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Le blog de Lucien PONS

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La Commission européenne accepte sous conditions d’exempter les Turcs de visa

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La Turquie, #Daesch, #Terrorisme, #L'OTAN., #AMERIQUE

Source : France 24, 04-05-2016

La Commission européenne a donné son feu vert mercredi pour exempter de visa, sous conditions, les Turcs voyageant dans l’espace Schengen. Cette disposition s’inscrit dans le cadre de l’accord entre l’UE et la Turquie sur la crise migratoire.

La Commission européenne a donné mercredi 4 mai son feu vert à une exemption de visa, sous conditions, pour les Turcs voyageant dans l’espace Schengen pour une courte durée. Cette disposition était l’une des conditionssine qua non qu’Ankara avait demandée pour que le pays continue d’appliquer l’accord migratoire signé le 18 mars avec l’Union européenne (UE). En contrepartie, Ankara s’est engagé à lutter contre l’afflux de réfugiés en Europe

Capture d’écran 2016-05-07 à 10.58.05

Ces derniers temps, la Turquie se montrait impatiente face à cette “promesse” européenne – et menacait de remettre en cause le pacte migratoire. “[Nous sommes] un pays qui tient sa parole, il faut bien entendu que l’Union européenne tienne aussi la sienne”, a averti mercredi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu à Ankara.

Le vert définitif de l’UE à l’exemption de visa dépend également de 72 critères que la Turquie doit remplir – qui vont de garanties sur la sécurité des documents d’identité au respect des droits fondamentaux. Ankara a presque rempli la totalité de ces conditions : il ne lui en reste plus que cinq. Lundi soir, le gouvernement turc a approuvé la suppression des visas pour les ressortissants de l’ensemble des 28 États membres de l’UE, une mesure de réciprocité qui constituait l’une des principales exigences de l’Europe (les ressortissants de quelques pays d’Europe de l’Est devaient jusqu’à présent demander un visa pour se rendre en Turquie).

L’adoption du passeport biométrique est l’une des dernières conditions à satisfaire. Mevlüt Cavusoglu a indiqué mercredi sur la chaîne télévisée NTV que la modification de la législation en la matière serait prochainement effectuée.

En 2015, l’Europe a été ébranlée par un nombre sans précédent de 1,25 million de demandes d’asile, déposées principalement par des Syriens, Irakiens et Afghans fuyant la guerre et l’insécurité. Combiné à la fermeture de la route migratoire des Balkans, l’accord avec Ankara a fait baisser la pression sur l’UE, même si la situation reste inquiétante en Grèce, où sont bloqués des dizaines de milliers de réfugiés.

De nombreuses ONG et associations craignent que Bruxelles ne ferme les yeux sur les restrictions de libertés en Turquie. “Ce n’est pas en tournant le dos à la Turquie, que nous verrons des progrès en ce qui concerne le respect des droits de l’Homme, de la liberté de la presse et de l’État de droit”, s’est défendu le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, dans une interview au quotidien italien La Repubblica.

Source : France 24, 04-05-2016

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2 réponses à La Commission européenne accepte sous conditions d’exempter les Turcs de visa

  1. Pascalcs Le 08 mai 2016 à 04h02

    Aboutissement logique de l’à-plat-ventrisme de Merkel devant le maître chanteur Erdogan. Et cerise sur le gâteau, reniement total de Merkel face aux principes de liberté d’expression en autorisant sur ordre du Sultan, la poursuite pénale d’un humouriste allemand ayant osé railler Erdogan.
    Elle qui était en tête, bras dessus, bras dessous, avec Hollande et consors dans le cortège des Charlie.

    link to lefigaro.fr

    Pour sûr, les contres parties economiques pour les entreprises allemandes doivent être juteuses. Comme d’habitude. Le mercantilisme vaudra bien quelques entailles au protocole.

  2. DUGUESCLIN Le 08 mai 2016 à 06h22

    Les djihadistes soutenus par la Turquie, et les trafiquants de l’UCK du Kosovo vont pouvoir s’infiltrer tranquillement chez nous. C’est sans doute ça l’état d’urgence

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250 000 euros d'amende par réfugié refusé : Bruxelles veut imposer la solidarité par la force.

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #Europe supranationale, #l'immigration, #L'Italie., #Grèce, #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch, #AMERIQUE

250 000 euros d'amende par réfugié refusé : Bruxelles veut imposer la solidarité par la force

6 mai 2016

250 000 euros d'amende par réfugié refusé : Bruxelles veut imposer la solidarité par la force.

Après avoir constaté l'échec cuisant des quotas de réfugiés imposés à chaque pays européen, Bruxelles veut instaurer une amende de 250 000 euros par réfugié refusé et par jour. François Gemenne, expert en flux migratoires, analyse cette proposition.

 

RT France : Que pensez-vous de la proposition de la Commission européenne d’instaurer une amende de 250 000 euros par réfugié refusé ?

François Gemenne (F.G.) : C’est une proposition très dissuasive, le montant de l’amende est très élevé. Donc je pense que cela va être très dissuasif à la fois financièrement mais aussi symboliquement puisque cela veut dire qu’un pays, s’il refuse des migrants, serait prêt à payer des sommes assez colossales. C’est aussi triste au fond qu’il faille imposer cela par la force alors que cela devrait être une sorte de mesure de solidarité spontanée entre Etats membres. Je suis un peu triste qu’il faille hélas en arriver là.

RT France : Cette menace adressée aux pays récalcitrants a-t-elle des chances de se concrétiser et d’être votée ?

F.G. : Plusieurs pays ont déjà annoncé qu’ils s’y opposeraient. La Hongrie mène le front. Je pense que la mesure risque de passer assez mal aussi auprès de certains pays comme les Pays-Bas ou le Danemark. Donc il y a a encore beaucoup de chemin avant que la mesure ne soit votée. Pour le moment c’est juste une proposition, et il va falloir encore beaucoup travailler avant que la proposition ne soit votée.

La difficulté c’est quel va être l’accueil des réfugiés dans des pays qui ne veulent pas d’eux

RT France : Depuis le début des quotas imposés par l’UE, les pays d’Europe de l’Est ont refusé de s’y plier. On sait également que ces pays n’auraient pas les moyens de payer cette amende. Cette nouvelle mesure aura-t-elle une véritable utilité ?

F.G. : Non. C’est une façon d’imposer aux pays de prendre des réfugiés. La difficulté c’est quel va être l’accueil des réfugiés dans des pays qui ne veulent pas d’eux. Je crains beaucoup que ce soit au final les réfugiés qui pâtissent de cette absence de solidarité et de coopération en Europe. Cela devrait être une mesure de solidarité naturelle entre Etats membres.

La difficulté du système c’est comment faire venir des réfugiés dans des pays où ils n’ont pas envie d’aller

RT France : Pensez-vous que la France va se retrouver parmi les pays qui respectent leur quota de réfugiés ou qui payent une amende ?

F.G. : Je pense que la France va se retrouver parmi les pays qui respectent leur quota, qu’elle va accepter cette proposition de la Commission européenne. Par contre la grande difficulté en France, c’est que les réfugiés pour le moment ne souhaitent pas venir en France, ils sont davantage attirés par l’Allemagne, le Royaume-Uni ou la Suède. La difficulté du système c’est comment faire venir des réfugiés dans des pays où ils n’ont pas envie d’aller.

RT France : Cette mesure risque-t-elle de diviser davantage les pays de l’UE ?

F.G. : Oui je suis certain que la mesure va diviser davantage l’Europe. Il suffit de voir les premières réactions aux annonces. Malheureusement, imposer la solidarité par la force, par des amendes, ça risque de ne pas marcher je le crains. Alors qu’il faut pourtant parvenir à des mécanismes de relocalisation en Europe, il faut absolument que l’Europe développe une approche commune et une réponse commune à cette question de l’asile. Malheureusement l’imposer par la force ou par des amendes, ça risque de ne pas marcher. C’est toujours compliqué d’imposer la solidarité par la force.

Je n’imagine pas qu’un pays puisse aller jusqu’à menacer de sortir de l’Union européenne, mais après tout, tout est imaginable vu les réactions vues en Europe depuis le début de cette crise

RT France : On parle beaucoup du Brexit en ce moment, peut-on envisager que d’autres pays émettent le souhait de quitter l’Union européenne ?

F.G. : On pourrait l’imaginer mais ça serait quand même assez aberrant que pour une question qui est malgré tout une question symbolique, on parle ici de l’accueil de quelques milliers de personnes, on en arrive à ce niveau de déchirement dans l’Union européenne. C’est assez pathétique. Je n’imagine pas qu’un pays puisse aller jusqu’à menacer de sortir de l’Union européenne, mais après tout, tout est imaginable vu les réactions vues en Europe depuis le début de cette crise, on ne peut rien exclure.

Lire aussi : Crise migratoire : une carte montre comment l'Europe devient une forteresse anti-réfugiés

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT. 

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l'UE met «le fusil sur la tempe» des Etats membres avec l’amende de 250 000 euros par réfugié refusé

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'immigration, #Daesch, #Terrorisme

l'UE met «le fusil sur la tempe» des Etats membres avec l’amende de 250 000 euros par réfugié refusé

Des réfugiés à la frontière syrienno-jordanienne Source: Reuters
Des réfugiés à la frontière syrienno-jordanienne

Quand un pays ne veut ou ne peut pas accueillir des migrants, l’intégration ne se passera pas bien, estime le secrétaire général adjoint de Debout la France et secrétaire départemental des Vosges Laurent Jacobelli.

RT France : Vous avez réagi sur Twitter à la nouvelle proposition de la Commission européenne d’infliger aux pays membres de l’UE une amende de 250 000 euros par réfugié refusé. Pourquoi est-ce «une folie migratoire imposée par Bruxelles» ?

 

Dernière folie de Bruxelles est de vouloir nous imposer l’accueil des migrants

Laurent Jacobelli (L.J.) : Bruxelles se mêle de la vie de nations souveraines et la dernière folie de Bruxelles est de vouloir nous imposer l’accueil des migrants. Ils auront tout essayé : la contrainte morale, le chantage aux frontières et maintenant la menace financière. De quel droit des bureaucrates que personne n’a élus ont-ils décidé du nombre de migrants qui doit arriver en France ? Chaque pays doit être libre de choisir combien de personnes viennent sur son territoire, dans quelles conditions et selon quelles règles. Ce n’est pas ni à Bruxelles, ni - on peut le dire, en l’occurrence - à Berlin, de décider. Imaginez, 250 000 euros par personne, imaginez ce qu’on pourrait faire avec cette somme en France, par exemple pour aider les gens qui dorment dans la rue. L’ordre des priorités de Bruxelles est devenu fou. Il y a une inversion totale des valeurs. Il faut maintenant que les bureaucrates de Bruxelles laissent les pays décider librement de leur sort.

Quand un pays ne veut ou ne peut pas accueillir des migrants, l’intégration ne se passera pas bien

RT France : Les pays de l'Europe de l’Est ont qualifié cette proposition de chantage. Peuvent-ils s’opposer à cette proposition et empêcher qu’elle soit votée ?

L.J. : Bien sûr que non puisque, comme à chaque fois, tout est décidé d’avance. Vous savez sûrement que l’Union européenne décide à quelques-uns, en général Monsieur Juncker, Madame Merkel, et qu’après ils imposent leurs vues. Les pays de l’Est auxquels vous faites référence n’ont évidemment pas les moyens de payer ces amendes. C’est donc une manière de leur mettre le fusil sur la tempe et de leurs dire «vous n’avez pas le choix, vous voulez protéger vos frontières mais nous à Bruxelles on ne le veut pas, et nous allons vous imposer des migrants». C’est une folie parce que, quand un pays ne veut ou ne peut pas accueillir des migrants, l’intégration ne se passera pas bien. Quand il n’y a pas d’emploi, quand il n’y a pas les ressources économiques, quand il n’y a pas l’envie de la population de recevoir des migrants, c’est un contre-sens de croire que l’on peut forcer le pays à accueillir des migrants.

 

Il y a un moment où il va y avoir un réveil des peuples, on le voit en Angleterre avec le Brexit

RT France : A quoi cette mesure peut aboutir ?

