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Le blog de Lucien PONS

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Alep est réunifiée. Les masques tombent. Partie II

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Le capitalisme;, #Terrorisme, #Daesch

Partie II.

Alep est réunifiée. Les masques tombent

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/Alep-2-6f439-1728x800_c.jpg

Alep est réunifiée. Les masques tombent

Le quatrième pouvoir remis en question.

L’expression « quatrième pouvoir » avait été attribuée à la presse et aux médias car ils exerçaient un contre-pouvoir face aux trois pouvoirs incarnant l’État.

Les médias mainstream actuels n’incarnent plus un contre-pouvoir car ils font partie du système dont ils dépendent financièrement.

  • La publicité est une part importante du financement des médias. Cela a deux conséquences.
    • 1. Il ne peut y avoir de sujets nuisant aux intérêts des annonceurs.
    • 2. Comme les recette publicitaires sont calculées en fonction des ventes ou de l’audimat, les médias ont davantage intérêt à sortir des sujets accrocheurs qui font vendre plutôt que des analyses de fond plus critiques. N’oublions pas que le lecteur ou l’auditeur moyen aime à être rassuré dans ses convictions et que la vérité lui importe peu, elle le dérange même.
  • Une autre part non négligeable des aides vient de l’État. Il est difficile de mordre la main qui vous nourrit.
  • Les grands médias appartiennent à des milliardaires. Qui peut penser que les journalistes sont libres d’écrire des articles contraires aux intérêts de leur patron ?

Il faut ajouter que les journalistes, les chroniqueurs et les hommes politiques vivent dans un microcosme coupé de la réalité dans lequel ils se persuadent en boucle.

Leur présentation de la guerre en Syrie aura été particulièrement déformée. C’est uniquement un point de vue partisan qui est présenté.

Ce sont les médias alternatifs en ligne qui sont maintenant devenus le véritable contre-pouvoir. C’est pour cela qu’ils subissent une campagne de diffamation pour chercher à les discréditer. On voudrait les traiter de complotistes alors que bien au contraire, ce sont eux qui dénoncent les complots.

Le système a même publié les noms de plus de 200 sites sensés nous désinformer ix. Je ne peux que les remercier de nous fournir cette précieuse liste de sites où nous ne manquerons pas de trouver des analyses et des informations alternatives.

Il faut cependant remarquer que cette liste inclut des sites fantaisistes ou des lanceurs de PSYOP que tout lecteur attentif décèlera aisément. Cette méthode d’amalgamer du sérieux et du farfelu pour discréditer les informations honnêtes est bien connue et elle est d’une malveillance crasse.

Les enfants d’Alep.

Nous devrions avoir la même compassion pour tous les enfants du monde qui meurent à cause de la responsabilité d’adultes que celle que les médias mainstream en ont eu pour les enfants d’Alep qui sont morts dans cette guerre.

La mort d’enfants est toujours inacceptable mais dans le cas des enfants tués à Alep, pourquoi ne pose-t-on pas la bonne question. Que faisaient ces enfants en zone de guerre alors que des couloirs humanitaires étaient ouverts vers la destination du choix de leurs parents ?

Cette question des enfants d’Alep a été instrumentalisée à des fins politiques pour discréditer les armées russe et syrienne. Les journalistes occidentaux sont complices de cette machination.

Je ne crois pas un seul instant en leur sincérité quand ils évoquent ce drame.

S’ils veulent parler de morts d’enfants, je leur propose trois sujets qu’ils n’évoquent jamais et qui ont été ou qui sont autrement plus dramatiques.

  • L’embargo sur la Syrie lui interdit d’acheter des médicaments de première nécessité et il est responsable de la mort de milliers d’enfants syriens tous les ans.
  • Madeleine Albright reconnaît la responsabilité des États-Unis dans la mort de cinq cents mille (oui, vous avez bien lu 500 000) enfants irakiens. Elle estime, avec regrets, que cela en valait la peine x. Si ce n’était pas si dramatique, on en rirait vu la situation actuelle de l’Irak.
  • D’après l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), six millions d’enfants (6 000 000) de moins de cinq ans, soit au minimum 30 000 fois plus qu’à Alep, meurent chaque année dans le monde des suites directes ou indirectes de la faim xi. Il y a un responsable qui se nomme le système économique libéral qui préfère cultiver les terres pour produire des agrocarburants (3,1 % de la consommation mondiale du carburant des transports routiers) et qui s’interdit de réquisitionner les surplus agricoles.

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/enfants-faim-5b03f.jpg

6 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent tous les ans dans le monde à cause de la malnutrition

6 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent tous les ans dans le monde à cause de la malnutrition

Maintenant que les journalistes mainstream sont au courant, on attend avec impatience leurs reportages sur le sujet.

Ce que vous ne devez pas savoir.

  • Brita Hagi Hassan, un maire d’Alep sorti d’un chapeau de magicien est le énième scoop médiatique des rebelles islamistes et est en même temps un illustre inconnu dans sa ville. Il aurait été élu (par qui ?) en 2013 à la présidence du Conseil civil d’Alep (qui sert à quoi ?). Après le dernier hôpital, le denier clown, le dernier pédiatre, le dernier maire, à une semaine près, nous aurions connu le dernier Père Noël d’Alep.
  • J’espère que les journalistes mainstream ont remarqué que l’Arabie Saoudite n’accueille pas de réfugiés syriens. Les Saoudiens ont pourtant des infrastructures permanentes près de La Mecque pouvant accueillir 3 millions de personnes et elles ne servent qu’une fois par an lors du Hadj. Auraient-ils peur d’une contagion révolutionnaire ?
  • L’armée de l’air syrienne ne lance pas des frappes aériennes contre les objectifs terroristes comme les aviations occidentales. Elle largue des barils d’explosifs. Qui va nous expliquer la différence entre des bombes et des barils d’explosifs ? Une bombe n’est-elle pas par définition un baril d’explosifs ?
  • La Syrie serait peuplée de sunnites, de chrétiens, d’alaouites, de chiites et de diverses autres minorités religieuses. Ensemble, d’après les experts de plateaux de TV, ils formeraient 100 % de la population. Il n’y aurait donc pas d’athées en Syrie ? Il y a quelques années, la principale opposition au baasisme était le parti communiste syrien et il n’y a pas plus athée qu’un marxiste.
  • Comme tout le monde semble l’ignorer, la Syrie a une constitution. La nouvelle constitution de 2012 est même exemplaire et unique dans la région xii. Une éventuelle négociation avec les rebelles « modérés » ne peut amener que plus de références à la charia et éloignerait la constitution syrienne des standards occidentaux. C’est pourtant la voie que favorisent les Occidentaux et leurs alliés régionaux. Je pose une question très simple : est-ce que les Européens ou les Américains seraient heureux d’avoir plus de charia dans leur constitution ? Je crois que la réponse est non. Alors, de quel droit veut-on l’imposer aux Syriens ?
  • Plus de trois ans après le drame du bombardement chimique sur la Ghouta orientale, aucune preuve irréfutable de la responsabilité de Bachar al-Assad ou de l’AAS n’a été produite. Le principal argument présenté par les Occidentaux est que la Syrie était seule à posséder des armes chimiques or cela a été démenti par un témoignage de première importance. Il s’agissait de Carla Del Ponte xiii qui affirmait trois mois plus tôt que les rebelles avaient utilisé des gaz innervant dans le nord de la Syrie. Une étude du prestigieux MIT a aussi démontré que les roquettes improvisées qui sont responsables du massacre n’avaient pas la portée suffisante pour avoir été tirés à partir des lignes syriennes xiv. C’est comme si on possédait des fusils de précision récents et qu’on s’était mis en tête de s’enfoncer dans les lignes ennemie pour tirer avec un vieux mousquet. Cette étude a été publiée sur le site de l’université et sur celui de Tesla international. Il n’y a jamais eu d’étude infirmant ce rapport. Carla Del Ponte a depuis été priée de se taire.
  • Les médias mainstream ont produit une abondante littérature sur la situation à Alep Est sans y avoir le moindre reporter pour la bonne et simple raison qu’un journaliste occidental en zone islamiste est un journaliste sans tête. Les reportages en zone gouvernementale sont rares parce que les journalistes répugnent à y aller pour des raisons politiques. En général, les journalistes traitant du sujet résident à Beyrouth ou en Turquie et ils reçoivent leurs informations de correspondants locaux dont ils ne peuvent garantir l’impartialité.
  • Les casques blancs ont disparu avec l’arrivée de la neige à Alep. De héros chouchoutés par les occidentaux, ils sont devenus d’obscurs détrousseurs de cadavres. Encore faut-il parfois regarder RT pour l’apprendre xv

Conclusion.

