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Le blog de Lucien PONS

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Affrontement au Bilderberg 2017 par Thierry Meyssan

10 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La finance dérégulée, #l'horreur économique

Affrontement au Bilderberg 2017

Alors que le président Trump semble avoir plus ou moins réglé ses problèmes d’autorité intérieure, le conflit se déplace au sein de l’Otan : Washington plaide contre la manipulation du terrorisme, tandis que Londres n’entend pas abandonner un outil si efficace pour son influence. Le Groupe de Bilderberg, initialement organisé comme une caisse de résonance de l’Alliance, vient d’être le théâtre d’un difficile débat entre partisans et adversaires de l’impérialisme au Moyen-Orient.


Cet article a été rédigé le 4 juin 2017. Il ne mentionne donc pas l’actuelle crise diplomatique au Moyen-Orient même si celle-ci en confirme les hypothèses. Deux camps commencent à se former : d’un côté le Qatar et le Royaume-Uni, déjà officiellement soutenus par l’Iran, la Turquie et le Hamas ; de l’autre l’Arabie saoudite et les États-Unis déjà soutenus par le Bahreïn, l’Égypte, les Émirats arabes unis, Israël, la Libye (gouvernement de Baïda), les Maldives, Maurice et le Yémen (gouvernement d’Abdrabbo Mansour Hadi).

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Il n’existe aucune photographie de la réunion du Groupe de Bilderberg dont les travaux sont confidentiels. La sécurité de la rencontre n’est pas assurée par le FBI, ni par la police de Virginie, mais par une milice privée et directement par l’Otan.

Le Groupe de Bilderberg a été créé, en 1954, par la CIA et le MI6 pour soutenir l’Alliance atlantique. Il s’agissait de réunir des personnalités du monde économique et médiatique avec des responsables politiques et militaires de manière à sensibiliser la société civile face au « péril rouge ». Loin d’être un lieu de décision, ce club très fermé a historiquement été un forum où les anciens devaient rivaliser de fidélité à Londres et Washington et les plus jeunes montrer que l’on pouvait avoir confiance en eux contre les Soviétiques [1].

C’est lors de la réunion annuelle de 1979 que Bernard Lewis révéla aux présents le rôle des Frères musulmans contre le gouvernement communiste afghan. L’islamologue britano-israélo-états-unien y avait alors proposé d’étendre la « guerre pour la Liberté » (sic) à toute l’Asie centrale.

C’est en 2008, c’est-à-dire deux ans et demi à l’avance, que Basma Kodmani (la future porte-parole de l’opposition syrienne) et Volker Perthes (le futur conseiller de Jeffrey Feltman pour la capitulation totale et inconditionnelle de la Syrie [2]) y expliquèrent tout l’intérêt de soutenir les Frères musulmans pour dominer le Moyen-Orient. Ils soulignèrent la « modération » de la Confrérie face à l’Occident et le contraste offert par le souverainisme « extrémiste » de l’Iran et de la Syrie [3].

Et c’est en 2013 que le leader du patronat allemand, Ulrich Grillo, y plaida pour l’organisation d’une migration massive de 800 000 travailleurs syriens vers les usines allemandes [4].

Le Bilderberg 2017

Le Groupe de Bilderberg vient de tenir son meeting 2017, du 1er au 4 juin, aux États-Unis. Contrairement à l’habitude, les 130 participants n’ont pas tous défendu le même projet. Au contraire, suite aux interventions de Donald Trump au sommet arabo-islamo-US et à l’Otan [5], la CIA et le MI6 ont organisé le premier jour un débat opposant les partisans de la lutte contre l’islamisme à ses soutiens. Il s’agissait bien entendu soit de trouver un compromis entre les deux camps, soit de prendre acte des dissensions et de ne pas les laisser détruire l’objectif initial de l’Alliance : la lutte contre la Russie [6].

Côté anti-islamisme (c’est-à-dire opposé non pas à la religion musulmane, mais à l’islam politique façon Sayyid Qutb), on relevait la présence du général H. R. McMaster (conseiller national de sécurité du président Trump) et de son experte Nadia Schadlow. McMaster est un stratège reconnu dont les théories ont été vérifiées sur le champ de bataille. Schadlow a surtout travaillé sur la manière de transformer les victoires militaires en réussites politiques. Elle s’est beaucoup intéressée à la restructuration des mouvements politiques dans les pays vaincus. Elle devrait prochainement publier un nouveau livre sur la lutte contre le radicalisme islamique.

Côtés pro-islamisme, on notait pour les États-Unis la présence de John Brenan (ancien directeur de la CIA) et de ses ex-subordonnés Avril Haines et David Cohen (financement du terrorisme). Pour le Royaume-Uni, Sir John Sawers (ancien directeur du MI6 et protecteur de longue date de la Confrérie) et le général Nicholas Houghton (ancien chef d’état-major qui prépara le plan d’invasion terrestre de la Syrie). Pour la France, le général Benoît Puga (ancien chef de l’état-major de l’Élysée et commandant des Forces spéciales en Syrie) et Bruno Tertrais (stratège néo-conservateur du ministère de la Défense). Enfin, pour le secteur privé, Henry Kravis (directeur du fonds de placement KKR et trésorier officieux de Daesh) et le général David Petraeus (co-fondateur de Daesh).

Et comme si ce déséquilibre n’était pas suffisant, les organisateurs avaient prévu la présence d’experts capables de justifier l’injustifiable comme celle du professeur Niell Fergusson (historien du colonialisme britannique).

Le possible renversement des alliances

Il faudra un peu de temps avant de savoir ce qui s’est dit au cours de cette réunion et pour comprendre les conclusions que les uns et les autres en auront tirées. Cependant nous pouvons d’ores et déjà constater que Londres pousse à un changement de paradigme au Moyen-Orient. Si le modèle du « printemps arabe » (reproduction de la « révolte arabe de 1916 » organisée par Lawrence d’Arabie pour remplacer l’empire ottoman par l’empire britannique) est abandonné, le MI6 espère créer une nouvelle entente sur la base de l’islamisme politique.

De fait, alors que Washington a renouvelé son alliance avec l’Arabie saoudite et l’a convaincue de rompre avec la Confrérie en échange de 110 milliards de dollars d’armement [7], Londres pousse à une entente entre l’Iran, le Qatar, la Turquie et les Frères musulmans. Si ce projet devait être poursuivi, on assisterait à l’abandon du conflit sunnite/chiite et à la création d’un « croissant de l’islam politique » allant de Téhéran, à Doha, Ankara, Idleb, Beyrouth et Gaza. Cette nouvelle donne permettrait au Royaume-Uni de maintenir son influence dans la région.

La seule chose qui semble faire consensus entre les Alliés est la nécessité d’abandonner le principe d’un État jihadiste. Tous admettent qu’il faut faire rentrer le diable dans sa boîte. C’est-à-dire d’en finir avec Daesh, quitte à ce que certains continuent avec Al-Qaïda. C’est pourquoi, inquiet pour sa survie, le Calife auto-proclamé a fait secrètement parvenir un ultimatum à Downing Street et à l’Élysée.

Choisir son camp

On verra dans les prochains mois si le retournement de l’Arabie saoudite est bien réel. Ce serait une bonne nouvelle pour les Syriens, mais une mauvaise pour les Yéménites (que le monde occidental ignorerait alors). Il offre la possibilité au roi Salman de faire évoluer le wahhabisme d’une secte fanatique en une religion normale. D’ores et déjà le soudain conflit qui oppose Riyad à Doha à propos de l’Iran se double d’une polémique sur la possible parenté entre le fondateur de la secte, Mohammed ben Abdelwahhab, et la dynastie qatarie des Al-Thani ; une prétention qui a enragé les Séoud.

Le projet de l’« islam politique » consiste à unir les Frères musulmans aux Khomeinistes. Il implique que l’Iran, voire le Hezbollah, substitue cette problématique à la lutte anti-impérialiste. S’il devait voir le jour, il conduirait certainement l’Iran à se retirer de Syrie. La Maison-Blanche le prend très au sérieux et s’y prépare avec effroi. Donald Trump a déjà désigné Téhéran comme son nouvel ennemi dans son discours de Riyad et il vient de nommer Michaël D’Andrea (qui organisa l’assassinat d’Imad Mougniyeh à Damas, en 2008) comme responsable de la section iranienne de la CIA [8].

La Russie s’était préparée à une éventuelle nouvelle donne au Moyen-Orient. Elle a ainsi poursuivi son ambition d’accéder aux « eaux chaudes » en soutenant la Syrie et de pouvoir circuler à travers les détroits des Dardanelles et du Bosphore (indispensables pour entrer en Méditerranée) en se rapprochant de son adversaire héréditaire, la Turquie. Toutefois, à terme, l’islam politique ne pourra que lui causer des problèmes dans le Caucase.

