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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #comite pour une nouvelle resistance tag

Droit au mariage : les errements antirépublicains d'un maire

15 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Europe supranationale

Droit au mariage : les errements antirépublicains d'un maire

Droit au mariage : les errements antirépublicains d'un maire

 

 

Chers Concitoyennes, Chers Concitoyens,

Le désespoir devant la destruction programmée de notre modèle social hérité de la Libération est total. Il débouche soit sur une abstention massive aux élections, soit sur le vote Front National. La montée du Front National se révèle un peu plus, à chaque élection, le produit des partis de gouvernement, des médias dominants et des élites qui trahissent la République, au service d’un capitalisme effroyablement inhumain.

Notre association a pour objet de défendre les conquis et les idéaux du programme du Conseil National de la Résistance « Les Jours Heureux », du 15 mars 1944. Toutes les actions menées par le Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR sont inspirées par l’appel des Résistants historiques lancé en 2004. Nos actions ont en commun la défense de la République une et indivisible qui garantit l’égalité de traitement sur le territoire national. « Liberté, égalité, fraternité » : c’est dans la devise de notre République. Nous, patriotes républicains, estimons pouvoir trouver aujourd’hui, comme hier nos aînés, les solutions pour reprendre en mains notre avenir et sortir du chaos ambiant.

Fidèles à une certaine idée de la France, c’est en toute logique que nous nous employons à mettre en lumière les impostures et le grave danger que représente le Front National. Aujourd’hui comme tout au long de son histoire, l’extrême droite a toujours manipulé l’opinion, trahi la France et collaboré au service du capitalisme transnational.

Dans le document joint vous trouverez les manipulations d’un maire Front National.

Lucien PONS. Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

Droit au mariage : les errements antirépublicains d'un maire

 

LE DROIT AU MARIAGE, LES MAIRES «  FN » ET LES PERSONNES IMMIGREES

 

Diffusée sur le Net, Facebook et reprise par les chaînes de courriels,
cette video (cliquer ici) a été concoctée par la « Propaganda » du F-Haine.

Elle est caractéristique des méthodes classiques de manipulation de l’opinion et mérite en cela d’être décortiquée. C’est un assemblage d’informations fausses, d’autres exactes mais inexpliquées et présentées de façon à rester incomprises, le tout asséné sur un ton d’autorité mêlé de sentiment – par le media de la vidéo – avec les accents de « la vertu outragée ».

 

Analyse ci-après.

 

L’intervention de ce maire du Sud de la France comporte des informations tronquées ou déformées, voire inexactes.

1         Pourquoi le maire ne peut pas refuser de célébrer un mariage ?

S’il n’est pas possible à un maire de refuser un mariage de sa propre autorité, c’est parce que la loi a confié cette prérogative au Procureur de la République, garant d’un traitement égalitaire sur tout le territoire français ; le maire doit aviser sans délai le Procureur de toute situation qui lui paraîtrait de nature à justifier l’interdiction d’un mariage ;

2        Pourquoi il n’est pas possible au Procureur de refuser un mariage en raison d’une situation irrégulière au regard de la législation sur l’immigration ?

S’il n’est pas possible de refuser un mariage sur le seul fondement d’une situation irrégulière au regard des règles de l’immigration, c’est parce qu’une personne immigrée est avant tout un être humain protégé par des conventions internationales adoptées après les crimes contre l’Humanité commis par les « Nationaux-socialistes » (« Nazis ») qui ont considéré les êtres humains comme des « choses ».

Ainsi, aux termes de l’article 12  de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales :

« A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille selon les lois nationales régissant l'exercice de ce droit ».

Cette disposition est applicable directement en France, n’ayant pas fait l’objet de transpositions.

Voir ainsi les articles 143 et suivants du code civil (Livre Ier : Des personnes ; Titre V : Du mariage ; Chapitre Ier : Des qualités et conditions requises pour pouvoir contracter mariage).

D’ailleurs, comme le rappelle dans notre région la Cour d’appel d’Aix-en-Provence :

« aucune disposition légale ne subordonne la célébration du mariage à la régularité de la situation d'un étranger au regard des conditions d'entrée et de séjour en France ou à la cohabitation préalable des époux. Il sera d'ailleurs rappelé que la cohabitation constitue précisément l'une des obligations du mariage. La différence d'âge entre les futurs conjoints ne constitue pas enfin un empêchement à l'union » (CA Aix-en-Provence, n°2012/682, 18/09/2012).

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F31474.xhtml

 

3        Pour les citoyens français, une carte d’identité même périmée continue de constituer une pièce prouvant l’identité de son détenteur – autrement dit, il s’agit encore d’une « pièce d’identité » suffisante.

a        « La carte d’identité même périmée continue à justifier l’identité de son titulaire tant qu’on peut le reconnaître d’après la photographie qui y figure » (circulaire du ministère de l’intérieur n°INTD0000001C du 19 janvier 2000

b       http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2009/04/cir_3789.pdf (point n°60) ;

c        http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2014/07/cir_38565.pdf

 

4        Un Français qui produit  une carte d’identité périmée (qui reste une pièce d’identité valable)  peut se marier, contrairement à ce qu’affirme le maire FN de la vidéo.

a       Aux termes de l’article 63 du code civil :

« Avant la célébration du mariage, l'officier de l'état civil fera une publication par voie d'affiche apposée à la porte de la maison commune. Cette publication énoncera les prénoms, noms, professions, domiciles et résidences des futurs époux, ainsi que le lieu où le mariage devra être célébré.

La publication prévue au premier alinéa ou, en cas de dispense de publication accordée conformément aux dispositions de l'article 169, la célébration du mariage est subordonnée :

1° A la remise, pour chacun des futurs époux, des indications ou pièces suivantes :

-les pièces exigées par les articles 70 ou 71 ;

-la justification de l'identité au moyen d'une pièce délivrée par une autorité publique (…) ».

 

b        La justification de l’identité par une  carte d’identité en cours de validité n’est pas une condition prévue par le législateur.

La circulaire rappelant les pièces à produire pour constituer un dossier de mariage n’impose pas de pièce d’identité « en cours de validité » : http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2014/07/cir_38565.pdf

Un maire ne peut pas refuser le mariage à un Français parce que sa carte nationale d’identité (CNI) est périmée.

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F930.xhtml#N10167 :
simple mention d’une « pièce d’identité » sans autre exigence

(NB. : Mise à jour le 13.06.2013 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) et Ministère en charge de la justice) ;

Site de la mairie de Paris :

http://www.paris.fr/pratique/papiers-formalites/mariage/les-formalites-mariage/rub_9950_stand_99460_port_24841

Le site précise bien, en conformité avec la réglementation, que :

« Les futurs époux sont invités à se présenter tous les deux lors du dépôt du dossier munis de leur pièce d'identité.

Les pièces d’identité (délivrées par une autorité publique), en cours de validité ou périmé, doivent comporter une photographie.

La photographie sur le document d’identité doit permettre d’identifier la personne qui se présente. »

 

En conclusion.

 

Le maire FN qui intervient sur la vidéo apparaît moins au service de la République que de son parti politique. Il use de sa fonction à des fins de propagande. Ce qui constitue clairement une manipulation de l’opinion de ses concitoyens, concitoyens ouvertement méprisés dans ce numéro d’acteur.

 

Nice, le 2 avril 2015.

Pour le Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR,

Son Président,

Lucien Pons

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DROIT DE RÉPONSE demandé par LETTRE OUVERTE à M. Michel Field et à la chaîne HISTOIRE.

6 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #le nazisme, #Le fascisme, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La finance dérégulée, #Histoire

Publié par Michel El Diablo

 

 

Capture d'écran : émission "Historiquement show" sur la chaîne Histoire

Capture d'écran : émission "Historiquement show" sur la chaîne Histoire

Droit de réponse demandé par lettre ouverte

à M. Michel Field et à la chaîne Histoire

(copie envoyée par courrier au CSA)

Paris, le 2 avril 2015,

Cher Monsieur Field, Je suis au regret de vous faire remarquer que votre émission "Historiquement show" portant le n° 196 et tournant actuellement en boucle sur la chaîne Histoire a porté une grave atteinte à la sérénité du débat démocratique et de la recherche historique. Libre à votre chroniqueur, M. Stéphane Courtois, de ne pas apprécier le livre Ukraine, le coup d'Etat fasciste orchestré par les Etats-Unis, ouvrage collectif écrit sous la direction de Stephen Lendman et que nous avons eu l'honneur de publier. Mais est-il déontologique d'exciper contre ce livre le fait qu'il soit édité, je cite, par "nos communistes les plus staliniens", "des communistes français ultra-orthodoxes"? Je rappelle que ces épithètes ressortissent au vocabulaire du maccarthysme et de l'extrême droite et n'ont jamais été employés par les communistes, fût-ce par ceux se revendiquant du marxisme-léninisme. Notons tout de même que Stéphane Courtois n'était pas ici la proie d'une colère subite, qui l'aurait fait se départir momentanément de ses obligations de chercheur, mais qu'il est coutumier de ce genre d'embardées et a d'ailleurs participé délibérément aux tentatives de l'Union européenne visant à criminaliser le communisme, notamment à l'occasion de la rédaction du rapport Linblad en 2006.

Face au caractère invraisemblablement partisan d'une pareille agression télévisuelle, nous jugeons donc légitime de revendiquer le droit à y répondre. Ce livre collectif défend en effet plusieurs points de vue, et non comme vous l'affirmez une ligne "un peu délirante" ou encore "russo-extrémiste", ce qui serait tout de même étrange pour un livre entièrement écrit par des Américains. De plus ces auteurs ne sont pas uniquement des "communistes ou des gens d'extrême gauche", contrairement à ce qu'affirme M. Courtois, puisqu'on y trouve, en sus des marxistes, des keynésiens et même un libertarien, Paul Craig Roberts, ancien membre de l'administration de Ronald Reagan, ce qui met à mal l'accusation d'intégrisme qu'on veut subrepticement nous faire endosser.

