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Le blog de Lucien PONS

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Les leçons de Palmyre, par Karine Bechet Golovko

15 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère

lundi 12 décembre 2016

 

Les leçons de Palmyre

 
 
 
Palmyre est retombée entre les mains de l'Etat islamique. Le coup porté, comme le reconnaît à l'unanimité la presse russe, est particulièrement dur en terme d'image. Certainement plus que militairement. Après le concert de la paix, après les discussions sur la reconstruction de la cité antique. Effaçant immédiatement, dans les esprits, la victoire d'Alep. Palmyre rappelle une réalité presque violente sous cet éclairage: on ne fait pas de grande parade avant la fin de la guerre
 
Mais comment "Palmyre" fut possible?
 

 
Alors que pendant le week end, l'aviation russe aide efficacement l'armée syrienne à repousser l'attaque d'environ 500 terroristes de Daesh contre Palmyre, ceux-ci changent de stratégie et se replient vers les quartiers habités et les zones historiques, que l'aviation ne peut pas pilonner. Par ailleurs, de très importants renforts, environ 5000 personnes, se regroupent sur différents fronts et reprennent simultanément l'attaque des hauteurs stratégiques, des routes d'accès et finalement de la ville elle-même. L'armée syrienne, devant l'avancée des groupes terroristes, évacue 80% de la population, les réserves d'armes et les moyens militaires stockés en vue de l'attaque de Deir ez-Zor et Rakka. Hier soir, les forces syriennes reconnaissent avoir laissé la ville aux mains de l'Etat islamique.
 
D'où viennent ces 5000 terroristes sortis du désert?
 
Ils viennent de différents points géographiques, qui ont pour point commun d'être soi-disant dans les zones de combat de la coalition américaine. 
 
Ils viennent de Deir ez-Zor et Rakka, où la coalition américaine a décidé depuis une semaine environ de lever le pied, avec l'effet attendu. Ils viennent également d'Irak, où l'on a vu environ 5000 combattants envoyé vers la Syrie. Rappelons que l'aviation américaine a, évidemment par erreur, bombardé l'armée irakienne qui combat justement à Mossul, faisant 90 morts et une centaine de blessés. Les terroristes ont pu être très efficacement exfiltrés. Le Plan B, réalisé en urgence suite à la libération d'Alep, a fonctionné à merveille.
 
Comment ont-ils pu tranquillement traverser le désert?
 
Pourtant, ce plan n' a pu fonctionné que suite à une série d'erreurs, comme le souligne la presse russe . Ainsi, se pose la question du renseignement: qui était responsable du renseignement militaire? Parce que faire traverser le désert, où il est difficile de se cacher des satellites ou des drones, avec armes et bagages, blindés et autres véhicules et artillerie lourde, sans se faire remarquer, pose la question non plus de l'efficacité du renseignement militaire dans la zone, mais de son existence même.
 
Et de remarquer que le plus dangereux est quand une certaine euphorie gagne les troupes, lorsque l'on ne veut plus voir certains faits, lorsqu'on les interprète comme l'on aimerait et non comme il se doit. Il est dangereux de célébrer la victoire avant terme.
 
Palmyre est un symbole. Un symbole qui est tombé. Il y aura certainement encore une bataille pour la ville, il est même possible qu'elle soit reprise et à nouveau libérée, mais l'image ne sera pas rétablie, elle est tombée avec la ville. Il n'y a victoire qu'une seule fois, c'est pourquoi il est souhaitable qu'elle soit la dernière bataille.
 
Quelle est cette stratégie "post-moderne"?
 
La réaction de l'ancien chef d'état major des forces armées russes (2004-2008), le général Yuri Baluevsky, est très révélatrice de la rupture stratégique des guerres dites "post-modernes":
"C'est encore un coup porté au prestige, notamment à notre prestige. Que les combattants n'allaient pas arrêter le combat, c'était évident. Mais ce que nous faisons, nous, aujourd'hui, j'avoue que, comme militaire, j'ai du mal à comprendre, ces pauses humanitaires par exemple ..."
En effet, je ne me souviens pas de corridors humanitaires lors de la Seconde guerre mondiale, lors de la guerre du Vietnam, lors de la guerre l'Algérie ... de corridors par lesquels les gentils ennemis pouvaient sortir, être amnistiés, s'ils laissaient leurs armes. Voire, pouvaient sortir avec leurs armes. 
 
