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Le blog de Lucien PONS

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A la une, Politique et économie « Une révolution démocratique a démarré ?! » L’édito de Charles SANNAT .Le 12 janvier 2017

12 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #Ukraine, #La nation ., #le nazisme

« Une révolution démocratique a démarré ?! » L’édito de Charles SANNAT

 

A la une, Politique et économie	  « Une révolution démocratique a démarré ?! » L’édito de Charles SANNAT .Le 12 janvier 2017

C’est en substance le message qu’a délivré Nigel Farage, l’un des principaux artisans du Brexit et l’ancien président de l’UKIP, lors de sa dernière intervention au parlement européen. Vous avez les vidéos ci-dessous.

Pour lui, ce qu’il s’est passé en Angleterre avec le Brexit (dont il doute de la réalité à venir), ce qu’il s’est passé aux États-Unis, et ce qu’il s’est passé enfin en Italie sont autant d’éléments qui sont révélateurs à son sens d’une révolution démocratique.

Cette révolution démocratique c’est évidemment celle des peuples qui veulent reprendre le pouvoir sur les multinationales.

Cette révolution démocratique c’est celle des nations qui ne veulent pas disparaître dans l’immense trou noir de la mondialisation et de l’uniformisation de tout, y compris des us et coutumes ancestraux et si différents.

Cette révolution démocratique c’est le combat entre les souverainistes (à ne pas confondre avec les nationalistes) et les mondialistes.

Les mondialistes enchaînent revers sur défaites et c’est très logique. La mondialisation n’est pas faite pour les peuples mais contre les peuples. Il n’est pas étonnant que les peuples finissent par s’y opposer.

Une tension extrême !

Sachez que de l’autre côté de l’Atlantique, des rumeurs ont été diffusées indiquant qu’il circulait une vidéo sexuelle du nouveau président US. Pendant la campagne, les mêmes rumeurs de vidéos, pédophiles cette fois-ci, concernant Bill Clinton circulaient aussi, de même que le scandale plus ou moins étouffé autour d’un très proche des Clinton.

Dans ce dernier cas, les médias se sont toujours montrés plus que prudents et n’ont jamais évoqué ces rumeurs contre les époux Clinton.

Le groupe CNN, qui a diffusé ces rumeurs, s’est évidemment aliéné et pour longtemps le nouveau président américain et une partie des services de renseignements aussi.

Dans tous les cas, et quelle que soit la vérité, vous devez comprendre que la tension est extrême entre les mondialistes qui ne veulent pas perdre leur pouvoir ni l’extension de leur vision et les souverainistes qui veulent revenir à plus de nation, à plus de pays.

Trump n’a pas encore prêté serment que la bataille se poursuit d’une façon aussi violente que lors de la campagne présidentielle américaine.

Pour tout vous dire, je pensais que cela se calmerait un peu mais non, les tensions sont toujours aussi vives, et c’est particulièrement inquiétant.

Cela montre bien que les enjeux sont terriblement élevés tout comme les risques associés.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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« Mensonge, fausse bannière et vidéos », une politique américaine. Par Bruno Guigue

11 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #Ukraine, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme

« Mensonge, fausse bannière et vidéos », une politique américaine

Vietnam, Irak, Syrie, trois exemples parmi tant d'autres ! La liste des pays qui ont subi l'ingérence fomentée grâce à la manipulation de l'opinion est interminable (Cuba, Cambodge, Soudan, Nicaragua, Somalie, Serbie, Libye, Yémen, Chili, Venezuela, Honduras, la liste est non exhaustive ..). A chaque fois, cette manipulation repose sur un mensonge inaugural, énorme de préférence, qui fabrique le casus belli requis par l'ingérence en tétanisant l'opinion internationale. Spécialité US, cette production de la guerre par l'invention pure et simple de son motif est la marque de fabrique de la maison-mère.

Pour justifier l'ingérence dans les affaires des autres, Washington manifeste à la fois un véritable génie de l'affabulation et un manque évident d'imagination. Les dirigeants US n'oublient jamais d'inventer une histoire à dormir debout, mais elle a toujours un air de déjà-vu. Le plus étonnant n'est pas que Washington fasse preuve d'une telle répétition dans son répertoire, c'est plutôt qu'on semble le découvrir à chaque fois. En attendant, les faits parlent d'eux-mêmes. L'analyse des conflits du demi-siècle écoulé révèle le même modus operandi, elle fait apparaître les mêmes grosses ficelles.

Premier cas d'école, la guerre du Vietnam. En août 1964, le fameux incident du Golfe du Tonkin fait subitement basculer l'opinion américaine dans le camp belliciste. Des vedettes lance-torpilles nord-vietnamiennes, accuse Washington, ont attaqué le destroyer de la Navy « Maddox » au milieu des eaux internationales le 2 août. Dans un contexte de tensions entre Washington et Hanoï, la Maison-Blanche soutient que cette provocation communiste ne peut rester sans réponse. Mis sous pression, le Congrès des Etats-Unis autorise le président Johnson, le 7 août, à riposter militairement. Dans les mois qui suivent, des centaines de milliers de soldats volent au secours du régime sud-vietnamien et les bombardiers US pilonnent les positions nord-vietnamiennes.

A l'époque, la presse occidentale reprend mot pour mot la version officielle, accréditant la thèse d'une agression des forces communistes nord-vietnamiennes qui seraient donc responsables de l'escalade militaire. Pourtant, cette narration de l'incident est totalement fictive. Elle a été fabriquée de A à Z. En réalité, aucune attaque n'a eu lieu. Le « Maddox » était dans les eaux territoriales nord-vietnamiennes et non dans les eaux internationales. Il a bien tiré 350 obus, mais dans le vide, contre un ennemi parfaitement imaginaire, pour faire croire à une attaque. Mais peu importe. Il fallait démontrer l'agressivité criminelle du camp adverse, lui faire porter la responsabilité d'une guerre totale. Elle fera trois millions de morts, et les USA la perdront.

Deuxième cas d'école, la guerre contre l'Irak. Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 fournissent à l'administration Bush un prétexte idéal pour lancer une vaste offensive au Moyen-Orient. Elle passe d'abord par la destruction du régime taliban en Afghanistan (pourtant installé avec la bénédiction de Washington), puis par l'attaque contre l'Irak de Saddam Hussein (mars 2003). Privée de toute légitimité internationale, cette agression militaire contre un Etat qui ne menace personne se prévaut, officiellement, d'un double « casus belli ». Bagdad détiendrait des armes de destruction massive représentant un danger mortel pour la sécurité collective, et le régime baasiste fournirait une aide logistique à l'organisation terroriste Al-Qaida.

Comme pour l'incident du Golfe du Tonkin, cette double accusation est une monstrueuse affabulation. On eut beau faire semblant de les chercher, on n'a trouvé aucune arme de destruction massive en Irak, ni aucune connivence entre le régime irakien et l'organisation terroriste fondée par Ben Laden. En revanche, l'implication des services secrets américains et saoudiens dans les attentats du 9/11 est un secret de polichinelle. La version officielle permet donc d'occulter cette responsabilité (qui reste obscure dans ses détails) en se livrant à une inversion accusatoire. Pour justifier la liquidation d'un Etat qui s'oppose à ses ambitions, Washington l'accuse de ses propres turpitudes. Habituée à avaler des couleuvres, la presse occidentale reproduira servilement l'argumentaire contre Bagdad.

Troisième cas d'école, la Syrie. A partir du printemps 2011, une contestation minoritaire et encouragée de l'extérieur, sur le modèle préfabriqué des « révolutions arabes », réclame la destitution du président syrien. Des provocations et des attentats créent un climat de guerre civile, aggravé par l'aide massive que fournissent à la rébellion armée les puissances occidentales et les pétromonarchies du Golfe. Refroidi par les fiascos afghan et irakien, Washington préfère intervenir contre Damas en utilisant des « proxys », des organisations de mercenaires. Mais une partie de l'establishment, acharnée, veut provoquer la chute de Bachar Al-Assad en persuadant Barack Obama d'infliger des frappes aériennes aux forces syriennes.

Pour justifier cette intervention, il faut évidemment un prétexte. On va vite le trouver ! Par l'horreur qu'il inspire, l'usage de l'arme chimique contre des populations civiles constitue le motif idéal. Le 21 août 2013, des images d'enfants gazés dans la banlieue de Damas font le tour du monde. Faute de preuves, les enquêteurs de l'ONU ne désignent aucun coupable. Une étude menée par le prestigieux MIT révélera que cette attaque ne pouvait provenir que des zones rebelles. Mais c'est trop tard. La machine à mensonges tourne à plein régime. Accréditée par Washington, avalisée par ses alliés, la version officielle est reprise par la presse et les ONG subventionnées. Elle devient « la vérité » sur le conflit syrien, le prétexte de l'ingérence étrangère et le faux-nez du néo-colonialisme.

