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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #economie tag

La France "En Marche" de Pétain à Macron ! "En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron ! Par Christophe Certain.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Macron

lundi 8 mai 2017

 

La France "En Marche" de Pétain à Macron !

 
 

"En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron !

 

http://k6fm.com/images/stories/flexicontent/l_emmanuel-macron-en-marche-poing-lev.jpg





Toutes les dictatures sont "conduites" par un guide suprême !
Le Duce Benito Mussolini, le Führer Adolf Hitler ou le Conducător Nicolae Ceaucescu, ce sont au sens premier des conducteurs, bref des chauffeurs. 
"Führer" vient du verbe allemand "fahren" qui veut dire conduire. 
"Duce" vient du mot latin dux, qui signifie conducteur. 
Pas besoin de traduction pour le "conducator" Ceaucescu. 
Le dictateur est celui qui guide le peuple, dans une dynamique de mouvement. 
Un "mouvement" tellement présent dans le parti "En Marche" d’Emmanuel Macron qu’on ne peut qu’en conclure qu’il est lui-même le conducteur de ce "mouvement" et qu’il se propose d’être lui-même le "chauffeur" de la France.
Est-ce un hasard alors si "la France en Marche" était le slogan du gouvernement de Pétain ? 

Il se situait exactement dans la logique du "Führer" et du "Duce", puisque si la France était en marche, Pétain était forcément celui qui conduisait cette marche, le "conducator" à la française. 
Quand on tente de nous imposer le vote Macron comme un barrage contre le fascisme, on commence à se demander si le Front national n’est pas l’ennemi apparent, le véritable ennemi avançant masqué. 


 

 


 

Cette obsession pour le mouvement rappelle d’ailleurs étrangement l’injonction omniprésente de la "mobilité" dans le catéchisme managérial. 
Si vous n’avez pas de travail c’est parce que vous n’êtes pas assez mobile. 
Personne ne veut être "mobile". 
La mobilité permanente, comme fin en soi, c’est l’affaiblissement ou la destruction des liens, des structures, de la famille, des amis, des repères, pour que in fine, l’homme/femme sans lien et sans repère soit totalement soumis au "mouvement" qu’on va lui imprimer.

Dès lors, on peut s’inquiéter à juste titre du nom "En Marche" du parti politique d’Emmanuel Macron. 

En marche vers quoi exactement ? 
Quel est le sens de ce "mouvement" politique ? 
Peut-être vaut-il mieux que nous ne le sachions pas. 
Cette marche, comme la "mobilité", n’a pas d’autre but qu’elle-même, tourner sur place pour étourdir les gens et les rendre plus aisément manipulables, tout en rejetant sur eux leur incapacité à trouver une place dans la société. 
Attali dit que dans la société idéale ubérisée "pour ceux qui n’ont pas de talent ce sera plus difficile". 
Si vous êtes au chômage, ce n’est pas parce que votre usine a été délocalisée en Chine, c’est tout simplement parce que vous manquez de talent. 
C’est la mobilité des gobelets dans le bonneteau financier, le mouvement des travailleurs dans le jeu des chaises musicales.

 

L’Uber-chauffeur est le modèle macronien de l’homme nouveau !

 



 

Mais on touche le sublime lorsqu’on en arrive à l’éloge de l’homme "ubérisé". 
Si l’on reprend notre métaphore du dictateur comme "conducteur", du peuple, comment ne pas prendre acte du fait que l’emblème de la révolution macronienne est le "chauffeur" Uber ? 
"L’Ubérisation" de la France est sur toutes les lèvres. 
Attali le dit explicitement : "je pense qu’on va vers une ubérisation générale du travail qui n’est pas une mauvaise chose en soi".
Si l’ubérisation de la France est "en marche", alors Macron devient métaphoriquement le chauffeur Uber, l’Uber-chauffeur de la France !
Tout ce corpus est tellement riche de symboles, que c’en est même trop. 

Ce n’est plus une métaphore filée, c’est un feu d’artifice, c’est notre avenir qui s’écrit en lettres de feu dans cette ubérisation des esprits.
Le chauffeur de taxi est le prototype idéal de l’homme ubérisé. 

Par une incroyable conjonction du sens, le chauffeur de taxi est évidemment "mobile". 
"Automobile", même si l’on peut se permettre un jeu de mot, comme Macron qui n’hésite pas à dire que la société Uber "offre des perspectives de mobilité" à ses chauffeurs de taxi. 
Il s’agit également en l’occurrence de mobilité sociale, mais quelle perspective de mobilité sociale peut bien offrir un travail de semi-esclave sous-payé ? 
Assurément aucune, à part l’envie d’en sortir très vite. 
Macron se paye de mots. 
Aucune importance, qui a relevé ces paroles ? 
Comme tous les vrais dictateurs, Macron annonce ce qu’il va faire et il va le faire. 

 

http://www.solidariteetprogres.org/IMG/jpg/uber.jpg

 

 


"über" signifie "au-dessus de" en Allemand. 
Le modèle de l’homme nouveau hitlérien, celui que les dictatures les plus ambitieuses ont toujours cherché à créer, s’appelait l’Ubermensch, littéralement, le surhomme. 
"J’ai vu l’homme nouveau et j’ai eu peur" a pu ainsi déclarer Hitler dans l’un de ses discours. 
Le slogan de l’Allemagne hitlérienne était "Deutschland über alles". 
Un vocable décidément très connoté, même s’il s’agit d’un mot courant en Allemand. 
Depuis que l’on parle de cette société Uber, je m’étonne toujours d’une part que des dirigeants aient osé donner un nom pareil à leur société, connaissant les antécédents, et d’autre part que personne n’ait jamais fait le lien entre une société qui crée un modèle de chauffeur esclave et un mot dont le souvenir en France est directement lié au nazisme. Cela va au-delà d’une erreur de marketing. 
C’est un modèle de société qui voit le jour, un modèle revendiqué en filigrane, volontairement ou de façon inconsciente. 
On peut d’ailleurs remarquer au passage que ce mot "société" désigne aussi bien une société à but lucratif, comme Uber, que la structure civile dans laquelle nous vivons, "la société". 
Uber est donc le modèle futur de la société. 
C’est un modèle commercial.
 

