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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #daesch tag

Réactio d'Eric Cantona après les attentas du 13 novembre 2015 à Paris

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Politique étrangère, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Eric Cantona

Voici les vrais responsables de nos malheurs (sarkozy, hollande et marine...). Jusqu'à Jacques CHIRAC, la France n'avait que des amis et des alliés dans le monde arabe. La France était perçue comme une nation qui partout favorisait la paix et le dialogue.

Puis Sarkozy est arrivé et tout a changé. Nos amis d'hier sont devenus nos ennemis. Nos alliés d'hier sont devenus nos adversaires d'aujourd'hui.

En Afghanistan, en Irak, en Libye, au Tchad, en Syrie nous avons semé la mort et la terreur. Nous avons voulu imposer "la démocratie" à coups de bombes à des peuples qui n'en veulent pas. Nous avons voulu exporter des valeurs auxquelles nous-mêmes ne croyons plus. Nous avons infligé tellement de souffrances qu'aujourd'hui nous récoltons ce que nous avons semé.

Nos politiciens font les guerres au lieu de s'occuper des problèmes graves de notre pays. Le chômage explose, la misère s'étend, nos retraités font les poubelles pour pouvoir survivre, notre jeunesse n'a plus d'espoir et nos gouvernements dépensent des milliards à bombarder des pays et des peuples étrangers.

Arrêtons de nous mêler des affaires du monde. Nous ne sommes ni des exemples à suivre ni des justiciers.

Il est temps d'ouvrir les yeux : à force de semer la haine, le racisme et la mort, nous, nous récoltons le terrorisme et la peur.

Et ces politiciens irresponsables qui nous conduisent vers l'abîme, ces pompiers pyromanes, profitent du terrorisme pour nous infliger l'état d'urgence, réduire nos libertés et nous dresser les uns contre les autres au risque de provoquer une guerre civile dans notre propre pays.

Ces politiciens qui nous gouvernent ne méritent pas notre confiance car ils nous ont tous trahis. Il n'y en a pas un pour sauver l'autre.

Malgré la peine immense, la légitime colère et la tristesse que nous éprouvons tous, nous devons rester lucides et unis.

Ne nous trompons pas d'ennemis et ne faisons pas payer à nos compatriotes musulmans, les conséquences de la folie guerrière de nos gouvernements. Nous sommes gouvernés par des pompiers pyromanes qui sont les vrais responsables de ce que nous sommes en train de vivre.

Ne nous laissons pas égarer par l'émotion et laissons plutôt place à la lucidité et la RAISON.

Ces politiciens ne sont pas qualifiés pour garantir notre sécurité car leur politique de guerre ne fera que favoriser encore plus le terrorisme.

Eric Cantona

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Le choix de François Hollande d'après Emmanuel Todd: Un nain ou un géant. Politique fiction. Communiqué de l'Elysée - lundi 16 novembre 2015]

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Le choix de François Hollande d'après Emmanuel Todd: Un nain ou un géant. Politique fiction. Communiqué de l'Elysée - lundi 16 novembre 2015]

Le choix de François Hollande d'après Emmanuel Todd:

Un nain ou un géant.

Communiqué de l'Elysée - lundi 16 novembre 2015].

Politique fiction.


Suite aux événements tragiques de vendredi, il a été décidé que la France réexaminera sa stratégie et politique étrangère.


1) Considérant les soutiens de certains pays avec les mouvements terroristes, soit par leur création à des fins géostratégiques douteuses, soit par leur financement, soit par une complaisance à leur égard, la France révisera ses relations avec les Etats-Unis, le Qatar, l’Arabie-Saoudite, Israël et la Turquie.


2) Considérant le rôle actif joué par la France elle-même dans le point 1), les membres des gouvernements successifs annoncent leur démission en bloc et leur mise à disposition de la Justice française et internationale, non sans avoir au préalable engagé des actions contre les figures politiques, culturelles et médiatiques qui ont défendu et encouragé ces politiques criminelles.


3) Considérant que les 5 années d’interventions occidentales en Syrie et les 15 années de campagnes « d’éradication du terrorisme » ont produit moins de résultats qu’un mois d’intervention russe, la France révisera ses alliances stratégiques en matière de lutte contre le terrorisme et reconsidérera les propositions russes et autres pour une paix au Moyen-orient.


4) Constatant le rôle extrêmement belliqueux et destructeur de l’OTAN ces 30 dernières années, la France se retire de toutes les instances de cette organisation et soumet à l’examen de la Justice la responsabilité des dirigeants de cette organisation pour des actes de guerre illégaux et actes de crimes contre l’humanité.


5) Reconnaissant le rôle indispensable joué par les marchands d’armes dans les guerres, l’Etat français procédera à la nationalisation sans indemnisation et la liquidation de toutes les entreprises privées engagées dans cette filière. Un référendum sera soumis au peuple français sur le devenir d’un éventuel secteur public dédié exclusivement à la Défense.


6) Constatant qu’il circule librement et à ciel ouvert des « armes interdites » par les Conventions internationales, la France lancera des mandats d’arrêt internationaux contre les responsables d’entreprises et leurs subordonnés employés dans les services de Recherche et Développement (l’argument « je ne faisais qu’obéir aux instructions » ou « si ce n’est pas nous, c’est quelqu’un d’autre qui le fabriquera » ne saurait être opposé).


7) Considérant que « lorsque nos réactions sont prévisibles, nous devenons manipulables », le Gouvernement de la France se refuse à tomber dans le piège tendu et retire toutes les mesures de surveillance massive et d’atteintes aux libertés publiques et engagera une véritable lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, d’où qu’il vienne, et contre tous ses promoteurs, alliés ou non.


8) Prolongeant l'esprit de notre devise nationale, un processus constituant et citoyen démarrera en 2016, permettant l'établissement de notre souveraineté pleine et entière, quitte à envisager une sortie de la France de l'Union Européenne.


9) Constatant l’impossibilité de préserver sa pleine souveraineté, l’État décide de se retirer de l’Union Européenne et notifiera son intention au Conseil européen conformément à l’article 50 du traité de l’Union Européenne.


Vive la France, vive la République.


Fait à l’Elysée, le 16 novembre 2015.

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À qui la faute ? Par Jacques-François Bonaldi

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La nation ., #Terrorisme, #Daesch, #La mondialisation, #Le capitalisme;

Source : Le Grand Soir, Jacques-François BONALDI, 15-11-2015

L’effroi, l’horreur, la barbarie… Ces qualificatifs font florès dans les médias français (et étrangers) après les six attaques terroristes perpétrées à Paris dans la nuit du vendredi 13 (ont-ils choisi à dessein cette journée marquée, comme on le sait, de mauvais augure ?) novembre ? Oui, ces qualificatifs sont justes, indéniablement, et l’on ne saurait passer sous silence le drame vécu par les victimes et les familles directement touchées, compatir à leur douleur. Ceci dit, et qu’il faut dire, il serait trop facile d’en rester à ce que je considère une analyse sommaire et biaisée.