M. Courtois a fait mine de s'étonner de certaines continuités historiques dont nous serions le vivant témoignage, un quart de siècle après la fin de l'URSS. La première continuité c'est malheureusement celle de l'encerclement de la Russie par l'OTAN et l'inféodation accrue de notre malheureux pays, la France, à cette puissance occupante. Il est très léger de la part de M. Courtois de dire que la CIA n'est pas assez organisée pour préparer un coup d'Etat : cela relève de la désinformation ou du simple gag, celle-ci ayant elle-même revendiqué plusieurs coups d'Etat au cours de sa funeste carrière. Que faisait d'ailleurs son directeur à Kiev durant les événements? Pourquoi le gouvernement actuel à Kiev compte-t-il plusieurs Américains ou étrangers alliés de ces derniers?

Je vous demande donc posément la possibilité de venir sur votre plateau rectifier poliment ces allégations pendant une durée égale à celle impartie à M. Courtois pour chroniquer notre livre, comme la loi nous y autorise. Ce que vous avez appelé un "coup de gueule" a reçu, à vous entendre, l'autorisation de celui que vous appelez, non sans ironie sans doute, le "chef suprême". S'agit-il de M. Patrick Buisson, directeur général de votre chaîne? Nous n'avons pas l'heur de bénéficier des conseils que M. Buisson aime prodiguer aux familles politiques les plus diverses. Mais vu la présence - injustifiée à nos yeux - de militants communistes dans l'équipe de campagne d'un candidat réputé avoir été conseillé par M. Buisson, nous ne pensons pas que ce dernier aura la mauvaise grâce de priver vos téléspectateurs de nos nécessaires compléments.

Dans l'attente, je vous remercie, cher Monsieur Field, de l'attention que vous m'avez bien voulu accorder,

Aymeric Monville,

Directeur des Editions Delga

 

SOURCE:

 

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9 Mai 1945. Une offense à la mémoire. Honte au président français!

5 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La République, #La France, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La mondialisation, #la liberté, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Le fascisme

9 Mai 1945. Une offense à la mémoire

Les refus successifs de Angela Merkel, François Hollande et David Cameron d'être présents à Moscou le 9 Mai 2015 pour célébrer l'anniversaire du 9 Mai 1945, destiné à marquer la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie et honorer les morts russes tombés dans la Grande Guerre patriotique, conjuguent l'offense délibérée à la pure bêtise.

{C} {C}

 
Il s'agit d'abord d'affaiblir Vladimir Poutine dans l'esprit des citoyens russes, en laissant penser que, par la faute de sa politique en Ukraine et en Crimée, il est en train de brouiller la Russie avec toute l'Europe. Or manifestement, ce sera le contraire qui se produira. Attaquée, la Russie se resserrera autour de son gouvernement et de ses valeurs. 

C'est aussi de la pure bêtise car on ne voit pas les avantages que tirera l'Europe de cette insulte à la Russie. Manifestement, à un moment où, se sentant rejetée par l'Europe, sous la pression incessante de l'Amérique, la Russie toute entière s'investit dans la construction d'un nouvel ordre international tourné vers l'Asie, cet affront ne fera qu'accélérer le mouvement.

Au plan intérieur des politiques européennes, par ailleurs, on peut penser que de plus en plus de citoyens allemands, français et britanniques reprocheront à leurs dirigeants de les enfermer dans des politiques de sanctions dont ils ressentent les inconvénients croissants. De les enfermer aussi dans des politiques qui sont confusément ressenties, au moins sur le continent proprement dit, comme la négation de siècles d'histoire au cours desquels les échanges entre l'Europe et la Russie avaient produit les résultats  culturels les plus riches. Merkel et Hollande ne sortiront pas grandis de cet épisode peu glorieux.

Le plus coupable aux yeux de l'histoire sera François Hollande. On pourrait comprendre qu'Angela Merkel marque une certaine réserve à l'égard de la commémoration d'une victoire sur son pays, de la même façon que la France ne s'enthousiasme pas de la célébration par l'Europe de la bataille de Waterloo. « Right or wrong, my country ». Mais François Hollande ne peut en rien exciper de cet argument. Il se comporte simplement en cette affaire du 9 mai comme le petit porte-serviette de Barack Obama et de John Kerry.

Il est certain que Charles de Gaulle n'aurait rien fait de la sorte. Quant aux morts de l'escadron de chasse 2/30 Normandie Niemen, tombés sur le front russe, une nouvelle fois leur mémoire ne sera pas évoquée.

15/03/2015
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Censure et strangulation financière contre la CULTURE

30 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #La nation ., #La République, #Culture, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme

Publié par Michel El Diablo

 

 

Censure et strangulation financière contre la CULTURE

« Quand j’entends le mot Culture,
je sors mon revolver
 »

(Baldur von Schirach,
condamné à 20 ans de réclusion
par le Tribunal de Nuremberg)).

 

 
L’offensive actuelle contre la culture se présente sous deux aspects principaux : la censure et la strangulation financière.
 
La censure :
 

 

Censure et strangulation financière contre la CULTURE

Le photographe suisse Jean Mohr devait présenter à Paris, au siège de l’UNESCO, une exposition de ses clichés intitulée : Avec les victimes de la guerre. Or, elle a été interdite, à la demande d’ambassadeurs de pays belligérants, au premier rang desquels : la Turquie.

Le gouvernement turc n’a pas supporté qu’il montre les camps de réfugiés grecs à Chypre, ni une photo légendée : « Impacts de balles sur une façade, Chypre, 1974 ».
Cachez ces exactions que je ne saurais voir…

 

Censure et strangulation financière contre la CULTURE

Les photos de Jean Mohr sont pourtant celles d’un humaniste, qui a une grande pitié pour les victimes : l’une d’elles montre une femme qui a tiré de l’eau au puits et qui l’emporte au camp, à quelques kilomètres de là. Sur une autre, des enfants basculent dans le jeu. Et l’auteur commente : « Là où il y a des rires d’enfants, il y a toujours de l’espoir ».

 

Les coupes budgétaires :

 

Censure et strangulation financière contre la CULTURE

En France, 100 festivals ont été supprimés, à cause de la baisse des subventions publiques, et de la réforme territoriale : une hécatombe. D’une part, l’état veut faire 11 milliards d’économie sur la culture, en trois ans ; d’autre part, la fusion des régions va faire disparaître les festivals « en trop ». Les gros festivals ne sont pas épargnés : les Eurockéennes de Belfort sont menacées ; le Festival de Musique de Strasbourg, le plus ancien festival de musique classique de France (1932), est en faillite.

La culture n’est plus considérée par ce gouvernement comme un service public. François Hollande « défend » le patrimoine irakien vandalisé par Daech, et il attaque le patrimoine français au marteau-piqueur. Fouquier-Tinville aurait dit, en envoyant Lavoisier à la guillotine : « La République n’a pas besoin de savants ». Hollande ajouterait : « ni d’artistes ».

Quand j’entends parler de culture, je sors mon Pacte de responsabilité pourrait dire François Hollande.

 

SOURCE:

 

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« LE COMITÉ POUR UNE NOUVELLE RÉSISTANCE- CNR » ORGANISE POUR LA SIXIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE LE DÉPLACEMENT AU PLATEAU DES GLIÈRES AU DÉPART DE NICE les samedi 23 mai et dimanche 24 mai 2015.

29 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #La République, #La nation .

 « LE COMITÉ POUR UNE NOUVELLE RÉSISTANCE- CNR » ORGANISE POUR LA SIXIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE LE DÉPLACEMENT AU PLATEAU DES GLIÈRES AU DÉPART DE NICE les samedi 23 mai et dimanche 24 mai 2015.
 « LE COMITÉ POUR UNE NOUVELLE RÉSISTANCE- CNR » ORGANISE POUR LA SIXIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE LE DÉPLACEMENT AU PLATEAU DES GLIÈRES AU DÉPART DE NICE les samedi 23 mai et dimanche 24 mai 2015.
 « LE COMITÉ POUR UNE NOUVELLE RÉSISTANCE- CNR » ORGANISE POUR LA SIXIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE LE DÉPLACEMENT AU PLATEAU DES GLIÈRES AU DÉPART DE NICE les samedi 23 mai et dimanche 24 mai 2015.
 « LE COMITÉ POUR UNE NOUVELLE RÉSISTANCE- CNR » ORGANISE POUR LA SIXIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE LE DÉPLACEMENT AU PLATEAU DES GLIÈRES AU DÉPART DE NICE les samedi 23 mai et dimanche 24 mai 2015.

« LE COMITÉ POUR UNE NOUVELLE RÉSISTANCE- CNR »
ORGANISE POUR LA SIXIÈME ANNÉE CONSÉCUT
IVE
LE DÉPLACEMENT AU PLATEAU DES GLIÈRES
AU DÉPART DE NICE
les samedi 23 mai et dimanche 24 mai 2
015

Le plateau des Glières est un haut lieu de Résistance durant la seconde guerre mondiale contre l’envahisseur nazi, et contre la collaboration française, collaboration qui n’a pas hésité à trahir la patrie pour vendre la France au profit des forces de l’argent afin de revenir sur les avancées sociales du Front Populaire.

Durant ces deux jours vous pourrez assister à de nombreuses conférences et à des prises de paroles des Résistants d’hier et d’aujourd’hui.

Le déplacement s'effectuera en car à condition qu’un nombre suffisant
(35 personnes ) de participants se manifeste très rapideme
nt.
Le coût du car serait alors de 65€ / participant.

Sinon un covoiturage est d'ors et déjà organisé.

INSCRIVEZ-VOUS – URGENT

Il faut TRES VITE nous le faire savoir et nous envoyer un chèque de 50€ / participant.

Ce prix correspond à l'hébergement sur le plateau des Glières et aux repas du dimanche 24.

Le chèque est à libeller et adresser comme expliqué ci-dessus

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Ouvrir une perspective politique moderne : NE SERAIT-IL PAS PERTINENT DE S’INSPIRER DE L’EXEMPLE DE L’UNION DE LA RESISTANCE ET DE REACTUALISER LE PROGRAMME DU CNR ? Par le Comité Valmy.

