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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #europe supranationale tag

Jour de deuil pour la paix dans le monde : le 04 avril 1949 naissait l'OTAN. Par Sébastien Hairon.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

dimanche 26 février 2017

26 février 1991 : réunion en vue de dissoudre le pacte de Varsovie. Et l'otan, c'est pour quand ?

 
Il y a maintenant 26 ans, le 25 février 1991, une réunion des ministres des affaires étrangères et de la défense du pacte de Varsovie se tenant à Budapest prononçait la dissolution de cette organisation militaire. Fondé  le 14 mai 1955 pour répondre à la menace que représentaient les USA et son organisation militaire, l'otan, qui existait depuis le 4 avril 1949.
En toute logique, la disparition de ce pacte militaire aurait dû avoir pour conséquence la dissolution de l'otan et permettre au monde d'avoir l'espoir qu'il en était enfin fini avec ces superstructures militaristes et belliqueuses. Que neni ! Malheureusement, les USA s'arrogeant unilatéralement comme les seuls vainqueurs de la guerre froide comptaient bien au contraire asseoir encore un peu plus son emprise sur le reste de la planète qui lui échappaient jusque-là, en particulier en Europe centrale et de l'est.
Suite à l'accord tacite passé entre l'Union Soviétique et l'otan, la RDA dissoute suite à la chute du mur de Berlin en 1989 intégrera de facto l'otan. Cet accord stipulait que l'otan n'avancerait pas vers l'est, qu'aucune troupe ou armes nucléaires n'y seraient stockées.Nous savons aujourd'hui ce que vaut la parole de l'otan...
Le 12 mars 1999 la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque rejoignent l'otan.
Le 29 mars 2004 l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie sont happées eux aussi par cette entité insatiable.
Le 1er avril 2009, l'Albanie et la Croatie intègrent eux aussi l'otan.
A ce jour l'otan compte 28 pays membres.
 
 

Cette organisation militaire sous commandement américain ne devrait donc plus exister aujourd'hui. Malheureusement, l'otan sert de paravent à l'hégémonisme militariste états-uniens et  à sa politique belliciste à travers le monde. L'otan permet aux USA de multiplier les opérations d'ingérence sous couvert de cette organisation comme contre la Serbie en 1999 ou en Libye en 2011 et demain peut-être contre les russophones du Donbass voire même contre la Russie.
La trahison étant la marque de fabrique de "nos dirigeants", aucun des présidents ou de chef de gouvernement dénoncent cette forfaiture et la continuité de l'otan dans sa politique vindicative et somme toute dangereuse pour la paix et la stabilité mondiale.
Pire même, en France Nicolas Sarkosy, connu dans le milieu sous le sobriquet de sarko l'américain, et son alter ego, François Hollande dans la droite lignée de la soumission à l'empire américain, ont faits réintégrer la France au sein du commandement de l'otan ! Merci du cadeau !
Ils ne nous restent plus qu'à espérer, qu'un jour cette organisation criminelle implose et disparaisse définitivement dans les poubelles de l'histoire. Pour que ce jour de libération arrive, il faudra fatalement un changement politique majeur en Europe de l'ouest, avec l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle classe politique et surtout de dirigeants qui respecteront leurs engagements à sortir nos pays respectifs de l'otan, mais aussi de cette entité technocratique qu'est l'Union Européenne et cette monnaie d'escroc nommée l'euro !
Vivement l'acte de décès et le pot de départ !

Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

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Sébastien
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En ce 3 avril 2017, les coeurs sont russes. Par Hélène Richard-Favre.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

Les services d'urgence évacuent une victime à Saint-Petersbourg, le 3 avril 2017. Photo Alexabder Bulekov. AFP

Les services d'urgence évacuent une victime à Saint-Petersbourg, le 3 avril 2017. Photo Alexabder Bulekov. AFP

04/04/2017

En ce 3 avril 2017, les coeurs sont russes

L’émotion au plan international est palpable, après l’explosion qui a eu lieu dans le métro de Saint Pétersbourg. Messages, commentaires, réactions, gestes confirment une réelle solidarité humaine.

Certes, il existe aussi des endroits du monde où l’on a accueilli la nouvelle de manière autre, en ont témoigné certaines images diffusées sur un réseau social bien connu.

Et puis, sur ce même réseau, une remarque, celle du directeur adjoint du magazine Marianne laisse aussi dubitatif que songeur. Le journaliste écrit:

Après l’attentat de Saint-Pétersbourg, on attend le moment où la Tour Eiffel exhibera les couleurs russes comme en d’autres circonstances comparables.

Ce constat rappelle qu’en-deça des mots, les marqueurs de la vie politique et des relations internationales demeurent bien ancrés.

La France s’est exprimée par l’entremise de son Ministre des Affaires Etrangères et les condoléances ont été présentées à la Russie. Mais la Tour Eiffel ne sera sans doute pas à l’image de ce qu’elle a pu être en d’autres occasions similaires.