Contrairement à ce qu’affirment les Occidentaux, une victoire militaire des forces loyalistes est possible en Syrie. Il suffit d’une rupture des aides financières xviet militaires des parrains actuels de la rébellion djihadiste et du départ ou de la mise hors de combat des dizaines de milliers de mercenaires étrangers.

Le président élu des États-Unis, conseillé par Michael Flynn, semble décidé à en finir avec l’État islamique et avec les autres groupes terroristes.

La Turquie essaie de tirer son épingle du jeu en acceptant une solution négociée avec le maintien provisoire de Bachar al-Assad mais elle n’a pas beaucoup d’atouts dans son jeu et n’a pas encore de position très claire.

L’Arabie saoudite, le principal fauteur de troubles qui veut exporter son wahhabisme dans la région et bien au-delà, va entrer dans une période difficile. Ses déficits budgétaires sont du niveau de ceux de l’Ukraine et il n’y a pas de perspectives d’amélioration. Les coupes dans les dépenses vont immanquablement créer des troubles dans le pays xvii.

Les 28 millions de saoudiens n’acceptent la dynastie des Saoud que parce que la redistribution des revenus du pétrole leur permet d’atteindre un des plus haut niveau de vie dans le monde. Les autorités religieuses peuvent devenir un recours contre les abus de la famille royale en cas de détérioration de la situation économique.

De plus, la prise de pouvoir actuelle par le clan des Soudairi xviii ne va pas tarder à provoquer une réaction du clan des Chammar xix qui sont écartés du pouvoir malgré qu’il représentent la plus importante tribu de la région. Le succession du roi Salmane, atteint de la maladie d’Alzheimer, ne se fera pas sans heurt et ce sera un dossier à tenir à l’œil parce que la sécurité énergétique européenne actuelle et les cours actuellement bas du pétrole dépendent en grande partie du Golfe.

L’ONU et son secrétaire général Ban Ki-Moon auront démontré leur incapacité à influer sur le dossier syrien. Sous l’influence des ONG droits-de-l’hommistes occidentales, l’ONU aura failli à sa mission de défendre un de ses membres contre une déstabilisation menée de l’étranger.

L’Union Européenne et la France en particulier sont complètement marginalisées. La politique étrangère de la France est un fiasco dont elle aura difficile à se relever.

Les États-Unis de Donald Trump ne tarderont pas à trouver un accord avec la Russie, l’actuel maître du jeu dans la région. Le monde unipolaire est mort et il faudra dorénavant composer avec d’autres puissances et tenir compte de leurs intérêts vitaux.

L’importance de l’arrivée de Rex Tillerson, un homme dont la carrière est liée au monde du pétrole, au Secrétariat d’État n’a pas encore été bien évaluée par les médias.

Cela indique que les enjeux énergétiques vont devenir prioritaires avec des changements d’alliance probables.

A mon avis, les pays du Golfe vont perdre de leur influence et vont être remplacés par d’autres acteurs pour l’approvisionnement en pétrole de l’Europe. L’immense potentiel de l’est de la méditerranée sera développé dès que la crise syrienne sera résolue. Les pays bénéficiaires de cette nouvelle donne seront Chypre, Israël, la Grèce, la Syrie et la Turquie. Ils profiteront du tarissement des gisements de la mer du Nord.

La Ligue arabe, sous l’influence de la diplomatie du dollar saoudienne, ne se relèvera pas rapidement de cet échec. Elle a été impuissante à éviter les guerres civiles et elle se retrouve divisée comme jamais.

Israël a tenu un rôle ambigu et son rôle dans le drame syrien est encore à étudier. Depuis l’intervention russe, il semble que les Israéliens ont mis un bémol à leurs interventions en Syrie

Il faut aussi mentionner deux autres perdants de ce conflit. Deux groupes qui n’auront pas fait les bons choix dans leur alliance.

  • Le Hamas dont le président Khaled Meechal en s’alliant avec les pays du Golfe a trahi le pays qui l’avait accueilli.
  • Le PKK et le YPG syrien qui auront été instrumentalisés par les États-Unis et qui n’obtiendront ni l’unification ni l’indépendance espérée pour le Kurdistan.

Bachar al Assad bénéficiera de l’aura du vainqueur et se maintiendra. Il serait quand-même préférable qu’il cède la présidence pour favoriser une réconciliation nationale même s’il ne fait aucun doute qu’il serait largement réélu en cas d’élection présidentielle anticipée.

Vu le prestige de l’armée syrienne, une solution à l’égyptienne n’est pas à exclure dès que les armes se seront tues. Il y a des généraux qui se sont distingué pendant cette guerre et notamment le major-général Souheil al-Hassan xx dit « Le Tigre ».

Il reste une question en suspens. Qui financera la reconstruction de la Syrie ?

La Syrie avait une économie saine avec très peu de dettes avant la guerre. Ses actuelles réserves d’hydrocarbures, si elles étaient exploitées, devraient lui permettre de ne pas dépendre des aides occidentales.

Selon les accords signés, la mise en exploitation des gisements offshores syriens revient à la Russie mais il faut tenir compte de l’ensemble du gisement et les États-Unis de Donald Trump vont bien se placer pour exploiter les autres zones qui sont tout aussi prometteuses.

Quand je disais que l’arrivée de Rex Tillerson à la tête du Département d’État doit encore être mesurée à l’aune d’une nouvelle stratégie étasunienne de l’énergie…

Pierre 

————————————————-

i « Printemps arabe » ! Quelle expression mal choisie pour un mouvement qui n’a apporté que la division, la mort et le chaos dans le monde arabe.

ii Le baasisme est un mouvement nationaliste qui prône l’unité du monde arabe. C’est un mouvement socialiste non marxiste. http://www.universalis.fr/encyclopedie/baath-ba-th-baas/

iii Le Qatar était intéressé par une entente avec la Syrie pour permettre le passage d’un gazoduc destiné à approvisionner l’Europe.

iv On ne peut savoir si Bachar al-Assad qui a fait ses études en Grande Bretagne aurait pu accepter cet accord s’il était libre de ses décisions. C’est le Commandement régional du Parti Baas qui détient le pouvoir réel en Syrie et celui-ci est sous l’influence des militaires qui ont fait leur formation en Russie (ou en Union soviétique).

v Je n’utilise pas le terme « régime » dans un sens péjoratif. Je l’emploie dans le sens « manière de gouverner et d’administrer un État » ce qui est le sens qu’en donnent les dictionnaires. http://www.toupie.org/Dictionnaire/Regime.htm

vi Roland Dumas ne peut être considéré comme un mythomane. Il est scandaleux que les médias mainstream occidentaux ne prennent pas ce document en compte pour expliquer la guerre en Syrie. https://www.youtube.com/watch?v=BH9SHxetO1I

vii « C’est la raison pour laquelle le gouvernement des États-Unis a été au tribunal pour défendre le droit des femmes et des filles de porter le hijab et de punir ceux qui le leur refusent.  » Extrait du discours de Barack Obama. http://www.lapaixmaintenant.org/Discours-d-Obama-au-Caire-texte

viii « Le pacte du Quincy » est un accord fondamental entre les États-Unis et le roi Ibn Séoud qui permettra aux États-Unis de contrôler le commerce du pétrole et de faire du dollar la devise mondiale de référence. https://www.herodote.net/14_fevrier_1945-evenement-19450213.php

ix http://www.propornot.com/p/the-list.html

x https://www.youtube.com/watch?v=lbLCY4iHDRE&feature=youtu.be

xi http://www.fao.org/french/newsroom/news/2002/9703-fr.html

xii Il est regrettable qu’il n’existe pas de traduction en français sur Internet de cette constitution à part celle du Réseau Voltaire. http://www.voltairenet.org/article173036.html

xiiihttp://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/06/les-rebelles-syriens-ont-utilise-du-gaz-sarin-selon-carla-del-ponte_3171289_3218.html

xiv http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-syrie-et-le-rapport-du-mit-147902

xv https://www.youtube.com/watch?v=DT7adMyWCbg

xvi Les rebelles islamistes et les mercenaires des brigades internationales djihadistes perçoivent des soldes en dollars. Une partie de cet argent provient de trafics divers et de rackets mais le principal est payé soit par des pays du Golfe, soit par des associations islamistes qui recueillent les dons de riches personnalités de cette même région.

xvii En 2011, pour se prémunir des effets du « printemps arabe »dans le royaume, le roi Abdallah annonça l’octroi d’aides diverses à la population pour un montant total de 130 milliards de dollars. http://www.sciencespo.fr/ceri/sites/sciencespo.fr.ceri/files/art_sl.pdf Les difficultés budgétaires actuelles sont la cause d’un revirement et un mécontentement populaire n’est pas à exclure.

xviii Le roi Salmane et les deux princes appelés à lui succéder font parties du clan des Soudairi.

xix La tribu des Chammar représente environ 4 millions de personnes et est une des plus importantes du Moyen-Orient. Feu le roi Abdallah faisait partie de la tribu des Chammar.

xx https://fr.wikipedia.org/wiki/Souheil_al-Hassan

 

source: http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/alep-est-reunifiee-les-masques-188121

Envoyé par Byblos


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Bachar Al-Assad aux Tunisiens : vos terroristes ne vous seront pas rendus.