19 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale

Colloque de l’Arc Républicain de Progrès le 10.10.09 à Paris

Ouvrir une perspective politique moderne : NE SERAIT-IL PAS PERTINENT DE S’INSPIRER DE L’EXEMPLE DE L’UNION DE LA RESISTANCE ET DE REACTUALISER LE PROGRAMME DU CNR ?

Communiqué de l’ARP août 2009

jeudi 5 mars 2015, par Comité Valmy

Quel chemin choisir pour une alternative populaire, démocratique et de progrès à la politique sarkozyste de « rupture » avec tout l’héritage économique, social et républicain du peuple nation ?

 

• Rapiécer l’union de la gauche acquise au fédéralisme européen et sous domination social démocrate ?

• Suivre les nationalistes qui ignorent la souveraineté populaire et la question sociale ?

Ou bien :

• Bâtir l’union du peuple de France pour la République, l’indépendance nationale, la souveraineté populaire, le progrès social, les libertés démocratiques et des coopérations mutuellement avantageuses entre peuples libres et nations souveraines ?

 

L’exemple de la Résistance, celui du programme du CNR sont-ils pertinents aujourd’hui ?

 

Le résultat des élections européennes est riche d’enseignements parmi lesquels, deux sont essentiels. Deux rejets populaires. Celui de l’Europe fédérale de la finance mondialisée et celui de la social démocratie. Cette dernière, dont il n’y a rien de bon à attendre du fait de son dogmatisme, est discréditée en raison de la politique euro atlantiste, contraire aux intérêts du monde du travail et des nations, que les dirigeants du PS mènent depuis la deuxième guerre mondiale.

Les peuples d’Europe et, tout particulièrement le peuple de France, ont compris que l’intégration européenne se fait contre eux et que l’Europe supranationale ne sera jamais sociale et pacifique, parce qu’elle est celle du capitalisme financier mondialiste et de l’OTAN, parce qu’elle sévit sous la dictature d’une oligarchie souterraine atlantiste et occidentaliste.

Notre peuple saisit de mieux en mieux que derrière le démontage méthodique de sa production industrielle et agricole, de sa protection sociale, du pouvoir d’achat des salariés, paysans et artisans, de l’Education nationale et de l’Université, des services publics et du secteur public industriel, des retraites par répartition, du droit du travail, de la laïcité à la française et des libertés démocratiques, de la souveraineté nationale, de la politique internationale indépendante de la France (alignement sur les Etats-Unis), et même de la langue française (sacrifiée au « tout anglais » promu par l’UE et par le MEDEF), se trouve l’intégration européenne qui attaque au premier chef les grandes conquêtes sociales du gouvernement de la Libération. C’est d’ailleurs ce que proclame M. Kessler, voix autorisée du haut patronat, dont l’éditorial publié dans « Challenges » de novembre 2007, félicitait insolemment Nicolas Sarkozy de « démanteler le programme du Conseil national de la Résistance ».

Il est donc heureux que la construction d’un Etat européen fédéral et régionaliste ait été à nouveau mise en échec par le choix populaire massif de l’abstention qui exprime un refus de cautionner les institutions de l’Union Européenne. Pourtant, le pouvoir supranational des banquiers, des complexes militaro-industriels et de leurs agents, ne va pas renoncer à renforcer encore sa domination totalitaire sur les peuples.

De son coté, Sarkozy démolit la France tous azimuts. Se comportant en monarque absolu, adepte d’un autoritarisme sans limite et à l’opposé de ses discours pseudo patriotiques, Sarkozy applique le programme commun néo-libéral de l’oligarchie internationale dont il est le fondé de pouvoir, les traités de Maastricht, Nice et Lisbonne. Ses cibles sont la Nation, la République, la démocratie, la laïcité et le progrès social. Son atlantisme et son sionisme immodérés l’ont conduit à accélérer le démontage méthodique de la Défense Nationale désormais en position de subordination dans le commandement intégré de l’OTAN, dont elle adopte les normes anglo-saxonnes. Cette vassalisation à également conduit Sarkozy à installer une base militaire agressive aux portes de l’Iran, alors même qu’il démantelait les régiments français chargés d’assurer la défense du territoire national, transformant l’armée en force supplétive de la puissance hégémonique étasunienne, notamment en Afghanistan. Nul ne sait jusqu’où ira son aventurisme belliqueux et dans quels conflits il entraînera notre pays ?

Le peuple de France, de plus en plus mécontent face à la crise à la fois économique, sociale et politique, est en quête d’une stratégie alternative, capable de construire un vrai changement. Certains entendent persévérer dans la voie du fédéralisme européen qui menace l’existence même de la nation déjà vassalisée et de la République. Ils sont divers depuis les néo-libéraux avoués ou non du PS, de l’UMP, du MODEM, d’Europe écologie etc. On les retrouve aussi chez les européistes supranationaux, les porteurs d’illusions de l’Europe sociale, des prétendues « République » et autres « nation » européennes, les idéologues du nihilisme national. D’autres, restent englués dans la logique d’union de la gauche et refusent de prendre acte de son échec historique. D’autres entendent rassembler les fédéralistes du « non de gauche » hostiles à la nation, dont ils ne voient pas qu’elle a fusionné avec le peuple et qu’elle n’a rien de commun avec le racisme et avec la xénophobie. Tous vont à l’échec.

L’Arc Républicain de Progrès est favorable à l’union du peuple de France, seule stratégie ouvrant la perspective d’un rassemblement populaire majoritaire. Cette démarche républicaine implique la reconquête de l’indépendance nationale, de la souveraineté populaire et de la démocratie. Elle permettrait une politique de progrès social impossible dans le cadre inamendable de l’UE, véritable carcan dont la France doit résolument s’affranchir de même que tous les peuples européens, afin de lui substituer d autres types de coopération.

Ce type de rassemblement doit s’inspirer de la Résistance, ainsi que du programme du CNR qui doit être défendu et réactualisé. Quoi de plus neuf en effet que de remettre en pratique dans les conditions d’aujourd’hui, les grands principes qui inspirent le programme du CNR : indépendance nationale, république laïque et démocratique, progrès social, place éminente dévolue au monde du travail dans la nation, fidélité aux idéaux de la Révolution française, antifascisme et antiracisme, liberté de la presse, égalité entre les deux sexes, constitution d’un large secteur public industriel, bancaire et de service, pour mettre l’économie au service du peuple, favoriser la démocratie participative, susciter le développement des PME et l’initiative citoyenne,favoriser la solidarité et la paix entre les peuples par la promotion du droit international ,de l’aide au développement et du refus de toute hégémonie .

La pertinence de cette vision stratégique fera l’objet en octobre d’un colloque de l’ARP, auquel, nous vous convions dès à présent.

Comité Valmy

Pôle de Renaissance Communiste en France ( PRCF)

Résistance et Renouveau Gaulliste (R2G)

Collectif Républicain Gaulliste de Gauche

Rassemblement des Citoyens pour la République

COLLOQUE DE L’ARC REPUBLICAIN DE PROGRES – 10 OCTOBRE 2009 – Matin : de 10 à 12h30 et après-midi de 14 à 18heures.

AGECA - 177 Rue de Charonne PARIS 11ème

Mise en ligne CV : août 2009

9 Messages de forum

  • Il existe un article sur le Grand Soir qui va dans le même sens que cet article. Je vous convie tous à aller le lire car il aborde les choses sous un autre angle.

    Le monde ne peut pas être changé sans lutter contre la propagande occidentale.

    Cet article présent a l’avantage de nous ouvrir sur le programme du CNR, comme un idéal d’avenir.

    Je partage totalement les vues du CNR...

    Mais le problème aujourd’hui et Sarkozy le sait et l’Oligarchie atlantiste le sait, c’est que par une propagande assidue, tout le monde s’est réduit à l’état de mouton dont le seul "NON" à l’Europe ne détermine pas automatiquement une levée de cet état de mouton.

    La preuve : le Comité Valmy, tout honorable qu’il est, et bien qu’animé par de valeureux individus qu’on ne saurait remettre en question, demeure envers et contre tout rien qu’un académisme de la Résistance future. Et il n’y a rien de tel pour détruire une émotion capable de soulever les enthousiasmes.

    Le dernier article de Bonafi que l’on trouve sur OULALA.NET devrait vous inciter à aller un peu plus loin que le saut de votre lit !!! Car il semblerait qu’il soit vraiment temps !

    Voir en ligne : http://www.amaranthes.fr

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Stay-behind, réseaux d’ingérence américains : les précurseurs

14 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Les Antifafs., #Politique étrangère, #Politique intérieure, #L'OTAN., #Histoire

13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 21:42

 

 

 Un petit retour sur le passé, à la recherche d'autres pièces du puzzle. Des choses que beaucoup d'entre nous savent déjà, mais qu'il n'est pas mauvais de rappeler, des racines du présent qui peuvent nous aider à mieux comprendre ce qui se trame aujourd'hui. Tant il semble parfois que seul ceux qui ont appris l'histoire dans  les films de Walt Disney et autres Hollywood productions, où dans les programmes strictement dirigés de l'enseignement officiel peuvent ignorer que depuis des décénnies s'opérentune élimination systèmatique de ceux qui résistent à l'emprise hégémoniste de cet empire qui vise la domination du spectre total... spectre étant un mot qui lui ressemble. Nous ne sommesplus ici dans une histoire de couleur politique, mais bien dans la mise en évidence de ces fils qui tissent la trame du passé et servent de racines à l'avenir, Une petite prospection dans les archives de Voltaire, un texte d'avant le 11 septembre, une date fort surinvestie, un élément parmi d'autres qui n'a pris une telle ampleur que parce que chacun y a mis du sien pour la lui accorder, or de tout sens de la réalité qui nous dit que les morts des deux tours et les quelques dégâts latériel sont bien peu de choses à côtés des crimes, tortures et perversions pratiquées par ceux qui en ont pris prétexte pour intensifier leur marche hégémoniste. Le 11 septembre aurait du garder sa vraie dimension, celle d'une anectode dans une guerre longue et terriblement meurtrière et dans la genèse de ses Forces d'Opérations Spéciales telles qu'elles sont conçues et fonctionnent à présent dans une étroite collusion avec les métastases du nazisme à travers la planète.