Qui, en France, au sein de la classe politique, de ce qu’on appelle maintenant d’un terme qui ne veut rien dire : la société civile, au sein des mouvements organisés (syndicats, partis, etc.) a, depuis maintenant cinq ans, cinq terribles et longues années, « compati » à la douleur des Syriens, qui vivent au quotidien l’effroi, l’horreur, la barbarie… Leur président, que les politiciens français vouent d’un bel unisson aux gémonies, vient, devant des députés français, de prononcer une phrase que tout le monde, si les œillères n’empêchaient pas de voir, devrait accepter comme une vérité douloureusement exacte : « Paris a connu ce que nous, les Syriens, nous vivons depuis cinq ans » !

Car le point de départ est bel et bien là. L’État islamique a « fleuri » sur le fumier entassé en Syrie par l’OTAN, en tout premier lieu, par la France et son soi-disant « tranquille » président, François Hollande, le principal boutefeu occidental, le plus fanatique va-t-en-guerre, celui qui a fait (et qui fait toujours) du renversement de Bachir el-Assad une question quasiment personnelle, tout autant son prédécesseur Sarkozy avec Kadhafi en Libye. Lui au moins avait des prétextes, guère avouables certes. Mais quels sont les motifs censément plus avouables de Hollande ? Les a-t-il jamais énoncés ? Pour quelles raisons lui et l’OTAN sont-ils allés fomenter de l’extérieur ce que la presse bien-pensante appelle maintenant une « guerre civile » ou, tout simplement, une « crise », et qu’un peu de bon sens permet de qualifier plus justement de « guerre importée » ? Je lis les grandes explications sociologiques du Monde sur la raison pour laquelle la France serait le pays que les djihadistes « aiment haïr ». Un article sans doute satisfaisant sur le plan intellectuel, mais qui, sur le plan politique, laisse dans l’ombre le fond même de la question : pourquoi et comment une organisation (il faudrait trouver un autre mot, bien entendu) terroriste a-t-elle pu surgir et surtout se développer avec une telle vitesse et, surtout encore, se doter en si peu de temps de moyens financiers, logistiques et militaires absolument inouïs qui feraient pâlir d’envie n’importe quelle autre ? Quand un « mouvement » terroriste arrive à s’emparer de territoires aussi grands que ceux qui sont tombés sous la coupe de l’État islamique (nous sommes là très loin du fameux « foco » des guérilleros latino-américains des années 60 et 70), à faire régner sa sinistre loi sur des régions entières, à s’emparer de puits de pétrole, à les faire fonctionner, à vendre leur pétrole sur on ne sait trop quels marchés, c’est, d’une part – comment en douter ? – qu’il bénéficie de très puissants appuis, et, de l’autre, qu’il répond aux attentes de certains États, de vrais États, eux, qui ont besoin de lui pour arriver à leurs propres fins.

Nul n’ignore les visées que s’étaient fixé les États-Unis au Moyen-Orient à l’époque des Bush père et fils – des visées que les administrations démocrates n’ont jamais cherché à infléchir, pas plus Clinton qu’Obama : elles apparaissent dans leur stratégie qui consistait en gros à « foutre le merdier » dans cette région du monde, à la balkaniser en entités inviables et invivables, d’une part, pour pouvoir continuer de dominer plus facilement un coin de la planète richissime en pétrole, d’autre part pour pouvoir mieux « protéger » leur grand allié de la région, Israël. Sur ce plan-là, comme stratégie, c’est réussi, il faut bien le reconnaître. Que ce fût à la longue une stratégie foncièrement stupide crève autant les yeux. À plus forte raison quand, à cette stratégie imbécile sur le long terme, s’en est ajoutée une autre tout aussi stupide, issue du 11 septembre 2001 (un événement aussi « mystérieux » que l’assassinat de Kennedy en novembre 1963, et qui le restera encore très longtemps) : « faire la guerre » au terrorisme, menacer de bombarder une soixantaine de « trous perdus » du monde ! Comme si on pouvait liquider le terrorisme par des bombardements ou alors, en assassinant un par un les chefs les plus connus !

On a vu les conséquences de cette stratégie à la cow-boy en Irak, qui est précisément le fumier sur lequel ont commencé à bourgeonner, à fleurir puis à pousser dru et fort d’abord Al-Qaeda, et maintenant l’État islamique. Le bouillon de culture du terrorisme djihadiste tel que nous le connaissons aujourd’hui, avec ses terribles conséquences –parce qu’aucun mouvement précédent n’a jamais été dotée de tels moyens de faire du mal – c’est, ne l’oublions pas, l’Iraq et la stratégie politique et militaire fondamentalement erronée de la Maison-Blanche et de son Pentagone.

Mais si l’on peut comprendre que la Maison-Blanche, dont la tradition n’a jamais été, au fond, que celle consistant à « rouler des mécaniques » et à régler les problèmes à coups de feu, comme si notre planète était un saloon du Far West, comme elle l’a fait depuis deux cents ans (sinon, demandez leur opinion aux Latino-Américains), bref, si la diplomatie étatsunienne se caractérise, encore et toujours, par son primitivisme, on a du mal à s’expliquer comment la France (j’entends : son gouvernement), dont la diplomatie a été, des siècles durant, symbole de subtilité, de capacité à analyser et à nuancer les problèmes, emboîte d’une manière si cavalière et si guillerette le pas des nouveaux maîtres du monde (qui le seront, certes, de moins en moins, mais qui le resteront aussi longtemps que l’Europe ne se dotera pas d’une politique internationale à elle) et les accompagne dans toutes leurs équipées. Sur ce point, le « suivisme » est de mise, qu’on se revendique de la droite décomplexée à la Sarkozy ou de la gauche « nominale » : chacun y est allé de sa petite « proxy war ». Sarkozy a eu sa Libye, et Hollande a toujours (hélas) sa Syrie. Au moins, Chirac s’était fait un point d’honneur de ne pas accompagner Bush dans son aventure irakienne… Un beau moment d’indépendance française en politique internationale que ses successeurs auraient dû avoir le bon goût d’imiter, car il n’a été qu’un feu de paille.

Comme si l’Irak n’avait pas été suffisant ! Comme si les conséquences de cette terrible erreur (pour le reste du monde, pas pour les États-Unis, bien entendu, puisque cette décision faisait partie de leur stratégie) n’avaient pas assez sauté aux yeux de tous les gouvernements du monde et qu’il faille en rajouter ! Comme si la décision la plus intelligente quand on veut éteindre un feu, c’est jeter de l’huile dessus ou y rajouter des bûches ? Comme si la politique la plus subtile était de monter sur le char étasunien et d’accompagner toutes les équipées de la Maison-Blanche et du Pentagone (pour lequel, rappelons-le, la guerre est une affaire absolument juteuse) !

Qu’on me dise un peu ce que la France (son gouvernement et ensuite son peuple qui en paie les conséquences) avait à gagner en attaquant la Libye, en détruisant ce qui était jusque-là un État fort et en la transformant en ce qu’elle est maintenant : un patchwork de tribus et d’ethnies ? Qu’on me dise un peu ce que la France avait à gagner en imposant de l’extérieur une guerre à l’un des rares États laïques et solides du Proche-Orient et du monde musulman ?

