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Le blog de Lucien PONS

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L’anglicisation est un tabou pour des étudiants de HEC

6 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #francais colloque, #La France, #defense de la langue française

L’anglicisation est un tabou pour des étudiants de HEC

Plusieurs d’entre eux ressentent un malaise, mais ont peur d’en parler avec la direction

L’anglicisation est un tabou pour des étudiants de HEC

Coup d'oeil sur cet article

 

L’anglicisation est un sujet tabou chez les étudiants francophones de HEC, affirme un diplômé de 2015. Selon lui, plusieurs étudiants craignaient d’en parler à la direction de peur de s’attirer des ennuis.

«Dans le milieu des affaires, la question du français n’est pas toujours bien vue et on se faisait souvent répondre que “les affaires, ça se fait en anglais”, explique l’ancien étudiant diplômé du MBA francophone qui a requis l’anonymat. Plusieurs n’osaient pas dénoncer publiquement un enjeu qui, pourtant, les affectait directement.»

Depuis 2000, la maîtrise en administration des affaires (MBA) de HEC Montréal compte une cohorte en français et une autre entièrement en anglais.
uniquement en anglais

Le discours de cet ex-étudiant rejoint celui de professeurs publié hier dans nos pages. Ceux-ci estiment que l’anglicisation fait de leur institution une pâle copie de l’université américaine Harvard.

Le diplômé à qui nous avons parlé explique que pour plusieurs conférences, et plus particulièrement pour celles qui sont offertes aux deux cohortes du programme, les invités s’exprimaient uniquement en anglais.

«Un homme d’affaires anglo-montréalais a commencé son allocution en français, mais on lui a demandé de parler anglais, illustre-t-il. On a aussi demandé à des francophones de faire leur conférence en anglais, mais certains le baragouinaient et ça peut finir par être pénible à écouter.»

Il précise que ces conférences étaient obligatoires et matière à examen et à évaluation.

Il ajoute que dans plusieurs cours, les manuels étaient uniquement en anglais et que les professeurs ne faisaient pas toujours l’effort de trouver des textes en français.

«Je comprends l’anglais, mais ça me dérangeait quand même, dit-il. Pour moi, c’était une question de principe, on m’a vendu un MBA en français.»

Cet étudiant a longuement hésité avant d’en parler à la direction et à l’association étudiante du MBA. «Je ne voulais pas passer pour un radical de la loi 101!» dit-il.

Finalement, l’association étudiante n’a pas souhaité aborder la question de front pour ne pas nuire à ses relations avec l’administration, selon cet étudiant. Il a donc rencontré la direction à titre personnel.

Rien n’a changé

«Malgré ma rencontre, rien ne semble avoir changé à HEC depuis deux ans, bien au contraire», déplore-t-il.

L’association étudiante du MBA avait refusé de parler au Journal en mai au sujet de la controverse sur l’album des finissants en anglais. Elle a de nouveau refusé de commenter, tout comme son ancien président.

Anne Shiraishi, secrétaire générale de l’association, a précisé que le directeur du MBA, Louis Hébert, a rappelé en mai l’importance du français dans ses communications.

Quant au 1er cycle, l’association des étudiants de HEC a déclaré qu’elle appréciait la possibilité de suivre des cours en anglais. Elle a toutefois insisté sur l’importance de maintenir une formation entièrement en français.

Plusieurs étudiants rencontrés à la cafétéria de l’établissement ont aussi partagé ce point de vue et ont vanté l’importance de parler anglais dans le milieu des affaires.

« HEC trahit sa mission »

L’anglicisation est un tabou pour des étudiants de HEC
Maxime Laporte
Président, Société Saint-Jean-Baptiste

La Société Saint-Jean-Baptiste s’inquiète de l’anglicisation de HEC. La Société a joué un rôle important dans la création de l’institution en 1907, rappelle son président Maxime Laporte. «Le but était de favoriser l’émancipation économique des francophones, mais, aujourd’hui, HEC trahit sa mission historique», croit-il. Il est d’avis que cette université s’inscrit désormais dans une logique affairiste néolibérale qui ne sert en rien les intérêts du Québec. Il déplore aussi le fait que des francophones enseignent à d’autres francopho­nes en anglais. «C’est une aberration, fustige-t-il. Ça ne sert à rien de faire concurrence à Harvard. HEC Montréal est un des chefs de file dans le marché francophone et doit le rester et l’être davantage. C’est une question de dignité.»

L’anglais dans les autres universités

  • L’Université de Sherbrooke offre depuis 2014 un baccalauréat en administration des affaires (BAA) bilingue où le tiers de la formation se fait en anglais. On compte deux groupes dans le cheminement bilingue contre cinq dans celui en français. Pour le moment, ils n’ont pas de MBA uniquement en anglais. Des conférences non obligatoires peuvent se dérouler en anglais.
  • Depuis 2011, l’Université Laval offre la possibilité aux étudiants au BAA qui le souhaitent de suivre jusqu’à 50 % de leurs cours en anglais, mais aucune mention «bilingue» n’apparaît sur le diplôme. L’Université offre aussi depuis 2011 un MBA où un minimum de 60 % des cours en anglais est exigé, mais il peut aussi être fait entièrement en anglais.
  • L’École de gestion de l’UQAM offre une trentaine de cours en anglais par année au 1er cycle et au 2e cycle. Pour les étudiants qui le souhaitent, il est possible de suivre la moitié des cours du BAA de l’ESG en anglais. Sur les quelque 2500 étudiants au BAA, environ 1000 suivent au moins un cours en anglais pendant leur formation, nous précise le vice-doyen à l’international, Benoit Bazoge. L’ESG n’offre pas de MBA en anglais au Québec. «Ce serait bizarre pour nous étant donné que McGill et Concordia répondent déjà à cette demande», dit-il. Les conférences où les invités parlent en anglais ne sont pas obligatoires.
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Russie : et encore une “fake news” du journal Le Monde… Article repris sur le site "Les Crises".

6 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Les média

Encore du boulot sérieux du journal Le Monde

Le 31 décembre, grande nouvelle : les “hackers russes” (apparemment les plus bêtes du monde, puisqu’ils se font “identifier” facilement) ont piraté le réseau électrique américain – super crédible…

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“Information” venue de l’AFP :

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qui l’a prise sur le Washington Post, grand pourfendeur aussi des “fake news” :

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La veille, CNN avait affirmé que Vladimir Poutine avait demandé la fermeture de l’école américaine de Moscou

Bon, après, le Washington Post s’est rétracté :

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suscitant une palanquée de retours arrières :

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Ah non, le Huffinfton Post n’a pas corrigé – Groupe Le Monde oblige… ? Une fake news pour l’éternité… ?

Oui, vous avez bien lu, ce gros délire juste parce qu’un fournisseur d’électricité a trouvé un virus (soit disant russe, et qui n’avait encore rien fait) dans un PC portable non relié au réseau….

Ce qui suscité la colère de beaucoup de professionnels :

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ce à quoi l’AFP a répondu :

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L’AFP a failli présenter ses excuses – oups, et puis non…

On appréciera donc le souci de la vérification des informations, surtout sur un sujet aussi sensible (pitié, arrêtez de faire des articles obsessionnels sans preuves avec le mot Russie dedans pendant 15 jours, svp, qu’on souffle…).

Bref, encore une illustration du naufrage du journalisme en général et du Monde en particulier (incapable de temporiser pour contrôler une information et exiger des preuves), pleurant depuis deux mois sur le fait que des fake news se répandent, et qui est pris la main dans le pot de confiture comme un vulgaire site “pute à clics” prêt à tout pour insérer les mots “russe”, Poutine, Trump ou hackers…

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Goebbels peut aller se coucher. Rédigé par Observatus geopoliticus , le 5 Janvier 2017 .