Comme toujours lorsque les joueurs battent leurs cartes, chacun doit se positionner. Le Royaume-Uni défend son Empire, la France sa classe dirigeante et les États-Unis son peuple. Au Moyen-Orient certains se battront pour leur communauté, d’autres pour leurs idées. Mais les choses ne sont pas toujours aussi simples. Ainsi, l’Iran pourrait suivre l’idéal de l’imam Khomeiny en confondant la fin et les moyens. Ce qui était au départ une révolution anti-impérialiste menée avec la force de l’islam pourrait se muer en une simple affirmation de l’usage politique de cette religion.

Les conséquences dans le reste du monde

Le MI6 et la CIA ont pris un grand risque en invitant un non-atlantiste à la réunion du Bilderberg 2017. L’ambassadeur de Chine, Cui Tiankai, qui ne devait intervenir que le quatrième jour du séminaire, a donc pu évaluer dès le premier jour les positions de chaque membre de l’Otan.

D’un côté Pékin mise sur la collaboration de Donald Trump, l’ouverture des États-Unis à sa Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), et le développement de toutes ses routes commerciales. De l’autre, il espère que le Brexit se traduira par une alliance économique et financière avec Londres [9].

L’ambassadeur Cui, qui fut le directeur du Centre de recherche politique du ministère chinois des Affaires étrangères, pourrait donc apparemment se satisfaire d’une simple destruction de Daesh. Mais il n’est pas sans savoir que ceux qui ont organisé le Califat pour couper la « route de la soie » en Irak et en Syrie, puis la guerre en Ukraine pour couper la « nouvelle route de la soie », se préparent préventivement à ouvrir un troisième front aux Philippines et un quatrième au Venezuela pour couper d’autres projets de communication.

De ce point de vue, la Chine, qui comme la Russie a intérêt à soutenir Donald Trump ne serait-ce que pour prévenir le terrorisme dans son propre pays, s’interrogera sur les possibles conséquences à long terme d’une hégémonie britannique dans le « croissant de l’islam politique ».

[2] « L’Allemagne et l’Onu contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 28 janvier 2016.

[3] Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, Thierry Meyssan, Editions Demi-lune, 2017.

[4] « Comment l’Union européenne manipule les réfugiés syriens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 mai 2016.

[5] « Trump avance ses pions », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 30 mai 2017.

[6] « La réunion 2017 du Groupe de Bilderberg », Réseau Voltaire, 1er juin 2017.

[7] « Donald Trump contre le jihadisme », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 23 mai 2017.

[8] « La CIA prépare des opérations secrètes dures contre l’Iran », Réseau Voltaire, 3 juin 2017.

[9] « Le Brexit redistribue la géopolitique mondiale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 juin 2016.

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Macron: L'état d'urgence au quotidien ou la fin de la démocratie française. Par Karine Bechet Golovko.

9 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #Terrorisme, #Le capitalisme;, #La guerre

vendredi 9 juin 2017

Macron: L'état d'urgence au quotidien ou la fin de la démocratie française

 
 
 
Afin de sortir de l'état d'urgence, le nouveau Gouvernement français a trouvé la solution: normaliser les mesures liberticides exceptionnelles. Ce qui, finalement, est une conséquence logique de la politique actuellement menée: lorsque l'on ne lutte pas réellement contre les sources du terrorisme, il faut un régime autoritaire pour faire taire le peuple.
 

 
Ce régime d'état d'urgence n'en finit pas et les attentats continuent. Après les attentats de Manchester, E. Macron a décidé de prolonger, lui aussi, l'état d'urgence. Or, politiquement, il est évident que la France ne peut indéfiniement continer ainsi.
 
L'une des solutions aurait été de lutter contre les sources du terrorisme: contrôle de l'immigration, combat contre le fondamentalisme en France, défense du caractère laïc de la République, bref du vivre ensemble. Mais au lieu de cela, les frontières ne sont pas compatibles avec l'UE, les "migrants"(puisque les immigrés n'existent plus) ont leur place partout et sont une chance, les féministes trouvent le voile très chic et la crèche de Noel est en voie d'être considérée comme une atteinte à l'ordre public.
 
Je n'insiste même pas sur la question internationale avec le soutien direct apporté aux groupes "modérément" extrémistes dans un jeu géopolitique incertain, l'invasion financière quatare et saoudienne de la France, le refus d'alliance internationale avec la Russie, etc etc etc
 
L'on finirait par croire que finalement, le prix des attentats n'est pas trop élevé.
 
Dans ce contexte, la législation de temps de paix est inefficace. L'état d'urgence aussi, car la question n'est finalement pas tant juridique que politique à ce jour, mais il permet de reprendre le contrôle d'une société qui risquerait de ne pas suffisament se soumettre.
 
Ce Gouvernement tant libéral prépare donc une projet de loi liberticide, comme la Ve République n'en a pas connu. Comme la France n'en a peut être pas connu depuis Vichy. Ainsi nos dirigeants, soit disant libéraux-libertaires, font fi de la liberté lorsque ça les arrange. Pour nous légaliser la quasi-totalité des mesures d'exception et écarter totalement le juge judiciaire, qui d'après la Constitution encore en vigueur, en a la charge: 
Selon Le Monde, qui a consulté le texte, "ce sont quasiment toutes les mesures de l'état d'urgence qui vont se retrouver dans le droit commun, avec quelques modifications marginales": assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte et zones de protection et de sécurité. Autant de mesures qui seront décidées sous l'autorité du ministère de l'Intérieur et des préfets, sans l'intervention d'un juge. 
Le juge, gardien des libertés, mis à l'écart des atteintes portées par l'Etat à ces libertés. Des avocats réagissent, les magistrats également qui s'inquiètent d'une dérive vers un état policier, dont la conclusion laisse songeur:
Dans   un  Etat   démocratique,   sortir   de  l’état   d'urgence  ne  signifie  pas   introduire  dans   le  droit commun des mesures d'exceptions et exclure le contrôle de l'autorité judiciaire.
Toute la question est là. Nombreux sont ceux qui s'émerveillent de l'avènement de l'ère post-démocratique. La post-démocratie n'existe pas, il ne s'agit que d'un régime liberticide autoritaire. Difficile de s'en émerveiller. 
 
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Le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie vu par Bertrand Rivière.

7 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La guerre

vendredi 12 juin 2009

L'Histoire vue d'un tabouret

 

Il y a quelques jours avaient lieu en Normandie, les commémorations du débarquement du 6 juin 44. Ce qui est une bonne chose tant il est vrai que tous ceux qui sont morts et ont souffert sur ses plages, quelle que soit leur nationalité, méritent le respect de leur mémoire.

Passons sur l'épisode grotesque et honteux de "l'oubli" d'inviter la reine d'Angleterre, non sans rappeler au passage qu'environ 60 % des hommes qui participèrent au "D-Day" n'étaient pas originaires du pays du basket-ball, mais bel et bien des sujets de sa gracieuse.

Notre Chef Suprême à talonnettes, noblement juché sur son fidèle tabouret a donc déclaré au gigantesque basketteur, lui-même Chef Suprême des amateurs de basket :
“Monsieur le Président des USA… Vous nous avez rendu la liberté”.

Dans un but pédagogique, je vais laisser la place à mon ami NI ANDO qui va se charger de rétablir la vérité historique et de rendre aux soviétiques ce qui n'appartient pas aux états-uniens : la victoire sur l'Allemagne nazie.

Un texte, certes un peu long, mais apparemment nécessaire pour permettre à notre cher président sur-élevé de comprendre qui nous a réellement "rendu la liberté".

Les États-Unis vainqueurs militaires de la Seconde Guerre Mondiale en Europe ?

Cette question peut être abordée sous trois angles:

celui de la contribution militaire aux pertes (critère imparfait certes).
celui de la chronologie des opérations.
celui du poids respectif des fronts.

Nous citons Omer Bartov, historien dont la notoriété et la qualité des travaux sont incontestables.

1- Contribution militaire aux pertes.

S'agissant du niveau de ces pertes, une évaluation étasunienne donne 400.000 pour les pertes de l'US Army dont sans doute 230.000 en Europe et Afrique du Nord. Les pertes de la Wehrmacht ont été revues à la hausse ces dernières années (de 4.000.000 initialement à 5.533.000 aujourd'hui). Les pertes soviétiques ont été recalculées à trois reprises entre 1945 et 1991. Les tués au combat de l'Armée rouge représentent près de 5.000 morts par jour, soit des pertes journalières quatre fois plus élevées que celles subies par l’armée impériale russe sur ce même front de 1914 à 1917.
La commission d'historiens constituée en 1987 en Fédération de Russie évalua le bilan des pertes à 26,6 millions dont près de 10 millions de tués pour l'Armée rouge, 10 millions pour les pertes civiles directes et 7 millions pour les pertes civiles indirectes (surmortalité). Les chiffres donnés pour l'extermination de civils concernent des civils abattus individuellement ou collectivement par le Reich dans les territoires soviétiques conquis et occupés en 1941, 1942 et jusqu'en 1943.