 

 

Contrôle des démocraties

Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains

 

Suite aux enquêtes de deux juges vénitiens, le président du Conseil italien confirme en 1990 l’existence du réseau Gladio. Ce réseau émane d’une structure beaucoup plus vaste, le « stay-behind », mis en place par les américains après la seconde guerre mondiale pour lutter contre l’influence communiste. Les citoyens des démocraties occidentales sont-ils réellement libres de leurs choix ?

 

Réseau Voltaire | Paris (France) | 20 août 2001 ligne-rouge.gif
 
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Les réseaux d’ingérence américains

 

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Chargés d’instruire les affaires du crash d’un avion militaire secret, en 1973, à Maghera, et celle d’un attentat à la voiture piégée, à Paetano, les juges vénitiens Felice Casson et Carlo Mastelloni recueillent des témoignages et des documents tendant à prouver qu’un gouvernement secret contrôlerait l’Italie dans l’ombre des institutions officielles. Alors qu’ils convoquent en leur cabinet plusieurs dirigeants politiques du pays, le président du Conseil, Giulio Andreotti, rend publique le 27 octobre 1990 une déclaration authentifiant l’existence d’une telle superstructure, le Gladio : « Après la Seconde Guerre mondiale, la peur de l’expansionnisme soviétique et l’infériorité des forces de l’OTAN par rapport au Kominform conduisirent les nations d’Europe de l’Ouest à envisager de nouvelles formes de défense non conventionnelles, créant sur leur territoire un réseau occulte de résistance destiné à œuvrer en cas d’occupation ennemie, à travers le recueil d’informations, le sabotage, la propagande, la guérilla [...] À la lumière des événements récents et significatifs qui ont bouleversé l’Europe de l’Est, le gouvernement s’impose de revoir toutes les dispositions en matière de guerre non orthodoxe et de promouvoir toute initiative propre à vérifier, tant sur le plan politique que sur celui de la technique militaire, l’actuelle utilité et la validité des systèmes de protection du territoire national ».

Les révélations fracassantes de Giulio Andreotti débouchèrent sur une pénible question : tout au long de la guerre froide, les démocraties occidentales ont-elles été manipulées par les services spéciaux de l’Alliance atlantique, au point que la démocratie elle-même n’aurait été qu’un simulacre ? Pour y répondre, des commissions d’enquête parlementaires ont été constituées en Italie [1], en Suisse [2] et en Belgique [3]. Le résultat de ces investigations [4] est si pénible que d’autres États, comme la France, ont préféré s’enfoncer dans la dénégation.

L’existence des stay-behind était pourtant un secret de polichinelle. En 1952, la presse allemande avait révélé les activités d’un groupe d’extrême droite, le Bundesdeutscherjungend, dont les militants, armés par les services secrets de l’Alliance atlantique, préparaient l’assassinat des principaux leaders de la gauche en cas d’invasion soviétique. L’Alliance entendait ainsi prévenir la constitution d’un gouvernement fantoche imposé par l’Armée rouge.

Le réseau stay-behind est mentionné, en 1976, dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire américaine sur la CIA présidée par le sénateur Frank Church [5]. Des informations plus précises ont été rendues publiques, en 1978, par l’ex-chef des stay-behind et ex-patron de la CIA, William Colby, dans son autobiograhie [6]. De nombreux détails ont été publiés, en 1982, par le colonel Alfred H. Paddock [7], ancien commandant du 4e Groupe d’action psychologique. Toujours en 1982, l’enquêteur du Bureau des investigations spéciales [8], John Loftus, a révélé les conditions de recrutement des stay-behind parmi les agents nazis. Le journaliste et historien Gianni Flamini a décrit leur action en Italie dans son monumental ouvrage [9] (1981 à 1984). Enfin, la redéfinition des actions du stay-behind a été officiellement analysée lors d’un colloque organisé, en 1988, par l’US National Strategy Information Center [10].

Aussi abondante qu’elle soit, cette documentation reste parcellaire et donne une image biaisée du système. Des documents du département d’État américain, ultérieurement déclassifiés et publiés, la complètent utilement et font apparaître un dispositif global d’ingérence dans la vie démocratique des États alliés bien plus large que les seuls stay-behind.

Retracer la formation et l’histoire du plus secret des services secrets n’offre pas seulement un intérêt rétrospectif pour la face cachée de la politique occidentale depuis 1947. Ce service, dont l’existence n’a été reconnue que pour affirmer qu’il appartenait au passé, ne serait-il pas toujours actif ? Alors qu’il était censé n’avoir jamais existé, il a officiellement été dissous trois fois : d’abord en 1952, puis en 1973, enfin en 1990. Et, s’il est toujours actif, manipulant en sous-main les institutions publiques, les démocraties occidentales ne sont-elles que des leurres ?

La création du stay-behind

Pour répondre à ces questions, un retour historique s’impose. Dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, un service de contre-espionnage américain, la branche X2 de l’OSS (Office of Strategic Services), fut chargé de localiser les agents nazis restés sur place après le repli de la Wehrmacht : les « stay-behind ». Plutôt que de les arrêter et de les fusiller, James Jesus Angleton, patron du X2, et le général William J. Donovan, directeur de l’OSS, décidèrent d’en retourner le plus grand nombre et de les enrôler en vue de la Guerre mondiale suivante, celle qui opposerait le « monde libre » au « péril communiste » [11]. Il fallait faire vite, avant que les mouvements de résistance n’identifient eux aussi les stay-behind et ne les épurent.

Cette opération débuta en Italie avec le retournement du chef des escadrons de la mort (Decima Mas), le prince Valerio Borghese, qui révéla les noms de ses agents pour les sauver. Puis elle fut conduite dans tous les territoires anciennement occupés par le Reich. Ainsi, les stay-behind français furent identifiés et recrutés après le retournement du secrétaire général de la police, René Bousquet. À la capitulation de l’Axe, l’opération fut étendue à l’Allemagne elle-même jusqu’à retourner le général Reinhard Gehlen, ex-chef du service secret de la Wehrmacht sur le front de l’Est. Après dix mois de « traitement » aux États-Unis par Frank G. Wisner, Gehlen fut amnistié et se vit confier la création et la direction du Bundesnachrichtendienst (BND), le service secret de l’Allemagne fédérale [12]. L’opération fut planifiée par Allan Dulles, alors chef de poste de l’OSS à Berne. Il s’appuya sur les contacts informels qu’il avait eus, depuis la mi-1942, avec deux tendances du parti nazi en vue de conclure une paix séparée [13]. Les agents nazis, fascistes et oustachis, dont les fonctions étaient publiques ne pouvaient être réemployés en Europe. Ils furent donc déplacés en Amérique latine où ils pouvaient être utilisés. Leur exfiltration fut réalisée par le Saint-Siège, qui partageait leur logique, sous la responsabilité de Mgr Giovanni Battista Montini [14]. En France, le tri des agents de nationalité allemande fut opéré au camp d’internement du Coudray-Morancez (Eure-et-Loir), sous le couvert du séminaire de l’abbé Franz Stock [15].

En 1946, le président Harry S. Truman s’attela à la reconversion de l’économie et des institutions de guerre américaines. Prenant acte des difficultés que son pays avait rencontrées pendant la Seconde Guerre mondiale, il décida de doter les États-Unis d’une industrie de guerre et de services secrets permanents. Cette décision était légitime au regard de l’improvisation dans laquelle son pays s’était trouvé pendant le conflit, elle révélait aussi la difficulté de reconvertir l’énorme machine de guerre américaine à l’économie de paix. Truman dut faire face à de vives oppositions politiques, des deux bords, pour faire entériner sa décision. Selon les préconisations du général William J. Donovan, directeur de l’OSS, la nouvelle Agence centrale de renseignements (CIA) devait se substituer partiellement aux services de la Marine, de l’Armée de terre, et du Secrétariat d’État. Elle ne devait pas se contenter de recueillir des renseignements, mais devait aussi pouvoir agir à l’étranger, en violation de la souveraineté des États. Si Truman valida la première proposition, il renonça à la seconde. Officiellement, le National Security Act, validé par le Congrès en 1947, pérennise en temps de paix un dispositif militaire général qui comprend une agence de renseignements extérieurs, la CIA, dénuée de toute compétence pour conduire des « opérations spéciales ». L’Organisation Gehlen en Allemagne et le réseau stay-behind dans toute l’Europe n’avaient donc plus de raison d’être et auraient dû être démantelés.

Néanmoins, à l’occasion de débats sur les conditions d’occupation de l’Allemagne vaincue, la conférence des ministres des Affaires étrangères à Moscou montra qu’il était impossible aux pays tiers de ne pas se positionner dans le conflit USA-URSS. La première, la France choisit son camp, celui des Anglo-Américains. C’était le début d’une guerre non déclarée et sans opérations militaires conventionnelles, la guerre « froide ». Revenant illégalement sur la décision du Congrès, Harry S. Truman institua en secret un nouveau service pour conduire des opérations de guerre en temps de paix. L’Organisation Gehlen et le réseau stay-behind en fournirent immédiatement les fondements.