Lors du téléjournal de la RTS, l’événement qui a endeuillé Saint-Pétersbourg a été commenté par le présentateur vedette et la correspondante de la chaîne à Moscou. Quand le premier a évoqué un certain courage des Russes qui encaissent bien, la seconde a su recarder le sujet.

Elle a rappelé comment la Russie s’est montrée très bouleversée tant par les attentats qui ont eu lieu sur son sol que par ceux qui ont frappé, notamment la France.

Merci à elle.

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Courrier du chef d'état major des armées

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La guerre, #L'armée française

Courrier du chef d'état major des armées

Chef d’état-major des armées· lundi 27 mars 2017

 

Mon cher camarade,

 

Je vous écris ces quelques mots depuis l’Australie où je rencontre, en ce moment même, nos homologues militaires. Chaque semaine, des signaux, venus des cinq continents, accréditent l’idée d’une dégradation sécuritaire. Le monde semble, chaque jour, plus instable et plus incertain. Ici, à l’autre bout du monde, je le mesure tout autant. L’évolution n’a pas pu vous échapper ; vous êtes – ou vous serez bientôt – en première ligne.

Nul ne peut dire précisément, aujourd’hui, comment la situation évoluera demain. Le brouillard de la guerre s’épaissit. Le pire n’est pas certain, mais tout devient possible en raison de l’expansion du terrorisme islamiste radical et du comportement belliciste de certains Etats-puissance.

Ces deux types de menaces sont distincts, mais non disjoints. Dans les deux cas, les stratégies reposent sur l’imprévisibilité, l’intimidation et le fait accompli. Dans les deux cas, la conflictualité sort du seul champ physique pour se porter massivement sur le champ virtuel de l’information et du cyber. Dans les deux cas, l’élévation du niveau d’agression passe par la prolifération, les trafics d’armes ou le réarmement.

Car le monde réarme. Deux exemples simplement : l’Asie consacre, cette année, 100 milliards de dollars de plus que l’Europe à sa défense. De l’autre côté du Pacifique, les Etats-Unis projettent d’augmenter leur budget de 9% pour atteindre 639 milliards de dollars, en 2018.

Tout nous indique que nous avons changé d’époque. La France et, plus largement, le continent européen ne sont plus totalement préservés des crises, qui traversent un monde désormais ouvert et globalisé. Nous sommes entrés dans le temps du courage. Nous avons le devoir de regarder la réalité en face ; sans la noircir, ni l’exagérer mais avec le souci de l’exactitude et de la lucidité. C’est le retour de l’histoire.

Je le dis, à temps et à contretemps : face à ces menaces, notre modèle d’armée complet est la meilleure garantie de protection de la France et des Français.

Mais il y a une autre garantie, plus importante encore ? Cette garantie, nous l’avons en nous. C’est notre courage ; notre espérance ; notre sens du service ; nos valeurs. Vous le savez, les temps difficiles permettent souvent aux hommes, comme aux nations de développer ce qu’ils ont de meilleur. C’est le cas aujourd’hui. J’y vois une opportunité.

Sur ce plan, je voudrais terminer sur deux recommandations. Ce sont les deux attitudes à opposer, en priorité, à ces menaces. Etre vigilant, d’abord, pour ne pas être pris, à revers, par surprise. Garder l’œil ouvert. Veiller, ce qui signifie à la fois « rester éveillé » et « protéger ». Etre unis, surtout, car les menaces se nourrissent de la discorde. Elles prolifèrent sur le terreau de la division. Opposons à ces menaces notre unité, notre force, notre cohésion. Il n’y a rien de plus dissuasif !

Comme annoncé précédemment, je vous parlerai, dans ma prochaine lettre, des missions qui évidemment découlent des menaces.

 

Fraternellement,

 

Général d’armée Pierre de Villiers

 

L'armée française enrôle des aigles pour combattre les drones

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« 2 + 2 = 5 !! Répétez-le, ou vous serez exécuté ! » L’édito de Charles SANNAT

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #l'horreur économique

« 2 + 2 = 5 !! Répétez-le, ou vous serez exécuté ! » L’édito de Charles SANNAT

« 2 + 2 = 5 !! Répétez-le, ou vous serez exécuté ! » L’édito de Charles SANNAT

« 2 + 2 = 5 !! Répétez-le, ou vous serez exécuté ! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je suis ébahi par les changements.

Je ne parle pas du changement naturel et du cours naturel de l’évolution des choses.

Je pense aux changements imposés.

Je pense aux changements que l’on vous impose. De force.

Et je dis bien… de force.

Jusqu’à ce que cela rentre. Jusqu’à ce que vous ayez intégré ces nouvelles vérités.

Ces nouvelles vérités deviennent des dogmes.

Ces dogmes, vous ne pouvez pas les remettre en cause sinon vous serez qualifié de raciste, de fasciste, de complotiste, de xénophobe ou d’homophobe.

Vous n’avez plus le droit de penser certaines réalités ancestrales sous peine d’excommunication sociale immédiate. Pour les cas les plus graves, d’autres moyens de « redressement » par la coercition existent.

