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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #comite pour une nouvelle resistance tag

Union Européenne et Euro: le plan B de MÉLENCHON et au-delà. le blog d'El Diablo

1 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée

Publié par El Diablo

Actuellement député européen, Jean-Luc Mélenchon ne prône pas un FREXIT mais il assume que cela puisse être une conséquence si son plan A ne marche pas• Crédits : Alexandre MARCHI - Maxppp (sur le site de France-Culture)

Actuellement député européen, Jean-Luc Mélenchon ne prône pas un FREXIT mais il assume que cela puisse être une conséquence si son plan A ne marche pas• Crédits : Alexandre MARCHI - Maxppp (sur le site de France-Culture)

Selon le candidat du Parti de Gauche, le bilan économique de l'euro est désastreux. Il propose de refonder l'Union Européenne, revoir les statuts de la BCE, et si ça ne marche pas, il a un plan B... puis un plan C pour récréer une UE différente. Comment ça marche ? Quelles implications ?

LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LE SITE DE « France Culture » [Lien ci-dessous] :

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Vaccin contre le Sida: A Sophia Antipolis, «on n’a jamais été si proche du but, mais aujourd’hui les recherches sont coupées». Par Fabien Binacchi dans "Vingt minutes".

1 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La santé, #Services publics

Illustration d'un laboratoire de recherche sur le virus du sida.

Illustration d'un laboratoire de recherche sur le virus du sida. — AVENTURIER PATRICK/SIPA Ville : MONTPELLIE

SANTÉ

Vaccin contre le Sida: A Sophia Antipolis, «on n’a jamais été si proche du but, mais aujourd’hui les recherches sont coupées»

Le laboratoire Biosantech annonce que le CNRS a demandé à son chercheur de stopper ses travaux…

 

Ce mardi après-midi, Biosantech avait prévu d’annoncer un « espoir » pour la lutte contre le Sida. Grâce aux « résultats exceptionnels » de son candidat vaccin, le TAT-OYI.

Mais lundi à 15 h, « le CNRS [Centre national de la recherche scientifique] a signifié au Dr Erwann Loret, qui menait nos études, qu’il devait arrêter ses recherches et stopper toutes communications à leur sujet », a annoncé Corinne Treger, la présidente de ce laboratoire de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes).

Sollicité par 20 Minutes, le CNRS n’avait pas encore réagi en milieu d’après-midi. Egalement contacté, Erwann Loret a simplement confirmé son interdiction de poursuivre ses travaux, témoignant aussi de sa « déception ». La responsable du laboratoire accuse à demi-mot « d’autres intérêts que ceux des malades ».

Deux cas de « rétro séroconversion » observés

L’essai clinique, entamé en janvier 2013 à Marseille sur 48 patients porteurs du VIH aurait pourtant « montré un résultat très important », selon Biosantech. Les avancées du vaccin, conçu pour s’attaquer à la toxine TAT censée protéger le virus du système immunitaire, avaient même fait l’objet d’une conférence, les 20 et 21 février au 15e sommet « Vaccines and immunization » de Berlin, tenue par le Dr Loret lui-même.

>> A lire aussi : Un vaccin curatif du sida testé sur l'homme à Marseille

Selon Biosantech, « les cellules infectées par le VIH sont devenues indétectables dans le sang et de manière permanente pour dix patients ». « Et deux cas de rétro séroconversion [baisse des anticorps du VIH] ont même été observés, a déclaré Corinne Treger. C’est un résultat sans précédent. On est juste à la dernière étape avant l’arrêt de la trithérapie, qui permet de stopper la réplication du virus mais ne guérit pas. »

« Il y a peut-être ici en jeu d’autres intérêts que ceux des malades »

« On n’a jamais été si proche du but, seulement voilà, ces recherches sont aujourd’hui coupées par la décision du CNRS, a poursuivi la responsable. Et nous ne pouvons pas passer en phase II/b de notre essai clinique qui nous aurait permis d’étudier le cas de ces patients en état de rétro séroconversion avec l’arrêt complet de la trithérapie, pour observer une éventuelle étape de guérison fonctionnelle. A savoir, l’indétectabilité des cellules et particules virales pendant trois mois après l’arrêt des trithérapies. »

La patronne de Biosantech, qui a déjà mis 2 millions d’euros dans ces recherches, a estimé mardi « qu’il y avait peut-être ici en jeu d’autres intérêts que ceux des malades ».

