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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #comite pour une nouvelle resistance tag

Qui est vraiment MACRON ? [vidéo]

3 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Les transnationales, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Qui est vraiment MACRON ? [vidéo]
 
Alors que François Fillon s'écroule, Emmanuel Macron a encore le vent en poupe. Il ne vient pas des partis, se dit ni de gauche ni de droite et fait souffler un vent nouveau sur la politique si l’on en croit certains médias. Mais comment est-il monté si vite, et si haut ? Les vidéastes du collectif Osons Causer décryptent le parcours et l’ascension fulgurante de cet énarque et ancien banquier d'affaires. Ce que le candidat à la présidentielle rappelle, c’est qu’on peut être en dehors des partis et néanmoins au cœur du pouvoir.



Pour s’abonner gratuitement à la chaîne de Mediapart https://www.youtube.com/user/mediapart

Les sources : http://osonscauser.com/qui-est-vraime...

Pour vous abonner à la chaîne d’Osons Causer : http://bit.ly/osonssabonner

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[Vidéo] Dr. Daniele Ganser – Pourquoi la France veut-elle la guerre? Par Claire Schieffer, le 28 février 2017

2 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #Les média

[Vidéo] Dr. Daniele Ganser – Pourquoi la France veut-elle la guerre?

Expert en histoire des ressources énergétiques et activiste pour la paix, Daniele Ganser est habitué à rassembler lors de ses conférences dans le monde germanophone plusieurs centaines de spectateurs, mais se heurte à la frilosité du public français. Pourquoi cette réticence française face aux discours pacifistes qui, outre-Rhin, semble conquérir un public toujours plus nombreux ? Ne serait-ce pas dû, en partie, à l’absence de médias réellement indépendants en France, quand des groupes comme Lagardère et Dassault sont liés à la diffusion de l’information dans l’hexagone ? Le silence inhabituel des intellectuels français est-il seulement lié à la situation actuelle d’état d’urgence ? Le professeur suisse place finalement ses espoirs dans la jeunesse d’aujourd’hui, qui s’informe par d’autres canaux que les médias officiels et ne veut plus entendre ce discours belligérant.

 

 

Voir aussi:  http://arretsurinfo.ch/video-interview-de-daniele-ganser-guerres-manipulees-et-terrorisme-detat/

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L'OCDE renforce son combat contre l'enseignement en Russie. Par Karine Bechet Golovko.

1 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Ecole, #La France, #La Russie

mardi 28 février 2017

L'OCDE renforce son combat contre l'enseignement en Russie

 
O. Golodets, vice-Premier ministre
 
 
Les Forums économiques divers et variés sont toujours l'occasion d'annonces de réformes, qui n'ont malheureusement que peu de rapport avec l'économie. O. Golodets, responsable du bloc socio-économique au Gouvernement russe n'a pas fait exception à la règle et au Forum d'investissement de Sotchi se prononce pour une réforme radicale de l'école supprimant les classes rectangulaires, avec le maître et le tableau ... considérées comme un héritage soviétique. Que serait-on sans l'épouvantail soviétique? Il faudrait alors parler de l'OCDE, ce qui serait, certes, plus délicat.
 

 
Olga Golodets, Vice-premier ministre responsable des questions socio-économiques au Gouvernement vient de faire quelques déclarations qui méritent de s'y arrêter:
"Les classes chez nous ne sont pas correctement construites: chez nous, elles sont toutes rectangulaires, parce qu'il y a l'habitude que l'enseignant se tienne devant, avec derrière lui le tableau, et les enfants sont assis en rang, comme nous étudions pendant notre enfance. Mais pour former une approche par projet, pour constituer des travaux en groupe, pour constituer des équipes et atteindre un but, les enfants doivent être assis autrement, le travail doit se faire autrement. (...) Dans ce cas, l'enseignant n'est plus en mentor, mais il aide l'enfant à développer son talent."
Pour O. Golodets, ces faiblesses du système d'enseignement russe sont le résultat de l'époque soviétique. Et comme elle le dit, cette fois très justement, ces propositions ne sont pas anecdotiques. Sur ce dernier point, nous ne pouvons qu'être d'accord. Puisque ici, il n'est pas question d'amélioration de l'enseignement, mais de diminuer la place de l'enseignant, de créer une rupture du rapport d'autorité. Entre l'adulte et l'enfant en général, entre le professeur et l'élève en particulier. Puisque l'enfant sait déjà, il suffit de le guider avec des projets et des travaux en groupes qui doivent se substituer au processus d'apprentissage, jugé trop lourd car relevant d'une culture de l'effort viscéralement rejetée et remplacée par celle du dû et de l'immédiateté. Dans la pure tradition de cette génération des soixante-huitards qui a pris le pouvoir.
 
