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Le blog de Lucien PONS

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Idlib: les "agents occidentaux" tués!

20 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch

  • Idlib: les

Explosion d'un atelier de fabrication de produits chimiques à Idlib a fait des morts et pas n'importe quels morts: depuis des années on assiste en Syrie aux mises en scènes chimiques qui servent par intermittence de prétexte aux frappes occidentales contre le sol syrien.

Ces mises en scènes ont impliqué des agents que les médias "mainstream" ne cessent de décrire comme étant des humanitaires. Or ces pseudo humanitaires ou "Casques blancs" viennent de périr dans un incident "chimique" alors qu'ils étaient en plein processus de fabrication d'arme chimique! 

Selon Sputnik, 11 experts britanniques, tchétchènes et turcs ont été tués à la suite de l'explosion d'un atelier contenant de grandes quantités d’engrais, d'explosifs et de barils de chlore liquide. L'atelier se trouve dans le district de " Turmanin " située dans la banlieue nord d'Idlib, à 15 kilomètres de la frontière turque.

Neuf experts étrangers et deux éléments des "Casques blancs " ont péri dans cette explosion. Le bilan des morts de cet incident, "à l’origine pour l’instant indéterminée", pourrait s’alourdir puisque plusieurs corps ont été pulvérisés.  

Une partie de l'atelier abritait un laboratoire de production des produits explosifs et chimiques et il était placé sous la supervision d'"experts étrangers d’origine britannique, tchétchène et turque", et certains d'entre eux se trouvaient à l'intérieur de l'atelier au moment de l’explosion.

Selon des sources syriennes aucune thèse n'était encore privilégiée par les forces de sécurité après la violente explosion qui a soufflé ce samedi cet atelier : « Une erreur technique humaine, commise au cours de certains testes, pourrait être à l’origine de cette explosion », a-t-on appris de la même source.

En pleine coopération avec des "Casques blancs" leTahrir al-Cham (ex-Front al-Nosra) a transporté des substances de cet atelier vers des lieux inconnus. Le 14 octobre Tahrir al-Cham a annoncé dans un communiqué son opposition à l'accord sur la mise en place d’une zone démilitarisée à Idlib, (nord-ouest syrien) signé entre les parties turque et russe à Sotchi.

En dépit des preuves démontrant les crimes de guerre commis par les Casques blancs opérant en Syrie, ces derniers et leur famille seront accueillis en héros au Royaume-Uni. Le Canada de Jacques Trudeau vient lui aussi accord l'asile à de nombreux Casques blancs, en leur rendant un hommage appuyé. 

Pour le chef de la diplomatie syrienne Walid al-Mouallem, les Casques blancs sont une organisation créée avec le soutien du MI6 et chargée de mettre en scène une attaque chimique à Idlib et d’en accuser le gouvernement syrien. L'incident d'aujourd'hui prouve que le diplomate a entièrement raison. 

Plusieurs preuves avaient auparavant démontré le rôle des Casques blancs dans les complots visant à accuser le gouvernement syrien de violations des droits de l’homme.

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Idlib : la bataille reprend de plus belle contre les terroristes

20 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch

 19 octobre 2018 
Un commandant et des officiers de l’armée syrienne en visite à Alep. ©AFP
Un commandant et des officiers de l’armée syrienne en visite à Alep. ©AFP

De lourds affrontements ont éclaté entre les forces de l’armée syrienne et les terroristes à Idlib après que ces derniers ont refusé à nouveau de quitter la zone tampon désignée.

Des affrontements violents ont eu lieu, ce vendredi 19 octobre, entre l’armée syrienne et les terroristes dans la campagne orientale d’Idlib, après des bombardements intenses de l’armée syrienne qui ont visé les positions de Hayat Tahrir al-Cham situées près de la base aérienne d’Abou Dhuhour dans l’est de la province d’Idlib.

Selon une source militaire dans la région, l’armée syrienne aurait ciblé avec des missiles et des obus d’artillerie les positions des terroristes situées près de Khuwayn et de Zarzour, afin de riposter à la pléthore de missiles que les terroristes tiraient sur la région d’Abou Dhuhour.

Cette dernière confrontation intervient à peine 24 heures après l’arrivée du commandant des Forces du Tigre, le général de brigade Suheil al-Hassan, dans l’est de la province d’Idlib, avec l’un des chefs du 5e corps de l’armée.

Les sources sur le terrain indiquent que l’armée syrienne s’apprête à lancer une nouvelle offensive dans la partie orientale de la zone tampon tandis que les terroristes ont refusé de quitter les lieux.

En effet, l’accord de Sotchi avait été appliqué à Idlib sans que les terroristes ne remplissent leurs engagements consistant à se retirer de la zone tampon.

 

Quant à la province d’Alep, l’armée syrienne avait donné aux terroristes jusqu’au 15 octobre pour retirer leurs forces d’al-Zahraa dans l’ouest de cette province syrienne, afin d’éviter de lancer une offensive sur ce front.

L’ultimatum était fixé au lundi 15 octobre. Les terroristes auraient dû se retirer de la « zone démilitarisée » à Idlib. Mais ils ont fait faux bond. Ce n’est d’ailleurs pas surprenant, dans la mesure où ces derniers ont aussi déjà violé l’accord. 

 

 

En dépit des mises en garde répétées des armées syrienne et russe, les terroristes de Hayat Tahrir al-Cham et leurs alliés ont non seulement refusé de retirer leurs forces opérant sur cet axe, mais ont aussi lancé un défi à l’armée syrienne et à ses alliés. Depuis le 15 octobre, ils attaquent tous les jours l’ouest d’Alep.

L’armée syrienne y a réagi en envoyant un grand nombre de renforts censés s’installer aux abords du quartier d’al-Zahraa, où elle s’est associée aux troupes de la Garde républicaine qui se battent en première ligne contre les terroristes depuis le déclenchement de la bataille d’Alep en 2012.

L’armée syrienne devrait lancer une grande opération dans les semaines à venir pour mettre fin à la présence des derniers éléments de Hayat Tahrir al-Cham dans la capitale provinciale.

 

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Comment les Kurdes imposent leur domination aux chrétiens dans le Nord syrien. Par Caroline HAYEK

7 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch

Comment les Kurdes imposent leur domination aux chrétiens dans le Nord syrien
Éclairage

Fermeture d’écoles, arrestations, intimidations... Les Assyriens et autres minorités dans le Rojava sous haute pression.

