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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #daesch tag

Cinq questions sur Nice, par Jacques Sapir.

30 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #l'islamisme, #Daesch

Cinq questions sur Nice

Source: AFP
 

Les mesures de sécurité, l'état d'urgence et la décision de supprimer les images de l'attentat du 14 juillet, cet attentat qui a reposé tout un nombre de questions. L'économiste Jacques Sapir essaie d’y répondre.

 

I. Quelles étaient les mesures de sécurité adoptées pour le feu d’artifice du 14 juillet à Nice ?

C’est le journal Libération qui a lancé le débat dans un article du 21 juillet. Cet article a suscité une riposte violente du ministre de l’Intérieur, M. Bernard Cazeneuve, parlant d’un « complot » ourdi par ce journal. Or, ce qui est mis en cause est cette partie du communiqué du 16 juillet : «La mission périmétrique était confiée pour les points les plus sensibles à des équipages de la police nationale, renforcés d’équipages de la police municipale. C’était le cas notamment du point d’entrée du camion, avec une interdiction d’accès matérialisée par le positionnement de véhicules bloquant l’accès à la chaussée. Le camion a forcé le passage en montant sur le trottoir.» En fait, il apparaît que seuls deux policiers municipaux assuraient le contrôle du périmètre au point où le camion du meurtrier est entré dans la partie piétonne de la promenade des anglais. Aucune chicane en béton n’était déployée, ni à cet endroit ni 370 mètres plus loin, là où se trouvaient la patrouille de quatre hommes de la police nationale. Or, de telles chicanes avaient été utilisées auparavant, et en particulier lors de l’Euro-2016. Il est clair qu’il y a de sérieuses différences entre ce que dit le ministère de l’Intérieur et la réalité. Pourquoi le ministère de l’intérieur ne veut-il pas le reconnaître ?

II. Etaient-elles raisonnablement suffisantes ?

Cette question surgit au regard des mesures prises pour l’Euro-2016. Il semble que l’événement sportif ait été mieux sécurisé que le 14 Juillet. Pourquoi ? Les autorités disposaient elles d’informations les amenant à penser que la menace avait baissé ? Sinon, comment expliquer que l’on ait baissé la garde ? On sait que les forces de sécurité étaient (et sont) dans un état d’épuisement avancé. Dans ces conditions, n’était-il pas de l’autorité du maire et du préfet d’interdire un événement que l’on ne pouvait sécuriser convenablement ? Ou bien a-t-on pensé qu’en matière de relations publiques la mort de badauds pesait moins que celles de supporters ?

L’indécence du gouvernement n’en est que plus évidente

III. Le Secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement demande que cessent toutes les critiques contre « les services administratifs de l’Etat ». Est-ce justifié ?

La déclaration de J-M Le Guen pose un véritable problème de morale et de politique. Quand il affirme : «Je veux bien qu’on aille sur ce terrain-là, mais dans ce cas, il n’y a plus d’État de droit dans le pays. Si un certain nombre de journalistes, de commentateurs, de responsables politiques mettent en cause le fonctionnement de la justice et des services administratifs de l’État, alors c’est une thèse qui est extrêmement dangereuse pour la démocratie», il met en cause en réalité la démocratie. Dans une situation bien plus grave, en pleine guerre de 1914-1918, Clémenceau, alors président du Conseil, dans un célèbre discours avait eu des mots plus justes et plus dignes : «Je dis que les républicains ne doivent pas avoir peur de la liberté de la presse. N’avoir pas peur de la liberté de la presse, c’est savoir qu’elle comporte des excès. C’est pour cela qu’il y a des lois contre la diffamation dans tous les pays de liberté, des lois qui protègent les citoyens contre les excès de cette liberté. Je ne vous empêche pas d’en user. Il y a mieux : il y a des lois de liberté dont vous pouvez user comme vos adversaires ; rien ne s’y oppose ; les voies de la liberté vous sont ouvertes ; vous pouvez écrire, d’autres ont la liberté de cette tribune […] De quoi vous plaignez-vous ? Il faut savoir supporter les campagnes ; il faut savoir défendre la République autrement que par des gesticulations, par des vociférations et par des cris inarticulés. Parlez, discutez, prouvez aux adversaires qu’ils ont tort et ainsi maintenez et gardez avec vous la majorité du pays qui vous est acquise depuis le 4 septembre

Il tint ce discours alors que les troupes allemandes occupaient une partie de notre territoire, alors que des Français mourraient par centaines chaque jour. Il est clair que les membres de ce gouvernement perdent leurs nerfs. Mais 84 personnes, elles ont perdu la vie. L’indécence du gouvernement n’en est que plus évidente. Ce n’est donc pas seulement Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur qui devrait démissionner mais bien l’ensemble du gouvernement.

IV. Pourquoi la justice ordonne-t-elle à la mairie de Nice de détruire les images de l’attentat ?

La justice évoque le souci «d’éviter la diffusion non contrôlée de ces images» et en particulier le risque que ces images ne soient utilisées sur des sites djihadistes. La sous-direction antiterroriste de la Police Judiciaire (SDAT) réclame donc l’effacement complet des enregistrements pris entre le 14 juillet 22h30 et le 15 juillet 18 heures pour toutes les caméras ayant une vue sur la scène de l’attentat et tout particulièrement pour les six caméras surveillant la Promenade des Anglais qui ont filmé en direct l’attentat du 14 juillet. Or, cette demande est pour le moins surprenante dans le contexte de la polémique suscitée par les conditions de sécurité. L’avocat de la ville de Nice Philippe Blanchetier, a réagi vigoureusement, citant notamment «la polémique sur la nature du dispositif policier» le soir de l’attaque et déplorant dans une déclaration à l’agence Reuters : «C’est la première fois de ma vie que je vois une réquisition aux fins d’effacement de preuves […] L’argument avancé de risque de fuite ne tient pas.» Si ce fait devait être avéré, il serait particulièrement grave et mettrait en cause l’ensemble de l’action gouvernementale.

Ce gouvernement doit impérativement démissionner pour que la vérité soit faite et pour que l’on passe du registre de la communication à celui de l’action

V. Lors du débat sur la prolongation de l’état d’urgence des déclarations ont été faites par des membres de l’opposition quant à une interdiction du «salafisme». Cela correspond-il aux besoins de la situation ?

L’état d’urgence, décrété dans la nuit du 13 novembre, acte de souveraineté, a fini par être dangereusement galvaudé. Cela vient d’une incapacité à nommer l’ennemi. Au lieu de s’engager dans la prolongation de l’état d’urgence, on aurait pu, et dû, prendre des mesures simples comme :

  • L’interdiction du financement étranger direct des lieux de culte et associations cultuelles.
  • Le contrôle par le ministère de l’Intérieur des prêches et l’expulsion des prédicateurs refusant les principes figurant dans le préambule de la Constitution, ainsi que ceux appelant à la haine.
  • L’interdiction aux Français étant allés combattre dans une organisation terroriste et génocidaire de revenir sur le territoire national.

Ces mesures ne nécessitent pas l’état d’urgence. Elles peuvent être prises dans le cadre législatif normal. Elles montrent que l’état d’urgence est aujourd’hui bien plus un acte de communication qu’un acte de nécessité. Ce sont de tels comportements, de la part du gouvernement comme de la part d’une partie de l’opposition qui mettent en péril la démocratie et qui témoignent d’une perte totale de légitimité.

 

Les questions posées appellent des réponses claires, et sans ambiguïté. Mais, ce n’est pas ce gouvernement qui est en mesure de les donner. Il doit impérativement démissionner pour que la vérité soit faite et pour que l’on passe du registre de la communication à celui de l’action.

Du même auteur : Retour sur l’attentat de Nice

Sourcerusseurope.hypotheses.org

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT. 

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Trois cibles et trois leurres. Texte de Marc Rameaux

29 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La mondialisation, #Les transnationales, #l'horreur économique, #l'islamisme, #Daesch

jeudi 28 juillet 2016

Trois cibles et trois leurres

 
 
La situation est telle que nous semblons être cernés de toutes parts, sans savoir laquelle des menaces est la plus critique : néolibéralisme, islamisme ou corruption et lâcheté de l’état détourné à des fins personnelles ?
 
Savoir lesquelles sont les causes, lesquelles les effets, comment trouver des parades, et laquelle des trois est la plus critique nous est difficile. D’autant plus que la pression de l’urgence et la dégradation maintenant quotidienne de notre société sont propices à la panique.
 
Dans de telles situations, il faut garder la tête froide, affronter les menaces une par une, en gardant surtout le sens des priorités.
 
 
 
Le néolibéralisme
 
Nous le plaçons en tête des menaces létales qui pèsent sur nos libertés. Détournement et perversion du libéralisme politique, il se définit et se distingue de ce dernier par les caractéristiques suivantes :
 
  • La prétention à l’explication définitive et irréfutable du fonctionnement de l’économie.
  • La croyance en un déterminisme et une finalité historique de la mondialisation régie par les seules lois du marché comme société ultime.
  • Un culte du pouvoir obtenu par la recherche des positions sociales et de l’argent comme seuls buts de l’être humain, a contrario du libéralisme historique qui se fixait la recherche de l’indépendance comme premier objectif.
 
 
En définitive, le néolibéralisme a connu une trajectoire similaire à celle qui a mené du marxisme à une société totalitaire, en inversant ses valeurs mais en suivant les mêmes mécanismes d’oppression :
 
L’intolérance totale à tout discours contradictoire est similaire à la voix du parti, le finalisme historique vers la mondialisation régie par le seul marché est l’équivalent du matérialisme historique, le culte du pouvoir est une lutte des classes inversée dans laquelle la position de dominant est toujours légitime et celle du révolté inadmissible. Ironiquement, l’on peut adresser au néo-libéralisme les mêmes reproches que ceux qu’Hayek avait brillamment adressés à la coercition étatique et à sa culture du rapport de force.
 
Il pourra nous être objecté que la course aux positions sociales et à l’argent est ce qui mène le monde depuis des millénaires, et que s’en inquiéter relève de l’idéalisme. Sans doute s’agit-il de moteurs puissants, mais il est historiquement inédit qu’ils soient devenus les seuls et qu’ils exercent leur emprise de façon aussi absolue.
 
Il est normal et légitime que l’homme cherche à se différencier de ses semblables, mais la façon saine de le faire est d’exceller, puis d’en toucher les fruits. Dès lors que le résultat final, argent ou position sociale, deviennent des buts en soi, la recherche d’excellence sera inéluctablement pervertie pour en devenir une parodie.
 
C’est un phénomène classique de l’économie que dès lors qu’un indicateur trop explicite de réussite est mis en place comme incitation, il en est fait rapidement un usage perverti aboutissant au résultat inverse de ce pour quoi l’indicateur a été conçu.
 
Lorsque l’arrivisme social devient l’alpha et l’oméga de l’existence humaine, il ne permet pas même la promotion de l’excellence au prix du cynisme : il sera une société dirigée par des médiocres, dont la seule compétence sera l’accaparation de l’excellence des autres, la dérobade, la communication superficielle. Si l’on a un doute sur ce beau résultat, il suffit de contempler le spectacle des « élites » politiques et économiques de notre monde, pour que le constat nous dispense de démonstration.
 
Le leurre est ici de faire une confiance aveugle dans les mécanismes du libéralisme, même pris dans une bonne acception. La poursuite d’intérêts individuels comprise comme sens de l’initiative et des responsabilités personnelles est censée s’équilibrer d’elle-même, pour conduire au bien commun.
 