Et tout ça, quelle pitié ! uniquement pour renverser un président syrien qui n’a pas l’heur de plaire à Washington parce qu’il est l’allié de l’Iran, contre lequel la Maison-Blanche a une dent depuis 1979 ? Faut-il donc adopter sans broncher, quand on se dit représenter la France et mener une politique sensée, la politique saloonesque de Washington selon laquelle les problèmes se règlent à coups de bombes et par la force militaire ? Et maintenant que les États-Unis ont été contraints de mettre de l’eau dans leur vin et de négocier avec l’Iran, faute d’avoir pu renverser son gouvernement, quelle mine fera notre Hollande et son gouvernement et son parti « socialiste », puisque l’un des motifs jamais dits de la guerre contre la Syrie était d’enlever à Téhéran l’un de ses alliés les plus solides et donc de l’affaiblir ?

Alors, oui, il faut le répéter : l’État islamique (ou Daesh, comme on voudra) s’est développé à toute allure sur cette guerre-ci, tout comme les champignons après la pluie. Parce que ce genre d’armée (Valls vient de dire que c’en était une) ne pullule que dans le chaos. Et du chaos, l’OTAN et ses premiers va-t-en guerre, Sarkozy et Hollande, en ont semé à tour de bras : l’Irak, la Libye, la Syrie (autrement dit, ce qui n’est pas un hasard, les gouvernements, les États laïques les plus solides du Moyen-Orient, puisque, contradictoirement, des monarchies archiréactionnaires et théocratiques comme l’Arabie saoudite, n’auront jamais rien à craindre, elles, de l’OTAN dont elles sont les meilleurs alliées).

Les parents aussi bien putatifs que biologique de l’État islamique, ce sont les gouvernements occidentaux qui, nul ne l’ignore, non seulement ne l’ont pas combattu quand il aurait été encore temps, mais l’ont accouché, puis l’ont soutenu, financé, approvisionné en armes (et même de celles dont ne disposent que des gouvernements constitués) tant que celui-ci leur convenait pour renverser Bachir el-Assad (ainsi que les autres groupements terroristes qualifiés ni plus ni moins que d’opposition modérée). Et comme tous les Frankenstein de l’histoire, le monstre inventé de toutes pièces a brisé ses liens, est sorti des laboratoires et, pour se venger (d’on ne sait quoi), fait la guerre à tout le monde, tue à gauche et à droite, pourfend les « infidèles », autrement dit tous ceux qui ne sont pas lui-même. Tandis que ses inventeurs, absolument dépassés par les événements, ne savent plus quoi faire pour le ramener à la raison…

Hollande va lui déclarer la « guerre à mort », qui est, j’ose le rappelle, justement la seule solution que ce sous-doué de Bush avait trouvée pour se venger du 11 septembre… On en a vu le résultat. Espérons du moins qu’il lui fera une « guerre » un peu plus sérieuse que dans le cadre de la « coalition » conduite – une fois de plus – par les États-Unis depuis plus d’un an et qui n’a servi strictement à rien ! (Soit dit en passant, la Russie, avec le soutien du gouvernement légitime – je le rappelle – de Syrie et de son armée à terre a plus fait en un mois pour briser l’avancée de l’État islamique et à en desserrer l’étau et détruire ses infrastructures et sa logistique, ainsi que celles des autres groupes terroristes, que la « coalition » internationale dont tout le monde constate, par comparaison, qu’il ne s’agissait que de la poudre aux yeux. On ne saurait être à la fois l’allié et l’adversaire des terroristes, en choisissant entre bons terroristes, les miens, et mauvais terroristes, ceux d’en face…)

Alors, oui, coupable, Hollande, pour avoir contribué plus que quiconque à faire de l’État islamique – cet amalgame de « fous de Dieu » assoiffés de sang qui ne vivent que de tueries et de massacres d’innocents – ce qu’il est devenu : un Frankenstein incontrôlable !

Mais coupables aussi, les Français, pour avoir permis à leur classe politique de mener cette guerre immonde contre la Syrie ! Car, autant qu’il m’en souvienne, jamais personne, aucun parti, aucun mouvement syndical, aucun groupement d’intellectuels, aucune entité de la prétendue « société civile » n’a protesté contre cette guerre que Hollande et son gouvernement ont pu engager et mener comme s’ils avaient derrière eux l’approbation de la nation entière, toutes tendances confondues. Et ce, depuis maintenant cinq ans !

Combien de morts en France, mais surtout combien de dizaines de milliers d’autres morts en Syrie faudra-t-il donc pour que le peuple français oblige son gouvernement à cesser d’appuyer ses « bons » terroristes et à renoncer à sa si coûteuse idée fixe, qui vire à l’obsession : liquider Bachir el-Assad ?

Parce qu’apparemment les deux cent mille victimes à ce jour des cinq ans de guerre de l’OTAN et de la France contre la Syrie ne suffisent pas à faire prendre conscience aux Français que leur gouvernement fait absolument fausse route. Même pas quand les survivants déferlent en masse sur les côtes européens pour fuir l’horreur, l’effroi, la barbarie dont ils sont victimes ! Celles-ci sont des victimes « interlopes », comme dirait Brassens, des « métèques », qui, apparemment, ne pèsent pas, sur la balance de la vie, autant que les victimes parisiennes. Comme toujours, il faut que les victimes soient européennes ou vivent dans le Premier monde pour que l’horreur éclate aux yeux de tous ! Voilà à peine quelques jours, il y a eu des dizaines de victimes dans un attentat terroriste au Liban, qui n’ont eu droit qu’à de petits entrefilets ! Sans parler des attentats dans le reste du Moyen-Orient, qui y sont devenus le pain quotidien.

Le monde s’émeut devant les attentats absolument condamnables de Paris. Tous les grands de ce monde y vont de leur petit couplet, à commencer par ceux qui sont les premiers responsables de l’existence de Daesh, les créateurs du Frankenstein, les seuls responsables, par leur politique erronée, du chaos régnant au Proche-Orient (je ne parlerai pas des bombardements sur le Yémen de l’Arabie saoudite, ce grand allié occidental qui a plusieurs fers au feu et mange à différents râteliers, sous l’œil complaisant et approbatif de l’OTAN). Mais aucun ne bat sa coulpe…

Mais qui s’émeut en France depuis cinq ans (mais depuis bien avant ailleurs) devant les enfants syriens tués par les bombes et les armes de l’Occident, devant les civils innocents, les femmes, les personnes âgées dont le seul crime est de vivre sous un gouvernement qui ne plaît pas à Hollande et à son grand patron, la Maison-Blanche ?

Oui, je me demande que diantre Hollande avait à faire dans la galère syrienne ? Et les Français qui n’ont jamais dit mot ?

Alors, oui, émouvons-nous avec raison des morts parisiens, mais, vous les Français, agissez pour que votre gouvernement cesse de commettre les crimes qu’il commet aujourd’hui même en Syrie, par action et par omission…

Jacques-François Bonaldi

La Havane

Samedi 14 novembre 2015

Source : Le Grand Soir, Jacques-François BONALDI, 15-11-2015

 

 

24 réponses à À qui la faute ? Par Jacques-François Bonaldi

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L'hypocrisie autour des attentats de Paris, complaisamment reproduite par des médias en dessous de tout, est si indécente qu'il est nécessaire de remettre les points sur les i, par simple respect pour la mémoire des victimes.

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #AMERIQUE, #La Russie, #L'OTAN.

Publié par Jean Lévy

 

 

 

 

 

Et pourtant, ce n'est pas Assad qui sème la mort en France...Ce sont ceux que Hollande et Fabius arment !

Et pourtant, ce n'est pas Assad qui sème la mort en France...Ce sont ceux que Hollande et Fabius arment !