 

 


Puisque l’on parle beaucoup du fascisme en ce moment, rappelons que la vraie nature du fascisme, comme il a été instauré en Italie, mais aussi en Espagne ou en Amérique du Sud, est l’alliance de l’état et des puissances financières et industrielles, contre les citoyens. 
Le fascisme interdit ou corrompt les syndicats, réprime les grévistes, supprime le droit du travail et capte tout l’argent disponible à son profit. 
En se focalisant sur les aspects purement répressifs, on perd de vue que la violence n’est qu’un moyen au service de l’asservissement du peuple. 
Le travail forcé, l’esclavage par la dette, l’ubérisation sont des méthodes fascistes. 
Toute la subtilité vient du fait qu’il n’est plus nécessaire de recourir à la schlague pour faire travailler le populo. 
En actionnant depuis 40 ans les leviers de la dette, en dérégulant le marché du travail, en délocalisant les usines, en important massivement des travailleurs immigrés, l’ingénierie sociale a "conduit" les Français à s’auto-fasciser, se mettant eux-mêmes en situation de demandeurs pour des travaux ingrats et sous-payés. 
Un rêve néo-libéral, un rêve fasciste prend forme.
Macron nous dit lui-même de l’homme ubérisé que "la rémunération ne suit pas toujours, mais il a accès à l’activité économique". 

 

 

https://lacgt44.fr/IMG/png/chomage-le-miracle-de-noel_5515454-l.png

 


De quoi parle-t-on ici ? 
Prenons acte tout d’abord de l’extraordinaire inversion des objectifs et des moyens : l’activité économique, c’est-à-dire le travail, nous est présenté dans cette citation comme le but essentiel. 
Il "a accès" à l’activité économique, comme si c’était un droit essentiel, au même titre qu’on "a accès" à l’éducation, ou à l’eau courante, mais un accès décorrélé d’un quelconque salaire. 
La rémunération, qui est pourtant le but essentiel du travail, et bien souvent le seul, nous est présentée ici comme accessoire, elle ne "suit pas toujours". 
C’est-à-dire qu’on peut à la limite travailler gratuitement, ou pour une rémunération symbolique, comme les contrats à 1€ de l’heure pour les migrants en Allemagne, l’essentiel étant pour Macron "d’avoir accès à l’activité économique".
Évidemment, dans une situation provisoire, il est toujours préférable d’avoir un travail mal payé que pas de travail du tout, mais l’ubérisation du monde ne permettra jamais que les choses s’améliorent, bien au contraire. 

Comme la "mondialisation heureuse" d’Alain Minc, autre mentor de Macron, l’ubérisation heureuse ne verra jamais le jour. 
Il faudra au contraire accepter toujours plus de précarité, pour des salaires toujours plus faibles. 
Faute de sortir de l’euro et de l’union européenne, la seule voie économique que suivent nos dirigeants est la baisse massive des revenus des Français. 
Voilà le programme réel de Monsieur Macron et consorts. 
Préparez-vous à être ubérisé.


Par Christophe Certain (son site ici)
Source :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/
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Un « modèle » pour MACRON ? 13 millions de nouveaux PAUVRES en ALLEMAGNE

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Allemagne, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Economie, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Le socialisme

Le FMI alerte sur la hausse du risque de pauvreté en Allemagne

Selon le Fonds, qui prône une « croissance inclusive », Berlin dispose de marges de manœuvre financières pour agir en faveur des travailleurs pauvres.

A qui profite l’insolente prospérité allemande ? Comment doivent se répartir les fruits de la croissance d’un pays dont la plupart des indicateurs économiques sont au vert ?

Septembre 2016: 13 millions de nouveaux pauvres en Allemagne

Ces questions, actuellement âprement discutées au sein des partis politiques du pays, devraient prendre encore plus d’importance avec la publication du rapport annuel du Fonds monétaire international (FMI), lundi 15 mai. Ce dernier s’inquiète de la « lente augmentation générale du risque de pauvreté » outre-Rhin en dépit d’une solide croissance et d’un taux de chômage historiquement faible.

« Malgré un filet de sécurité sociale bien développé et une forte progression de l’emploi, le risque de pauvreté relative [en Allemagne] demande une attention continue », écrit le FMI au neuvième point de son rapport.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Les amours compliquées d’Angela et d’Emmanuel Par Pierre Lévy

16 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #Economie

Les amours compliquées d’Angela et d’Emmanuel

Les amours compliquées d’Angela et d’Emmanuel© John MACDOUGALL Source: AFP
Angela Merkel et Emmanuel Macron lors de leur conférence de presse commune à Berlin le 15 mai 2017.
La visite du président français à Berlin a confirmé l’objectif fondamental des deux capitales d’accélérer l’intégration européenne, avec cependant quelques contradictions, analyse Pierre Lévy, rédacteur en chef du site et mensuel Ruptures.

Emmanuel Macron n’a pas attendu : dès son premier jour de plein exercice, le nouveau président français s’est rendu à Berlin. Peu de commentateurs ont relevé la délicieuse ambiguïté linguistique de cette formulation…

Nicolas Sarkozy, puis François Hollande avaient fait exactement de même. On notera que la chancelière allemande n’a jamais fait preuve d’une telle précipitation. Une habitude – certains diraient un atavisme… – des élites dirigeantes françaises ?

Cependant, il serait très caricatural de dépeindre le chef de l’Etat français venant simplement «prendre ses ordres» outre-Rhin. Ce dernier et Angela Merkel (qui avait clairement soutenu sa candidature) ont un objectif politique majeur en commun : tenter de faire franchir un nouveau pas à l’intégration européenne. Symboliquement, le nouveau maître de l’Elysée avait mis en scène son intronisation du 7 mai au son de l’hymne à la joie. Le 14 mai, lors de sa prise de fonctions, il martelait : «l’Europe dont nous avons besoin sera refondée et relancée.»

Usant d’une rhétorique paradoxale, Emmanuel Macron a ainsi expliqué que, puisqu’une large part des Français rejetait l’intégration européenne, il fallait donc… plus d’Europe

Le lendemain à Berlin, aux côtés de la chancelière, il justifiait cette volonté de relance par… la «colère» qui s’est exprimée dans les urnes à l’occasion du scrutin présidentiel. Usant d’une rhétorique paradoxale, il a ainsi expliqué que, puisqu’une large part des Français rejetait l’intégration européenne, il fallait donc… plus d’Europe.

