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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #daesch tag

Ukraine. Le Ministère de l'intérieur collabore avec Daech [sous-titres français]

11 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #Daesch, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #le nazisme, #Le fascisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Ukraine. Le Ministère de l'intérieur collabore avec Daech [sous-titres français]

Bonjour.

Avec le temps et avec la résistance acharnée des opprimés, la politique de l’Empire du mal (pardon de l’Empire du bien !) devient de plus en plus visible et se révèle au grand jour. Les oripeaux de la narrative otannienne concernant la Syrie du boucher Assad et concernant « les révolutionnaires » d’Ukraine (installés au pouvoir après le coup d’état du 21 février 2014, ces révolutionnaires issus des clans bandéristes des partis nazis d’Ukraine ont semé la terreur pour s’emparer du pouvoir guidés en cela par les USA dont la représentante Victoria Nuland a été très active à Maïdan) volent en éclat pour laisser éclater la vérité. Il faut souligner que l’Union Européenne soumise à la puissance américaine à fait sa part du sale boulot.

Nous savions que des groupes terroristes islamistes tchétchènes exfiltrés de Syrie opéraient dans le Donbass pour normaliser cette région. Mais l’information ci-dessous vaut la peine d’être connue et relayée, le ministère de l’intérieur ukrainien invite Daesch à se venger des russes qui combattent en Syrie. Ils avaient l’intention de publier la liste des militaires ainsi que les adresses de leurs familles afin de venger les terroristes. Apprenant cela Ramzan Kadyrov, Président de la Tchétchénie, a publié également un communiqué semblable à l’égard des nazis au pouvoir à Kiev. Il semblerait que cette information ait été prise au sérieux car l’annonce a été retirée et aucun nom n’a été publié. Malgré cela, des officiels confirment leur soutien aux terroristes islamistes qui sévissent en Syrie pour le compte de l’Empire atlantique.

L’information :

Un haut fonctionnaire ukrainien, conseiller du ministère de l’Intérieur, député de la Verkhovna Rada (parlement ukrainien) Anton Gueraschenko, a partagé sur sa page Facebook un message de l'un de ses «amis» et a appelé à réunir les informations permettant aux combattants de Daech de se venger des militaires russes qui combattent en Syrie,. Pour cela une rubrique spéciale sera créée sur le site ukrainien de délation. La majorité des amis d’Anton Gerachtchenko sur Facebook ont soutenu cette idée, la qualifiant de «géniale» et «efficace». Mais tout le monde n’a pas été aussi motivé par cet appel.
«Anton [Gueraschenko] soutient déjà l’Etat islamique ?», «L’Ukraine a-t-elle déjà résolu ses problèmes à elle ?», «Anton Gerachtchenko, t’es fou ?», lui ont écrit certains utilisateurs dans leurs commentaires.
Le site Mirotvorets (Pacificateur), soutenu par le conseiller du ministère ukrainien de l’Intérieur, publie des informations très détaillées sur toutes les personnes qui contestent les autorités ukrainiennes : journalistes, activistes, députés et, bien sûr, milices populaires de l’est du pays. Toutes ces personnes sont qualifiées de «terroristes» et de «partisans de la fédéralisation».
Plus d'info sur le site "Mirotvorets"

https://www.youtube.com/watch?v=xruzv...

Bien cordialement

Lucien Pons

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Jean-Pierre Chevènement: « L’élimination d’Assad ouvrirait les portes de Damas à Daech »

11 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Politique étrangère, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Daesch, #ISIL, #L'OTAN.

« L’élimination d’Assad ouvrirait les portes de Damas à Daech »

Par Vincent Tremolet de Villers le 08 octobre 2015

Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro, 3 octobre 2015. Propos recueillis par Vincent Tremolet de Villers.

LE FIGARO : Malgré les tensions entre Barack Obama et Vladimir Poutine, l’idée d’une coalition internationale contre l’État islamique progresse…

Jean-Pierre CHEVÈNEMENT : Cette coalition, c’est une évidence, est nécessaire, même si elle rencontre des difficultés. Tous les pays sont concernés, à commencer par les pays musulmans, qui paient le plus lourd tribut à Daech. Qu’est-ce que Daech? Ce n’est pas, comme on l’entend souvent, un phénomène né en Syrie. C’est en Irak qu’al-Baghdadi a commencé par proclamer son califat, dans les régions occidentales dont la population sunnite s’est sentie rejetée par la politique sectaire du gouvernement al-Maliki. C’est ensuite que le soi-disant État islamique s’est étendu en Syrie, en profitant du vide politique créé par la guerre civile. Avant de former une coalition, il faut définir l’objectif politique ; celui-ci ne saurait être que le rétablissement des États dans leurs frontières historiques fixées il y a près d’un siècle, mais en rendant ces États vivables pour leurs populations.

À Téhéran, où je suis allé il y a une semaine, j’ai plaidé pour un Irak fédéral auprès des responsables iraniens que j’ai rencontrés – notamment M. Velayati (ministre des Affaires étrangères d’Iran de 1981 à 1997 et conseiller du Guide, M. Ali Khamenei, pour les questions internationales, NDLR). On ne pourra venir à bout de Daech que si on le sépare des populations. En Syrie, il faut d’abord rétablir la paix, et ensuite donner la parole au peuple syrien. Vouloir imposer un ordre inverse n’a pas de sens. La coalition dont on parle doit être aussi large que possible. Les grandes puissances d’abord – États-Unis et Russie au premier chef -, les puissances régionales ensuite – Iran, Turquie, pays arabes, et bien entendu les gouvernements irakien et syrien, quoi qu’on en pense.

Dans un premier temps, il faudra créer un état-major commun, permettant le partage du renseignement, la coordination des frappes aériennes, et j’ajoute enfin et surtout le contrôle des frontières. Il faut soumettre le soi-disant État islamique à un rigoureux blocus. Deux problèmes se posent: celui de la Turquie, qui est plus préoccupée par le PKK que par l’EI, et celui de la force arabe, qui doit impliquer à la fois l’Arabie saoudite et l’Égypte. Dans ce Moyen-Orient compliqué, gardons-nous des idées simples. On créera le mouvement en marchant.

Le sort de Bachar el-Assad divise la communauté internationale…

S’agissant de Bachar, nous sommes prisonniers d’une erreur initiale commise au moment de l’éclosion des révolutions arabes. Le mot d’ordre «Bachar el-Assad doit partir» était inapproprié à la situation spécifique de la Syrie. Nous avons rompu nos relations avec Damas en mars 2012 sous M. Juppé… M. Fabius n’a pas corrigé la trajectoire… Dès le mois de juin 2012, j’ai fait part au président de la République et au ministre des Affaires étrangères de ma perplexité – et c’est une litote – en plaidant pour que la France cherche plutôt à jouer un rôle de médiation dans la guerre civile syrienne.

Aujourd’hui, je ne vois pas comment l’élimination d’Assad n’aboutirait pas à ouvrir les portes de Damas à Daech. Les frappes opérées par la coalition internationale dirigée par les États-Unis ont montré leur insuffisance. Les alliés «modérés» n’existent pas. L’«Armée de la conquête» qui tient Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, c’est surtout al-Nosra, une filiale d’al-Qaida. Voulons-nous donner la Syrie à al-Qaida plutôt qu’à Daech? Toute politique, pour avoir du sens, doit partir des réalités.

Dans la crise syrienne, que vous inspire la position de la diplomatie française ?

On ne comprend pas cette surenchère, on ne voit pas à quoi cette position «à l’ouest de l’Ouest», comme j’ai eu l’occasion de le dire à la tribune du Sénat, en septembre 2013, peut conduire, sinon à l’isolement de la France. Il me semble que nous sommes prisonniers du mythe des révolutions arabes. En 2011, la France devait se défendre de l’accusation de complaisance envers les régimes autoritaires tunisien et égyptien. Aujourd’hui, notre diplomatie me paraît en porte-à-faux. Que Bachar soit un dictateur brutal est une évidence, mais il ne faut pas mélanger morale et politique. L’enfer est pavé de bonnes intentions. Il faut toujours en revenir à Pascal: «Qui veut faire l’ange fait la bête.» Le véritable humanisme consiste à éliminer Daech dans les délais les plus courts. Il est nécessaire d’établir clairement les priorités. Comme disait Jaurès, «si on veut aller à l’idéal, il faut d’abord commencer par comprendre le réel».

En un an, Vladimir Poutine est revenu au centre du jeu diplomatique.