La seule base juridique des opérations spéciales est la National Security Council Directive on Office of Special Projects (NSC 10/2) du 18 juin 1948. Classée top secret, elle n’a été rendue publique que cinquante ans plus tard [16]. Cette directive stipule que les opérations du réseau seront planifiées et conduites sous l’autorité d’un Bureau administrativement rattaché à la CIA et, en temps de guerre, en coordination avec l’état-major. Le chef de ce bureau est nommé par le secrétaire d’État, agréé par le directeur de la CIA, puis confirmé par le Conseil national de sécurité. Initialement, ce Bureau disposait d’une autonomie complète et n’était rattaché à la CIA que pour bénéficier d’un financement légal. En cas de désaccord entre le Bureau d’une part, et directeur de la CIA d’autre part, ou le Secrétaire d’État, ou encore le Secrétaire à la Défense, le litige ne pouvait être tranché que par le Conseil national de sécurité. Chaque autorité concernée devait désigner un officier de liaison auprès du Bureau et lui transmettre toute information requise, de sorte que le secret de l’existence même du Bureau fut conservé. La compétence du Bureau est ainsi définie : « Toutes activités, conduites ou favorisées par le Gouvernement contre des États ou des groupes hostiles, ou de soutien d’États ou de groupes amis, mais qui sont planifiées et exécutées de sorte que la responsabilité d’aucun Gouvernement [successif] des États-Unis ne puisse apparaître aux personnes non-autorisées, ou que, si elles sont découvertes, le Gouvernement des États-Unis puisse en dénier plausiblement la responsabilité. Précisément, de telles opérations comprennent toute activité secrète en relation avec : la propagande ; la guerre économique ; l’action préventive directe, incluant le sabotage, l’anti-sabotage, les mesures de destruction et d’exfiltration ; la subversion d’États hostiles, incluant l’assistance aux mouvements de résistance, aux guérillas locales et aux groupes de libération en exil ; et le soutien aux éléments anticommunistes locaux dans les États menacés du monde libre. Ces opérations ne comprennent pas les conflits armés conduits par des forces militaires reconnues, l’espionnage, le contre-espionnage, la couverture ou la tromperie pour des opérations militaires ».

L’organisation interne du réseau a été définie dans un mémorandum secret, rédigé par le premier directeur du Bureau à l’attention du directeur de la CIA [17]. Il est divisé en cinq groupes fonctionnels :
- le Groupe de guerre psychologique (presse, radio, rumeurs, etc.) ;
- le Groupe de guerre politique (aide à la résistance dans les États communistes, aide aux mouvements en exil, aide aux mouvements anticommunistes dans les pays libres, encouragement aux transfuges) ;
- le Groupe de guerre économique (empêchement d’achat de fournitures, manipulation des marchés, marché noir, spéculation sur les monnaies, contrefaçon, etc.) ;
- le Groupe d’action directe préventive (aide aux guérillas, sabotage, contre-sabotage, destruction, exfiltration, stay-behind) ;
- le Groupe « divers ».

Pour Truman et son équipe, la nouvelle guerre n’est pas de type conventionnel et n’oppose pas les États-Unis à l’URSS, mais elle est politique, économique et psychologique et oppose l’Occident au communisme. L’intérêt des États-Unis devient la défense des valeurs de ses « pères fondateurs » [18], donnant ainsi une dimension religieuse, sinon mystique, à la guerre froide. Tous les moyens doivent être mobilisés pour que les Occidentaux se reconnaissent dans le camp américain, s’identifient au « monde libre », se préparent à se sacrifier pour lui.

Le stay-behind n’est qu’une arme particulière dans cette croisade. L’expression « stay-behind » était utilisée par les services britanniques pour désigner ses agents restés en arrière de la ligne de front. Ils pouvaient avoir pour mission d’organiser une résistance locale en bénéficiant du parachutage d’armes et de moyens de transmission. Pendant la guerre froide, l’idée de ne pas attendre une occupation soviétique de l’Europe occidentale pour y préparer l’infrastructure de réseaux de résistance parut logique. De même l’idée de recruter, pour un réseau atlantiste de ce type, des anticommunistes habitués à l’action secrète allait de soi. Outre les agents nazis retournés par l’OSS, Carmel Offie continua à recruter des personnels dans les milieux d’extrême droite pour la nouvelle structure américaine. Concernant la faction ultramontaine [19] des catholiques, les Anglo-Américains passèrent un accord global avec le Saint-Siège par l’entremise du cardinal Francis Spellman.

Développement du stay-behind

Si les stay-behind avaient pour seule finalité de préparer la résistance en cas d’occupation, chaque État aurait pu s’en doter, de sa propre initiative et sous sa seule autorité. Mais dans la mesure où l’on considérait que les communistes occupaient déjà partiellement, sur le plan idéologique tout au moins, l’Europe occidentale, il devenait indispensable que les stay-behind échappent à des gouvernements dans lesquels l’ennemi pouvait entrer par la voie électorale à tout moment.

Forts de ce raisonnement, des accords tripartites furent signés entre les États-Unis, le Royaume-Uni et chacun de leurs alliés autorisant Washington à agir sur leurs territoires à leur insu, de manière à les défendre face à l’infiltration communiste.

En 1949, les premiers accords furent intégrés dans un système multilatéral incluant la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la France et le Royaume-Uni. Il était géré par le Comité clandestin de l’Union occidentale (CCUO). Suite à la signature du Traité de l’Atlantique-Nord, ce système fut ouvert à de nouveaux États, et plus tard encore à des États neutres géographiquement situés aux marges de l’OTAN. Le CCUO devint alors le Comité clandestin de planification (CPC, Clandestine Planning Committee) puis, en 1958, le Comité allié de coordination (ACC, Allied Coordination Committee).

Le fondement juridique de ce dispositif est fourni par des protocoles secrets du Traité de l’Atlantique-Nord. Il n’est pas intégré pour autant à l’Organisation du Traité (OTAN), de sorte que le retrait français de l’OTAN (1966-95) n’a nullement impliqué son retrait du dispositif. La supervision du CCUO-CPC-ACC est assurée par les Anglo-Américains qui se sont réparti des zones d’influence : aux Britanniques le Benelux et la péninsule ibérique, aux Américains, tout le reste. La présidence du Comité est « tournante », elle revient à tour de rôle à chaque État membre.

Selon le colonel Oswald Le Winter, ancien officier traitant du Gladio au sein de la CIA, les protocoles additionnels du Traité de l’Altantique-Nord stipulent notamment que les États membres renoncent à poursuivre les agissements de groupes d’extrême droite lorsque ceux-ci sont utilisés pour les besoins du service. Ces documents auraient été signés pour la France par Robert Schuman, alors président du Conseil.

Aux États-Unis, ce service secret fut initialement dénommé Bureau pour la coordination politique (OPC). Son premier directeur fut Frank G. Wisner [20]. Il a été choisi par le secrétaire d’État, le général George Marshall, sur une liste [21] de six noms établie par son conseiller George F. Keenan en relation avec Allan Dulles. Irving Brown, représentant du syndicat AFL-CIO à Paris, et Norris Chapman, diplomate en poste à Paris, y figurent. Décrivant cette période, William Colby écrit : « Débordant de dynamisme et d’intelligence, Wisner ne ménagea pas sa peine et, en quelques mois, faisant largement appel à ses anciens collègues de l’OSS, mit sur pied, dans le monde entier, une espèce de nouvel ordre des Templiers, chargé de défendre la liberté occidentale contre l’obscurantisme communiste... et la guerre ».

Au début des années cinquante, le général Walter B. Smith, nouvellement nommé directeur de la CIA, exigea que le Bureau ne soit pas seulement administrativement rattaché à l’Agence, mais qu’il soit subordonné à son autorité. Il finit par obtenir sa fusion avec la Direction de la planification de l’Agence, en août 1952. Les autorités américaines admirent à cette occasion que l’OPC avait existé et prétendirent qu’elles venaient de le dissoudre. Elles ne pouvaient en effet reconnaître la fusion puisque les activités de l’ex-OPC restaient illégales. Le général Smith s’adjoignit le concours d’Allan Dulles, ex-chef de l’OSS et frère du secrétaire d’État John F. Dulles.

En contrepartie de sa perte d’indépendance, Frank G. Wisner disposa de moyens accrus, notamment d’un Centre de guerre psychologique, installé à Fort Bragg sous le commandement du major-général Robert A. McClure. Ce Psychological Warfare Center prit ultérieurement le nom de Special Warfare School (1956-68), puis d’Institute for Military Assistance (1969-83), et enfin de John F. Kennedy Special Warfare Center and School (depuis 1983). Fort Bragg est devenu l’une des plus importantes bases militaires dans le monde. C’est là que stationnent les unités spéciales, les « bérets verts ».

Selon le rapport Church, le réseau disposait déjà, en 1952, de trois mille collaborateurs, de quarante-sept postes à l’étranger et d’un budget annuel de deux cents millions de dollars. Wisner a toujours revendiqué comme exploits de son service la création de syndicats non communistes en Europe (1947-50), le renversement de Mossadegh en Iran (1953) et celui de Jacopo Arbenz au Guatemala (1954). Des opérations moins probantes ont été conduites en Albanie, en Ukraine, en Pologne et en Corée [22]. L’OPC étendait donc ses activités hors d’Europe.

En 1958, Richard M. Bissell succéda à Frank G. Wisner. Puis, Richard M. Helms, Desmond Fritzgerald, Thomas H. Karamessines et William E. Colby.

Depuis 1968, le Comité de liaison (CCUO-CPC-ACC) a été renforcé, selon une articulation et des modalités obscures, par une réunion annuelle de contact des services secrets européens, le Club de Berne.

En mars 1973, le dispositif fut à nouveau remodelé et la Direction prit sa dénomination actuelle de Direction des opérations. Elle fut dirigée par William Nelson, puis William Wells, John N. McMahon, Max C. Hugel, John H. Stein, Clair E. George, Richard F. Stolz. C’est dans cette période que les activités du stay-behind furent renforcées en Amérique latine. Une coordination des services argentins, boliviens, chiliens, etc. est mise sur place pour terroriser et éliminer les leaders des oppositions. Cette coordination peut compter sur le soutien des stay-behind espagnols, français, portugais, etc. pour espionner et assassiner ceux qui s’enfuient en Europe. C’est l’opération Condor, dont la direction opérationnelle est confiée à Klaus Barbie. Les responsables militaires latino-américains du stay-behind furent formés à l’US School of Americas de Fort Benning (Géorgie), devenue en 2001 Western Hemispheric Institute for Security Cooperation (WHISC) par des professeurs provenant de Fort Bragg. L’École des Amériques a été vivement critiquée après la publication de ses manuels internes et la révélation des cours de torture qui y étaient prodigués.

