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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #comite pour une nouvelle resistance tag

Que se passerait-il si Washington renonçait au jihad ? par Thierry Meyssan

23 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch

Que se passerait-il si Washington renonçait au jihad ?

La volonté du président Trump de combattre Daesh et d’en finir avec le terrorisme international est extrêmement difficile à mettre en œuvre. En effet, elle porte préjudice aux États qui l’ont organisé et implique une réorientation de la politique internationale. Le nouveau président états-unien ne semble pas en mesure de donner ordre à ses troupes de passer à l’attaque tant qu’il n’a pas trouvé et scellé de nouvelles alliances.

Le 21 mars 2017
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L’opposition que rencontre le président Donald Trump est si forte que le plan de lutte contre Daesh, qui devait être présenté le 22 mars lors d’un sommet de la Coalition à Washington, n’est toujours pas prêt. Sa ligne politique est toujours aussi floue. Seul l’objectif d’éradication du jihadisme a été acté, mais aucune de ses implications n’a été résolue.

Le général Joseph Votel, le patron du CentCom, n’a toujours pas présenté les options sur le terrain. Il devrait le faire uniquement début avril.

Sur le terrain, on se contente donc d’échange d’information entre États-uniens d’un côté, Russes et Iraniens de l’autre. Pour maintenir les choses en l’état, les trois puissances sont convenues de prévenir un affrontement entre Turcs et kurdes. Et des bombardements intenses sont menés contre Al-Qaïda au Yémen et contre Daesh en Irak. Mais rien de décisif. L’attente est de rigueur.

Pour le compte de Londres et de Washington, l’arme du terrorisme international est gérée par la Ligue islamique mondiale depuis 1962. Elle comprend à la fois la Confrérie des Frères musulmans (composée d’arabes) et l’Ordre des Naqchbandis (surtout composé de turco-mongols et de caucasiens).

Jusqu’à la guerre du Yémen, le budget militaire de la Ligue était plus important que celui de l’armée saoudienne, de sorte que la Ligue est la première armée privée au monde, très loin devant Academi/Blackwater. Même s’il s’agit uniquement d’une armée de Terre, elle est d’autant plus efficace que sa logistique dépend directement du Pentagone et qu’elle dispose de nombreux combattants suicides.

C’est la Ligue —c’est-à-dire les Séoud— qui fournit à Londres et à Washington le personnel qui organisa la seconde « Grande Révolte arabe », en 2011, sur le modèle de celle de 1916, mais sous la dénomination de « Printemps arabe ». Dans les deux cas, il s’agissait de s’appuyer sur les wahhabites pour redéfinir les frontières régionales au profit des Anglo-Saxons.

Il ne s’agit donc pas simplement d’abandonner l’arme du terrorisme, mais aussi :
 de rompre l’alliance entre Londres et Washington pour le contrôle du Moyen-Orient élargi ;
 de priver l’Arabie saoudite et la Turquie de l’arme qu’ils développent pour le compte de Londres et de Washington depuis un demi-siècle ;
 de déterminer le futur du Soudan, de la Tunisie et de la Libye.
En outre, il faut également trouver un accord avec l’Allemagne et la France qui ont abrité des dirigeants de la Confrérie depuis 1978 et ont financé le jihad.

D’ores et déjà, nous voyons que le Royaume-Uni ne l’entend pas de cette oreille. Il s’avère que c’est le GCHQ (service d’interception satellitaire britannique) qui a placé la Trump Tower sous écoutes durant la campagne électorale et la période de transition. Tandis que, selon l’Agence jordanienne Petra, l’Arabie saoudite a secrètement financé un tiers de la campagne électorale d’Hillary Clinton contre Donald Trump.

C’est pourquoi le président Trump semble chercher de nouveaux alliés pour lui permettre d’imposer ce changement.

Il organise actuellement une rencontre avec le président Xi Jinping au cours de laquelle il pourrait planifier l’adhésion de son pays à la Banque d’investissement chinoise. Il placerait alors ses alliés devant le fait accompli : si les États-Unis participent à la construction des routes de la soie, il deviendrait impossible au Royaume-Uni, à l’Arabie saoudite et à la Turquie, à l’Allemagne et à la France de poursuivre le jihad en Irak, en Syrie et en Ukraine.

Source
Al-Watan (Syrie)

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L'Eurovision pris en otage par l'Ukraine. Par Karine Bechet Golovko.

23 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #le nazisme, #Ukraine

jeudi 23 mars 2017

 

L'Eurovision pris en otage par l'Ukraine

 
Ioulia Samoïlova, chanteuse russe
 
 
Le concours de l'Eurovision est plus un indicateur social qu'un évènement musical central. Dans le cadre du conflit ukrainien, il est devenu une plateforme politique pour Kiev. Cette année, allant encore plus loin, l'Ukraine interdit à la chanteuse russe, Ioulia Samoïlova, contre l'avis de l'union européenne de radio-télévision qui organise l'évènement. Pourtant, ceci n'est que la conséquence de la politisation de ce concours que les organisateurs ont accepté l'année dernière.
 

 
Lors du précédent concours de l'Eurovision, l'Ukraine a présenté une chanteuse présentant une chanson politique sur les tatars de Crimée, violant ainsi le principe de fonctionnement de l'Eurovision (voir notre article ici). Sans même parler de la question du vote. Peu importe, l'Ukraine a donc eu le droit d'organiser ce concours.
 
Et elle ne peut accepter la participation d'une chanteuse russe. C'est viscérale. C'est une question de principe. Dès l'annonce de la candidature de I. Samoïlova, son nom et ses coordonnées ont été publiées sur le site ukrainien Mirotvorets, à l'origine de l'assassinat d'opposants. Le conseiller Guerashenko, qui justement est en charge du site des ennemis de l'Ukraine Mirotvorets, a tout d'abord expliqué à quelles conditions elle pourrait participer. La chanteuse ne doit plus participer à des évènements anti-ukrainiens et ne doit pas se prononcer pour le rattachement de la Crimée à la Russie. Or, son crime est simplement d'avoir participé, avec beaucoup d'autres artistes internationaux, à un concert en Crimée. 
 
Les réactions sur les réseaux sociaux sont assez choquantes. Alors que l'Ukraine se veut "tolérante" et ait trouvé un slogan on ne peut plus politiquement correct, Celebrate diversity, les ukrainiens se moquent de son invalidité. Toute la distance entre les prétentions de respect de l'autre tel qu'il est et la bassesse des instincts primaires est ici révélée. Les coups volent très bas, mais il est vrai que les réseaux sociaux ne sont, en général, pas réputés pour leur hauteur de vue. 
 
"Comme en raison du dopage, les invalides ont perdus le droit de participer aux Jeux Paralympiques, la Russie a décidé d'envoyer leur représentant au moins à l'Eurovision"
 
Et sa candidature est vécue comme une provocation, en raison de ses concerts en Crimée:
 
 
"Si Kiev permet à la pro-russe Samoïlova d'entrer en Ukraine, ce sera à 100% interprété comme une reconnaissance de fait que la Crimée est un territoire russe".
 
L'Ukraine n'a pas pris ce risque en raison des dangers que pouvaient présenter la chanteuse pour la sécurité nationale. Elle est donc interdite de territoire pendant trois ans. La porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, M. Zakharova, a fait une déclaration intéressante mettant la société tolérante occidentale face à son hypocrisie:
"Je pense que maintenant le moment de vérité est arrivé pour la société européenne: est-ce qu'elle va se laisser promener en laisse par le SBU (services de sécurités ukrainiens) et ainsi motiver les radicaux ukrainiens à d'ultérieurs exploits, ceux-là mêmes qui ont enterrés tous les efforts des accords de Minsk, ou bien va-t-elle quand même démontrer que l'Europe et ses valeurs fondamentales, que les politiciens ukrainiens ont soutenus en paroles, est encore bel et bien vivante."
 
