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Le blog de Lucien PONS

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Syrie: des scientifiques allemands démasquent les positions des médias mainstream

9 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les média, #ISIL

Syrie: des scientifiques allemands démasquent les positions des médias mainstream

Syrie: des scientifiques allemands démasquent les positions des médias mainstream

© Sputnik. Michail Alaedine
 
 

Dans leur déclaration commune, un groupe de professeurs allemands se sont prononcés contre les positions des médias mainstream occidentaux sur la Syrie et le rôle de la Russie et de l'Iran dans le conflit qui secoue depuis près de six ans ce pays proche-oriental, rappelant où cette guerre civile plonge ses racines.

Les membres du conseil scientifique de l'organisation Attac Deutschland, qui s'oppose aux processus de globalisation, constatent dans leur Déclaration sur la guerre en Syrie que la Russie et l'Iran « ont d'abord épuisé toutes les chances de parvenir à un règlement politique du conflit » et ce n'est qu'après qu'ils ont eu recours à une intervention armée.

Le Renversement d'Assad était planifié depuis 2001

 

Les scientifiques qui ont apposé leurs signatures au bas du document, rappellent que, d'après les déclarations de l'ancien commandant des forces de l'Otan en Europe Wesley Clark, tout de suite après les attentats du 11 septembre les États-Unis avaient décidé de renverser les autorités dans sept pays, y compris en Syrie.

 

Depuis 2005 ont été mis en place des conditions dans le but d'atteindre cet objectif, dont « d'innombrables actions médiatiques propagandistes visant le pouvoir d'Assad » et « le financement et la formation d'une armée de djihadistes », qualifiés dans les médias mainstream d'« opposition modérée ».

« Cependant, la majeure partie des forces armées de cette opposition s'apparentaient au système d'Al-Qaïda et aux islamistes radicaux du Front al-Nosra que les médias américains eux-mêmes qualifiaient jusque-là d'organisations terroristes.

 

Or, ce sont ces mêmes groupes qu'on envisageait d'employer pour renverser les autorités syriennes et iraniennes, dit le texte de la déclaration.

 

La Russie ne s'est pas ingérée dans la situation en Syrie tant qu'il s'agissait d'un conflit interne. Moscou n'a pris parti pour le gouvernement syrien que lorsque l'organisation terroriste Daech a réussi par le biais de la « terreur et avec le soutien militaire et logistique des services spéciaux américains, saoudiens et turcs à prendre le contrôle de larges territoires du nord de l'Irak, y compris la ville de Mossoul ».

Attaque de sarin et désarmement chimique

 

Les auteurs de la déclaration considèrent que si en août 2013 le président américain de l'époque Barack Obama a pris la décision surprise d'ajourner une frappe sur la Syrie c'est parce qu'il avait compris qu'il serait impossible de prouver l'implication de Damas dans l'attaque chimique perpétrée à Gouta. Les échantillons de sarin prélevés par des experts ont montré que les substances toxiques ne provenaient pas des arsenaux de l'armée syrienne.

 

Le président US a alors emprunté le plan B: il n'y aura pas de frappes si Assad accepte de détruire tous ses arsenaux d'armes chimiques sous le contrôle de l'Onu.

« Au bout du compte, c'est la Russie (…) qui a profité grâce à son habilité diplomatique de ce changement de cap pour détruire tous les arsenaux d'armes chimiques syriennes avec le concours des États-Unis et la surveillance des Nations unies », est-il indiqué. Toutefois, regrettent les auteurs du document, les médias mainstream n'ont même pas cité cet exemple de la politique pacifiste de Moscou.

« Assad ne peut pas partir »

 

La Russie et l'Iran ont déployé tous leurs efforts pour apporter une solution politique à la crise syrienne, écrivent les auteurs du rapport, rappelant un grand nombre d'initiatives de cessez-le-feu à Alep. Les scientifiques blâment les pays occidentaux et surtout les groupes armés qui ont rejeté toutes les négociations avec le président Bachar el-Assad, posant son départ comme préalable à tout dialogue.

 

Et pourtant, estiment-ils, n'importe que homme politique raisonnable et avisé aurait compris qu'Assad ne peut pas quitter son poste, même s'il le souhaite lui-même.

« Assad représente toutes les confessions et minorités ethniques de Syrie, notamment les alaouites, les chrétiens, les Yézidis et autres — ils soutiennent le régime d'Assad (…) et espèrent qu'il ne cédera pas ses positions et ne libérera pas le champ à Daech qui exterminera inévitablement toutes les minorités religieuses et les alaouites ».

Bonnes et mauvaises bombes

Les auteurs du rapport portent leur attention sur les victimes civiles. D'après leur point de vue, la couverture de ce sujet dans les médias mainstream se caractérise par une étroitesse de vue ainsi que par une position antirusse.

« Bien que nous soyons opposés à une juxtaposition du nombre de morts des deux côtés, suite à une couverture unidimensionnelle et antirusse de ce sujet et à la propagande des médias occidentaux, il convient de rappeler que depuis le mois d'août 2014, 40 000 civils irakiens ont péri sous les bombes de la coalition internationale menée par les États-Unis, soit au moins quatre fois plus qu'à Alep. 15 000 personnes ont trouvé la mort rien qu'à Mossoul », stipule le document.

 

Et d'ajouter que « depuis 1980 les États-Unis à eux seuls ont attaqué, occupé ou bombardé 14 États musulmans. Au cours des deux derniers centenaires, aucun pays musulman n'a jamais attaqué un État occidental ».

 

Ce sont l'Iran et la Russie qui portent toujours le chapeau des coupables, même lors de l'évacuation des groupes armés d'Alep. Mais lorsque des extrémistes ont mis le feu à huit bus syriens, les médias mainstream ont mangé leur langue.

Politique fatale de renversement de pouvoirs

 

Les scientifiques sont extrêmement étonnés par le fait que les médias mainstream non seulement ne critiquent pas, mais ne disent pas un seul mot sur la politique « fatale de renversement de régimes au Proche et Moyen-Orient, menée par les États-Unis ».

 

Et pourtant, les « États manqués », terreaux fertiles pour le terrorisme et principale source du flux de migrants vers l'Europe sont les conséquences de la politique de Washington.

En conclusion, les auteurs du rapport se disent préoccupés par l'émergence d'« une nouvelle guerre froide entre l'Occident et la Russie » et exhortent toutes les institutions civiles à prendre part au débat politique et main dans la main avec les partisans du pacifisme à préconiser des moyens de prévention des conflits et des guerres.

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Panique à bord. Rédigé par Observatus geopoliticus 

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

Panique à bord

7 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Quel spectacle, mes aïeux... Le système impérial et ses relais médiatiques sont passés du mode panique au mode hystérique. Il faut dire que le Donald donne jour après jour un bon coup de pied dans la fourmilière, tout en sachant mener sa barque avec habileté. Jusqu'ici, il a louvoyé avec astuce, changeant de cap mais évitant les écueils de la table rase, donnant quelques miettes au Deep State pour que celui-ci ne se dresse pas uniformément contre lui.

En Syrie, une nouvelle est passée totalement inaperçue : il y a deux jours, l'aviation US a effectué un raid sur Idlib, tuant un commandant d'Ahrar al-Cham. On comprend que la presstituée ait préféré garder le silence : ce groupe salafiste était lyriquement considéré comme "modéré" il y a encore deux mois. Autre occupant de la Maison blanche, autres moeurs...

Puisque nous y sommes, restons un instant en Syrie. A Idlib, donc, la division barbue que nous annoncions a eu lieu autour des deux grands pôles rebelles - Al Qaida (dont la fédération s'appelle désormais Hayat Tahrir al-Cham) et Ahrar al-Cham. Si les combats fratricides ont plus ou moins momentanément cessé, le divorce est acté :

Les groupes modérés sont... nulle part ! La MSN occidentale est... muette.

Un peu plus à l'est, Al Bab est en vue. Nous ne parlons pas des Turcs et de leurs alliés qui la contemplent depuis de très longs mois sans pouvoir la prendre et qui rament pour s'imposer dans les villages environnants - le dernier en date s'appelle Bzaah, qui a changé huit fois de main ! Non, c'est l'armée syrienne qui approche à grande vitesse d'Al Bab par le sud :

C'est la dèche pour Daech, les petits hommes en noir al-babiens étant en passe d'être coupés du reste de leur territoire. Mais la question à un million concerne évidemment la "rencontre" entre l'armée loyaliste et le duo ASL-Turcs, mortels ennemis d'hier. Certes, tout cela a forcément été préparé en amont lors des discussions Poutine-Erdogan, mais il y a un monde entre les corridors du pouvoir et la réalité du terrain, et les haines tenaces ne s'effacent pas du jour au lendemain. Les généraux syriens font d'ors et déjà monter la pression, se disant prêts à en découdre avec l'ASL et les Turcs si nécessaire. Ambiance, ambiance...

Plus au sud, Wadi Barada a été libéré fin janvier. Rappelez-vous, le blocage et l'empoisonnement de son eau par les rebelles délicieusement modérés mettait en danger les cinq millions de Damascènes dans le silence assourdissant de nos médias. Le danger de catastrophe humanitaire est désormais écarté. Enfin, après des semaines de combats autour de l'aéroport stratégique T4 et le reflux de l'EI, Palmyre sera bientôt à nouveau en vue et des troupes d'élite sont déployées pour avancer vers la cité antique.

Après cette longue parenthèse syrienne, revenons à Washington où le changement de direction de Trump met le système impérial en émoi. Et ce n'est pas la crise ukrainienne qui le rassurera.

Sous Barack à frites, le schéma était simplissime. S'asseyant sur les accords de Minsk, Kiev lançait une offensive, les séparatistes pro-russes répondaient et le camp occidental accusait invariablement Moscou. Sentant maintenant le vent tourner, la junte ukrainienne a, sans doute conseillée par McCainistan, voulu forcer la main du Donald en faisant brusquement monter la pression fin janvier à Avdeïevka.

Elle a dû être déçue... Si l'ambassadrice américaine à l'ONU a (mollement) sauvé les apparences et donné quelque chose à grignoter au parti de la guerre, le changement de ton ne trompe pas et chacun s'en aperçoit (ici ou ici). Lors de la conversation téléphonique entre Trump et Porochenko, aucune condamnation ni critique de la Russie, rien n'accusant Moscou d'être à l'origine de la flambée de violence comme c'était habituellement le cas. Poroclown en a avalé son chocolat de travers...

Tout cela a évidemment le don d'exaspérer le système impérial, encore plus furibond depuis l'incroyable remarque de Trump :

Neuneu : - Vladimir Poutine est un tueur

Donald : - Pensez-vous que notre pays soit si innocent ?