L.J. : Les dictateurs et les dictatures vont de loi en loi, de décision en décision, toujours plus loin, pour tester leur pouvoir et puis un jour le peuple se révolte. On l’a vu à peu près partout dans le monde. Il y a quelques jours, l’Union européenne nous obligeait à faire surveiller nos frontières par la Turquie. La Turquie dont la complicité, ou en tout cas la duplicité, vis-à-vis de Daesh est connue. La Turquie qui n’a pas les moyens de surveiller ses frontières. La Turquie qui ne respecte pas les droits de l’homme. Et c’est à la Turquie que nous avons livré le contrôle de nos frontières face aux flux migratoires.

 

L’Union européenne, dans la mesure où elle n’est pas démocratique, est rejetée par les nations démocratiques

On nous a annoncé qu’on allait échanger un migrant contre un migrant, c’est-à-dire qu’un clandestin qui arrivait avant sur le sol européen choisissait sa destination, en général l’Allemagne. Cela a énervé Madame Merkel. Donc aujourd’hui quand un migrant viendra par la Turquie, il sera imposé à un pays, la France, la Pologne, etc. Il n’y aura même plus le choix. Comme tout cela est passé comme une lettre à la poste, l’Union européenne va encore plus loin dans le cynisme, et je dirais même dans la volonté dictatoriale d’imposer ses vues. C’est l’histoire de l’amende de 250 000 euros par migrant. Mais il y a un jour où les peuples vont réagir. Nous, à Debout la France, nous avons lancé une pétition contre cet accord avec la Turquie. En deux semaines, plus de 50 000 personnes l’ont déjà signée pour dire «non, on ne veut pas que l’Union européenne choisisse pour nous, on ne veut pas de ce chantage fait aux migrants avec la Turquie». Il y a un moment où il va y avoir un réveil des peuples, on le voit en Angleterre avec le Brexit, on le voit référendum après référendum... L’Union européenne, dans la mesure où elle n’est pas démocratique, est rejetée par les nations démocratiques.

 

La Turquie ne peut pas être par son histoire, par son comportement actuel vis-à-vis de Daesh et de l’islamisme, un partenaire fiable 

RT France : La crise des réfugiés ne fait que s’aggraver. Comment donc gérer cette crise si la Turquie n’est pas un partenaire fiable ?

L.J. : La Turquie ne peut pas être par son histoire, par son comportement actuel vis-à-vis de Daesh et de l’islamisme, un partenaire fiable. Mais l’Union européenne ne peut pas reconnaître son erreur fondatrice qui est qu’ôter le contrôle aux frontières des pays revient au chaos économique et au chaos migratoire. La seule solution aujourd’hui est que chaque pays rétablisse le contrôle aux frontières et décide de qui peut rentrer chez lui. C’est la seule solution. En France, quand quelqu’un vient sur le territoire français même clandestinement, il n’a pratiquement aucune chance d’être renvoyé chez lui. Donc il faut le contrôle aux frontières par les nations et le respect des lois par les nations. Il faut, dans un deuxième temps, à l’extérieur, faire une chasse implacable à Daesh. Comme l’a d’ailleurs fait la Russie. Mais il faut l’accompagner et détruire le mouvement Daesh. Il faut aider les pays à se développer chez eux, pas chez nous. Ce sont des solutions de bon sens, mais quand on voit les milliards qui sont déversés, six milliards à la Turquie - et cela ne prend d’ailleurs même pas en compte les dix milliards que l’Europe a donné pour l’adhésion de la Turquie - quand on regarde ces sommes colossales qui sont déversées, on se dit qu’elles seraient quand même mieux utilisées en aidant ces pays à se développer. On pourrait investir dans l’armée – on fait le contraire en France – pour exterminer Daesh. Tout est fait à l’envers en fait. On est faible à l’extérieur donc on laisse les migrants fuir de situations souvent terribles, et on est faible à l’intérieur de l’Union européenne puisqu’on laisse des bureaucrates de Bruxelles, qui vivent dans une bulle et qui n’ont pas du tout conscience des répercussions de ce chaos migratoire sur les populations, décider pour nous.

Il faut faire le tri entre les vrais et les faux réfugiés

RT France : Que faire avec les réfugiés qui sont déjà sur le territoire européen ?

L.J. : D’abord, il faut faire le tri entre les vrais et les faux réfugiés. Les médias, à longueur d’interviews et de reportages, nous font croire que tous les migrants fuient la guerre et la persécution. C’est faux. Selon les pays et les études, on remarque que c’est entre 10% et 20% des migrants qui arrivent sur le sol européen. D’abord pour les 80% qui reste, il faut les faire respecter la loi et leur demander de quitter le sol européen. Deuxièmement, il faut faire attention pour comprendre si ceux avec des papiers syriens sont vraiment syriens. L’Allemagne elle-même a reconnu qu’un tiers des Syriens qui sont arrivés sur son territoire n’étaient pas syriens.

 

Sous couvert d’un faux humanisme, nous accueillons tout le monde, ouvrons nos portes, et, finalement, on n’améliore pas le sort de ceux qui ont vraiment le droit au titre de réfugié

Il faut voir qui est réellement réfugié et qui ne l’est pas. Tous ceux qui n’ont aucun droit au droit d’asile doivent être renvoyés chez eux, c’est la loi dans de nombreux pays et c’est la loi en France. Il ne faut pas créer de nouvelle loi, il suffit juste de respecter la loi. Quand on ne respecte pas la loi, être clandestin et entrer par effraction dans un pays c’est violer la loi, il faut appliquer la loi et renvoyer les gens chez eux. Pour les gens qui sont vraiment persécutés et qui ont le dispose du droit d’asile, il faut bien évidemment et dans la stricte limite du droit d’asile, les accueillir et leur permettre de s’intégrer dans la population. Mais paradoxalement, le chaos migratoire dans lequel nous sommes fait que ceux qui ont fui Daesh prennent souvent la même route que des infiltrés de Daesh et se retrouvent dans des pays eux aussi victimes. Sous couvert d’un faux humanisme, nous accueillons tout le monde, ouvrons nos portes, et, finalement, on n’améliore pas le sort de ceux qui ont vraiment le droit au titre de réfugié. 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT. 

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Quatre services de sécurité connaissaient les fournisseurs d’armes de Coulibaly

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La justice, #Terrorisme, #Daesch

Quatre services de sécurité connaissaient les fournisseurs d’armes de Coulibaly

7 MAI 2016 | PAR KARL LASKE

Un nouveau trafiquant présumé, Antoine Denevi, a été interpellé le 13 avril à Malaga où il se cachait après avoir dénoncé son réseau en juin 2014. Huit mois avant l’attaque de l’HyperCacher de Vincennes, la PJ lilloise et la DCRI suivaient donc la filière de remilitarisation d’armes slovaques utilisées par Amedy Coulibaly. Tandis que l’ancien militaire Claude Hermant informait de son côté la gendarmerie et les douanes.

 

« Tiens tant que j’y pense, est-ce que tu pourrais demander à Pierre, s’il peut, de regarder si je ne suis pas recherché en France stp ? » En juin 2015, via cet échange sur messagerie, Antoine Denevi, 27 ans, ancien hooligan, ex-responsable pour le Nord-Pas-de-Calais de l’organisation dissoute Troisième voie, cherchait à savoir s’il était à l’abri. Il s’était installé à Malaga, en Espagne, après avoir dénoncé à la police les activités d’un réseau de vente d’armes remilitarisées auquel il appartenait. Ce réseau avait, sans le savoir, armé Amedy Coulibaly fin 2014. « T’as des soucis ? » lui demande-t-on en réponse. « Bah normalement je suis passé entre les mailles du filet mais je préfère être sûr », répond-il.

Impacts de balles sur la vitrine de l'HyperCacher de la Porte de Vincennes. © ReutersImpacts de balles sur la vitrine de l'HyperCacher de la Porte de Vincennes. © Reuters

Après être resté près d’un an en Espagne, Antoine Denevi a été interpellé le 13 avril à Malaga par des policiers français et espagnols. Remis à la France, il a été mis en examen et incarcéré à Lille le 27 avril. Il a donc rejoint en prison l’ancien militaire français Claude Hermant, incarcéré en janvier 2015, deux semaines après l’attaque de l’HyperCacher de la Porte de Vincennes.

La mise en cause des deux hommes accable désormais les services de sécurité français. En effet, Claude Hermant a révélé, dès son arrestation, avoir été un informateur immatriculé de la Section de recherche (SR) de la gendarmerie et de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Et avoir ainsi infiltré certains réseaux criminels pour le compte de ces services en leur « injectant » des armes. Quant à Antoine Denevi, il a informé la police judiciaire lilloise lors de deux dépositions, les 24 juin et 30 juillet 2014, de l’importation et de la remilitarisation d’armes slovaques, obtenues par Claude Hermant auprès de la société slovaque AFG, et des contacts d’Hermant « avec des gendarmes et des policiers ». Cinq mois avant les attentats.

À la suite de la première déposition de l’ancien hooligan, des planques ont permis à la PJ, dès juillet 2014, de prendre en photo et d’identifier les acheteurs d’armes de ce réseau. Mais un quatrième service de sécurité – outre la gendarmerie, les douanes et la PJ –, la DCRI, était aussi au fait de l’activité du réseau. En mars 2014, la Direction zonale du renseignement intérieur (DZRI) a en effet indiqué à la PJ disposer d’informations faisant état de « l’implication » de Claude Hermant « dans la revente d’armes à feu sur la région Nord-Pas-de-Calais » à partir d’un local utilisé « pour la remise en service d’armes démilitarisées ».

Comme Mediapart l’a déjà souligné (ici et ), la justice ne s’est décidée à agir qu’après les attentats – et l’identification des armes utilisées par Coulibaly. Claude Hermant a été interpellé quinze jours après l’attaque de Charlie Hebdo et de l’HyperCacher, mais la justice antiterroriste a encore attendu onze mois pour faire officiellement le lien etinterroger le Lillois, en décembre 2015. 

Photo d'Antoine Denevi rendue publique par la police espagnole après son arrestation. © DRPhoto d'Antoine Denevi rendue publique par la police espagnole après son arrestation. © DR

Chef du groupuscule Troisième voie pour le Nord-Pas-de-Calais, Antoine Denevi rendait compte par mail de ses activités militantes à son chef, Serge Ayoub, jusqu’à la dissolution du mouvement, à la suite de la mort de Clément Méric, en 2013. Il avait rencontré Hermant, créateur et animateur de la Vlaams Huis (VH, la Maison flamande), lieu de rendez-vous de l’extrême droite identitaire lilloise, avant d’être brièvement employé par ce dernier dans une friterie.

En juin 2014, Denevi explique aux policiers qu’Hermant lui a promis qu’il pourrait être payé grâce aux ventes d’armes qu’il ferait. Il dénonce ses contacts avec le trafiquant belge Christian Halluent qui a fait l’acquisition chez AFG de 174 armes entre juillet 2013 et mai 2014 – parmi lesquelles l’un des fusils d’assaut qui sera utilisé par Amedy Coulibaly. Il livre aussi le nom d’un des plus importants clients du réseau, Samir L., qu’Hermant avait ciblé de même qu’Halluent, en accord avec les gendarmes. Il identifie aussi Samir sur une planche photo : « C’est quelqu’un de très prudent, il est calme, il a du sang-froid. Physiquement, il change souvent d’aspect, je ne lui connais pas de voiture », relate Denevi.

À la question : « Est-ce que Claude est protégé ? », Denevi répond qu’il sait « qu’il a des contacts avec des gendarmes, des policiers de la sûreté urbaine, des douaniers ».« Claude a l’habitude de filmer tous ses rendez-vous, et il conserve ces enregistrements à toutes fins utiles », assure-t-il. Un enregistrement audio d’une réunion avec le douanier Sébastien Lemaire a d’ailleurs été retrouvé.

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Mais depuis, Antoine Denevi est apparu lui-même comme un protagoniste du trafic, en contact avec Samir L. et Christian Halluent. Plusieurs armes remilitarisées, achetées à la firme slovaque AFG par un hooligan dont il est proche, Nicolas B., ont été découvertes lors d’une perquisition, puis lors d’une rixe. Placé en garde à vue, Nicolas B. a avoué qu’il avait commandé une quinzaine d’armes pour un tiers, et l’enquête fait apparaître ses échanges avec Denevi. L’ancien hooligan aurait aussi lui-même commandé des armes chez AFG sous la fausse identité de « Nicolas Sarkozette » (sic), sans émouvoir le moins du monde la firme slovaque.