05/10/2018
 

Les chrétiens du nord-est de la Syrie ne savent plus à quel saint se vouer. Minoritaires dans une région dominée aujourd’hui par les forces kurdes, les Assyriens sont en proie à une répression de la part des autorités de la province autonome de facto. À la faveur de leur lutte contre l’EI, les Kurdes ont pu accroître leur domination dans l’Est syrien et ainsi gagner en autonomie vis-à-vis du régime avec lequel ils entretiennent des relations ambivalentes. Les Forces démocratiques syriennes (FDS, à majorité kurdes et soutenues par Washington) jouent leur propre carte en Syrie dans le but d’établir le grand Rojava, une zone autonome a la frontière syro-turque. C’est plus précisément dans le canton d’el-Jeziré que le ton est monté entre la minorité religieuse et les FDS, notamment à cause de la promulgation de plusieurs décrets cet été, jugés « nuls et non avenus » par les différentes Églises, concernant la gestion des écoles privées. Des opposants assyriens sont, depuis, la cible de la police du gouvernement autonome.

Fin août, plusieurs établissements se sont vu fermer leurs portes par les autorités en place, avant que la population et les chefs communautaires ne manifestent leur indignation et leur refus de se plier aux lois du Rojava. Après avoir mis la main sur près d’une centaine d’écoles gouvernementales afin d’y imposer leur programme scolaire, les Kurdes espéraient parvenir à faire plier les écoles chrétiennes à Qamechli, à Darbassiya et à Malikiya. Le parti de l’Union syriaque, qui a rejoint la coalition kurde du PYD (Parti de l’union démocratique, considéré par Ankara comme la branche syrienne du PKK terroriste), a été envoyé pour imposer ses propres enseignants et un même corpus scolaire aux directeurs de ces écoles qui accueillent des enfants de toutes les communautés religieuses. « Ils veulent désormais qu’on refuse les enfants kurdes sous prétexte qu’ils iront dans leurs propres écoles. Et le dernier décret en date stipule que tout fonctionnaire de la région autonome qui enverrait ses enfants dans des écoles suivant le programme de l’État devra payer une amende d’un million de livres syriennes et recevra une peine de prison de trois mois », déplore Mgr Benham Hindo, évêque syro-catholique de Hassaké, contacté par téléphone. « Nous refusons de nous soumettre à leurs diktats et continuerons à résister à la domination kurde. Ils veulent nous voler notre terre, notre langue et notre culture, en somme nous faire partir », poursuit-il.

(Lire aussi : En Syrie, le cursus scolaire fait polémique dans les régions kurdes)

 

Police assyrienne

De nombreuses voix dissidentes se sont élevées contre ces agissements jugés « hostiles », mais elles ont rapidement été réprimées par la force. Un intellectuel assyrien et coordinateur au sein du système éducationnel syriaque, Issa Rachid Issa, a ainsi été passé à tabac le 22 septembre par la Sutoro, force de police assyrienne, intégrée aux Asayech, la police kurde. Le directeur d’une école de Malikiya, Charbel Michel Saliba, a quant a lui été détenu pendant cinq heures le 1er octobre. Une autre personnalité, Sleiman Youssef, un journaliste et activiste de Qamechli, opposant au régime de Damas, a été emmené la veille par la police, sans la moindre explication. « Vers 20h dimanche dernier, trois pick-up ont débarqué devant chez nous et des hommes armés de la Sutoro ont demandé après mon père. Ils ont mis à sac la maison sans que l’on comprenne ce qu’ils voulaient y trouver, puis ils sont partis avec les ordinateurs et nos téléphones portables et ont emmené notre père », raconte Serin Youssef, l’un de ses fils, témoin de la scène, contacté via Facebook. « Cela fait des années que notre père s’oppose ouvertement dans ses écrits au Parti syriaque et aux Kurdes, refusant de vivre sous leur joug, mais c’est la première fois qu’ils s’en prennent à lui de la sorte », déplore son autre fils Emarceen, refugié en Allemagne, également contacté par L’OLJ. Le journaliste avait ouvertement dénoncé la fermeture des écoles assyriennes de la région et fait part d’actes d’intimidation de la part des autorités en place. « Les soutiens de notre père sont nombreux, mais beaucoup ont peur de critiquer les autorités », confie Serin. Alors que le sort des écoles, rouvertes provisoirement, est aujourd’hui suspendu à la décision de prochains pourparlers au sein d’une commission initiée par Mgr Hindo avec les autorités, la détention arbitraire de Sleiman Youssef est venue jeter plus d’huile sur le feu. En fin de soirée hier, on apprenait la libération du journaliste assyrien. Contacté par L’OLJ, le PYD n’a pas donné suite.

« Les Kurdes ont fait porter le chapeau de la fermeture des écoles au Parti syriaque. Nous traitons aujourd’hui directement avec Saleh Muslim (fondateur du PYD) afin de régler la question à travers une commission », précise l’évêque de Hassaké. Cherchant à calmer les esprits, la Sutoro affirme dans son dernier communiqué vouloir protéger toutes les communautés religieuses et défendre la liberté de pensée. « La plupart des chrétiens ne sont pas d’accord avec l’attitude du Parti syriaque, qu’ils perçoivent comme un groupe de traîtres allant contre les intérêts de leur communauté, même s’ils affirment le contraire », renchérit Emarceen. « Les chrétiens de la région ne veulent ni des Kurdes ni du régime, dont le comportement est similaire », estime le jeune homme.

(Lire aussi : Les Kurdes syriens vont poursuivre le dialogue avec le régime)

Mgr Hindo accuse les forces kurdes de vouloir soumettre à tout prix les populations locales. Un comportement qui ne date pas d’hier. Dans cette région contrôlée par les Kurdes depuis plusieurs années, cohabitent des minorités arabes, assyriennes, syriaques et d’autres communautés plus petites comme les Arméniens, les yézidis, les Turkmènes et les Circassiens. « Le 18 août 2015, un sniper des forces kurdes m’a tiré dessus, j’en garde la trace. Et aujourd’hui encore, notre évêché est entouré par de nouveaux snipers », fustige Mgr Hindo, qui dit rejeter l’autorité du gouvernement kurde. Selon lui, tout indique qu’un projet pour faire fuir les chrétiens de la région est toujours en cours.