L'Ukraine n'en a pas terminé avec les conséquences de son coup d'Etat. Car nombres de chanteurs sont allés se produire en Crimée. Ce qui pose aussi un problème pour la chanteuse arménienne à l'Eurovsion. Comme le déclarent les services spéciaux ukrainiens:
Il n'est physiquement pas possible de contrôler tout le monde, mais le cas de la chanteuse arménienne sera analysé pour voir si elle s'est produite ou non en Crimée.
La réaction de la presse française est significative. Pas un mot pour défendre cette chanteuse handicapée, alors que, parrait-il, l'Europe est particulièrement préoccupée par les droits des handicapés. A moins que, comme pour ce qu'ils considèrent être des minorités - et non plus des humains à part entière - tout ne dépende du contexte politique et non d'une réelle empathie. Car, finalement, personne ne semble choqué.
 
Au contraire, l'on appréciera l'article de l'Express qui semble même trouver ça normal, puisque c'est une provocation. Dans la logique française, la Crimée semble avoir été, d'un coup d'un seul, occupée par la force et des combats sanglants, la population forcée d'être russe, alors que tout était calme à Kiev et que les criméens pleuraient de désespoir en appelant Bandera au secours. Ce mythe, quelque peu pariodié aussi, est devenu un élément de la propagande occidentale. Et comme toute propagande, elle est caricaturale. Autant que les raccourcis historiques en ce qui concerne les tatars de Crimée, dont la déportation n'a pas été due à une crise caractérielle de Staline, comme vous pouvez le lire ici dans notre article.
 
La discussion qui se pose maintenant pour la Russie est de savoir quoi faire, car elle se trouve dans une situation asymétrique avec l'Ukraine. Le pouvoir ukrainien a une haine profonde et solide pour la Russie et les russes et il est prêt à se battre contre civils, femmes et enfants, utilisant même des méthodes de terroriste si elles peuvent être nécessaires. La Russie, elle, ne se bat pas contre les ukrainiens, elle les recueille. L'on compte plus d'un million d'ukrainiens réfugiés en Russie suite à la guerre civile. A part les poussées hytériques de Jirinovsky qui déclarait hier soir, dans l'émission de V. Soloviev, vouloir renvoyer tous les ukrainiens qui sont en Russie en Ukraine, les politiques russes comprennent très bien l'importance de protéger ces gens, et dans un but humanitaire et sur un plan stratégique. Sinon, c'est tout le peuple ukrainien qui peut se retourner contre la Russie.
 
L'idée se fait jour de n'envoyer simplement personne dans ce cas et de boycotter ce concours étrangement populaire en Russie. Ce sera peut être l'occasion, salutaire, de remettre en cause la popularité de ce show, dont le mauvais goût a peu d'égal.
 
 
 
 
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Europe de la défense : saisie de la dissuasion nucléaire de la France par l’Allemagne et des Etats-Unis. (Manlio Dinucci, Initiative Communiste).

21 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #AMERIQUE

Europe de la défense : saisie de la

dissuasion nucléaire de la France par

l’Allemagne et des Etats-Unis.

 
 
 

 


 

Par Manlio Dinucci, 

Edition du mardi 14 mars 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/il-grande-gioco-nucleare-in-europa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


 


Cet article est suivi d’un commentaire du journal mensuel « Initiative Communiste » qui ne laisse pas indifférent votre serviteur. Le titre est très évocateur « Europe de la défense : saisie de la dissuasion nucléaire de la France par l’Allemagne et les Etats-Unis. » Autant dire que je partage cette brève analyse et que je vois d’un très mauvais oeil se mettre en place les sombres desseins de l’Union Européenne. //RO


La torpille lancée à travers le New York Times -l’accusation contre Moscou de violer le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI)- a touché son objectif : celui de rendre encore plus tendus les rapports entre Etats-Unis et Russie, en ralentissant ou empêchant l’ouverture de cette négociation annoncée par Trump dès sa campagne électorale. La torpille porte la signature d’Obama, qui en juillet 2014 (immédiatement après le putsch de Place Maïdan et la crise consécutive avec la Russie) accusait Poutine d’avoir testé un missile nucléaire de croisière, dénommé SSC-X-8, violant le Traité FNI de 1987 qui interdit le déploiement de missiles avec base à terre et portée comprise entre 500 et 5500 km.

D’après ce que déclarent des fonctionnaires anonymes du renseignement étasunien, deux bataillons russes en sont déjà armés, chacun doté de 4 lanceurs mobiles et 24 missiles à tête nucléaire.
Avant de quitter l’an dernier sa charge de Commandant suprême allié en Europe, le général Breedlove prévenait que le déploiement de ce nouveau missile russe « ne peut rester sans réponse ». Il taisait par contre le fait que l’Otan garde déployées en Europe contre la Russie environ 700 têtes nucléaires étasuniennes, françaises et britanniques, presque toutes prêtes au lancement vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et au fur et à mesure qu’elle s’est étendue à l’Est jusqu’à l’intérieur de l’ex URSS, l’OTAN a de plus en plus rapproché ses forces nucléaires de la Russie.

C’est dans la cadre de cette stratégie que s’insère la décision, prise par l’administration Obama, de remplacer les 180 bombes nucléaires B-61 -installées en Italie (50 à Aviano et 20 à Ghedi Torre), Allemagne, Belgique, Hollande et Turquie – par les B61-12 : nouvelles armes nucléaires, chacune à quatre options de puissance sélectionnables selon l’objectif à frapper, capables de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. Un programme de 10 milliards de dollars, par lequel chaque B61-12 coûtera plus que son poids en or.

En même temps les USA ont réalisé en Roumanie la première batterie de missiles terrestre de la « défense anti-missile », qui sera suivie d’une autre en Pologne, composée de missiles Aegis, déjà installés à bord de 4 navires de guerre étasuniens déployés en Méditerranée et Mer Noire. C’est le soi-disant « bouclier » dont la fonction est en réalité offensive : s’ils arrivaient à le réaliser, USA et Otan tiendraient la Russie sous la menace d’un first strikenucléaire, en se fiant à la capacité du « bouclier » de neutraliser les représailles. De plus, le système de lancement vertical Mk 41 de Lockheed Martin, installé sur les navires et dans la base en Roumanie, est en mesure de lancer, selon les techniques spécifiques fournies par le même constructeur, « des missiles pour toutes les missions », y compris celles d’ « attaque contre des objectifs terrestres avec missiles de croisière Tomahawk », armables aussi de têtes nucléaires.

Moscou a averti que ces batteries, étant en mesure de lancer aussi des missiles nucléaires, constituent une violation du Traité FNI.

Que fait l’ dans cette situation ? Alors qu’elle déclame son engagement pour le désarmement nucléaire, elle est en train de concevoir dans ses cercles politiques ce que le New York Times définit comme « une idée auparavant impensable : un programme d’armements nucléaires Ue ». Selon ce plan, l’arsenal nucléaire français serait « reprogrammé pour protéger le reste de l’Europe et placé sous un commun commandement européen», qui le financerait par un fonds commun. Cela adviendrait « si l’Europe ne pouvait plus compter sur la protection américaine ». En d’autres termes : dans le cas où Trump, se mettant d’accord avec Poutine, ne déploierait plus les B61-12 en Europe, c’est l’UE qui penserait à poursuivre la confrontation nucléaire avec la Russie.

