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Le blog de Lucien PONS

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Burn-out, Ou la fin annoncée de la lutte des classes Par Zénon

29 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Les transnationales, #le nazisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique

Burn-out


Ou la fin annoncée de la lutte des classes


Par Zénon − Janvier 2017

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Une fois n’est pas coutume : je vais aborder le sujet par un constat positif… N’en déplaise aux farouches partisans de la dépopulation volontaire, les découvertes technologiques et scientifiques de l’humanité depuis la première révolution industrielle, ainsi que les immenses étendues de terres arables non-cultivées sur le globe, pourraient permettre à plus de neuf milliards d’êtres humains de s’alimenter sans problème. Mieux : l’essor de la robotique et de l’intelligence artificielle devrait réduire la somme de travail nécessaire à la subsistance d’autant de gens à tout au plus trois, quatre heures par jour et par personne. Nous serions en mesure de consacrer tout ce temps au partage, à l’éducation de nos enfants, au voyage, à la recherche, d’apprendre continuellement tout au long de la vie et même, pourquoi pas, de nous interroger un peu davantage sur son sens.

 

Instruits de toutes les erreurs du passé, nous pourrions réfléchir aux moyens de rétablir une juste équité entre les devoirs et les droits. Nous pourrions redéfinir complètement la manière dont décider des questions publiques et du bien commun. Nous pourrions nous pencher sérieusement sur la réparation des dégâts du nucléaire et résoudre bien d’autres problèmes encore insolubles. Nous pourrions enfin viser l’épanouissement de tous au lieu du profit de quelques-uns. Mais en la situation actuelle, c’est impossible. Car comme nous le savons, le système prédateur de l’oligarchie mondialiste nous l’interdit.

Il semble même qu’au contraire, l’élite autoproclamée ait choisi l’élimination progressive de toutes ses petites mains devenues l’une après l’autre surnuméraires. Malgré les piètres tentatives des statisticiens chargés d’enfumer l’auditoire, le chômage de masse continue à se répandre et gagner de plus larges couches de la société. Dans quasiment tous les corps de métiers, le travail tel que nous le connaissions, devenu dans une large mesure inutile, est en passe de disparaître… Mais au lieu de libérer de son astreinte ceux qui jusqu’alors l’occupaient, l’emploi s’est petit à petit tourné vers un autre but. S’il se perpétue de nos jours, ce n’est plus seulement pour l’enrichissement d’une petite caste de privilégiés, mais aussi et surtout afin d’occuper tout un pan de l’espèce humaine à l’éradication des autres. Cela peut sembler brutal énoncé de la sorte, mais grattons sans nous mentir le vernis de nos fonctions respectives : nous ne pouvons que reconnaître œuvrer en l’état actuel des choses à notre autodestruction.

Commençons par ordre alphabétique (c’est une manie) avec l’agroalimentaire. En vue de produire la nourriture au rabais qu’exige la grande distribution, l’agriculture industrielle, aujourd’hui principalement d’exportation, empoisonne durablement les sols et précarise tout l’écosystème planétaire. Parallèlement, toute une armada d’ingénieurs s’adonne à la chimie amusante en cherchant quelle combinaison d’additifs peut mieux camoufler leur toxicité, tandis que fonctionnaires de France et d’Europe veillent à l’application de règles encadrant l’appauvrissement des produits de la Terre en nutriments. Tout ce petit monde s’active à généraliser les carences pour le plus grand bonheur des labos pharmaceutiques. Quant au FMI et à ses relais gouvernementaux, ses programmes d’ajustements structurels affament les populations à l’échelle de pays entiers.

L’artisanat, jadis premier employeur de France, se trouve en phase terminale d’extinction. Ces micro-entreprises étranglées par le RSI ferment boutique par centaines chaque mois, laissant pour seuls souvenirs des rangées de rideaux fermés dans les rues. L’ébéniste avec encore des années à cotiser finira sa carrière salarié chez un des grands groupes qui l’ont coulé. Et déconseillera le plus souvent aux jeunes de s’aventurer dans la profession.

Si les instituteurs, professeurs des collèges et lycées n’en peuvent plus, ce n’est pas pour cause de salaires insuffisants, de manque d’effectifs ni de moyens matériels. S’ils craquent, c’est parce que leurs élèves les renvoient chaque jour à l’inutilité de cours et de leçons pour eux vides de sens. Parce qu’engagés le plus souvent dans le métier par vocation d’enseigner, ils se retrouvent plus ou moins consciemment à formater les jeunes et non les instruire.

Si autant de policiers se foutent en l’air chaque année, ce n’est sûrement pas par remord d’avoir malmené untel ou untel au cours d’une intervention, mais parce qu’au quotidien confronté à une violence endémique, délibérément permise et encouragée par l’autorité publique, ils réalisent fatalement que, loin de défendre la veuve et l’orphelin, leur boulot consiste essentiellement à compter les points.

La désindustrialisation et la disparition de la classe ouvrière dans les pays occidentaux ne sont pas nouvelles. En revanche, on observe désormais la mécanisation grandissante des services : robots ménagers, livraisons par drones, dématérialisation des démarches et fin des guichets administratifs, calculs de résultats prévisionnels et infographies réalisés par des algorithmes… Tout ce dont nous avions le savoir-faire se voit remplacé par des tâches de supervision, de communication, ou encore, plus confusément, de « prospective ». Dans le meilleur des cas, sans aucun intérêt pour soi ni utilité commune.

Cette déliquescence est la même partout… Aussi bien chez l’emblème du capitalisme que sont les chaînes de fast-food, où les ados employés ont pour consigne d’orienter le client vers les automates qui les supplantent, que dans les services publics, où les effectifs ne se maintiennent une raison d’être qu’à travers l’artificielle et permanente complexification des procédures. Cette inefficience programmée sert d’ailleurs à justifier la délégation des missions régaliennes au secteur privé : l’objectif étant que dans un avenir proche, il nous faille payer pour obtenir certificat de naissance ou livret de famille.

Toute la science que nous mettons à nous cacher la réalité n’y change rien : le travail est aussi condamné que ce modèle social finissant… Les cadres pressurisés par l’injonction à la performance ont autant la tête dans le guidon que le petit personnel enrôlé à l’abus des clients pour le profit à court terme, et ne peuvent s’apercevoir de l’absurdité suicidaire de continuer à faire tourner la roue du système… Combien suent sang et eau à quelque chose qu’ils ne comprennent pas ? Combien font semblant d’être utiles et s’occupent pour éviter de regarder tomber les autres ?

Beaucoup d’entre nous demeurent sincèrement convaincus de pouvoir, par leur présence et leur action, infléchir la tendance depuis l’intérieur du système… Mais le verrouillage des leviers de commande est tel que meilleure soit la volonté, et si grands ou nobles soient les efforts en ce sens, nous n’y récoltons au mieux qu’une volée de bois vert. Et que même par la contestation officielle, nous y participons malgré nous. Au point de dépendance où nous sommes rendus, il nous est devenu impossible de tirer nos marrons du feu sans concourir à ce grand sabotage.

Nous observons au quotidien toutes les conséquences, les ravages de notre suivisme et de nos réticences à nous remettre en cause… Mais nous continuons, continuons, à tourner en boucle comme des hamsters dans leur roue. Non tant par lâcheté que par inconscience, et par culpabilité judéo-chrétienne à l’idée de compter parmi les inactifs, « assistés » et autres poids morts de la société. En somme, par peur de se désolidariser de la norme et peut-être aussi de perdre nos petits niveaux de vie. Nous avons renoncé l’un après l’autre aux droits et protections durement acquis par un siècle de luttes, sous prétexte de ne pas perdre nos pitoyables indemnités journalières ou notre place dans la société. Nous avons, au prétexte d’avoir quand même des gosses à nourrir, toléré pour ce faire l’hypothèque de leur avenir. Comme des grenouilles dans la casserole, nous restons dans l’eau frémissante croyant que le printemps arrive… Nous sommes pourtant voués à mourir un jour. Jusqu’où irons-nous dans l’avilissement pour nous convaincre d’y échapper ?

In fine, l’intelligentzia globaliste entend à la fois nous faire accepter la mise au ban de tous les inadaptés à sa cause, et le contrôle total de ses derniers bons petits soldats. Tandis que nos métiers s’éteignent l’un après l’autre, faute d’être rentables au système en place, nous devenons de plus en plus nombreux à dépendre des aides sociales pour subsister. Croyez-vous qu’un tel gouffre financier puisse être le fait d’une quelconque philanthropie d’État ? Ou bien celui-ci cherche-t-il à tuer dans l’œuf toute insurrection en s’assurant que nous ne puissions plus vivre sans lui ?

Le fameux revenu universel que l’on essaye de nous vendre à différentes sauces relève du même procédé. Devant l’impossibilité d’essorer toujours davantage les contribuables, son financement supposerait soit de mettre fin à l’évasion fiscale, soit de taxer les transactions boursières ou les profits des multinationales. Ne soyons pas dupes. Si celles-ci consentent à lâcher ne seraient-ce que quelques milliards pour le projet, c’est que les tenanciers de la haute finance y ont intérêt. Et quel autre, sinon celui de réduire la main-d’œuvre obsolète à une soumission totale et définitive ? « Si c’est gratuit, c’est vous le produit. » Après deux, trois expériences dans quelques pays-laboratoires, ce revenu de base sera probablement la meilleure façon de faire accepter la disparition du cash déjà en cours, mais également la mise en circulation d’une monnaie mondiale numérique… D’abord « inconditionnel », il sera peu à peu soumis à l’acceptation de nouvelles contraintes. Puis fera l’objet d’un chantage à propos de la vaccination des enfants, de l’euthanasie forcée, du puçage, clonage, du don et marché d’organes… L’idée est de contenir à feu doux la grogne des peuples pour se donner le temps d’exterminer en douceur, sans trop que ça tache, les marées humaines oisives et dangereuses que nous sommes… Notre nombre est trop grand pour qu’ils nous éliminent d’une traite, ou qu’ils nous contraignent de force à de telles mesures. C’est pourquoi nous maintenir individualistes, indifférents à l’autre et perpétuellement divisés est la condition sine qua non à leur réussite.

Le peuple supporte pour l’instant la situation sous prozac, mais le jour approche où il n’y aura plus assez de rustines pour que la roue tourne. Alors se multiplieront les pétages de plombs, violences et immolations sur les lieux de travail… Dans le paradigme actuel, nous n’y pouvons rien. La catastrophe restera inéluctable tant que nous continuerons de croire en un changement venu d’en haut, ou bien que la situation s’arrangera d’elle-même. Nous avons en revanche tout le pouvoir et toutes les clefs en main pour nous affranchir du joug multiséculaire des maîtres du capital. Eux savent mutuellement s’entraider à nous spolier depuis la nuit des temps. Mais ils seraient incapables de se préparer une omelette si nous les laissions entre eux. Nous avons quant à nous les savoirs qui nous permettent, bien que chacun spécialisé dans sa branche, de nous organiser pour survivre par la solidarité et par la complémentarité de nos talents.

La grève du vote n’est que d’une portée symbolique, puisque les politiciens sont capables de s’auto-élire. Mais elle est une première étape nécessaire : celle de leur adresser, ainsi qu’au reste de la population, le message clair que nous refusons de cautionner les forfaits commis en notre nom.