A ma connaissance, c'est la première fois qu'un président américain se permet cet examen de conscience. Quel gouffre d'avec le nationalisme exacerbé et autres transes sur la nation indispensable des Bush Sr et Jr, Obama ou Clinton... Sans surprise, l'Etat profond a frisé l'attaque d'apoplexie et les cris d'orfraie ont retenti d'un bout à l'autre du pays. Quant à la présentatrice de CNN, elle en avait presque la larme à l'oeil ! Le Figaro, à ma connaissance le seul en France à avoir rapporté intégralement la nouvelle, a pour une fois fait preuve d'un brin d'objectivité. Après avoir évoqué le décalage - doux euphémisme - de Trump avec la classe politique en général et les caciques Républicains en particulier, le canard continue :

Toutefois, une enquête publiée vendredi par le New York Times montre bien qu'il n'est peut-être pas tant que ça en décalage avec l'électorat républicain, pour qui la menace islamique radicale éclipse la menace russe. Interrogé sur l'endroit du monde qui représente pour lui la principale menace pour les États-Unis, l'électorat démocrate place à l'inverse la Corée du Nord en tête, suivie immédiatement par la Russie. Mais l'électorat républicain mentionne après la Corée du Nord une longue liste de pays musulmans, avant de citer la Russie, selon cette enquête.

On fait la même enquête en France en Allemagne ou en Angleterre ? Enième illustration du chiasme entre l'establishment occidental et les peuples qu'il est sensé représenter...

Pas de quoi réfréner le New York Times qui nous pond une histoire sur l'empoisonnement d'un opposant inconnu par le grand méchant Poutine, histoire de mettre le Donald en difficulté sur son commentaire. Le Spiegel allemand tombe dans le scabreux, la journaloperie se déchaîne (notez les nombreuses contre-vérités factuelles d'Amanpour) et Soros est au bord de la crise de nerf. La palme revient toutefois à une obscure membre du Congrès, la désormais inoubliable Maxine Waters pour qui Poutine est en train d'envahir... la Corée ! Eh oui, vous ne le saviez pas, moi non plus, c'est le parti Démocrate qui nous l'apprend :

Bien sûr, mémère Maxine ne semble plus avoir toute sa tête et son entourage, quelque peu embarrassé, a dû la mettre gentiment au lit après cet immortel épisode. Mais c'est symbolique de notre époque où vous pouvez raconter tout et (absolument) n'importe quoi si vous appartenez au camp du Bien. Et plus ce dernier coule, plus il devient hystérique...

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Trump défend à nouveau Poutine, au désespoir des Républicains

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

Trump défend à nouveau Poutine, au désespoir des Républicains

  • Par ,  L
«Je le respecte», mais «ça ne veut pas dire que je vais m'entendre avec lui», a déclaré Donald Trump au sujet de Vladimir Poutine. Sur l'image, des poupées russes des deux présidents à Saint-Petersbourg en Russie.

«Je le respecte», mais «ça ne veut pas dire que je vais m'entendre avec lui», a déclaré Donald Trump au sujet de Vladimir Poutine. Sur l'image, des poupées russes des deux présidents à Saint-Petersbourg en Russie. Crédits photo : Dmitri Lovetsky/AP

VIDÉO - «Pensez-vous que notre pays soit si innocent?», a répondu le président américain au sujet des crimes supposés du président russe, dans une interview à la chaîne Fox News, suscitant la colère de son propre camp.

Le président américain Donald Trump a défendu une nouvelle fois Vladimir Poutine devant l'opinion publique américaine, montrant qu'il ne renonçait pas à trouver des accords avec le président russe sur les affaires de la planète. Une nouvelle flambée des combats entre forces ukrainiennes et séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine a contraint la semaine dernière l'administration américaine à critiquer Moscou et à promettre le maintien des sanctions internationales qui visent la Russie.

Mais dimanche, dans une interview diffusée sur Fox News avant le démarrage du très populaire Super Bowl, le président américain a défendu une nouvelle fois sa volonté de chercher à réchauffer les relations avec son homologue russe.

«Je le respecte», mais «ça ne veut pas dire que je vais m'entendre avec lui», a-t-il dit.» C'est un leader dans son pays, et je pense qu'il vaut mieux s'entendre avec la Russie que l'inverse», a-t-il ajouté.

Et au journaliste qui lui objectait que Vladimir Poutine était un «tueur», Donald Trump a invité de manière surprenante l'Amérique à un examen de conscience. «Beaucoup de tueurs, beaucoup de tueurs. Pensez-vous que notre pays soit si innocent?», a-t-il demandé, sans expliciter sa pensée. Cette dernière réflexion a immédiatement suscité une salve de critiques, y compris dans son propre camp où Vladimir Poutine fait souvent figure de repoussoir. «Je ne pense pas qu'il y ait aucune équivalence entre la manière dont les Russes se comportent et la manière dont les États-Unis se comportent», a déclaré Mitch McConnell, le chef de file des républicains au Sénat. «C'est un ancien du KGB, un voyou, élu d'une manière que beaucoup de gens ne trouvent pas crédible», a-t-il renchéri.

Quant au néoconservateur Marc Rubio, sénateur républicain de Floride, et rival de Donald Trump lors de la primaire du Grand Old Party, il a tweeté: «Quand est-ce qu'un activiste démocrate a été empoisonné par le parti Républicain, ou vice-versa? Nous ne sommes pas comme Poutine».

L'électorat républicain préoccupé par Daech plutôt que par Poutine

Dans son interview à Fox News, le président américain a aussi expliqué dans quel domaine il aimerait particulièrement se mettre d'accord avec Moscou: «Si la Russie nous aide dans le combat contre (le groupe) État islamique (…) et contre le terrorisme islamique à travers le monde, c'est une bonne chose».

Donald Trump a demandé au Pentagone de lui fournir, d'ici la fin février, un plan pour accélérer la campagne contre l'EI, qui n'a que trop traîné en longueur selon lui. Or, les militaires américains ne cachent pas que l'attitude de Moscou sera déterminante pour préparer l'ultime bataille contre le groupe terroriste, la conquête de sa capitale autoproclamée Raqqa. La coalition ne peut pas par exemple lancer l'offensive sur la ville sans avoir une idée de ce que sera le statut de la ville libérée - un débat dans lequel la Russie joue un rôle clef.

En cherchant un rapprochement avec le maître du Kremlin, Donald Trump est en décalage, voire en opposition avec nombre de caciques républicains, comme John McCain, l'ancien candidat républicain à la présidentielle de 2008, qui ne perd pas une occasion de dénoncer la menace russe.

Toutefois, une enquête publiée vendredi par le New York Times montre bien qu'il n'est peut-être pas tant que ça en décalage avec l'électorat républicain, pour qui la menace islamique radicale éclipse la menace russe. Interrogé sur l'endroit du monde qui représente pour lui la principale menace pour les États-Unis, l'électorat démocrate place à l'inverse la Corée du Nord en tête, suivie immédiatement par la Russie. Mais l'électorat républicain mentionne après la Corée du Nord une longue liste de pays musulmans, avant de citer la Russie, selon cette enquête.


Voir aussi - «Il y a de bonnes chances que je ne m'entende pas avec Poutine» déclarait Trump:

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Une « révolution de couleur » est en cours aux Etats-Unis. Le Saker.

2 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Le grand banditisme, #Daesch, #le nazisme, #Les média

Une « révolution de couleur » est en cours aux Etats-Unis

A “color revolution” is under way in the United States


Saker US

Par le Saker – Le 28 janvier 2017 – Source The Saker

C’est une plaisanterie russe : « Question : pourquoi ne peut-il y avoir de révolution de couleur aux États-Unis ? Réponse : parce qu’il n’y a pas d’ambassade américaine aux États-Unis. »

C’est peut-être drôle, mais c’est faux dans les faits : je pense qu’il y a en ce moment même une tentative de révolution de couleur aux États-Unis.

Politico semble éprouver le même sentiment.  Voyez leur dernière couverture :

Lettre du monde arabe: Amérique, tu ressembles à un pays arabe en ce moment. Bienvenue au club.

Alors que je prédisais que Les États-Unis sont à la veille d’affronter la pire crise de leur histoire en octobre dernier, un mois avant les élections, je dois admettre que je suis surpris et stupéfié par l’ampleur de la lutte que nous voyons se dérouler sous nos yeux. Il est clair maintenant que les néocons ont déclaré la guerre à Trump et certains, comme Paul Craig Roberts, croient que Trump leur a maintenant rendu la pareille. J’espère sincèrement qu’il a raison.

Considérons un exemple parlant.

Les agences de renseignement américaines mènent maintenant des enquêtes sur leur propre patron ! Oui, selon de récents rapports, le FBI, la CIA, l’Agence de la sécurité nationale et le département du Trésor enquêtent sur les conversations téléphoniques entre le Général Flynn et l’ambassadeur russe Serguei Kislyk. Selon Wikipedia, le Général Flynn est l’ancien

  • Directeur de l’agence de renseignement du ministère de la Défense.
  • Membre du centre de commandement opérationnel conjoint pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance.
  • Président de la Direction du renseignement militaire.
  • Directeur adjoint du Renseignement national.
  • Officier supérieur du renseignement au commandement des opérations spéciales conjointes.

Il est aussi le conseiller de Trump à la sécurité nationale. Autrement dit, ses compétences en matière de sécurité sont à des hauteurs stratosphériques et il deviendra bientôt le patron de tous les services de renseignement étasuniens. Et pourtant ces mêmes services de renseignement enquêtent sur lui pour ses contacts avec l’ambassadeur russe. C’est absolument extraordinaire. Même dans la vieille Union soviétique, le KGB censément tout puissant n’avait pas le droit d’enquêter sur un membre du Comité central du Parti communiste sans autorisation spéciale du Politburo (une grave erreur, à mon avis, mais peu importe). Cela signifie en gros que les 500 plus hauts membres de l’État soviétique ne pouvaient pas du tout faire l’objet d’enquêtes du KGB. En outre, la subordination du KBG au parti était telle que pour les affaires criminelles courantes, il lui était interdit d’enquêter sur un membre de la nomenklatura soviétique tout entière, environ 3 millions de personnes (une erreur encore plus grave !).

Mais dans le cas de Flynn, plusieurs agences de sécurité américaines peuvent décider d’enquêter sur un homme qui, selon toutes les normes, devrait être considéré au moins parmi les cinq responsables les plus élevés des États-Unis et qui a clairement la confiance du nouveau président. Et cela ne provoque aucun scandale, apparemment.

Dans la même logique, les agences à trois lettres devraient également enquêter sur Trump pour ses conversations téléphoniques avec Vladimir Poutine.

Si elles se mettent à y penser, elles pourraient bien le faire bientôt…

C’est totalement fou parce que c’est la preuve que la communauté américaine du renseignement est devenue une bande de voyous et prend maintenant ses ordres auprès des néocons et de leur État profond et non de la présidence, et que ces agences agissent maintenant contre les intérêts du nouveau président.

Pendant ce temps, les foules de Soros ont déjà choisi une couleur : le rose. Nous sommes maintenant témoins de la « pussyhat revolution » comme l’explique ce site. Et si vous pensez que ce n’est qu’une petite frange de féministes cinglées, vous vous trompez totalement. Pour les vraies folles féministes, l’allusion « subtile » à propos de leur « révolution du minou » est trop subtile, alors elles préfèrent rendre leur déclaration moins ambiguë, comme le montre l’image à droite.

Tout cela serait assez drôle, d’une manière un peu nauséabonde, je suppose, si les médias, le Congrès et Hollywood n’étaient pas totalement derrière ces « 100 jours de résistance à Trump », qui ont commencé par une – citation – « soirée de danse queer » devant la maison de Mike Pence.