Vietnam, Irak, Syrie, trois exemples parmi tant d'autres ! La liste des pays qui ont subi l'ingérence fomentée grâce à la manipulation de l'opinion est interminable (Cuba, Cambodge, Soudan, Nicaragua, Somalie, Serbie, Libye, Yémen, Chili, Venezuela, Honduras, la liste est non exhaustive ..). A chaque fois, cette manipulation repose sur un mensonge inaugural, énorme de préférence, qui fabrique le casus belli requis par l'ingérence en tétanisant l'opinion internationale. Spécialité US, cette production de la guerre par l'invention pure et simple de son motif est la marque de fabrique de la maison-mère. Lyndon Johnson invente des vedettes-lance-torpilles, Colin Powell brandit sa fiole de jus de pomme à l'ONU, Barack Obama désigne le coupable d'une attaque chimique organisée par ses protégés. Tout est bon pour édifier le bon peuple.

La formule-clé de cette politique, c'est « mensonge, fausse bannière et vidéos ». Le mensonge est l'élément générateur de la guerre impérialiste, sa matière première, son carburant. La fausse bannière (« false flag ») est son mode opératoire préféré, car il autorise l'inversion accusatoire, l'imputation de ses propres crimes à l'adversaire qu'on veut abattre. Les vidéos, enfin, sont l'instrument de communication qui donne corps à la fable fondatrice. Avec la force persuasive de l'image, avec ses effets de réel, elles permettent de substituer une post-vérité construite à la simple véracité des faits. Ce n'est pas un hasard si le Pentagone a dépensé 500 millions de dollars pour fabriquer de fausses vidéos djihadistes, et si les Casques Blancs, en Syrie, montaient leurs vidéos dans des décors de cinéma.

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Bruits de bottes à l’Est: des Européens disent non à l’Otan .

11 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La nation ., #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme, #Politique étrangère, #La guerre

Bruits de bottes à l’Est: des Européens disent non à l’Otan .
Plus de 4.000 soldats US et 900 wagons de matériel militaire se dirigent vers l’Europe de l’Est pour contrer une «menace russe» fantôme.
 
De leur côté, de nombreux Européens, agacés par ces bruits de bottes, veulent vivre en paix avec la Russie et se révoltent contre cette présence un peu trop voyante de l’oncle Sam.Oyez braves gens ! Le premier groupe de militaires américains est arrivé en Pologne pour « protéger les Européens contre la Russie » ! Au total, plus de 4 000 soldats US avec leurs impressionnants armements devraient être déployés en Europe de l'Est.

 
 AP Photo/ Patrik Stollarz. Les chars US en Europe font peur aux Allemands

 AP Photo/ Patrik Stollarz. Les chars US en Europe font peur aux Allemands

Les militaires eux-mêmes qualifient leur présence d'« événement historique montrant la détermination des Etats-Unis à aider leurs amis. » L'arrivée du contingent américain est en effet « historique » à au moins un titre : c'est le déploiement de troupes US en Europe le plus massif depuis la fin de la guerre froide, une provocation non dissimulée alors que la Russie ne cesse de répéter qu'il est dangereux de déstabiliser l'équilibre des forces sur le continent.

En outre, de nombreux Européens n'ont aucune envie que l'on les « protège » de la sorte. « Tout cela ne fait qu'aggraver la situation. Il faut résoudre les problèmes de manière pacifique et non pas à l'aide des armes. Il est nécessaire de montrer que nous ne voulons pas que le matériel militaire roule sur notre ville ! », s'indignent des Allemands cités par la radio fédérale Radio Bremen TV.

La première partie du matériel militaire américain destinée à équiper une brigade de chars est arrivée dans le port allemand de Bremerhaven, dans le Land de Brême. Le tout sera ensuite déployé en Pologne et dans les pays baltes. Le matériel sera notamment transféré dans un train de 900 wagons long de 15 kilomètres. « C'est une démarche purement politique. Une unité de 4 000 personnes n'exerce aucune influence réelle sur le rapport des forces. Il est clair qu'ils avaient besoin d'inventer un ennemi sous la forme de la soi-disant menace russe et cherchent actuellement à lui faire face », estime Viktor Mourakhovski, rédacteur en chef du journal Arsenal de la patrie.

 D'ailleurs, l'Otan ne cache même plus que cette démonstration de force vise précisément à contrer la Russie. Outre la russophobie traditionnelle de la Pologne et des pays Baltes qui sert de prétexte, un nouvel argument est venu se greffer sur l'affaire : les Russes sont omniprésents, ils contrôlent Internet et ont fait élire le président américain. Le leader américain sortant Barack Obama s'est empressé d'envoyer ses troupes dans la région car Donald Trump, qui entrera en fonction le 20 janvier, ne souffre pas de phobie antirusse congénitale et ne croit pas que les USA soient obligés de satisfaire tous les caprices de leurs alliés d'Europe de l'est au sein de l'Otan. « L'Otan explique qu'il s'agit des mesures purement défensives. (…) Les chars n'ont jamais apporté la paix. Au contraire, ce déploiement de troupes de grande envergure risque de détériorer la situation et ressemble à une provocation », prévient Christian Goerke, député de la Gauche allemande cité par le New York Times.

 

© AFP 2016 Saul Loeb

© AFP 2016 Saul Loeb

Le Washington Post «richement récompensé» pour des fakes sur la menace russeBien que les autorités polonaises et des pays Baltes se sentent rassurées lorsqu'elles croisent des chars dans la rue, il semblerait que le reste des Européens soient loin de partager cet avis… Qu'importe, personne n'est jamais venu leur demander ce qu'ils en pensaient !

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201701091029494622-otan-usa-militaires-pologne-pays-baltes-europe-contre/

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Le «grand jeu» qui nous attend en 2017. L'OTAN prépare la guerre contre la Russie. Par Giulietto Chiesa.

11 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #Les média, #Je suis Charlie?, #le nazisme

Le «grand jeu» qui nous attend en 2017. L'OTAN prépare la guerre contre la Russie. Par Giulietto Chiesa.
Le  09.01.2017
 
"La Russie se prépare à une guerre", répètent les militaires à qui veut bien les entendre. Or, une telle affirmation revient à dire que l’Otan se prépare pour de vrai à une guerre contre la Russie, estime le journaliste indépendant Giulietto Chiesa dans une rubrique pour Sputnik Italie.

De temps à autre, on voit surgir des informations sur l'endroit où elle pourrait éclater. Ce serait probablement quelque part à la frontière entre la Lituanie et la Russie. Tout une armée est en train d'être déployée à la frontière entre les pays baltes et la Russie: selon les estimations des médias allemands et américains, il s'agit d'au moins 5 000 militaires plus de 2 500 chars et autres équipements militaires. Tout ceci coûte des milliards et est destiné à « atteindre le potentiel d'alerte d'ici six mois », de l'aveu de Volker Wieker, chef d'Etat-major de la Bundeswehr allemande. Pour quoi faire, et à qui cela profite?— s'interroge l'expert. La CIA, le Pentagone, l'Otan ne peuvent pas accepter les échecs qu'ils subissent sur tous les fronts — militaires mais aussi politiques et diplomatiques — à savoir en Ukraine, en Syrie, en Turquie. Ces échecs sont perçus comme une catastrophe par la coalition occidentale pour plusieurs raisons.
 
Tout d'abord, on a compris que le retour de la paix était possible sans l'Occident. La Turquie, elle-même pays membre de l'Otan, est à la recherche de nouveaux alliés. Le monde arabe comprend que la domination américaine s'érode à vue d'œil. Les sunnites et les chiites s'unissent pour former un front commun.
 
G. Chiesa indique que l'on voit s'esquisser clairement une « ligne terroriste » qui émanerait tout droit des Etats-majors occidentaux et relierait l'assassinat de l'ambassadeur russe à Ankara (commis pour punir la Russie) et l'attentat dans une boîte de nuit à Istanbul (pour punir Erdogan).
 
L'Europe connaît une montée d'angoisse à la veille des élections en France et en Allemagne, et peut-être aussi en Italie. L'Europe sous perfusion des banques américaines s'enfonce peu à peu dans une hystérie antirusse et islamophobe. Pour l'instant, les hackers russes servent d'épouvantail, mais par la suite, ce sera au tour d'actes terroristes encore plus violents d'être employés pour intimider les populations civiles.
 