Il est tout à fait possible pour la Russie, c'est un choix qui est fait dans beaucoup de sociétés post-modernes européennes à l'Ouest, comme la France ou les pays scandinaves. Mais la Russie doit être consciente que ce choix implique un changement global de sa vision de la société, qui concerne tous les éléments clés de cette idéologie néolibérale fondée sur la déracination de l'individu et la discréditation des éléments structurants. Plus concrètement, il faut choisir: gender, LGBT, mariage gay, adoption internationale sans restriction .... ou ... une vision traditionnelle de la société. Jouer sur les deux tableaux est la position la plus instable qui puisse être choisie et c'est un choix perdant à terme, qui va du compromis à la compromission.
 
Deux remarques en ce qui concerne les affirmations de O. Golodets marquant ce rejet, parfois inconscient, de l'époque soviétique très présent chez certains politiques russes aujourd'hui, qui vivent leur origine, manifestement, comme un regret, comme un complexe, comme une tâche de naissance qu'ils ne savent dépasser:
 
  1. La France n'a jamais été un pays soviétique et les classes d'écoles sont disposées de la même manière. 
  2. Le Forum économique de Sotchi est-il également un avorton du soviétisme pour prévoir une salle où les gens sont assis en rang et devant les personnalités assises, elles, en face avec un tableau - certes électronique - derrière leurs dos?
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Dans toutes ces déclarations, il y a une imposture: le silence sur la source, comme si cette idée venait spontanément d'émerger dans la tête de O. Golodets. Car la source est indicible, vue la ligne politique officiellement menée par la Russie, à savoir la maîtrise totale de sa politique intérieure et internationale fondée sur la plénitude de la souveraineté. Comment affirmer simplement: lisez le rapport de l'OCDE Perspectives des politiques de l'éducation 2015 et vous y trouverez toutes les références nécesaires aux tentatives "d'innovation" (et non de destructuration dans la Novlangue actuelle) de l'enseignement dans les pays appartenant à l'OCDE. Au-delà de l'indicible, il y a surtout incompatibilité fondamentale.
 
Pour ceux qui n'auront pas le courage de prendre le risque d'ingurgiter une pitance aussi nocive, voici quelques hors-d'oeuvres tout à fait suffisants pour saisir l'ampleur du désastre. Il s'agit d'une interview donnée par A. Schleider, directeur de l'enseignement de l'OCDE, à l'incontournable journal Le Monde en août 2014. Morceaux choisis. 
 
Sur le rôle des femmes dans les réformes, rôle qui va satisfaire O. Golodets et pourra nous inquiéter:
Dans quelques pays, des réformes majeures, qui ont totalement modifié le visage de l'école, ont été menées par des femmes ministres. Je pense à mon pays, l'Allemagne, où le système a été très largement réformé dans les années 2000. Je pense aussi à l'Italie, où les changements ont été moins consensuels, certes, mais où le système éducatif est bien plus efficace aujourd'hui qu'en 2000.
En ce qui concerne l'essence de l'enseignement: il ne s'agit plus d'acquérir des connaissances, mais un savoir-faire. D'où la remise en cause des méthodes d'enseignement et le culte de "projets" et de "travail en groupe". Puisque le but de l'école est de former une armée de mains-d'oeuvre plus ou moins qualifiée selon les besoins des entreprises, mais surtout pas des être pensants, qui pour leur développement ont besoin de rigueur, d'efforts et de connaissances pures. 
L'enseignement n'est pas pertinent en France. On y est en décalage. Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. Il s'intéresse à ce que vous savez en faire
Sur l'importance idéologique de la formation des enseignants:
On ne changera les mentalités des élèves qu'en changeant celle des professeurs.
Ces réformes sont des réformes idéologiques qui n'ont que peu à voir avec l'intérêt de l'enfant, sa préparation à sa vie adulte, son développement intérieur. Seul un homme armé de connaissances et de rigueur est armé pour la liberté. Mais notre société n'a pas besoin d'hommes libres, elle a besoin d'exécutants. Car ce n'est plus l'ère des bâtisseurs. Ce n'est plus l'ère des penseurs. C'est l'ère des commerçants.  
 
 
 
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Après le vote du CETA, par Jacques Sapir

1 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #Europe supranationale, #Le traité Transatlantique.

Après le vote du CETA,  par Jacques Sapir

Après le vote du CETA

 

Le traité de libre-échange avec le Canada, ce que l’on appelle le CETA, a finalement été voté par le Parlement européen. Parmi les députés français, quatre groupes ont voté contre, celui de Front de Gauche, des écologistes de EELV, du Parti Socialiste et du Front National. Une alliance peut-être pas si étrange que cela quand on connaît les problèmes que soulève ce traité.