Ce serait plutôt désopilant, n’était tout le sérieux avec lequel les médias dominants traitent ce qui serait autrement des « manifestations » assez pathétiques.

Regardez comment la tête qui parle de MCNBS rapporte béatement cet événement :

Moore dit à la minute 2:00 qu’il « célébrera le fait qu’Obama est toujours le président des États-Unis » et la journaliste prostituée lui répond : « Oui, il l’est » non pas une fois, mais deux.

De quoi parlent-ils ? Du fait qu’Obama est toujours le président !

Comment se fait-il que la Sécurité intérieure et le FBI n’enquêtent pas sur MCNBC et Moore pour rébellion et sédition ?

Jusqu’à présent, les manifestations n’ont pas été trop importantes, mais elles se sont déroulées dans diverses villes américaines et elles ont été bien couvertes par les médias :

Ne vous y trompez pas, ces manifestations ne sont pas plus spontanées que celles qui se sont déroulées en Ukraine. Quelqu’un paie pour tout cela, quelqu’un l’organise. Et ils utilisent toute leur réserve de trucs. Un exemple encore.

Rappelez-vous le joli visage de Nayirah, l’infirmière koweïtienne qui a dit au Congrès qu’elle avait été témoin de soldats irakiens arrachant les bébés des couveuses (et qui s’est révélée plus tard être la fille de Saud Al-Sabah, l’ambassadeur du Koweït aux États-Unis) ? Vous souvenez-vous du joli visage de Neda, morte en direct à la télévision en Iran ? Eh bien, permettez-moi de vous présenter Bana Alabe, qui a écrit une lettre au président Trump et bien sûr les médias s’en sont emparés et aujourd’hui, elle est « le visage des enfants syriens ».

Une petite Syrienne écrit une lettre à Trump: « Vous devez faire quelque chose pour les enfants de Syrie », écrit cette petite fille célèbre pour ses tweets envoyés d’Alep.

Vous voulez une autre preuve ?

D’accord, cliquez ici et jetez un œil sur un échantillon de caricatures et de dessins humoristiques anti-Trump compilés par l’excellent Colonel Cassad. Certains sont tout à fait remarquables. Je n’en choisis que deux dans cette collection écœurante.

À gauche: « Moi, Donald John Trump, j’affirme solennellement que je suis mon propre homme. » À droite: « Un jour tout cela sera à toi, mon fils! »

Le premier accuse clairement Trump d’être dans les mains de Poutine. Le second fait de Trump l’héritier d’Adolf Hitler et suggère fortement qu’il pourrait vouloir réactiver Auschwitz. Traduit en langage clair, cela envoie un double message : Trump n’est pas le président légitime des États-Unis et il est le mal ultime.

Cela va bien au-delà du style de satire dont les précédents présidents ont toujours fait l’objet.

Mon but, en énumérant les exemples ci-dessus, est de suggérer ce qui suit : loin d’avoir accepté leur défaite, les néocons et l’État profond américain ont décidé, comme ils le font toujours, de doubler la mise et aujourd’hui ils s’embarquent dans une « révolution de couleur » de grande envergure qui ne finira qu’avec la destitution, le renversement ou la mort de Donald Trump.

L’une des caractéristiques les plus étonnantes de cette révolution de couleur contre Trump est le fait que ceux qui sont derrière ne veulent rien savoir des dommages que leur guerre inflige à l’institution qu’est le président des États-Unis et, en réalité, aux États-Unis dans leur ensemble. Ce préjudice est en effet immense et le résultat est là : le président Trump court un énorme risque d’être renversé et son seul espoir de survie est de frapper dur et vite.

L’autre élément étonnant est le vilain rôle que joue la Grande-Bretagne dans ce processus : les pires saletés contre Trump ont toujours trouvé finalement leur origine directement au Royaume-Uni. Pourquoi ? C’est simple. Vous souvenez-vous comment, au moins formellement, la CIA et la NSA n’avaient pas le droit d’espionner les citoyens américains tandis que le MI6 et le GCHQ britanniques n’avaient pas le droit d’espionner les citoyens britanniques ? Les deux côtés ont trouvé une manière aisée de s’en sortir : la CIA et la NSA espionnaient les Britanniques, le MI6 et le GCHQ espionnaient les Américains, et ils ont simplement échangé leurs données entre « partenaires » (il semble que depuis l’arrivée au pouvoir d’Obama, toutes ces mesures soient devenues obsolètes et que maintenant tout le monde soit libre d’espionner qui bon lui semble, y compris leurs propres nationaux). Les néocons américains et l’État profond étasunien recourent maintenant aux services spéciaux britanniques pour produire un flot d’ordures contre Trump qu’ils rapportent ensuite comme des « renseignements » susceptibles d’être utilisés par le Congrès comme base d’une enquête. Sympathique, simple et efficace.

La conclusion est la suivante : le président Trump court l’immense danger d’être renversé et son unique espoir de survie est de frapper dur et vite.

Peut-il le faire ?

Jusqu’à présent, j’ai suggéré plusieurs fois que Trump traite les néocons américains de la même manière que Poutine avait traité les oligarques en Russie : les attraper sur des accusations d’évasion fiscale, de corruption, de conspiration, d’entrave à la justice, etc. Toutes ces bonnes choses que l’État profond pratique depuis des années. Le Pentagone et les agences à trois lettres sont probablement les institutions les plus corrompues de la planète et comme elles n’ont jamais été contestées pour leur corruption, sans parler d’être punies, elles doivent être devenues extraordinairement satisfaites d’elles-mêmes et de la manière dont elles agissent, comptant fondamentalement sur la Maison Blanche pour les sauver en cas de problème. L’arme principale de ces cercles est le grand nombre de lois sur le maintien du secret qui les protègent du regard du public et du Congrès. Mais ici, Trump peut utiliser sa carte la plus puissante : le général Flynn qui, en tant qu’ancien directeur de la DIA et actuellement conseiller à la sécurité nationale auprès du président, pourra accéder à tout. Et si ce n’est pas le cas, il peut l’imposer, si nécessaire en envoyant des forces spéciales pour garantir la « collaboration ».

Je commence cependant à penser que ça ne suffira peut-être pas. Trump a une arme encore plus puissante qu’il peut lancer contre les néocons : le 9/11.

Que Trump l’ait su avant ou non, il est maintenant conseillé par des gens comme Flynn qui doivent savoir depuis des années que le 9/11 était un boulot venu de l’intérieur. Et si le nombre effectif de gens directement impliqués dans l’opération du 9/11 elle-même est relativement petit, celui des gens qui ont placé toute leur crédibilité morale et politique dans le récit officiel sur le 9/11 est immense. Permettez-moi de le dire ainsi : alors que le 9/11 était une opération de l’État profond américain (probablement sous-traitée pour son exécution aux Israéliens), la totalité du « marais » de Washington a été depuis lors « complice après coup » en aidant à maintenir la dissimulation. Si c’est amené à la lumière, des milliers de carrières politiques vont s’effondrer et se carboniser dans le scandale.

Le 9/11 a été un crime collectif par excellence.  Quelques hommes l’ont effectivement perpétré, mais ensuite des milliers, probablement des dizaines de milliers de gens ont utilisé leur position pour assurer le camouflage et empêcher toute véritable enquête. Ils sont TOUS coupables d’entrave à la justice. En ouvrant une nouvelle enquête sur le 9/11, une enquête dirigée par le département de la Justice et PAS par le Congrès, Trump pourrait, littéralement, placer un « pistolet politique » sur la tempe de chaque politicien et le menacer de presser sur la gâchette s’il ne renonce pas immédiatement à sa tentative de le renverser. Pour cela, ce dont Trump a besoin, c’est d’un homme en qui il a confiance à 100% et loyal à 100% à la direction du FBI, un homme avec « des mains propres, une tête froide et un cœur brûlant » (pour reprendre l’expression du fondateur de la police secrète soviétique, Félix Dzerjinsky). Cet homme se retrouvera immédiatement physiquement en danger, il devra donc faire preuve d’un grand courage personnel et d’une forte détermination. Et, bien sûr, cet « homme » pourrait être une femme (un équivalent du procureur russe, Natalia Poklonskaia).

Je comprends parfaitement que le danger de ce que je suggère, utiliser « l’arme du 9/11 », sera de provoquer, évidemment, une énorme contre-attaque des néocons et de l’État profond. C’est là le nœud de l’affaire : ceux-ci sont déjà à fond dans leur tentative de destitution, de renversement ou d’assassinat de Donald Trump. Et, comme Poutine l’a dit une fois dans une interview : « Si vous savez qu’une bataille est inévitable, frappez le premier ! . »

Vous pensez que tout cela est exagéré ? Prenez en compte ce qui est en jeu.

Premièrement, à tout le moins, la présidence de Trump elle-même : les néocons et l’État profond américain ne laisseront pas Trump appliquer ses promesses de campagne et son programme. Au lieu de quoi, ils saboteront, ridiculiseront et déformeront tout ce qu’il fait, même si c’est une grande réussite.

Deuxièmement, il semble que le Congrès ait maintenant un prétexte pour ouvrir plusieurs enquêtes sur Donald Trump. Si c’est le cas, il sera facile au Congrès de faire chanter Trump et de le menacer en permanence de représailles politiques s’il ne « respecte pas le programme ».

Troisièmement, la persécution frénétique de Trump par les néocons et l’État profond affaiblit l’institution de la présidence. Par exemple, la toute dernière idée folle lancée par quelques politiciens est d’« interdire au président des États-Unis de recourir aux armes nucléaires sans l’autorisation du Congrès, excepté lorsque les États-Unis sont soumis à une attaque nucléaire ». D’un point de vue technique, c’est un non-sens, mais cela envoie le signal suivant au reste de la planète : « Nous, au Congrès, croyons qu’on ne peut pas faire confiance à notre commandant en chef en matière d’armes nucléaires. » Peu importe qu’ils fassent confiance à Hillary à propos de ces mêmes armes et peu importe que Trump n’utilise que des armes conventionnelles pour déclencher de toute façon une guerre nucléaire mondiale (par exemple par une attaque conventionnelle sur le Kremlin), ce qu’ils disent est que le président des États-Unis est un fou auquel on ne peut pas faire confiance. Comment pourrait-il ensuite s’attendre à être pris au sérieux sur quelque sujet que ce soit ?

Quatrièmement, pouvez-vous seulement imaginer ce qu’il se passera si les forces anti-Trump réussissent ? Non seulement la démocratie sera totalement et définitivement mise en pièces aux États-Unis, mais les risques de guerre, y compris nucléaire, seront incontrôlables.

Il y a beaucoup plus en jeu ici que la seule petite politique américaine.

Chaque fois que je pense à Trump et chaque fois que je regarde les informations, je reviens à la même pensée angoissée : Trump aura-t-il l’intelligence de réaliser qu’il est soumis à une attaque et aura-t-il le courage de riposter assez fort ?

Je ne sais pas.

