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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #daesch tag

Ex-agent du renseignement US : «L’empire américain essaie de tenir bon, en semant la peur»

11 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La nation ., #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #La Chine, #La guerre

     

Ex-agent du renseignement US : «L’empire américain essaie de tenir bon, en semant la peur»

Ex-agent du renseignement US : «L’empire américain essaie de tenir bon, en semant la peur»© Nikola Solic
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Trouver un ennemi extérieur est un moyen pour les Etats-Unis de bénéficier d'un soutien public pour promouvoir leurs guerres, détournant ainsi l'attention de problèmes intérieurs, explique Matthew Hoh, ancien agent des services américains.

RT : Les Occidentaux ont, paraît-il, peur d'une éventuelle Troisième Guerre mondiale – qu’est-ce qui les fait craindre un tel cataclysme ?

Matthew Hoh (M. H.) : Malheureusement, les tensions viennent de la politique américaine, du fait que les hommes politiques américains ont envie d’avoir, de nouveau, la Russie comme ennemi. C’est dû à divers facteurs, et notamment à un budget militaire excessif : nous dépensons aux Etats-Unis plus que les dix autres pays suivants réunis, nos militaires sont dans 113 pays de par le monde, nous avons 800 bases à l’étranger. En effet, l’empire américain essaie de tenir bon, en semant la peur et son entousiasme pour la guerre afin de bénéficier d'un soutien du public.

Le meilleur moyen de faire les gens penser à autre chose qu'à nos problèmes intérieurs, est de créer un ennemi étranger.

RT : Y-a-t-il un objectif final à tout cela ? Car il va y avoir, à un moment donné, une réponse…

M. H. : Ce qu’ils cherchent, c’est à garder le statut quo, à garder l’empire en vie. C’est ce qu’ils sont en train de faire. Ils ont à justifier ces 600-700 milliards de dollars dépensés pour le budget de la défense américain. Il faut que les démocrates aient l’air aussi fermes que les républicains quand il s’agit de la politique étrangère. Il faut détourner le peuple américain de tous les problèmes que nous avons aux Etats-Unis. Encore une fois, souvenez-vous de l’histoire du monde, le meilleur moyen de faire les gens penser à autre chose qu'à nos problèmes intérieurs est de créer un ennemi étranger.

RT : Les dirigeants européens soutiennent-ils cette tendance, ou les force-t-on à aller dans ce sens ?

M. H. : Je pense quece sont les gens ordinaires qui y sont forcés. Mais il y a certainement des nationalistes un peu partout en Europe – que ce soit en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Pologne, ou dans les pays Baltes – et ils agissent ainsi pour les mêmes raisons, parce qu’ils croient que les chars américains vont les rendre plus forts, plus populaires, plus fermes, et que cela les aidera à combattre un ennemi, outre-mer ou transfrontalier, détournant ainsi à nouveau l’attention des gens de leurs propres problèmes, dans leur propre pays de résidence.

L’expansion de l’OTAN n’a apporté que des difficultés et des souffrances à l’Europe

RT : Un vrai conflit pourrait être déclenché par erreur. Y pensent-ils ?

M. H. : Non, ils n’y pensent pas. Historiquement, aux Etats-Unis et en Europe, se trouvent au pouvoir des ignorants. Ils ne se préoccupent que de ce qui existe ici et maintenant, ils ne pensent pas à tirer des leçons du passé ou à éviter l’aventurisme militaire. Dans notre histoire récente, nous avons élargi l’OTAN jusqu’à la Pologne, nous avons envoyé les militaires américains et ceux de l’OTAN vers les frontières russes et des massacres se poursuivent depuis trois ans déjà en Ukraine. L’expansion de l’OTAN n’a apporté que difficultés et souffrances à l’Europe. L’année dernière nous avons eu les plus grandes livraisons des munitions en Europe depuis la guerre froide. C’est extrêmement dangereux.

RT : Y aura-t-il des changements sous Donald Trump ?

M. H. : Malheureusement, ce sera la même chose sous Donald Trump. Ils sont aussi bellicistes que Barack Obama et les siens.

Lire aussi : «Pas assez d'Américains protestent contre l'expansion de l'OTAN vers l'Est»

 

 

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Bachar el-Assad : « La France tient un discours déconnecté de notre réalité ». Entretien avec le président syrien par Charlotte d'Ornellas le 8 janvier 2017.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère

Bachar el-Assad : « La France tient un discours déconnecté de notre réalité »

Charlotte d’Ornellas était hier à Damas, où elle a rencontré Bachar el-Assad (بشار الاسد).

Dans cet entretien, le président syrien évoque la libération d’Alep, la guerre qui mine la Syrie depuis plus de cinq ans, la reconstruction et l’absence de relations avec la France. Il évoque aussi les promesses de François Fillon.

Un entretien nécessaire, passionnant.

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Le curieux cheminement du Parti Baas irakien: Du parangon de la laïcité à l’ossature militaire de Da’ech. Par René Naba.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Le curieux cheminement du Parti Baas irakien: Du parangon de la laïcité à l’ossature militaire de Da’ech. Par René Naba.

 

Le curieux cheminement du Parti Baas irakien: Du parangon de la laïcité à l’ossature militaire de Da’ech

Curieux cheminement que celui des baasistes irakiens qui passeront sans coup férir, de parangon de la laïcité à l’une des composantes majeures de l’Etat Islamique, en fait son ossature militaire. Plutôt que d’opposer un front idéologique commun avec leurs frères baasistes syriens, ils ont rallié leur ancien bourreau saoudien, la caution arabe et musulmane de l’invasion américaine de l’Irak, abandonnant à son sort le pouvoir syrien, qui fut leur plus ferme soutien dans la guérilla antiaméricaine en Irak, s’attirant à ce titre les foudres de Washington par la «Syrian Accountability Act», en 2002.