 

On constate par ailleurs que ce traité n’a pas réuni une majorité absolue de partisans dans les délégations de 7 pays :

La France

L’Autriche

La Grèce

L’Irlande

L’Italie

Les Pays-Bas

Le Royaume-Uni.

Il est en fait significatif qu’il ait été rejeté par les délégations de 3 de 5 pays fondateurs de la Communauté Economique Européenne, et par les pays représentant les 2ème et 3ème économies de la zone Euro.

Quels sont donc les problèmes soulevés par ce traité ? Il y a tout d’abord un problème de souveraineté. Ce traité permet, dans un certain nombre de cas, aux entreprises d’attaquer les Etats en justice en cas de réglementation contraire à leurs intérêts. Il y a ensuite un problème de réciprocité ; il est bien beau de dire que ce traité ouvre les marchés publics canadiens aux entreprises européennes, mais le marché de l’UE est déjà ouvert aux entreprises canadiennes. Il suffit de regarder la disproportion entre les populations pour savoir qui est vainqueur.

Au delà, il y a le problème plus général du libre-échange, ou plus précisément de l’interprétation du Libre-échange que l’on trouve dans ce traité. Il fait la part belle aux intérêts des firmes multinationales, intérêts qui ne sont pas précisément ceux des consommateurs ni ceux des travailleurs.

En fait, ce traité n’est pas ce que l’on appelle un traité de « libre-échange » mais un traité qui vise à imposer des normes aux divers parlements des pays membres de l’Union européenne. Si l’on avait voulu une démonstration de la nature profondément anti-démocratique de l’UE on ne se s’y serait pas pris autrement.

 

Tout ceci permet de comprendre pourquoi ne se sont retrouvés pour voter en faveur du traité que trois des sept députés du MODEM et de l’UDI, et 12 sur les 18 députés des « Républicains ». Ce vote pose d’ailleurs un véritable problème. On sait qu’en France un seul candidat à l’élection présidentielle, M. Emmanuel Macron, a pris ouvertement position pour le CETA. L’un de ses principaux soutiens, Jean-Marie Cavada, a lui aussi voté pour l’adoption du traité au Parlement européen. On voit donc se profiler dans l’élection présidentielle, et ce n’est pas nouveau dans notre histoire, le fameux « parti de l’étranger » que dénonçait Jacques Chirac depuis l’hôpital Cochin…

Il nous faut donc avoir une pleine conscience de ce que signifie ce vote, mais aussi des possibilités de bloquer le processus à l’échelle de la France, et surtout se demander si, derrière le CETA, ne se profile pas quelque chose de bien plus dangereux.

 

Pour débattre de ces questions j’ai reçu sur Radio-Spoutnik deux économistes David Cayla, Maître de Conférences à l’Université d’Angers et Frédéric Farah PRAG et Chargé de Cours à l’université de Paris-3. Vous pouvez entendre notre débat ici

https://nos-medias.fr/video/jacques-sapir-ceta-et-maintenant


 

Jacques Sapir

Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s'est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

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François FILLON, notre valet [le blog de Descartes]

1 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Politique intérieure

Publié par El Diablo

source photo d'illustration : 20 minutes

source photo d'illustration : 20 minutes

On sait depuis fort longtemps que la Roche Tarpéienne n’est jamais loin du Capitole. Winston Churchill, qui pourtant n’était pas un homme à briller pour sa modestie, recommandait aux hommes politiques grisés par les foules accourues à leurs meetings de se souvenir que si au lieu de venir pour parler ils étaient venus pour être pendus, la foule serait deux fois plus importante. L’affaire Fillon – ou plutôt « les » affaires Fillon, car on en découvre une nouvelle avec chaque édition du Canard Enchaîné – illustre jusqu’à l’excès ces maximes.

Voici un homme à qui tout, il n’y a pas un mois, souriait. Une primaire de la droite menée tambour battant et remarquablement organisée lui avait permis d’éliminer les deux favoris et de s’imposer confortablement. L’impopularité du gouvernement, la division de la gauche, l’incurie des socialistes faisaient de son élection une pure formalité. Il avait même réussi à détrôner Marine Le Pen de la première place que tous les sondages lui assuraient depuis des mois. Et puis, patatras ! Un article de l’hebdomadaire satirique paraissant le mercredi a suffit pour tout mettre par terre. Voila François Fillon conspué, affaibli. Voilà les « barons » de la droite qui réflechissent à d’autres candidats, à d’autres configurations. Voilà Macron qualifié au deuxième tour…

