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Le blog de Lucien PONS

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Le retour le terreur pour les civils du Donbass. Par Erwan Castel.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La nation ., #La République, #La guerre, #le nazisme

lundi 9 janvier 2017

L'artillerie ukrops tonne la fin de la trêve !

 
Le retour le terreur pour les civils du Donbass
 
 
Tout d'abord cette trêve de Noël a marqué le passage vers la nouvelle année comme un filigrane le papier noirci par le feu des mitraillages et bombardements qui,  bien que diminués fortement (entre 3 et 4 fois moins) n'ont jamais cessé complètement une seule journée, comme en témoigne cette jeune fille de 14 ans tuée le 5 janvier sur le front de Staromikhailovka (à l'Ouest de Donetsk) par des tirs de mortier du 1er Bataillon de la 92ème brigade ukrainienne positionnée au Nord de Krasnogorovka. Le corps de cette adolescente trouvée dans la zone grise le 8 janvier a du être évacué par des volontaires sollicités par les autorités de la DNR après que l'armée ukrainienne ait refusé d'aller le chercher.
 
Au lendemain de Noël une escalade des bombardements ukrainiens est revenue sur le front (environ 250 violations du cessez le feu le 6 janvier, 400 le 7 et 500 le 8) particulièrement à Sahanka et Kominternovo, dans le Sud de la République de Donetsk, Yasinovataya au Nord de Donetsk et Gorlovka au Nord de la République. Plus au Nord, entre les République de Donetsk et Lugansk, 'l'arc Svitlodarsk" est toujours le théâtres d'affrontements et bombardements permanents depuis l'offensive tentée par Kiev dans ce secteur le 18 décembre dernier.
 
Obusier automoteur ukrainien de 122mm 2S1 "Gvozdika" de la 
58ème brigade d'artillerie en train de tirer sur le front de Yasinovataya
lors des attaques lancées contre la station d'épuration des eaux.
 
Les méthodes ignobles d'un terrorisme criminel aveugle
 
Le même jour, un nouvel attentat a été déjoué dans Donetsk à proximité d'une caserne militaire où une patrouille a détecté et neutralisé à l'extérieur de la clôture 2 mines de type OZM-72. Ces mines antipersonnelles bondissantes sont particulièrement dangereuses et ont un rayon d'efficacité létale de 25 mètres environ. Dans ce genre d'attaque la population civile autant que le personnel militaire est mis en danger.
 
Mais c'est un incident grave survenu dans le secteur de Marinka qui marque l'actualité de ce lendemain de Noël : 
 
Le 8 janvier une unité ukrainienne de la 10ème brigade de montagne coordonnée par les services de sécurité ukrainiens (SBU) a kidnappé dans le village de Kurokhove, à l'Ouest de Donetsk une vingtaine de résidents civils. Les otages ont été menottés et embarqués dans des camions Oural avant d'être acheminés vers la ligne de front de Marinka située à 10 kilomètres à l'Est. Le transfert a été effectué en convoi des véhicules blindés légers de type Hummer des forces spéciales ukrainiennes 'Alpha" accompagnaient les camions vers Marinka.
 
 
Il est à noter que cette prise d'otage été réalisée juste après l'arrivée importante de renforts ukrainiens dans ce secteur du front de Marinka (plusieurs unités blindées dont un peloton de chars de combat)
 
Quelle est le but de cette opération qui révèle une fois de plus l'ignominie des méthodes employées par Kiev à l'encontre de la population civile des territoires occupés du Donbass : réquisition pour réaliser un travail forcé, représailles, mise en place d'un bouclier humain sur une position militaire, préparation d'un futur false flag accusant les force républicaines de crime de guerre ?
Les autorités de la DNR, dès les renseignements confirmés ont aussitôt réagi, prévenu le commandement ukrainien et alerté les missions de l'OSCE et de l'ONU présentes à Donetsk.
 
Un des bombardements ukrainiens réalisés pendant la "trêve de Noël"
 
Kiev a donc décidé de reprendre massivement ses attaques contre le Donbass comme le montre l’intensification des bombardements de son armée qui a marqué la fin de la trêve de Noël, les déploiements d'unités sur la ligne de front, l'augmentation des ravitaillements munitions comme ce train spécial de 20 wagons repéré arrivant en gare de Krasni Liman, au Nord de Slaviansk, mais aussi de poursuivre une politique de la terreur en organisant de nouvelles répressions dans les territoires occupés et de nouveaux attentats au coeur des Républiques.
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
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S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation.
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabo... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.
 
Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
 
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
 
 
Erwan
 
 
 
 
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Politique étrangère de la France : Le bal des faux-cul par Philippe de Saint Robert

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #Politique étrangère

Politique étrangère de la France :
Le bal des faux-cul
par Philippe de Saint Robert

dimanche 6 avril 2014, par Comité Valmy

Politique étrangère de la France : Le bal des faux-cul par Philippe de Saint Robert

 

 

Politique étrangère de la France :
Le bal des faux-cul

IRIB- La diplomatie française s’enfonce dans l’impasse où le précédent quinquennat l’a engagée.
Il y eut l’affaire libyenne dont on retrouve, comme par hasard, certains protagonistes place de Maïdan. C’est peu de dire que nous avions plus que dépassé le mandat des Nations Unies, avec pour conséquence la déstabilisation de l’Afrique sub-saharienne et la rancune de Vladimir Poutine.

 

Dès le début des émeutes syriennes, nous nous sommes employés à jeter de l’huile sur le feu, rompant les relations diplomatiques avec Damas et alimentant la rébellion en armes et en « soutien psychologique ». L’une des traditions les mieux établies de notre diplomatie était pourtant que la France, à la différence des États-Unis, reconnaît des États et non des régimes. Ce faisant, Paris s’alignait sur le Département d’État américain. L’Union atlantique allait bientôt prendre le pas sur l’Union européenne.

 

Il n’a pas fallu attendre les événements de Kiev pour que nous livrions une véritable guerre psychologique à la Russie : on prétendait déjà « punir » Poutine en n’allant pas à Sotchi. À Kiev même, les émissaires « occidentaux » n’avaient cessé, Mme Ashton en tête, depuis des semaines, de semer le trouble et de vaines promesses, poussant à la confrontation. Le « partenariat oriental » ( ?) proposé par l’Union européenne à l’Ukraine était un attrape-nigaud assorti d’un prêt ridicule, eu égard aux besoins d’un pays déjà en faillite qui ne pouvait hésiter entre cette aumône et l’offre russe. Machiavélisme ou inconscience ? Poutine aurait été bien bête de s’imposer une retenue que nous ne nous imposions pas nous-mêmes.

 

On nous dit que la consultation référendaire en Crimée serait « illégale » et contraire au droit international, qu’il est inadmissible de se prêter à la division d’un pays. Pourtant, que de précédents, à commencer par le démantèlement de la Yougoslavie, organisé sans le moindre mandat des Nations Unies par les mêmes puissances de l’OTAN qui prétendent aujourd’hui donner des leçons de « droit international » et d’indivisible souveraineté. Où étaient la « légalité » et le « droit international » lorsque nous avons séparé, de notre propre chef, le Kosovo de la Serbie ou lorsque nous avons accepté l’éclatement du Soudan ? Il est des exemples plus pacifiques, comme la séparation de la Slovaquie d’avec la République tchèque, … en attendant que la vieille Écosse se prononce au grand dam de Londres, que le Québec remette cela au grand dam d’Ottawa et que la Flandre belge s’y mette à son tour sans que l’Union européenne semble s’en préoccuper le moins du monde. N’avons-nous pas nous-mêmes, par un référendum de notre propre chef, détaché Mayotte de l’archipel des Comores ? De qui se moque-t-on ? Et quoi de plus habituel à ce que des juristes de rencontre appellent le « droit international » ? Et que fait-on du fameux droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ce principe d’auto-détermination qui semble ne servir que quand on en a besoin ?

 

La Crimée est russe, dans cette région où les frontières n’ont cessé d’être déplacées au gré des grandes puissances. La politique dite « occidentale » pousse, depuis la chute du mur de Berlin et la dislocation de l’Union soviétique, à l’encerclement de la Russie par une avancée systématique de l’OTAN, notamment par Pologne interposée. On mit à profit la période du gouvernement de Boris Eltsine pour humilier la Russie, et favoriser la main-mise sur ses richesses de ceux qu’il est convenu d’appeler les oligarques. Les Etats-Unis et l’Union européenne étaient à la manœuvre.

 

L’effondrement du communisme n’a pas sonné le renoncement des Russes à leur patrie ; il les a plutôt réveillés. Les méthodes de Poutine nous choquent mais il ne faut pas oublier le mal que nous nous sommes donné à les susciter. Les Américains font la morale au monde entier mais comment oublier leur guerre d’Irak et leurs méthodes à Guantanamo et à Abou Ghraïb ? Aurions-nous aussi oublié les propos scandaleux de Madeleine Albright disant que l’établissement de la « démocratie » dans l’ancienne Yougoslavie valait bien cinq cent mille morts ? Nous sommes, avec notre morale à la manque, des arroseurs arrosés.