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Bachar Al-Assad aux Tunisiens : vos terroristes ne vous seront pas rendus

 

2 Janvier 2016

 

C’est ce qu’a déclaré le président syrien à l’attention des pays exportateurs de djihadistes, dont principalement la Tunisie, devenu après la « révolution du jasmin » premier pays pourvoyeur en main d’œuvre terroriste, le second pays côté occidental étant la France.

 
Le président syrien Bachar Al-Assad.
Le président syrien Bachar Al-Assad.
Selon les médias officiels syriens, le président Bachar Al-Assad a récemment déclaré que « les terroristes faits prisonniers par l’armée syrienne ne seront pas livrés à leurs pays d’origine afin qu’ils n’y reproduisent pas ce qu’ils ont fait en Syrie », et selon d’autres sources, « afin qu’ils ne détruisent pas leurs propres nations ». En d’autres termes, la terre qu’ils ont souillé et sinistré par leurs crimes abominables sera leur tombeau.

Dès janvier 2011, après avoir ébloui le monde par leur « civisme » et leur « éducation », les Tunisiens ont été les premiers à prendre le large, les uns vers Lampedusa, où ils ont laissé un souvenir affligeant, les autres en direction de la Syrie via la Turquie, devenue la plaque tournante du terrorise islamiste mondial. Au bout d’une année (janvier 2011 à janvier 2012), ce qui n’était d’abord qu’un phénomène spontané, essentiellement dû à l’écroulement de l’Etat national, est devenu une stratégie politique de l’Etat collabo, inféodé au Qatar qui est le principal soutien financier, logistique et médiatique de l’Internationale islamo-terroriste.

C’est effectivement sous la présidence de l’usurpateur Moncef Marzouki et le premier ministère du mercenaire de John McCain, Hammadi Jebali, que des centaines de jeunes tunisiens ont été recruté, endoctriné, formé puis expédié en Syrie pour abattre le « régime » de Bachar Al-Assad. Plusieurs réseaux associatifs et politico-mafieux, notamment l’association « Hourriya wa insâaf » qui est dirigée par Imen Trigui, se sont constitués sur l’ensemble du territoire tunisien et des millions de dollars ont été versés par le Qatar et l’Arabie Saoudite dans des comptes anonymes d’Ennahdha et du CPR. Les candidats au martyr était d’autant plus important que leur mission barbare en terre syrienne n’était pas gratuite : salaire de base 3000 dollars, outre l’assouvissement à volonté de leurs plus bas instincts criminels et sexuels.

Selon un article du New York Times publié le 26 septembre 2015 sur la base des services de renseignement américains ( !), près de 30 000 djihadistes étrangers se seraient rendus en Syrie et en Irak depuis 2011. Sur ces 30 000 terroristes étrangers venus de 100 pays différents y compris européens, les Tunisiens arrivent en tête avec un contingent de 3000 terroristes. Le 11 octobre 2015, le Washington Post a mis en ligne une carte assez saisissante indiquant les différentes origines des étrangers rejoignant les rangs djihadistes en Syrie. Premier pays pourvoyeur : la Tunisie (3200 criminels), devant l’Arabie Saoudite (2500), la Jordanie (2089), le Maroc (1500), le Liban (890)… et la France (498) ! Mi-septembre 2015, Manuel Valls avait estimé à 1.880 le nombre de Français enrôlés dans les filières djihadistes dans le monde, dont 491 se trouveraient en Syrie et en Irak et 133 auraient été éliminés par l’armée arabe syrienne.

Le 24 juin 2014, le ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, estimait à 2400 le nombre de djihadistes partis de Tunisie. Selon ce ministre compromis, 80% d’entre eux combattraient dans les rangs de l’organisation Etat islamique. Tandis que le reste aurait rejoint les rangs d’Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, qui est considérée par certains Américains et Français comme étant la plus « modérée » parmi les unités islamistes armées !

Pourtant, d’après un rapport de l’ONU daté de juillet 2015, il y aurait 5600 terroristes tunisiens éparpillés entre la Syrie, l’Irak et la Libye. Selon Damas et sur la base de témoignages des victimes syriennes récemment libérées du joug islamo-fasciste, les Tunisiens n’impressionnaient pas uniquement par leur nombre mais aussi par leur sauvagerie inégalée. Ils l’emportent ainsi sur les Afghans et surtout sur les Tchétchènes dont la sinistre réputation n’est plus à démontrer.

Depuis que Poutine a pris les choses en main en Syrie en dévoilant au passage l’implication des Turcs, des Qataris et des Saoudiens, et la compromission des Américains et des Britanniques, les daechiens tunisiens fuient les territoires syriens par centaines, soit en direction du pays de Bouazizi et du prix Nobel, soit vers la Libye pour rejoindre leurs frères en secte. Ainsi, près de 800 dangereux terroristes ont pu revenir en Tunisie et disparaître dans la nature.   
 
Pour certains mercenaires des droits de l’homme dont Radhia Nasraoui, Samia Abbou et Naziha Réjiba, les terroristes de retour en Tunisie doivent être bien traités et bénéficier d’un procès équitable. Pour celui qui les a expédié en Syrie, Rached Ghannouchi, ils doivent être pardonnés et retourner à la vie normale. Pour nous, en éliminant physiquement ces daechiens ainsi d’ailleurs que la « racaille » française, Bachar Al-Assad rendra un énorme service aux peuples tunisien et français. C’est qu’aucune thérapie n’est possible avec des psychopathes qui ont déjà égorgé au non d’Allah.
     
Mounir Chalabia    
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En Occident, pas de pleureuses pour les enfants yéménites, par Bruno Guigue

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN.

En Occident, pas de pleureuses pour les enfants yéménites, par Bruno Guigue

Des centaines de milliers de Yéménites se sont rassemblés le 20 août 2016 à Sanaa, en soutien au mouvement Houthi. Image AP

Des centaines de milliers de Yéménites se sont rassemblés le 20 août 2016 à Sanaa, en soutien au mouvement Houthi. Image AP

La prospérité de notre industrie de l’armement vaut bien la vie de quelques milliers d’enfants yéménites. C’est ce que répondit implicitement Manuel Valls lorsqu’on lui demanda ce qu’il pensait des bombardements saoudiens qui dévastent le Yémen et terrorisent sa population. « Est-il indécent de se battre pour nos emplois ? » répondit le premier ministre le 15 octobre 2015 sur Bfm/Tv. « Indécence », dites-vous ? A la tête d’un gouvernement qui aura généreusement distribué des armes et des médailles aux coupeurs de tête du Golfe, Manuel Valls sait de quoi il parle.

Depuis mars 2015, la « coalition » conduite par Riyad déchaîne le feu du ciel contre des civils sans défense en prétendant combattre une rébellion houthie coupable de s’être alliée avec l’ex-président Ali Abdallah Saleh contre son successeur Abd Rabbo Mansour Hadi, instrument docile de la monarchie saoudienne. Selon l’ONU, cette intervention militaire meurtrière a fait plus de 10 000 victimes. Elle a provoqué une catastrophe humanitaire, 400 000 enfants souffrant de malnutrition dans un pays dévasté par les bombardements et privé de ressources par l’embargo que lui imposent les pétromonarchies.