On aurait tort de ne voir là que de l’autisme. Les dirigeants des deux côtés du Rhin mesurent le fossé qui sépare les discours officiels vantant les mérites de l’Union européenne, et le rejet populaire croissant que cette dernière suscite – et pas qu’en France. Mais, à l’Elysée en particulier, on juge qu’à la faveur de la recomposition politique intérieure, le moment serait propice pour accélérer le pas. Un peu comme le projet (explicitement encouragé par Angela Merkel) de réformer le code du Travail par ordonnances : plus c’est impopulaire, plus il peut être opportun d’agir vite, alors que la poussière du maelström électoral n’est pas encore retombée.

Car à Paris comme à Berlin, plus que jamais, on estime que l’outil communautaire est par excellence l’instrument capable d’inhiber et d’interdire toute velléité de remise en cause de l’ordre existant. Et pour cause : le principe même de l’Europe et des traités qui la fondent vise à inscrire chaque Etat membre dans des limites prohibant toute décision politique sortant du cadre.

Du côté français, on ne remet nullement en cause la dissymétrie existante : la prédominance économique allemande est acceptée

Sur le plan économique en revanche, les visions et les intérêts diffèrent quelque peu entre les deux capitales. Certes, du côté français, on ne remet nullement en cause la dissymétrie existante : la prédominance allemande est acceptée. Mais il y a des intérêts – notamment des grands groupes hexagonaux – à défendre, des paramètres conjoncturels dissemblables, et donc des priorités différentes.

Il en va ainsi du «renforcement de l’union monétaire». Les dirigeants français plaident de longue date pour une intégration renforcée incluant un budget propre aux 19 membres de la zone euro, un ministre des Finances commun qui aurait la haute main sur celle-ci, voire un «parlement» propre. L’idée d’une capacité d’emprunt commun («eurobonds») est également caressée à Paris, mais elle fait suffisamment frémir à Berlin (qui refuse, et pour cause, de payer pour les pays jugés budgétairement peu «vertueux») pour qu’Emmanuel Macron ne l’ait pas fait figurer dans son programme. A l’attention de la chancelière, il a du reste précisé qu’il était opposé à la «mutualisation des dettes du passé».

La chancelière semble s’être montrée plus ouverte, tout en restant prudente : «du point de vue allemand, il est possible de changer les traités, si cela fait sens»

Sur les autres points, la chancelière semble s’être montrée plus ouverte, tout en restant prudente : «du point de vue allemand, il est possible de changer les traités, si cela fait sens», a-t-elle précisé, alors que jusqu’à présent cette perspective était écartée. Et pour cause : le précédent de 2005, lorsque le projet de constitution européenne avait été refusé par les peuples français et néerlandais, a laissé des souvenirs cuisants. Le fringant maître de l’Elysée a pour sa part estimé qu’il n’avait «pas de tabou» à cet égard. L’intransigeant ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a de son côté indiqué qu’il convenait de «tout faire» pour aider ce dernier.

En matière de «projet de réforme à court terme», Emmanuel Macron a plaidé pour durcir (un peu) les règles européennes commerciales anti-dumping, ou anti-prise de contrôle, vis-à-vis d’Etats tiers. Un sujet qui, traditionnellement, enthousiasme peu des dirigeants allemands à la tête de l’économie la plus exportatrice du monde ; mais certains grands groupes semblent désormais intéressés par ce type de protection.

Lors de cette première entrevue officielle, il a été également question d’investissements dans les infrastructures (notamment numériques) qui pourraient être encouragés par la mise en place de fonds communs aux deux pays, associant capitaux privés et publics, dans une pure logique bruxelloise, et pour le plus grand profit des grandes entreprises avides de commandes publiques.

 

Dans un tout autre domaine, les deux dirigeants ont affiché leur entente : celui de la «relance de l’Europe de la Défense». L’idée n’est certes pas née le 15 mai, mais la perspective de sortie du Royaume-Uni, traditionnellement opposé à toute initiative en ce sens, a fait naître de nouveaux espoirs dans certaines capitales. A Berlin, certains rêvent déjà d’avancer dans la voie d’une future «armée européenne». A Paris, on voudrait surtout partager les coûts des expéditions militaires (comme en Afrique) visant à garantir la pérennité d’une certaine hégémonie – bien sûr au nom de la lutte contre le terrorisme.

Cette semaine justement, les ministres des 28 discutent de projet d’extension d’un Etat-major européen, ainsi que de la relance des «groupements tactiques», sortes de corps expéditionnaires susceptibles d’être envoyés aux quatre coins de la planète, qui n’ont jamais été utilisés. Mais le chef de la diplomatie britannique – qui participe encore pour deux ans aux réunions – a mis le holà…

Si la «refondation historique» de l’UE, évoquée par le président français, est bien sur la table, il y a cependant loin de la coupe aux lèvres. D’abord parce qu’un flou plane encore sur l’issue des élections législatives françaises de juin prochain.

L’époque est révolue où «le couple franco-allemand» pouvait faire la pluie et le beau temps au sein de l’Union

Ensuite parce que l’époque est révolue où «le couple franco-allemand» pouvait faire la pluie et le beau temps au sein de l’Union. La susceptibilité de plusieurs «petits pays» vis-à-vis d’un directoire de fait est plus que jamais à fleur de peau. L’UE n’est nullement sortie de ses contradictions internes, qui devraient plutôt se multiplier sur la prochaine période.

Enfin et surtout parce que ces contradictions sont fondamentalement issues des mécontentements populaires. Or il y a peu de chances pour que fonctionne mieux qu’avant la formule qu’on peut résumer ainsi : «Vous êtes de plus en plus réticents face à l’Europe ? Alors, on va en faire plus et accélérer…»

Ni Emmanuel Macron, ni Angela Merkel, ne manquent d’intelligence ni d’habileté. Pourtant, tout n’est pas toujours sous contrôle. Le premier a ainsi asséné : «Nous sommes le seul pays de l’Union qui n’a pas réussi à résoudre le problème du chômage de masse». Une déclaration qui a dû faire rire jaune en Grèce ou dans bien d’autres pays.

Quant à la seconde, elle a laissé échapper à l’égard de son hôte cette phrase de maîtresse d’école : «Ce dont la France a besoin, c’est de résultats.»

On ne se refait pas.