Corinne Treger arguant que les trithérapies représentaient « un chiffre d’affaires annuel en constante augmentation, de 19 milliards d’euros, pour de très gros laboratoires ». « Alors que le nôtre est atypique et que nous sommes une toute petite structure », a-t-elle complété.

Un courrier envoyé à Marisol Tourraine

« Si les choses restent en l’état, la licence du vaccin va retourner gratuitement dans le giron du CNRS avec le risque, aussi, qu’elle puisse être enterrée », a également pointé la présidente du laboratoire de Sophia-Antipolis. La dirigeante a fait savoir qu’elle avait adressé un courrier à la ministre de la Santé Marisol Tourraine pour lui faire part de sa déception.

>> A lire aussi : L'espoir d'un vaccin contre le Sida se précise

L’an dernier, des résultats témoignant déjà des « avancées » du vaccin TAT-OYI avaient été publiés par le laboratoire et le Dr Erwann Loret créant une polémique. Ces recherches étaient même contestées par l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS). Le directeur de la structure, Jean-François Delfraissy, précisant alors qu’il n’existait aucune « donnée solide en faveur de ce candidat vaccin ».

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Démission de Michael Flynn aux USA. L'état profond élimine un atout majeur de Trump.

15 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La guerre

Démission de Michael Flynn: Donald Trump a attendu près de trois semaines pour écarter son conseiller

ETATS-UNIS Alors que le FBI a interrogé l'ancien général sur ses conversations avec la Russie, l'affaire est loin d'être terminée...

Donald Trump et ses conseillers Michael Flynn et Steve Bannon.
Donald Trump et ses conseillers Michael Flynn et Steve Bannon. - PETE MAROVICH/SIPA

Previsouly, on Scandal. La démission de Michael Flynn n’est que le début des problèmes pour Donald Trump. Mardi, la presse américaine a révélé des nouveaux détails sur l’affaire, et la Maison Blanche pourrait désormais devoir des comptes au Congrès… et au vice-président Michael Pence.

Selon le New York Times, Donald Trump a en effet été mis au courant il y a 18 jours par le département de la Justice que son conseiller était susceptible d’être victime de « chantage » de la part Moscou après avoir discuté des sanctions contre la Russie avec l’ambassadeur alors qu’Obama était toujours président. Sauf que selon le Washington Post, le vice-président n’a été mis au courant que le 9 février, après avoir posé des questions suite aux fuites dans la presse.

Il a « perdu la confiance » du président

Mardi, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a joué les équilibristes. Selon lui, si Donald Trump a mis près de trois semaines avant de se séparer de son conseiller, c’est parce qu’il a fallu le temps de creuser. Flynn n’a « rien fait d’illégal » mais il a « perdu la confiance » du président, assure Spicer. Qui n’a pas expliqué pourquoi Michael Pence n’a pas été mis dans la boucle plus tôt, ce qui l’a conduit à relayer une version erronée des faits (jurant que Flynn n’avait pas discuté des sanctions avec l’ambassadeur russe) dans les médias.

Le Sénat veut entendre Flynn « très rapidement »

Alors que le conseiller russophile a été entendu par le FBI dès sa prise de fonction, des républicains du Congrès ont demandé des comptes, mardi. « La démission du général Flynn est une indication troublante du dysfonctionnement actuel de l’appareil de sécurité nationale », a souligné John McCain. Son collègue républicain Roy Blunt, membre de la commission du Sénat sur le Renseignement, a suggéré que Michael Flynn soit entendu « très rapidement » dans le cadre de l’enquête au cours au Congrès. « Donald Trump doit aux Américains une explication complète sur les interactions de son administration avec la Russie, avant et après l’élection », a de son côté estimé la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

L’affaire relance en effet la polémique sur les rapports de Donald Trump avec Moscou, accusé par le renseignement américain d’avoir cherché à influencer l’élection en sa faveur. Et selon la presse américaine, le renseignement US enquête actuellement sur trois autres proches du président. Bref, le feuilleton est très loin d’être terminé

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Le Sénat va-t-il abolir l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) qui fait du 'français' la seule langue officielle et obligatoire du royaume, par Jean LEVY. (PARTIE I).