Simultanément, le stay-behind met en place une organisation internationale politico-militaire, la loge Propaganda Due (P2), régulièrement affiliée au Grand Orient d’Italie. Elle sert d’instrument privilégié pour articuler guerre politique et opérations spéciales. Licio Gelli, le grand-maître de la P2, avait été l’officier fasciste de liaison entre l’X2 de l’OSS et la Decima Mas du prince Valerio Borghese lors de la constitution du stay-behind en Italie. Son association réunissait plusieurs milliers de personnalités du monde de la politique, des armées, de la finance, de l’Église et des arts, dont neuf cent vingt-trois Italiens. Gelli était devenu un personnage central du dispositif atlantiste au point de figurer comme invité spécial aux cérémonies d’investiture de Bush, Carter et Reagan. La P2 établissait un pont entre les stay-behind et les agents des autres groupes du dispositif. Elle a été dissoute et ses membres font l’objet de diverses poursuites judiciaires aussi bien pour leur implication dans des tentatives de coups d’État que pour leur rôle dans la faillite du Banco Ambrosiano. Seules les listes des membres italiens et argentins de la loge ont été publiées.

Selon nos informations, la loge P2 a été reconstituée sous le couvert d’une ONG suisse de jumelage de communes dans le monde. Cette association disposant d’un statut consultatif auprès des Nations Unies, le fils de Licio Gelli, qui en assure la présidence, a pu participer à la dernière assemblée générale de l’ONU.

En 1986, les armes du Gladio, enfouies dans des conteneurs disséminés dans toute l’Europe, furent remplacées. Le réseau fut doté du matériel de transmission crypté le plus sophistiqué, le Harpoon. Ces acquisitions furent facturées par les Américains à chaque État membre.

En 1990, éclata en Italie le scandale du Gladio. Officiellement les stay-behind furent dissous partout en Europe. En réalité, ils continuèrent à fonctionner sans rien changer, sous le commandement de Thomas A. Twetten, puis de David Cohen.

Actuellement, le « Maître plan » du Pentagone prévoit de séparer à moyen terme les activités de guerre politique, économique et psychologique, des opérations spéciales. De la sorte, les militaires ne seraient plus cantonnés à des opérations commandos, mais pourraient s’investir massivement dans la guerre spéciale, qui reste en temps de paix sous contrôle du Département d’État. Il semble néanmoins que cette restructuration soit difficile à mettre en œuvre. (cette option a été abandonnée, au profit des structures conjointes sous direction des opérations spéciales, du Pentagone et du président. Anne)

En outre, le développement d’une formation aux Affaires civiles à Fort Bragg a pour objet de préparer des personnels aptes à administrer des territoires occupés, dans le cadre de missions de maintien de la paix, et à y maximiser l’influence américaine [23].

Le stay-behind français

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Les dirigeants internationaux de l’AFL-CIO
A droite, Irwing Brown (1911-1989), responsable du stay-behind pour les milieux de gauche et étudiants en Europe. Il se vantait d’avoir financé aussi bien l’UNI que la MNEF et d’avoir formé personnellement Jean-Christophe Cambadélis et Lionel Jospin.

Pour ce qui concerne la France, en 1947, James J. Angleton prit contact avec Henri Ribière, le patron du SDECE. Ribière, qui revenait de déportation, étant malade, c’est son adjoint, le colonel Pierre Fourcaud, qui transmit la proposition au premier président du Conseil de la IVe République, Paul Ramadier, qui l’accepta. Le 4 mai, Ramadier renvoya les ministres communistes de son cabinet, puis il autorisa le ministre des Affaires étrangères, Georges Bidault, à négocier un accord militaire secret avec les États-Unis. Des discussions furent conduites par le général Pierre Billote et le général George Marshall, de décembre 1947 à mai 1948, dans un fort près de New York.

Selon les accords conclus, seul le président du Conseil est tenu informé de l’activation du « stay-behind » local, d’abord dénommé « Mission 48 », puis « Arc-en-ciel » [24]. Il peut se faire communiquer les noms des agents opérant sur son territoireen envoyant un émissaire consulter la liste mise à jour à son attention au siège de la CIA américaine ou de l’Intelligence Service britannique. Le réseau comprend une cellule occulte au sein des principaux services militaires officiels (Sécurité militaire, services extérieurs, etc.) et civils (Renseignements généraux, Secrétariat général de la Défense nationale, etc.). Ainsi, lors de la création du stay-behind, le service 259/7 du SDECE, dirigé par Jacques Locquin, reçoit comme instruction de préparer l’exfiltration du gouvernement vers l’Afrique du Nord en cas d’invasion soviétique. De même, le chef des forces françaises d’occupation en Allemagne, le général d’armée Pierre Kœnig, est chargé de mettre en place des nœuds d’interception le long des axes potentiels de pénétration de l’Armée rouge.

Les agents sont recrutés sur le double critère de la compétence et de l’anticommunisme. Compte tenu des réseaux cagoulards [25] du colonel Pierre Fourcaud, il peut s’agir aussi bien d’anciens résistants que d’anciens agents nazis retournés et recyclés. Ils peuvent recevoir une formation commando au sein de la 11e Brigade parachutiste de choc à Cercottes (Loiret). Cette unité est constituée par le capitaine Paul Aussaresses. Selon la hiérarchie officielle, elle dépend du service Action des services secrets extérieurs (SDECE) placé sous le commandement du colonel Jacques Morlanne [26] mais, selon la hiérarchie occulte, elle dépend de l’OTAN par l’entremise du lieutenant-colonel Jacques Foccart. Éventuellement, à partir de 1952, les agents peuvent recevoir une formation complémentaire en guerre psychologique au Psychological Warfare Center de la CIA à Fort Bragg (Caroline du Nord). Une cellule du stay-behind, liée au SDECE, le « Brain Trust Action », est subordonnée à l’« Executive Action » de la CIA, pour exécuter des meurtres politiques. Pour permettre à des civils de se former au 11e Choc, le ministre des Anciens combattants, François Mitterrand, autorise l’utilisation de l’Association des réservistes volontaires parachutistes (ARVP). Et pour faciliter leur disponibilité, les Américains proposent des emplois de couverture. Par exemple, deux responsables régionaux du stay-behind, Gilbert Beaujolin et François Durand de Grossouvre (alias « Monsieur Leduc »), créent une société commerciale qui bénéficie aussitôt de la concession exclusive d’embouteillage de Coca-Cola [27].

Des cellules du réseau sont installées à l’abri de structures acquises à la lutte anticommuniste. Ainsi le groupe de l’ex-milicien Paul Touvier se trouve-t-il organisé au sein d’un ordre secret de chevalerie, la Militia Sanctæ Mariæ ; celui d’André Voisin au sein de l’association Réconciliation française ; ou celui de Roger Patrice-Pelat à l’intérieur d’une société ésotérique, l’Ordre du Prieuré de Sion. Ces cellules peuvent être rattachées à divers organismes de l’OTAN. En général, elles obéissent au CCUO-CPC-ACC, mais elles peuvent aussi être directement subordonnées au Supreme Headquarter Allied Powers Europe (SHAPE).

En 1947, l’OPC fut impliqué dans le Plan Bleu, une tentative de libération des épurés emprisonnés à Fresnes et de renversement de la République au profit de l’amiral Paul Auphan. L’affaire ayant avorté avant d’être lancée, John Foster Dulles rencontra discrètement le général De Gaulle, en décembre, afin d’envisager avec lui une opération de ce type si les communistes gagnaient les élections. À la même période, c’est par le biais d’Irwing Brown [28] et de Carmel Offie [29] que l’OPC provoqua la scission de la CGT et la création de Force ouvrière, ainsi que l’instrumentalisation d’une dissidence trotskiste contre les communistes orthodoxes. En 1958, le Bureau organisa l’accession au pouvoir de De Gaulle. Mais c’est encore le Bureau qui, en 1961, songea à remplacer De Gaulle par un autre général et encouragea le putsch des généraux d’Alger.

À l’initiative du major belge, J-M. Bougerol et du baron Benoît de Bonvoisin [30], le Bureau a utilisé comme couverture plusieurs associations sectaires [31]. Elles étaient toutes financées par l’entremise du Public Information Office (PIO) [32] de l’OTAN à Bruxelles. Ainsi, dans les années 70, l’Ordre souverain et militaire du Temple de Jérusalem (OSMTJ) fut utilisé par Charly Lascorz et le député Claude Marcus en lien avec le SAC de Jacques Foccart ; de même pour l’Ordre rénové du Temple (ORT) de Raymond Bernard et de Julien Origas [33], puis de Luc Jouret. Enfin, l’Ordre du Temple solaire (ORT) de Luc Jouret [34] et Joseph Di Mambro.

Le 12 novembre 1990, alors que l’Italie se débattait dans le scandale Gladio, le ministre de la Défense, Jean-Pierre Chevènement, reconnu qu’un Glaive avait existé en France. Maniant la langue de bois, il assura qu’il était resté dormant et ne s’était jamais ingéré dans la vie politique intérieure. Le lendemain, le président François Mitterrand indiqua qu’il avait récemment ordonné au général Jean Heinrich [35], qui le dirigeait en qualité de chef du service Action de la DGSE, de le dissoudre.

Le stay-behind dans le monde

L’existence du stay-behind a été officiellement reconnue en Allemagne, en Autriche (réseau Schwert), en Belgique, au Danemark, en Espagne, en France (Rose des vents), en Grèce (Toison rouge), en Italie (Gladio), au Luxembourg, en Norvège, aux Pays-Bas, au Portugal, au Royaume-Uni, en Suède, en Suisse et en Turquie. Aucune investigation n’a été conduite au sein des institutions de l’Union européenne, bien que de nombreuses informations laissent à penser que le stay-behind en contrôle les rouages essentiels.