Chroniques du Grand jeu

 

L'hypocrisie autour des attentats de Paris, complaisamment reproduite par des médias en dessous de tout, est si indécente qu'il est nécessaire de remettre les points sur les i, par simple respect pour la mémoire des victimes. Les cofondateurs de l'Etat Islamique viennent aujourd'hui verser des larmes de crocodile ; au royaume de la com', le foutage de gueule est roi.

Obama fut l'un des premiers à exprimer ses condoléances et sa "sympathie". Il ne nous a malheureusement pas expliqué pourquoi son pays a amoureusement accompagné la montée en puissance de Daech. Des documents déclassifiés du DIA (le renseignement militaire américain) datant de 2012 montrent que les Etats-Unis, ses alliés du Golfe et la Turquie souhaitaient favoriser la création d'une "principauté salafiste" dans l'est de la Syrie "afin d'isoler le régime" Assad. Le directeur de l'époque du DIA, le général Michael Flynn, a avoué que l'administration Obama était parfaitement au courant de ce qui allait arriver et que c'était souhaité ("une décision délibérée").

Erdogan a fait part de sa compassion, c'est gentil à lui... Il n'est cependant un secret pour personne que le sultan soutient à bout de bras Al Qaeda, à qui il a été jusqu'à fournir du sarin, et surtout l'Etat Islamique, ce qu'a reconnu le vice-président US Biden l'année dernière. Pour continuer à alimenter Daech en armes, Ankara est même prêt à faire la guerre aux Kurdes, ce qui ne semble absolument pas gêner l'Occident prêt à toutes les compromissions. Mais après tout, n'est-ce pas Fabius qui déclarait qu'Al Nosra (= Al Qaeda en Syrie) faisait "du bon boulot" ?

L'Arabie saoudite et le Qatar se sont fendus d'un communiqué pour déplorer les attaques de Paris. On aimerait qu'ils déplorent également les milliards de pétrodollars qu'ils déversent chaque année pour financer des milliers d'écoles coraniques dans le monde promouvant leur vision fondamentaliste de l'islam, véritables usines à terroristes. On aimerait qu'ils déplorent le fait d'avoir, après Al Qaeda dans les années 80, une nouvelle fois aidé et armé un monstre - Daech - censé casser l'arc chiite que leur mentalité moyenâgeuse et sectaire craignait plus que tout. Secret de polichinelle éventé par Biden encore, ou par le général Clarke, gens peu suspects de "conspirationnisme". Cela n'empêche pourtant pas nos dirigeants d'aller se vautrer dans les ors des palais saoudiens pour signer des contrats.

Quant à Merkel et son pathétique "nous mènerons le combat ensemble", qu'elle nous explique déjà comment a pu lui venir l'idée abracadabrante de vouloir, pour les beaux yeux du patronat allemand à la recherche de main d'oeuvre bon marché, ouvrir l'Europe à des millions de réfugiés parmi lesquels s'étaient évidemment infiltrés des terroristes, comme le répétaient les services de renseignement. L'un des tueurs de vendredi avait un passeport syrien... Combien d'autres dans des cellules dormantes ?

N'est-ce pas cette même clique de dirigeants occidentaux, pétromonarchiques et turc qui ont, tous ensemble, semé le chaos en Irak, en Libye et en Syrie, détruisant les structures étatiques fragiles de ces pays, ouvrant la voix à la guerre civile et à l'anarchie, créant d'énormes sanctuaires djihadistes dont Ben Laden n'aurait même pas pu rêver ?

Je n'ai jamais été adepte du "tous pourris", formule généralement creuse et qui ne règle rien. Mais il est difficile en l'occurrence de penser autre chose...

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Liban. L'attentat de l'EI fait 43 morts et 239 blessés. L'Humanité.

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #AMERIQUE, #La Russie

Liban. L'attentat de l'EI fait 43 morts et 239 blessés

l'Humanité.fr avec AFP
Vendredi, 13 Novembre, 2015
L'attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) contre un fief du mouvement chiite Hezbollah jeudi au sud de Beyrouth a fait 43 morts et 239 blessés, selon un nouveau bilan fourni par la Croix-Rouge libanaise vendredi. Une journée de deuil national était observée vendredi au Liban.
Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière commise par l'EI au Liban et l'une des plus sanglantes depuis la fin de la guerre civile (1975-1990). Plusieurs des blessés sont dans un état critique et le dernier bilan fait état de 43 morts et 239 blessés.
Aujourd'hui vendredi, les familles se préparaient à enterrer leurs morts alors que le pays observait une journée de deuil national avec notamment la fermeture des écoles publiques et privées.
L'attaque a eu lieu dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné, dans la banlieue sud de Beyrouth. Selon l'armée, deux hommes y ont successivement fait détoner leurs ceintures explosives et un troisième "terroriste" qui n'a pu faire exploser sa ceinture a été retrouvé mort. Mais l'EI, tout en parlant de deux attaques, a fait état d'un seul kamikaze. "Des soldats du califat ont réussi à faire exploser une motocyclette piégée garée contre un rassemblement de 'rafida'", terme péjoratif désignant les chiites, et "après que des apostats sont accourus sur les lieux, un des chevaliers du martyre a fait détoner sa ceinture explosive au milieu du groupe", a affirmé l'EI.
L'EI et le Hezbollah, un allié du régime en Syrie voisine, se font la guerre dans ce pays déchiré par un conflit de plus en plus complexe qui a fait depuis 2011 plus de 250.000 morts.
Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a condamné ce double attentat et appelé les forces de sécurité et les autorités libanaises "à empêcher que cet acte méprisable détruise le calme relatif qui a prévalu dans le pays au cours de l'année écoulée"
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Vendredi noir à Paris : premières récoltes d’une Grande Tempête?

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Ukraine, #Terrorisme, #Daesch, #L'OTAN.

Vendredi noir à Paris : premières récoltes d’une Grande Tempête?

Vendredi noir à Paris : premières récoltes d’une Grande Tempête?

Vendredi noir à Paris : premières récoltes d’une Grande Tempête?

Le 15 novembre 2015

L’exercice du deuil est toujours un travail de longue haleine. A peine avions-nous commencé à concevoir que les 224 passagers de l’Airbus russe abattu dans le Sinaï sont partis à tout jamais dans les nuages qu’une nouvelle tragique nous vient de Paris. Un vendredi 13. Vendredi de malheur rajoutant un symbolisme moqueur aux évènements : une centaine de personnes ont été massacrées en plein Paris par des éléments salafistes prétendant venger leurs frères d’armes en Syrie. Une centaine de personnes se trouvent entre la vie et la mort, des centaines d’autres ont reçu des blessures qui même sans engager leur pronostic vital ne sont pas sans gravité. Bien que l’épicentre du massacre ait été partagé entre le Bataclan et le Stade de France, huit points névralgiques au total ont subi des coups durs dont l’avenue de la République et le boulevard Voltaire.