Selon des correspondances par messagerie versées au dossier d’instruction lillois, l’ancien hooligan se vante d’avoir joué un mauvais tour à Claude Hermant : « C’est l’arroseur arrosé »« on a appliqué ses règles », s’amuse Denevi, qui s’inquiète des représailles. « Quand je remonte, je passe même pas par Lille, vu ce que tout le monde doit penser de moi, confie-t-il. J’ai jamais osé reprendre contact avec personne… On doit penser que je suis une salope… » Mais Claude Hermant « ne bougera pas » avant le procès, tente de le rassurer un ami, « trop risqué pour lui ».

« Puis, faut pas croire, il est seul, approuve Denevi. Y’a pas d’armée avec lui. » « Non, c’est sûr, opine son ami. Après, t’as pas besoin d’une armée pour bouger. Mais bon, […] à part peut-être des extérieurs que je ne connais pas, y’a rien de sérieux. » « C’est clair, mais en cas de soucis, je pense qu’on est aussi capable d’avoir du lourd », certifie Antoine Denevi. L’ancien hooligan assure aussi que l’affaire aura « servi de leçon à tout le monde »« Je ne le referais pas, perso », lâche-t-il dans une sorte d’aveu.

Les armes utilisées par Amedy Coulibaly dans l'HyperCacher. © DRLes armes utilisées par Amedy Coulibaly dans l'HyperCacher. © DR

Le récit de Claude Hermant devant les policiers, le 22 janvier 2015, montre qu’il s’est douté très vite que les armes qu’il avait livrées avaient pu servir aux attentats. « Les dernières actualités que l’on a pu voir sur nos télés, ces événements horribles, je parle bien des attentats de Paris, ont fait tilt dans ma tête, déclare-t-il. En détaillant ce qui a pu paraître dans la presse, et notamment le type d’armes cité, j’ai pris conscience que ces armes avaient pu être des armes que j’ai été amené à fournir à Samir. »

Hermant relate avoir rencontré Samir dix mois plus tôt, à l’occasion« d’opérations d’infiltration pour le compte de la gendarmerie »« Il a établi des commandes, j’ai fait une première transaction. La première chose que j’ai faite, c’est prendre la plaque d’immatriculation de son véhicule. » « Les gendarmes m’ont dit qu’ils prenaient en compte l’information et qu’ils allaient travailler dessus », poursuit-il. « Je lui ai fourni entre 40 ou 45 pièces. Je ne peux vous dire précisément quelle quantité pour chaque type d’armes. […] Pour moi, Samir est encore en possession de VZ 61 [pistolet mitrailleur Scorpio – ndlr] car il m’a demandé récemment 50 cartouches de 7,65. » « Je tiens à vous dire que lorsque je lui ai demandé pour les faits de Paris, s’il était impliqué, il m’a dit qu’après cette dernière commande il allait se mettre au vert », révèle-t-il.

Malgré cette mise en cause très directe, la PJ attendra encore trois mois avant de placer Samir L. en garde à vue. Connu des services de police, l’acheteur présumé nie les faits, avant que des photos d’armes soient retrouvées dans la mémoire du téléphone portable d’un de ses amis. Les juges lillois le mettent en examen le 30 avril 2015. Le même jour que le douanier mis en cause.

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L’Union Européenne a de plus en plus de mal à lutter contre la résurgence de la bête immonde en son sein.

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #l'Allemagne, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #Daesch

L’Union Européenne a de plus en plus de mal à lutter contre la résurgence de la bête immonde en son sein.

Bonjour

L’Union Européenne a de plus en plus de mal à lutter contre la résurgence de la bête immonde en son sein.

Cela se manifeste en Europe de l’Est avec cette curieuse complaisance devant la glorification des nazis dans les pays Baltes.

Cela se manifeste aussi en Pologne lorsque ce pays interdit l’entrée des motards russes en route vers l’Allemagne pour célébrer la victoire sur le nazisme le 9 mai 2016 (le lien ici et ).

Cela se manifeste aussi par ce silence coupable envers l’interdiction faite aux étrangers d’aller à Odessa le 2 mai 2016 pour témoigner leur solidarité devant le massacre de la maison des syndicats le 2 mai 2014 ( les différents liens ici, ici, ici, ici, ici et ).

Cela se manifeste également en Pologne par la criminalisation du parti communiste et la mise en place du délit d’opinion en flagrante contradiction avec les valeurs défendues par l’Union Européenne.

Si nous n’y prenons pas garde cette indifférence deviendra caution de la dictature qui se met en place. On peut décomposer la stratégie en 4 étapes simples ( cette méthode est semblable à celle du NSDAP lorsqu’il a éliminé les communistes en Allemagne lors de son accession au pouvoir en 1933).

Première étape Le communisme est assimilé au nazisme .

Deuxième étape : On interdit le PC et on interdit les commémorations du 9 mai en mémoire de la victoire sur le nazisme.

Troisième étape : On condamne et on emprisonne les communistes et les opposants (voir le poème du pasteur Niemölen*).

Quatrième étape : On élimine physiquement tout opposant et toute opposition.

* Martin Niemöller (1892 1984), pasteur protestant, arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau

Vous trouverez ci-après le message de Monika Karbowska et l’appel de soutien international. N’oubliez pas de signer la pétition en cliquant sur le lien, afin de faciliter votre signature (le texte est en Polonais) vous trouverez en PJ une explication à ce sujet ainsi que les liens pour contacter et écrire aux autorités compétentes. Vous trouverez en PJ le texte du Pasteur Niemolën mort en déportation au camp de Dachau. Vous trouverez également le texte de Monika Karbowska écrit le 3 mai 2015 à Odessa ici.

Amicalement.

Lucien Pons


Chers Ami/es

L’affaire des quatre communistes polonais condamnés sans droit à la défense pour délit d’opinion commence à être connue… mais il n’y a pas encore de soutien véritable.

Voici le texte de la pétition que j’ai traduite et qui existe en Anglais (si vous voulez la diffuser en Anglais à vos réseaux je l’envoie aussi)

Mais aussi je vous envoie un échantillon de ce pourquoi ils sont condamnés. Un texte « ultraviolent » en effet … il s’agit de l’intervention de Beata Karon , une des militante condamnée, au séminaire « Bilan du socialisme réel » qui s’est tenu lors de notre Forum Est Européen de Wroclaw en mars dernier.

Je vous envoie le texte en Français – c’est une petite histoire de l’industrie polonaise et de sa destruction par le capitalisme…

Je serais très heureuse si vous pouviez le publier avec la pétition dans vos blogs et journaux – en effet, non seulement la contribution de ces jeunes a été importantes pour le bilan de la Pologne Populaire mais encore ils ont réprimé pour cela…

Le système commence à se fasciser, jusqu’à présent ils se contentaient de nous priver « seulement », de position sociale, d’emploi, de reconnaissance et d’argent mais là ils y vont franco – comme avant la guerre, les communistes, c’est en prison qu’il faut qu’ils soient !

Bien entendu même si ces jeunes ne sont condamnés qu’à 9 mois de prison ou des travaux d’intérêt général, il s’agit de les casser – on sait bien qui dit casier judiciaire dit interdiction de travailler dans les écoles, le services publics, avec des enfants.. etc

De plus je pense qu’il s’agit de tester, de voir comment on va réagir.

Et il s’agit bien d’un délit d’opinion – ils sont condamnés pour avoir écrit un journal !

Merci pour votre soutien,

Amicalement,

Monika Karbowska

APPEL INTERNATIONAL DE SOUTIEN AUX

MILITANTS DU PARTI COMMUNISTE POLONAIS CONDAMNÉS À LA PRISON POUR „PROPAGATION DU COMMUNISME”

Le 31 mars 2016 quatre militants du Parti Communiste Polonais ont été condamnés par le tribunal de première instance de Dąbrowa Gόrnicza à 9 mois de prison ferme ou à des travaux d’intérêt général ainsi qu’à une forte amende pour avoir „propagé l’idéologie communiste” dans leur magazine „Brzask” et sur leur site internet.

Le tribunal a jugé les militants selon une procédure spéciale appliquée dans les cas de délits dans lesquels „la culpabilité de l’accusé ne pose pas de doute”. Le tribunal n’a pas mené de procès selon la procédure du code pénal, se basant uniquement sur l’acte d’accusation. De ce fait, les accusés ont été privés du droit à la défense alors qu’ils avaient déjà demandé à être jugés selon une procédure pénal normale.

Les militants du KPP (Parti Communiste Polonais) sont accusés sur la base de l’article 256§1 du code pénal: „Qui publiquement fait la propagande pour un système fasciste ou autre totalitaire et appelle à la haine du fait de différences nationales, ethniques, raciales ou liées à la religion sera puni d’une amende, de limitation ou de privation de liberté jusqu’à 2 ans”.

Le pouvoir avait déjà tenté d’ajouter à cet article l’interdiction de présenter publiquement des symboles communistes mais la mobilisation internationale l’avait empéché. Le 19 juillet 2011 le Tribunal Constitutionnel avait rejeté ce projet de loi comme contraire à la liberté d’expression.

Accuser les militants communistes polonais de propagande totalitaire est encore un pas vers la mise à égalité du communisme avec le fascisme afin d’interdire totalement l’activité des communistes.

La procédure pénal contre les communistes polonais avait été mise en route par le député du parti Droit et Justice Bartosz Kownacki en 2013. Le procureur avait alors refusé de traiter la plainte déposée par ce député, mais la procédure pénale s’est accélérée l’année dernière après les élections perdues par ce parti. Le 31 décembre 2015 le Procureur Régional de Katowice a envoyé au Tribunal de 1ère instance de Dabrowa Gornicza un acte d’accusation contenant l’accusation suivante: „Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine „Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.orgce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”...

Les Communistes polonais sont donc condamnés pour avoir poursuivi leur activité statutaire légale!

Les communistes polonais soulignent que l’institution du Procureur de la République est complètement soumise aux instances politiques, c’est à dire aux Ministre de la Justice, Zbigniew Ziobro de Droit et Justice, également nommé Procureur Général. Et il est patent que le pouvoir politique traite l’extrême droite d’une toute autre manière: au moment de la condamnation des rédacteur de „Brzask”, les néofascistes de ONR (Obόz Narodowo Radykalny – Le Rassemblement National Radical) défilait dans la rue pour de Bialystok pour fêter le 82 anniversaire de leur fondation... Ils portaient alors des étandards avec le symboles de la falange, des torches allumées et appelaient publiquement à liquider leur ennemis politiques, c’est à dire faisaient complètement référence au fascisme historique. Malgré cela le Ministère de la Défense a programmé d’armer les fascistes en les intégrant à la nouvelle structure de défense territoriale. Auparavent un tribunal à Czestochowa a relaxé un homme qui faisait commerce de tee-shirts avec inscriptions racistes sans y voir une violation de l’article 256 du code pénal. Dernièrement le Ministère de la Justice et le Procureur Général ont suspendu l’éxécution du jugement d’un nationaliste condamné pour agression sur un policier.

La condamnation à la prison des communistes polonais pour délit d’opinion est lié à la promulgation par le Parlement d’une loi „interdisant de propager le communisme” qui mène actuellement à l’effacement de tous les noms de rues qui font référence à l’histoire du mouvemnt ouvrier et à l’histoire de la Pologne Populaire, ce qui est une destruction sans précédent de la mémoire ouvrière. Pendant ce temps d’Institut de Mémoire Nationale exige que les collectivités territoriales détruisent les monuments commémorant la Libération par l’Armée Soviétiques, y compris les monuments des cimetières des soldats soviétiques tombés sur le territoire polonais.

La destruction des monuments de la mémoire ouvrière et la falsification de l’histoire sont les pratiques les plus évidentes des pouvoir fascistes.

L’Etat bourgeois pense qu’il va terrorise le KPP et les militants communistes polonais par cette répression anti-communiste et que cette campagne anti-communiste va lui profiter. Cependant cette répression est concommittante avec l’augementation de pratiques anti-sociales barbares de l’Union Européenne. La solidarité avec le KPP et le soutien aux communistes persécutés dont l’action se déroule dans des conditions très difficiles, sont très importante pour et doivent devenir massive –chaque protestation devant les ambassades polonaises seront des actions décisives et efficaces.

Les répressions anti-communistes dovient cesser, et les lois anti-communistes abrogées!

À bas la falsification de l’Histoire ouvrière!

