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Le blog de Lucien PONS

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ALEP : SOS PROPAGANDE ! Par Richard Labévière

21 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

ALEP : SOS PROPAGANDE !

En matière de propagande, la libération d’Alep par l’armée nationale syrienne et ses alliés russes, iraniens et libanais, nous fait atteindre des sommets himalayens !

Il y a d’abord eu – mardi dernier (13 décembre 2016) au Conseil de sécurité des Nations unies à New York – un moment grandiose lorsque s’adressant aux représentants de Syrie et de Russie, l’ambassadeur des Etats-Unis – Samantha Power – a osé déclarer le plus sérieusement du monde : « la Syrie, la Russie et l’Iran : trois Etats membres des Nations unies contribuent à mettre la corde au cou des civils. Cela devrait vous faire honte ! Au lieu de ça, cela vous donne visiblement encore plus d’audace : vous préparez votre prochaine attaque. Etes-vous vraiment incapables de remords ? N’y-a-t-il absolument rien qui puisse vous faire honte ? Est-ce qu’il n’y a aucun acte de barbarie contre des civils, aucune exécution d’enfant qui vous atteigne, qui vous glace ne serait-ce qu’un peu ? Est-ce que vous allez mentir sur tout, tout justifier ? »

Effectivement, il fallait oser ! Dans la rubrique spéciale « l’hôpital qui se moque de la charité », cela faisait longtemps qu’on n’avait pas fait aussi fort ! Le grand écrivain libanais Saïd Takeddine fait dire à l’une de ses héroïnes quelque peu désabusée qu’« il n’y a pas plus éloquent qu’une prostituée pour parler de la vertu… » En l’occurrence, c’est même faire injure à cette corporation que de l’associer, même indirectement, aux propos de Madame Power qui n’a pas dû bien saisir toute la portée de ce qu’elle était en train de dire.  

Le million de victimes irakiennes du printemps 2003 fait-il honte à Madame Power (quel nom de famille évocateur, du reste…) ? Les dégâts collatéraux des tirs – quotidiens mais clandestins – des drones américains sur quinze points de la planète font-il honte à Madame Power ? La destruction d’une partie de l’Arctique par les Majors américaines fait-elle honte à Madame Power ? Les dizaines, sinon les centaines de milliers de victimes du Plan Condor (dont les corps d’une majorité d’entre elles n’ont jamais été retrouvés) font-elles honte à Madame Power ?

Durant le coup d’Etat militaire du 11 septembre 1973 au Chili, un ami d’enfance de l’auteur de ces lignes, blessé mais encore vivant, a été emmuré derrière un paravent de briques et de ciment élevé par des maçons assassins encadrés par des fonctionnaires de l’ambassade américaine à Santiago… Rien d’honteux, en effet, dans ces multiples chantiers de terrassements de la liberté et des droits humains, mais une seule efficacité au nom du combat contre les dictatures communistes bien-sûr !

On pourrait poursuivre encore longtemps l’évocation des millions de disparus de ces terribles cortèges et déportations organisés par les administrations américaines successives – républicaines ou démocrates – depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, la découverte des camps nazis et les procès de Nuremberg ! Alors, sur le plan de « la honte » Madame Power ferait mieux de se la coincer !

Parallèlement et simultanément, dans le style de Jean-Marie Colombani -« nous sommes tous Américains ! » -, les pages « Débats » du Monde ouvrent leurs colonnes du 15 décembre dernier, à deux personnages hauts en couleurs, sous le titre « SOS Alep ». Le premier est le fiston d’André Glucksmann (l’ex-mao devenu « nouveau philosophe », avant de finir sa vie au fond de la classe de l’école néo-conservatrice américaine), devenu conseiller de différentes officines liées à l’OTAN, en Ukraine, en Géorgie et partout où il s’agit de réveiller l’antisoviétisme primaire reconverti dans la haine de la Russie de Vladimir Poutine. A la ville comme à l’écran habillé par Maman, ce jeune homme est le compagnon de la speakerine Léa Salamé, ce monument de la pensée médiatique qui affirmait dernièrement sans rire à son ami Bernard-Henri Lévy que René Descartes avait été excommunié de l’Eglise à cause de son Discours de la méthode… Une réouverture urgente des Lagarde et Michard s’impose !

Chacun fait, bien évidemment, ce qu’il veut de sa vie privée, mais il est des apparentements du microcosme parisien qui en disent long sur l’idéologie médiatique dominante qui sévit dans notre vieux pays républicain. Depuis quelques décennies, celui-ci génère organiquement de petites coteries monarchiques héréditaires, celles des filles et fils de : Bernard-Henri Lévy déjà cité, Jean-Paul Enthoven, Richard Bohringer, Serge Gainsbourg, Gérard Depardieu, Guy Bedos, etc., etc., etc. Les Héritiers et La Reproduction de Jean-Claude Passeron et Pierre Bourdieu n’ont pas encore dit toutes leurs ruses… Plus que jamais, ces mécanismes de cooptation tribale, sinon mafieuse témoignent d’une exception française pas très glorieuse mais caractéristique du monde merveilleux de nos élites nationales et post-modernes.

L’autre signataire de ce SOS, tout aussi désopilant que « la honte » de Madame Power, est candidat à… l’élection présidentielle française ! Et bien que n’ayant jamais mis les pieds en Syrie et que, visiblement ne connaissant rien, mais alors strictement rien, des complexités de la région dont il prétend parler, ce quasi-inconnu profite honteusement – c’est ici le cas de la dire ! – de la tragédie syrienne pour faire acte de campagne. Il n’est pas très étonnant qu’un rescapé de cette piètre nébuleuse écologique française se retrouve ainsi embarqué dans une campagne de communication au service de l’OTAN.

Sans déconstruire toutes les fadaises des deux compères, on y retrouve bien toutes les grosses ficelles de la propagande transatlantique : « l’éradication de la population de TOUTE une ville » (les quartiers Est d’Alep regroupaient moins d’un tiers de la population de la deuxième ville de Syrie) ; « Alep crève comme Srebrenica et Grozny » ; « le maître du Kremlin assume », etc. Plus cocasse encore lorsqu’on lit qu’« Alep avait fait sa révolution… » Quelle révolution ? Celle de l’imposition de la Charia, des tribunaux islamiques et de la lapidation des femmes rebelles ? Permettons-nous de renvoyer ici à l’article très complet du Monde diplomatique de ce mois de décembre : « Qui sont les rebelles syriens ? » On comprendra mieux les choses… Mais est-bien le but recherché ?

Cet édifiant SOS électoral demande surtout aux électeurs français de juger et de voter, bien-sûr, en réclamant un renforcement des sanctions contre la Russie. Nous y voilà ! Sans un mot sur les guerres « humanitaires » globales de l’Occident – Afghanistan, Irak, Libye, Yémen, Palestine, etc. -, ni la moindre évocation des aveuglements intéressés des diplomaties américaines et françaises notamment, le nouvel ennemi planétaire est clairement désigné : la Russie de Vladimir Poutine. Là encore, les limites de notre papier nous obligent à faire un autre renvoi, en l’occurrence au livre définitif de notre ami Guy Mettan – Russie-Occident, une guerre de mille ans. La russophobie de Charlemagne à la crise ukrainienne – Pourquoi nous aimons tant détester la Russie – paru aux éditions des Syrtes en mai 2015. Le livre en est à sa cinquième réédition.

