité ingouvernable. Il convient donc de ne laisser filtrer que ce qui est indispensable à la crédibilité du bien fondé des décisions déjà prises. Il faut faire admettre les clivages entre les Bons et les Méchants et user de la répétition pour convaincre. A défaut, se crée un climat anarchique et subversif ».

« L’enseignement a une finalité utilitariste qui doit être renforcée. Napoléon I, après avoir fait son expérience robespierriste, avait bien raison de retirer des programmes l’Histoire et la Philosophie ! Les employeurs ont besoin « d’employables » et non d’esprits critiques susceptibles de perturber l’ordre naturel des choses ! ».

etc. etc. etc.

Face à ces conceptions qu’imposent le monde des affaires et la médiocratie politique au pouvoir, n’y a-t-il rien de possible et aucun espoir ?

Quelques ébauches de réponses :

L’Histoire a toujours plus d’imagination que ceux qui la vivent : les Résistants des premières années quarante contre les fascismes concevaient-ils l’effondrement brutal dès 1944-1945 de l’empire nazi ? Les Amérindiens de Bolivie discriminés et humiliés depuis des siècles imaginaient-ils le pouvoir d’Evo Moralès ?

Il n’est pas impossible de détruire les illusions à la source de la servilité : le mot « liberté » est un mot creux si l’on ne prend pas conscience de tous les déterminismes et de toutes les limites dont il faut se libérer pour approcher de cette liberté ! Est-ce au-dessus de nos forces ?

On peut comprendre au seul spectacle du monde que les hommes vivent encore en pré-histoire et qu’il n’est nulle part de démocratie, car elle est une création continue, un projet toujours « à-venir », édifié par de vrais citoyens, « centres d’initiatives » toujours responsables mais encore minoritaires !

Dans l’attente d’une réflexion de fonds qui s’impose, il est urgent et plus aisé de répondre à quelques questions d’actualité, liées cependant aux précédentes.

* Peut-on rationnellement penser, comme on nous le répète, que certains États incarnent le Bien (les États-Unis ou la France, par exemple) et d’autres le Mal (la Chine ou la Russie, par exemple), ce qui serait une première dans l’Histoire !

* Sachant que les médias (sous la III° République, sous Vichy, sous de Gaulle, etc.) étaient pour la plupart soumis à toute époque à l’argent et au pouvoir, peut-on douter un instant qu’il en est toujours de même aujourd’hui, afin de nous intoxiquer ?

* Alors que depuis des siècles, aucun régime politique n’a effectivement admis le pouvoir du peuple, peut-on croire qu’aujourd’hui le miracle s’est produit ? Les élections présidentielles aux États-Unis ou en France sont-elles par exemple une confrontation entre des personnalités d’une qualité supérieure qui ont pleine légitimité pour décider de ce qui nous regarde ?

* L’antiterrorisme n’apparaît-il pas comme un formidable dérivatif pour cette pseudo-élite liée aux milieux d’affaires afin d’éviter le débat sur le chômage, les salaires, la relance économique, l’évasion fiscale, etc. sujets sur lesquels ils n’ont rien à dire ni rien à proposer.

Si le lecteur en ligne, privé de sudoku ou de mots fléchés, pouvait réagir et prendre les mesures adéquates, cela serait réjouissant !

Source : Robert Charvin, 06-10-2016

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Attaque terroriste contre les députés français Thierry Mariani, Jean Lassalle et Nicolas Dhuicq venus à Alep. Par Benjamin Blanchard président de l'association "SOS Chrétiens d'orient".

8 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Jean Lassalle répond aux journalistes dans le salon de l'aéroport international d'Alep

Jean Lassalle répond aux journalistes dans le salon de l'aéroport international d'Alep

Attaque terroriste contre les députés français venus à Alep.

Huit obus ont été tirés contre l'aéroport d'#Alep, précisément au moment de l'arrivée de la délégation menée par Thierry Mariani, Jean Lassalle et Nicolas Dhuicq.
Après plusieurs heures à attendre que la nuit tombe et que l'armée sécurise les environs, nous avons embarqué dans l'avion qui avait pu enfin décoller tous feux éteints. Embarquement en urgence avec les bagages à la main et décollage immédiat dans l'obscurité complète.
Bravo à la sécurité syrienne pour son calme et sa gestion de la situation, au pilote et à l'équipage pour leur efficacité.