Bien entendu, il ne faut pas être naïf. La politique de la France ne se fait pas au Canard, et l’hebdomadaire satirique a publié des accusations bien plus graves sur d’autres personnalités sans que cela provoque plus qu’une réponse amusée de l’opinion. Si l’étincelle a provoqué l’incendie qui ravage tout sur son passage, c’est parce qu’il s’est trouvé de très nombreux pyromanes pour jeter de l’essence sur son passage. Fillon est victime de sa propre folie, certes, et j’y reviendrai. Il est surtout victime d’une convergence d’intérêts entre les libéraux de droite, qui sont effrayés par l’euroscepticisme et le conservatisme du candidat et n’ont toujours pas digéré sa victoire aux primaires, et les libéraux de gauche qui voient l’opportunité de mettre sur orbite leur candidat, Emmanuel Macron. L’alliance de ces deux groupes, qui représentent peu de chose électoralement mais qui ont un pouvoir de nuisance politique et médiatique énorme, aboutit à la curée que nous pouvons observer aujourd’hui. Quand Le Figaro et l’Obs sont d’accord pour descendre un candidat, quand France 2 et BFM-TV participent ensemble à la curée, quand même ARTE s’y met on, peut raisonnablement se poser des questions.

Fillon n’avait certes pas eu la naïveté de croire que le fait d’avoir gagné la primaire faisait de lui le chef. La meilleure preuve est l’organigramme de son équipe de campagne. On peut s’attendre d’un candidat à la présidence de la République qu’il forme une équipe resserrée, efficace, composée de gens en qui il a une confiance absolue et de techniciens compétents. Au lieu de ça, on trouve une équipe pléthorique dont on peut penser qu’elle a été constituée avec le souci de ne laisser dehors aucun des « barons » de LR, de ne fâcher personne. Fillon a beau avoir gagné la primaire, il n’est pas pour autant le « patron ». Sur beaucoup de questions – et notamment ses choix européens – les positions de Fillon heurtent l’aile « libérale » de LR. Les « barons » l’ont accepté comme candidat parce qu’ils n’ont pas le choix, mais leur ralliement n’est qu’opportuniste. Et s’il venait à trébucher et tomber, lui ou un autre… On voit là encore un des effets pervers des « primaires » à la française : le vote des sympathisants n’engage pas les militants d’un parti, et le processus peut aboutir à légitimer comme candidat une personnalité dont la majorité du parti n’en veut pas.

Mais, au-delà d’une campagne de démolition plus ou moins organisé, cette affaire – qui n’est qu’une dans une longue liste – pose pour moi un problème fondamental qu’il faut prendre à bras le corps, à savoir, ce qui motive les hommes – et les femmes, n’oublions pas les femmes – qui sont censés gouverner en notre nom. Pourquoi ces hommes et ces femmes, qui jouissent de la reconnaissance publique, qui ont à leur disposition toutes sortes d’avantages, qui travaillent dans de beaux bâtiments et qui sont payés décemment ont-il recours à des ruses de Sioux pour arrondir leur fins de mois ? Pourquoi Fillon, maire, député, premier ministre prend un risque énorme pour augmenter son revenu en salariant fictivement son épouse ?

Il est grand temps de remettre en cause cette idée d’une caste politique et administrative qui vivrait dans le luxe et la volupté. Ce n’est tout simplement pas vrai. Un député gagne quelque 7000€ (bruts) par mois, un directeur d’administration centrale 9.000€, un ministre 10.000€, un président de la République 15.000€. Cela semble des chiffres énormes vu du point de vue de madame Michu. Mais les députés et les ministres ne se recrutent pas, on l’espère, chez les madame Michu. Nous voulons avoir des députés, des directeurs, des ministres, des présidents cultivés, intelligents, ayant fait de bonnes études et ayant une large expérience personnelle et professionnelle. Or, les gens qui ont toutes ces qualités ont d’autres alternatives professionnelles beaucoup mieux payées : un directeur dans une boîte privée gagne souvent au dessus de 10.000€ par mois, avec des à-côtés bien supérieurs et des risques bien moindres.

Mais surtout, il y a l’autre plateau de la balance. Le métier politique a toujours été un métier dur. Non seulement il implique une masse de travail considérable qui ne s’arrête pas aux 35 heures réglementaires, mais il maintient une pression constante autant sur la vie publique que sur la vie privée. Un homme politique, pour le dire vite, ne s’appartient pas. Ses habitudes, ses vices, ses actions tant publiques que privées sont réglées par ce que ses électeurs attendent de lui. Votre vie, votre carrière professionnelle peuvent être détruits par un faux pas ou tout simplement par une calomnie. Et pour couronner le tout, vous êtes dès votre élection suspect. Suspect d'ambition démesurée, de manque de probité, de démagogie, bref, de tous les vices de la terre. Qui s’engagerait dans une telle galère sans contrepartie ?