Comme l'expérience le montre, ils ne se "dissolvent" pas d'eux-mêmes, naturellement, dans le paysage, ils se regroupent, reprennent les armes et repartent évidemment au combat.
 
Le mythe de la fin des guerres "traditionnelles"
 
Ces "corridors" et autres amnisties viennent du mythe selon lequel, ces guerres ne sont pas des guerres "traditionnelles", car elles ne se déroulent pas entre armées régulières d'états souverains, mais entres des "civils qui ont pris les armes" et des soldats. Donc, les armées régulières n'ont pas le droit de guerroyer de la même manière que contre d'autres soldats. 
 
On ne tue pas l'ennemi, on négocie. On ne fait pas de prisonniers, on ouvre des corridors humanitaires. Puisqu'il s'agit simplement de "civils", certes armés jusqu'aux dents, mais de "civils", certes qui savent se servir de lance-missils, de l'artillerie lourde, mais des "civils". Le mythe de David contre Goliath, même si nous sommes très loins du lance-pierre.
 
Il faut donc parlementer avec ces civils, qui doivent, une fois revenus à la raison, rentrer pacifiquement dans la vie civile et s'occuper de leur famille et de leur jardin. 
 
Sauf que ces "civils" sont des combattants entraînés par des professionnels et que beaucoup d'entre eux ne sont pas syriens. Que ces combattants sont dans une logique terroriste qui en fait justement des "combattants" et non d'innocents civils. Les innoncents civils, eux, sont pris en otage par ces groupes extrémistes pour se protéger de l'armée.
 
Le mythe des guerres "propres"
 
Pourtant, l'Occident a détourné les yeux de ces simples réalités, car il préfère se voiler la face avec le mythe des guerres propres. Des guerres technologiques, faites du ciel, avec des drones et des jeux vidéos à quelques milliers de km des opérations, des guerres déshumanisées menées par un Occident qui ne veut plus se salir les mains.
 
Après les horreurs de la Seconde guerre mondiale (sans même parler du génocide, l'on n'oubliera pas les milliers de villes et villages brûlés, des populations massacrées), après les bombes atomiques lancée presque gratuitement par les Etats Unis sur le Japon, après le Napalm dans la guerre du Vietnam et toutes le exactions contre les populations civiles, après les tueries de la guerre d'Algérie, l'on veut des guerre propre, l'on ne veut plus de guerre. Car une guerre, c'est sale. Par essence. A la guerre on tue.
 
Les populations ont besoin de se sentir lavées, propres, totalement désinfectées de ces époques "barbares", faites de sang et de chair. Mais comme les pouvoirs ne peuvent survivre sans guerres, ils vendent des "guerres propres" à des populations délavées prêtent à ingurgiter pour avoir l'esprit tranquille.
 
Ce mythe n'est possible qu'avec un contrôle total de l'information qui:
 
  1. conditionne l'opinion publique à accepter les "erreurs" de tirs comme des erreurs regrettables, mais ne remettant pas en cause le bien-fondé de l'action menée et justifiée par leur société, 
  2. bloque toute possibilité d'une transparence de l'information sur ce qui se passe réellement sur le terrain. 
Lorsque, plus tard, l'information passe, le temps a passé. Les Etats Unis ont pu faire un rapport sur la torture qu'ils pratiquent, ils ont trouvé cela regrettable, l'opinion publique a applaudi à tant de transparence démocratique, et la vie continue - et la torture aussi. Et personne ne sait ce qui se passe à Mossul, quand la campagne russe se déroule sous caméras.
 
Le problème de la Russie est qu'elle a fait le choix des guerres "post-modernes" avec corridors et pauses humanitaires, tout en menant une véritable guerre contre les terroristes sur le terrain, sans pour autant maîtriser l'espace médiatique, jouant réellement la carte de la transparence. Par là-même, elle a eu Palmyre et l'urgence de revoir sa stratégie. Vue la réaction de la presse, le message est passé.
 
 
 
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Gabriel Galice "Comment empêcher la France de disparaître"».

14 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #La République, #Le capitalisme;, #Politique étrangère

Gabriel Galice "Comment empêcher la France de disparaître" ».  