Enfin, le meilleur est toujours à venir en guise de cerise subliminale : « l’indépendance de l’information ». Avec les deux signataires en question, soyez rassurez braves gens et dormez tranquille : l’OTAN et ce qui reste du parti écologiste de Vincent Placé – qui doit réformer l’Etat avant mai prochain – veillent au grain… Parfait tempo avec une autre campagne planétaire qui cherche à nous convaincre que la Russie de Poutine a fait élire Donald Trump, nos deux compères laissent entendre que les mêmes démons sont certainement responsables du Brexit, de la gamelle de Juppé et de la présence actée du Front national au second tour de la prochaine élection présidentielle française.

La CIA, le FBI et Barack Obama confirment que des plateformes « russes » ont bel et bien pesé sur le scrutin présidentiel américain. A voir… Une chose est confirmée : l’existence de plateformes « Toute la vérité », racontant tout et n’importe quoi d’absolument invérifiable mais empochant au passage un maximum de publicité avant de disparaître dans la nature numérique, celles-ci renvoyant à des hackers basés en Roumanie et en Ukraine… Mais que fait l’OTAN ? Les prédications de George Orwell sont dépassées comme le mur du son, un dépassement annonçant, dans un proche avenir, la criminalisation des journalistes européens – notamment français – qui continueront à collaborer avec des médias comme Radio Sputnik ou Russia Today. On y vient gentiment : vous verrez que nous connaîtrons alors les joyeusetés d’un nouveau maccarthysme qui a déjà commencé à étendre ses tentacules moralisatrices du genre SOS, version OTAN-écologie électorale en déshérence.

Toujours sous la rubrique « propagande-Alep », les enquêteurs de la chaine de télévision libanaise Al-Mayadeen (très sérieux et compétent ceux-là) ont passé les images des blogs, Face-trucs et autre Sweets-Home de la « rébellion » – affirmant rendre compte du martyr d’Alep – au scanner. Ils y ont découvert des images des rues d’Islamabad après l’assassinat de Benazir Bhutto (27 décembre 2007), des scènes d’été à Deir ez-Zor tournées dans des quartiers aux mains de Dae’ch et de vieilles séquences de la place Tahrir du Caire en pleine ébullition égyptienne du printemps 2011…

Enrôlées dans ce drôle de salmigondis bobo-universalo-pantoufles, ces pauvres victimes d’Alep-Est n’en demandaient certainement pas tant. Toujours est-il qu’on se souvient aujourd’hui avec effroi du martyr du village de Maaloula – le terme est ici pleinement approprié – tombé aux mains des islamistes de l’Armée syrienne libre (ASL) et du front Jabhat al-Nosra, le 7 septembre 2013, comme d’autres localités de cette région montagneuse du nord-est de Damas. Les informations et témoignages parvenus au patriarcat maronite de Bkerké (Liban) faisaient alors état de femmes violées des heures durant avant qu’on leur coupe les seins, les mains et les pieds…

Le patriarche Béchara Raï s’empressait de transmettre ces pièces terrifiantes aux services de Laurent Fabius qui n’en n’ont rien fait, considérant que les Chrétiens de Syrie – dans leur majorité – soutenaient le dictateur sanguinaire Bachar al-Assad, d’autant qu’une partie des violeurs « modérés » étaient armés par la France éternelle. A l’époque, la presse parisienne n’avait que faire de ces informations concernant des Chrétiens suspectés de soutenir le « régime de Damas ». Nicolas Truong, le petit censeur des pages « Débats » du Monde préférait s’en tenir aux affirmations mainstream de l’historien auto-proclamé Jean-Pierre Filiu et des « experts » de l’expertise, genre Frédéric Encel, Bruno Tertrais et Agnès Levallois pour lesquels le client est toujours roi.

Enfin, dernière coupure d’électricité au pays des Lumières : le maire de Paris Anne Hidalgo a décidé – le 14 décembre dernier – d’interrompre les illuminations de la Tour Eiffel en guise de solidarité avec Alep. Quelle détermination ! Elle aurait mieux fait de rouvrir les voies sur berge… mais bon, le besoin s’exprime comme il peut disait Jacques Lacan ! Ses Ecrits font toujours autorités pour comprendre les méandres du délire, comme les enseignements lumineux de L’Idéologie allemande de Marx qu’on ferait bien d’enseigner dans les école de journalisme.

On n’en prend pas le chemin au moment où le ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem interdit aux profs d’histoire d’évoquer devant les têtes blondes et crépues, les noms de Clovis, de Charlemagne, de Jeanne d’Arc et de… Rousseau (sic) ; ceux de géographie devant proscrire la « géographie physique » et autres « cartographies techniques » au profit d’un enseignement « thématique » et « problématique ». En installant des claviers d’ordinateurs dès les classes enfantines, on est ainsi assuré de produire des générations de crétins qui auront tout loisirs d’inscrire sur les fesses des « réseaux sociaux » ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas… SOS : « Je ressens donc je suis ! »

Ce pauvre Descartes excommunié, une fois de plus ! Avec ou sans l’aval des Oratoriens ? Nous demanderons à Léa Salamé ! Une chose est sûre : c’est non seulement une certaine idée de la France qui fout le camp, mais aussi une conception certaine du savoir et de l’intelligence qui, sans aucun doute, est en grand péril. Bonnes fêtes de Noël quand même…

Richard Labévière
19 décembre 2016

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ALEP ET L'HYPOCRISIE par André Boyer.

21 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les média

20 décembre 2016 

 

Devant tant d’hypocrisie, tant de mensonges, tant de mauvaise foi, l’analyse et la sincérité en sont presque désarmées puisque, quoique l’on écrive, on le mettra en balance avec ces tombereaux de propagande qui se déversent sur nos têtes depuis mars 2011 avec une intensité redoublée depuis les quelques semaines qui ont vu le siège et la prise du quartier est d’Alep.

 

J’ai pour moi d’avoir décrit depuis juillet 2012 l’origine du conflit et prévu ce qui s’est passé depuis, à ceci prés que je n’étais pas convaincu qu’Assad tiendrait jusqu’au bout, du moins avant l’intervention des Russes à l’automne 2015 (VOIR EN ANNEXE MES ARTICLES SUCCESSIFS SUR LE SUJET).

Pourquoi tant de lamentations sur la prise d’Alep-Est, camouflée en gémissements humanitaires ? Camouflée en effet, car d’où provient la perte de trois cent vingt mille vies, la fuite d’un quart de la population syrienne et la destruction presque totale de l’économie du pays ? De ce que les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Arabie Saoudite et le Qatar ont fourni les armes et les munitions aux rebelles syriens et non syriens (y compris deux mille Français), démocrates sincères ou islamistes fanatiques pour qu’ils fassent à leur place le travail qu’ils leur avaient assigné, à savoir chasser Assad du pouvoir. Pour atteindre cet objectif épatant, peu importe les morts, les blessés, les réfugiés, les destructions !

Personne ne se demande combien la Syrie de Bachar El Assad compterait de morts si la coalition américano-saoudienne n’avait pas uni ses efforts pour encourager, former et financer la rébellion. On dispose pourtant d’un évènement comparable, celui de l’offensive des Frères Musulmans contre le régime laïc d’Hafez El Assad le 2 février 1982 à Hama. L’armée syrienne fit durant 27 jours le siégé de Hama, provoquant la mort de deux mille personnes selon le rapport de la Defense Intelligence Agency.

Deux mille morts, c’était une terrible répression, à laquelle les Etats-Unis ne trouvèrent à l’époque rien à redire. Trois cent vingt mille morts, que l’on aurait imputé exclusivement à Assad, leur a semblé par contre un prix acceptable pour renverser le régime syrien, dictatorial, laïc et protecteur de minorités alaouites, chrétiennes et druzes en faveur d’un régime islamiste sunnite tout aussi dictatorial, mais favorable aux intérêts économiques des Etats-Unis et de leurs vassaux.