Or, les Européens tout comme les Américains n'en peuvent plus de la peur et de la violence subie ces trois dernières années. Les gens font de moins en moins confiance aux informations mainstream, la défiance envers les pouvoirs publics explose. Le risque que le « populisme » monte en puissance est évident, d'après l'expert. Le jeu devient de plus en plus transparent, et on voit désormais que ce sont les mêmes joueurs qui opèrent, même s'ils ne sont pas forcément sous le même pavillon.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201701091029504542-russie-otan-cia-pentagone-ukraine-turquie-europe/
Le «grand jeu» qui nous attend en 2017. L'OTAN prépare la guerre contre la Russie. Par Giulietto Chiesa.
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Dhuicq en Syrie : «La situation à Alep n'avait rien à voir avec la version des médias occidentaux»

11 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Le capitalisme;, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Dhuicq en Syrie : «La situation à Alep n'avait rien à voir avec la version des médias occidentaux»

Dhuicq en Syrie : «La situation à Alep n'avait rien à voir avec la version des médias occidentaux»© Bassam Diab/UNHCR/Handout Source: Reuters
Des enfants poussent un chariot d'aide humanitaire dans les rues d'Alep-est.
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De retour de son voyage en Syrie, le député républicain Nicolas Dhuicq revient sur son expérience à Alep. Il décrit une ville aux réalités éloignées du discours occidental classique, des habitants porteurs d'espoirs mais aussi les défis à relever.

RT France : Vous avez vécu un voyage en Syrie émouvant lors des célébrations du Noël orthodoxe avec la communauté chrétienne arménienne d'Alep mais également éprouvant et intense. Vous qui vous êtes déjà rendu plusieurs fois en Syrie, en quoi ce voyage a-t-il été différent ?

Nicolas Dhuicq (N. D.) : Ce voyage a été différent par son intensité et parce que nous avons visité Alep. Lors de mon premier séjour en Syrie, je m'étais fait la promesse personnelle d'aller un jour voir Alep libérée. J'ai été particulièrement ému de me rendre dans cette ville, qui est l'une des plus anciennes du monde, et de rencontrer là-bas non seulement les communautés chrétiennes arméniennes mais également les autorités et les habitants de la ville pour entendre la réalité du terrain et ce que les habitants ont vécu. En particulier ceux qui ont été pendant des années sous le joug des organisations islamiques.

En réalité, il y a entre 50 et 60% de la ville qui est intacte. On est loin de ce qui a été décrit par les médias occidentaux

RT France : Que vous ont-ils appris sur la situation à Alep justement ? Dans quel état avez-vous trouvé la ville et ses habitants ?

N. D. : La situation à Alep n'avait rien à voir avec la version que nous entendons dans les médias occidentaux. 15 à 20% de la ville est entièrement détruite et nécessite une reconstruction totale, 20 autres pourcent de la ville a besoin de travaux importants. C'est-à-dire que les immeubles sont debout, que la structure a tenu mais qu'il faut refaire tout le reste. En réalité, il y a entre 50 et 60% de la ville qui est intacte. On est loin de ce qui a été décrit par les médias occidentaux. Nous avons aussi appris qu'il y avait eu entre 30 et 40 000 morts civils à Alep, dont près de la moitié ont été tués par les bombardements islamiques qui ont commencé en janvier 2013 dans les quartiers qu'ils n'avaient pas réussi à occuper. Rien que ces bombardements, souvent par bonbonnes de gaz, ont fait au moins 18 000 morts chez les habitants de la ville. Si on revient au chiffre global de 30 à 40 000 civils tués, ce qui représente à peu près 2% de la population de la ville, c’est évidemment énorme et effarant mais c'est loin du discours des médias occidentaux qui déclaraient que quasiment toute la population avait été tuée.

Nous avons constaté que les Alépins reprenaient possession de leur ville en famille et allaient se promener autour de la forteresse

RT France : Quelles sont les préoccupations principales des autorités comme des habitants pour la reconstruction de la ville ?

N. D. : Il reste de nombreuses difficultés à Alep. Principalement l'accès à l'eau qui pose d'importants problèmes d'hygiène et de santé. Mais Alep n'est pas la seule. Damas est régulièrement privée d'eau par les organisations terroristes qui font tout pour saboter le système d'eau potable notamment en y versant des hydrocarbures. L'accès à l'électricité et l'état des habitations est aussi problématique à Alep. Nous avons visité un camp de réfugiés à proximité de l'aéroport d'Alep, tenu par le gouvernement syrien, où les habitations sont en dur. Les autorités ont tenu à ce que les Alépins ne vivent pas sous des tentes mais sous de vrais toits. D'anciens bâtiments utilisés par des entreprises ont été aménagés pour loger les habitants en attendant la reconstruction de la ville. A mon sens, ce sont les trois premières questions qui se posent. Malgré tout, le plus important c'est que les gens se sentent libres. Le vendredi 6 janvier nous avons pu aller près de la forteresse d'Alep et nous avons constaté que les Alépins reprenaient possession de leur ville en famille et allaient se promener autour de la forteresse. Nous avons discuté avec des femmes et des enfants qui avaient vécu sous le joug islamiste pendant des années et se sentaient désormais libres.

RT France : Ce voyage, ces visites, ces rencontres à Damas comme à Alep vous ont-ils donné de l'espoir pour l'avenir du pays ?

N. D. : Oui, j'ai eu beaucoup de signes d'espoir. J'en avais déjà eu lors de mon deuxième voyage lorsque nous étions allés voir des jeunes dans un grand bâtiment inauguré à Damas qui est à la fois une maison d'artistes et salle d'exposition et nous avions rencontré de jeunes plasticiens et plasticiennes qui y travaillaient. J'avais trouvé une très grande force de vie chez ces jeunes. A Alep, j'ai trouvé une autre raison d'espérer avec les enfants. Ils veulent tous faire quelque chose d'utile pour leur pays. C'est un espoir majeur pour l'avenir de ce pays. Néanmoins, il ne faut pas se leurrer, la Syrie va, dans sa reconstruction, connaître un problème d'importance : oublier l'extrémisme religieux. Sur le camp de réfugiés que nous avons visité, il y avait une majorité de femmes et d'enfants. Ce qui signifie que certains des hommes étaient ou sont toujours des combattants terroristes. La question que l'on se pose maintenant est psychologique pour l'avenir : comment ces enfants vont-ils pouvoir grandir et réagir ? Nous avons vu des femmes qui portaient encore les tenues noires wahhabites. Ceci est une source d'inquiétude pour l'avenir de la Syrie qu'il faudra surveiller.

J'ai un espoir politique et économique dans nos relations franco-syriennes

RT France : Vous avez aussi rencontré Bachar Al-Assad. Dans son interview donné aux médias français, il a déclaré entre autres que «la politique française en Syrie avait nui aux intérêts français». A l'heure où les pays occidentaux sont absents des discussions de paix et du destin de la Syrie, quelle place peut encore avoir la diplomatie française dans ce conflit et ce pays ? 

N. D. : Mon espoir est que les élections présidentielle et législatives du printemps prochain nous permettent d'avoir un nouveau président de la République élu qui soit favorable au retour d'une position plus gaullienne de la politique française avec une présence en Syrie qui soit culturelle, diplomatique et économique. J'ai posé la question directement à Bachar Al-Assad sur la reconstruction du pays. Il a répondu de manière très pragmatique et je pense aussi que la France, de manière tout aussi pragmatique, a besoin de s'allier à des puissances régionales et la Syrie en fait partie. A terme j'espère que les entreprises françaises comprennent leur intérêt à aller investir en Syrie et d'y reprendre bien. J'ai un espoir politique et économique dans nos relations franco-syriennes. Sans oublier l'aspect affectif et culturel de la présence française en Syrie. Une partie de sa population est encore francophone. je me souviens des mots d'un journaliste syrien qui disait «Nous avons eu pendant trois siècles les Ottomans, nous ne parlons pas turc. Vous êtes restés quelques dizaines d'années et nous parlons toujours français.» C’est dire l'attachement qu'il y a entre le peuple syrien et la France.

 

Lire aussi : Lettre ouverte aux «défenseurs des droits de l’homme» à propos d’Alep

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Ex-agent du renseignement US : «L’empire américain essaie de tenir bon, en semant la peur»

11 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La nation ., #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #La Chine, #La guerre

     

Ex-agent du renseignement US : «L’empire américain essaie de tenir bon, en semant la peur»

Ex-agent du renseignement US : «L’empire américain essaie de tenir bon, en semant la peur»© Nikola Solic
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Trouver un ennemi extérieur est un moyen pour les Etats-Unis de bénéficier d'un soutien public pour promouvoir leurs guerres, détournant ainsi l'attention de problèmes intérieurs, explique Matthew Hoh, ancien agent des services américains.