Je déplore la russophobie qui aveugle la plupart des commentateurs, aussi bien sur le dossier ukrainien que sur le dossier syrien. Vladimir Poutine n’est pas un enfant de chœur, mais c’est un réaliste. Il soutient Assad parce que la Russie est engagée dans la lutte contre le terrorisme djihadiste depuis près de vingt ans, que ce soit au Caucase, en Asie centrale ou dans sa capitale même, où ont eu lieu de terribles attentats. Poutine a une ligne claire. Pour moi, il n’y a pas de guerre contre le terrorisme qui tienne si les objectifs ne sont pas clairement définis au préalable. À partir de là, il faut les atteindre, de la manière la moins gesticulatoire possible. Sinon, on fait le jeu du terrorisme qu’on prétend combattre.

On reproche aux Russes qui ont commencé à frapper de ne pas viser l’État islamique…

Le secrétaire d’État américain s’interroge, en effet, mais les Russes ont démenti. Raison supplémentaire de mieux coordonner les frappes…

Faut-il une intervention au sol en Syrie ?

Nous devons éviter de rentrer dans le jeu de Daech, qui ne veut rien tant qu’une guerre de civilisations, entre les musulmans ralliés à sa bannière et l’Occident tout entier engagé dans une nouvelle croisade. L’éradication de l’EI est d’abord l’affaire des peuples concernés. Il faut aider les Irakiens et les Syriens qui le veulent à se débarrasser de Daech. Bien sûr, on peut les aider à travers des forces militaires, locales de préférence, au besoin soutenues par les grandes puissances dès lors qu’il y aurait un mandat clair de l’ONU. On peut imaginer des opérations coup de poing, ponctuelles et temporaires, avec une relève par les forces locales ou régionales. Le travail de planification militaire reste à faire. Aujourd’hui je ne suis pas favorable à une opération au sol non préparée dont les objectifs seraient confus. Le risque d’enlisement est évident. On apprend dans les écoles militaires que l’idée de manœuvre commande le reste. Pour le moment, je ne la vois pas.

L’accord iranien bouscule la stratégie «sunnite» du gouvernement…

La France n’est pas et ne doit pas être engagée dans une guerre de religion entre sunnites et chiites. Elle doit être une puissance de médiation. L’accord nucléaire avec l’Iran est un bon accord, conforme au traité de non-prolifération nucléaire. Que l’Iran ait retrouvé une position dominante dans la région est le résultat des deux guerres menées en 1991 et 2003 contre l’Irak, qui servait de verrou pour le monde arabe face à l’Iran. Aujourd’hui, l’Irak, majoritairement chiite, est largement dans l’orbite iranienne. Là encore il faut tenir compte des réalités, l’Iran est un grand pays qui vient du fond de l’histoire, il pourrait être demain un grand émergent. Sa population est nombreuse et éduquée. J’ai trouvé de bonnes dispositions à Téhéran vis-à-vis de la France. La visite que leur a rendue Laurent Fabius le 29 juillet a été utile. En retour, M. Rohani viendra à Paris début novembre. Il y a un moment propice pour reprendre des relations à un haut niveau qui correspondent à notre intérêt mutuel. Nous avons intérêt à ce que le président Rohani réussisse, car il symbolise pour la majorité de la population et pour la jeunesse iranienne l’ouverture et la reprise de relations normales avec les pays occidentaux.

Les Israéliens sont très inquiets…

S’agissant d’Israël, l’accord lui donne des garanties certaines en matière des délais qui seraient nécessaires à la construction d’une arme nucléaire de la part des Iraniens ; dans ce cas, fortement improbable, il y aurait réversibilité des sanctions à leur encontre. Il n’y a pas d’alternative à cet accord. Qui voudrait ajouter encore une guerre à celles qui ravagent déjà le Moyen-Orient? Israël a tout intérêt à normaliser ses relations avec l’Iran comme avec l’ensemble de la région, qui pour le moment a surtout besoin d’être pacifiée, et dont Israël n’est plus le premier souci. Bien sûr, la France reste fortement attachée à la sécurité d’Israël, mais celle-ci ne sera jamais mieux garantie que lorsque le peuple palestinien pourra, lui aussi, jouir du droit à disposer d’un État qui lui appartient comme à tout autre peuple.

La faiblesse de l’Europe face à la crise des réfugiés vous préoccupe-t-elle ?
Dans une Europe à 28, cette faiblesse est inévitable. Là aussi, on ne peut pas faire comme si l’UE n’était pas faite de 28 nations, et comme si quelques fonctionnaires pouvaient imposer de Bruxelles des quotas permanents et contraignants. Les effets d’annonce du ministre allemand de l’Intérieur, puis de la chancelière, n’ont pas été anticipés correctement. Mais Mme Merkel est arrivée à une conclusion saine: il faut d’abord éteindre le conflit en Syrie, et pour cela, ainsi qu’elle l’a déclaré, parler avec tout le monde, y compris avec Assad. Car que représentent 300.000 réfugiés syriens en Europe par rapport aux 4 millions qui se trouvent dans les trois pays contigus, Turquie, Jordanie et Liban?

Le mieux que l’on puisse faire pour ces malheureux serait de leur permettre de regagner leur pays afin de participer à sa reconstruction. Le mécanisme d’accueil mis en place est acceptable dans l’urgence afin de venir en aide aux réfugiés qui avaient gagné les côtes européennes. Pour autant, il ne saurait être pérennisé: c’est un dispositif de crise, rien de plus. Enfin, on ne peut pas nier, ce que la Commission européenne a tendance à faire, que chaque pays a ses spécificités (taux de chômage, démographie, richesse par habitant, situation politique intérieure, etc.). Pour le reste, il n’y a pas de solution aux questions de l’immigration en dehors du codéveloppement avec les pays sources. Je ne suis pas partisan de faire le jeu du FN en agitant ces questions de manière démagogique.

Michel Onfray est attaqué par une partie de la gauche au motif qu’il «ferait le jeu du Front national». Il ne cache pas la sympathie qu’il vous porte. Que vous inspire cette polémique?

Je suis pour la liberté d’expression, et trouve intolérable qu’on veuille faire taire un homme comme Michel Onfray, dont la culture, l’intelligence et la générosité font honneur à notre pays. On peut ne pas partager toutes ses vues. Michel Onfray critique une politique qui, depuis trois décennies, a cessé de se définir d’abord à l’aune des intérêts du peuple français. C’est son droit, et même son devoir, s’il le pense. Le débat de fond doit vivre. C’est en tuant le débat qu’on fait le jeu du FN!

Propos recueillis par Vincent Tremolet de Villers | 3 octobre 2015
Source : http://www.chevenement.fr/L-elimination-d-Assad-ouvrirait-les-portes-de-Damas-a-Daech_a1758.html

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Syrie : un rapport du MIT devrait conduire Laurent Fabius devant la CPI à La Haye et devant la Haute Cour en France.

11 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Daesch, #ISIL, #L'OTAN.

11 octobre 2015

Syrie : un rapport du MIT devrait conduire Laurent Fabius devant la CPI à La Haye et devant la Haute Cour en France.

Une étude du MIT, le prestigieux Massachussets Institute of Technology, publiée le 14 janvier dernier, affirme que le massacre chimique du 21 août 2013 sur la Goutha orientale syrienne, a été perpétré depuis une zone rebelle. Rédigé par Richard Lloyd, ancien inspecteur de l’ONU et spécialiste des missiles, et Theodore Postol, professeur au MIT, le document de 23 pages prouve que les attaques chimiques ont tout simplement été lancées depuis une zone tenue par les rebelles syriens. Pour étayer leurs propos, les deux experts américains ont étudié des « centaines » de photos et de vidéos d’ogive, de restes de roquettes, d’impacts sur le sol, et de barils contenant le gaz sarin, publiées sur Internet. Cela leur a permis d’établir le volume de gaz sarin utilisé, la portée des missiles, leur direction ainsi que l’endroit d’où ils ont été tirés.
Et c’est notamment la question de la portée des missiles qui apparaît primordiale. Les missiles utilisés semblent être des Grad, une arme bas de gamme, possédant une portée de 2 à 5 kilomètres avec des armes conventionnelles, et dont l’imprécision est assez importante. Cette analyse est partagée par Ake Sellström, l’inspecteur en chef de l’ONU en Syrie.