Komunistyczna Partia Polski KPP

Parti Communiste Polonais

(lire ici un exemple d'articles incriminés)

Signez la pétition contre la répression!

https://podpisz.to/petycja/rece-precz-od-kpp-antykomunistyczne-przesladowania-musza-ustac,159

Pétition Jointe, quelques outils :

Les cases à remplir écrites en Polonais avec leurs traductions

  1. Imie i nazwisko: Nom Prénom
  2. Ulica I numer domu: Rue et n°
  3. Nieprawidlowy Kod pocztowy: Code postal
  1. Miejscowosc: Ville
  1. Adresse courriel

Texte de la pétition en anglais avec un essai de traduction:

Protest against the criminalization of anti-capitalist Voice
On March 31st the District Court in Dąbrowa Górnicza acting on behalf of the Republic of Poland committed a violation of fundamental right of freedom of speech. The government of III Republic of Poland using the Judiciary declared the war against all progressive forces who protest against capitalism and the new historical policy promoted since 1989 , especially the one followed nowadays by the government of Law and Justice party. The activists of legally registered party –Polish Communist Party ( KPP) – were sentenced to several months imprisonment with forced social works for propagating Marxist science (and idea of Marxism) and social justness.
As left-wing activists we express our surprise at the judgment of the court and we suppose it was issued without knowledge of the subject, without historical knowledge but only under the guidance of the Institute of National Memory ( IPN) and privet beliefs.
The government and its institutions getting closer and closer to the nationalists, tolerate and agree on the activities of far-right organizations calling for hatred, racism and xenophobia , demonstrating on the streets attacking foreigners etc. And at the same time the rulers do not accept, apparently by their limitations, propagations of the idea of the equality, freedom and social justness.
We appeal to all leftists in Poland and all over the world to object to the Ombudsman, Minister of Justice and General Prosecutor. Please sign this petition and lets defend left ideas and the right to propagate them!!
Today KPP but tomorrow all of us!

Protester contre la criminalisation des voix anticapitalistes.

Le 31 mars dernier le Tribunal de District à Dąbrowa Górnicza agissant pour le compte de la République de Pologne a commis une violation du droit fondamental relatif à la liberté d'expression. Le gouvernement de la III République de Pologne, à l'aide de l'appareil judiciaire, a déclaré la guerre contre toutes les forces progressistes qui protestent contre le capitalisme et la nouvelle politique historique promu depuis 1989, surtout celle suivie actuellement par le gouvernement du parti droit et Justice. Les militants du parti légalement enregistré – le parti communiste polonais (KPP) – ont été condamnés à plusieurs mois de prison avec des œuvres sociales d’intérêt général forcés, pour avoir propagé la science marxiste (et l'idée du marxisme) et de la justice sociale.


Comme les militants de gauche, nous exprimons notre surprise devant cet arrêt de la Cour et nous supposons qu'il a été délivré sans connaissance du sujet, sans la connaissance historique, mais uniquement sous la direction de l'Institut de mémoire nationale (IPN) et Troène croyances.


Le gouvernement et ses institutions se rapprochent des nationalistes. Il tolèrent les activités des organisations d'extrême droite appelant à la haine, au racisme et à la xénophobie, attaquer des étrangers dans les rues, etc… Et en même temps, les dirigeants n'acceptent pas la propagation des idées d'égalité, de liberté et de justice sociale.
Nous lançons un appel à tous les progressistes en Pologne et dans le monde entier pour s'opposer à l'Ombudsman, le ministre de la Justice et procureur général. Veuillez signer cette pétition et permettre de défendre les idées de gauche et le droit de propager leur propagande!!
Le KPP aujourd'hui mais demain nous serons tous concernés!

  1. Voilà les contacts pour alerter les autorités:

Kancelaria Prezydenta Rzeczypospolitej Polskiej (Présidence polonaise)
ul. Wiejska 10

00-902 Warszawa

Telefon: (48 22) 695-29-00

Fax: (48 22) 695-22-38

Mail: listy@prezydent.pl

Ministre de la justice de Pologne (section des plaintes) :

skargi@ms.gov.pl

Ambassade de Pologne en France :

Tel. 01 43 17 34 00
Fax. 01 43 17 34 01

paris.amb.info@msz.gov.pl

< https://podpisz.to/petycja/rece-precz-od-kpp-antykomunistyczne-przesladowania-musza-ustac,159 >

Quand ils sont venus chercher... (Martin Niemöller)

Quand ils sont venus chercher... est une citation du pasteur Martin Niemöller (1892–1984) sur la lâcheté des intellectuels allemands au moment de l'accession des Nazis au pouvoir et des purges qui ont alors visé leurs ennemis, un groupe après l'autre.

Texte de Martin Niemöller, ce pasteur protestant, arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau, où il écrivit ces lignes :

Texte initial
«Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.»

Autre version
Quand on a arrêté les communistes, je n'étais pas communiste, je n'ai rien dit ;
Quand on a arrêté les socialistes, je n'étais pas socialiste, je n'ai rien dit ;
Quand on a arrêté les Juifs, je n'étais pas Juif, je n'ai rien dit ;
Quand on est venu m'arrêter, il n'y avait plus personne pour protester.

[Pasteur Niemöller ]« Version Badinter »

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Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération.

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La paix, #Culture, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Daesch, #La nation ., #le nazisme

Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération

5 mai 2016,

Le célèbre chef d’orchestre Valeri Guerguiev va diriger un concert dans l’antique ville de Palmyre pour soutenir la restauration de ce site inscrit à l’UNESCO et rendre hommage aux victimes de la guerre syrienne. Pour des raisons techniques RT France retransmet le concert avec une heure de décalage.

Le célèbre chef d’orchestre Valeri Guerguiev a dirigé ce jeudi 5 mars un concert dans l’antique ville de Palmyre pour soutenir la restauration de ce site inscrit à l’UNESCO et rendre hommage aux victimes de la guerre syrienne.

Ce n’est pas la première fois que la musique classique pourra être entendue dans des ruines : en 1990, trois célèbres ténors, Luciano Pavarotti, Plácido Domingo et José Carreras avaient donné un concert aux Thermes de Caracalla, à Rome, la veille de la finale de la coupe du monde de football organisée en Italie. L’incroyable succès commercial de leur concert a montré que la musique classique n’était pas qu’une musique destinée à l’élite.

La musique classique jouée parmi les antiques bâtiments de Palmyre représente, pour beaucoup de par le monde, un symbole de la victoire de la civilisation sur la barbarie. Il y a seulement quelques semaines, cette perle de l’architecture antique inscrite au patrimoine de UNESCO se trouvait entre les mains des terroristes de Daesh. La ville a subi des dommages irréversibles sous l’emprise des extrémistes : ils ont détruit les temples de Baalshamin et de Baal, ont fait exploser d’autres constructions et statues anciennes.

Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération.

 

L’archéologue Khaled Asaad, chef du département des antiquités de Palmyre, a été exécuté et pendu par les terroristes sur le colonne de l’un des bâtiments à la restauration duquel il avait consacré la plupart de sa vie. L’objectif : dissuader tous les «infidèles» d’admirer de telles ruines. Ces atrocités ne relevaient pas du pur et simple vandalisme : la destruction des édifices a été utilisée dans les vidéos de propagande de l’Etat islamique, et le pillage de monuments historique s’est avéré être un fructueux business : les antiquités de Palmyre ont connu un succès immédiat sur le marché noir.

En savoir plus : RT révèle des documents qui prouvent le trafic d’antiquités entre Daesh et la Turquie

La ville de Palmyre, conquise par Daesh en mai 2015, a été reprise par l’armée du gouvernement syrien soutenue par l’aviation russe le 27 mars, après des combats acharnés qui ont duré plusieurs jours. Dans les jours qui ont suivi la reconquête de la ville, des démineurs russes sont arrivés à Palmyre à la demande du gouvernement syrien pour déminer non seulement les routes, mais aussi les immeubles d’habitation et les monuments historiques. Au total, 2 991 explosifs - dont 432 bombes artisanales - ont été désamorcés, a annoncé la défense russe après la fin des opérations.

Valeri Guerguiev dirige un des orchestres symphoniques les plus connus et les plus prestigieux au monde. Dans un geste symbolique humanitaire, ses musiciens ont déjà joué dans des lieux où de terribles combats se déroulaient. Juste après la fin de la guerre en Ossétie de Sud en 2008 Valeri Guerguiev avait emmené son orchestre à Tskhinval, la capitale d’Ossétie du Sud en ruines, pour rendre hommage aux victimes du conflit. Le chef d’orchestre, s’il est né à Moscou, est d’origine ossète et a passé la majeure partie de son enfance et de sa jeunesse dans le Nord de l’Ossétie.

La performance de Valeri Guerguiev qui a eu lieu sur le site antique de Syrie s'intitule «Prière pour Palmyre» et sa musique vise à faire revivre la ville antique pour célébrer la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie en libérant la ville des troupes de Daesh et soutenir les efforts nécessaires pour restaurer les joyaux architecturaux endommagés.

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Présentation de la Syrie par le Quai d’Orsay

6 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch

Présentation de la Syrie par le Quai d’Orsay

6 Mai 2016

Présentation de la Syrie par le Quai d’Orsay

Quand le Quai d’Orsay t’explique l’Histoire…

Là aussi, niveau propagande délirante, on fait difficilement mieux….

“On avait parfaitement compris, longtemps avant Georges Orwell, qu’il fallait réprimer la mémoire. Et pas seulement la mémoire, mais aussi la conscience de ce qui se passe sous nos yeux, car, si la population comprend ce qu’on est en train de faire en son nom, il est probable qu’elle ne le permettra pas.” [Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions]

Source : France Diplomatie, 02-09-2014

Introduction

Dès mars 2011, à l’instar de ses partenaires occidentaux, la France a appelé au départ du président Bachar al-Assad, et a soutenu l’aspiration du peuple syrien à la démocratie et à la liberté en se mobilisant en faveur d’une transition politique en Syrie. Dans cet esprit, la France a reconnu la Coalition des forces de la révolution et de l’opposition syrienne formée le 11 novembre 2012 à Doha comme « seul représentant légitime du peuple syrien ».

Site de l’ambassade de France en Syrie (fermée depuis mars 2012)

Opposition syrienne

Historique de la révolution

Dès mars 2011, de fréquentes manifestations, principalement à Damas, Deraa, Hama et Homs, ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes pour réclamer des réformes politiques et démocratiques. Dès le premier mois, elles ont été réprimées dans le sang. Le régime a pratiqué une répression à grande échelle : arrestations massives, tirs contre les manifestants pacifiques, tortures, y compris sur des mineurs, perquisitions d’habitations, exécutions. Les principaux foyers de la révolution – notamment Hama, Homs et Deraa – ont été la cible d’une répression d’une extrême violence. Les bombardements par l’armée et les affrontements entre soldats du régime et combattants de l’opposition y ont entraîné la mort de plusieurs milliers de personnes.

Dans ce contexte, certains opposants ont pris les armes. Un groupe de militaires ayant fait défection a annoncé, le 29 juillet 2011, la formation de l’Armée Syrienne Libre (ASL). Elle a bientôt été ralliée par des milliers de civils. Dès l’automne, des affrontements ont eu lieu entre, d’une part, l’ASL et d’autres groupes armés de la contestation, et, d’autre part, les forces de sécurité et les chabbiha – les milices pro-régime.

L’opposition a également cherché à se structurer sur le plan politique : sous la présidence de Burhan Ghalioun, le Conseil national syrien (CNS), fondé à Istanbul le 15 septembre 2011, unifie une grande partie de l’opposition intérieure et extérieure de différentes sensibilités (libérale, islamiste, nationaliste), recevant notamment le soutien des comités locaux de coordination, groupes d’opposition laïcs créés en avril 2011. Le CNS appelle à une transition politique impliquant le départ de Bachar al-Assad.

Bachar al-Assad a entretenu l’illusion de réformes : un référendum sur l’adoption d’une nouvelle constitution a été organisé le 26 février 2012. Le régime a annoncé un taux de participation de 57% ; 89% des Syriens auraient voté « oui ». Ce vote a été suivi d’élections législatives le 7 mai. Mais le régime a été affaibli par la défection de personnalités de premier plan, notamment celles du vice-ministre syrien du pétrole, Abdo Hussammedine, en mars, de Manaf Tlass, haut gradé de l’armée et ami d’enfance d’Assad, en juillet, et de Riad Hijab, Premier ministre depuis à peine plus d’un mois, en août. En outre, des attentats ont frappé l’appareil de sécurité du régime, en particulier celui du 18 juillet, qui a tué quatre hauts responsables de la sécurité, dont le beau-frère d’Assad, Assef Chawkat.