RT : Les Occidentaux ont, paraît-il, peur d'une éventuelle Troisième Guerre mondiale – qu’est-ce qui les fait craindre un tel cataclysme ?

Matthew Hoh (M. H.) : Malheureusement, les tensions viennent de la politique américaine, du fait que les hommes politiques américains ont envie d’avoir, de nouveau, la Russie comme ennemi. C’est dû à divers facteurs, et notamment à un budget militaire excessif : nous dépensons aux Etats-Unis plus que les dix autres pays suivants réunis, nos militaires sont dans 113 pays de par le monde, nous avons 800 bases à l’étranger. En effet, l’empire américain essaie de tenir bon, en semant la peur et son entousiasme pour la guerre afin de bénéficier d'un soutien du public.

Le meilleur moyen de faire les gens penser à autre chose qu'à nos problèmes intérieurs, est de créer un ennemi étranger.

RT : Y-a-t-il un objectif final à tout cela ? Car il va y avoir, à un moment donné, une réponse…

M. H. : Ce qu’ils cherchent, c’est à garder le statut quo, à garder l’empire en vie. C’est ce qu’ils sont en train de faire. Ils ont à justifier ces 600-700 milliards de dollars dépensés pour le budget de la défense américain. Il faut que les démocrates aient l’air aussi fermes que les républicains quand il s’agit de la politique étrangère. Il faut détourner le peuple américain de tous les problèmes que nous avons aux Etats-Unis. Encore une fois, souvenez-vous de l’histoire du monde, le meilleur moyen de faire les gens penser à autre chose qu'à nos problèmes intérieurs est de créer un ennemi étranger.

RT : Les dirigeants européens soutiennent-ils cette tendance, ou les force-t-on à aller dans ce sens ?

M. H. : Je pense quece sont les gens ordinaires qui y sont forcés. Mais il y a certainement des nationalistes un peu partout en Europe – que ce soit en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Pologne, ou dans les pays Baltes – et ils agissent ainsi pour les mêmes raisons, parce qu’ils croient que les chars américains vont les rendre plus forts, plus populaires, plus fermes, et que cela les aidera à combattre un ennemi, outre-mer ou transfrontalier, détournant ainsi à nouveau l’attention des gens de leurs propres problèmes, dans leur propre pays de résidence.

L’expansion de l’OTAN n’a apporté que des difficultés et des souffrances à l’Europe

RT : Un vrai conflit pourrait être déclenché par erreur. Y pensent-ils ?

M. H. : Non, ils n’y pensent pas. Historiquement, aux Etats-Unis et en Europe, se trouvent au pouvoir des ignorants. Ils ne se préoccupent que de ce qui existe ici et maintenant, ils ne pensent pas à tirer des leçons du passé ou à éviter l’aventurisme militaire. Dans notre histoire récente, nous avons élargi l’OTAN jusqu’à la Pologne, nous avons envoyé les militaires américains et ceux de l’OTAN vers les frontières russes et des massacres se poursuivent depuis trois ans déjà en Ukraine. L’expansion de l’OTAN n’a apporté que difficultés et souffrances à l’Europe. L’année dernière nous avons eu les plus grandes livraisons des munitions en Europe depuis la guerre froide. C’est extrêmement dangereux.

RT : Y aura-t-il des changements sous Donald Trump ?

M. H. : Malheureusement, ce sera la même chose sous Donald Trump. Ils sont aussi bellicistes que Barack Obama et les siens.

Lire aussi : «Pas assez d'Américains protestent contre l'expansion de l'OTAN vers l'Est»

 

 

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Choisir une guerre avec la Chine, par John Pilger

11 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La Chine, #La guerre

Source : Consortium News, le 04/12/2016

Le 4 décembre 2016

Comme Washington est obsédé par la Russie, l’administration Obama monte une stratégie similaire contre la Chine, l’encerclant et puis l’accusant ensuite d’agression, comme l’explique John Pilger.

Par John Pilger

Quand je suis arrivé pour la première fois à Hiroshima, en 1967, l’ombre sur les marches était toujours là. C’était une impression presque parfaite d’une personne humaine décontractée : jambes allongées, penchée en arrière, une main sur le côté alors qu’elle attendait assise l’ouverture de la banque. A 8h15 au matin du 6 août 1945, elle et sa silhouette furent calcinées dans le granit. J’ai observé l’ombre pendant une heure ou plus, inoubliable. Quand je suis revenu de nombreuses années plus tard, elle était partie, emportée, “disparue”, politiquement embarrassante.

J’ai passé deux ans à réaliser un documentaire, “La Prochaine Guerre avec la Chine”, dans lequel l’évidence et des témoignages avertissent qu’une guerre nucléaire n’est plus une hypothèse, mais une possibilité. L’accumulation la plus importante des forces militaires américaines est en cours. Elles sont dans l’hémisphère nord, aux frontières ouest de la Russie, en Asie et dans le Pacifique, face à la Chine.

Le nuage en forme de champignon après le largage de la bombe atomique sur Hiroshima, au Japon, le 6 août 1945.

Le nuage en forme de champignon après le largage de la bombe atomique sur Hiroshima, au Japon, le 6 août 1945.

Le grand danger que tout ceci représente n’est pas nouveau, ou il est enterré ou déformé : la batterie de fausses informations grand public qui fait écho à la peur psychopathique ancrée dans la conscience du public durant le 20e siècle.

Comme le renouveau de la Russie post-soviétique, l’avènement de la Chine en tant que puissance économique est déclaré comme une “menace existentielle” pour le droit divin des États-Unis à diriger et dominer les affaires humaines.

Pour contrer cela, en 2011, le président Obama a annoncé un “basculement vers l’Asie”, ce qui veut dire que près des deux-tiers des forces navales américaines seraient transférées en Asie et dans le Pacifique en 2020. Aujourd’hui, plus de 400 bases militaires américaines encerclent la Chine, avec des missiles, des bombardiers, des bateaux de guerre et, par-dessus tout, des armes nucléaires. Depuis le nord de l’Australie jusqu’au Pacifique et le Japon, de la Corée à l’Eurasie via l’Afghanistan et l’Inde, les bases forment – comme le dit un stratège américain”, “le parfait nœud coulant”.

Plus de pensées impensables

Une étude de la Rand Corporation – qui, depuis le Vietnam, a planifié les guerres de l’Amérique – est titrée, La guerre avec la Chine : penser l’impensable. Mandatés par l’US Army, les auteurs évoquent la Guerre froide quand la Rand a rendu officiel le cri du stratège en chef, Herman Kahn – “penser l’impensable”. Le livre de Kahn, De la guerre thermonucléaire, élaborait un plan pour gagner une guerre nucléaire face à l’Union soviétique.

Les iles au centre d'un territoire disputé par la Chine et le Japon. (Crédit: Jackopoid)

Les iles au centre d’un territoire disputé par la Chine et le Japon. (Crédit: Jackopoid)

De nos jours, cette vision apocalyptique est partagée par ceux détenant la vraie puissance aux États-Unis : les militaristes et les néoconservateurs de la branche exécutive, le Pentagone, les services de renseignement et l’establishment de la sécurité nationale et le Congrès.

L’actuel secrétaire à la Défense, Ashley Carter, un provocateur verbeux, affirme que la politique US est de se confronter à ceux qui “voient la domination américaine et veulent nous la retirer.”

De toutes les tentatives pour détecter une évolution de la politique étrangère, c’est certainement la position de Donald Trump, dont les propos abusifs sur la Chine durant la campagne électorale sont allés jusqu’à parler de “viol” de l’économie américaine. Le 2 décembre, dans une provocation directe face à la Chine, le nouveau président élu Trump a dialogué avec la présidente de Taiwan, que la Chine considère comme une province renégate de la patrie. Equipée de missiles américains, Taiwan demeure un dossier brûlant entre Washington et Pékin.

“Les États-Unis,” a écrit Amitai Etzioni, professeur en politique étrangère à l’université George Washington, “sont en train de préparer une guerre avec la Chine, une décision capitale qui n’a pas réussi à être analysée en détail par les élus, c’est-à-dire la Maison-Blanche et le Congrès.” Cette guerre pourrait débuter par “une attaque aveuglante contre des installations de défense chinoises, y compris des lanceurs de missiles basés au sol ou en mer… des satellites et des armes anti-satellite.”

Le risque incalculable est que “des frappes dans l’intérieur du pays pourraient être perçues par erreur par les Chinois comme des tentatives préventives de détruire ses armes nucléaires, les acculant dans un terrible dilemme de les utiliser ou les perdre, ce qui entraînerait une guerre nucléaire.”