Ce chiffre de 2 à 5 km remet totalement en cause le rapport américain, dont John Kerry, le secrétaire d’état américain, a fait la pierre angulaire de la politique américaine. C’est la nouvelle fiole de Colin Pauwels brandit à la veille de l’attaque sur l’Irak. Ce rapport met en effet, l’origine de l’attaque au cœur de la zone encore contrôlée par le régime légal de Syrie, à plus de… dix kilomètres. C’est donc techniquement impossible.
Le rapport des services secrets français était encore plus grossier et plus ignoble, car il publiait des photos montrant des cadavres d’enfants. Enfants qui se sont révélés être ceux de fidèles alaouites du régime de Bachar-Al Assad, enlevés à Lattaquié et assassinés par les amis de Laurent Fabius. Sans le coup de maître de la diplomatie russe, et l’intelligence du pouvoir syrien qui accepta immédiatement de confier ses armes chimiques à l’ONU, la Hollandie menait l’Europe dans une nouvelle guerre, illégale au regard du Droit International, et rasait son ancien protectorat sous les bombes. Les avions de l’armée de l’air avaient déjà décollé, quand les USA ont sifflé a fin de la partie…

Dans un état de droit, l’enquête du M.I.T aurait dû faire la une de toute la presse hexagonale. Quand la diplomatie d’un pays est prise en flagrant délit de manipulation et de mensonge à ce point, nous sommes dans une affaire d’état. Ce n’est pas une démission de Laurent Fabius qui serait en jeu, mais bel et bien un procès pour haute-trahison et complicité de meurtres. Il est certain que les services français savaient que les auteurs des attaques à l’arme chimique étaient du côté rebelle.
La Turquie avait arrêté sur son sol des cellules terroristes avec des futs de gaz sarin. Un journaliste enlevé par les Djihadistes, Pierre Piccinin, avait averti, dès sa libération en septembre 2013, que ses geôliers revendiquaient la responsabilité du massacre. L’armée syrienne a maintes fois rendu public les témoignages de rebelles arrêtés, avouant avoir transporté des cargaisons suspectes. Mais rien, rien n’a filtré dans la presse française. Aujourd’hui encore, il n’y a que le Point qui publie le rapport du MIT. Pour autant, le seul a osé le remettre en cause n’est autre que… Laurent Fabius. C’est celui qui a le plus à perdre. La Cour Pénale Internationale a autorité pour juger de sa culpabilité. Avec les princes saoudiens et qataris, il est comptable de chaque mort causée par les rebelles islamistes en Syrie, par l’appui financier, technique et politique qu’il a apporté à la pseudo-rébellion syrienne. Une enquête internationale devrait faire toute la lumière sur les raisons qui ont motivé ce soutien inconditionnel à des assassins de masse clairement identifiés. Et si l’une de ses raisons est une action sur ordre d’un pays tiers ou par proximité intellectuelle avec lui, alors la France devra elle-même le juger pour haute trahison. Il serait en effet temps que la France juge ces hommes politiques qui ont d’autres allégeances que les seuls intérêts du peuple français. Elle retrouverait ainsi sa place, au premier rang du concert des Nations.

Prorussia, 24/02/2014

http://www.prorussia.tv/Syrie-un-rapp

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Le désordre mondial Par Ghassan Kadi

10 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #Daesch, #L'OTAN.

Le désordre mondial

Par Ghassan Kadi – Le 3 octobre 2015 – Source thesaker.is

Le récent discours du président Poutine à l’Assemblée générale des Nations unies a révélé au reste du monde l’ampleur des mensonges et de l’inefficacité de l’Occident. De plus, l’initiative militaire russe en Syrie qui a suivi presque immédiatement ce discours a laissé tous les ennemis de la Syrie dans une impasse, confus et pantois.

Simultanément, le secrétaire d’État Kerry dit qu’il veut coopérer avec la Russie tandis que les autres responsables états-uniens se disent préoccupés par le rôle de cette dernière et demandent l’arrêt de son intervention militaire. Israël est très préoccupé par le couvre-feu imposé par les Russes à son aviation dans le ciel syrien. Pour ajouter aux malheurs d’Israël, quelques fuites indiquent que le Hezbollah a reçu de l’Iran des missiles anti-aériens sol-air SA-22 de dernière génération. La Turquie est furieuse parce que la Russie aurait attaqué l’Armée syrienne libre (FSA dans son sigle anglais). Les Saoudiens demandent que la Russie cesse son assaut, et tous les soi-disant islamistes protégés souhaitent que les Russes soient ramenés en Russie dans des linceuls pour rejouer ce qui s’est passé en Afghanistan.

La Russie démontre clairement qu’il n’y a aucune différence entre l’une ou l’autre des forces armées illégitimes qui opèrent en Syrie et qu’elle est là pour soutenir l’armée syrienne et le gouvernement élu, indépendamment de ce que l’Occident et ses partisans disent, veulent ou pensent.

Lavrov ne pouvait pas l’exprimer plus crûment lorsqu’il a dit que «s’il ressemble à un terroriste, s’il marche comme un terroriste, s’il combat comme un terroriste, c’est un terroriste, non ?»

En fait, on peut être presque certain que les premières attaques russes ont délibérément frappé autant de groupes différents que possible dans le but, pour la Russie, d’envoyer le message clair qu’elle ne fait aucune distinction entre les divers groupes terroristes et qu’elle a l’intention de tous les détruire.

Le président Poutine a fait une remarque très subtile lorsqu’il a dit que les combattants étrangers en Syrie ne devraient pas être autorisés à rentrer chez eux. Logiquement, cela implique qu’il pensait qu’ils seraient tous tués ou capturés.

L’intervention militaire russe est indéniablement un acte sans précédent, qui marque le véritable début d’une nouvelle ère géopolitique. C’est un pas beaucoup plus important que les diverses étapes qui ont précédemment signalé la fin de l’ère du Nouvel ordre mondial. [US NWO, NdT]

La fin de l’hégémonie du Nouvel ordre mondial était déjà apparue clairement en Ukraine, puis en septembre 2013, en Méditerranée occidentale [pour empêcher le bombardement de la Syrie, NdT], indiquant que l’Amérique n’est plus le leader mondial incontesté.

L’ancienne nation syrienne était destinée à être le lieu où cette nouvelle phase historique de la géopolitique a émergé et où un changement fondamental a été imposé.

Lorsque nous utilisons le terme imposé, nous devons définir la nature de cette imposition, parce que les présidents Poutine et Assad imposent le droit international et les accords bilatéraux ; contrairement à la multitude de coalitions menées par les États-Unis, qui ont envahi des pays pour renverser leurs gouvernements légitimes, piller leurs ressources et leurs infrastructures et détruire leurs économies.

Donc les États-Unis sont maintenant pris entre le marteau et l’enclume. Pour la première fois depuis très longtemps, ils sont contraints d’admettre qu’ils ne sont plus l’unique superpuissance mondiale. En outre, ils se retrouvent à devoir accepter qu’un développement international majeur s’est produit en Syrie contre leur volonté et qu’ils sont incapables de l’arrêter.

Mais l’acceptation par l’Amérique du nouveau statu quo et l’abolition du Nouvel ordre mondial post-URSS n’est pas le principal dilemme auquel elle doit faire face. Aux yeux des politiciens américains bellicistes, la question principale est d’affronter les conséquences. Si l’Amérique devait rester assise et regarder la Russie mettre en œuvre ses propres résolutions en Syrie, alors cette position reviendrait à accepter la défaite.

Accepter sa défaite est quelque chose d’énorme que l’Amérique n’a pas l’habitude de faire. Pour elle, accepter la défaite est une affaire sérieuse qui pourrait amener des politiciens bellicistes à se lancer dans de gros paris et de dangereuses manœuvres .

Il n’y a pas très longtemps, je me suis demandé ce que pourrait faire une Amérique désespérée, et j’ai écrit un article intitulé How Far Will A Desperate America Go ? [Jusqu’où ira une Amérique désespérée ?]. J’y examinais hypothétiquement quelques scénarios potentiels et j’y envisageais quelques réactions, mais l’initiative russe en Syrie a redistribué toutes les cartes, plongeant l’Amérique dans une situation où elle pourrait devoir lutter non seulement pour sa survie, non seulement pour sa taille, mais aussi pour son impunité et sa capacité à prendre des décisions indépendantes.

En effet, de nombreux observateurs considèrent que les actions de l’Amérique en Ukraine visaient à punir la Russie pour le rôle qu’elle a joué en Syrie jusqu’en 2013. Nous devons garder à l’esprit que si c’est vrai, ç’aurait été en représailles des deux missiles américains visant la Syrie et abattus par les Russes au-dessus de la Méditerranée orientale. Comparé à ce que fait la Russie aujourd’hui, la destruction de deux missiles est une peccadille, dérisoire et insignifiante.