Dans une tribune parue récemment, Le Grand jeu nucléaire de l’Europe,  Manlio Dinucci fait le bilan des manœuvre de l’ pour doter l’Allemagne d’une réelle capacité nucléaire et renforcer la capacité offensive des Etats Unis. Dans son rapport au Comité Central du PRCF (12 mars 2017), Georges Gastaud a montré que l’enjeu central de la « défense européenne » intégrée à l’ est de mettre l’arme nucléaire française à la disposition de l’Union Eeuropéenne, c’est-à-dire à la fois de l’impérialisme allemand résurgent et de l’impérialisme américain. A la fois pour

  1.  Désarmer définitivement la France en la privant de la , lui interdire tout retour à l’indépendance politique, donc, à une politique de Frexit progressiste orientée vers la rupture anticapitaliste
  2.  faire de l’Allemagne capitaliste, sous masque européen (comme pour le mark et l’euro) une puissance nucléaire mondiale
  3. Permettre à l’Empire européen sous dominance berlinoise de devenir un Etat capable de faire la à la fois à l’Est et, certaines « dérives continentales » restant relativement stables à travers les âges, à l’Ouest si nécessaire.

Alors que le PCF-PGE, qui a renié les principes communistes et qu’il fait même les yeux doux à Hamon (partisan de l’OTAN et du renforcement de l’UE !), il est urgent pour tous les communistes véritables de dénoncer l’OTAN (cf le texte commun de la Coordination communiste Nord et du PRCF), la « défense » européenne, la remilitarisation galopante de l’impérialisme allemand. Déjà dans les années 50, le PCF de Duclos avait fait échec, parallèlement aux députés gaullistes, la Communauté Européenne de Défense (C.E.D.), le faux nez du réarmement allemand.

 

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PARTICIPEZ AU RASSEMBLEMENT DE PARIS POUR SOUTENIR LE PEUPLE GREC CONTRE L’AUSTÉRITÉ IMPOSÉE PAR L'UNION EUROPÉENNE..

20 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Grèce, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #l'horreur économique

PARTICIPEZ AU RASSEMBLEMENT DE PARIS

 

POUR SOUTENIR LE PEUPLE GREC

 

CONTRE L’AUSTÉRITÉ

 

IMPOSÉE PAR L'UNION EUROPÉENNE.

 

FAITES CIRCULER L'INFORMATION LARGEMENT

PARTICIPEZ AU RASSEMBLEMENT DE PARIS POUR SOUTENIR LE PEUPLE GREC CONTRE L’AUSTÉRITÉ IMPOSÉE PAR L'UNION EUROPÉENNE..

APPEL DE PARIS

POUR SOUTENIR LE PEUPLE GREC

A L’OCCASION

DE LA FETE D’INDEPENDANCE DE LA GRECE

LE 25 MARS 2017

 

En réponse à l'appel de l'EPAM, le Front Populaire Uni

Et de son secrétaire général Dimitris Kazakis,

LE COMITE POUR UNE NOUVELLE RESISTANCE-CNR

ET LE RPS FIERS

(Rassemblement du Peuple Souverain pour une France Indépendante Et une République Sociale)

 

INVITENT TOUTES LES ORGANISATIONS

ATTACHEES A L’INDEPENDANCE NATIONALE

A SE REUNIR

Le samedi 25 mars, à 11h

DEVANT L’AMBASSADE DE GRECE

17, rue Auguste Vacquerie, 75016 PARIS 16°

 

POUR PROTESTER CONTRE

L'ABOLITION DES DROITS FONDAMENTAUX

SUITE AUX PROGRAMMES D'AUSTÉRITÉ DE L'UNION EUROPEENNE

 

En Grèce, le rapport du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU

a constaté

LE REFUS DES DROITS AU TRAVAIL,

LE REFUS DU DROIT A LA SÉCURITÉ SOCIALE,

LE REFUS DU DROITS À LA NOURRITURE,

LE REFUS DU DROIT AU LOGEMENT

LE REFUS DU DROIT A LA SANTÉ

 

COMME CONSEQUENCE DE L’EURO-AUSTÉRITÉ

 

Les coordonnées des organisations:

contactcnr06@laposte.net tél : 06 82 97 97 77

  • RPS FIERS

rps.fiers@gmail.com tél : 06 86 56 81 72

PARTICIPEZ AU RASSEMBLEMENT DE PARIS POUR SOUTENIR LE PEUPLE GREC CONTRE L’AUSTÉRITÉ IMPOSÉE PAR L'UNION EUROPÉENNE..

Ce rassemblement est hautement symbolique.

Le 25 mars 2017 est le jour de la fête d’indépendance de la Grèce (25 mars 1821 sur l’empire ottoman).

Le 25 mars 2017 correspond au soixantième anniversaire de la signature du traité de Rome qui officialisait la construction européenne, véritable machine de domination des peuples et des nations comme nous pouvons le constater aujourd’hui.

Mais il y a plus, lors de ce rassemblement l’EPAM veut insister sur la violation du droit international par l’Union européenne. Le rapport du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU a constaté :

 

LE REFUS DES DROITS AU TRAVAIL,

LE REFUS DU DROIT A LA SÉCURITÉ SOCIALE,

LE REFUS DU DROITS À LA NOURRITURE,

LE REFUS DU DROIT AU LOGEMENT

LE REFUS DU DROIT A LA SANTÉ

 

L’objectif est de faire connaître le rapport officiel du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui dénonce le traitement indigne imposé au peuple grec par l’Union européenne. La législation internationale sur les droits de l’homme stipule que les gouvernements sont tenus d’agir d’une certaine manière ou de renoncer à certains actes afin de promouvoir et protéger les droits et les libertés fondamentales de certaines personnes ou groupes. Donc l’Union européenne bafoue le droit international

A l’issu de ce rassemblement, une délégation portera le rapport officiel de l’ONU sur la situation en Grèce à l’ambassadeur de Grèce en France.

Cette action se déroulera le même jour anniversaire dans d’autres capitales européennes. Toutes les capitales ont été invitées à manifester leur soutien. A ce jour cet évènement est certain à Londres, La Haye et à Paris.

Lucien Pons Président de l’association : « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

 

PARTICIPEZ AU RASSEMBLEMENT DE PARIS POUR SOUTENIR LE PEUPLE GREC CONTRE L’AUSTÉRITÉ IMPOSÉE PAR L'UNION EUROPÉENNE..

Combien de Grecs sont morts ou ont été détruits au cours des dernières années?

 Une étude approfondie menée par l'expert indépendant des Nations Unies et publiée en Février 2016 conclut que la crise économique provoquée par les créanciers a comme résultat à la fois la violation récurrente des droits de l'homme en Grèce et le déclin rapide de la population.

 

De 2010 jusqu'à la fin de 2015, 230.000 petites et moyennes entreprises ont fermé, ce qui a causé 600.000 chômeurs de plus.

En même temps, dans d'autres secteurs de l'économie, 400.000 travailleurs ont perdu leur emploi. A partir de 2015 jusqu'aujourd'hui, beaucoup plus d'entreprises ont fermé et le chiffre du chômage officiel a atteint le 30%.

En même temps, la grande réduction du salaire minimum et des pensions a fait qu’un énorme pourcentage de la population ne peut plus couvrir ses besoins nutritionnels. Plus d'un million de personnes ont un régime alimentaire insuffisant.

Les coupes dans les prestations sociales ont aussi conduit une grande partie de la population déjà vulnérable à la misère. Entre 33% et 50% de grecs ne peuvent pas se permettre de chauffer leur maison suffisamment en hiver. 50% d'entre eux ne peuvent pas payer leur loyer, leurs hypothèques, la facture d'électricité ou les autres factures. Plus de 25% est sans sécurité sociale (sans couverture santé).

