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Le blog de Lucien PONS

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les vœux de Slobodan Despot pour 2017: "Sortir de la glaciation".

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine

les vœux de Slobodan Despot pour 2017: "Sortir de la glaciation".

 


2+0+1+7 = 10; 1+0 = 1.

Par Slobodan Despot | N° 57 | 1.1.2017 | Antipresse

Selon les numérologues, 2017 est une année qui vaut «1». Elle est l’opposé de l’an 2016 qui, lui, valait 9. 2016 était la fin d’un cycle, 2017 le début d’un autre.

C’est peut-être pour cela que — même quand on ne croit pas au langage des chiffres — personne n’aura l’idée de vous souhaiter, cette année, que les choses continuent «comme avant». La continuité est barrée de notre vocabulaire et de nos esprits. Elle est impensable, tant sur le plan des faits extérieurs que de la vie intérieure.

Sortie de glaciation

2016 fut, sous bien des aspects, une année prodigieuse et prophétique — toujours du point de vue des faits extérieurs. Elle a vu les Britanniques voter leur départ de l’UE, les Italiens renvoyer dans les filets un Premier ministre parachuté par la suprasociété et, surtout, les Américains voter pour un desperado jaune feu, le magnat des casinos Donald Trump.

Les deux derniers mois auront été particulièrement rocambolesques. Entre le coup de théâtre de l’élection U. S. et l’effondrement subséquent de l’illusion médiatique, l’expulsion des islamistes d’Alep et la signature d’un accord de cessez-le-feu en Syrie sans les USA, ce sont des pans essentiels de la carte géopolitique qui basculent de manière rapide et spectaculaire.

Après une période glaciaire d’un quart de siècle marquée par un seul avenir et une seule culture possibles pour la planète Terre, le monde est littéralement en train de reprendre des couleurs! Dans l’UE comme aux Etats-Unis ou en Suisse, au sein des organisations internationales, dans les groupes médiatiques et les facultés, des milliers de globocrates, de laborantins du nivellement mondial, ont, eux, viré au vert pâle. Ils sont les seuls à exiger du «comme avant». Toujours plus de «comme avant»! L’Europe de Bruxelles est en panne? C’est qu’il nous faut davantage de Bruxelles! La criminalité se répand dans des zones sans frontières en même temps que l’espionnage de la population s’aggrave? C’est qu’il y a encore trop de frontières, trop de barrières, trop de cloisons. Abaissez tout! Remplacez, dès que possible, les murs de vos demeures par des parois de verre, comme dans Zamiatine. Supprimez le cash et payez votre café avec une carte à puce traçable. Ainsi nous pourrons enfin tout voir et tout contrôler. En quoi cela vous dérange-t-il si vous n’avez rien à vous reprocher?

On éprouve une satisfaction profonde à voir ces apparatchiks, qui se sont toujours vus comme les locomotives du «progrès», les défricheurs de demain, vaticiner sur un quai désert sans remarquer que le train du XXIe siècle est parti sans eux. Eux qui pourfendaient sans relâche le «conservatisme» et la «réaction», les voici qui ne savent plus rien faire d’autre que nier la réalité présente et vouloir réappliquer de force des schémas de lecture erronés et des solutions révolues.

La révélation syrienne

La Syrie a focalisé toute l’attention du monde et demeurera un symbole, mais pas pour les raisons espérées par nos élites. Elle marque le premier échec d’une conspiration historique d’une ampleur rarement vue : celle liant l’empire atlantique à la barbarie islamiste diffusée par la maison Saoud (elle-même client et satrape américain). Cette conspiration, nous avons pu en apercevoir des bribes et fragments sur divers théâtres de conflits dans le monde depuis une trentaine d’années. Mais la libération d’Alep-Est a soudain révélé au grand jour le tableau d’ensemble, avec ses barbouzes de la CIA-MI6, ses «instructeurs» de l’OTAN, ses réserves d’armes de pointe fabriquées et livrées par des puissances occidentales et surtout l’épaisseur du système de propagande médiatique agencé pour couvrir toute l’opération.

(A propos: ces fameux «Casques blancs» d’Alep, où sont-ils passés? En a-t-on retrouvé un seul après la débandade des djihadistes?)

Cette stratégie de la régression islamique fut originellement mise en place pour vaincre l’URSS en Afghanistan. Saisissante justice de l’histoire: c’est la Russie, débarrassée de l’URSS, qui met en déroute cette même stratégie trente-cinq ans plus tard. Entretemps, elle aura contribué à détruire la Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan une deuxième fois, la Libye, la Syrie, la Tunisie… Mais aussi à transformer en moins d’une génération une zone de paix et de bonhomie — l’espace européen — en territoire de la peur et du flicage généralisé.

Il y a encore une amère ironie à constater que les pays qui se sont faits les complices par poltronnerie de ce jeu sont aussi ceux qui en endossent la conséquence la plus durable. Le flot migratoire que les Européens vont récupérer jusque dans les eaux libyennes a brouillé l’Europe avec les notions de «paix», de «stabilité» et de «prospérité» sans doute pour des générations. Sans parler du reste… Les migrants sont devenus le problème majeur d’une Europe-satellite qui était déjà en crise. Ils ne sont pas un problème du tout pour les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite ou la Russie.

Itinéraire personnel

Les éditions Xenia, dont je suis le cofondateur avec Me Claude Laporte, ont été créées entre autres à cause de l’aveuglement massif à l’égard de la stratégie islamiste et de ses sponsors. Le premier titre que nous avons publié en 2006, de Jürgen Elsässer, s’intitulait Comment le Djihad est arrivé en Europe. Il était minutieusement documenté, froid comme un procès-verbal et ne disait pas un mot de l’islam en soi. Malgré cela, aucun éditeur francophone n’avait osé le traduire. Lorsque nous l’avons fait, avec une pénétrante préface de Jean-Pierre Chevènement, nombre de libraires ont refusé de vendre l’ouvrage et j’ai été traité de conspirationniste.

La thèse fondamentale d’Elsässer était simple: Il n’y aurait pas de djihadisme en Europe sans le laissez-faire et parfois la complicité de «nos» services secrets. Expliquer pourquoi n’était pas le propos de l’auteur. Son propos était d’établir le fait, et il le faisait à l’allemande, de manière méthodique et solide. Est-ce un hasard si ce livre prophétique, devenu aujourd’hui une référence, a été massivement boudé par les médias de grand chemin et diffusé, presque sous le manteau, par l’information «alternative»?

Dix ans et cent trente titres plus tard, on peut voir la cohérence d’ensemble d’un travail qui a pu paraître erratique. Nous avons publié la somme théorique d’un écolo-terroriste (Theodore Kaczynski, dit Unabomber), divers ouvrages sur les abus et la commercialisation de la médecine, de la littérature insoumise, quelques pamphlets politiques, des essais sur la destruction des libertés et la manipulation des masses. Fil rouge de tout ceci: la lutte contre le mensonge institutionnel et la lâcheté collective. Nombre de nos thèses «téméraires» sont entrées depuis dans la conscience commune.

Arrivé à la fin de 2016, j’ai éprouvé le besoin de faire un bilan. J’ai la conviction qu’en 2017, nous devrons répondre à d’autres questions. A la question «Qu’est-ce qui se passe réellement?», nombre de canaux s’efforcent de donner des réponses, plus ou moins crédibles, plus ou moins justifiée. Il importe de faire le tri, mais les informations existent. L’inconnue qui émerge désormais est d’une autre nature: «Que faire?»

Et maintenant, quoi?

Nous sommes sortis de l’innocence. Nous avons compris que le chemin de l’enfer était pavé d’illusions humanitaires. Et quoi? Qu’allons-nous faire de ce désabusement?

Nous vivons dans une société chloroformée où l’entrée dans une carrière politique, médiatique ou universitaire équivaut à l’adoption d’un strict devoir de réserve vis-à-vis de la réalité immédiate et au renoncement de l’exercice de ses facultés intellectuelles et morales dans les situations critiques, qui sont les seules qui comptent!

Qu’allons-nous faire avec de telles élites? A quoi nous servent les chaires, les chercheurs et les «observatoires» qui nous alertent sur tout, sauf sur ce qui nous concerne vraiment? A quoi nous servent des journalistes qui nous jugent plutôt que de nous instruire? A quoi nous servent des écoles où on enseigne l’ignorance? Pourquoi élire des députés s’ils doivent aussitôt devenir sourds-muets et voter comme un seul homme des lois et décrets qu’on a fabriqués pour eux?