On peut citer plusieurs coups d’État, réussis ou manqués, qui peuvent lui être imputés : outre les événements de 1958 et 1961 en France, les complots Sogno et Borghèse en Italie, le coup des colonels en Grèce, celui contre Makarios à Chypre [36]. À ces opérations de vaste envergure, il convient d’ajouter de nombreuses opérations de déstabilisation politique et des assassinats comme celui du Premier ministre suédois, Olof Palme.

 

10_ArmeesOTAN_Web-vol.jpgPour en savoir plus : lire l’ouvrage de référence, Les Armées Secrètes de l’OTAN, par Daniele Ganser, éditions Demi-lune, 2007.

[1] Relazione sulla vicenda « Gladio » presentatat dal Presidente del Consiglio dei Ministri (Andreotti) communicata alla Presidenza il 26 febbraio 1991, Senato della Repubblica, X Legislativa, Doc XXVII, n° 6.

[2] Rapport de la Commission d’enquête parlementaire chargée de clarifier les faits d’une grande portée survenus au Département militaire fédéral, 1990.

[3] Rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur l’existence en Belgique d’un réseau de renseignements clandestin international Sénat, 1er octobre 1991, n° 1117-4.

[4] Gladio, sous la dir. de J. Willems, EPO éd., 1991 ; Gladio, Das Erbe des Kalten Kriesges, A. Müller, 1991 ; L’Affaire Gladio, les réseaux secrets américains au cœur du terrorisme en Europe, Jean-François Brozzu-Gentile, Albin Michel, 1994. Voir aussi le remarquable documentaire d’Allan Francovitch, Gladio, les meneurs de jeu, Observer Film Company, 1992.

[5] US Congress, Senate, Select Committee to Study Governmental Operations with Respect to Intelligence Activities, Final Report, 94 th Cong., 2d sess., 1976. Des extraits du rapport Church ont été publiés en version française dans Les Complots de la CIA, manipulations et assassinats, Stock, 1976. Ils ne comprennent pas les passages relatifs au Gladio contenus dans les livres I et IV du rapport.

[6] Honorable Men, my Life in the CIA, traduit en français sous le titre 30 ans de CIA, William Colby, Presses de la Renaissance, 1978.

[7] US Special Warfare : its origins, Alfred H. Paddock, National Defence University Press, 1982.

[8] The Belarus Secret, 1982. Version française : L’Affreux secret, quand les Américains recrutaient des espions nazis. De Gehlen à Klaus Barbie. John Loftus, Plon, 1985.

[9] Il partido del golpe. Le strategie della tensione e del terrore dal primo centrosinistra organico al sequestro Moro, Gianni Flamini, Italo Bovolenta, 4 vol., 1981 à 1984.

[10] Political Warfare and Psychological Operations, Rethinking the US Approach, US National Strategy Information Center, National Defence University Press, 1989.

[11] OSS. The Secret History of America’s First Central Intelligence Agency, Tom Brower, University of California Press, 1972.

[12] L’Organisation Gehlen, Richard Gehlen, Presses de la Cité et Fayard, 1972. Une version abrégée a été publié par les éditions Saint-Clair, en 1975. Elle a été réalisée par un stay-behind, le négationniste David Irving.

[13] En violation de la Charte de l’Atlantique, l’OSS prit contact avec des dignitaires du Reich et de la Collaboration pour négocier une paix séparée USA-Allemagne et une alliance contre l’URSS. Il s’agissait en quelque sorte de renverser la logique cynique du pacte soviéto-germanique. La plupart des contacts eurent lieu à Berne, d’autres dans la péninsule ibérique. En 1942-43, Allan Dulles a notamment reçu en Suisse André Bettencourt, Pierre Guilhain de Bénouville et François Mitterrand.

[14] Futur pape sous le nom de Paul VI.

[15] Une messe solennelle a été célébrée à Chartres à l’occasion du 50e anniversaire de la mort de Franz Stock en présence du chancelier fédéral Helmut Kohl et du président du Sénat français, René Maunory. À cet occasion, M. Kohl a publié dans Le Monde du 25 février 1998 un hommage à l’abbé Stock, précurseur de la réconciliation européenne. Un procès en béatification a été ouvert à Rome.

[16] Foreign Relations of the United States, 1945-1950 Emergence of the Intelligence Establishment, Governement Printing Office, 1996.

[17] Op. cit.

[18] Les « pères fondateurs » sont des puritains, exilés par la Couronne britannique, venus trouver une « terre promise » dans le Nouveau monde.

[19] Les ultramontains sont des catholiques défendant la politique des papes contre les intérêts des Églises catholiques locales.

[20] Frank G. Wisner a dirigé le stay-behind de sa création à 1958. Il sombra dans l’alcoolisme et se serait suicidé en 1965. Son fils Frank Wisner II épousa Christine de Ganay (seconde femme de Pal Sarkozy) et s’occupa de Nicolas Sarkozy aux États-Unis.

[21] Mémorandum en date du 30 juin 1948 in Foreign Relations of the United States, 1945-1950 Emergence of the Intelligence Establishment, Governement Printing Office, 1996.

[22] Sur ces opérations, cf. The Use of Covert Paramilitary Activity as a Policy Tool : An Analysis of Operations Conducted by the US CIA, 1949-1951, Major D. H. Berger, US Marine Corps Command éd.

[23] Les Actions civilo-militaires. De l’urgence au développement : quels outils pour la France ?, rapport n° 3167, présenté par Robert Gaïa le 20 juin 2001, Assemblée nationale, Commission de la Défense. Ce rapport cite en exemple pour la France la cohérence de la doctrine américaine.

[24] Cf. la rubrique « stay-behind », in Encyclopédie du renseignement et des services secrets, Jacques Baud, Lavauzelle éd., 1997. Voir aussi les rubriques « Opération Gladio » et « Des réseaux dormants dans toute la France » in Les Secrets de l’espionnage français de 1870 à nos jours, Pascal Krop, Jean-Claude Lattès éd., 1993.

[25] La Cagoule est un complot qui tenta de renverser la IIIe République. Pendant la Seconde Guerre mondiale, certains de ses membres choisirent la Collaboration en considérant qu’ils pourraient ainsi réaliser leur projet fasciste pour la France ; d’autres, par nationalisme, entrèrent en résistance, pensant que l’Occupation était un tribut trop lourd pour parvenir à leurs fins. Sous Vichy comme à la Libération, les cagoulards se prêtèrent mutuellement assistance.

[26] Jacques Morlanne est le pseudonyme d’Henri Fille-Lambie.

[27] La distribution revient à la Société parisienne de boisons gazeuses et aux Glacières de Paris, filiales des Pastis Pernod.

[28] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999.

[29] Carmel Offie, qui a joué un rôle central dans l’implantation de l’OPC en France, a été écarté par les macarthistes d’une partie de ses responsabilités en raison de son homosexualité.

[30] De Bonvoisin and Co, Philippe Brewaeys et Jean-Frédérick De Liège, EPO, 1992.

[31] Faux chevaliers, vrais gogos. Enquête sur les faux ordres de chevalerie, Patrice Chairoff, Jean-Cyrille Godefroy éd., 1985. Rapport de la Commission d’enquête parlementaire visant à élaborer une politique en vue de lutter contre les pratiques illégales des sectes et le danger qu’elles représentent pour la société et pour les personnes, particulièrement les mineurs d’âge, Chambre des Représentants de Belgique, n° 313/7, 28 avril 1997.

[32] Le PIO a été fermé en 1978, mais ses activités subsistent sous une autre appellation. Le PIO manipulait également le NEM Club, le CEPIC, la Confrérie des hospitaliers de Notre-Dame-d’Aulne, et la Milice de Jésus-Christ.

[33] Julien Origas, grand maître de l’ORT sous le pseudonyme d’Hubert de Frankenburg.

[34] Luc Jouret, médecin homéopathe pour la galerie était paracommando belge, engagé volontaire lors de l’opération Kolwezi, en 1978. Il était membre du Gladio, rémunéré par le PIO.

[35] En 1998, le général Jean Heinrich a refusé sa 5e étoile et a démissionné des armées. Il dirige aujourd’hui la société de sécurité Géos qui emploie de nombreux anciens du 11e Choc.

[36] The Cyprus Conspiracy. America, Espionnage and the Turkish Invasion, Brendan O’Malley and Ian Graig, Tauris & Co éd., 2001

Source : .Stay-behind : les réseaux d'ingérence américains [Réseau Voltaire]

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UKRAINE - Massacre du 2 mai 2014 à ODESSA : pour la VÉRITÉ et la JUSTICE !

29 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La guerre, #La finance dérégulée, #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #l'ONU, #Comité pour une Nouvelle résistance

29 janvier 2015

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Conférence de presse à Paris le 26 janvier 2015

 

INTRODUCTION par Gilles Questiaux, animateur du blog « Réveil communiste »

 

Nous voulons donner la parole à des témoins du massacre survenu à Odessa en Ukraine, le 2 mai 2014, Irynia et Elena, ici présentes.

 

Les organisateurs parisiens sont Monika Karbowska (association « Féministes pour une autre Europe ») , Gueorgui Chepelev (association « collectif citoyen pour la paix en Ukraine ») et moi-même (Gilles Questiaux, membre du PCF et de son réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » et animateur du blog Réveil communiste).

 

La conférence de presse, ainsi que la réunion publique à la librairie Tropiques ce soir fait partie d’une tournée qui passe par sept villes de France, organisée par Danielle Bleitrach (qui anime le blog « histoire et société » et Marianne Dunlop, membre de la fédération du PCF du Pas-de-Calais.

 

Nous disposons de la salle jusqu’à 18 heures, ce qui nous donnera le temps d’une discussion. La conférence est filmée, et sera mise en ligne sur Réveil Communiste. Le public n’apparaîtra pas sur le film. Nous remercions les journalistes qui ont répondu à notre invitation.