6 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Les média

Goebbels peut aller se coucher

5 Janvier 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Le boiteux d'Hitler doit se retourner dans sa tombe en voyant le degré de perversion propagandiste de nos bonnes démocraties occidentales depuis 25 ans. L'élève a dépassé - que dis-je ! - écrasé le maître. Certes, cela avait déjà commencé auparavant ("incident" du Golfe du Tonkin etc.) mais le niveau atteint depuis dépasse l'imagination.

Le mot "démocratie" n'est pas anodin ici, car le mensonge en est malheureusement constitutif, du moins en politique étrangère. Lorsqu'un gouvernement démocratique souhaite déclencher une guerre, il doit "travailler" son opinion publique afin de la convaincre du bien-fondé de la chose. Un dictateur n'a pas de ces délicates attentions : il n'a pas d'opinion publique ! Deux-trois petits mensonges pour la forme et c'est emballé. La démocratie, elle, n'a pas cette chance, la pauvre ; ce n'est qu'après une patiente campagne de lobotomisation des esprits et une surenchère dans l'émotion et l'horreur (fabriquées de toute pièce tant qu'à faire) que le public finira par plier. Aussi ne doit-on pas être surpris de l'intoxication orwelienne à laquelle nous assistons depuis un quart de siècle.

Au commencement était le Verbe... et le Koweït. La légendaire affaire des bébés-couveuse reste dans toutes les mémoires :

Les faux bébés koweïtiens

Montage. Pour faire accepter la guerre du Golfe, on invente un massacre de nouveau-nés.

"Je m'appelle Nayirah et je suis une jeune Koweïtienne. J'ai vu les soldats irakiens entrer avec leurs armes dans la maternité de l'hôpital de Koweit City. Ils ont arraché les bébés des couveuses, les ont emportés et les ont laissés mourir sur le sol froid." Les représentants du Comité des droits de l'homme du Congrès américain écoutent ce témoignage terrible dans un silence religieux. L'assistance est médusée devant cette barbarie gratuite de la soldatesque irakienne qui a envahi le Koweït le 2 août 1990. Nul ne demande, ce 10 octobre, à enquêter sur l'identité du témoin. Elle semble si sincère et si bouleversée, et on leur a expliqué qu'il était nécessaire de protéger sa famille restée au Koweït.

Les représentants américains ignorent donc que sous le pseudonyme de Nayirah se cache la propre fille de l'ambassadeur du Koweït aux Etats-Unis et qu'elle participe à la machination montée par le Koweït et les Etats-Unis pour faire accepter à l'opinion publique américaine et mondiale une future intervention militaire. Elle aura lieu en janvier 1991. Pour Washington, il ne suffit pas d'obliger le dictateur irakien à retirer ses troupes du Koweït, il faut casser l'Irak, ce pays trop peuplé, trop riche de ses hydrocarbures, à l'armée nombreuse et qui, dix ans auparavant, a eu des velléités de se doter de l'arme nucléaire. Inadmissible.

Le Koweït, soutenu par le Pentagone et la CIA, a fait appel à une agence de relations publiques, Hill and Knowlton, pour préparer les esprits à l'indispensable guerre. Coût du contrat : 10 millions de dollars. Quelques semaines plus tard, le très respecté quotidien The New York Times, le premier, rapportera des informations en provenance de l'ambassade américaine au Koweït. Un article explique que, dans un télégramme envoyé au Département d'Etat, l'ambassadeur américain a cité les noms de deux médecins et d'une infirmière qui ont vu des soldats irakiens tuer des prématurés dans un hôpital de Koweit City.

Mal absolu. D'autres témoignages suivront jusqu'à la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, le 29 novembre 1990. Les membres permanents du Conseil doivent voter une résolution autorisant un éventuel recours à la force militaire en Irak. Ils entendent eux aussi des témoins d'exactions irakiennes, dont un chirurgien qui affirme avoir enterré lui-même une dizaine de nouveau-nés jetés hors de leur couveuse par les soldats. Son témoignage de première main n'est pas mis en doute. D'ailleurs, le président George Bush lui-même n'a-t-il pas fait état, à deux reprises, lors de ses interventions télévisées, de l'affaire des bébés koweïtiens ?

Lorsque Amnesty International et l'Observatoire des droits de l'homme au Moyen-Orient mettront ces affirmations en doute, faute d'avoir trouvé des témoins fiables pour les corroborer, nul ne les écoutera. Les opinions publiques sont convaincues que Saddam Hussein est le mal absolu et que son armée est coupable de toutes les barbaries. L'opération de désinformation a pleinement réussi.

Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître. Outre le déjà affligeant New York Times, notons que nous retrouvons dans cette invraisemblable intox des thèmes bien familiers et actuels : témoignages de "docteurs", érection de l'ennemi en monstre absolu (le "boucher de Damas")...

Passent quelques années au cours desquelles les propagandistes de l'empire reprennent sans doute leur souffle pour repartir de plus belle avec le génocide inventé du Kosovo :

« Quand on connaîtra toute la vérité, je crois qu’elle sera plus dure que tout ce qu’on peut supporter. » Signée Joshka Fischer, ministre allemand des affaires étrangères, cette prophétie lui permit d’imaginer en Yougoslavie une guerre « ethnique du type des années 30 et 40 » (Le Monde, 10 avril 1999). Rudolf Scharping, son homologue de la défense, préféra parler carrément de « génocide » (Le Monde, 3 avril), alors même que le président Clinton n’évoquait qu’une intention de ce type : « des efforts délibérés, systématiques de génocide » (cité par l’hebdomadaire The New Statesmen, 15 novembre). Quand M. Anthony Blair leur emboîta le pas, il ajouta deux adjectifs : « Je vous le promets maintenant, Milosevic et son génocide racial hideux sera défait » (cité par The Guardian, 28 octobre 1999). Ce fut donc « au service du droit, (…) au nom de la liberté et de la justice »(Lionel Jospin, Le Monde, 27 mars) que, pendant soixante dix-huit jours, l’OTAN bombarda la Yougoslavie.

Dans la plupart des grands médias, chacun - à de rares exceptions près - allait broder sur ces thèmes. M. Zaki Laïdi évoque « l’établissement d’une nouvelle liste de Schindler » (Libération, 9 avril). Mme Françoise Giroud écrit : « M. Milosevic purifie. Chacun sa méthode, on doit manquer de chambres à gaz, en Serbie... » (Le Nouvel Observateur, 1er avril). Et quand, à rebours des traditions satiriques libertaires et pacifistes de son hebdomadaire, Philippe Val défend l’intervention de l’OTAN dans Charlie Hebdo (31 mars), il argumente : « Lisons un journal, en remplaçant « Kosovar » par « Juif ». Les troupes de Milosevic organisent des pogroms, détruisent les villages, assassinent les hommes, et contraignent à l’exode femmes et enfants juifs. Qu’est-ce qu’on fait, on intervient, ou pas ? Ah, je sens un flottement, même parmi les pacifistes. A part les équivalents de Céline, de Drieu La Rochelle et des communistes solidaires du pacte germano-soviétique, on décide fermement qu’on ne peut pas laisser faire ça. »

A l’époque, il est vrai, les nouvelles que les dirigeants occidentaux assurent avoir du Kosovo sont réellement terrifiantes. Un responsable de l’administration américaine confie au New York Times (4 avril) : « Il pourrait y avoir cinquante Srebrenica » (soit 350 000 morts). Un autre est cité par le journal télévisé d’ABC (18 avril) : « Des dizaines de milliers de jeunes hommes pourraient avoir été exécutés. » Le département d’Etat annonce le lendemain que 500 000 Kosovars albanais « sont manquants et l’on craint qu’ils n’aient été tués. » Un mois plus tard, M. William Cohen, ministre de la défense, parle de 100 000 disparus, précisant : « Ils pourraient avoir été assassinés »(CBS, « Face the Nation », 16 mai).