Tués de l’Armée rouge. 9.450.000.
dont tués directs. 6.400.000
dont prisonniers de guerre soviétiques exterminés. 2.500.000.
dont morts d’accidents et fusillés par le NKVD. 550.000.

Le total des pertes militaires et civiles de l'Allemagne et de l'Union soviétique réunies représentent 75% du total des pertes humaines subies en Europe (87% avec la Pologne, en quatrième vient la Yougoslavie avec 2,1%).
Si l'on ne considère que les pertes militaires, tous camps confondus, les tués de l’Armée rouge constituent 53% du total des pertes militaires connues en Europe, ceux de la Wehrmacht 31% et ceux de l’armée nord-américaine 1,3% (Royaume-Uni 1,8%, France 1,4%). Le total des pertes militaires seules de l'Allemagne et de l'Union soviétique réunies représentent donc 84% du total de toutes les pertes militaires subies en Europe.
Les pertes militaires de l’Union soviétique représentent 88% du total des pertes alliées en Europe (Royaume-Uni 3% - France 2,3% - Etats-Unis 2,2%).
De 1941 à 1945, 80% des pertes de la Wehrmacht sont subies sur le front russe. "Fin mars 1945, la totalité des pertes de l’Ostheer (la Wehrmacht sur le front russe) s’élevait à 6.172.373 hommes, soit prés du double de ses effectifs initiaux, au 22 juin 1941. Ce chiffre représentait 80% des pertes subies par la Wehrmacht sur tous les fronts depuis le déclenchement de l’invasion de l’Union soviétique. En termes relatifs, les unités combattantes sur le front russe avaient subi des pertes encore plus importantes". O. Bartov.
Les pertes militaires du conflit germano-russe au sens strict (les seules opérations militaires impliquant une confrontation entre l'Armée rouge et la Wehrmacht) sont de 13.876.400 soit 78% du total des pertes militaires subies en Europe. Si l'on rajoute les forces de l'Axe qui combattirent en Russie (Hongrie, Roumanie, Italie qui eut jusqu'à 200.000 hommes sur ee front) le rapport est encore plus élevé.

2- La chronologie des opérations.

Début 1944, l’Armée rouge met en ligne deux fois plus de chars, quatre fois plus d’avions d’assaut que le Reich. Engagée dans une guerre totale contre la Russie, l’industrie de guerre allemande « tourne » pourtant au maximum de ses capacités et ne cesse de se développer jusqu’au début de 1945 (ses dépenses militaires passent de 35% du PNB en 1940 à 65% en 1944). Dés la fin de 1943, la poussée des armées soviétiques vers l’Allemagne, parsemée de batailles dont l’ampleur et la férocité sont sans équivalent à l’Ouest, apparaît irrésistible. Même si en 1943 la Wehrmacht peut encore aligner 258 divisions en Union soviétique (5 millions d’hommes sur le papier, en fait probablement moins de 3 millions, soit prés de 80% des effectifs totaux de l’armée allemande qui compte en tout 320 divisions fin 1943) il s’agit d’une armée saignée à blanc, qui a perdu ses capacités d’initiative et ses meilleures troupes.
Les armées soviétiques attaquent sans interruption depuis août 1943, sur un front continu de plus de 2.000 km. La Wehrmacht subi défaite sur défaite. Les Russes ont adopté les techniques de la guerre-éclair, et font des centaines de milliers de prisonniers (en mai 1945 on dénombre plus de 3 millions de prisonniers allemands détenus en URSS). Le 5 août 1943 une salve d’honneur fête la libération d’Orel. Le 5 août 1943 est ainsi le début du temps des « Salves de la Victoire ». Minsk est libérée en juillet 1943, Smolensk en septembre.
Le 8 avril 1944, alors que les alliés n’en sont qu’aux préparatifs de leur débarquement en France, une salve de 324 canons marque, à Moscou, l’arrivée de l’Armée rouge en Roumanie et en Tchécoslovaquie. Fin avril 1944, les Russes sont aux portes de la Prusse orientale. En juin 1944, avec 124 divisions et prés de 6.000 chars d’assaut, ils infligent sur un front de 600 km une défaite totale aux divisions allemandes qui combattent en Biélorussie. L'"opération Bagration" aboutit à la destruction complète du groupe d'armées Centre, et constitue la plus grande défaite de la Wehrmacht de la Seconde Guerre Mondiale (380.000 tués et 150.000 prisonniers, 25 divisions anéanties). En juillet 1944, les fantassins soviétiques sont sur la frontière polonaise. Le 28 août ils pénètrent en Hongrie (conquise fin décembre après de très durs combats), en septembre les pays baltes sont libérés, les divisions russes entrent en Finlande. En octobre, les Russes sont en Yougoslavie. Pour la seule année 1944, les armées russes anéantissent 136 divisions allemandes et 50 des pays satellites.
La Russie lance l’offensive finale sur l’Allemagne en plein hiver, sur un front s’étendant de la Baltique à l’Adriatique, avec 6,7 millions de combattants, prés de 8.000 chasseurs et bombardiers, 5.000 pièces d’artillerie autotractées, 7.000 chars contre 3.500, 50.000 canons. Varsovie est libérée le 17 janvier 1945. Le 19 janvier 1945, les premières unités pénètrent en Allemagne. Les chef militaires soviétiques ont la possibilité de foncer sur Berlin dés février (le 30 janvier 1945 les armées de Joukov sont sur l’Oder, à 70 km de la Chancellerie du Reich) mais ils préfèrent d’abord liquider le corps d’armées de la Wehrmacht en Prusse-Orientale puis le réduit de Poméranie, qui menacent leur flanc nord, et nettoyer le flanc sud (Europe centrale). 60 divisions allemandes ont été anéanties lors de ce premier assaut. Pour ralentir la poussée furieuse des Russes, le commandement allemand transfère encore 29 divisions du front ouest vers l’Est, dégarnissant encore un front ouest qui, pourtant, mobilisait déjà moins de 25% des forces du Reich depuis juin 1944.
Le 13 janvier 1945, l’Armée rouge se lance à l’attaque de la Prusse Orientale avec 1,6 million de soldats. La Wehrmacht attend l’assaut avec 45 divisions, soit 580.000 soldats. Au terme de combats d’une incroyable férocité les poches de résistance de l’armée allemande sont liquidées les unes après les autres. Le désastre est total pour l’armée allemande. Il ne reste pratiquement plus rien de son corps d’armées de Prusse-Orientale après seulement trois mois d’offensive russe. Toute l’Allemagne s’ouvre alors à l’Armée rouge.
Les Nord-Américains ne parviennent à traverser le Rhin que le 7 mars 1945 (le 31 mars pour la 1ère Armée française). Le 13 avril 1945 les Russes ont déjà conquis Vienne. Le 16 avril, la Stavka lance à l’assaut de Berlin (3,3 millions d’habitants) une armée de 2,3 millions de combattants équipée de 41.600 canon, épaulés de 6.200 chars et canons autopropulsés, 7.200 avions (quatre armées aériennes). Le 9 mai, l’Allemagne, représentée par Keitel, signe à Berlin (Karlshorst), devant son vainqueur représenté par Joukov, sa capitulation sans conditions.