Le 23 février 2015, le groupe État islamique s’empare de près de 14 villages assyriens, jetant des milliers de personnes sur les routes. « L’armée syrienne était à 500 mètres de la route de montagne où sont passés les convois de Daech (acronyme arabe de l’EI) mais pas une seule rafale de kalachnikov n’a été tirée pour extirper les gens de leur sommeil », accuse Mgr Hindo. Un sentiment d’abandon exprimé vis-à-vis d’un régime qui « ne peut rien faire » aujourd’hui par rapport aux ambitions hégémoniques des Kurdes. « J’ai même envoyé un mémorandum à Sotchi – ayant été invité mais n’ayant pas pu y aller – dont la plus grande partie traite de la question des Kurdes », ajoute l’évêque. La communauté internationale, « inerte face au sort des chrétiens syriens », est également pointée du doigt. L’évêque syro-catholique ne parvient plus aujourd’hui à avoir un décompte fiable de ses ouailles. « Nous avons tous les jours des demandes de copie de certificat de baptême, car les gens ne pensent qu’à une chose, c’est partir », déplore Mgr Hindo.

 

 

Repère

 

Les Kurdes de Syrie, longtemps marginalisés, autonomes de facto dans le Nord

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Est-ce qu’un nouveau « Suez » est en préparation pour la Syrie ? Par Alastair Crooke

7 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Daesch

 
7.octobre 2018 // Les Crises
 
Est-ce qu’un nouveau « Suez » est en préparation pour la Syrie ? Par Alastair Crooke
 

Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 01-09-2018

Est-ce qu’un nouveau « Suez » est en préparation pour la Syrie?

Ainsi, la métamorphose est terminée. Le président Trump a finalement, entièrement, changé le discours de sa campagne de 2016, qui consistait à imaginer de façon vague une politique étrangère grandiose basée sur des négociations pour « LA PAIX MONDIALE, rien de moins ! » comme Trump l’a tweeté quand il a imposé des sanctions contre l’Iran. Nous avons écrit, le 3 août, citant le professeur Russell-Mead, que la métamorphose de Trump du 8 mai (La sortie du JCPOA par les USA), a constitué un changement radical de direction : celui qui reflète « l’instinct de Trump, lui disant que la plupart des Américains ne désirent pas du tout un monde “post-Américain” ». Les partisans de Trump ne veulent plus de longues guerres, « mais ils ne sont pas susceptibles non plus d’accepter stoïquement le déclin des USA ».

Tout a commencé, très précisément, par « la métamorphose de Trump le 08 mai » – c’est a dire, au moment où le président des USA a définitivement adopté « la ligne israélienne : sortie de l’accord sur le nucléaire iranien, décision de sanctionner et d’asphyxier l’économie de l’Iran et quand il a approuvé le (vieux, jamais réalisé) projet d’une « OTAN arabe » sunnite, mené par Riyad, qui s’opposerait à l’Iran chiite.

En termes pratiques, « l’art de la négociation de Trump » [référence à son livre The Art of the Deal, NdT] appliqué à la géostratégie, comme nous le voyons maintenant, s’est ainsi transformé en une utilisation radicale de moyens de pression (en utilisant un dollar fort et les taxes douanières comme armes) – en recherchant toujours les moyens de forcer l’adversaire à la capitulation. Ceci ne peut pas être dénommé « négociation » : C’est plutôt comme si ce script avait été tiré du film Le Parrain.

Mais, quand Trump a sans réserves adopté la « ligne » israélienne (ou, plus correctement la ligne Netanyahou) , il a également endossé tous « les bagages » qui viennent avec. Le document A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm [Un nouveau départ : une stratégie pour sécuriser le royaume, NdT] de 1996, préparé par un groupe d’étude mené par Richard Perle pour Benjamin Netanyahou, a lié les camps des néoconservateurs israéliens et américains en un seul ensemble. Et ils sont toujours étroitement liés. « L’équipe Trump » est maintenant remplie de néoconservateurs qui haïssent l’Iran sans retenue. Et Sheldon Adelson (un gros donateur de la campagne de Trump, un soutien de Netanyahou et l’instigateur du déplacement de l’ambassade des USA à Jérusalem), a par conséquent pu implanter son allié, John Bolton (un néoconservateur), comme conseiller principal en politique étrangère de Trump.

L’Art de la négociation a efficacement été transformé en un outil néoconservateur pour augmenter le pouvoir américain – et de nos jours il ne reste rien de l’idée « d’avantage mutuel » ni dans les discours, ni dans les actes.

Et maintenant, cette semaine, la métamorphose a été achevée. Après le sommet de Helsinki entre Trump et le Président Poutine, qui semblait avoir ouvert une petite opportunité – par la coopération entre les deux États – pour ramener la stabilité en Syrie. Beaucoup ont espéré que de ce petit terrain d’entente au sujet de la Syrie, une légère diminution de la tension entre les USA et la Russie pouvait avoir trouvé un sol fertile.

Trump a dit des choses positives ; la zone autour de Dera’a, au sud la Syrie, a été vidée en douceur des insurgés et a été reprise par l’armée syrienne. Israël n’a pas émis d’objection à avoir l’armée syrienne comme proche voisin. Mais ensuite la coopération s’est arrêtée. La raison n’en est pas claire, mais peut-être ceci était le premier signe de l’éclatement du pouvoir à Washington. La compréhension mutuelle d’Helsinki a d’une façon ou d’une autre disparu (bien que la coordination entre militaires ait continué).

Poutine a envoyé le responsable du Conseil de la sécurité russe à une réunion avec Bolton à Genève le 23 août, pour explorer d’éventuelles possibilités de coopération commune ; et, si c’était le cas, si c’était une initiative politiquement « viable ». Mais avant même que cette réunion bilatérale avec un représentant russe se soit tenue, Bolton – parlant à partir de Jérusalem (de ce que l’on a considéré comme un séminaire pour « faire reculer l’Iran » avec le premier ministre Netanyahou) – a averti que les États-Unis répondraient « très fortement » si les forces loyales envers le Président syrien Bashar Al-Assad devaient utiliser des armes chimiques dans l’offensive pour reprendre la province d’Idlib (offensive attendue pour septembre), prétendant que les USA avaient des renseignements sur leur intention d’utiliser de telles armes dans Idlib.