12 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La défense de la langue française.

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PARTIE I

 

Le Sénat va-t-il abolir l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) qui fait du 'français' la seule langue officielle et obligatoire du royaume,  par Jean LEVY

"

"canempechepas" :

Pour unir le royaume, faut-il que ses habitants se comprennent entre eux, aussi François Ier fait du 'français', la langue d'oil, celle parlée de la Picardie au Val de Loire, la seule langue officielle..

Nous sommes en 1539.

478 ans plus tard...Le pouvoir PS voudrait mettre fin à l'unicité du 'français' en mettant notre langue nationale en compétition avec celles qui ne sont plus parlées dans nos provinces. Cette volonté concorde à son souci de dissoudre la France dans l'espace européen. Elle correspond à la politique, dite de "décentralisation", avec la montée en puissance des "régions" au détriment du pouvoir central.

Cette attitude est conforme à l'esprit "girondin", de ceux qui, sous la Révolution, défiaient alors le Comité de salut public de Robespierre, jugé trop 'centralisateur', allant, contre celui-ci, à se jeter dans les bras de l'Europe monarchique, nos ennemis anglais et autrichien...

En somme, le choix de l'Europe contre le peuple français...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 août 1539

 

L'Ordonnance de Villers-Cotterêts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ordonnance de Villers-Cotterêts fait partie d'un ensemble de lois et était plus précisément intitulée «Ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances». Ses dispositions sont contenues dans 192 articles .

L'ordonnance limite la justice ecclésiastique aux causes purement religieuses, instaure de nouvelles règles pour la procédure pénale, désormais écrite et secrète (l'accusé ignorant même jusqu'au jour de son procès les charges pesant sur lui).

Mais l'histoire a surtout retenu ces deux mesures les plus importantes : la création de l'état civil et l'emploi du français comme langue d'usage obligatoire pour tous les actes administratifs. Pourtant, depuis 1490 jusqu'en 1535, plusieurs ordonnances royales avaient également traité de la langue dans des termes plus ou moins similaires; seule l'ordonnance de 1539 est demeurée dans l'imaginaire collectif.

C'est dans son château de Villers-Cotterêts (à 75 km au nord de Paris, à l'ouest de Reims) que François Ier signa, entre le 10 et le 15 août 1539, la célèbre ordonnance qui imposa le français comme langue administrative au lieu du latin. L'ordonnance fut enregistrée au Parlement de Paris, le 6 septembre 1539. L'ordonnance royale obligeait également les curés de chaque paroisse à tenir un registre des naissances: ce fut le début de l'état civil.

 

Première page de l'ordonnance de Villers-Cotterets (1539, BNF)

Une administration plus accessible

L'ordonnance de Villers-Cotterêts, qui a été rédigée par le chancelier Guillaume Poyet, est parfois connue sous le nom de Guilelmine.

Son article 111 énonce joliment :
« Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement ».

De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires.... sous réserve néanmoins qu'ils lisent et écrivent la « langue d'oïl » pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.

Et aujourd'hui, le 'français est menacé :

N° 343

 

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2016-2017

Enregistré à la Présidence du Sénat le 31 janvier 2017

PROPOSITION DE LOI

ADOPTÉE PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE,

relative à la promotion des langues régionales,

TRANSMISE PAR

M. LE PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE

À

M. LE PRÉSIDENT DU SÉNAT

(Envoyée à la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

L'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dont la teneur suit :

 

A SUIVRE ...

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(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II

12 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Ukraine, #le nazisme

Tous les frères d’armes du colonel Givi ont également été là.