Depuis l’automne 2012, plusieurs évènements ont aggravé le risque d’une déstabilisation régionale : tirs parfois meurtriers hors des frontières syriennes au Liban et en Turquie, incursions de l’armée syrienne au-delà de la frontière Nord avec le Liban, attentat du 19 octobre à Beyrouth, causant la mort du général Wissam al-Hassan, le chef des renseignements libanais et attentat du 27 novembre 2013 à Beyrouth entraînant la mort de Mohammed Chatah,

Structuration de l’opposition

De son côté, l’opposition a poursuivi ses efforts de structuration. Ces efforts ont abouti le 11 novembre 2012 à Doha, avec la formation de la Coalition nationale des forces de la révolution et de l’opposition syriennes, qui englobe notamment les mouvements actifs sur le terrain. La Coalition était présidée à l’origine par un dignitaire sunnite, ancien imam de la mosquée des Omeyyades à Damas, le cheikh Ahmad Moaz al-Khatib, opposant de longue date. Ahmad al-Assi al-Jarba lui a succédé à la tête de la Coalition en juillet 2013 et a été réélu en tant que président, lors de l’Assemblée générale de la Coalition du 6 et 7 janvier 2014 à Istanbul. L’Assemblée générale de la Coalition d’avril 2014 avait permis d’élargir son comité politique, qui compte désormais 24 membres. L’Assemblée générale du 6 au 9 juillet 2014 a placé à la tête de la Coalition Hadi al-Bahra, conformément au souhait d’Ahmad al-Jarba.

La Coalition a continué à se structurer en intégrant l’opposition kurde, en novembre 2013, à travers le CNKS (huit nouveaux membres, portant le total des membres de la Coalition à 123 en 2013) et en désignant un gouvernement provisoire (liste au point quatre) dirigé par Ahmed Tomeh. Ce gouvernement, qui a vocation à céder sa place à un gouvernement de transition lorsque celui-ci sera mis en place, est conçu comme un pourvoyeur de services fonctionnant sous l’égide de la Coalition.

Sur le plan humanitaire, l’opposition poursuit une action efficace notamment dans des zones dites « libérées », administrées par des conseils révolutionnaires. Pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire dans les zones libérées, la Coalition a mis en place une Unité de Coordination des Aides (ACU) intégrée au sein du gouvernement provisoire d’Ahmad Tomeh. Lors de la réunion internationale de soutien à la Coalition qui s’est tenue le 28 janvier 2013 à Paris, de nombreux pays se sont engagés à soutenir financièrement cette structure.

Sur le terrain, les révolutionnaires ont pris le contrôle d’ importantes parties de l’Est – vallée de l’Euphrate – et du Nord du pays. Cependant, le régime poursuit une politique d’asphyxie des villes assiégées qui a abouti à la reddition de la vieille ville de Homs, dont l’évacuation, objet d’un accord négocié entre les insurgés et le régime, s’est achevée le 9 mai Les combats demeurent intenses dans certaines de ces zones, et l’aviation syrienne continue de pilonner les zones libérées, tuant de nombreux civils, notamment à Alep. Le régime est également responsable de nombreux sièges qui privent quelque 200.000 personnes d’accès aux vivres et aux médicaments, notamment autour de Damas

L’opposition modérée subit la répression du régime mais aussi les fréquentes attaques des jihadistes. Depuis janvier dernier, de violents combats opposent ainsi l’opposition modérée à l’Etat islamique (EI), anciennement Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et ont fait plusieurs milliers de victimes. Le Chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, a proclamé le rétablissement du califat islamique le 29 juin 2014 sur les territoires contrôlés par l’EI entre l’Irak et la Syrie. La quasi-totalité de la province de Deir Ezzor est aux mains de l’EI, qui poursuit son effort vers l’Ouest et vers les enclaves contrôlées par les Kurdes au nord du pays à la frontière turque. Ces derniers ont importé des renforts de Turquie afin de combattre les jihadistes de l’EI dans la ville kurde assiégée d’Aïn al-Arab.

Le régime syrien, qui avait complaisamment laissé se développer le groupe jihadiste afin de décrédibiliser l’opposition modérée, se confronte désormais à lui dans l’est du pays en bombardant ses positions, notamment depuis les combats autour du champ gazier de Chaar et la prise de la base aérienne de Tabqa par le groupe jihadiste. Ses frappes demeurent cependant d’une ampleur limitée et n’entravent pas la progression du groupe au Nord dans son avancée vers Alep.

Processus de Genève

Le processus politique de négociations inter syriennes (Conférence de Genève) est dans l’impasse, du fait de l’obstruction du régime. Les négociations sont ainsi interrompues de facto depuis le 15 février dernier. Lakhdar Brahimi – l’envoyé spécial conjoint de la Ligue arabe et des Nations Unies – a démissionné le 13 mai 2014. Staffan de Mistura a été nommé le 10 juillet 2014 pour lui succéder, secondé de M. Ramzi Ezzedine, ancien représentant de la Ligue arabe auprès de l’Autriche. Il a pris ses fonctions le 1er septembre. Il devrait chercher à recréer rapidement une nouvelle dynamique politique en vue d’un règlement de la crise.

Situation économique

La crise intérieure, l’isolement régional et les sanctions économiques décidées par l’Union européenne et les Etats-Unis ont conduit à une dégradation de la situation économique en Syrie. Un certain nombre d’hommes d’affaires ont pris leurs distances avec le régime. Les sanctions pétrolières sont efficaces, la Syrie ne parvenant plus à exporter de pétrole, alors que ces exportations représentaient 25% des revenus du régime. Selon le ministre syrien du Pétrole, Souleimane Al-Abbas, la production pétrolière s’est effondrée de 96% depuis le début de la crise. Le régime syrien dépend aujourd’hui de l’Iran pour ses importations de brut.

Les finances publiques sont extrêmement dégradées, et la livre syrienne a été dépréciée de plus de 200% depuis le début de la crise.

Situation humanitaire

Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, la crise syrienne a fait plus de 191.000 morts depuis trois ans. 10 millions de personnes seraient désormais affectés par la crise et nécessiteraient une aide humanitaire d’urgence tandis que 6.7 millions de personnes seraient déplacés à l’intérieur du pays. Les dommages matériels sont également considérables et affectent lourdement le quotidien de la population syrienne : le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies rapporte que 1,2 million de foyers auraient été endommagés dont 400.000 entièrement détruits et que près de 5.000 écoles ne seraient plus en mesure d’accueillir leurs élèves, laissant 1.9 million d’enfants (sur un total de 5.4 million) sans accès à l’éducation. En dépit des appels de l’ONU, l’accès aux populations, dans un contexte sécuritaire très dégradé, reste complexe et aléatoire. Les attaques ciblant les travailleurs humanitaires sont fréquentes et font obstacle à la bonne marche des programmes d’aide à l’intérieur du pays.

Le régime demeure le principal responsable des difficultés entravant l’acheminement de l’aide humanitaire dans tout le territoire syrien. Il prive délibérément et de façon systématique la population syrienne se trouvant dans des zones tenues par l’opposition des biens de première nécessité indispensables à sa survie. Il en résulte le développement de situations de famine et d’épidémies. On observe actuellement notamment la résurgence de la poliomyélite alors que l’épidémie était sur le point d’être éradiquée au niveau mondial. Nonobstant les difficultés d’accès et les contraintes sécuritaires, les opérateurs (Agences, ONG locales et internationales), tentent de poursuivre leur activité sur le terrain.

La situation humanitaire est également très préoccupante hors des frontières syriennes. Dans les pays voisins, l’afflux massif et croissant de réfugiés a des conséquences désastreuses sur les communautés hôtes. Au 15 juillet, le HCR compte plus de 3 millions de réfugiés syriens enregistrés ou en cours d’enregistrement, dont 1.176.971 au Liban, 832.508 en Turquie, 613.252 en Jordanie, 215.303 en Irak et 139.289 en Egypte.

La communauté internationale se mobilise pour venir en aide aux pays voisins de la Syrie et les aider à gérer cet afflux de réfugiés. A cet égard, un Groupe international de soutien au Liban a été mis en place sous l’égide du Secrétariat général des Nations Unies dans l’objectif d’apporter une réponse collective à la crise que traverse ce pays.

Politique extérieure

Ligue arabe

En novembre 2011, la Ligue arabe a décidé le gel de l’adhésion de la Syrie à toutes ses réunions et à ses instances. Le 22 décembre 2011, des observateurs arabes ont été déployés en Syrie, dont la mission était de vérifier la mise en œuvre du plan en quatre volets établi par la Ligue arabe et accepté par Damas, prévoyant notamment l’arrêt de la répression et la libération de tous les prisonniers politiques. Mais la mission, qui s’est déroulée dans un climat de recrudescence des violences, a pris fin officiellement le 12 février 2012. Suite à cette mission, deux points ont été ajoutés au plan de la Ligue : la formation d’un gouvernement d’union nationale et l’effacement simultané de Bachar al-Assad au profit du vice-président Farouk al-Charaa.

En février 2012, la Ligue arabe a demandé à ses Etats membres de mettre fin à toute coopération diplomatique avec la Syrie et elle a décidé, le 25 mars 2013, le principe d’attribuer le siège de la Syrie à la Coalition Nationale Syrienne.Moaz al Khatib, alors président de la Coalition, a représenté le peuple syrien lors du 24ème Sommet de la Ligue tenu à Doha le 26 mars.

Lors de sa réunion ministérielle du 1er septembre 2013, la Ligue arabe a imputé au régime syrien la responsabilité des massacres chimiques du 21 août à Damas et a appelé à prendre des mesures dissuasives à son égard. Elle a également renouvelé son soutien à la Coalition nationale syrienne dans sa résolution du 3 novembre et appelé à ce que les négociations de Genève II débouchent avec succès sur la mise en place d’un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs exécutifs.

Nations Unies

Résolution 2118 (27 septembre 2013)

La fermeté dont la France a fait preuve après les massacres chimiques perpétrés par le régime le 21 août 2013 à Damas a favorisé l’adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité le 27 septembre de la résolution 2118. Celle-ci contraint le régime syrien à démanteler son arsenal chimique et constitue la première résolution adoptée par le Conseil de sécurité depuis le début de la crise syrienne qui impose des obligations à la Syrie en prévoyant des mesures coercitives en cas de non-respect.

L’adoption de cette résolution a elle-même été rendue possible par l’adoption à La Haye, au niveau du Conseil exécutif de l’OIAC, d’un texte qui prévoit un dispositif d’exception, un calendrier contraignant pour la déclaration et la destruction des armes chimiques syriennes, ainsi qu’un processus de vérification précis.

Les derniers stocks d’agents chimiques déclarés par le régime ont été sortis de Syrie le 23 juin. Cette évacuation intervient une semaine avant la date-butoir pour la destruction totale des armes chimiques syriennes. Elle aurait toutefois déjà dû être réalisée depuis plusieurs mois (avant le 31 décembre 2013 ou le 5 février 2014 selon les produits). Damas doit par ailleurs encore s’acquitter de ses obligations de destruction de douze installations de fabrication d’armes chimiques et clarifier les zones d’ombre de sa déclaration initiale. Enfin, le rapport intérimaire de la mission OIAC d’établissement des faits confirme la crédibilité des allégations d’emploi de gaz de chlore et en souligne le caractère systématique. Ses investigations doivent encore se poursuivre. Lors des consultations du Conseil de sécurité du 4 juin 2014, l’ensemble des délégations a appelé à ce que les résultats de la mission soient présentés au Conseil de Sécurité.

La résolution 2118 votée le 27 septembre comporte également un volet politique : elle endosse pour la première fois le communiqué de Genève du 30 juin 2012 et appelle à la tenue d’une conférence internationale sur la Syrie pour mettre en œuvre les principes agréés lors de Genève I.