 

 Des dizaines de milliers de personnes se sont suicidées ou ont perdu leur santé physique et/ou mentale et le contact avec la société.

Tant le rapport du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, qu'un large éventail de statistiques supplémentaires prouvent que ce qui se passe en Grèce est un génocide à grande échelle.

Vous vous demandez peut-être: "qu'est-ce qui s'est passé de tous ces milliards que l'UE et le FMI ont donné à la Grèce? "

 

Une poignée de chercheurs qui ont vraiment étudié les comptes a constaté que 98% de l’argent accordé à la Grèce en raison de la crise, a fini aux mains d’organisations supranationales, des banques et des spéculateurs.

Les recettes de l'État grec et de la fiscalité vont elles aussi, pour la plupart, aux mains des créanciers étrangers et d'autres circuits spéculatifs internationaux, tels que l'organisation illégale qui, suite à des multiples chantages, a réussi à obliger l'État grec à brader les 14 aéroports les plus lucratifs du pays au prix symbolique de 1,2 milliards d'euros alors que le revenu annuel de ces 14 aéroports est de 600 millions d'euros. La même organisation illégale (partie de laquelle est Fraport qui appartient à Lufthansa) recevra une subvention de 1 milliard d'euros de la part de l’État grec pour effectuer des rénovations des dits aéroports. Ce montant devra être déduit du prix de vente initialement convenu, c'est à dire du prix symbolique de 1,2 milliard...

Toutes les privatisations des entreprises rentables de l'Etat vont au profit de cette espèce de prédateurs.

Ainsi la Grèce est bel et bien poussée dans la voie du sous-développement permanent.

 

De très rares chercheurs ont également étudié les comptes et montrent qu'entre 2009 et 2017

les citoyens grecs ont payé l'incroyable montant de 513 milliards d'euros en taxes, dont la plus grande partie a fini dans les mains du crime financier international, sous prétexte de rembourser la soit disant « dette ». Pour comprendre de quelle somme il s'agit, il suffit de prendre en compte la totalité du programme d’armement des États-Unis qui coûte 500 milliards de dollars. Comprenons-nous alors l'énormité de la somme de 513 000 000 000,00 d’euros que le petit peuple grec a été forcé de payer. Mesurons-nous le degré du saignement de ce peuple et du pillage réalisé dans l’indifférence générale?

Le résultat tragique de la surimposition, de la liquidation et de la perte totale de la valeur de la vie humaine en Grèce est le rapide dépeuplement du pays. Le faible taux de natalité et de l'émigration vers l'étranger privent le pays de tout avenir.


La politique des créanciers équivaut à l'élimination totale du peuple grec.



Si vous avez envie de résister, de discuter ou

de suggérer une réaction vis-à-vis de cette injustice,

venez protester contre la violation

des droits fondamentaux et des droits de l'Homme

qui a lieu actuellement en Grèce

le 25 Mars 2017 à 11h.

Devant l'Ambassade de Grèce,

17, rue Auguste Vacquerie, 75016 Paris.

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Vers un nouveau Yalta. Par Karine Bechet Golovko.

20 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #le Libéralisme

Lundi 20 mars 2017

 

Vers un nouveau Yalta

 
Comité d'intégration Russie-Donbass


Le 17 mars 2017 a été fondé, en Crimée, le Comité d'intégration Russie-Donbass à l'occasion du 3e anniversaire du rattachement de la Crimée à la Russie. Va-t-on vers un nouveau Yalta?


 
Dans le Palais de Livadia, à Yalta, comme en 1945, s'est tenue l'assemblée constitutive du Forum d'intégration Russie-Donbass, à laquelle ont pris part des députés russes, des membres du Conseil de la Fédération, des représentants des régions, des experts et les dirigeants de DNR et LNR. Si pour l'instant aucune décision politique officielle n'a été prise concernant l'intégration de ces républiques dans la Fédération de Russie, des mécanismes d'intégration sectorielle sont mis en place.
 
 
Le blocus mis en place par l'Ukraine a contraint le Donbass à renforcer ses liens avec la Russie et celle-ci est manifestement prête à assumer ses obligations. Ainsi, le député A. Kozenko a déposé un projet de loi visant, après la reconnaissance des passeports de DNR et LNR, à permettre à leurs titulaires à ne pas avoir besoin d'autorisation de travail en Russie et devant faciliter l'intégration des entreprises dans l'espace russe.
 
V. Konstantinov, premier ministre de Crimée, a insisté sur le fait que l'intégration politique ne devait pas trop tarder, car le retour vers l'Ukraine n'était plus possible. Il est vrai que la Crimée est particulièrement sensible à ces processus, les ayant elle-même vécus il n'y a que trois ans de cela. Et lancer le processus d'intégration du Donbass à l'occasion des cérémonies de commémoration du rattachement de la Crimée est fortement symbolique.
 
Les intervenants ont mis en avant le renforcement prévu de la coopération culturelle, mais aussi dans le domaine médical ou de l'enseignement, des processus d'intégration économique et sociale. A ce jour, la Russie a envoyé 62 convois humanitaires dans le Donbass, mais ce n'est plus suffisant. Pour le membre du Conseil de la Fédération S. Mamedov, si la Russie s'est toujours prononcée pour le respect et l'exécution des accords de Minsk 2, il faut être aveugle pour ne pas voir par la faute de qui ils ne sont pas exécutés et ne le seront pas. Il y a donc une reconnaissance de l'échec de ces accords.
 
Les dirigeants des Républiques de Donetsk et Lugansk ont largement soutenu ce processus qu'ils appellent de leurs voeux, estimant que trois années à verser leur sang pour garder le droit d'appartenir au monde russe légitime leur position.
 
I. Plotnitsky, le dirigeant de LNR, a déclaré que le Donbass était le coeur de la Russie. Il s'est retrouvé en Ukraine à la suite d'une erreur historique qu'il convient de corriger. 
 
Quant à A. Zakharchenko, le dirigeant de DNR, le Donbass a toujours été intégré dans l'économie russe, que ce soit à la période impériale ou soviétique, et il réoriente son activité, à nouveau, vers la Russie. Quant à l'avenir, ils prennent pour exemple la Crimée.
 
A la fin de l'assemblée, les participants ont fondé le Comité d'intégration Russie-Donbass, ayant qualité d'association. Il a officiellement pour but de renforcer le processus d'intégration culturelle, humanitaire, économique et sociale. Officiellement, il ne s'agit pas encore d'intégration politique, mais le processus est lancé.
 
Le choix du lieu pour l'organisation de cet évènement est loin d'être anodin. C'est dans ce Palais qu'en 1945 un nouvel ordre mondial, malgré les résistances des "alliés", fut institué. En lançant le processus d'intégration du Donbass, la Russie se prononce pour un nouvel ordre mondial, multipolaire, dans lequel les Etats sont responsables de leur politique et en assument les conséquences.
 
Il est évident que l'Occident ne va pas prendre la chose à la légère, car il n'est pas prêt de remettre en cause ni ses avantages, ni son impunité. Jusqu'à présent, depuis la chute de l'URSS, les Etats Unis, avec l'OTAN et l'UE, ont pris l'habitude de pouvoir écarter du pouvoir les dirigeants qui dérangent, de faire exploser les pays et les recomposer à leur guise et en fonction de leurs intérêts du moment, de mettre des territoires sous gouvernance internationale et l'Europe de l'Est et la Russie sous "contrôle démocratique". Le tout en se fondant sur sa volonté souveraine et sans avoir à répondre des conséquences de ses politiques, lorsque les Etats sont détruits, la population livrée à elle-même mais les actifs "utilement" répartis entre les sociétés "démocratiques".
 