Dans une totale impunité, l’aviation saoudienne n’épargne ni les écoles, ni les hôpitaux, ni les cérémonies religieuses. Elle répand la terreur, elle cherche à faire plier, en la soumettant à un déluge de feu, une résistance qui infligerait une cuisante défaite aux forces coalisées si elles avaient le courage de l’affronter sur le champ de bataille. Les wahhabites, en fait, ne mènent pas une guerre contre des combattants, mais une entreprise systématique de démoralisation de la population, de destruction totale, d’arasement des infrastructures du pays.

Cette œuvre mortifère, ses auteurs la justifient en invoquant la légalité internationale. Le mouvement « Ansarullah », en effet, a investi la capitale du pays en septembre 2014 et poussé le président Mansour Hadi à la démission en janvier 2015. Effet à retardement de la « révolution » ratée de 2011, ce succès inattendu a pris de court les Saoudiens et leurs parrains occidentaux. Décidés à intervenir dans le conflit, ils ont obtenu du conseil de sécurité de l’ONU le vote de la résolution 2216 du 14 avril 2015 condamnant la prise du pouvoir par les Houthis et affirmant la légitimité du président Hadi.

Cette décision onusienne a offert à Riyad une couverture juridique l’autorisant à frapper le Yémen sans ménagement pour vaincre la rébellion. Perversion du droit international, c’est un chèque-en-blanc qui permet au pays arabe le plus riche d’écraser sous les bombes le pays arabe le plus pauvre. Tout se passe comme si l’agresseur bénéficiait d’une sorte de permis de tuer à grande échelle, avec la bénédiction de puissances occidentales qui lui fournissent des armes en quantité illimitée tandis que la rébellion houthie se voit frappée par l’embargo.

On se demande alors quel crime le peuple yéménite a pu commettre pour endurer un tel supplice. Aurait-il commis des actes terroristes ? Certainement pas. Il est la première victime des attentats meurtriers perpétrés par Daech et Al-Qaida, comme celui contre les mosquées chiites de Sanaa qui fit 142 morts le 20 mars 2015. Ces organisations, en revanche, ont longtemps bénéficié de l’étrange inaction de la coalition, notamment dans la région d’Al-Mukallah. Peine perdue ! Cette alliance objective sur fond de haine anti-chiite n’a pas mis les forces « loyalistes » à l’abri des attentats-suicides qui vont bientôt les frapper à leur tour en 2016.

D’où vient, alors, l’acharnement de Riyad contre le Yémen ? Selon la propagande saoudienne, il serait justifié par la complicité des Houthis avec Téhéran. Appartenant à la communauté chiite « zaydite », le mouvement « Ansarullah » servirait les ambitions géopolitiques de l’Iran. Les causes du conflit yéménite sont endogènes, l’aide fournie par les Iraniens aux rebelles est dérisoire, mais Riyad s’obstine à dénoncer l’influence malfaisante des mollahs. C’est une situation ubuesque. Les Houthis sont coupés du monde par l’embargo et bombardés par une puissante aviation, et Riyad les traite, sur leur propre sol, comme s’ils étaient des mercenaires étrangers !

Le voilà donc, son crime, à ce Yémen rebelle. Il est en cheville avec les forces du mal, il pactise avec le diable. Décidément inconscients, les Houthis admirent le Hezbollah libanais, ils soutiennent la Syrie souveraine, ils croient encore au nationalisme arabe. Pour ceux qui entendent asservir la région aux intérêts impérialistes, Sanaa est une épine dans le pied. Le Yémen a commis une faute politique qu’il va devoir expier dans la douleur. Vu de Riyad, il va falloir étouffer ce foyer de contestation d’un ordre impérial auquel se cramponnent des pétromonarchies vermoulues. L’Arabie saoudite ne veut pas, tout simplement, d’un Yémen indépendant et unifié.

Pour ce pays martyrisé qui n’intéresse personne, on n’entendra pas de jérémiades. Ni « génocide », ni « massacre », ni « barbarie » à l’horizon dans les colonnes de la presse mainstream. Le chœur des pleureuses occidentales est aux abonnés absents. Ni « Casques blancs » financés par des fondations anglo-saxonnes, ni parlementaires français en goguette pour « éveiller les consciences », ni gauchistes indignés qui appellent à la « solidarité révolutionnaire », ni droits-de-l’hommistes qui signent héroïquement des pétitions à la pelle, rien, nada. Le Yémen est sorti des écrans-radar, rayé de la liste des causes qui en valent la peine. Il est abandonné aux criminels wahhabites par l’indécente lâcheté d’un Occident complice. Mais, qui sait, le peuple yéménite n’a peut-être pas dit son dernier mot.

Bruno Guigue | 3 janvier 2017

 

 

En Occident, pas de pleureuses pour les enfants yéménites, par Bruno Guigue

Bruno Guigue, est un ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de la Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

Source: http://arretsurinfo.ch/en-occident-pas-de-pleureuses-pour-les-enfants-yemenites-par-bruno-guigue/

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Psalmodier “deux États, deux États” ne sert qu’à perpétuer l’occupation. Par Gideon Levy

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #L'OTAN., #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine

Psalmodier “deux États, deux États” ne sert qu’à perpétuer l’occupation.  Par Gideon Levy

Psalmodier “deux États, deux États” ne sert qu’à perpétuer l’occupation

 

Une question à ceux qui soutiennent ouvertement la “solution à deux États”, c’est-à-dire à peu près tout le monde, depuis le Secrétaire d’État U.S. John Kerry jusqu’au professeur Shlomo Avineri : vous dites tous que cette solution est en grand danger, peut-être même agonisante. Mais que faudrait-il qu’il advienne pour que vous admettiez qu’elle a rendu son dernier soupir ? Que faut-il de plus pour que vous admettiez qu’elle est morte ? Dix mille colons de plus ? Ou vingt mille ? Cinq ans de plus dans l’impasse ? Quand est-ce que vous allez l’admettre ?

La plupart des gens connaissent la vérité, mais refusent de l’admettre. Ils savent que le nombre des colons a atteint une masse critique. Ils savent qu’aucun parti israélien ne les fera jamais évacuer. Et sans qu’ils soient tous évacués – et cela aussi c’est une chose que chacun sait – il n’y a pas d’État palestinien viable.

Ils savent que le colonisateur israélien n’a jamais eu l’intention de mettre en œuvre la “solution à deux États”. Le fait est que tous les gouvernements israéliens – absolument tous – ont continué l’entreprise de colonisation.

Les supporters des deux États sont préoccupés par la situation, même effrayés. Ils se conduisent comme les proches d’un patient moribond, qui est déjà en état de mort cérébrale, et dont on a besoin de prélever les organes pour les transplanter, mais qui refusent, espérant que d’une manière ou d’une autre un miracle va survenir qui le ramènera à la vie. De Kerry à Avineri, c’est exactement ainsi que se conduisent les partisans des deux États : ils espèrent un miracle et pour cette raison ils s’opposent à des transplantation s qui sauveraient des vies.

Il est difficile de tout reprendre à zéro. La “solution à deux États” était idéale [1]. Elle garantissait une relative justice  aux deux parties, et un État pour chaque nation. Mais Israël a tout fait pour la détruire, via ses colonies, le seul facteur irréversible dans l’équation de la relation entre Israël et la Palestine.

C’est la raison pour laquelle la colère du monde contre les colonies s’est soudain intensifiée : il sait qu’elles sont irréversibles. Mais pour autant les soutiens des deux États, que ce soit à Jérusalem ou à Washington, n’ont jamais rien entrepris pour y mettre fin quand il était encore temps. La conclusion est inévitable : déclarer la mort de la “solution à deux États”. Mais au lieu de cela, ils continuent à attendre un miracle.

Kerry, Avineri et leurs semblables sont pleins de bonnes intentions. Ils ont raison, d’ailleurs, de dire que c’était la seule solution [1]. Mais en niant qu’elle soit morte, ils ne font rien d’autre que consolider le status quo, l’occupation, ce qui est le but du gouvernement israélien.

En Europe, aux États-Unis, à l’Autorité Palestinienne et en Israël, des gens continuent à psalmodier “deux États”, par inertie et par peur des conséquences du changement. Et ce faisant, ils anesthésient et étouffent toute réflexion adaptée à la nouvelle situation.