Ces chiffres sont promptement repris par la télévision française. Jean-Pierre Pernaut, par exemple, évoque de « 100 000 à 500 000 personnes qui auraient été tuées, mais tout ça est au conditionnel » (TF1, 20 avril). Le lendemain soir, la même chaîne annonce : « Selon l’OTAN, entre 100 000 et 500 000 hommes ont été portés disparus. On craint bien sûr qu’ils n’aient été exécutés par les Serbes (…) Bien évidemment, la preuve de l’accusation reste à faire ». La radio n’est pas en reste : sur France Inter, le journaliste accrédité auprès de l’OTAN répercute avec entrain des informations de l’Alliance selon lesquelles « des centaines de garçons serviraient de banque de sang vivantes, des milliers d’autres creuseraient des tombes ou des tranchées, les femmes seraient systématiquement violées » (20 avril, journal de 19 heures)...

Dans les tribunes d’intellectuels favorables à l’OTAN, l’indicatif va vite remplacer le conditionnel. Magistrat, secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice, président du « comité Kosovo » et membre de la rédaction de la revue Esprit, Antoine Garapon déclare : « On ne peut pas mettre sur le même pied le probable millier de victimes serbes et les centaines de milliers de Kosovars massacrés » (Télérama, 23 juin). Il retarde déjà sur les discours officiels : la guerre gagnée, les estimations occidentales du nombre de morts albanais passent de six à cinq chiffres. Le 17 juin, le Foreign Office britannique déclare que « 10 000 personnes ont été tuées dans plus de 100 massacres » ; le 25, le président Clinton confirme le chiffre de 10 000 kosovars tués par les Serbes (cité par The Nation, 8 novembre). Nommé représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, M. Bernard Kouchner parlera, le 2 août, de 11 000 Kosovars exhumés des fosses communes - le Tribunal de La Haye démentira dans la journée. Même Le Monde diplomatique affirmera bien imprudemment à la « une » de son numéro d’août que « la moitié des 10 000 victimes présumées ont été exhumées ».

Or, neuf mois après l’entrée de la KFOR au Kosovo, rien, dans les conclusions des envoyés du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) comme des autres organisations internationales, n’est venu étayer l’accusation de « génocide ». Sauf à banaliser ce terme, en en faisant le simple synonyme de « massacre ».

(...)

Deux mois plus tard, John Laughland confirme dans The Spectator (20 novembre) : « Même si l’on estime que tous [les 2018 cadavres retrouvés par le TPIY] sont des Albanais assassinés pour des raisons ethniques, c’est un cinquième du nombre avancé par le Foreign Office en juin ; un cinquantième du nombre avancé par William Cohen en mai ; et un deux cent cinquantième du nombre suggéré par le département d’Etat en avril. Et pourtant même cette appréciation n’est pas justifiée. Premièrement, dans la grande majorité des cas, les corps étaient enterrés dans des tombes individuelles et non collectives. Deuxièmement, le Tribunal ne dit pas quel est l’âge et le sexe des victimes, sans parler de leur nationalité. Les causes de mort violente étaient nombreuses dans la province : plus de 100 Serbes et Albanais ont été tués lors d’attaques terroristes par l’UCK albanaise depuis le début de son insurrection en 1998 ; 426 soldats serbes et 114 policiers du ministère serbe de l’intérieur ont été tués pendant la guerre ; l’UCK, qui avait des dizaines de milliers d’hommes armés, a aussi subi des pertes, comme l’attestaient, dans les villes du Kosovo, les faire-part annonçant leur mort au combat ; et enfin plus de 200 personnes sont mortes depuis la guerre en marchant sur des bombes à fragmentation de l’OTAN qui n’avaient pas encore explosé. »

Mme Del Ponte, le procureur du TPIY, poursuit John Laughland, « insiste sur le fait que le chiffre [de 2 108] n’est pas un décompte définitif des victimes ni même un recensement complet des morts. (…) En fait, elle implique que le nombre final de cadavres pourrait être plus élevé lorsque les exhumations sur les « lieux de crimes » restants reprendront au printemps. Paul Risley [le porte-parole de Mme Del Ponte] explique que les exhumations ont été reportées « parce que le sol est gelé ». Or, il n’y a pas eu de gel au Kosovo et le sol n’est pas gelé : le jour où cet article était écrit (15 novembre), il pleuvait fortement sur la province et la température était de 10 degrés. On peut soupçonner l’arrivée de l’hiver de servir de prétexte pour repousser de plusieurs mois la question embarrassante du faible nombre de cadavres, dans l’espoir que les gens oublient. »

Le 22 novembre 1999, l’hebdomadaire américain Newsweek publie à son tour un article intitulé « Mathématiques macabres : le décompte des atrocités diminue ». On y lit : « En avril dernier, le département d’Etat américain disait que 500 000 Albanais ethniques avaient disparu au Kosovo et craignait qu’ils ne soient morts. Un mois plus tard, le secrétaire à la défense William Cohen affirmait à un journaliste de télévision que « près de 100 000 hommes en âge de porter les armes » avaient disparu. « Ils pourraient avoir été assassinés », disait-il. Après la fin de la guerre (…), l’OTAN a produit une estimation beaucoup plus basse du nombre d’Albanais tués par les Serbes : juste 10 000. Maintenant il apparaît que même ce chiffre, malgré quelques véritables atrocités commises par les Serbes, pourrait être un peu trop élevé. »

Les journalistes Daniel Pearl et Robert Block enquêtent à leur tour à Trpeca. Publié le 31 décembre à la « une » du Wall Street Journal, leur article choque - au point que le quotidien se rattrapera, le lendemain, avec un éditorial embarrassé justifiant malgré tout la guerre de l’OTAN. « A la fin de l’été, écrivent les reporters, des histoires d’installation de crémation comparable à celles des nazis étaient si répandues que les enquêteurs envoyèrent une équipe de trois gendarmes spéléologues français rechercher des cadavres dans la mine. Ils n’en ont trouvé aucun. Une autre équipe a analysé les cendres dans le fourneau. Elle n’a trouvé aucune dent ni autre signe de corps brûlés. Au Kosovo, au printemps dernier, les forces yougoslaves ont fait des choses atroces. Elles ont expulsé des centaines de milliers de Kosovars albanais, brûlant des maisons et se livrant à des exécutions sommaires. (…) Mais d’autres allégations - meurtres de masse indiscriminés, camps de viols, mutilation des morts - n’ont pas été confirmées (…). Des militants kosovars albanais, des organisations humanitaires, l’OTAN et les médias se sont alimentés les uns les autres pour donner crédibilité aux rumeurs de génocide. »

Pour expliquer une telle distance entre information et réalité, Pearl et Block insistent sur le rôle joué par l’UCK. « Un ancien correspondant de radio, Qemail Aliu, (…) et cinq autres journalistes se cachaient avec l’UCK dans les montagnes centrales du Kosovo, utilisant des téléphones portables pour s’informer auprès des commandants régionaux de la guérilla. Les émissions de radio étaient juste assez puissantes pour atteindre (…) Pristina, où un correspondant traduisait en anglais les reportages pour le site Internet de Kosova Press, l’agence de l’UCK. Quand le campement de la guérilla avait de l’électricité, M. Aliu écoutait les briefings de l’OTAN à la télévision. « Souvent, nous avons vu Jamie Shea parler à propos du nombre de morts, et c’étaient les chiffres donnés par Kosova Press », dit-il. »