Comment allons-nous survivre dans un monde où les outils ont déjà pris la place de leurs concepteurs? Car si le cheminement politique vers une société planétaire transparente est momentanément enrayé, son pendant scientifique, lui, suit son cours. N’impliquant ni volonté explicite, ni rhétorique, ni coercition, il passe inaperçu. Il épouse l’évolution même de la technologie, en particulier depuis la naissance de l’internet. L’outil premier de la lutte contre la normalisation idéologique du monde est aussi l’outil premier de sa normalisation culturelle et comportementale!

La conscience est tellement plus compliquée à endosser que l’innocence! Or nous entrons avec 2017 dans un cycle de la conscience. Le nouveau cycle qui s’ouvre devant nous est infiniment dangereux et infiniment passionnant. Nous vivions barricadés derrière des idées fausses, mais ces idées fausses sont tombées: nous voici désormais mis à nu, ouverts à tous les vents du chaos. Reconstruire des murailles avec le contraire de ces idées serait le réflexe politique naturel, or la politique, j’en suis convaincu, ne résoudra plus rien. Du moins dans sa configuration actuelle.

L’effondrement des illusions anciennes ne nous met pas en demeure d’en fabriquer de nouvelles. Ce séisme-ci est beaucoup trop profond. Si profond qu’il en est providentiel. Il nous permet d’aborder la réalité sans idées préconçues, sans convictions justement, à partir de notre seule incontestable présence au monde. Si nous voulons reconstruire le monde, nous devons d’abord nous reconstruire nous-mêmes, nous réaffirmer en tant qu’individus conscients et présents à leur propre destin.

L’Europe moderne a réalisé pleinement la sinistre prophétie de C. S. Lewis: le règne des hommes sans cœur, d’une humanité mue essentiellement par la peur et le calcul sous l’alibi de la rationalité. Les épreuves qui nous attendent dès 2017 seront un véritable bain de jouvence. Les hommes sans cœur s’effondreront, même s’ils tiennent encore tout aujourd’hui. Nous avons suffisamment de savoir et suffisamment de pouvoir. Ne nous manque plus, pour reprendre nos vies en main, que de retrouver le courage d’être ce que nous sommes.

C’est tout ce que je vous souhaite pour l’an qui vient!

Slobodan Despot | N° 57 | 1.1.2017 | Antipresse

Source: http://www.antipresse.net/

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Regard sur la Syrie du 30 décembre 2016 en direct de Damas par Ayssar Midani (vidéos)

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie, #Terrorisme

Regard sur la Syrie du 30 décembre 2016 en direct de Damas par Ayssar Midani (vidéos)

 

 

Bonjour

Regard sur la Syrie du 30 décembre 2016 en direct de Damas par Ayssar Midani

Neuvime SitRep (rapport de situation) pour la Syrie par Madame Ayssar Midani depuis Damas !!!

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/ayssar-midani-syrie-sitrep-no9-du-71795

Informez-vous et forgez votre opinion en croisant les informations. Les grands médias ont tous la même narrative, est-ce bien raisonnable.

Cordialement

Lucien Pons

 

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Nos experts à l’oeuvre, encore et encore... Par Hélène Richard-Favre

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #le nazisme, #Les média

02/01/2017

Nos experts à l’oeuvre, encore et encore...

Capture d’écran 2017-01-02 à 21.41.38.png

capture d’écran de: http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/02/dix-choses-a-savoir...

Un énième article de nos médias occidentaux, nous met en garde contre ce qui semble représenter une menace, je veux parler des sites russes Sputnik  et RT.

On y lit ce qu’on va bientôt finir par connaître par coeur à force d’être repris en boucle depuis des années par la quasi totalité de nos sites dits d'information.

Eh oui, il est toujours important de rappeler que chez nous, on informe, ce qui, bien sûr, est loin d’être le cas en Russie.

On va finir par éprouver de la compassion pour ces journalistes qui se donnent tant de peine à nous expliquer ce qui se passe en réalité et combien nous risquons de nous faire avoir par cette (dés)information russe.

Ont-ils seulement conscience, ces valeureux combattants de la vérité -si elle existe, ce qui est un autre problème- ont-ils donc seulement conscience de n’être que des porte-paroles de pouvoirs qui ne lésinent sur aucune valeur qu’ils semblent tant chérir?

Sont-ils donc au courant que leur manière de nous rendre compte de guerres, comme ils s’y sont employés avec celle qui se poursuit en Ukraine, par exemple, a été dévoyée pour masquer l’importance des exactions commises par un pouvoir si démocrate qu’il n’a pas hésité à tirer sur son peuple, le torturer et l’emprisonner quand il le fallait?

Les mouvements néo-nazis sont une réalité, en Ukraine! Lequel de ces émérites reporters s’en serait offusqué? Qui a pris position pour dénoncer le massacre qui a eu lieu dans la Maison des Syndicats d’Odessa le 2 mai 2014?*

A-t-on vu un appel à manifester, des pancartes, des bougies, des fleurs ou tout autre façon de réagir à de tels actes? 

Quand les chefs de rédaction de nos médias admettront qu’ils ne sont que les porte-parole de pouvoir qui ne luttent que pour leurs intérêts, alors, on comprendra qu’ils s’en prennent à leurs rivaux.

* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la... 

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Cessez-le-feu en Syrie signé par les jihadistes à l’exception d’al-Qaïda et de Daesh. Réseau Voltaire

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Cessez-le-feu en Syrie signé par les jihadistes à l’exception d’al-Qaïda et de Daesh

Réseau Voltaire | Damas (Syrie)

 

 

Réseau Voltaire — Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense. La Russie et la Turquie s’en sont portées garants. La République islamique d’Iran qui a participé à l’élaboration de l’accord se tient discrètement en réserve.

Trois documents ont été signés par la République arabe syrienne et sept groupes rebelles, dont Ahrar al-Cham.
Le premier prévoit un cessez-le-feu (excluant al-Qaïda et Daesh) sur l’ensemble du territoire à partir de ce soir, jeudi 29 décembre 2016, à minuit heure locale.


Le second précise les mesures visant au respect de la trêve et au déploiement des forces russes.


Le troisième définit les conditions des négociations de paix qui se tiendront à Astana (Kazakhstan). L’Iran et Égypte seront associés à ces négociations et les États-Unis pourront s’y joindre une fois le président élu Donald Trump investi (c’est-à-dire après le 20 janvier 2017).

En parrainant cet accord avec la République islamique d’Iran, la Turquie —membre de l’Otan— a renoncé à son ambition de devenir le leader du monde sunnite et s’est éloignée des États-Unis.

La Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution a annoncé qu’elle soutenait cet accord.

Au début du mois, le Qatar s’est retiré de la guerre contre la Syrie. Il est entré au capital de Rosneft, la plus grande société au monde, et a lié sa politique énergétique à celle de la Russie.

Cet accord est en discussion depuis un mois. Les parties qui s’y opposent ont tenté de le faire échouer en assassinant l’ambassadeur de Russie à Ankara, puis en bombardant les 28 et 29 décembre l’ambassade de Russie à Damas.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ne participent pas à ce cessez-le-feu. Washington a été accusé par le président Erdoğan de continuer à soutenir Al-Qaïda et Daesh, ce que l’ambassade US à Ankara a démenti. Cependant, le président sortant Barack Obama a signé, le 23 décembre, la loi fiscale de Défense autorisant la livraison d’armes à l’« opposition » (sic) en Syrie.

L’Arabie saoudite, qui n’a pas commenté l’accord, a annoncé venir en aide aux réfugiés syriens. Le royaume devrait distribuer de l’aide humanitaire, exclusivement à partir des mosquées qu’elle a installées dans les camps de réfugiés.

Le président Poutine a donné ordre à son ministre de la Défense de réduire la présence militaire russe en Syrie. Cependant, la Russie poursuivra son action contre le terrorisme (al-Qaïda et Daesh).

La guerre contre la Syrie a coûté la vie à au moins 300 000 Syriens. Elle a été planifiée par les États-Unis et leurs partenaires de l’Otan, et financée par les monarchies du Golfe.

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23 ans après le génocide rwandais : des officiers français mis en cause. Réaction exclusive du général Didier Tauzin, candidat à l’élection présidentielle

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française

Avec Armel Joubert des Ouches

 
Mardi 29 novembre dernier, le parquet rwandais a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le rôle d’une vingtaine de responsables français dans le génocide qui eut lieu en 1994 dans ce pays. On se souvient de la guerre fratricide menée par les Tutsis contre les Hutus mais aussi de l’incroyable campagne de désinformation sur ce drame. On a longtemps parlé de 800.000 victimes mais certains avancent aujourd’hui le chiffre de plusieurs millions de personnes massacrées. Cette enquête se fait bien évidemment, à la demande du président actuellement en place, Paul Kagamé, l’homme « fort » de Kigali, âgé de 58 ans, à la tête du FPR – le Front Patriotique Rwandais – au moment des faits.
 