En 2015, le Pentagone a diffusé son Manuel sur la Loi de la Guerre. “Les États-Unis,” y est-il-dit, “n’ont pas accepté de signer un traité interdisant les armes nucléaires en soit, aussi les armes nucléaires sont des armes légales pour les États-Unis.”

A la recherche d’un ennemi

En Chine, un stratège m’a précisé : “Nous ne sommes pas votre ennemi, mais si vous (à l’Ouest) décidez que nous les sommes, nous devrons nous préparer sans délai.”

Le président chinois Xi Jinping accueille le président Barack Obama lors de son arrivée au sommet du G20 au centre international de Hangzhou, à Hangzhou, en Chine, le 4 septembre 2016. (Photo de Pete Souza, photographe officiel de la Maison Blanche)

Le président chinois Xi Jinping accueille le président Barack Obama lors de son arrivée au sommet du G20 au centre international de Hangzhou, à Hangzhou, en Chine, le 4 septembre 2016. (Photo de Pete Souza, photographe officiel de la Maison Blanche)

L’arsenal et les forces militaires chinoises sont petits comparés à ceux de l’Amérique. Cependant, “pour la première fois,” a noté Gregory Kulacky de l’Union des Scientifiques Concernés, “la Chine discute de mettre ses missiles nucléaires en alerte maximale de telle sorte qu’ils puissent être lancés rapidement en cas d’une alerte d’attaque… Ceci sera une évolution significative et dangereuse de la politique chinoise. En fait, les politiques en termes d’armement nucléaire des États-Unis sont le principal facteur extérieur influençant la Chine à augmenter son niveau d’alerte de ses forces nucléaires.”

Le professeur Ted Postol a été conseiller scientifique de la direction des opérations navales US. Une autorité sur les armes nucléaires, il m’a dit : “Tout le monde ici veut montrer sa force. Regardez comment je suis fort… Je n’ai pas peur de me lancer dans des opérations militaires, je n’ai pas peur de menacer, je suis un gorille à la poitrine velue. Et nous sommes arrivés dans un état, les États-Unis se sont mis dans une situation où il y a beaucoup d’esbroufe, et ceci est réellement orchestré depuis le sommet.”

J’ai dit : “Tout cela semble incroyablement dangereux.”

“C’est un euphémisme,” a répondu Postol.

En 2015, dans le secret le plus total, les US mirent en scène le plus important exercice militaire américain depuis la Guerre froide. Ce fut Talisman Sabre, une armada de vaisseaux et de bombardiers à long rayon d’action répétant un scénario type “Concept de Bataille Air-Mer pour la Chine” (ASB pour Air-Sea Battle), avec blocage des routes maritimes du détroit de Malacca et coupure de l’accès de la Chine au pétrole, au gaz et à d’autres matières premières en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique.

C’est une telle provocation, et la crainte d’un blocus par l’US Navy, que la Chine a en toute urgence mis en place une stratégie de construction d’aéroports sur des îlots disputés et des îles de l’archipel Spratly en mer de Chine du Sud. En juillet dernier, la cour permanente d’arbitrage des Nations Unies a condamné la souveraineté affirmée de la Chine sur ces îles. Même si la dénonciation est venue des Philippes, elle a été présentée par les avocats américains et anglais, et sa source se retrouve du côté de la secrétaire d’État US Hilary Clinton.

En 2010, Clinton s’est rendue à Manille. Elle a demandé que l’ancienne colonie américaine ré-ouvre les bases militaires US fermées dans les années 1990 après une campagne populaire face à la violence qu’elles généraient, notamment face aux femmes philippines. Elle a déclaré que la revendication chinoise sur les îles Spratly – qui se trouvent à plus de 7500 miles des États-Unis – constituait une menace pour la “sécurité nationale américaine” et la “liberté de navigation”.

Après avoir reçu des millions de dollars d’armes et d’équipement militaire, le président d’alors Benigno Aguino a rompu des négociations bilatérales avec la Chine et signé un Accord de Coopération Militaire Renforcée avec les USA. Ce dernier établit le retour de cinq bases US et remit au goût du jour une décision coloniale haïe que les forces américaines et leurs contractants ne sont pas concernés par les lois des Philippines.

L’élection de Rodrigo Duterte, en avril, a énervé Washington.

Se définissant lui-même comme socialiste, Duterte a déclaré : “Dans nos relations avec le monde, les Philippines poursuivront une politique étrangère indépendante” et a noté que les États-Unis ne se sont pas excusés pour leurs atrocités coloniales. “Je vais rompre avec l’Amérique,” a-t-il dit, et il a promis d’expulser les troupes US. Mais les US restent aux Philippines, et les exercices militaires conjoints se poursuivent.

“La domination de l’information”

En 2014, sous la rubrique “La domination de l’information” – le jargon pour dire “manipulation médiatique”, ou fausses informations, pour lesquelles le Pentagone dépense plus de quatre milliards de dollars – l’administration Obama lançait une campagne de propagande qui faisait de la chine, la plus grande nation commerciale du monde, une menace pour la “liberté de navigation”.

Le Pentagone, quartier général du Département de la Défense américain, vue de la rivière Potomac, et Washington D.C. en arrière-plan. (Photo du Département de la Défense)

Le Pentagone, quartier général du Département de la Défense américain, vue de la rivière Potomac, et Washington D.C. en arrière-plan. (Photo du Département de la Défense)

CNN a montré la voie avec son “journaliste de la sécurité nationale” qui fait un reportage enthousiaste à bord de l’avion de surveillance de la Navy survolant les îles Spratly. La BBC persuada des pilotes Philippins apeurés de faire un vol dans un Cessna mono-moteur au-dessus des îles disputées “pour voir comment la Chine réagirait.” Aucun de ces journalistes ne se demanda pourquoi les chinois étaient en train de mettre en place des couloirs aériens en dehors de leur ligne côtière, ou pourquoi les forces militaires américaines se massaient alors aux portes de la Chine.

Le chef assigné à la propagande est l’amiral Harry Harris, commandant militaire américain en Asie et dans le Pacifique. “Mes fonctions,” déclara-t-il au New York Times, “allaient de Bollywood à Hollywood, des ours polaires aux pingouins.” Jamais la domination impériale n’avait été décrite de manière plus concise.

Harris est un des nombreux amiraux et généraux du Pentagone à faire des comptes-rendus à une poignée de journalistes et de présentateurs malléables, avec l’objectif de justifier une menace aussi spécieuse que celle utilisée par George W. Bush et Tony Blair pour détruire l’Irak et la plupart du Moyen-Orient.

A Los Angeles en septembre, l’amiral Harris a déclaré qu’il était “prêt à se confronter à une Russie revancharde et à une Chine assertive… Si nous devons combattre ce soir, je ne veux pas que ce soit un combat équitable. Si c’est un combat au couteau, je veux ramener un pistolet. Si c’est un combat au pistolet, je veux ramener l’artillerie…et tous nos alliés avec leur artillerie.”

Ces “alliés” incluent la Corée du Sud, le site de lancement pour le dispositif “THAAD” du Pentagone (Terminal de Système de Défense Aérienne en Haute Altitude), ostensiblement tourné vers la Corée du Nord. Comme le souligne le professeur Postol, ce dispositif vise la Chine.

A Sydney, en Australie, l’amiral Harris a appelé la Chine à “démanteler sa grande muraille en mer de Chine du sud.” L’image a fait la une de la presse. L’Australie est le “partenaire” le plus obséquieux de l’Amérique ; son élite politique, militaire, ses agences de renseignement et ses médias sont intégrés dans ce qu’on connait sous le nom d'”alliance”. Fermer l’accès au pont du port de Sydney pour le défilé d’un “dignitaire” américain en visite n’est pas rare. Le criminel de guerre Dick Cheney a eu droit à cet honneur.

Bien que la Chine soit le premier partenaire commercial de l’Australie, dont la plupart de l’économie dépend, “affronter” la Chine est le diktat de Washington. Les quelques dissidents politiques à Canberra risquent un marquage maccarthyste dans la presse de Murdoch.

“Vous les Australiens êtes avec nous quoiqu’il advienne,” a dit un des architectes de la guerre du Vietnam, McGeorge Bundy. Une des plus importantes bases militaires américaines se situe à Pine Gap, près d’Alice Springs. Créée par la CIA, elle espionne la Chine et toute l’Asie, et contribue de manière irremplaçable à la meurtrière guerre par drone au Moyen-Orient.