Car l’enjeu syrien n’est en rien humanitaire pour les Etats-Unis, sinon ils auraient depuis cinq ans amplement eu le temps d’imposer un compromis entre le gouvernement de Damas et ses opposants. L’enjeu est celui du contrôle de la Syrie pour des raisons stratégiques, du fait de sa position centrale entre les gisements de production de l'Est et la Méditerranée orientale.

En novembre 2010, l'Arabie Saoudite et le Qatar ont demandé au Président Bachar El-Assad de pouvoir ouvrir des oléoducs et gazoducs d'exportation vers la Méditerranée orientale. La Syrie a refusé sous la pression de la Russie, qui y voyait un moyen de contrecarrer ses propres exportations vers l’Europe. Ce refus a été suivi par les premiers appels à manifester contre le régime syrien en février 2011, puis à le renverser avec les encouragements des services secrets américains, britanniques et français, complétés par l’ingérence de combattants islamistes financés par le Qatar et l'Arabie Saoudite. L’Iran répondait le 25 juillet 2011 à ces menaces contre le régime syrien par un accord pour le transport de son gaz via l'Irak, faisant de la Syrie son principal centre de stockage, mais le chantier du pipe line a été gelé à cause de la guerre. Depuis l’Iran finance le régime syrien.

De plus, depuis 2009, des bouleversements considérables se sont produits en Méditerranée orientale du fait de la découverte par la compagnie texane Noble Energy, partenaire d'Israël, du gisement de Tamar à 80 km d'Haïfa, bouleversements encore accentués en 2010 par la découverte du gisement Leviathan qui concerne non seulement Israël, mais aussi la Turquie, la Grèce, Chypre, le Liban et surtout la Syrie qui disposerait des réserves de gaz les plus importantes de tout le bassin méditerranéen oriental. Israël est désormais énergétiquement indépendant, ce qui n’enchante ni les Etats-Unis ni les pays du Golfe et la Syrie risque de devenir un pays doublement stratégique pour la production de gaz et son acheminement vers l’Europe.

Voilà l’enjeu, tout le reste n’étant qu’un brouillage humanitaire franchement nauséabond, aux odeurs de pétrole, d’islamisme, de morts par centaines de milliers, de millions de personnes déplacées et d’attentats en Europe. Il a fallu répéter ad nauseam qu’Assad n’était qu’un dictateur, un assassin, un criminel de guerre pour couvrir d’un misérable manteau humanitaire le plan stratégique qui consistait à s’emparer de la Syrie pour contrôler l’extraction du gaz et son transport vers l’Europe. Aujourd’hui, les gouvernants engagés dans cette opération et leur valetaille médiatique en sont réduits à redoubler de cris d’orfraie pour essayer de masquer leur échec.

En effet, avec la chute d’Alep, dernier gage tenu par les rebelles tenus à bout de bras par le bizarre consortium constitué par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne la France, la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite, la Syrie utile est à peu prés entre les mains de l’alliance entre la Russie et l’Iran. Le consortium a toujours les moyens de contrarier les plans de l’alliance comme l’a montré l’attaque de Palmyre planifiée par les Etats-Unis et exécutée par l’État Islamique, mais il n’a plus les moyens de s’emparer de la Syrie.

Avec le temps, j’ai remarqué que les faits étaient remarquablement têtus. Depuis 2011, on pouvait prévoir, comme je l’ai expliqué à l’époque, une très forte résistance d’Assad. De plus, l’enjeu stratégique syrien étant plus important pour les Russes que pour les Américains, les premiers se sont engagés plus à fond et ils ont gagné une première manche. La seconde peut consister à entretenir une forte rébellion à la périphérie avant de négocier un accord qui tienne compte des nouveaux rapports de force et des intérêts de toutes les parties prenantes.

 

Pourtant, quand je songe au profond cynisme et à l’insondable mépris pour les être humains de ces milliardaires américains et de ces princes saoudiens ou qataris confortablement installés dans de luxueux salons à bord de leurs immenses yachts, jouant avec la vie et la foi de milliers et de milliers d’enfants, de femmes et d’hommes, les excitant, les payant pour tuer, tout en les gavant de bonnes paroles, la bouche pleine de feinte compassion mais ne songeant qu’à leurs milliards futurs, la colère me saisit, encore renforcée par la stupidité complice de tous ces pleureurs qui leur emboitent le pas sur les medias à leurs bottes…

 

ANNEXE: SYNTHÈSE HISTORIQUE DU CONFLIT SYRIEN

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Fausses images d'enfants blessés à Alep: un photographe arrêté en Égypte

21 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les média, #ISIL

Fausses images d'enfants blessés à Alep: un photographe arrêté en Égypte
Un photographe égyptien a décidé de se faire connaître sur les réseaux sociaux en publiant des mises en scènes qu'il voulait faire passer pour d'authentiques clichés pris à Alep, en Syrie.

La police égyptienne a arrêté un homme qui faisait des photos montées d'enfants blessés et de bâtiments en ruines qu'il avait l'intention de faire passer, sur les réseaux sociaux, pour des photos prises à Alep syrienne. Selon le ministère égyptien de l'Intérieur, le photographe et ses assistants ainsi que les parents des acteurs en herbe ont été interpellés à Port-Saïd. Les policiers ont vu le tournage qui se déroulait sur fond de ruines d'un bâtiment voué auparavant à la destruction par les autorités municipales. En passant devant le bâtiment, les policiers ont remarqué une mineure habillée d'une robe blanche ensanglantée et tenant un ourson en peluche dans les bras. L'ourson était également couvert de taches de sang. En réalité, il s'agissait de peinture rouge bien ordinaire. 
Fausses images d'enfants blessés à Alep: un photographe arrêté en Égypte
Interrogé par les policiers, le photographe a avoué qu'il voulait publier ses photos sur les réseaux sociaux et les faire passer pour d'authentiques clichés pris à Alep, en Syrie.
 

 Le photographe a été placé en garde à vue pour quatre jours, le temps de l'enquête, alors que tous les autres membres du tournage ont été libérés sous caution.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/societe/201612201029255640-egypte-photos-alep/

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«Les reportages depuis Alep» diffusés par les médias britanniques sont faits...à Londres. Par Peter Hitchens chroniqueur britannique du Daily Mail .

21 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #ISIL, #Daesch

«Les reportages depuis Alep» diffusés par les médias britanniques sont faits...à Londres. Par Peter Hitchens chroniqueur britannique du Daily Mail  .
Peter Hitchens, un chroniqueur britannique du Daily Mail, affirme que les « brillants reportages » prétendument filmés sur le terrain à Alep et diffusés en grande quantité ces derniers jours par les médias britanniques ont été préparés par des personnes se trouvant dans d’autres pays…Selon le chroniqueur de l'édition britannique Daily Mail, Peter Hitchens, presque tout ce que les médias britanniques ont raconté ces derniers temps sur la situation à Alep n'a pas été vérifié ni confirmé par les faits.

M. Hitchens a ainsi expliqué que ces « brillants reportages sur les événements dans l'Alep-Est » où l'on apprend, par exemple, « que dans Alep on a assassiné des femmes et des enfants et que des gens ont été brûlés vifs », ont été préparés ailleurs qu'en Syrie, à Beyrouth (à 280 km d'Alep) ou même à Londres !
 
De fausses images d'enfants blessés à Alep par un photographe arrêté en Égypte.
 