Une inversion des faits ?

 
Il faut lire le stupéfiant communiqué des autorités rwandaises pour se rendre compte de la tentative toujours affichée de ces dernières, d’inverser les faits sur un drame qui a meurtrie pour longtemps, une région d’Afrique toute entière : Il est en effet question de l’ouverture d’une enquête « sur le rôle de certains agents et/ou fonctionnaires du gouvernement français dans le génocide contre les Tutsis au Rwanda en 1994 ». La mission des militaires sur place était bien au contraire d’apaiser les tensions et la protection des populations civiles.
 

Kagamé se défausse sur la France

 
A cette époque colonel, le général Didier Tauzin, commande le 1er RPIMA, le prestigieux Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine, régiment de forces spéciales basé à Bayonne. Si Paul Kagamé relance cette enquête « cette accusation date déjà de 1994. Il y a en effet toute une série d’officiers et d’hommes politiques français dont François Mitterrand aujourd’hui décédé mai aussi Hubert Védrine, Alain Juppé qui sont accusés de culpabilité de génocide ».
 

La France a-t-elle abandonné ses soldats ?

 
Un contexte particulier. En 1994, la France n’est qu’à un an de l’élection présidentielle. Or un an avant les graves événements rwandais, la France entre en cohabitation. Mitterrand au pouvoir, Balladur premier ministre. Dans l’entourage de François Mitterrand, beaucoup de prétendants se bousculent. « Ces gens-là n’arrivaient pas à se mettre d’accord », affirme le général Tauzin. Il y avait pour eux, des choses beaucoup plus importante… la présidentielle ! Mais le général Tauzin, candidat à l’élection présidentielle de mai 2017 ajoute : « Il n’y a en France aucun homme politique aucun militaire coupable. La culpabilité, c’est de vouloir un génocide. En revanche, la France a des responsabilités dans le génocide … des actions qui ont pu conduire au génocide. La France a des responsabilités par légèreté de la politique qui a été menée là-bas ».
 

Un acharnement de la presse française sur les officiers mis en cause

 
A l’époque, la presse française s’acharne à tenter de démontrer la responsabilité dans ce génocide d’officiers de l’armée française dont le général Didier tauzin. Pour quelle raison ?
« La presse française ne brille pas, à par quelques journalistes absolument remarquables, des journalistes d’investigation qui se soumettent à la vérité lorsqu’elle éclate, à part ceux-là en effet, beaucoup de journalistes, malheureusement, ne font que répéter ce qui leur est donné par des centrales de désinformation… Et ce fut le cas de l’opération Turquoise… »
Et le général Tauzin d’expliquer notamment qu’un journaliste parisien bien connu, intervenant sur une radio nationale, invoqua un problème de « garde d’enfant » pour justifier qu’il ne donnait pas suite à une interview pourtant décidée… « Il a subi des pressions … c’est évident… »
 

Boutros Boutros-Ghali « un génocide préparé de longue date »

 
« Les Américains sont à 100 % responsables du génocide ! » Dans un entretien accordé à RFI les 23 et 24 mars 2004, l’ancien secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali admettait que le génocide avait eu lieu parce qu’il n’avait pu obtenir du Conseil de Sécurité que les Etats-Unis interviennent sur place afin de maintenir la paix entre les deux « parties ». Pour le général Tauzin, les Américains voulaient que Kagamé s’empare du Rwanda, pour cette raison, ils ne sont jamais intervenus, laissant à la France seule gérer une situation sur place catastrophique.
 

Le général Didier Tauzin publie « Rwanda, je demande justice pour la France et ses soldats »

 
Comment 70 hommes des forces spéciales auraient ils pu commettre un génocide ?
70, c’est le nombre de militaires des forces spéciales affectées sur le terrain à cette époque. Le général Tauzin se souvient d’avoir emmené avec lui des journalistes américains vers un charnier de Hutus : « Ah non ! Ceux là ne nous intéressent pas ! Ce qu’on l’ont veut voir, c’est des Tutsis ! » Voilà ce que j’ai vu et entendu ! Des choses à hurler… »
 
 
génocide rwanda mis en cause Général Didier Tauzin Joubert

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Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN par Bruno Guigue.

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Les média

Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN par Bruno Guigue.

Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN

 

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin.

A de rares exceptions près (Jean-Luc Mélenchon, le PRCF), le moins qu'on puisse dire est que la gauche française pratique le déni de réalité sur la Syrie. Depuis 2011, c'est impressionnant. Elle a tout avalé. Avec gourmandise. Un véritable festin de couleuvres ! Elle s'est d'abord fiée à des sources douteuses (OSDH) dont elle a répété en boucle les chiffres invérifiables et les affirmations gratuites. Bonne fille, elle a accrédité la narration ridicule du boucher-de-Damas-qui-massacre-son-peuple. Elle a gobé cul sec le false-flag de l'attaque chimique comme si elle ingurgitait une vulgaire fiole onusienne de M. Powell. Elle est tombée, enfin, dans le panneau d'une propagande humanitaire à deux vitesses qui fait le tri, sans vergogne, entre les bonnes et les mauvaises victimes.

Cet aveuglement stupéfiant, la gauche française le doit d'abord à son indécrottable posture morale. Une grille de lecture manichéenne a anesthésié son esprit critique, elle l'a coupée du monde réel. Voulant absolument identifier des bons (rebelles) et des méchants (Assad), elle s'interdit de comprendre un processus qui se déroule ailleurs que dans le ciel des idées. Quand on désigne les protagonistes d'une situation historique en utilisant des catégories comme le bien et le mal, on donne congé à toute rationalité. « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre », disait justement Spinoza. On peut certes avoir des préférences, mais lorsque ces préférences inhibent la pensée critique, ce ne sont plus des préférences, ce sont des inhibitions mentales.

La deuxième raison de cet aveuglement tient à un déficit abyssal d'analyse politique. La gauche française n'a pas voulu voir que le rapport de forces, en Syrie, n'était pas celui qu'elle espérait. Elle a reconstruit le récit des événements à sa guise pour donner corps à son fantasme d'une révolution arabe universelle qui balaierait le « régime de Damas » comme elle avait balayé les autres, en méconnaissant ce qui faisait précisément la singularité de la situation syrienne. Ceux qui se vantent de connaître leurs classiques auraient dû appliquer la formule par laquelle Lénine définissait le marxisme : « l'analyse concrète d'une situation concrète ». Au lieu de se plier à cet exercice d'humilité devant le réel, l'extrême-gauche, notamment, a cru voir ce qu'elle avait envie de voir.

Abusée par sa propre rhétorique, elle misait sur une vague révolutionnaire emportant tout sur son passage, comme en Tunisie et en Egypte. Mauvaise pioche ! Privée de toute base sociale consistante dans le pays, la glorieuse « révolution syrienne » n'était pas au rendez-vous. Véritable farce sanglante, une contre-révolution menée par des desperados accourus de 110 pays a pris sa place. La nature ayant horreur du vide, cette invasion du berceau de la civilisation par des hordes de mercenaires décérébrés a tenu lieu, dans l'imaginaire gauchiste, de révolution prolétarienne. Le NPA ne s'est pas aperçu de l'énormité de cette confusion. Il n'a pas vu que les rassemblements populaires les plus imposants, en 2011, étaient en faveur de Bachar Al-Assad. Il a écarté d'un revers de la main la position du parti communiste syrien qui, tout en critiquant le gouvernement, se range à ses côtés pour défendre la nation syrienne contre ses agresseurs.

Poussant le déni de réalité jusqu'aux frontières de l'absurde, le NPA, au lendemain de la libération d'Alep, se déclare encore solidaire de la « révolution syrienne ». Mais le secrétaire général du parti communiste syrien, Ammar Bagdash, lui avait répondu par anticipation en septembre 2013 : « En Syrie, à la différence de l’Irak et de la Libye, il y a toujours eu une forte alliance nationale. Les communistes travaillent avec le gouvernement depuis 1966, sans interruption. La Syrie n’aurait pas pu résister en comptant seulement sur l’armée. Elle a résisté parce qu’elle a pu compter sur une base populaire. En outre, elle a pu compter sur l’alliance avec l’Iran, la Chine, la Russie. Et si la Syrie reste debout, des trônes vont tomber parce qu’il deviendra clair qu’il existe d’autres voies ».