 

Hollande et Fabius en chaperons de l’unité ukrainienne et menaçant Moscou de représailles, à notre propre détriment, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle… Il est vrai que nous prétendons même « sanctionner » la paisible Suisse, ce célèbre Etat totalitaire, au motif qu’elle vote mal. Au demeurant, ce n’est pas d’hier que les puissances « occidentales » s’en prennent à une Russie qu’elles ont aidée à se déconstruire au lendemain de l’éclatement du bloc soviétique, et dont elles ne tolèrent pas la restauration. L’intérêt stratégique de la France est dans la restauration de la Russie comme grande puissance européenne.

 

Notre gouvernement poursuit la ligne adoptée, à la suite de Sarkozy et de Juppé, dès le début des troubles de Syrie. Comme l’a remarqué Dominique de Villepin, il est étrange que, tout en nous prétendant être un État de droit, nous nous portions systématiquement du côté des rébellions en tous genres, vite noyautées dans un cas par les djihadistes, dans l’autre par des hordes revenues de loin.

 

On se croirait de retour au temps de Guy Mollet et du sabre de bois de Christian Pineau. Jamais les socialistes français ne se sont libérés du syndrome de Suez. Mitterrand, dès son arrivée au pouvoir, nous a, pour ce qui est du Proche-Orient, décrochés du plan établi non sans mal à Venise par la Communauté européenne de l’époque. L’effondrement du mur de Berlin a été vécu comme une catastrophe par Mitterrand et Delors. On ne sait comment, depuis, réchauffer les braises de la guerre froide.

 

« D’où vient ce sentiment diffus que les Français éprouvent de ne plus avoir de politique étrangère claire ? » s’interroge Renaud Girard dans son dernier livre (1). C’est un euphémisme. En réalité, nous avons tourné le dos à près de quarante ans de politique étrangère conforme aux fondamentaux de notre histoire, tels que rétablis par le général de Gaulle. Obnubilés que nous sommes par le choix d’une politique européenne hantée par un projet intégrationniste qui n’ose dire son nom, que de toute façon l’Union atlantique rendrait dérisoire, nous sommes réduits soit à l’impuissance totale, soit à l’aliénation à la politique des États-Unis, ce qui du reste revient au même.

 

par Philippe de Saint Robert

IRIB - french Radio

dimanche, 06 avril 2014

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« La diplomatie française au Moyen-Orient » Philippe de Saint-Robert

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La guerre, #Politique étrangère

« La diplomatie française au Moyen-Orient » Philippe de Saint-Robert

« Quel avenir politique indépendante pour la France au Moyen-Orient ? », par Philippe de SAINT ROBERT, Politologue.

Dans le cadre de ses analyses des grandes questions géopolitiques du monde d’aujourd’hui, l’Académie de Géopolitique de Paris, organisait le jeudi 23 Juin 2016 à l’université de la Sorbonne, un colloque intitulé « La nouvelle diplomatie française au Moyen-Orient », à l’occasion duquel des personnalités de renom, académiciens, diplomates et des chercheurs spécialisés de la question apporteront leurs éclaircissements sur ce sujet.

L’objectif du colloque est d’analyser en profondeur l’évolution récente de la diplomatie française, en mettant en lumière ce qui a pu conduire le Quai d’Orsay et les responsables politiques gouvernementaux à donner une autre impulsion que celle qui l’avait précédée et qui avait caractérisée la recherche d’autonomie de la France vis-à-vis des têtes du condominium américano-soviétiques pendant la guerre froide, ainsi la continuité de sa politique arabe face aux stratégies anglo-saxonnes. Les contributions des intervenants permettront d’évaluer les effets, la crédibilité et l’avenir de cette nouvelle politique et de ces nouveaux développements sur la scène internationale, et ce, à l’égard des acteurs traditionnels et modernes, étatiques et non-étatiques.

L’Académie de Géopolitique de Paris reste fidèle à sa vocation d’animer librement des débats aux thématiques inédites et originales et c’est ainsi qu’elle a instruit que les travaux des meilleurs spécialistes sollicités reflètent l’indépendance et l’approche scientifiques de son comité d’organisation. Seront évoqués les raisons profondes de ces changements, voire bouleversements, qui ont conduit à de véritables renversements d’alliances pourtant traditionnelles et ancrées sur le long terme. L’intérêt de l’industrie d’armement pour les pays du Golfe Persique, un certain alignement sur le dispositif américain dans la zone et le mépris affiché pour certaines communautés alliées historiquement mais de peu de poids face aux enjeux financiers et de puissance, seront analysés. De même, la question de la légitimité de ce changement stratégique des acteurs français depuis quinze ans devra être posée notamment face à l’implication réelle de nombreux acteurs internationaux. L’Académie de Géopolitique de Paris fait le choix d’une approche pluridisciplinaire et bénéficiera d’expertises en pointe sur ce dossier.

http://www.academiedegeopolitiquedepa...