Pour décrire ce qu’ils qualifient d’« obsession des tombes collectives », Pearl et Block donnent l’exemple de Ljubenic, un pauvre village de deux cents maisons à l’ouest du Kosovo. « Le 9 juillet, sur la base d’un « rapport d’opération » des Italiens, le major néerlandais Jan Joosten mentionne, durant un briefing de presse à Pristina, la découverte d’une tombe de masse où pourraient se trouver 350 corps. Les journalistes, explique-t-il, « ont commencé à faire leurs bagages pour partir à Ljubenic avant même la fin du briefing ». Le lendemain, à Londres, l’Independent proclamait : « La plus grande fosse commune contient 350 victimes ». (…) En fait, les enquêteurs ne trouvèrent aucun cadavre dans le champ. » Sur les affiches imprimées par l’UCK en guise de mémorial figurent soixante-cinq noms.

La presse allemande, elle aussi, a su prendre du recul. Le 10 janvier dernier, dans le Spiegel, Erich Follath constate au terme d’une longue enquête : « Pour remporter des succès sur le front de la propagande, les dirigeants démocrates de l’Ouest ont de temps en temps eu recours à des moyens douteux. Le ministre allemand de la défense se fait particulièrement remarquer par son utilisation inconsidérée de nouvelles sensationnelles. » Et de raconter comment « début avril, Scharping parle d’"indications à prendre au sérieux sur des camps de concentration au Kosovo ". Que le stade de Pristina ait été transformé en camp de concentration avec 100 000 hommes, voilà qui, d’emblée, ne paraît pas digne de foi aux experts. Des images prises par des drones allemands de surveillance réfutent d’ailleurs rapidement les affirmations de propagande du chef UCK Thaci. » Le même ministre recommence en exhibant, le 27 avril, « une nouvelle preuve des atrocités commises par les Serbes : les images d’un massacre de Kosovars. Il s’avère rapidement que l’agence de presse Reuters a déjà publié, trois mois auparavant des photos aussi horribles de ce massacre commis dans le village de Rugovo (…) Selon Reuters, les morts n’étaient pas des civils, mais des combattants de l’UCK, tués pour venger la mort d’un officier serbe. » Démenti, M. Scharping continuera néanmoins « à présenter comme des faits les récits horribles des victimes : les assassins « jouent au football avec des têtes coupées, dépècent des cadavres, arrachent les fœtus des femmes enceintes tuées et les font griller. » »

(...)

Comparaison valorisante avec un passé médiatique lamentable, soupçon infamant sur les intentions des analystes critiques : le terrain ainsi déblayé, l’autosatisfaction pouvait s’épanouir. Particulièrement suspectée dans le passé, la télévision fut la première propagandiste de sa propre excellence. Le présentateur du journal de France 2 s’esbaudit : « Depuis le début du conflit, il existe un grand choix de prudence et de modestie de la part de la presse française, et notamment chez nous. Il y a une attitude de vigilance à l’égard de toutes les sources d’informations. Nous avons un traitement radicalement différent de celui de la guerre du Golfe » (L’Humanité, 5 mai). Le directeur de l’information de TF1 fit chorus : « Les images du faux charnier en Roumanie, relayées par toutes les télévisions en 1989, ont créé une prise de conscience sur la puissance du média audiovisuel. Désormais, nous indiquons systématiquement dans quelles conditions nous obtenons les images, avec un effort permanent de rigueur et d’explication (...) La couverture du conflit est plus resserrée, mais plus sobre et plus rigoureuse. »

Le ton ainsi donné, chaque média tressa ses propres louanges. Le Point : « Nous avons évité les erreurs des conflits précédents, il n’y a eu ni désinformation, ni naïveté spectaculaire dans le suivi du Kosovo. La vigilance vis-à-vis des informations fournies par l’OTAN a été constante. » L’Express : « On a envoyé beaucoup de reporters sur place. On a essayé de donner une information précise, vérifiée, et de jouer notre rôle en fournissant l’analyse et la mise en perspective du conflit. » LCI : « Aujourd’hui, on sait prendre du recul. Par rapport à Jamie Shea, le porte-parole de l’OTAN, on relativise. On met tout en doute, puisqu’on ne peut rien prouver, on s’en tient à l’émotion des récits. » RTL : « On a appris deux choses : pas de glose pour occuper l’antenne sans informations et un soin extrême dans la façon dont on répercute ces informations en donnant précisément leur source. » Le Monde : « Ayant en mémoire les pièges dans lesquels étaient tombés certains médias lors de la guerre du Golfe, la rédaction se méfiait de la communication officielle (...) Montrer, expliquer, débattre : malgré quelques hésitations inévitables face à ce genre d’événement, Le Monde a largement rempli son contrat. » Le Journal du dimanche : « Echaudés par la guerre du Golfe, les médias français peuvent être cités en exemple, qui font - pour les deux camps - la traque à la désinformation. » La Tribune : « Nos médias ont bien raison d’être d’une prudence de lynx face à toutes les entreprises de désinformation. »

Franz-Olivier Giesbert eut beau dénoncer dans un éditorial le « bourrage de crane otanien » (Le Figaro Magazine, 17 avril) et Marianne fustiger à plusieurs reprises une « otanisation » de l’information, le consensus autocélébrateur devint à ce point contagieux qu’il déteignit sur quelques-uns des rares périodiques hostiles à la guerre. L’hebdomadaire Politis concéda imprudemment : « On est loin cette fois de l’unanimisme patriotard de la guerre du Golfe, et des confrères tenant micro sous le nez d’experts militaires en uniforme » (1er avril.) L’Humanité embraya : « Exit la guerre grand spectacle, le règne de l’information en continu synonyme de directs creux, les dérives journalistiques répétées. Les journalistes rendent compte de la guerre du Kosovo de manière beaucoup plus précautionneuse que lors du conflit irakien » (8 avril).

« Précautionneuse », le terme est assurément trop fort. Même si, pour être efficace, la manipulation doit tenir compte de la conscience de la manipulation et emprunter d’autres recours que les ruses éventées du passé. Avec une candeur presque émouvante, le correspondant de France Inter à Bruxelles auprès de l’OTAN expliqua ainsi : « Je pense n’avoir jamais été manipulé ou alors je l’étais tellement bien que je ne m’en suis pas rendu compte. (…) En gros, mentir ne sert à rien car tôt ou tard, tout se sait (…) Je n’ai pas perçu autre chose que des erreurs [de l’OTAN] qui ont été, loyalement je pense, corrigées. Et aussi, certains scrupules qui ne pouvaient que les desservir, c’est-à-dire, après chaque frappe sur une cible autre que celle qui était souhaitée, le temps nécessaire à l’enquête militaire et technique interne. Pour dire : « Hé bien oui, c’est bien nous qui avons démoli tel hôpital ou tel pont au moment où un convoi de chemin de fer s’engageait sur ce pont » » (Conférence, Press Club de France, Paris, 28 juin 1999.)