Fruit de la copulation ancillaire entre Al Qaida et d’anciens dirigeants baasistes happés par la tentation d’un alignement sectaire, le commandement de l’ISIS, dont l’acronyme en arabe est Da’ech, est exclusivement irakien.

Autour du noyau central se sont greffés des membres des tribus sunnites d‘Irak lésés par la disparition de Saddam Hussein, de concert avec des Frères Musulmans irakiens, des Nachkabandistes, une secte minoritaire du sunnisme dont se réclame Izzat Ibrahim Ad Doury, ancien vice-président du Conseil de la révolution irakienne et successeur de Saddam Hussein à la tête de la guérilla anti américaine en Irakien.
Une structure hétéroclite, scellée par une alliance contre nature entre ce même Izzat Ad Doury, surnommé «le rouquin» pour sa pigmentation, et son ancien bourreau, le Prince saoudien Bandar Ben Sultan, un des artisans de la destruction de l’Irak et des assises du pouvoir baasiste sunnite dans ce pays. Une allaince scellée, paradoxalement, en vue de restaurer le primat sunnite à Bagdad, dans l’ancienne capitale abbasside.

Une démarche qui révèle la fragilité des convictions idéologiques des dirigeants arabes. Une insulte à la mémoire des nombreux morts d’Irak et du Monde arabe. Moussa Koussa, l’ancien chef des services secrets libyens, a opéré la même mutation au service du Prince saoudien pour la zone Maghreb-Sahel.

La proclamation du califat et ses conséquences stratégiques.

La proclamation du califat sur l’ancien territoire des deux premiers empires arabes (Omeyyade-Syrie et Abbasside-Irak), dimanche 29 juin 2014, premier jour du mois sacré du Ramadan, au-delà de sa portée symbolique dans l’ordre religieux et politico-historique, a bouleversé radicalement les données de l’échiquier régional sans qu’il ait été possible de savoir, trois ans après son lancement, si la proclamation de ce 5eme califat représentait l’aube d’une nouvelle renaissance pan islamique, une nostalgie d’une grandeur révolue ou plus simplement une pathologie passéiste ?

Quoiqu’il en soit, l’instauration de ce 5eme califat de l’histoire musulmane, dans la foulée de l’irruption des djihadistes sunnites sur la scène irakienne et syrienne a, en tout état de cause, accéléré la désagrégation de la zone dessinée par l’accord Sykes-Picot.

Ce bouleversement symbolique dans la hiérarchie sunnite sur fond d’exacerbation du caractère sectaire de la rivalité sunnite-chiite a modifié sensiblement les termes du conflit en ce que la surenchère intégriste des islamistes sunnites a opéré un retournement de situation en plaçant en porte à faux leurs bailleurs de fonds, principalement l’Arabie saoudite, victime collatérale de ce débordement rigoriste. «Un Emirat Islamique du Nadjd», la province d’origine de la dynastie wahhabite, a été instauré le 29 mai 2015 dans la foulée du 2eme attentat contre une mosquée chiite en Arabie, dans la continuité de l’«Emirat Sunnite du Koweït» proclamé a la première année du Califat.

Par ses répercussions sur le Liban et la Jordanie, la Tunisie et le Koweït, quatre pays alliés du camp atlantiste, ainsi qu’en Libye, sur le flanc méridional de l’Europe, l’alliance si bénéfique à ce jour s’est révélée encombrante pour les pays occidentaux et difficile la poursuite de la coopération islamo-atlantiste en ce que la rengaine chère au duo socialiste Hollande Fabius -«La faute à Bachar»- ne saurait indéfiniment constituer une excuse absolutoire aux turpitudes des pays occidentaux et des pétromonarchies dont la plus grande réside précisément dans cette alliance contre nature entre deux blocs antinomiques.

De par sa configuration géo stratégique, l’Irak, désormais à l’épicentre du conflit, est propulsé ainsi, involontairement et paradoxalement, en sentinelle des pétromonarchies. Limitrophe de la Turquie et de l’Iran, les deux puissances musulmanes non arabes, le premier sunnite, le second chiite, il borde en outre la Syrie et la Jordanie, ainsi que le Koweït et surtout l’Arabie saoudite, qui pâtit déjà au niveau de l’opinion internationale de son parrainage de Da’ech, d’une manière générale de l’’instrumentalisation de la religion musulmane à des fins politiques et de ses retombées djihadistes en Europe, comme ce fut le cas avec les dérapages terroristes de Mohamad Merah, de Hédi Nammouche, du carnage de Charlie Hebdo, des attentats de Paris Bataclan 13 novembre 2015 et des attentats de Buxelles, Mars 2016.

Les barbares aux portes des vieilles civilisations

L’Etat Islamique relève d’un commandement irakien qui a fait ses preuves en Irak contre les Américains, alors que Jabhat al-Nosra est une structure panislamique sous la houlette d’Al Qaida, sunnite, particulièrement active en Syrie.

Trois des grandes capitales de la conquête arabe des premiers temps de l’Islam échappent au contrôle des sunnites: Jérusalem, sous occupation israélienne, Damas, sous contrôle alaouite et Bagdad, sous contrôle kurdo-chiite.

A la sixième année de la guerre de la coalition islamo-atlantiste contre la Syrie, il paraît désormais urgent pour les wahhabites, de crainte d’être démasqués, de laver cette souillure infligée par leur politique d’alignement inconditionnel sur les Etats-Unis, le principal protecteur d’Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe.