Là est la question : l’Amérique a-t-elle déclenché le chaos ukrainien dans le but de punir la Russie simplement pour avoir abattu deux missiles américains destinés à frapper la Syrie ? Alors, jusqu’où est-elle prête à aller pour punir la Russie parce que celle-ci bombarde les cellules terroristes en Syrie, révélant ainsi l’impuissance de l’Amérique ?

Un tel scénario est effrayant, c’est peu de le dire, et c’est peut-être le seul souci relatif à la manière dont l’intervention russe en Syrie peut devenir scabreuse.

Hormis une confrontation ouverte avec la Russie en Syrie, l’Amérique ne peut pas, de façon réaliste, faire grand chose pour entraver la Russie. Les acolytes régionaux de l’Amérique au Moyen-Orient, y compris Israël, ne sont pas en position de se dresser contre la Russie. Ergodan a été rendu totalement impuissant et les Saoudiens sont profondément empêtrés. De plus, même avant le début de l’assaut russe, le cocktail anti-syrien avait déjà volé en éclats et chacun de ses fragments a continué en solo à récupérer des morceaux dans la poursuite de ses propres intérêts et de sa survie.

Washington doit être en effervescence, dans l’agitation et la confusion. Les décideurs et les conseillers politiques, les stratèges et les experts recherchent sans doute toutes les solutions alternatives, mais ils doivent trouver tous les choix très difficiles, parce qu’ils n’ont pas trop d’options. Si l’Amérique opte pour laisser la Russie faire sa part en Syrie, elle pourrait laisser faire avec l’idée qu’elle peut facilement allumer un autre foyer ailleurs et/ou raviver l’incendie en Ukraine et causer ainsi des problèmes à la Russie. Mais cela ne règle que la moitié de la question parce que, à moins que l’Amérique ne réussisse à stopper l’initiative russe en Syrie, elle sera considérée comme ayant accepté sa défaite.

La Russie tente de restaurer un ordre mondial universellement accepté basé sur l’ONU, mais l’Amérique a encore le pouvoir de créer un nouveau désordre mondial. Le fait que les auteurs de la politique américaine soient assez fous pour aller dans cette direction sera déterminé par de nombreux facteurs, y compris savoir qui tiendra la barre après Obama. Nous pouvons bien critiquer Obama, nous le faisons et le devons, mais il est très possible que le nouveau président américain fasse ressembler George W. Bush à Mère Teresa. C’est peut-être une bonne raison pour que la Russie agisse rapidement en Syrie avant que quelque fou furieux conservateur ne remporte la prochaine élection présidentielle aux États-Unis.

Maintenant, la Russie dirige la manœuvre. La conspiration menée par les États-Unis en Ukraine s’est déjà retournée contre elle en Crimée, augmentant le butin des russes.

Le président Poutine comprend bien la mentalité américaine. Il sait que les Américains sont des fiers-à-bras et il sait comment s’y prendre avec eux.

Les fiers-à-bras n’acceptent pas qu’on les voie vaincus. Par conséquent, les Américains doivent pouvoir accepter de voir leur fierté rabaissée, avec un minimum de dommages, si la diplomatie russe parvient à leur trouver une porte de sortie qui leur permette de sauver la face.

Après tout, la reddition des armes chimiques en 2013 était un édulcorant négocié par les Russes que l’Amérique a avalé sans hésitation. La différence entre les événements de 2013 et ceux d’aujourd’hui est que l’événement des deux missiles américains abattus par la Russie en 2013 était resté en coulisse et n’était connu que de quelques-uns. L’Amérique n’était pas partie la queue entre les jambes parce que l’événement est resté ignoré aux yeux du monde. Mais actuellement on voit tout et quelle que soit l’ordonnance prescrivant la potion magique qui sauvera la face des États-Unis, elle sera clairement écrite en cyrillique pour le reste du monde.

Ghassan Kadi

Traduit par Diane, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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L’Occident craint le succès de la Russie en Syrie – pas son échec

10 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #La France, #Politique étrangère, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme, #Daesch, #ISIL

L’Occident craint le succès de la Russie en Syrie – pas son échec


Alexander Mercouris
Alexander Mercouris

Par Alexander Mercouris – Le 5 octobre 2015 – Source Russia Insider

C’est exactement ce que l’Occident craignait en Tchétchénie.

A tous égards, c’est comme la réponse occidentale à la campagne russe en Tchétchénie en 1999. Dans les semaines qui ont suivi le début de cette campagne, les experts occidentaux ont émis une série d’affirmations et de prédictions.

 

Ils soutenaient que l’aviation russe bombardait des civils et accusaient le gouvernement russe de crimes de guerre. Ils disaient que l’action militaire russe radicaliserait la population, la dresserait contre la Russie. Ils prédisaient davantage d’attaques terroristes contre la Russie et prédisaient sa défaite.

Toutes ces affirmations et ces prédictions se sont révélées fausses.

La population locale n’était pas radicalisée. Au contraire, elle soutenait le rétablissement du gouvernement régulier et la défaite du djihadisme et du terrorisme. Les gens qui combattent aujourd’hui le djihadisme et le terrorisme dans le Caucase sont principalement des membres de la population locale.

La campagne militaire russe n’a pas échoué. Au contraire, elle a réussi, si bien qu’aujourd’hui la Tchétchénie est pacifique et stable.

Quant à la guerre qui provoque davantage de terrorisme djihadiste contre la Russie, le terrorisme djihadiste contre la Russie a commencé avant que la campagne militaire soit lancée.

C’est le terrorisme qui a incité la Russie à lancer la campagne, et il a constamment diminué depuis lors.

Nonobstant la fausseté avérée des affirmations qu’ils ont faites au début de la campagne russe en Tchétchénie en 1999, et l’échec complet de leurs prédictions, les mêmes experts occidentaux s’occupent maintenant d’émettre les mêmes affirmations et prédictions au début de la campagne aérienne russe en Syrie.

De nouveau ils prétendent que l’armée de l’air russe bombarde des civils –même si la preuve fait défaut, c’est le moins qu’on puisse dire. Une fois de plus, ils disent que les bombardements russes vont radicaliser la population et la dresser contre la Russie. Une fois de plus ils menacent la Russie avec un terrorisme djihadiste accru, et prédisent l’échec de la campagne aérienne russe.

Je ne suis pas prophète. Je ne sais pas comment cela va tourner.

Je demande cependant pourquoi on devrait s’attendre à ce que ceux qui ont eu tort auparavant aient raison cette fois.

Il me semble que les experts occidentaux font la même erreur aujourd’hui à propos de la Syrie que celle qu’ils ont commise auparavant à propos de la Tchétchénie.

Ils supposent avec témérité que les populations locales préfèrent le terrorisme et le djihadisme violent à la paix et à un gouvernement normal.

Ils fantasment sur l’existence d’une troisième force composée de gens qui s’opposent au gouvernement et de ceux qui le combattent et auxquels ils s’opposent aussi .

Que cette troisième force n’ait aucune existence hormis dans leur imagination a été confirmé en Tchétchénie, comme cela s’est confirmé au Vietnam, et c’est indubitablement vrai en Syrie aujourd’hui. Les États-Unis l’admettent.

Le dernier sondage en Syrie et en Irak met en évidence l’étendue de leur erreur.

Il montre un soutien très faible à État islamique en Irak et un faible soutien en Syrie.

Il montre des majorités écrasantes de Syriens et d’Irakiens rejetant le sectarisme, qui veulent que leurs pays restent unis et qui croient qu’État islamique est une créature des États-Unis.

Il montre une très forte conviction que les conditions en Syrie étaient meilleures avant la guerre.

Étant donné le danger qu’il y a à parler contre État islamique dans les zones qu’il contrôle, le sondage sous-estime presque certainement l’ampleur de l’opposition qu’il suscite.

Il montre une claire majorité de Syriens soutenant une position identique, pour l’essentiel, à celle du gouvernement russe : la fin de la guerre, la défaite des terroristes djihadistes, le retour à des conditions de vie pacifiques et des négociations sans conditions préalables entre les diverses factions en Syrie.

Ce qui souligne la véritable crainte des experts occidentaux.

Ce n’est pas que la Russie échoue en Syrie, aggravant la situation. Comme en Tchétchénie, leur véritable crainte est que la Russie réussisse, et améliore la situation.