3- L'importance respective des fronts.
« C’est en Union soviétique que la Wehrmacht eut les reins brisés, bien avant le débarquement des Alliés en France; même après juin 1944, c’est à l’Est que les Allemands continuèrent à engager et à perdre la majorité de leurs hommes. Pour l’écrasante majorité des soldats allemands, l’expérience de la guerre fut celle du front russe ». O. Bartov.
De juin 1941 à juin 1944, le front de la Seconde Guerre Mondiale, en Europe, est le front russo-allemand. Jusqu'en mars 1945, la Wehrmacht y consacre l’essentiel de ses ressources en hommes et en matériels. 34 millions de Soviétiques sont mobilisés dans les rangs de l’Armée rouge de 1941 à 1945, tandis que quelques 20 millions d’Allemands portent, à un moment ou à un autre, l’uniforme de la Wehrmacht sur le front russe.
En juillet 1943, lors de la gigantesque bataille de Koursk, à peine sept divisions et deux brigades (2,7% des forces allemandes) sont engagées face aux Américains et aux Britanniques. Le reste (91 divisions et 3 brigades) se trouve cantonné dans les territoires de l’Europe occupée. Les alliés ont certes pris pied en Afrique du Nord en novembre 1942 (débarquement de 70.000 hommes à Alger et Oran), en Sicile en juillet 1943 (160.000 hommes), en Italie à Salerne (sud de Naples) en septembre 1943 et à Anzio en janvier 1944, mais les moyens engagés pèsent encore de peu de poids (la Wehrmacht n'a que 23 divisions en Italie début 1944) comparés à la démesure des effectifs et des matériels présents depuis 1941 sur le front russe.
La comparaison est difficile entre la guerre sur le front russe, depuis 1941, et celle menée sur le front ouest, essentiellement à partir de juin 1944. Sur le premier, on assiste à une « Guerre de Titans » démesurée et totale. La « guerre industrielle » y atteint un paroxysme jamais égalé depuis, parsemée de gigantesques batailles d’anéantissement. Sur le front ouest, on voit des combats d’arrière-garde, sans influence sur l’issue d’une guerre que l’état-major allemand sait avoir perdu face à l'Union soviétique dés 1943.
La part du front russe dans les opérations de la Wehrmacht est écrasante, y compris jusqu’en mai 1945. La comparaison des pertes subies par la Wehrmacht sur les deux fronts à partir de juin 1944 montre bien, encore une fois, la part presque exclusive du front russe même après le débarquement des alliés. Du 1er juillet au 31 décembre 1944, pendant cinq mois, lors de la grande offensive soviétique contre le groupe d’armées du Centre, les Allemands perdent chaque mois en moyenne 200.000 soldats. A l’Ouest, au cours de la même période, c’est-à-dire après le débarquement allié en Europe, la moyenne des pertes allemandes s’élève seulement à 8.000 hommes par mois (soit un rapport de 1 à 25).
Quand les alliés débarquent le 6 juin 1944, l'essentiel de la capacité militaire allemande a déjà été anéantie par l'Union soviétique. Elle ne peut plus guère opposer aux troupes alliées qui viennent d’être débarquées en Normandie (150.000 hommes) que 30 divisions, réparties dans un rayon de 250 km autour de la zone de débarquement. Il s’agit de divisions dont la valeur opérationnelle n’a plus grand chose à voir avec celle des 200 divisions qui attaquèrent la Russie en juin 1941, d’unités ramenées à 25% de leurs effectifs de combat, avec peu de matériels, et composées de rescapés du front russe et d’adolescents n’ayant pas connu le feu. En juillet 1944, plus d’un million d’hommes auront été débarqués en France (60 divisions nord-américaines, 18 anglaises, 10 françaises). La seule vraie réaction d’envergure de l’Allemagne sera la contre-offensive des Ardennes de décembre 1944 où elle ne parviendra pourtant qu’a engager... 21 divisions, qui suffiront cependant à stopper la progression américaine, alors que depuis octobre 1944 l’Armée rouge se trouve déjà à 70 km de Rastenburg, QG de Hitler en Prusse Orientale.
Le front ouvert en juin 1944 aura donc eu, militairement, environ neuf mois d’existence contre 47 mois pour le front russe où, là, les combats resteront acharnés jusqu’au tout dernier jour.
L’ouverture d’un second front obligera le Reich à dégarnir le front russe. Mais le front ouest (France, Italie) ne mobilisera jamais plus de 75 divisions allemandes, dont une minorité de divisions combattantes, à comparer aux 220 divisions de la Wehrmacht début 1944, qui subissent les assauts des armées russes. Au plus fort de leur engagement en Europe, à la fin de 1944, c’est-à-dire à la fin d’une guerre déjà gagnée, les Etats-Unis mettront en ligne 90 divisions, à comparer aux 360 divisions de l’Armée rouge qui combattent l’Allemagne nazie depuis 1941.
L’étonnante facilité de la progression des armées nord-américaines en Europe à partir de septembre 1944 ("la chevauchée de Patton"…), le faible niveau des pertes en vies humaines de ces forces, font simplement pendant à la défaite qui a emporté la Wehrmacht sur le front russe. A partir de 1945, l’état-major de la Wehrmacht décide d’opposer une résistance de faible intensité à l’avance des troupes alliées en Allemagne tout en poursuivant une guerre féroce et acharnée contre l’Armée rouge (600.000 soldats soviétiques tués pour la libération de la Pologne, 700.000 autres tués dans les combats pour les pays baltes). Les forces britanniques de Montgomery (20 divisions et 1.500 chars) traversent le Rhin en Hollande à partir du 23 mars 1945 sans rencontrer de résistance sérieuse. On mesure le peu d’opposition rencontrée si on observe que la 9ième armée américaine, qui fournissait la moitié de l’infanterie d’assaut, a eu alors moins de 40 tués.
Ainsi que le souligne P. Miquel, les opérations de l’année 1944 ressortent avant tout d’une volonté de « conquêtes territoriales » (avec des implications majeures concernant le partage politique de l’Europe continentale après le conflit) : la question qui se pose en juin 1944 n’est plus celle de la victoire sur l’Allemagne. Le débarquement allié de juin 1944 n’eut ainsi aucune importance sur l’issue militaire du conflit en Europe (politiquement et économiquement c'est évidemment une autre question).
4- Conclusion
La Seconde Guerre Mondiale en Europe a été, pour l’essentiel, une guerre germano-russe (à 80% si l'on veut). C'est le constat d'un rapport de proportion et non celui d'une valeur donnée à tel ou tel camp.
L’intervention des Etats-Unis en Europe, bien trop tardive pour vraiment peser militairement, a essentiellement une motivation politique et économique. Elle a pour objectif d'empêcher Staline d'occuper toute l’Europe de l’Ouest (si tant est qu'il en ait eu l'intention) : en mai 1945 l’Armée rouge occupe l’Autriche et campe aux portes de l’Italie et de la Suisse.
La contribution militaire étasunienne est négligeable (moins de 3% des pertes alliées en Europe). Elle n'est pas décisive militairement car elle n'a pas pesé dans un résultat final déjà acquis, même si cette contribution a accéléré de quelques mois une victoire de toute façon déjà remportée par l'Union soviétique.

La reconstruction, à partir des années 50 (guerre froide aidant) d'une réalité devenue fantasmée ("les Etats-Unis vainqueurs du Second conflit mondial") et la victoire contre le Japon n'enlèvent rien à ce fait. Pour les Français, s'il faut rendre un hommage, c'est donc d'abord aux soldats soviétiques qu'il faut le rendre puisque c'est leur sacrifice qui a permis le débarquement allié de juin 1944 qui les a "libéré".

En Europe, et comme en 1917, en misant peu, les Etats-Unis ont beaucoup récolté: une gloire usurpée (puissance des représentations), une Europe de l'ouest peu ou prou sous tutelle (la leur), la préservation de leurs débouchés économiques en Europe, l'éviction et le remplacement des positions commerciales mondiales occupées par l'Europe en 1940, et l'imposition du dollar. Enfin, en livrant essentiellement une "guerre de matériels", les Etats-Unis ont réussi à s'extirper de leur grande crise des années 30.

ANDO Ni
 
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6 juin 1944 – 6 juin 2017. Par Olivier Berruyer

7 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La guerre

Les 80 millions de morts de la seconde guerre mondiale :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Soulignons que les 25 millions de soviétiques morts se répartissent principalement par nationalité en :

  • Russie : 14 millions (13 % de la population de 1940) – 7 M de soldats, 7 M de civils ;
  • Ukraine : 7 millions (16 %) – 1,7 M de soldats, 5,3 M de civils (NB. Il s’agit surtout des civils Ukrainiens du Centre et de l’Est, hors Galicie – sauf pour les Juifs) ;
  • Biélorussie : 2,3 millions (25 %) – 0,6 M de soldats, 1,7 M de civils.

Les pertes militaires en Europe durant la deuxième guerre mondiale :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Et en Asie :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Et le total des morts militaires par pays :

Ainsi – et en lien avec les soucis actuels… :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

(N.B. : c’était juste un rappel factuel. Comme le souligne Daniel Schneidemann, OUI, bien sûr que le fait que l’URSS ait été envahie et pas les USA, joue – tout comme la folie stalinienne, les purges, l’impréparation etc. Je souhaitais juste répondre à ceux qui, comme sur France Culture disaient que “Poutine “gâchait un peu la fête” des commémorations du D.Day” ou comme BHL d’annuler l’invitation de Poutine… Et rappeler QUI avait brisé l’armée nazie…)

Voilà où était le front de l’Est le 6 juin 1944 (entre le orange 30/04 et le violet 19/08) :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Quoi qu’il en soit, respect pour tous les soldats, quelle que soit leur nationalité, qui ont donné leur vie pour notre liberté…

Commentaire recommandé

Résistance Le 27 juin 2014 
 

Et les attentats du réseau Gladio / Stay Behind ? C’est pas les yankees peut-être ?
Munich, Bologne, Belgique, puis la Serbie, aujourd’hui l’Ukraine, la Maison des syndicats… Vous comprenez ce qui se passe en Etats-Unis d’Europe ?

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Terrorisme : l'émotionnel et la peur au service de l'oligarchie. Par Sébastien Hairon.

6 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #Daesch, #Les transnationales

lundi 5 juin 2017

 

Terrorisme : l'émotionnel et la peur au service de l'oligarchie.