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L'aviation syrienne intervient rapidement après l'attaque pour neutraliser les terroristes (cf la fumée au fond au centre )

L'aviation syrienne intervient rapidement après l'attaque pour neutraliser les terroristes (cf la fumée au fond au centre )

Terrorist attack against the french members of Parliament who were visiting Aleppo

8 mortars have Been sent against Aleppo airport exactly when the french delegation, headed by the members of Parliament Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq and Jean Lassalle, arrived there.
After many hours waiting for the arrival of the night and that the army have secured the perimetre, we have been abble to board the plane which has taken off on lights off.
Congratulations to the Syrian security forces for their professionalism and their cold-bloodness, and to the pilot and the crew for their efficiency.

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Embarquement au pas de course dans le Tupolev de Syrian Airlines

Embarquement au pas de course dans le Tupolev de Syrian Airlines

إعتداء إرهابي ضد النواب الفرنسيين القادمين إلى حلب.
تم إطلاق ثماني قذائف على مطار #حلب الدولي أثناء وصول الوفد المؤلف من تيري مارياني و جان لاسال و نيكولاس دويك.
بعد عدة ساعات من الإنتظار حتى يحل الليل و قيام الجيش بتأمين مُحيط المطار، صعدنا إلى الطائرة التي تمكنت من الإقلاع أخيراً مع إطفاء كل الإنارة في الطائرة.
كان الصعود إلى الطائرة بسرعة حاملين كل الأمتعة باليد و الإقلاع فوري في ظلامٍ تام.
تحية لقوى الأمن السوري على هدوئهم و استيعابهم للأزمة و تحية للطيار و فريقه على فعاليتهم.

 

Page Facebook de Benjamin Blanchard président de l'association "SOS Chrétiens d'orient".

https://www.facebook.com/Benj.Blanchard/posts/10154840949378397

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Des manifestations anti-Maïdan à la guerre du Donbass - Parcours d'un mannequin devenue journaliste de guerre, et futur de sa patrie. Par Sébastien Hairon.

7 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #Ukraine, #le nazisme

Des manifestations anti-Maïdan à la guerre du Donbass - Parcours d'un mannequin devenue journaliste de guerre, et futur de sa patrie

Plusieurs personnes m'ont demandé qui est Katya, car je travaille souvent avec elle, et la mentionne fréquemment, lors de mes reportages et dans mes articles. J'ai donc décidé il y a deux mois de faire son interview, que je publie aujourd'hui. Je vous laisse découvrir son histoire, comment sa vie personnelle a été chamboulée par les événements du Maïdan, et comment elle voit le futur de sa patrie.

Bonjour Katya, peux-tu te présenter ?
Bonjour, je m'appelle Katya Katina, je suis une citoyenne de la RPD (République Populaire de Donetsk), et je travaille désormais comme reporter, comme journaliste, pour News Front. C'est une agence d'information russe, et je travaille pour eux depuis plus de deux ans, depuis le tout début des actions militaires ici dans le Donbass.

Quel était ton travail avant la guerre ?
Eh bien, avant la guerre j'avais une profession très pacifique et créative. Je travaillais comme mannequin. J'ai joué dans de petites vidéos musicales et même des films, mais rien en lien avec la guerre ou des actions militaires, rien du tout.

Comment peut-on passer de mannequin à journaliste de guerre ? C'est un sacré changement de carrière professionnelle. Qu'est-ce qui t'a motivée à faire un tel changement ?
Je considère que je n'avais pas d'autre choix, car la guerre, ce conflit militaire, est arrivé dans ma patrie, et bien sûr je ne pouvais pas rester en arrière et me cacher. Parce que c'est ma patrie, c'est ma ville natale. Je l'aime beaucoup et lorsque j'ai vu ces événements qui ont débuté sur le Maïdan, c'était en novembre 2013, je me souviens que j'ai eu le sentiment que ce désastre - je pensais que c'était un désastre - allait d'une façon ou d'une autre influencer ma vie. Et lorsque toutes ces actions ont commencé, ces manifestations contre les nazis, contre Bandera et tout çà, bien sûr j'y ai participé, à toutes ces actions, tous ces événements. Donc j'ai d'abord été une activiste, sur les barricades, dans toutes les réunions, je participais à tout. Et lorsque les bombardements ont commencé, j'ai décidé de changer de métier et de devenir journaliste. Et ça s'est fait accidentellement en fait. J'ai croisé un ami près de ce bâtiment administratif et il m'a demandé « Kate, peut-être que ça serait intéressant pour toi de devenir journaliste, parce qu'il nous en faut un ». J'ai pensé « D'accord, peut-être, pourquoi pas », et en fait à partir du 1er juin 2014 je suis devenue journaliste. D'abord j'ai été pigiste, puis une correspondante et journaliste normale, et maintenant je suis aussi la directrice du bureau de News Front ici en RPD.