Bien sur, nous aimerions tous que nos hommes politiques soient désintéressés, qu’ils se consacrent à la chose publique motivés exclusivement par leur sens civique, et non par les avantages qu’ils peuvent en tirer. Mais c’est là une position profondément irréaliste. Les gens ne fonctionnent pas comme ça, et personne ne s’impose efforts et privations s’il n’en tire pas une récompense, matérielle ou symbolique. Je sais, on va me sortir l’exemple emblématique du général De Gaulle – et il est loin d’être le seul. Mais ce type de dévouement n’est possible que dans un cadre symbolique, celui qui consiste à croire que notre action change l’Histoire, et que l’Histoire saura s’en souvenir. Pour que ça marche, il faut que la société alimente ce type de mégalomanie – car c’en est une – par le discours, par les actions symboliques, par un fonctionnement qui lui correspond. Pour que ces gens puissent se croire des dieux, encore faut-il que la société accepte de les prendre pour tels.

Or, notre société va aujourd’hui dans le sens inverse, celui de la démythification. Depuis 1968, de « déconstruction » en « présidence normale », on a cherché à dépouiller de ses oripeaux symboliques toute investiture, toute fonction politique. Nous versons collectivement une larme aujourd’hui sur De Gaulle et sa vision de la grandeur, mais il faut se souvenir qu’il y a un demi-siècle, lorsqu’on avait le De Gaulle réel devant nous, plus que la grandeur on voyait une baudruche qu’il était indispensable de faire éclater. Et on a réussi : aujourd’hui, n’importe qui se permet d’interpeller un ministre, un président de la République sans que la fonction n’implique la moindre crainte révérencielle, le moindre respect. A force de faire de « l’irrévérence » et « l’insolence » deux vertus cardinales, notre système a remis les hommes politiques à leur place, celle du valet dont on contrôle les faits et gestes et dont on suspecte qu’il nous vole si on a les yeux tournés. Mais dans ces conditions, pourquoi s’étonner que nos hommes politiques se comportent comme des valets, fourbes et vénaux, cherchant à plaire à leur maître quand celui-ci est présent, à lui soustraire autant que possible quand il ne fait pas attention ? D'autant plus que le peuple fait un maître particulièrement insupportable, toujours plus rapide à injurier son valet qu'à le remercier...

Le grand paradoxe, c’est qu’une partie de l’électorat considère – et les démagogues de tous bords le maintiennent dans cette croyance - le fait de détenir une fonction politique comme un privilège, et non comme un boulot dur, difficile et même dangereux. On explique même que puisqu’il y a une dizaine de candidats pour chaque siège, c’est que le boulot doit être attractif. Certes, il y a beaucoup de candidats pour chaque poste… mais combien d’entre eux sont de qualité ? Combien d’hommes et des femmes compétents et expérimentés sont prêts à laisser leur carrière professionnelle de côté pour aller dans la politique ? De moins en moins… et il n’y a qu’à regarder la trajectoire de nos actuels ministres ou de nos candidats prospectifs à la présidence pour s’en convaincre. Un expert judiciaire avait scandalisé le Landerneau en déclarant « si on paye les experts comme des femmes de ménage, on a des expertises de femme de ménage ». Il n’avait pourtant pas tort : si notre personnel politique se dégrade, s’il y a de moins en moins de candidats de qualité à l’entrée de l’ENA et de plus en plus dans les écoles de commerce, il y a bien une raison. Et la raison est qu’on a réduit les contreparties de la fonction politique à des limites indécentes. C’est un peu vrai pour la rémunération matérielle, c’est surtout vrai pour la rémunération symbolique.

Et le pire, c’est que ça continue. A chaque fois qu’un élu traverse la ligne rouge, on a droit aux cris d’orfraie, puis à la réforme qui « renforce le contrôle et la transparence » par une nouvelle inquisition tout aussi inefficace que la transparente. Certains proposent même d’institutionnaliser la méfiance en multipliant procédures de contrôle « citoyennes », mandat impératif et référendums révocatoires. Expliquez moi : dans ce monde de suspicion, de contrôle, ou l’élu n’a aucun espace de liberté et passe son temps à rendre des comptes sous la menace permanente d’une révocation, qui aura envie de s’engager dans des fonctions politiques ? Est-il sérieux de concevoir un système politique qui ne peut fonctionner que si l’on trouve suffisamment de saints pour l’actionner ?