Alexander Mercouris

Article original publié par Sputnik

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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La Russie part en campagne pour écraser les Forces d’Al-Qaïda de la CIA

6 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #AMERIQUE, #Le fascisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #La France, #Daesch, #ISIL, #Israël - palestine - Moyen-Orient

La Russie part en campagne pour écraser les Forces d’Al-Qaïda de la CIA

Arabie saoudite Crises/guerres Droit international Etats-Unis Irak Iran Qatar Russie Syrie Turquie
 
 

russie - sukoi

 

Avec quelques 125 frappes en trois jours, la campagne de bombardements russe poursuit sa progression. Les médias américains sont maintenant obsédés par l’idée que la Russie utilise peut-être des bombes « muettes » au lieu des « bombes barils » syriennes. C’est leur nouveau thème de propagande. Mais les vidéos de la base aérienne russe montrent qu’au moins une partie des avions sont armés de bombes KAB-500S-E guidées par satellite (GLONAST) qui sont des bombes «intelligentes» très précises. (D’autres photos et vidéos de la base aérienne russe montrent que la base est très confortable avec ses quartiers climatisées, sa tente mess, ses Gulaschkanonen (cuisines roulantes, ndt), sa boulangerie, sa blanchisserie etc. Cette base n’est pas une installation temporaire improvisée.)

De plus, en quoi est-il plus humain de tuer les gens avec une bombe précise qu’avec une «bombe stupide» ou une «bombe baril » ? Gaza a été bombardée par les Israéliens avec des bombes intelligentes (made in USA). Cela n’a pas conduit à moins de destructions ou de tueries. La bombe saoudienne (made in USA) qui vient d’être larguée sur un mariage au Yémen en assassinant 130 personnes, était aussi une bombe «intelligente» et elle est tombée exactement là où on voulait qu’elle tombe.

La plupart du temps, les Russes ont bombardé, comme je l’ai décrit plus tôt, le couloir qui mène à la frontière turque et qui est aux mains d’al-Qaïda, d’Ahrar Al Shams et des mercenaires de la CIA. Ils ont également bombardé Raqqa, la capitale syrienne de l’État islamique, et tué une douzaine de combattants. En réponse, l’État islamique a annulé la prière du vendredi à Raqqa, craignant apparemment que toute l’assemblée des combattants ne soit bombardée.

Amusant. Les États-Unis ont affirmé pendant toute l’année dernière qu’ils bombardaient sérieusement l’État islamique. Mais les prières du vendredi n’avaient jamais été annulées auparavant. Peut-on en conclure que l’État islamique ne croyait pas ce que disaient les États-Unis, mais craint maintenant que les Russes ne fassent réellement ce qu’ils disent ?

L’armée de l’air syrienne s’était abstenue de larguer des bombes près de la frontière turque, craignant, à juste titre, que la Turquie n’abatte un avion syrien. Mais la Russie peut maintenant le faire. Le bombardement au sol est maintenant réalisé par des avions d’attaque au sol construits pour ça, les Su-24, Su-25 et Su-34 et qui sont couverts par des avions de chasse Su-30M armés de missiles R-27 air-air de moyenne à longue portée, extrêmement véloces qui volent au-dessus d’eux. Ils abattraient tout avion turc qui tenterait d’attaquer les bombardiers russes. C’est juste pour être sûr qu’il ne vienne pas une idée idiote à  M. Erdogan.

La campagne aérienne est également bien coordonnée avec les forces gouvernementales syriennes sur le terrain. Voilà un extrait d’un article payant du Wall Street Journal :

[D]es milliers de rebelles se sont regroupés dans plusieurs enclaves au nord de Homs, dans des villes comme al-Rastan et Talbiseh. Des avions de guerre russes ont frappé des cibles civiles et militaires dans ces deux villes et dans cinq villages environnants, a déclaré Rashid al-Hourani, un officier de l’armée syrienne de la région qui a fait défection aux rebelles en 2012.

Il a déclaré que les frappes aériennes avaient été suivies d’un barrage de tirs d’artillerie à partir de plusieurs positions proches où des milices chiites et alaouites pro-régime ainsi qu’un groupe soutenu par l’Iran connu sous le nom de Brigade Ridha, s’étaient massées au cours des derniers jours.

L’armée syrienne va bientôt attaquer en coordination avec l’armée de l’air russe et va essayer de reprendre le nord du territoire, le long de l’autoroute M4 et M5. Cela permettrait de lancer une attaque plus large jusqu’à la frontière turque. Des renforts de troupes au sol en provenance d’Iran, d’Irak et du Hezbollah sont en chemin ou déjà arrivés. Nous assistons à la préparation d’une bataille plus importante.

Le Guardian lance la rumeur que les Etats du Golfe vont contrecarrer le mouvement russe en fournissant davantage d’armes:

Le mouvement de la Russie risque clairement d’être contrecarré par les pays qui soutiennent les rebelles. Selon un analyste indépendant, cette tentative aurait peut-être déjà commencé, avec les Qataris qui envoient — avec l’accord de l’Arabie saoudite — des avions remplis d’armes à des bases aériennes turques. « Je m’attends à un énorme afflux d’armes dans le nord pour tenter d’enrayer toute attaque terrestre du régime », a déclaré l’analyste.

« Les enjeux sont très élevés. »

Et les avions russes volent très haut. La plupart volent habituellement au-dessus de 5000 mètres et aucun missile de défense aérienne portatif (MANPAD) ne peut les atteindre. Les gens qui sont bombardés ne voient, ni n’entendent même pas les avions qui arrivent. Cela va changer avec les attaques de l’armée syrienne, et un soutien au sol plus direct sera nécessaire, mais les avions qui seront alors utilisés sont des Su-25 et Su-34 construits à cet effet et qui ont des cockpits blindés.

La base aérienne russe est protégée par une défense aérienne moderne installée au sol et sur les navires russes qui se trouvent dans la mer toute proche. Elle est protégée sur le terrain par environ 1250 marines russes. Elle contiendrait des munitions et autres fournitures pour au moins trois mois. Personne ne risque de prendre cette base et la campagne de la Russie à la légère. Pour s’y attaquer, il faudrait des forces très importantes et cela entraînerait presque inévitablement une guerre plus large avec la Russie qui est une superpuissance nucléaire. La Syrie est la sœur de la Russie (vidéo) et elle sera défendue.

L’administration Obama a donc décidé qu’elle n’interférerait pas avec les attaques russes contre les mercenaires de la CIA et leurs frères d’armes d’al-Qaïda. On trouve bien quelques déclarations inquiètes et provocatrices mais c’est juste des rodomontades.

Mais les candidates pour les prochaines élections présidentielles ne sont pas aussi avisées. Toutes les deux, Hillary Clinton et Carly Fiorina, ont appelé à la création pas les Etats-Unis d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie du Nord ce qui engendrerait évidemment une guerre avec la Russie et de ses alliés. Ces deux femmes veulent attaquer les forces russes pour défendre Al-Qaïda !

Note: Le pays qui doit décider qui vole ou non sur la Syrie est la Russie. Chers électeurs américains, s’il vous plaît ne laissez plus jamais ces maniaques s’approcher du pouvoir.

Les mercenaires de la CIA en Syrie – 10 000 hommes entraînés, armés et payés grâce à un  programme secret – coopèrent directement avec al-Qaïda et les terroristes du genre d’Ahrar Al Shams. Le NYT le reconnaît enfin dans ces deux articles aujourd’hui. Le premier dit:

Les combattants avançant sur ce front [nord] ne venaient pas de l’Etat islamique, mais de l’armée de conquête, un groupe qui comprend une filiale d’Al-Qaïda connue sous le nom de Front Nusra et d’autres groupes islamistes, ainsi que plusieurs groupes plus laïques qui ont été secrètement armés et entraînés par les États-Unis.

Le second article est consacré à l’armée de conquête:

L’alliance se compose d’un certain nombre de factions souvent islamistes, dont le Front Nusra, la filiale syrienne d’Al-Qaïda; Ahrar al-Sham, un autre grand groupe; et les factions rebelles plus modérées qui ont reçu en secret des armes des services de renseignement des États-Unis et de leurs alliés. 