(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II

12h00, au son d’une marche funèbre jouée par une fanfare militaire, la dépouille du héros sort lentement du bâtiment, se frayant un chemin au milieu d’une foule compacte hérissée de centaines de drapeaux qui accueille son cercueil comme un océan porte un bateau faisant cap vers l’île d’Avalon…

Aussitôt, comme propulsés par une corde émotionnelle trop tendue qui ne peut plus retenir les cris des coeurs rassemblés, fusent de toutes parts des “Spassiba !” (merci) des “Givi !” des “Gloire au héros du Donbass !” ou “Nous n’oublierons jamais, nous ne pardonnerons jamais !”, repris à l’unisson par un peuple blessé, mais plus que jamais debout et uni au milieu de la tempête.

(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
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(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II
(REPORTAGE PHOTOS) Adieu, colonel Givi. Partie II

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Pour l'anniversaire de Maastricht, le «Grexit» revient

9 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Grèce, #Terrorisme

Pour l'anniversaire de Maastricht, le «Grexit» revient

Le 08 Février 2017 

 

 

 

Le sujet n'est plus à la mode. Au cœur de l'actualité européenne, le «hard Brexit» de Theresa May a volé la vedette depuis fort longtemps à la crise grecque, supposée réglée. En France, on parvient à engager des campagnes présidentielles - et même à bâtir des programmes économiques entiers - sans paraître se soucier du cadre européen.

Dans ce contexte, il ne viendrait l'idée à personne de remettre sur la table l'épineux sujet grec, surtout pas à quelques mois des élections néerlandaises (mars 2017), de la présidentielle française et des législatives allemandes (septembre). Pourtant, ce dernier pourrait bien s'imposer de lui-même sans demander l'autorisation dans les semaines et mois qui viennent.

Selon un récent article du journal allemand Bild en effet, «le Grexit est de retour». C'est Wolfgang Schäuble qui semble avoir remis le sujet sur le tapis, à l'issue de l'Eurogroupe du 27 janvier dernier. Schäuble estime comme à son habitude que le gouvernement grec n'en a pas fait assez dans le domaine des «réformes de structure». Le ministre allemand des Finances n'a probablement jamais vraiment renoncé à son idée de «Grexit temporaire» formulée en 2015. Il semble à nouveau vouloir pousser les Grecs vers la sortie, quitte à affirmer sans gêne qu'ils n'ont «pas fait ce qu'ils se sont tant de fois engagés à faire».

Pourtant, ce ne sont pas les réformes qui ont manqué en Grèce. Dès 2013, l'OCDE indiquait dans un rapport que le pays avait «le taux le plus élevé de réponse aux réformes structurelles recommandées» et se félicitait des «progrès impressionnants accomplis» (OECD, Economic Survey - Greece, November 2013). C'était bien avant, pourtant, qu'Athènes ne s'engage sur la voie du troisième mémorandum, celui exigé par les Européens après que Tsipras eût capitulé face à ses créanciers mi 2015.nt tant de fois engagés à faire».

Ce troisième mémorandum en effet, véritable «catalogue des horreurs» de l'aveu même du journal allemand Der Spiegel, a repoussé toutes les limites de ce qui se pouvait concevoir en terme de maltraitance économique. Outre le fait que «l'aide» de 86 milliards d'euros dont il est la contrepartie - mais qui n'est constituée que de prêts - va alourdir d'autant une dette déjà située à près de 180% du PIB, outre les habituelles hausses d'impôts, la nouvelle baisse des retraites et la énième «flexibilisation» du droit du travail, Athènes s'est fait détrousser de l'infinitésimal reliquat de souveraineté qui lui restait. Comme le rappelle ici la spécialiste du pays Marie-Laure Coulmin Koutsaftis, l'État grec est en cours de démantèlement pur et simple. Nombre d'actifs publics sont vendus à l'initiative d'un fonds de droit privé, la Société des Participations Publiques, étroitement contrôlé par les créanciers du pays et présidé par un Français. Le gouvernement hellène a également perdu la main sur son administration fiscale qui s'est muée, le 1er janvier 2017, en «agence des recettes autonome». Outre certaines attributions habituellement dévolues à un ministère du Budget (fiscalité, mesures douanières), lui incombe la sympathique mission de faire main basse sur les habitations principales des débiteurs insolvables pour les vendre. Enfin, un invraisemblable mécanisme adopté en mai dernier et surnommé «la cisaille» permet de faire entrer en vigueur de manière immédiate et mécanique de nouvelles mesures d'austérité s'il apparaît que le budget de l'État s'éloigne de l'objectif d'excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 3,5 % fixé pour 2018. Il s'agit donc de «légiférer» en mode automatique, sans consulter le Parlement. Du jamais vu.