Résolution 2139 (22 février 2014)

S’agissant de la question humanitaire, face à l’absence d’avancées suite à la déclaration présidentielle adoptée le 2 octobre 2013 à l’unanimité au Conseil de sécurité des Nations Unies qui demandait notamment aux autorités syriennes de faciliter les opérations humanitaires de secours -y compris celles depuis les pays limitrophes et à travers les lignes de front -, le 22 février 2014, la résolution 2139 du Conseil de Sécurité des Nations Unies a été adoptée. Elle contient des demandes précises : l’arrêt de l’emploi indiscriminé d’armes contre les civils, notamment les tirs d’obus et bombardements aériens avec l’emploi de barils d’explosifs ; la levée immédiate des sièges des zones peuplées, notamment dans le quartier de Yarmouk.

La résolution exige le libre acheminement de l’aide humanitaire, y compris l’aide médicale, et l’évacuation rapide, en toute sécurité et sans entrave des civils qui le souhaitent. Elle souligne que les parties doivent s’accorder sur des pauses humanitaires, des jours de tranquillité, des cessez-le-feu localisés et des trêves. En outre, le texte demande un accès de l’aide à travers les lignes de conflit et les frontières des pays voisins et le respect des missions médicales et des soins aux blessés.

Résolution 2165 (14 juillet 2014)

Le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité, le 14 juillet, la résolution 2165 sur l’accès humanitaire en Syrie. Cette résolution autorise l’ouverture de quatre points de passage transfrontaliers depuis la Turquie (Bab al-Hawa et Bab al-Salamé), la Jordanie (Al-Ramtha) et l’Irak (Al-Yarubiyah), en plus de ceux déjà utilisés, sans requérir le consentement du régime syrien. Elle décide également de la création d’un mécanisme de monitoring des Nations Unies, sous l’autorité du Secrétaire Général, pour contrôler le chargement des biens humanitaires dans les convois, depuis les pays voisins de la Syrie et avec leur consentement.

Le mécanisme de surveillance des convois est opérationnel à trois points de passage (Bal al-Hawa, Bab al-Salamé et Al-Ramtha). Neuf convois transfrontaliers ont permis de porter secours à 70.000 personnes pour l’alimentation, 120.000 pour les biens non alimentaires et 190.000 pour les médicaments. Des consultations au CSNU se sont tenues le 29 août sur l’accès humanitaire en Syrie qui font état de progrès mais notent que ceux-ci sont très limités compte-tenu des besoins. Le régime syrien continue à entraver l’accès, fixant notamment de nombreux obstacles administratifs.

Autres résolutions

D’autres organes des Nations Unies ont adopté des résolutions dénonçant les violations des droits de l’homme dont s’est rendu coupable le régime de Damas :

  • L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté six résolutions à ce jour : résolution 66/176 du 19 décembre 2011, condamnant la répression en Syrie ; résolution 66/253A du 16 février 2012, condamnant la répression et soutenant le plan de sortie de crise de la Ligue arabe ; résolution 66/253B du 3 août 2012 condamnant notamment l’utilisation d’armes lourdes par le régime de Damas ; résolution 67/183 du 20 décembre 2012 condamnant la répression et appelant à saisir la justice internationale ; résolution du 15 mai 2013 67/262 condamnant les violations des droits de l’Homme et saluant la création de la Coalition nationale syrienne ; résolution 68/182 du 18 décembre 2013 condamnant l’utilisation d’armes chimiques et souscrivant au Communiqué de Genève.
  • Quinze résolutions ont été adoptées à ce stade par le Conseil des Droits de l’Homme : 1. Résolution du 29 avril 2011 dénonçant avec vigueur les violations massives des droits de l’Homme par le régime syrien et la mort de très nombreux civils. 2. Résolution du 22 août 2011 établissant une commission d’enquête indépendante ; 3. Résolution du 2 décembre 2011, endossant le rapport de cette commission rendu en novembre, qui fait état de « crimes contre l’humanité » commis par le régime syrien, et appelle les Nations Unies à une action appropriée ; 4. Résolution du 1er mars 2012, exhortant notamment Damas à permettre un accès humanitaire ; 5. Résolution du 23 mars 2012, renouvelant notamment le mandat de la commission d’enquête indépendante ; 6. Résolution du 1er juin 2012 condamnant fermement le massacre de Houla et les violations des droits de l’Homme commises par le régime ; 7. Résolution du 6 juillet 2012 condamnant la répression 8. Résolution du 28 septembre 2012 renouvelant notamment le mandat de la commission d’enquête pour six mois ; 9. Résolution du 22 mars 2013 condamnant les crimes commis en Syrie et renouvelant pour une année complète le mandat de la commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme en Syrie. 10. Résolution du 28 mai 2013 sur la détérioration de la situation humanitaire et condamnant le massacre d’al Qusayr 11. Résolution du 29 mai 2013 soutenant le processus politique, condamnant l’usage de la violence, revendiquant l’obligation de rendre des comptes en cas de violation du droit international et appelant tous les Etats à augmenter leur aide humanitaire. 12. Résolution du 14 juin 2013 exigeant un accès immédiat, libre et sans entrave au territoire syrien de la commission d’enquête sur la Syrie et dénonçant la présence de combattants étrangers sur le territoire syrien 13. Résolution du 27 septembre 2013 condamnant les violations des droits de l’Homme, rappelant l’exigence urgente de garantir un accès de la Commission d’enquête internationale au territoire syrien ainsi que l’accès de tous les acteurs humanitaires. 14. Résolution du 28 mars 2014 condamnant les violations graves et systématiques des droits de l’Homme en Syrie, notamment l’usage de la torture, les attaques contre les civils et l’utilisation de la famine et des sièges comme méthode de guerre par le régime de Damas. 15. Résolution du 27 juin 2014 exhortant les parties à s’abstenir d’exercer des représailles et de commettre des actes de violence, notamment de violence sexuelle et de torture, se déclarant profondément préoccupé par les allégations concernant l’utilisation de produits chimiques toxiques ainsi que par la propagation de l’extrémisme et condamnant le déni délibéré d’aide humanitaire aux civils, quels qu’en soient les auteurs.

Union européenne

Depuis août 2011, l’Union européenne appelle au départ de Bachar al-Assad. En mai 2011, elle a adopté les premières sanctions à l’encontre du régime syrien : à ce jour, vingt trains de sanctions ont été adoptés. Ces sanctions prévoient notamment un embargo sur les armes et sur les exportations de pétrole syrien à destination de l’Europe, des sanctions financières et commerciales, ainsi que le gel de fonds et l’interdiction d’entrée sur le territoire de l’UE visant, à ce jour, 191 personnes, ainsi que 53 entités impliquées dans le financement du régime et la répression en Syrie.

Concernant la destruction de l’arsenal chimique syrien, l’Union européenne a confirmé le 17 février 2014 le déblocage de douze millions d’euros au profit du fonds d’assistance de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) pour la destruction des armes chimiques syriennes.

L’UE est également active sur le plan politique. Le Conseil des Affaires étrangères de l’UE du 19 novembre 2012 a salué la formation de la Coalition nationale syrienne, dont les composantes constituent pour l’UE « des représentants légitimes des aspirations du peuple syrien ». A l’initiative de la France, le Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne a adopté le 21 octobre 2013 des conclusions sur la Syrie, qui soulignent l’impératif d’une solution politique en appelant toutes les parties à adhérer publiquement à un processus de transition crédible et à s’engager en vue de la conférence de Genève II.

Le 14 avril 2014, le Conseil de l’Union européenne a réaffirmé, dans ses conclusions sur la Syrie, qu’il ne saurait y avoir qu’une solution politique au conflit syrien et souligné qu’il importe de relancer le processus de Genève. Le Conseil de l’UE s’est dit préoccupé par les tentatives du régime visant à contourner les mesures restrictives de l’UE. Les graves exactions des groupes terroristes présents en Syrie ont été dénoncées. Le Conseil a également déploré que la mise en œuvre de la résolution 2139 du Conseil de Sécurité n’ait pas progressé et est préoccupée par les cas de reddition forcée, imposées par le régime au moyen de sièges. Le Conseil a enfin réitéré son appel en faveur d’un achèvement rapide des transferts d’armes chimiques.

Le 30 août 2014, le Conseil de l’Union européenne a manifesté, dans ses conclusions sur la Syrie et l’Irak, son inquiétude vis-à-vis de la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire en Syrie et en Irak résultant de l’occupation de certaines parties de leur territoire par l’EI. Le Conseil a rappelé à ce titre que la guerre brutale menée par Bachar al-Assad contre son peuple était à l’origine du développement de ce groupe, qui constitue une menace directe pour la sécurité des pays de l’Union européenne.

Sur le plan humanitaire, le montant total mobilisé par l’Union européenne depuis le début de la crise dans le cadre de son budget ECHO est de 515M€, soit 165M€ en 2011, 2012 et 350M€ pour 2013. Cet appui consiste en Syrie à fournir une aide médicale d’urgence, une assistance alimentaire et nutritionnelle, un approvisionnement en eau, des services d’assainissement et d’hygiène, un hébergement et des services logistiques. Dans les pays voisins, ces fonds permettent d’assurer une assistance humanitaire aux réfugiés syriens, notamment des soins de santé, des biens alimentaires, des abris, des kits d’hygiène, des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement.

Depuis le début de la crise, cette aide est répartie à 44% à l’intérieur de la Syrie et à 56% à destination des pays voisins (26% pour le Liban, 22% pour la Jordanie, 4% pour l’Irak, 4% pour la Turquie).

Groupe des Amis du peuple syrien

A l’initiative de la France, un Groupe des Amis du peuple syrien a été constitué en 2012, afin d’accroître la pression diplomatique sur le régime de Bachar al-Assad, montrer son isolement croissant et condamner la poursuite de la répression. Il regroupe à ce stade 115 Etats et organisations, et a déjà tenu cinq plénières à niveau ministériel : à Tunis, le 24 février 2012 ; à Istanbul, le 1er avril 2012 ; à Paris, le 6 juillet 2012 ; à Marrakech, le 12 décembre 2012 et à New-York, le 26 septembre 2013.

Le Core Group, réunissant les 11 pays les plus proches de la Coalition nationale syrienne s’est également réuni à plusieurs reprises : à Rome, le 28 février 2013 ; à Amman, le 22 mai 2013 ; à Doha, le 22 juin 2013 et à Londres, le 22 octobre 2013.

A Marrakech, les Amis, qui ont appelé au départ de Bachar al-Assad, ont reconnu collectivement la Coalition comme le représentant légitime du peuple syrien. Le communiqué publié lors de la réunion de Londres le 22 octobre 2013 appelle à ce que le gouvernement de transition mis en place suite à Genève II soit doté des pleins pouvoirs exécutifs et contrôle toutes les institutions, y compris sécuritaires. Les ministres des Affaires étrangères des onze pays Amis de la Syrie se sont réunis le 12 janvier 2014 à Paris avec une délégation de la Coalition nationale syrienne. Les principaux points du communiqué final portent sur la condamnation des atrocités commises par le régime, notamment les bombardements d’Alep et les blocus qui privent la population d’accès à la nourriture et aux médicaments ; l’appel à une résolution humanitaire du CSNU ; la réaffirmation d’un plein soutien au communiqué ministériel du Core Group du 22 octobre ; la condamnation de la présence de combattants étrangers en Syrie, tant du côté du régime que de l’opposition.

La dernière réunion du Core Group des Amis du peuple syrien s’est tenue le 15 mai à Londres en présence d’Ahmad al-Jarba. Dans son communiqué final, le Core Group, outre la dénonciation de la mascarade électorale du 3 juin, a décidé de prendre des mesures supplémentaires en soutien à la Coalition et à son état-major conjoint. Il tient le régime de Bachar al-Assad responsable du développement du terrorisme, appelle à la saisine de la CPI et à l’augmentation de l’aide transfrontalière.

Mise à jour : 02.09.14

Source : France Diplomatie, 02-09-2014

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Quand les médias pactisent avec l’argent saoudien

29 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La finance dérégulée, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Russie, #Daesch, #Terrorisme

Publié par Jean Lévy

Quand les médias pactisent avec l’argent saoudien

Le Saker Francophone


Le 21 avril 2016 –

Source Moon of Alabama

 

Un article bienvenu du Washington Post explique comment les Saoudiens soudoient la gauche, la droite et le centre: Le gouvernement saoudien a un vaste réseau de firmes de relations publiques et de lobbying aux États-Unis.