Ces informations ont été fournies par certains « activistes » sur le terrain, ce qui est étrange, puisque selon le chroniqueur, la semaine dernière « il n'y avait aucun journaliste des organisations occidentales à Alep-Est ». Cependant, la plupart des médias britanniques qualifient les partisans d'Al-Qaïda d'« insurgés ». Par exemple, l'ex-premier-ministre David Cameron les a qualifiés d'« opposition modérée ». Il est de plus en plus difficile de comprendre ou pardonner cela, poursuit Peter Hitchens, qui est certain que si ces « insurgés » se trouvaient ailleurs, dans un autre coin du monde, les médias britanniques les auraient qualifié d'« extrémistes », de « djihadistes », de « terroristes » et de « fanatiques ». Il suffit de se souvenir, par exemple, des membres du groupe radical Harakat Nour al-Din al-Zenki qui ont décapité des enfants. Au sein du parlement britannique, on défend cette prétendue « opposition modérée » et on accuse l'armée syrienne et la Russie d'avoir commis « des crimes de guerre » et « des massacres » en Syrie. Cependant, M. Hitchens assure, qu'il n'a encore vu « aucune preuve indépendante » confirmant ces accusations.  
 
Le chroniqueur britannique explique que, par le passé, il a beaucoup voyagé dans les pays communistes et ce qu'il haïssait le plus, c'est que « chaque déclaration officielle était une mensonge délibérée ». À cette époque, les médias occidentaux semblaient être une bouchée d'air frais. Pourtant, aujourd'hui, on y rencontre parfois « des informations trompeuses soutenues par l'État». M. Hitchens, lui, essaye de dire la vérité aussi fort qu'il le peut, puisque les autres gardent le silence. Les États-Unis et l'Union européenne ont accusé plusieurs fois Moscou d'avoir bombardé des civils en Syrie, sans présenter la moindre preuve. Ces accusations ont été régulièrement démenties par la Russie. En outre, le ministère russe de la Défense et les autorités syriennes ont déclaré à maintes reprises que les frappes des Forces armées en Syrie contre les terroristes étaient réalisées après de multiples vérifications et que les actions étaient coordonnées afin de ne pas mettre en danger les civils.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201612201029266208-alep-reportages-londres/
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Ce nouvel ordre mondial qui se met en place... Par Observatus geopoliticus

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #Ukraine, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Ce nouvel ordre mondial qui se met en place...

20 Décembre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus

La piteuse tentative de vrai-faux putsch de la CIA et du parti de la guerre a échoué, Trump a officiellement été nommé président. La rébellion des Grands électeurs n'a pas eu lieu malgré l'hystérie de dernière minute sur le "piratage" des élections par le méchant Vladimir. Dernière humiliation, c'est même l'hilarante qui a enregistré quelques défections !

Le Donald a désormais les mains libres pour engager le changement tectonique de la politique étrangère US. Rapprochement avec la Russie, rupture des relations djihadisto-américaines, peut-être même prise de distance avec les pétromonarchies... on comprend que le système impérial ait le blues. Toutefois, les bisbilles trumpo-chinoises et trumpo-iraniennes sont une sûre indication que le Grand jeu persistera, quoique à un degré moindre. Dans ce nouvel ordre à tendance multipolaire qui se met doucement en place, la Russie occupera sans doute une place centrale, devenant l'intermédiaire incontournable des relations entre Washington, Pékin et Téhéran. Au centre de l'Eurasie comme au centre de la diplomatie mondiale : l'empire du milieu façon rosskaia.

La prudence n'étant jamais superflue, Moscou vient d'accepter l'ouverture d'une "ambassade" du mouvement sécessionniste californien. Pour l'instant, le groupe en question est plus folklorique que son équivalent texan, mais il pourra toujours servir un jour ou l'autre, ne serait-ce que pour troller Washington si besoin était.

Ambassade justement, le premier diplomate russe en Turquie a, comme chacun sait, été assassiné dans une galerie d'art aux cris d'Allahu Akbar et d'Alep sera vengée. La réaction d'Ankara a été à la hauteur, donnant l'impression qu'Erdogan tient à la réconciliation russo-turque comme à la prunelle de ses yeux, rapprochement que le Kremlin ne remet pas en question. Poutine :

"Il est clair que ce meurtre est une provocation dans le but de saboter la normalisation des relations entre les deux pays ainsi que le processus de paix en Syrie promu par la Russie, la Turquie, l'Iran et d'autres pays. La réponse ne peut être que le renforcement de la lutte anti-terroriste : les bandits vont le sentir."

Chose intéressante, la presse turque, désormais fidèle porte-voix du sultan, a accusé les Etats-Unis d'être derrière la tuerie via, sans surprise, le mouvement güléniste. Ca vaut ce que ça vaut sur le fond, mais c'est une nouvelle brique au mur sans cesse grandissant qui sépare Washington et Ankara et qui participe, là encore, au remodèlement de l'ordre mondial.

Et puis il y a Berlin où mémère Merkel récolte une nouvelle fois la tempête qu'elle a semée. Le Néerlandais Wilders, déjà en tête de tous les sondages dans son pays, n'hésite pas (vos mains sont couvertes de sang). Difficile de lui donner tort sur ce point, tellement la naïveté de la grosse Bertha est confondante.

Nul doute qu'ailleurs en Europe, les partis dits "populistes" vont encore engranger, s'approchant doucement mais sûrement du pouvoir. Il ne nous appartient pas ici d'analyser le bien-fondé ou non de leur programme ; contentons-nous simplement de rappeler que cet anti-système est le cauchemar de l'empire en Europe et met en péril tout l'édifice qu'il a patiemment construit durant des décennies : construction européenne, OTAN, rupture avec la Russie, soumission aux pétromonarchies etc. La couverture il y a quelques semaines de The Economist, parangon du système impérial, ne s'y trompe pas :

Terreur sur la ville, ils arrivent...

Un dernier mot sur la Syrie où la MSN s'est à nouveau ridiculisée après la prise d'Alep. Les "crimes jamais vus depuis la Seconde Guerre Mondiale" et autre "humanité qui s'effondre" (chapeau à celui qui a trouvé la formule, il aura bien mérité de rejoindre Goebells au Hall of Fame de la Propagandastaffel) ont fait un retentissant flop. Rien n'y a fait : ni les messages d'activistes bien connus transformés en appels désespérés de civils ni les photos truquées (la police égyptienne a d'ailleurs arrêté l'un de ces artistes qui prenait ses clichés d'enfants aléppins sous les bombes à... Port Saïd !)

L'on sent d'ailleurs un découragement général des officines médiatiques, comme en témoigne le reportage étonnamment honnête et pertinent de France 2 il y a quelques jours. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu :

 

Sur le front de la guerre syrienne, après un petit temps de pause, la campagne loyaliste va monter en puissance. Assad convoque des dizaines de milliers de réservistes, vraisemblablement pour occuper les sites conquis (Alep) et libérer ainsi les bataillons professionnels qui iront bientôt porter le fer à Idlib et/ou Palmyre. Par ailleurs, selon un journal russe, Poutine va envoyer en Syrie des forces d'élite tchétchènes. Tiens, tiens, nous en évoquions la possibilité l'année dernière... Officiellement, la mission consisterait à garder les bases russes, ce qui est ridicule. Opérations de renseignement voire opérations de combat contre les takfiris, voilà qui semble bien plus probable. Les barbus n'ont pas fini de perdre leurs poils...