Les groupes qui se battent ensemble dans l’armée de conquête partagent évidemment leurs armes, leurs munitions et d’autres fournitures. Ils ont aussi très probablement des idéologies similaires. La CIA, sous Obama, le général Petraeus et Brennan,  arment sciemment Al-Qaïda en Syrie et depuis un bon moment. Le NYT avait souligné, l’année dernière, que les mercenaires de la CIA travaillaient avec les islamistes, mais cet article était lénifiant et présentait cette collaboration comme quelque chose de peu d’importance. Il est également tout à fait étonnant que, dans entre l’article de 2014 et le deux article d’aujourd’hui, aucun article du NYT sur la Syrie n’ait mentionné cette collaboration. Le NYT s’est au contraire concentré sur la clownerie du Pentagone des « cinq rebelles modérés » qui était une simple diversion.

Le Pentagone fait semblant de ne rien savoir des personnes touchées par les bombardements russes sur les positions d’Al-Qaïda:

Q: McCain dit qu’ils ont frappé les rebelles soutenus par la CIA. Vous, les gars, vous avez sans doute les mêmes infos. Savez-vous si c’est vrai ou pas ? Où tout cela en est-il? 

COL. WARREN: Eh bien – encore une fois, Tom, je dirais que nous ne pensons pas qu’ils appartenaient à ISIL. Vous savez, qui soutient qui, vous savez, c’est… — Je ne vais pas entrer là-dedans. Non, je ne vais pas parler de ça, surtout qu’il s’agit de… — vous savez, ce n’est même pas d’une agence du Département de la Défense dont il s’agit là..

Je prends cela comme une confirmation.

Les Israéliens reconnaissent maintenant aussi qu’ils travaillent avec al-Qaïda:

Nusra et quelques milices locales sont en charge de la plus grande partie de la frontière de 100 km avec Israël du côté syrien du plateau du Golan. Au cours des dernières années, Nusra a légèrement édulcoré son idéologie militante sous l’influence du Qatar et de l’Arabie saoudite qui lui apportent un appui financier.

Nusra est en contrôle de la plus grande partie de la frontière, mais a respecté jusqu’à présent l’accord tacite de ne pas retourner ses armes contre l’Etat juif.

Nusra contrôle la frontière parce qu’Israël l’a aidé en tirant sur l’armée syrienne chaque fois que Nusra en avait besoin. L’article du Jerusalem Post, que je viens de citer, est également intéressant par rapport au fameux plan d’Odet Yinon car il confirme que le renseignement militaire israélien préside à la fragmentation des nations du Moyen-Orient en petites entités dirigées par des seigneurs de guerre :

Il y a quelques années, la communauté du renseignement a commencé à réévaluer la réalité chaotique qui émergeait au Moyen-Orient. Sur des plans élaborés par le Département de la recherche du MI, on peut voir que les états sont remplacés par des organisations… 

C’est aussi ce qui est prévu pour la Syrie. Mais avec la coalition qui se forme maintenant pour reprendre les territoires syriens, ce plan pourrait bien échouer.

Moon of Alabama

Article original : http://www.moonofalabama.org/2015/10/russias-campaign-to-snuff-off-cias-al-qaeda-forces.html

Traduction : Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo.ch/la-russie-part-en-campagne-pour-ecraser-les-forces-dal-qaida-de-la-cia/

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La blague du jour : Hollande donne ses instructions à Poutine

5 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #Daesch, #Terrorisme, #L'OTAN.

La blague du jour : Hollande donne ses instructions à Poutine

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© Inconnu
Poignée de mains entre Vladimir Poutine et François Hollande le 2 octobre 2015 à l’Élysée
« Ce que j'ai rappelé au président Poutine, c'est que les frappes doivent concerner Daesh et uniquement Daesh. » (François Hollande, 2 octobre 2015).

On s'amusera de l'effet qu'a très certainement produit cette injonction péremptoire faite par le président français à son homologue russe à l'issue de leur tête-à-tête du vendredi 2 octobre à l'Élysée. Passé l'éclat de rire, on s'étonnera de ce curieux distinguo qui exclut de fait toute une partie de la mouvance islamique extrême gangrenant la Syrie. Que l'on sache, le Front al-Nosra, branche syrienne d'Al-Quaïda sévissant au nord-ouest du pays, ne se différencie guère, en matière d'horreurs, de son frère ennemi Daesh.
 

Commentaire : Ah ben zut alors, on pensait le contraire quand le possible parkinsonien Fabius nous serinait qu'« ils font du bon boulot ».
 

Une armée rebelle fantôme

Dans la guerre de communication qui bat naturellement son plein en cette période de conflit pour la prééminence géopolitique au Moyen-Orient, l'élément de langage déployé par la coalition sous égide américaine est que l'armée russe a bombardé des positions tenues par des forces amies, formées et équipées par le Pentagone.

Les "rebelles amis" du Pentagone, parlons-en : le plan initial de Washington prévoyait de former et d'équiper un effectif d'environ 5.000 rebelles par an pendant trois ans. À l'heure qu'il est, le Pentagone recense en tout et pour tout deux groupes de respectivement 54 et 70 combattants, et n'est assuré que de la présence réelle d'une dizaine d'entre eux sur le terrain des opérations.

Mieux, toujours selon le Pentagone (relayé par l'AFP ), ceux-là viennent d'avouer avoir refourgué au Front al-Nosra 25 % du matériel militaire que leur avait obligeamment fourni l'Oncle Sam, cela comme droit de passage dans le secteur. Sûr que le régime de Bachar el-Assad doit trembler devant une telle armée de bras cassés. Sûr qu'ils constituaient à eux dix la cible la plus urgente à éliminer pour Poutine et ses avions Sukhoi SU-30 SM.

Comme le souligne Robert Fisk , correspondant sur place de The Independent, les rebelles "modérés" ne sont guère qu'un miroir aux alouettes servi aux citoyens-lambda par une propagande occidentale complètement déjantée :
« Les rebelles modérés soutenus par l'Occident ne jouent qu'un rôle marginal parmi les combattants de l'opposition syrienne. Robert Ford, l'ancien ambassadeur américain en Syrie, longtemps partisan de ceux-là, a reconnu cette année qu'en réalité "les gens que nous avons soutenus se sont pas en mesure de tenir le terrain face au Front al-Nosra". Pourtant, la politique occidentale continue de prétendre qu'il y a encore une alternative "modérée" à Assad, dont les forces n'en finiraient pas de décliner. »
Incohérence contre stratégie

Si les citoyens-lambda peuvent ignorer les tenants et les aboutissants d'une situation scabreuse de conflit, il en va tout autrement d'un président en exercice, fût-ce François Hollande. C'est à coup sûr en pleine connaissance de cause que celui-ci s'est une nouvelle fois livré à une de ses ineffables tartarinades. Dès lors, la bouffonnerie devient vite malodorante. En couvrant ouvertement tout un pan de la mouvance islamiste (le Front al-Nosra), François Hollande montre qu'il sacrifie à la politique de la terre brûlée pratiquée par le maître américain.
 

Commentaire : N'oublions pas qu'Hollande voulait, récemment, limiter le recours au droit de veto au Conseil de sécurité : c'est vrai ça, si on peut plus massacrer en toute impunité, où va la France ?
 

Pulsion suicidaire, aveu d'impuissance, illustration d'une incommensurable bêtise ? Ce qui ressort de cette lamentable histoire, c'est que la Russie, comme elle l'avait déjà fait en 2013 en dissuadant les forces de l'Otan de bombarder le régime syrien, est bel et bien en train de marquer des points décisifs dans la maîtrise du Moyen-Orient, en faisant montre, comme le note Philippe Grasset sur son blog Dedefensa , d'une volonté "gaullienne" qui fait tant défaut au président français :
- Vladimir Poutine obéit à une stratégie là où ses adversaires agissent de façons erratiques et incohérentes (ces bombardements aveugles qui depuis un an n'ont jamais empêché l'État islamique de progresser) et sous des prétextes exclusivement narratifs ("guerre préventive", "légitime défense"...) ;

- le maître du Kremlin veille à rester dans une stricte légalité : il répond à une demande d'aide officielle du seul gouvernement légitime actuel de la Syrie (quoi qu'on pense du "dictateur" en place) et consulte son Parlement avant d'agir ;

- il réaffirme la claire supériorité de son pays, tant dans le domaine politique que militaire, assuré qu'il est du soutien de ses alliés chinois et iranien.
Avec les Russes, écrit Philippe Grasset, « la guerre, c'est vraiment la guerre », pas un spectacle médiatique façon Grand-Guignol, ni une rhétorique fumeuse colportée par un valet de comédie.