La Russie a déjà lancé deux alertes. La première avec l'intégration de la Crimée suite au référendum populaire des habitants de la presqu'île, voulant fuire ce chaos fascisant en Ukraine. Ainsi, le message était le suivant: vous pouvez lancer des mouvements révolutionnaires et faire tomber les régimes, mais dans ce cas il y a risque de perte de l'intégrité territoriale, puisque l'Etat a été remis en cause. La seconde alerte a été lancée avec la Syrie. Depuis la chute de l'URSS, la Russie ne se mêlait pas des affaires de l'Occident à l'étranger, même dans son étranger proche. En Yougoslavie, elle a pu réagir diplomatiquement, mais elle était encore trop faible pour pouvoir mettre un frein aux appétits occidentaux. Or, le temps a passé et l'Etat a été rétabli. Elle a ainsi, à la surprise générale, répondu à l'appel du Gouvernement syrien pour l'aider à lutter contre les mouvements islamistes, dont certains, comme Al Quaïda, bénéficient d'un soutien ouvert des pays démocratiques. L'intervention militaire de la Russie en Syrie a permis de renverser le rapport de force, ce que la coalition américaine n'a pu ou voulu faire et de permettre de laisser au peuple syrien la liberté de choisir son avenir politique, la décision prise par la coalition américaine de renverser Assad ayant été reportée sine die. Ici aussi, le message est clair: la communauté internationale n'a pas le droit de retirer aux populations nationales le droit de décider de leurs dirigeants sous couvert d'intervention militaire presqu'humanitaire.
 
Pour autant, à chaque fois que la Russie ne fait montre de force, on la considère comme faible. Lorsqu'elle négocie les accords de Minsk, les "partenaires" la font passer du rôle de garant à celui de partie et justifient ainsi l'adoption de sanctions. Quant au discours, il atteint des sommets de violence - pour l'instant verbale. La guerre de l'information discrédite des médias ayant pourtant très longtemps bénéficié d'une excellente réputation, discrédite un système idéologique, le libéralisme, considéré comme libérant l'homme. Ces crises fondamentales de notre système entraînent une période d'hésitation, de vide. Car les médias ne peuvent être remplacés par d'autres plus sûrs et une sorte de guerre interne a commencé, chacun avaçant sa Vérité, la radicalisation devenant preuve d'objectivité, la partialité remplaçant l'investigation, la description biaisée l'analyse. Crise idéologique aussi suite à la radicalisation du libéralisme discréditant a priori toute contestation, devenant totalitaire en ce qu'il s'est donné pour mission de créer cet homme nouveau sans frontières et sans culture, cet homme mondialisé.  Mais aucune idéologique acceptable ne l'a remplacé et l'on tourne toujours dans une graduation variable autour du paradigme libéralisme/conservatisme. Les Etats étant classés non pas en fonction de leur politique réelle, mais en fonction de l'image que l'on veut donner d'eux, sachant que "libéralisme" est toujours synonyme de "Bien".
 
L'Ukraine est, en ce sens, un bon pays, car elle a choisi la voie "européenne". Elle est contre la Russie, donc elle est démocratique et libérale. Et l'on ne veut pas voir les groupes néonazis, l'on ne veut pas voir la répression de l'opposition, la destruction des mécanismes judiciaires, les dysfonctionnements du Parlement. Elle est du côté du bien. Et l'Occident ne peut réellement voir le blocus. 
 
La Russie a envoyé son troisième signal. Dans ce cas, l'on ne laisse pas les populations souffrir parce que les "valeurs" européennes ne permettent plus de les protéger. Elle lance le processus d'intégration du Donbass.
 
Chaque étape de la radicalisation de la politique menée par ce monde unipolaire arquebouté sur une période révolue a entraîné une réaction asymétrique de la Russie. L'hystérie qui s'empare tant des médias que des politiques occidentaux est surtout le signe de leur faiblesse et de leur démission morale. Ils ne peuvent reconnaître ni leurs actes, ni leur échec et se drapent dans une dignité d'autant plus affichée qu'elle est maltraitée. 
 
Le temps n'est-il pas venu d'en tirer les conséquences? L'ère d'un nouveau Yalta est venue, elle se construira avec ou sans nous.
 
 
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Gattaz contre Molière. Article du journal "RUPTURES"

20 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #l'horreur économique

Gattaz contre Molière

Gattaz Molière

La « clause Molière » fait des vagues. Le président du Medef en personne est monté au créneau pour dénoncer les dérives « nationalistes » qu’il attribue à cette disposition. Celle-ci, qui a été votée par plusieurs Conseils régionaux (dominés par Les Républicains) prévoit que l’attribution d’un marché de travaux publics est conditionnée à l’engagement d’employer des salariés maîtrisant la langue française.

Officiellement, il s’agit d’assurer la sécurité sur les chantiers. Dans les faits, le but est de freiner l’extension galopante de l’emploi de « travailleurs détachés », traduction pratique de la libre circulation de la main d’œuvre au sein de l’UE. Un principe fondateur de l’intégration européenne qui permet de mettre les travailleurs des différents pays en concurrence directe les uns avec les autres.

Depuis l’élargissement de l’Union européenne à l’Est et la généralisation de cette règle sans restriction, des centaines de milliers de salariés sont ainsi embauchés par des sociétés souvent spécialisées à l’Est qui profitent des immenses écarts de salaire et de protection sociale entre Etats membres. Certes, un plombier polonais expédié en France bénéficie en principe du minimum salarial qui prévaut dans l’Hexagone. Mais, outre que cette disposition est bien souvent impunément bafouée  à travers diverses astuces, les cotisations sociales, elles, sont celles du pays d’origine.

L’accélération de cette pratique a conduit le Parlement européen à adopter quelques semblants de garde-fous en 2014. Il fut alors promis que, cette fois, ces pratiques seraient sérieusement encadrées. Deux ans plus tard, rien n’a changé. Sous la pression notamment des PME du bâtiment dans les pays de l’Ouest, qui voient leurs marchés s’envoler au profit des grandes entreprises recourant à la main d’œuvre de l’Est à bas prix, une nouvelle révision est envisagée. Les dirigeants des pays d’Europe centrale font barrage.

Tirs de barrage

Du coup, des biais tels que ladite clause Molière sont mise en place, d’autant que cette concurrence accrue sur le marché du travail passe de moins en moins inaperçue parmi les citoyens (et « nourrit les populismes » s’effraie-t-on du côté de LR).

Il n’en fallait pas moins pour déclencher des tirs de barrage. Des préfets – comme celui de la région Rhône-Alpes – saisissent la justice contre la clause. Le ministre des Finances a diligenté une étude auprès de ses services quant à la légalité de mesures faisant obstacle à la libre circulation. La CFDT, et même la CGT, ont dénoncé des intentions « visant à marcher sur les traces du Front national ».

 « Vous commencez comme ça, ensuite vous fermez les frontières françaises, et puis vous finissez par sortir de l’euro » – Pierre Gattaz

Ces oppositions viennent de recevoir un soutien de poids : Pierre Gattaz, le patron des patrons, a solennellement mis en garde : « vous commencez comme ça, et puis après vous commencez à faire du favoritisme, et puis ensuite vous fermez les frontières françaises, et puis vous finissez par sortir de l’euro ». Pardi…

Quant au patronat européen, il s’est insurgé contre la « discrimination des travailleurs en fonction de leur langue », et a appelé à sévir sans faiblesse : « nous comptons sur la Commission européenne et sur les gouvernements nationaux pour garantir l’application de la libre circulation en Europe ».