Là où le bât blesse, c'est que pour prix de ces réformes au chalumeau, les créanciers promettent de longue date à la Grèce un allègement de son énorme dette publique. Or sur ce point, l'ex-Troïka se déchire. Faucons jusqu'au délire, «les Européens» ne cèdent pas d'un pouce. Même le très modeste toilettage de la dette concédé en décembre dernier a failli être remis en question après qu'Alexis Tsipras a osé accorder un coup de pouce financier aux retraités de son pays pour Noël sans demander l'autorisation à «l'Europe».

L'Allemagne, parangon d'intransigeance, ne veut pas entendre parler de coupes dans le stock de dette hellène, surtout pas à l'approche de son scrutin législatif. Pour autant - et c'est un paradoxe - elle tient absolument à ce que le Fonds monétaire international demeure partie prenante de l'actuel plan «d'aide». Or le Fonds, pour sa part, met de plus en plus de distance entre lui-même et ses acolytes de l'ancienne Troïka. Il menace régulièrement de les quitter car ses statuts lui interdisent en principe de secourir un pays insolvable, ce qui est désormais le cas de la Grèce selon luEt ça fait longtemps qu'il le dit. On ne compte plus les rapports dans lesquels le FMI alerte sur l'urgente nécessité de restructurer la dette hellénique et menace, si cela n'intervient pas, de se retirer de l'aventure. En 2013 déjà, il publiait un document sévère relatif à la gestion de la première crise grecque, celle de 2010. Il déplorait qu'à l'époque «la restructuration de la dette [ait] été envisagée par les parties à la négociation mais qu'elle [ait] été exclue par les dirigeants de la zone euro» ( IMF Country Report No. 13/156 - Greece, 06/2013). Deux ans plus tard, le Fonds proposait d'accorder à Athènes «un délai de grâce» de trente ans sur le paiement de sa dette et estimait celle-ci «totalement non viable» (IMF Country Report No. 15/186 - Greece, 14/07/2015). En juillet 2016, le Bureau indépendant d'Évaluation (IEO) du FMI, publiait un bilan assassin rappelant que toutes les modalités de prise de décision habituellement en vigueur au sein du Fonds avaient été contournées dans l'affaire grecque. Pour des raisons politiques, pour satisfaire l'appétence des «Européens» pour une dureté d'airain vis à vis d'Athènes, la direction du FMI aurait sciemment désinformé son Conseil d'administration et conduit l'institution de Washington à opérer un renflouement là où il aurait fallu pratiquer un «haircut» (une coupe dans la dette).

Enfin, le tout dernier rapport en date (janvier 2017) vient de réaffirmer de manière catégorique: «La dette grecque est totalement intenable. Même avec une application pleine et entière des réformes approuvées dans le cadre du programme d'aide, la dette publique et les besoins de financement vont devenir explosifs sur le long terme». C'est avec ce document pour base de travail que devaient se rencontrer lundi, afin de s'entre-exposer une nouvelle fois les uns aux autres leurs inexpugnables divergences, les différents protagonistes: le FMI pour rappeler qu'il faut soit trancher fermement dans la dette grecque, soit prévoir un tour de vis austéritaire supplémentaire. Le gouvernement grec, pour faire valoir qu'il n'irait pas plus loin dans les réformes. Les créanciers européens pour rappeler que décidément, rien ne leur va, ni l'idée de se passer du concours du Fonds, ni celle de se ranger à ses vues en acceptant d'alléger enfin la dette hellène.