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« La diplomatie française au Moyen-Orient », René Naba

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Politique étrangère

René Naba

René Naba

« La France au Moyen orient : un demi-siècle d'infléchissements successifs - De la politique arabe, à la politique sunnite, et à la politique wahhabite », par René NABA, écrivain et journaliste, spécialiste du monde arabe.

Dans le cadre de ses analyses des grandes questions géopolitiques du monde d’aujourd’hui, l’Académie de Géopolitique de Paris, organisait le jeudi 23 Juin 2016 à l’université de la Sorbonne, un colloque intitulé « La nouvelle diplomatie française au Moyen-Orient », à l’occasion duquel des personnalités de renom, académiciens, diplomates et des chercheurs spécialisés de la question apporteront leurs éclaircissements sur ce sujet.

L’objectif du colloque est d’analyser en profondeur l’évolution récente de la diplomatie française, en mettant en lumière ce qui a pu conduire le Quai d’Orsay et les responsables politiques gouvernementaux à donner une autre impulsion que celle qui l’avait précédée et qui avait caractérisée la recherche d’autonomie de la France vis-à-vis des têtes du condominium américano-soviétiques pendant la guerre froide, ainsi la continuité de sa politique arabe face aux stratégies anglo-saxonnes. Les contributions des intervenants permettront d’évaluer les effets, la crédibilité et l’avenir de cette nouvelle politique et de ces nouveaux développements sur la scène internationale, et ce, à l’égard des acteurs traditionnels et modernes, étatiques et non-étatiques.

L’Académie de Géopolitique de Paris reste fidèle à sa vocation d’animer librement des débats aux thématiques inédites et originales et c’est ainsi qu’elle a instruit que les travaux des meilleurs spécialistes sollicités reflètent l’indépendance et l’approche scientifiques de son comité d’organisation. Seront évoqués les raisons profondes de ces changements, voire bouleversements, qui ont conduit à de véritables renversements d’alliances pourtant traditionnelles et ancrées sur le long terme. L’intérêt de l’industrie d’armement pour les pays du Golfe Persique, un certain alignement sur le dispositif américain dans la zone et le mépris affiché pour certaines communautés alliées historiquement mais de peu de poids face aux enjeux financiers et de puissance, seront analysés. De même, la question de la légitimité de ce changement stratégique des acteurs français depuis quinze ans devra être posée notamment face à l’implication réelle de nombreux acteurs internationaux. L’Académie de Géopolitique de Paris fait le choix d’une approche pluridisciplinaire et bénéficiera d’expertises en pointe sur ce dossier.

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« La diplomatie française au Moyen-Orient » Dr Elias Lahham

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Politique étrangère

Dr Elias Lahham

Dr Elias Lahham

« La diplomatie française au Moyen-Orient »  Dr Elias Lahham 

« Les conséquences de la politique française en Syrie », par Dr Elias LAHHAM, Chef du service de chirurgie à l'hôpital français de Damas, Président du conseil d'administration du Forum National Syrien.

Dans le cadre de ses analyses des grandes questions géopolitiques du monde d’aujourd’hui, l’Académie de Géopolitique de Paris, organisait le jeudi 23 Juin 2016 à l’université de la Sorbonne, un colloque intitulé « La nouvelle diplomatie française au Moyen-Orient », à l’occasion duquel des personnalités de renom, académiciens, diplomates et des chercheurs spécialisés de la question apporteront leurs éclaircissements sur ce sujet.

L’objectif du colloque est d’analyser en profondeur l’évolution récente de la diplomatie française, en mettant en lumière ce qui a pu conduire le Quai d’Orsay et les responsables politiques gouvernementaux à donner une autre impulsion que celle qui l’avait précédée et qui avait caractérisée la recherche d’autonomie de la France vis-à-vis des têtes du condominium américano-soviétiques pendant la guerre froide, ainsi la continuité de sa politique arabe face aux stratégies anglo-saxonnes. Les contributions des intervenants permettront d’évaluer les effets, la crédibilité et l’avenir de cette nouvelle politique et de ces nouveaux développements sur la scène internationale, et ce, à l’égard des acteurs traditionnels et modernes, étatiques et non-étatiques.