S’accrochant de toute leur volonté à la solution d’hier, les soutiens de la “solution à deux États” répondent agressivement à quiconque essaie de remettre en question leur foi irrationnelle en un miracle. C’est la manière de faire classique pour les croyance religieuses, quasiment messianiques : malheur à qui essaie de les mettre en doute. Et c’est ainsi qu’ils se conduisent actuellement envers A.B. Yehoshua, qui a proposé une solution typiquement dans le bon vieux style israélien à la situation nouvelle [2].

Yehoshua a proposé d’accorder un statut de résident permanent à des Palestiniens qui vivent dans la “zone C” [de la Cisjordanie occupée], sous contrôle israélien total. C’est trop étriqué, trop nationaliste et trop discriminatoire. Yehoshua croit encore en la supériorité des Juifs, dans des accords intérimaires et dans les petits pas au-dessus des abysses. Mais, contrairement aux tenants de la “solution à deux États”, au moins a-t-il le courage et l’intégrité de reconnaître la nouvelle réalité et d’essayer d’y offrir des solutions. Et cela seul suffit pour qu’il soit considéré comme un hérétique par ses pairs.

En effet, la solution d’un seul État démocratique est une hérésie au regard de toutes les croyances dans lesquelles nous avons été élevés. Elle nous impose de tout repenser : repenser le sionisme et tous les privilèges qui ne sont accordés qu’à un seul peuple. C’est ici que commence une longue et pénible route. Mais c’est la seule qui nous reste encore ouverte.

Cette route conduit à l’une des deux destinations : un État d’apartheid ou un État démocratique. Il n’y a pas de troisième option. Le discours croissant de l’annexion et les loi anti-démocratiques adoptées à la hâte démontrent qu’Israël est en train de jeter les bases idéologiques et légales pour mettre en œuvre la première option, un État d’apartheid.

Le combat contre cela doit se concentrer sur la seconde option : l’État démocratique. Ceux qui continuent à jacasser à propos des deux États sabotent cet effort.

Un rappel : la “solution à un État” existe depuis déjà longtemps. Au cours de l’année qui commence aujourd’hui, on va célébrer le 50ème anniversaire de sa fondation. Le moment est venu de lancer une bataille à propos de la nature de son régime.

Gideon Levy

Cet article a été publié par Haaretz le 1er janvier 2017 sous le titre “The Two-state Solution Is Already Dead”. Traduction : Luc Delval

[1] Cette affirmation est hautement contestable, si on veut bien de rappeler que les “accord d’Oslo” – s’ils avaient pu être concrétisés – n’ouvraient d’autre perspective en guise de « rêve national » que de permettre à environ un tiers du peuple palestinien, qui vit dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, et d’avoir un État dépouillé entre autres attributs étatiques essentiels de la maîtrise de ses frontières et du droit d’avoir une armée, sur rien de plus que 22% de la superficie de la Palestine historique, sur lesquels Israël aurait stationné pour au moins 50 ans des troupes. Le “droit au retour” des réfugiés, consacré par le droit international, est pratiquement ignoré par cette “solution idéale”. Qui plus est elle n’aurait apporté aucune solution en ce qui concerne le statut de citoyens de troisième catégorie (les deux premières étant les Juifs blancs, et la seconde les autres Juifs) des Palestiniens d’Israël et l’apartheid qui existe déjà de facto à l’intérieur d’Israël et est inscrit dans un nombre croissant de ses lois. Consultez notre “dossier Oslo”.  Il y a trois ans déjà nous avons publié un article d’un professeur de sciences politique de l’Université de Pennsylvanie : “La chimérique solution à deux États est moribonde”. L’agonie est longue, mais son issue n’en est pas moins inéluctable. – NDLR

[2] Le romancier A.B. Yehoshua (80 ans) a proposé d’ “accorder” – en usant du droit divin de l’occupant – un statut de “résident israélien” à 100.000 Palestiniens. Il ne s’agit en aucun cas d’une réelle citoyenneté, l’objet n’étant de l’aveu même du romancier que de réduire la “malignité” de l’occupation, de manière à ce qu’elle puisse mieux se poursuivre. – NDLR

Source: http://www.pourlapalestine.be/psalmodier-deux-etats-deux-etats-ne-sert-qua-perpetuer-loccupation-gideon-levy/

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les vœux de Slobodan Despot pour 2017: "Sortir de la glaciation".

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine

les vœux de Slobodan Despot pour 2017: "Sortir de la glaciation".

 


2+0+1+7 = 10; 1+0 = 1.

Par Slobodan Despot | N° 57 | 1.1.2017 | Antipresse

Selon les numérologues, 2017 est une année qui vaut «1». Elle est l’opposé de l’an 2016 qui, lui, valait 9. 2016 était la fin d’un cycle, 2017 le début d’un autre.

C’est peut-être pour cela que — même quand on ne croit pas au langage des chiffres — personne n’aura l’idée de vous souhaiter, cette année, que les choses continuent «comme avant». La continuité est barrée de notre vocabulaire et de nos esprits. Elle est impensable, tant sur le plan des faits extérieurs que de la vie intérieure.

Sortie de glaciation

2016 fut, sous bien des aspects, une année prodigieuse et prophétique — toujours du point de vue des faits extérieurs. Elle a vu les Britanniques voter leur départ de l’UE, les Italiens renvoyer dans les filets un Premier ministre parachuté par la suprasociété et, surtout, les Américains voter pour un desperado jaune feu, le magnat des casinos Donald Trump.

Les deux derniers mois auront été particulièrement rocambolesques. Entre le coup de théâtre de l’élection U. S. et l’effondrement subséquent de l’illusion médiatique, l’expulsion des islamistes d’Alep et la signature d’un accord de cessez-le-feu en Syrie sans les USA, ce sont des pans essentiels de la carte géopolitique qui basculent de manière rapide et spectaculaire.

Après une période glaciaire d’un quart de siècle marquée par un seul avenir et une seule culture possibles pour la planète Terre, le monde est littéralement en train de reprendre des couleurs! Dans l’UE comme aux Etats-Unis ou en Suisse, au sein des organisations internationales, dans les groupes médiatiques et les facultés, des milliers de globocrates, de laborantins du nivellement mondial, ont, eux, viré au vert pâle. Ils sont les seuls à exiger du «comme avant». Toujours plus de «comme avant»! L’Europe de Bruxelles est en panne? C’est qu’il nous faut davantage de Bruxelles! La criminalité se répand dans des zones sans frontières en même temps que l’espionnage de la population s’aggrave? C’est qu’il y a encore trop de frontières, trop de barrières, trop de cloisons. Abaissez tout! Remplacez, dès que possible, les murs de vos demeures par des parois de verre, comme dans Zamiatine. Supprimez le cash et payez votre café avec une carte à puce traçable. Ainsi nous pourrons enfin tout voir et tout contrôler. En quoi cela vous dérange-t-il si vous n’avez rien à vous reprocher?

On éprouve une satisfaction profonde à voir ces apparatchiks, qui se sont toujours vus comme les locomotives du «progrès», les défricheurs de demain, vaticiner sur un quai désert sans remarquer que le train du XXIe siècle est parti sans eux. Eux qui pourfendaient sans relâche le «conservatisme» et la «réaction», les voici qui ne savent plus rien faire d’autre que nier la réalité présente et vouloir réappliquer de force des schémas de lecture erronés et des solutions révolues.

La révélation syrienne

La Syrie a focalisé toute l’attention du monde et demeurera un symbole, mais pas pour les raisons espérées par nos élites. Elle marque le premier échec d’une conspiration historique d’une ampleur rarement vue : celle liant l’empire atlantique à la barbarie islamiste diffusée par la maison Saoud (elle-même client et satrape américain). Cette conspiration, nous avons pu en apercevoir des bribes et fragments sur divers théâtres de conflits dans le monde depuis une trentaine d’années. Mais la libération d’Alep-Est a soudain révélé au grand jour le tableau d’ensemble, avec ses barbouzes de la CIA-MI6, ses «instructeurs» de l’OTAN, ses réserves d’armes de pointe fabriquées et livrées par des puissances occidentales et surtout l’épaisseur du système de propagande médiatique agencé pour couvrir toute l’opération.

(A propos: ces fameux «Casques blancs» d’Alep, où sont-ils passés? En a-t-on retrouvé un seul après la débandade des djihadistes?)