Comme vous pouvez le voir sur cette vidéo, remarquable dans son art cinématographique, il est assez facile de faire dire à une classe entière que 2 + 2 = 5.

C’est une simple question de force.

Ces méthodes ont existé. Aussi bien sous l’Allemagne nazie, que dans l’URSS de Staline. Encore plus chez Mao ou chez Pol Pot !

« Chez nous, c’est différent ! » Non, c’est exactement pareil !

La seule différence que je vous concède entre notre système et celui de la vidéo ou de Pol Pot, c’est uniquement que vous n’êtes pas encore mis en camps de redressement lorsque vous pensez différemment.

Je précise bien « pas encore » !

Mais je dois vous avouer qu’il y a de quoi tout de même se poser la question quand j’entends autant de haine à l’égard de ceux qui osent défier le mondialisme et l’européisme.

2 +2 = 5 donc.

L’euro c’est la croissance. 2 +2 = 5

L’euro c’est la prospérité. 2 +2 = 5

L’Europe c’est la paix. 2 +2 = 5 (pour ceux qui n’ont pas suivi avec 300 morts dans les rues de Paris, et l’absence de frontière, effectivement il faut quand même dire que l’Europe c’est la paix, sans oublier que nous portons partout la guerre).

L’Europe c’est la paix. 2 +2 = 5. Demandez aux Ukrainiens.

L’Europe c’est la paix. 2 +2 = 5. Demandez aux Libyens.

Il faut plus d’Europe. 2 +2 = 5.

La mondialisation c’est la prospérité. 7 millions de chômeurs. 10 millions de pauvres dans notre pays. 2 +2 = 5.

Je peux vous faire une très longue liste des absurdités dont on vous bourre le crâne. Le refus de l’Europe ou de la mondialisation c’est le « repli sur soi », c’est la « Corée du Nord » ! 190 pays disposent de leurs frontières, de leurs banques centrales, de leur armée et de leur indépendance. Sur 190, il n’y a qu’une seule « Corée du Nord ». 2 +2 = 5.

2 +2 = 5 et vous devez lutter individuellement et collectivement contre la propagande, et la manipulation de votre pensée.

Soyez libres. Car 2 +2 = 5 n’ont jamais fait 5, et même dans les pires situations, il restera au fond de chacune et de chacun cette inextinguible soif de liberté et de vérité.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

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Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg

  • Par

Une explosion s'est produite aujourd'hui dans le métro de Saint-Pétersbourg, rapporte le site d'information russe Life News. Selon des informations préliminaires citées par l'agence Interfax, l'explosion a fait au moins dix morts, tandis que l'agence de presse RIA fait état d'au moins dix blessés.

Les causes n'étaient pas connues dans l'immédiat.

» EN DIRECT - Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg, au moins 10 morts

Le site Life News a diffusé des images de blessés allongés sur un quai. Il a également publié une photo montrant la porte éventrée d'un wagon du métro.

D'autres médias russes dont l'agence de presse RIA ont également signalé une explosion dans le métro. Un journaliste de Reuters a vu une dizaine d'ambulances s'approcher de la station Sennaïa Plochtchad.

Le site Fontanka indique pour sa part que trois stations du réseau ont été fermées aux voyageurs.

> Lire: Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg, plusieurs morts

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 L’OTAN menace notre sécurité. Le journal suisse"LE TEMPS".

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN.

 
Non, la Russie n’est pas l’agresseur et ne menace aucunement les Pays Baltes, la Pologne ou la Suède. A l’implosion de l’URSS et du Pacte de Varsovie, la bévue stratégique des Etats-Unis et de leurs alliés a été de ne pas refonder l’architecture i...
© REUTERS/Yves Herman

Opinion

L’OTAN menace notre sécurité

Ce n’est pas la Russie qui menace l’Europe, mais les Etats-Unis et ses alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) qui déstabilisent le monde, estiment Gabriel Galice, Daniele Ganser et Hans von Sponeck

Dirigeants russes humiliés

Non, la Russie n’est pas l’agresseur et ne menace aucunement les Pays Baltes, la Pologne ou la Suède. A l’implosion de l’URSS et du Pacte de Varsovie, la bévue stratégique des Etats-Unis et de leurs alliés a été de ne pas refonder l’architecture internationale de sécurité. Oubliée la Charte de Paris (1990) qui promettait la paix à l’Europe. Dans son livre, Le Grand échiquier – l’Amérique et le reste du monde, Zbigniew Brezinski posait en 1997 la question de savoir s’il fallait intégrer la Russie dans l’OTAN et dans l’UE. Il finissait par privilégier la sécurité tactique sur la paix stratégique, non sans prévoir que cela déclencherait des réactions russes.