La grève du travail n’a d’avenir et d’impact possible que tant que celui-ci conditionne la survie du système. Sur une chaîne de montage entièrement automatisée, l’ultime ouvrier promu superviseur n’a plus d’autre choix que de fermer sa gueule ou de dégager. La fin du travail telle que programmée met un terme à la lutte des classes, au sens où sa victoire est alors définitivement acquise aux possédants… Mais nous avons encore une étroite fenêtre par où sortir du piège où nous sommes pris. Celle de la désertion massive de tous les lieux d’exploitation publics ou privés, sans préavis, pour investir notre volonté et notre énergie à construire autre chose. Tant que nous sommes valides et que notre coopération leur est nécessaire, la grève est une des armes dont nous disposons pour les affaiblir. Nous devons mutualiser localement les produits de base pour pallier la perte de nos salaires. Ainsi s’est toujours organisée la résistance. Ainsi se sont vues couronnées de succès toutes nos luttes passées. La solidarité, l’amour et la reconnaissance possèdent une force incommensurable et inconnue dans leur équation. L’expérience humaine ne saurait se réduire à une variable statistique : en cela, les mécanistes aux abois ont perdu d’avance.

Il est en France pénalement répréhensible d’appeler à la grève de l’impôt, et nos élus ont de toutes façons prévenu l’occurrence par le prélèvement à la source… Mais rien n’interdit d’assumer la conséquence de celle du travail en échappant légalement à toute taxation par absence de revenu. Cela représente le sacrifice d’un confort auquel beaucoup d’entre nous étions habitués. Toutefois, il faut bien comprendre que celui-ci est de toutes façons voué à disparaître. 2017 et les suivantes marqueront la fin douloureuse de l’illusion d’une société solvable à crédit. Plus personne parmi le peuple ne peut se croire intouchable… La zone de turbulences et de chaos qui s’annonce nous impose d’organiser d’ores et déjà des réseaux de solidarité pour nous abriter de l’orage. Qu’ils soient par la même occasion le moyen de ne plus financer notre suicide collectif.

Mais de toutes, la grève de la consommation, à commencer par le boycott généralisé de tout le superflu, de tout ce qui porte la marque d’une expropriation, d’une exploitation ou d’une pollution quelle qu’elle soit, est sans doute la plus efficace manière de faire plier les empires de l’industrie et de la finance. Qu’ils comprennent une bonne fois pour toutes que sans nous, ils ne sont rien. Et même s’ils ne plient pas, même si le système se défendra bec et ongles jusqu’au bout, la grève de la consommation suppose de recouvrir une autonomie alimentaire locale, ce qui serait en soi une victoire… Par tous nos choix, jusque dans notre absence ou notre passivité, notre attitude influe sur le cours des événements. Choisissons d’investir un terrain où l’adversaire ne nous attend pas. Là encore, personne ne peut nous coller à tous un flingue sur la tempe pour nous obliger d’acheter… Le peu de libertés dont nous disposons encore doit être assumé comme les responsabilités qu’elles sont. Et utilisées en toute conscience tant qu’elles existent.

L’idée de l’entraide comme remède aux maux actuels pourra sembler utopiste à ceux qui n’ont jamais connu que le climat compétitif et délétère du salariat. Qui pourtant n’a jamais frémi devant la beauté d’un travail réalisé par et avec amour ? Qui n’a jamais senti en lui la satisfaction d’œuvrer au bien commun ? Cette chaleur et cette énergie surpassent tous les combustibles fossiles : elles sont le moteur de la perpétuation de l’espèce humaine depuis des millions d’années, et la source-même de la Vie. Nulle intelligence artificielle ne saurait s’y substituer.

Énormément d’épreuves nous attendent. Nous ne pourrons revenir du jour au lendemain à l’équilibre des forces. Mais puisque nos décideurs procèdent par étapes, allons de même progressivement, chacun selon ses possibilités, vers une solidarité seule à-même de nous éviter le funeste sort qu’ils nous réservent… Nous disposons de l’opportunité d’inverser le cours des choses. Pour nous et pour le salut des générations futures, nous devons agir non plus idéologiquement, mais de façon concrète à réaliser le désir des 99% contre celui des 1%…Certes, nous sommes encore de grands enfants, et tout nous restera à apprendre une fois redevenus maîtres de nos destins. Mais qu’est donc notre peur de la liberté comparée à cette ineffable joie d’être en vie ?… Nous avons tous été portés durant neuf mois. Nourris et pour les plus chanceux aidés à devenir ce que nous sommes. Ne valons-nous pas mieux qu’un rouage de machine ou de la chair à canons ? La route n’existe que par notre marche. Elle n’attend plus que d’être empruntée.

Zénon

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Panique générale chez les euro-atlantistes. Par Pierre Lévy.

28 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La mondialisation

Panique générale chez les euro-atlantistes

Panique générale chez les euro-atlantistes© Kai Pfaffenbach, ERIC THAYER Source: Reuters
Angela Merkel et Donald Trump
 

Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy pointe ici la panique des élites mondialisées face à l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, et certaines analogies des deux côtés de l’Atlantique.

Effarés, affolés, traumatisés, bouleversés, tétanisés, livides… On peine à trouver un qualificatif qui rende compte de l’état d’esprit des dirigeants euro-atlantiques, et de la presse qui leur est fidèle, au moment où Donald Trump accède à la Maison Blanche.

Et que dire des quelques poignées d’«idiots utiles» (selon la formule jadis prêtée à Lénine) qui, à Berlin, Paris ou Londres, ont défilé notamment avec ce délicieux slogan : «ce n’est pas mon président»… Que dire, si ce n’est pointer une ligne de fracture fondamentale qui s’esquisse progressivement tout autant dans de nombreux pays européens qu’aux Etats-Unis, et dans bien d’autres contrées du monde : entre des couches moyennes plutôt aisées, urbaines, intellectuelles et aspirant à la mondialisation ; et une classe ouvrière qui subit mépris et atomisation depuis des décennies.

Entre les premiers qui pensent «valeurs», et les seconds «intérêt», voire survie sociale pure et simple. Entre d’un côté ceux qui se mobilisent «contre la haine» (!) ; de l’autre ceux qui se rassemblent pour l’emploi. Simplification outrancière ? Peut-être. Mais cette polarisation de classe qui émerge n’en est peut-être qu’à ses débuts. Et tant mieux si les seconds y regagnent cette dignité, cette existence et ce rôle collectifs qui leur ont été déniés par les chantres de la globalisation économique mais aussi idéologique.

Si Monsieur Trump passe de la parole aux actes, alors oui, ce sera bien la fin d’un monde, l’amorce d’un changement d’ère historique

Pour l’heure, écoutons ces derniers. «C’est la fin du monde», a lâché Manuel Valls (BFMTV, 16/01/17), qui n’évoquait pas les résultats de la primaire socialiste, mais la perspective d’une «alliance entre Trump et Poutine». «Donald Trump [est] décidé à détruire le projet européen», s’épouvante l’éditorial de Libération (18/01/17). Et Le Monde (19/01/07) sonne le tocsin : «le président des Etats-Unis s’est lancé dans une opération délibérée de déstabilisation de l’Allemagne (…) c’est toute l’Europe qui est attaquée».

L’UE est confrontée à l’un des «plus grands défis de ces dernières décennies» alerte pour sa part Angela Merkel. Le Commissaire européen Pierre Moscovici s’étrangle : «on a une administration américaine qui souhaite le démantèlement de l’Union européenne, ce n’est pas possible !». Quant au Secrétaire d’Etat américain sur le départ, il a exhorté le gratin des élites mondialisées réuni à Davos à se «rappeler pourquoi nous avons fait ce voyage de 70 ans ensemble». John Kerry semble ainsi évoquer l’axe euro-atlantique… au passé.

Cette panique générale – qu’on ne peut s’empêcher de savourer – est compréhensible. Car, dans un entretien publié quelques jours avant sa prise de fonction, Donald Trump a confirmé les éléments qui faisaient déjà trembler tant Bruxelles que l’«establishment» de Washington lors de sa campagne électorale. Or, comme l’a fait remarquer Monsieur Valls, décidément inspiré, «on a oublié qu’un populiste peut vouloir mettre en œuvre son programme».

Sera-ce le cas avec le nouvel hôte de la Maison Blanche ? Pour l’heure, la prudence doit rester de mise. Mais si Monsieur Trump passe, ne serait-ce que partiellement, de la parole aux actes, alors oui, ce sera bien la fin d’un monde, l’amorce d’un changement d’ère historique.

Car qu’a dit le milliardaire dans l’entretien publié par les quotidien allemand Bild et anglais The Times ? Que le Royaume-Uni a été «intelligent» de quitter l’UE ; que cette dernière n’était que le «véhicule de la puissance allemande» ; qu’il comptait bien que d’autres Etats imitent le Brexit ; qu’il se réjouissait de préparer un accord commercial séparé avec Londres ; que le libre-échange mondial (donc notamment le TTIP) était désormais caduc ; que l’industrie automobile allemande pourrait bien se voir imposer d’importants droits de douane si cela encourage l’emploi aux Etats-Unis ; et que la chancelière avait commis une «erreur catastrophique» avec sa politique de portes ouvertes aux réfugiés.

Les citoyens seraient enthousiastes pour plébisciter une Union européenne de plus en plus populaire et légitime

Pire – ou mieux : le nouveau président américain a confirmé qu’il jugeait l’OTAN «obsolète» ; qu’un grand accord avec Moscou visant au désarmement nucléaire «serait dans l’intérêt de beaucoup de gens» ; et que, conséquemment, les sanctions contre la Russie pourraient bien être remises en cause. Mobilisant tout son sens de la litote, le Secrétaire général de l’Alliance atlantique s’est dit «préoccupé». Le Monde enrageait déjà fin décembre (22/12/16) : Monsieur Trump «veut être l’homme du renouveau industriel américain, pas le shérif d’un ordre démocratique occidental à maintenir et propager». Impardonnable ! A Davos, Joseph Biden, encore vice-président américain pour deux jours, a lancé un appel désespéré pour «sauver l’ordre libéral international»…

Seize anciens chefs d’Etat ou de gouvernement et de ministres – essentiellement issus des pays d’Europe du Nord-est – avaient, peu avant, alerté contre le péril majeur d’un réchauffement des relations avec la Russie : «la confiance et l’amitié seraient une grave erreur», écrivaient-ils sans ciller.

Faut-il dès lors s’étonner de l’hystérie croissante contre la Russie ? Moscou est pêle-mêle accusé de promouvoir (avec un succès grandissant) ses médias publics à destination de l’Occident, d’envahir les réseaux sociaux par de fausses nouvelles, et de pirater les ordinateurs des institutions occidentales. Selon la CIA, la NSA, et le FBI – et Dieu sait que ces nobles échoppes ne peuvent dire que la vérité – Vladimir Poutine aurait ainsi influencé l’élection américaine en faveur de son favori et bien sûr sablé le champagne. Retransmis par Arte (06/01/13), le grand chef (sortant) du renseignement, James Clapper, a ainsi déclaré : «les Russes ont une longue expérience de l’ingérence électorale, qu’il s’agisse de leurs propres scrutins ou de ceux des autres». Humour involontaire ?

Et déjà, l’hôte du Kremlin se préparerait à prendre en main les électeurs néerlandais, français, puis allemands, qui se rendront aux urnes en 2017, pour que les uns et les autres choisissent des formations anti-UE (ou réputées telles).

Car, évidemment, sans ces sombres manœuvres, les citoyens seraient enthousiastes pour plébisciter une Union européenne de plus en plus populaire et légitime.

Encore une coupe, Vladimir Vladimirovitch ?

Du même auteur : Le complot de Moscou

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Syrie : Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana, par Comité Valmy

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Syrie : Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana
Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy

Syrie : Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana

[Texte intégral]

Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana

Communiqué du Dr Bachar al-Jaafari,
chef de la délégation du gouvernement syrien à Astana

Mesdames et Messieurs,

Ces deux derniers jours, nous avons travaillé dur, jour et nuit, pour le succès de cette réunion et avons fait tout notre possible pour surmonter les obstacles. C’est pourquoi, nous croyons que la réunion d’Astana a réussi à atteindre « l’objectif de cessation des hostilités pour une période déterminée » qui ouvre au dialogue politique, en cours, entre Syriens.