Les barbares sont aux portes des pays de vieilles civilisations, aux portes de Bagdad et d’Alep, un moment en plein centre de la cité antique de Palmyre (Tadmor), qu’ils ont saccagés. Les supplétifs pétromonachiques arabes, par leur veulerie, et les pays occidentaux, par leur morgue, en assument d’ores et dejà les conséquences de leurs incohérences.

Favoriser inconditionnellement l’instrumentalisation de la religion musulmane à des fins stratégiques, afin de provoquer l’implosion de l’Union soviétique, (Guerre d’Afghanistan décennie 1980) et de détourner le combat arabe de la Palestine vers l’Asie; cautionner par ailleurs la forme la plus rétrograde et la plus répressive de l’islam, le wahhabisme, soutenir, de surcroît, inconditionnellement le délire djihadiste, au-delà de toute mesure, sans la moindre retenue, pour assurer la pérennité des roitelets du Golfe sur les débris du Monde arabe.

Faire, enfin, de l’Arabie saoudite, ce royaume des ténèbres, l’allié privilégié de la grande démocratie américaine, et de la France, la Patrie des Droits de l’Homme; Instrumentaliser dans le même élan des binationaux pour une fonction supplétive à une politique de prédation économique du monde arabe, aboutit à de telles monstruosités. Elles signent dans le même temps la pathologie atlantiste en même temps que pétro-monarchique.

La Syrie de la décennie 2010 remplit une fonction analogue à celle de l’Afghanistan de la décennie 1980. Une guerre dont l’objet a été de dériver le combat pour la libération de la Palestine et de le déporter à 5 000 km du champ de bataille.

Un défouloir absolu du djihadisme erratique que les pétromonarchies préfèrent sacrifier sur le théâtre des opérations extérieures plutôt que de le réprimer sur le sol national, avec son cortège de représailles. Un dérivatif au combat pour la libération de la Palestine, la «grande oubliée du printemps arabe».

A contre-courant du flux de la mondialisation, la guerre de Syrie aura été la première opération de délocalisation sud nord d’une «révolution» en ce que ses meneurs auront été des arabes, porteurs de nationalité occidentale, salariés de l’ancienne administration coloniale. Des supplétifs, cupides, ivres de notoriété et de vanité.

Le surge de l’ISIS est apparu dans un tel contexte comme un coup de semonce aux Arabes, afin qu’ils cessent d’être des pantins désarticulés, complices de leur sujétion et de leur cupidité. Et pour les Occidentaux, un défi de civilisation lourd de périls.
Au-delà des Océans, pendant ce temps-là, dans la profonde Amérique, un artiste aux moeurs aussi rugueuses qu’un Texan de Dallas s’initie aux joies de l’aquarelle et de la peinture.

Au vu de cette hécatombe, beaucoup, en leur for intérieur, marmonnent que ce «born again» aurait mieux fait de ne pas renaître à la vie. Pour la survie de l’humanité.

Pour aller plus loin

Le Parti Baas : http://www.madaniya.info/2014/09/26/le-parti-baas-monstres-sacres-sacres-monstres/

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Bachar Al Assad, tel que vous ne l’avez jamais vu ! Et c’est Arte qui le présente.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël et la Palestine, #Terrorisme, #Daesch

Bachar Al Assad, tel que vous ne l’avez jamais vu ! Et c’est Arte qui le présente.

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/1018191960-1728x800_c.jpg

Bachar Al Assad, tel que vous ne l’avez jamais vu ! Et c’est Arte qui le présente.

La vidéo ci-dessous, datant de 2009, a été remise au goût du jour par Chantal Dupille par ses tweet et dans son dernier article : http://eva-coups-de-coeur.eklablog.com/assad-n-est-pas-un-dictateur-la-video-bombe-qui-derange-arte-et-qui-pe-a128011256

Cette vidéo est intéressante à plus d’un titre. Elle permet de découvrir, pour ceux qui ne le connaissaient pas, le vrai visage de Bachar Al Assad et la véritable réalité politique syrienne, au temps où Arte pouvait encore se permettre de parler de manière presque objective de la Syrie. Bachar Al Assad y apparait comme un chef d’état comme beaucoup aimeraient en avoir, un homme cherchant à concilier tradition et modernité sans être prisonnier de l’une ou de l’autre, et surtout déterminé à défendre les intérêts de son pays, comme le montreront les évènements que nous connaissons aujourd’hui.

Un autre aspect apparait dans cette vidéo, nous montrant que, quelle que soit l’objectivité dont veut faire preuve Arte, la chaine reste égale à elle-même. Il y a des limites indépassables dont le fondement se trouve dans des années de propagande pour la diabolisation de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas, et dans l’acceptation totale du discours d’Israël  pour tout ce qui relève du Moyen-Orient. Ces limites deviennent des lignes rouges quand les journalistes parlent d’ouverture, c’est-à-dire, à leurs yeux, l’acceptation sans condition des règles occidentales, montrant ainsi leur incapacité intellectuelle à concevoir le monde autrement qu’à travers une vision unique, la leur.

Mais malgré tout, cette vidéo que Chantal Dupille a réussi à ressortir de l’ombre a une place de choix dans le rétablissement de la vérité sur la Syrie et sur le président Bachar Al Assad. Merci Chantal.

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Attaque terroriste contre les députés français Thierry Mariani, Jean Lassalle et Nicolas Dhuicq venus à Alep. Par Benjamin Blanchard président de l'association "SOS Chrétiens d'orient".