 

Du même auteur : Le très discret courrier des grands patrons à l’Elysée en vue de mettre la France au Pacte… européen

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Voter le 23 avril, pour quoi faire ? Par Bruno Guigue.

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Economie, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #La dette

 
 
Voter le 23 avril, pour quoi faire ?
 
Voter le 23 avril, pour quoi faire ? Si les élections servaient vraiment à quelque chose, disait Coluche, il y a longtemps qu'on les aurait interdites. Avant d'aborder les enjeux du futur scrutin, il faut sans doute en passer par cette cure de réalisme. Car, on le sait d'expérience, il n'y a pas grand-chose à espérer des élections, elles ont rarement changé le cours des événements, et elles se résument souvent à un rituel où le peuple s'imagine qu'il a le choix. Cette illusion de la démocratie formelle est entretenue par ceux qui en tirent bénéfice, le simulacre électoral ayant pour principal effet de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
A la limite, le processus électoral pourrait passer pour un acte de souveraineté si les dés du jeu politique n'étaient pas pipés. Il exprimerait la volonté du peuple si cette volonté pouvait se formuler, librement, au terme d'une délibération collective digne de ce nom. On peut toujours rêver qu'il en soit ainsi, mais ce n'est pas le cas. Les médias de masse sont les larbins du capital, le débat démocratique s'apparente aux jeux du cirque et la confrontation des idées est dénaturée par les intrigues politiciennes. Dans ces conditions, la question se pose : faut-il céder, une fois de plus, le 23 avril, au fétichisme du bulletin de vote ?
On dira aussi, à juste titre, que c'est le mouvement populaire, et non le scrutin électoral, qui a arraché les principales avancées collectives qui ont fait de la France un pays doté d’un indice de développement humain élevé. C'est vrai. Sans les grèves massives et les occupations d'usines de 1936 et 1968, la condition des couches populaires serait pire. Sans la démonstration de force de la classe ouvrière organisée, dans ce grand moment fondateur que fut la Libération, nous n'aurions ni sécurité sociale, ni services publics, ni droits des travailleurs.
Or sa puissante volonté de changement, dans ces circonstances historiques, le peuple l'a également manifestée dans les urnes. Avec un PCF à 28%, en 1945, le rapport de forces était favorable. Le patronat collabo rasait les murs, la droite était aux abois, Maurice Thorez était vice-président du conseil et l'ouvrier Ambroise Croizat, ministre communiste, créa la “Sécu”. Présidé par de Gaulle, ce fut le meilleur gouvernement que la France aie connu. Il accomplit les réformes de structure dont le pays avait besoin, ces mêmes réformes qui subissent les assauts des forces réactionnaires depuis un quart de siècle.
En accompagnant le mouvement des masses, il arrive donc que le vote lui donne une traduction politique. On peut toujours vanter les charmes du spontanéisme (il a sa noblesse), on peut dénoncer la mascarade électorale, mais s'abstenir au moment crucial revient à laisser l'adversaire dicter ses conditions. Voter ou ne pas voter, au fond, c'est surtout une affaire de circonstances, de conjoncture politique. La question n'est donc pas : faut-il s'abstenir aux élections ? Elle est plutôt : en s'abstenant le 23 avril, obtiendra-t-on un résultat plus intéressant qu'en allant voter ?
Comme disait Yvon Gattaz, père et prédécesseur de l'actuel président du MEDEF dans les années 70, on ne fait pas la même politique économique et sociale avec un PC à 10% et un PC à 25%. Si nous en doutons parfois, les détenteurs de capitaux, eux, le savent bien. Une élection n'est jamais qu'un moment d'un processus plus vaste, et même si l'essentiel se joue ailleurs, elle contribue à cristalliser un rapport de forces. En appliquant cette maxime patronale à la situation actuelle, on voit bien qu'un vote significatif en faveur de la « France insoumise » ferait peser la balance du bon côté. Car le programme de Jean-Luc Mélenchon, certes, n'a rien de révolutionnaire, sans mouvement social il est voué à l’échec, mais il ouvre des perspectives intéressantes.
A y regarder de près, c'est le seul programme qui entend consolider les défenses immunitaires de ceux qui vivent modestement de leur travail, qu'ils soient ouvriers, employés, artisans, paysans, fonctionnaires, chômeurs ou retraités. Ce n’est pas un programme communiste, loin de là, mais un projet keynésien de gauche, à contenu fortement redistributif, qui associe relance par la demande, investissement public et rétablissement des droits sociaux. Son financement au moyen d'une réforme fiscale audacieuse, à rebours des pratiques libérales, en fait un programme socialement progressiste.
Là où le bât blesse, c'est que ce projet n'est réalisable qu'en dehors de la zone euro, voire de l'UE, et que le candidat ne le dit pas clairement. Selon lui, le plan A consistera à renégocier le contenu des traités européens et on appliquera le plan B (sortie de l'UE) si cette négociation échoue. Or il faudrait parvenir à s'extraire du monde réel pour parier sur le succès d'une telle négociation. Elle supposerait en effet que 26 Etats, subitement, se mettent à satisfaire les demandes françaises. Cette fausse alternative est donc une erreur, car elle brouille le message du candidat et entretient le doute sur ses intentions.
Cette ambiguité est d'autant plus regrettable que Jean-Luc Mélenchon se réclame à juste titre d'un « indépendantisme français » et préconise la rupture de la France avec l'OTAN. Contrairement à MM. Fillon, Macron et Hamon, il prend au sérieux l'héritage gaullien, il milite pour une diplomatie souveraine et stigmatise le suivisme d'un François Hollande qui a mis la France à la remorque des intérêts américains. En refusant de prôner explicitement le Frexit, la « France insoumise », par conséquent, manque de cohérence politique.
Sur ce plan, c'est François Asselineau qui a raison. On ne peut restaurer la souveraineté nationale - condition expresse de la souveraineté populaire - qu'en rompant les amarres avec l'OTAN et avec l'UE. Il faut sortir de l'OTAN, cette machine de guerre dont la raison d'être est de servir les ambitions impérialistes de Washington. Mais il faut aussi rompre avec l'UE, car la fonction de cette instance supranationale est de soustraire la politique économique à la délibération démocratique. Ni plan A, ni plan B. La seule réponse, c'est le Frexit. Et le seul moyen d'y parvenir, c'est le référendum.
Marine Le Pen, dira-t-on, veut aussi restaurer la souveraineté nationale. Mais son programme renoue avec l'ADN droitier du FN dès qu'il s'agit d'expliquer ce qu'on entend faire, une fois au pouvoir, de cette souveraineté rétablie. Son programme n'inclut ni redistribution des revenus, ni nationalisation des banques, ni contrôle des mouvements de capitaux, ni rien qui fâche de près ou de loin les possédants. Le rétablissement du franc ne manque pas de panache, mais ce changement restera purement cosmétique s'il ne s'accompagne de réformes de structure. Mme Le Pen n'en a prévu aucune. Pas plus qu'il ne conteste les hiérarchies sociales, le FN n'entend faire plier les puissances d'argent.
Comme l'expérience l'a montré, le FN prétend défendre les travailleurs, mais il les abandonne en chemin lorsque l'oligarchie s'attaque à leurs droits. Lors des grèves contre la Loi-Travail, Mme Le Pen réclamait l'intervention de la police contre les grévistes. Si elle est élue, le discours à tonalité sociale de Florian Philippot ne résistera pas deux mois. Il est stupide de qualifier ce projet de fasciste. En fait, c'est un projet banalement réactionnaire. On ne peut mener une politique progressiste qu'en sortant de l'UE, c'est vrai. Mais ce n'est pas parce qu'on veut sortir de l'UE qu'on va mener une politique progressiste !
Son discours monomaniaque contre l'immigration, bien sûr, offre au FN une rente de situation électorale. Comme s'il suffisait de mettre fin aux flux migratoires pour créer des emplois, le FN répète cette formule magique comme un mantra. Caresser dans le sens du poil l'islamophobie ou la xénophobie ambiante, toutefois, ne fait pas une politique. On se demande si ses électeurs croient vraiment aux fabuleuses économies que permettrait de réaliser la suppression de la prétendue facture migratoire, tant la ficelle est grosse. Pour séduire l'électorat populaire, en tout cas, le parti a besoin d'entretenir cette mythologie vieille comme le monde.
Du coup, non seulement il oppose les Français entre eux, mais il les berne en leur faisant croire qu'il y a un trésor de guerre, quelque part, dont il suffirait de se saisir. La stratégie du bouc-émissaire, chez Le Pen, est à double emploi. Elle fournit un dérivatif aux hantises et aux frustrations des victimes de la mondialisation. Mais, en même temps, elle masque les incohérences d'un projet qui entend redistribuer aux ouvriers sans toucher aux intérêts des possédants. La mono-causalité immigrée réconcilie tout le monde ! Véritable martingale, elle permettra d'augmenter les salaires tout en baissant les charges, et de financer de nouvelles dépenses régaliennes sans augmenter les impôts sur les riches.
Cette quadrature du cercle lepéniste, au fond, est la figure inversée du cercle carré des eurobéats (Macron, Fillon, Hamon) qui veulent perpétuer à tout prix la tutelle des marchés sur les Etats. Mme Le Pen veut la souveraineté sans la redistribution tout en prétendant le contraire, ce qui est à la fois incohérent et réactionnaire. M. Fillon, lui, ne veut ni la souveraineté ni la redistribution, ce qui est à la fois cohérent et réactionnaire. M. Hamon veut la redistribution mais pas la souveraineté, ce qui est absurde. M. Macron veut tout et son contraire, et d'ailleurs il se moque des programmes. M. Mélenchon veut la redistribution, mais il devra imposer la souveraineté (plan B) pour y parvenir. Car une chose est sûre : les marchés ne lui offriront pas l'opportunité de temporiser.
 