 

À cette occasion, comme je l’ai déjà fait, nous remercions la Direction du Kazakhstan de toutes les facilités qu’elle nous a accordées pour le succès de nos réunions et de nos travaux.

 

Nous remercions, tout particulièrement, nos amis russes et iraniens pour les énormes efforts consentis, lesquels ont efficacement contribué à cette réussite. Et cela, dans le but de stopper l’effusion du sang syrien et de travailler avec ces groupes [armés] afin de vaincre, ensemble, le terrorisme et de reconstruire la Syrie.

 

Et nous disons aux États de la région connus pour leur soutien aux terroristes : c’est assez. Assez ! Vous avez dilapidé les richesses de vos peuples, amené le terrorisme dans vos pays, pris la responsabilité de faire couler le sang syrien. Le temps est venu de reconsidérer les erreurs de vos politiques pour le bien de votre peuple et le bien des peuples de la région.

 

C’est ce que j’avais à dire pour commencer. Vous pouvez poser vos questions.


Question 1 [Hosni Mourtada, Al-Alam] : Vous avez dit que des États régionaux devaient cesser de faire couler le sang syrien, pouvez-vous les nommer ? Ensuite, les groupes armés présents à cette réunion, ont-ils accepté de combattre Daech et le Front al-Nosra ?

 

Bachar al-Jaafari : Je commencerai par la deuxième partie de votre question. Je pense que vous avez écouté le ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan lire le texte de la Déclaration finale émanant des trois États garants. Dans ce communiqué, ils réitèrent leur détermination à combattre conjointement l’EIIL et le Front al-Nosra. Daech et le Front al-Nosra sont donc nommément cités et c’est un article qui les engage tous les trois, y compris la Turquie qui l’a signé. Nous pouvons supposer qu’elle le respectera. Nous pouvons le supposer.

 

Quant à la première partie de votre question, tout le monde sait de quels États régionaux il s’agit. La Turquie est l’un de ces États, avec des États du Golfe, comme l’Arabie saoudite et le Qatar. Naturellement, ce discours s’applique à tous ceux qui ont contribué directement ou indirectement à l’effusion du sang syrien. À tous.

 

Le temps est venu pour ces États de modifier leurs politiques sanguinaires à l’égard du peuple syrien, de la Syrie, et de leur propre peuple. Assez de ces jeux avec le feu et de ces paris perdants. Tout le monde est perdant, y compris les États qui soutiennent le terrorisme rendu au cœur de leurs maisons. Terrorisme contre lequel nous n’avons cessé de les mettre en garde depuis le début.

 

Question 2 [Ahmad Hadj Ali ; Al-Manar] : Le chef de la délégation des factions armées a déclaré que la Russie est passée du rôle de soutien au régime à celui de garant du règlement et qu’elle tente de surmonter les obstacles. Autrement dit, les groupes armés parlent d’un changement du positionnement russe. D’autres informations parlent de tentatives consistant à négocier la séparation entre groupes armés et groupes terroristes, tel le Front al-Nosra, contre la sortie des alliés de la Syrie ; ce qui, comme vous le savez, laisserait l’Armée syrienne seule sur le terrain. Que veulent-ils dire et quel est, actuellement, le rôle de la Russie ?

 

Bachar al-Jaafari : Nous ne faisons pas de commentaires sur de telles informations. Nous sommes un État responsable qui évalue la situation à partir des déclarations officielles de telle ou telle capitale, de telle ou telle partie. Par conséquent, permettez-moi de ne pas les commenter. Ceci dit et globalement parlant, cette réunion d’Astana s’est tenue dans un but précis : consolider l’accord de cessation des combats et trouver ensemble les mécanismes nécessaires à cet effet. Tel est le but. La réunion d’Astana n’est pas un bazar pour troquer, acheter ou vendre. Des États importants se sont réunis et sont arrivés à une Déclaration finale, lue par le ministre du Kazakhstan. Je crois que cette image, colportée par certains, est exagérée ou trop simplifiée.

 

Question 3 [Vitaly Varounine de Saint-Petersbourg ; Canal 5] : Que ressentiez-vous face à ces représentants de l’opposition armée syrienne ?

 

Bachar al-Jaafari : Ce fut douloureux de nous asseoir, dans la même pièce, face à des Syriens associés à des agendas étrangers, travaillant pour des puissances étrangères, certains d’entre eux s’étant engagés dans des groupes terroristes. Ce n’est pas la première fois. Ce fut le cas lors des première et deuxième consultations à Moscou, ainsi qu’aux réunions de Genève. Mais quoi que cela nous coûte, nous le referons dans le cadre des prochaines rencontres, prévues et programmées, afin de sauver notre État et notre peuple. Nous ferons tout pour arrêter la guerre terroriste menée contre les Syriens, quel qu’en soit le prix.

 

Question 4 [Assaf Aboud ; BBC] : La Déclaration finale parle d’un mécanisme trilatéral de surveillance de la cessation des combats. Étant donné que votre délégation comportait des officiers des forces gouvernementales, les modalités de ce mécanisme ont-elles été discutées ? Un agenda a-t-il été fixé ?

 

Bachar al-Jaafari : La clause correspondant à votre question dit et je cite en anglais : « The Russian, Iranian and Turkish sides have decided to establish a trilateral mechanism to observe and ensure full compliance with the ceasefire, prevent any provocations and determine all modalities of the ceasefire » [Les côtés russe, iranien et turc ont décidé d’établir un mécanisme trilatéral pour observer et assurer le plein respect du cessez-le-feu, prévenir toute provocation et déterminer toutes les modalités du cessez-le-feu]. Par conséquent, ces modalités seront étudiées prochainement en concertation avec le gouvernement syrien.

 

Question 5 [Agence Reuters] : Premièrement, est-il possible que cette réunion mène directement aux négociations de Genève ou bien faudra-il une deuxième rencontre ? Deuxièmement, les participants de l’opposition ayant exprimé leur refus et leur colère quant au rôle iranien, qu’en diriez-vous ?

 

Bachar al-Jaafari : Lorsque vous traitez d’affaires politiques, vous ne devez pas tenir compte de vos émotions mais garder votre sang froid et faire de votre mieux conformément aux intérêts nationaux. Ici, la question n’est pas de savoir qui est heureux ou en colère, mais du fait que nous avons abouti à un « document de négociation » qui est cette Déclaration finale, sur laquelle tous se sont mis d’accord. C’est cela l’essentiel et c’est de cela que nous devons nous occuper avant tout.

 

Ceux qui disent qu’ils ne sont pas heureux du rôle négatif de telle ou telle partie cherchent à geler la situation. L’Iran, comme la Russie et la Turquie, est garant de ces négociations et a joué un rôle positif pour qu’elles aboutissent à la formulation finale, exprimée dans une déclaration tripartite. Je n’ai pas entendu ces critiques et il est pitoyable que certains membres de la délégation de l’opposition armée, ou des groupes terroristes, puissent critiquer l’une des trois parties ayant travaillé à ce résultat, alors qu’ils ont accepté l’accord tripartite signé le 29 décembre 2016.

 

De notre côté, nous pourrions dire que le rôle de la Turquie est négatif ; ce qu’il est. Mais nous ne le disons pas parce que nous sommes des diplomates conscients de nos responsabilités et que nous représentons un gouvernement légitime et responsable. Et si nous n’agissons pas comme ils le font, c’est parce qu’en matière de politique, vous devez traiter avec vos adversaires pour sauver votre pays et votre peuple. Ce à quoi nous nous employons ici et maintenant.

 

En ce qui concerne les pourparlers de Genève, je répète que le but de cette réunion d’Astana est la consolidation du cessez-le feu en Syrie. Elle fait partie de l’opération Genève, mais c’est une opération différente. Elle pourrait la faciliter, ce qui nous conviendrait.

 

Question 6 [Dima Nassif ; Al-Mayadeen] : Concernant le Front al-Nosra, quelle sorte de coordination a été prévue entre l’Armée syrienne et les factions armées ayant signé l’accord tripartite ? Devrons-nous attendre longtemps des éclaircissements sur les mécanismes de soutien au cessez-le-feu ? Quel prix politique devra payer Damas contre l’intégration de ces factions armées au sein d’un front plus large, pour combattre leurs alliés d’hier ?

 

Bachar al-Jaafari : La déclaration conjointe des États garants répond à votre question. Premièrement, cette Déclaration finale oblige les factions armées qui ont participé à la réunion d’Astana et ont accepté l’accord tripartite. Le garant de ces factions étant la Turquie pour la bonne raison qu’elle les parraine, la question concernant la coordination avec l’Armée syrienne est à poser au gouvernement turc.

 

Quand à votre question sur le mécanisme trilatéral de soutien à la cessation des hostilités, nous avons convenu qu’il sera limité dans le temps, le gouvernement syrien estimant qu’il ne devra pas dépasser une année. Délai pendant lequel les mesures techniques seront décidées par les experts militaires des participants à la réunion d’Astana.

 

Il n’y a pas de prix politique à payer. S’il y en avait un, ce serait le succès de ce qui a été déclaré suite à cette réunion. Un succès dont nous serions heureux, car tout ce qui peut être utile pour arrêter cette guerre terroriste, injuste et folle, contre notre peuple est bienvenu dans le cadre de la poursuite de notre combat contre le terrorisme de Daesh, du Front al-Nosra et des groupes associés.

 

Question 7 [Ramez al-Kadi ; Al-Jadid] : Il est vrai que ce n’est pas la première fois que vous vous asseyez avec des opposants, mais c’est la première fois que vous vous asseyez avec les factions terroristes. Est-ce que cela signifie que, désormais, le gouvernement syrien cessera de qualifier ces factions d’organisations terroristes ?

 

Bachar al-Jaafari : Ces groupes terroristes armés ont décidé de se joindre à un processus précis, mettant fin à leurs pratiques terroristes, les intégrant dans une nouvelle opération intitulée « Accord de cessation des hostilités garanti par la Russie, l’Iran et la Turquie ». Ce qui signifie que suite à la libération d’Alep et aux importantes victoires militaires de l’Armée syrienne sur tous les fronts, ces groupes terroristes ont acquis la conviction qu’ils n’ont aucun avantage à poursuivre leurs pratiques terroristes pour atteindre des objectifs politiques. Ils ont donc choisi de rejoindre l’opération d’Astana. Par ce choix, ils rejetteraient la violence et le terrorisme. C’est pourquoi nous avons accepté de nous asseoir avec eux.

 

Intervention du journaliste : Qu’en serait-il si le Front al-Nosra décidait de rejoindre le processus politique ?

 

Daech et le Front al-Nosra sont deux organisations classées terroristes par le Conseil de sécurité. Là-dessus, il y a consensus dans la Déclaration finale d’Astana, comme dans toutes les Résolutions du Conseil de sécurité en rapport avec la lutte contre le terrorisme.

 

Intervention du journaliste : Est-il vrai que vous avez exigé la fermeture de la frontière avec la Turquie et que la Déclaration finale n’en a pas tenu compte ?

 

Bachar al-Jaafari : Nous exigeons la fermeture de la frontière avec la Turquie depuis six ans et non seulement depuis cette réunion d’Astana.

 

Question 8 [Imad Sara ; Télévision arabe syrienne] : Quelles sont les régions concernées par l’accord de cessation des combats ? S’étendront-elles à Wadi Barada et, par conséquent, mettront fin aux coupures d’eau à Damas ? S’étendront-elles à Deir ez-Zor et d’autres régions ?