Ce raisonnement est exact et fonctionne, mais sous un faisceau de conditions qui le rendent très fragile et applicable dans peu de cas. Dès lors que des effets pervers apparaissent, qui dénaturent la poursuite de l’excellence comme intérêt personnel, la main invisible converge non vers le bien commun mais vers un gouvernement des médiocres et une confiscation du bien commun par ceux-ci.
 
Cette inversion de la méritocratie ne surprendra que des esprits naïfs n’ayant jamais eu à exercer de responsabilité concrète, ce qui est de plus en plus le cas des sphères dirigeantes, ne développant plus que des compétences en communication. Nous vivons dans une dictature de la futilité, son aspect frivole ne la rendant pas pour autant moins implacable ni destructrice, bien au contraire : la destruction d’autrui est d’autant plus impérative que l’imposture est grande.
 
L’homme qui s’est véritablement frotté au monde de l’entreprise connaît bien ces « side effects » qui font sentir leur courant contraire à celui de la main invisible, et font parvenir celle-ci au point opposé à la méritocratie. Les néo-libéraux se targuent de réalisme, ils sont en réalité extrêmement idéalistes, et comme tels extrêmement dangereux, armés de la suffisance et de la détermination des théoriciens prêts à nier tout retour du réel. Tout cours de management devrait commencer par une étude des effets pervers induits par les indicateurs de performance, permettant de comprendre au passage le jeu des comportements humains, indispensables à l’appréhension de l’économie.
 
 
Emmanuel Macron faisait fausse route et montrait par là sa méconnaissance totale d’un domaine qu’il se targue de connaître, en souhaitant voir davantage de jeunes français avoir la volonté de devenir milliardaires. Si cela avait été le but de Steve Jobs, jamais Apple n’aurait vu le jour avec un tel retentissement. Le moteur de l’entrepreneur est la volonté d’être indépendant, d’être son propre maître. Etre entrepreneur est un mode de vie avant que d’être un statut social. Par sa petite phrase, Emmanuel Macron trahissait l’inconscient néo-libéral, à mille lieux de l’esprit d’entreprise.
 
Il peut sembler plus qu’osé de placer le néo-libéralisme en tête des menaces, surtout dans le contexte que nous vivons, l’islamisme apparaissant comme le danger critique par excellence.
 
C’est ici qu’il ne faut pas tomber dans les pièges du monde moderne. Il pourra difficilement m’être reproché d’être complaisant vis-à-vis de l’islamisme, et son compagnon monstrueux qu’est l’islamo-gauchisme. J’ai même reçu de vives critiques pour le seul fait d’avoir employé ce dernier terme dans mes articles : il semble que l’on ait encore plus peur des mots que des menaces réelles.
 
Mais il faut comprendre que si nous parvenions à vaincre l’islamisme – et nous y parviendrons – une autre idéologie tout aussi dangereuse apparaîtra ex-nihilo. Les esprits naïfs s’en étonneront, et clameront une fois encore la petite litanie du « pourquoi tant de haine ». Lorsque l’on comprend qu’un phénomène comme celui de l’islamisme est une conséquence obtenue par réaction au néo-libéralisme, l’on quitte le chœur des grands étonnés.
 
Lorsque l’islamisme aura disparu, la haine absolue que certains vouent au néo-libéralisme leur fera prendre une autre idéologie d’emprunt, dont ils inventeront la foi et la conviction inaliénable, affirmée d’autant plus fortement qu’elle est factice. Le néo-libéralisme engendre mécaniquement sa réaction monstrueuse, qui se fabriquera de nouveaux habits chaque fois que les précédents auront été détruits.
 
Pourquoi ? Une idéologie fondée in fine et malgré ses professions de foi sur la bassesse, la servilité, et la dépravation de l’homme, et plus encore érigées en système complet de société humaine, engendre de telles réactions. La dégradation absolue de l’être humain à laquelle se livre l’islamisme, justifiant le terme de « nazislamisme », est l’acte criminel par lequel il cherche à forcer le néo-libéralisme à sortir de son hypocrisie, pour lui faire admettre qu’il est fondé sur les mêmes valeurs.
 
Le néo-libéralisme réussit finalement là où le nazisme a échoué : il rétablit et promeut (sans jamais l’admettre bien sûr) la notion d’untermenschen. Mais là où le nazisme a cherché à imposer cette notion par l’oppression absolue, le néo-libéralisme parvient à en convaincre beaucoup qu’elle est nécessaire, rationnelle économiquement et qu’il faut pour cela l’accepter : une stratégie de communication et de conviction d’une efficacité supérieure à celle des armes.
 
Deux pièges sont alors à éviter. Le premier est de considérer que ceci fonde moralement l’islamisme, ou dans une moindre mesure l’excuse et le relativise. Les actes de l’islamisme n’ont évidemment aucune excuse et doivent être combattus sans merci. Certains milieux gauchistes dérapent vers ce retournement des responsabilités, se complaisant dans une culture de la justification permanente.
 
Lorsque nous disons que le néo-libéralisme engendre l’islamisme, cela ne constitue en aucun cas une circonstance atténuante pour ce dernier. Il s’agit non d’une justification morale, mais de la remarque d’une causalité mécanique. Nous pourrons nous agiter autant que nous voudrons, des idéologies et actes immondes apparaîtront spontanément aussi longtemps que le néo-libéralisme exercera son emprise. Bien entendu, cette forme de révolte selon la politique du pire n’a aucune base morale : la désobéissance civile contre le néo-libéralisme est légitime, l’emploi de n’importe quel moyen pour se faire ne l’est absolument pas.
 
Le second piège est de ne plus discerner ce qui – dans nos sociétés – relève du néo-libéralisme de ce qui relève du véritable libéralisme politique, auquel nous devons une grande partie de notre indépendance et de nos libertés démocratiques. Le néo-libéralisme vit à crédit des institutions et des libertés que le libéralisme politique a permis d’instituer. Il en est l’exact contraire, car il en sape les fondations de façon systématique, mais a tout intérêt à s’enchevêtrer étroitement à celui-ci, afin d’en conserver toutes les formes extérieures.
 
L’actuelle classe politique tenant en surface un discours parfaitement rodé de libertés démocratiques, et se vautrant dans les pires turpitudes en arrière-plan est une bonne illustration de ce camouflage. Les formes de révolte contre le néo-libéralisme doivent veiller à ne pas démolir au passage des acquis essentiels de la liberté démocratique, en les assimilant à l’antienne néo-libérale. La fascination qu’éprouvent certains pour des régimes autoritaristes par le seul fait qu’ils combattent le néo-libéralisme, est un effet typique de ce deuxième piège.
 
 
Jacques Attali, esprit autrefois brillant et aujourd’hui ravagé par le simplisme, rêvait d’une « hyper-classe » n’étant plus reliée à rien d’autre qu’aux lois du marché mondial, vivant dans un monde sans pesanteur, sans résistance, d’absolue fluidité et de nomadisme permanent. Cette caste de privilégiés devait représenter le summum de l’esprit d’ouverture aux autres, de compréhension, de maîtrise des concepts de l’économie ouverte.
 
Or notre « hyper classe » actuelle est une caste dont le sectarisme et la fermeture d’esprit ont atteint des niveaux jamais connus à travers l’histoire. La réaction des dirigeants d’Air France face à une salariée demandant un dialogue montrait un niveau de morgue, de cynisme et de mépris de l’être humain bien emblématique de leur soubassement mental. Il en est de même des dirigeants de l’ancienne France Telecom, actuellement sous le faisceau de la justice tant leur perversité avait atteint des sommets.
 
En matière de maîtrise des concepts de l’économie ouverte, l’ « hyper-classe » a avant tout assimilé l’art des manœuvres et de la communication permettant de ne tolérer aucune discussion, de traiter leurs semblables comme des déchets, d’usurper toute valeur produite dans l’entreprise à leur bénéfice propre. La protection dont dispose cette « hyper classe » n’est pas la hauteur de vue conférée aux meilleurs, mais les forteresses que tous les imposteurs sont obligés d’ériger, dans la terreur permanente qu’elles éclatent sous le coup de leur illégitimité toujours plus scandaleuse.
 
Ce songe d’Attali (pardon pour le trait d’esprit facile) montre à la fois l’inconscient collectif du néo-libéralisme fondé sur le culte du pouvoir et non de l’indépendance (le terme d’hyper-classe est déjà en soi tout un programme), sa reprise de la lutte des classes en inversant son sens mais en versant dans les mêmes dérives totalitaires, enfin les propres errements d’Attali lui-même. Une intelligence fulgurante lui permettant de tout comprendre, mais un défaut de caractère ne lui permettant pas de résister aux séductions de ce qu’il a fort bien compris.
 
Attali a fini par céder aux ors de la République ainsi qu’à l’apparat des milieux aussi vides que hautains des artisans de la mondialisation. On est loin du jeune conseiller prometteur du PS, de la « Figure de Fraser », ou de sa biographie de Marx, l’une des meilleures et les plus équilibrées qui existent. Il est vrai que rester longtemps dans l’entourage de Mitterrand exposait à un niveau de toxicité auquel seuls les caractères les plus trempés et les plus insensibles aux apparences pouvaient résister.
 
Non le monde n’est pas sans inertie, sans frottement, même avec le secours des technologies du virtuel : ces dernières entretiennent l’illusion que le monde l’est aussi, comme des palets sur une table à coussin d’air n’observant plus qu’une version simplifiée des lois de la mécanique. Et la dualité des racines et des ailes demeure en tout homme. La parfaite fluidité n’existe que dans la vie de l’esprit, mais celle-ci, dans sa version pleinement authentique, se moque du pouvoir et des courses aux positions parce qu’elle est avant tout une itinéraire personnel, une exploration gratuite.
 
 
L’islamisme
 
L’islamisme, c’est la mauvaise conscience de la gauche européenne qui a failli à sa mission de défendre la classe ouvrière contre les ravages du néo-libéralisme en se couchant intégralement devant lui. Elle cherche ainsi à se racheter en soutenant sans condition d’autres « damnés de la terre », y compris lorsque ceux-ci n’ont plus rien d’un statut de victime mais sont des criminels organisés et parfaitement coordonnés. 
 
L’islamisme n’est en rien une conviction et encore moins une foi. L’islamisme est le rejeton de la complaisance, la nôtre, de la justification et de l’excuse permanente donnée à tout migrant musulman, même lorsque celui-ci dérape dans des dérives inacceptables.
 
Qu’importe pour la gauche que de plus en plus de musulmans soutiennent une vision d’arriération sociale ou que de petits caïds sèment la terreur dans leur quartier ou à l’école contre des enfants juifs ou chrétiens, refusent d’apprendre des pans entiers de l’histoire française, abolissent les lois de la République pour imposer leurs règles claniques. La gauche leur donne toujours raison.
 
Ce qui n’était au départ que des phénomènes isolés de délinquance est devenu un sentiment collectif d’impunité et une opportunité d’exercer un rapport de forces croissant. La lâcheté et la complaisance de nos élus est ce qui a permis cette redoutable cohésion d’une part toujours croissante du monde musulman, faisant des petits caïds de quartier une réserve inépuisable de combattants de Daesh, figeant délinquance et terrorisme dans un seul corpus monstrueux et redoutablement coordonné.
 