Il préconisait l’intégration de l’Ukraine, l’un des cinq «pivots géopolitiques» de l’Eurasie, dans l’OTAN et dans l’UE. En 2010, Charles A Kupchan, Professeur à Georgetown University, proposait d’intégrer les Russes dans l’OTAN. Oubliant la promesse des USA aux Russes, lors de la réunification allemande, de ne pas étendre l’OTAN à l’Est, les Occidentaux n’ont eu de cesse de repousser, d’encercler et d’humilier les dirigeants russes successifs. Quoi que nous pensions du régime russe, le principal défaut de Vladimir Poutine (et de bien d’autres pays du monde), aux yeux des Occidentaux, est de cesser d’acquiescer aux volontés hégémoniques occidentales.

La CIA en embuscade

Après l’illégale guerre d’Irak, l’extension du nombre de pays membres de l’OTAN et l’expansion tous azimuts de son aire d’action, le renversement du régime de Kadhafi en Libye, puis ce que nous considérons comme un coup d’Etat en Ukraine organisé et soutenu par les Etats-Unis, auront été les lignes rouges déclenchant les ripostes russe et chinoise qui avaient déjà constitué l’Organisation de Coopération de Shanghai après le premier élargissement de l’OTAN. Il aura fallu les opérations en Libye et en Ukraine et l’appui de l’occident (dès 2006 selon Time Magazine du 19 décembre 2006) aux «rebelles» résolus à renverser le régime syrien, pour que les Russes soutiennent surtout l’autonomie de la Crimée et interviennent militairement en Syrie.

Tandis que la CIA a surveillé l’élection présidentielle française de 2012, que la NSA, espionne partout entreprises, organisations et particuliers, la mode est d’imputer aux dirigeants russes une ingérence directe dans les élections américaines, françaises, allemandes.

Les pays européens renforcent leur alignement sur la politique étrangère des Etats-Unis, embargo contre la Russie inclusivement. Le Président François Hollande parachève la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, entamée par Nicolas Sarkozy.

Et les pays neutres?

Et les pays neutres? La Suède rétablit la conscription, ce au moment de la diffusion sur Arte d’un reportage édifiant intitulé «Guerre froide dans le Grand Nord». L’Etat-major suédois manœuvrait naguère de concert avec l’OTAN et les Etats-Unis, ce à l’insu du gouvernement d’Olof Palme qui préconisait la détente avec Moscou… et qui en mourut assassiné. L’adhésion de la Suisse au Partenariat pour la paix (ou PpP) de l’OTAN vaut-elle neutralité? William Perry, ex-Secrétaire à la Défense a déclaré: «La différence entre l’adhésion pleine et entière à L’OTAN et le PpP doit tendre à devenir plus ténue qu’une feuille de papier». Des avions suisses survolent la Baltique aux côtés de chasseurs de l’OTAN.

Non, l’OTAN, devenue une alliance offensive, n’assure pas notre sécurité. Misons sur l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), dialoguons avec la Russie et mettons en œuvre les articles 46 et 47 de la Charte de l’ONU, stipulant un comité d’état-major auprès du Conseil de Sécurité.

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Des chars US aux portes de la Russie

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Des chars US aux portes de la Russie

Des chars américains se sont considérablement rapprochés de la capitale russe.  

« Pour une première fois dans l’histoire, des chars américains sont parvenus à 700 km de Moscou », a écrit sur son compte Twitter, Murad Gazdiev, le journaliste de la chaîne RT.

En fait, les États-Unis n’ont pas dissimulé leur attrait pour étendre, dans le cadre de l’Alliance de l’Atlantique Nord, leur présence en Europe de l’Est ; « cela dit, au moins trois pays baltes seraient concernés par ce nouvel emplacement des chars américains », précise RT.

Cette actualité a fait vite réagir l’agence de presse Russia Insider qui a écrit à son tour : « Imaginez que les chars russes soient déployés à 700 km de Washington. Maintenant, imaginez la réaction de la chaîne CNN et pleurez à haute voix… »

Des experts des questions militaires ont déjà averti, à maintes reprises, que le déploiement des forces militaires américaines en Estonie serait la source de controverse et au détriment des relations américaines.

Début mars, le ministère de la Défense d’Estonie a officiellement annoncé que plus de 1 200 militaires de la Grande-Bretagne, de la France et du Danemark seraient transférés vers le pays d’ici fin avril. Selon l’édition du 15 mars 2017, de la chaîne RTBF, « le plus septentrional des pays baltes accueillerait ainsi un bataillon de l’OTAN et les effectifs de l’Alliance en Estonie dépasseront 1 500 hommes. Certains experts pensent qu’un tel “renforcement de la capacité défensive” provoquera tôt ou tard la Russie à la riposte. »

presstv.com


 
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Fonction publique : nos voisins européens font-ils mieux que nous ? ( Gazette des Communes)

1 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #Services publics

Fonction publique : nos voisins européens font-ils mieux que nous ? ( Gazette des Communes)

Publié le 31/03/2017 • Par Claire Boulland • dans : A la une, France, Toute l'actu RH

RetraiteOlivier Le Moal - FotoliaConfrontés, eux aussi, aux enjeux de la maîtrise de la dépense publique et de l’efficience des services publics, les pays européens font évoluer le cadre de leurs agents. Si les modèles semblent difficilement transposables, il serait bon que la France s’inspire de certains de leurs aspects.