L’Académie de Géopolitique de Paris reste fidèle à sa vocation d’animer librement des débats aux thématiques inédites et originales et c’est ainsi qu’elle a instruit que les travaux des meilleurs spécialistes sollicités reflètent l’indépendance et l’approche scientifiques de son comité d’organisation. Seront évoqués les raisons profondes de ces changements, voire bouleversements, qui ont conduit à de véritables renversements d’alliances pourtant traditionnelles et ancrées sur le long terme. L’intérêt de l’industrie d’armement pour les pays du Golfe Persique, un certain alignement sur le dispositif américain dans la zone et le mépris affiché pour certaines communautés alliées historiquement mais de peu de poids face aux enjeux financiers et de puissance, seront analysés. De même, la question de la légitimité de ce changement stratégique des acteurs français depuis quinze ans devra être posée notamment face à l’implication réelle de nombreux acteurs internationaux. L’Académie de Géopolitique de Paris fait le choix d’une approche pluridisciplinaire et bénéficiera d’expertises en pointe sur ce dossier.

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« La France et la Palestine », par Bruno GUIGUE, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Politique étrangère

« La France et la Palestine », par Bruno GUIGUE, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue.

« La France et la Palestine », par Bruno GUIGUE, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue.

Dans le cadre de ses analyses des grandes questions géopolitiques du monde d’aujourd’hui, l’Académie de Géopolitique de Paris, organisait le jeudi 23 Juin 2016 à l’université de la Sorbonne, un colloque intitulé « La nouvelle diplomatie française au Moyen-Orient », à l’occasion duquel des personnalités de renom, académiciens, diplomates et des chercheurs spécialisés de la question apporteront leurs éclaircissements sur ce sujet.

L’objectif du colloque est d’analyser en profondeur l’évolution récente de la diplomatie française, en mettant en lumière ce qui a pu conduire le Quai d’Orsay et les responsables politiques gouvernementaux à donner une autre impulsion que celle qui l’avait précédée et qui avait caractérisée la recherche d’autonomie de la France vis-à-vis des têtes du condominium américano-soviétiques pendant la guerre froide, ainsi la continuité de sa politique arabe face aux stratégies anglo-saxonnes. Les contributions des intervenants permettront d’évaluer les effets, la crédibilité et l’avenir de cette nouvelle politique et de ces nouveaux développements sur la scène internationale, et ce, à l’égard des acteurs traditionnels et modernes, étatiques et non-étatiques.

L’Académie de Géopolitique de Paris reste fidèle à sa vocation d’animer librement des débats aux thématiques inédites et originales et c’est ainsi qu’elle a instruit que les travaux des meilleurs spécialistes sollicités reflètent l’indépendance et l’approche scientifiques de son comité d’organisation. Seront évoqués les raisons profondes de ces changements, voire bouleversements, qui ont conduit à de véritables renversements d’alliances pourtant traditionnelles et ancrées sur le long terme. L’intérêt de l’industrie d’armement pour les pays du Golfe Persique, un certain alignement sur le dispositif américain dans la zone et le mépris affiché pour certaines communautés alliées historiquement mais de peu de poids face aux enjeux financiers et de puissance, seront analysés. De même, la question de la légitimité de ce changement stratégique des acteurs français depuis quinze ans devra être posée notamment face à l’implication réelle de nombreux acteurs internationaux. L’Académie de Géopolitique de Paris fait le choix d’une approche pluridisciplinaire et bénéficiera d’expertises en pointe sur ce dossier.

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« La diplomatie française au Moyen-Orient », par Jean-Pierre CHEVENEMENT, ancien Ministre d'Etat, de l'intérieur, de la Défense et de l'Éducation nationale.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #Politique étrangère

« La diplomatie française au Moyen-Orient », par Jean-Pierre CHEVENEMENT, ancien Ministre d'Etat, de l'intérieur, de la Défense et de l'Éducation nationale.

« La diplomatie française au Moyen-Orient », par Jean-Pierre CHEVENEMENT, ancien Ministre d'Etat, de l'intérieur, de la Défense et de l'Éducation nationale.

Dans le cadre de ses analyses des grandes questions géopolitiques du monde d’aujourd’hui, l’Académie de Géopolitique de Paris, organisait le jeudi 23 Juin 2016 à l’université de la Sorbonne, un colloque intitulé « La nouvelle diplomatie française au Moyen-Orient », à l’occasion duquel des personnalités de renom, académiciens, diplomates et des chercheurs spécialisés de la question apporteront leurs éclaircissements sur ce sujet.

L’objectif du colloque est d’analyser en profondeur l’évolution récente de la diplomatie française, en mettant en lumière ce qui a pu conduire le Quai d’Orsay et les responsables politiques gouvernementaux à donner une autre impulsion que celle qui l’avait précédée et qui avait caractérisée la recherche d’autonomie de la France vis-à-vis des têtes du condominium américano-soviétiques pendant la guerre froide, ainsi la continuité de sa politique arabe face aux stratégies anglo-saxonnes. Les contributions des intervenants permettront d’évaluer les effets, la crédibilité et l’avenir de cette nouvelle politique et de ces nouveaux développements sur la scène internationale, et ce, à l’égard des acteurs traditionnels et modernes, étatiques et non-étatiques.