 

Bachar al-Jaafari : Concernant Wadi Barada, les neuf villes ou villages qui s’y trouvent ont été complètement libérés, reste le seul problème d’Aïn al-Fijeh, ville où jaillit la source principale alimentant en eau potable Damas, qui compte aujourd’hui sept millions d’habitants. Le groupe terroriste sévissant dans cette ville, usant de l’eau comme arme de pression sur la population et le gouvernement, est le Front al-Nosra. C’est pourquoi les opérations militaires se poursuivent contre le Front al-Nosra à Aïn al-Fijeh.

 

Quant à l’identification des régions concernées par l’accord de cessation des hostilités, elle revient aux experts militaires qui en établiront la cartographie prochainement, après échange d’informations entre les garants et l’Armée arabe syrienne, afin de localiser avec précision Daech, le Front al-Nosra et les groupes qui leur sont liés, et les combattre.

 

Question 9 [Jaafar Ahmad ; Télévision syrienne] : La Déclaration commune finale de la réunion d’Astana a affirmé son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne en tant qu’État multiethnique, multi-religieux, non confessionnel et démocratique. Pourquoi n’est-il pas fait mention de son caractère laïc ? Existerait-il un doute à ce sujet ? D’autre part, il est question du retour à Genève le 8 février. Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

 

Bachar al-Jaafari : La suppression de la référence au caractère laïc de la Syrie a été faite à la demande de la délégation turque et des groupes armés participant à la réunion d’Astana. C’est curieux et étrange qu’un gouvernement qui prétend que la Turquie est un État laïc, se prononce contre ce terme quand il s’agit des options du peuple syrien pour la Syrie. En soi, cela témoigne de la grande contradiction entre les paroles et les actes du côté turc.

 

Nous avons insisté pour que la laïcité fasse partie des caractéristiques du futur État syrien sur lequel les Syriens devront s’entendre. Nos amis iraniens et russes l’ont admis, mais la délégation turque et la délégation des groupes armés l’ont refusé, alors que la Turquie a assisté à la réunion de Vienne 2, laquelle a intégré ce terme dans sa déclaration finale. La Turquie est d’accord à Vienne, mais vient de se contredire à Astana.

 

Question 10 [Firas Mardini, canal Sama, Al-Fadaiya] : Avez-vous signé la Déclaration finale ou bien a-t-elle été signée par les États garants seulement ? Quant à Genève, la délégation de l’opposition armée rejoindra-t-elle les délégués des autres plates-formes de l’opposition, ou seuls les participants à la conférence d’Astana se retrouveront à Genève ?

 

Bachar al-Jaafari : Avons-nous signé le communiqué ? Non, parce qu’il exprime l’engagement des trois États garants. Évidemment, nous avons été consultés en permanence et mis au courant à toutes les étapes de son élaboration. Il n’est donc pas publié au nom de tous ceux qui ont participé à cette conférence, mais au nom des trois États garants de la cessation des hostilités. Quant à Genève, c’est l’Envoyé spécial, M. de Mistura, qui doit mener les consultations afin de décider quels seront les participants.

 

Intervention du journaliste : À quelle date ?

Bachar al-Jaafari : Nous ne le savons pas. La date sera fixée par les canaux diplomatiques.

Question 11 [Mohammad Khorchali, Canal Kurdistan] : Les Kurdes de Syrie ont joué un rôle important dans la lutte contre Daech. Qu’en pensez-vous ? Quel sera leur sort dans la Syrie à l’avenir ?

 

Bachar al-Jaafari : Je suis heureux que vous ayez parlé des Kurdes en tant que Syriens. Disant cela, vous avez répondu partiellement à votre question. Pour nous, que nous parlions d’Arabes, de Chaldéens, de Kurdes ou de toute autre composante du peuple syrien, ce sont tous des Syriens, sans aucune distinction. Nous sommes fiers de nos frères kurdes syriens, comme nous serions fiers de nous-mêmes, parce que les Kurdes de Syrie ont joué un rôle important dans notre Histoire et non seulement dans la lutte contre Daech.

 

Nous vivons ensemble depuis des milliers d’années et nous ne cherchons pas à tester la fidélité des uns et des autres, parce que nous sommes fidèles. Il se trouve que certains qui n’ont pas foi en la Syrie, mais en d’autres agendas planifiés par des forces étrangères, ont choisi une autre voie. Ici, une remarque s’impose : il y a aussi des Arabes syriens qui travaillent contre leur propre pays. Nous avons des traîtres qui rendent visite à Israël et combattent à ses côtés contre leur pays. Il ne faut donc pas généraliser en parlant de telle ou telle composante, car la plupart des Syriens sont fiers d’être syriens et c’est ainsi que nous les considérons.

 

Question 12 [journaliste de la BBC] : L’opposition a déclaré que l’opération Astana est terminée. Partant de là, votre gouvernement cessera-t-il ses attaques contre Wadi Barada ?

 

Bachar al-jaafari : Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, permettez que je rectifie votre question. Premièrement, j’ai déjà dit qu’il n’y a rien qui puisse être qualifié d’« attaque contre Wadi Barada », mais un problème à Aïn al-Fijeh où se trouve la source d’eau potable qui alimente les sept millions d’habitants de la capitale, Damas, depuis 41 jours. Je vous prie de répéter ce que je viens de dire. Depuis combien de jours ? M’avez-vous entendu ? Combien de jours ?

 

Journaliste de la BBC : Vous avez dit 41 jours.

Bachar al-Jaafari : Imaginez que je vous prive d’eau pendant deux jours, puis reposez-moi votre question. Quoi que dise ladite opposition armée, vous devriez vérifier une, deux, puis trois fois, avant de soutenir ses propos, parce que l’Armée syrienne libère des villes capturées par les terroristes. Telle est la vérité. Telle est la réalité. Nous ne combattons pas un pays étranger. Nous ne lançons pas une guerre contre nos voisins. Nous combattons des terroristes sévissant à l’intérieur de nos frontières et sur notre territoire, afin de protéger notre population. Il ne s’agit donc pas de « la chute » d’une ville ou d’un village aux mains de l’Armée syrienne, mais de « la libération » de la source d’eau potable alimentant sept millions d’habitants privés de cette eau depuis 41 jours ! Tant qu’il en sera ainsi, l’Armée syrienne poursuivra ses opérations.

 

Question 13 [identité de l’intervenant inaudible] : Lors d’un congrès à Genève, je vous ai interrogé sur les exigences des Kurdes syriens. Vous m’aviez répondu que ceux qui songent au fédéralisme ou à la partition de la Syrie prennent du Panadol. Or les Kurdes, avec d’autres composantes, ont annoncé la fédéralisation, notamment au Nord de la Syrie. Quel est votre avis à ce propos ?

 

Bachar al-Jaafari : Il existe un médicament encore plus efficace que le Panadol et c’est l’Advil. Quel que soit le régime qui pourrait être adopté par la Syrie, la décision revient au peuple syrien, lui-même, et non à l’une de ses composantes qui en déciderait de manière unilatérale. Celui qui a des idées sur le sujet n’a qu’à les soumettre démocratiquement au Parlement syrien, aussi folles soient-elles, telle celle du fédéralisme ; une idée folle qui ne se réalisera pas en Syrie. Il n’empêche qu’un parti ou un autre peut soumettre n’importe quelle idée de manière démocratique. Au cas où elle obtiendrait l’unanimité, nous pourrons en reparler.

 

Mais qu’un groupe de personnes parle de créer un petit État désigné comme « fédéral » et de diviser le pays au profit d’agendas étrangers, c’est un discours en tout point inacceptable, d’autant plus qu’il ne correspond pas à celui de tous les Syriens kurdes. Très nombreux sont les Syriens kurdes patriotes, par excellence, et contre le fédéralisme.

 

Merci Mesdames et Messieurs

Dr Bachar al-Jaafari
Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies
24/01/107

Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

Avec l’espoir, mêlé de certitude, que les violences perfides cachées sous la signature du gouvernement turc et de ses factions terroristes seront contrées, le moment venu, par la volonté farouche du peuple syrien de ne pas céder à leur odieux sectarisme en affirmant que la Syrie est, et restera, un pays laïc.

 

Source : Vidéos / Al-Fadaiya (Syrie)
https://www.youtube.com/watch ?v=6js68ZH8UxM&feature=youtu.be

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Autrefois respectée et écoutée du monde entier, la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie Itv de Michel Raimbaud, Russia Today. Par Comité Valmy.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Pourparlers sur la Syrie

Autrefois respectée et écoutée du monde entier,
la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie
Itv de Michel Raimbaud, Russia Today

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy

Les pourparlers sur la Syrie, Astana, le 24 janvier 2017.

 

Autrefois respectée et écoutée du monde entier,
la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie

Le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime, choisissant de soutenir des « révolutionnaires » armés et violents, déplore l’ancien ambassadeur de France Michel Raimbaud.

 

RT France : C’est la première fois que les représentants de l’opposition syrienne et du gouvernement se réunissent pour des négociations à Astana. Est-ce effectivement une avancée dans le processus des pourparlers ?

Michel Raimbaud (M. R.) : Le simple fait que des représentants de l’opposition syrienne se réunissent avec des représentants du gouvernement pour des négociations constitue bien entendu une avancée indéniable dans la recherche d’une issue politique à la « guerre universelle » qui détruit la Syrie et son peuple depuis maintenant six ans. Le fait que des protagonistes étrangers, qu’ils soient des alliés de l’Etat syrien comme la Russie et l’Iran, ou des parrains de l’opposition armée (pour ne pas dire terroriste) comme la Turquie, y soient impliqués, donne à ce scénario l’indispensable label « diplomatique » susceptible de garantir le sérieux de l’engagement des parties concernées.

La question n’est pas simple, dans la mesure où les représentants de « l’opposition » ont un passé ou un pedigree qui, en temps normal, ne leur assurerait pas un ticket d’entrée à une table de négociation. Dans la mesure également où l’un des parrains – le régime d’Erdogan, pour ne pas le nommer – se voit gratifié de l’un des premiers rôles dans un processus devant conduire (d’une façon ou d’une autre) à la reconstruction de la Syrie, pays invaincu mais en bonne partie détruit grâce aux bons soins dudit Erdogan.

« Il ne s’agit que d’un premier pas (celui qui coûte),
qui devrait aboutir à une consolidation du cessez-le-feu
généralisé et à séparer les « opposants armés »
des groupes terroristes »

Pour le reste, il ne s’agit que d’un premier pas (celui qui coûte), qui devrait aboutir à une consolidation du cessez-le-feu généralisé et à séparer les « opposants armés » des groupes terroristes. Ce premier épisode devra être suivi de beaucoup d’autres, à Astana ou à Genève, ou ailleurs. Mais le choix du lieu n’est pas anodin.

RT France : Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s’est montré assez sceptique à l’égard des pourparlers à Astana, arguant que le vrai progrès ne pouvait avoir lieu qu’à Genève lors de la prochaine étape. D’où vient ce scepticisme ?

M. R. : Au fil des cinq cents dernières années, l’Occident s’est progressivement installé dans sa position de maître de l’univers, ce qui lui confère une rente de situation que ses dirigeants trouvent normale, estimant que les questions importantes relatives à la paix et à la guerre ne peuvent se traiter ailleurs que « chez eux ».

Les Etats européens, alliés des Etats-Unis au sein de l’Alliance atlantique, ont ainsi du mal à admettre que des négociations sur un dossier phare comme celui de la guerre de Syrie puissent se tenir dans un pays comme le Khazakstan.

« Comment voulez-vous qu’un ministre européen sorte des chemins battus de la pensée unique et reconnaisse qu’Astana aura été une étape pionnière en soi ? »

Chef de la diplomatie allemande, Monsieur Steinmeier, a dû se rendre à l’évidence : c’est à Astana, capitale d’une ancienne république soviétique restée proche de la Russie, membre du Traité de sécurité collective de Taschkent (OTSC), où la tradition musulmane se mêle à l’influence slave, que les représentants de l’opposition syrienne et du gouvernement se sont réunis pour un premier round de négociations.