Le porte-parole du Ministère de la Défense Russe, cependant, a dit le 25 août « les Militants de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), [formés par une entreprise britannique identifiée], se préparaient à mettre en scène une attaque chimique en Syrie du nord qui sera utilisée comme prétexte pour une nouvelle frappe de missiles par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France – sur les installations du gouvernement de Damas ». Les officiels russes ont dit qu’ils avaient tous les renseignements sur cette opération sous faux-drapeau.

Ce qui est clair est que depuis début août les USA ont mis en place une task force navale (incluant l’USS Sullivans et l’USS Ross) en position de frapper la Syrie, ainsi que des forces aériennes dans la base aérienne des USA au Qatar. Le président français Emmanuel Macron a de même déclaré que la France était aussi prête à lancer de nouvelles frappes contre la Syrie, en cas d’attaque aux armes chimiques dans le pays.

Le journal turc Hurriyet dit que l’armée des USA jette les bases pour fermer l’espace aérien sur la Syrie du nord. Des camions militaires américains sont signalés comme ayant transporté des systèmes radar dans la ville de Kobanî, contrôlée par la milice Kurde et sur la base militaire des USA dans Al-Shaddadah au sud d’Al-Hasakah. Hurriyet prétend que les USA planifient d’utiliser ces stations radar pour établir une zone d’exclusion aérienne sur le territoire entre Manbij à Alep et Deir ez-Zor. (Cette information cependant, n’est pas confirmée)

Évidemment, la Russie prend cette menace américaine très au sérieux (elle a déployé 20 navires de guerre dans l’Est de la Méditerranée, face à la Syrie). Et l’Iran évidemment prend également la menace au sérieux. Dimanche le Ministre de la Défense iranien a fait une visite impromptue et rapide à Damas pour sceller un accord tripartite (Russie, Syrie et Iran) en réponse à tout type d’attaque américaine sur la Syrie.

Puis, à la suite des allégations de Bolton en matière d’armes chimiques et du pré-positionnement de navires lance-missiles guidés américains près de la Syrie, Petrushev et Bolton se sont rencontrés. La réunion a été un désastre. Bolton a insisté pour que Petrushev admette l’ingérence russe dans les élections américaines. Petrushev a refusé. Trump a dit que nous avons des preuves « secrètes ». Petrushev a rétorqué que si c’était le cas, quel était le but de d’exiger cet aveu. Bolton a effectivement dit : Nous vous sanctionnons quand même.

Eh bien… sans surprise, les deux n’ont pas été en mesure de s’entendre sur le retrait iranien de la Syrie (que Petrushev a mis sur la table). Bolton a non seulement dit « non » catégoriquement, mais il a ensuite rendu publique l’initiative russe de parler d’un éventuel retrait de l’Iran – la tuant ainsi dans l’œuf, et tuant cette initiative comme étant une manœuvre pour faire levier sur une diplomatie ultérieure. Même le communiqué final, insipide, terne et non informatif, qui est habituel dans de telles circonstances, n’a pu être adopté.

Le message semble clair : tout accord d’Helsinki sur la Syrie est mort. Et les États-Unis sont prêts à frapper la Syrie, semble-t-il (ils ont en fait mis des moyens en position). Pourquoi ? Qu’est-ce qui se passe ?

Un élément évident est que, jusqu’à présent, la main de Trump dans tout cela n’est pas visible. Aujourd’hui, le pouvoir semble s’être fracturé à Washington en ce qui concerne la politique au Moyen-Orient. Les néoconservateurs sont aux commandes. C’est très important, car le mince pilier sur lequel le rapport de Trump avec le président Poutine s’était construit, était la perspective d’une coopération américano-russe sur la Syrie. Et cela semble, maintenant, être lettre morte.

Lawrence Wilkerson, aujourd’hui professeur, mais ancien chef de cabinet du secrétaire d’État Colin Powell lors de l’épisode tristement célèbre des « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, le dit « froidement » :

« Cela a à voir… avec le retour des néoconservateurs (Néocons)… Ce qui se passe aujourd’hui, alors que Trump est de plus en plus préoccupé par les défis considérables et sans cesse croissants qui se posent à lui personnellement et à sa présidence institutionnelle, est le retour aux postes déterminants du gouvernement de ces gens, de ceux-là même qui ont permis aux États-Unis l’invasion de 2003 en Irak. Même ceux d’entre eux qui ont déclaré “Jamais Trump” – comme l’a résumé l’archi-Neocon Eliot Cohen – salivent à la perspective de mener à bien leur politique étrangère et de sécurité – alors que Trump macère littéralement dans les excrétions de sa propre corruption. »

« Une avant-garde, bien sûr, est déjà dans notre gouvernement pour attirer, réconforter et réintégrer d’autres personnes de ce genre. John Bolton, en tant que conseiller du président en matière de sécurité nationale, dirige cette meute bien qu’il ne soit pas, à proprement parler, étiqueté néocon… »

« Actuellement, leur première cible, et la plus identifiable, est l’affaire inachevée – qu’ils ont en grande partie commencée – avec la Syrie et l’Iran, les deux menaces potentielles les plus sérieuses pour Israël. Si les néocons obtenaient ce qu’ils veulent – et ils sont remarquablement astucieux – cela signifierait une nouvelle guerre en Syrie et une nouvelle guerre avec l’Iran, ainsi qu’un soutien accru au plus grand État parrain du terrorisme sur terre, l’Arabie saoudite. »

Bolton, Pompeo et les néoconservateurs ont clairement indiqué qu’ils n’ont pas – au moins – abandonné le « changement de régime » en Syrie comme objectif – et qu’ils restent déterminés à faire subir un revers stratégique à l’Iran (Bolton a déclaré que les sanctions seules, à elles seules, et sans un coup stratégique supplémentaire à l’Iran, seraient insuffisantes pour modifier le « comportement malveillant » des Iraniens).

Il n’est pas certain que Mattis et Votel soient pleinement d’accord avec les représailles militaires « très vigoureuses » de Bolton contre la menace syrienne (pour utilisation présumée d’armes chimiques). (Mattis a réussi à limiter le dernier tir de missiles de Trump sur la Syrie et à coordonner avec Moscou une « réponse inexistante » à la salve de Tomahawk de Trump). En sera-t-il de même cette fois-ci si les États-Unis prennent à nouveau le prétexte sans fondement (et non prouvé par la suite) de l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien?