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la police confisque le matériel de 2 journalistes hollandais arrivant de la DNR et LNR. Par Olivier Renault

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #Les média

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1000 jours de larmes, de sang et d'espérance  dans le Donbass ! Par Erwan Castel.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

1000 jours !

 
1000 jours de larmes, de sang et d'espérance 
dans le Donbass !
 
"Ici les héros ne meurent jamais" - Mémorial de Saur-Moghila, bombardé en 2014
 
Il y a 1000 jours, au sortir du coup d'Etat du Maïdan organisé par les occidentaux et le lendemain de la visite de John Brennan, Directeur de la CIA, le nouveau Président du parlement ukrainien et Président par interim Oleksandre Tourtchinov déclenchait le 16 avril 2014 une "Opération Spéciale Antiterroriste" contre les populations russophones d'Ukraine qui, protestaient contre les mesures russophobes engagées par le nouveau pouvoir, réclamant une fédéralisation du pays pour garantir et protéger leur identité culturelle russe. 

En quelques jours, la réaction hallucinée de violences de la junte de Kiev allait transformer la revendication fédéraliste initiale en rébellion séparatiste définitive !
 
 
1000 jours de revendication naturelle d'un peuple voulant vivre selon ses coutumes, avec sa langue maternelle et dans le respect de son Histoire. L'Ukraine cette terre slave, berceau de la Russie, connait une identité territoriale russe très importante identifiée par la Novorossiya. 
 
 
1000 jours de guerre fratricide insensée, d'opération punitive et disproportionnée, menée à force tanks, obusiers hélicoptères et avions de combat contre une population réfugiée derrières des barricades et des icônes dorées, mais refusant de déshonorer sa liberté et trahir son Histoire.
 
 
1000 jours de massacres aveugles et génocidaires exécutés par des soudards fanatiques et  nostalgiques d'un passé où la haine de l'autre dominait les pensées et les actes. Odessa, Mariupol, Lugansk, Slaviansk, Krasnoarmeisk, Gorlovka, bornes de sang traçant le martyr du Donbass.
 
 
 
1000 jours de sang et de larmes dans des familles brisées par la guerre et choquées par le barbarie lancée contre elles. Des dizaines de milliers de tués, plus de cent mille blessés, un million de réfugiés et déplacés, sans compter les destructions innombrables.
 
 
 
 
 
1000 jours de résistance incroyable, depuis les miliciens dépenaillées aux vieux fusils mais récupérant, combat après combat, le matériel pris ou abandonné par l'ennemi, jusqu'aux soldats équipés et entraînés des armées professionnelles des Jeunes Républiques populaires. 
 
 
1000 jours de victoires éclatantes ouvrant un nouveau chapitre de l'Histoire glorieuse de cette Europe des peuples défendant leurs libertés: Saur-Moghila, Iliovaisk, Donetsk, Debalsevo et tant de tranchées et "block-post" anonymes où combattent jour et nuit les volontaires.
 
 
1000 jours de construction politique et social inimaginable, donnant naissance à des Républiques audacieuses et innovantes, nées dans le feu des bombardements et des combats qui sont à la fois fidèles au passé mais aussi un exemple pour l'avenir des peuples d'Europe.
 
 
Enfin 1000 jours d'espérance de paix portées par cette Foi et cette capacité de résilience exceptionnelle de ces femmes, ces hommes et ces enfants qui chaque jour prient les armes à la main pour que cette guerre cesse et que leurs enfants sortent enfin des caves pour jouer au soleil. 
 
 
1000 jours et 1000 nuits qui sont passés comme une nuit d'orage, et la tourmente n'est pas terminée car l'accalmie de Minsk n'est peut-être que l'oeil d'un cyclone dont la terreur ne cesse d'enfler à l'horizon, aussi les sentinelles ici resteront éveillées sur les marches de l'Empire russe tant que la folie des hommes servant Mammon ne sera pas éteinte par la flamme de leurs fusils...

 
1000 jours de guerre dans le Donbass !
Vidéo de Graham Phillips
Car le Donbass, c'est d'abord cela: un peuple rare dont les vents violents de l'Histoire ont façonné la noblesse et qui aujourd'hui lutte debout pour défendre cette Liberté que le monde Moderne veut anéantir dans le coeurs des Hommes !
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 


Source de la vidéo : Youtube 
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Le curieux cheminement du Parti Baas irakien: Du parangon de la laïcité à l’ossature militaire de Da’ech. Par René Naba.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Le curieux cheminement du Parti Baas irakien: Du parangon de la laïcité à l’ossature militaire de Da’ech. Par René Naba.