Colloque 2016 du Cercle Aristote . Institut de la Démocratie et de la coopération (IDC). 23 juin 2016

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En Syrie, la fête est finie pour les charlatans. Par Bruno Guigue

9 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Politique étrangère, #La Turquie, #Daesch

En Syrie, la fête est finie pour les charlatans


 

alep 27-novembre-2016

Un tank dans les rues d’Alep-Est, le 27 novembre 2016. / AFP

En sonnant le glas d’une insurrection télé-guidée de l’étranger, la débâcle d’Alep dissipe une énorme supercherie. Il aura fallu six années de malheur pour que cette tragédie provoquée et entretenue par une avalanche de pétrodollars sur fond de crise régionale apparaisse sous son vrai jour. Ce n’était pas une révolution, mais une opération ratée de « regime change » voulue par Washington et ses alliés. De l’aveu d’Hillary Clinton elle-même, cette opération fut menée en utilisant des organisations terroristes dont la maison-mère (Al-Qaida) était déjà une coproduction saoudo-américaine dans les années 80. Al-Nosra, Daech et consorts, à leur tour, furent mis au service d’une stratégie du chaos qui visait à pulvériser les Etats de la région au profit d’entités ethno-confessionnelles dont la fragmentation garantirait la docilité.

Il en résulta une farce sanglante, désormais ensevelie sous les gravats de cette ville martyrisée par une guerre impitoyable que provoqua l’appétit de domination impérialiste allié au fanatisme sponsorisé de desperados crétinisés jusqu’au dernier centimètre cube de leur cerveau. Le pire n’est jamais sûr, dit-on, mais on eut droit à tout ce qu’il était possible de faire, y compris l’inimaginable ! Des dirigeants occidentaux qui prétendent combattre les terroristes tout en leur procurant des armes au nom des droits de l’homme. Des puissances étrangères qui infligent un embargo sur les médicaments à des populations civiles coupables de ne pas combattre leur gouvernement. Des familles royales sanguinaires et débauchées qui donnent des leçons de démocratie tout en sponsorisant la terreur. Des intellectuels français qui exigent comme un impératif moral le bombardement d’un pays qui ne nous a rien fait. C’est un triste privilège, mais il faut reconnaître que le drame syrien a généré un impressionnant florilège de saloperies.

Qu’on se souvienne seulement avec quels accents enflammés les chantres hexagonaux de cette révolution-bidon nous serinaient depuis six ans qu’une glorieuse insurrection allait mettre à bas l’odieuse tyrannie ! Jour après jour, ils noyaient hypocritement d’un écran de fumée humanitaire la haine que leur inspirait cet Etat syrien dont le seul tort était de rester debout face à la coalition prédatrice des puissances occidentales et des pétromonarchies corrompues. Sans vergogne, ils couvraient de leur clameur mensongère, en les attribuant aux soldats syriens défendant leur patrie menacée, les atrocités commises par des bandes criminelles dont l’ambition monomaniaque était d’imposer la charia wahhabite et de liquider les minorités confessionnelles.

On les a vus, on les a entendus pendant de longues années, ces charlatans. Les Jean-Pierre Filiu, François Burgat, Jean-Paul Chagnollaud, Pascal Boniface, Dominique Vidal, Ziad Majed, Romain Caillet, Bruno Tertrais et consorts intoxiquèrent l’opinion de leurs mensonges en respectant scrupuleusement le cahier des charges atlantiste. Experts en affabulation, ces mythomanes multi-cartes ont craché sur la Syrie, son peuple, son armée et son gouvernement. Ils n’ont cessé de les calomnier, relayés par des journalistes dont l’inculture n’avait d’égale que leur partialité. Niant l’évidence d’un mercenariat international financé par les pétromonarchies, ces pseudo-progressistes se sont rangés, servilement, du côté d’un obscurantisme wahhabite mis au service de l’impérialisme occidental. Prenant des grands airs, ils donnaient des leçons d’humanisme tout en tressant des couronnes aux milices mafieuses et sectaires qui détruisaient la Syrie. Faisant le tri entre les bonnes et les mauvaises victimes, ils brandissaient les droits de l’homme côté cour et soutenaient les tortionnaires takfiris côté jardin.