« Comparaison n’est pas raison. » Un adage qui prend tout son sens à l’examen des fonctions publiques européennes. « La droite prend souvent en exemple nos voisins […]. Mais si l’on prend le temps de regarder dans le détail, on se rend compte que les choses ne sont pas si simples », écrivait sur son blog la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, en octobre dernier, au moment des débats pour la primaire à droite.

Les candidats LR rivalisaient alors de propositions concernant le nombre de postes de fonctionnaires à supprimer et l’évolution du statut. Certes, les rapprochements ne sont pas aisés. D’abord, parce que la notion de service public diverge d’un pays à l’autre ; ensuite parce qu’il n’existe pas toujours de différence significative de traitement entre des agents de la fonction publique d’Etat et ceux de la fonction publique locale.

Pour autant, face à certaines affirmations - « les fonctionnaires sont trop nombreux », « ils sont employés à vie », « il faut moderniser le statut » -, ne convient-il pas de s’attarder sur les modèles développés par les pays européens ?

« La France n’a pas plus de fonctionnaires »

Non, « la France n’a pas plus de fonctionnaires que les autres pays, si on les rapporte au nombre d’habitants », recadre Xavier Timbeau, directeur de l’Observatoire français des conjonctures économiques. En 2015, le pays comptait 85 personnes relevant de la fonction publique (30 pour la territoriale) pour 1 000 habitants, contre 61 pour l’ensemble de l’Union européenne, mais loin derrière le Danemark (145 pour 1 000), la Finlande (129) ou la Suède (123). L’économiste considère que le véritable enjeu n’est pas la question des effectifs, mais la qualité des services publics.

Bien qu’il n’existe pas d’enquête au niveau européen permettant d’évaluer l’ensemble de ces services, les études « Pisa » (pour « programme international pour le suivi des acquis des élèves ») sur l’éducation scolaire, menées par l’Organisation de coopération et de développement économiques, montrent que la France est à la traîne dans ce domaine. « Il s’agit peut-être de faire le lien avec le fait que, à part en Italie, en Grèce, en Espagne et en Hongrie, aucun pays d’Europe n’investit moins dans l’éducation scolaire que la France… » Cela pousse Xavier Timbeau à penser que la qualité des services dépend des incitations que reçoivent les agents à les produire : rémunérations, parcours professionnels, sens de l’action.

Le statut se réinvente ailleurs

Les élèves administrateurs territoriaux de la promotion 2016-2017 de l’Inet ont récemment souhaité éclaircir ces aspects (1). Première observation : les Européens ont en commun le principe d’égalité d’accès aux emplois publics, mais il existe une dualité « persistante » des systèmes de l’emploi (reposant sur le contrat) et de la carrière (sur le statut), pour lesquels aucune étude ne permet, pour l’heure, de comparer l’efficience. Comme en France, on remarque au Portugal, en Irlande ou en Grèce une corrélation entre la centralisation et le système de la carrière. Les fonctionnaires sont employés « à vie » par le biais d’un contrat de droit public et à la suite de l’obtention de diplômes spécifiques à certains cadres d’emplois.

A l’inverse, en Italie, en Suède ou au Danemark, il existe un lien étroit entre la décentralisation et le système de l’emploi, se caractérisant par une relation contractuelle basée en partie sur le droit commun du travail et des facilités de mobilité. En outre, l’expérience professionnelle acquise dans le secteur privé est reconnue au moment de l’embauche.

Carte

 

Le système de l’emploi peut rimer avec « l’emploi à vie », comme le montre le modèle allemand : un contractuel peut y accéder après quinze ans de service. Persuadés qu’il permet une plus grande efficacité des services de proximité et qu’il met fin à certains privilèges et au clientélisme, d’autres pays ont récemment basculé vers le système de l’emploi. Tel est le cas de l’Italie : seuls les agents de l’Etat ont le statut de fonctionnaire.

Il n’existe pas de données permettant de positionner les salaires des fonctionnaires français par rapport à leurs homologues. L’Inet a néanmoins fait le constat que s’ils connaissent un système de rémunération statutaire, c’est-à-dire un avancement selon le principe de l’ancienneté, bloquant toute évolution salariale sur des durées parfois très longues, fixées par le législateur, ce système est de moins en moins prépondérant en Europe et s’assortit, qui plus est, d’un recul du système des grilles indiciaires.

Parallèlement, l’individualisation des rémunérations et la progression salariale « au mérite », jugé par l’employeur public par l’intermédiaire des managers, en fonction des objectifs assignés et atteints, sont de plus en plus développées. En Allemagne, par exemple, ont été mises en place des primes liées à une performance évaluée sur une période allant de trois mois à un an ou des primes destinées à compenser « une charge de travail exceptionnelle », sur des périodes allant de sept mois à cinq ans.