Que peut-il sortir de ce dialogue de sourds? Peut-être la fuite pure et simple, cette fois, d'un FMI excédé qui laisserait «les Européens» barboter seuls dans cet hôpital de jour à ciel ouvert qu'est devenue, vingt-cinq ans tout juste après l'entrée en vigueur du traité de Maastricht, l'Union économique et monétaire. La décision interviendra dans le courant de ce mois.

Quelle suite les États membres donneront-ils à un éventuel départ de ce «tiers séparateur» qu'est en réalité le Fonds?

Les Grecs, pour leur part, semblent (re)commencer à envisager une sortie de l'euro. D'anciens ministres d'Alexis Tsipras se font entendre. Comme le rapporte Médiapart, l'ex ministre des Affaires européennes Nikos Xydakis a récemment affirmé que l'omerta sur la question monétaire devait être levée. «Il ne doit pas y avoir de tabou quand nous parlons du destin de la nation. Nous sommes arrivés au point où le peuple est au bout de son endurance. Je crois que nous avons besoin d'une discussion politique nationale en profondeur», a-t-il affirmé. Yanis Varoufakis pour sa part, ne mâche pas ses mots dans la tribune qu'il signe ici le 4 février. Il accuse le ministre allemand Wolfgang Schäuble de manigancer un Grexit hostile. Puis il enjoint le gouvernement de son pays à prendre les devants, lui suggère de tourner le dos aux créanciers et de restructurer unilatéralement certains titres de dette, l'invite à mettre en place un système de paiement parallèle.

Cette «double monnaie», Varoufakis en avait préparé l'avènement au printemps 2015, alors qu'il était encore ministre des Finances du gouvernement Syriza. Le projet n'a jamais vu le jour. Que de temps gaspillé s'il devait s'imposer maintenant. Que de mesures d'austérité votées pour rien....

Est-ce à dire pour autant qu'un éventuel Grexit serait forcément un désastre? Tout dépend de l'aide que recevra Athènes si elle choisit de faire le grand saut. La situation internationale a changé depuis 18 mois. Le nouveau pouvoir américain ne fait pas mystère de son hostilité à la construction européenne. S'il n'a pas encore été nommé à ce poste et si sa candidature doit d'abord être acceptée par des Européens qui traîneront nécessairement des pieds, Ted Malloch, le candidat de Donald Trump au poste d'ambassadeur américain auprès de l'UE désormais connu pour ses diatribes hostiles à l'Union et à l'euro, n'hésite pas à affirmer: «Je ne veux pas parler à la place des Grecs, cependant, du point de vue d'un économiste, il y a très fortes raisons pour la Grèce de quitter l'euro».

Au point, pour les États-Unis, d'aider la Grèce à franchir le pas le cas échéant? Difficile, pour l'heure, d'y voir clair dans le jeu américain. Ce que l'on peut dire, en revanche, c'est que la crise grecque est de retour.

Après la toute première sortie de l'Union (celle de la Grande-Bretagne), la toute première sortie de l'euro pourrait elle aussi se produire très bientôt.

 

[Article initialement paru sur Figarovox]

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Macron macdonaldise la République (il n’est pas le seul …). Blog gaullistes libres

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Emmanuel Macron, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #La République, #La nation .

 Macron macdonaldise la République (il n’est pas le seul …)

Blog gaulliste libre

Dans un remarquable article du Figarovox, Véronique Nguyen théorise le concept de « macdonalisation » de la politique. Elle explique que la célèbre enseigne américaine a basé son succès planétaire exclusivement sur le marketing. Sur la base du hamburger, assemblage culinaire très médiocre mais qui excite aisément à peu près toutes les papilles, l’oncle Ronald a ainsi été maître pour aguicher le client avec une propreté irréprochable dans les accès, des cadeaux dans les Happy Meal, des emplacements soigneusement étudiés, un esprit festif et des aires de jeu pour les enfants… etc. Dans tout ceci, la question de fond, à savoir ce qui finira dans votre estomac, n’est quasiment jamais évoquée.
 