Tu as déclaré que tu avais participé aux manifestations qui ont eu lieu ici en 2014. Tu étais donc une activiste. Pourquoi as-tu participé à ces manifestations, aux barricades, et à l'occupation de ce bâtiment administratif, qui a été pris début avril 2014 ? Est-ce que tu étais une sorte d'agent du Kremlin payé par Poutine ?
[Rire de Katya] Et bien, malheureusement non. Je ne suis pas un agent du Kremlin. Peut-être que certains pensent cela mais non. C'est juste que depuis mon enfance je n'étais pas indifférente. J'ai été élevée avec les idéaux de la Grande Guerre Patriotique. Mes deux grand-pères ont participé à cette guerre, ils étaient des héros, ils ont été décorés. Et j'ai été élevée dans cet amour de la patrie, ce sentiment patriotique. Et lorsque nous avons vu cette folie du Maïdan, tous ces bâtards masqués qui disaient que les Russes devaient être tués, que nous ne pouvions pas parler russe, et que nous devrions embrasser le cul de Bandera, etc, je me suis rebellée et j'ai pensé « Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? ». Pourquoi est-ce que nous, les Russes qui vivent ici, parce que la partie Est de l'Ukraine a toujours été russe tu sais, ça faisait partie de l'empire russe avant la Révolution… Et j'ai considéré que c'était impossible pour nous, et des millions de personnes pensaient de la même manière. Tu sais il y a eu des manifestation à Kharkov, à Odessa, dans tous les coins de la Nouvelle Russie historique. Mais ici, dans le Donbass, à Donetsk et Lougansk, ces manifestations étaient vraiment énormes. Tout le monde manifestait, et nous avons décidé de commencer à nous battre pour nos droits. Tu sais ce que nous voulions au départ ? Nous voulions la fédéralisation du pays. Que chaque région ait son propre chef, son propre, budget, pour que ce soit équitable. Parce que ça a toujours été comme çà : le Donbass nourrissait presque toute l'Ukraine. Parce que c'est une région industrielle, il y a des usines, et des fabriques. Et je pense que 80 % du budget ukrainien était fourni par le Donbass.

Donc c'est le contraire de ce que la propagande ukrainienne raconte en disant que les gens du Donbass sont juste des fainéants, qu'ils coûtent de l'argent etc
Comment pourrions-nous être des fainéants ? De nouveau, si nous prenons ce Maïdan, ils sautaient sur la place du Maïdan, à ne rien faire, pendant que nos mineurs travaillaient, que nos usines tournaient, tout le monde travaillait. Parce que les gens de chez nous n'ont pas participé au Maïdan et tout çà. On travaillait c'est tout. Mais quand nous avons vu cette alerte, que Secteur Droit, qui venait juste d'apparaître, pouvait venir ici et imposer ses règles, bien sûr nous ne pouvions pas nous cacher, nous ne pouvions rester indifférents. Nous devions nous battre pour nos droits, pour notre liberté. C'est pour cela que je suis devenue une activiste et plus tard une journaliste.

Combien de personnes ces manifestations rassemblaient-elles ici à Donetsk en mars et début avril, avant l'occupation de ces bâtiments administratifs ?
Eh bien, des milliers de personnes. Je me souviens au tout début de ce mouvement de manifestations, lorsqu'il y avait juste quelques dizaines de personnes, peut-être une centaine, puis des milliers. Et peut-être nos lecteurs, notre public, a vu ces vidéos sur internet, où nous marchions avec des drapeaux, lors de manifestations pacifiques, et il y avait des milliers de personnes. Je ne sais pas combien, mais je pense que toute l'avenue centrale était pleine de monde [note : lorsque cette avenue est remplie cela veut dire habituellement au moins 30 000 à 50 000 personnes].