35 heures : dans la fourchette basse

Par ailleurs, deux tendances se dessinent : d’une part, le déploiement du système de la convention collective avec valeur contraignante et la négociation individuelle, d’autre part, la décentralisation de plus en plus significative du dialogue social. Arnaud Mellaerts, du secteur « international » à la fédération des services publics de la CGT, observe à cet égard que, si le dialogue social a abouti dans les pays du Nord et de l’Est, « c’est principalement parce que les règles y sont respectées. Par exemple, il ne s’y passerait pas ce que nous avons vécu avec l’accord relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations des fonctionnaires, à savoir une adoption du protocole sans la majorité des voix des syndicats… ».

Enfin, la moyenne de la durée hebdomadaire légale du temps de travail dans les administrations européennes s’établissait à 37,6 heures en 2011. La France se situait, à cette époque avec le Portugal, dans la fourchette horaire la plus basse, souligne Philippe Laurent, président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale, dans son rapport sur le temps de travail présenté en mai 2016. Et de relever aussi que par « le jeu cumulé des congés annuels, des RTT et des autorisations d’absence », le pays bénéficie d’un socle réglementaire parmi les plus favorables.

L’expérience des Portugais, qui ont par la suite vécu une crise économique justifiant la hausse de la durée légale de travail des fonctionnaires jusqu’à 40 heures, revient souvent dans l’argumentaire des pro - 39 heures en France. Pourtant, peu d’études fiables permettent d’apprécier les effets de cette réforme. Notons tout de même que le Portugal, fort d’une situation économique relevée, a annoncé, en milieu d’année dernière, le retour progressif des 35 heures pour l’ensemble de ses fonctionnaires.

Tableau

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MACRON EST-IL UN AGENT DES USA? Par yvster14

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN.

MACRON EST-IL UN AGENT DES USA?

  • 10 mars 2017
  • . Néanmoins, je vous enjoint de lire l'article qui suit. C'est une théorie qui, d'après ce que j'ai pu voir en l'ascension fulgurante de Macron, tient la route. Seule une révélation de wikileaks pourrait étayer cette thèse. A voir d'ici les semaines à venir, donc. Source: https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/08/macron-cible-par-la-cia/
 

CETTE QUESTION SERA-T-ELLE AU CENTRE DE LA PROCHAINE REVELATION

DE  JULIAN ASSANGE ?

Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle  vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments.   Bonne lecture.

Propos liminaires

Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est qu’un postulat!) que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?

Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia: “ Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.

Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?

Peut – être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des russes qui le considèrent alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est elle plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le parcours de Macron.

Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs: tout faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche et rester dans un schéma de la mondialisation de l’Économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces idées sortent de la tête de ce brillant énarque? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle définit par les États Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.

Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !

L’histoire incroyable de MACRON, le nouveau messie français.

Le contexte

Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondations privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think tanks dans la monde. Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est la centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant.Rassurez vous, elle n’est pas loin. Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.

L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre« les populismes » (tiens, tiens,) et les extrêmes.

La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution Européenne.

En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think tank néoconservateur américain, a réuni plusieurs think tanks français et européens, de gauche comme de droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont, ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.

Vous avez bien lu ? Le « NON » à la constitution européenne serait donc le fait d’une vague populiste !

Vous avez donc compris que les américains sélectionnent, forment et financent des individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et les extrêmes pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants » qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.

Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune énarque, que des parrains bien intentionnés ont calibré, jour après jour, en« leader politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.

 Macron entre dans la cour des grands.

Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du Préfet de l’Oise. Ce dernier le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.

Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarché. Homme de réseaux et d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel. Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.

Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les progressistes américains dont John Podesta, relation de Hermand, est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think tank « progressiste » qu’il préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

  Macron calibré au programme de la NED

  1. Le formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet

En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet le prend sous sa protection. Pourquoi? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le messie libéral de demain? Il n’y a aucun doute. A l’inspection des finances Jouyet est une sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il mise sur le jeune énarque.

Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion “néo-cons” aux Etats Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à propos du “non” à la constitution européenne).

Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders Politiques d’Avenir ». Inutile de vous dire qui sont les intervenants et les sujets abordés (voir le site Aspen France) c’est édifiant! Laurent WAUQUIEZ , Jérôme GUEDJ, Olivier FERRAND, Cécile DUFLOT, Najat VALLAUD-BELKACEM, Jean Vincent PLACE sont les membres le plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron. Mais lui il était en prise direct avec le président.

Pour être plus concret, Michael Bloomberg,  ancien maire de New York et 8 ème fortune mondiale a rencontré Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne pour parler économie. Bloomberg au travers de « Bloomberg Philanthropies » travaille depuis de nombreuse années en partenariat avec l’Institut Aspen.

Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l élection présidentielles 2007 Jouyet et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche – droite entre Royal et Bayrou . Il y entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est

2. Le formation économique : la mondialisation de l’économie de  Jacques Attali.

Cette même année, Jouyet va suggérer le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est le saint des saints de libéralisme européiste. Socialistes et libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).