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Fausse information : la police égyptienne surprend un tournage de «blessés d'Alep»

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #ISIL

Fausse information : la police égyptienne surprend un tournage de «blessés d'Alep»

© Capture d'écran Facebook @MoiEgy

La police égyptienne a arrêté des hommes en flagrant délit de préparation de fausse information

La police égyptienne a mis au jour la préparation d'une fausse information. Elle a interpellé une équipe de tournage qui mettait en scène un enfant blessé pour diffuser ces images sur les réseaux sociaux en affirmant qu'elles provenaient d'Alep.

La guerre de l'information se poursuit en Syrie alors que l'opération d'évacuation d'Alep bat son plein. La police égyptienne a tué dans l'œuf une histoire qui aurait pu être en Une des journaux occidentaux.

Elle a interpellé plusieurs personnes qui étaient en train de mettre en scène des photos d'une petite fille blessée, qu'ils avaient l'intention d'utiliser sur les réseaux sociaux pour illustrer les ravages de la guerre à Alep en Syrie, selon le ministère égyptien de l'Intérieur.

#Egypt arrests 5 #MuslimBro using children for #fakenews videos on #Aleppo.#Egypt_Speakspic.twitter.com/udsZDh1sgA

— Egypt Speaks (@Egypt_Speaks) 19 décembre 2016

«L'équipe de tournage qui comprend les assistants du photographe et les parents de l'enfant est détenue dans la province de Port Said», a expliqué le ministère sur Facebook.

Le ministère raconte que la police est tombée par hasard, lors d'une patrouille, sur le tournage qui avait lieu dans un bâtiment détruit. Ils ont été intrigués par une petite fille qui portait une robe blanche recouverte de «sang», qui s'avérera finalement être de la peinture. Elle tenait dans ces mains un ours en peluche taché du même «sang» et avait les bras bandés.

Lire aussi : Les civils d’Alep des grands médias sont en vérité des blogueurs et des journalistes (VIDEO)

La diffusion de fausses informations est loin d'être une première dans le conflit syrien. Il y a quelques jours, la journaliste de RT Anissa Naoui démontait les témoignages des civils d'Alep repris en boucle par les médias occidentaux. Elle expliquait qu'il ne s'agissait pas de simples civils mais en fait de blogueurs et de journalistes.

Auteur: RT France

La photo d'une «petite fille qui court pour survivre» alors que «toute sa famille a été tuée» avait également fait le tour du web. Le message de l'internaute partagé des milliers de fois précisait non sans ironie que «ce n’est pas Hollywood, c’est la réalité en Syrie». Il s'agit pourtant d'une image tirée du tournage d'un clip de la chanteuse libanaise Hiba Tawaji.

@slman210
Oh. You pic.twitter.com/frKkBZTpU4

— Dr Shahid (@DocPakistan) 19 décembre 2016

Les médias turcs ont largement repris ces jours-ci une vidéo diffusée par les rebelles, intitulée : «Les massacres ont commencé en pleine rue à Alep». Ils pensaient dénoncer l'exécution sommaire de civils que l'armée syrienne serait en train de perpétrer à Alep. Si la vidéo montre bien des soldats syriens, une recherche rapide permet de constater qu'elle date de 2012.

Lire aussi : Libération, outré par le succès d'une journaliste qui démonte le discours officiel sur Alep

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«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

 

SputnikNews, 16.12.2016

«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

Tandis que la libération d’Alep bat son plein, la journaliste Vanessa Beeley raconte dans une interview à Sputnik ce qu’elle a vu de ses propres yeux à Alep-Est et le compare à l’image créée par les médias mainstream,

Aujourd’hui, les médias vedettes se voient plongés dans une extrême hystérie quant à la situation dans la partie est d’Alep. Mais est-ce que leur couverture est fidèle à la réalité ? Pour découvrir ce qui se passait vraiment dans la ville, Vanessa Beeley, journaliste d’investigation et militante pour la paix, a visité des quartiers libérés des terroristes et a parlé avec la population civile.

« Je peux vous dire définitivement que la plupart des textes de ces médias citent des sources non vérifiées et ainsi leurs informations ne correspondent pas à la réalité », estime Mme Beeley. « Je viens de revenir dans la capitale syrienne et avant j’ai passé trois jours à Alep-Est. Nous nous sommes rendus dans le quartier de Khanano d’où les djihadistes ont été chassés il y a un ou deux jours, nous avons parlé avec les civils. Nous avons vu clairement des scènes de liesse suite à la libération de la ville des groupes armés dirigés par le Front al-Nosra, connu également comme Al-Qaïda en Syrie (le groupe Front al-Nosra a cet été annoncé la fin de ses liens avec Al-Qaïda et s’est rebaptisé Fatah al-Cham, ndlr), financé par l’Otan et les pays du Golfe ».

L’aide humanitaire désuète des terroristes

Plusieurs habitants civils ont été ravis de pouvoir finalement partager ce qui s’était passé lors de leur « incarcération » par les groupes armés. « La plupart d’entre eux ont exprimé leur reconnaissance aux troupes gouvernementales pour leur libération. Ils ont d’ailleurs mentionné que les groupes terroristes recevaient de l’aide humanitaire, y compris des provisions et des médicaments. Ils les stockaient pour les vendre ensuite à la population locale à des prix exorbitants », révèle la journaliste. La majorité des habitants recevaient des provisions en quantités très limitées. Par exemple, une femme a raconté que sa famille de 12 personnes recevait tous les trois jours 12 morceaux de pain. De même, Mme Beeley a vu beaucoup d’enfants épuisés à cause de la faim. « N’importe où, où nous arrivions, nous voyions l’armée gouvernementale syrienne et des militaires russes donner des provisions aux locaux », poursuit-elle.

Les gens en larmes de bonheur après la libération

L’équipe de Mme Beeley a visité Khanano et Sheikh Said, tout récemment libérés, et la vieille ville d’Alep, théâtre de combats acharnés il y a encore un jour. Ainsi, la journaliste a pu voir de ses propres yeux les conséquences des batailles sur le terrain entre les terroristes et l’armée syrienne. Ensuite, dans la nuit où la vieille ville d’Alep a été reprise par Damas, elle a été témoin d’une immense jubilation dans la partie nord de la ville.

« Notre chauffeur de taxi pleurait de bonheur et disait que c’était un moment merveilleux, qu’il était probable qu’enfin les deux parties de la ville soient réunies et qu’il puisse revoir sa famille qu’il n’avait pas vue depuis cinq ans », se rappelle Mme Beeley. « Toutes ces balivernes selon lesquelles les troupes gouvernementales tueraient brutalement puis exécuteraient des civils, sont tout simplement répréhensibles. Nous n’avons rien vu de cela ».

Des hôpitaux contrôlés par les djihadistes

Les journalistes ont également visité un centre d’enregistrement dans le quartier de Jibreen où viennent les civils ayant fui les quartiers des terroristes. S’étant enregistrés, ils partaient accompagné de soldats de l’armée, ces derniers les aidaient à porter leurs biens, leur donnaient des repas et des boissons chaudes car il fait actuellement relativement froid à Alep.


Puis, ils se sont dirigés dans des hôpitaux de campagne russes où l’on leur a permis de faire un reportage.

« Nous avons vu des médecins russes soigner toute sorte de blessures — il y avait des cas de fractures de membres qui n’avaient pas guéri quand ils étaient dans les quartiers sous contrôle des djihadistes ». Il n’y avait pas de manque d’hôpitaux dans la ville, ont raconté les civils. Pourtant, plusieurs d’entre eux ont été transformés en hôpitaux de campagne pour soigner les terroristes. « Plusieurs personnes sont venues pour me montrer leurs blessures par balle non soignées car ils avaient eu peur de demander de l’aide médicale aux terroristes. Plusieurs ont dit que les terroristes ne leur donnaient pas de médicaments », partage l’interlocutrice de Sputnik. À qui la faute ?