Les détails abondent mais n’apportent pas un éclairage définitif des évènements. On relèvera avant tout la façon extrêmement minutieuse dont les attentats ont été préparés, leur caractère manifestement international – passeports égyptien et syriens retrouvés sur les lieux, deux voitures transportant des kamikazes immatriculées l’une en Allemagne, l’autre en Belgique –et surtout le fait que les auteurs de cette tuerie agissaient à visage découvert. Ce dernier aspect est lié à la découverte des passeports, suspecte quant à elle au regard de certains collègues qui auraient tendance à soutenir la thèse d’un coup monté. Si c’est le cas, il faudrait décliner les mobiles de ceux qui seraient à l’origine de cet espèce de false flag supérieurement incandescent.

Avant de nous attarder sur ladite hypothèse, demandons-nous si oui ou non l’EI par lui-même avait intérêt à orchestrer un bain de sang à Paris.

Objectivement : suite au revirement d’une certaine partie de l’élite politique française vis-à-vis du dossier syrien et son rapprochement avec le Kremlin, Paris a déployé, début novembre, le Charles de Gaulle, navire à propulsion nucléaire avec des Rafales à son bord. Son but : lutter contre Daesh mais cette fois, voudrais-je rajouter, pour de bon, en envoyant au diable vauvert les petits émissaires malins de Big Brother.

Toujours aussi objectivement, la France a bombardé le 8 novembre un important centre d’approvisionnement pétrolier de Daesh jouxte Deir Ezzor. C’est dire que le vent commence vraiment à changer de direction pourvu cependant que le naturel – ou plutôt le contre-naturel – ne revienne au triple galop !

Partant de ce double constat, il n’y a rien de surprenant à ce que l’EI, tentaculaire, ait cherché à intimider les autorités en leur infligeant une démonstration de force inégalée depuis les jours sombres de l’Occupation. S’y ajoutent deux facteurs regrettables au plus haut point : les lacunes du renseignement français évoquées d’ailleurs la veille par l’ancien chef du Mossad et la forte présence de cellules islamistes dormantes à travers l’ensemble du pays. Ceci dit, il est vrai que la Belgique en est bien riche elle aussi sans pour autant devenir une cible de prédilection. S’il y a un facteur autrement plus déterminant mais hélas souvent oublié, c’est le fait que la France a le plus grand arsenal nucléaire d’Europe. S’il venait à l’esprit de l’EI – qui se revendique en tant qu’Etat aspirant à la reconstruction du califat et à son extension –de défier une Europe submergée de clandestins et paradoxalement tolérante là où il ne le faut pas, il serait logique de commencer par la France. Si nous raisonnons dans une logique d’invasion – et invasion il y a – le tableau qui vient d’être brossé explique tout.

Que l’EI soit le Frankeistein des USA, ce djinn sorti de sa bouteille irakienne après des années de détention, cela ne fait aucun doute. Que la politique idiote d’Al-Maliki ait joué un rôle tragique, cela aussi est incontestable. S’y superpose la destruction de la Libye avec le pillage des arsenaux kadhafistes et la déstabilisation de la Syrie au moyen d’une guerre non point civile mais d’une guerre, comme l’a si bien illustré Ayssar Mi-dani, scientifique franco-syrienne, d’agression. Maintenant, est-il certain que le BAO continue à contrôler l’EI ? D’un côté, l’inefficacité quasi-totale de la coalition indique que l’EI est toujours tenu en laisse puisqu’il n’y a aucune volonté réelle d’en finir. D’un autre côté, qu’est-ce qui nous fait penser que l’ensemble des combattants de l’EI (qui ne sont quand même pas tous des robots à charge ou des mercenaires !) ne seraient pas enclins à prendre le projet du grand califat au pied de la lettre ?

A côté de cette volonté – certaine quoiqu’on ne veuille guère le reconnaître – il y a la désimmunisation diplomatique de la France en particulier et de l’UE en général. Souvenons-nous : la Serbie avait cruellement souffert de l’OTAN au début des années 90 alors qu’elle luttait contre les jihadistes alabano-kosovars, ces deux remparts édifiants que furent l’Irak et la Libye ont été littéralement détruits sous de faux prétextes qui ne correspondaient nullement aux intérêts européens, cette fois, pour ne saisir que l’exemple de la France, la ligne atlantiste Juppé persiste dans l’exercice de sa légendaire stupidité en insistant sur le départ d’Assad. Assad devrait partir, ânonnent-ils tous en choeur telle une meute de zombies ! Aurions-nous affaire à des incompétents ou à des ennemis de la France, de l’Europe, du monde non-américanisé ? A vous d’y répondre. Je penche vers l’option numéro 2. Milosevic, Hussein et Kadhafi ne sont plus. La chute de Damas équivaudrait et à celle de la région et à celle de l’Europe. CQFD. Cette désim-munisation patente s’est longuement nourrie des égarements de certains intellectuels au discours tentateur. C’est le vendredi 13 qu’eurent lieu les obsèques d’A.Gluksmann, représentant par excellence de cet univers de fossoyeurs qui croyait peut-être bien faire – je ne sais s’il faut comparer Gluksmann à BHL le deuxième étant à charge en se cachant derrière cette cause juive qu’il dessert –et qui ont applaudi la chute des « vilains dictateurs » que l’on rêverait aujourd’hui de ressusciter.Le même Gluksmann avait en son temps soutenu les moudjahidines tchétchènes appelant au renversement du sanglant Poutine. Le 13 novembre, ce n’est pas seulement ce philosophe de tous les égarements qui fut mit en bierre mais tout cet héritage de 68 qui enfanta bien des traîtres à la Patrie. Les attentats du soir ont enfoncé un clou supplémentaire au cercueil. Mais ils ont aussi démontré qu’il ne suffisait pas d’être Charlie pour défendre son droit de rester français.

Une deuxième version – non dénuée de logique mais à consommer avec modération – revient à considérer que les derniers attentats de Paris sont le fruit d’une entente entre la CIA et leurs marionnettes modérées/radicales au gré de la météo et des caprices de Washington. Si c’est le cas, les mobiles envisageables recouperaient ceux dont serait mû le monde salafiste : punir la France pour ses revirements par rapport à la Syrie, bien entendu, mais aussi l’affaiblir de l’intérieur en déclenchant une guerre civile (entre autres passage à l’action des mouvances identitaires) et en grossissant le rôle protecteur des States. Le FBI a déjà proposé ses services à la DGSI. Précisons encore une fois que cette hypothèse reste à vérifier (sans doute restera-t-elle invérifiable) car nous sommes déjà loin de l’ « effroyable imposture » (cf. T. Meyssan) d’il y a 14 ans et qu’il semble que les tireurs de ficelle n’exercent plus les pleins pouvoirs comme ce fut le cas il y a peu.

Le point fort des salafistes, c’est que beaucoup d’entre eux ont la foi. Le dieu qu’ils servent n’est pas Allah mais ils sont tellement convaincus du contraire qu’ils se sentent prêts à mourir pour l’Antéchrist qu’ils vénèrent ne faisant plus qu’un avec ce dernier. L’Occident n’a plus la foi. On ne meurt pas pour des pseudo-valeurs nominales. Pas plus qu’on ne conclut d’alliance militaire avec une hyper-puissance dont les intérêts n’ont rien à voir avec les nôtres.