8 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Jean Lassalle répond aux journalistes dans le salon de l'aéroport international d'Alep

Jean Lassalle répond aux journalistes dans le salon de l'aéroport international d'Alep

Attaque terroriste contre les députés français venus à Alep.

Huit obus ont été tirés contre l'aéroport d'#Alep, précisément au moment de l'arrivée de la délégation menée par Thierry Mariani, Jean Lassalle et Nicolas Dhuicq.
Après plusieurs heures à attendre que la nuit tombe et que l'armée sécurise les environs, nous avons embarqué dans l'avion qui avait pu enfin décoller tous feux éteints. Embarquement en urgence avec les bagages à la main et décollage immédiat dans l'obscurité complète.
Bravo à la sécurité syrienne pour son calme et sa gestion de la situation, au pilote et à l'équipage pour leur efficacité.

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L'aviation syrienne intervient rapidement après l'attaque pour neutraliser les terroristes (cf la fumée au fond au centre )

L'aviation syrienne intervient rapidement après l'attaque pour neutraliser les terroristes (cf la fumée au fond au centre )

Terrorist attack against the french members of Parliament who were visiting Aleppo

8 mortars have Been sent against Aleppo airport exactly when the french delegation, headed by the members of Parliament Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq and Jean Lassalle, arrived there.
After many hours waiting for the arrival of the night and that the army have secured the perimetre, we have been abble to board the plane which has taken off on lights off.
Congratulations to the Syrian security forces for their professionalism and their cold-bloodness, and to the pilot and the crew for their efficiency.

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Embarquement au pas de course dans le Tupolev de Syrian Airlines

Embarquement au pas de course dans le Tupolev de Syrian Airlines

إعتداء إرهابي ضد النواب الفرنسيين القادمين إلى حلب.
تم إطلاق ثماني قذائف على مطار #حلب الدولي أثناء وصول الوفد المؤلف من تيري مارياني و جان لاسال و نيكولاس دويك.
بعد عدة ساعات من الإنتظار حتى يحل الليل و قيام الجيش بتأمين مُحيط المطار، صعدنا إلى الطائرة التي تمكنت من الإقلاع أخيراً مع إطفاء كل الإنارة في الطائرة.
كان الصعود إلى الطائرة بسرعة حاملين كل الأمتعة باليد و الإقلاع فوري في ظلامٍ تام.
تحية لقوى الأمن السوري على هدوئهم و استيعابهم للأزمة و تحية للطيار و فريقه على فعاليتهم.

 

Page Facebook de Benjamin Blanchard président de l'association "SOS Chrétiens d'orient".

https://www.facebook.com/Benj.Blanchard/posts/10154840949378397

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"Les Casques blancs" financés par GB/USA participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens par Moon of Alabama

6 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie, #ISIL

"Les Casques blancs" financés par GB/USA participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens
par Moon of Alabama

mercredi 4 janvier 2017, par Comité Valmy

"Les Casques blancs" financés par GB/USA participent
au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

Le blocus de l’eau de Wadi Barada qui assoiffe 5 millions de personnes à Damas prend une tournure intéressante. L’organisation des Casques blancs financée par les États-Unis et le Royaume-Uni semble y être directement impliquée. Cela augmente le soupçon que le blocage illégal de l’eau que subissent les civils de Damas fait partie d’une campagne organisée par les États-Unis. La campagne a pour but de saboter le fonctionnement des services publics dans les zones tenues par le gouvernement en représailles pour la libération de d’Alep-Est.

 

Comme nous l’avons écrit hier :

 

Après la libération de la partie orientale de la ville d’Alep par les forces gouvernementales syriennes, les rebelles locaux et les habitants de la vallée de la rivière Barada étaient prêts à se réconcilier avec le gouvernement syrien. Mais les Takfiris d’al-Qaida ne le voulaient pas et ils ont pris la relève. Depuis, la zone est sous le contrôle total d’Al-Qaïda et donc en dehors du récent accord de cessez-le-feu.

 

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable. Le lendemain, les forces gouvernementales syriennes ont lancé une opération pour reprendre la zone et reconstituer les réserves d’eau.

 

Des photos et une vidéo diffusées sur les médias sociaux (qui ont depuis été enlevées mais que j’ai vues quand elles ont été postées) montrait l’installation de traitement de l’eau truffée d’explosifs. Le 27 décembre, l’installation a explosé et a été en partie détruite.

 

Le gouvernement syrien est prêt à envoyer des équipes pour réparer les installations pour que les millions de civils de Damas puissent avoir de l’eau. Mais l’accès au site leur est refusé et l’armée syrienne tente maintenant de chasser Al-Qaïda et ses alliés de la zone.

 

Curieusement, certains groupes « civils » ont offert au gouvernement syrien de le laisser accéder au site aujourd’hui à plusieurs conditions (pas agréables) :

 

Hassan Ridha @sayed_ridha - 2:10 AM - 3 jan 2017

Déclaration de Wadi Barada : nous laisserons des équipes réparer la source d’eau si l’Armée arabe syrienne et le Hezbollah cessent d’attaquer, si le siège est levé et si le cessez-le-feu est surveillé par des observateurs internationaux
[pièce jointe]

 

EHSANI2 @ EHSANI22 - 6:43 AM - 3 jan 2017

L’opposition offre de marchander l’accès à la source d’eau pour #Damas contre l’arrêt des opérations militaires de l’armée [pièce jointe]

 

Voici la pièce jointe aux deux tweets. Notez qui l’a signée :

Regardez les logos des organismes qui ont signé. Vous reconnaîtrez probablement celui qui est au milieu de la deuxième rangée. Le voici agrandi :

 

Et voici l’original de ce logo copié directement sur le site Web de l’organisation de défense civile syrienne alias les Casques blancs :

 

Les organisations qui offrent de lever le blocus de l’eau de Damas pensent évidemment qu’elles ont le pouvoir de le faire. On peut donc penser qu’elles sont aussi responsables du maintien du blocus. Elles doivent également avoir des relations intimes avec les combattants d’al-Qaïda qui occupent actuellement les installations d’eau endommagées.