De son point de vue, il a parfaitement raison : l’Union a été conçue, dès son origine, pour assurer la « quadruple liberté » de circulation : des biens, des services, de la main d’œuvre et des capitaux. C’est grâce à cette dernière que les grands groupes peuvent fermer une usine là pour la délocaliser ailleurs – dernier exemple en date : la multinationale Whirlpool qui supprime son établissement de la Somme pour aller produire des lave-vaisselle en Pologne (un article détaillé sur cet exemple paraîtra dans l’édition de mars de Ruptures).

Une pratique parfaitement légitime, non ? Car comme dirait M. Gattaz, vous commencez par vous indigner des délocalisations, et vous finissez par vouloir sortir de l’UE…

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Comment fonctionne la "machine" François Asselineau ? Article d' Europe 1.

20 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Comment fonctionne la "machine" François Asselineau ?

 le 17 mars 2017
 
Comment fonctionne la "machine" François Asselineau ?
François Asselineau, président de l'UPR, s'entoure de militants hyperactifs sur les réseaux sociaux.@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Le fondateur de l'UPR, qui se présente à la présidentielle, peut compter sur un réseau de militants fourni, hyperactifs en ligne. Mais c'est lui qui reste au centre du jeu.

Plus que la gauche et la droite, les "anti-système" et les "purs produits du système", les mondialistes et les protectionnistes, le plus gros clivage en politique est probablement celui qui sépare ceux qui ont les codes de ceux qui ne les possèdent pas (encore). Au 12 avenue de Wagram, vendredi matin, l'équipe de François Asselineau boxait dans la seconde catégorie. Le président de l'Union populaire républicaine (UPR) a beau affirmer que l'obtention des 500 parrainages requis pour être candidat à la présidentielle n'a rien d'une surprise pour quiconque s'intéressait un minimum à sa candidature, lui-même contenait difficilement sa joie étourdie.

Dans une pièce trop petite pour accueillir les nombreux journalistes que le leader du "parti qui monte malgré le silence des médias" ne voyait pas souvent jusqu'à la semaine dernière, François Asselineau a pris le contrepied de l'intégralité de la classe politique bien installée en commençant sa conférence de presse avec trois minutes d'avance. Il a ensuite déroulé son programme, ses idées et sa vision de la France pendant 50 minutes, devant un parterre dans lequel les militants se mêlaient à la presse. Les premiers se distinguant de la seconde par la vigueur de leurs applaudissements et de leurs cris de joie, mais aussi par les sourires flottants de ceux qui ont encore du mal à encaisser le succès.

Au commencement était Asselineau

Il faut dire que l'UPR revient de loin. Fondé il y a dix ans, le parti reposait intégralement, à ses débuts, sur la personnalité de François Asselineau. Et ce dernier n'était jusqu'ici connu que d'un cercle restreint de hauts fonctionnaires et de politiques côtoyés depuis sa sortie de l'ENA, en 1985. Vice-major de la promotion Léonard de Vinci, également diplômé de HEC, celui qui a rejoint l'Inspection générale des finances après l'école d'administration mise avant tout sur son expérience professionnelle pour asseoir sa crédibilité. Conseiller de Gérard Longuet, ministre de l'Industrie et du commerce extérieur en 1993, directeur de cabinet de Françoise de Panafieu, ministre du Tourisme deux ans plus tard, il a ensuite été chargé de mission d'Hervé de Charette, ministre des Affaires étrangères, en 1996. "J'étais considéré comme un bon élément", lâche-t-il. "On portait attention à mes analyses."
 
Jusqu'à ce que, nommé délégué général à l'intelligence économique par Nicolas Sarkozy, en 2004, il soit finalement écarté. "Afficher des positions critiques, même de façon confidentielle, n'a pas été apprécié." Par "positions critiques", il faut entendre une opposition sans appel à la construction européenne. "Une erreur, un anachronisme" pour François Asselineau, qui n'a de cesse de dénoncer cette "prison des peuples ". Autre cheval de bataille : les Etats-Unis, que le fondateur de l'UPR voit tirer les ficelles d'à peu près tous les maux actuels, de l'Union européenne à l'Etat islamique en passant par la réforme territoriale
 
François Asselineau est méticuleux et perfectionniste, mais c'est aussi un brillant analyste.
 
Ces positions valent au leader de l'UPR d'être classé comme conspirationniste par Conspiracy
 
 
Watch, un site web qui repère et décortique les théories du complot. Une critique que François Asselineau a longtemps eu beaucoup de mal à supporter. "J'en ai enduré, des haussements d'épaule. C'est une vraie souffrance, surtout quand vous avez longtemps été considéré comme un très bon élément." Car outre son CV long comme le bras, François Asselineau aime mettre en avant des compétences moins attendues. "Je suis un globe-trotter né", confie-t-il par exemple. "J'ai visité 85 pays." Il cite aussi fièrement un "4/5 en Japonais à l'ENA, en deuxième langue vivante". Il "aime [se] cultiver" et a lu, beaucoup, de Confucius au Coran en passant par les Evangiles et les textes fondamentaux du bouddhisme et de l'hindouisme. "C'est quelqu'un qui a une grosse capacité de travail", se souvient le colonel Régis Chamagne, ancien membre du Bureau national de l'UPR. "Il est méticuleux et perfectionniste, mais c'est aussi un brillant analyste."
Asselineau 2

Puis vinrent les militants

Sur les militants, l'effet est immédiat. "C'est un authentique passionné", raconte Antoine Goblet, militant de l'UPR dans le Nord, qui a rencontré plusieurs fois le premier homme politique qui lui donne réellement envie de voter. "J'étais assez impressionné. Il a une carrure, un parcours et quelque chose qui émane de lui, une stature qui vous fait penser que vous avez un chef de l'État qui se tient devant vous." Comme de nombreux adeptes, ce jeune fonctionnaire territorial a découvert François Asselineau sur Internet. "Un ami m'a dit d'aller voir ses conférences en ligne." 

Ces conférences, nombreuses, François Asselineau leur doit tout. "Je mélange la politique et Power Point pour faire de l'éducation populaire", résume le fondateur de l'UPR. Autrement dit, il expose ses thèses anti-construction européenne, explique comment la CIA finance le Front national ou pourquoi le logo de feu l'UMP est "traîtreusement américain". C'est long, la mise en scène est austère, et cela fait un carton : bien souvent, la barre des 50.000 vues est allègrement dépassée. Régulièrement, cela se compte en plusieurs centaines de milliers. "J'ai découvert ça de prime abord avec méfiance", reconnaît Antoine Goblet. "Et en fait, avec un peu de courage et de curiosité, ces analyses deviennent étonnantes. Au fur et à mesure qu'on découvre, on a le sentiment de récupérer les clefs de compréhension pour repérer le jeu politique français. Cela devient une véritable bouffée d'oxygène."

 

Je mélange la politique et Power Point pour faire de l'éducation populaire.
 

 

Comme lui l'a fait en 2014, près de 18.000 personnes ont adhéré à l'UPR, selon le décompte officiel du parti, qui se targue d'être le plus transparent en la matière. Elles viennent de droite comme de gauche, "majoritairement de gauche" même, précise François Asselineau. Et comme Antoine Goblet, nombreux sont les militants hyperactifs sur Internet. Sur les réseaux sociaux, ils dégainent plus vite que leur ombre lorsqu'un article parlant de leur candidat leur paraît mensonger. Le jeune homme, qui passe plusieurs heures dans les transports chaque jour pour rejoindre son lieu de travail, admet ainsi passer la majorité de ce temps libre sur Internet. "On a l'occasion d'interpeller les journalistes via Twitter, via Facebook. On en discute entre militants quand on tombe sur un article où, effectivement, il y a de la diffamation. On se dit qu'on irait bien contacter l'auteur."