Dans ce dernier cas d’espèce, on sait à présent que l’OTAN a accéléré le film des images du train s’engageant sur le pont pour pouvoir prétexter la « bavure ». Et on sait aussi comment l’organisation atlantique manipulait la presse : « Pour les bavures, nous avions une tactique assez efficace, explique un général de l’OTAN. Le plus souvent, nous connaissions les causes et les conséquences exactes de ces erreurs. Mais pour anesthésier les opinions, nous disions que nous menions une enquête, que les hypothèses étaient multiples. Nous ne révélions la vérité que quinze jours plus tard, quand elle n’intéressait plus personne. L’opinion, ça se travaille comme le reste » (Le Nouvel Observateur, 1er juillet 1999).

A la fin de la guerre, Bruxelles pouvait donc se déclarer satisfait. M. Shea avoua même : « Beaucoup de journalistes sont venus me dire ces jours-ci qu’ils avaient apprécié les efforts que nous avions faits pour les informer » (LCI, 15 juin 1999). A Washington, on n’avait pas davantage eu motif à se plaindre. Pour M. Richard Holbrooke, l’un des architectes de la politique américaine dans les Balkans : « La couverture médiatique du New York Times, du Washington Post, de NBC, CBS ABC, CNN et des magazines a été extraordinaire et exemplaire » (Cité par Znet, 27 mai.)

On avait déjà entendu un de ces adjectifs enthousiastes lors de la guerre du Golfe. Le 26 mars 1991, sur CNN, M. Marlin Fitzwater, alors porte-parole de la Maison Blanche, n’avait-il pas reconnu : « Le président Bush trouve que la couverture médiatique de ce conflit est extraordinaire » ?

Grotesque lyrisme droit-de-l'hommiste ("l'humanité s'est effondrée à Alep") , mensonges éhontés, auto-congratulation de la presse, dénigrement inquisitorial des voix discordantes etc. Toute ressemblance avec des faits existants serait purement fortuite, n'est-ce pas...

Ce blog a suffisamment documenté la crasse désinformation de la journaloperie sur l'Ukraine ou la Syrie pour y revenir en détail. La dernière en date ne manque toutefois pas de sel : il s'agit pour les médias d'ignorer purement et simplement le blocage et l'empoisonnement de l'eau potable par les rebelles "modérés", mettant en danger les cinq millions d'habitants de Damas. Ce qui frise la tentative de crime contre l'humanité est tout simplement passé sous silence. L'ONU n'est pourtant pas amusée...

Sur une note plus légère quoique tout aussi imbécile, le Washington Post, torchon propagandiste s'il en est, est revenu sur ses accusations contre des hackers russes qui auraient piraté une compagnie électrique américaine (!) Ah non, finalement, c'était pas eux, sorry. Mais si, entre-temps, cette absurdité a pu convaincre quelques lecteurs de l'inénarrable "danger russe", c'est toujours bon à prendre...

Les cons osant tout comme dirait Audiard, ce sont ces mêmes médias qui hurlent au complotisme des "fake news", à la "propagande russe" et s'étonnent de ce que la confiance du public atteigne un plus bas historique. Comprennent-ils au moins ce qui se passe ? Pas sûr...

Si les retournements de veste de Time à propos de Trump sont pathétiquement amusants,

le système en décapilotade avancée semble vouloir doubler la mise dans un ultime effort. En Allemagne, le dernier journal indépendant est dans l'oeil du cyclone et Merkel commence à montrer certaines tendances führerines... En France, la médiatitude est trop saoudisée/américanisée/bruxellisée/les-trois-en-même-temps pour espérer une quelconque remise en question et, il y a quelques billets de cela, un fidèle lecteur avait d'ailleurs retranscrit l'hallucinée profession de foi auto-satisfaite d'un journaliste radio quasiment persuadé d'être en mission pour le Bien. Indécrottable...

Plus inquiétantes sont les nouvelles provenant d'outre-Atlantique. En digne successeur de Bush Jr, Obama a signé fin décembre le National Defense Authorization Act (NDAA) qui, comme son nom ne l'indique pas, concerne également la guerre de l'information. A été subrepticement inclus dans le NDAA le Countering Disinformation and Propaganda Act. Quand on connaît la fidélité toute relative du système impérial pour la vérité et l'information - on en a vu quelques exemples plus haut -, il y a de quoi s'inquiéter.

Naissance du Ministère de la Vérité ou, sous son petit nom orwellien, Miniver ? Après tout, Goebbels avait bien son Propagandaministerium...

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« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens. Par Moon of Alabama

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

 
 
 
 

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable.

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

 

« Les Casques blancs » financés par GB/USA participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

Le blocus de l’eau de Wadi Barada qui assoiffe 5 millions de personnes à Damas prend une tournure intéressante. L’organisation des Casques blancs financée par les États-Unis et le Royaume-Uni semble y être directement impliquée. Cela augmente le soupçon que le blocage illégal de l’eau que subissent les civils de Damas fait partie d’une campagne organisée par les États-Unis. La campagne a pour but de saboter le fonctionnement des services publics dans les zones tenues par le gouvernement en représailles pour la libération d’Alep-Est.

Comme nous l’avons écrit hier:

Après la libération de la partie orientale de la ville d’Alep par les forces gouvernementales syriennes, les rebelles locaux et les habitants de la vallée de la rivière Barada étaient prêts à se réconcilier avec le gouvernement syrien. Mais les Takfiris d’al-Qaida ne le voulaient pas et ils ont pris la relève. Depuis, la zone est sous le contrôle total d’Al-Qaïda et donc en dehors du récent accord de cessez-le-feu.

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable. Le lendemain, les forces gouvernementales syriennes ont lancé une opération pour reprendre la zone et reconstituer les réserves d’eau.

Des photos et une vidéo diffusées sur les médias sociaux (qui ont depuis été enlevées mais que j’ai vues quand elles  ont été postées) montrait l’installation de traitement de l’eau truffée d’explosifs. Le 27 décembre, l’installation a explosé et a été en partie détruite.

Le gouvernement syrien est prêt à envoyer des équipes pour réparer les installations pour que les millions de civils de Damas puissent avoir de l’eau. Mais l’accès au site leur est refusé et l’armée syrienne tente maintenant de chasser Al-Qaïda et ses alliés de la zone.

Curieusement, certains groupes « civils » ont offert au gouvernement syrien de le laisser accéder au site aujourd’hui à plusieurs conditions (pas agréables):

 

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

Plus grand

Regardez les logos des organismes qui ont signé. Vous reconnaîtrez probablement celui qui est au milieu de la deuxième rangée. Le voici agrandi :

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

Et voici l’original de ce logo copié directement sur le site Web de l’organisation de défense civile syrienne alias les Casques blancs :

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

Les organisations qui offrent de lever le blocus de l’eau de Damas pensent évidemment qu’elles ont le pouvoir de le faire. On peut donc penser qu’elles sont aussi responsables du maintien du blocus. Elles doivent également avoir des relations intimes avec les combattants d’al-Qaïda qui occupent actuellement les installations d’eau endommagées.

Les Casques blancs créés et payés par les gouvernements américain et britannique sont en train de bloquer de manière « neutre, impartiale et égale pour tous les Syriens » l’approvisionnement en eau de 5 millions de Syriens à Damas. Des militaires américains et des officiers de la CIA dirigent l’insurrection depuis les « QG d’opérations » en Jordanie et en Turquie.

Cela augmente le soupçon que le blocus fait partie d’une réponse organisée par les ennemis de la Syrie à la récente libération d’Alep-Est. Comme je l’ai dit hier:

Cette coupure d’eau fait partie d’une stratégie plus large, apparemment coordonnée, visant à priver toutes les zones tenues par le gouvernement de services publics. Il y a deux jours, l’Etat islamique a fermé un important accès à l’eau d’Alep sur l’Euphrate. Les poteaux électriques à haute tension des lignes qui alimentent Damas ont été détruits et l’accès en a été refusé aux équipes de réparation, contrairement à ce qui se passait auparavant. L’approvisionnement en gaz de certaines parties de Damas est également coupé.