Il faut revenir à la raison : l’homme politique est d’abord un homme, et comme tel, imparfait. Ceux qui sollicitent nos suffrages ne sont pas des saints, et de temps en temps ils commettront des actes contraires à l’éthique et même à la loi. Comme chacun d’entre nous, soyons honnêtes : qui n’a jamais payé un artisan au noir, acheté quelque chose « tombée du camion » ou sauté les contrôles du métro ? Que le premier qui n’a pas péché jette aux politiques la première pierre. Et si les politiques prétendent devant nous être irréprochables – c’est là à mon sens la plus grosse faute politique de Fillon dans cette affaire – c’est surtout parce que nous sommes suffisamment stupides pour exiger d’eux un tel engagement. Et stupide est bien le mot : barrer la route des fonctions politiques aux hommes qui accessoirement sont capables de salarier fictivement leur femme ou de payer une barre chocolatée avec la carte bleue du ministère, c’est se priver de compétences qui ne courent pas les rues. La France se porterait-elle mieux si elle n’avait pas eu Colbert et Richelieu, Talleyrand et Napoléon ? Bien sur que non.

La finalité des institutions n’est pas la recherche la perfection, mais d’assurer que les infractions restent dans le domaine du raisonnable. Et les citoyens ne sont d’ailleurs pas dupes : l’exemple des Balkany montre que les électeurs sont parfaitement prêts à réélire un édile qui gère efficacement sa ville même s’il augmente sa rémunération par des moyens que la morale reprouve. Colbert, Richelieu, Talleyrand ou Napoléon ont bénéficié en leur temps de la même mansuétude : lorsqu’on gouverne bien, les citoyens sont prêts à fermer les yeux.

En tant que citoyens, nous avons le droit de savoir que François Fillon a salarié fictivement sa femme. C’est un élément parmi d’autres dans notre choix d’un président de la République. Ce qui est détestable dans cette affaire, c’est la manière dont on cède au puritanisme à l’anglo-saxonne – encore une opportunité pour nos élites de se frapper la poitrine sur le mode « c’est mieux ailleurs » - en faisant de ce faux pas une question fondamentale, une faute éliminatoire. Non, ce n’est pas vrai que celui qui vole un œuf vole un bœuf. Des hommes peuvent être mesquins sur les petites questions, et irréprochables sur les grandes. Et vice-versa. Alors, qui préférons nous voir à la présidence de la République ? Napoléon ou mère Teresa ?

La politique, c’est l’art du possible. Et les institutions politiques doivent être bâties pour fonctionner avec les hommes tels qu’ils sont, et non tels qu’ils devraient l’être. La cité de dieu n’est pas de ce monde…


Descartes

 

SOURCE :

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Union Européenne et Euro: le plan B de MÉLENCHON et au-delà. le blog d'El Diablo

1 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée

Publié par El Diablo

Actuellement député européen, Jean-Luc Mélenchon ne prône pas un FREXIT mais il assume que cela puisse être une conséquence si son plan A ne marche pas• Crédits : Alexandre MARCHI - Maxppp (sur le site de France-Culture)

Actuellement député européen, Jean-Luc Mélenchon ne prône pas un FREXIT mais il assume que cela puisse être une conséquence si son plan A ne marche pas• Crédits : Alexandre MARCHI - Maxppp (sur le site de France-Culture)

Selon le candidat du Parti de Gauche, le bilan économique de l'euro est désastreux. Il propose de refonder l'Union Européenne, revoir les statuts de la BCE, et si ça ne marche pas, il a un plan B... puis un plan C pour récréer une UE différente. Comment ça marche ? Quelles implications ?

LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LE SITE DE « France Culture » [Lien ci-dessous] :

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Vaccin contre le Sida: A Sophia Antipolis, «on n’a jamais été si proche du but, mais aujourd’hui les recherches sont coupées». Par Fabien Binacchi dans "Vingt minutes".

1 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La santé, #Services publics

Illustration d'un laboratoire de recherche sur le virus du sida.

Illustration d'un laboratoire de recherche sur le virus du sida. — AVENTURIER PATRICK/SIPA Ville : MONTPELLIE

SANTÉ

Vaccin contre le Sida: A Sophia Antipolis, «on n’a jamais été si proche du but, mais aujourd’hui les recherches sont coupées»

Le laboratoire Biosantech annonce que le CNRS a demandé à son chercheur de stopper ses travaux…

 

Ce mardi après-midi, Biosantech avait prévu d’annoncer un « espoir » pour la lutte contre le Sida. Grâce aux « résultats exceptionnels » de son candidat vaccin, le TAT-OYI.

Mais lundi à 15 h, « le CNRS [Centre national de la recherche scientifique] a signifié au Dr Erwann Loret, qui menait nos études, qu’il devait arrêter ses recherches et stopper toutes communications à leur sujet », a annoncé Corinne Treger, la présidente de ce laboratoire de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes).

Sollicité par 20 Minutes, le CNRS n’avait pas encore réagi en milieu d’après-midi. Egalement contacté, Erwann Loret a simplement confirmé son interdiction de poursuivre ses travaux, témoignant aussi de sa « déception ». La responsable du laboratoire accuse à demi-mot « d’autres intérêts que ceux des malades ».