Je place beaucoup d’espoir dans le général Flynn. J’ai confiance dans le fait qu’il comprend parfaitement le film et sait exactement ce qu’il se passe. Mais je ne suis pas sûr qu’il ait assez de pouvoir sur le reste des forces armées pour les maintenir du bon côté en cas de crise. Généralement, le militaire « classique » n’aime pas les gens du renseignement. Mon espoir est que Flynn ait des alliés fidèles dans les SOCOM (les forces spéciales) et le JSOC (Joint Special Operations Command, le commandement central des forces spéciales) puisque ce sont eux qui à la fin auront le dernier mot sur qui occupe la Maison Blanche. La bonne nouvelle ici est que contrairement aux militaires classiques, les forces spéciales et les gens du renseignement sont en général très proches et ont l’habitude de travailler ensemble (les forces militaires régulières n’aiment pas non plus les forces spéciales). Les SOCOM et le JSOC sauront aussi s’assurer que la CIA n’ait pas un comportement de voyou.

Enfin, mon plus grand espoir est que Trump recoure à la même méthode que celle utilisée par Poutine contre les élites russes : le soutien du peuple. Mais pour cette tâche, Twitter n’est tout simplement pas assez efficace. Trump doit prendre le « chemin de RT » et ouvrir sa propre chaîne de télévision.  Bien sûr, ce sera très difficile et prendra du temps, et il pourrait devoir commencer par une chaîne uniquement sur Internet, mais tant qu’il y a assez d’argent, il peut y arriver. Et, tout comme RT, il faut qu’elle soit multi-nationale, politiquement diverse (avec y compris des personnalités opposées à l’Empire qui ne soutiennent pas Trump) et qu’elle inclue des célébrités.

Une des nombreuses erreurs commises par Ianoukovitch en Ukraine est qu’il n’a pas osé utiliser les instruments légaux du pouvoir pour stopper les néo-nazis. Au niveau où il les a utilisés, ce fut un désastre (comme lorsque les flics anti-émeute ont battu les manifestants étudiants). Après avoir écouté quelques interviews de Ianoukovitch et de ses proches pendant ces heures cruciales, il semble qu’il ne se sentait tout simplement pas le droit moral de recourir à la violence pour museler la rue. Nous ne saurons jamais si c’étaient les principes moraux ou la lâcheté fondamentale qui le retenaient, mais ce qui est certain c’est qu’il a trahi son peuple et son pays lorsqu’il a refusé de défendre la vraie démocratie et a laissé la « rue » se charger de remplacer la démocratie par l’ochlocratie (la loi de la foule). Bien sûr, la véritable ochlocratie n’existe pas, toutes les foules sont toujours contrôlées par des forces en coulisses qui les déchaînent juste le temps nécessaire pour atteindre leurs objectifs.

Les forces qui tentent actuellement de destituer, renverser ou assassiner le président Trump sont un danger évident et actuel pour les États-Unis en tant que pays et pour la République fédérale des États-Unis. Elles sont, pour utiliser un terme russe, un type d’opposition « anti-système » qui ne veut pas accepter le résultat des élections et s’oppose, en refusant ce résultat, à l’ensemble du système politique.

Je ne suis pas citoyen des États-Unis (je le pourrais mais je refuse par principe cette citoyenneté parce que je refuse de prêter le serment d’allégeance) et la seule loyauté que je dois à ce pays est celle d’un invité : ne jamais lui nuire délibérément en quoi que ce soit et obéir à ses lois. Et pourtant, cela me révulse de voir à quel point il a été facile de retourner des millions d’Américains contre leur propre pays. J’écris beaucoup sur la russophobie sur ce blog, mais je vois aussi une « américanophobie » ou une « USophobie » profondément ancrée dans les paroles et les actes de ceux qui disent aujourd’hui que Trump n’est pas leur président. Pour eux, leur micro-identité de « progressiste » ou de « gay » ou d’« afro-américain » compte plus que les principes fondamentaux sur lesquels ce pays a été construit. Quand je vois ces foules de détracteurs de Trump, je vois une haine pure et farouche, non de l’Empire anglo-sioniste ou d’une ploutocratie déguisée en démocratie, mais une haine de ce que j’appellerais l’« Amérique simple » ou l’« Amérique de tous les jours » – les gens simples parmi lesquels je vis depuis de nombreuses années et que j’ai appris à respecter et à apprécier et dont les fans de Clinton pensent que ne sont que des « déplorables ».

Cela m’étonne de voir que les pseudo-élites étasuniennes éprouvent autant de haine, de mépris et de peur à l’égard des masses américaines que les pseudo-élites russes en éprouvent à l’égard des masses russes (l’équivalent russe des « déplorables » de Hillary serait un mot difficile à prononcer pour les anglophones, « быдло », quelque chose comme « troupeau », « lumpen » ou « populace »). Cela me surprend de voir que les mêmes personnes qui ont diabolisé Poutine pendant des années diabolisent maintenant Trump en recourant exactement aux mêmes méthodes. Et si leur propre pays doit s’effondrer dans leur lutte contre les gens ordinaires – qu’il en soit ainsi ! Ces élites auto-proclamées n’auront aucun scrupule à détruire le pays qu’elles ont parasité et exploité pour leurs propres intérêts de classe. Elles ont fait exactement la même chose à la Russie il y a exactement 100 ans, en 1917. J’espère qu’elles ne s’en tireront pas de nouveau à bon compte en 2017.

The Saker

L’article original est paru sur The Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

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Syrie : La Sorbonne en guerre contre la liberté d’expression ! Oar Jean-Claude Antakli.

2 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les média, #Terrorisme

Syrie : La Sorbonne en guerre contre la liberté d’expression !

Par : Antakli Jean-claude Publié le : 28/01/17

 

Lettre ouverte au public, aux médias, aux politiques, au Collectif pour la Syrie, et à tous mes confrères supposés participer au Colloque de la Sorbonne ce samedi 28 Janvier 2017.

Syrie : La Sorbonne en guerre contre la liberté d’expression ! Oar Jean-Claude Antakli.

 

L’histoire de la Vème République a été probablement secouée par de nombreux scandales, mais jamais la liberté d’expression n’a été autant menacée que sous ce quinquennat, qui aura contribué jusqu’au bout à boycotter toutes les initiatives destinées à apaiser, à réconcilier, à témoigner, à écouter et à débattre librement, ouvertement avec le public afin d’aider la Syrie et les Syriens à sortir enfin d’une guerre infernale qui aura duré 2000 jours, pourquoi ?

Le 28 Novembre 2016 devait avoir lieu un Colloque au Mémorial de Caen sous l’égide du Collectif pour la Syrie avec la participation d’une vingtaine de personnalités (écrivains, journalistes, chercheurs, ambassadeurs, anciens directeurs des services de Renseignements ainsi que de nombreux responsables de centres de recherches. Cet événement après avoir été validé par la Direction du Mémorial, la voilà qui au dernier moment sur de simples rumeurs dues aux mauvaises langues et sous une pression politique sans précédent l’annule à la grande stupéfaction de tous les intervenants !

Après les indignations d’usage, le Collectif pour la Syrie reporte ce même Colloque au 28 Janvier 2017 mais cette fois-ci à la Sorbonne sous l’égide de l’Académie de Géopolitique de Paris et du Mensuel Afrique Asie. Deux mois plus tard, le même scénario se reproduit avec les mêmes protagonistes qui prétendent êtres les amis de la Syrie, alors qu’ils ont contribué insidieusement à sa destruction, et les mêmes directives qui viennent d’en haut pour nous annoncer à travers la lettre du Président du Collectif pour la Syrie, leurs condoléances !

J’ai le grand regret et l’amertume de vous informer que le colloque intitulé «La Syrie en guerre» qui devait se tenir le 28 janvier 2017 à l’Université Paris Sorbonne vient d'être annulé sur décision du Président de cette institution phare, qui, après avoir donné son accord à la tenue de ce colloque il y a plusieurs semaines vient d'annuler cet évènement au dernier moment.

Le débat interdit
L’Académie de Géopolitique de Paris, le Collectif pour la Syrie et la Mensuel Afrique Asie voulaient organiser un débat apaisé sur le désastre syrien, pour essayer d’identifier des solutions capables d’alléger les souffrances des Syriens. Les conditions d’échange constructif étaient mises en place.
La Présidence de Paris Sorbonne en charge de l’amphithéâtre Descartes, dit avoir pris cette décision pour des raisons « diplomatiques et sécuritaires ».
Les services de Paris Sorbonne disent avoir été alertés « par des réseaux sociaux », sans autre précision, sur le fait que ce colloque réunissait « des militants d'extrême-droite bien connus et partisans de Bachar Al Assad ».
La Présidence de Paris 4 Sorbonne aurait tout de même été intellectuellement honnête de vérifier ces assertions avant de prendre cette décision. Des pressions du plus haut niveau ont été exercées.
A cela s’ajoutent les propos diffamatoires et les affirmations calomnieuses répandus par un obscur groupuscule nommé « Mémorial 99 » assisté par une faction dite « Souria Houria ». Des faux programmes avec des faux participants ont circulé suite à des actes de piratage informatique.
Cette décision d’annulation déshonore les responsables institutionnels français ayant cédé à leurs pressions. Elle déshonore Paris 4 Sorbonne également. Cela me paraît constituer une grave menace pour la liberté d'expression. Cette décision d’annulation du Colloque déshonore tous ceux qui ont participé à la prendre.

Tout participant, y compris ces bien-pensants de la censure, pouvait venir s'y exprimer et faire valoir librement son point de vue.
La décision du Président de la Sorbonne, après celle déshonorante et honteuse du Directeur du Mémorial de Caen (qui avait annulé le Colloque du 26 novembre 2016), constitue clairement une nouvelle manifestation de la censure qui sévit à nouveau dans le pays de Voltaire. Quelle tristesse !

Les mots fonts désormais peur.
Il fut un temps où on se battait pour que l’autre puisse s’exprimer librement même si on était en désaccord avec son point de vue.
« Ce n’était pas les fascistes qui avaient fait sombrer la République de Weimar mais le manque de démocrates », disait non sans raison Richard Von Weizsäcker, Président de la République Fédérale Allemande de 1984 à 1994.Gardons présent à l’esprit cette leçon d’histoire. Docteur Anas Alexis Chebib Président du Collectif pour la Syrie.

N’ayant pas pu joindre le Président de l’Université de la Sorbonne pour lui exprimer mon indignation et ma réprobation, je me suis tourné vers le Docteur Chebib pour lui témoigner ma solidarité, comme tous les intervenants mais pour lui exprimer aussi ma réserve de reporter encore et encore une énième fois un Colloque qui avait toute sa place, toute sa raison d’être dans ce qui restait comme espace de liberté dans notre pays...

Comment se résigner et démissionner face à des loups déterminés, à des lâches rôdés, sans donner le sentiment qu’ils ont gagné, eux qui s’inscrivent parfaitement dans ce que Georges Orwell dénonçait à son époque : « Dans ces temps de tromperie universelle dire la vérité est un acte révolutionnaire »

Tromperie universelle, nous y sommes jusqu’au cou avec les mensonges devenus vérités, les calomnies transformées en argumentaires de diplomatie et de sécurité, auxquels s’ajoutent les appuis politiques d’hier comme ceux d’aujourd’hui. Tous endossent une responsabilité collective dans le (Massacre des Innocents en Syrie). Que dire des voix suspectes qui s’élèvent bruyamment contre les crimes contre l’humanité, alors que leurs mains sont ensanglantées et que leur indignation camoufle leur propagande de diversion !