 

Les Casques blancs créés et payés par les gouvernements américain et britannique sont en train de bloquer de manière « neutre, impartiale et égale pour tous les Syriens » l’approvisionnement en eau de 5 millions de Syriens à Damas. Des militaires américains et des officiers de la CIA dirigent les « QG d’opérations » en Jordanie et en Turquie qui mènent l’insurrection.

 

Cela augmente le soupçon que le blocus fait partie d’une réponse organisée par les ennemis de la Syrie à la récente libération d’Alep-Est. Comme je l’ai dit hier :

 

Cette coupure d’eau fait partie d’une stratégie plus large, apparemment coordonnée, visant à priver toutes les zones tenues par le gouvernement de services publics. Il y a deux jours, l’Etat islamique a fermé un important accès à l’eau d’Alep sur l’Euphrate. Les poteaux électriques à haute tension des lignes qui alimentent Damas ont été détruits et l’accès en a été refusé aux équipes de réparation, contrairement à ce qui se passait auparavant. L’approvisionnement en gaz de certaines parties de Damas est également coupé.

 

Même après 14 jours de crise de l’eau à Damas, aucun média « occidental » ne souffle mot du blocus imposé par al-Qaïda à 5 millions de Syriens. Nous pouvons être sûrs qu’ils n’écriront pas un mot sur les millions de civils à Damas pris illégalement en otages par leur organisation de propagande préférée, les Casques blancs.

 

Moon of Alabama
3 janvier 2017

Traduction : Dominique Muselet

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« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens. Par Moon of Alabama

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

 
 
 
 

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable.

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

 

« Les Casques blancs » financés par GB/USA participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

Le blocus de l’eau de Wadi Barada qui assoiffe 5 millions de personnes à Damas prend une tournure intéressante. L’organisation des Casques blancs financée par les États-Unis et le Royaume-Uni semble y être directement impliquée. Cela augmente le soupçon que le blocage illégal de l’eau que subissent les civils de Damas fait partie d’une campagne organisée par les États-Unis. La campagne a pour but de saboter le fonctionnement des services publics dans les zones tenues par le gouvernement en représailles pour la libération d’Alep-Est.

Comme nous l’avons écrit hier:

Après la libération de la partie orientale de la ville d’Alep par les forces gouvernementales syriennes, les rebelles locaux et les habitants de la vallée de la rivière Barada étaient prêts à se réconcilier avec le gouvernement syrien. Mais les Takfiris d’al-Qaida ne le voulaient pas et ils ont pris la relève. Depuis, la zone est sous le contrôle total d’Al-Qaïda et donc en dehors du récent accord de cessez-le-feu.

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable. Le lendemain, les forces gouvernementales syriennes ont lancé une opération pour reprendre la zone et reconstituer les réserves d’eau.

Des photos et une vidéo diffusées sur les médias sociaux (qui ont depuis été enlevées mais que j’ai vues quand elles  ont été postées) montrait l’installation de traitement de l’eau truffée d’explosifs. Le 27 décembre, l’installation a explosé et a été en partie détruite.

Le gouvernement syrien est prêt à envoyer des équipes pour réparer les installations pour que les millions de civils de Damas puissent avoir de l’eau. Mais l’accès au site leur est refusé et l’armée syrienne tente maintenant de chasser Al-Qaïda et ses alliés de la zone.

Curieusement, certains groupes « civils » ont offert au gouvernement syrien de le laisser accéder au site aujourd’hui à plusieurs conditions (pas agréables):

 

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

Plus grand

Regardez les logos des organismes qui ont signé. Vous reconnaîtrez probablement celui qui est au milieu de la deuxième rangée. Le voici agrandi :

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

Et voici l’original de ce logo copié directement sur le site Web de l’organisation de défense civile syrienne alias les Casques blancs :

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

Les organisations qui offrent de lever le blocus de l’eau de Damas pensent évidemment qu’elles ont le pouvoir de le faire. On peut donc penser qu’elles sont aussi responsables du maintien du blocus. Elles doivent également avoir des relations intimes avec les combattants d’al-Qaïda qui occupent actuellement les installations d’eau endommagées.

Les Casques blancs créés et payés par les gouvernements américain et britannique sont en train de bloquer de manière « neutre, impartiale et égale pour tous les Syriens » l’approvisionnement en eau de 5 millions de Syriens à Damas. Des militaires américains et des officiers de la CIA dirigent l’insurrection depuis les « QG d’opérations » en Jordanie et en Turquie.

Cela augmente le soupçon que le blocus fait partie d’une réponse organisée par les ennemis de la Syrie à la récente libération d’Alep-Est. Comme je l’ai dit hier:

Cette coupure d’eau fait partie d’une stratégie plus large, apparemment coordonnée, visant à priver toutes les zones tenues par le gouvernement de services publics. Il y a deux jours, l’Etat islamique a fermé un important accès à l’eau d’Alep sur l’Euphrate. Les poteaux électriques à haute tension des lignes qui alimentent Damas ont été détruits et l’accès en a été refusé aux équipes de réparation, contrairement à ce qui se passait auparavant. L’approvisionnement en gaz de certaines parties de Damas est également coupé.