Compte tenu du nouveau « fait » stratégique de la visite « surprise » du ministre iranien de la Défense à Damas, dimanche, pour signer une résolution commune sur la lutte contre une telle attaque contre la Syrie, Israël se joindra-t-il à toute attaque – en utilisant le prétexte de son « droit » autoproclamé d’attaquer les forces iraniennes n’importe où en Syrie ? Netayahou « pariera-t-il » sur l’absence de réaction des Russes face aux avions israéliens hostiles entrant dans l’espace aérien syrien ?

Qui baissera les yeux en premier ? Netanyahou ? Ou bien Trump sortira-t-il suffisamment de ses tribulations domestiques pour en prendre note et dire « non » ?

Quoi qu’il arrive, les présidents Poutine et Xi peuvent « interpréter les runes » de cette affaire, c’est-à-dire que les plus hauts responsables du président Trump restent engagés, ouvertement ou par de « faux drapeaux », à défendre « l’ordre mondial » américain. Ces responsables partagent un mépris commun pour le désengagement et le repli de l’administration Obama. Ils veulent arrêter, et même couper la montée des rivaux américains, tout en rétablissant leur ancienne position, ces anciens piliers de la puissance mondiale américaine, c’est-à-dire la domination militaire, financière, technologique et énergétique de l’Amérique.

La Russie tente de désamorcer la situation critique en partageant avec Washington ses renseignements selon lesquels Tahrir al-Sham (anciennement connu sous le nom d’al-Nosra), préparait une attaque chimique qui serait alors présentée à tort comme une autre « atrocité » commise par le « régime syrien ». Huit bidons de chlore ont été livrés dans un village près de la ville de Jisr al-Shughur, et un groupe de militants spécialement formés, préparés par une compagnie de sécurité britannique, sont également arrivés dans la région pour imiter une opération de sauvetage visant à sauver les « victimes » civiles. Les militants ont l’intention d’utiliser des enfants otages dans l’incident mis en scène, disent des responsables russes.

Mais Washington écoutera-t-il ? A partir du moment où le « régime » syrien ou iranien est assujetti à un jugement de délinquance morale (indépendamment des preuves) – dans le contexte de la revendication de l’Amérique à sa propre destinée (morale) évidente, ces « régimes » après avoir été des ennemis relatifs et temporaires se transforment en ennemis absolus. Car, quand on défend le « destin » de l’humanité et qu’on cherche « la PAIX MONDIALE, rien de moins », comment peut-on faire la guerre, si ce n’est au nom d’un bien qui va de soi ? Ce qui se prépare n’est pas d’attaquer un adversaire, mais de punir et de tuer les coupables.

Face à la dévalorisation morale radicale de l’« Autre » dans les médias occidentaux ; et – d’autre part – face à l’expression vertueuse de la bonne conscience occidentale, les présentations rationnelles de la Russie peuvent-elles espérer avoir du poids ? Le seul fait qui pourrait bien peser dans la balance est la menace que la Russie utilise son arsenal de missiles en Méditerranée orientale. Mais, et après ?

Alastair Crooke est un ancien diplomate britannique, fondateur et directeur du Conflicts Foum basé à Beyrouth.

Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 01-09-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Livraison des S300 en Syrie et unification du système antiaérien avec la Russie

4 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Daesch

mercredi 3 octobre 2018

Livraison des S300 en Syrie et unification du système antiaérien avec la Russie
 
 
 
Après que le 17 septembre 2018 un avion militaire russe ait été descendu, faisant 15 victimes, en raison du comportement d'un avion militaire israélien, la Russie est revenue sur sa décision de suspension de la livraison du système de défense antiaérienne S300 à la Syrie, qu'elle avait consentie en compromis avec Israël. Maintenant, la Syrie va pouvoir reprendre le contrôle de son ciel.
 
Ce 17 septembre, Israël bombarde à la frontière avec Syrie des positions iraniennes. Prévenant au dernier moment la Russie qui n'a pas le temps de mettre ses avions en sécurité, l'avion israélien se sert de l'avion militaire russe comme d'un pare-feu. En effet, celui-ci reçoit le coup fatal de la défense syrienne antiaérienne. Malgré les démentis d'Israël, le ministère russe de la Défense, après enquête, maintient la responsabilité première d'Israël.
 
En réponse, la Russie va renforcer la sécurité des militaires russes dans la zone et donc reprendre le contrôle du ciel. Alors qu'en 2010 déjà, la Syrie avait conclu un contrat avec la Russie pour l'achat de S300 pour un montant de 900 millions de $ qui devaient être livrés au plus tard au printemps 2013, elle suspend sa livraison. Si elle fait un geste envers Israël qui veut garder toute latitude dans la région contre "ses" ennemis, l'Iran beaucoup plus que l'état islamique, la Russie invoque alors les sanctions adoptées contre la Syrie par le Conseil de sécurité de l'ONU. Il est toutefois surprenant que cela  concerne les S300, qui sont des armes défensives ... Le même problème s'était posé lorsque la Russie avait conclu un contre avec l'Iran en 2007 pour un montant de 800 millions de $, auquel avait également renoncé la Russie suite aux sanctions adoptées contre l'Iran en 2010. 
 
Il semblerait que dans les guerres postmodernes, non seulement tous les Etats n'aient pas le droit de se défendre, mais que seulement certains pays puissent décider de la "convenabilité" des acheteurs d'armes, certains bénéficiant d'une immunité totale selon des critères particulièrement obscurs.
 
Suite au crash de l'avion militaire russe impliquant Israël, la Russie a pris la décision de finalement livrer les S300 à la Syrie. L'annonce du changement de politique n'a pas été du goût des Etats-Unis qui annoncent, si la livraison a réellement eu lieu, une importante escalade du conflit dans la région:
In Washington, State Department spokeswoman Heather Nauert could not confirm reports that the S-300 had been delivered.
“I cannot confirm that that is accurate. I hope that they did not,” she told a press briefing. “That would be, I think, sort of a serious escalation in concerns and issues going on in Syria, but I just can’t confirm it.”
En quoi un système de défense devrait-il entraîner une escalade dans la région? 
 