 

Le curieux cheminement du Parti Baas irakien: Du parangon de la laïcité à l’ossature militaire de Da’ech

Curieux cheminement que celui des baasistes irakiens qui passeront sans coup férir, de parangon de la laïcité à l’une des composantes majeures de l’Etat Islamique, en fait son ossature militaire. Plutôt que d’opposer un front idéologique commun avec leurs frères baasistes syriens, ils ont rallié leur ancien bourreau saoudien, la caution arabe et musulmane de l’invasion américaine de l’Irak, abandonnant à son sort le pouvoir syrien, qui fut leur plus ferme soutien dans la guérilla antiaméricaine en Irak, s’attirant à ce titre les foudres de Washington par la «Syrian Accountability Act», en 2002.

Fruit de la copulation ancillaire entre Al Qaida et d’anciens dirigeants baasistes happés par la tentation d’un alignement sectaire, le commandement de l’ISIS, dont l’acronyme en arabe est Da’ech, est exclusivement irakien.

Autour du noyau central se sont greffés des membres des tribus sunnites d‘Irak lésés par la disparition de Saddam Hussein, de concert avec des Frères Musulmans irakiens, des Nachkabandistes, une secte minoritaire du sunnisme dont se réclame Izzat Ibrahim Ad Doury, ancien vice-président du Conseil de la révolution irakienne et successeur de Saddam Hussein à la tête de la guérilla anti américaine en Irakien.
Une structure hétéroclite, scellée par une alliance contre nature entre ce même Izzat Ad Doury, surnommé «le rouquin» pour sa pigmentation, et son ancien bourreau, le Prince saoudien Bandar Ben Sultan, un des artisans de la destruction de l’Irak et des assises du pouvoir baasiste sunnite dans ce pays. Une allaince scellée, paradoxalement, en vue de restaurer le primat sunnite à Bagdad, dans l’ancienne capitale abbasside.

Une démarche qui révèle la fragilité des convictions idéologiques des dirigeants arabes. Une insulte à la mémoire des nombreux morts d’Irak et du Monde arabe. Moussa Koussa, l’ancien chef des services secrets libyens, a opéré la même mutation au service du Prince saoudien pour la zone Maghreb-Sahel.

La proclamation du califat et ses conséquences stratégiques.

La proclamation du califat sur l’ancien territoire des deux premiers empires arabes (Omeyyade-Syrie et Abbasside-Irak), dimanche 29 juin 2014, premier jour du mois sacré du Ramadan, au-delà de sa portée symbolique dans l’ordre religieux et politico-historique, a bouleversé radicalement les données de l’échiquier régional sans qu’il ait été possible de savoir, trois ans après son lancement, si la proclamation de ce 5eme califat représentait l’aube d’une nouvelle renaissance pan islamique, une nostalgie d’une grandeur révolue ou plus simplement une pathologie passéiste ?

Quoiqu’il en soit, l’instauration de ce 5eme califat de l’histoire musulmane, dans la foulée de l’irruption des djihadistes sunnites sur la scène irakienne et syrienne a, en tout état de cause, accéléré la désagrégation de la zone dessinée par l’accord Sykes-Picot.

Ce bouleversement symbolique dans la hiérarchie sunnite sur fond d’exacerbation du caractère sectaire de la rivalité sunnite-chiite a modifié sensiblement les termes du conflit en ce que la surenchère intégriste des islamistes sunnites a opéré un retournement de situation en plaçant en porte à faux leurs bailleurs de fonds, principalement l’Arabie saoudite, victime collatérale de ce débordement rigoriste. «Un Emirat Islamique du Nadjd», la province d’origine de la dynastie wahhabite, a été instauré le 29 mai 2015 dans la foulée du 2eme attentat contre une mosquée chiite en Arabie, dans la continuité de l’«Emirat Sunnite du Koweït» proclamé a la première année du Califat.

Par ses répercussions sur le Liban et la Jordanie, la Tunisie et le Koweït, quatre pays alliés du camp atlantiste, ainsi qu’en Libye, sur le flanc méridional de l’Europe, l’alliance si bénéfique à ce jour s’est révélée encombrante pour les pays occidentaux et difficile la poursuite de la coopération islamo-atlantiste en ce que la rengaine chère au duo socialiste Hollande Fabius -«La faute à Bachar»- ne saurait indéfiniment constituer une excuse absolutoire aux turpitudes des pays occidentaux et des pétromonarchies dont la plus grande réside précisément dans cette alliance contre nature entre deux blocs antinomiques.