Pour incriminer le gouvernement syrien et ses alliés, ils voulaient enrôler au service de leur cause frelatée le sort des civils assiégés à Alep, mais en omettant de dire que 80% de ces civils se trouvaient dans les quartiers protégés par le gouvernement, et que les autres, retenus prisonniers par les djihadistes, étaient utilisés par ces glorieux « révolutionnaires » comme boucliers humains. Ils voulaient nous faire croire que l’aviation russe bombardait les hôpitaux d’Alep, mais sans préciser que la majorité des hôpitaux étaient à Alep-Ouest et subissaient le feu incessant et meurtrier des mortiers rebelles. Orchestrant une indignation sélective fondée sur le déni de réalité permanent, ils ont accrédité cette monumentale escroquerie des « Casques Blancs », brillamment démasquée par une courageuse journaliste, Vanessa Beeley, qui administra à ces fumistes une leçon définitive d’honnêteté intellectuelle et de probité professionnelle.

La reconquête de la deuxième ville de Syrie par son armée nationale ne rend pas seulement l’espoir au peuple syrien, qui aperçoit désormais le bout du tunnel après tant de souffrances. Cette victoire d’une armée majoritairement composée de conscrits de confession sunnite (comme l’a récemment rappelé le géographe et excellent analyste Fabrice Balanche) ne dissipe pas seulement le mythe d’une guerre confessionnelle forgé de toutes pièces par les pousse-au-crime du wahhabisme. Cette reconquête balaye aussi d’un grand courant d’air frais, en ce victorieux mois de décembre, les miasmes putrides largués dans l’atmosphère par six années de propagande à grande échelle.

Orchestrée par les larbins de l’impérialisme US et les collabos de l’obscurantisme wahhabite (ce sont souvent les mêmes), cette propagande a diabolisé le gouvernement syrien en lui attribuant la responsabilité des crimes commis par ses adversaires. Elle a aussi diabolisé la Russie, dont l’intervention militaire en Syrie, contrairement à celle des pays de l’OTAN, respecte le droit international et frappe sans lésiner les terroristes de tous poils. Il faut vivre en France, ce pays de masochistes, pour voir la haine de la Russie se déchaîner, avec une rare violence, chaque fois qu’elle fait reculer les terroristes. A chaque défaite infligée sur le terrain aux commanditaires du massacre du Bataclan, nos charlatans hexagonaux, du gouvernement aux médias, se répandent en clameurs indignées !

Le drame syrien est un révélateur chimique. Jamais depuis Vichy notre intelligentsia ne s’était autant vautrée dans la fange, jamais elle n’avait mis un tel point de déshonneur à célébrer l’esprit collabo. Mais voilà, la roue tourne. Que reste-t-il aujourd’hui du dogme interventionniste cher aux néocons, au moment où Donald Trump le dénonce, où Vladimir Poutine mène le bal au Moyen-Orient et où l’Etat syrien expédie les mercenaires de Riyad dans les poubelles de l’histoire ? Doublement orphelins, les charlatans du droit-de-l’hommisme (à géométrie variable) risquent de perdre leur héros yankee, fatigué de mener des guerres stupides, et leur piétaille moyen-orientale, taillée en pièces par cette armée syrienne qu’ils méprisaient. Pour les charlatans, décidément, la fête est finie.

Bruno Guigue | 7 décembre 2016

Bruno Guigue, est un ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de la Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

Lire aussi:  Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue/

Source: http://arretsurinfo.ch/en-syrie-la-fete-est-finie-pour-les-charlatans/

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Nicolas Dupont-Aignan : « François Fillon est une imposture gaulliste ! »

9 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #Le socialisme, #l'horreur économique, #Services publics, #La santé

Publié par El Diablo

montage photo d'illustration

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Propos recueillis par Louis Hausalter

Alors que la purge que le vainqueur de la primaire de la droite veut infliger à l'assurance-maladie fait polémique, le député-maire d'Yerres (Essonne), candidat à l'élection présidentielle au nom de Debout la France, dénonce dans une interview à « Marianne » un projet qui signerait « le début de la fin de la Sécurité sociale ».

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Marianne : François Fillon souhaite « désétatiser » le système de santé en le focalisant sur les affections graves ou de longues durées afin de faire des économies. Vous l’accusez de vouloir « privatiser la Sécu ». Pourquoi ?

Nicolas Dupont-Aignan : François Fillon l’a clairement dit lors de son débat avec Alain Juppé : il considère que les petits risques ne devraient plus être couverts et que la Sécurité sociale devrait se cantonner aux gros risques. Mais il n’y a pas de petits ou de gros risques ! Cette distinction foireuse est une vieille lune que le lobby des assureurs et des mutuelles essaie de refourguer à nos gouvernements depuis vingt ans, parce que ces gens veulent s’emparer de la Sécu. D’ailleurs, le programme de Fillon n’a rien d’étonnant lorsqu’on sait qu’Henri de Castries, ancien PDG d’Axa, a participé à son élaboration.