Même après 14 jours de crise de l’eau à Damas, aucun média « occidental » ne souffle mot du blocus imposé par al-Qaïda à 5 millions de Syriens. Nous pouvons être sûrs qu’ils n’écriront pas un mot sur les millions de civils à Damas pris illégalement en otages par leur organisation de propagande préférée, les Casques blancs. [En effet nos médias n’en ont pas parlé, ndlr]

Moon of Alabama | Janvier 03, 2017

Original: http://www.moonofalabama.org/2017/01/usuk-paid-white-helmets-help-blocking-water-to-5-million-thirsty-syrians.html#more

Traduction de l’anglais par Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo.ch/les-casques-blancs-participent-au-blocus-de-leau-qui-assoiffe-5-millions-de-syriens/

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L'entourage de Fillon prend ses distances avec l'escapade syrienne de Mariani. Le Figaro.

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère

L'entourage de Fillon prend ses distances avec l'escapade syrienne de Mariani

Le raïs syrien, Bachar el-Assad et le député des Français de l'étranger, Thierry Mariani, lors d'une précédente visite.

Le raïs syrien, Bachar el-Assad et le député des Français de l'étranger, Thierry Mariani, lors d'une précédente visite. Crédits photo : HO/AFP

VIDÉO - Le député filloniste se rend à Alep ce jeudi avec deux autres parlementaires. Les proches du candidat tiennent à préciser qu'il n'est en rien concerné par cette «initiative personnelle».

François Fillon ne veut pas être lié de près ou de loin à l'initiative explosive de l'un de ses soutiens. L'ancien ministre Thierry Mariani est attendu jeudi en Syrie. Il y séjournera jusqu'à dimanche. Accompagné des députés Nicolas Dhuicq (LR) et de Jean Lassalle (ex-MoDem), Thierry Mariani est attendu à Alep. Dans la deuxième ville de Syrie, reprise aux rebelles par les forces du régime, les trois élus célébreront, vendredi, le Noël arménien. Sur place, «des rencontres avec des personnalités de sensibilités différentes sont prévues», assure Jean Lassalle.

Un rendez-vous avec Bachar el-Assad est également envisagé à Damas. Puis la petite délégation prendra lundi la route pour Beyrouth, la capitale libanaise distante de quelques dizaines de kilomètres. Là, le nouveau président Michel Aoun devrait les recevoir. Le général maronite est un allié de Bachar el-Assad et du Hezbollah.

L'ensemble du séjour est organisé par l'association SOS Chrétiens d'Orient, réputée proche du régime syrien. Ferme soutien de la Russie, Thierry Mariani est un habitué des voyages en Syrie. Lors de la reprise d'Alep par l'armée de Bachar el-Assad, il se félicitait d'ailleurs de cette reconquête auprès du Figaro: «Ceux qui combattent le terrorisme devraient s'en féliciter».

 

Mais l'entourage de François Fillon ne veut pas qu'une poignée de main entre le député et le raïs syrien soit utilisée par ses concurrents à l'élection présidentielle. Le 15 décembre dernier, en pesant chaque mot, le candidat de la droite a estimé qu'il était impératif de mettre le régime syrien autour de la table des négociations. Pas question de voir cette position brouillée alors que l'ancien premier ministre est déjà attaqué sur son projet de réforme de la sécurité sociale. «C'est une initiative individuelle qui n'engage que Thierry Mariani», prévient Bruno Le Maire auprès du Figaro. L'ancien ministre, qui représente Fillon pour les questions internationales, insiste: «Thierry Mariani fait librement son travail de parlementaire mais il n'est porteur d'aucun message de François Fillon qui n'est aucunement engagé» par ce déplacement. Même son de cloche du côté de Thierry Solère, le porte-parole du candidat: «C'est une initiative personnelle qui n'est pas dictée par François Fillon. Il n'est pas associé à cette démarche». «Il faut manier la diplomatie parlementaire avec précaution», glisse par ailleurs le député LR.

Signe de la prudence des fillonistes, la délégation comptera de nombreux absents. Valérie Boyer, très proche du candidat, qui s'était rendue à un déplacement similaire en mars 2016, n'a pas souhaité participer à celui-ci. «Le but de ce voyage est de témoigner un signe de soutien et compassion à la population syrienne et de faire remonter un message à l'ensemble des responsables politiques français», observe Thierry Mariani. «Quel que soit le candidat qui gagnera, il faudra ré-ouvrir notre représentation diplomatique à Damas (...) Bachar el-Assad est un acteur encore plus incontournable qu'il y a quelques mois», complète l'ancien ministre.


Le candidat à l'élection présidentielle, Jean Lassalle

Le candidat à l'élection présidentielle, Jean Lassalle Crédits photo :

Lassalle: «J'ai absolument besoin de comprendre par moi-même»

Dans la délégation qui va se rendre en Syrie jeudi, se trouvera un candidat à l'élection présidentielle. «J'ai absolument besoin de comprendre par moi-même comment un drame d'une telle ampleur peut se produire», explique Jean Lassalle. L'élu des Pyrénées-Atlantiques assure que s'il se trouve face à Bachar el-Assad, il «posera, avec les formes, toutes les questions (qu'il) pense indispensables à poser». «C'est quand même Assad et la Russie qui portent les coups les plus durs» à l'Etat islamique, juge Jean Lassalle. «Je suis conscient de l'action réelle de ceux qui m'accompagnent et de l'image qui est la leur. Il y a que des coups à prendre en y allant. Mais si on n'aime pas les coups, alors on ne fait pas de politique. Si je ne vais pas en Syrie, alors je fais quoi? Je reste chez moi et je deviens un commentateur à la télévision?», s'interroge le candidat.