Pour sa part, Israël maintient la pression et déclare que si livraison il y a lieu, de toute manière, ils continueront à bombarder. Certes, mais ce sera beaucoup plus difficile ... et dangereux. Peut-être de là vient le risque d'escalade? Mais alors quel est le rapport avec la lutte contre le terrorisme? 
“We have not changed our strategic line on Iran,” Israeli Education Minister Naftali Bennett
 
Le ministère de la Défense russe a donc laissé diffuser des images concernant la livraison des S300 en Syrie.
 
 
Choïgu, ministre russe de la Défense a expliqué que, en plus de la livraison du système de défense aérien S300, la Russie envisage de regrouper les deux systèmes antiaériens, S400 russes et S300 syriens, pour ne former qu'un seul espace de défense. Ce qui doit être opérationnel au 20 octobre. Par ailleurs, un système de brouillage électronique a été mis en place, qui permet de bloquer les systèmes électroniques à proximité. 
 
Pour sa part, le porte-parole de la coalition américaine, S. Ryan, estime que cela ne change rien, puisque les mécanismes de communication avec la Russie sont maintenus et permettent de prévenir les accidents.
 
Quoi qu'il en soit, Israël perd sa liberté de vol et il lui sera beaucoup plus difficile d'intervenir en Syrie.
 
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Syrie: pourquoi la Turquie, la France, Israël et d'autres soignent les terroristes? Par Karine Bechet Golovko

19 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

mercredi 19 septembre 2018

Syrie: pourquoi la Turquie, la France, Israël et d'autres soignent les terroristes?
 
 
 
La Syrie reste décidément au coeur de l'actualité. Ainsi, nous apprenons que dans la région de Kuneitra, sur le plateau du Golan, libérée des terroristes par l'armée syrienne, les soldats y ont trouvé un hôpital suréquipé et rempli de médicaments provenant d'Israël, de France, de Turquie, d'Arabie Saoudite ... Hôpital qui était à l'usage exclusif des groupes armés. Cela ne fait-il pas réfléchir à ce qui s'est passé ces derniers jours, entre l'accord avec la Turquie sur Idlib et l'avion militaire russe abattu en raison des attaques israéliennes? Mais il semblerait que la priorité soit d'éviter les conflits ... Simplement, les "conflits", eux, ne sont pas au courant ... Alors ils s'accumulent. Et il faudra bien les affronter.
 
 
L'agence russe d'information RIA Novosti annonce que l'armée syrienne a trouvé dans la région de Kuneitra, sur la plateau du Golan (donc à la frontière entre la Syrie et Israël), et plus précisément dans la petite ville de Bureika, un hôpital parfaitement équipé et avec des stocks conséquents de médicaments, ce qui est un trésor dans la région. Des médicaments provenant de France, d'Israël ou encore des Etats-Unis par exemple. Mais l'on trouve également de l'appareillage médical et d'autres médicaments provenant du Qatar, de Turquie, d'Arabie Saoudite. 
 
Le trésor, et le mot n'est pas faible, n'est pas négligeable. L'on y trouve des antibiotiques, des vaccins, des antidouleurs, des appareils neufs d'imagerie médicale, des salles d'opération parfaitement équipées. Les habitants ont montré aux soldats un beau véhicule médical jaune, équipé pour la réanimation, avec des numéros britanniques et le volant à droite.
 
Et ce trésor était réservé aux groupes armés et à leur famille, aucun civil n'a eu le droit d'y être soigné. Ainsi les pays de l'OTAN, si inquiets de catastrophe humanitaire, n'apportent qu'une aide réelle aux groupes armés? Pour les civils, les opérations de comm semblent suffisantes.
 
Donc la France, la Turquie, Israël, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne soignent les groupes armés?
 
Et après l'on parle d'un "accord historique" sur la démilitarisation d'Idlib (voir notre texte) qui permettra aux groupes "rebelles" de garder les territoires qu'ils occupent, sans que l'armée syrienne, en Syrie, n'ait le droit de récupérer le contrôle de son territoire. L'on apprend que les "rebelles" d"Al Nusra seront évacués. Leurs sponsors pourront tranquillement les récupérer?
 
Et d'ailleurs le journal Le Monde ne s'y trompe pas, les grands gagnants de cette opération sont avant tout les "rebelles", comme les pays soutenant la coalition américaine aiment à appeler les groupes terroristes qui ont le bon goût de lutter contre Assad:
 
 
 
Après l'on apprend qu'un avion militaire russe a été abattu selon le ministère russe de la défense suite à une attaque de la Syrie des avions israéliens, qui se sont protégés par la frégate française et ont mis en danger (volontairement?) l'avion militaire russe qu'ils ne pouvaient pas ne pas voir, provoquant la réaction automatique du système de défense aérien S-200 syrien:
Dans cette affaire, Moscou estime que l'aviation israélienne a délibérément créé une situation "dangereuse" dans le secteur de Lattaquié, alors que l'avion russe s'apprêtait à atterrir sur la base de Hmeimim, située dans la province du même nom. "Nous considérons comme hostile cette initiative de l'armée israélienne", a dit Igor Konachenkov, porte-parole du ministère. "Du fait des actes irresponsables de l'armée israélienne, 15 militaires russes ont trouvé la mort. Ce n'est absolument pas conforme à l'esprit du partenariat russo-israélien."
"Nous nous réservons le droit de réagir par des mesures équivalentes", a-t-il poursuivi dans une déclaration sur la télévision russe.
Mais pour autant, la presse française ne s'y trompe pas, immédiatement une manière d'éviter le conflit est recherchée. Le Président russe, joue sur la communication, parlant à la fois "d'une suite de concours de circonstances déplorables" et se référant aux déclarations du ministère de la défense qui ont été validées par lui. Ceci est pourtant une tragédie dans laquelle 15 hommes, remplissant leur devoir pour leur patrie et à la demande de leur patrie, ont trouvé la mort.
 
Et l'on trouve un hôpital flambant neuf, remplis de médicaments venant de Turquie, d'Israël, de France, réservé aux terroristes et à leur famille.
 
N'y a-t-il pas une certaine contradiction?
 
Pourquoi lorsque les Etats-Unis, la Turquie, Israël, la France frappent des forces militaires étrangères, un pays souverain, personne ne s'inquiète des risques de guerre qui pourraient en découler? En revanche, il est absolument impensable à la Russie de répondre réellement et pas en suspendant les tomates turques, sans, soi-disant, provoquer un risque de guerre mondiale ...