En octobre, Richard Marles, le porte-parole de la défense du principal parti d’opposition australien, le Parti travailliste, a demandé que les “décisions opérationnelles” de lancer des opérations de provocation contre la Chine devraient être laissées au commandement militaire en mer de Chine du Sud. En d’autres termes, une décision qui pourrait mener à une guerre avec une nation dotée de la puissance nucléaire ne serait pas prise par des personnes élues ou par un parlement, mais par un amiral ou un général.

L’autorité du Pentagone

C’est la ligne officielle du Pentagone, le point de départ historique de tout pays qui se considèrerait comme démocrate. L’ascendant du Pentagone sur Washington – que Daniel Ellsberg appelle coup d’État silencieux – se voit clairement dans le montant record de 5000 milliards de dollars que l’Amérique a dépensé dans des guerres d’agression depuis le 11 septembre 2001, selon une étude de l’université Brown. La conséquence : un million de morts en Irak, et le flux massif de 12 millions de réfugiés en provenance d’au moins 4 pays.

Le lanceur d'alerte Daniel Ellsberg, qui a révélé les dossiers du Pentagone.

Le lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, qui a révélé les dossiers du Pentagone.

L’ile japonaise d’Okinawa possède 32 installations militaires, desquelles la Corée, le Vietnam, le Cambodge, l’Afghanistan et l’Irak ont étés attaqués par les États-Unis. Aujourd’hui, la cible principale est la Chine, avec laquelle Okinawa a des liens très forts tant commerciaux que culturels.

Les avions militaires sillonnent le ciel d’Okinawa constamment, ils se crashent parfois sur des maisons ou des écoles. Les gens de peuvent pas dormir, les enseignants ne peuvent pas enseigner. Où qu’ils aillent dans leur propre pays, ils sont enfermés et interdits de sortir.

Un mouvement populaire anti-bases américaines formé par les habitants d’Okinawa grossit depuis qu’une fillette de 12 ans a subi un viol en réunion par des soldats américains en 1995. C’était un crime parmi des centaines, dont de nombreux n’ont jamais fait l’objet d’une enquête. A peine connu en dehors de l’île, la résistance a permis l’élection du premier gouverneur anti-bases, Takeshi Onaga, et présenté un obstacle inhabituel au gouvernement de Tokyo et au plan du premier ministre ultra-nationaliste Shinzo Abe pour révoquer la “constitution de paix” japonaise.

Ce mouvement de résistance comprend Fumiko Shimabukuro, agée de 87 ans, une survivante de la Seconde Guerre mondiale alors qu’un quart des habitants d’Okinawa périrent lors de la l’invasion américaine. Fumiko et des centaines d’autres trouvèrent refuge dans la magnifique baie d’Henoko, qu’elle se bat pour défendre désormais. Les États-Unis veulent raser la baie pour étendre les pistes de décollage pour leurs bombardiers.

“Nous devons faire un choix,” a-t-elle déclaré, “le silence, ou la vie.” Alors que nous nous rassemblions pacifiquement en dehors de la base américaine de Camp Schwab, d’énormes hélicoptères Sea Stallion faisaient des cercles au-dessus de nos têtes sans aucun autre but que de nous intimider.

L’île coréenne de Jeju se trouve en mer de Chine de l’Est, c’est un sanctuaire semi-tropical et un héritage du patrimoine mondial déclaré “île de la paix mondiale”. Sur cette île de la paix a été bâtie une des bases militaires les plus provocantes du monde, à moins de 650 kilomètres de Shanghai. Le village de pêcheurs de Gangjeong est dominé par une base navale sud-coréenne bâtie pour les porte-avions américains, sous-marins nucléaires et destroyers équipés de missiles Aegis, pointant vers la Chine.

Un mouvement de résistance populaire contre ces préparatifs de guerre existe sur Jeju depuis presque 10 ans. Chaque jour, souvent deux fois par jour, des villageois, des prêtres catholiques et des militants venant de partout dans le monde forment une masse fervente qui bloque l’entrée de la base. Dans un pays dans lequel les manifestations sont souvent interdites, mais pas les religions influentes, cette tactique a produit un résultat digne d’inspiration.

Un des leaders, le père Mun Jeong-hyeon, m’a dit : “Je chante chaque jour 4 chansons à côté de la base, quelle que soit la météo. Je chante même pendant les typhons – aucune exception. Pour construire cette base, ils ont détruit l’environnement, et la vie des villageois, et nous devons témoigner de cela. Ils veulent contrôler le pacifique. Ils veulent isoler la Chine sur le plan international. Ils veulent faire du monde leur empire.”

Une Chine très moderne

La dernière fois que j’ai décollé de Jeju pour Shanghai remonte à plus d’une génération. La dernière fois que je suis allé en Chine, je me souviens que le bruit le plus fort que j’ai entendu provenait du tintement des sonnettes de bicyclettes ; Mao Zedong était mort depuis peu, et les villes semblaient sombres, faites d’un mélange d’attente et de crainte. En quelques années, Deng Xiopeng, “l’homme qui a changé la Chine”, était le “leader suprême”. Rien ne m’avait préparé aux changements stupéfiants de la Chine actuelle.

La Chine a lourdement investi dans des infrastructures de transport modernes, dont des lignes de train à grande vitesse.

La Chine a lourdement investi dans des infrastructures de transport modernes, dont des lignes de train à grande vitesse.

La Chine est faite d’une délicieuse ironie, notamment la maison de Shanghai dans laquelle Mao et ses camarades ont fondé secrètement le parti communiste de Chine en 1921. Aujourd’hui, elle se tient au milieu d’un quartier commercial très capitaliste ; vous sortez de ce temple du communisme avec votre petit livre rouge et votre statuette de Mao et rentrez directement dans l’univers de Starbucks, Apple, Cartier, Prada.

Mao en serait-il choqué ? J’en doute. Cinq ans avant sa grande révolution de 1949, il a envoyé ce message secret à Washington. “La Chine doit s’industrialiser,” a-t-il écrit. “Cela ne peut être réalisé que par la libre entreprise. Les intérêts chinois et américains vont ensemble, économiques comme politiques. L’Amérique n’a pas besoin de craindre que la Chine ne coopère pas. Nous ne pouvons nous permettre aucun conflit.”

Mao a proposé de rencontrer Franklin Roosevelt à la Maison-Blanche, et son successeur Harry Truman, et son successeur Dwight Eisenhower. Ses invitations ont été déclinées, ou volontairement ignorées. L’opportunité de changer l’histoire contemporaine, d’empêcher des guerres en Asie et de sauver d’innombrables vies a été perdue car l’authenticité de cette ouverture a été niée par Washington quand “la transe catatonique de la guerre froide,” écrit le critique James Naremore, “a maintenu notre pays dans une position figée.”

Les fausses informations des média grand public qui présentent une fois de plus la Chine comme une menace procèdent de la même mentalité.

“La Nouvelle Route de la soie”

Le centre de gravité du monde bascule inexorablement vers l’Est ; mais la stupéfiante vision qu’a la Chine de l’Eurasie est mal comprise par l’Ouest. La “Nouvelle Route de la soie” est une voie d’échanges commerciaux, de ports, de pipelines et de trains à grande vitesse rejoignant l’Europe. En tant que leader mondial de la technologie ferroviaire, la Chine est en train de négocier avec 28 pays pour installer des lignes sur lesquelles les trains pourront transiter jusqu’à 400km/h. Cette ouverture au monde a le soutien de la plupart de l’humanité, et permet en plus d’unifier la Chine et la Russie.

“Je crois en l’exception américaine au plus profond de moi,” a affirmé Barack Obama, évoquant le fétichisme des années 30. Ce culte moderne de la supériorité c’est l’américanisme, le prédateur dominant du monde. Durant le mandat du libéral Obama, qui a remporté le prix Nobel de la paix, les dépenses de fabrication de nouvelles têtes nucléaires ont été plus élevées que sous n’importe lequel des mandats des présidents américains depuis la fin de la Guerre froide. Une mini arme nucléaire est prévue. Connue sous l’appellation B61 modèle 12, elle signifiera, selon le général James Cartwright, ex vice-président du Staff des Chefs des Armées, que “la rendre plus petite [rendra son usage] plus imaginable.”

En septembre, le “Atlantic council”, un think-tank géopolitique américain grand public, a publié un rapport qui prédit un monde Hobbesien [https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Hobbes, NdT], “marqué par le désordre, un violent extrémisme [et] une ère de guerre perpétuelle.” Les nouveaux ennemis étaient une “Russie” renaissante et une Chine “de plus en plus agressive”. Seule l’Amérique héroïque peut nous sauver.

Cette belligérance est de la pure démence. C’est comme si le “siècle américain” – proclamé en 1941 par l’impérialiste américain Henry Luce, propriétaire du magazine Times – s’était terminé sans préavis et que personne n’ait le courage de dire à l’empereur de ramasser ses armes et de retourner chez lui.