Nous avons montré précédemment que la trame néo-libérale engendrera toujours de tels monstres, par une réaction totalement condamnable mais inévitable. Cela n’empêche en rien de considérer l’islamisme comme une menace en tant que telle, pourvue de sa puissance autonome et de sa seule responsabilité. En premier lieu parce que lorsque quelqu’un vous menace d’un couteau sous la gorge, il est peut-être exact qu’il a connu un itinéraire social difficile dans son enfance, mais que contrairement à l’antienne de la gauche cela n’a plus aucune importance, la seule action à mener dans cette situation étant de se défendre et de l’abattre. En second lieu parce que bien d’autres ont connu des itinéraires tout aussi difficiles et n’ont pas choisi ce mode de révolte. Encore une fois, la causalité mécanique d’engendrement des monstres sortis du néo-libéralisme ne leur confère en rien une légitimité morale.
 
L’islamisme est en train de franchir, voire a déjà franchi, un point de non-retour où son autonomie propre est totale. La puissance et la perversité de son organisation ont atteint une redoutable cohérence, une coordination qui fait immanquablement penser à celle du nazisme naissant, d’autant plus que les dirigeants démocratiques baignés dans l’inconscient gauchiste leur offrent un oasis munichois. Enfin, il est maintenant environné et soutenu d’une nuée de « collabos », Edwy Plenel en tête, assurant une propagande et une infiltration dans toutes les couches de notre société. Toute la structure est en place, il ne manque qu’un Hitler pour en prendre les commandes.
 
Indépendamment de sa genèse, l’islamisme doit être combattu et abattu de façon implacable, sans question aucune, en considérant même toute atténuation comme de la haute trahison. Dans une hypocrisie générale, tout le monde sait ce qu’il faut faire mais rien ne se passe. Non seulement les fichiers S du « haut du spectre » devraient être expulsés, mais il serait de bon ton de les abattre sans sommation. Les territoires doivent être regagnés en banlieue, le lien direct entre délinquance anti-française et terrorisme n’étant questionnable que pour les imbéciles.
 
Les caïds de quartier doivent être physiquement anéantis et leurs bandes terrorisées. Les rappeurs appelant à « niquer la France » doivent être poursuivis et emprisonnés sous des peines lourdes. Les enseignements de l’école de la République sont non négociables, et le dernier mot doit leur être donné, y compris par la force par une surveillance à poigne dans chaque salle de classe, en adjonction du professeur.
 
Il est malhonnête de présenter comme « respect de l’état de droit » l’actuelle inaction. Avant même que de commencer la discussion, cela induit implicitement qu’il n’y aurait qu’une seule déclinaison possible de l’état de droit, celle d’une justice passive n’intervenant que lorsque l’irréparable est commis, se refusant à toute analyse de risque. En quoi des mesures prophylactiques seraient-elles étrangères à l’état de droit ? Une fois encore, le légalisme et l’humanisme de façade sont le simple paravent de la mauvaise conscience et de la lâcheté. Il est vrai que les décisionnaires de ce type de mesure ainsi que leurs familles ne sont jamais exposés à ce type de menace : notre « hyper-classe » n’est jamais avare de la souffrance et de la terreur infligée aux autres.
 
 
Le leurre concernant l’islamisme est de ne le rattacher qu’à un phénomène religieux, une question de foi ou d’idéologie. C’est ne pas voir le phénomène plus profond de combat contre le néo-libéralisme générant ces idéologies mortifères, qui épousent le même soubassement idéologique que leur ennemi déclaré : le mépris total de l’être humain. Un néo-libéral et un islamiste ont ceci de commun qu’ils représentent les deux méthodes actuelles les plus efficaces de destruction de notre héritage humaniste.
 
L’Islam est l’habit que ce rejet d’égout du néo-libéralisme a choisi d’emprunter aujourd’hui. Demain il empruntera un autre habit, s’emparera d’une autre foi ou d’une autre idéologie à laquelle il clamera une allégeance et une croyance absolues, quand il n’aura agi que par seul effet d’opportunité. L’on s’attaquera alors à cette nouvelle idéologie comme à la dernière frontière des méchants nous empêchant d’atteindre le bonheur de la mondialisation heureuse, et l’histoire se répètera indéfiniment, tant que les flammes n’auront pas été attaquées à leur base, tant que nous ne dénoncerons pas l’anti-humanisme qu’est le néo-libéralisme.
 
On voit ainsi fleurir des débats hallucinants sur les réseaux sociaux, des « discussions » que je n’aurais jamais crues possibles au XXIème siècle. Il y est question de savoir ce qui appartient « intrinsèquement » ou « par essence » à l’Islam, et comparativement aux autres religions. Le tout assorti par chacun d’une défense de sa propre religion comme la seule véritable, les autres n’étant que des religions de pacotille, sous-entendez pratiquées par des êtres de pacotille. La contagion du mépris est décidemment florissante : faut-il que le néo-libéralisme nous ait habitués à considérer l’autre comme un moins que rien, à ce que chacun traite chaque autrui d’untermensch, pour en arriver là.
 
On voit apparaître sur Facebook et Twitter des considérations sur la « vérité intrinsèque » de chaque texte, sur « la véritable signification, fidèle aux origines » de telle ou telle religion. Va-t-on aussi rencontrer les preuves a priori de l’existence de Dieu de Saint-Anselme, et les promesses de bûchers pour ceux qui continuent à dénier le caractère supérieur et seul véritablement authentique de sa propre foi ? Ironie, les sommets de la communication digitale d’aujourd’hui, symboles de la modernité, charrient les remugles les plus arriérés de ce qui n’est ni une foi ni une pensée.
 
Je ne vais pas me faire que des amis et vais sans doute en perdre, notamment parmi ceux très versés dans la religion, en disant que « la vérité intrinsèque », « l’interprétation fidèle aux origines », etc. de toute religion sont des expressions dénuées de sens, et qu’elles mènent tout droit aux pires formes d’intolérance.
 
La vérité d’une religion n’est ni prouvée ni révélée, elle est créée. La « vraie interprétation fidèle aux sources » est le chemin qui se donne les allures de la pureté, mais n’est que celui du plus monstrueux ego.
 
Il faut considérer le fait qu’un texte puisse prendre plusieurs sens, qu’il n’ait pas une seule interprétation « pure et véridique », non comme une faiblesse mais au contraire comme la manifestation de la puissance divine. La puissance est polysémique, en quelque domaine que ce soit, y compris en sciences qui décrit la réalité selon plusieurs modèles parfois même contradictoires. J’entretiens moi-même une foi chrétienne mais je suis partisan de donner à toutes les religions de régulières raclées par les scientifiques en termes de travail et de rigueur de la pensée, les ramenant à l’humilité et leur faisant se demander si elles servent leur divinité ou leur petit ego.
 
Il est mensonger, comme le font certains, de nier que l’islamisme puise ses sources dans l’Islam : il en est bien l’un des versants. Mais il est stupide de disserter à l’infini sur le fait de savoir s’il s’agit du « vrai Islam », si l’Islam est « intrinsèquement et par essence » mauvais et violent : je ne rentre pas dans le début de cette discussion, car sa réponse n’est ni « vrai » ni « faux », la question n’ayant au départ aucun sens, pas plus que pour toute autre religion. Après tout, l’on pouvait poser les mêmes questions concernant le christianisme il y a cinq siècles.
 
Combattre l’islamisme sans aucune merci, et sans aucune complaisance vis-à-vis des soutiens tacites dont il bénéficie de façon croissante au sein même de l’Islam : oui. En revanche, cela reste un combat purement politique, ainsi qu’une question d’orgueil et d’ego. Le fait religieux n’est ici qu’un prétexte qui vient brouiller les cartes et nous entraîner nous-mêmes dans l’arriération si nous rentrons sur le terrain de la « vraie foi ».
 
La seule question valable est de savoir si l’islamisme est en train d’entraîner une majorité de musulmans dans son sillage, même pour en obtenir le soutien silencieux - la petite satisfaction secrète à chaque attentat - tout comme il y a eu un point de basculement où les nazis ont entraîné une majorité d’Allemands dans leur approbation.
 
Ce risque est effectivement à craindre. Nous avons peut-être passé ce point de non-retour. Mais dans ce cas, ce n’est pas par de la théologie que nous y répondrons. Il faut donc renvoyer dos-à-dos l’angélisme persistant de la gauche et du PS en particulier, avec ceux qui en font une guerre de religion. 
 
Seules les actions militaires et policières sans état d’âme sont la bonne réponse, en refusant de rentrer dans le faux débat théologique, pour bien marquer que Daesh n’a aucune légitimité à un débat religieux : faire l’effort de les réfuter serait déjà leur faire trop d’honneur. Nous avons simplement à riposter sans faille en défendant par les armes nos valeurs républicaines, infiniment supérieures à leur foi en carton-pâte.
 
 
La corruption de l’état
 
Ce troisième mal vient accompagner de façon d’autant plus pénible les deux premiers, que nous nous disons à chaque découverte des turpitudes de nos politiques que nous n’avions vraiment pas besoin de cela en ce moment.
 
Je ne m’étendrai pas sur la façon dont les serviteurs de l’état ou de l’économie détournent presque à chaque instant les biens dont ils ont la charge à des fins personnelles. D’autres l’ont fait bien avant et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire : je renvoie le lecteur aux remarquables ouvrages d’investigation de Sophie Coignard (« L’oligarchie des incapables », etc.).
 
Passons-donc directement au leurre relatif à cette troisième cible. Les turpitudes de la haute fonction publique française et sa consanguinité avec la direction des grandes entreprises ont fourni quantité d’arguments à des libéraux acharnés, qui ont beau jeu d’y voir la malfaisance inévitable de l’Etat. Leur solution est d’appeler à un démantèlement drastique de celui-ci : le remède au capitalisme de connivence et aux conflits d’intérêt serait de se jeter dans les bras du néo-libéralisme.
 
Ont-ils observé que notre « élite » du capitalisme de connivence s’est pourtant déjà fort bien accommodée du discours néo-libéral, en étant le principal porteur au sein des instances de l’Union Européenne ? Le néo-libéralisme n’est pas l’opposé ni l’antidote des pratiques incestueuses de la haute fonction publique française : les corruptions de l’état ne sont qu’une autre des sous-productions du néo-libéralisme, l’une des déclinaisons de son culte du pouvoir et de sa course aux positions et à la réussite considérées comme des buts en soi.
 
Qu’importe que cela aboutisse à des violations patentes des règles d’une économie de marché bien réglée : le néo-libéralisme n’admet que l’appétit de pouvoir comme seul règle, le bien commun devant nécessairement en résulter. Le néo-libéralisme aura finalement décliné toute la palette des possibles du mépris de l’être humain, la morgue de la haute fonction publique dévoyée n’en étant que l’un des aspects, qu’elle soit à la tête des grandes administrations ou des entreprises du CAC 40. C’est la raison pour laquelle – contrairement à l’antienne néo-libérale – nos énarques se sont très bien coulés dans le moule de la dérégulation économique totale. L’apparente contradiction ne sera incomprise que de ceux qui chantent l’esprit d’entreprise en purs théoriciens, sans jamais y avoir mis les pieds.
 
 
Et l’extrême droite dans tout cela ?
 
J’entends déjà des voix me signalant une quatrième menace oubliée, celle de l’extrême-droite, alerte appuyée par des résultats électoraux montés en flèche dans toute l’Europe.
 
Soyons clairs : je ne me rallierai pas au FN, mais ne suis pas dupe du discours qui le brandit comme une menace fasciste. Les raisons de cette position en sont fort bien expliquées dans cet excellent article de « L’œil de Brutus » :
 
 
Le FN a été depuis 30 ans l’alibi de ceux qui ne voulaient pas – ou n’avaient pas le courage – d’affronter les trois menaces pré-citées du présent article : l’urgence de la lutte contre la « menace fasciste » permettait d’ajourner indéfiniment les actions à entreprendre contre les maux réels.
 