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin. Incapable de comprendre ce qui se passait sur place, l'extrême-gauche française est victime du théâtre d'ombres qu'elle a elle-même dressé. Faute d'entendre ce que lui disaient les marxistes du cru, elle a joué à la révolution par procuration sans voir que cette révolution n'existait que dans ses rêves. Mais il est difficile d'admettre en 2016 qu'on s'est complètement fourvoyé depuis 2011.

Une fois de plus, écoutons Ammar Bagdash : « Ils ont commencé par des manifestations populaires dans les régions rurales de Daraa et d’Idleb. Mais dans les villes, il y eut immédiatement de grandes manifestations populaires de soutien à Assad. Par ailleurs, au début, la police ne tirait pas, ce sont certains éléments parmi les manifestants qui ont commencé les actions violentes. Dans les sept premiers mois, il y eut plus de morts du côté de la police et de l’armée que dans l’autre camp. Quand la méthode des manifestations ne marchait plus, ils sont passés au terrorisme avec des assassinats ciblés de personnes en vue (dirigeants, hauts fonctionnaires, journalistes), attentats et sabotages d’infrastructures civiles. Le gouvernement a réagi en adoptant certaines réformes comme celle sur le multi-partisme et sur la liberté de la presse, réformes que nous avons soutenues. Mais les forces réactionnaires ont rejeté ces réformes. »

Cette insurrection armée conduite par des groupes extrémistes, les communistes syriens l'ont parfaitement analysée, mais la gauche française l'a ignorée. Elle a fait comme si elle n'existait pas, comme si elle était une invention de la propagande baassiste. Comment l'admettre, en effet ? Que les gentils révolutionnaires soient passés à l'action violente dès le printemps 2011 contredisait la narration dominante ! Il fallait, pour les besoins de la cause, préserver le mythe d'une opposition démocratique et non-violente. Le récit des événements fut purgé, en conséquence, de ce qui pouvait en altérer la pureté imaginaire. La violence des allumés du wahhabisme fut masquée par un déluge de propagande. Preuve factuelle d'un terrorisme qui était le vrai visage de cette révolution-bidon, ce déchaînement de haine fut effacé des écrans-radar.

De même, cette « gauche » bien-pensante a hypocritement détourné le regard lorsque les feux de la guerre civile furent attisés par une avalanche de dollars en provenance des pétromonarchies. Pire encore, elle a fermé les yeux sur la perversité de puissances occidentales qui ont misé sur l'aggravation du conflit en encourageant la militarisation de l'opposition, tandis qu'une presse aux ordres prophétisait avec délices la chute imminente du « régime syrien ». Sans vergogne, cette gauche qui se dit progressiste s'est laissé enrôler par les gouvernements d'un Occident à l'impérialisme rapace. Elle a calqué sa lecture partiale du conflit sur l'agenda otanien du « changement de régime » exigé par les néo-cons depuis 2005. Comme l'a écrit Hillary Clinton, Washington voulait renverser Assad pour aider Israël dans son affrontement avec l'Iran ! Mais cette circonstance ne semble pas troubler les pro-Palestiniens du NPA.

L'histoire ne fait pas de cadeaux. Elle retiendra que la gauche française a servi de supplétif à l'OTAN dans cette entreprise avortée de destruction d'un Etat souverain sous le prétexte fallacieux des droits de l'homme. Cette imposture de gauche, bien sûr, n'exonère pas la droite française de ses propres responsabilités, tout aussi écrasantes et criminelles sous Nicolas Sarkozy, dans l'aveuglement volontaire au drame syrien. Mais le moins qu'on puisse dire est qu'il y a une imposture de gauche, sur la Syrie, qui aura fait des dégâts considérables. Courage, M. Mélenchon, vous avez du pain sur la planche !

 

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John Mac Cain en Ukraine: Les assassins reviennent toujours... Par Erwan Castel.

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme

dimanche 1 janvier 2017

 

Les assassins reviennent toujours...

 
" Si vous ne voulez pas entendre les tambours de la guerre, 
il vous faut être sourd. "
Henri Kissinger
 
Porochenko et Mac Cain au milieu des soldats ukrainiens sur le front de Shirokino le 30 décembre 2016
Pour cette fin d'année 2016, le Président Porochenko a invité un de ses soutien étasuniens les plus virulents, le sénateur John Mac Cain, a venir passé le réveillon sur le front du Donbass, près de Shirokino (au Sud de la DNR, près de la mer d'Azov). 
 
Ce sénateur appartient à la bande des vieillards incendiaires (avec Brejzinski, Kissinger, Soros, Rockfeller, Albright etc... ) qui animent le parti néoconservateur étasunien, celui qui veut imposer par le chaos un Nouvel Ordre Mondial à tous les pays non alignés...
 
Mac Cain, ce vétéran de la guerre du Vietnam (où il pilotait un bombardier A4 Skyhawk avant d’être abattu et fait prisonnier) est ce qu'on appelle un "dur à cuire" et surtout un faucon de guerre étasunien virulent qui prône la guerre pour soumettre les peuples à l'impérialisme mondialiste qu'il s'est juré de servir fanatiquement. Il soutient par exemple inconditionnellement le terrorisme djihadiste en Syrie, comme la guerre en Ukraine pour laquelle il est animé par une russophobie délirante..
 
Car Mac Cain s’intéresse depuis longtemps à l'Ukraine, ce "pivot stratégique européen" comme l'a définit son ami Brzeziński et qui depuis la fin du XIXème siècle est la convoitise des thalassocraties occidentales (Angleterre puis USA) qui dans une "stratégie de containment", veulent obstinément encercler la Russie et lui interdire l'accès aux routes économiques de la Méditerranée orientale (laquelle stratégie lie aujourd'hui les conflits syrien et ukrainien entre eux).
 
Dès 2004, John Mac Cain supervise la "Révolution orange" qui tente une nouvelle fois de faire basculer l'Ukraine vers l'Ouest européen. Il va continuer malgré l'échec de cette révolution colorée à entretenir des liens privilégiés avec les opposants pro-occidentaux de Kiev que subventionnent grassement des ONG "droitdel'hommistes". Lorsqu'en 2013 la "révolution de la dignité" enflamme le Maïdan, ce vieux faucon de guerre étasunien reprend alors son envol vers le Dniepr pour, avec Ashton, Brennan (directeur de la CIA), Biden et d'autres laquais et bouffons de l'Union Européenne comme BHL, couver les crânes rasés aux croix gammées tatouées, qui renverseront le président Ianoukovitch en février 2014. 
 
John Mac Cain au dessus de la place du Maïdan en décembre 2013
Depuis le déclenchement de l' "Opération Spéciale Anti-terroriste" dans le Donbass (le lendemain de la visite du Directeur de la CIA à Kiev le 16 avril 2014) John Mac Cain est un ardent défenseur de l'aide militaire étasunienne dans cette guerre menée contre les populations séparatistes de Donetsk et Lugansk (mais "officiellement" contre une invasion russe) 
En 2015, le débat fait rage au Congrès américain et Mac Cain défend tous azimuts l'idée de livrer des armes à Kiev, vitupérant un jour que "refuser de livrer des armes létales à l'Ukraine est une honte pour les USA" ou insultant un autre jour la chancelière allemande Merkel lorsqu'elle s'oppose à une telle aide militaire létale...  
 
Donc 3 ans plus tard Mac Cain revient en Ukraine et pousse la provocation jusqu'à venir, accompagné du "gouverneur de la colonie Ukraine" Porochenko, visiter une base avancée de la 36e brigade ukrainienne d’infanterie de marine qui est déployée sur le front de Shirokino à l'Est de Mariupol. Lors de cette visite John Mac Cain, en tant que président de la Commission des Forces armées des USA, était accompagné des sénateurs Ariz, Minn et Graham qui est le président de la Commission en financement du Département d’Etat US. Autant dire que l'aide militaire à l'armée ukrainienne était au centre des discussions...
 
Dans le cadre de leur visite en Ukraine les 4 représentants étasuniens ont lancé tour à tour des déclarations agressives dirigées autant vers Moscou que vers les promesses de campagnes du futur Président étasunien Trump, à l'exemple de Mac Cain qui déclare ouvertement que envisager un quelconque accord avec Poutine "serait interférer et porter atteinte à la liberté et les démocraties qui existent aujourd'hui." Quand à Graham, il crache sa haine aussi fort que le vieux pilote du Vietnam quand il déclare "Nous allons faire deux choses: Nous allons rendre la vie plus difficile à Poutine et son entourage avec des sanctions plus sévères et nous allons être plus utile à nos amis, comme ici en Ukraine"...
 
video
Comme pour le Maïdan, cette visite diplomatique ne représente que la partie émergée d'une présence étasunienne plus importante et qui a pour objectif de soutenir et d'encadrer les actions des laquais que Washington a installé à Kiev et qui mène une guerre depuis 2 ans et demi contre les populations du Sud Est qui refusent leur dictature ethnocentrée.
 