De par sa configuration géo stratégique, l’Irak, désormais à l’épicentre du conflit, est propulsé ainsi, involontairement et paradoxalement, en sentinelle des pétromonarchies. Limitrophe de la Turquie et de l’Iran, les deux puissances musulmanes non arabes, le premier sunnite, le second chiite, il borde en outre la Syrie et la Jordanie, ainsi que le Koweït et surtout l’Arabie saoudite, qui pâtit déjà au niveau de l’opinion internationale de son parrainage de Da’ech, d’une manière générale de l’’instrumentalisation de la religion musulmane à des fins politiques et de ses retombées djihadistes en Europe, comme ce fut le cas avec les dérapages terroristes de Mohamad Merah, de Hédi Nammouche, du carnage de Charlie Hebdo, des attentats de Paris Bataclan 13 novembre 2015 et des attentats de Buxelles, Mars 2016.

Les barbares aux portes des vieilles civilisations

L’Etat Islamique relève d’un commandement irakien qui a fait ses preuves en Irak contre les Américains, alors que Jabhat al-Nosra est une structure panislamique sous la houlette d’Al Qaida, sunnite, particulièrement active en Syrie.

Trois des grandes capitales de la conquête arabe des premiers temps de l’Islam échappent au contrôle des sunnites: Jérusalem, sous occupation israélienne, Damas, sous contrôle alaouite et Bagdad, sous contrôle kurdo-chiite.

A la sixième année de la guerre de la coalition islamo-atlantiste contre la Syrie, il paraît désormais urgent pour les wahhabites, de crainte d’être démasqués, de laver cette souillure infligée par leur politique d’alignement inconditionnel sur les Etats-Unis, le principal protecteur d’Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe.

Les barbares sont aux portes des pays de vieilles civilisations, aux portes de Bagdad et d’Alep, un moment en plein centre de la cité antique de Palmyre (Tadmor), qu’ils ont saccagés. Les supplétifs pétromonachiques arabes, par leur veulerie, et les pays occidentaux, par leur morgue, en assument d’ores et dejà les conséquences de leurs incohérences.

Favoriser inconditionnellement l’instrumentalisation de la religion musulmane à des fins stratégiques, afin de provoquer l’implosion de l’Union soviétique, (Guerre d’Afghanistan décennie 1980) et de détourner le combat arabe de la Palestine vers l’Asie; cautionner par ailleurs la forme la plus rétrograde et la plus répressive de l’islam, le wahhabisme, soutenir, de surcroît, inconditionnellement le délire djihadiste, au-delà de toute mesure, sans la moindre retenue, pour assurer la pérennité des roitelets du Golfe sur les débris du Monde arabe.

Faire, enfin, de l’Arabie saoudite, ce royaume des ténèbres, l’allié privilégié de la grande démocratie américaine, et de la France, la Patrie des Droits de l’Homme; Instrumentaliser dans le même élan des binationaux pour une fonction supplétive à une politique de prédation économique du monde arabe, aboutit à de telles monstruosités. Elles signent dans le même temps la pathologie atlantiste en même temps que pétro-monarchique.

La Syrie de la décennie 2010 remplit une fonction analogue à celle de l’Afghanistan de la décennie 1980. Une guerre dont l’objet a été de dériver le combat pour la libération de la Palestine et de le déporter à 5 000 km du champ de bataille.

Un défouloir absolu du djihadisme erratique que les pétromonarchies préfèrent sacrifier sur le théâtre des opérations extérieures plutôt que de le réprimer sur le sol national, avec son cortège de représailles. Un dérivatif au combat pour la libération de la Palestine, la «grande oubliée du printemps arabe».

A contre-courant du flux de la mondialisation, la guerre de Syrie aura été la première opération de délocalisation sud nord d’une «révolution» en ce que ses meneurs auront été des arabes, porteurs de nationalité occidentale, salariés de l’ancienne administration coloniale. Des supplétifs, cupides, ivres de notoriété et de vanité.

Le surge de l’ISIS est apparu dans un tel contexte comme un coup de semonce aux Arabes, afin qu’ils cessent d’être des pantins désarticulés, complices de leur sujétion et de leur cupidité. Et pour les Occidentaux, un défi de civilisation lourd de périls.
Au-delà des Océans, pendant ce temps-là, dans la profonde Amérique, un artiste aux moeurs aussi rugueuses qu’un Texan de Dallas s’initie aux joies de l’aquarelle et de la peinture.

Au vu de cette hécatombe, beaucoup, en leur for intérieur, marmonnent que ce «born again» aurait mieux fait de ne pas renaître à la vie. Pour la survie de l’humanité.

Pour aller plus loin

Le Parti Baas : http://www.madaniya.info/2014/09/26/le-parti-baas-monstres-sacres-sacres-monstres/

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