Qui plus est, la façon dont l’électorat du FN peut être considéré ne peut plus suivre le schéma simple et commode de la période où il ne faisait que 5% des scores électoraux. Si je ne tiens pas à me rallier au FN, j’attache beaucoup d’importance à maintenir un dialogue constant avec ses électeurs.
 
Dans les années 1970, la question du FN était simple à traiter : constitué d’un ramassis de nostalgiques de l’OAS, souvent ennemis jurés de la république par anti-gaullisme, d’intégristes catholiques, de frustrés refoulés et de quelques skinheads avinés, il était aisé de les considérer comme des arriérés bas-de-plafond.
 
La classe politique française a refusé de voir que la situation est autrement moins facile à présent. Il y a maintenant au FN des personnalités intellectuellement brillantes et – j’ose le dire – parfois des hommes et des femmes de très grande valeur.
 
Afin de montrer que la situation est devenue extraordinairement complexe et doit se refuser à tout simplisme, je citerai le cas de l’un de mes très grands amis, qui a inspiré l’un de mes textes – « Antidote » - de défense contre l’antisémitisme. Cet homme n’est ni un « bas-de-plafond », c’est un mathématicien et informaticien de très haut niveau, ni un aigri, il a monté une start-up avec grand succès en parallèle de son poste de professeur à l’université et en aucun cas un raciste ou un xénophobe. Juif, il puise dans le talmud qu’il connaît très bien de passionnantes références. Or ce grand ami soutient le FN depuis maintenant quelques années.
 
Son itinéraire est plus qu’instructif. Issu d’une famille très modeste de l’immigration sépharade, il s’est élevé à la force du poignet par l’instruction et le travail au sein de l’école de la république, avec les très brillants résultats mentionnés plus haut. Il vouait pour cette raison une quasi vénération à notre système éducatif français. Dans ses jeunes années, il était socialiste et hussard noir de la république comme peu le sont, par un attachement irrémissible à ce qu’était l’éducation nationale de notre époque.
 
La démolition systématique de ce système qui représentait la lumière et le savoir par les différents gouvernements fut pour lui un drame personnel, l’effondrement du temple de la connaissance, du bien méritocratique et d’une part de sa vie. Cela ne l’empêcha pas de mener brillamment son chemin, mais toute sa recherche politique s’orienta vers ceux qu’il estimait être encore les gardiens des valeurs de la république. Après quelques passages auprès de l’UMP, et de nouvelles déceptions, un homme de ce calibre considéra que les meilleurs défenseurs de ces valeurs étaient le FN, même si je suis sur ce point en complet désaccord avec lui. Ceci pour illustrer que les jugements lapidaires sont à présent à ranger au placard, et que les discours d’intolérance ne sont plus là où on les attend.
 
De même, le FN étant passé en quelques décennies de scores de 5% à 30% lors des élections nationales, faut-il considérer que 25% de la population était constituée d’honnêtes citoyens démocrates, qui se sont tout à coup couvert d’immondes pustules les rendant infréquentables à la minute même où ils ont glissé un bulletin FN dans l’urne, comme dans un mauvais film d’horreur sur les mort-vivants ?
 
Il faut sortir de cet infantilisme politique et tenter de comprendre. Ce qui marque notre époque est une sur-sophistication technologique cachant une misère intellectuelle et morale, une incapacité à raisonner et analyser, remplacées par le jet d’anathèmes. Là encore, l’arrivisme néo-libéral a commis des ravages, car ce mode d’argumentation est celui de la soif maladive de pouvoir, devenu la seule valeur admissible mais jamais avouée de notre société post-moderne.
 
On remarque ainsi que le terme « populiste » désigne de moins en moins souvent de véritables démagogues, mais ceux qui ont la manie très dérangeante et salvatrice de confronter les discours théoriques à l’épreuve de l’expérience réelle, ce qu’aucun politicien contemporain ne peut supporter. Tout ce qui peut avertir que le roi est nu est considéré comme infiniment plus dangereux et subversif que les entreprises de démolition de notre civilisation et de nos institutions décrites plus haut. Je n’ai aucun problème dans ce cas, à être qualifié de populiste.
 
Je ne sais quel sera l’évolution des partis politiques dans la France des prochaines années. Mais face aux trois menaces que nous venons de décrire, voir comme premier danger la montée du fascisme quand nous avons maintenant affaire en grande partie à des hommes et des femmes de bonne volonté, a quelque chose de plus en plus indécent et fallacieux.
 
Les soi-disant tenants de la société ouverte sont devenus à ce titre d’un aveuglement et d’une rigidité mentale qui les rend chaque fois un peu plus désemparés en voyant les scores croissants de formations comme le FN ou équivalentes dans d’autres pays développés, à commencer par celle de Donald Trump aux Etats-Unis. En restant braqués sur le principal alibi à leur paresse intellectuelle et à leur lâcheté, ils en viennent à ignorer les trois menaces autrement plus graves que nous devons affronter, toutes trois issues de cette formidable entreprise de démolition systématique de l’être humain et de perversion des valeurs méritocratiques qu’est le néo-libéralisme.
 
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EVITER la guerre civile ! (un article d'André Gerin, député-maire honoraire de Vénissieux)

28 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #l'islamisme, #Terrorisme, #Daesch

Publié par El Diablo

 

André GERIN

André GERIN

N.B. : cet article a été publié initialement le samedi 16 juillet 2016:

L’attentat de Nice sur la Promenade des Anglais le 14 juillet est le carnage de trop, il sonne le tocsin. Non, rien ne peut plus être comme avant. Nous ne pouvons plus continuer à vivre comme si de rien n’était. Nous avons tous pris conscience que le pire est peut-être devant nous. C’est le sentiment qui prédomine au lendemain de cette tragédie.

Ces massacres, au nom de la haine de la France, doivent de toute urgence, déboucher sur une mobilisation de la Nation tout entière. Un diagnostic vital reste à réaliser. Il s’impose avec force aux autorités du pays.

J’ai l’intime conviction que notre société renferme des germes de guerre civile. Le terreau est favorable au terrorisme qui lui-même est lié aux trafics de drogue, aux mafias et à la misère endémique. Oui, je le dis et le redis haut et fort, la France est gangrenée par l’islamisme.  Un débat démocratique s’impose plus que jamais avec une exigence de dignité républicaine pour toute la classe politique. Le moment est venu d’ébranler nos certitudes ainsi que nos dérisoires et ridicules querelles politiciennes.
La réponse doit contenir les moyens sans précédent que nous devons consacrer pour réduire les risques d’attentats sur notre territoire, dans les années à venir. Car, nous le savons, l’ennemi est immergé au sein de la population de nos villes. C’est bien là le dilemme national auquel nous devons faire face. Il nous impose de le placer en tête de toutes nos priorités.

Peur et exaspération face à l’impuissance et l’hypocrisie peuvent conduire à des violences et à l’éclatement de la communauté nationale.

De l’audace, du courage politique et de la fermeté, c’est ce qu’attendent les français. L’impératif du retour à l’autorité régalienne de l’État est à l’ordre du jour : ne rien laisser passer, tolérance zéro, ça va des incivilités aux actes criminels, au non-respect de la loi dans tous les lieux et pour tous les domaines.

Je crois que la République nous appelle parce que nous avons mal à la France. C’est le moteur essentiel pour ressouder tout le pays. L’identité de la France est notre combat républicain d’aujourd’hui. C’est notre combat vital.

 

André GERIN

 

SOURCE:

 

 
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Un BIG-BANG POLITIQUE s'impose de toute urgence - Une lettre à François Hollande, Président de la République (par André Gerin)

28 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Terrorisme, #l'islamisme, #Daesch

Publié par El Diablo

 

 

Un BIG-BANG POLITIQUE s'impose de toute urgence - Une lettre à François Hollande, Président de la République (par André Gerin)

Lettre à François Hollande
Un big-bang politique s'impose de toute urgence


 

Madame, Monsieur,

J'ai adressé un courrier à François Hollande, Président de la République, hier matin, mardi 26 juillet. Hasard de l'actualité. Un nouvel attentat barbare de l'État islamique était en train d'avoir lieu à Saint-Etienne-du-Rouvray, ciblant une église. Le prêtre a été égorgé. 

J'ai entendu les propos du Président de la République, François Hollande, hier au soir, prôner l'union nationale. J'ose espérer qu'on ne tournera pas autour du pot. Je ne voudrais pas que l'on se retranche derrière l'État de droit car, rien ne nous empêche, d'avoir des ripostes plus fortes et plus fermes. C'est le sens du courrier que je lui ai adressé. Comme je lui propose, un big-bang politique s'impose de toute urgence.  C'est aussi ce qu'attendent impatiemment les Français devant cette menace omniprésente dans la vie quotidienne. 

Ci-joint, le courrier en question.

Cordialement

André GERIN

A n d r é     G E R I N
Député-Maire Honoraire de Vénissieux
27 rue Francis de Pressensé
69190 SAINT-FONS


Monsieur le Président de la République, Cher François,

J’ai écouté attentivement vos interventions lors du soutien que vous avez exprimé en direction des familles des victimes de l’attentat de Nice et plus largement au peuple niçois. C’est en ma qualité de communiste et républicain que je me permets de réagir car je considère que l’heure est grave.

Dans votre discours, vous avez appelé la France « à faire bloc », en leur assurant que « l'exécutif ne céderait pas face à une guerre que le terrorisme nous livre ».

Cet appel ne sera entendu que si vous affichez votre détermination et votre fermeté pour lutter contre le terrorisme. Les Français veulent avoir la certitude que le gouvernement met tout en œuvre pour les protéger. Jusqu’à ce jour, le peuple a fait preuve d’une infinie patience, d’un remarquable sang-froid face à la barbarie et aux violences quotidiennes qui traversent notre pays. Mais jusqu’à quand cette patience va-t-elle durer ?
Notre démocratie est en danger. Le délitement de la société que l’on a tous constaté, contient des germes de guerre civile. Il ne faut pas non plus exclure un séisme d’une ampleur inconnue que la crise politique et sociale peut provoquer.

Un big-bang politique s’impose de toute urgence. C’est une initiative inédite qui vous appartient et dont vous pouvez avoir l’autorité. Elle doit être solide et durable sur cinq ans sur la question du terrorisme, avec la mise en commun d’un diagnostic partagé et l’apport de réponses politiques prépondérantes. Vous avez d’ailleurs franchi un premier pas lorsque vous avez remercié la gauche comme la droite d’avoir voté le prolongement de l’état d’urgence. Notre pays vit une terrible épreuve. C’est peut-être l’occasion pour vous, Président de la République, de réunir, sans a priori, toutes les forces politiques républicaines. Un geste fort qui permettrait de créer une réelle dynamique. Car un diagnostic vital de la situation de notre pays est obligatoire.

Gauche comme droite doivent nécessairement changer leur logiciel et sortir de leur condition partisane tellement surannée et rejetée par la majorité des électeurs. Il ne faut pas que se reproduise le spectacle minable qu’une partie de la droite nous a servi au lendemain de l’attaque terroriste de Nice, tellement obnubilée par les élections de 2017. Le Parti socialiste avait eu des agissements analogues lors des attentats de Montauban et de Toulouse en 2012.