Deux cas de « rétro séroconversion » observés

L’essai clinique, entamé en janvier 2013 à Marseille sur 48 patients porteurs du VIH aurait pourtant « montré un résultat très important », selon Biosantech. Les avancées du vaccin, conçu pour s’attaquer à la toxine TAT censée protéger le virus du système immunitaire, avaient même fait l’objet d’une conférence, les 20 et 21 février au 15e sommet « Vaccines and immunization » de Berlin, tenue par le Dr Loret lui-même.

>> A lire aussi : Un vaccin curatif du sida testé sur l'homme à Marseille

Selon Biosantech, « les cellules infectées par le VIH sont devenues indétectables dans le sang et de manière permanente pour dix patients ». « Et deux cas de rétro séroconversion [baisse des anticorps du VIH] ont même été observés, a déclaré Corinne Treger. C’est un résultat sans précédent. On est juste à la dernière étape avant l’arrêt de la trithérapie, qui permet de stopper la réplication du virus mais ne guérit pas. »

« Il y a peut-être ici en jeu d’autres intérêts que ceux des malades »

« On n’a jamais été si proche du but, seulement voilà, ces recherches sont aujourd’hui coupées par la décision du CNRS, a poursuivi la responsable. Et nous ne pouvons pas passer en phase II/b de notre essai clinique qui nous aurait permis d’étudier le cas de ces patients en état de rétro séroconversion avec l’arrêt complet de la trithérapie, pour observer une éventuelle étape de guérison fonctionnelle. A savoir, l’indétectabilité des cellules et particules virales pendant trois mois après l’arrêt des trithérapies. »

La patronne de Biosantech, qui a déjà mis 2 millions d’euros dans ces recherches, a estimé mardi « qu’il y avait peut-être ici en jeu d’autres intérêts que ceux des malades ».

Corinne Treger arguant que les trithérapies représentaient « un chiffre d’affaires annuel en constante augmentation, de 19 milliards d’euros, pour de très gros laboratoires ». « Alors que le nôtre est atypique et que nous sommes une toute petite structure », a-t-elle complété.

Un courrier envoyé à Marisol Tourraine

« Si les choses restent en l’état, la licence du vaccin va retourner gratuitement dans le giron du CNRS avec le risque, aussi, qu’elle puisse être enterrée », a également pointé la présidente du laboratoire de Sophia-Antipolis. La dirigeante a fait savoir qu’elle avait adressé un courrier à la ministre de la Santé Marisol Tourraine pour lui faire part de sa déception.

>> A lire aussi : L'espoir d'un vaccin contre le Sida se précise

L’an dernier, des résultats témoignant déjà des « avancées » du vaccin TAT-OYI avaient été publiés par le laboratoire et le Dr Erwann Loret créant une polémique. Ces recherches étaient même contestées par l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS). Le directeur de la structure, Jean-François Delfraissy, précisant alors qu’il n’existait aucune « donnée solide en faveur de ce candidat vaccin ».

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Démission de Michael Flynn aux USA. L'état profond élimine un atout majeur de Trump.

15 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La guerre

Démission de Michael Flynn: Donald Trump a attendu près de trois semaines pour écarter son conseiller

ETATS-UNIS Alors que le FBI a interrogé l'ancien général sur ses conversations avec la Russie, l'affaire est loin d'être terminée...

Donald Trump et ses conseillers Michael Flynn et Steve Bannon.
Donald Trump et ses conseillers Michael Flynn et Steve Bannon. - PETE MAROVICH/SIPA

Previsouly, on Scandal. La démission de Michael Flynn n’est que le début des problèmes pour Donald Trump. Mardi, la presse américaine a révélé des nouveaux détails sur l’affaire, et la Maison Blanche pourrait désormais devoir des comptes au Congrès… et au vice-président Michael Pence.

Selon le New York Times, Donald Trump a en effet été mis au courant il y a 18 jours par le département de la Justice que son conseiller était susceptible d’être victime de « chantage » de la part Moscou après avoir discuté des sanctions contre la Russie avec l’ambassadeur alors qu’Obama était toujours président. Sauf que selon le Washington Post, le vice-président n’a été mis au courant que le 9 février, après avoir posé des questions suite aux fuites dans la presse.

Il a « perdu la confiance » du président

Mardi, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a joué les équilibristes. Selon lui, si Donald Trump a mis près de trois semaines avant de se séparer de son conseiller, c’est parce qu’il a fallu le temps de creuser. Flynn n’a « rien fait d’illégal » mais il a « perdu la confiance » du président, assure Spicer. Qui n’a pas expliqué pourquoi Michael Pence n’a pas été mis dans la boucle plus tôt, ce qui l’a conduit à relayer une version erronée des faits (jurant que Flynn n’avait pas discuté des sanctions avec l’ambassadeur russe) dans les médias.