Le gouvernement saoudien et ses affiliés ont versé des millions de dollars à des entreprises étasuniennes de relations publiques et de lobbying et à des cabinets juridiques pour accroître la visibilité de leur pays aux États-Unis et aux Nations Unies à un moment crucial pour eux.

[…]

Rien qu’en 2015, ils se sont offert les services de cinq firmes de lobbying et de relations publiques, ce qui montre leur grand désir de renforcer leurs liens avec Washington. Les entreprises ont organisé des rencontres entre les responsables saoudiens, des chefs d’entreprise et des médias américains

Les Saoudiens en ont eu pour leur argent.

Les trois articles suivants sont sortis aujourd’hui. Notez bien leur thème commun, entièrement inspiré par le lobbying:

C’est peut-être vrai qu’ils ont répandu l’idéologie empoisonnée d’al-Qaïda. Mais l’Arabie saoudite est un allié trop précieux contre le terrorisme d’aujourd’hui pour permettre aux Américains ordinaires de faire payer le royaume.

Alors que Téhéran continue à répandre le terrorisme anti-américain à travers le Moyen-Orient, Riyad détient la clé de la stabilité régionale. Ce n’est pas le moment de s’éloigner de la Maison des Saoud.

Les Saoudiens sont très en colère à cause de l’accord nucléaire avec l’Iran, et ils croient que seul le prochain président des États-Unis – que ce soit Hillary Clinton ou même Donald Trump – sera en mesure de rétablir le statut de l’Arabie saoudite comme principal allié de l’Amérique au Moyen-Orient.

  • La palme de la capitulation revient, jusqu’ici, à Bloomberg qui a vendu le numéro de mai de BusinessWeek, y compris sa couverture, à un prince saoudien:

Le projet de 2 milliards de dollars pour sortir l’économie saoudienne de sa dépendance au pétrole – Huit heures entières d’entretien exclusif avec «M. Tout», le Prince Mohammed bin Salman.

Les États-Unis pourraient trouver dans le Prince Mohammed, un allié fidèle et bienveillant dans une région chaotique.

Le clan mafieux saoudien n’est pas seulement corrompu lui-même. Il corrompt massivement les autres. Il les arrose pour les entraîner dans ses crimes, peu importe leur noirceur. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire ces lignes extraites d’un article duWaPo (Washington Post) sur le lobbyisme :

En 2014, les consultants du cabinet de relations publiques Qorvis ont écrit les textes des pages YouTube et Twitter de l’ambassade d’Arabie Saoudite, et ont tenu le compte Twitter de la coalition de l’opposition syrienne.

 Ce sont les Saoudiens qui mettent le plus d’argent dans la guerre contre la Syrie. Ils concourent au développement d’ISIS et d’al-Qaïda, non seulement en Syrie, mais aussi au Yémen et ailleurs. Un ancien ministre saoudien des Affaires étrangères, cité dans le Financial Times d’hier, l’a même reconnu :

Saud al-Faysal, le respectable ministre des Affaires étrangères saoudien, a protesté auprès de John Kerry, le secrétaire d’État américain, en disant : «Daesh [ISIS] est notre réponse [sunnite] à votre soutien à Da’wa» – le parti chiite islamiste aligné sur Téhéran qui est au pouvoir en Irak.

 

Il devrait être acquis que ceux qui pactisent avec les Saoudiens pactisent avec des ennemis.

 

Traduction : Dominique Muselet

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Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry Mots-clefs : Mots-clefsAttentats du 11/09/2001 Commentaire(s) 3 commentaires Imprimer Share Le New York Post est un des plus anciens (ou, selon les critères, le plus ancien) journaux américains, encore publié de nos jours. Il a été créé en 1801. Sa ligne éditoriale est conservatrice. Il tire à près de 700 000 exemplaires… Ca chauffe bien une opinion publique… Source : Paul Sperry, New York Post, le 17/04/2016 nyp Dans son rapport sur les “28 pages”, toujours censurées, impliquant le gouvernement saoudien dans le 11-Septembre, “60 Minutes”, le week-end dernier, a dit que le rôle des Saoudiens dans les attaques a été sous-évalué pour protéger la délicate alliance de l’Amérique avec le royaume riche en pétrole. C’est vraiment un euphémisme. En réalité, l’implication du royaume a été délibérément dissimulée aux plus hauts niveaux de notre gouvernement. Et cette dissimulation va bien au-delà d’enfermer les 28 pages du rapport saoudien dans une chambre forte du sous-sol du Capitole américain. Les enquêtes ont été étouffées. Les complices ont été laissés tranquilles. Les agents responsables de l’enquête que j’ai interviewés à la Joint Terrorism Task Forces [l’unité de lutte contre le terrorisme du FBI, NdT] à Washington et à San Diego, la base avancée de certains pirates de l’air saoudiens, mais aussi les détectives du Département de police du comté de Fairfax (Virginie) qui ont enquêté sur plusieurs pistes concernant le 11 Septembre, disent que pratiquement toutes les routes mènent à l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington, et au consulat saoudien à Los Angeles. Et pourtant, encore et toujours, il leur a été demandé de ne pas remonter ces pistes. L’excuse en général était “l’immunité diplomatique”. Ces sources disent que les pages manquantes du rapport d’enquête du Congrès sur le 11 Septembre – qui comprennent le chapitre entier concernant “le soutien étranger aux pirates de l’air du 11-Septembre” – détaille “les preuves incontestables” réunies par la CIA et le FBI de l’assistance des Saoudiens pour au moins deux des pirates de l’air saoudiens qui étaient installés à San Diego. Certaines informations ont fuité des documents, y compris une frénésie d’appels téléphoniques avant le 11 Septembre entre un des soutiens saoudiens des pirates de l’air à San Diego et l’ambassade d’Arabie saoudite, et le transfert ensuite de quelque 130 000 dollars d’un compte du prince Bandar, ambassadeur saoudien, à un autre soutien saoudien des pirates de l’air à San Diego. Prince Bandar Photo: Reuters Prince Bandar Un enquêteur qui travaillait avec la Joint Terrorism Task Forces de Washington s’est plaint qu’au lieu d’enquêter sur Bandar, le gouvernement américain l’a protégé – littéralement. Il dit que le département d’État a assigné un détachement de sécurité pour protéger Bandar pas seulement à l’ambassade, mais aussi à sa résidence à McLean, en Virginie. La source a ajouté que l’équipe opérationnelle voulait incarcérer un certain nombre d’employés de l’Ambassade, “mais l’ambassade s’est plainte auprès du Procureur” et leurs visas diplomatiques ont été révoqués à titre de compromis. L’ancien agent du FBI John Guandolo, qui a travaillé sur les affaires liées au 11 Septembre et à al-Qaïda pour le bureau de Washington, affirme que Bandar aurait dû être un suspect clé dans l’enquête sur le 11-Septembre. “L’ambassadeur saoudien a financé deux des pirates de l’air du 11 Septembre via une tierce personne,” a affirmé Guandolo. “Il devrait être traité comme un suspect terroriste, tout comme les autres membres de l’élite saoudienne que le gouvernement américain connaît comme finançant actuellement le djihad mondial.” Mais Bandar a la haute main sur le FBI. Après sa rencontre avec le président Bush à la Maison-Blanche le 13 septembre 2001, où les deux vieux amis de famille ont partagé des cigares sur le balcon Truman, le FBI a effacé de la liste des terroristes à surveiller des dizaines d’officiels saoudiens de différentes villes, y compris au moins un membre de la famille d’Oussama ben Laden. Au lieu d’enquêter sur les Saoudiens, les agents du FBI ont servi d’escorte de sécurité pour eux, même si à cette période on savait déjà que 15 des 19 pirates de l’air étaient des citoyens saoudiens. a772_bandar_bush_cheney_2050081722-8697 « Le 13 septembre 2001, le Prince Bandar est reçu sur le balcon Truman de la Maison-Blanche par George W. Bush, Dick Cheney et Condoleezza Rice – probablement pour aider des Saoudiens à fuir les États-Unis… » “Le FBI a été empêché par la Maison-Blanche d’auditionner les Saoudiens que nous voulions entendre,” dit l’ancien agent du FBI Mark Rossini, qui a participé à l’enquête sur al-Qaïda et les pirates de l’air. La Maison-Blanche “les a tirés d’affaire”. De plus, Rossini déclare qu’il a été dit au bureau qu’aucune citation à comparaître ne pouvait être utilisée pour produire des preuves liant au 11 Septembre les Saoudiens suspects sur le départ. Le FBI a dès lors gelé les enquêtes locales qui conduisaient aux Saoudiens. “Le FBI s’est bouché les oreilles à chaque fois que nous mentionnions les Saoudiens,” affirmait Roger Kelly, ancien lieutenant de police du comté de Fairfax. “C’était trop politique pour y toucher.” Kelly, qui a dirigé le Centre de renseignement régional, ajoutait : “Vous pouviez enquêter sur les Saoudiens, mais les Saoudiens étaient ‘hors de portée’.” Photo: AP Photo: AP Même Anwar al-Awlaki, le conseiller spirituel des pirates de l’air, nous a échappé. En 2002, le religieux financé par les Saoudiens, détenu à l’aéroport JFK pour fraude au passeport, a seulement été remis à la garde d’un “représentant de l’Arabie saoudite.” Il a fallu attendre 2011 pour qu’Awlaki soit amené devant la justice – en raison d’une attaque de drone de la CIA. Étrangement, “le rapport de la commission sur le 11 Septembre”, qui a suivi l’enquête du Congrès, ne cite jamais l’arrestation et la remise en liberté d’Awlaki, et ne mentionne Bandar qu’en passant, son nom enterré dans les notes en bas de page. Deux avocats de la commission qui enquêtaient sur le réseau de soutien saoudien des pirates de l’air se sont plaints que leur supérieur, le directeur opérationnel Philip Zelikow, les a empêchés d’émettre des citations à comparaître et de mener des auditions des suspects saoudiens. John Lehman, membre de la commission sur le 11 Septembre, s’est intéressé aux liens entre les pirates de l’air et Bandar, sa femme et le bureau des affaires islamiques de l’ambassade. Mais à chaque fois qu’il a essayé d’obtenir des informations sur ce point, il a reçu une fin de non-recevoir de la Maison-Blanche. “Ils refusaient de déclassifier quoi que ce soit en rapport avec l’Arabie saoudite,” selon Lehman cité dans le livre “The Commission”. Les États-Unis ont-ils sabordé l’enquête sur le soutien étranger au 11 Septembre pour protéger Bandar et les autres membres de l’élite saoudienne ? “Les choses qui auraient dû être faites à l’époque ne l’ont pas été,” affirmait Walter Jones, élu républicain de Caroline du Nord, qui a déposé un projet de loi demandant au président Obama de déclassifier les 28 pages. “J’essaie de vous donner une réponse sans être trop explicite.” Un réformateur saoudien avec une connaissance directe de l’implication de l’ambassade est plus coopératif. “Nous avons fait un allié d’un régime qui a aidé à financer les attaques,” affirmait Ali al-Ahmed de l’Institut pour les affaires du Golfe basé à Washington. “Je veux dire, soyons réalistes.” Source : New York Post, le 17/04/2016 Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source. ==================================== En bonus, lettre de bin Sultan au président de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre… sultan-1 sultan-2 3 réponses à Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry DUGUESCLIN Le 29 avril 2016 à 02h52 Afficher/Masquer Selon Paul Sperry, les officiels saoudiens ont été protégés, alors qu’ils auraient du au contraire faire l’objet d’une enquête concernant une éventuelle implication. Mais l’Arabie Saoudite par princes interposés et leurs protégés wahhabites (qui sont leur bras armé) aurait-elle pris le risque d’un tel attentat qui aurait pu se retourner gravement contre elle? Si les princes d’Arabie Saoudite par wahhabites interposés ont, supposément, permis les attentats, ils ne pouvaient le faire que contre des garanties, ce qui pourrait expliquer leur protection. Si c’est le cas, qui aurait donné ces garanties aux princes concernant l’attentat qui a permis la “guerre du Golfe” souhaitée et programmée par les Etats-Unis? Le 11/09 a bel et bien été le facteur déclenchant nécessaire à la mise en oeuvre de cette politique de soumission des pays du Golfe par des bombardements et des embargos.