Les Français, durement éprouvés, en ont plus qu’assez de la vie politique telle qu’elle fonctionne dans notre pays. Le moment est donc venu d’ébranler nos certitudes, nos dérisoires et ridicules querelles politiciennes.

Nous le savons, l’ennemi est immergé au sein de la population et dans nos villes. Le terreau sur lequel les terroristes islamistes nourrissent leur violence est lié aux trafics de drogue, d’armes et à la misère endémique.

Je l’affirme haut et fort : Oui la France est gangrenée par l’islamisme. Depuis les années 1990, nous savons où se loge la radicalisation qui s’est développée et n’a cessé de se renforcer. C’est dans les banlieues que les idéologies islamistes et salafistes se sont implantées. Cette période a connu l’arrivée en masse, d’anciens islamistes algériens du Front islamiste de salut, mais également celle du Groupe islamiste armé (GIA), époque où ils ont quitté l’Algérie en pleine guerre civile (Nice et ses environs sont apparus comme des destinations géographiques évidentes). Personne dans le Rhône, n’a oublié Khaled Kelkal, membre du GIA, impliqué dans plusieurs attentats meurtriers au cours de l’été 1995 dont celui du métro Saint-Michel – huit morts et 117 blessés.

A partir de cette période, une véritable idéologie de rupture et de haine de la France s’est développée, pourrissant la tête de nos gamins et la vie de nos quartiers. Elle s’est insinuée tel un virus idéologique, communautariste, antisémite, complotiste, anti France et anti-blanc, diffusant en continu sa haine de la France. En 2004, j’ai fait expulser de France, l’imam Bouziane de Vénissieux, l’un des responsables salafistes au plan national. Rappelons-nous les trois semaines d’émeute en novembre 2005, sous influence des islamistes. Leur cible prioritaire : brûler des voitures et frapper les symboles de la République. 800 communes touchées. Des milliers de voitures incendiées et des centaines de symboles de la République visés.

Reconnaissons-le honnêtement : Oui, il y a des territoires perdus de la République.

Quand les ghettos sociaux deviennent des ghettos ethniques, le constat est clair : le quartier n’est plus black, blanc beur, c’est le communautarisme qui prédomine et la loi de la charia qui devient la norme dans l’espace public. Certes avec effroi, nous observons que ceux qui applaudissent les crimes et la barbarie à Charlie Hebdo, l’hyper casher et Nice, ont pour héros Kelkal ou Mérah.

Certains de nos adolescents ne se considèrent pas comme étant français. Ils sont d’abord et avant tout musulmans. Ils l’affirment avec arrogance et nous distillent les discours préformatés et victimaires qui leur ont été inoculés. Ce sont les mêmes qui contestent violemment les cours d’histoire, de biologie ou de sciences naturelles. Dans de nombreux territoires de notre pays, sévissent enfermement et endoctrinement qui révèlent la dimension prégnante de l’islam politique. Cette emprise idéologique, culturelle et spirituelle est une entrave à l’intégration républicaine. Elle est toujours sous-estimée, voire ignorée et pèse lourdement sur la communauté musulmane.

C’est cette chape de plomb idéologique qu’il faut faire sauter car elle nourrit l’amalgame. Avec l’islam instrumentalisé, sont mises en avant des revendications ethno-religieuses portées par des jeunes radicalisés, en voie de délinquance, qui deviennent la proie des salafistes.

Monsieur le Président, nous ne pouvons plus tourner autour du pot quoi qu’il en coûte à notre confort personnel, intellectuel et politique avant que la société n’explose. Renforçons les mesures sécuritaires et militaires. Faisons-le sans état d’âme.

Sortons de l’emprise de ceux qui opposent sécurité et liberté et de cet angélisme culpabilisant. Refusons sans ambages les postures désarmantes encore vivaces à gauche, relayées par des médias et des intellectuels, au nom de la culture de la tolérance et du doute, et condamnons les discours gauchistes anti-flics et anti-Etat qui écœurent les classes populaires, dégoûtées par ce catéchisme moral et anti raciste.

Là-aussi, monsieur le Président de la République, le gouvernement ne doit pas transiger. Je pense que nous devons nous diriger vers une concorde nationale.

Droite et gauche doivent s’unir face à cet impératif : assumer le diagnostic commun en définissant l’ennemi intérieur. C’est la seule manière de lutter contre la barbarie de l’idéologie islamiste. C’est ce qu’attend le peuple de France. De l’audace, du courage politique et de la fermeté.
J’ai quelques propositions à vous soumettre :


 

  • Dans l’immédiat, le retour renforcé de l’autorité régalienne de l’Etat et la remise en cause du laxisme pénal. La hausse massive des budgets régaliens et de sécurité est prioritaire dès maintenant. Nous devons apprendre à vivre avec le risque terroriste pour renforcer la cohésion nationale.
  • Lorsque j’étais député, j’avais déposé le 11 mai 2005, la proposition de loi n° 2316 relative à la création d’un service civique national obligatoire, mixte, dès l’âge de 16 ans. C’est peut-être une idée à reprendre afin de renouer avec l’esprit du service militaire de conscription, en finir avec les cloisonnements et la ghettoïsation, recréer la cohésion autour de la Nation et faire revivre l’esprit patriotique.
  • La loi contre le port du voile intégral doit être appliquée. Il ne faut plus tergiverser sur ce sujet. Cela nécessite de véritables moyens dans les commissariats de police concernés mais aussi, d’impliquer directement les responsables du culte musulman dans leur coresponsabilité vis-à-vis de la loi républicaine.
  • Mettre hors d’état de nuire les terroristes potentiels, revoir la question des frontières nationales. Elles sont à réhabiliter en terme de protection. Par ailleurs, il y a obligation de retrouver la maîtrise des flux migratoires. 

J’ai la conviction qu’il nous faut franchir une étape sans précédent pour rétablir l’ordre républicain et redonner à l’État, son autorité et sa légitimité. Voyons ce qui se passe depuis le 14 juillet, voitures brûlées, caillassage, guet-apens, et ces jours-ci dans l’Oise, à Beaumont-sur-Oise et dans les environs. Pour moi il n’y a pas de hasard, tout se tient.

Cette réalité enkystée dans la société depuis plusieurs décennies, entretient ce que j’ai coutume d’appeler une gangrène où tous les oiseaux de malheur, trafiquants et salafistes en profitent pour pourrir la vie et la République. Il faut en finir avec cette banalisation et appliquer la tolérance zéro. Cela va des incivilités, aux actes criminels, en passant par le non-respect de la loi, dans tous les lieux et pour tous les domaines.

Voilà, monsieur le Président de la République, cher François, ce que je souhaitais vous exprimer suite à votre appel.

Dites aux Français que vous avez confiance en eux, comme chef de guerre contre le terrorisme islamiste.

Dites à nos concitoyens musulmans qu’ils doivent se mobiliser autour d’un islam spirituel compatible avec la République et contre ceux qui instrumentalisent leur foi, en dénonçant les intégristes, les idéologies salafistes et les frères musulmans.

Affirmez votre détermination et votre fermeté. C’est un appel à la mobilisation de tous, de tous les instants afin de créer un grand mouvement populaire et citoyen pour un sursaut républicain et un réveil civique.

Car nous avons tous mal à la France.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, Cher François, l’expression de ma haute considération.


André GERIN

SOURCE:

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Prise d'otages dans une église près de Rouen: les deux assaillants «neutralisés», le prêtre tué

26 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #le salafisme, #Terrorisme, #Daesch, #Politique étrangère, #Politique intérieure

L'église de Saint-Etienne-du-Rouvray près de Rouen où a eu lieu la prise d'otages mardi matin.

L'église de Saint-Etienne-du-Rouvray près de Rouen où a eu lieu la prise d'otages mardi matin.

Prise d'otages dans une église près de Rouen: les deux assaillants «neutralisés», le prêtre tué

Alors qu'une prise d'otages était en cours ce matin dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, les deux assaillants ont été "neutralisés", indique le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Selon des sources policières interrogées par Le Figaro, le prêtre de l'église a été égorgé. Une des personnes retenues a été blessée.
 
 

Une opération policière a permis la neutralisation des deux preneurs d’otage. Suivez l’événement en direct.

Une prise d’otage est en cours dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, une commune de Seine-Maritime. « Deux individus armés d’armes blanches sont entrés dans l’église par derrière, et ont pris cinq personnes en otage », indique au Figaro une source policière.

Les otages sont le curé, deux sœurs et deux fidèles. Une autre sœur a pu quitter les lieux et donner l’alerte. La BRI est en cours d’intervention.

EN DIRECT - Deux assaillants ont pris mardi matin en otage un curé, deux soeurs et deux fidèles à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. Suivez l'événement en direct.

A VENIR : Début du direct : le 26/07/2016 à 11:00

EN COURS : Mis à jour à 11:38

TERMINE : Fin du direct : non précisé

à 11:37
Les deux forcenés ont fait irruption pendant la messe
 
Les premiers éléments de l'enquête indiquent que les deux forcenés se sont introduits derrière l'église, pendant la messe qui était suivie par quatre fidèles, dont deux soeurs. L'église est située rue Gambetta. Ils étaient en possession d'armes blanches. Selon des sources policières, au moins l'un des deux forcenés portait une barbe et une chachia, petit bonnet de laine porté par les musulmans.  
à 11:30
Au moins un mort et un blessé dans la prise d'otage
 
Au moins une personne a été tuée dans la prise d'otages dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Selon des sources policières, il s'agit du prêtre qui aurait été égorgé. Un autre fidèle a été blessé. Le ministère de l'Intérieur indique que le bilan pourrait encore être amené à évoluer.
à 11:28
François Hollande se rend sur place
 
Le président de la République se rend sur place, annonce la présidence de la République. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, est aussi en route.
à 11:26
Saint-Etienne-du-Rouvray, une ville de la métropole de Rouen
 
à 11:24
La Brigade de recherche et d'intervention est sur place
 
Les policiers de la Brigade de recherche et d'intervention sont intervenus sur place, appelés par une soeur qui a réussi à quitter l'église au début de la prise d'otage. Ils ont abattu les deux assaillants lorsqu'ils sont ressortis sur le parvis de l'église.
à 11:17
Prise d'otage dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray
 
Deux personnes ont pris en otage mardi quatre fidèles et un prêtre dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. Selon deux sources policières, le prêtre a été égorgé par les assaillants, et une personne a été blessée. Les deux assaillants ont été abattus par la BRI lorsqu'ils sont ressortis par le parvis.
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Des rebelles syriens «modérés» se seraient filmés en train de décapiter un enfant à Alep. Le 19 juil. 2016.

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #l'islamisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Politique étrangère, #Terrorisme, #Daesch

Des rebelles syriens «modérés» se seraient filmés en train de décapiter un enfant à Alep. Le 19 juil. 2016.

Selon des vidéos diffusées sur internet, des rebelles syriens auraient égorgé un enfant d'une dizaine d'années dans la ville d'Alep, au motif qu'il serait un combattant palestinien pro-gouvernement.

Dans une vidéo mise en ligne dans la journée du 19 juillet, cinq hommes peuvent être observés en train de poser à l'arrière d'un pick-up rouge, aux côtés d'un enfant d'environ 10 ans, visiblement effrayé et dont une main est ensanglantée.

L'un des adultes, qui saisit le garçon par les cheveux dans cette vidéo, affirme que celui-ci est un combattant de Liwa al-Quds (La Brigade de Jérusalem), une milice palestinienne soutenant le gouvernement syrien. Le même homme apparaît dans une autre vidéo diffusée dans la journée, où on le voit décapiter l'enfant à l'arrière du pick-up, alors que celui-ci est allongé sur le ventre.