Si le conflit est postmoderne, il doit l'être pour tous. Ou bien cette postmodernité n'est qu'un écran cachant des intérêts et des manoeuvres bien réels.
 
Etrange, non?
 
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Israël utilise un avion militaire russe comme bouclier. Le Réseau Voltaire

19 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

Israël utilise un avion militaire russe comme bouclier
 
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Le 17 septembre 2018, vers 22h (heure locale), un turbo-propulseur Il-20 militaire russe a disparu des écrans radars en Méditerranée, à environ 35 kilomètres des côtes syriennes. Il retournait à la base aérienne d’Hmeymim avec 14 personnes à son bord.

L’incident est survenu alors qu’une bataille faisait rage dans la zone. Quatre F-16 israéliens attaquaient depuis les eaux internationales l’Institut des industries techniques de Lattaquié. La défense anti-aérienne syrienne est parvenue à détruire en vol plusieurs missiles ennemis.

Israël attaque désormais tous les centres de recherche scientifique liés aux armées. Il s’agit de poursuivre le programme d’assassinat des scientifiques militaires non-Israéliens du Moyen-Orient, tel qu’il a été déjà mené en Iran et en Iraq.

L’attaque israélienne a été précédée par l’intrusion d’un avion Torpedo britannique.

Les États-Unis ont accusé la Syrie d’avoir détruit l’avion russe par inadvertance dans le feu de l’action.

Cependant, la Syrie accuse la frégate française l’Auvergne d’avoir participé à la bataille, ce que Paris nie comme à son habitude.

De nombreux satellites ont observé la bataille du 17 septembre et en conservent des enregistrements.

L’Iliouchine Il-20 était un quadrimoteur à hélices qui menait une mission d’observation des forces occidentales dans la zone et des drones des jihadistes au moment où la bataille a débuté.

L’étude des enregistrements montre que (1) la France a bien tiré des missiles sur la Syrie (2) un des avions israéliens s’est caché derrière l’appareil russe, de sorte qu’un tir syrien le visant a atteint l’Il-20.

Le fait d’utiliser un avion d’un pays tiers pour se protéger de la DCA ennemie constitue un acte de guerre. C’est ce qu’a fait Israël à l’encontre de la Russie.

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Un avion militaire russe abattu par les missiles français?

18 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

Mardi 18 Septembre  2018 2:54 du matin
La base aérienne russe Hmeimim en Syrie ©AFP
La base aérienne russe Hmeimim en Syrie ©AFP

Des cibles russes à Lattaquié ont été attaquées, lundi soir, par Israël secondé par la France. 

Des dernières informations, en provenance de la Syrie, font état d'une attaque balistique conjuguée France/Israël contre des cibles russes à Lattaquié. Selon le ministère russe de la Défense, peu après des frappes aux missiles, depuis quatre F-16 israéliens, contre la banlieue de Lattaquié, une frégate française a visé un avion russe au dessus de la Méditerranée avec 14 militaires à bord.

L'appareil, un II-20 a perdu tout contact avec la base aérienne russe Hmeimim vers 00h23 (Heure locale) après que la frégate française Auvergne a tiré des missiles. Il survolait la Méditerranée à 35 km de la côte syrienne. Pour la première fois depuis le début de la guerre contre la Syrie, Israël se fait accompagner de l'un des membres de l'Otan, la France pour frapper non seulement des sites militaires syriens mais aussi des cibles russes.

Le ministère russe de la Défense a affirmé dans un communiqué, émis le 17 septembre, que l’attaque de missiles sur la ville syrienne de Lattaquié a été réalisée depuis la mer parallèlement au tir de missiles israéliens contre des cibles russes à Lattaquié.

Le commandement central de l’armée syrienne a annoncé, dans un communiqué, que les chasseurs du régime israélien ont attaqué lundi soir un établissement des industries techniques à Lattaquié. L’attaque a causé des dégâts matériels et tué deux personnes qui étaient sur place.   

« L’ennemi veut ainsi rehausser le moral chez les groupes terroristes échoués à Idlib face aux victoires fulgurantes de l’armée. Cela affirme encore une fois de plus qu’Israël soutenait directement les terroristes en Syrie », indique le communiqué.

L’agence d’informations syrienne SANA a annoncé plutôt que les systèmes de défense antiaérienne de l'armée syrienne avaient repoussé lundi une attaque de missiles menée depuis" air et mer "contre la banlieue de la ville de Lattaquié.

Selon les premières informations, sept personnes ont été blessées dans cette frappe de missiles. La DCA syrienne a violemment repoussé cette attaque qui a visé la base aérienne de Hmeimim et le village de Boulad à Homs soit des cibles militaires et civiles, a annoncé l’agence SANA, ce lundi. 

Samedi 15 septembre, la défense antiaérienne syrienne a intercepté plusieurs missiles aux abords de l'aéroport international de Damas. Le raid a été effectué par deux avions israéliens depuis l'espace aérien libanais.

À suivre.....         

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion.

Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions ce point de vue.

La rédaction du blog

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Il-20 russe: des F-16 israéliens ont dévoyé les S-200 syriens à dessin

18 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

Mardi 18 septembre 2018. 9:14 du matin
Il-20 russe: des F-16 israéliens ont dévoyé les S-200 syriens à dessin

Le danger d'une confrontation frontale avec la Russie a frôlé la "Macronie" : dans la matinée de mardi 18 septembre, un communiqué du ministère russe de la Défense pointait de doigt la France pour avoir tiré un missile en direction d'un avion Il-20 russe qui a disparu depuis des radars. Terrorisé à l'idée d'avoir à subir une riposte russe, l'état-major des armées françaises a aussitôt démenti, en affirmant n'être pour rien dans l'incident. Un nouveau communiqué du ministère russe de la Défense vient de tomber affirmant que l'appareil a été abattu par des systèmes syriens S-200 en raison des actions «irresponsables» et «provocatrices» d'Israël. Pourquoi "irresponsables" et "provocatrices"?

 

Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, répond : "Menant des frappes en Syrie, des pilotes israéliens se sont abrités derrière l'avion russe Il-20 qui s'est retrouvé sous le feu des systèmes de défense aérienne syriens S-200". Le haut gradé a qualifié cette action de l'armée israélienne de «provocation» avant de poursuivre : "Nous considérons ces actions provocatrices d'Israël comme hostiles. À la suite des actes irresponsables de l'armée israélienne, 15 militaires russes ont perdu la vie. Cela ne correspond absolument pas à l'esprit du partenariat russo-israélien".