 

Bref rappel des faits :

 

Le massacre d’Odessa s’est produit quand des opposants de gauche au changement de régime qui a eu lieu en Ukraine en février 2014 ont tenté à leur tour de manifester. De planter à leur tour un campement permanent, en suivant la méthode non violente qui a pour but de susciter l’intérêt et la sympathie de l’opinion internationale. La réaction ne s’est pas faite attendre. Le 2 mai 2014, le campement a été détruit, et les manifestants ont été poursuivis par des nervis armés, encerclés dans la maison des syndicats qui a été incendiée. Ceux qui n’ont pas été brûlés vifs ont été battus à mort lorsqu’ils tentaient d’échapper aux flammes. Le tout sous l’œil de la police.

 

Et filmé en direct sur les réseaux sociaux. Le bilan officiel est de 48 morts, et l’association de victimes a identifié 66 morts et disparus. Il n’y a pas de liste officielle ni d’enquête digne de ce nom.

 

La révolution du Maïdan à l’envers, ou « anti-Maïdan »a été ainsi jugulée. Mais au prix fort : aujourd’hui, la guerre civile ravage le pays.

 

Le but de notre conférence de presse est de contribuer à obtenir justice pour ceux qui ont été assassinés froidement et publiquement, pour servir d’exemple.

 

Pour le moment les morts et les disparus d’Odessa ne pèsent pas lourds dans les consciences occidentales. Ils n’étaient pas dans le bon camp. Pour le moment, le parti pris de l’opinion, et de ceux qui l’influencent a abouti à une situation inqualifiable et nauséeuse : un massacre politique aussi grave que ceux qui viennent d’avoir lieu à Paris, et comme il ne s’en est pas produit en Europe depuis des dizaines d’années, a été minimisé et occulté.

 

Le précédent qui me vient à l’esprit est celui du 17 octobre 1961. Comme pour le massacre des Algériens de paris, le massacre des militants de gauche ukrainiens est bien connu de tout le monde. On ne prétend même pas l’ignorer. Mais on hausse les épaules, on minimise, et on change de sujet.

 

Il a fallu 30 ans pour que le 17octobre sorte du brouillard. Nous allons essayer de contribuer à la levée du brouillard qui plane sur le massacre d’Odessa, du 2 mai 2014, en donnant la parole aux témoins.

Irynia et Elena appartiennent au collectif qui s’est formé à Odessa pour obtenir justice. Le fils d’Elena, Andrei Brajevski, militant de gauche connu en Ukraine, âgé de 27 ans, figure parmi les victimes du massacre.

 

GQ, 26 janvier 2015

 

source : réveil communiste

 

repris par el diablo

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L'outrage fait aux héros de la guerre ! La Russie est écartée et l'Ukraine invitée aux commémorations de la libération d'Auschwitz !

27 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La Russie, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

L'outrage fait aux héros de la guerre !

 
La Russie est écartée et l'Ukraine invitée 
aux commémorations de la libération d'Auschwitz !
 
 
 
 
Il y a 70 ans l'armée rouge arrivait aux portes du camp d'Auschwitz en Pologne et révélait au monde l'ignominie criminelle de l'univers concentrationnaire organisé par le régime nazi pour éradiquer de la société allemande tous ceux qui n'étaient pas conformes à son image sociétale ethnocentrée.
 
En dehors des exploitations ultérieures, idéologiques ou politiques, des camps de concentrations nazis, force est de constater qu'une industrialisation du crime avait bel et bien été organisé dans de nombreux camps à la fin de la guerre, soit directement par des exécutions de masse, soit indirectement par un abandon sanitaire et nutritif mortels.
 
Parmi le réseau des camps de concentration mis en place par le régime nazi, Auschwitz est le plus symbolique. Créé en avril 1940, il deviendra avec son extension de Birkenau le plus grand camp de concentration jamais réalisé. Le nombre des déportés morts dans ce camp dépasse certainement plusieurs de centaines de milliers de tués (entre 900 000 et 1,1 million) 
 
Le 27 janvier 1945, il y a aujourd'hui 70 ans, ce camp était libéré par l'armée rouge, et il est devenu depuis le symbole de la ségrégation raciale pratiquée par le IIIème Reich, la commémoration de sa libération était donc logique et relevait d'un devoir de mémoire universel.
 
Or le Président Poutine, représentant la Russie, ce pays qui a donné dans la lutte contre l'Allemagne nazie 27 millions de morts, (soit plus de 16% de sa population) et dont l'armée a libéré ce camp de la mort d'Auschwitz n'est même pas invité aux cérémonies commémoratives !!!
 
Imaginons un instant une commémoration du débarquement de Normandie sans les américains !
 
Cette décision politique qui est une insulte à la Russie, est surtout un outrage à ses enfants qui se sont sacrifiés pendant la guerre, ainsi qu'à toutes les victimes de cette tragédie européenne.
Cette prise d'otage de la mémoire est infiniment lâche, immorale, et indigne de personnes élues et censées représenter leur peuple et leur Histoire.

Répondant à la polémique, le gouvernement polonais en prétendant n'avoir invité aucun Président étranger s'est couvert de honte et d’opprobre, car sa première ministre Ewa Kopacz a invité, toute honte bue, le président d'Ukraine Piotr Porochenko aux cérémonies commémoratives de la libération d'Auschwitz-Birkenau à Oswiecim. 

Nous avions déjà vu ce satrape aux mains couvertes de sang se pavaner dans les rues de Paris à l'occasion de la manifestation "je suis Charlie", mais là cela dépasse l'entendement, et quand on sait que ce nouveau maître de l'Ukraine sera présent à Auschwitz, cela fait gerber excusez moi l'expression ! 
Car ce criminel qui fait bombarder la population du Donbass depuis 8 mois a organisé 70 ans après le nazismepour "rééduquer" les dissidents au régime, la réouverture de camps de concentration au doux euphémisme de "camps de filtration"...
 
 
Une polémique honteuse 
 
Mais ce n'est pas tout, après que le 1er ministre Iatsenouk ait affirmé que c'est l'URSS qui avait attaqué l'Ukraine et l'Allemagne en 1941 (?!), le mercredi 21 janvier, le ministère polonais des Affaires étrangères Grzegorz Schetyna a lancé une nouvelle polémique, en affirmant qu’Auschwitz avait été libéré par des Ukrainiens.
 
Cette allégation historiographique, prouve bien que c'est la crise ukrainienne qui domine et perverti le regard porté sur le présent comme le passé de l'Europe. Alors que cet anniversaire devrait au contraire réunir les peuples dans une réflexion commune sur leur responsabilité devant l'Histoire, cette dernière est bassement instrumentalisée pour semer à nouveau la haine et la division !
 
 
Les soldats qui ont libéré le camp d'Auschwitz appartenaient à l'Armée rouge donc représentaient également l'ensemble des ethnies et peuples composant cet immense pays aux 11 fuseaux horaires, héritier de l'empire de la grande Catherine et de Pierre le Grand. 
 
Si il est vrai qu'une des premières unités a pénétrer dans l'enceinte du camp était commandée par le major soviétique d'origine juive ukrainienne, Anatoly Shapiro, les 100ème, 107ème, 108ème et 322ème divisions soviétiques qui menaient l'offensive dans cette région de Haute Silésie sur les localités d'Oświęcim (Auschwitz en allemand) et de Brzezinka (Birkenau en allemand) étaient composées de soldats de toute l'Union soviétique, géorgiens, tatars, arméniens, sibériens, russes, tchétchènes etc... et donc naturellement, aussi d'ukrainiens qui étaient à l'époque citoyens de l'URSS.
 
«Un de mes camarades le plus proche était Géorgien. Il y avait des Kazakhs, des Arméniens et bien sûr des Ukrainiens, mais nous étions avant tout une armée internationale. Nous étions tous unis, nous appartenions au peuple soviétique», témoigne Ivan Martynouchkine, 91 ans et vétéran russe de cet épisode de l'Histoire. Apprenant la manipulation de l'Histoire menée par la Pologne, le vétéran commentant les propos du ministre polonais des affaires étrangères : «Je ne veux pas lui répondre. A vrai dire, j’ai honte pour lui». 
 
Cette volonté de mettre en avant les soldats ukrainiens est moins un hommage les concernant qu'une intention délibérée de vouloir effacer les autres soldats russes de cette armée de libération. Une telle tentative de manipulation de l'Histoire est tout simplement immonde et relève du même esprit négationniste qui est tant décriée par les historiens de la Shoah, aujourd'hui étrangement silencieux sur cette réécriture abjecte du passé...
 
Personnellement j'ai honte notre Europe occidentale soit représentée par de tels faquins manipulant les mentalités et le passé jusqu'à outrager les morts...
 
Erwan Castel
 
Les réactions de la diplomatie russe
 
La victoire des soldats appartient au pays pour lequel ils se battent et non à celui de leurs origines, il est toujours ainsi depuis les celtes, les germains des centuries romaines défendant les limes de l'empire aux engagés volontaires de la Légion Étrangère française. Aussi à l'annonce de cette polémique honteuse, la diplomatie russe tout en retenue pour ne pas entacher le recueillement, a exprimé son indignation devant une telle propagande insultant les héros de l'Histoire.
 
 
«Il y avait là-bas des Russes, des Ukrainiens, des Tchétchènes, des Géorgiens, des Tatars et tenter de jouer dans cette situation sur les sentiments nationalistes est absolument sacrilège et cynique» 
 
 
 
Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères
 
 
 
«Nous devons comprendre nettement que toute tentative pour réécrire l’Histoire, réviser la contribution de notre pays à la Grande Victoire signifie, de fait, la justification des crimes du nazisme et ouvre la voie à la renaissance de cette idéologie meurtrière »
 
Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie 
 
Vladimir Poutine, un chef respectueux de cette Histoire qui lui lègue des valeurs et une vision fondatrices de l'Europe
__________
 
Sources de l'article
- Site "LA VOIX DE LA RUSSIE", le lien : ICI
- Site "LES MOUTONS ENRAGES", le lien : ICI
- Site "FRANCE 24", le lien : ICI
- Site "LIBERATION", le lien :  ICI et ICI
- Site "THE TIMES IF ISRAEL", le lien : ICI
- Site "FREENIOZZ.FR", le lien : ICI
 
 
 
 
 
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