D'après le site pro-rebelles Enab Baladi cité par la BBC, l'enfant aurait été capturé à Handarat, dans le nord de la ville syrienne d'Alep, par les combattants d'un groupe insurgé appelé Mouvement Nour al-Din al-Zinki (ou Harakat Nour al-Din al-Zenki). La zone, qui abrite un camp non-officiel de réfugiés palestiniens du nom d'Ein El Tal, a été le théâtre d'intenses combats entre les forces pro-gouvernementales et les rebelles le 19 juillet.

Le site a également rapporté les propos publiés sur Facebook par Yasser Ibrahim Youssef, un membre du bureau politique du Mouvement Nour al-Din al-Zinki, assurant qu'une commission de justice indépendante avait été chargée d'enquêter sur cet événement sinistre.

Un groupe rebelle financé par la coalition internationale menée par les Etats-Unis

Le groupe rebelle est, déjà, dans le collimateur des ONG de défense des droits de l'Homme. Début juillet, un rapport d'Amnesty International avait fait état d'un certain nombre d'exactions commises par le Mouvement Nour al-Din al-Zinki, parmi lesquelles des actes de torture.

Dans le cadre de sa lutte contre le gouvernement syrien, la faction antigouvernementale a reçu une aide financière et militaire de la coalition internationale menée par les Etats-Unis. Le groupe avait notamment reçu des missiles anti-chars américains.

Interrogé en conférence de presse suite à la diffusion de ces vidéos choquantes, le porte-parole du département d'Etat américain – l'équivalent du ministère des Affaires étrangères en France – Mark Toner a annoncé que les Etats-Unis feraient à tout le moins une «pause», si ce n'est un arrêt permanent de l'appui octroyé à ce groupe, si l'enquête déterminait la responsabilité de membres de cette faction dans cette exaction.

 

Lire aussi : Syrie : Amnesty dénonce des crimes de guerre commis par des rebelles soutenus par les Etats-Unis

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«Les «islamistes modérés», cela ne veut rien dire». Le 22 juil. 2016

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #L'armée française, #Politique étrangère, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

«Les «islamistes modérés», cela ne veut rien dire». Le 22 juil. 2016

Que trouve-t-on derrière la fameuse idée d'«opposition syrienne modéré»? Est-elle vraiment si loin du djihadisme ? Randa Kassis, co-auteur avec Alexandre del Valle du livre «Le Chaos Syrien», se penche sur la question pour RT France.

RT France : Un jeune garçon a été décapité par l’opposition syrienne considérée comme modérée. La vidéo de cet acte a été publiée le 19 juillet sur internet. Comment peut-on définir ce qu'est l’opposition syrienne modérée et ce qui ne l’est pas ?

Un islamiste signifie un djihadiste potentiel

Randa Kassis (R. K.): D’abord, l’appellation de «rebelles modérés» ou d’«opposition modérée» a été donnée à l’époque aux rebelles islamistes et à la coalition nationale syrienne soutenue par l’Occident. Cela voulait dire «islamistes modérés» et pas laïques ou opposants modérés. Désormais, «modéré», cela ne veut rien dire, parce que malheureusement cela a été utilisé de telle façon qu’aujourd’hui moi, franchement, j’ai honte de dire que je suis une opposante modérée. Je suis une opposante laïque, politique, qui lutte pour un changement progressif en Syrie, de concert avec la Russie. «Modéré» n’a aucun sens aujourd’hui, parce que tous les islamistes «modérés», qui ont été soutenus et armés par les Etats-Unis et l’Occident sont islamistes avant d’être modérés. Nous avons vu l’égorgement - l’enfant n’a pas été décapité, mais égorgé - par un mouvement soi-disant islamiste modéré, soi-disant une branche de l’Armée syrienne libre qui démontre encore une fois qu’il en s'agit pas là de personnes avec qui on peut négocier. Ca fait des années que je le dis, il n’y a pas de rebelles armés islamistes modérés, cela n’existe pas. Un islamiste signifie un djihadiste potentiel, il faut le dire clairement aujourd’hui et être suffisamment courageux pour le dire.

Je ne crois pas qu’il y ait une vraie volonté des Etats-Unis de combattre les islamistes modérés 

 

 

RT France : Il y a eu récemment une rencontre entre John Kerry et Sergueï Lavrov lors de laquelle leurs positions se sont rapprochées concernant l’opposition dite modérée. Pensez-vous que ce rapprochement puisse avoir un certain effet dans la lutte contre l’Etat Islamique et les islamistes dits modérés ?

R. K. : Je ne crois pas qu’il y ait une vraie volonté des Etats-Unis de combattre les islamistes modérés. Nous avons vu des exactions de la part de ses islamistes modérés, il y a eu l'égorgement de cet enfant. Malheureusement, les Etats-Unis, à mon avis, ne vont pas arrêter, ils n’ont pas de volonté de trouver une solution progressive pour la Syrie. J’ai beaucoup de confiance en la politique russe, j’ai toujours cru que la Russie était un espoir pour le peuple syrien, elle peut présenter un changement progressif, il faut le faire par étapes.

La coalition occidentale n'est pas pour une solution politique mais pour une solution militaire, ils ne savent pas négocier

Pour commencer un processus politique, il faut être réaliste. |...] Il faut y aller tout doucement pour protéger aussi la population syrienne de ces islamistes-là. C’est ce que signifie le processus politique. Jusqu’à aujourd’hui, l’Occident soutient farouchement la coalition qui n’est pas, en réalité une coalition, mais une délégation de Ryad appelée le Haut Comité des négociations. Ces gens-là ne peuvent pas représenter ou défendre de solution progressive et de solution politique, parce qu’ils veulent voir Bachar el-Assad tomber à n’importe quel prix et n’ont même pas un programme, pas de vision, pour savoir qui sera à la place. Ils veulent la chute du régime syrien, mais ils sont tellement faibles que les islamistes, et les autres rebelles qui sont sur le terrain prendront la place. Cette délégation de Ryad est ailleurs, elle ne pourra même pas diriger le pays. Ces gens-là ne sont pas pour une solution politique, ils sont pour une solution militaire, ils ne savent pas négocier. L’Europe s’aligne sur la position de l’Arabie Saoudite, la Turquie est incapable de faire quelque chose pour une solution politique en Syrie.

A chaque fois que les Etats-Unis interviennent dans nos régions, ils y créent le chaos, ce qui les intéresse c’est le chaos avant tout

RT France : Après ce drame du jeune garçon décapité, le département d’Etat américain a déclaré qu’il n'allait pas suspendre son soutien à cette opposition parce qu’il n’y avait pas assez de preuves. Les preuves obtenues, ce groupe islamiste a dit qu'il s'agissait d'une faute, en prétendant avoir cru que ce garçon était un soldat. Pensez-vous que cette explication suffise dans le cadre du soutien aux rebelles de la part des Etats-Unis ?

R. K. : Même si cet enfant travaillait vraiment pour le régime, l’exécuter d’une telle façon est inacceptable, c’est un crime. Il faut quand même être fidèle à ses propres principes : on est contre l’exécution des enfants. En plus, il a été exécuté sans preuve et par égorgement, pour moi c’est un double crime. Nous ne devons pas négocier avec des personnes pareilles. La seule réponse à ces rebelles, c’est tout simplement le combat avec eux, l’extermination, il n’y a pas de dialogue avec des djihadistes potentiels, avec des criminels. Les Etats-Unis peuvent soutenir même les extrémistes islamistes, on l’a vu dans l’histoire, ce n’est pas la première fois, les Etats-Unis ont déjà collaboré avec des islamistes. Les islamistes n’ont pas de principes, ils ne cherchent pas une vraie solution en Syrie, ce n’est pas le cas de tous les Syriens laïques qui veulent quand même un pays capable de protéger la population syrienne et ses minorités. Il faut protéger ces populations-là, mais, malheureusement, ce n’est pas avec les Etats-Unis. A chaque fois que les Etats-Unis interviennent dans nos régions, ils y créent le chaos, ce qui les intéresse c’est le chaos avant tout.

Il faut être encore plus ferme, sinon la France aura un autre attentat, parce que, face à ce laxisme du gouvernement français, les islamistes tenteront encore une fois d’attaquer la France. 

 

RT France : Après l’attentat de Nice, François Hollande a promis d’intensifier la lutte contre l’Etat Islamique. Il y a eu une série de frappes aériennes à Minbej et 30 frappes où les forces militaires se seraient trompées, ayant visé les quartiers majoritairement habités par les civils. Ces frappes sont-elle une sorte de réaction à l’attentat de Nice ?

R. K. : Il faut savoir que, il y a pas mal de temps, ont eu lieu des combats entre les Kurdes et l’Etat Islamique autour de Minbej. Les Kurdes sont soutenus par François Hollande personnellement, ce qui a poussé le président Hollande à bombarder Minbej pour aider les Kurdes à le prendre. Ce n’est pas vraiment une réponse à l’attentat de Nice. La position du gouvernement français, à mon avis, est très mauvaise, parce qu’aujourd’hui on ne parle même pas de l’islamiste qui a fait cet attentat et a été radicalisé, on parle toujours d’un perturbé mental, d’une personne qui n’a rien à voir avec l’islam. Je crois qu’il faut avoir à un moment donné le courage de dire les choses comme elles sont : oui, il y a de l’islam radical, oui, l’islam a besoin d’une réforme, oui, celui qui a commis cet attentat s’est radicalisé et est devenu islamiste djihadiste. Il faut être encore plus ferme, sinon la France aura un autre attentat, parce que, face à ce laxisme du gouvernement français, les islamistes tenteront encore une fois d’attaquer la France.

Frapper après l’attentat, c’était un symbole

RT France : Pourquoi alors bombarder en Syrie si l’auteur de cet attentat s’est radicalisé en France et se trouvait sur le territoire de la France ?

R. K. : Frapper après l’attentat, c’était un symbole, mais la vraie raison c’est quele président français est très proche des Kurdes qui combattent l’Etat Islamique sur le terrain en Syrie. Il a juste trouvé le bon moment de soutenir les Kurdes par un bombardement français à Minbej.

Lire aussi : Syrie : Amnesty dénonce des crimes de guerre commis par des rebelles soutenus par les Etats-Unis

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT

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Erevan était la scène de manifestations pour revendiquer la démission du président arménien.

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #Daesch, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation

Je m'interroge.

L'Arménie n'est pas membre de l'OTAN et elle est alliée à la Russie. Sa position stratégique l'expose à tous les dangers dans l'accomplissement programmé de la théorie du docteur folamour Brezinski .
A y regarder de plus près on verrait certainement poindre une fleur de saison ou une couleur adéquate pour qualifier ce soulèvement populaire spontané.
A y regarder de plus près on pourrait y voir la bonne bouille du Play boy George Soros, habitué qu'il est de financer des actions humanitaires.

A y regarder de près on pourrait voir la dame Nuland distribuer des pains au chocolat aux gentils manifestants. Mais c'est peu probable, elle est très investie dans la présidentielle américaine. Bien qu'elle soit républicaine et néocon elle est pressentie pour être secrétaire d'état aux affaires étrangère de la démocrate Clinton, c'est certainement par solidarité féminine!
A y regarder de près on pourrait voir surgir de nulle part le poing levé, symbole de l'ONG "OTPOR" financée par Soros. Cette dernière est née en Serbie et elle a été utilisée pour faire tomber Milosévic.