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Entretien avec Jacques-Marie Bourget , écrivain, journaliste et grand reporter : « Le monde occidental a entraîné les Syriens dans un piège ». Écrit par Khaled Zeghmi.

4 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine, #Daesch

lundi, 02 janvier 2017 06:20

Entretien avec Jacques-Marie Bourget , écrivain, journaliste et grand reporter : « Le monde occidental a entraîné les Syriens dans un piège » 

Écrit par  Khaled Zeghmi.
 
Entretien avec Jacques-Marie Bourget , écrivain, journaliste et grand reporter : « Le monde occidental a entraîné les Syriens dans un piège »
 

Ecrivain, journaliste et grand reporter français ayant notamment travaillé pour des journaux et magazines tels que le Canard enchaîné, Paris Match ou L’Express, et collaborant aujourd’hui avec Mediapart et Afrique Asie,

Jacques-Marie Bourget, spécialiste des pays en conflits du Moyen-Orient, tout particulièrement de la question palestinienne dont il est lui-même l’une des victimes, après avoir été grièvement blessé par un tir de fusil M-16, revient pour nous dans cet entretien sur la libération de la ville d’Alep par les forces gouvernementales syriennes et l’entrée en vigueur du cessez le feu dans les différentes villes de Syrie. Il aborde également le traitement médiatique des conflits de la région par les grands médias français, mais aussi le rôle des dirigeants de son pays -de gauche comme de droite- dans l’aggravation de la situation en Syrie.

Reporters : La crise syrienne, et plus particulièrement les derniers développements dans la ville d’Alep, préoccupe aujourd’hui la « communauté internationale ». Quelle est votre point de vue sur la question ? Et que représente, selon vous, la libération (ou la chute, c’est selon) de la partie Est d’Alep pour la suite du conflit ?
Jacques-Marie Bourget : On ne peut parler avec froideur d’un événement aussi douloureux. Dire des « vérités » sur ce drame ce n’est pas oublier ou mépriser les victimes. Ayant, comme reporter, assisté à tant de guerres, je connais le prix du sang, celui que l’on n’évalue jamais dans les communiqués diplomatiques ou de presse. Le monde occidental a entraîné les Syriens dans un piège. Voilà près de vingt ans que les Etats-Unis et son allié Israël, tentent d’obtenir un changement de régime en Syrie. C’est-à-dire l’éclatement d’un pays qui ne peut rester tout entier sans avoir à sa tête un régime en béton. Les Occidentaux rêvent depuis longtemps de démembrer le Moyen-Orient. Mission assez facile puisque nous trouvons-là, dans des frontières tracées par les pays colons l’Angleterre et la France, une myriade de groupes religieux et ethniques où les thèmes de divisions sont multiples. Si des « printemps arabes » ont bien existé, leur vie fut brève. Je veux dire la révolte initiale et légitime de populations vivant dans des conditions économique et de liberté indignes. Cette rébellion a été brève puisque tout de suite prise en main par des « ONG » américaines qui, elles, marchent aux consignes données par Washington et Wall Sreet. Je veux parler des machines de guerre pilotées par le milliardaire George Soros, par Madeleine Albright, avec parapluie de la CIA. Ce sont eux les parrains des « révolutions » Orange expérimentées en Serbie, puis en Géorgie avant de mettre en place un régime corrompu en Ukraine. C’est cette médecine qui a été appliquée à la Tunisie, en Egypte, en Libye et en Syrie. On alimente une juste révolte, on lui donne un coup de main. Puis, quand le pouvoir, lâché par Washington, vacille, on met en place un « processus électoral » dont on sait qu’il va porter au pouvoir les Frères Musulmans, puisque c’est la seule force politique organisée. C’est le schéma utilisé en Syrie pour abattre Bachar Al-Assad. Mais ici la résistance du régime a été si farouche que la répétition de ce qui s’est passé en Egypte et en Tunisie n’a pas fonctionné. Pire, ce sont Al Qaïda et Daech qui ont pris la place de révoltés. Alors que faire ? Accepter de livrer une Syrie brisée à un Califat ? Choix impossible pour des démocrates, et pour les voisins de la Syrie, c’est-à-dire la Russie et l’Iran, puisqu’Israël s’accommode bien d’un islamisme « radical » qui ne lui veut aucun mal. Il fallait donc qu’Alep soit débarrassée de ses djihadistes. Et c’est ce que Bachar et ses alliées ont fait. J’allais dire ils n’avaient pas le choix. Observons que parmi les supporteurs de Bachar on trouve le Parti Communiste syrien. Ce PC qui a tant souffert de la police de la famille Assad a compris que, sans le maintien en place de ce dernier avatar de la dynastie, c’était la mort et la disparition du pays.


Le parti pris clair, et le manque flagrant d’objectivité de l’ensemble des grands medias français (mais aussi d’autres pays, arabes notamment) dans le traitement de la crise syrienne suscite l’incompréhension La presse est-elle «libre» dans le traitement de la situation en Syrie ?
On avait cru comprendre, après les mensonges de Bush en Irak, mensonges reproduits et amplifiés par la presse, qu’une page allait se tourner. Il n’en est rien. On a les mêmes mensonges, les mêmes vidéos « dramatiques » tournées non pas à Alep, mais dans un décor en Irak. On a les « casques blancs » pris au sérieux et mis en scène. Des « journalistes citoyens » (comme si les autres ne l’étaient pas) qui ne sont rien d’autres que des djihadistes équipés de caméras et de relais Facebook. On possède les mots utiles, par exemple le journaliste doit parler de l’usage de gaz de combat, de « barils d’explosif ». Ce fameux gaz sarin, imaginé par le journal Le Monde, n’a jamais été lancé par les troupes de Bachar. C’est ce que démontrent, jusqu’à aujourd’hui, les enquêtes de l’ONU. Pour ce qui est des « barils », ça fait une image, elle est terrible, mais ces armes de fortune, si je peux dire, sont moins dangereuses qu’un bon missile ou une bombe acheté à la France ou à l’Amérique. La presse a réussi à convaincre une bonne partie du public que ces terroristes, ceux qui sont venus mitrailler, écraser des civils en Europe, que ces « rebelles syriens », étaient subitement des martyrs qu’il fallait protéger. C’est incompréhensible. Mais la presse française est moribonde, sans doute étouffée par ses mensonges.