Comment voulez-vous qu’un ministre européen sorte des chemins battus de la pensée unique et reconnaisse qu’Astana aura été une étape pionnière en soi ? Le « vrai progrès » ne peut donc avoir lieu qu’à Genève, lors de la prochaine étape.

Monsieur Steinmeier a sûrement la mémoire courte. Sans doute oublie-t-il que Genève avait déjà accueilli (en 2012) des négociations sur la Syrie, et que le résultat n’avait pas pu être qualifié de « vrai progrès », certains des signataires de Genève affirmant, avant même que l’encre ne soit sèche, qu’ils n’avaient pas la moindre intention de respecter l’accord qu’ils venaient de signer.

Même si elle se trouve hors du champ de l’Union européenne ou de l’OTAN, Genève reste une ville de « chez nous ». C’est, en outre, l’un des sièges de l’ONU, organisation qui n’a jamais démérité en matière de complaisance envers l’Empire atlantique. Les Secrétaires généraux et leurs envoyés spéciaux font preuve d’un dévouement et d’un zèle à toute épreuve au service de « l’opposition » armée, y compris De Mistura, que l’on a pu juger sur pièces à l’occasion de la récente bataille d’Alep.

« C’est au peuple syrien et
à lui seul de décider de son avenir »

RT : L’administration de Barack Obama a toujours insisté sur le fait que Bachar el-Assad devait partir. Pensez-vous que cela va être également la priorité pour l’administration de Donald Trump ?

M. R. : Sur ce point, permettez-moi de rappeler un point essentiel : il n’appartient ni à Obama, ni à Kerry, ni à Cameron, ni à Sarkozy, ni Juppé, ni à Fabius, ni à Hollande, ni à Ayrault, ni à Donald Trump, ni à Steinmeier de décider si le président Bachar el-Assad doit partir ou rester. Vous constaterez comme moi qu’ils sont tous partis ou sur le point de partir, sauf Trump, qui vient de prendre ses fonctions.

C’est au peuple syrien et à lui seul de décider de son avenir.

Bien malin qui pourrait deviner quelles seront les priorités du nouveau président américain, qui sera sans doute très « flexible » ou imprévisible, comme il le dit lui-même. Pour la Syrie, il n’est pas déraisonnable d’espérer qu’il mettra en œuvre son intention annoncée de dialoguer avec la Russie, ce qui pourrait influer sur son attitude à l’égard de Bachar el-Assad…et de ses opposants.

« Depuis le début des « printemps arabes » le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime »

RT : Quel devrait être le rôle de la France dans la résolution du conflit ? Pourquoi n’est-elle plus protagoniste dans la région ?

M. R. : La France bénéficiait en Syrie d’un capital de sympathie indéniable jusqu’à la seconde guerre d’Irak. La situation s’est gâtée en 2003, suite au retour progressif au « bercail atlantique », selon l’expression consacrée.

Toutefois c’est depuis le début des « printemps arabes » que le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime, choisissant dès le mois de mars 2011 de soutenir des « révolutionnaires » armés et violents, bientôt terroristes. Des slogans comme « Bachar doit partir » ou des propos déplacés ne peuvent servir de ligne diplomatique…

Dans ce contexte, comment voulez-vous que la France, qui s’est mise elle-même hors-jeu, soit un protagoniste dans la région et dans le jeu diplomatique autour des problèmes de ce Grand Moyen-Orient ?

En tant qu’ancien diplomate, je déplore cette position et cette attitude négative, qui seront difficiles à amender et à faire oublier. Mais je ne suis sûrement pas le seul à souhaiter que la France retrouve le rôle traditionnel qui lui valait d’être respectée et écoutée partout dans le monde.

 

25 janvier 2017

Michel Raimbaud est ancien ambassadeur de France, professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques, officier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur

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Le peuple syrien veut désespérément la paix Tulsi Gabbard, Medium.com, par Comité Valmy.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Le peuple syrien
veut désespérément la paix
Tulsi Gabbard, Medium.com

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy


Le peuple syrien veut désespérément la paix

Pendant qu’à Washington on se préparait pour l’inauguration du président Donald Trump, j’ai effectué, la semaine dernière, une mission d’enquête en Syrie et au Liban pour rencontrer et écouter le peuple syrien sans intermédiaires. Leurs vies ont été consumées par une guerre horrible qui a tué des centaines de milliers de Syriens et a forcé des millions d’autres à fuir leur patrie en quête de paix.

 

Il est clair maintenant plus que jamais : cette guerre de changement de régime ne sert pas les intérêts de l’Amérique, et elle n’est certainement pas dans l’intérêt du peuple syrien.

 

Nous avons rencontré ces enfants dans un refuge d’Alep ; leurs familles ont fui la partie orientale de la ville. La seule chose que ces enfants veulent, la seule chose que tous ceux que j’ai rencontré veulent, c’est la paix. Beaucoup de ces enfants n’ont connu que la guerre. Tout ce que leurs familles veulent, c’est rentrer à la maison, et retrouver la vie qu’ils avaient avant que la guerre pour renverser le gouvernement ne commence. C’est tout ce qu’ils veulent.

J’ai traversé Damas et Alep, en écoutant des Syriens de différentes parties du pays. J’ai rencontré des familles déplacées de la partie orientale d’Alep, de Raqqah, de Zabadani, de Latakia et de la périphérie de Damas. J’ai rencontré des dirigeants de l’opposition syrienne qui ont conduit les manifestations en 2011, des veuves et des enfants d’hommes qui luttaient pour le gouvernement et des veuves de ceux qui luttaient contre le gouvernement. J’ai rencontré Aoun, le président nouvellement élu du Liban et Hariri, le Premier ministre, Elizabeth Richard, l’ambassadeur américain au Liban, le président syrien Assad, le grand Mufti Hassoun, Denys Antoine Chahda, l’archevêque de l’Église catholique syrienne d’Alep, des chefs religieux musulmans et chrétiens, des étudiants, des propriétaires de petites entreprises, et d’autres encore.

 

Leur message au peuple américain était puissant et cohérent : il n’y a aucune différence entre les rebelles « modérés » et al-Qaïda (al-Nusra) ou ISIS - ils sont tous les mêmes. Il s’agit d’une guerre entre, d’une part, des terroristes sous le commandement de groupes comme ISIS et al-Qaida et, d’autre part, le gouvernement syrien. Ils supplient les États-Unis et d’autres pays d’arrêter de soutenir ceux qui détruisent la Syrie et son peuple.

 

J’ai entendu ce message encore et encore dans la bouche de ceux qui ont souffert, et survécu à des horreurs inexprimables. Ils m’ont demandé de faire entendre leur voix dans le monde ; Des voix frustrées qui n’ont pas été entendues en raison des fausses informations et des informations biaisées, uniformément destinées à soutenir la guerre pour un changement de régime au dépens de la vie des Syriens.

 

J’ai entendu des témoignages sur la façon dont les manifestations pacifiques du début ont été rapidement infiltrées par des groupes de djihadistes wahhabites comme al-Qaïda (al-Nusra), financés et soutenus par l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar, les États-Unis et d’autres. Ils ont exploité les manifestants pacifiques, occupé leurs communautés, tué et torturé les Syriens qui ne voulaient pas coopérer pas à leur lutte pour renverser le gouvernement.

 

J’ai rencontré une jeune musulmane de Zabadani qui a été enlevée, régulièrement battue et violée en 2012, alors qu’elle n’avait que 14 ans, par des « groupes rebelles » qui étaient en colère contre son père, un éleveur de moutons, qui ne leur donnait pas d’argent. Elle a assisté, horrifiée, à l’assassinat de son père, dans leur salon, par des hommes cagoulés qui ont vidé un chargeur tout entier sur lui.

 

J’ai rencontré un garçon qui a été kidnappé an allant acheter du pain pour sa famille. Il a été torturé, il a subi le supplice de la noyade, il a été électrocuté, placé sur une croix et fouetté, tout cela parce qu’il avait refusé d’aider les « rebelles » - il leur avait dit qu’il voulait juste aller à l’école. C’est ainsi que les « rebelles » traitent les Syriens qui ne coopèrent pas avec eux ou dont ils n’acceptent pas la religion.

 

Bien qu’opposés au gouvernement Assad, l’opposition politique a affirmé avec vigueur qu’elle rejetait catégorique l’utilisation de la violence pour obtenir des réformes. Les opposants politiques du gouvernement affirment que si les djihadistes wahhabites, soutenus par des gouvernements étrangers, réussissent à renverser l’État syrien, ils détruiront la Syrie et sa longue histoire de société laïque et pluraliste, une société où les peuples de toutes les religions ont toujours vécu pacifiquement côte à côte. Bien que cette opposition politique continue à vouloir des réformes, elle répète avec insistance que, tant que les gouvernements étrangers mèneront une guerre de changement de régime contre la Syrie par groupes terroristes djihadistes interposés, elle se tiendra aux côtés de l’Etat syrien et luttera pacifiquement pour une Syrie plus forte pour tous les Syriens.

 

À l’origine, je n’avais aucune intention de rencontrer Assad, mais quand j’en ai eu l’occasion, j’ai pensé qu’il était important de le faire. Je pense que nous devrions être capables de parler avec n’importe qui, s’il y a une chance que cela puisse contribuer à mettre fin à cette guerre qui cause tant de souffrances au peuple syrien.

 

J’ai rencontré ces femmes étonnantes à Barzi ; beaucoup d’entre elles ont des maris ou des membres de la famille qui se battent soit avec al-Nusra / al-Qaeda, soit avec l’armée syrienne. Quand elles arrivent dans ce centre communautaire, elles laissent tout cela derrière elles, et elles deviennent amies et, ensemble, elles apprennent toutes sortes de choses, comme la couture, etc., pour préparer leur avenir. Elles étaient des étrangères avant d’arriver à ce centre communautaire dont la mission est d’émanciper les femmes, et maintenant elles sont des « sœurs » qui partagent leurs joies et leurs peines.

 

Je rentre à Washington, plus que jamais résolue à mettre fin à la guerre illégale que nous menons pour renverser le gouvernement syrien. De l’Irak à la Libye et maintenant en Syrie, les États-Unis ont mené des guerres de changement de régime qui ont entraîné partout des souffrances inimaginables, tué des quantités d’innocents, et renforcé des groupes comme Al-Qaïda et ISIS.

 

J’appelle le Congrès et la nouvelle Administration à ne pas rester indifférents aux souffrances du peuple syrien et à soutenir l’Acte pour interdire l’armement des terroristes. Nous devons arrêter de les soutenir directement et indirectement - en fournissant directement des armes, de l’entrainement et du soutien logistique aux groupes rebelles affiliés à Al-Qaïda et à ISIS ; et indirectement par l’intermédiaire de l’Arabie Saoudite, des Etats du Golfe et de la Turquie. Nous devons mettre fin à notre guerre pour renverser le gouvernement syrien et nous concentrer sur la défaite d’Al-Qaïda et d’ISIS. Les États-Unis doivent cesser de soutenir les terroristes qui détruisent la Syrie et son peuple. Les États-Unis et les autres pays qui alimentent cette guerre doivent cesser immédiatement de le faire. Nous devons laisser le peuple syrien se remettre de cette terrible guerre.

 

Merci,

Tulsi
24 janvier 2017

Tulsi Gabbard est une députée démocrate étasunienne

Traduction : Dominique Muselet

Source :
Medium.com

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ITALIE: Giulietto Chiesa, courageux député européen dit a la TV toute la vérité sur les attentats, entre autres.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La guerre, #Daesch, #l'Italie

ITALIE: Giulietto Chiesa, courageux député européen dit a la TV toute la vérité sur les attentats, entre autres.