Au nom de la liberté d’expression, le Président Hollande lors des attentats de Charlie Hebdo a réussi à mobiliser 50 pays avec leurs représentants. Des centaines de milliers de français ont défilés dans les rues de Paris en solidarité avec les familles des victimes....

Aujourd’hui je suis à me demander s’il n’existe pas deux poids et deux mesures, selon que l’on soit journaliste à Charlie Hebdo, et où on peut en toute liberté sans aucune censure (liberté d’expression oblige), diffamer, humilier, provoquer, caricaturer le Coran, le prophète Mahomet, ironiser sur la virginité de la Ste Vierge jusqu’à demander symboliquement bien entendu, qu’elle écarte les cuisses pour s’assurer de sa virginité !

SI ironiser sur une telle croyance qui touche 1 milliard et demi de chrétiens, mais aussi un milliard et demi de musulmans, qui eux aussi croient fermement à la virginité de ce qu’ils appellent avec beaucoup de ferveur (Sayidatina Mariam) (Notre-Dame), ressort du domaine de la liberté d’expression, alors la censure du colloque doit être dénoncée haut et fort.

Avant de conclure, je joins quelques extraits des réactions soulevées par mes confrères, dont les analyses auraient pu contribué à marquer l’histoire de ce colloque d’une pierre blanche qui s’ouvre au moment même où se tient la Conférence d’Astana, où tous les syriens après tant de souffrance savaient besoin d’entendre parler plus tôt de paix, d’espérance et de réconciliation. Quelle leçon leur a-t-on donné avec tous ces règlements de comptes attisés par la haine, a convoitise, celle qui anime encore et toujours les marchands d’armes avec leurs spéculateurs qui comme des vautours guettent les futurs marchés du siècle qui survolent les cadavres encore chauds de tant de martyrs !

 

  1. Alain Chouet Ancien Directeur de la DGSE.

 

Chers tous, C'était malheureusement prévisible.

Je suis bien placé pour le savoir depuis ma conférence de juin 2012 devant l'IHEDN et ma participation à l'émission "Un œil sur la planète" de la réalisatrice Samah Soula qui m'ont également valu les foudres de la "bien-pensance" germanopratine ainsi que l'ostracisme des médias parisiens. précise qu'en ce qui me concerne je n'ai pas d'affinité avec l'extrême droite et que j'ai été écarté de mes fonctions en 2002 sous le soupçon, d'ailleurs infondé, d'appartenance au P.S.

Je constate chaque jour qu'en matière de presse et d'expression francophone, je n'ai - tout comme Fabrice Balanche et d'autres - aucun problème à m'exprimer sur le sujet en Suisse, en Belgique au Québec, au Liban, en Tunisie ou au Maroc et à dialoguer sereinement avec des gens qui ne partagent pas forcément mes analyses. Ce n'est malheureusement plus possible en France. Comme son nom l'indique, le "gauchisme de combat" à l'origine de ces interdictions en chaîne est d'abord une violence intellectuelle qui - au vu des propos tenus par ses zélateurs - ne demande qu'à se transformer en violence physique.

Dommage pour "le pays des lumières"...Amitiés et solidarité. Alain Chouet

 

2) Richard Labévière,

Chers Amis,

Dans tous les cas de figures, cette réunion doit avoir lieu d'une manière ou d'une autre. Dernièrement, et malgré les pressions, le CF2R d’Éric Denécé a pu organiser un colloque assez corrosif mais scientifique sur l'Arabie saoudite et le wahhabisme. Ensemble, avec les moyens et les réseaux dont nous disposons, nous sommes parfaitement en mesure de résister à ce retour intolérable de la censure dans notre pays. Je reste, bien-sûr, disponible à toutes espèces de suivi de notre entreprise commune et nécessaire. Richard Labévière Rédacteur en chef de prochetmoyen-orient.ch

 

3) Alain Corvez,

  1. trouve que c'est un excellent moyen pour faire connaître ce déni de démocratie, et la façon dont les institutions se couchent devant les intimidations de groupes qui ne représentent qu'eux-mêmes et ce que le Quai d'Orsay leur attribue. Le pouvoir vient de changer aux EUA en faveur de plus de vérité et, dans trois mois en France, je pense, il en sera de même : ces groupes seront alors réduits à leur triste réalité.

Alain Corvez Conseiller en stratégie international 2 avenue du général Balfourier

75016 Paris.

 

4) Jean Marie Schléret, Merci cher Alain Chouet, dont la clairvoyance a gêné l’establishment depuis les débuts des conflits en Syrie. Précieuse réaction qu’il faut faire connaître. Merci à tous ceux qui réagissent en faisant corps autour de notre président. Le collectif pour la Syrie parviendra à montrer à quel point il avait tracé dès 2012 la voie pour mettre un terme à la destruction de ce berceau de l’humanité. Amitiés à chacun...et bien d’autres réactions en chaînes vont suivre....

 

5) Patricia Lalonde : Eh bien je suis contente d'apprendre que je fais partie de l'Extrême droite française sous prétexte que je n'adhère pas à la politique Etrangère de la France au MO. Il ne me reste plus qu'à déchirer ma carte du PR et de l'UDI. Vive la liberté d'expression !

Pour toutes ces raisons je pense, je signe et je persiste que ce Colloque aurait dû avoir lieu coûte que coûte à n’importe quel lieu de Paris, quitte à camper sous la Tour Eiffel pour faire entendre les voix, celles qu’on a étouffées en Syrie et celles qu’on est en train d’étouffer en France ! Ne comptez pas sur moi pour que ma voix reste dans le désert !

 

Jean Claude Antakli écrivain-biologiste. Ex-Correspondant de l’Est-Républicain. Auteur d’Itinéraire d’un Chrétien d’Orient (5 ème édition), Le silence de Dieu ! Syrie, une guerre sans nom ! Et Syriapocalypse. 4 Livres, 15 ans d’écriture pour un seul et même combat celui de la vérité, de la liberté et de la paix.

 

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Syrie : Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana, par Comité Valmy

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Syrie : Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana
Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy

Syrie : Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana

[Texte intégral]

Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana

Communiqué du Dr Bachar al-Jaafari,
chef de la délégation du gouvernement syrien à Astana

Mesdames et Messieurs,

Ces deux derniers jours, nous avons travaillé dur, jour et nuit, pour le succès de cette réunion et avons fait tout notre possible pour surmonter les obstacles. C’est pourquoi, nous croyons que la réunion d’Astana a réussi à atteindre « l’objectif de cessation des hostilités pour une période déterminée » qui ouvre au dialogue politique, en cours, entre Syriens.

 

À cette occasion, comme je l’ai déjà fait, nous remercions la Direction du Kazakhstan de toutes les facilités qu’elle nous a accordées pour le succès de nos réunions et de nos travaux.

 

Nous remercions, tout particulièrement, nos amis russes et iraniens pour les énormes efforts consentis, lesquels ont efficacement contribué à cette réussite. Et cela, dans le but de stopper l’effusion du sang syrien et de travailler avec ces groupes [armés] afin de vaincre, ensemble, le terrorisme et de reconstruire la Syrie.

 

Et nous disons aux États de la région connus pour leur soutien aux terroristes : c’est assez. Assez ! Vous avez dilapidé les richesses de vos peuples, amené le terrorisme dans vos pays, pris la responsabilité de faire couler le sang syrien. Le temps est venu de reconsidérer les erreurs de vos politiques pour le bien de votre peuple et le bien des peuples de la région.

 

C’est ce que j’avais à dire pour commencer. Vous pouvez poser vos questions.


Question 1 [Hosni Mourtada, Al-Alam] : Vous avez dit que des États régionaux devaient cesser de faire couler le sang syrien, pouvez-vous les nommer ? Ensuite, les groupes armés présents à cette réunion, ont-ils accepté de combattre Daech et le Front al-Nosra ?

 

Bachar al-Jaafari : Je commencerai par la deuxième partie de votre question. Je pense que vous avez écouté le ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan lire le texte de la Déclaration finale émanant des trois États garants. Dans ce communiqué, ils réitèrent leur détermination à combattre conjointement l’EIIL et le Front al-Nosra. Daech et le Front al-Nosra sont donc nommément cités et c’est un article qui les engage tous les trois, y compris la Turquie qui l’a signé. Nous pouvons supposer qu’elle le respectera. Nous pouvons le supposer.

 

Quant à la première partie de votre question, tout le monde sait de quels États régionaux il s’agit. La Turquie est l’un de ces États, avec des États du Golfe, comme l’Arabie saoudite et le Qatar. Naturellement, ce discours s’applique à tous ceux qui ont contribué directement ou indirectement à l’effusion du sang syrien. À tous.

 

Le temps est venu pour ces États de modifier leurs politiques sanguinaires à l’égard du peuple syrien, de la Syrie, et de leur propre peuple. Assez de ces jeux avec le feu et de ces paris perdants. Tout le monde est perdant, y compris les États qui soutiennent le terrorisme rendu au cœur de leurs maisons. Terrorisme contre lequel nous n’avons cessé de les mettre en garde depuis le début.

 

Question 2 [Ahmad Hadj Ali ; Al-Manar] : Le chef de la délégation des factions armées a déclaré que la Russie est passée du rôle de soutien au régime à celui de garant du règlement et qu’elle tente de surmonter les obstacles. Autrement dit, les groupes armés parlent d’un changement du positionnement russe. D’autres informations parlent de tentatives consistant à négocier la séparation entre groupes armés et groupes terroristes, tel le Front al-Nosra, contre la sortie des alliés de la Syrie ; ce qui, comme vous le savez, laisserait l’Armée syrienne seule sur le terrain. Que veulent-ils dire et quel est, actuellement, le rôle de la Russie ?

 

Bachar al-Jaafari : Nous ne faisons pas de commentaires sur de telles informations. Nous sommes un État responsable qui évalue la situation à partir des déclarations officielles de telle ou telle capitale, de telle ou telle partie. Par conséquent, permettez-moi de ne pas les commenter. Ceci dit et globalement parlant, cette réunion d’Astana s’est tenue dans un but précis : consolider l’accord de cessation des combats et trouver ensemble les mécanismes nécessaires à cet effet. Tel est le but. La réunion d’Astana n’est pas un bazar pour troquer, acheter ou vendre. Des États importants se sont réunis et sont arrivés à une Déclaration finale, lue par le ministre du Kazakhstan. Je crois que cette image, colportée par certains, est exagérée ou trop simplifiée.

 

Question 3 [Vitaly Varounine de Saint-Petersbourg ; Canal 5] : Que ressentiez-vous face à ces représentants de l’opposition armée syrienne ?

 

Bachar al-Jaafari : Ce fut douloureux de nous asseoir, dans la même pièce, face à des Syriens associés à des agendas étrangers, travaillant pour des puissances étrangères, certains d’entre eux s’étant engagés dans des groupes terroristes. Ce n’est pas la première fois. Ce fut le cas lors des première et deuxième consultations à Moscou, ainsi qu’aux réunions de Genève. Mais quoi que cela nous coûte, nous le referons dans le cadre des prochaines rencontres, prévues et programmées, afin de sauver notre État et notre peuple. Nous ferons tout pour arrêter la guerre terroriste menée contre les Syriens, quel qu’en soit le prix.