Quand la guerre est-elle arrivée ici à Donetsk en 2014 ?
C'est arrivé plus tard à Donetsk. En avril, les premières actions militaires ont débuté à Slaviansk, et je pense que c'était à la fin du mois de mai que les premières attaques d'avions ukrainiens, les premiers combats à l'aéroport ont eu lieu. Donc le 20 mai 2014. Puis il y a eu de nouveau quelques bombardements sur la périphérie, de nouveau l'aéroport était le point le plus chaud à ce moment là, et à partir de juillet c'est devenu plus sérieux, en juillet l'armée ukrainienne a commencé à bombarder la ville même. Le district de Kievskyi, de Kouibyshevsky, de Troudovskyi, Petrovka, tous ces endroits ont été bombardés. Donc la guerre est arrivée à Donetsk en juillet 2014.

Donc quand tu as commencé comme journaliste, c'était vraiment des hostilités de grande envergure. Est-ce que tu allais sur le front à cette époque ou est-ce que tu travaillais plus en arrière ?
Je me souviens que nous étions très près de l'aéroport en juillet 2014. C'était comme un point chaud mais pas trop chaud. Et bien sûr au tout départ nous n'avions pas de casques, ni de gilets [pare balles], rien du tout. On était juste là comme des touristes marchant avec des caméras. Sans aucun équipement de sécurité, sans rien. Puis, je me souviens, j'ai travaillé sur des zones bombardées et parfois nous venions sur place et les bombardements continuaient. Donc des moments assez dangereux. Et puis, je pense à partir de l'automne 2014, j'ai commencé à aller sur la ligne de front, lorsqu'une stratégie de coopération, de bonne coopération entre les combattants, les journalistes et le ministère de la Défense de la RPD a été mise en place et fonctionnait bien. Alors j'ai commencé à y aller. Parce qu'au tout départ, en juillet, plusieurs journalistes sont morts à cause de ce manque de coordination. Ils allaient quelque part, sans savoir exactement où ils allaient. Et plusieurs d'entre eux ont été capturés par les Ukrainiens [comme Graham Philipps], et plusieurs ont été tués, comme Sténine. Parce qu'ils allaient n'importe où sans savoir exactement où. Je me souviens de cette époque et c'était vraiment dur. Pas d'équipement de sécurité, pas de voiture, tu pouvais te rendre sur place en bus... En fait c'était quelque chose d'assez intéressant. Tu pouvais aller en bus sur la zone qui avait été bombardée. Donc, malgré les bombardements, les transports publics fonctionnaient. Tu pouvais facilement prendre un bus et aller à Troudovskyi. Maryinka est tout près, tu pouvais marcher jusque là-bas. Je me souviens de ces moments.

Et tu n'avais pas trop peur de travailler dans de telles conditions ?
Pour moi c'était comme une sorte d'aventure au tout départ. Peut-être que je n'arrivais pas à croire que c'était réel. Personne ne peut croire que la guerre peut venir ici, dans un pays pacifique. Rien. Pas de menaces. Pas d'alertes avant. Et pour moi j'avais un tel pic d'adrénaline que peut-être je n'ai pas correctement évalué le danger à ce moment là. Et j'ai travaillé sur ce courage et cette adrénaline. Et ensuite, quelque jours, parfois quelques semaines après, je réalisais « J'aurai pu facilement mourir lors de ce bombardement ». Mais c'était après. Sur le moment tu n'y penses pas. Tu es juste là et tu te dis « Je crois en mon ange gardien, qui me protège, et tout ira bien. Je dois travailler, je dois partager cette information, partager la vérité avec les gens ».