« Ça a été un flux incessant d’horreurs, mais les forces gouvernementales n’ont rien à voir avec elles. Il faut blâmer les terroristes, soutenus par les pays du Golfe persique et par l’Otan, qui ont privé ces gens de la liberté, les ont utilisés comme boucliers humains, ont violé et emprisonné leurs filles. On m’a raconté une histoire d’une femme qui habitait à Khanano et avait faim à un point de supplier les djihadistes de lui donner quelque chose à manger — et ils lui ont tiré dans la bouche ».

La journaliste a également demandé s’il y avait des cas de « traitement brutal » de la part de l’armée syrienne, mais les gens « l’ont regardée comme si elle était folle ». « Ils ont dit : dans les faits, ils nous ont libérés, nous ont emmenés dans des camions à Jibreen, en toute sécurité, nous ont donné des repas, des vêtements et nous ont accordé tout type d’aide pour nous aider à revenir dans nos maisons ou bien pour nous abriter avant que le gouvernement ne nous accorde un nouveau logement ».

Les sources de la rhétorique des médias mainstream

Entre-temps, les médias mainstream continuent de couvrir toutes ces prétendues atrocités commises par l’armée syrienne, la Tour Eiffel a été éteinte en signe de solidarité avec les Aleppins, des gens manifestent pour montrer leur soutien aux rebelles… Selon Mme Beeley, la libération d’Alep a finalement dévoilé au grand jour les mensonges de ces médias. « La libération d’Alep a provoqué un changement dans le paradigme, a exposé les mensonges que les médias mainstream avaient diffusés ces quatre dernières années et qui en fait n’ont fait qu’empirer la douleur des civils, empêchant toujours de résoudre la question de l’évacuation ». Encore un détail qu’on tend à oublier : les forces gouvernementales sont composées de gens qui étaient des civils avant la guerre. « La plupart des soldats de l’armée gouvernementales, surtout ceux que j’ai vus dans le quartier de Khanano, avec qui j’ai parlé et fait des interviews, la plupart d’entre eux ont pu revenir chez eux après la libération d’Alep. C’est ce qu’on commence à oublier : l’armée gouvernementale syrienne est composée de civils. Je crois que dans toutes les familles il y a quelqu’un qui s’est inscrit dans l’armée ».

C’est la première fois que les soldats syriens sont parvenus à rentrer chez eux. À quoi bon alors libérer la ville des djihadistes, pour ensuite violer, exécuter et tuer ses proches ? Aujourd’hui, on voit l’Onu changer d’avis sur certains sujets, les médias mainstream dire « Bon, voilà, ça a été une source non vérifiée… ». Mais pourquoi en parlent-ils toujours ?

« Une telle conduite mine les bases de l’éthique journalistique — publier une histoire sans vérifier la source. Et je vous dirais qu’aucun média mainstream ne vérifie ses sources. Comment ces soi-disant activistes réussissent à joindre CNN via Skype ? J’ai passé trois jours à Alep-Est et je n’ai eu ni 3G, ni Wi-Fi, ni électricité, je ne pouvais même pas utiliser mon portable, car il n’y avait pas de signal. Et alors expliquez-moi, les médias mainstream, comment ces « activistes » parviennent à vous envoyer des vidéos parfaitement filmées via Skype ? », s’interroge-t-elle.

16.12.2016

Source:

https://fr.sputniknews.com/international/201612161029208290-alep-couverture-medias-mainstream/

 

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Une multinationale de rebelles de 100 pays différents contre la Syrie. Plus de 110 officiers de l'OTAN capturés dans un bunker d'Al-Nosra à Alep

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

 

La Syrie sous attaque d'une multinationale d'auto proclamés rebelles décrétés modérés et venus d'une centaine de pays différents.

Monsieur Roland Dumas avait raison lorsqu'il témoignait du fait que l'ingérence en Syrie avait commencé bien avant 2011 car ce pays refusait de cesser le transit d'armes vers les résistances palestinienne et libanaise et qu'il refusait le transit gazier du Qatar et d'Israël vers l'Euope visant à concurrencer la Russie et ultérieurement l'Iran. ...aujourd'hui ce sera Turkstream !

 

http://numidia-liberum.blogspot.fr/2016/12/au-moins-14-officiers-de-lotan-captures.html?m=1

 

Plusieurs officiers de l'OTAN capturés dans un bunker des terroristes An-Nosra à Alep

Selon des rapports concordants sortant d'Alep ce 16 décembre 2016, au moins 14 officiers militaires de la coalition de l'Empire anglo-sioniste ont été capturés par les forces spéciales syriennes ce matin dans un bunker terroriste d'Al-Qaïda/An-Nosra à Alep-Est. Mais selon Veterans ToDay, le nombre d'officiers capturés serait supérieur à 110 . En février 2012, une quarantaine d’officiers turcs et une vingtaine d’officiers français avaient été restitués à leur armée d’origine, soit par l’intermédiaire de Mikhaïl Fradkov (directeur des services de Renseignement russe), soit directement à l’amiral Edouard Guillaud (chef d’état-major français) à la frontière libanaise.

VT donne les chiffres suivants :

Forces spéciales syriennes

(US) Américains : 22
Britanniques 16
Français : 21
Israéliens : 7
Turcs : 62

 

Le nombre d'officiers arabes félons (Marocains, Qatariotes, Saoudiens, ...) n'est pas indiqué. Selon le même site, les officiers non arabes ont été "libérés" avec les terroristes évacuant Alep, en contre partie de certaines concessions des agresseurs occidentaux et israéliens. Les Israéliens auraient payé 3 millions $ par officier pour les racheter.

 

Par contre, les officiers arabes restent aux mains des Syriens.

 

Or, le site Voltaire.net, de son côté a annoncé : «Le Conseil de sécurité siège à huis clos, ce vendredi 16 décembre 2016 à 17h temps universel, alors que des officiers de l’Otan ont été arrêtés ce matin par les Forces spéciales syriennes dans un bunker à Alep-Est. "

Il semble certain que cette réunion à huis clos du Conseil de Sécurité a pour but la négociation sur la libération des officiers non arabes capturés, moyennant certaines concessions (non connues pour le moment) de l'Empire anglo-sioniste

 

Fares Shehabi, un parlementaire syrien et le chef de la Chambre de commerce d'Alep a publié les noms des officiers de la Coalition sur sa page Facebook le 15 décembre :

Mutaz Kanoğlu - Turquie

David Scott Winer - États-Unis

David Shlomo Aram - Israël

Muhamad Tamimi - Qatar

Muhamad Ahmad Assabian - Saoudien

Abd-el-Menham Fahd al Harij - Saoudien

Islam Salam Ezzahran Al Hajlan - Saoudien

Ahmed Ben Naoufel Al Darij - Saoudien

Muhamad Hassan Al Sabihi - Saoudien

Hamad Fahad Al Dousri - Saoudien

Amjad Qassem Al Tiraoui - Jordanie

Qassem Saad Al Shamry - Saoudien

Ayman Qassem Al Thahalbi - Saoudien

Mohamed Ech-Chafihi El Idrissi - Marocain

 

En plus de Voltaire.net, l'autre rapport original a été fourni par le journaliste syrien basé à Damas, Said Hilal Alcharifi. Selon Alcharifi, les officiers de l'OTAN capturés appartenaient à un certain nombre d'États membres, dont les États-Unis, la France, l'Allemagne et la Turquie, ainsi qu'Israël. Voici sa déclaration:

"Grâce aux informations reçues, les autorités syriennes ont découvert le siège d'officiers occidentaux / OTAN de haut rang dans le sous-sol d'une zone située à East Alep et les ont capturés vivants. Quelques noms ont déjà été donnés aux journalistes syriens, y compris à moi-même. Leurss nationalités sont USA, françaises, britanniques, allemandes, israéliennes, turques, saoudiennes, marocaines, qatariote, etc. A la lumière de leurs nationalités et de leur rang, je vous assure que le gouvernement syrien a fait une prise très importante qui devrait leur permettre de diriger les négociations avec les pays qui ont essayé de détruire la Syrie. "

Bien que ces rapports initiaux décrivent les individus en question comme des officiers de "l'OTAN", il est peu probable qu'ils aient porté des couleurs de l'OTAN sur une opération secrète - et pourraient être étiquetés plus précisément comme officiers de coalition des USA.