 

Question 4 [Assaf Aboud ; BBC] : La Déclaration finale parle d’un mécanisme trilatéral de surveillance de la cessation des combats. Étant donné que votre délégation comportait des officiers des forces gouvernementales, les modalités de ce mécanisme ont-elles été discutées ? Un agenda a-t-il été fixé ?

 

Bachar al-Jaafari : La clause correspondant à votre question dit et je cite en anglais : « The Russian, Iranian and Turkish sides have decided to establish a trilateral mechanism to observe and ensure full compliance with the ceasefire, prevent any provocations and determine all modalities of the ceasefire » [Les côtés russe, iranien et turc ont décidé d’établir un mécanisme trilatéral pour observer et assurer le plein respect du cessez-le-feu, prévenir toute provocation et déterminer toutes les modalités du cessez-le-feu]. Par conséquent, ces modalités seront étudiées prochainement en concertation avec le gouvernement syrien.

 

Question 5 [Agence Reuters] : Premièrement, est-il possible que cette réunion mène directement aux négociations de Genève ou bien faudra-il une deuxième rencontre ? Deuxièmement, les participants de l’opposition ayant exprimé leur refus et leur colère quant au rôle iranien, qu’en diriez-vous ?

 

Bachar al-Jaafari : Lorsque vous traitez d’affaires politiques, vous ne devez pas tenir compte de vos émotions mais garder votre sang froid et faire de votre mieux conformément aux intérêts nationaux. Ici, la question n’est pas de savoir qui est heureux ou en colère, mais du fait que nous avons abouti à un « document de négociation » qui est cette Déclaration finale, sur laquelle tous se sont mis d’accord. C’est cela l’essentiel et c’est de cela que nous devons nous occuper avant tout.

 

Ceux qui disent qu’ils ne sont pas heureux du rôle négatif de telle ou telle partie cherchent à geler la situation. L’Iran, comme la Russie et la Turquie, est garant de ces négociations et a joué un rôle positif pour qu’elles aboutissent à la formulation finale, exprimée dans une déclaration tripartite. Je n’ai pas entendu ces critiques et il est pitoyable que certains membres de la délégation de l’opposition armée, ou des groupes terroristes, puissent critiquer l’une des trois parties ayant travaillé à ce résultat, alors qu’ils ont accepté l’accord tripartite signé le 29 décembre 2016.

 

De notre côté, nous pourrions dire que le rôle de la Turquie est négatif ; ce qu’il est. Mais nous ne le disons pas parce que nous sommes des diplomates conscients de nos responsabilités et que nous représentons un gouvernement légitime et responsable. Et si nous n’agissons pas comme ils le font, c’est parce qu’en matière de politique, vous devez traiter avec vos adversaires pour sauver votre pays et votre peuple. Ce à quoi nous nous employons ici et maintenant.

 

En ce qui concerne les pourparlers de Genève, je répète que le but de cette réunion d’Astana est la consolidation du cessez-le feu en Syrie. Elle fait partie de l’opération Genève, mais c’est une opération différente. Elle pourrait la faciliter, ce qui nous conviendrait.

 

Question 6 [Dima Nassif ; Al-Mayadeen] : Concernant le Front al-Nosra, quelle sorte de coordination a été prévue entre l’Armée syrienne et les factions armées ayant signé l’accord tripartite ? Devrons-nous attendre longtemps des éclaircissements sur les mécanismes de soutien au cessez-le-feu ? Quel prix politique devra payer Damas contre l’intégration de ces factions armées au sein d’un front plus large, pour combattre leurs alliés d’hier ?

 

Bachar al-Jaafari : La déclaration conjointe des États garants répond à votre question. Premièrement, cette Déclaration finale oblige les factions armées qui ont participé à la réunion d’Astana et ont accepté l’accord tripartite. Le garant de ces factions étant la Turquie pour la bonne raison qu’elle les parraine, la question concernant la coordination avec l’Armée syrienne est à poser au gouvernement turc.

 

Quand à votre question sur le mécanisme trilatéral de soutien à la cessation des hostilités, nous avons convenu qu’il sera limité dans le temps, le gouvernement syrien estimant qu’il ne devra pas dépasser une année. Délai pendant lequel les mesures techniques seront décidées par les experts militaires des participants à la réunion d’Astana.

 

Il n’y a pas de prix politique à payer. S’il y en avait un, ce serait le succès de ce qui a été déclaré suite à cette réunion. Un succès dont nous serions heureux, car tout ce qui peut être utile pour arrêter cette guerre terroriste, injuste et folle, contre notre peuple est bienvenu dans le cadre de la poursuite de notre combat contre le terrorisme de Daesh, du Front al-Nosra et des groupes associés.

 

Question 7 [Ramez al-Kadi ; Al-Jadid] : Il est vrai que ce n’est pas la première fois que vous vous asseyez avec des opposants, mais c’est la première fois que vous vous asseyez avec les factions terroristes. Est-ce que cela signifie que, désormais, le gouvernement syrien cessera de qualifier ces factions d’organisations terroristes ?

 

Bachar al-Jaafari : Ces groupes terroristes armés ont décidé de se joindre à un processus précis, mettant fin à leurs pratiques terroristes, les intégrant dans une nouvelle opération intitulée « Accord de cessation des hostilités garanti par la Russie, l’Iran et la Turquie ». Ce qui signifie que suite à la libération d’Alep et aux importantes victoires militaires de l’Armée syrienne sur tous les fronts, ces groupes terroristes ont acquis la conviction qu’ils n’ont aucun avantage à poursuivre leurs pratiques terroristes pour atteindre des objectifs politiques. Ils ont donc choisi de rejoindre l’opération d’Astana. Par ce choix, ils rejetteraient la violence et le terrorisme. C’est pourquoi nous avons accepté de nous asseoir avec eux.

 

Intervention du journaliste : Qu’en serait-il si le Front al-Nosra décidait de rejoindre le processus politique ?

 

Daech et le Front al-Nosra sont deux organisations classées terroristes par le Conseil de sécurité. Là-dessus, il y a consensus dans la Déclaration finale d’Astana, comme dans toutes les Résolutions du Conseil de sécurité en rapport avec la lutte contre le terrorisme.

 

Intervention du journaliste : Est-il vrai que vous avez exigé la fermeture de la frontière avec la Turquie et que la Déclaration finale n’en a pas tenu compte ?

 

Bachar al-Jaafari : Nous exigeons la fermeture de la frontière avec la Turquie depuis six ans et non seulement depuis cette réunion d’Astana.

 

Question 8 [Imad Sara ; Télévision arabe syrienne] : Quelles sont les régions concernées par l’accord de cessation des combats ? S’étendront-elles à Wadi Barada et, par conséquent, mettront fin aux coupures d’eau à Damas ? S’étendront-elles à Deir ez-Zor et d’autres régions ?

 

Bachar al-Jaafari : Concernant Wadi Barada, les neuf villes ou villages qui s’y trouvent ont été complètement libérés, reste le seul problème d’Aïn al-Fijeh, ville où jaillit la source principale alimentant en eau potable Damas, qui compte aujourd’hui sept millions d’habitants. Le groupe terroriste sévissant dans cette ville, usant de l’eau comme arme de pression sur la population et le gouvernement, est le Front al-Nosra. C’est pourquoi les opérations militaires se poursuivent contre le Front al-Nosra à Aïn al-Fijeh.

 

Quant à l’identification des régions concernées par l’accord de cessation des hostilités, elle revient aux experts militaires qui en établiront la cartographie prochainement, après échange d’informations entre les garants et l’Armée arabe syrienne, afin de localiser avec précision Daech, le Front al-Nosra et les groupes qui leur sont liés, et les combattre.

 

Question 9 [Jaafar Ahmad ; Télévision syrienne] : La Déclaration commune finale de la réunion d’Astana a affirmé son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne en tant qu’État multiethnique, multi-religieux, non confessionnel et démocratique. Pourquoi n’est-il pas fait mention de son caractère laïc ? Existerait-il un doute à ce sujet ? D’autre part, il est question du retour à Genève le 8 février. Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

 

Bachar al-Jaafari : La suppression de la référence au caractère laïc de la Syrie a été faite à la demande de la délégation turque et des groupes armés participant à la réunion d’Astana. C’est curieux et étrange qu’un gouvernement qui prétend que la Turquie est un État laïc, se prononce contre ce terme quand il s’agit des options du peuple syrien pour la Syrie. En soi, cela témoigne de la grande contradiction entre les paroles et les actes du côté turc.

 

Nous avons insisté pour que la laïcité fasse partie des caractéristiques du futur État syrien sur lequel les Syriens devront s’entendre. Nos amis iraniens et russes l’ont admis, mais la délégation turque et la délégation des groupes armés l’ont refusé, alors que la Turquie a assisté à la réunion de Vienne 2, laquelle a intégré ce terme dans sa déclaration finale. La Turquie est d’accord à Vienne, mais vient de se contredire à Astana.

 

Question 10 [Firas Mardini, canal Sama, Al-Fadaiya] : Avez-vous signé la Déclaration finale ou bien a-t-elle été signée par les États garants seulement ? Quant à Genève, la délégation de l’opposition armée rejoindra-t-elle les délégués des autres plates-formes de l’opposition, ou seuls les participants à la conférence d’Astana se retrouveront à Genève ?

 

Bachar al-Jaafari : Avons-nous signé le communiqué ? Non, parce qu’il exprime l’engagement des trois États garants. Évidemment, nous avons été consultés en permanence et mis au courant à toutes les étapes de son élaboration. Il n’est donc pas publié au nom de tous ceux qui ont participé à cette conférence, mais au nom des trois États garants de la cessation des hostilités. Quant à Genève, c’est l’Envoyé spécial, M. de Mistura, qui doit mener les consultations afin de décider quels seront les participants.

 

Intervention du journaliste : À quelle date ?

Bachar al-Jaafari : Nous ne le savons pas. La date sera fixée par les canaux diplomatiques.

Question 11 [Mohammad Khorchali, Canal Kurdistan] : Les Kurdes de Syrie ont joué un rôle important dans la lutte contre Daech. Qu’en pensez-vous ? Quel sera leur sort dans la Syrie à l’avenir ?

 

Bachar al-Jaafari : Je suis heureux que vous ayez parlé des Kurdes en tant que Syriens. Disant cela, vous avez répondu partiellement à votre question. Pour nous, que nous parlions d’Arabes, de Chaldéens, de Kurdes ou de toute autre composante du peuple syrien, ce sont tous des Syriens, sans aucune distinction. Nous sommes fiers de nos frères kurdes syriens, comme nous serions fiers de nous-mêmes, parce que les Kurdes de Syrie ont joué un rôle important dans notre Histoire et non seulement dans la lutte contre Daech.