Non seulement le fait de donner plus de place aux mutuelles coûterait plus cher qu’aujourd’hui, mais cela complexifierait encore la vie des Français. Si on applique le programme de Fillon, c’est le début de la fin de la Sécurité sociale, le coup de grâce donné à un système créé sous De Gaulle à la Libération. Mais c’est toujours la même histoire : quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.

Pourtant, François Fillon se réclame du gaullisme... comme vous !

François Fillon est un faux gaulliste, une imposture gaulliste ! Le gaullisme, ça commence par l’indépendance nationale. François Fillon a dirigé le gouvernement qui a signé le traité de Lisbonne, un véritable coup d’Etat. On ne peut pas se dire gaulliste si l’on est soumis à Bruxelles ! Le gaullisme, c’est aussi le rassemblement des Français autour d’un projet social. Or, Fillon a un programme thatchérien ultra-libéral. Je respecte ses convictions, mais il ne peut pas se réclamer des mânes du gaullisme avec de telles intentions.

Il n’empêche, le déficit de la Sécurité sociale reste une réalité. Que proposez-vous ?

Il faut le combler par la croissance, donc par la relance économique. Si on crée le million d’emplois que je veux relocaliser, il n’y a plus de problème de la Sécurité sociale ! Pour le reste, mon projet tient en deux points fondamentaux. D’abord, l’augmentation du nombre de médecins en relevant le numerus clausus à 10.000 (il est fixé à 7.633 pour 2016, ndlr). Ensuite, il faut remettre d’aplomb la médecine de ville, qui a été saccagée ces vingt dernières années, en reprenant en main la gestion des hôpitaux.

Je ne suis donc pas en train de dire qu’il ne faut pas être rigoureux. Cela fait des années, par exemple, que je réclame de ne plus rembourser des médicaments inutiles, mais l’Etat n’est pas assez fort face aux acteurs privés et aux lobbies. La Sécu n’a pas un problème d’excès de dépenses, mais de gaspillage. La France est l’un des seuls pays au monde où, que l’on soit riche ou pauvre, on est soigné. Cela doit rester le cas.

 

SOURCE :

 

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Le Centre Sirius ou quand briller ne peut être un but par Karine Bechet Golovko

9 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La Russie, #Ecole

vendredi 9 décembre 2016

 

Le Centre Sirius ou quand briller ne peut être un but

 
 
 
Une spirale régressive tend à brouiller les frontières, en Russie, entre Peter Pan et la recherche scientifique. De la glorification d'une armée de "petits génies" à l'infantilisation des doctorants, ce programme artificiel et destructurant est un merveilleux remède pour lutter contre le developpement  systémique de la recherche scientifique et la formation solide des connaissances. 
 

 
 
Il semblerait que les jeunes enfants et adolescents russes soient quasiment tous des genies, ou au minimum surdoués. En tout cas, si l'on en croit ce Fonds "Talents et réussite" qui supervise le Centre Syrius spécialement créé pour les enfants surdoués. Au 1er septembre 2016, ce Fond annonçait compter environ 7000 enfants surdoués. Mais en regardant le site de Syrius, l'on découvre que chaque mois 600 enfants et 100 enseignants sont envoyés à Syrius. Bref, c'est une affaire qui tourne.
 
100 enseignants par mois? Ils n'enseignent plus, donc dans les "écoles normales"? Idem pour 600 enfants chaque mois, déscolarisés? A ce rythme là, il faut moins d'un an pour assècher le stock de surdoués. Donc, les financements aussi... Mais, les enfants continuent à arriver. Et des reportages nous montrent de petits génies en herbes en train de "créer" de nouveaux appareils, manier la technologie et la chimie à merveille. En tout cas, ils tripotent des éprouvettes et font tourner des robots.
 