ITALIE: Giulietto Chiesa, courageux député européen dit a la TV toute la vérité sur les attentats, entre autres.

Le journaliste italien Giulietto Chiesa était invité à la célèbre émission talkshow de la télévision italienne La Gabbia ("La cage" en français – NdT) dimanche 11 janvier, soit le jour même de la grande manifestation dans les plus grandes villes de France après les événements tragique de Paris. Son analyse détonne particulièrement lors de ce débat, où il remet en cause à la fois le récit des événements qui nous a été fait, et les liens de cette affaire avec la politique étrangère occidentale de ces dernières années. Le plus étonnant est de voir que les journalistes et les autres participants le laissent parler sans (trop) l’interrompre, qu’il est même applaudi par le public italien, et que pour une fois, un dissident de la "pensée unique" peut s’exprimer clairement et terminer d’exposer une opinion aussi différente sans être lynché verbalement.
Merci de nous signaler toute situation comparable à la télévision française, si vous en trouvez !
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Le journaliste italien Giulietto Chiesa était invité à la célèbre émission talkshow de la télévision italienne La Gabbia ("La cage" en français – NdT) dimanche 11 janvier, soit le jour même de la grande manifestation dans les plus grandes villes de France après les attentats à Paris qui ont fait 17 morts. Son analyse détonne particulièrement lors de ce débat, où il remet en cause à la fois le récit des événements qui nous a été fait, et les liens de cette affaire avec la politique étrangère occidentale en Libye et en Syrie ces dernières années. Le plus étonnant est de voir que les journalistes et les autres participants le laissent parler sans (trop) l’interrompre, qu’il est même applaudi par le public italien, et que pour une fois, un dissident de la "pensée unique" peut s’exprimer clairement et terminer d’exposer une opinion aussi différente sans être lynché verbalement.

Merci de nous signaler toute situation comparable à la télévision française, si vous en trouvez !

A lire, sous la vidéo, un article de Giulietto Chiesa paru aujourd’hui dans La Voix de la Russie, et précisant sa position sur cette affaire.

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Je ne suis pas Charlie, je suis Bossé. – Les crimes de guerre de l’Ukraine.

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #Les média, #le nazisme

(VIDEO) Je ne suis pas Charlie, je suis Bossé. – Les crimes de guerre de l’Ukraine.

 

Le court-métrage Je NE suis pas Charlie, #JeSuisBossé du cycle Les crimes de guerre de l’Ukraine a été réalisé par Marina Eremtchenko à l’occasion du 2e anniversaire de la tragédie du quartier de Bossé (Donetsk) commémorée ce dimanche, le 22 janvier.

Je ne suis  pas Charlie, je suis Bossé. – Les crimes de guerre de l’Ukraine.

Il est 8h30… C’est l’heure de pointe. un nœud de transports: bus, voitures, tramway…  les gens s’empressent de rejoindre leur lieu de travail. ceux qui empruntent ce trajet savent que toutes les lignes de transport traversent ce carrefour à cette heure-ci. Le matin du 22 janvier n’a pas été une exception à la règle…

il y avait du monde à l’arrêt de bus. Tous étaient pressés de regagner leur destination. Selon les témoins, les obus tombaient à une minute d’intervalle, environ.

Je NE suis pas Charlie, je suis Bossé. – Les crimes de guerre de l’Ukraine.

 

Dans le pilonnage de l’arrêt des transports du quartier bossé à Donetsk 8 personnes ont été tuées et 26 ont été blessées

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Dans les géoles du régime putschiste et fasciste d'Ukraine. Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi, prisonnier brésilien torturé . La mobilisation de tous est essentielle !!!

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #Les média, #Le traité Transatlantique., #Le fascisme, #Ukraine, #le nazisme

Dans les géoles du régime putschiste et fasciste d'Ukraine.  Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi, prisonnier brésilien torturé . La mobilisation de tous est essentielle !!!
Dans les géoles du régime putschiste et fasciste d'Ukraine.  Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi, prisonnier brésilien torturé . La mobilisation de tous est essentielle !!!

Bonjour.

Dans les geôles du régime putschiste et fasciste d’Ukraine, le prisonnier brésilien Rafael Luzvarghi a besoin de la mobilisation de tous.

 

Dans les années 1970, après les coups d’état de Pinochet au Chili et de Vidéla en Argentine, bien que fomentés par les services secrets étasuniens, l’information n’étant pas libre comme aujourd’hui donnait quand même des nouvelles importantes sur l’ampleur de la répression dans ces deux pays. Les fameux escadrons de la mort étaient dénoncés !

Par exemple l’assassinat de monseigneur Oscar Roméro archevêque de San Salvador le 24 mars 1980, alors qu'il célébrait la messe, a été dénoncé mondialement. Même si ce fut beaucoup moins couvert que l’assassinat du prêtre polonais Jerzy Popiełuszko assassiné le 19 octobre 1984. Il était l’aumônier du syndicat Solidarność.

Il faut reconnaître que dans les années 1970 les médias dénonçaient les assassinat des opposants aux dictatures chiliennes et argentines. Nous avions connaissance des exactions perpétrées par les officiels de ces régimes. Au Chili « L'Estadio Nacional de Chile » à Santiago, utilisé dès le 12 septembre 1973, pour en faire un camp de concentration, de tortures et d’exécutions était connu. De même en Argentine l’école mécanique de la marine deviendra la sinistre réalité de la barbarie. Dans les deux cas l’opinion internationale utilisa entre autres les coupes du monde de 1974 en Allemagne de l’ouest et de 1978 en Argentine pour défendre la dignité humaine.

Amnesty international (créée en juillet 1961 à Londres) venait de naître et proposait des actions auprès des prisonniers politiques. La règle pour un groupe d’action était de s’occuper chaque mois d’un détenu en amérique latine et d’un détenu dans le bloc de l’est. Nous écrivions aux diverses ambassades. Ces lettres eurent pour effet de faire connaître ces détentions et ces tortures. Les pays concernés craignaient par-dessus-tout ce genre de révélations. Pour avoir participé activement à ces actions dans les années 1970, j’ai reçu dans les annnées 1980 des courriers de chiliens et d’argentins, libérés par ces mobilisations.

De nos jours on est loin de tout cela. La communauté internationale - l’Empire du bien - apporte une aide sans condition à ce gouvernement putschiste de Kiev. Notre gouvernement bien que signataire des accords de Minsk continue à soutenir le gouvernement ukrainien et ses nazis. L’Union Européenne fait de même. L’OSCE reste étrangement muette… Il est scandaleux que nos impôts servent à soutenir ces criminels…

Ces remarques me poussent à alerter tous mes contacts afin d’exercer une pression pour la libération des prisonniers politiques des geôles ukrainiennes. En particulier de ce courageux brésilien qui reprend le flambeau des brigades internationales, lorsque leur lutte contre le franquisme en Espagne permit de défendre et de porter haut la dignité humaine.

Aujourd’hui nous sommes tranquilles au quotidien. Nous ne risquons pas encore pour nos vies ou celle de nos proches. Nous déléguons, dans le meilleur des cas nos combats auprès de ces combattants pour la liberté.

Notre indignation morale, toute réelle qu’elle soit, doit s’accompagner d’une aide pour ces valeureux individus pétris de liberté et d’idéal. Nos leur devons bien quelques minutes pour alerter et interpeller les autorités concernées.

Faites votre devoir, téléphonez, écrivez, pour exiger justice et liberté pour Rafaël Lusarghi ! Merci

Afin d'apporter plus de renseignements sur l'enlèvement, l'incarcération, la torture, puis la condamnation de Rafaël Lusvarghi par les hommes de main de la junte de Kiev, je vous transmets trois messages.

Le premier message est tiré d'un blog russe. J'ai utilisé la traduction automatique, veuillez m'en excuser.

Mais l'urgence est là: les nazis au pouvoir à Kiev ne respectent rien. Ils agissent au mépris des conventions internationales. Ils agissent au mépris des accords de Minsk. ils réalisent ce genre d'exaction dans l'indifférence générale pour ne pas dire plus.

Notre devoir à tous est d'informer, D’informer et d'informer encore.

Notre devoir à tous est de solliciter les autorités compétentes afin de faire pression sur les nazis de Kiev que les occidentaux soutiennent.

Il m'est insupportable de constater que mes impôts servent à soutenir et a financer ces criminels, passibles comme leurs prédécesseurs de 1945 d’un tribunal de Nuremberg.

Intervenez auprès des organismes ci-dessous:

1 / MISSION DE L'OSCE EN UKRAINE :

  • 26 Turhenievska Street, 01054 Kyiv, Ukraine
  • Tél: (+38) 044 392 08 00
  • Fax: (+38) 044 390 00 75

Mail : smmua@osce.org

2 / CROIX ROUGE EN UKRAINE :

3 / AMBASSADE DU BRESIL EN UKRAINE :

 

Il y a aussi le mail du Ministère brésilien des affaires étrangères ici : Relacoes exteriores

4 / Amnesty International

76 bd Villette, 75949 PARIS CEDEX 19, tel: 01 53 38 65 65.

 

5 / Ministère français des Affaires étrangères.

37 quai d'Orsay 75351 Paris, tel. (33) (0)1 43 17 53 53

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ukraine/evenements/article/ukraine-appel-du-groupe-de-contact-trilateral-de-minsk-a-un-cessez-le-feu-21-12

 

Bien cordialement

Lucien PONS

 

Trois messages.

 

 

  1. Message du blog russe.

Les Escadrons de la mort ukrainiens enlèvent illégalement un citoyen du Brésil. Le 07/10/2016

Junte de Kiev capturé illégalement le Lusvarghi brésilien Rafael dans le Donbass miliciens +

Dans la matinée du 6 octobre, Kiev junte illégalement détenu célèbre brésilien bénévoles qui se sont battus pour les résidents du Donbass à 2014. Il a combattu dans le détachement de Cosaques Paul Dremova bataillon « fantôme ». Il part ensuite à la milice DNI. Un an auparavant, en octobre de l’année 2015, Rafael dit qui se retire dans les rangs de la milice et est allé au Brésil. Selon les informations que dont nous disposons, il voulait aller se battre en Syrie.

https://www.youtube.com/watch?v=K3bfb2njMyw&feature=youtu.be

 

La suite à lire ici :

http://lucien-pons.over-blog.com/2017/01/les-escadrons-de-la-mort-ukrainien.enlevent-illegalement-un-citoyen-du-bresil.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

L’article original: escadrons de la mort ukrainien enlèvement un citoyen du Brésil http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

 

Deux messages d’Erwan Castel, volontaire français en Novorussia.

 

  1. Un prisonnier torturé. Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi !


Voilà plus de 3 mois que le volontaire brésilien Rafael Luzvarghi qui avait rejoint les rangs des milices du Donbass en 2014 et 2015 est enfermé dans les geôles du SBU ukrainien...

La situation humanitaire de cet homme est devenue dramatique, battu régulièrement il a été encore ces derniers jours torturé et gravement blessé dans l'indifférence générale des autorités ukrainiennes et brésiliennes. Sa vie est en danger !

Il nous faut réagir massivement et urgemment pour aider cet homme généreux qui a suivi l'appel de son coeur en 2014.

Plus les messages d'alertes seront nombreux et plus Rafael aura une chance de voir les autorités gouvernementales et humanitaires venir le sortir de son enfer !



https://2.bp.blogspot.com/-zwXLfH3IPlw/WB65Wp4rjmI/AAAAAAAAz0k/klQwZvV1WcAy-iVgP1GJSvmZ0yEUw1gzACPcB/s640/rafael%2B01.jpg
 

Pour Rafael, la situation est aujourd'hui devenue urgente et vitale, et nous demandons à chacun d'alerter au maximum à son niveau, par ses réseaux, les organismes et les militants qui sont autour d'eux : Croix Rouge internationale, OSCE, Droits de l'Homme etc... et bien sûr toujours les autorités du Brésil, même si elles n'ont rien fait jusqu'à aujourd'hui pour obtenir son extradition.