Sur le terrain ou sur le champ – car, l’ancien chef de la DST a raison, la France est en guerre–reste à résoudre un dilemme bien complexe :

  • Soit la France continue son rapprochement avec la Russie à travers la Syrie et, ultérieurement, l’Irak, s’émancipant de facto d’une tutelle à terme meurtrière. Les horreurs du vendredi 13 risqueraient de gagner en régularité mais au moins une partie de ceux qui se faufileront demain avec les réfugiés – la fermeture des frontières n’est que provisoire – seront liquidés dans les sables syriens et non pas dans les rues parisiennes. L’opération anti-salafiste sur le sol français (destitution de la nationalité française pour les radicaux, renvoi des imams salafistes, etc.) n’aurait pas grand sens en dehors de cet engagement à l’extérieur.
  • Soit la France se contente de dissoudre pour l’exemple deux ou trois cellules islamistes et de renvoyer quelques imams sulfureux mais revient sur ses positions farouchement anti-Assad en faisant mine, comme l’ont fait les 22 de la coalition pendant presque 1,5 ans, de combattre les salafistes en distinguant les modérés des radicaux – tâche un peu plus difficile quand on sait que les USA se sont enfin donnés le mal de porter l’EI et le Front al-Nosra dans la liste des organisations « terroristes ». En ce cas, le pays gagnera en illusion de stabilitépendant quelques mois, voire un an ou un peu plus, mais il perdra davantage encore en immunité et en temps.

Je n’ai jamais caché ce que je pensais de l’équipe UMP dans sa version atlantiste et du PS. Mais je comprends fort bien que la façon dont se pose le dilemme engage plutôt des hommes politiques qui auraient la pointure d’un de Gaulle. Bien que je n’en vois pas, l’espoir fait vivre. Il reste encore du temps avant la Grande Tempête.

Françoise Compoint

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Attentats de Paris - Conséquences du double jeu des pays occidentaux !

15 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #AMERIQUE, #Terrorisme, #Daesch, #L'OTAN.

Attentats de Paris - Conséquences du double jeu des pays occidentaux !

par eau-du-robinet (son site)
samedi 14 novembre 2015

La France est de nouveau plongée dans un deuil.

Les attentats, la prise d'otages à Paris dans la soirée du vendredi 13 Novembre 2015, lesquels ont fait plus de 120 morts et plus d'une centaine de blessés, étalés sur plusieurs lieux d’attentats différents, est un nouveau traumatisme pour le pays, un nouveau traumatisme pour le monde occidental.

Cet article va essayer de dévoiler voire de dénoncer l'origine du terrorisme qui vient à nouveau de frapper la France !

 

 

Le constat

Le président français F. Hollande annonce la fermeture des frontières suite aux attentats / la France est dans un état d'urgence / ceci malgré le programme Vigipirate qui avait été élevé au niveau maximum suite aux attentats de Janvier 2015.

Des refugiés des guerres qui affluent par millions en Europe en cette année 2015, essentiellement en provenance des pays du proche et moyen orient (pays en guerre).

Des frontières sont établies voire fermées dans un bon nombre des pays européens mettant en cause l’accord de Schengen.

Des pays du proche et moyen orient sont mis à feux et à sang, les uns après les autres, par divers groupes terroristes.

Des groupes terroristes qui se sont multiplié ces dernières années.... Terrorisme qui ne s'arrête plus devant nos portes !

Puis il y a la propagande des médias occidentaux pour diaboliser la Russie suivie d'un boycott prononcé de la part de l'Europe envers les Russes suite à la crise / guerre en Ukraine.

Les Questions que les grands médias occidentaux devront se poser :

-   Malgré le renforcement du plan Vigipirate, malgré les écoutes de la NSA (surveillance généralisé), comment se fait-il que l'état français, ses services secrets n'ont pas pu éviter ces attentats ?

-   Existe-t-il un lien entre tous ces événements dressés dans mon constat, et si OUI quel est-il ?

-   Comment se fait-il qu'il y a des groupes terroristes qui « fleurissent - prospèrent » durant ces dernières années au proche et moyen orient ?

-   Qui finance voire soutient ces groupes terroristes ?

-   Les pays occidentaux jouent-ils un double jeu en prétendant vouloir combattre les terroristes tout en les soutenant, par des "canaux secrets", notamment par l'intermédiaire des pays vassaux comme l’Arabie-Saoudite et le Qatar (les Wahhabites), assurant le financement et l’approvisionnement en armes des terroristes ?

-   Les lois liberticides en France sont-elles adaptées pour combattre le terrorisme et ne serviront-elles pas d'autres intérêts, des intérêts de l’oligarchie financière ?

 

Une des revendications des terroristes à Paris avait rapidement donné l'orientation des attentats !
"Nous sommes là pour venger nos frères en Syrie" annoncent-ils.

 

Retour vers l'origine du "terrorisme islamique"

Depuis le terrible échec de la guerre américaine au Vietnam, les Etats Unis ont décidé à ne plus se faire piéger dans ce type de conflit et d'employer d'autres stratégies pour déstabiliser les états pour combattre leurs "ennemis" dans le monde pour rétablir soi-disant leur vision de "démocratie".

Au lieu d'affronter directement les ennemis en envoyant des soldats américains dans des zones de conflit les américains ont décide de soutenir des groupes "dits d'opposition", des groupes terroristes ! Les Etats-Unis ont ainsi ouvert la boîte de pandore.

Zbigniew Brzezinski : "Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan, le 24 décembre 1979."

"Mais la réalité gardée secrète est tout autre : c’est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l’assistance clandestine aux « opposants du régime prosoviétique de Kaboul ». Et ce jour-là j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques."
http://www.voltairenet.org/article165889.html

Remarque : Brezinski est d'origine polonaise, il déteste les Russes."

Le terrible aveu d’Hillary Clinton

Nous avons créé et financé Al-Qaïda !

Zbigniew Brzeziński à Poutine : « Arrêtez de frapper NOTRE Al-Qaïda, ou bien c’est la troisième guerre mondiale »
http://www.alterinfo.net/Brzezinski-a-Poutine-Arretez-de-frapper-NOTRE-al-Qaida-ou-bien-c-est-la-troisieme-guerre-mondiale_a117806.html

Toutes ces guerres au proche et moyen orient sont initiées par une politique du "Chaos contrôle", Chaos contrôlé par les les États-Unis et Israël (projet de balkanisation du proche et moyen orient => démantèlement des états par des guerres / des attentats / la division des états en ethnies religieuses les affaiblissent ainsi) !
Toutes ces guerres au proche et moyen orient sont également soutenues par des pays vassaux des Etats Unis ....

La France avait agressé en 2011 un pays souverain, la Libye en le bombardant (quand N. Sarkozy été président). C’est sans être mandaté par personne que BHL s’est attribué un rôle diplomatique officiel !
http://rue89.nouvelobs.com/2012/04/07/libye-quand-bhl-engageait-la-france-sans-laval-de-sarkozy-230933

Mais, soixante ans après son décès, certains gouvernements ne semblent pas avoir intégré cette vérité et persistent à commettre les mêmes fautes sur la base des mêmes calculs erronés s’attendant, à chaque fois, à des résultats différents.
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Il est prouvé que l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures des États ne mène qu’à leur destruction, engendrant opportunément les crises humanitaires et le chaos, les transformant en usines de fabrication d’extrémistes et de terroristes.
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C’est exactement ce qui s’est passé quand ils ont détruit l’Irak, la Libye, en Syrie, au Yemen et d’autres pays. C’est exactement ce qui se passe depuis qu’ils nous ont expédié Daech, Jabhat al-Nosra, Khorassan et d’autres encore ; le terrorisme possédant désormais un État ou un Khalifat, comme certains se plaisent à le qualifier.