Source : Consortium News, le 04/12/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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L’accord Colombie-OTAN est dirigé contre le Venezuela et vers le pillage des ressources naturelles. Par Dick Emanuelsson

10 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Economie, #La lutte des classes, #Politique étrangère, #Le fascisme, #Amérique Latine

L’accord Colombie-OTAN est dirigé contre le Venezuela et vers le pillage des ressources naturelles

http://www.investigaction.net/laccord-colombie-otan-est-dirige-contre-le-venezuela-et-vers-le-pillage-des-ressources-naturelles/#sthash.5xmijOqo.dpuf

09 Jan 2017

Dick Emanuelsson

http://www.investigaction.net/wp-content/uploads/2017/01/otan_col2-640x324.jpg

 

L’éventuel accord militaire entre le Gouvernement de la Colombie et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est une provocation contre les accord de paix de l’Amérique du Sud signés à la CELAC et à l’UNASUR, des accords ratifiés même par le Gouvernement colombien lui-même. Ils ont les yeux fixés sur les réserves de pétrole aussi bien au Venezuela qu’en Colombie et sur les ressources naturelles de l’Amazonía en Amérique du Sud, déclare Horacio Duque, analyste politique colombien à Resumen Latinoamericano.

Mais le président colombien Juan Manuel Santos ne se souvient déjà plus de la promesse qu’il a faite en 2010 au président vénézuélien de l’époque, Hugo Chávez Frías de ne faire aucune alliance militaire avec l’OTAN. Le 23 décembre 2016, il a déclaré ce qui suit (https://youtu.be/kb2hVqZBqIo):

« Je suis plein de joie et de satisfaction parce que cet objectif, nous l’avions depuis l’époque où j’étais ministre de la défense. Nous avons fait la demande il y a 9 ans pour signer un accord de coopération qui est la possibilité la plus importante que l’OTAN a avec les pays qui ne osnt pas membres de l’OTAN pour collaborer mututellement et ils m’ont remis la lettre dans laquelle ils disent que « la Colombie a été acceptée ! »

L’accord de 2013

Le 5 mars 2013, Chávez est mort et le Gouvernement colombien, cette fois sous la baguette de Santos, a mis « mois pour que le ministre de la défense, Juan Carlos Pinzon, au siège de l’OTAN en Belgique, informe que la Colombie avait déjà un accord avec l’OTAN sur l’échange d’informations et la sécurité. Cela a été le premier memorandum de cette nature que l’Alliance ait singé avec un pays d’Amérique Latine.

Le Congrès de la République de Colombie a soutenu le 1é août 2014 l’accord signé le 25 juin 2013. Le 24 février 2015, le Procureur Général de Colombie a demandé qu’on déclare irrecevable l’accord signé entre la Colombie et l’OTAN en 2013 parce qu’il considérait que le document signé « n’indiquait pas avec précision sa finalité. »

En juin 2015, la Cour Constitutionnelle Colombie a supprimé l’accord signé en 2013 pour vices de forme quand il a été approuvé au Congrès colombien. Le 26 octobre 2016, le Sénat colombien a approuvé en seconde lecture l’accord sur la coopération et la sécurité concernant l’information entre la Colombie et l’OTAN. Le 23 décembre 2016 Santos annonce que l’OTAN a à nouveau accepté de commencer des négociations avec la Colombie.

Le but : contrôler le Venezuela

Le sénateur Paul Cordwell a été très sincère quand il a parlé au Congrès états-unien du Plan Colombie à la fin des années 90. Il a dit : « Pour contrôler le Venezuela, il faut occuper militairement la Colombie ! »

Avec le Plan Colombie, l’occupation militaire et la dépendance de ce pays envers les Etats-Unis se sont accélérées. Le 1é juin 2008, on a réactivé la 4° Flotte qui avait été inactive depuis 1950. Cette flotte opère dans les Caraïbes, l’Amérique du Sud et l’ Amérique Centrale et leurs 2 côtes.

Le 30 octobre 2009, l’ex président Álvaro Uribe Vélez a signé un accord avec le Commando Sud pour lui fournir 7 bases militaires en Colombie. Parmi ces 7 bases se trouvent la base navale de la Baie Málaga, construite au début des années 80 par la transnationale de construction suisse ABV. Santos non seulement est accusé de jouer au poker politique mais aussi d’être un menteur et un tricheur, ce qui se confirme avec le mensonge qu’il a dit à Chávez 2010. Nicolás Maduro a rappelé cette promesse violée quand il a commenté et condamné cette information, le 23 décembre :

« Nous allons chasser l’OTAN de là, j’appelle le peuple colombien et les peuples d’ Amérique du Sud et du Venezuela à lutter contre l’OTAN, non à l’OTAN en Amérique du Sud, ça suffit, ses guerres bien loin d’ici, l’Amérique du Sud sans alliances militaires avec des armes nucléaires et de guerre, » a déclaré Maduro dans son émission « La hora de la salsa. »

Horacio Duque Giraldo est un analyste politique colombien et il soutient aussi que la cible d’un éventuel accord entre la Colombie et l’OTAN est Caracas. A ce journaliste, il adit :

« Je crois que le but concret est le Venezuela, nous ne devons pas nous y tromper. Indépendamment de tous les problèmes et de toutes les contradictions d’un processus comme le processus vénézuélien, ici, le problème essentiel est les grandes entreprises pétrolières et minières et les armées qui travaillent pour leur sécurité. Elles sont derrière la rente pétrolière et les richesses du Venezuela et de l’Amazonie colombienne. »

Le général Kelly une vraie menace pour le Venezuela.

Duque continue:

« Les 7 bases militaires en Colombie et l’accord avec l’OTAN, la nomination comme ministre de l’Intérieur et de la Sécurité du Gouvernement de Donald Trump du général John Kelly, cet ex commandant de la 4° Flotte et du Commando Sud qui fut un interventionniste déclaré en ce qui concerne la situation au Venezuela, tout cela montre qu’il se charge de détruire la structure démocratique du Venezuela. Pour la détruire, ils ont décimé et traqué économiquement (le Venezuela), ce qu’ils ont voulu faire pendant tant d’années avec Cuba.

Et maintenant, ils vont, comme en ont l’habitude les oligarchies d’Amérique Latine et de l’Empire, provoquer subrepticement toutes les actions nécessaires pour atteindre leur objectif très ponctuel qui est de rétablir la domination de l’oligarchie au Venezuela, la vieille oligarchie d’AD et du COPEI vénézuéliens que nous connaissons et attaquer et piller la rente pétrolière et attaquer et piller les ressources de l’Amazonie colombienne, brésilienne et équatorienne. Sur cela, nous ne pouvons pas nous tromper. C’est le but central de cet accord qu’ils annoncent avec l’OTAN. »

La sous-traitance des Forces Armées de Colombie

Horacio Duque soutient que l’Accord de Paix avec les FARC et la fin d’un conflit social et armé doivent avoir des conséquences pour les Forces Militaires Colombiennes, les plus importantes du continent. Sur le demi-million d’unités militaires, elles devraient se réduire au oins de 100 000 militaires bien que Santos ait dit qu’il en les réduirait pas. L’idée, dit Duque, est de faire une sous-traitance, ce qui signifie que même l’Armée est « victime » du modèle néolibéral dans lequel l’Etat reste seulement l’administrateur d’un petit noyau de productions et de services, le reste étant fragmenté en coopératives ou privatisé.

Dans ce cas, l’Etat colombien a son « produit d’exportation » qui est le Plan Colombie. Il a réussi : seulement sur le continent latino-américain et dans les Caraïbes, 12 pays ont des contrats avec Bogota dans e domaine de la sécurité et de la formation.

L’un d’entre eux est le Honduras, la seconde nation la plus pauvre du continent américain où la pauvreté extrême atteint 42,6% de la population. Les militaires et les civils colombiens ont remplacé en grande partie les conseillers militaires et policiers du Commando Sud des Etats-Unis. Les militaires colombiens forment leurs collègues honduriens. C’est la même chose avec la police, les organismes de sécurité et de renseignement militaire. Des avions vont tous les jours de Tegucigalpa à Bogotá avec des Honduriens qui doivent être formés par les Colombiens alors que la Colombie a de nombreux contingents de militaires en terre hondurienne.