Il en est de même pour Emmanuel Macron. En termes de politique, celui-ci est en pratique un gérant d’enseigne Mac Donald, peu scrupuleux de surcroit. Les accès – allure de gendre idéal, costumes irréprochables – sont parfaitement propres, on promet quelques cadeaux totalement accessoires, les meetings sont préparés et organisés avec une précision d’horloge suisse, l’ambiance est bon enfant, etc. Mais on ne parle jamais réellement du fond (le programme politique). Et pour cause : il n’y en pas vraiment (si ce n’est d’occuper le devant de la scène et d’exciter les médias). Et comme pour Mac Donald et votre estomac, l’abus de Macron conduira la France à l’indigestion.
 
Bien sûr, l’ancien ministre de François Hollande n’est pas le seul à utiliser ces procédés honteux, axés exclusivement sur la comm’. C’est même presque, au grand dam de la France, une généralité. Mais il faut dire qu’Emmanuel Macron en est devenu le maître incontesté, mettant en cela ses pas dans ceux d’un « système » qu’il prétend dénoncer et dont il n’est en fait que simplement l’enfant prodigue, à l’instar de ses prédécesseurs en imposture, tels Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls.
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Sauver Alstom ...du moins jusqu’aux élections.

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #l'horreur économique

Sauver Alstom ...du moins jusqu’aux élections.

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Lorsque le groupe Alstom avait annoncé la fermeture de l’usine historique de Belfort, trop coûteuse, un gigantesque bouclier politique s’était levé contre cette possibilité. A quelques mois des élections impossible pour le gouvernement de permettre la fermeture du site, le quinquennat de Hollande ayant déjà été marqué par l’échec de Florange. Un plan de sauvetage a donc été imaginé.

Simple, ce plan semble toutefois être irréalisable.

Une commande de L’État déjà critiquée

Dès que le plan avait été rendu public, la commande passée par l’État à Alstom avait été vivement critiquée. Le gouvernement voulait acheter 15 rames TGV duplex pour les faire rouler sur la ligne intercité Marseille-Bordeaux, ligne qui devrait devenir, à terme, une ligne LGV. Mais entre temps les rames auraient roulé bien en dessous de leur vitesse maximale, les lignes classiques ne permettant pas de rouler au-dessus de 200 km/h alors que les TGV dépassent les 300 km/h en vitesse de pointe.

L’État aurait donc procédé à un achat cher et inutile. Ou pas. Car selon les services de Bercy, l’achat tel qu’il a été prévu n’est pas faisable. La lettre spécialisée "Mobilettre" et Les Echos ont pu consulter ce document de Bercy daté du 2 décembre 2016. Il y est tout simplement écrit que c’est impossible.

L’idée, pour l’État, était de mettre cet achat dans un avenant au contrat-cadre liant la SNCF et Alstom et datant de 2007. Mais pour les spécialistes de Bercy, c’est impossible : l’avenant à ce contrat n’est pas une option.

Le problème de l’appel d’offres qui ne doit pas être fait

Pour sauver Alstom, l’État ne doit pas passer par un appel d’offres comme ce devrait être le cas en temps normal : si l’appel d’offres est perdu par Alstom au profit d’un de ses concurrents, l’achat ne pourrait pas sauver l’usine de Belfort.

L’État doit donc forcer la main à la SNCF et sa propre trésorerie d’où l’intérêt de l’avenant du contrat-cadre, seule option pour ne pas devoir faire appel à l’appel d’offre. Cet contrat-cadre a, toutefois, déjà reçu cinq avenants depuis sa signature en 2007.

La SNCF serait alors réticente : cette option pourrait, en cas de recours auprès d’un tribunal par exemple, se retourner contre elle. Le gouvernement, lui, veut à tout prix tenir sa promesse de sauver Alstom, du moins jusqu’aux élections.

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