Commentaire : Pour le plaisir, proposons la photo de l'évènement et observons la tête de Poutine en train de regarder Hollande :
 
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© Kremlin/AFP

 
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Les forces aériennes russes ont frappé 10 cibles de Daesh en Syrie au cours des dernières 24 heures

4 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #Daesch, #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #Terrorisme, #Europe supranationale, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Les forces aériennes russes ont frappé 10 cibles de Daesh en Syrie au cours des dernières 24 heures

© Maxim Blinov Source: RIA NOVOSTI
 

Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir attaqué 10 sites terroristes en Syrie et détruit des dépôts d’armes, des centres d’entrainements et leur infrastructure lors des 20 sorties aériennes qui ont eu lieu au cours des dernières 24 heures.

Selon les informations fournies par le ministère de la Défense russe, des avions de combat Sukhoï SU-34, SU-24M et SU-25 ont réussi à détruire des camps terroristes dans la province syrienne d’Idleb.

«Au cours des dernières 24 heures, des avions SU-34, SU-24M et SU-25 ont effectué 20 sorties. Dix sites d'infrastructures des terroristes de l'EI ont été frappés», a fait savoir le ministère qui a également publié des vidéos montrant les forces aériennes russes en train de bombarder leurs objectifs.

Frappe aérienne sur un camp djihadistes dans la province d’Idleb

Frappe chirurgicale sur un dépôt d’armes près de Jisr al-Choghour

Frappe aérienne sur des positions terroristes et un dépôt d’armes

Frappe aérienne contre un centre de commandement de l’EI

ENG العربية ESP РУС DE RT francais 22:05 à Paris, 4 octobre 2015 Actualité France International Economie Opinions Vidéos Photos Les forces aériennes russes ont frappé 10 cibles de Daesh en Syrie au cours des dernières 24 heures 4 oct. 2015, 12:25 © Maxim Blinov Source: RIA NOVOSTI Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir attaqué 10 sites terroristes en Syrie et détruit des dépôts d’armes, des centres d’entrainements et leur infrastructure lors des 20 sorties aériennes qui ont eu lieu au cours des dernières 24 heures. Selon les informations fournies par le ministère de la Défense russe, des avions de combat Sukhoï SU-34, SU-24M et SU-25 ont réussi à détruire des camps terroristes dans la province syrienne d’Idleb. «Au cours des dernières 24 heures, des avions SU-34, SU-24M et SU-25 ont effectué 20 sorties. Dix sites d'infrastructures des terroristes de l'EI ont été frappés», a fait savoir le ministère qui a également publié des vidéos montrant les forces aériennes russes en train de bombarder leurs objectifs. Frappe aérienne sur un camp djihadistes dans la province d’Idleb Frappe chirurgicale sur un dépôt d’armes près de Jisr al-Choghour Frappe aérienne sur des positions terroristes et un dépôt d’armes Frappe aérienne contre un centre de commandement de l’EI Une bombe de precision détruit quatre postes de commandement de Daesh à Jisr al-Choghour

ENG العربية ESP РУС DE RT francais 22:05 à Paris, 4 octobre 2015 Actualité France International Economie Opinions Vidéos Photos Les forces aériennes russes ont frappé 10 cibles de Daesh en Syrie au cours des dernières 24 heures 4 oct. 2015, 12:25 © Maxim Blinov Source: RIA NOVOSTI Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir attaqué 10 sites terroristes en Syrie et détruit des dépôts d’armes, des centres d’entrainements et leur infrastructure lors des 20 sorties aériennes qui ont eu lieu au cours des dernières 24 heures. Selon les informations fournies par le ministère de la Défense russe, des avions de combat Sukhoï SU-34, SU-24M et SU-25 ont réussi à détruire des camps terroristes dans la province syrienne d’Idleb. «Au cours des dernières 24 heures, des avions SU-34, SU-24M et SU-25 ont effectué 20 sorties. Dix sites d'infrastructures des terroristes de l'EI ont été frappés», a fait savoir le ministère qui a également publié des vidéos montrant les forces aériennes russes en train de bombarder leurs objectifs. Frappe aérienne sur un camp djihadistes dans la province d’Idleb Frappe chirurgicale sur un dépôt d’armes près de Jisr al-Choghour Frappe aérienne sur des positions terroristes et un dépôt d’armes Frappe aérienne contre un centre de commandement de l’EI Une bombe de precision détruit quatre postes de commandement de Daesh à Jisr al-Choghour Des avions de combats procèdent à trois frappes aériennes contre un poste de commandement et un dépôt d’armes près de la ville de Ma’arrat al-Numan

Le 2 octobre, des avions de combat russes Su-34 stationnés en Syrie avaient déjà attaqué 12 cibles de Daesh à Raqqa.

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En Syrie, Chinois et Tchétchènes attendent leur tour.

4 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch, #Israël - palestine - Moyen-Orient

En Syrie, Chinois et Tchétchènes attendent leur tour

3 Octobre 2015 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Chine, #Moyen-Orient, #Russie, #Etats-Unis

En Syrie, Chinois et Tchétchènes attendent leur tour

La bataille qui se préparait suspendait non seulement Démétrius et Ptolémée, mais aussi tous les autres princes, dans l'attente des événements qui devaient en être la suite et qui étaient fort incertains. Toutefois, chacun pensait que le succès ne se bornerait pas à rendre le vainqueur maître de la Syrie, mais qu'il en ferait le plus puissant des rois.

Ces paroles de Plutarque, narrant une bataille d'il y a 23 siècles, pourraient être écrites aujourd'hui tant l'humanité, les pays et les peuples reproduisent à l'infini les mêmes schémas. Si les généraux d'Alexandre ont laissé la place à Poutine, Obama, Xi, Erdogan ou Rouhani, la Syrie demeure la pierre angulaire. L'histoire à la remorque de la géographie et de la stratégie en quelque sorte...

Et il s'en passe des choses passionnantes sur cette pierre angulaire ! La grande, l'étonnante nouvelle du jour est la probable participation chinoise aux frappes russes. D'après Debka, site israélien proche du Mossad et généralement très bien informé, Pékin a fait savoir à Moscou que ses chasseurs-bombardiers J15, à bord du porte-avion Liaoning actuellement au large des côtes syriennes, se joindraient bientôt aux Sukhois. Internationalisation de la coalition russe, donc sa légitimation (beaucoup plus difficile pour les officines occidentales de faire du Xi-bashing que du Poutine-bashing). Voilà qui va donner des sueurs glacées aux Euro-atlantiques...

Comme si ça ne suffisait pas, Bagdad aurait formellement proposé aux Russes d'utiliser la base d'Habbaniyah pour leur campagne aérienne contre l'EI et autres djihadistes. Là où cela devient franchement pittoresque, c'est que les Russes partageraient cette base avec... les Américains ! Le lieu est en effet également utilisé par les forces états-uniennes pour leurs opérations. Je ne sais pas si le facétieux premier ministre irakien mesure l'ironie de la chose mais cela risque de faire grincer quelques dents parmi les pilotes de l'US Air Force. Moscou n'a pas encore donné sa réponse et doit actuellement peser le pour et le contre.

- Avantage : une enclave militaire en Irak, au coeur du Moyen-Orient, après celles de Tartous et Lattaquié en Syrie ; aucun dirigeant russe n'aurait pu rêver pareille occasion. En passant, une nouvelle gifle aux Américains, la signification étant à peu près celle-ci : vous avez été incapables d'assurer la défense de l'Irak, faites-nous place maintenant. Le message risque de se répercuter longtemps dans les chancelleries moyen-orientales...

- Inconvénient : l'intervention russe prendrait une tout autre ampleur et coûterait beaucoup plus cher. Vladimirovitch a déjà un peu de mal à convaincre l'opinion publique russe, majoritairement hostile, de la nécessité d'intervenir en Syrie, alors l'Irak...

On attend la réponse du Kremlin avec impatience, mais une chose est sûre : c'est un possible game changer supplémentaire au Moyen-Orient, qui en compte déjà beaucoup ces derniers jours.

Est-ce donc un hasard si le bourrage de crâne reprend de plus belle dans la presse aux ordres (chut, ne tirons pas sur une ambulance) occidentale ? Les propagandistes ne sont certes pas à une contradiction près. Les journaux nous expliquaient la semaine dernière que les Etats-Unis n'avaient réussi à former que quelques rebelles syriens modérés et arrêtaient par conséquent leur programme qui tournait au fiasco. Et là, soudain, les mêmes journaux nous affirment sans rire que les Russes ont retrouvé en 24 h, pour les bombarder, ces fameux groupes de "rebelles modérés" que tout le monde cherchait depuis des années... Pitoyable de bêtise.