 
Samedi soir un nouvel attentat a été commit en Angleterre. C'est la troisième fois que ce pays est touché par des actes de ce type en moins de trois mois.
Des dizaines de titres et d'articles ronflants, de reportages audio, télévisuels. Les superlatifs ne manquent pas pour parler de cette attaque :
 
 
Mais oui, c'est une bonne question ça. Pourquoi tous ces attentats ?
Bon, les médias aux ordres n'y répondent pas, ou de travers de manières à endormir le quidam. Ils ne font que rapporter les déclarations pompeuses des classes politiques des pays frappés par le terrorisme.
Rappelez-vous : Valls qui nous disait qu'il fallait s'habituer à vivre avec le terrorisme! Macron nous a sorti mot pour mot la même phrase il y a quelques semaines. Bigre ! Mais alors à quoi sert l'état d'urgence en vigueur depuis novembre 2015 ? A rien, sauf à fliquer encore un peu plus la population et surtout les opposants au système oligarchique. Car, c'est bizarre, mais il n'y a jamais eu autant d'attentat en France depuis l'instauration de cette mesure controversée, et surtout une peur et une insécurité de plus en plus grandissante parmi la population.
L’intérêt de poser des questions sans queue ni tête et surtout des réponses aussi creuses que le programme de Macron, c'est que ça permet d'éviter d'aller au fond du problème.
Les politiciens et leur porte-parole de la presse subventionnée vous parles toujours des conséquences, vous invites à acheter une bougie, déposer une peluche et si vous avez de "la chance", un concert de pollution sonore avec des "stars musicales" du moment.
Facebook, toujours très réactif dans ces censures malveillantes, et aussi à la pointe de ce naufrage émotionnel en vous permettant de changer votre avatar en un "jesuisLondres", "jesuisParis" etc
Idem avec la mairie de Paris et sa tour Eiffel qui n'en finit plus de changer de couleur, à faire pâlir un daltonien !

Au lieu de lancer un appel aux dons pour m'aider sous mes articles, je suis en train de réfléchir pour fabriquer des bougies ou carrément investir dans une entreprise qui en fabrique, je ne devrais plus avoir de problème de thunes pour plusieurs années vu le rythme répétitif des attentats !

L'émotionnel déployé à chaque attentat ne sert qu'une seule chose : maintenir les peuples dans la peur. Pourquoi ? Parce qu'un peuple qui a peur ne réfléchit pas, il est docile, et se réfugie toujours vers ceux qui ont le pouvoir. Le peuple réagit de cette manière, car le pouvoir représente l'autorité, la force, et comme un enfant apeuré, il se jette dans les bras de ceux qu'il pense qui pourra le protéger.
Un exemple concret et très récent : 48 heures avant le premier tour de la présidentielle en France, un terroriste tire sur un fourgon de police tuant un gardien de la paix.
Beaucoup de sympathisant du Front national, des républicains et d'autres partis classés à droite se sont frottés les mains. Ils se disaient que c'était bon pour eux, car un "Arabe" qui tire sur un policier 2 jours avant le premier tour, ça ne pouvait que leur donner raison et que Marine, Fillon, Dupont-Aignant allait prendre des points. Quelle erreur de jugement, qui se vérifiera lors de ce premier tour.
Macron sera premier, Fillon éliminé et marine accuse un retard de près de 900 000 voix !
Logique : Macron incarnait dans le subconscient de beaucoup d'électeur la continuité du pouvoir en place et les électeurs se sont réfugiés vers lui.
Parler des conséquences, plutôt que des causes, permettent de maintenir une forme de pression sur le peuple. Un peuple qui a peur ne réfléchit plus, ne pense plus et au nom de la lutte contre le terrorisme est prêt à accepter n'importe quoi.
Rappelez-vous lors de l'hommage aux victimes du Bataclan. Un misérable pétard qui explose et la foule s'enfuit apeurée !

Je peux vous le garantir sur facture : ceux-là, ils accepteront absolument tout ce qu'un gouvernement leur imposera comme mesure sécuritaire, car ils "penseront" que c'est pour leur bien !
Mais pourquoi donc ces attentats ? Et surtout quelles en sont les causes ?
Elles sont multiples. Les guerres que les gouvernements occidentaux, avec comme bailleurs de fonds les bédouins ventripotents et impotents de l'Arabie Saoudite, sont une des principales causes de ces attaques dans nos pays. Ces guerres impérialistes, mais aussi de proxy (Syrie, Yémen), détruisent des pays et ses infrastructures, massacrent les populations civiles, tout ça au nom de la "liberté", des droits de l'homme (de préférence plein aux as !) et de la démocratie à la sauce Soros !
Vous ajoutez à toutes ces horreurs, des abrutis lobotomisés par quelques "imams" manipulateurs, un peu de pognon, du captagon  et une vie de "guerrier" et vous obtenez daesh et autres succursales au service de l'oligarchie américano-sioniste.
De plus, je vous laisse imaginer la rancœur d'un Irakien, d'un Syrien ou d'un Libyen qui a perdu toute sa famille lors d'un bombardement perpétré par un avion de la coalition occidentale ! Cocktail explosif !
Et pourtant, hormis à de très rare exception, ce sont généralement des jeunes issus de l'immigration, né chez nous qui font ces attaques. Ils sont toujours fichés, emmenant systématiquement  leur carte d'identité avec eux lors de leur action !  Je ne suis pas plus complotiste que la moyenne, mais si vous voulez ça fait un peu beaucoup. Le coup du passeport de Mohammed Atta retrouvé dans les décombres des tours jumelles en 2001 a fait des émules visiblement !
La Libye ensuite : pourquoi Sarkosi et Cameron avec le soutien logistique des USA ont tué son dirigeant historique et détruit ce pays ? Ce pays ne menaçait personne. La propagande de l'époque nous assommait matin midi et soir que ce dangereux "dictateur" allait massacrer son peuple ! Depuis nous savons que cette allégation était bidon, comme la fiole de Colin Powell à l'o.n.u ou les couveuses fracassées par les soldats Irakiens en 1990 au Koweït. D'ailleurs, la coalition Franco-Britannique a tué plus de civils que ce Kadhafi aurait lui-même pu faire pour mater un début de rébellion. D'ailleurs si les dirigeants occidentaux se préoccupaient ne serait-ce qu'une seule seconde d'un peuple qui serait menacé par ses propres dirigeants, ça ferait longtemps que Kiev aurait été rayer de la carte, étant donné que Porochenko, le président ukrainien, bombarde la population civile dans le Donbass depuis maintenant plus de 3 ans sans la moindre condamnation, ni la moindre sanction de la communauté internationale.
La destruction de la Libye a permis de ce débarrasser d'un gêneur qui voulait émanciper l'Afrique noire avec son dinar-or et son projet de téléphonie satellitaire. De plus, et comme par hasard, c'est un pays riche en matières premières. Mais surtout, c'était une barrière naturelle face à au flot de l'immigration. Les populations restaient en Libye, elles étaient bien accueillies et n'avaient nul besoin de rejoindre le continent européen et son mirage économique qui n'existe plus depuis fort longtemps.
Par contre, aujourd'hui, ça permet toutes sortes de trafics et en particulier le plus abject d'entre-eux : la traite humaine ! De plus, ça permet de faire revenir discrètement "nos djihadistes" pour qu'ils puissent venir semer la terreur chez nous.

Prenons un exemple concret lié à ce phénomène de peur de masse. La loi travail discutée en ce moment entre le gouvernement et les syndicats. Elle sera votée cet été, par ordonnance, et personne ne dira rien malgré le gonflement des pectoraux kronenbourg de nos courageux responsables ou irresponsables syndicaux. De toute manière, quasiment tout le monde flippe avec les attentats. Ensuite ça sera les vacances, et entre ceux qui pourront en prendre et n'en auront rien à secouer, ça attendra éventuellement septembre, et ceux qui ne pourront pas partir et qui déprimeront, cette loi passera comme une lettre à la poste (qui ne sera pas en grève !). Macron nous l'a déjà dit : avec la menace (que ces maîtres oligarchiques ont créée), il faut prolonger l'état d'urgence jusqu'au mois de novembre. Heureusement qu'a l'origine ça devait-être une mesure provisoire qui ne devait durer que 3 mois ! Et pourtant ? Vous entendez quelqu'un protester contre cet énième prolongement d'une mesure qui n'a absolument eu aucun effet dans la lutte contre le terrorisme ? NON ! Pire, il n'y a jamais eu autant d'attentat depuis la tuerie de charlie hebdo et l'épicerie casher. En prime, si par malheur vous vous opposeriez à cette mesure, c'est limite si vous ne passerez pas pour un traître ou un suspect.
Amusez-vous à lire ce lien, où vous verrez toutes les lois et mesures prises contre la menace terroriste. C'est impressionnant ! Le tout en moins de 3 ans. LIEN

Un des buts de toutes ces lois c'est ni plus ni moins de vouloir museler une dissidence de plus en plus active et de prendre toutes les mesures pour anticiper l'écroulement économique qui arrivera tôt ou tard. Soit l'oligarchie nous mettra une guerre civile sur les bras, soit elle nous offrira une guerre sur un plateau contre les Russes et ses alliés. Malicieusement quand vous faites sans arrêt peur aux gens sur le terrorisme islamiste, insidieusement vous jetez l’opprobre sur tous les musulmans, même si vous dites surtout pas d'amalgame, les séquelles sont là et elles laisseront des traces. Idem avec la Russie : ça fait maintenant plusieurs années que nos médias associés aux hommes et femmes politiques "cassent" du russe, et comme pour les musulmans, ça ne sert qu'a conditionné la masse en lui désignant potentiellement un futur ennemi.