Le site 21WIRE de son côté a également reçu des rapports non confirmés hier selon lequel des militants avaient tiré un missile dans la région de Ramousa et ont alors essayé, sans succès, d'obtenir des voitures pour partir d'Alep-Est. Il est possible que cet incident soit lié aux rapports d'aujourd'hui sur la capture d’officiers occidentaux.

 

Ce rapport de l'Agence de presse arabe syrienne (pas d'italique dans l'original) SANA:

"L'accord sur l'évacuation des militants et des armes des quartiers orientaux de la ville d'Alep a été suspendu après que des groupes terroristes l'aient violé", ont indiqué des sources spéciales au correspondant de SANA à Alep.

Ces sources ont indiqué que la suspension de l'accord resterait en vigueur jusqu'à ce que des garanties obligent les groupes terroristes à se conformer à toutes les dispositions de l'accord, insistant sur le plein respect de l'accord par la Syrie et sa volonté de mettre fin à l'effusion de sang et de restaurer la sécurité et stabilité à toute la ville d'Alep.

Plus tôt, le journaliste de SANA a déclaré que les groupes terroristes avaient violé l'accord car ils faisaient passer clandestinement des armes lourdes, y compris des missiles TOW, des mitrailleuses lourdes et des personnes kidnappées, y compris des esclaves sexuelles, via les autobus et les voitures transportant des terroristes et leurs « familles » vers la campagne sud-ouest de la ville d'Alep.

Le journaliste a ajouté que les groupes terroristes avaient tiré des obus et des balles de sniper sur les autobus et les ambulances à la traversée d'Al-Ramousseh, notant que le Croissant-Rouge arabe syrien et le Comité international de la Croix-Rouge qui surveillent le processus d'évacuation a dû retirer tous les autobus et les voitures du passage.

Au cours des dernières 24 heures, environ 8 079 terroristes et membres de leur famille ont été évacués par dix lots via des bus et des ambulances des quartiers de Salah-Eddin, al-Ansari, al-Mashhad et al-Zibdiyeh vers le sud-ouest de la ville d'Alep "

 

Cela pourrait expliquer le comportement hystérique du Département d'État US et des responsables occidentaux de l'ONU qui ont réclamé "un cessez-le-feu immédiat" - en dépit du fait que 99% de l'Est d'Alep a déjà été libéré par les forces gouvernementales syriennes.

Les réactions hystériques et les falsifications systématiques des informations en provenance d'Alep depuis le début du conflit de la part de l'Establishment occidental face à la défaite d'An Nosra à Alep ont inclus des affirmations selon lesquelles l'armée syrienne aurait «déchaîné des escadrons de la mort» contre ses propres concitoyens résidents à Alep Est et qu'ils exécutent ouvertement des femmes et des enfants dans la rue, brûlent des enfants dans la rue, etc », ce qui semble être des rapport fictifs émis par l’imagination de journalistes US, tels que Michael Weis du The Daily Beast via CNN, affirmant que l'armée syrienne commettait un« viol en masse » contre les résidents d'Alep-Est. Weiss affirme avoir obtenu ses informations de la part de pseudo 'ONG' financée et organisée par les États-Unis et le Royaume-Uni, connue sous le nom de White Helmets (Casques Blancs).

 

Depuis septembre, de nombreuses organisations suggéraient qu'un centre de commandement occidental situé derrière des lignes détenues par des terroristes avait été pris pour cible et détruit par une frappe de missiles russe [1].

Le Prof Michel Chossudovsky a écrit: «Les États-Unis et ses alliés avaient mis en place une salle d'opérations militaire sur le terrain, dans la région d'Alep, intégrée autour d'un personnel appartenant au service de renseignement. Jusqu'à ce qu'il soit visé par une attaque de missiles russes le 20 septembre, cet établissement «semi-secret» était exploité par des services de renseignement US, britanniques, israéliens, turcs, saoudiens et Qatariotes. » Ce rapport n'a été ni démenti ni confirmé par les sources de la Coalition à l'époque. Cependant, une source israélienne, The Times of Israël, a rapporté l'incident.

Pour quiconque ayant accordé une attention particulière au conflit syrien, et aux forces spéciales de l’OTAN ou des «entrepreneurs» et "ONG" travaillant avec les rebelles, les mercenaires ou les combattants terroristes à l’intérieur de la Syrie, rien de tout cela n’est étonnant et inhabituel.

 

De nombreux rapports ont été émis par des soldats britanniques affectés à des groupes de combat pour aider à la formation, la stratégie et la logistique des rebelles armés. En juin 2016, The Telegraph a admis que des forces spéciales britanniques avaient aidé un groupe rebelle, «… avec la logistique, comme construire des défenses pour rendre les soutes en sécurité», a déclaré un combattant «rebelle». D’autres rapports, y compris provenant du Los Angeles Times L.A. Times qui détaillaient les opérations de la CIA utilisées pour armer ces militants, y compris le front AlnNosra (al-Qaïda en Syrie) qui constituait la force terroriste pivot en charge d'Alep-Est. D’autres révélations sur l’implication dissimulée des USA incluent le The New York Times, et également des informations sur les opérations secrètes américaines (l’OTAN par un autre nom seulement) fournies au Wall Street Journal.

 

South Front de son côté note également:

"Auparavant, en décembre, South Front avait déjà noté que les tentatives US de pousser à une "solution diplomatique" à Alep pouvaient indiquer que l'administration Obama manquait de temps pour libérer les mercenaires américains et les membres des services spéciaux de la poche d'Alep:

Considérant que les conseillers militaires de la coalition dirigée par les États-Unis ont largement opéré à travers toute la Syrie, qu'ils ont assuré la formation et l'assistance à la soi-disant «opposition modérée» ouvertement liée à Al-Qaïda, et que tous ces faits sont connus de plusieurs sources indépenantes ou neutres tant par rapport aux autorités de Damas que de ses alliés et de ses ennemis, les rapports récemment publiés sont probablement véridiques.

Par exemple, des conseillers militaires britanniques sont officiellement arrivés en Syrie pour rétablir la capacité de combat de l'opposition décrétée alors «modérée», et se sont ensuite retirés d'Alep »

On peut également rappeler que, pendant les combats dans le Donbass dans l'est de l'Ukraine, entre mai 2014 et aujourd'hui, de nombreux incidents ont été signalés où les soldats et les militaires de l'OTAN ont été repérés et capturés par les forces rebelles, selon les mêmes schémas qu'en Syrie ou en Libye auparavant. Dans la plupart des cas, ces rapports ont été muets, plus que probablement à cause du «commerce équestre» ayant lieu comme un prolongement de la diplomatie plus large, ou l’on échange des prisonniers de guerre et en particulier des agents secrets contre des concessions politiques ou militaires.