Donc, lorsque tu faisais partie de ces manifestants, de ces activistes qui ont pris les bâtiments administratifs, tu ne pensais pas que Kiev attaquerait militairement la ville ?
Je ne pouvais pas l'imaginer. Nous pensions qu'il y aurait une sorte de processus de négociation. Pour donner plus de liberté aux régions, pour faire un référendum, pour fédéraliser le pays. Mais ces assassins, je ne peux pas les appeler autrement, ce sont des assassins, des meurtriers, et ces personnes, ce gouvernement de Kiev, ce « président » de Kiev, etc, ils ont juste décidé de tuer les gens qui ne partageaient pas la même opinion qu'eux. C'était leur raison, leur motivation. Bien sûr pour nous c'était quelque chose d'incroyable. Quelque chose d'impossible. Comment est-il possible de ne pas écouter l'opinion d'une personne et juste d'essayer de la tuer ? Comment est-ce possible ? De tuer son propre peuple.

Maintenant, en tant que citoyenne de la RPD, et en tant que journaliste, tu as des contacts avec beaucoup de gens, combien de pourcents penses-tu souhaiteraient revenir en Ukraine ?
Revenir en Ukraine ? Je pense que très peu de personnes peuvent vouloir cela. Et ces personnes n'étaient pas là pendant ces actions militaire. Ils étaient quelque part en Ukraine, pour mettre leurs fesses à l'abri, ou peut-être en Russie. Et maintenant ils reviennent, disent que tout est de la merde, que tout va mal, et qu'ils veulent revenir en Ukraine. Mais de telles personnes sont ultra minoritaires je pense. Je pense qu'ils sont moins d'un pourcent. Parce que tous ceux qui ont été là lors de ces actions militaires de 2014, 2015, bien sûr qu'ils ne peuvent pas revenir en Ukraine. C'est impossible de revenir vers un peuple qui tue ta famille, détruit ta maison, gâche ta carrière, ta vie, tout. C'est impossible. Parce qu'aujourd'hui l'Ukraine est cinglée. C'est un état terroriste, qui tue le peuple. Comment pourrions-nous vivre… Si on compare ça à une famille, comment peux-tu vivre comme une famille avec un tel cinglé ? Parce que le cinglé, même s'il te sourit par devant, te plantera un couteau dans le dos un jour.

Parce qu'une partie de la propagande occidentale dit que les gens ici sont retenus en otages par les gouvernement terroristes de la RPD et de la RPL. Cela montre que c'est juste n'importe quoi.
Je pense que c'est une catastrophe de penser çà. Comment peut-on appeler les gens ici des terroristes ? Nous ne commettons aucun acte terroriste. Rien de tel. Pas d'enlèvement, de bombes, rien. Comment peut-on nous appeler des terroristes ? Vraiment, je ne comprend pas.

Pour le moment, les accords de Minsk sont plus ou moins « en vigueur » mais nous avons assisté récemment à une escalade de la situation, avec une augmentation des bombardements, des victimes, l'assassinat du commandant Motorola. Comment penses-tu que la situation va évoluer dans les prochaines semaines ou mois ?
Et bien, je pense qu'il y aura une escalade. Parce que tous les signes sont là. Les bombardements même le matin, tôt le soir, et nous pouvons entendre l'utilisation de très gros calibres par la partie ukrainienne.

Même hier soir, (29 octobre) ils n'ont pas attendu la nuit tombée
Ma maison tremblait. Et je vois bien que l'armée ukrainienne et tous ces mercenaires deviennent de plus en plus impudents. Ils agissent comme tel : « on peut faire tout ce qu'on veut, et vous suivrez vos accords de Minsk et vous ne répondrez pas ». Et à cause de cela, ils deviennent de plus en plus agressifs. Et bien sûr il faut prendre en compte les élections américaines aussi. Et je pense que cela peut influencer d'une certaine manière l'escalade potentielle. De nouveau, ce régime de cessez-le-feu ne peut pas durer éternellement. Parce que ce n'est pas la paix, ce n'est pas la guerre, c'est quelque chose entre les deux. Et cette « paix » fragile, ce cessez-le-feu, peut tomber d'une minute à l'autre. Ça ne peut pas durer éternellement. Je pense que nous devons toujours être prêts pour la guerre. Comme disaient les Latins « Si vis pacem para bellum » [Si tu veux la paix, prépare la guerre], donc nous devons être prêts pour la guerre. Et je pense que c'est seulement par la guerre que nous pouvons libérer le reste du Donbass.