Je ne reviendrai pas ici sur les aides occidentales délivrées depuis 2 an à l'armée ukrainienne en subventions, équipements militaires, véhicules, instructeurs, et formations diverses... mais je m'attacherai à deux événements particuliers qui illustrent l'implication de plus en plus directe de l'OTAN sur le front du Donbass. 
 
 
Une ingérence militaire US de plus en plus importante et offensive
 
Sur le Front du Donbass le Général US Scaparotti, SACEUR OTAN avec le général Muzhenko Commandant l'armée ukrainienne
Alors que les experts cherchent toujours désespérément les preuves d'une mythique intervention russe dans le Donbass, en revanche les photos de soldats US ne manquent pas, du sergent instructeur au Commandant en chef des Forces américaines en Europe !
 
Le 15 décembre dernier, le Général 4 étoiles Curtiss Scaparotti visitait aussi le front du Donbass. Il s'agit du SACEUR, le Commandant en chef des Forces étasuniennes en Europe et qui est surtout le chef du Commandement allié Opérations (ACO) soit de l’ensemble des opérations de l’Alliance Militaire. Avant lui, le Lieutenant Général US Ben Hodges étaient venu également en tournée d'inspection sur le même secteur du front que Mac Cain.
 
Au cours de son inspection du front la délégation militaire étasunienne emmenée par le Général Scaparotti «a visité la zone d'opération anti-terroriste, a pris connaissance de la politique de sécurité sur le territoire des régions Luhansk et Donetsk et a vu l'efficacité de l'utilisation du matériel fourni par les Etats-Unis"
 
Mais ce qui pourrait être considéré comme un droit de regard de l'Etat Major de l'OTAN, malgré que l'Ukraine ne fasse pas partie officiellement de l'alliance, va plus loin encore et jusque dans les rouages du pouvoir politico-militaire ukrainien et démontrant qu'il s'agit bien d'une véritable ingérence de l'OTAN mettant sous tutelle le gouvernement Porochenko :
 
  • En mai 2016, l'ancien secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen est nommé au poste de conseiller spécial du président Porochenko
  • En Septembre 2016, John Abizaid, l'ancien commandant du Commandement des forces US au Moyen Orient et Asie Centrale devient conseiller du ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak.
 
 
Sur le terrain, la présence d'unités militaires de l'OTAN est de plus en plus forte via non seulement les multiples manœuvres et exercices interalliés exécutés sur terre comme en mer Noire (Rapid-Trident, See-breeze...) mais aussi par des missions de reconnaissances stratégiques réalisées par les bâtiments de l'OTAN déployés en Mer Noire, les avions de l'US air force mais aussi les drones stratégiques dont les missions survolent fréquemment le territoire de l'Ukraine et se rapprochent de plus en plus de la ligne de front du Donbass (tout en restant hors de portée de la défense sol air des républiques)
 
Dans ce blog j'avais déjà évoqué par 2 fois des missions de reconnaissances stratégiques réalisées par l'OTAN en Ukraine avec l'aide de drone US décollant de la base aérienne de Sigonella en Sicile (le 14 octobre et le 2 décembre). Une nouvelle mission de reconnaissance réalisée à partir d'un drone RQ-4A Global Hawk, a été repérée au cours du mois de décembre, très précisément le 16 décembre, c'est à dire juste avant le lancement d'une offensive ukrainienne à Svitlodarsk... !
 
Ce drone, capable de scanner un terrain à 300 km de distance a donc tout simplement survolé en parallèle plusieurs fois la ligne de front entre Donetsk et Lugansk (Svitlodarsk se trouve entre les 2). Sa mission a duré environ 10 heures et son vol repéré car l'appareil avait laissé son transpondeur allumé (certainement pour ne pas se faire abattre par la DCA ukrainienne)
 
Perso j'ai du mal à croire au hasard... Einstein disait : "le hasard c'est Dieu qui se balade incognito" à moins que dans ce cas là ce ne soit le Diable ! 
 
 
Plan de vol réalisé par un drone US le 16 décembre 2016 en parallèle de la ligne de front entre Donetsk et Lugansk
 
Le sénateur Mac Cain n'est donc bien que la gesticulation politique extérieure d'un théâtre dont les coulisses sont infestées par ses hommes de main, en costumes noirs ou tenues camouflées et qui actionnent de plus en plus fort les rouages d'une machine de guerre inquiète qu'une nouvelle Maison Blanche la prive d'essence et qui veut finir la course vers les frontières russes qu'elle a démarré il y a 3 ans sur la place du Maïdan.
 
Les prochaines semaines vont être décisives et dangereuses, tant du côté du Donbass que du côté de la Maison Blanche, car sur ces 2 fronts bouillants, les cuisiniers du chaos n'ont pas encore rendu leur tabliers...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
2013, Mac Cain sur le Maïdan aux cotés du nazi Oleg Tyahnybok
le fondateur du "Parti Social Nationaliste ukrainien" devenu "Svoboda"
 
 
2016, Porochenko décore Mac Cain de l'Ordre de la Liberté. (fallait oser !)
 
Sources de l'article 
 
Dans ce blog, sur les drones US : Le retour des vautours et les vautours yankees et 
Combattre et agir (Blog de Sébastien Hairon) : "le général en chef de l'OTAN sur le front du Donbass"
 
"Le yankee et son kamikaze" 

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S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabo... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.
 
Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
 
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
 
Erwan
 
 
 
 
 
 
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Laurent MAUDUIT, co-fondateur de Mediapart, explique comment les milliardaires se sont appropriés l'information (Vidéo).

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Les média

Laurent MAUDUIT, co-fondateur de Mediapart, explique comment les milliardaires se sont appropriés l'information. Aux lecteurs de devenir plus sceptiques et de comprendre les motivations de celui qui les informent.

La pire erreur serait toutefois de se jeter dans les bras d'autres sources d'informations, qui dénoncent les médias traditionnelles, mais qui servent des intérêts encore plus malveillants. Nous devons aujourd'hui nous informer de manière responsable et exiger une information responsable.

 
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Yuletide Trump. Par Israel Shamir – Le 16 décembre 2016

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie

Yuletide Trump


Un état des lieux, fait sans mâcher ses mots ni ses idées, de la situation géopolitique occidentale à la veille de l’inauguration de Trump.


Par Israel Shamir – Le 16 décembre 2016 – Source UNZ Review

Il fait si sombre maintenant dans le Nord. Le soleil se lève à 10 h pour se coucher à 15 h. La neige blanche et abondante, les étoiles glorieuses en dehors et les arbres de Noël à l’intérieur rendent cette obscurité supportable, mais tout juste. On comprend ici pourquoi les gens du Nord voyaient Yuletide [ancien terme pour désigner le jour de Noël, NdT] avec une grande inquiétude : ils n’étaient jamais sûrs que les ténèbres se lèveraient réellement et disparaîtraient et que la lumière gagnerait encore, cette année aussi. L’année dernière, cela a fonctionné, mais qui peut être sûr que cette année, les mort-vivants ne garderont pas le Soleil en captivité éternelle ?

 

Maintenant, nous sommes dans un dilemme similaire. Le soleil se lèvera-t-il ? Donald Trump gagnera-t-il la Maison Blanche contre les Morts vivants ? Jamais auparavant, dans notre mémoire, le chemin d’un président élu n’a été si plein d’incertitude et de dangers possibles. Il semble que les perdants n’acceptent pas encore leur défaite. Comme les Allemands en 1945, ils cherchent une Wunderwaffe, une arme merveilleuse pour changer le destin et gagner, aucun truc n’étant trop vicieux pour être essayé.

Ils tenteront d’influencer les électeurs, ils tenteront d’empêcher le Congrès d’approuver leur choix, ils pourront tenter leur coup avec des troubles à l’ordre public ou un coup d’État militaire. Le Yuletide sera tout sauf paisible et morne.

Leur idée de recomptage n’a pas fonctionné selon le miracle qu’ils espéraient. En vain, Mme Stein avait transformé sa belle fête en un outil entre les mains de Soros et autres. Trump est toujours en avance dans les États marginaux qu’il a gagnés. Aucun État n’a été transféré dans le camp de Clinton.