Des élections auront lieu ce dimanche, et je ne doute pas un seul instant que les candidats se présentant au nom du mouvement factice de Macron arriveront en tête et qu'il obtiendra une majorité à l'assemblée nationale. Le climat s'y prête à la perfection et s'il n'y a pas d'attentat en France cette semaine, c'est que nos oligarques auront compris que le bon peuple est mûr pour aller voter bien comme il faut, le tout en marchant au pas !
Un conseil, pour ceux qui ne l'ont pas encore fait : balancer votre télévision dans un centre de tri, sans avoir oublié au préalable, de lui avoir mis un coup de masse dans le gosier !
C'est la première étape pour vous libérer de vos chaînes et vous émancipez.
Bienvenue dans le monde réel.

Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

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Lettre ouverte de RT France à Emmanuel Macron

6 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Les média

Publié par El Diablo

Lettre ouverte de RT France à Emmanuel Macron

Lors de sa conférence de presse avec Vladimir Poutine à Versailles, Emmanuel Macron a qualifié RT d’«organe d’influence et de propagande». La rédaction de RT France a souhaité répondre à ces propos, point culminant d’une campagne de diffamation.

Monsieur le président,

Durant la conférence de presse que vous avez donnée avec Vladimir Poutine dans le cadre de sa visite en France, vous avez, une nouvelle fois, mis en cause la probité des journalistes de RT France, que vous avez qualifié d’«organe d'influence et de propagande».

Monsieur le président, cela fait à présent trois mois que les membres de votre garde rapprochée et vous-même multipliez ce type d’accusations à notre encontre. Des accusations que nous avons systématiquement récusées avec la plus grande énergie. Nous avons été qualifiés d’«Agence de propagande de l’État russe» travaillant «en symbiose avec des organisations fascistes ou d’extrême-droite» pour, comme vous l’avez vous-même formulé, répandre des «contre-vérités infamantes», entre autres délicates attentions.

Jamais, au cours de ces trois longs mois de diffamation ininterrompue, vous ou les autres membres d’En Marche ! n’avez donné suite à nos nombreuses demandes d’interview.

Jamais, au cours de ces trois longs mois de diffamation ininterrompue, vous ou les autres membres d’En Marche ! n’avez daigné nous accréditer à vos QG de campagne. Vos équipes n’ont même pas eu la plus élémentaire bienséance de nous expliquer honnêtement pourquoi ces accréditations nous étaient refusées, préférant se réfugier derrière de faux prétextes, de «demandes en cours de traitement» en «quota de places déjà atteint».

Et bien sûr, jamais, au cours de ces trois longs mois de diffamation ininterrompue, vous n’avez jugé bon de citer le moindre article, le plus petit exemple de ces fameuses «fausses informations» que nous sommes censés avoir véhiculées durant la campagne.

Mais au moins, cette fois, savons-nous pourquoi : il n’en existe pas. Pour la simple raison que les journalistes de RT France, comme la plupart de leurs confrères, aiment passionnément leur métier. Et que la diffusion de fausses informations, qui en est la négation même, nous déshonorerait.

Pourtant nous voilà donc, une fois de plus, déclarés coupables d’on ne sait trop quoi. Condamnés sans preuves, sans procès et sans possibilité de nous défendre. Est-ce là, Monsieur le président, votre conception de la justice ? Est-ce ainsi que vous concevez les rapports que doit entretenir un homme d’État avec la presse ?

Monsieur le président, vous avez dit lors de cette conférence : «J'ai toujours eu des relations exemplaires avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu'ils soient journalistes.» Nous y voyons les meilleurs augures : non seulement la rédaction de RT France est bel et bien composée de journalistes, dûment munis de leurs cartes de presse, mais de surcroît, la majorité d’entre eux sont français, ce qui devrait faciliter la compréhension mutuelle et permettre de dissiper ce qui ne saurait être qu’un gigantesque malentendu.

Car nous ne pouvons imaginer que la campagne que vous et vos équipes menez contre nous depuis ces trois longs mois ait un objectif. Comme, par exemple, d’instrumentaliser un modeste média afin d’enfiler l’armure du chevalier blanc à des fins électorales.

Monsieur le président, vous affirmiez à Versailles «Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d'influence». Sur ce point, nous sommes en parfait accord avec vous. Mais que penser des présidents de la République qui se livrent, eux aussi, à la diffusion de contre-vérités infamantes ?

La rédaction de RT France

En savoir plus : Rédactrice en chef de RT : les déclarations du président Macron menacent la liberté d’expression

 

 

http://www.communcommune.com/2017/06/lettre-ouverte-de-rt-france-a-emmanuel-macron.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

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PÉTITION POUR SAUVER UN ELEVAGE BOVIN DE PLEIN AIR DANS LES ALPES-MARITIMES, SIGNEZ ET FAiTES SIGNER LA PÉTITION : "POUR LE MAINTIEN DU PASTORALISME A LA GORDOLASQUE".

5 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #l'agriculture

PÉTITION POUR SAUVER UN ELEVAGE BOVIN DE PLEIN AIR DANS LES ALPES-MARITIMES, SIGNEZ ET FAiTES SIGNER LA PÉTITION : "POUR LE MAINTIEN DU PASTORALISME A LA GORDOLASQUE".

 

 

Le lien vers cette pétition :

https://www.change.org/p/monsieur-le-maire-de-belvédère-sauvez-un-elevage-de-plein-air-pour-le-maintien-du-pastoralisme-a-la-gordolasque?source_location=minibar

 

Bonjour

Je signe cette pétition pour plusieurs raisons.

  1. En premier lieu, je trouve anormal de priver l’agriculture locale des moyens ancestraux de fonctionnement. Le pastoralisme – comme indiqué dans le corps du texte de la pétition – remplit plusieurs fonctions :
  • Le maintien d’une activité agricole de qualité dans une commune rurale. Cela permet de maintenir des emplois et d’en créer. Le rôle d’une municipalité est de travailler pour l’intérêt général de ses administrés. Je doute fort que le choix du tourisme intégral, reléguant les activités traditionnelles au rôle de supports touristiques dans « une réserve d’indiens » soit un choix adapté au développement harmonieux des territoires. Les communes rurales sont peu à peu dépecées de leurs compétences et de leur capacité de décision, il est même prévu qu’elles soient intégrées dans des structures plus importantes, telles les métropoles et les eurorégions. Ces dernières sont mises en avant par l’acte III de la décentralisation et particulièrement par la loi NOTRe. Il est même décidé que nombre de communes rurales doivent disparaître.
  • Tout ceci a été décidé au niveau des instances européennes afin de vider de sa substance égalitaire la République française une et indivisible. Les services publics disparaissent partout et particulièrement dans la France rurale. Les emplois disparaissent également. Il serait temps de comprendre les logiques à l’œuvre afin de pouvoir s’y opposer.
  • Le rôle du pastoralisme en montagne permet de maintenir des espaces ouverts de telle sorte que les randonneurs et touristes respectueux des équilibres écologiques puissent bénéficier de cette grande diversité de vie dans le grand Mercantour.
  • La République est une et indivisible. Son fonctionnement suppose la démocratie de proximité dans le cadre de petites structures administratives, comme le sont les petites communes. Le découpage administratif issu de la révolution française (commune, département, état/nation) est celui qui permet une réelle indépendance à tous les niveaux. Il est donc combattu par la doxa néolibérale qui envisage de remplacer tout citoyen par un mouton consommateur.