Dans le flot de désinformation, quelques lumières tout de même, par exemple dans la presse espagnole ou israélienne. Ces analyses des différents groupes syriens montrent bien que les "rebelles modérés" sont à peu près inexistants. Désormais, la Syrie est grosso modo divisée en quatre, le reste n'étant que quantité négligeable :

  • le régime Assad
  • les Kurdes au nord
  • l'Etat Islamique
  • Al Nosra seule ou Al Nosra + autres mouvances djihadistes au sein de l'Armée de la conquête (rappelons qu'Al Nosra est tout simplement Al Qaeda en Syrie, organisation sur laquelle pleurent à chaude larme les Occidentaux en ce moment)

L'article du Jérusalem Post est également intéressant à un autre titre, car il confirme ce que plusieurs observateurs (dont votre serviteur) avançaient, à savoir la collusion entre Israël et Al Qaeda sur les hauteurs du Golan.

Les Russes, eux, n'ont cure de cette guéguerre de l'information ; ils laissent aux Américains les gesticulations médiatiques pour se concentrer sur le réel. Leurs bombardements sur l'Etat Islamique sont suffisamment sérieux pour que le calife autoproclamé, Al Bagdadi, annule la prière du vendredi dans sa capitale Raqqa, ce qui n'était curieusement jamais arrivé en un an de frappinettes de la coalition occidentale.

Les avions russes ont également multiplié les frappes sur Al Qaeda, notamment près de la frontière turque. C'est intéressant car, après avoir vu plusieurs de ses avions être abattus par la DCA turque, la chasse syrienne n'osait plus s'aventurer aussi haut, laissant les djihadistes faire à peu près ce qu'ils voulaient dans la province d'Idlib. Les bombardiers russes sont escortés par des S-30 pour bien s'assurer qu'aucune tentation stupide ne passe par la tête d'Erdogan qui semble avoir reçu le message 5/5.

Apparemment, les premiers effets des bombardements se font déjà sentir si l'on en croit le commandement militaire russe, pourtant peu habitué au lyrisme triomphaliste : "Des militants quittent les zones sous leur contrôle. Selon nos renseignements, il y a une certaine panique et des désertions dans leurs rangs".

Tout semble donc se passer comme sur des roulettes et, si tant est qu'il le décide, Poutine a peut-être déjà la solution pour l'éventuelle intervention terrestre qui fait si peur à son opinion publique. Le leader de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov a demandé à Vladimirovitch de lui permettre d'aller avec ses forces spéciales combattre l'Etat Islamique sur son terrain. Ce ne sont pas des paroles en l'air ; cela fait des années que Kadyrov veut en découdre avec les wahhabites et autres djihadistes, responsables de la mort de son père. L'on se souvient de son discours assez hallucinant fin décembre 2014 devant 10 000 rudes guerriers tchétchènes :

Nous allons prouver au monde que nous, Tchétchènes, sommes l'infanterie de Vladimir Poutine. Nous sommes prêts à défendre la Russie et accomplir n'importe quelle mission de combat. L'ennemi de la Russie, nous le confronterons où qu'il soit, y compris dans la propre tanière. Vive notre grande patrie la Russie ! Vive notre leader national, Vladimir Poutine ! Allah Akbar !

Une intervention tchétchène au sol contre l'EI serait assez populaire en Tchétchénie même et passerait sans doute mieux dans le reste de l'opinion russe. Toutefois, il serait intéressant de voir comment s'entendront Iraniens, Tchétchènes et Hezbollah... Nous n'en sommes pas encore là : place pour l'instant aux avions chinois.

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De l’Arabie Saoudite, la Russie, l’Iran, la Syrie, Cuba et de l’orwellisation du monde

3 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch

Publié par Jean Lévy

 

De l’Arabie Saoudite, la Russie, l’Iran, la Syrie, Cuba et de l’orwellisation du monde

« Ce fut plutôt un choc pour Winston de découvrir, à propos d’une remarque faite par hasard, qu’elle ne se souvenait pas que l’Océania, il y avait quatre ans, était en guerre contre l’Estasia et en paix avec l’Eurasia. Il est vrai qu’elle considérait toute la guerre comme une comédie. Mais elle n’avait apparemment même pas remarqué que le nom de l’ennemi avait changé »,

1984, Georges Orwell (merci au blog d’Olivier Berruyer pour la retranscription)

 
 
 
1984 est sans doute le premier livre de politique que j’ai lu. Dans ce roman, le pouvoir réécrit constamment l’histoire et change d’ennemi, l’Océania affrontant tour à tour l’Estasia puis l’Eurasia, en effaçant toute trace du précédent conflit. Un parallèle troublant avec l’actualité internationale récente.
 
Des méchants et des gentils
 
Les dernières années ont de quoi donner le tournis. Il y a deux ans, il était entendu que la Russie, l’Iran et Bachar el-Assad étaient sans doute les pires méchants de la planète. Vladimir Poutine était coupable d’avoir envahi l’Ukraine, l’Iran, de préparer une bombe atomique et le régime Syrien, de massacrer son peuple. Et Cuba était toujours dans les limbes du blocus imposé par les Etats-Unis.
 
Mais en quelques mois, la situation a complètement changé. Cuba a été reconnu par les Etats-Unis. Un accord a été trouvé avec l’Iran, offrant de juteuses perspectives d’affaires. Et le développement de Daech, qui contrôle une large partie de l’Irak et de la Syrie semble devoir imposer aux dirigeants de la planète de se rabibocher avec la Russie, et même en partie avec Bachar el-Assad pour faire barrage aux islamistes.
 
Ce jeune saoudien sera-t-il cruxifié par nos amis de Riyad ?
 
Ces 180° diplomatiques sont quelques peu perturbants. Même si le pragmatisme peut être une vertu dans les relations internationales (après tout, la Russie communiste a joué un rôle majeur pour battre les nazis), les récentes fluctuations amènent tout de même à se poser des questions sur les choix de nos dirigeants. On pourrait aussi questionner notre rapport à certaines monarchies pétrolières, au premier rang desquelles l’Arabie Saoudite.
N’est-il pas inconfortable, a minima, pour ne pas dire très choquant moralement, de voir que tant de dirigeants des grandes démocraties de la planète sont allés à l’enterrement de l’ancien roi d’un pays dont les règles permettent de décapiter, puis crucifier pour un simple délit d’opinion. Ne franchissons-nous pas la compromission avec des valeurs fondamentales ?
 
La guerre, enjeu de communication
 
 

En outre, ce qui est extrêmement troublant avec ce ballet des méchants et des gentils planétaires  c’est que la guerre est largement devenue un enjeu de communication. On peut se souvenir de l’instrumentalisation des frappes aériennes dans l’Irak de Saddam Hussein par les Etats-Unis de Bill Clinton, un moyen de faire oublier les affaires personnelles qu’affrontait le président. Puis, frappée le 21 septembre 2001, Washington était intervenue bien rapidement, et sans véritable justification en Afghanistan et en Irak, au prix de centaines de milliers de mort pour des raisons qui avaient plus à voir avec de la communication qu’avec une véritable raison diplomatique.

Avec l’Irak et l’Iran qui oscillent entre méchant et gentil depuis quatre décennies, il est difficile de ne pas voir un effarant parallèle avec le roman d’Orwell.

 
Cela ne veut pas dire qu’il y a un grand complot, que les Etats-Unis par exemple, manipuleraient la planète avec leur trop souvent sinistre balet géopolitique. Marc Rameaux, dans plusieurs papiers très intéressants, a très bien expliqué les dynamiques qui peuvent aboutir à croire à des complots quand il n’y a pourtant que des jeux de circonstances.
Des sociétés aussi complexes que les nôtres produisent aussi une histoire de notre vie commune, des courants de fond d’opinion qui peuvent pousser nos dirigeants à prendre de telles décisions, sans qu’un grand dessein d’ensemble les ait motivées a priori. Mais cela amène à se demander jusqu’où nos sociétés pourraient prendre la direction du roman de Georges Orwell, aussi lentement soit-il. Certaines lois liberticides n’en deviennent que plus inquiétantes.
 

En réalité, j’ai surtout l’impression que nos dirigeants, à force de vouloir réagir, sans prendre le temps de réfléchir et d’agir, finissent par être balottés par les évènements, sans prendre la moindre perspective. D’où sans doute les revirements effarants de nos diplomaties depuis deux ans…

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