Après l’échec du recomptage, ils se sont tournés vers la peur russe, à savoir : les Russes ont influencé les élections, donc les résultats sont invalides, et la Maison Blanche devrait revenir à Mme Clinton. Trump est un agent russe, disent-ils. (Accuser Trump d’être l’homme de Poutine est aussi pertinent que d’accuser Galilée de travailler pour Satan, ou d’accuser Soljenitsyne de travailler pour la CIA, a dit le spirituel Professeur Goldstein). Et les médias indépendants, c’est-à-dire les petits sites Internet qui n’appartiennent pas aux seigneurs des médias, (dont le vénérable Unz Review), sont accusés d’être des marionnettes aux mains des Russes et des agents de Poutine. « Si vous n’êtes pas avec nous, vous devez être un espion russe », ou des mots de ce genre. Comment envisagent-ils que ce petit groupe de penseurs indépendants puisse influencer des millions d’électeurs ? En produisant des « fausses nouvelles » ? Les médias traditionnels les ont facilement surpassés en produisant eux-mêmes tant de « fausses nouvelles » que Poutine ne pourra jamais les concurrencer. Juste en vertu de l’approbation de Poutine ? Pensez-vous qu’un agent russe ait une baguette magique pour faire plier les esprits américains ?

Rien de mal, vous dites-vous, à essayer d’influencer les élections. Cela se fait depuis longtemps. Mes compatriotes israéliens ont leur puissant AIPAC pour un tel but, et ils sont généralement couronnés de succès. (Et oui, ils lisent vos emails.) Ils ont réussi à bloquer les deuxièmes mandats de Jimmy Carter et de George Bush, Sr. Ils ont dit qu’aucun homme ou femme ne pourrait être élu au Sénat ou au Congrès sans rendre hommage à l’AIPAC et recevoir sa bénédiction. Si vous objectez, ou même remarquez leur ingérence, vous serez traité d’antisémite et exilé de la bonne société.

Mais les Russes ne pourraient pas le faire aux États-Unis même s’ils le voulaient (et je doute qu’ils aient un avis sur celui qui serait le mieux pour eux) : c’est une grande surestimation des capacités russes. Des gens merveilleux, une grande endurance, de belles femmes, de bons skieurs, ils excellent dans les arts, oui, ils ont retrouvé tout récemment leur voix dans les médias (jusqu’à il y a deux ans, ils ne pouvaient que répéter les clichés occidentaux), bien, mais ils ne peuvent pas tenir la concurrence avec la seule et unique puissance médiatique mondiale.

Car un groupe d’individus aux idées identiques contrôle tous les grands médias occidentaux. Personne ne peut rivaliser avec le NY Times, le Washington Post et Reuters, Hollywood, le Guardian et Le Monde, et tous ces médias qui se sont unis derrière La Clinton. Plus important encore, ces maîtres du discours sont entièrement intégrés en une obscure entité qui cherche à contrôler le monde derrière la puissance visible. Cette entité influence chaque élection dans le monde, et est utilisée pour gagner. Cette fois ils ont perdu, et ils ne peuvent pas encore le croire et accepter cette défaite.

Quelle est cette entité obscure, et pourquoi est-elle si hostile à Donald Trump ? Je vais vous le dire. Dans la classe de mon jeune fils, il y avait un tyran. Un garçon idiot, mais grand et fort qui a rendu la vie des autres enfants, y compris mon fils, assez misérable. Il aimait battre les plus faibles, et il n’y a pas un truc méchant qu’il n’ait pas essayé. L’intimidateur avait un compagnon, une imitation de garçon, qui ne pourrait pas nuire à un bébé. Nous lui avons accordé peu d’attention. Puis le copain est transféré par ses parents dans une autre école, parce qu’ils déménageaient dans une banlieue lointaine. Et à ma grande surprise, le costaud a cessé d’intimider les autres enfants. En plus, il est devenu un bon ami de mon fils et d’autres camarades de classe. Il s’est avéré que le petit faible était en réalité le mauvais esprit derrière les harcèlements du grand gaillard. Après son départ, celui ci s’est avéré être un assez bon gars, fair play, et même ses notes se sont bien améliorées.

L’entité obscure intégrée aux médias est l’esprit mauvais qui a pris possession du corps athlétique de l’Amérique. Et ils se sont mêlés, ont influencé ou subverti de nombreuses élections dans de nombreux pays depuis l’époque de « l’Américain tranquille ». En 2014, ils ont déboursé cinq milliards de dollars pour organiser le coup d’État à Kiev et y installer leurs marionnettes. Ils ont essayé de subvertir les élections à Téhéran et dans de nombreux pays d’Amérique latine – et nulle part ils ne l’ont fait dans l’intérêt du peuple américain.

Ils l’ont fait aussi aux Russes. Quand ils ont réussi à conserver Eltsine l’ivrogne au Kremlin en 1996, le magazine Time en était fier et a publié sa couverture avec un flamboyant « Les Yankees à la rescousse. L’histoire secrète de la façon dont quatre conseillers américains ont utilisé des sondages, des groupes de discussion, des publicités négatives et toutes les autres techniques de campagne américaine pour aider Boris Eltsine à gagner » (Vous pouvez lire l’histoire fascinante des États-Unis subvertir la jeune démocratie russe, comme elle est racontée par deux journalistes expatriés américains du magazine ExileD). Mais ce n’était pas vraiment les États-Unis – c’était le mauvais esprit obsédé par la domination mondiale.

Et maintenant, ils sont sur le point de perdre leur contrôle sur l’esprit et le corps de l’Amérique. Il y a quelques jours, à Cincinnati, dans l’Ohio, le président élu a promis que les États-Unis cesseraient d’essayer de renverser les autres gouvernements. Plus de changements de régime, a-t-il-dit. C’est un changement phénoménal.

C’est pourquoi Trump a été attaqué par la CIA, la plus diabolique organisation dans l’univers connu. Les assassinats, les révolutions, les guerres civiles, la corruption, le commerce de la drogue sont des tâches quotidiennes pour la CIA. Elle est l’arme de choix entre les mains de l’Entité obscure, leur Nazgûl. La CIA est anti-américaine : les soldats américains se battent en Afghanistan, tandis que la CIA produit, achète et vend la majeure partie du commerce afghan de l’opium.

La CIA pourrit les relations entre les Américains et les autres peuples de la terre. La CIA donne des leçons de torture aux régimes les plus sombres. La CIA s’est tenue à l’écart le 11 septembre 2001, et elle a poussé les États-Unis dans de nouvelles guerres depuis. La CIA a organisé et fourni les terroristes d’État islamique et d’al-Nusra. Ce sont les gars qui ont dit que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive et provoqué la guerre en Irak.

Si vous doutez quant à votre position à l’égard de Trump, après l’attaque de la CIA contre lui, vous ne devriez plus douter. Rappelez-vous, JFK a essayé de défaire la CIA, mais hélas, c’est la CIA qui l’a défait. Trump est une chance de se débarrasser de cet Ordre des Assassins, ou le dompter, au moins. Trump a même sagement refusé d’écouter leurs leçons d’endoctrinement, dites « briefings quotidiens ».

Je vais vous dire pourquoi il peut réussir ce que Kennedy n’a pas pu faire. Aucun président américain (sauf JFK) n’avait jamais été attaqué par ses propres services de sécurité de la manière dont Trump l’a été par la CIA. Ils ont prétendu que les pirates russes l’ont élu, pas le peuple des États-Unis. N’importe qui d’autre, à la place de Donald Trump, se mettrait en mode de soumission et déclarerait sa haine éternelle à la Russie. Mais Trump a choisi Rex Tillerson, l’homme qui a reçu l’Ordre de l’amitié des mains de Poutine, pour être secrétaire d’État. Je dirais que Trump a les couilles faites du meilleur acier américain. Je ne pensais pas qu’ils pouvaient encore produire de tels hommes. Si quelqu’un peut purger le corps de l’Amérique de sa possession par la légion de démons, c’est cet homme aux cheveux jaunes qui en est capable.

Le choix de Tillerson est brillamment bon et encourageant après les terribles rumeurs disant que Trump pourrait choisir Mitt Romney, ou Rudy Giuliani, David Petraeus ou John Bolton (difficile de décider qui est le pire). Tillerson est un homme qui sort de la vraie économie, il est habitué à traiter avec des gens réels et des problèmes réels, et il était logique pour Trump de le nommer.

Oubliez les Démocrates et les Républicains, c’est une fausse distinction. Il y a deux partis, le Parti de l’Économie Réelle (les constructeurs) et un Parti de l’Économie Virtuelle (les destructeurs), ou, si vous préférez, des gens qui aiment leurs pays et leurs travailleurs – et des agents de l’Entité Obscure. L’économie virtuelle comprend les finances, l’industrie militaire, et d’autres malfaisances. Trump est un homme de l’économie réelle qui n’a besoin d’aucune guerre mais la paix pour la reconstruction de son pays et le rendre productif et bon pour ses travailleurs. Il choisit donc un bon praticien de l’économie réelle pour sa diplomatie.