 

Nous vivons ensemble depuis des milliers d’années et nous ne cherchons pas à tester la fidélité des uns et des autres, parce que nous sommes fidèles. Il se trouve que certains qui n’ont pas foi en la Syrie, mais en d’autres agendas planifiés par des forces étrangères, ont choisi une autre voie. Ici, une remarque s’impose : il y a aussi des Arabes syriens qui travaillent contre leur propre pays. Nous avons des traîtres qui rendent visite à Israël et combattent à ses côtés contre leur pays. Il ne faut donc pas généraliser en parlant de telle ou telle composante, car la plupart des Syriens sont fiers d’être syriens et c’est ainsi que nous les considérons.

 

Question 12 [journaliste de la BBC] : L’opposition a déclaré que l’opération Astana est terminée. Partant de là, votre gouvernement cessera-t-il ses attaques contre Wadi Barada ?

 

Bachar al-jaafari : Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, permettez que je rectifie votre question. Premièrement, j’ai déjà dit qu’il n’y a rien qui puisse être qualifié d’« attaque contre Wadi Barada », mais un problème à Aïn al-Fijeh où se trouve la source d’eau potable qui alimente les sept millions d’habitants de la capitale, Damas, depuis 41 jours. Je vous prie de répéter ce que je viens de dire. Depuis combien de jours ? M’avez-vous entendu ? Combien de jours ?

 

Journaliste de la BBC : Vous avez dit 41 jours.

Bachar al-Jaafari : Imaginez que je vous prive d’eau pendant deux jours, puis reposez-moi votre question. Quoi que dise ladite opposition armée, vous devriez vérifier une, deux, puis trois fois, avant de soutenir ses propos, parce que l’Armée syrienne libère des villes capturées par les terroristes. Telle est la vérité. Telle est la réalité. Nous ne combattons pas un pays étranger. Nous ne lançons pas une guerre contre nos voisins. Nous combattons des terroristes sévissant à l’intérieur de nos frontières et sur notre territoire, afin de protéger notre population. Il ne s’agit donc pas de « la chute » d’une ville ou d’un village aux mains de l’Armée syrienne, mais de « la libération » de la source d’eau potable alimentant sept millions d’habitants privés de cette eau depuis 41 jours ! Tant qu’il en sera ainsi, l’Armée syrienne poursuivra ses opérations.

 

Question 13 [identité de l’intervenant inaudible] : Lors d’un congrès à Genève, je vous ai interrogé sur les exigences des Kurdes syriens. Vous m’aviez répondu que ceux qui songent au fédéralisme ou à la partition de la Syrie prennent du Panadol. Or les Kurdes, avec d’autres composantes, ont annoncé la fédéralisation, notamment au Nord de la Syrie. Quel est votre avis à ce propos ?

 

Bachar al-Jaafari : Il existe un médicament encore plus efficace que le Panadol et c’est l’Advil. Quel que soit le régime qui pourrait être adopté par la Syrie, la décision revient au peuple syrien, lui-même, et non à l’une de ses composantes qui en déciderait de manière unilatérale. Celui qui a des idées sur le sujet n’a qu’à les soumettre démocratiquement au Parlement syrien, aussi folles soient-elles, telle celle du fédéralisme ; une idée folle qui ne se réalisera pas en Syrie. Il n’empêche qu’un parti ou un autre peut soumettre n’importe quelle idée de manière démocratique. Au cas où elle obtiendrait l’unanimité, nous pourrons en reparler.

 

Mais qu’un groupe de personnes parle de créer un petit État désigné comme « fédéral » et de diviser le pays au profit d’agendas étrangers, c’est un discours en tout point inacceptable, d’autant plus qu’il ne correspond pas à celui de tous les Syriens kurdes. Très nombreux sont les Syriens kurdes patriotes, par excellence, et contre le fédéralisme.

 

Merci Mesdames et Messieurs

Dr Bachar al-Jaafari
Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies
24/01/107

Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

Avec l’espoir, mêlé de certitude, que les violences perfides cachées sous la signature du gouvernement turc et de ses factions terroristes seront contrées, le moment venu, par la volonté farouche du peuple syrien de ne pas céder à leur odieux sectarisme en affirmant que la Syrie est, et restera, un pays laïc.

 

Source : Vidéos / Al-Fadaiya (Syrie)
https://www.youtube.com/watch ?v=6js68ZH8UxM&feature=youtu.be

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Autrefois respectée et écoutée du monde entier, la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie Itv de Michel Raimbaud, Russia Today. Par Comité Valmy.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Pourparlers sur la Syrie

Autrefois respectée et écoutée du monde entier,
la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie
Itv de Michel Raimbaud, Russia Today

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy

Les pourparlers sur la Syrie, Astana, le 24 janvier 2017.

 

Autrefois respectée et écoutée du monde entier,
la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie

Le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime, choisissant de soutenir des « révolutionnaires » armés et violents, déplore l’ancien ambassadeur de France Michel Raimbaud.

 

RT France : C’est la première fois que les représentants de l’opposition syrienne et du gouvernement se réunissent pour des négociations à Astana. Est-ce effectivement une avancée dans le processus des pourparlers ?

Michel Raimbaud (M. R.) : Le simple fait que des représentants de l’opposition syrienne se réunissent avec des représentants du gouvernement pour des négociations constitue bien entendu une avancée indéniable dans la recherche d’une issue politique à la « guerre universelle » qui détruit la Syrie et son peuple depuis maintenant six ans. Le fait que des protagonistes étrangers, qu’ils soient des alliés de l’Etat syrien comme la Russie et l’Iran, ou des parrains de l’opposition armée (pour ne pas dire terroriste) comme la Turquie, y soient impliqués, donne à ce scénario l’indispensable label « diplomatique » susceptible de garantir le sérieux de l’engagement des parties concernées.

La question n’est pas simple, dans la mesure où les représentants de « l’opposition » ont un passé ou un pedigree qui, en temps normal, ne leur assurerait pas un ticket d’entrée à une table de négociation. Dans la mesure également où l’un des parrains – le régime d’Erdogan, pour ne pas le nommer – se voit gratifié de l’un des premiers rôles dans un processus devant conduire (d’une façon ou d’une autre) à la reconstruction de la Syrie, pays invaincu mais en bonne partie détruit grâce aux bons soins dudit Erdogan.

« Il ne s’agit que d’un premier pas (celui qui coûte),
qui devrait aboutir à une consolidation du cessez-le-feu
généralisé et à séparer les « opposants armés »
des groupes terroristes »

Pour le reste, il ne s’agit que d’un premier pas (celui qui coûte), qui devrait aboutir à une consolidation du cessez-le-feu généralisé et à séparer les « opposants armés » des groupes terroristes. Ce premier épisode devra être suivi de beaucoup d’autres, à Astana ou à Genève, ou ailleurs. Mais le choix du lieu n’est pas anodin.

RT France : Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s’est montré assez sceptique à l’égard des pourparlers à Astana, arguant que le vrai progrès ne pouvait avoir lieu qu’à Genève lors de la prochaine étape. D’où vient ce scepticisme ?

M. R. : Au fil des cinq cents dernières années, l’Occident s’est progressivement installé dans sa position de maître de l’univers, ce qui lui confère une rente de situation que ses dirigeants trouvent normale, estimant que les questions importantes relatives à la paix et à la guerre ne peuvent se traiter ailleurs que « chez eux ».

Les Etats européens, alliés des Etats-Unis au sein de l’Alliance atlantique, ont ainsi du mal à admettre que des négociations sur un dossier phare comme celui de la guerre de Syrie puissent se tenir dans un pays comme le Khazakstan.

« Comment voulez-vous qu’un ministre européen sorte des chemins battus de la pensée unique et reconnaisse qu’Astana aura été une étape pionnière en soi ? »

Chef de la diplomatie allemande, Monsieur Steinmeier, a dû se rendre à l’évidence : c’est à Astana, capitale d’une ancienne république soviétique restée proche de la Russie, membre du Traité de sécurité collective de Taschkent (OTSC), où la tradition musulmane se mêle à l’influence slave, que les représentants de l’opposition syrienne et du gouvernement se sont réunis pour un premier round de négociations.

Comment voulez-vous qu’un ministre européen sorte des chemins battus de la pensée unique et reconnaisse qu’Astana aura été une étape pionnière en soi ? Le « vrai progrès » ne peut donc avoir lieu qu’à Genève, lors de la prochaine étape.

Monsieur Steinmeier a sûrement la mémoire courte. Sans doute oublie-t-il que Genève avait déjà accueilli (en 2012) des négociations sur la Syrie, et que le résultat n’avait pas pu être qualifié de « vrai progrès », certains des signataires de Genève affirmant, avant même que l’encre ne soit sèche, qu’ils n’avaient pas la moindre intention de respecter l’accord qu’ils venaient de signer.

Même si elle se trouve hors du champ de l’Union européenne ou de l’OTAN, Genève reste une ville de « chez nous ». C’est, en outre, l’un des sièges de l’ONU, organisation qui n’a jamais démérité en matière de complaisance envers l’Empire atlantique. Les Secrétaires généraux et leurs envoyés spéciaux font preuve d’un dévouement et d’un zèle à toute épreuve au service de « l’opposition » armée, y compris De Mistura, que l’on a pu juger sur pièces à l’occasion de la récente bataille d’Alep.

« C’est au peuple syrien et
à lui seul de décider de son avenir »

RT : L’administration de Barack Obama a toujours insisté sur le fait que Bachar el-Assad devait partir. Pensez-vous que cela va être également la priorité pour l’administration de Donald Trump ?

M. R. : Sur ce point, permettez-moi de rappeler un point essentiel : il n’appartient ni à Obama, ni à Kerry, ni à Cameron, ni à Sarkozy, ni Juppé, ni à Fabius, ni à Hollande, ni à Ayrault, ni à Donald Trump, ni à Steinmeier de décider si le président Bachar el-Assad doit partir ou rester. Vous constaterez comme moi qu’ils sont tous partis ou sur le point de partir, sauf Trump, qui vient de prendre ses fonctions.

C’est au peuple syrien et à lui seul de décider de son avenir.

Bien malin qui pourrait deviner quelles seront les priorités du nouveau président américain, qui sera sans doute très « flexible » ou imprévisible, comme il le dit lui-même. Pour la Syrie, il n’est pas déraisonnable d’espérer qu’il mettra en œuvre son intention annoncée de dialoguer avec la Russie, ce qui pourrait influer sur son attitude à l’égard de Bachar el-Assad…et de ses opposants.

« Depuis le début des « printemps arabes » le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime »

RT : Quel devrait être le rôle de la France dans la résolution du conflit ? Pourquoi n’est-elle plus protagoniste dans la région ?

M. R. : La France bénéficiait en Syrie d’un capital de sympathie indéniable jusqu’à la seconde guerre d’Irak. La situation s’est gâtée en 2003, suite au retour progressif au « bercail atlantique », selon l’expression consacrée.

Toutefois c’est depuis le début des « printemps arabes » que le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime, choisissant dès le mois de mars 2011 de soutenir des « révolutionnaires » armés et violents, bientôt terroristes. Des slogans comme « Bachar doit partir » ou des propos déplacés ne peuvent servir de ligne diplomatique…

Dans ce contexte, comment voulez-vous que la France, qui s’est mise elle-même hors-jeu, soit un protagoniste dans la région et dans le jeu diplomatique autour des problèmes de ce Grand Moyen-Orient ?