Après le coup d’Etat de juin 2009, des rumeurs ont couru aussi bien au Honduras qu’en Colombie, disant que les grands propriétaires terriens de la côte nord du Honduras recrutaient des paramilitaires colombiens démobilisés venant de Magdalena Medio. Après la visite au Palais de Nariño d’une délégation hondurienne de la junte civique et militaire qui a été reçue par Álvaro Uribe en juin 2009, un mois après le coup d’Etat, Alvaro Uribe s’est rendu au Honduras en janvier 2010 et un accord a été signé entre les 2 pays pour la « lutte commune contre le terrorisme (lisez « contre la résistance hondurienne ») et le trafic de drogues ». Depuis cette date, les corps de l’armée et de la police honduriennes se sont remplis de militaires colombiens.

Le fond de l’Accord avec les FARC

C’est cette sorte de « conseils » qui ont été et seront les tâches des Forces Militaires (dans lesquelles on inclut aussi la Police Nationale colombienne). Par un accord avec l’OTAN, ce processus peut s’intensifier encore plus. Les militaires et les policiers colombiens qui ne veulent pas continuer à travailler pour les Forces Militaires peuvent devenir ouvertement des mercenaires recrutés par les alliés des Etats-Unis dans le Golfe Persique comme les 800 ex membres colombiens des Forces Spéciales colombiennes qui tuent aujourd’hui des Yéménites au Yemen, victimes d’un terrible génocide perpétré par l’Arabie Saoudite et l’Emirat Arabe.

« D’une certaine manière, l’Accord de Paix en Colombie poursuit ce but, c’est à dire déblayer les zones dans lesquelles se trouvent les grandes richesses minières et pétrolières, agricoles et agro-industrielles en Colombie. Les déblayer pour que les grandes multinationales viennent piller et emporter toutes les richesses, organiser de grandes étendues et de grandes propriétés foncières pour renforcer la politique de sécurité et des entreprises alimentaires des états qui vont venir profiter des grandes étendues de terre en Colombie, c’est ce que nous avons appelé « l’étrangérisation » de la terre en Colombie. C’est le but de l’accord de l’OTAN, c’est ce qu’ils veulent et qu’ils cherchent avec l’Accord de Paix en croyant que le mouvement populaire va baisser la garde et ne va pas se mobiliser. »

Il n’y a qu’un « mais » : Donald Trump a dit que l’OTAN n’a plus de raison d’exister mais une chose est ce que dit Trump et une autre ce que dit et fait le Pouvoir de Fait. Même le président Dwight Eisenhower admettait dans les années 50 que le Complexe Militaire et Industriel est le véritable Pouvoir aux Etats-Unis. Tous les autres, c’est RIEN !

Traduit de l’espagnol par Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source: Resumen Latinoamericano

 

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Manifestations anti-OTAN des Allemands. ParsToday

10 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie

Manifestations anti-OTAN des Allemands

ParsToday

Manifestations anti-OTAN des Allemands.  ParsToday

 

 

Un grand nombre d’Allemands ont manifesté contre le déploiement des forces des militaires de l’OTAN et le transfert des équipements militaires depuis leur pays.

Cette manifestation a eu lieu dans la ville portuaire de Bremerhaven au nord d’Allemagne.

Dans le cadre d'une stratégie présentée comme “défensive” par l’OTAN, des blindés américains sont arrivés dans le port allemand de Bremerhaven. Ils prendront ensuite la direction de l'Europe de l'Est, plus précisément en Pologne, en Roumanie et en Bulgarie, dans le cadre d’un plan de renforcement des forces otaniennes en Europe face aux “éventuelles attaques” russes. Il s’agit de 4.000 soldats, 87 chars et 144 blindés militaires qui doivent participer à une manœuvre militaire d’envergure de l’OTAN aux portes de la Russie qui va commencer le 7 janvier et qui va durer 12 jours.

L’arrivée de cette machine de guerre fait partie de l'opération baptisée "Atlantic Resolve" par le Pentagone et après le rattachement de la péninsule du sud de l'Ukraine, Crimée, à la Russie. Elle a pour objectif, selon Washington, de dissuader une éventuelle attaque russe et de rassurer les membres est européen de l'OTAN.

Les manifestants portaient des pancartes libellées avec les slogans suivants :“Non au déploiement de l’OTAN” et “Non à l’action miliaire contre la Russie” et “les troupes américaines doivent rentrer chez eux”.

Il paraît que les Allemands commencent à voir clair, car ils ont compris que les troupes américaines ne représentent pas une force de protection ,mais plutôt une force d’occupation.Et c'est pourquoi ces manifestants réclament le départ de ces troupes.

La Russie a à maintes reprises mis en garde contre le renforcement des forces de l’Alliance atlantique dirigée par les États-Unis près de ses frontières et elle a été obligée de renforcer elle aussi ses capacités militaires sur les frontières du sud-ouest pour maintenir un équilibre.

Pour Moscou,cette présence militaire américaine en Europe constitue un acte d’agression qui brisera l’équilibre sécuritaire dans ce continent.

 

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Le président « bon » et le président « méchant ». Par Manlio Dinucci

10 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #Les média

Le président « bon » et le président « méchant ». Par Manlio Dinucci

L’art de la guerre

 

Le président « bon » et le président « méchant »

 

Manlio Dinucci

 

Barack Obama fut « santo subito » (« saint immédiatement ») : à peine entré à la Maison Blanche il fut décoré préventivement en 2009 du Prix Nobel de la paix grâce à « ses extraordinaires efforts pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». Alors que son administration préparait déjà secrètement, par l’intermédiaire de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, la guerre qui deux ans plus tard allait démolir l’état libyen, en s’étendant ensuite à la Syrie et à l’Irak via des groupes terroristes fonctionnels à la stratégie USA/Otan.

Donald Trump est par contre « démon immédiatement », avant même d’entrer à la Maison Blanche. Il se trouve accusé d’avoir usurpé le poste destiné à Hillary Clinton, grâce à une opération maléfique ordonnée par le président russe Poutine. Les « preuves » sont fournies par la Cia, la plus experte en matière d’infiltrations et coups d’état. Il suffit de rappeler ses opérations pour provoquer et conduire les guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie ; ses coups d’état en Indonésie, Salvador, Brésil, Chili, Argentine, Grèce. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées ; des millions déracinées de leurs terres, transformées en réfugiés objet d’une véritable traite des esclaves. Surtout les fillettes et jeunes femmes, soumises en esclavage, violées, contraintes à se prostituer.

Tout cela devrait être rappelé par les personnes qui, aux USA et en Europe, organisent le 21 janvier la Marche des femmes pour défendre justement cette parité de genre conquise par de dures luttes, continuellement mise en discussion par des positions sexistes comme celles exprimées par Trump. Mais ce n’est pas pour cette raison que Trump est mis en accusation dans une campagne qui constitue un fait nouveau dans la procédure d’alternance à la Maison Blanche : cette fois la partie perdante ne reconnaît pas la légitimité du président néo-élu, mais tente un impeachment préventif. Trump se trouve présenté comme une sorte de « Manchurian Candidate » qui, infiltré à la Maison Blanche, serait contrôlé par Poutine, ennemi des Etats-Unis.
Les stratèges néo-cons, artisans de la campagne, essaient de cette façon d’empêcher un changement de cap dans les relations des Etats-Unis avec la Russie, que l’administration Obama a ramenées à un niveau de guerre froide. Trump est un « trader » qui, en continuant à fonder la politique étasunienne sur la force militaire, entend ouvrir une négociation avec la Russie, possiblement aussi pour affaiblir l’alliance de Moscou avec Pékin.
En Europe ceux qui craignent un relâchement de la tension avec la Russie sont avant tout les dirigeants Otan, qui ont acquis de l’importance avec l’escalade militaire de la nouvelle guerre froide, et les groupes de pouvoir des pays de l’Est -en particulier Ukraine, Pologne et pays baltes- qui misent sur l’hostilité envers la Russie pour avoir un soutien militaire et économique croissant de la part de l’Otan et de l’Ue.
Dans ce contexte, on ne peut pas taire dans les manifestations du 21 janvier les responsabilités de ceux qui ont transformé l’Europe en première ligne de l’affrontement, y compris nucléaire, avec la Russie.

Nous devrions manifester non pas comme des sujets étasuniens qui ne veulent pas un président « méchant » et en demandent un « bon », mais pour nous libérer de la sujétion envers les Etats-Unis qui, indépendamment de qui en est le président, exercent leur influence en Europe par l’intermédiaire de l’Otan ; pour sortir de cette alliance de guerre, pour exiger l’enlèvement des armes nucléaires USA de nos pays.

Nous devrions manifester pour avoir la parole, comme citoyennes et citoyens, dans les choix de politique étrangère qui, indissolublement liés aux choix économiques et politiques internes, déterminent nos conditions de vie et notre avenir.

 

Edition de mardi 10 janvier 2017 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/il-presidente-buono-e-quello-cattivo/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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