Infatigables, ils tweettent, interpellent et versent parfois dans le harcèlement de journalistes politiques, qui ont tous ou presque reçu au moins une fois des messages très remontés (et très nombreux) d'anonymes excédés par le traitement médiatique réservé à leur champion. Ou, justement, l'absence de traitement médiatique. Mais les militants se défendent de toute stratégie encouragée par les instances dirigeantes du parti. "On s'organise à notre niveau, il n'y a pas de consignes", assure Antoine Goblet. "Je n'ai pas d'armée de l'ombre", confirme François Asselineau. Le colonel Régis Chamagne tempère quelque peu. "S'il se développe surtout de façon virale, le cybermilitantisme de l'UPR est parfois impulsé par le haut."

À l'UPR, tout le monde avance le même argument pour expliquer cette omniprésence sur Internet : c'est bien parce que les médias négligent le parti que ses militants et son président sont obligés d'investir la Toile. "Depuis dix ans, on n'a aucun écho, aucun relais médiatique. Il y a un sentiment d'injustice et beaucoup de militants qui sont agacés", explique Antoine Goblet. Selon lui, ce silence subi a renforcé la motivation des troupes. "Il y a vraiment de la ténacité, de l'envie, de l'enthousiasme à l'idée de faire découvrir les analyses irréfutables de François Asselineau."

 

Depuis dix ans, on n'a aucun écho, aucun relais médiatique. Il y a un sentiment d'injustice et beaucoup de militants qui sont agacés.
 

 

Des amateurs très bien rôdés

Il n'y a pas que sur Internet que les militants sont hyperactifs. Comme leurs collègues d'autres partis, ils tractent sans relâche sur les marchés. Et probablement plus que ceux d'autres partis, ils collent des affiches partout. "Comme on ne passait pas dans les médias, on a eu beaucoup de volontaires", raconte François Asselineau. L'UPR a investi 14.000 euros dans 200.000 affiches "de mauvaise qualité", comme l'admet le président lui-même, pour en recouvrir toutes les surfaces disponibles, notamment à Paris.

Leur nombre et leur engagement expliquent grandement comment François Asselineau a pu obtenir plus de 500 parrainages, lui qui avait plafonné à 17 signatures en 2012. "Je suis allé sur le terrain pour aller voir les maires, leur expliquer la situation", raconte Antoine Goblet, qui convient volontiers que ça n'a pas été facile. "Beaucoup d'élus locaux ne voulaient même pas nous recevoir. Mais quand on arrivait à avoir un rendez-vous, on s'est aperçus que beaucoup voulaient faire émerger des petits candidats pour enrichir le débat, au nom du pluralisme." La motivation des militants joue aussi. "Ce n'est pas pour le candidat que [j'ai donné mon parrainage] mais pour la personne qui est venue me le vendre", confie ainsi Serge Cardonne, maire d'une petite commune dans le Gers, à Franceinfo. "[François Asselineau] sait s'entourer de personnes qui savent convaincre." Jean-Pierre Valette, édile dans la Côte-d'Or, ne dit pas autre chose. "Ils se sont déplacés. C'est plus pour leur énergie que j'ai apporté mon parrainage."

 

Il veut tout contrôler et ne sait pas déléguer. Cela peut s'apparenter à de l'autoritarisme.
 

 

Autant de preuves, pour François Asselineau, que son parti fonctionne bien par la base. "Je ne suis pas derrière tout le monde. Il y a une effervescence collective." Pourtant, le président reste, quoi qu'il en soit, la clef de voûte. Celui par lequel tout passe et auquel il est très difficile de s'opposer. "Il a, comme tout le monde, les défauts de ses qualités. Il veut tout contrôler et ne sait pas déléguer", estime ainsi Régis Chamagne. "Cela peut s'apparenter à de l'autoritarisme." Le colonel s'est mis en retrait du bureau national du parti avant de le quitter définitivement en 2015. Il protestait à l'époque contre l'éviction d'un autre responsable, Yannick Hervé, exclu après avoir diffusé des messages à caractère antisémite sur son compte Facebook. "Il y a eu une campagne à charge d'Asselineau. À aucun moment Yannick Hervé n'a pu se défendre devant le Bureau national", dénonce Régis Chamagne.

Au final, cette verticalité est en totale adéquation avec la vision politique de François Asselineau. Lui qui se présente en nouveau de Gaulle, au-dessus des partis, ni de droite, ni de gauche, présente un programme entièrement centré sur sa personne et les prérogatives régaliennes d'un chef de l'Etat. "L'éducation, la santé, l'écologie, l'environnement, tout ça relève d'un programme pour les législatives, par pour la présidentielle", assène-t-il. Programme que l'UPR devra bien finir par présenter, puisque le parti a prévu d'investir 577 candidats à la députation. 

 
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Arrêtons d’armer des terroristes. Le projet de loi de la Représentante au Congrès Tulsi Gabbard arrive devant le Sénat des USA

18 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch

Arrêtons d’armer des terroristes


Le projet de loi de la Représentante au Congrès Tulsi Gabbard arrive devant le Sénat des USA


Par Tulsi Gabbard– Le 10 Mars 2017 – Gabbard.house.gov via entelekheia.fr

Washington, DC— Le projet de loi « Arrêtons d’armer des terroristes » de la Représentante au Congrès Tulsi Gabbard a été présenté au Sénat par le Sénateur Rand Paul. La législation bipartisane (H.R.608 et S.532) interdirait à toutes les agences fédérales des USA d’utiliser l’argent des contribuables pour fournir des armes, des fonds, des renseignements ou tout autre soutien à al-Qaïda, Daech et autres groupes terroristes, et il interdira au gouvernement d’acheminer des fonds et des armes à travers des pays tiers qui soutiennent directement ou indirectement des terroristes.

 

Le projet de loi est actuellement coparrainé par les Représentants John Conyers (Dém-MI), Scott Perry (Rép-PA), Peter Welch (Dém-VT), Tom Garrett (Rép-VA), Thomas Massie (Rép-KY), Barbara Lee (Dém-CA), Walter Jones (Rép-NC), Ted Yoho (Rép-FL) et Paul Gosar (Rép-AZ), et soutenu par les Démocrates Progressistes d’Amérique (PDA), les Vétérans pour la Paix, et l’US Peace Council.