Même après 14 jours de crise de l’eau à Damas, aucun média « occidental » ne souffle mot du blocus imposé par al-Qaïda à 5 millions de Syriens. Nous pouvons être sûrs qu’ils n’écriront pas un mot sur les millions de civils à Damas pris illégalement en otages par leur organisation de propagande préférée, les Casques blancs. [En effet nos médias n’en ont pas parlé, ndlr]

Moon of Alabama | Janvier 03, 2017

Original: http://www.moonofalabama.org/2017/01/usuk-paid-white-helmets-help-blocking-water-to-5-million-thirsty-syrians.html#more

Traduction de l’anglais par Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo.ch/les-casques-blancs-participent-au-blocus-de-leau-qui-assoiffe-5-millions-de-syriens/

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35 milles rebelles éliminés en Syrie avec le soutien des Forces spatiales russes.

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

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STX, pourquoi sa nationalisation s’impose. Par Karel Vereycken S&P

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #L'armée française

STX, pourquoi sa nationalisation s’impose

 

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Après six mois d’attente, le tribunal sud-coréen en charge de la liquidation de la société STX Offshore & Shipbuilding (propriétaire à 66,6 % de STX-France) a annoncé hier, mardi 3 janvier, qu’il retenait, pour la reprise de l’entreprise française, la seule offre déposée, celle de la société italienne Fincantieri.

Si, en principe, STX-France devrait donc passer sous pavillon italien, une série de négociations préalables doit préparer tout accord éventuel.

 Fincantieri

Basé à Trieste, Fincantieri, détenu à 72,51 % par Fintecna (holding contrôlé par le ministère italien de l’Economie), est l’un des fleurons de la construction navale européenne. Depuis sa fondation il y a 230 ans, ses 19 000 salariés ont construit sur une vingtaine de sites à travers le monde (Brésil, Etats-Unis, Norvège, etc.) 7000 navires de tout type : paquebots, yachts, navires de croisière et bâtiments de guerre.

En 2008, la crise n’épargne pas le groupe. Pour faire baisser ses coûts de main d’œuvre, Fincantieri rachète pas moins de 13 chantiers à l’étranger. En Italie, 2000 postes sont supprimés et les syndicats ont dû batailler ferme pour sauver certains des huit chantiers italiens.

Un an après son entrée en bourse en 2014, son titre perd près du quart de sa valeur suite à des rumeurs de vente ou de recapitalisation, avec une dette de 220 millions d’euros. Sauvé du naufrage par des commandes de l’US Navy et de Carnival, premier armateur sur le marché de la croisière, Fincantieri est remis à flot.

Depuis 2015, les commandes ont repris, ce qui permet, en principe, de garantir du travail pour tous les chantiers jusqu’en 2026. Les paquebots représentent 50 % de son chiffre d’affaires. Parmi les dernières commandes en date, cinq paquebots pour trois filiales de Carnival, confiés à ses principaux chantiers italiens.

Et pour pénétrer le marché asiatique en pleine expansion, Fincantieri vient de créer en 2016 une coentreprise avec China State Shipbuilding Corp., société contrôlée par Beijing pour la construction de grands navires de croisière.

L’Asie s’impose en effet comme le nouveau point de gravité de l’économie mondiale. Alors que dans la zone transatlantique, les classes moyennes (grands consommateurs de voyages de croisière) sont en voie d’extinction, en Asie (Chine, Inde, etc.), elles ne cessent de croître en nombre et leur pouvoir d’achat augmente, ce qui en fait un immense marché en expansion…

A Trieste, on jure que la reprise de STX France ne sera pas synonyme d’un abordage italien, mais marquerait la mise à l’eau d’un « champion européen »...

 Nationalisation ?

Endosser ce que nous venons de décrire, c’est-à-dire un scénario imaginé dans un monde où l’on refuse de voir la triple crise, économique, financière et européenne, qui va secouer notre continent dans les jours et semaines à venir, serait une erreur fatale.

  • En premier lieu, un grand séisme économico-financier s’annonce. Et quel groupe industriel, dans ces circonstances, pourra résister à la tentation de supprimer les « doublons », surtout si leur coût s’avère systématiquement plus élevé que celui qu’exige la fabrication d’un produit identique dans un autre pays ? Les syndicats italiens dénoncent le fait que, via les entreprises sous-traitantes, Fincantieri fait massivement appel à des travailleurs détachés. Ainsi, aujourd’hui, pour un travailleur salarié de Fincantieri, quatre ou cinq le sont par d’autres entreprises. Les syndicats déplorent également que certaines études soient confiées à des centres à l’étranger, notamment en Roumanie. Pas sûr non plus que dans ces conditions, le savoir-faire français ne sera pas transformé en monnaie d’échange avec les partenaires du groupe.
  • Ensuite, politiquement, la situation italienne est à un tournant. Pour résumer, si elle ne quitte pas la zone euro, l’Italie ne pourra pas sauver son système bancaire et les milliers de retraités qui en dépendent. Un italexit s’annonce, qui modifiera forcément un accord STX-Fincantieri.
  • Enfin, le bras de fer qui s’est joué autour de la question des bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral, fabriqués par STX-France, indique incontestablement la nature stratégique de l’entreprise.

 Un enjeu stratégique

A l’opposé, dans le cadre d’une triple sortie, celle de l’OTAN, de l’euro et de l’UE, la France doit penser à ses intérêts vitaux à long terme. Les syndicats ont bien raison lorsqu’ils demandent de « sortir de la stratégie commerciale du tout paquebot » En effet, STX-France est bien plus qu’une machine à fabriquer des paquebots. En réalité, elle est une pièce essentielle, tant au niveau de son savoir-faire que de ses capacités industrielles, de notre souveraineté politique, diplomatique, militaire, maritime et économique. « Nous sommes une entreprise stratégique car nous sommes les derniers en mesure de construire le successeur du porte-avions Charles de Gaulle », précise Nathalie Durand-Prinborgne, secrétaire de la section Force Ouvrière de STX France. L’Etat français, actionnaire à 33 %, possède une minorité de blocage et peut donc exercer son droit de préemption.

Comme le réclame Jacques Cheminade depuis 2013, une nationalisation temporaire, avec en perspective la création d’un grand groupe national, notamment avec la DCNS, doit immédiatement être examinée. Ce groupe se placera d’office en bien meilleure position pour négocier des politiques gagnant/gagnant avec la Chine.

Lors de l’affaire de la fermeture du Haut-fourneau de Florange ou lors du bradage d’Alstom à General Electric, Emmanuel Macron a tout fait pour empêcher un « Etat stratège » de défendre nos intérêts nationaux tout en préconisant dans le livre-manifeste qu’il vient de faire paraître que lui président saura le faire...

Aujourd’hui, le Président sortant, qui voudrait sans doute laisser une trace positive dans l’histoire, pourrait montrer qu’il est autre chose… que François Hollande.

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Sacré François !! Par Gilles Balbastre.

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #Le syndicalisme, #Services publics

Sacré François !!

Symbole d’altruisme et d’amour, le lapin blanc de l'artiste Florentijn Hofman est gonflable à volonté ...

Contrairement au caniche racoleur, le lapin blanc est symbole d’altruisme et d’amour. Une fois sorti du chapeau, celui des chiens de garde a la particularité de pouvoir se gonfler à volonté avant de s’éteindre …

Symbole d’altruisme et d’amour

Sniff !!