Ce lieu, Syrius, ne concerne pas seulement les sciences dures, pour lesquelles il ne semble plus nécessaire d'apprendre, puisque l'on doit "créer" une souris d'ordinateur sans connaissances systématisées, mais également le sport, les arts, la littérature, etc. Et il faut dire que certains thèmes des leçons pour surdoués ... font sourire. On trouve par exemple "La nature du rire et les formes du comique dans la littérature", qui néccesite surtout de la culture si l'on veut réellement aller en profondeur et non "jouer à la culture" dans un PMU de luxe. Encore mieux: "Le texte dans l'espace scolaire. Comment ça marche?": ici, l'on se croirait à une table ronde de l'OCDE. Mais en effet, il faut bien préparer cette armée de surdoués, puisqu'ils sont l'avenir du pays, comme tous les enfants.
 
Et la recette plait, puisqu'elle s'appuie sur la confusion entre le fait qu'un enfant qui s'intéresse à un domaine devient "automatiquement" surdoué. Ce qui permet de mettre en avant des armées d'enfants soi-disant plus doués les uns que les autres, et qui aiment jouer à l'adulte, puisqu'ils sont des enfants. Ce qui fait également plaisir aux parents, qui ainsi vivent par procuration la vie qu'ils n'ont pas eu. La question de l'éducation, vitale pour le développement de l'enfant, elle, est reléguée aux callenques grecques, à cette époque dépassée où Aristote estimait que l'on ne devient pas philosophe avant 50 ans. Aujourd'hui, il faut tout, tout de suite et surtout sans efforts. L'on créé alors des parodies. Ces parodies ont touché la science.
 
Sirius une école? Non, ce n'est pas une école. Il n'y a pas de systèmatisation de l'enseignement. C'est un peu comme un hobbie. En d'autres temps, moins prétentieux et moins superficiels, on disait que l'enfant "s'intéressait" à la chimie, à la danse, à la musique, à la lecture et donc pendant son temps libre, il exerçait ces activités. Maintenant, l'époque a besoin de petits génies sans bouillir, sans efforts, des génies naturels. 99% de travail et 1% d'intuition? Non, l'époque a renversé les proportions. 
 
S'il y a à ce point une volonté de financer l'enseignement et la recherche, pourquoi ne pas s'occuper des écoles? Pourquoi ne pas travailler à augmenter le niveau général de l'enseignement dans les écoles pour permettre à chacun de se réaliser? Fournir des ordinateurs et des tableaux électroniques est loin de régler les vrais problèmes de l'école. Des manuels qui n'expliquent strictement rien, des connaissances sorties de leur contexte et non structurées que l'enfant retient de manière aléatoire sans en comprendre le sens. Mais c'est vrai, ça demande beaucoup plus d'efforts et une politique à la Peter Pan ne suffit pas.
 
Surtout si l'on regarde ce qui se passe au niveau de l'Université. Avec la réforme du doctorat de 2015, un doctorant n'est plus considéré comme un chercheur en herbe qui doit faire ses recherches, s'intégrer dans un Centre de recherche, apprendre aussi les us et coutumes de ce milieu. Non, il redevient un étudiant, qui doit avoir des cours, passer un diplôme. Accessoirement, il écrit aussi une thèse, résultat de ses travaux de recherche ... 
 
Il n'apprend pas à "grandir", on le conditionne à stagner, à rester cet éternel étudiant. Ce qui affaiblit aussi les centres de recherche, qui ne peuvent plus créer "d'écoles de pensée" qu'avec une très grande difficulté, contre le système et non grâce au système.
 
Cette incompréhension totale des besoins de la recherche est flagrante au niveau du gouvernement, notamment avec le vice Premier ministre Chuvalov, qui enjoint aux Universités à travailler "autrement", la science ne devant pour lui être que le prologement du business. Il ne s'agit pas de dire que ces domaines doivent être scinder, mais réduire l'Université à la formation de futurs professionnels est le meilleur moyen de tuer la recherche en sciences dures, la recherche théorique, la recherche en littérature ou philosophie, puisque les résultats ne sont pas directement négociables sur le marché, ne sont pas côtés en bourse et rarement permettent d'obtenir un brevet. Pourtant, ils conditionnent le développement de la société. Et si l'Etat n'en a pas conscience, ce n'est pas la société qui le remplacera, le business a d'autres intérêts. A court terme et plus pragmatiques. Qui existent, mais qui n'épuisent pas la question.
 
Bref, tout ce cinéma permet de mettre devant les caméras des petits génies de 10 ans, que l'on destructure en masse en leur donnant pour message que l'effort n'est pas nécessaire puisqu'ils sont surdoués, en masse, et lorsqu'ils arrivent à l'Université ... ils doivent remplir les besoins des entreprises. 
 