De tout évidence ce partenariat qui n'a jamais réellement existé, vient de briser en mille morceaux : "Via la ligne rouge, l'armée israélienne a prévenu la Russie d'une opération militaire en Syrie seulement une minute avant de mener les frappes, ce qui n'a pas permis de faire revenir l'Il-20 dans une zone sécurisée".  

Dans l'imbroglio qu'est la stratégie syrienne d'Israël, ce dernier vient à nouveau de tomber dans son propre piège. À preuve, groggy, l'ambassade d'Israël à Moscou a refusé de commenter les déclarations de ministère russe de la Défense surtout que "la Défense russe affirme se réserver le droit à une réponse adéquate après les actions hostiles d'Israël en Syrie, a souligné le porte-parole du ministère russe".

 

S'il est vrai que la "Macronie" a bien échappé à une riposte russe presque par miracle, ce ne serait plus le cas du régime de Tel-Aviv : Hésitant depuis le début du conflit, la Russie est désormais en droit de créer une zone d'exclusion aérienne en Syrie à l'aide de ses S-300 et de ses S-400. Cette zone no-fly pourrait aussi impliquer des escadrons de SU-35 ou de MIG-35 dotés d'imparables missiles lesquels pourront clouer au sol non pas seulement l'armée de l'air d'Israël mais aussi l'armada USA/OTAN. Les manœuvres russes en Méditerrané ont déjà prouvé les capacités de Moscou à créer une zone d'exclusion aérienne en Méditerranée au-dessus des bases britanniques de Chypre. Le méga faux-pas de Tel-Aviv pourrait accélérer les choses. Le temps de l'immunité pour la bande guerrière de Tel-Aviv est révolu. Gare aux USA, au président Macron ou encore à la PM britannique... 

 

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion.

Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions ce point de vue.

La rédaction du blog

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Folie criminelle occidentale cette nuit en Syrie. Supplément à La lettre du MMJ. Marc Jutier.

18 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

SPÉCIAL N° 1 (18/09/18): Folie criminelle occidentale cette nuit en Syrie. Supplément à La lettre du MMJ

Supplément à La lettre du MMJ / SPÉCIAL N° 1 (18/09/18)

 

 

Le 17 septembre, vers 22h00 heure de Paris, tout contact a été perdu avec l'équipage de l'appareil russe Il-20 qui était de retour sur la base aérienne de Hmeimim, à 35km de la côte syrienne, avait annoncé le ministère russe de la Défense. La perte de tout contact avec l'appareil a coïncidé avec les frappes de l'aviation israélienne contre la Syrie et le tir de missiles depuis un navire français, précise le département militaire.

 

Au cours de la journée de mardi, le ministère russe de la Défense a déclaré que le Il-20 disparu en Syrie avait bel et bien été abattu par des systèmes syriens S-200, en raison des actions «irresponsables» et «provocatrices» d'Israël.

 

Cette nuit, les israéliens et les français ont mené une attaque de missiles aériens et maritimes contre des objectifs militaires et civils sur le sol syrien. Alors que la Russie et la Turquie venaient de négocier la démilitarisation partielle d'Idlib permettant le désarmement, l'évacuation de groupes djihadistes de zones résidentielles, la Syrie a subi dans la soirée du 17 septembre 2018 des bombardements importants dans le secteur de Lattaquié par des missiles "provenant de la mer" sur plusieurs installations militaires, à priori du hezbollah, et civiles dont l'Institut des industries techniques.

 

Vers 20h00 GMT le 17 septembre, la frégate lance missiles française FS Auvergne, positionnée au large des côtes syriennes a tiré plusieurs missiles de type SCALP.

 

Immédiatement après, un avion de surveillance électronique russe de type EW Il-20, avec à son bord 14 membres d'équipage et opérateurs, qui surveillait l'espace aérien syrien a disparu des radars.

 

Vers 22h00 GMT, 4 chasseurs bombardiers israéliens ont tiré des salves de missiles sur le secteur syrien de Lattaquié. La défense antiarienne syrienne appuyée des S400 russes ont détruit de nombreux missiles mais des explosions importantes ont été entendues aussi au sol.

 

Tel Aviv, comme à son accoutumée ne fait aucun commentaire, Washington accuse la défense syrienne de la destruction de l'avion russe.

 

Moscou avait averti que la défense antiaérienne russe riposterait à toute nouvelle attaque contre la Syrie et viserait les lanceurs aériens ou navals des bombardements.

 

Cette attaque par les forces occidentales constitue une très grave escalade de la guerre en Syrie, d'autant plus que,même si ce sont des objectifs du hezbollah qui ont été officiellement ciblés à priori, Lattaquié est aussi la zone syrienne où se trouvent les bases russes de Tartous et Hmeymim.

 

Netanyahou est un psychopathe … heureusement que Vladimir Poutine est un homme responsable et de sang froid, autrement, cela pourrait rapidement dégénérer en un conflit beaucoup, beaucoup plus grave !!

 

A suivre donc !

 

18/09/2018.

CNN critiquée sur le Net pour avoir diffusé des «fake news» sur l’avion russe disparu - sptnkne.ws/j84s (mis à jour 10:24 18.09.2018)

La Défense russe dévoile qui a abattu le Il-20 en Syrie - sptnkne.ws/j84R (mis à jour 10:12 18.09.2018)

Un avion russe disparaît des radars en Syrie, la France «dément toute implication» - sptnkne.ws/j83T

Des tirs de missiles enregistrés depuis une frégate française en Méditerranée - sptnkne.ws/j8wS

Un avion militaire russe abattu par les missiles français - presstv.com/DetailFr/2018/09/18/574460/Un-avion-militaire-russe-abattu-par-les-missiles-franais

La DCA syrienne repousse une attaque de missiles dans les alentours de Lattaquié (vidéos) - sptnkne.ws/j8tJ

La France ou Israël ont-ils abattu un avion militaire Russe? - rusreinfo.ru/fr/2018/09/la-france-ou-israel-ont-ils-abattu-un-avion-militaire-russe/

 

17/08/2018. Escalade en Méditerranée orientale. Doublement des navires de guerre russes et américains - numidia-liberum.blogspot.com/2018/09/escalade-en-mediterranee-orientale.html

 


 
18/09/2018
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