 

Merci par avance de votre soutien, car plus les messages d'alertes seront nombreux et plus Rafael aura une chance de voir les autorités gouvernementales et humanitaires venir le sortir de son enfer.

 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 

Message complet à lire : https://alawata-rebellion.blogspot.fr/2017/01/un-prisonnier-torture.html

 

 

  1. Autre message d’Erwan Castel. Jeudi 26 janvier 2017 sur cette condamnation.

13 ans de prison pour la Liberté du Donbass. Rafael Luzvarghi condamné à Kiev

https://alawata-rebellion.blogspot.fr/2017/01/13-ans-de-prison-pour-la-liberte-du.html

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13 ans de prison pour la Liberté du Donbass. Rafael Luzvarghi condamné à Kiev. Par Erwan Castel.

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme

 

Le 26 janvier 20127.

13 ans de prison pour la Liberté du Donbass

 
Rafael Luzvarghi condamné à Kiev
 
 
Hier nous rendions compte de la situation inquiétante du volontaire brésilien Luzvarghi incarcéré à Kiev depuis octobre 2016, et le même jour s'est déroulé son procès au cours duquel il a été confirmé ses coups et blessures ainsi que les menaces de mort qu'il a reçu en prison. La mobilisation réalisée sur les réseaux sociaux concernant les conditions éprouvantes de sa détention a déclenché une visite urgente du représentant de la Croix rouge dans le prison de Lukyanovka, qui a obtenu de meilleures garanties pour sa sécurité.
 
Le 25 janvier 2017, Rafael Luzvarghi a été condamné à 13 années d' emprisonnement avec confiscation des biens, par le tribunal de Pechersk (district de Kiev) en vertu de l' Article 258-3 ("... participant à un groupe terroriste ou une organisation terroriste» (pénalité - de 8 à 15 ans de prison)) et de l'article 260 ("participation à des activités illégales de formations armées" (3 à 8 ans)) du Code pénal de l' Ukraine. 
 
Rafael a décidé de plaider coupable des faits qui lui sont reprochés (participation aux combats) pour déclencher une procédure simplifiée, un éventuel allègement de peine et aussi de meilleures conditions de détention...
 
 
Dans cette affaire, j'avoue être un peu décontenancé, surtout concernant les circonstances de l'arrestation de Rafael qui semble s'être littéralement "jeté dans la gueule du loup" le 6 octobre 2016 en faisant confiance aux promesses d'amnistie reçues dans le cadre de son embauche dans la société privée de sécurité maritime «Omega Consulting Group». Lorsque j'ai croisé Rafael à Donetsk en 2015 il ne m'a pas laissé le souvenir d'un homme naïf même si sa témérité au combat est reconnue par tous. 
 
Le fait est qu'il a été piégé par le SBU ukrainien et abandonné par les autorités brésiliennes pour être traîné devant un tribunal dans un procès que Kiev a voulu exemplaire.
 
Condamner un soldat régulier à 13 ans de réclusion criminelle pour terrorisme est cher payé compte tenu que l'ONU, malgré les demandes régulières de Kiev, n'a jamais reconnu les Républiques de Donetsk comme organisations terroristes, et que les accords de Minsk prévoient l'amnistie pour tous les combattants engagés sur le front du Donbass. 
 
Il faudrait ici rappeler que si le qualificatif de "groupes armées illégaux" est applicable aux forces armées des Républiques de Donetsk et Lugansk, il ne l'est pas moins aux unités spéciales ukrainiennes formées à partir d'extrémistes nationalistes ou de repris de justice libérés sous contrat militaire. Quant au qualificatif de "terroriste", entre un combattant qui engage le combat contre un agresseur armé et une armée qui bombarde continuellement une population civile désarmée depuis bientôt 3 ans, je sais reconnaitre sans hésitation l'assassin du héros...
 
Il y a donc dans ce dossier beaucoup d'interrogations, autant sur les faits que les réactions des uns et des autres, comme cette incompréhensible abandon de la part des autorités brésiliennes d'un de leur ressortissant (car il n'y a pas à ma connaissance d'accord de justice entre le Brésil et l'Ukraine et Luzvarghi n'est pas sous le coup d'un mandat d'arrêt international).
 
 
Pour ma part, Rafael reste un camarade qui est venu ici dans le Donbass, écoutant l'appel de son coeur, pour défendre une population victime d'une agression militaire à caractère génocidaire. Je sais que les accusations infâmes (terrorisme, meurtres, viols etc...) ne sont pures diffamations calomnieuses et aussi stupides que les commentateurs qui le traitent de "mercenaire" devant assumer aujourd'hui ses crimes. 
 
Car lorsqu'un homme accepte de risquer sa vie pour moins de 200 euros par mois, combat sous l'uniforme des soldats qui attaquent un pays, se convertit à la foi du peuple qu'il est venu défendre, je crois que nous sommes très loin de la définition du "mercenaire" ou du "terroriste", mais plutôt de celle d'un homme généreux qui a tout abandonner pour servir un peuple victime d'un totalitarisme violent et meurtrier.
 
Le fait qu'il soit aujourd'hui dans une prison à Kiev est contextuellement logique vu la perfidie coutumière des autorités ukrainiennes, mais cela ne justifie en rien la surenchère de calomnies, mauvais traitements, infractions aux conditions de détentions etc... qui ne font que prouver que Rafael est aujourd'hui le bouc émissaire d'un esprit de vengeance fanatique d'un état moribond qui n'accepte pas qu'un peuple refuse son totalitarisme tyrannique.  
 
Il reste à espérer que les différentes mobilisations pour secourir notre camarade vont l'aider à se sortir de ce cauchemar :
 
  • Soit par une extradition vers le Brésil où il exécutera certainement sa peine
  • Soit par un échange avec des prisonniers ukrainiens détenus dans le Donbass
  • Soit par une application de la loi d'amnistie prévue par les accords de Minsk
Au pire Rafael devra serrer les dents et attendre la chute du régime de Kiev, ce qui revient à commuer sa peine de 13 ans à 13 mois grand maximum !
 
Erwan Castel, volontaire en Novorissiya
 
 
Sources de l'article :
 
- média ukrainien : Novynarnia
- Site You tube ; ICI et ICI 
 
Les autres articles sur Rafael Luzvarghi dans ce blog, le lien : ICI
 
 
 
La page de soutien FB à Rafel Luzvarghi : Free Rafael Lusvarghi
 
 
Le 25 janvier, un groupe du Comité International de la Croix Rouge est venu visiter les prisonniers ukrainiens de la DNR. Lors de leur inspection les représentants du CICR n'ont constaté aucune infraction aux conditions de détention pratiquées dans le Donbass. Ce n'est pas la première fois que les autorités républicaines autorisent ce genre de visite aux organismes internationaux, qui peuvent constater que les détenus ne subissent pas de mauvais traitements, reçoivent leur courrier etc...
 
Cette situation n'est malheureusement pas identique en Ukraine où les prisonniers souffrent de mauvais traitements comme en témoignent leur état sanitaire lors des trop rares échanges de prisonniers que Kiev accepte exceptionnellement d'appliquer, comme l'imposent les accords de Minsk.
 
Nous reviendrons ultérieurement sur ce volet des prisonniers de guerre.
 
 
*
*   *
 
S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.
 
Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
 
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
 
Erwan
 
 
 
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LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme, #Politique étrangère

LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS  ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

Bonjour.

Les Escadrons de la mort ukrainien. enlèvent illégalement un citoyen du Brésil.

Afin d'apporter plus de renseignements sur l'enlèvement, l'incarcération, la torture, puis la condamnation de Rafaël Lusvarghi par les hommes de main de la junte de Kiev, je vous transmets ce message tiré d'un blog russe. J'ai utilisé la traduction automatique, veuillez m'en excuser.

Mais l'urgence est là: les nazis au pouvoir à Kiev ne respectent rien, au mépris des conventions internationales, au mépris des accords de Minsk, ils réalisent dans l'indifférence générale pour ne pas dire plus, ce genre d'exaction. Notre devoir à tous est d'informer, d'informer encore. Notre devoir à tous est de solliciter les autorités compétentes afin de faire pression sur les nazis de Kiev que les occidentaux soutiennent. Il m'est insupportable de constater que mes impôts servent à soutenir et financer ces criminels nazis passibles comme leurs prédécesseurs de tribunaux de Nuremberg.

Intervenez auprès des organismes ci-dessous:

1 / MISSION DE L'OSCE EN UKRAINE :

  • 26 Turhenievska Street, 01054 Kyiv, Ukraine
  • Tél: (+38) 044 392 08 00
  • Fax: (+38) 044 390 00 75
  • Mail : smmua@osce.org

2 / CROIX ROUGE EN UKRAINE :

  • 30, Pushkinskaya Street, 01004 Kiev, Ukraine
  • Tél: (+38) 044 235 01 57
  • Fax: (+38) 044 288 16 58,
  • Mail: international@redcross.org.ua

 

3 / AMBASSADE DU BRESIL EN UKRAINE :

  • Borichiv Tyk, 22-A, Podol, 04070 Kiev, Ukraine
  • Tél (+38) 044 425 93 64
  • Fax (+38) 44 425 95 40
  • Mail : brasemb.kiev@itamaraty.gov.br

Il y a aussi le mail du Ministère brésilien des affaires étrangères ici : Relacoes exteriores

 

 

4 / Amnesty International

76 bd Villette, 75949 PARIS CEDEX 19 tel: 01 53 38 65 65

 

5 / Ministère français des Affaires étrangères.

37 quai d'Orsay 75351 Paris, tel. (33) (0)1 43 17  53 53

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ukraine/evenements/article/ukraine-appel-du-groupe-de-contact-trilateral-de-minsk-a-un-cessez-le-feu-21-12

 

Bien cordialement

Lucien PONS

Le message traduit du russe.