Mais ce ne sont que pures spéculations, jamais rien de cela ne peut se produire. C'est une légitime contestation.

Cordialement

Lucien Pons

Lundi 25 Juillet 2016 
Plus de 2000 manifestants ont défilé devant un poste de police contrôlé par les partisans de l'opposition. (Photo d'archives)
Plus de 2000 manifestants ont défilé devant un poste de police contrôlé par les partisans de l'opposition. (Photo d'archives)
 

Les Arméniens ont manifesté à Erevan, la capitale, pour demander la démission du président Serge Sarkisian.

Plus de 2000 manifestants ont défilé devant un poste de police contrôlé par les partisans de l'opposition pour exprimer leur colère contre le gouvernement.

C'est la première manifestation depuis qu'un groupe d'activistes armés a pris le contrôle d'un poste de police et y a retenu en otage plusieurs policiers le 17 juillet. Les otages ont été relâchés mais les activistes occupent encore le bâtiment et exigent la démission de Sarkisian et la libération du chef de l'opposition, Jirair Sefilian, emprisonné depuis le mois de juin.

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Réflexions sur la géopolitique et particulièrement sur la politique étrangère de la France en Syrie.

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Politique étrangère, #L'OTAN., #L'armée française, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #Comité pour une Nouvelle résistance

Acte d'horreur en Syrie, un enfant de 10 ans égorgé par les barbares takfiristes. Réflexions sur la géopolitique et particulièrement sur la politique étrangère de la France.

 Réflexions sur la géopolitique et particulièrement sur la politique étrangère de la France en Syrie.

Bonjour.

 

Avertissement.

 

J'ai repris cette information du site "Les crises". J'ai beaucoup hésité avant de parler de cette horreur, mais je ne supporte plus l'hypocrisie des puissants qui nous gouvernent. Ils font semblant de s'apitoyer après des attentats meurtriers (le 14 juillet à Nice n'échappe pas à la règle).Puis rapidement la politique ignoble de sujétion à l'Empire reprend immédiatement ses droits.

Le discours de François Hollande le vendredi 15 juillet à 4h 30 du matin en atteste. Ses seules réponses sont: Augmenter de 6 mois "l'état d'urgence" et "intensifier les frappes françaises en Syrie et en Irak". L'aviation française a donc bombardé un village syrien du nord d'Alep, résultat: 120 mort civils (femmes, enfants, vieillards essentiellement).

C'est pourquoi afin d'appréhender le problème politique dans toutes ses dimensions, il m'a paru essentiel de permettre à chacun de connaître, s'il le désire, la réalité de notre politique au Moyen Orient.

Mes réticences portaient et portent toujours sur la propension de l'être humain au voyeurisme, ce qui en l'espèce est parfaitement ignoble et condamnable. Mais après de longues réflexions j'ai fait le choix de diffuser ce message.

 

Le message.

 

Devant l’horreur perpétrée par des combattants d’une des branches de l’armée syrienne libre - soutenue et armée depuis le début de la guerre en Syrie (mars 2011) par les gouvernements successifs de la France – nous ne pouvons rester indifférents. Egorger  un enfant de 10 ans à l’arrière d’une camionnette doit nous faire réagir violemment. Ces barbares qui ont rompu tous liens avec l’humanité, doivent être exterminés jusqu’au dernier.

 

Si nous ne réagissons pas, cela veut dire que rien ne peut plus nous révolter ; que nous sommes prêts à  laisser cette barbarie se répandre à travers le monde au risque de livrer notre peuple et nos familles à cette terreur.

 

Revisitons les paroles de la Marseillaise :

 

[…]

Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !

[…]

 

Nous devons dénoncer la politique étrangère honteuse menée par notre pays et dirigée par des ministres encartés soit aux « Républicains », soit chez « les socialistes »: Bernard Kouchner, Alain Juppé, Laurent Fabius, Jean-Marc Ayrault . Elle est restée dans une posture belliqueuse, complètement alignée sur l’Axe du Bien Atlantique.

 

Dans la nuit du 14 juillet 2016 après l’attentat de Nice, notre président  a proposé comme réconfort à la population française meurtrie et sidérée : « Nous allons combattre le terrorisme islamiste de Daesch, nous allons intensifier nos frappes en Syrie et en Irak...". Cela s’est traduit par 120 morts dans un village syrien au nord d’Alep où des civils (principalement des enfants, femmes, vieillards) ont péri sous les bombes de l’aviation française. Pourquoi tant d’acharnement dans l’erreur ? Cela relève-t-il de l’incompétence, de la sujétion absolue à des puissances étrangères, ou tout simplement à l’obsession psychiatrique ?

 

On peut se demander pourquoi le chargé de pouvoir qui est l’hôte du palais de l’Elysée en ce moment ne se rapproche pas de la Russie et du gouvernement légitime de Syrie afin d'optimiser le combat contre les groupes sauvages et sanguinaires de terroristes qui se réclament du salafisme ou du takfirisme ou de toute autre idéologie obscurantiste. N’oublions pas qu’Al Nosra - branche d'Al Qaeda en Syrie, classée parmi les organisations terroristes par l’ONU - faisait du bon boulot en Syrie  selon Laurent Fabius.

 

LE MONDE | 13.12.2012

Extrait :

« En revanche, la décision des États-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que « tous les Arabes étaient vent debout » contre la position américaine, « parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot ». « C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne », a ajouté le ministre. »


En savoir plus sur

http://www.medias-presse.info/apologie-du-terrorisme-laurent-fabius-et-al-nosra/23967#AhvffJ1IUdbYgRWs.99

 

 

Dans le message ci-dessous posté par le site « Les Crises » , ce fait ignoble, révoltant, dépassant notre entendement, est relaté en détail. Dans les commentaires, de nombreux liens sont proposés pour mieux être informés sur les agissements des sbires du mal absolu qui doivent être éradiqués jusqu’au dernier.

https://www.les-crises.fr/des-rebelles-syriens-moderes-ont-decapite-un-enfant/

 

 

Pour une fois de nombreux média ont parlé de cette abomination. Le « Canard Enchaîné du mercredi 20 juillet 2016, sous la plume de Claude Angeli évoque ces faits.  Des extraits dans le lien ci-après

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=315929&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

 

Voici quelques liens.  Les médias ont parlé de la décapitation par ces rebelles :

-Marianne

http://www.marianne.net/syrie-rebelles-moderes-decapitent-enfant-100244607.html

 

-BFMTV

http://www.bfmtv.com/international/syrie-des-rebelles-se-filment-en-train-de-decapiter-un-enfant-pres-d-alep-1008996.html

 

-Médiapart

https://blogs.mediapart.fr/pascal-eychart/blog/220716/decapitation-dun-enfant-de-10-ans-par-des-syriens-moderes

 

Ouest-France.

http://www.ouest-france.fr/monde/syrie/syrie-des-rebelles-vont-enqueter-suite-la-decapitation-dun-enfant-4377669

 

Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/07/20/97001-20160720FILWWW00044-des-rebelles-syriens-ont-decapite-un-enfant.php#

 

Et Amnesty International

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/07/syria-video-showing-beheading-of-boy-further-evidence-of-abuses-by-armed-groups/

 

Le département d’état américain a très vite réagi promettant que si ces exactions étaient confirmées, les Etats-Unis suspendraient leurs aides à ce groupe.

http://www.bbc.com/news/world-middle-east-36843990

http://www.state.gov/r/pa/prs/dpb/2016/07/260261.htm#NORTHKOREA

QUESTION: Okay. Can I ask you about Syria?

MR TONER: Please, of course.

QUESTION: Just for a second, considering there’s a lot of violence going on there.

MR TONER: Yeah, that’s a great example.

QUESTION: I’m wondering if you have seen or you’re aware of this beheading of a child by a group that is supported by the United States.

MR TONER: Yeah. No, thanks. We’ve obviously seen the reports, and we just can’t confirm. We’re seeking more information. We understand from unconfirmed reports that the group, the Free Syrian Army, has appointed a commission to investigate the incident and that they’ve made arrests of those allegedly involved. I’d refer you to – it’s Al Zinki, I guess, is the group --

QUESTION: Yeah.

MR TONER: -- for additional information. But I can only say that it’s an appalling report, and obviously, we’re very concerned certainly if it’s accurate. We’re trying to get more information and more details.

QUESTION: Okay. Is that the kind of thing that could – that if you’re – if you are able to confirm it and if you do get – if you’re able to back up the reports --

MR TONER: Sure.

QUESTION: Is this the kind of thing that would affect assistance, U.S. assistance to this specific group but also just in general to the FSA?

MR TONER: Well, I think we’d take a – if, as you said, if we can prove that this was indeed what happened and this group was involved in it, I think it would certainly give us pause.

QUESTION: It would give you pause?

MR TONER: Well, give us pause about any assistance or, frankly, any further involvement with this group.

QUESTION: So, in other words, so it will draw – there will be some kind of consequence if you’re satisfied that this actually happened?

MR TONER: I can’t – again, I can’t say what that consequence will be, but it will certainly give us, as I said, serious pause and we’ll look at, frankly, any affiliation or cooperation with this group we may have going forward, if these allegations are proven true.

Yes, Samir. And I’ll get to you, I promise.

 

 

 

Où est la réaction française ? Le ministère des affaires étrangères français est-il toujours dans la logique de Laurent Fabius sui prétendait en Décembre 2012 dans le journal « Le monde »  « qu’Al Nosra (ces combattants modérés que nous avons armés et entrainés) fait du bon boulot en Syrie ».

 

La poésie parle plus directement à nos cœurs endormis.

C’est pourquoi que je cite Aragon.

 

La Rose et le Réséda

[…]

Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat

[…]

 

Un jour, un jour

 

[…]
Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

[…]

 

 

Après les attentats de Paris de janvier 2015, de novembre 2015, de Bruxelles et bien d’autres encore, après l’attentat de Nice, notre conscience citoyenne doit se réveiller.

 

Nous devons exiger un changement total de politique. Hélas aucun des partis de gouvernement, englués qu’ils sont dans la soumission à l’Empire atlantique via l’Union européenne, n’est en capacité de changer de cap. Nous ne pouvons plus rester dans ce carcan où la France n’existe plus. Nous devons retrouver notre Liberté, notre Indépendance Nationale, notre Souveraineté Nationale et notre Souveraineté populaire. Nous devons retrouver une diplomatie courageuse et responsable. Nous devons retrouver la maîtrise de notre armée et pour cela sortir de l’OTAN, comme l’avait fait le général de Gaulle en 1966.

 

Toutes ces actions demandent de la détermination et du courage. Le peuple français doit imposer des hommes de bonne volonté afin de libérer le territoire national de la domination étrangère. Comme aux heures sombres de l’occupation nazie notre pays est en danger de disparition. A cette époque, gaulliste et communiste ont uni leurs efforts pour que renaisse la patrie des droits de l’homme. Deux hommes d’exception, Jean Moulin et de Gaulle ont réussi à unir le peuple français et à contrer la colonisation qu’elle soit allemande ou américaine (voir le dernier livre d’Annie Lacroix-Riz : « Aux origines du carcan européen  1900-1960,  La France sous influence allemande et américaine ».

 

,  Ces hommes-là existent aujourd’hui, il suffit de leur permettre de se rencontrer et de travailler ensemble, pour la France.

 

C’est notre seule chance d’éviter le chaos à venir et de mener efficacement cette guerre aux terroristes.