Malgré cela, les mêmes gouvernements ayant enfreint la logique qui veut que les mêmes causes produisent les mêmes effets, insistent à appliquer la même recette empoisonnée en Syrie et à user des mêmes slogans mensongers, en dépit des dévastations consécutives à leur ingérence, dont l’ampleur est reconnue par tous, y compris les planificateurs. Témoin en est la dernière sortie de l’ex-premier ministre de Grande Bretagne, Tony Blair, nous avouant vingt-deux ans après l’invasion de l’Irak par les États-Unis qu’elle s’était fondée sur des « informations fausses » et mensongères.

Et nous voici, quatorze années après l’attaque terroriste sur le World Trade Center à New York, bien obligés de constater que les stratégies appliquées dans le cadre de la « Guerre contre le terrorisme » ont créé cent Ben Laden au lieu d’un, et des dizaines d’organisations ayant adopté l’idéologie d’Al-Qaïda dans plusieurs pays au lieu d’une seule en Afghanistan, le terrorisme s’étant propagé jusqu’aux pays de ses créateurs et promoteurs jusqu'à en France, jusqu'à Paris !

Une courte vidéo de 13 minutes avec Michel Collon qui évoque Zbigniew Brzeziński 2 fois dans cette vidéo.

Zbigniew Brzeziński fait partie des gens qui ont élaborée entre autres le projet américano / sioniste de la balkanisation du proche et et moyen orient ...

Lisez Zbigniew Brzeziński [ “Le Grand Échiquier”, 1997.]
Il se vante, notamment, d’avoir fait tomber l’Union Soviétique grâce aux légions islamistes d’Al-Qaïda en Afghanistan financé par les États-Unis dans les années 80.
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L’Occident, en tête de liste États-Unis et Israël, a inventé le terrorisme islamique globalisé et l’instrumentalise en fonction de ses objectifs géostratégiques.

Michel Collon - L'OTAN est une association de criminels

Parce que la paix n’est pas assez capitaliste, parce que la paix contrarie les rêves de grandeur d’une élite paranoïaque dont les citoyens n’ont manifestement jamais la possibilité de se débarrasser, que ce soit ici en Occident ou en Orient, les États-Unis et Israël cherchent à précipiter le monde dans une guerre permanente et généralisée, dont la Syrie, après la Libye et avant le Liban et l’Iran, n’est que la préfiguration accablante de ce qui nous attend : un monde où l’Empire règne sur le chaos, « car il vaut mieux dominer des ruines que ne pas dominer du tout » !?!

D’un coté, le gouvernement étasunien de Barack H. Obama a transgressé ouvertement le droit international en soutenant d’une manière active et en l’armant une insurrection et une guerre civile contre le gouvernement de Bachar el-Assad en Syrie. De l’autre, ce même gouvernement étasunien fait mine de considérer illégitime l’organisation terroriste de l’État Islamique (EI), soutenue de l’extérieur par la mouvance sunnite, et déclare vouloir la “dégrader et la détruire” à l’aide de bombardements.
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Si un gouvernement étranger voulait détruire un pays et le mettre en ruines, ce serait probablement la chose à faire, car c’est ce que le gouvernement étasunien a fait au cours des dernières années en soutenant les protestations contre le gouvernement syrien et en fomentant un soulèvement contre ce même gouvernement, selon le modèle des révolutions colorées que la CIA a parrainées dans plusieurs autres pays (révolution des roses en Géorgie en 2003, orange en Ukraine en 2004 et en 2014 et des tulipes au Kirghizistan en 2005, etc.). Pour cette raison, on peut dire que le gouvernement américain a facilité, directement et indirectement, la montée de l’extrémisme islamique au Proche Orient, dans l’espoir que ce dernier réussisse à renverser le régime séculier de Bachar al-Assad.
http://www.mondialisation.ca/la-situation-confuse-en-syrie-face-a-letat-islamique-ei/5476863

La France a été frappé dans son cœur, à Paris, des innocentes victimes sont de nouveaux morts, …. des victimes qui allongent la longue liste des victimes qui fuyant les zones des guerres et mettant l'Europe et l'occident devant ses responsabilitées.

Il est important pour moi de dénoncer les instigateurs, les causes, qui ont permis que le terrorisme se développe dans le monde et qui risque de bientôt frapper la Russie, pays qui combat le terrorisme depuis le soutien de Al-Qaïda par les américains en Afghanistan.

« La folie c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent », disait Einstein.

L’occident doit arrêter sa politique du pompier pyromane dont les grands médias sont coresponsables !

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La création de Daech.

15 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La Russie, #La nation ., #AMERIQUE, #Daesch, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

 
 
 
Photo de Souveraineté Nationale et Populaire.
Souveraineté Nationale et Populaire
 

"Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les Etats-Unis. Par intérêt politique à court terme, d'autres acteurs - dont certains s'affichent en amis de l'Occident - d'autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les Etats-Unis."
Général Vincent Desportes
http://www.senat.fr/compte-rendu-commissi…/20141215/etr.html

En mars 2012, treize officiers français ont ainsi été capturés par l’armée syrienne lors de la reprise du califat islamique instauré dans le quartier de Baba Amr à Homs par la brigade Al-Farsouq et Al-Waleed. Cette dernière a ensuite rejoint les rangs de l’Etat Islamique.
http://news360x.fr/attentats-de-paris-la-responsabilite-ec…/

Les États-Unis ont alimenté la montée de l’Etat Islamique en Irak et en Syrie – The Guardian

Derrière l’Etat Islamique en Irak et en Syrie, l’impérialisme américain. Une « révélation » qui n’a rien de fracassant, si elle n’était faite par l’un des principaux journaux britannique (on attend encore qu’un « grand » journal se permette cette « insolence » en France). Ce n’est donc pas de dangereux bolchéviques aux couteaux entre les dents qui le disent, mais le très sérieux journal britannique The Guardian. Au passage, on soulignera que l’alliance fondamentalistes islamistes – Etats Unis n’est pas neuve. Du coup d’état de Suharto en Indonésie il y a tout juste 50 ans à la guerre d’Afghanistan en passant par la guerre en Yougoslavie et la Libye et bien sûr l’alliance avec les monarchies absolues du Golfe, les exemples ne manquent pas…. Car pour préserver sa domination mondiale, l’impérialisme de l’Axe Euro-Atlantique est prêt à tout. Mettre en place une junte fasciste en Ukraine, comme les États Unis le pratiquent en Amérique latine, soutenir les islamistes en Libye, en Syrie pour écraser des régimes trop peu alignés. Le capitalisme porte en lui la barbarie comme la nuée l’orage.
http://www.initiative-communiste.fr/…/les-etats-unis-ont-a…/

"Quelles relations entretiennent les Etats-Unis avec Daesh ? Un rappel historique des méthodes ambiguës de l'OTAN et la mise en perspective de la guerre contre le terrorisme soulèvent bon nombre de questions. Sans verser dans la théorie du complot simpliste, cet article nous rappelle que les grandes puissances n'ont pas de principes, seulement des intérêts. A compléter par l'analyse des causes profondes qui, tant en Occident qu'au Moyen-Orient, ont rendu possible l'accomplissement de cette stratégie du chaos. (IGA)"
http://www.michelcollon.info/Daesh-la-nouvelle-armee-secret…

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Guerre & Paix - « L’État Islamique : qui le soutient, qui le combat ? »

15 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Guerre & Paix - « L’État Islamique : qui le soutient, qui le combat ? »

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MASSACRE A PARIS : COMMUNIQUE DU BUREAU EXECUTIF DU PARTI DE L’EMANCIPATION DU PEUPLE Le 15 novembre 2015.