Ce n'est pas une génération de chercheurs géniaux qui se met en marche, mais une génération de techniciens aculturés à l'égo surdimensionné. Et ce n'est pas forcément ce qui caractérise l'âge d'or d'une société. Pour autant, les recommandations de l'OCDE seront remplies à merveille.
 
PS: Le grand éclat de Sirius - l'étoile - ne vient pas tant, selon les astronomes, de sa luminosité intrinsèque, que de sa proximité avec le système solaire. Autrement dit, l'angle d'analyse permet de lever les illusions ... 
 

1 commentaire:

 

Mme Olga Vassilieva, nouvelle ministre de l'Enseignement et de la Recherche, ne peut-elle pas intervenir pour faire changer les choses?
Quand vous dîtes : "Pourquoi ne pas travailler à augmenter le niveau général de l'enseignement dans les écoles pour permettre à chacun de se réaliser", je ne peux que vous donner raison surtout après avoir pris connaissance du dernier classement Pisa. La Russie est 32ème en sciences, 26ème en lecture, 23ème en mathématiques. J'ai été stupéfaite, je n'aurais jamais cru que le niveau était si bas, pire que celui de la France. 

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Ecole minée et armes chimiques : une journaliste de RT explore un quartier d’Alep libéré

9 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Le grand banditisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère

Ecole minée et armes chimiques : une journaliste de RT explore un quartier d’Alep libéré


 

alep-armes

Les forces gouvernementales syriennes reprennent peu à peu les quartiers d’Alep-Est occupés par les rebelles. Des ingénieurs les déminent pour que les habitants puissent retrouver leur foyer. RT s’est rendu sur le terrain pour un reportage exclusif.

La correspondante de RT Lizzie Phelan a été conduite par des sapeurs de l’armée syrienne dans les parties de la villes nouvellement libérées. Son équipe a pu filmer des débris de munitions et des sachets de produits chimiques abandonnés dans une école qui servait de base aux rebelles

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Alep-Est & Mossoul

7 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie, #ISIL

Alep-Est & Mossoul

Alep-Est & Mossoul

La presse occidentale occulte de nombreuses informations sur les événements à Mossoul (Irak) et à Alep-Est (Syrie) de manière à masquer le soutien de ses gouvernements aux djihadistes. En outre, sur la base de ces informations incomplètes, elle multiplie les contre-sens.

A Mossoul et à Alep-Est, les populations qui avaient accueilli les djihadistes en croyant que la Charia leur permettrait de revenir à l’Âge d’or, n’ont pas tardé à déchanter. Opprimées par les lois des djihadistes et horrifiées par leur violence, elles se sont progressivement retournées contre eux. Sans états d’âme, ces derniers les exploitent aujourd’hui comme boucliers humains. Pourtant selon la presse occidentale, la bataille de Mossoul est légitime mais pas celle d’Alep-Est.

Mossoul est tenu par Daesh, c’est-à-dire en sous-main par Washington. D’un côté les militaires étatsuniens conseillent les Forces irakiennes, de l’autre la CIA leur parachute armes et munitions. Ces deux mains obéissent au même cerveau puisque les conseillers US avaient présenté un plan d’attaque qui encercle la ville, mais laisse ouverte dans les deux sens la route de Rakka. Ce cerveau ne discute pas avec ses alliés, ainsi que le prouve la réaction de la France demandant que l’on attaque Rakka dès la chute de Mossoul.

Alep-Est est tenu par al-Qaïda, c’est-à-dire également en sous main par Washington. Cette fois, les États-Unis et leurs alliés sont sur la même longueur d’onde. Ainsi, le président François Hollande a-t-il reçu le « maire » d’Alep-Est à l’Élysée. Il était accompagné de responsables des Casques blancs qui vont recevoir le « Prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’état de droit » (sic). En fait d’« état de droit », nul ne veut savoir qui a élu ou nommé ce « maire », ni pourquoi « sa » ville est occupée par les djihadistes du cheikh saoudien Abdullah al-Muhaysini. De même, aucun journaliste occidental ne semble intéressé par le directeur et fondateur des Casques blancs, l’agent du MI6 James Le Mesurier. Saoudiens et Britanniques sont des « rebelles syriens modérés », qu’on se le dise.