Cette stratégie de la régression islamique fut originellement mise en place pour vaincre l’URSS en Afghanistan. Saisissante justice de l’histoire: c’est la Russie, débarrassée de l’URSS, qui met en déroute cette même stratégie trente-cinq ans plus tard. Entretemps, elle aura contribué à détruire la Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan une deuxième fois, la Libye, la Syrie, la Tunisie… Mais aussi à transformer en moins d’une génération une zone de paix et de bonhomie — l’espace européen — en territoire de la peur et du flicage généralisé.

Il y a encore une amère ironie à constater que les pays qui se sont faits les complices par poltronnerie de ce jeu sont aussi ceux qui en endossent la conséquence la plus durable. Le flot migratoire que les Européens vont récupérer jusque dans les eaux libyennes a brouillé l’Europe avec les notions de «paix», de «stabilité» et de «prospérité» sans doute pour des générations. Sans parler du reste… Les migrants sont devenus le problème majeur d’une Europe-satellite qui était déjà en crise. Ils ne sont pas un problème du tout pour les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite ou la Russie.

Itinéraire personnel

Les éditions Xenia, dont je suis le cofondateur avec Me Claude Laporte, ont été créées entre autres à cause de l’aveuglement massif à l’égard de la stratégie islamiste et de ses sponsors. Le premier titre que nous avons publié en 2006, de Jürgen Elsässer, s’intitulait Comment le Djihad est arrivé en Europe. Il était minutieusement documenté, froid comme un procès-verbal et ne disait pas un mot de l’islam en soi. Malgré cela, aucun éditeur francophone n’avait osé le traduire. Lorsque nous l’avons fait, avec une pénétrante préface de Jean-Pierre Chevènement, nombre de libraires ont refusé de vendre l’ouvrage et j’ai été traité de conspirationniste.

La thèse fondamentale d’Elsässer était simple: Il n’y aurait pas de djihadisme en Europe sans le laissez-faire et parfois la complicité de «nos» services secrets. Expliquer pourquoi n’était pas le propos de l’auteur. Son propos était d’établir le fait, et il le faisait à l’allemande, de manière méthodique et solide. Est-ce un hasard si ce livre prophétique, devenu aujourd’hui une référence, a été massivement boudé par les médias de grand chemin et diffusé, presque sous le manteau, par l’information «alternative»?

Dix ans et cent trente titres plus tard, on peut voir la cohérence d’ensemble d’un travail qui a pu paraître erratique. Nous avons publié la somme théorique d’un écolo-terroriste (Theodore Kaczynski, dit Unabomber), divers ouvrages sur les abus et la commercialisation de la médecine, de la littérature insoumise, quelques pamphlets politiques, des essais sur la destruction des libertés et la manipulation des masses. Fil rouge de tout ceci: la lutte contre le mensonge institutionnel et la lâcheté collective. Nombre de nos thèses «téméraires» sont entrées depuis dans la conscience commune.

Arrivé à la fin de 2016, j’ai éprouvé le besoin de faire un bilan. J’ai la conviction qu’en 2017, nous devrons répondre à d’autres questions. A la question «Qu’est-ce qui se passe réellement?», nombre de canaux s’efforcent de donner des réponses, plus ou moins crédibles, plus ou moins justifiée. Il importe de faire le tri, mais les informations existent. L’inconnue qui émerge désormais est d’une autre nature: «Que faire?»

Et maintenant, quoi?

Nous sommes sortis de l’innocence. Nous avons compris que le chemin de l’enfer était pavé d’illusions humanitaires. Et quoi? Qu’allons-nous faire de ce désabusement?

Nous vivons dans une société chloroformée où l’entrée dans une carrière politique, médiatique ou universitaire équivaut à l’adoption d’un strict devoir de réserve vis-à-vis de la réalité immédiate et au renoncement de l’exercice de ses facultés intellectuelles et morales dans les situations critiques, qui sont les seules qui comptent!

Qu’allons-nous faire avec de telles élites? A quoi nous servent les chaires, les chercheurs et les «observatoires» qui nous alertent sur tout, sauf sur ce qui nous concerne vraiment? A quoi nous servent des journalistes qui nous jugent plutôt que de nous instruire? A quoi nous servent des écoles où on enseigne l’ignorance? Pourquoi élire des députés s’ils doivent aussitôt devenir sourds-muets et voter comme un seul homme des lois et décrets qu’on a fabriqués pour eux?

Comment allons-nous survivre dans un monde où les outils ont déjà pris la place de leurs concepteurs? Car si le cheminement politique vers une société planétaire transparente est momentanément enrayé, son pendant scientifique, lui, suit son cours. N’impliquant ni volonté explicite, ni rhétorique, ni coercition, il passe inaperçu. Il épouse l’évolution même de la technologie, en particulier depuis la naissance de l’internet. L’outil premier de la lutte contre la normalisation idéologique du monde est aussi l’outil premier de sa normalisation culturelle et comportementale!

La conscience est tellement plus compliquée à endosser que l’innocence! Or nous entrons avec 2017 dans un cycle de la conscience. Le nouveau cycle qui s’ouvre devant nous est infiniment dangereux et infiniment passionnant. Nous vivions barricadés derrière des idées fausses, mais ces idées fausses sont tombées: nous voici désormais mis à nu, ouverts à tous les vents du chaos. Reconstruire des murailles avec le contraire de ces idées serait le réflexe politique naturel, or la politique, j’en suis convaincu, ne résoudra plus rien. Du moins dans sa configuration actuelle.

L’effondrement des illusions anciennes ne nous met pas en demeure d’en fabriquer de nouvelles. Ce séisme-ci est beaucoup trop profond. Si profond qu’il en est providentiel. Il nous permet d’aborder la réalité sans idées préconçues, sans convictions justement, à partir de notre seule incontestable présence au monde. Si nous voulons reconstruire le monde, nous devons d’abord nous reconstruire nous-mêmes, nous réaffirmer en tant qu’individus conscients et présents à leur propre destin.

L’Europe moderne a réalisé pleinement la sinistre prophétie de C. S. Lewis: le règne des hommes sans cœur, d’une humanité mue essentiellement par la peur et le calcul sous l’alibi de la rationalité. Les épreuves qui nous attendent dès 2017 seront un véritable bain de jouvence. Les hommes sans cœur s’effondreront, même s’ils tiennent encore tout aujourd’hui. Nous avons suffisamment de savoir et suffisamment de pouvoir. Ne nous manque plus, pour reprendre nos vies en main, que de retrouver le courage d’être ce que nous sommes.

C’est tout ce que je vous souhaite pour l’an qui vient!

Slobodan Despot | N° 57 | 1.1.2017 | Antipresse

Source: http://www.antipresse.net/

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Regard sur la Syrie du 30 décembre 2016 en direct de Damas par Ayssar Midani (vidéos)

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie, #Terrorisme

Regard sur la Syrie du 30 décembre 2016 en direct de Damas par Ayssar Midani (vidéos)

 

 

Bonjour

Regard sur la Syrie du 30 décembre 2016 en direct de Damas par Ayssar Midani

Neuvime SitRep (rapport de situation) pour la Syrie par Madame Ayssar Midani depuis Damas !!!

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/ayssar-midani-syrie-sitrep-no9-du-71795

Informez-vous et forgez votre opinion en croisant les informations. Les grands médias ont tous la même narrative, est-ce bien raisonnable.

Cordialement

Lucien Pons

 

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Nos experts à l’oeuvre, encore et encore... Par Hélène Richard-Favre

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #le nazisme, #Les média

02/01/2017

Nos experts à l’oeuvre, encore et encore...

Capture d’écran 2017-01-02 à 21.41.38.png

capture d’écran de: http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/02/dix-choses-a-savoir...

Un énième article de nos médias occidentaux, nous met en garde contre ce qui semble représenter une menace, je veux parler des sites russes Sputnik  et RT.

On y lit ce qu’on va bientôt finir par connaître par coeur à force d’être repris en boucle depuis des années par la quasi totalité de nos sites dits d'information.

Eh oui, il est toujours important de rappeler que chez nous, on informe, ce qui, bien sûr, est loin d’être le cas en Russie.

On va finir par éprouver de la compassion pour ces journalistes qui se donnent tant de peine à nous expliquer ce qui se passe en réalité et combien nous risquons de nous faire avoir par cette (dés)information russe.

Ont-ils seulement conscience, ces valeureux combattants de la vérité -si elle existe, ce qui est un autre problème- ont-ils donc seulement conscience de n’être que des porte-paroles de pouvoirs qui ne lésinent sur aucune valeur qu’ils semblent tant chérir?