Quel est l’objectif de Jacques Attali? Défenseur des la constitution et de l’établissement d’un état de droit mondial, condition pour lui de la démocratie et des droits de l’Homme (tu parles!), il pense en postulat que l’économie régulée par une institution de surveillance financière mondiale peut être une solution à la crise. Cette institution financière serait une première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale dont l’Union Européenne peut devenir un laboratoire. Tout est dit. Emmanuel Macron a bien compris la leçon puisqu’il propose  dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un parlement économique européen et d’un budget européen.

C’est grâce à cette commission que Macron va développer ses réseaux. Il va notamment y rencontrer Serge Weinberg, homme d’affaire proche de Fabius. Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la “Trilatérale” dont les objectifs ont inspiré Attali.

Cette organisation privée a été créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bliderberg et du Council Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Asie du Pacifique (trois zones clés du monde, pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique.

En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présente Macron à François Henrot ami intime de Wienberg. Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild.

Macron est recruté, il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

Destinée à favoriser les liens entre la France et les Etats Unis, la French American Fondation est née en 1976, durant ds heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux Etats Unis entre le président Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing. L’activité de cette fondation est centrée sur le programme Young Leaders dont la mission est de trouver les personnes qui feront l’opinion et qui seront les dirigeants de leurs sociétés respectives. Ils sont né en 1981, avec pour parrain l’influent économiste libéral franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre temps équivalent aux Etats Unis, toujours dans des villes différentes, toujours avec des intervenants de très haut niveau. Les Young Leaders français sont (liste non exhaustive): Juppé, Pécresse, Kosciusko Morizet, Wauquiez, Bougrab, Hollande, Moscovici, Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut – Belkacem, Aquilino Morelle, Bruno Leroux, Olivier Ferrand, Laurent Joffrin (Nouvel Observateur), Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde).

Coté américain : Bill et Hillary Clinton….Macron sera promu, lui, en 2012.

L’ascension et l’apothéose.

Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie.

Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République.

Beau parcours, non?

Le 16 avril 2014 Jean-Pierre Jouyet deviendra Secrétaire Générale de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au cœur de la République.

C’est un véritable coup d’État! Soft, certes, mais un coup d’État!

MACRON a-t-il été ciblé par la CIA?

 Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans une e-mail d’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était “un banquier en fusions et acquisitions” chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection Générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie”.

« Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Economie» est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait ce pas plutôt « pouvant aussi devenir ministre de l’Économie » ?

Pourquoi cette précision ?

Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son Ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son Ministre de l’Économie deux ans plus tard)…

Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel?

Au moment de la rédaction du mail, il est écrit que Macron est “banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris” C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de “La Rotonde” chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani Ferry ceux là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour  composer le  futur gouvernement.Et au moment de l’envoie de l’e-mail, elles ne pouvaient pas avoir eu lieu.

Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait à haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton? La CIA via les interceptions  de la NSA ou quelqu’un d’autre?

Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, cet e-mail n’est pas adressé à n’importe qui mais à Hillary Clinton alors Secrétaire d’Etat d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande? 

En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Médiapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais la NSA a affirmé que ces écoutes n’avaient jamais touché les chefs d’État mais leur entourage.

Macron a-t-il était placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée? Et si oui, les Etats Unis cherchaient ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence?

Y-a-t-il eu collusion entre les Etats Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron?

A la vue de son parcours, la réponse est oui!

Une  preuve?

L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, progressiste et européiste soutenu par les milieux politico- financiers. Toute cette stratégie  reposent sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale.

On comprend mieux l’inquiétude des russes qui se retrouvent avec un scénario à l’Ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe.

Un président français choisi directement par les américains? De Gaulle va se retourner dans sa tombe.

C’est peut-être ce scénario que nous révélera Assange dans les prochaines semaines.

Nota Bene : Ceux qui sont intéressés par cette publication trouveront une nombreuse documentation sur la toile. Mais attention aux sites complotistes ou confusionnistes ! Privilégiez les recherches universitaires!Voici les références des travaux qui ont permis d’écrire cet article :

  • Bulgarie Contre la dérive populiste, des « think tanks de gauche » La Vie des Idées  numéro de mai/juin 2007 La Vie des Idées est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon.

  • A propos de la NED, voir Ghilhot Nicolas, « Les professionnels de la démocratie : logiques savantes et logiques militantes dans le nouvel internationalisme américain », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 139, Septembre 2001, pp. 53-65.

  • A propos de  Jacques Attali son livre Demain, qui gouvernera le monde ?, Fayard, 2011.

  • A propos de Jean-Pierre Jouyet article dans Le nouvel Economiste – n°1385 – Du 26 avril au 2 mai 2007 –

  • A propos de tous les protagonistes y compris Macron divers articles de presse recoupés

  • A propos de WikiLeaks , Libération et Médiapart/ 2017

  • A propos de la Trilatérale http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677

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Le fabuleux discours de Donald Tusk à Rome, face à un détail de l’Histoire. Le journal Ruptures.