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Le Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR vous invite à la projection/débat du film "HM le côté obscur des fringues"

3 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique

Le Comité pour une Nouvelle Résistance

 

 

vous invite à la projection/débat

 

du film "HM le côté obscur des fringues"  

Pré-inscription obligatoire.

Merci de vous adapter aux nouvelles dispositions !

 

Bonjour.

 

Suite aux attentats du 14 juillet 2016 à Nice, suite à l’état d’urgence prolongé par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, l’activité d’éducation populaire proposée au public par l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » s’adapte.

Nous avons choisi de faire moins de réunions mais avec le souci d’apporter un éclairage original sur la globalisation que nous subissons et qui détruit tous les pans de notre modèle social. Voilà le fil rouge qui nous sert de guide : Chômage massif ; spéculation ; paradis fiscaux ; délocalisations.

 

  • Le 29 novembre 2016, la première conférence était consacrée à « L’IMMIGRATION MASSIVE EN EUROPE. Crise inattendue ou projet planifié ? »

La suite ici

  • Conférence du 10 février 2017. Chômage massif; spéculation; paradis fiscaux; délocalisations.

La suite ici

 

  • Troisième conférence le vendredi 10 mars 2017

 

Ce vendredi 10 mars 2017, de 18h à 21h,

maison des associations, 12 pl. Garibaldi ( salle Avelanie ),

notre association vous invite à la projection / Débat : H&M le côté obscur des fringues

 

 

Le Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR vous invite à la projection/débat du film "HM le côté obscur des fringues"
  • Le vendredi 28 avril 2017, la quatrième séance sera consacrée au rôle de l’OTAN .

 

Devant l’impossibilité financière de payer un agent de sécurité d’une société privée agrée – nous n’avons aucune subvention, c’est ce qui garantit notre liberté, toutes les actions sont financées par les cotisations des adhérents et par des dons – nous avons décidé d’organiser nos réunions d’éducation populaire par préinscription.

Pour les deux séances à venir et particulièrement celle du 10 mars il est important de se conformer aux modalités d’inscription

 

En espérant vous voir bientôt.

Bien cordialement.

Lucien Pons, Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

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EXPRESSBUSINESS résume clairement l'analyse que les "croisés de l'Europe" font de la situation nouvelle issue de l'élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, confirmant ainsi le jugement émis par "canempechepasnicolas"

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique

Senior aide to the President, Kellyanne Conway (bottom left), Trump advisor Steve Bannon (bottom center) and others leave with British Prime Minister Theresa May (top left) and US President Donald Trump (top right) after a press conference at the White House January 27, 2017 in Washington, DC. / AFP PHOTO / Brendan Smialowski

Express
Business

Deux semaines à peine après l’inauguration du nouveau président américain, Donald Trump, les relations entre l’UE et les États-Unis semblent entrer dans une nouvelle ère.