Sont-ils donc au courant que leur manière de nous rendre compte de guerres, comme ils s’y sont employés avec celle qui se poursuit en Ukraine, par exemple, a été dévoyée pour masquer l’importance des exactions commises par un pouvoir si démocrate qu’il n’a pas hésité à tirer sur son peuple, le torturer et l’emprisonner quand il le fallait?

Les mouvements néo-nazis sont une réalité, en Ukraine! Lequel de ces émérites reporters s’en serait offusqué? Qui a pris position pour dénoncer le massacre qui a eu lieu dans la Maison des Syndicats d’Odessa le 2 mai 2014?*

A-t-on vu un appel à manifester, des pancartes, des bougies, des fleurs ou tout autre façon de réagir à de tels actes? 

Quand les chefs de rédaction de nos médias admettront qu’ils ne sont que les porte-parole de pouvoir qui ne luttent que pour leurs intérêts, alors, on comprendra qu’ils s’en prennent à leurs rivaux.

* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la... 

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Cessez-le-feu en Syrie signé par les jihadistes à l’exception d’al-Qaïda et de Daesh. Réseau Voltaire

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Cessez-le-feu en Syrie signé par les jihadistes à l’exception d’al-Qaïda et de Daesh

Réseau Voltaire | Damas (Syrie)

 

 

Réseau Voltaire — Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense. La Russie et la Turquie s’en sont portées garants. La République islamique d’Iran qui a participé à l’élaboration de l’accord se tient discrètement en réserve.

Trois documents ont été signés par la République arabe syrienne et sept groupes rebelles, dont Ahrar al-Cham.
Le premier prévoit un cessez-le-feu (excluant al-Qaïda et Daesh) sur l’ensemble du territoire à partir de ce soir, jeudi 29 décembre 2016, à minuit heure locale.


Le second précise les mesures visant au respect de la trêve et au déploiement des forces russes.


Le troisième définit les conditions des négociations de paix qui se tiendront à Astana (Kazakhstan). L’Iran et Égypte seront associés à ces négociations et les États-Unis pourront s’y joindre une fois le président élu Donald Trump investi (c’est-à-dire après le 20 janvier 2017).

En parrainant cet accord avec la République islamique d’Iran, la Turquie —membre de l’Otan— a renoncé à son ambition de devenir le leader du monde sunnite et s’est éloignée des États-Unis.

La Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution a annoncé qu’elle soutenait cet accord.

Au début du mois, le Qatar s’est retiré de la guerre contre la Syrie. Il est entré au capital de Rosneft, la plus grande société au monde, et a lié sa politique énergétique à celle de la Russie.

Cet accord est en discussion depuis un mois. Les parties qui s’y opposent ont tenté de le faire échouer en assassinant l’ambassadeur de Russie à Ankara, puis en bombardant les 28 et 29 décembre l’ambassade de Russie à Damas.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ne participent pas à ce cessez-le-feu. Washington a été accusé par le président Erdoğan de continuer à soutenir Al-Qaïda et Daesh, ce que l’ambassade US à Ankara a démenti. Cependant, le président sortant Barack Obama a signé, le 23 décembre, la loi fiscale de Défense autorisant la livraison d’armes à l’« opposition » (sic) en Syrie.

L’Arabie saoudite, qui n’a pas commenté l’accord, a annoncé venir en aide aux réfugiés syriens. Le royaume devrait distribuer de l’aide humanitaire, exclusivement à partir des mosquées qu’elle a installées dans les camps de réfugiés.

Le président Poutine a donné ordre à son ministre de la Défense de réduire la présence militaire russe en Syrie. Cependant, la Russie poursuivra son action contre le terrorisme (al-Qaïda et Daesh).

La guerre contre la Syrie a coûté la vie à au moins 300 000 Syriens. Elle a été planifiée par les États-Unis et leurs partenaires de l’Otan, et financée par les monarchies du Golfe.

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23 ans après le génocide rwandais : des officiers français mis en cause. Réaction exclusive du général Didier Tauzin, candidat à l’élection présidentielle

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française

Avec Armel Joubert des Ouches

 
Mardi 29 novembre dernier, le parquet rwandais a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le rôle d’une vingtaine de responsables français dans le génocide qui eut lieu en 1994 dans ce pays. On se souvient de la guerre fratricide menée par les Tutsis contre les Hutus mais aussi de l’incroyable campagne de désinformation sur ce drame. On a longtemps parlé de 800.000 victimes mais certains avancent aujourd’hui le chiffre de plusieurs millions de personnes massacrées. Cette enquête se fait bien évidemment, à la demande du président actuellement en place, Paul Kagamé, l’homme « fort » de Kigali, âgé de 58 ans, à la tête du FPR – le Front Patriotique Rwandais – au moment des faits.
 

Une inversion des faits ?

 
Il faut lire le stupéfiant communiqué des autorités rwandaises pour se rendre compte de la tentative toujours affichée de ces dernières, d’inverser les faits sur un drame qui a meurtrie pour longtemps, une région d’Afrique toute entière : Il est en effet question de l’ouverture d’une enquête « sur le rôle de certains agents et/ou fonctionnaires du gouvernement français dans le génocide contre les Tutsis au Rwanda en 1994 ». La mission des militaires sur place était bien au contraire d’apaiser les tensions et la protection des populations civiles.
 

Kagamé se défausse sur la France

 
A cette époque colonel, le général Didier Tauzin, commande le 1er RPIMA, le prestigieux Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine, régiment de forces spéciales basé à Bayonne. Si Paul Kagamé relance cette enquête « cette accusation date déjà de 1994. Il y a en effet toute une série d’officiers et d’hommes politiques français dont François Mitterrand aujourd’hui décédé mai aussi Hubert Védrine, Alain Juppé qui sont accusés de culpabilité de génocide ».
 

La France a-t-elle abandonné ses soldats ?

 
Un contexte particulier. En 1994, la France n’est qu’à un an de l’élection présidentielle. Or un an avant les graves événements rwandais, la France entre en cohabitation. Mitterrand au pouvoir, Balladur premier ministre. Dans l’entourage de François Mitterrand, beaucoup de prétendants se bousculent. « Ces gens-là n’arrivaient pas à se mettre d’accord », affirme le général Tauzin. Il y avait pour eux, des choses beaucoup plus importante… la présidentielle ! Mais le général Tauzin, candidat à l’élection présidentielle de mai 2017 ajoute : « Il n’y a en France aucun homme politique aucun militaire coupable. La culpabilité, c’est de vouloir un génocide. En revanche, la France a des responsabilités dans le génocide … des actions qui ont pu conduire au génocide. La France a des responsabilités par légèreté de la politique qui a été menée là-bas ».
 

Un acharnement de la presse française sur les officiers mis en cause

 
A l’époque, la presse française s’acharne à tenter de démontrer la responsabilité dans ce génocide d’officiers de l’armée française dont le général Didier tauzin. Pour quelle raison ?
« La presse française ne brille pas, à par quelques journalistes absolument remarquables, des journalistes d’investigation qui se soumettent à la vérité lorsqu’elle éclate, à part ceux-là en effet, beaucoup de journalistes, malheureusement, ne font que répéter ce qui leur est donné par des centrales de désinformation… Et ce fut le cas de l’opération Turquoise… »
Et le général Tauzin d’expliquer notamment qu’un journaliste parisien bien connu, intervenant sur une radio nationale, invoqua un problème de « garde d’enfant » pour justifier qu’il ne donnait pas suite à une interview pourtant décidée… « Il a subi des pressions … c’est évident… »
 

Boutros Boutros-Ghali « un génocide préparé de longue date »

 
« Les Américains sont à 100 % responsables du génocide ! » Dans un entretien accordé à RFI les 23 et 24 mars 2004, l’ancien secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali admettait que le génocide avait eu lieu parce qu’il n’avait pu obtenir du Conseil de Sécurité que les Etats-Unis interviennent sur place afin de maintenir la paix entre les deux « parties ». Pour le général Tauzin, les Américains voulaient que Kagamé s’empare du Rwanda, pour cette raison, ils ne sont jamais intervenus, laissant à la France seule gérer une situation sur place catastrophique.
 