La comparaison est édifiante.

Mi-août, l’ancien leader de la CGT, Georges Séguy mourrait. Quelques quatre mois plus tard, François Chérèque, l’ex-secrétaire de la CFDT décédait. Pour le 1er, quelques lignes au plus dans la presse, quelques secondes dans les journaux télévisés (12 secondes dans le 20h de France 2), le silence des politiques. Pour le second des tombereaux d’éloges, des Echos au Figaro, en passant par le Point, Libération, Capital, LCI, l’ensemble des médias des milliardaires.

« Syndicaliste courageux » pleurniche Le Figaro ; « Ce modéré qui a révolutionné le syndicalisme » braille Le Point ; « La mort d’un réformiste impatient » gémit Les Echos ; « Il était attentif aux autres et d’une fidélité incroyable » couine Libération ; « Entre douceur et impétuosité » sanglote Europe 1.

Les politiques ne sont pas en reste, des socialistes à la droite en passant par Les Verts et les lamentations du candidat à la Présidentielle Yannick Jadot : « Triste disparition de François Chérèque, infatigable militant d’une protection sociale adaptée aux enjeux du 21ème siècle ».

Le pompon de la vilenie revient à Laurent Joffrin, le patron de Libération : « Il laisse ainsi un message à méditer : ce n’est pas en campant sur les postures les plus à gauche qu’on sert le mieux les intérêts des plus pauvres. »

Celui du baiser qui tue est attribuée à Laurence Parisot au micro d’Europe 1 : « J’ai le sentiment de perdre un ami. C’était pas simplement un grand syndicaliste, C’était quelqu’un tellement soucieux de l’intérêt général, tellement volontaire dans son désir de construire un modèle économique et social durable pour notre pays, que je considère que c’est un homme d’Etat que la France vient de perdre ». Quel plus grand hommage pour un syndicaliste que celui de l’ancienne patronne des patronnes !!

« François Chérèque, syndicaliste courageux » s’émeut l’éditorialiste du Figaro, Marc Landré. Il est vrai que trahir les salariés comme il a fait en 2003 en signant la réforme des retraites de Chirac, Raffarin et Fillon, vaut pour ces médias-là beaucoup plus que d’être rentré en résistance à 15 ans, déporté un an à Mauthausen et mené à la victoires des millions de travailleurs en 1968 !!

Allez Georges, il y a encore bien des coups de pied au cul à distribuer pour 2017. Et des poings à lever !

Billet posté par Administrateur Nada-info.fr
le 3 janvier 2017

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L’Allemagne, prête à flirter avec la bombe française, par Ben Cramer

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #l'Allemagne

L’Allemagne, prête à flirter avec la bombe française

05 janvier 2017

 

 

L’Allemagne, prête à flirter avec la bombe française, par Ben Cramer

Avec Don­ald Trump, le réveil des chers ‘alliés’ de l’Amérique est bru­tal. En Alle­magne aussi, on s’interroge sur la valid­ité d’un para­pluie OTAN qui n’est plus une assurance-​vie, d’autant plus que Trump con­sid­ère que l’institution OTAN est ‘obsolète’. De quoi brouiller les cartes géopoli­tiques.

Selon les proches de Merkel, dont les pro­pos sont relayés par ‘Der Spiegel’ ce mois-​ci, le moment est venu de revis­iter l’Europe. Pre­mière étape ? Con­va­in­cre les voisins et parte­naires de l’Allemagne que le sauve­tage de l’UE ne passe plus par l’union moné­taire. Arrê­tons de faire marcher les essuie-​glaces à la même vitesse, selon les direc­tives de la Com­mis­sion de Brux­elles, arrê­tons de faire marcher la planche à bil­lets selon les direc­tives de la Banque Cen­trale européenne et essayons plutôt de propulser des mis­siles à la même cadence. Voici la recette pré­con­isée pour remet­tre l’UE sur les rails : en emprun­tant le filon mil­i­taire, on reprend le flam­beau d’une Com­mu­nauté Européenne de Défense (CED).

Séduisant, non ? L’Allemagne est de retour et le tim­ing est par­fait car le pays n’est plus un nain mil­i­taire et les clichés sur un peu­ple de paci­fistes bêlants qui rêvent de fin­lan­di­s­a­tion est dépassé. N’en déplaisent à Chevène­ment ou Mélen­chon, Berlin sait con­cur­rencer Paris pour fig­urer au hit-​parade des marchands de canons et sous-​marins. Merkel va relancer son bud­get de la défense et réin­tro­duire le ser­vice mil­i­taire oblig­a­toire. Reste une étape à franchir : négocier l’européanisation de la dis­sua­sion française.

Com­bien de doigts sur la gâchette nucléaire ?

Comme l’écrit le rédac­teur en chef de la FAZ, il va fal­loir penser à ce qui relève de l’impensable : un flirt alle­mand avec la bombe. Est-​ce pos­si­ble ? L’histoire nous donne des pistes : dans les années 50, l’un des gourous de la dis­sua­sion française, le Général Pierre-​Marie Gal­lois, ren­con­tre le min­istre de la défense Franz Jozef Strauss, pour ten­ter de ‘dealer’ avec ce Bavarois nos­tal­gique d’Adolf…les con­di­tions d’une con­cer­ta­tion nucléaire en échange de pré­cieux marks pour l’usine d’enrichissement de l’uranium de Tri­c­as­tin. En 1975, l’Allemagne rat­i­fie à contre-​coeur le Traité de non pro­liféra­tion, (TNP), l’équivalent à ses yeux du Traité de Ver­sailles.

Pour retomber sur ses pieds, elle négo­cie avec Ure­nco qui est le con­cur­rent d’Eurodif, signe des con­trats avec les Brésiliens et les Sud-​Africains et rajoute au bas de sa sig­na­ture (du TNP) que l’existence d’un pro­gramme nucléaire n’est pas con­traire à ses engage­ments s’il s’inscrit dans le cadre d’une entité européenne plus ou moins fédérale. Bref, les élites à l’est du Rhin jalousent l’aventure nucléaire française. On l’avait oublié. En juin 1984, lorsque les mis­siles Plu­ton et Hadès ciblent l’Allemagne de l’Est (RDA), Hel­mut Schmidt pro­pose une forme de co-​gestion pour le recours à la bombi­nette. Mais Mit­ter­rand, coincé par son aligne­ment sur l’OTAN, fait la sourde oreille en esti­mant que les fameux ‘intérêts vitaux’ de la France ne se parta­gent pas. A par­tir de 1990, les mil­i­taires de la US Air Force expliquent aux Russes qu’une Alle­magne unifiée non bridée par l’OTAN et sans la base de Büchel où sont entre­posés les bombes B-​61, serait un feu vert pour l’avènement d’un nou­vel acteur nucléaire sur le théâtre européen.

L’Allemagne, prête à flirter avec la bombe française, par Ben Cramer

La base de Büchel, où seraient entreposées une vingtaine de bombes B-61

Vers un nucléaire décomplexé

Le passé nous rat­trape. Le ‘poids lourd’ du con­ti­nent est prêt à jouer une nou­velle par­ti­tion européenne en mari­ant sa puis­sance économique avec la bombe ‘made in France’.