15 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

MASSACRE A PARIS : COMMUNIQUE DU BUREAU EXECUTIF DU PARTI DE L’EMANCIPATION DU PEUPLE

Le 15 novembre 2015.

Le Parti de l’émancipation du peuple partage la douleur des familles et des proches des victimes du massacre commis dans la nuit du vendredi 13 novembre à Paris sur ordre de Daesh. Il leur témoigne sa solidarité et sa compassion. La condamnation des fanatiques assassins ne peut suffire, il faut les combattre efficacement et les éliminer définitivement. Deux fronts sont nécessaires pour y parvenir : celui de la mise en place d’une large coalition internationale agissant sur mandat de l’Organisation des nations unies (ONU), et le front de la justice sociale et de la démocratie.

Les puissances occidentales, et singulièrement les États-Unis d’Amérique, sont à l’origine de la création des mouvements intégristes religieux. Ce sont eux qui, en organisant la mondialisation néolibérale, ont aggravé les inégalités entre pays riches et pays pauvres, ainsi qu’entre riches et pauvres dans tous les pays. Ce sont eux qui refusent de résoudre le conflit israélo-palestinien en interdisant au peuple palestinien d’avoir son propre État. Ce sont eux qui interviennent, la plupart du temps sans mandat de l’ONU, dans des pays où non seulement ils ont été incapables de régler le moindre problème, mais où au contraire ils ont laissé le chaos : Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Yémen… Ce sont eux, en Syrie, qui soutiennent et arment la filiale locale d’Al-Qaïda, le Front Al-Nostra, pour abattre le régime en place, certes criminel, de Bachar el-Assad, ce sont eux qui entretiennent des liens privilégiés, notamment commerciaux et militaires, avec les États du Moyen-Orient qui financent les criminels fanatiques (Arabie saoudite, Qatar…) ainsi que la Turquie.

La prise de position de la Russie semble la plus prometteuse : mise en place d’une large coalition internationale, incluant des pays arabes, sous mandat de l’ONU, pour détruire les mouvements fanatiques criminels, création des conditions permettant la tenue d’élections libres en Syrie. La conférence de Vienne, commencée le 30 octobre, qui se tient à l’initiative de la Russie, rassemble 17 pays dont l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie, l’Égypte. Samedi 14 novembre se tenait la seconde réunion en présence de J.Kerry (USA) et de S.Lavrov ( Russie). Il semble qu’un premier accord ait été obtenu sur les élections en Syrie pour décembre 2016 et que la discussion ait bien été engagée sur la suite à donner contre l’État islamique. Il existe à l’évidence un lien entre cette conférence et les attentats de Paris, Daesh ayant intérêt à empêcher tout accord international à propos de la Syrie. Un lien, également, est à établir avec la victoire des forces armées du gouvernement syrien à Alep, ayant l’appui de l’aviation russe, contre Daesh et Al-Nostra. Rappelons que ce dernier groupe est soutenu militairement et financièrement par l’Arabie saoudite, la Turquie, la France, les États-Unis.

Le second front doit être celui de la justice sociale et de la démocratie. C’est sur le terreau de la misère, matérielle et morale, que prolifèrent les groupes extrémistes de toute nature. Les politiques néolibérales et néocoloniales menées depuis des décennies par les pays occidentaux n’ont fait que répandre la misère sur la planète. C’est à ces politiques que les peuples doivent s’attaquer pour mettre un terme au chômage et à la précarité, au démantèlement des services publics et de la protection sociale, sans parler des atteintes graves à l’environnement. Une mention spéciale doit être accordée à l’Union européenne pour l’ensemble de son œuvre qui, aux politiques d’austérité, a ajouté l’élimination des frontières. On en voit aujourd’hui le résultat. Chaque pays doit être maître chez lui et décider, en toute souveraineté, qui a le droit d’entrer et de séjourner sur son territoire national. La France doit sortir de Schengen. Elle doit aussi sortir de l’euro et de l’Union européenne, systèmes qui nous attirent vers le fond.

L’état d’urgence décrété par le président de la République, s’il était nécessaire, ne doit pas être prorogé au-delà du délai légal de 12 jours. Il est par ailleurs parfaitement naïf et illusoire de croire que l’addition de la surveillance du territoire, même renforcée avec le plan Vigipirate rouge, qui est le niveau le plus élevé de vigilance sur le territoire national, l’état d’urgence, le contrôle des frontières, des lois « antiterroristes » – nécessaires - suffiraient à mettre le peuple français à l’abri d’attentats aveugles comme ceux de la nuit du 13 novembre. Hélas, tout indique que de tels drames vont se reproduire. On ne pourra jamais empêcher avec une certitude absolue des fanatiques munis d’explosifs de se faire sauter dans un lieu public. Dans de telles circonstances, il n’est pas rare de voir se développer des « explications » sans fondements pour tenter de comprendre la situation. C’est le cas d’une « thèse » selon laquelle ces attentats seraient le résultat d’une manipulation avant les élections régionales. C’est aussi le cas d’une autre « thèse » pour laquelle si tous les criminels fanatiques sont morts, les autorités les auraient tués pour les empêcher de parler. Nous savons désormais que ces fanatiques partent volontairement à la mort et ont actionné leur ceinture explosive. Nous dénonçons de telles élucubrations.

De nombreux dirigeants politiques, dont le Premier ministre, affirment que la France est en guerre. C’est en effet le cas dans les faits. Cependant, une déclaration de guerre relève de l’article 35 de la Constitution française qui stipule que « La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote. » Il est temps que le Parlement débatte des buts et des moyens de la guerre de la France contre les groupes de criminels fanatiques qui la menacent. On comprend très bien pourquoi le gouvernement s’y refuse car il finance lui-même de tels groupes. N’est-ce pas Laurent Fabius qui faisait l’éloge de Al-Nostra pour détruire le régime syrien, selon Le Monde en décembre 2012 ? Mais si le clan maffieux Assad s’effondre, c’est l’État syrien lui-même et la Syrie qui s’effondrent, laissant confusion et barbarie comme en Irak et en Libye.

Il faut fermer les mosquées ayant des imams radicalisés et les expulser, interdire leur financement par des puissances étrangères. Contrairement à la politique des gouvernements de droite et de gauche de réduction des services publics, il faut donner les moyens à l’armée française, à la justice et à la police, de protéger efficacement les citoyens, ce qui est incompatible avec le maintien de la France dans l’OTAN, l’euro et l’Union européenne. Pour autant, l’interdiction du droit de manifester et la limitation des libertés publiques sont inacceptables. Le peuple français, au contraire, a besoin de la démocratie pour s’unir, se mobiliser et faire face à l’adversité. Les élections régionales doivent se tenir aux dates prévues. La vie politique doit reprendre son cours normal.

Nous n’avons pas peur. Serrons les rangs !

 

 

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