« Les défis auxquels l’UE est actuellement confrontée sont les plus dangereux depuis la signature du Traité de Rome il y a 60 ans. Aujourd’hui, nous devons gérer des menaces inédites, en tout cas, qui n’avaient jamais été  d’une telle importance. (…) Une Chine qui s’affirme de plus en plus, la politique agressive de la Russie à l’égard de l’Ukraine et de ses voisins, les guerres, le terrorisme et l’anarchie au Moyen-Orient et en Afrique, avec l’islam radical jouant un rôle destructeur, de même que les déclarations inquiétantes de la nouvelle administration américaine font que notre avenir apparaît hautement incertain », déclaré le président du Conseil de l’UE Donald Tusk vendredi dernier, lors du sommet de Malte. Il s’est inquiété de la montée de l’euroscepticisme et a averti contre le danger accru de dislocation du bloc :

« Il faut souligner de la façon la plus claire qui soit que la désintégration de l’Union Européenne ne mènera pas à la restauration d’une souveraineté totale, mythique de ses Etats-membres, mais à leur dépendance réelle et factuelle aux grandes superpuissances : les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Ce n’est qu’ensemble que nous pourront être totalement indépendants ».

Dans le journal économique français Les Echos, l’éditorialiste Eric Le Boucher lui donne raison. Il souligne que l’Occident  a besoin de toute urgence de développer des ressources pour rivaliser avec les Etats-Unis, maintenant Trump a indiqué qu’il avait mis l’UE dans sa ligne de mire :

« Donald Trump est le premier président à ne pas raisonner comme un chef d’Etat, il pense comme le chef d’entreprise qu’il était et qu’il reste. Dans son « America First », tous les autres pays sont des concurrents qu’il convient de battre, à commencer par les deux plus gros, la Chine et l’Europe. […]

L’Europe n’a plus d’amis, elle fait face à des empires, des puissances « nationalistes », qui sont d’une nature opposée à la sienne. Le combat est d’une ampleur nouvelle car existentielle : quel genre d’animaux vont survivre au XXIe siècle ?

Pour Le Boucher, malgré l’incertitude liée aux élections à venir cette année en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, l’Europe devrait se doter d’urgence d’instances et d’institutions pour se défendre, mais aussi renforcer sa cohésion. Il rappelle que les ennemis du bloc ne sont pas qu’externes :

« Aux ennemis extérieurs s’ajoute la foule des ennemis intérieurs qui geignent des efforts et nous parlent d’une mauvaise Europe puisqu’elle impose trop de normes sur les fromages. Trump, Xi et Poutine rient beaucoup de nous voir sortir de l’Histoire. »

"canempechepasnicolas"

voit ainsi confirmée l'analyse faite par lui de la situation créée par l'élection de Donald Trump...

POUR LIRE CELLE-CI

CLIQUEZ CI-DESSOUS

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/ 2017/02/l-election-de-donald-trump-a-la-presidence-des-etats-unis-provoque-un-bouleversement-majeur-dans-l-ordre-du-monde.html

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Sauver Alstom ...du moins jusqu’aux élections.

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #l'horreur économique

Sauver Alstom ...du moins jusqu’aux élections.

logo

Lorsque le groupe Alstom avait annoncé la fermeture de l’usine historique de Belfort, trop coûteuse, un gigantesque bouclier politique s’était levé contre cette possibilité. A quelques mois des élections impossible pour le gouvernement de permettre la fermeture du site, le quinquennat de Hollande ayant déjà été marqué par l’échec de Florange. Un plan de sauvetage a donc été imaginé.

Simple, ce plan semble toutefois être irréalisable.

Une commande de L’État déjà critiquée

Dès que le plan avait été rendu public, la commande passée par l’État à Alstom avait été vivement critiquée. Le gouvernement voulait acheter 15 rames TGV duplex pour les faire rouler sur la ligne intercité Marseille-Bordeaux, ligne qui devrait devenir, à terme, une ligne LGV. Mais entre temps les rames auraient roulé bien en dessous de leur vitesse maximale, les lignes classiques ne permettant pas de rouler au-dessus de 200 km/h alors que les TGV dépassent les 300 km/h en vitesse de pointe.

L’État aurait donc procédé à un achat cher et inutile. Ou pas. Car selon les services de Bercy, l’achat tel qu’il a été prévu n’est pas faisable. La lettre spécialisée "Mobilettre" et Les Echos ont pu consulter ce document de Bercy daté du 2 décembre 2016. Il y est tout simplement écrit que c’est impossible.

L’idée, pour l’État, était de mettre cet achat dans un avenant au contrat-cadre liant la SNCF et Alstom et datant de 2007. Mais pour les spécialistes de Bercy, c’est impossible : l’avenant à ce contrat n’est pas une option.

Le problème de l’appel d’offres qui ne doit pas être fait

Pour sauver Alstom, l’État ne doit pas passer par un appel d’offres comme ce devrait être le cas en temps normal : si l’appel d’offres est perdu par Alstom au profit d’un de ses concurrents, l’achat ne pourrait pas sauver l’usine de Belfort.

L’État doit donc forcer la main à la SNCF et sa propre trésorerie d’où l’intérêt de l’avenant du contrat-cadre, seule option pour ne pas devoir faire appel à l’appel d’offre. Cet contrat-cadre a, toutefois, déjà reçu cinq avenants depuis sa signature en 2007.

La SNCF serait alors réticente : cette option pourrait, en cas de recours auprès d’un tribunal par exemple, se retourner contre elle. Le gouvernement, lui, veut à tout prix tenir sa promesse de sauver Alstom, du moins jusqu’aux élections.

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Conférence/ Débat :"LA MISE A MORT DU TRAVAIL", organisée par l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" le vendredi 10 février 2017 à Nice.

6 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Economie, #Les transnationales, #La lutte des classes

 Conférence/ Débat :

"LA MISE A MORT DU TRAVAIL"

 Organisée par l'association

"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"

Le vendredi 10 février 2017 à Nice.

 Conférence/ Débat :"LA MISE A MORT DU TRAVAIL", organisée par l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" le vendredi 10 février 2017 à Nice.