 

Bien cordialement

Lucien Pons

 

 

NOTA : Compléments d’informations

 

La Libye, La Syrie

Une vidéo à voir absolument, elle montre Alep avant et après le carnage des amis de monsieur Fabius.

https://www.facebook.com/DavidAvocadoWolfe/videos/10153625047761512/

Laurent Fabius, El Nosra fait du bon travail

https://www.youtube.com/watch?v=g9FiUF7N-PA

Syrie : un autre éclairage du conflit qui dure depuis 5 ans expliqué par un médecin aleppin (Vidéo)

https://www.youtube.com/watch?v=_2rf5DcM-t0#t=31

le lien ici

 

« La diplomatie française au Moyen-Orient » (14/18) Bruno Guigue.

http://www.academiedegeopolitiquedepa...

https://www.youtube.com/watch?v=aNlOTpPb-24

Scandale : Le terroriste syrien Abdul Razzak Tlass aurait obtenu l'asile politique en France !

https://www.youtube.com/watch?v=bIey21dBSFI

https://gaideclin.blogspot.fr/2016/07/scandale-le-terroriste-syrien-abdul.html

 

 

La France devrait acclamer la victoire de la Russie sur Daesch,


François Hollande est un habitué des déclarations fracassantes (le Bourget: "Mon ennemi c'est la fiance"; Le 15 juillet à Nice: "Nous allons combattre le terrorisme islamiste de Daesch, nous allons intensifier nos frappes en Syrie et en Irak...".
C'est vrai que l'orient est compliqué et qu'avoir détruit la diplomatie française nous n'avons plus les moyens de mener cette guerre aux terroristes.

Les russes font le pari de la culture contre la barbarie. Après avoir libéré Palmyre, il ont organisé un concert philarmonique dans ce lieu symbolique.

 

http://lucien-pons.over-blog.com/2016/07/la-france-devrait-acclamer-la-victoire-de-la-russie-sur-daesh.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_share_auto

 

Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération le 5 mai 2016

https://www.youtube.com/watch?v=zl8rqJ6oD-s

 

La nouvelle intervention illégale de la France en Libye

 

Libye: un hélicoptère des forces spéciales françaises abattu par un missile 9K32 près de Benghazi

https://strategika51.com/2016/07/20/libye-un-helicoptere-des-forces-speciales-francaises-abattu-par-un-missile-9k32-pres-de-benghazi/

 

Le 20 juillet, le ministère français de la défense est bien obligé de reconnaître que 3 membres de la DGSE sont morts en mission secrète en Libye.

http://russiepolitics.blogspot.fr/2016/07/lintervention-illegale-de-la-france-en.html

 

Attentat de Nice :

discours du président François Hollande

https://www.youtube.com/watch?v=CS5mx-I-bug

 

Une caméra dans Nice la nuit du 15 juillet.

https://www.facebook.com/Page.NiceMatin/videos/10155131325852575/

 

Pouvoir et chaos: des questions autour du camion blanc. Par Slobodan Despot

https://fr.sott.net/article/28602-Pouvoir-et-chaos-des-questions-autour-du-camion-blanc

 

Ex-Yougoslavie.

La théorie américaine : « Pour un nouveau siècle américain. En 1992, Paul Wolfowitz, a défini la politique étrangère de Washington :

«le premier objectif de la politique étrangère et militaire américaine doit être d’empêcher la renaissance d’un nouveau rival, sur le territoire de l’ancienne Union Soviétique ou ailleurs. La nouvelle stratégie de défense régionale exige que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile d’étendre sa domination sur une région dont les ressources, placées sous tutelle, suffiraient à générer un pouvoir étendu au monde entier ». («Une puissance hostile» étant dans ce contexte un pays suffisamment fort pour avoir une politique étrangère indépendante de Washington). En 1997, les néoconservateurs ont rédigé leur «Projet pour un nouveau siècle américain».    

Afin de planifier cette domination, la destruction de la Yougoslavie était nécessaire afin d’implanter les bases de l’OTAN. Ce fut le cas du Kosovo qui possède la plus grande base de l’OTAN en Europe, il s’agit du Camp Bondsteel.

Les pourparlers de paix de Rambouillet étaient seulement un paravent afin de faire croire au respect du droit international. La Serbie ne pouvait l’accepter. Résultat, les bombes de l’OTAN ont dévasté la Serbie jusqu’à l’accord sur l’indépendance du Kosovo. Depuis le Kosovo est devenu un état indépendant. Son président est un criminel de guerre, mafieux de son état, l’ami de Bernard Kouchner, je veux parler d’Hacim Thaçi. Selon Clara Del Ponte et Dick Marty, ce triste personnage s’est rendu coupable de trafic s d’organes à la villa Jaune près de Pristina. Malgré ces enquêtes fouillées, cet homme est toujours en place, c’est vrai qu’il est protégé par les Etats-Unis. C’est un peu comme Poroshenko en Ukraine.

Le Kosovo

Cinq centres d'entraînement de terroristes de Daech opérationnels au Kosovo.

http://presstv.ir/DetailFr/2016/07/22/476424/Kosovo-nouveau-fief-de-Daech

Le Kosovo est le berceau de la civilisation serbe. En 1999,  les Etats-Unis, sous la présidence de Bill Clinton avec le soutien du secrétaire d’état Madeleine Albright, ont testé la nouvelle orientation de l’OTAN. Cette armée après son rôle défensif dans la guerre froide est devenue une armée de conquête à la chute de l’URSS. Le tristement célèbre néocon américain, Paul Wolfowitz, a théorisé la nouvelle politique étrangère américaine. Cette nation essentialiste se devait d’imposer la Pax Americana partout dans le monde et surtout là où les intérêts des transnationales américaines étaient en jeu.

Rien d’étonnant donc qu’il y ait des camps d’entrainement de Daech au Kosovo. Ces soldats de l’apocalypse peuvent bien servir dans un avenir proche, peut-être en Europe, allez savoir !

Bosnie Herzégovine

J’oubliais, il y a aussi des implantations de Daech en Bosnie Herzégovine également.

https://francais.rt.com/international/4550-daesh-se-niche-au-plein-coeur-ue

http://lucien-pons.over-blog.com/2015/07/daesh-se-niche-au-plein-coeur-de-l-ue.html

 

La Tunisie

 

Exclusif : ce qui n’a pas été dit sur la visite de Rached Ghannouchi en France

Rached Ghannouchi est un terroriste tunisien de la branche tunisienne des frères musulmans appelé Ennarda. Sous les régimes précédents, il avait perpétré des attentats islamistes en Tunisie et avait été jugé par contumace car il était réfugié en France. Le gouvernement tunisien avait fait la demande d’extradition par le biais d’Interpol. La France est membre d’Interpol, elle devait donc l’extrader, elle ne l’a jamais fait.

 

Aujourd’hui les islamistes sont très influents en Tunisie, nous avons abandonné ce pays aux mains des frères musulmans. Le chef des Frères musulmans tunisiens a été reçu en grande pompe en France pour consolider les relations islamo-socialistes et rendre compte à l’ancienne puissance coloniale de l’état démocratique de la Régence islamique

http://politicus.afrikblog.com/archives/2013/03/24/26724136.html

 

http://www.tunisie-secret.com/Exclusif-ce-qui-n-a-pas-ete-dit-sur-la-visite-de-Rached-Ghannouchi-en-France_a1619.html

 

La Grèce.

 

La vie dans une colonie contemporaine de la dette : la vérité sur la Grèce. Par Michael Nevradakis

http://lesakerfrancophone.fr/la-vie-dans-une-colonie-contemporaine-de-la-dette-la-verite-sur-la-grece

 

Politique générale

Cauchemars de Brzezinski : Russie, Chine et sous l’angle de la vraie guerre

http://lucien-pons.over-blog.com/2016/06/cauchemars-de-brzezinski-russie-chine-et-sous-l-angle-de-la-vraie-guerre.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_share_auto

 

L’OTAN aux frontières de la Russie, UNE NOUVELLE PETITE VIDÉO DE 1'17'', PUBLIÉE PAR RUSSIA TODAY, RÉSUME L'ÉQUILIBRE DES FORCES ENTRE L'OTAN ET LA RUSSIE.

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NICE : Derrière l'émotion, regarder les choses en face (par Marc Jammet)

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Terrorisme, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Publié par El Diablo

 

NICE : Derrière l'émotion, regarder les choses en face (par Marc Jammet)

L'effroyable s'est à nouveau produit, cette fois-ci à Nice, avec son cortège d'horreurs.

L'émotion est immense et nos médias bien-pensants se sont à nouveau empressés de "l'exploiter".

Car, quitte à choquer, si l'émotion est légitime, en rester à cet état n'aidera pas à regarder les choses en face.

Nos médias nous ont ainsi très vite rappelé le Bataclan, Bruxelles, Magnanville, Orlando ... Oubliés les attentats en Tunisie, en Turquie mais aussi en Irak, en Syrie, en Lybie où chaque jour voit son cortège de meurtres beaucoup moins médiatisés en France il est vrai (parce que plus éloignés? Moins occidentaux?).

Regarder les choses en face c'est comprendre qu'aucun état d'urgence, aucun renforcement des peines, aucune vidéosurveillance et encore moins aucune interdiction de manifester n'empêchera un tueur décidé à se suicider en réalisant le plus de dégats possibles de frapper au hasard, hier avec avec un camion, demain avec un couteau ou une autre arme.

Regarder les choses en face c'est aussi tenter de comprendre et discerner les responsabilités.

N'est-il pas ainsi flagrant que ce soient les mêmes qui nous parlent aujourd'hui de "France en guerre", de constitution d'une milice d'état pudiquement camouflée par la "réserve opérationnelle" et qui dans les années 80 soutenaient les "combattants de la Liberté" qu'étaient les Talibans (parce qu'ils avaient l'énorme avantage, via la CIA, de s'attaquer à l'URSS), qui ont à nouveau soutenu en Syrie ces "nouveaux combattants de la Liberté" directement liés à Daesh, qui ont livré aux mêmes à coups de canon la Lybie, fermé les yeux sur les complicités de la Turquie et de l'Arabie Saoudite et qui continuent à se taire face au véritable génocide du peuple kurde (pourtant en première ligne en Syrie face à Daesh) dans lequel le régime d'Erdogan s'engage?

Pour eux l'émotion sert à cela: empêcher si possible de réflechir et surtout ne pas modifier un ordre mondial à conserver.

Regarder les choses en face, c'est tenter de discerner les responsabilités et donc, loin de "l'union sacrée" dans lequel notre gouvernement tente de nous enfermer, exiger que ce dernier modifie radicalement son action internationale.

Et c'est aussi réagir au plus proche.

Car là comme ailleurs les cris de guerre, les boucs-émissaires non seulement ne serviront à rien mais ne pourront qu'empirer la situation.

Dans notre pays où maintenant droite et extrême-droite puis parti socialiste tentent - chacun à leur tour - de nous convaincre qu'il faut être "un gagneur" dans une société capitaliste qu'il ne faut même plus rêver de remettre en cause, je crois au contraire que "prêter attention à l'autre", "prendre du plaisir à donner", la solidarité y compris dans la lutte (et je pense à la loi travail) sont des valeurs à faire vivre.

Elles n'empêcheront sans-doute pas tous les tueurs d'agir mais elles auront l'énorme avantage de les isoler et de leur retirer ce "terreau fertlle" que les va-t-en-guerre leur offrent.

 

Marc Jammet

Conseiller municipal PCF de Mantes-la-Jolie (Yvelines)

SOURCE:

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