En mai 2014, une réunion secrète s’était tenue à Amman pour planifier le déploiement d’Alep en Syrie et en Irak. L’ancien vice-président irakien, Ezzat Ibrahim al-Douri, y apporta le soutien des 80 000 combattants de l’Ordre des Naqchbandis dont il est le Grand maître. Un mois plus tard, il ouvrait à Daesh les portes de Mossoul où les États-Unis venaient opportunément de livrer quantité d’armes neuves. Al-Douri, qui avait été chassé du pouvoir par Washington, croyait pouvoir le retrouver grâce à Washington. Erreur. De formation baasiste, les Naqchbandis irakiens ne tardèrent pas à s’affronter à Daesh lorsque celui-ci imposa ses tribunaux « islamiques ». Leurs soldats soutiennent aujourd’hui le gouvernement de Bagdad.

Par un cruel retour des choses, ils affrontent des djihadistes formés par la Turquie où, en 1969, ils fondèrent la Millî Görüş de Necmettin Erbakan et de Recep Tayyip Erdoğan. Ils récoltent le fruit de leur soutien en 1982 aux Frères musulmans syriens. Ils payent une nouvelle fois le prix de leur flirt avec les jihadistes en 1993 lors de la campagne de « Retour à la foi » (al-Hamlah al-Imaniyyah). Puisse l’expérience être assimilée : toute alliance —même tactique— avec la Confrérie et avec ses groupes armés conduit un jour ou l’autre au chaos. Une leçon que la Syrie a tristement reçue depuis qu’elle a cru honorable d’aider les jihadistes irakiens prétendument face à l’occupant états-unien et le Hamas soi-disant face à Israël.

Les Européens n’ont toujours pas compris. Ils dénoncent la République arabe syrienne et s’émeuvent pour les habitants d’Alep-Est « contraints de fuir les combats », au lieu de célébrer leur libération des griffes des jihadistes. Pourtant, venant d’Arabie saoudite, de Libye, de Tunisie, et de bien d’autres pays, des « rebelles syriens modérés » sont déjà dans leurs murs et y ont déjà commis des attentats.

Thierry Meyssan
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Billet d'humeur d'un syndicaliste

7 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #Le syndicalisme, #l'horreur économique

Salut à tous,

 

Un nouveau film de Gilles Balbastre sur la SNCF et le Transport Ferroviaire de marchandises, sur Youtube. A voir absolument !!

 

Voici le lien à recopier:  https://www.youtube.com/watch?v=jmydwmmDB5E

 

En fait, les effets de la politique du transport conduisant au démantèlement de la SNCF, menée en France par les gouvernements successifs, avec la complicité d'une partie des dirigeants du Service Public, peuvent se résumer par :

 

Des milliers de wagons en moins sur les rails = des millions de camions en plus sur les routes !

Des gares de triage désaffectées = des embouteillages sur les routes !

Des millions de camions en plus sur les routes = Un risque d'accidents routiers accru !

Le dumping sur les transports routiers dû à la politique de l'UE et les effets pervers du ''travailleur détaché'' = Notre pays est devenu un lieu de passage sans contre-partie, pour tous les poids lourds.

 

Résultat, le CO² continue à se porter très bien, on peut même dire qu'il prospère, ça ''gaze'' pour lui !

Pour ce qui est de l'écotaxe, elle a été brûlée en même temps que les portiques autoroutiers que nous avions financés.

 

Heureusement la Transition Énergétique est passée par là et a imposé la privatisation des Concessions Hydrauliques.

Je vous vois venir, vous allez me dire : « mais quel rapport avec la pollution de l'air ? »

Pas de réponse, pour le moment je cherche toujours !

A la rigueur, je vous dirai que cette affaire me pompe l'air.

 

Finalement quelques centaines de bonnets rouges, ont plus été entendus, que les centaines de milliers de salariés, lorsqu'ils se battent contre la dite '' loi travail'', ou lorsqu'ils défendent les Services Publics.

 

Comme quoi la politique est bien souvent servie par des comiques grotesques, que l'on devrait affubler de "beaux nez rouges".

 

Ah j'oubliais une autre mesure en faveur du CO² : pour chaque wagon de voyageurs supprimé, deux autocars Macron voient le jour !

 

N'oubliez pas de composter votre ticket, et en voiture Simone, prochain arrêt "dioxyde de carbonne" !! 

Yves

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