 

  1. En deuxième lieu, je défends la démocratie. Je trouve que cette décision inexplicable de la municipalité est contraire à l’idée que je me fais d’un état de droit. Toutes les décisions doivent être débattues librement, même dans la cellule de base que constitue un conseil municipal. Pour exister réellement, la démocratie a besoin d’espaces de débats afin de construire un vivre-ensemble partagé par tous. Cette dimension philosophique issue du siècle des lumières est essentielle pour déterminer l’espace commun nécessaire afin que le peuple français dans sa diversité se rassemble pour qu’il puisse vivre dans une société apaisée loin de toutes les fractures sociales qui menacent notre proche avenir. L’intérêt général ne se décrète pas, il se construit. De nos jours il est hélas trop souvent confondu avec la défense d’intérêts particuliers…

 

 

  1. En troisième lieu, je combats l’agriculture industrielle. Je combats l’agriculture industrielle et les ravages des fermes usines et autres joyeuseté que laissent entrevoir la signature du traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Le CETA signe l’arrêt de mort de l’agriculture française. Il signe l’arrêt de mort de l’agriculture de proximité. Il signe l’arrêt de mort de l’agriculture biologique. Il signe l’arrêt de mort des labels AOC garantissant la qualité des produits. Il signe l’arrêt de mort des emplois liés à notre agriculture. Il signe l’arrêt de mort de notre indépendance alimentaire. Il impose la disparition des activités agricoles et industrielles, seule l’activité touristique aurait droit de cité dans notre pays. Ce sont ces décisions que les promoteurs du « village planétaire » ont prises pour nous.

 

  1. A l’occasion de la campagne législative 2017. Les promoteurs de la pétition ont alerté les candidats à la députation. Madame Geneviève Blache candidate UPR dans la 3° circonscription des Alpes –Maritimes est signataire de cette pétition et elle soutient activement le combat de cet éleveur de bovins du village de Belvédère. Je suis le directeur de campagne de madame Blache et il est normal que je m’engage également dans cette démarche. La particularité de cette campagne consiste au fait que la candidate UPR dans la 3° circonscription soit soutenue activement par le mouvement politique RPS FIERS que je représente. Je suis le président pour la région PACA de ce mouvement.

 

  1. Le RPS FIERS défend les communes et la ruralité. Nous œuvrons pour le rassemblement des patriotes des deux rives attachés à l’indépendance de la France. Nous voulons retrouver notre souveraineté nationale et populaire. Il est donc normal que le RPS FIERS soutienne activement l’activité pastorale dans le village de Belvédère du Haut-Pays Niçois. A l’instar de la campagne de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen - rejeté à plus de 55% par le peuple français avec une participation voisine des 80%, malgré le matraquage indécent des grands partis et des grands média – nous proposons de retrouver des espaces de débat dans chaque quartier, dans chaque village, afin de préciser les contours de notre avenir commun.

 

  1. En conclusion. Dans l’immédiat je signe cette pétition et je la transmets - avec le texte d’accompagnement ci-dessus - à tous mes contacts afin qu’ils fassent de même. En espérant une forte mobilisation afin d’infléchir cette décision inique. Dans le moyen terme une discussion sur les thèmes développés ci-dessus serait opportune.

 

Lucien PONS

Directeur de campagne de Geneviève BLACHE, candidate UPR dans la 3° circonscription des Alpes-Maritimes.

Président du RPS FIERS pour la région PACA.

 

Le texte de la Pétition. (Adressée à Monsieur le Maire de Belvédère)

 

Monsieur le Maire de Belvédère

SAUVEZ UN ELEVAGE DE PLEIN AIR : POUR LE MAINTIEN DU PASTORALISME A LA GORDOLASQUE

Pétition lancée par Béatrice LECLERCQ

 

https://assets.change.org/photos/0/ds/qu/ZFdsqUNgJsHdbfj-800x450-noPad.jpg?1469508777

Par une décision injuste d’une mairie moins de deux semaines avant la montée en estive, Louis est privé de bâtiments et de terrains indispensables à la survie de son exploitation.

Eleveur bovin depuis 1990, Louis se consacre entièrement à ses animaux. Il veille à leur donner une vie la plus proche de l’état naturel et leur offre la liberté en extérieur presque toute l’année, les animaux n’étant rentrés que quand les conditions sont défavorables.

En hiver, le climat clément permet aux animaux de rester la plupart du temps dehors mais le travail est compliqué par des parcelles de petites tailles, obligeant le déplacement régulier du troupeau. Pour l’été, dès le premier juin, il met ses animaux en montagne dans de vastes pâturages pour une nourriture abondante et la fraîcheur des hauteurs.

Pour cela, il loue une vacherie d’alpage à la Gordolasque - commune de Belvédère. Les terrains communaux sont inclus dans des terrains privés qu’il loue également.

Le contrat de location avec la commune s’est achevé le 31 décembre 2015.

L’appel à candidature est publié avec remise des offres pour le 10 mai. Les critères d’attribution ne figurant pas, le maire interrogé précise que le seul critère sera le prix.

Le 17 mai, à quelques jours de la montée du troupeau, il apprend que la mairie a décidé d’attribuer la vacherie à un autre éleveur qui avait fait une offre de loyer annuel inférieure.

Louis s’étonne d’autant plus que cet éleveur a déjà une autre vacherie pour ses animaux. Ainsi, serait-il possible qu’un éleveur agrandisse son exploitation au détriment d’un autre ?

Louis ne comprend pas non plus que le critère de prix annoncé par le maire n’ait pas été respecté. Il demande des explications et la révision de la décision par courrier à la mairie.

La sous-préfecture a refusé de valider la délibération de la mairie car elle a noté des erreurs relatives à la procédure.

En attendant, Louis a besoin de nourrir ses bovins. Il bénéficie du soutien des propriétaires de la Gordolasque qui lui ont permis de faire pâturer ses animaux sur leurs terrains privés. Depuis, la mairie de Belvédère met une pression sur ces mêmes propriétaires pour les inciter à rompre cet accord.

Un éleveur solidaire installe du matériel de contention pour les soins aux animaux sur un terrain privé, après accord du propriétaire. Le maire évoque un problème de limite de propriété (sans bornage), menace de faire enlever le matériel et de fermer l’accès.

La mairie fait preuve d’un acharnement inouï qui choque tout le monde et en particulier les propriétaires privés qui n’ont jamais eu à se plaindre de Louis. Ils témoignent de leur soutien et partagent ce qu’ils savent. La rumeur dit que la mairie aurait choisi un agriculteur proche de la retraite pour déclasser par la suite le bâtiment agricole et l’utiliser à des fins touristiques.

La mairie n’a pas répondu ni au courrier de Louis ni aux demandes de médiations.

Aujourd’hui, la vacherie est fermée, les animaux et Louis sont dehors dans des conditions difficiles.

Louis ne demande pas grand-chose, simplement le droit de travailler et faire vivre son troupeau, en respectant une tradition qui malheureusement se perd.

Loin des fermes usines, le choix de Louis de laisser ses animaux pâturer à leur guise représente un travail énorme qu’il fait pour le bienêtre de ses animaux.

En faisant pâturer ses bovins, il est aussi un jardinier des montagnes. Le pastoralisme maintien les milieux ouverts… ce qui permet aux familles de s’y promener.

Une étude prouve que les sols boisés se sont accrus sur le département depuis 1990 principalement par colonisation naturelle des terres sans usage agricole. Une prairie de montagne est riche de 30 à 40 espèces végétales. Une forêt n’a que 20 à 25 espèces végétales. La diversité animale (insectes, micro-organismes…) est directement liée à la diversité végétale.

Dans le même temps, le nombre d’exploitations agricoles ne cesse de baisser depuis des années dans le département des Alpes Maritimes : selon le recensement de 2010, 3 400 d'entre elles ont disparu en dix ans.

Diminution des exploitations agricoles = diminution de la biodiversité

Défendre Louis c’est :

  • sauver un élevage respectueux de ses animaux,
  • soutenir l’agriculture de montagne et le pastoralisme,
  • vouloir maintenir une vacherie d’alpage traditionnelle,
  • préserver ces territoires et leur biodiversité,
  • dénoncer une injustice qui met en péril une exploitation agricole et une famille.

Ainsi nous demandons que la mairie de Belvédère revienne sur sa décision et permette à Louis la poursuite de son activité à la vacherie de la Gordolasque.

NB : Il est à noter que cette commune s’était déjà rendue coupable en 2014 d’une décision toute aussi injuste envers une éleveuse de chevaux. Louis avait alors apporté son soutien à cette éleveuse. Ce n’est qu’après la grève de la faim de l’éleveuse que la mairie était revenue sur sa décision. http://www.pyrenees-pireneus.com/Pastoralisme/Gestion-Estives-Alpages-Milieux/Gestion-Territoires/Alpes-Maritimes/Alpes-Maritimes-Cathy-Bisottobois-Belvedere-Estives-Prairies-Fauche.php

Cette pétition sera remise à:

  • Monsieur le Maire de Belvédère
  •  

Le lien vers cette pétition :

https://www.change.org/p/monsieur-le-maire-de-belvédère-sauvez-un-elevage-de-plein-air-pour-le-maintien-du-pastoralisme-a-la-gordolasque?source_location=minibar

 

 

D’autres informations intéressantes.