Ce 10 FEVRIER 2017, de 18h à 21h,

maison des associations, 12 pl. Garibaldi ( salle Avelanie ),

notre association vous invite à la Conférence/ Débat

 

 

 

LA MISE A MORT DU TRAVAIL

 

 

 

Chômage massif; spéculation; paradis fiscaux; délocalisations.

 

 

Avec la participation de (Jacques COTTA (réalisateur et journaliste) ; Christina Komi (enseignant-chercheur franco-grecque)

et une tribune composée de représentants d’organisations attachées à la souveraineté nationale

 

Bonjour

Suite aux attentats du 14 juillet 2016 à Nice, suite à l’état d’urgence prolongé par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, l’activité d’éducation populaire proposée au public par l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » s’adapte.

La première conférence/débat organisée sur le thème de l’immigration a eu lieu le 29 novembre 2016. Ce fut un grand succès, les inscriptions ont été faites et nous n’avons pas pu accueillir toutes les personnes qui désiraient assister au débat sur ce sujet important. Nous avons réalisé des vidéos de cette soirée que vous pouvez visionner sur la chaîne You Tube du CNR 06. Voici les liens nécessaires :

https://www.youtube.com/watch?v=KMaKjgGf5KM

https://www.youtube.com/watch?v=YFoS1tnHR-4

https://youtu.be/Wd7bOblrn2A

Ceci permet à tous ceux qui n’ont pas pu venir, à tous ceux qui hélas n’ont pas pu entrer dans la salle et à tous les autres intéressés par ce thème de s’informer sur ce sujet essentiel. Faites circuler cette information SVP.

Nous avons en conséquence choisi pour cette deuxième conférence/débat un sujet essentiel qui nous préoccupe tous et qui doit mobiliser toute notre énergie, je veux parler du chômage. Ce cancer qui ronge nos sociétés, qui détruit notre modèle social issu de la Résistance (la Sécurité Sociale, la santé publique, l’école, les services publics, etc…) doit être au centre de nos préoccupations. Ce fléau n’est pas une fatalité, il est le fruit de choix politiques particuliers. Les paradis fiscaux, la dette, la libre circulation des capitaux, les travailleurs détachés, les organisations supranationales qui dictent aux états leurs politiques, etc…, induisent un chômage massif afin de peser sur les salaires.

Je rappelle que nous devons nous plier à la nouvelle règlementation suite à l’attentat terroriste du 14 juillet 2016 à Nice. Voici le courrier du responsable sécurité de la ville de Nice en date de septembre 2016

« Dès lors qu’une manifestation organisée par votre association est ouverte au public et qu’elle ne fait pas l’objet de réservations par les participants et qu’il n’y a pas, par conséquent, de liste d’émargement, il vous appartient de prendre des mesures de sécurité, à savoir un agent de sécurité d’une société privée agréée, pour le contrôle des sacs à l’entrée. »

Devant l’impossibilité financière de payer un agent de sécurité d’une société privée agrée – nous n’avons aucune subvention, c’est ce qui garantit notre liberté, toutes les actions sont financées par les cotisations des adhérents et par des dons – nous avons décidé d’organiser nos réunions d’éducation populaire par préinscription.

Cette introduction doit être aussi un appel pressant auprès des gens qui apprécient notre engagement et notre travail. Il faut absolument soutenir cet outil de réflexion qui s’inspire des idéaux du Conseil National de la Résistance créé par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris. Le moyen de le faire est de venir régulièrement à nos réunions et de devenir membre de l’association (voir bulletin d’adhésion joint en P.J.). Faire un don est aussi une possibilité.

Il n’est pas habituel d’inviter les citoyens à nos réunions publiques par un tel message, mais les « dispositions de sécurité » prises après les attentats terroristes en France obligent à le faire.

En espérant vous voir bientôt.

Bien cordialement.

Lucien Pons, Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

 

Présentation de la conférence.

Depuis la fin des années 80 nous assistons à l'augmentation progressive du chômage en France et dans les autres pays européens ; cette situation est étroitement liée aux choix politiques imposés par l'Union Européenne au profit des oligarchies qu'elle sert : destruction de la base productive au profit de la financiarisation de l'économie, fraude fiscale organisée des grands groupes, délocalisations des entreprises vers les pays où l'esclavage est permis.

Sans politique nationale,

sans monnaie nationale,

sans justice équitable pour les riches et les pauvres,

le travail est mis à mort.

Notre seul destin collectif est le chômage.

 

Nous vous invitons donc à participer à cette Conférence/ Débat

 

La MISE à MORT du TRAVAIL

Chômage massif ; spéculation ; paradis fiscaux ; délocalisations

 

le vendredi 10 février 2017 de 18h à 21h

SALLE AVELANIE, MAISON des ASSOCIATIONS, 12 place GARIBALDI

Entrée gratuite, sur inscription préalable

 

Intervenants :

  • Jacques Cotta (réalisateur et journaliste)
  • Christina Komi (enseignant-chercheur)
  • et une tribune composée de représentants d’organisations attachées à la souveraineté nationale

 

Seules les personnes inscrites pourront participer à cette conférence

 

Modalités d’inscription

 

attention : nombre de places limité

seules les personnes pré-inscrites pourront participer à cette conférence !

 

 

Quel que soit le mode d’inscription choisi ci-dessous, toujours indiquer vos :

prénom, NOM, code postal de résidence et

« Je m’inscris à la Conférence sur le chômage organisée par le CNR le 10 02 2017 »

 

  • Par courrier postal : CNR 06 7 rue Pierre Mellarède 06100 Nice
  • Par courrier électronique : contactcnr06@laposte.net
  • Par téléphone ( SMS ou message enregistré) : 06 82 97 97 77

 

 

 Conférence/ Débat :"LA MISE A MORT DU TRAVAIL", organisée par l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" le vendredi 10 février 2017 à Nice.

Texte d'appui dans son intégralité

Depuis la fin des années 80 nous assistons à l’augmentation progressive du chômage dans les pays économiquement développés. En particulier, au sein de l’Union européenne ce phénomène acquiert des dimensions d’une totale fatalité, surtout depuis le moment où l’on n’a carrément plus la possibilité d'exercer des politiques nationales sur la question. La législation supranationale de l'UE y est substituée et a été taillée pour servir les intérêts des oligarchies.