Ses adversaires ne sont pas nécessairement des démocrates, mais les bellicistes du Parti de l’économie virtuelle, et ceux ci peuvent aussi être des républicains du noyau dur. « Nous ne pouvons pas permettre au Département d’État d’être dirigé par un ami et allié de Vladimir Poutine afin qu’il poursuive une désastreuse diplomatie de négociation et d’apaisement qui donne à Poutine ses plus grandes victoires », a déclaré Foxnews. « Ami et allié » serait bien, mais ce sont les délires d’un guerrier de droite, qui sont identiques à la virgule près aux délires d’un guerrier de gauche, comme par exemple Dan Rather qui nous met en garde contre « une Russie nouvellement agressive et affirmée, menée par Poutine, un ancien officier du KGB » et donc que Trump, un homme de paix, doit être écarté.

Les bellicistes ont de bonnes raisons de s’inquiéter. Trump est sur le point de débarrasser l’Amérique de ses pires fléaux : la garde néoconservatrice du « changement de régime » et la CIA, pour commencer. Il a aussi déclaré la guerre au complexe militaro-industriel quand il a dit : « Le programme F-35 et son coût sont hors de contrôle. Des milliards de dollars peuvent et seront économisés sur les achats militaires (et autres) après le 20 janvier. »

C’est une merveilleuse nouvelle – non seulement pour les Américains, mais pour le monde entier. Quatre cents milliards de dollars (oui, c’est le prix demandé par la compagnie pour cet inutile morceau de ferraille) ont été transférés des coffres vides du Trésor dans ceux de Lockheed-Martin, augmentant la dette américaine et privant le pays d’investissements beaucoup plus utiles. Cela conduirait le monde à une nouvelle course aux armements : les Américains, les Russes et les Chinois dépenseraient de l’argent pour des armes au lieu d’améliorer la vie de leurs peuples.

Et cela rendrait la guerre mondiale plus probable : comme la sœur et supportrice d’Hillary et la secrétaire d’État de Bill, Madeleine Albright, l’a dit à Colin Powell : « Quel est l’intérêt d’avoir cette superbe armée dont vous parlez toujours si nous ne pouvons pas l’utiliser ? ».

Les Maîtres du Discours, la voix de l’Entité Obscure, sonnèrent l’alarme. Le magasine Fortune, la voix des Banksters, a écrit que Trump lançait des tweets haineux contre Lockheed.

Le mot « haine » est comme un coup de sifflet de ralliement de la part des maîtres. Leurs esclaves obéissants et consentants ont su répondre. Si les Maîtres disent que quelqu’un est « en colère » ou « hait », c’est un signe pour leur peuple de ce qu’il faut penser.

Si les Israéliens tuent des centaines d’enfants palestiniens, les Maîtres rapportent dans leurs médias : les Palestiniens sont en colère et jurent de se venger. Il y a quelques jours, les islamistes, idiots utiles des Maîtres, ont commis un attentat dans une église du Caire, tuant une trentaine de chrétiens. Les médias des Maîtres ont peu parlé de cet acte terroriste pour ne pas interférer avec leur campagne pour les islamistes en Syrie et avec le mouvement des migrants islamiques vers l’Europe. Donc les chances sont élevées que vous ne soyez même pas au courant de cette attaque. Et dans leurs maigres rapports, les médias des Maîtres incorporeraient le coup de sifflet : la haine ou la colère. Le New York Times a écrit sur ce meurtre de masse : « Des paroissiens en colère se sont rassemblés à l’extérieur et ont lancé des insultes ».

Non, ils n’ont pas utilisé l’expression de « meurtre de masse » : il est habituellement réservé aux actes terroristes contre les juifs, et alors la colère et la haine ne sont pas mentionnées, seulement la souffrance. Par contre, le terme « meurtre de masse » peut être appliqué pour les bombardements russes contre les islamistes à Alep. Ils sont « assassinés en masse », les chrétiens étant simplement « abattus ».

Je suis ennuyé par le mot « haine ». C’est un mot de belle-mère « Fils, je sais que tu me détestes et que tu me veux morte ! », « Non, maman, mais je veux juste que nous puissions décider de nos vies par nous-mêmes ».  Maintenant, nous savons que Trump déteste non seulement les femmes, les juifs et la CIA, ce monstre déteste même l’innocent et sans défense Lockheed-Martin ! Il serait préférable qu’il ait donné un coup de pied à des chatons, comme ils ont accusé Julian Assange de le faire. Plus j’entends parler de la haine de Trump, plus je suis certain qu’il a raison.

Non seulement Trump a twitté un message de haine contre Lockheed-Martin mais il a dit qu’il ne gaspillerait pas des milliards payés par les contribuables américains pour un nouveau Boeing Air Force One. Il s’est fâché quand il a appris qu’un général, Mark Welsh, ancien chef d’état-major de la Force aérienne, a rejoint Northrop Grumman après avoir accordé à la compagnie un contrat de plusieurs milliards de dollars pour construire un bombardier furtif de prochaine génération. Trump économisera votre argent – et nous sauvera de la guerre, s’il arrive à la Maison Blanche.

Mais il prend à ses côtés de si nombreux généraux que certaines personnes s’en plaignent. Rappelez-vous : les États-Unis de Trump seront toujours le plus grand et le plus fort État dans la communauté mondiale, mais sans cet esprit maléfique. Cet état d’esprit persiste encore dans les médias traditionnels, qui continuent à accumuler mensonges sur mensonges et cherchent encore à revenir pour posséder ce grand corps étasunien. Alors que les États-Unis de Trump ne seront pas cet agresseur que nous détestions.

Ils ne deviendront pas non plus un ange, mais une grande puissance ordinaire avec ses propres intérêts, ni plus ni moins, comme à l’époque de Théodore Roosevelt. Cela doit être rappelé quand on vous dit que Trump a embauché tant de généraux à son cabinet. Les États-Unis ne seront plus le mauvais esprit arcbouté sur la domination mondiale, mais juste un grand État.

Le monde est trop grand pour n’avoir qu’un maître et une règle. Le désir de domination est la cause de la monstrueuse dette étasunienne de vingt mille milliards de dollars. Donald Trump, un proverbial yankee pragmatique, a vu cette fuite dans les ressources de son pays, et a décidé de la colmater avant qu’elle n’en cause le naufrage.

Il y a plusieurs années, Trump a donné une interview à Playboy. Sa lecture est fascinante et obligatoire. Il a compris avant tout le monde que Gorbatchev « serait renversé, parce qu’il a fait preuve d’une faiblesse extraordinaire ». Cela montre bien sa clarté d’esprit en politique étrangère.

Il comprenait le danger de la guerre nucléaire : « J’ai toujours pensé à la question de la guerre nucléaire. C’est l’ultime, la catastrophe ultime, le plus gros problème de ce monde, et personne ne se concentre sur les engrenages qui le composent. C’est un peu comme la maladie. Les gens ne croient pas qu’ils vont tomber malades jusqu’à ce que cela arrive. Personne ne veut en parler. Je crois que la plus grande de toutes les stupidités est que les gens croient que cela n’arrivera jamais, parce que tout le monde sait combien ce sera destructeur, alors personne n’utilisera ce genre d’armes. Quelle connerie. » Vingt-cinq ans plus tard, il est venu pour sauver l’humanité d’une guerre nucléaire imminente.

À la question « Vous ne voulez absolument pas être président ? », il a répondu : « Je ne veux pas être président. J’en suis sûr à cent pour cent. Je ne changerais d’avis que si je voyais ce pays continuer à tomber dans le gouffre. » Maintenant, il a vu et accepté le boulot. Il le fera aussi bien que ce qu’il a fait jusqu’à maintenant.

Afin de sauver le pays et son peuple d’un désastre imminent, Trump veut arrêter les délires de domination mondiale. Les États-Unis n’ont pas besoin de tant de bases militaires, de tant de porte-avions. L’Entité Obscure veut que les États-Unis dominent en son nom, mais les Américains n’en ont pas besoin. Dans les pays de l’OTAN, les hommes politiques européens ont commencé à reconnaître que leur bonne époque aux dépens des contribuables américains sera bientôt terminée. Ils l’ont appréciée tant que cela a duré. Leurs budgets de défense ont été principalement utilisés pour des conférences, des visites, des missions et le soutien des politiciens amis.

Jusqu’à présent, les États-Unis payaient et payaient, sans compter, arrosant des milliers de politiciens et de généraux européens. Cela n’a pas été fait pour le bénéfice des Européens qui n’étaient soumis à aucun danger, cela n’a pas été fait pour le bénéfice des Américains non plus. Maintenant, c’est bientôt fini et les nouvelles élites implantées en Europe par l’Entité Obscure, entretenues par les États-Unis, se trouveront sans soutien extérieur face à leurs propres peuples.