 

[1] mercredi 21 septembre 2016. Syrie. Moscou élimine des officiers israéliens

 

Hannibal GENSERIC

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Stratégie masquée de la guerre, Pr Daniele GANSER

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Le fascisme, #Les média, #ISIL, #Je suis Charlie?, #La Turquie, #Ukraine

Stratégie masquée de la guerre, Pr Daniele GANSER

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Dans cette conférence, le professeur Daniele Ganser, historien à l’Université de Bâle et président de l’ASPO-suisse nous parle de ses recherches sur les stratégies masquées de la guerre. Autrement dit, les méthodes officieuses et nécessairement cachées qui permettent à des États ou des organismes privés de créer et de mener des guerres.

Auteur du livre « Les armes secrètes de l’OTAN » traduit en neuf langues, il nous dépeint ici une contre histoire dans les coulisses de la géopolitique. Loin des versions officielles, des informations mainstream, les données que nous livre Daniele Ganser nous permettent de mieux comprendre les enjeux réels des guerres, ce qui peut être dit au public et ce qui ne le sera sans doute jamais.

Au-delà des pirouettes intellectuelles pour détourner l’attention du grand public envers ces sujets, notamment par l’utilisation de termes « prêt à penser » tels : conspirationniste, complotiste, etc. L’analyse des faits, des données disponibles est la seule manière objective de pouvoir émettre un jugement fondé. L’officielisme étant enseigné insidieusement et vendu quotidiennement comme la seule manière de voir le monde (notamment sur le sujet de la géopolitique), il parait essentiel de poser la recherche sur les faits et non sur des éléments de rhétorique.

Les informations que nous livre Daniele Ganser peuvent être complétées et corrélées par celle de John Perkins dont vous pouvez visionner une interview ci-dessous.

Pour plus d’information concernant le réseau Gladio, c’est par ici :

Je vous conseille aussi la lecture du très bon livre de Peter Dale Scott « L’état profond Américain ».

Mise en page 1

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Les médias créent une tempête de fausses nouvelles autour de l’effondrement de la partie rebelle d’Alep

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les média

La fausse info,

arme de destruction massive de l'intelligence

C’est la première fois que j’assiste à un pareil assaut de nouvelles mensongères. Tous les grands médias et toutes les agences semblent avoir perdu toute inhibition et ils présentent n’importe quelles rumeurs concernant la libération d’Alep-Est comme des faits.

Voyez cette annonce de la BBC en ouverture du journal :

Bataille d’Alep : selon l’ONU, 82 civils ont été abattus sur place

Les forces pro-gouvernementales syriennes ont pénétré dans des maisons d’Alep-Est et ont tué ceux qui étaient à l’intérieur, y compris des femmes et des enfants, selon l’ONU.

Le bureau des droits de l’homme de l’ONU a affirmé avoir des preuves fiables que dans quatre zones 82 civils avaient été abattus à vue.

1. Il n’y a pas de bureau des droits de l’homme de l’ONU, cela n’existe pas. La BBC veut parler du Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH). Ce commissaire est le prince jordanien Zeid Ra’ad Al Hussein, un hachémite qui a fait ses études au Royaume-Uni et aux États-Unis et qui est un parent du roi dictateur jordanien. C’est intéressant de noter que la Jordanie est fortement impliquée dans le soutien des « rebelles » contre le gouvernement syrien.

2. Le bureau n’a pas « dit » que « 82 civils avaient été abattus », ni rien d’aussi horrible. Il a dit qu’il y avait des « sources » qui avaient « rapporté » que cela s’était produit. Voilà un extrait de son communiqué de presse aujourd’hui :

Selon de nombreuses sources, des dizaines de civils ont été abattus hier place al-Ahrar, dans le quartier d’Al-Kallaseh, ainsi qu’à Bustan al-Qasr, par les forces gouvernementales et leurs alliés, dont le groupe irakien al-Nujabaa.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme (HCDH) a affirmé que « de nombreuses sources » ont reçu des informations » de XYZ, sans révéler ni le nom des « sources » ni la provenance des soi-disant « informations » de XYZ.

Je trouve irresponsable que le HCDH mentionne des informations non vérifiées dans ses conférences de presse. Mais c’est encore plus irresponsable de la part de la BBC de titrer « L’ONU dit que... » en ouverture de bulletin d’information à propos de ces rumeurs, surtout sans apporter le moindre élément supplémentaire dans le reste de son « reportage »

Il y a aussi cette info récente sur les chats tués à Alep.

 

 

#Flash info - Militants : Tous les chats résidents et de passage au dernier refuge d’Alep ont été tués dans une attaque au gaz du Hezbollah.

Le porte-parole du Haut-Commissariat a eu connaissance de cette nouvelle. Nous attendons maintenant le titre de la BBC : « L’ONU dit que le Hezbollah a gazé les derniers chats d’Alep ».

La BBC n’est pas la seule à sortir de fausses nouvelles. En effet, il semble que les agences de presse recherchent la « sécurité du nombre » en rapportant toutes les mêmes sottises partout où elles le peuvent :

Là encore, l’ONU a seulement dit qu’elle avait connaissance de tels rapports. Elle ne les a pas vérifiés et ne s’en porte pas garante. Cela n’empêche pas les influentes organisations « humanitaires » habituelles, comme Amnesty International, de se joindre au chœur de ceux qui brodent sur le thème de « l’ONU a dit que... ». Des milliers de sites d’information et de sites Web copient les faux rapports de l’agence et de la presse « humanitaire » et font en sorte de rendre la fausse nouvelle encore plus sensationnelle. La désinformation déraille complètement.

Mais il se passe aussi des merveilles à Alep.

Les vrais habitants et les vrais journalistes d’Alep disent que les connexions internet y sont lentes et instables. Mais les « militants » qui se trouvent sous un feu d’artillerie intense dans l’est semblent avoir des quantités de gigabits de bande passante fiable à leur disposition. C’est un miracle. Photos et vidéos dans des tweets comme celui-ci « sortent d’Alep » à chaque instant.

Bien sûr, une telle quantité de gigabits pourrait être utilisée à meilleur escient que pour des captures d’écran de vieux clips musicaux, mais personne n’est parfait, surtout sous un feu d’artillerie lourde.

Les agences de presse et les médias grand public considèrent tous les tweets des « militants », les échanges sur la situation, les téléchargements vidéo et les diffusions en direct de Periscope comme la pure vérité sans même savoir d’où ça vient. Ces « militants » pourraient se trouver n’importe où sur terre et les journalistes n’ont aucun moyen de vérifier leur location.

Je suis inquiet pour la sécurité de toutes ces opérations d’information (pdf). Quand les « derniers militants d’Alep » tweetent que l’armée syrienne se rapproche d’eux, veulent-ils dire que les chars d’Assad s’approchent en vrombissant de Vauxhall Cross (le building du M16, les services secrets britanniques, ndt) ?

Mais tant que tout le monde répète les mensonges de ces « militants » sur « les événements sur le terrain » personne ne pourra être tenu pour responsable. « Nous nous sommes tous honnêtement trompé », est l’excuse habituelle, et elle passe comme une lettre à la poste.

Nous devrions essayer, partout où nous le pouvons, d’obliger ces journalistes à se comporter plus honnêtement.

Moon of Alabama

Traduction : Dominique Muselet

EN COMPLEMENT :
https://francais.rt.com/international/30587-onu-journaliste-dement-rhe...

»» http://www.moonofalabama.org/2016/12/-msm-create-fakenews-storm-as-reb...
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