Quelle serait votre commentaire sur l’action politique française (de gauche comme de droite) concernant la crise syrienne ?
Nicolas Sarkozy qui était, à la demande de l’émir du Qatar, devenu l’ami de Bachar a joué un grand rôle dans le départ de la guerre. Sarkozy a puni Bachar pour son refus de valider le tracé d’un pipeline, en Syrie, celui qui devait favoriser la passe du gaz du Qatar plutôt que celui venu d’Iran. C’est un des éléments. Une guerre a toujours une raison économique. Après cela, Hollande a pris le pas rythmé par Washington et Netanyahou. Le « droit » et même le « devoir d’ingérence » a été le libre passeport : il fallait écraser le tyran. Dans le même temps, Hollande embrassait les princes de la monarchie dictatoriale d’Arabie pour broyer le Yémen… Subitement les « droits de l’homme » étaient alors priés de rester au vestiaire. Imaginez qu’Hollande a voulu entrainer Obama dans un bombardement de Damas ! Heureusement, après un test, les Américains se sont rendu compte que les défenses russes, installées en Syrie, étaient telles que toute attaque était très dangereuse sinon vaine. Hollande est le portrait craché de ce Mitterrand qui, en Algérie, a actionné la guillotine ou fait donner le canon contre les villages, et fermé les yeux sur la torture.


Depuis quelques années la question palestinienne est totalement absente dans les médias occidentaux (et français), en tant que journaliste, et auteur de plusieurs ouvrages sur la Palestine, comment expliquez-vous cette situation ?
La question palestinienne est morte en même temps que les tours de Manhattan se sont écroulées. La cause, dans les discours de l’Occident, s’est confondue avec les attaques terroristes. En Europe la défense de la Palestine est devenue la bataille, presque exclusive de l’islamisme, des relais du Hamas. Tout cela conduit à une confusion, Palestine, Hamas, djihad, barbus : tous dans le même sac ! En France on a pu lire dans la presse qu’en écrasant Ghaza, Israël « nous protégeait du terrorisme ». Aujourd’hui, contre les islamistes violents, on demande aux militaires et policiers, de prendre modèle sur Israël. On confond état de droit et colonisation. Et le soi-disant sursaut d’Obama, juste avant son départ, n’est qu’un geste de comédie.


Selon vous que pourrait changer l’arrivée d’une nouvelle administration aux Etats-Unis sur la question palestinienne ?
Trump ? Je n’en sais rien. Il est ultra réactionnaire. Il ne connait rien outre le béton et les femmes blondes. Tout dépend de ses « conseillers ». Je pense que la période va être terrible. Qu’elle va faire naître un nouveau radicalisme au sein du mouvement national palestinien, ou ce qu’il en reste. Les Palestiniens sont dans leur droit, et sont irréductibles. Trump veut le chaos ? Il va l’avoir en boomerang.


Vous êtes vous-même une victime du conflit au Moyen Orient, quelle est votre situation aujourd’hui ? Pourrions-nous avoir un commentaire de votre part sur le rejet de votre plainte par la Cour de cassation.
En octobre 2000 j’ai été la victime, à Ramallah, d’un tir volontaire d’un soldat israélien. Très gravement touché au poumon par une balle de M16, je suis un miraculé. J’ai lancé un procès contre Israël… Faute de collaboration la justice française a été contrainte de capituler. J’ai ensuite lancé une procédure pour obtenir la reconnaissance de ma situation de victime. Après un succès en Cour d’appel, j’ai perdu en Cassation. Il sera dit que j’ai souffert d’un tir sans être pour autant victime… Dans l’indifférence quasi générale de la profession et des politiciens, je continue de me battre. Ce qui, par parenthèse, coûte une fortune.


Vous dites que de nouveaux développements juridique et politique ont joué en votre défaveur, que voulez-vous dire par des ‘’développements politiques’’ ?
Disons qu’en France je suis tracé, « suivi » par les organismes du renseignement sioniste, mon compte Facebook est chaque jour décortiqué. Mon dossier est « signalé », ce qui veut dire que, pour me donner raison, il faut des juges indépendants et courageux.


Quelles sont pour vous les prochaines étapes, porterez-vous l’affaire à d’autres juridictions ? (européennes ou internationales)
Si je dois perdre lors d’une nouvelle procédure d’appel… J’irai devant le Cour européenne. Si je suis encore en vie. 

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Bassam TAHHAN Eveil Critique n 6 ~ 2 janvier 2017

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

Bassam TAHHAN Eveil Critique n 6 ~

 

Ajoutée le 2 janv. 2017

Chronique "Eveil Critique" n°6.
Intitulé de l'émission :
"Arméniens de Syrie, les laissés-pour-compte"

Le géopolitologue et islamologue franco-syrien, Bassam Tahhan, en collaboration avec Eveil Français TV, propose une analyse d'un sujet de fond pour éclairer la réflexion du téléspectateur.

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