Elles ne vont pas apprécier. Prenons l’exemple d’un parlementaire anglais, le député Ben Bradshaw. Bradshaw est un représentant typique de la nouvelle élite : un pro-Blair, un instigateur de la guerre en Irak, ex-secrétaire à la Culture, ex-employé à la BBC, marié à un producteur de la BBC de même sexe, il s’est débrouillé pour que son hypothèque soit payée par le contribuable britannique. Il est aimé par les citadins gays (« 100% de soutien »), mais les électeurs du parti travailliste ne sont pas si enthousiastes pour lui. Il déteste le nouveau dirigeant syndical élu, Jeremy Corbyn, qui est arrivé au pouvoir quand les travailleurs britanniques ont décidé de retirer leur parti des mains bien manucurées des homosexuels cultivés mais bellicistes.

Bradshaw a participé à la tentative de coup d’État des fonctionnaires du parti contre Corbyn malgré le vote populaire. Corbyn est un ennemi du complexe militaro-industriel, Bradshaw aime les guerres. Il est fortement opposé au Brexit : il veut que la Grande-Bretagne reste sous le joug de Bruxelles, la deuxième capitale de l’Entité Obscure.

Prenant inspiration de l’attaque de la CIA contre Trump, il a déjà proclamé qu’il est « hautement probable que la Russie de Vladimir Poutine ait interféré dans le référendum britannique sur le Brexit ». Ses homologues américains liés à la CIA aimeraient donner la Maison Blanche à Clinton malgré la volonté du peuple américain. Bradshaw veut aussi renverser les résultats du Brexit, car c’est l’œuvre de Poutine.

C’est le profil de l’aile gauche de l’Entité Obscure. Ils ne croient pas en la démocratie si elle ne leur donne pas ce qu’ils veulent. Ils méprisent les ouvriers et s’intéressent davantage à leur milieu homosexuel raffiné. Ils aiment les guerres ; la guerre contre l’Irak était agréable ; et la guerre contre la Libye était joyeuse ; ils voudraient plus de guerre en Syrie, que ces guerres leur fournissent de jeunes corps frais de garçons moyen-orientaux. Quelqu’un veut une tranche de pizza ? Ils détestent Poutine pour avoir arrêté la désintégration de la Russie – et maintenant de la Syrie. Ils voient une autre façon de se débarrasser de la dette : au lieu de couper les bénéfices de l’industrie militaire, plutôt bombarder la Russie, si la menace de guerre ne suffit pas.

La gauche a connu des jours meilleurs. Dans la même interview Playboy, Trump a dit qu’il ne veut pas devenir président, mais si l’envie lui prenait il concourrait dans le parti démocrate. « Je ferais mieux en tant que démocrate que républicain – et ce n’est pas parce que je suis plus progressiste, en fait je suis conservateur. Mais c’est l’ouvrier qui votera pour moi. Il m’aime. »

Il y a vingt-cinq ans, les travailleurs ont voté pour les démocrates, mais maintenant ils ont voté pour Trump, qui s’est présenté comme républicain – parce que le Parti démocrate est devenu le parti préféré des maîtres du discours, obsédés par les toilettes unisexes et les droits des homosexuels, et non par les travailleurs. Mais les Républicains ont leurs propres démons, les guerriers bellicistes du genre « N’importe qui, sauf Trump ».

Étonnamment, une nouvelle coalition est en train de se former entre « des mangeurs de granola, vivant dans les arbres et écoutant la radio publique, qui couchent dans le même lit de camp que les néocons va-t-en-guerre à la McCain – tous unis dans leur colère contre la Russie et l’homme de la Russie à Washington », (selon les bons mots de Golstein) et, ajouterons-nous, dans leur amour pour Lockheed Martin, Goldman Sachs et la CIA. Ils devraient être rejoints par la Coalition Bipartisane pour la Paix et la Reconstruction.

La gauche nationaliste précédemment activée, puis rejetée par Sanders est trop faible pour traiter les agents de l’Entité Obscure par ses propres moyens, mais elle peut encore soutenir Trump. Tulsi Gabbard, la merveilleuse démocrate d’Hawaï qui milite contre les guerres, pourrait en être le modèle. Elle est contre l’envoi d’armes aux islamistes de Syrie, contre les changements de régime. Qu’elle, et bien d’autres, deviennent l’appui à gauche d’une nouvelle coalition Trump, pour sauver les États-Unis et le monde. Le temps pour une nouvelle alliance est venu. Surtout si nous voulons que le soleil échappe aux morts-vivants et se lève à nouveau, après le Yuletide.

Israel Shamir

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Qui a tué le Docteur Liza? Par Emmanuel Leroy

1 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme

Qui a tué le Docteur Liza?


Par Emmanuel Leroy − 27 Décembre 2016

Elizaveta Glinka, alias Docteur Liza, grande figure de l’action humanitaire, était dans l’avion qui s’est abîmé en mer Noire le 25 décembre dernier avec le chœur de l’Armée rouge qui se rendait en Syrie.

Je suis d’autant plus bouleversé par sa disparition que je l’avais rencontrée l’année dernière en décembre 2015 au ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Donetsk et nous avions travaillé ensemble pour la coordination de l’aide à apporter aux populations du Donbass victimes du régime de Kiev.

Le Dr Liza, à droite sur la photo, avec Emmanuel Leroy, Président de l’association humanitaire française  "Enfants du Donbass".

Le Dr Liza, à droite sur la photo, avec Emmanuel Leroy, Président de l’association humanitaire française "Enfants du Donbass".

 

Nous avions évoqué lors de cette rencontre, divers projets, dont celui de créer une structure humanitaire franco-russe afin de renforcer les liens entre nos deux pays.

À ce stade, et dans l’attente de l’analyse des boites noires de l’avion, il est impossible d’affirmer avec certitude que l’appareil a été frappé par une puissance hostile ou s’il a été victime d’une avarie.

Toutefois, il me paraît difficile de ne pas faire le rapprochement entre les menaces proférées par Barack Obama et la série d’attaques répétées que la Russie subit depuis. Tout se passe comme si l’administration étasunienne sortante mettait en œuvre un processus de durcissement extrême des relations avec la Russie afin de ruiner à l’avance la politique pro-russe de Donald Trump en créant une situation de conflit irrémédiable sur laquelle son successeur ne pourra revenir.

Le 19 décembre, assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie suivie quelques heures plus tard de la mort mystérieuse de Piotr Polshikov, diplomate de haut rang spécialiste de l’Amérique Latine, retrouvé mort par arme à feu dans son appartement moscovite. Suicide ou assassinat ? Nous n’avons pas de réponse pour l’instant.

Est-ce que tous ces faits seraient à mettre en relation avec la la capture d’officiers occidentaux, y compris Français, qui auraient été découverts dans un bunker d’Alep-Est lors de la libération de la ville ? Pour ceux qui seraient surpris par cette révélation, ou pour les sceptiques invétérés, je rappellerai les propos de Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères sur la branche syrienne d’al-Qaïda ou encore les nombreuses sources faisant état de la présence de forces spéciales françaises en Syrie, au moins depuis 2012 voir ici, ou là, ou encore là.

Une source russe non officielle va même encore plus loin en accusant l’Occident, voire la France d’être à l’origine de cette attaque contre le Tupolev qui s’est abîmé en mer Noire. L’auteur émet l’hypothèse d’une agression radio-électronique comme étant la cause de la panne soudaine des transpondeurs de l’appareil puis de sa chute. Il est certain qu’aujourd’hui un certain nombre d’États disposent des moyens de brouillage électronique ou de la capacité de prendre le contrôle à distance de l’électronique embarquée d’un aéronef.

Si par malheur cette suspicion se trouvait confirmée, il s’agirait là d’une dérive gravissime de la politique étrangère française et d’un acte de guerre commis en temps de paix. Obliger les troupes d’élite de l’armée française à servir la cause des égorgeurs « modérés » d’al-Qaïda représente déjà une forfaiture dont les responsables politiques devront rendre compte, mais si cette ignoble conjecture devait être confirmée et si François Hollande, à la demande de l’OTAN, a donné le feu vert de l’Élysée pour cet acte inqualifiable, il aura définitivement ruiné le crédit et l’honneur de la France et il devra répondre de son geste devant l’Histoire.

Adieu Docteur Liza ! Nous garderons votre mémoire.

Emmanuel Leroy

Lien : Tu 154 : L’incompréhensible crash de l’avion militaire russe à Sotchi

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