Украинские каратели похитили гражданина Бразилии http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

07/10/2016 18:18 +

Junte de Kiev capturé illégalement le Lusvarghi brésilien Rafael dans le Donbass miliciens +

Утром 6 октября киевская хунта незаконно задержала - знаменитого бразильского добровольца, который сражался за жителей Донбасса с 2014 года. Он воевал в казачьем отряде Павла Дремова батальона "Призрак". Затем он перешел в ополчение ДНР. Год назад, в октябре 2015 года, Рафаэль сообщил, что уволился из рядов ополчения и отправился в Бразилию. По имеющейся у нас информации, он хотел отправиться воевать в Сирию

 

Dans la matinée du 6 octobre, Kiev junte illégalement détenu célèbre brésilien bénévoles qui se sont battus pour les résidents du Donbass à 2014. Il a combattu dans le détachement de Cosaques Paul Dremova bataillon « fantôme ». Il part ensuite à la milice DNI. Un an auparavant, en octobre de l’année 2015, Rafael dit qui se retire dans les rangs de la milice et est allé au Brésil. Selon les informations que dont nous disposons, il voulait aller se battre en Syrie.

https://www.youtube.com/watch?v=K3bfb2njMyw&feature=youtu.be

 

Как отмечается на странице движения "Новое сопротивление" в Facebook (Nova Resistência - Brasil), Лусваргхи задержан в аэропорту Борисполь в Киеве. На видео сразу несколько человек из СБУ незаконно и без предупреждения повалили бывшего ополченца на пол, заковали в наручники и увезли в неизвестном направлении. На видео они демонстративно пролистывают паспорт бойца Донецкой Народной Республики. Также в видеоролике СБУ сообщила, что забрала у бразильца военный билет ДНР, приказ о награждении за боевые заслуги от Игоря Стрелкова и ноутбук. Там же указано, что на него уже заведено уголовное дело по части 1 статьи 258-3 "Создание террористической группы или террористической организации"

 

Tel que mentionné sur la page « nouvelle résistance » mouvement sur Facebook (Nova Resistência-Brasil), Lusvarghi détenu à l’aéroport Boryspil de Kiev. Dans la vidéo, plusieurs personnes du SBU illégalement et sans avertissement frappé anciens miliciens sur le terrain, menotté et emmené dans une direction inconnue. Dans la vidéo ils défile un air de défi passeport chasse Donetsk République populaire de Chine. Aussi dans la vidéo, l’UDF a déclaré qui a pris la carte militaire brésilien DNI commande à récompenser les services militaires de Igor Strelkova et ordinateur portable. Il est également fait remarquer que c’est une affaire criminelle en vertu de la partie 1 de l’article 258-3 « la formation d’un groupe terroriste ou d’organisation terroriste »

LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS  ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

Царьграду удалось поговорить с его другом из Бразилии, также ополченцем Новороссии Луизом Дави. Он сообщил, что члены СБУ под видом русскоязычных обманули Лусваргхи и предложили ему работу - в сфере охраны судов (ship security). "Сейчас он под арестом в Киеве. СБУ устроила ловушку. Его арестовали в международной зоне аэропорта - это незаконно. И нарушили пункт об амнистии Минских договоренностей. Таким образом, они похитили гражданина Бразилии", - подчеркнул Дави.+

По словам Дави, полиция Бразилии уже предупреждена о похищении: "Мы уже позвонили в нашу федеральную полицию и бразильские службы национальной безопасности. Они сказали только, что проверят. Единственный путь - постараться распространять это в СМИ. И посмотрим, сделает ли что-нибудь российское правительство".+

По предварительным данным, Лусваргхи совершал перелет из Бразилии, сделав пересадку в Дублине. Судя по всему, он летел в Россию - крайне сомнительно, чтобы что-то могло его задержать в Киеве добровольно. Некоторые из его соратников предполагают, что самолет посадили в Борисполе по запросу с украинской стороны. Как утверждает Дави, рейс не должен был делать остановку в Киеве, что подтверждает намерения СБУ о похищении. Он предположил, что заманивали на "работу" либо в Москву, либо в Одессу.

Constantinople a pu s’entretenir avec son ami du Brésil, également membres de la nouvelle Luiz Davie. Il a dit que les membres de l’UDF sous le couvert de Russie triché Lusvarghi et lui a proposé un poste dans le domaine des navires (sûreté de navire). « Il est maintenant en état d’arrestation à Kiev. SBU a organisé un piège. Il a été arrêté à l’aéroport international zone est illégale. Et les accords de Minsk Amnesty paragraphe ont été violés. Ainsi, ils ont enlevé un citoyen du Brésil ", Davie a souligné. +

Selon la police de Davie, Brésil avait déjà averti de l’enlèvement : « nous avons appelé notre police fédérale et le service de sécurité nationale brésilienne. Ils ont ne dit que cette vérification. Le seul chemin-essayer de le distribuer dans les médias. Et voir si tout ce que le gouvernement russe «.+

Selon les données préliminaires, le Lusvarghi a effectué le vol du Brésil, une transplantation à Dublin. Apparemment, il s’est envolé pour la Russie-douteux que quelque chose pourrait détenir à Kiev. Certains de ses partisans ont suggéré que le plan a été mis à Boryspil sur demande de la partie ukrainienne. Comme l’a déclaré Davi, le vol ne doivent pas faire escale à Kiev, ce qui confirme l’intention de l’UDF sur l’enlèvement. Il est spéculé qu’incités à « travailler » à Moscou ou à Odessa.

LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS  ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

Если это так, то речь идет о заранее спланированном похищении. Помимо всего прочего оно идет вразрез с одним из главных принципов Минских соглашений - среди основных пунктов четко и недвусмысленно зафиксировано требование "обеспечить помилование и амнистию путем введения в силу закона, запрещающего преследование и наказание лиц в связи с событиями, имевшими место в отдельных районах Донецкой и Луганской областей Украины".+

"То, что мы точно знаем - арест незаконен. Согласно Минским договоренностям, амнистия предназначена для всех, кто принимал участие в украинской гражданской войне. Соглашения в Минске подписало и украинское правительство - следовательно, оно обязано его соблюдать. Это незаконный захват бразильского гражданина", - сообщают товарищи бразильца в Facebook.

"Рафаэль Лусваргхи боролся на Украине за права страдающего населения Юго-Востока, третируемого русофобским правительством в Киеве. У него не было иных желаний, кроме как помогать и бороться за права других людей", - отмечается в соцсети.

Пресс-центр СБУ принципиально не отвечает на звонки из России. Очень по-украински: захватить человека, продемонстрировать ролик на YouТube и никак не комментировать.+

Между тем ситуация крайне опасная. Страх друзей и боевых товарищей Лусваргхи не лишен оснований: СБУ уже "прославилась" пытками невинных людей и нарушениями законодательства на всех уровнях. Правозащитники Amnesty International подтвердили, что украинские спецслужбы пытали задержанных, чтобы добыть признания. Как минимум случаи зафиксированы в двух тюрьмах СБУ, расположенных в Краматорске и Красноармейске: они избивали руками, ногами и тупыми предметами. "Нам люди рассказывали также, что к ним применялись пытки водой. Это когда на лицо человека кладется ткань, а сверху медленно льют воду, из-за чего у человека складывается ощущение, что он захлебывается. Мы знаем о нескольких случаях пыток электрошокером, в том числе в районе гениталий", сообщал представитель Amnesty International Красимир Янков.+

Не исключает это и его товарищ Луиз Дави. "Возможно, сейчас его пытают и пытаются заставить сдать все позиции по Новороссии и батальонов. Затем его будет судить киевская хунта и посадят в тюрьму навечно. Единственный путь освободить Рафаэля - обменять на других украинских пленников. Но даже если его освободят, какая-нибудь группа идиотов-укропов убьет его прямо на улице или в аэропорту. Пути оттуда нет", - сказал он.+

Украинские СМИ уже запустили информационные вбросы и утверждают, что бразильцу грозит от 8 до 15 лет тюрьмы за "терроризм". Хотя именно СБУ своими действиями доказывает, что они - террористы, не признающие никаких законов и соглашений. Особенно цинично это выглядит после того, как Порошенко ездит клянчить деньги у Запада и лжет, что Украина "соблюдает" выполнение Минских договоренностей.+

Лусваргхи родился недалеко от Сан-Паулу, но с детства интересовался Россией. После того как на родине он выучился на полицейского, в 2010 году поехал в Россию. В армию его не взяли по причине иностранного гражданства, и тогда бразилец поехал в сентябре 2014 года добровольцем в Донбасс. Он сражался в казачьем отряде Павла Дремова батальона "Призрак".+

Лусваргхи участвовал в многочисленных освободительных операциях в Вергулевке, Первомайском, Горловке, Старобешево, Дебальцево и в аэропорту Донецка. 26 апреля 2015 года попал под минометный обстрел и был в тяжелом состоянии, но восстановился. Если российская общественность сейчас не поднимет информационную волну, мы рискуем потерять нашего отважного друга в украинских застенках и позволим украинцам плодить беззаконие и откровенный беспредел. Мы вместе с жителями Донбасса и Бразилией требуем: Свободу Лусваргхи!

Подробнее: Украинские каратели похитили гражданина Бразилии http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

Dans l’affirmative, alors nous parlons un enlèvement prévu à l’avance. Plus que tout il va à l’encontre de l’un des grands principes des accords de Minsk-parmi les principaux points clairement et sans ambiguïté fixée « de couvrir les grâces et amnisties par la promulgation d’une loi interdisant la poursuite et le châtiment des individus en relation avec les événements qui ont eu lieu dans certaines régions de Donetsk et Louhansk oblasts de l’Ukraine ».+

« Ce que nous savons pour sûr l’arrestation illégale. Selon les accords de Minsk, une amnistie est conçue pour tous ceux qui ont participé à la guerre civile ukrainienne. L’accord signé à Minsk et l’ukrainien gouvernement-donc il est obligé de s’y conformer. Cette saisie illégale de citoyen brésilien ", ladite collègue brésilien sur Facebook.

« Rafael Lusvarghi se sont battus en Ukraine pour le droit à la population en détresse dans la région du sud-est, tretiruemogo rusofobskim gouvernement à Kiev. Il n’a pas d’autres souhaits, que d’aider et de lutter pour les droits d’autrui »,-a déclaré dans les réseaux sociaux.

Le centre de presse du SBU n’a pas retourner les appels de la Russie. Même en ukrainien : prenez la personne pour voir la vidéo sur YouTube et n’a aucun commentaire.+

Pendant ce temps, la situation est extrêmement dangereuse. Peur des amis et des camarades Lusvarghi non sans raison : l’Ukraine a déjà « fameux » torture personnes innocentes et des violations de la loi à tous les niveaux. Défenseurs des droits de l’homme Amnesty International a confirmé que ce secret ukrainien services d’avoir torturé des détenus pour extorquer des aveux. Au moins cas enregistrés dans deux prisons en Ukraine, situé à Kramatorsk et Krasnoarmijsk : ils coup de poing, coups de pied et émoussés instruments. « Gens nous ont dit aussi qu’ils avaient été torturés avec de l’eau. C’est quand une personne est mises sur le dessus du tissu lentement et versez de l’eau, laissant une personne se sentant qu’il Peters. On connaît plusieurs cas de torture jelektroshokerom, notamment dans le domaine des organes génitaux », signalée par le représentant d’Amnesty International Krasimir Yankov.+

N’exclut pas de cela et sa compagne Louise Davie. «Peut-être maintenant sa tentative et essayer de passer toutes les positions sur la nouvelle Russie et bataillons. Ensuite, il jugera la junte de Kiev et serait envoyé en prison pour toujours. La seule façon de libérer Rafael-échangé aux autres prisonniers ukrainiens. Mais même si sa sorti, tout groupe d’idiots-ukropov le tuera juste là dans la rue ou à l’aéroport. Le chemin d’accès d’il n’y pas «, at-il dit.+

Médias ukrainiens ont déjà commencé à l’alimentation des renseignements et demander que le brésilien fait face de 8 à 15 ans de prison pour « terrorisme ». Bien qu’il soit SSU ses actions prouvent qu’ils sont des terroristes qui ne reconnaissent pas les lois ou conventions. Surtout avec cynisme, cela ressemble après que Poroshenko va mendier de l’argent de l’Ouest et se trouve que l’Ukraine « respecte » les arrangements d’exécution de Minsk.+

Lusvarghi est né dans les environs de São Paulo depuis l’enfance mais s’intéressait en Russie. Une fois à la maison, il était un policier de l’année 2010 est allé à la Russie. L’armée n’a pas pris en raison de la nationalité étrangère, et le brésilien a ensuite en septembre 2014 année de volontariat dans le Donbass. Il a combattu dans le détachement de Cosaques Paul Dremova bataillon « fantôme ».+

Lusvarghi a participé à nombreuses opérations de libération à Galachki, Gorlovka, Starobeshevo, Vergulevke, Debalcevo et à l’aéroport de Donetsk. 26 avril 2015 année passa sous l’attaque au mortier et était dans un état grave, mais a récupéré. Si maintenant, le public russe n’est pas levée information vague, nous risquons de perdre notre ami courageux dans les prisons ukrainiennes et laisser les Ukrainiens à produire le désordre et l’anarchie de Frank. Nous avons ainsi que les résidents du Donbass et le Brésil demande : liberté de Lusvarghi !

Lire la suite : escadrons de la mort ukrainien enlèvement un citoyen du Brésil http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

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