Dans les articles ci-dessous, il est question du traité transatlantique entre les USA et l’UE. Ce traité s’appelle le TAFTA et il a peu de chance d’être ratifié. Les informations fournies restent tout à fait d’actualité car le CETA – accord de libre-échange entre le Canada et l’UE dans un grand silence médiatique – est signé. Cet accord est déjà ratifié par le parlement européen et il s’applique partiellement en attendant les ratifications des différents parlements nationaux. Cet accord est le jumeau du TAFTA et il va permettre les mêmes prédations des transnationales. Il existe un accord de libre-échange entre le Mexique , les USA et le Canada appelé l’ALENA. Ce dernier permet donc d’appliquer le TAFTA au travers du CETA. Il est donc évident que les renseignements ci-après s’appliquent au CETA.

- L'agriculture veut s'habiller en Tafta/CETA. L'agriculture est l'affaire de tous. Quatre vidéos à ne pas manquer.

Le lien ici

- Monsieur le Ministre : stoppez les ferme-usines !

Le lien ici

- La France ce pays que l'on détruit et que l'on pille! Il faut tuer la capacité agricole de notre pays.

Le lien ici

  • Le Grand Marché Transatlantique TAFTA/CETA. Le sort réservé à l'agriculture. Une vidéo à ne pas manquer.

Le lien ici ou ici

  • TAFTA/CETA ta mère! Déchirons le Traité transatlantique. Par Jean-Paul Brighelli.

Le lien ici

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La justice européenne invalide la taxe française sur les dividendes des grandes entreprises. Le journal "RUPTURES".

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Les média

 

La justice européenne invalide la taxe française sur les dividendes des grandes entreprises

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé le 17 mai que la taxe de 3 % sur les dividendes des grandes entreprises instaurée en France était contraire au droit bruxellois.

La modeste contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés avait été mise en place par la loi de finances rectificative pour 2012. Il s’agissait pour Bercy de compenser l’annulation d’un autre prélèvement déjà censuré par la CJUE.

L’Association française des entreprises privées (Afep) et une vingtaine de grands groupes français – dont Danone, Total, LVMH, Vivendi et Sanofi – avaient saisi la justice européenne pour contester cette taxe sur les dividendes distribués. Les géants du CAC 40 arguaient que les bénéfices de leurs filiales étrangères se trouvaient taxés deux fois : une première dans le pays d’origine, une seconde lors de leur distribution sous forme de dividendes par la maison-mère. Le Conseil d’État avait transmis le recours à la CJUE en juin 2016.

La justice européenne vient de donner raison à l’Afep et aux multinationales, mettant en avant l’article 4 de la directive bruxelloise sur les sociétés mères et leurs filiales, qui vise précisément à empêcher une double imposition des bénéfices distribués par une filiale à sa société mère.

L’Afep « se félicite de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne, qui constitue un signe fort pour l’attractivité de la France. »

Il se trouve que l’Afep a rédigé récemment avec le Medef, le Groupe des fédérations industrielles (GFI) et le Cercle de l’industrie (lobby patronal auprès des institutions européennes créé par Dominique Strauss-Kahn) une lettre pour encourager Emmanuel Macron à aller plus loin en matière d’intégration européenne – un conseil qui semble superflu tant est grand le zèle du nouveau président dans le domaine.

On comprend aisément l’attachement au projet européen des lobbies patronaux. Le jugement récent de la CJUE l’illustre à merveille. Dans un communiqué, l’Afep « se félicite de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne, qui constitue un signe fort pour l’attractivité de la France. » Les pleurnicheries patronales trouvent toujours une oreille compréhensive à Bruxelles.

La timide taxe rapportait chaque année deux milliards d’euros à l’État. L’Afep et les grands groupes français ne comptent pas se contenter de son annulation, ils veulent contraindre le ministère des Finances à rembourser aux entreprises concernées quatre milliards d’euros « indûment » perçus.

Avec Emmanuel Macron à l’Élysée, Édouard Philippe à Matignon et Bruno Le Maire à Bercy, il semble très peu probable que l’État s’oppose aux injonctions de la justice européenne. Par conséquent, on peut s’attendre à une confirmation française de l’illégalité du prélèvement. Il reviendra au gouvernement de soigner sa « com’ » pour faire passer la pilule auprès des Français. Peut-être plus compliqué : il s’agira aussi de se montrer inventif pour combler le manque à gagner fiscal…

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L’INFO DE LA NUIT-Londres: 6 morts et 30 blessés, 3 terroristes abattus

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

L’INFO DE LA NUIT-Londres: 6 morts et 30 blessés, 3 terroristes abattus

L’INFO DE LA NUIT-Londres: 6 morts et 30 blessés, 3 terroristes abattus

 

Le bilan de l’attaque terroriste, qui a frappé Londres hier soir, s’établit ce matin à 6 morts et 30 blessés. 3 terroristes ont été abattus par la police.

À 22h08 (23h08, heure de Paris) la Metropolitan police reçoit plusieurs appels signalant qu’une camionnette blanche a fauché des piétons dans le quartier de London Bridge.

Les témoins racontent que le véhicule a zigzagué pour percuter volontairement les passants. 3 hommes descendent de la camionnette. Ils sont armés de couteaux et frappent à la gorge ceux qu’ils croisent à Borough Market.

Un policier qui se rend sur les lieux de l’attaque tente d’intervenir. Il reçoit plusieurs coups de couteau. Il est grièvement blessé à la tête, au visage et aux jambes mais ses jours ne sont pas en danger.

Un 3e « incident » (terminologie employée par la Metropolitan police) signalé à Vauxhall était une fausse alerte.

 

À Borough Market, les 3 terroristes sont repérés par la police et sont abattus 8 minutes après le 1er appel téléphonique signalant l’attaque. Ce sont les coups de feu qui ont été entendus et signalés par les riverains. Les 3 hommes portaient de fausses ceintures d’explosifs autour du ventre.

Theresa May réunira ce matin le comité Cobra (Cabinet Office Briefing Room). Y participent les ministres concernés, les responsables de la police et des services de renseignement intérieur et extérieur.

Emmanuel Macron a réagi dans la nuit en publiant ce message sur Twitter vers 3 heures du matin : « Face à cette nouvelle tragédie, la France est plus que jamais aux côtés du Royaume-Uni. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches ».

Rappelons que ce soir, à Manchester, Ariana Grande et plusieurs autres artistes ont prévu de donner un grand concert au profit et à la mémoire des victimes de l’attentat perpétré par un kamikaze le 22 mai, attentat qui a fait 22 morts et 50 blessés. Étant données les circonstances, il paraît peu probable que ce concert puisse être maintenu. Sur Twitter, la chanteuse a écrit: « Praying for London ♡ »

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Le PROGRAMME d’Emmanuel MACRON : c'est la Commission EUROPÉENNE qui décide... Explications de François Asselineau.

3 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation ., #La lutte des classes, #Les média

Publié par El Diablo

France Asselineau sur France 2 (capture d'écran)

France Asselineau sur France 2 (capture d'écran)

Le programme d’Emmanuel Macron mis à jour : La Commission européenne vient de publier les « GOPÉ » pour 2017-2018

Pendant toute la campagne présidentielle, François Asselineau a été le seul des 11 candidats à expliquer quel serait le programme des dix autres qui se refusaient à sortir la France de l’UE. Ce programme commun consiste en l’application des « GOPÉ », fixées par la Commission européenne en application de l’article 121 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). Comme le montre ce cliché, le président de l’UPR a même symboliquement déchiré un exemplaire du rapport des GOPÉ lors de l’émission organisée par France 2 le jeudi 20 avril 2017.

Pendant toute la campagne présidentielle, François Asselineau et l’UPR ont annoncé quel serait le VRAI programme des dix autres candidats, qui refusaient tous les dix de proposer aux Français de faire sortir la France de l’UE par la mise en œuvre la plus rapide possible de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE).

Du fait de l’engagement de la France dans l’euro et dans l’Union européenne, toutes les grandes décisions de notre politique économique et sociale sont dictées par les « recommandations » de la Commission européenne, également intitulées « grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ) », que l’institution technocratique bruxelloise publie chaque année à la mi-mai.

Nous avions déjà publié un article pour expliquer quelles seraient les grandes mesures appliquées par le président de la République si François Asselineau n’était pas élu [1]. Il s’agissait tout simplement des GOPÉ pour 2016-2017, dont ce dossier décryptait la « langue de bois » européenne et qu’il est utile de relire aujourd’hui.

Or la Commission européenne vient de publier, ce 22 mai 2017 – soit quinze jours après le second tour de l’élection présidentielle, la mise à jour annuelle de ces fameuses « recommandations » [2].

L’examen de ce document révèle que les Commissaires européens – si grassement payés qu’ils gagnent plus que le président de la République française – ne se sont franchement pas fatigués puisqu’ils nous ont presque gratifiés d’un copier-coller du même document publié l’an dernier, le 18 mai 2016. On n’est pas loin de l’emploi fictif…

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Le PROGRAMME d’Emmanuel MACRON :  c'est la Commission EUROPÉENNE qui décide...

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