Le Sénat veut entendre Flynn « très rapidement »

Alors que le conseiller russophile a été entendu par le FBI dès sa prise de fonction, des républicains du Congrès ont demandé des comptes, mardi. « La démission du général Flynn est une indication troublante du dysfonctionnement actuel de l’appareil de sécurité nationale », a souligné John McCain. Son collègue républicain Roy Blunt, membre de la commission du Sénat sur le Renseignement, a suggéré que Michael Flynn soit entendu « très rapidement » dans le cadre de l’enquête au cours au Congrès. « Donald Trump doit aux Américains une explication complète sur les interactions de son administration avec la Russie, avant et après l’élection », a de son côté estimé la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

L’affaire relance en effet la polémique sur les rapports de Donald Trump avec Moscou, accusé par le renseignement américain d’avoir cherché à influencer l’élection en sa faveur. Et selon la presse américaine, le renseignement US enquête actuellement sur trois autres proches du président. Bref, le feuilleton est très loin d’être terminé

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Le Sénat va-t-il abolir l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) qui fait du 'français' la seule langue officielle et obligatoire du royaume, par Jean LEVY. (PARTIE I).

12 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La défense de la langue française.

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PARTIE I

 

Le Sénat va-t-il abolir l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) qui fait du 'français' la seule langue officielle et obligatoire du royaume,  par Jean LEVY

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"canempechepas" :

Pour unir le royaume, faut-il que ses habitants se comprennent entre eux, aussi François Ier fait du 'français', la langue d'oil, celle parlée de la Picardie au Val de Loire, la seule langue officielle..

Nous sommes en 1539.

478 ans plus tard...Le pouvoir PS voudrait mettre fin à l'unicité du 'français' en mettant notre langue nationale en compétition avec celles qui ne sont plus parlées dans nos provinces. Cette volonté concorde à son souci de dissoudre la France dans l'espace européen. Elle correspond à la politique, dite de "décentralisation", avec la montée en puissance des "régions" au détriment du pouvoir central.

Cette attitude est conforme à l'esprit "girondin", de ceux qui, sous la Révolution, défiaient alors le Comité de salut public de Robespierre, jugé trop 'centralisateur', allant, contre celui-ci, à se jeter dans les bras de l'Europe monarchique, nos ennemis anglais et autrichien...

En somme, le choix de l'Europe contre le peuple français...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 août 1539

 

L'Ordonnance de Villers-Cotterêts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ordonnance de Villers-Cotterêts fait partie d'un ensemble de lois et était plus précisément intitulée «Ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances». Ses dispositions sont contenues dans 192 articles .

L'ordonnance limite la justice ecclésiastique aux causes purement religieuses, instaure de nouvelles règles pour la procédure pénale, désormais écrite et secrète (l'accusé ignorant même jusqu'au jour de son procès les charges pesant sur lui).

Mais l'histoire a surtout retenu ces deux mesures les plus importantes : la création de l'état civil et l'emploi du français comme langue d'usage obligatoire pour tous les actes administratifs. Pourtant, depuis 1490 jusqu'en 1535, plusieurs ordonnances royales avaient également traité de la langue dans des termes plus ou moins similaires; seule l'ordonnance de 1539 est demeurée dans l'imaginaire collectif.

C'est dans son château de Villers-Cotterêts (à 75 km au nord de Paris, à l'ouest de Reims) que François Ier signa, entre le 10 et le 15 août 1539, la célèbre ordonnance qui imposa le français comme langue administrative au lieu du latin. L'ordonnance fut enregistrée au Parlement de Paris, le 6 septembre 1539. L'ordonnance royale obligeait également les curés de chaque paroisse à tenir un registre des naissances: ce fut le début de l'état civil.

 

Première page de l'ordonnance de Villers-Cotterets (1539, BNF)

Une administration plus accessible

L'ordonnance de Villers-Cotterêts, qui a été rédigée par le chancelier Guillaume Poyet, est parfois connue sous le nom de Guilelmine.

Son article 111 énonce joliment :
« Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement ».

De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires.... sous réserve néanmoins qu'ils lisent et écrivent la « langue d'oïl » pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.

Et aujourd'hui, le 'français est menacé :

N° 343

 

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2016-2017

Enregistré à la Présidence du Sénat le 31 janvier 2017

PROPOSITION DE LOI

ADOPTÉE PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE,

relative à la promotion des langues régionales,

TRANSMISE PAR

M. LE PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE

À

M. LE PRÉSIDENT DU SÉNAT

(Envoyée à la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

L'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dont la teneur suit :

 

A SUIVRE ...

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