Ce qui est vraiment dommage car les accords de Minsk proposaient une solution politique
Mais tu sais, Porochenko, son entourage, ils ne mettront jamais en œuvre ces accords. Comment pourraient-ils donner sa liberté au Donbass ? Comment pourraient-ils accorder l’amnistie ? Mais de nouveau, l'amnistie... Pourquoi devraient-ils nous accorder l'amnistie ? Ce sont EUX les criminels. EUX qui tuent le peuple. Des milliers de personnes sont mortes à cause d'eux. Pour moi c'est vraiment une situation surréaliste.

Certaines personnes dans les pays occidentaux disent que les personnes qui sont mortes, y compris celles qui sont mortes jeudi soir à Makeyevka, ont été tuées par l'armée russe. Est-ce que l'armée russe est ici ?
Tu sais, je vis ici depuis très longtemps et je n'ai jamais vu l'armée russe. Peut-être qu'ils sont transparents, je ne sais pas. Ils sont invisibles.

Comment penses-tu que cela se terminera sur le long terme ? Penses-tu qu'un état de Nouvelle Russie verra le jour ? Ou est-ce que la RPD et la RPL intégreront la fédération de Russie ?
Je pense qu'il y a différentes possibilités. Bien sûr ce conflit va durer pendant longtemps. Ce n'est pas un conflit d'un, deux ou trois ans. Cela va durer longtemps. Parce qu'il faut du temps, bien sûr, c'est clair. Et je pense que ça sera la Nouvelle Russie, un jour ça sera la Nouvelle Russie. Peut-être comme la Tchétchénie, comme faisant partie de la fédération de Russie. Mais bien sûr ce ne sera plus l'Ukraine. Et pour parler franchement, je pense que comme dans l'hymne ukrainien, l'Ukraine mourra bientôt. Peux-tu imaginer un pays dont l'hymne commence par « L'Ukraine n'est pas encore morte » ? Donc je suis sûre que cela aura lieu. Ça aura lieu car tous ces processus sont déjà en cours. C'était corrompu de l'intérieur d'une certaine façon.

Le problème de l'Ukraine, c'est qu'il s'agit d'un état artificiel, créé par l'URSS, et s'ils veulent pousser la décommunisation jusqu'au bout, ils devraient dissoudre le pays. Car le pays a été créé de toutes pièces par l'URSS, par les communistes. Donc c'est une création artificielle, qui finira comme toute les créations artificielles : elle disparaîtra.
C'est une nation totalement artificielle, avec une histoire fictive etc. On a lavé le cerveau du peuple russe et maintenant ils sautent sur la place Maïdan. Je n'ai pas de mots…

Qu'est-ce que tu voudrais dire à nos lecteurs occidentaux ? Aux personnes d'Europe, de Grande-Bretagne, d'Amérique, qui vont voir cette interview ? Qu'est-ce que tu voudrais leur dire à propos de la situation ici, et quelle recommandation tu voudrais leur donner ?
Tout d'abord je voudrais dire ceci : S'il-vous-plaît, utilisez votre propre cerveau. Ne croyez pas ce que la télévision et les médias de masse essayent de vous raconter. Ne les croyez pas. Essayez d'utiliser votre propre logique. Essayez de penser par vous-même. Parce que lorsque vous pensez, vous pouvez comprendre un tas de choses. Juste, n'avalez pas cette merde que les médias de masse essayent de vous faire avaler. Je pense que c'est le message principal. Et une autre chose que j'aimerais souligner c'est que le gouvernement et le peuple sont deux choses différentes. Et je sais qu'il y a beaucoup de gens très bien en Amérique, dans les pays européens, et nous ne pouvons pas dire que nous devrions détruire l'Amérique ou quelque chose du genre… Non. Ce n'est pas bien du tout, parce que le gouvernement n'est pas le peuple. Les peuples ce sont des gens, et nous devrions tous être amis. Il devrait y avoir une grande amitié entre les nations et les peuples. Et seuls les gouvernements essayent de provoquer ces guerres et ces conflits dans leur propre intérêt. Pour l'argent, le pouvoir, etc.

Un discours plein de sagesse. Merci Katya.

Voir la vidéo complète de l'interview (en anglais) :

 

Interview faite par Christelle Néant

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