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #le nazisme

Le fabuleux discours de Donald Tusk à Rome, face à un détail de l’Histoire

Tusk à Rome

Tout le monde connaît Donald Trump. Mais qui connaît Donald Tusk ?

A l’attention des 99% d’impardonnables ignorants qui n’ont jamais entendu parler de ce noble personnage, précisons qu’il s’agit de l’homme le plus important de l’Union européenne, puisqu’il préside le Conseil européen formé des vingt-huit chefs d’Etat et de gouvernement. Il vient d’ailleurs d’être reconduit à ce poste le 9 mars par ces derniers. Il avait été le Premier ministre polonais de 2007 à 2014.

Il fut donc l’un des très nombreux orateurs qui s’exprimèrent à Rome à l’occasion du soixantième anniversaire du Traité du même nom. C’était le 25 mars, lors d’une célébration mémorable qui cloua littéralement les 500 millions de citoyens européens passionnés devant leurs téléviseurs, tant personne n’imaginait manquer cet événement historique. Il fut celui qui a brandi les signatures des vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement qui entendent bien poursuivre la merveilleuse aventure au moins « jusqu’à son centenaire », selon la promesse de son compère de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

M. Tusk, donc, prononça une brève allocution, où il s’efforça de prendre de la hauteur par rapport aux crises et bisbilles internes qui font le quotidien bruxellois. Il y rappela que sa propre naissance coïncida avec celle de la Communauté européenne (malgré ces soixante ans de part et d’autre, aucun ne se résigne à la retraite), censée – selon l’historiographie très officielle – avoir permis « la paix sur le continent ». Et le Polonais de rappeler que sa ville natale, Gdansk, avait été « détruite par Hitler et Staline».

Renvoyées dos à dos

Manière de renvoyer – implicitement mais clairement – l’Allemagne nazie et l’URSS dos à dos. Dans le parterre des dirigeants européens, nul n’a moufté. Et on peut prendre le pari qu’au sein de l’aréopage qui l’entourait durant les festivités – le président français, la chancelière allemande, le président du Conseil italien, celui de la Commission européenne et la vaste escouade des puissants qui tentaient de festoyer dans le centre de la ville éternelle – nul n’a songé à lui rappeler un détail de l’Histoire. A savoir qu’il y eut, lors de la seconde guerre mondiale un agresseur (la guerre commença officiellement par l’invasion de la Pologne par la Wehrmacht le 1er septembre 1939) et, le 22 juin 1941, un agressé.

Que ce dernier, en l’occurrence l’Union soviétique, a payé un tribut sans précédent historique – plus de vingt-cinq millions de morts – à cette tragédie, soit plus que tous les autres pays réunis. Et, surtout, que c’est grâce au sacrifice inouï mais aussi à l’effort militaire sans commune mesure avec tous les autres Alliés que le sort de la guerre fut scellé par l’écrasement du nazisme. Sans les batailles de Koursk et de Stalingrad, sans les 34 millions de Soviétiques mobilisés et les 360 divisions de l’Armée rouge qui combattirent la Wehrmacht (à comparer au 90 divisions américaines au plus fort de leur engagement), M. Tusk n’aurait sans doute pas chanté en 2017 les louanges de l’Europe. Quoique.

Celui-ci a tenu à rappeler sa jeunesse « sous le joug communiste » : « j’ai vécu plus de la moitié de ma vie derrière le rideau de fer, là où il était interdit ne serait-ce que de rêver aux valeurs européennes » au rang desquelles figure notamment « la dignité humaine ». C’était à l’époque de la Pologne socialiste, où il était en effet impossible de rêver au chômage et à l’absence de perspective pour la jeune génération.

L’intervention de M. Tusk a eu au moins un mérite : rappeler les gênes fondateurs de l’intégration européenne : celle-ci est née de, dans et par la guerre froide.

Heureusement, tout cela est aujourd’hui forclos. Les jeunes Polonais peuvent librement chercher du travail au sein de l’UE – ils sont ainsi plus de 830 000 à avoir émigré rien qu’au Royaume-Uni, certainement mus par le seul amour des voyages. Il est vrai que Donald Tusk lui-même est un travailleur détaché à Bruxelles.

Ce dernier a, dans la foulée, salué « les millions de gens qui, aujourd’hui, défilent dans les rues de nos capitales, à Rome, à Varsovie, et même à Londres » pour fêter l’Europe. Des millions ? Mais que fait le Décodex ?

Plus sérieusement, l’intervention de M. Tusk a eu au moins un mérite : rappeler les gênes fondateurs de l’intégration européenne. Celle-ci est née de, dans et par la guerre froide. Chassez le naturel, il revient au galop.

Chacun est, après tout, libre d’oublier M. Tusk. Il est en revanche des repères historiques dont il est parfois bon de se souvenir.

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