Depuis un moment, nous assistons aux délocalisations massives des unités productives de plusieurs pays de l'UE, dont la France, vers des pays qui offrent une main d'œuvre à moindre coût et où il y abolition de tout droit des travailleurs et des droits de l'homme. L'UE importe de l’autre bout de la terre, à bas prix (et sans taxation) la presque totalité des produits qui circulent dans son marché, tout en démantelant la base productive locale (industrie/ agriculture). De nombreux traités et accords de l’UE, appuyés par des milliers de lobbyistes, ont établi cette situation.

Les déchets valent aujourd'hui plus que le travail qui a progressivement perdu toute sa valeur depuis que des énormes marchés d'esclaves sont entrés au jeu. La misère humaine s'est révélé la nouvelle opportunité pour des gains illimités des entreprises (qui ne versent d'ailleurs pas un sous d'impôt).

Mais les choix politiques vont bien plus loin : en même temps que l'on détruit les fondements de la base productive, de plus en plus inexistante dans les pays du dit Premier Monde, le système en vigueur donne la première place à la spéculation comme moyen principal de « production de valeur ».

Le travail n'est plus un moyen de gagner sa vie ; ni un moyen de renforcer l'économie de son pays. Les statistiques montrent que 70 % des emplois exercés par les immigrés en Europe et en Amérique du Nord appartiennent au secteur des services.

Ces données nous montrent que le travail est aujourd'hui un service que les oligarchies considèrent devoir avoir au prix minimum.

Entre le pillage des matières premières et l'extrême baisse des coûts de production, les transnationales mènent le jeu. Les énormes gains des entreprises multinationales, dont nous sommes tous les consommateurs obligés, ne s'investissent pas à l'intérieur de nos pays mais vont se garer dans les paradis fiscaux. Ce processus constitue, du début à la fin, un vol de ce qui appartient au 99 % au profit du 1 % et il a comme résultat la privation des peuples de ce qui est nécessaire pour leur vie : le prix de leurs matières premières ; la rémunération de leur travail ; les fonds nécessaires pour un système de santé, une éducation et une retraite satisfaisant pour la grande majorité ; en deux mots, de la possibilité d'une vie humaine décente.

Ceci aurait été impossible sans la tolérance et la totale complicité de nos gouverneurs, sous les auspices des sacrosaintes institutions européennes (dont les chefs sont, comme le père Juncker, mêlés à une multitude de scandales financiers et de haute trahison de leurs pays, pour lesquels ils méritent la perpétuité ou la peine de mort, si la justice pénale leur était dûment appliquée, au lieu de ça ils nous gouvernent...) et des autres organismes supra-nationaux qui mettent en concurrence les peuples, les uns contre les autres.

La guerre tout comme la perpétuation de la misère créent des conditions idéales pour l'accueil des unités de production délocalisées. Dans des pays miséreux et ravagées, où le pouvoir est détenu par des gangsters et des voyous, le travail s'effectue sans législation et sans protection des travailleurs. La migration massive des populations de l'Afrique et de l'Asie vers l'Europe crée aussi des conditions semblables au coeur de l'Europe en déstabilisant les pays d’accueil qui avaient connu un certain niveau de bien être pendant les 6 décennies qui ont suivi la 2e Guerre Mondiale.

Conséquences :

  • le rétrécissement progressif et continu des couches de la population qui vivent de façon décente (grâce à son travail).
  • la transformation de nous, français, grecs, allemands, et autres européens, en de purs consommateurs (des complices donc de ce système) des produits importés et produits par des esclaves. Cette complicité obligatoire et incontournable au système qui renforce l'esclavage d'autrui, ce même système qui nous enlève toute possibilité d'avoir du travail chez nous.
  • la réduction (rapide et efficace) de notre possibilité d'influencer, en tant que citoyens/travailleurs, les centres de décision et de législation, car ils sont de plus en plus lointains, obscurs et intouchables (le rapport des institutions de l'UE avec les industriels).

 

Parmi les sujets concernés:

 

-le rapport UE-oligarchies

-si la richesse ne se produit pas par le travail où et comment se produit elle aujourd'hui ?

-la « crise » et la socialisation des pertes : quand ils gagnent c'est tout pour eux ; quand ils perdent c'est tout pour nous...

-les privatisations présentées comme une nécessité : le bradage de l'argenterie de la maison présenté comme l'« investissement » nécessaire pour dépasser la crise.

-les organismes supra-nationaux qui se chargent du bradage : FMI ; Banque Mondiale ; MES

-le maintient délibéré, par nos gouverneurs, des immigrés/réfugiés dans l'illégalité totale, par nos gouvernements, sans statuts et sans perspective, moyen de chantage vis-à-vis du droit du travail dans nos pays.

-le rapatriement des sommes d'argent stockés dans les paradis fiscaux aurait suffi pour refaire marcher l'économie de la France (50% de l'économie mondiale transite par les paradis fiscaux).

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Vidéo sur les délocalisations (3.46 min)

Vidéo sur Alstom (5 min)

vidéo d'animation sur les paradis fiscaux (3.42 min)

vidéo sur les délocalisations (3.46 min)

https://www.youtube.com/watch?v=EkFJiTBHl_Q

vidéo sur Alstom (5 min)

https://www.youtube.com/watch?v=dOnGH9v-oIA

vidéo d'animation sur les paradis fiscaux (3.42 min)

https://www.youtube.com/watch?v=9DF2FP5W5nI

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Pour assurer la disparition de la France, Emmanuel MACRON « En Marche » vers plus d'Europe allemande..., s'exprime en anglais en Allemagne !!!!

6 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Emmanuel Macron, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Economie, #Les transnationales, #La lutte des classes

Publié par El Diablo

Emmanuel Macron en opération séduction à Berlin (source photo: lefigaro.fr)

Emmanuel Macron en opération séduction à Berlin (source photo: lefigaro.fr)

Emmanuel Macron à Berlin a donné le ton de sa visite avec un discours très volontariste - en anglais ! - sur l’Europe. « Nous sommes la seule force politique pro-européenne »

Nous voilà prévenus :

Emmanuel Macron « En Marche » vers plus d'Europe allemande...Candidat en France à la présidentielle, il s'exprime en anglais...en Allemagne ! Il est bien le plus dangereux candidat de l'oligarchie

 

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LE SITE « CanempechepasNicolas » CI-DESSOUS:

VOIR ÉGALEMENT LE LIEN CI-DESSOUS:

Emmanuel Macron, ce «petit élève de l’Allemagne»

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