En tant qu’ancien diplomate, je déplore cette position et cette attitude négative, qui seront difficiles à amender et à faire oublier. Mais je ne suis sûrement pas le seul à souhaiter que la France retrouve le rôle traditionnel qui lui valait d’être respectée et écoutée partout dans le monde.

 

25 janvier 2017

Michel Raimbaud est ancien ambassadeur de France, professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques, officier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur

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Le peuple syrien veut désespérément la paix Tulsi Gabbard, Medium.com, par Comité Valmy.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Le peuple syrien
veut désespérément la paix
Tulsi Gabbard, Medium.com

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy


Le peuple syrien veut désespérément la paix

Pendant qu’à Washington on se préparait pour l’inauguration du président Donald Trump, j’ai effectué, la semaine dernière, une mission d’enquête en Syrie et au Liban pour rencontrer et écouter le peuple syrien sans intermédiaires. Leurs vies ont été consumées par une guerre horrible qui a tué des centaines de milliers de Syriens et a forcé des millions d’autres à fuir leur patrie en quête de paix.

 

Il est clair maintenant plus que jamais : cette guerre de changement de régime ne sert pas les intérêts de l’Amérique, et elle n’est certainement pas dans l’intérêt du peuple syrien.

 

Nous avons rencontré ces enfants dans un refuge d’Alep ; leurs familles ont fui la partie orientale de la ville. La seule chose que ces enfants veulent, la seule chose que tous ceux que j’ai rencontré veulent, c’est la paix. Beaucoup de ces enfants n’ont connu que la guerre. Tout ce que leurs familles veulent, c’est rentrer à la maison, et retrouver la vie qu’ils avaient avant que la guerre pour renverser le gouvernement ne commence. C’est tout ce qu’ils veulent.

J’ai traversé Damas et Alep, en écoutant des Syriens de différentes parties du pays. J’ai rencontré des familles déplacées de la partie orientale d’Alep, de Raqqah, de Zabadani, de Latakia et de la périphérie de Damas. J’ai rencontré des dirigeants de l’opposition syrienne qui ont conduit les manifestations en 2011, des veuves et des enfants d’hommes qui luttaient pour le gouvernement et des veuves de ceux qui luttaient contre le gouvernement. J’ai rencontré Aoun, le président nouvellement élu du Liban et Hariri, le Premier ministre, Elizabeth Richard, l’ambassadeur américain au Liban, le président syrien Assad, le grand Mufti Hassoun, Denys Antoine Chahda, l’archevêque de l’Église catholique syrienne d’Alep, des chefs religieux musulmans et chrétiens, des étudiants, des propriétaires de petites entreprises, et d’autres encore.

 

Leur message au peuple américain était puissant et cohérent : il n’y a aucune différence entre les rebelles « modérés » et al-Qaïda (al-Nusra) ou ISIS - ils sont tous les mêmes. Il s’agit d’une guerre entre, d’une part, des terroristes sous le commandement de groupes comme ISIS et al-Qaida et, d’autre part, le gouvernement syrien. Ils supplient les États-Unis et d’autres pays d’arrêter de soutenir ceux qui détruisent la Syrie et son peuple.

 

J’ai entendu ce message encore et encore dans la bouche de ceux qui ont souffert, et survécu à des horreurs inexprimables. Ils m’ont demandé de faire entendre leur voix dans le monde ; Des voix frustrées qui n’ont pas été entendues en raison des fausses informations et des informations biaisées, uniformément destinées à soutenir la guerre pour un changement de régime au dépens de la vie des Syriens.

 

J’ai entendu des témoignages sur la façon dont les manifestations pacifiques du début ont été rapidement infiltrées par des groupes de djihadistes wahhabites comme al-Qaïda (al-Nusra), financés et soutenus par l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar, les États-Unis et d’autres. Ils ont exploité les manifestants pacifiques, occupé leurs communautés, tué et torturé les Syriens qui ne voulaient pas coopérer pas à leur lutte pour renverser le gouvernement.

 

J’ai rencontré une jeune musulmane de Zabadani qui a été enlevée, régulièrement battue et violée en 2012, alors qu’elle n’avait que 14 ans, par des « groupes rebelles » qui étaient en colère contre son père, un éleveur de moutons, qui ne leur donnait pas d’argent. Elle a assisté, horrifiée, à l’assassinat de son père, dans leur salon, par des hommes cagoulés qui ont vidé un chargeur tout entier sur lui.

 

J’ai rencontré un garçon qui a été kidnappé an allant acheter du pain pour sa famille. Il a été torturé, il a subi le supplice de la noyade, il a été électrocuté, placé sur une croix et fouetté, tout cela parce qu’il avait refusé d’aider les « rebelles » - il leur avait dit qu’il voulait juste aller à l’école. C’est ainsi que les « rebelles » traitent les Syriens qui ne coopèrent pas avec eux ou dont ils n’acceptent pas la religion.

 

Bien qu’opposés au gouvernement Assad, l’opposition politique a affirmé avec vigueur qu’elle rejetait catégorique l’utilisation de la violence pour obtenir des réformes. Les opposants politiques du gouvernement affirment que si les djihadistes wahhabites, soutenus par des gouvernements étrangers, réussissent à renverser l’État syrien, ils détruiront la Syrie et sa longue histoire de société laïque et pluraliste, une société où les peuples de toutes les religions ont toujours vécu pacifiquement côte à côte. Bien que cette opposition politique continue à vouloir des réformes, elle répète avec insistance que, tant que les gouvernements étrangers mèneront une guerre de changement de régime contre la Syrie par groupes terroristes djihadistes interposés, elle se tiendra aux côtés de l’Etat syrien et luttera pacifiquement pour une Syrie plus forte pour tous les Syriens.

 

À l’origine, je n’avais aucune intention de rencontrer Assad, mais quand j’en ai eu l’occasion, j’ai pensé qu’il était important de le faire. Je pense que nous devrions être capables de parler avec n’importe qui, s’il y a une chance que cela puisse contribuer à mettre fin à cette guerre qui cause tant de souffrances au peuple syrien.

 

J’ai rencontré ces femmes étonnantes à Barzi ; beaucoup d’entre elles ont des maris ou des membres de la famille qui se battent soit avec al-Nusra / al-Qaeda, soit avec l’armée syrienne. Quand elles arrivent dans ce centre communautaire, elles laissent tout cela derrière elles, et elles deviennent amies et, ensemble, elles apprennent toutes sortes de choses, comme la couture, etc., pour préparer leur avenir. Elles étaient des étrangères avant d’arriver à ce centre communautaire dont la mission est d’émanciper les femmes, et maintenant elles sont des « sœurs » qui partagent leurs joies et leurs peines.

 

Je rentre à Washington, plus que jamais résolue à mettre fin à la guerre illégale que nous menons pour renverser le gouvernement syrien. De l’Irak à la Libye et maintenant en Syrie, les États-Unis ont mené des guerres de changement de régime qui ont entraîné partout des souffrances inimaginables, tué des quantités d’innocents, et renforcé des groupes comme Al-Qaïda et ISIS.

 

J’appelle le Congrès et la nouvelle Administration à ne pas rester indifférents aux souffrances du peuple syrien et à soutenir l’Acte pour interdire l’armement des terroristes. Nous devons arrêter de les soutenir directement et indirectement - en fournissant directement des armes, de l’entrainement et du soutien logistique aux groupes rebelles affiliés à Al-Qaïda et à ISIS ; et indirectement par l’intermédiaire de l’Arabie Saoudite, des Etats du Golfe et de la Turquie. Nous devons mettre fin à notre guerre pour renverser le gouvernement syrien et nous concentrer sur la défaite d’Al-Qaïda et d’ISIS. Les États-Unis doivent cesser de soutenir les terroristes qui détruisent la Syrie et son peuple. Les États-Unis et les autres pays qui alimentent cette guerre doivent cesser immédiatement de le faire. Nous devons laisser le peuple syrien se remettre de cette terrible guerre.

 

Merci,

Tulsi
24 janvier 2017

Tulsi Gabbard est une députée démocrate étasunienne

Traduction : Dominique Muselet

Source :
Medium.com

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ITALIE: Giulietto Chiesa, courageux député européen dit a la TV toute la vérité sur les attentats, entre autres.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La guerre, #Daesch, #l'Italie

ITALIE: Giulietto Chiesa, courageux député européen dit a la TV toute la vérité sur les attentats, entre autres.

ITALIE: Giulietto Chiesa, courageux député européen dit a la TV toute la vérité sur les attentats, entre autres.

Le journaliste italien Giulietto Chiesa était invité à la célèbre émission talkshow de la télévision italienne La Gabbia ("La cage" en français – NdT) dimanche 11 janvier, soit le jour même de la grande manifestation dans les plus grandes villes de France après les événements tragique de Paris. Son analyse détonne particulièrement lors de ce débat, où il remet en cause à la fois le récit des événements qui nous a été fait, et les liens de cette affaire avec la politique étrangère occidentale de ces dernières années. Le plus étonnant est de voir que les journalistes et les autres participants le laissent parler sans (trop) l’interrompre, qu’il est même applaudi par le public italien, et que pour une fois, un dissident de la "pensée unique" peut s’exprimer clairement et terminer d’exposer une opinion aussi différente sans être lynché verbalement.
Merci de nous signaler toute situation comparable à la télévision française, si vous en trouvez !
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Version courte, 2 minutes environ

Le journaliste italien Giulietto Chiesa était invité à la célèbre émission talkshow de la télévision italienne La Gabbia ("La cage" en français – NdT) dimanche 11 janvier, soit le jour même de la grande manifestation dans les plus grandes villes de France après les attentats à Paris qui ont fait 17 morts. Son analyse détonne particulièrement lors de ce débat, où il remet en cause à la fois le récit des événements qui nous a été fait, et les liens de cette affaire avec la politique étrangère occidentale en Libye et en Syrie ces dernières années. Le plus étonnant est de voir que les journalistes et les autres participants le laissent parler sans (trop) l’interrompre, qu’il est même applaudi par le public italien, et que pour une fois, un dissident de la "pensée unique" peut s’exprimer clairement et terminer d’exposer une opinion aussi différente sans être lynché verbalement.

Merci de nous signaler toute situation comparable à la télévision française, si vous en trouvez !

A lire, sous la vidéo, un article de Giulietto Chiesa paru aujourd’hui dans La Voix de la Russie, et précisant sa position sur cette affaire.

Version plus longue, 6 minutes environ

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Quand la vérité sur Daesh éclate en direct sur LCP

22 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Le fascisme, #La Turquie, #ISIL, #Terrorisme

Quand Claude Goasguen dit la vérité sur LCP, les journalistes français ne savent pas comment réagir à la vérité… malaise !
Il n’y a aucun doute que les business du groupe terroriste islamique ISIS profite à de nombreuses personnes, souvent des dirigeants, et que les medias sont complices, tout au moins de ne pas enquêter honnêtement comme le feraient de réels journalistes.
OUI, l’Europe, la France, Obama, soutiennent Al-Qaïda en Syrie, et enfin quelqu’un ose le dire en public.
Regardez bien la réaction des journalistes, aucun argument, seulement des insultes. Cela nous rappelle Clinton contre Trump, mais la vérité finira toujours par éclater !
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