L’Allemagne, prête à flirter avec la bombe française, par Ben Cramer

Impens­able mais plau­si­ble : Grâce à Trump, une dis­sua­sion ‘éten­due’, évo­quée jadis par Juppé, pour­rait devenir une bouée de sauve­tage pour notre arse­nal de 300 ogives nucléaires. Une occa­sion inespérée de sat­is­faire les ambi­tions de moins en moins cachées de l’Allemagne et, du même coup, redonner à la ‘force de frappe’ une légitim­ité qui lui fait défaut depuis l’effondrement du Mur de Berlin. On com­prend mieux pourquoi le 6 sep­tem­bre, à l’université d’été de la défense, Le Drian et ses com­parses ont décidé de dou­bler les crédits pour l’armement nucléaire, sans con­sul­ter le moin­dre des députés, au risque de faire hurler des per­son­nal­ités comme Paul Quilès, l’ancien min­istre de la défense.

Et pen­dant ce temps-​là, Japon­ais et Sud-​Coréens, bien con­scients que leur para­pluie nucléaire améri­cain est un peu troué envis­agent de plus en plus de boucher les trous par leurs pro­pres moyens, quitte à élargir le club des adeptes de la bombe. Quant au com­mun des mor­tels, rien ne dit qu’il sera motivé, mobil­isé et sac­ri­fié pour une Europe-​puissance-​nucléaire-​décomplexée.

Ben Cramer

Merci à Charlie Hebdo
Source: http://athena21.org/polemologie-irenologie/proliferations-nucleaires/164-l-allemagne-prete-a-flirter-avec-la-bombe-francaise

via: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=19596

 

Ben Cramer

Ben Cramer

Ben Cramer

Journaliste indépendant français spécialisé dans les questions nucléaires civiles et militaires, Ben Cramer est chroniqueur depuis 2010 à Charlie Hebdo.

Détenteur d'un diplôme de la Paix, Ben s’initie à la polémologie avant d’étudier la sociologie de la Défense à l'Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales, puis à Bradford, au Department of Peace Studies. On lui doit alors (1985) un rapport sur l'armée de milice suisse – réalisé pour le compte de la Fondation pour les Études de Défense Nationale. Tout en publiant dans 'The Ecologist' en passant par ‘Science & Vie’, il contribue à un ouvrage sur les bases américaines en Europe (‘The Sun Never Sets’). Il écrit sur l'esprit de défense avec l'ancien rédacteur en chef de la revue "Projet", couvre (à l'époque) la conférence sur le désarmement chimique pour l'hebdo 'Témoignage Chrétien' avec feu Paul-Marie de la Gorce, et publie aussi dans 'Médecine & Guerre Nucléaire', ou encore des belles feuilles dans 'Utopie Critique'.

Après avoir animé la rubrique ´"Veille Diplomatique" de 'Courrier International', il est nommé en 1992 responsable des questions de désarmement au sein de Greenpeace International, une ONG qu’il quitte en participant à la réalisation de ‘La face cachée de la Bretagne ‘, documentaire de 13' sur la base d’Ile Longue, commercialisé par la société Impossible Production, présenté au Festival International des Films sur l'Environnement, Lille. Puis, il devient producteur de l'émission 'Fréquence Terre ' entre 1996 et 2002, sur les ondes de Radio France International (RFI). C’est alors l’occasion de préparer des émissions (Paroles d’Acteurs) pour l’AFD, d’être sélectionné par le Peace and Human Security Media Festival, New York, en Septembre 2002 pour son entretien avec Ted Taylor dans l’émission “Voices » ; de contribuer à l'Atlas Mondial du développement Durable, d’A.M. Sacquet, édité par Autrement, ; avant d’être animateur pour SBS – Special Broadcasting Service, à Sydney.

Après avoir écrit le pamphlet "Le nucléaire dans tous ses États", – Les enjeux nucléaires de la mondialisation', aux éditions Alias (2002), il cherche à populariser le concept de « sécurité écologique » - comme conférencier, comme consultant auprès de Green Cross International sur la sécurisation des désarmements nucléaire et chimique, et comme reporter avec l’ouvrage sur le projet d’enfouissement des déchets de Bure ‘(La Descente aux enfers, co-auteur C. Saïsset, Esprit Frappeur, 2004). Il co-anime dès 2008 le premier débat au Parlement Européen sur le thème de ‘Sécurité Collective et Environnement’. Chargé de recherches au CIRPES, chercheur associé au GRIP (Bruxelles), il participe en 2008 à un groupe de réflexion sur la lutte contre la prolifération nucléaire, dans le cadre du Centre d’Etude et de Recherche de l’Enseignement Militaire, le CEREM. Sous l’égide du Bureau International de la Paix, à Genève, il publie en 2009 l’ouvrage Nuclear Weapons: at what cost ?, traduit (depuis) en finlandais, dans le cadre d’une campagne avec l’ONG ‘Frères des Hommes’ qui milite sur le front ‘Désarmer pour combattre la pauvreté’ avec Ekta Parishad en Inde. Il contribue à deux ouvrages du GIPRI, le dernier paraissant en été 2013. Depuis 2011, il enseigne la géopolitique du développement durable dans le cadre d’un master à la Faculté de Sciences Sociales et Economiques de l’ICP à Paris.

Principales publications

 

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Le SBU menace Marine Le Pen

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La nation ., #le nazisme

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Deutsche Bank va payer 95 millions de dollars aux Etats-Unis pour fraude fiscale. Le Monde.fr

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Terrorisme, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Deutsche Bank va payer 95 millions de dollars aux Etats-Unis pour fraude fiscale

La banque a reconnu avoir mené des actions destinées à éviter des impôts lors de l’acquisition d’une holding états-unienne en 2000.

Le Monde.fr avec AFP |

image: http://s2.lemde.fr/image/2017/01/05/534x0/5057840_6_40cd_2016-01-28-6a43165-5153808-01-06_0cf5b0f5aa9ae1856660f8659d45ac70.jpg

Le siège de la Deutsche Bank à Francfort, en Allemagne, en janvier 2016.

La première banque allemande, Deutsche Bank, a accepté de payer 95 millions de dollars aux autorités américaines pour solder des accusations de fraude fiscale, a annoncé mercredi 4 janvier le procureur chargé de l’affaire. La justice a fait reconnaître à l’établissement financier qu’il « avait mené des actions destinées à éviter des impôts et lui a fait accepter de payer [cette somme] aux Etats-Unis afin de répondre de ces agissements », a détaillé Preet Bharara, l’un des procureurs de l’Etat de New York.

 

Poursuivie depuis 2014

Les faits remontaient à 2000, à la suite de l’acquisition par la banque allemande d’une holding américaine, Charter, qui détenait notamment des actions du laboratoire pharmaceutique Bristol-Myers Squibb. Charter avait réalisé une importante plus-value sur ses titres, mais Deutsche Bank aurait dû payer plusieurs millions de dollars d’impôts si elle les avait revendus.

La banque avait donc créé une société fantôme à qui la firme états-unienne avait été cédée avant d’être liquidée. La société en question avait ensuite revendu les actions Bristol-Myers Squibb à Deutsche Bank, puis avait déclaré au fisc américain ne pas disposer d’assez de fonds pour régler les impôts sur cette transaction.

M. Bharara a précisé que Deutsche Bank avait reconnu avoir planifié ces actions pour ne pas payer d’impôts, la banque étant poursuivie depuis 2014 dans le cadre de cette affaire.

Soulagement des marchés

Cette amende marque une nouvelle étape dans la résolution des litiges de Deutsche Bank aux Etats-Unis, même si, à moins de 100 millions d’euros, le montant est minime par rapport aux 7,2 milliards de dollars qu’elle a accepté début décembre de régler pour son rôle dans la crise des subprimes. Cette somme était tout de même bien moindre que prévu par les marchés, qui ont marqué leur soulagement sur les perspectives du groupe allemand et, au-delà, l’ensemble de la finance mondiale.


 
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