Le général Didier Tauzin publie « Rwanda, je demande justice pour la France et ses soldats »

 
Comment 70 hommes des forces spéciales auraient ils pu commettre un génocide ?
70, c’est le nombre de militaires des forces spéciales affectées sur le terrain à cette époque. Le général Tauzin se souvient d’avoir emmené avec lui des journalistes américains vers un charnier de Hutus : « Ah non ! Ceux là ne nous intéressent pas ! Ce qu’on l’ont veut voir, c’est des Tutsis ! » Voilà ce que j’ai vu et entendu ! Des choses à hurler… »
 
 
génocide rwanda mis en cause Général Didier Tauzin Joubert

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Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN par Bruno Guigue.

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Les média

Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN par Bruno Guigue.

Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN

 

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin.

A de rares exceptions près (Jean-Luc Mélenchon, le PRCF), le moins qu'on puisse dire est que la gauche française pratique le déni de réalité sur la Syrie. Depuis 2011, c'est impressionnant. Elle a tout avalé. Avec gourmandise. Un véritable festin de couleuvres ! Elle s'est d'abord fiée à des sources douteuses (OSDH) dont elle a répété en boucle les chiffres invérifiables et les affirmations gratuites. Bonne fille, elle a accrédité la narration ridicule du boucher-de-Damas-qui-massacre-son-peuple. Elle a gobé cul sec le false-flag de l'attaque chimique comme si elle ingurgitait une vulgaire fiole onusienne de M. Powell. Elle est tombée, enfin, dans le panneau d'une propagande humanitaire à deux vitesses qui fait le tri, sans vergogne, entre les bonnes et les mauvaises victimes.

Cet aveuglement stupéfiant, la gauche française le doit d'abord à son indécrottable posture morale. Une grille de lecture manichéenne a anesthésié son esprit critique, elle l'a coupée du monde réel. Voulant absolument identifier des bons (rebelles) et des méchants (Assad), elle s'interdit de comprendre un processus qui se déroule ailleurs que dans le ciel des idées. Quand on désigne les protagonistes d'une situation historique en utilisant des catégories comme le bien et le mal, on donne congé à toute rationalité. « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre », disait justement Spinoza. On peut certes avoir des préférences, mais lorsque ces préférences inhibent la pensée critique, ce ne sont plus des préférences, ce sont des inhibitions mentales.

La deuxième raison de cet aveuglement tient à un déficit abyssal d'analyse politique. La gauche française n'a pas voulu voir que le rapport de forces, en Syrie, n'était pas celui qu'elle espérait. Elle a reconstruit le récit des événements à sa guise pour donner corps à son fantasme d'une révolution arabe universelle qui balaierait le « régime de Damas » comme elle avait balayé les autres, en méconnaissant ce qui faisait précisément la singularité de la situation syrienne. Ceux qui se vantent de connaître leurs classiques auraient dû appliquer la formule par laquelle Lénine définissait le marxisme : « l'analyse concrète d'une situation concrète ». Au lieu de se plier à cet exercice d'humilité devant le réel, l'extrême-gauche, notamment, a cru voir ce qu'elle avait envie de voir.

Abusée par sa propre rhétorique, elle misait sur une vague révolutionnaire emportant tout sur son passage, comme en Tunisie et en Egypte. Mauvaise pioche ! Privée de toute base sociale consistante dans le pays, la glorieuse « révolution syrienne » n'était pas au rendez-vous. Véritable farce sanglante, une contre-révolution menée par des desperados accourus de 110 pays a pris sa place. La nature ayant horreur du vide, cette invasion du berceau de la civilisation par des hordes de mercenaires décérébrés a tenu lieu, dans l'imaginaire gauchiste, de révolution prolétarienne. Le NPA ne s'est pas aperçu de l'énormité de cette confusion. Il n'a pas vu que les rassemblements populaires les plus imposants, en 2011, étaient en faveur de Bachar Al-Assad. Il a écarté d'un revers de la main la position du parti communiste syrien qui, tout en critiquant le gouvernement, se range à ses côtés pour défendre la nation syrienne contre ses agresseurs.

Poussant le déni de réalité jusqu'aux frontières de l'absurde, le NPA, au lendemain de la libération d'Alep, se déclare encore solidaire de la « révolution syrienne ». Mais le secrétaire général du parti communiste syrien, Ammar Bagdash, lui avait répondu par anticipation en septembre 2013 : « En Syrie, à la différence de l’Irak et de la Libye, il y a toujours eu une forte alliance nationale. Les communistes travaillent avec le gouvernement depuis 1966, sans interruption. La Syrie n’aurait pas pu résister en comptant seulement sur l’armée. Elle a résisté parce qu’elle a pu compter sur une base populaire. En outre, elle a pu compter sur l’alliance avec l’Iran, la Chine, la Russie. Et si la Syrie reste debout, des trônes vont tomber parce qu’il deviendra clair qu’il existe d’autres voies ».

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin. Incapable de comprendre ce qui se passait sur place, l'extrême-gauche française est victime du théâtre d'ombres qu'elle a elle-même dressé. Faute d'entendre ce que lui disaient les marxistes du cru, elle a joué à la révolution par procuration sans voir que cette révolution n'existait que dans ses rêves. Mais il est difficile d'admettre en 2016 qu'on s'est complètement fourvoyé depuis 2011.

Une fois de plus, écoutons Ammar Bagdash : « Ils ont commencé par des manifestations populaires dans les régions rurales de Daraa et d’Idleb. Mais dans les villes, il y eut immédiatement de grandes manifestations populaires de soutien à Assad. Par ailleurs, au début, la police ne tirait pas, ce sont certains éléments parmi les manifestants qui ont commencé les actions violentes. Dans les sept premiers mois, il y eut plus de morts du côté de la police et de l’armée que dans l’autre camp. Quand la méthode des manifestations ne marchait plus, ils sont passés au terrorisme avec des assassinats ciblés de personnes en vue (dirigeants, hauts fonctionnaires, journalistes), attentats et sabotages d’infrastructures civiles. Le gouvernement a réagi en adoptant certaines réformes comme celle sur le multi-partisme et sur la liberté de la presse, réformes que nous avons soutenues. Mais les forces réactionnaires ont rejeté ces réformes. »

Cette insurrection armée conduite par des groupes extrémistes, les communistes syriens l'ont parfaitement analysée, mais la gauche française l'a ignorée. Elle a fait comme si elle n'existait pas, comme si elle était une invention de la propagande baassiste. Comment l'admettre, en effet ? Que les gentils révolutionnaires soient passés à l'action violente dès le printemps 2011 contredisait la narration dominante ! Il fallait, pour les besoins de la cause, préserver le mythe d'une opposition démocratique et non-violente. Le récit des événements fut purgé, en conséquence, de ce qui pouvait en altérer la pureté imaginaire. La violence des allumés du wahhabisme fut masquée par un déluge de propagande. Preuve factuelle d'un terrorisme qui était le vrai visage de cette révolution-bidon, ce déchaînement de haine fut effacé des écrans-radar.

De même, cette « gauche » bien-pensante a hypocritement détourné le regard lorsque les feux de la guerre civile furent attisés par une avalanche de dollars en provenance des pétromonarchies. Pire encore, elle a fermé les yeux sur la perversité de puissances occidentales qui ont misé sur l'aggravation du conflit en encourageant la militarisation de l'opposition, tandis qu'une presse aux ordres prophétisait avec délices la chute imminente du « régime syrien ». Sans vergogne, cette gauche qui se dit progressiste s'est laissé enrôler par les gouvernements d'un Occident à l'impérialisme rapace. Elle a calqué sa lecture partiale du conflit sur l'agenda otanien du « changement de régime » exigé par les néo-cons depuis 2005. Comme l'a écrit Hillary Clinton, Washington voulait renverser Assad pour aider Israël dans son affrontement avec l'Iran ! Mais cette circonstance ne semble pas troubler les pro-Palestiniens du NPA.

L'histoire ne fait pas de cadeaux. Elle retiendra que la gauche française a servi de supplétif à l'OTAN dans cette entreprise avortée de destruction d'un Etat souverain sous le prétexte fallacieux des droits de l'homme. Cette imposture de gauche, bien sûr, n'exonère pas la droite française de ses propres responsabilités, tout aussi écrasantes et criminelles sous Nicolas Sarkozy, dans l'aveuglement volontaire au drame syrien. Mais le moins qu'on puisse dire est qu'il y a une imposture de gauche, sur la Syrie, qui aura fait des dégâts considérables. Courage, M. Mélenchon, vous avez du pain sur la planche !

 

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