« Pendant des années, le gouvernement a soutenu des groupes militants armés qui travaillaient directement pour, et étaient souvent sous le commandement de groupes terroristes comme Daech et Al-Qaïda, dans leur combat pour abattre le gouvernement syrien. Plutôt que dépenser des milliards de dollars dans des guerres de changement de régime au Moyen-Orient, nous devrions nous concentrer sur l’éradication de terroristes comme Daech et al-Qaïda, et utiliser nos ressources pour investir dans la reconstruction de nos communautés ici, chez nous », a dit la Représentante au Congrès Tulsi Gabbard. « Le fait que des dollars du contribuable soient utilisés pour renforcer les groupes terroristes mêmes que nous devrions être occupés à combattre devrait alarmer chaque membre du Congrès et chaque Américain. Nous en appelons à nos collègues et à l’Administration présidentielle pour qu’ils se joignent à nos efforts pour faire adopter ce projet de loi. »

« Une des conséquences indésirables des interventions illimitées est que des fonds et des armes américains bénéficient à ceux qui nous haïssent », a dit le Sénateur Rand Paul. « Ce projet de loi renforcera notre politique étrangère, améliorera notre sécurité, et sauvegardera nos ressources. »

Contexte : Le projet de loi « Arrêtons d’armer des terroristes » vise à interdire que des fonds gouvernementaux soient utilisés pour soutenir Al-Qaïda, Daech ou d’autres groupes terroristes. De la même façon que l’amendement Boland a été voté pour interdire le financement et l’assistance aux Contras du Nicaragua soutenus par la CIA au cours des années 80, ce projet de loi interdira la CIA ou d’autres activités gouvernementales fédérales dans des lieux comme la Syrie, en s’assurant que des fonds américains ne pourront pas être utilisés pour soutenir al-Qaïda, le Front al-Nosra, Daech ou d’autres groupes terroristes travaillant avec les précités. Il interdira également au gouvernement fédéral de financer une assistance à des pays qui soutiennent directement ou indirectement ces groupes terroristes. Dans ce but, ce projet de loi se propose de :

  • Rendre illégale toute utilisation de fonds fédéraux gouvernementaux à des fins d’assistance à des groupes terroristes couverts par ce projet de loi. Cette assistance comprend les armes, les munitions, les plate-formes d’armes, les renseignements, la logistique, l’entraînement et les financements.
     
  • Rendre illégal pour le gouvernement des USA d’apporter toute assistance couverte par le projet de loi à tout pays qui a accordé ou qui continue d’accorder cette assistance à des terroristes.
     
  • Demander au Directeur des renseignements nationaux (DNI) 1. de déterminer les groupes et individus qui doivent être considérés comme terroristes, pour servir le dessein de ce projet de loi, en déterminant (a) les individus et groupes associés avec, affiliés à, adhérents de, ou coopérant avec al-Qaïda, le Front al-Nosra, ou Daech ; (b) les pays qui apportent toute assistance couverte par ce projet de loi à ces individus et groupes.
     
  • Demander au DNI d’examiner et de mettre à jour la liste des pays et des groupes interdits d’assistance tous les six mois, en consultation avec le Comité des Affaires étrangères et les Comités des forces armées, ainsi que de la Commission de la Chambre des représentants sur le renseignement.
     
  • Demander au DNI de rapporter ses conclusions au Congrès.
Note du Traducteur

Après être allée en Syrie pour évaluer elle-même la situation sur place et avoir écrit son rapport « Le peuple de Syrie veut désespérément la paix » avec la plus grande honnêteté, la politicienne démocrate, membre du Congrès et vétéran de l’armée des USA anti-guerre Tulsi Gabbard voit l’arrivée de son projet de loi antiterroriste devant le Sénat – un projet de loi dont le texte implique clairement l’existence de financements de groupes terroristes islamistes par les USA. Que dire de plus sinon bravo, Madame !
Note du Saker Francophone

Cela veut dire que la France serait sur la liste des pays avec l'Arabie Saoudite ou encore Israël ...

Traduction entelekheia.fr

Liens

 
  1. NdT, Le DNI, Director of national intelligence, est le bureau directeur qui supervise les 17 agences de renseignements américaines. Il a été créé après les attentats du 11 septembre 2001
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Marche SS à Riga: L'Europe aime les nazis quand les nazis n'aiment pas la Russie. Par Karine Bechet Golovko.

18 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch

vendredi 17 mars 2017

 

Marche SS à Riga: L'Europe aime les nazis quand les nazis n'aiment pas la Russie

 
 
 
Alors que chacun jouait à se faire peur avant les élections aux Pays Bas, alors que l'on nous serine avec le danger que représente le Front national en France, l'Europe ne voit rien à redire lorsqu'une Marche célébrant la mémoire des légionnaires SS est organisée à Riga. Bref, comme on peut le lire de plus en plus souvent dans les réseaux sociaux russes: en principe l'Europe est contre les nazis, mais si les nazis sont contre les russes, alors l'Europe n'est pas contre. Toute l'hypocrisie d'une Europe décadente.
 

Riga organise chaque année une Marche en l'honneur de ses morts dans les bataillons SS de légionnaires. Voici en image:
 
 

 
Des manifestants antifascistes se sont fait arrêtés par la police:
 
 
 
Ainsi, environ 2000 personnes, des vétérans et des jeunes, viennent célébrer la mémoire de leurs héros, des SS. Dans le défilé ont pris part également des députés lettoniens, mais également des "collègues" venus d'Ukraine et d'Estonie.
 
Alors que le ministère russe des affaires étrangères est inquiet face à la normalisation dans l'espace européen de mouvements en soutien aux nazis et apelle la communauté internationale à réagir, le silence se fait dans les chancelleries occidentales. Elles sont beaucoup plus préoccupées à célébrer la victoire - sans surprise - de la démocratie européenne sur l'extrême droite aux Pays Bas ou bien à s'inquiéter des tweets de Marine Le Pen. 
 
Il est vrai que ces légions SS lettoniennes ne sont rien comparées à ce danger ... Elles furent simplement constituées sur le territoire lettonien occupé par les nazis et sous leur commandement. Elles comptaient jusqu'à 150 000 personnes, militaires ou policiers. Leurs exactions contre les populations civiles sont telles, qu'elles furent condamnés comme structure au procès de Nuremberg. Pourtant, leur popularité auprès du pouvoir balte est très fort. Ces individus sont reconnus comme ancien combattant et touchent en cette qualité une pension de retraite spéciale, qui n'est pas reconnue aux vétérans qui ont lutté contre le nazisme. Ce n'est pas l'allemand nazi qui est désigné comme occupant, mais le russe. Cette manière de réécrire l'histoire est très en vogue en Europe, ce qui est compréhensible lorsque l'on voit combien de pays se sont réellement battus contre les nazis, et elle est reprise par cette opposition russe dite libérale qui a table ouverte et garnie en Occident.
 
Ainsi, le seul site qui remette en cause le caratère nazi de cette manifestation est Meduza, dont voici le reportage:
 
 
Ils reprennent le discours habituel, ni nazis ni communistes, mettant sur le même pied Hitler et celui qui l'a vaincu, Staline et ainsi l'Allemagne nazie et l'ensemble de l'URSS, même si, étrangement, l'attaque ne vise que la Russie, une de ses composantes. Au fait, Staline était géorgien. Et quid du parti communiste en France alors? Il y a beaucoup d'incohérences dans cette démarche, incohérences qui montrent que le but est ailleurs.
 
Donc ces légionnaires ne seraient pas nazis, d'ailleurs certains le disent devant caméra, ils luttaient pour "la libération"  de leur pays. Et regrettent manifestement encore la défaite des nazis. Pendant ce temps-là, des slogans russophobes fusent et également antisémites. L'on voit des croix gammées, des saluts nazis, etc. Mais évidemment, ce ne sont pas des nazis. Comme nous pouvons le voir ici:
 
 
 
 
Pourquoi Meduza propage ce reportage alors? Parce que Meduza est un site en russe destiné à faire la propagande anti-russe dans les populations russophones. Il a été fondé en 2014 avec le soutien de M. Khodorkovsky et enregistré justement en Lettonie.
 
La boucle est bouclée. L'on retrouve ces individus qui toujours attendaient la "libération" par l'Allemagne civilisée depuis la chute de l'Empire russe, à chaque fois, cette libération d'eux-mêmes, de leur pays qu'ils détestent encore plus qu'ils ne se détestent. D'être nés en Russie et non ... à Paris. A la rigueur en Allemagne. Finalement le temps passe, les gens ne changent pas, n'apprennent pas. Ils n'ont toujours pas compris que sans l'armée rouge, ils ne seraient plus là pour en parler.
 
 
 
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