29 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #Les média, #Terrorisme, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Le New York Post est un des plus anciens (ou, selon les critères, le plus ancien) journaux américains, encore publié de nos jours. Il a été créé en 1801. Sa ligne éditoriale est conservatrice. Il tire à près de 700 000 exemplaires

Ca chauffe bien une opinion publique…

Source : Paul Sperry, New York Post, le 17/04/2016

nyp

Dans son rapport sur les “28 pages”, toujours censurées, impliquant le gouvernement saoudien dans le 11-Septembre, “60 Minutes”, le week-end dernier, a dit que le rôle des Saoudiens dans les attaques a été sous-évalué pour protéger la délicate alliance de l’Amérique avec le royaume riche en pétrole.

C’est vraiment un euphémisme.

En réalité, l’implication du royaume a été délibérément dissimulée aux plus hauts niveaux de notre gouvernement. Et cette dissimulation va bien au-delà d’enfermer les 28 pages du rapport saoudien dans une chambre forte du sous-sol du Capitole américain. Les enquêtes ont été étouffées. Les complices ont été laissés tranquilles.

Les agents responsables de l’enquête que j’ai interviewés à la Joint Terrorism Task Forces [l’unité de lutte contre le terrorisme du FBI, NdT] à Washington et à San Diego, la base avancée de certains pirates de l’air saoudiens, mais aussi les détectives du Département de police du comté de Fairfax (Virginie) qui ont enquêté sur plusieurs pistes concernant le 11 Septembre, disent que pratiquement toutes les routes mènent à l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington, et au consulat saoudien à Los Angeles.

Et pourtant, encore et toujours, il leur a été demandé de ne pas remonter ces pistes. L’excuse en général était “l’immunité diplomatique”.

Ces sources disent que les pages manquantes du rapport d’enquête du Congrès sur le 11 Septembre – qui comprennent le chapitre entier concernant “le soutien étranger aux pirates de l’air du 11-Septembre” – détaille “les preuves incontestables” réunies par la CIA et le FBI de l’assistance des Saoudiens pour au moins deux des pirates de l’air saoudiens qui étaient installés à San Diego.

Certaines informations ont fuité des documents, y compris une frénésie d’appels téléphoniques avant le 11 Septembre entre un des soutiens saoudiens des pirates de l’air à San Diego et l’ambassade d’Arabie saoudite, et le transfert ensuite de quelque 130 000 dollars d’un compte du prince Bandar, ambassadeur saoudien, à un autre soutien saoudien des pirates de l’air à San Diego.

Prince Bandar Photo: Reuters

Prince Bandar

Un enquêteur qui travaillait avec la Joint Terrorism Task Forces de Washington s’est plaint qu’au lieu d’enquêter sur Bandar, le gouvernement américain l’a protégé – littéralement. Il dit que le département d’État a assigné un détachement de sécurité pour protéger Bandar pas seulement à l’ambassade, mais aussi à sa résidence à McLean, en Virginie.

La source a ajouté que l’équipe opérationnelle voulait incarcérer un certain nombre d’employés de l’Ambassade, “mais l’ambassade s’est plainte auprès du Procureur” et leurs visas diplomatiques ont été révoqués à titre de compromis.

L’ancien agent du FBI John Guandolo, qui a travaillé sur les affaires liées au 11 Septembre et à al-Qaïda pour le bureau de Washington, affirme que Bandar aurait dû être un suspect clé dans l’enquête sur le 11-Septembre.

L’ambassadeur saoudien a financé deux des pirates de l’air du 11 Septembre via une tierce personne,” a affirmé Guandolo. “Il devrait être traité comme un suspect terroriste, tout comme les autres membres de l’élite saoudienne que le gouvernement américain connaît comme finançant actuellement le djihad mondial.”

Mais Bandar a la haute main sur le FBI.

Après sa rencontre avec le président Bush à la Maison-Blanche le 13 septembre 2001, où les deux vieux amis de famille ont partagé des cigares sur le balcon Truman, le FBI a effacé de la liste des terroristes à surveiller des dizaines d’officiels saoudiens de différentes villes, y compris au moins un membre de la famille d’Oussama ben Laden. Au lieu d’enquêter sur les Saoudiens, les agents du FBI ont servi d’escorte de sécurité pour eux, même si à cette période on savait déjà que 15 des 19 pirates de l’air étaient des citoyens saoudiens.

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« Le 13 septembre 2001, le Prince Bandar est reçu sur le balcon Truman de la Maison-Blanche par George W. Bush, Dick Cheney et Condoleezza Rice – probablement pour aider des Saoudiens à fuir les États-Unis… »

Le FBI a été empêché par la Maison-Blanche d’auditionner les Saoudiens que nous voulions entendre,” dit l’ancien agent du FBI Mark Rossini, qui a participé à l’enquête sur al-Qaïda et les pirates de l’air. La Maison-Blanche “les a tirés d’affaire”.

De plus, Rossini déclare qu’il a été dit au bureau qu’aucune citation à comparaître ne pouvait être utilisée pour produire des preuves liant au 11 Septembre les Saoudiens suspects sur le départ. Le FBI a dès lors gelé les enquêtes locales qui conduisaient aux Saoudiens.

Le FBI s’est bouché les oreilles à chaque fois que nous mentionnions les Saoudiens,” affirmait Roger Kelly, ancien lieutenant de police du comté de Fairfax. “C’était trop politique pour y toucher.”

Kelly, qui a dirigé le Centre de renseignement régional, ajoutait : “Vous pouviez enquêter sur les Saoudiens, mais les Saoudiens étaient ‘hors de portée’.”

Photo: AP

Photo: AP

Même Anwar al-Awlaki, le conseiller spirituel des pirates de l’air, nous a échappé. En 2002, le religieux financé par les Saoudiens, détenu à l’aéroport JFK pour fraude au passeport, a seulement été remis à la garde d’un “représentant de l’Arabie saoudite.”

Il a fallu attendre 2011 pour qu’Awlaki soit amené devant la justice – en raison d’une attaque de drone de la CIA.

Étrangement, “le rapport de la commission sur le 11 Septembre”, qui a suivi l’enquête du Congrès, ne cite jamais l’arrestation et la remise en liberté d’Awlaki, et ne mentionne Bandar qu’en passant, son nom enterré dans les notes en bas de page.

Deux avocats de la commission qui enquêtaient sur le réseau de soutien saoudien des pirates de l’air se sont plaints que leur supérieur, le directeur opérationnel Philip Zelikow, les a empêchés d’émettre des citations à comparaître et de mener des auditions des suspects saoudiens.

John Lehman, membre de la commission sur le 11 Septembre, s’est intéressé aux liens entre les pirates de l’air et Bandar, sa femme et le bureau des affaires islamiques de l’ambassade. Mais à chaque fois qu’il a essayé d’obtenir des informations sur ce point, il a reçu une fin de non-recevoir de la Maison-Blanche.

Ils refusaient de déclassifier quoi que ce soit en rapport avec l’Arabie saoudite,” selon Lehman cité dans le livre “The Commission”.

Les États-Unis ont-ils sabordé l’enquête sur le soutien étranger au 11 Septembre pour protéger Bandar et les autres membres de l’élite saoudienne ?

Les choses qui auraient dû être faites à l’époque ne l’ont pas été,” affirmait Walter Jones, élu républicain de Caroline du Nord, qui a déposé un projet de loi demandant au président Obama de déclassifier les 28 pages. “J’essaie de vous donner une réponse sans être trop explicite.”

Un réformateur saoudien avec une connaissance directe de l’implication de l’ambassade est plus coopératif.

Nous avons fait un allié d’un régime qui a aidé à financer les attaques,” affirmait Ali al-Ahmed de l’Institut pour les affaires du Golfe basé à Washington. “Je veux dire, soyons réalistes.”

Source : New York Post, le 17/04/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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En bonus, lettre de bin Sultan au président de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre…

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réponse à Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry

  1. DUGUESCLIN Le 29 avril 2016 
     

    Selon Paul Sperry, les officiels saoudiens ont été protégés, alors qu’ils auraient du au contraire faire l’objet d’une enquête concernant une éventuelle implication.
    Mais l’Arabie Saoudite par princes interposés et leurs protégés wahhabites (qui sont leur bras armé) aurait-elle pris le risque d’un tel attentat qui aurait pu se retourner gravement contre elle?
    Si les princes d’Arabie Saoudite par wahhabites interposés ont, supposément, permis les attentats, ils ne pouvaient le faire que contre des garanties, ce qui pourrait expliquer leur protection. Si c’est le cas, qui aurait donné ces garanties aux princes concernant l’attentat qui a permis la “guerre du Golfe” souhaitée et programmée par les Etats-Unis? Le 11/09 a bel et bien été le facteur déclenchant nécessaire à la mise en oeuvre de cette politique de soumission des pays du Golfe par des bombardements et des embargos.

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Conférence sur la Syrie à Nice le 29 avril 2016. "Regards sur la Syrie après plus de cinq années de guerre par Ayssar Midani ".

27 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La Russie, #Politique étrangère, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

"Regards sur la Syrie après plus de cinq années de guerre par Ayssar Midani ".

Les associations " Comité Valmy" et "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organisent une soirée/débat sur la situation en Syrie le vendredi 29 avril de 18h à 21h à la Maison des Associations, au 12 place Garibaldi à Nice.

Cette conférence, donnée par Ayssar Midani, permettra au public d’avoir un autre regard sur la situation dans ce pays.

Ayssar Midani est une citoyenne franco-syrienne, ingénieur chimiste et expert dans le traitement de l’information. Elle dirige des projets informatique en France depuis 1989. Avant 2013 elle allait très souvent dans ce pays dont elle connait très bien la situation. Elle est rentrée en Syrie en 2013 pour être aux côtés de son peuple et suivre la réalité hors du prisme médiatique français. Elle est présidente d'une association de scientifiques syriens expatriés, Nosstia. Elle est aussi présidente d'une association culturelle franco-syrienne, Afamia.

Déjà le 30 janvier 2013, Ayssar Midani avait donné une conférence sur la Syrie à Nice. Son intervention avait permis alors de préciser les enjeux géopolitiques et économiques de cette guerre. Vous pouvez voir la vidéo ici.

Elle est de retour en France depuis environ un mois. Le 29 avril 2016 elle vient donner une conférence à Nice pour nous informer sur la réalité du terrain. Cela permettra de mieux comprendre la situation dans cette région du monde dévastée par la guerre. Elle nous dira comment le peuple syrien vit et résiste après plus de 5 ans de conflit.

Bien cordialement.

Lucien PONS. Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR

Nota : L'article 1 de la Charte des Nations unies consiste à affirmer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cela signifie le rejet de toute ingérence étrangère. Toute intervention militaire sous quelque forme que ce soit est une violation de ce droit fondamental élaboré après la seconde guerre mondiale afin de garantir la paix entre les différents états.

Conférence sur la Syrie à Nice le 29 avril 2016. &quot;Regards sur la Syrie après plus de cinq années de guerre par Ayssar Midani &quot;.

 

Il n’y avait plus rien. Pourtant, ils ont écrit dans le programme du CNR :

« Unis quant au but à atteindre, les représentants s’engagent à défendre l’indépendance politique et économique de la Nation.

Ils s’engagent à rétablir la France dans sa puissance,  dans sa grandeur et dans sa mission universelle. »

Grande conférence/débat sur

 

La situation en Syrie aujourd’hui.

Comment vit et résiste le peuple syrien après plus de cinq ans de guerre

Par Ayssar MIDANI

le vendredi 29 avril 2016 - NICE  - 

Maison des associations de la place Garibaldi

 

 

Ayssar MIDANI est franco-syrienne, chimiste  et informaticienne. Elle préside une association de  scientifiques syriens expatriés, NOSSTIA, et une association culturelle  euro-syrienne, AFAMIA.

Le 30 janvier 2013 elle avait fait une conférence à Nice sur la situation en Syrie. Travaillant en France elle allait 3 à 4 fois l’an dans son pays. En 2013 elle est rentrée en Syrie pour être à côté de son peuple et suivre la réalité hors du prisme médiatique français. De retour en France depuis 20 jours environ, elle dira comment vit et résiste le peuple syrien après plus de cinq ans de guerre.

En collaboration avec le        

 

                                            

Conférence sur la Syrie à Nice le 29 avril 2016. &quot;Regards sur la Syrie après plus de cinq années de guerre par Ayssar Midani &quot;.

Comité pour une Nouvelle Résistance - CNR Tél 06 82 97 97 77 contactcnr06@laposte.net

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