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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #europe supranationale tag

Le 27 mai, journée de la Résistance. Par Jean ESTIVILL

16 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #l'horreur économique, #Services publics

Le 27 mai, journée de la Résistance. Par Jean ESTIVILL

Le 27 mai, journée de la Résistance

jeudi 11 mai 2017
 

La France soumise, pillée, humiliée que Pétain plongea dans la Collaboration dont l’un des aspects les plus abjects, l’antisémitisme, la conduisit à l’un des épisodes les plus tragiques et les plus honteux de son histoire, la rafle du Vél’ d’hiv aura sauvé son honneur aux yeux de ses enfants, du monde, et de l’Histoire.

Ce fut, au nom de la patrie, de l’humanisme, et de l’universalité de ses valeurs, que ce combat fut mené, cet honneur porte un nom : la Résistance.

La défaite avait permis au régime de Vichy de s’installer, cela avait été selon l’expression de l’Action française « une divine surprise ». Pour Pétain, sa police, la Milice, les Volontaires français contre le bolchevisme (LVF), enfin se réalisait la politique qui était leur credo, « plutôt Hitler que le Front populaire », préparée de longue date par les milieux industriels et financiers qui soutenaient l’extrême droite.

Balayant immédiatement la République, la démocratie et la laïcité, l’Etat français allait pouvoir reprendre sa revanche sur le peuple et en particulier la classe ouvrière qui lui avait fait si peur en 1936, quand il avait voulu la reconnaissance par la loi de son travail et de sa dignité.

C’en était terminé de la République, de la Gueuse qu’ils avaient supportée mais jamais acceptée, l’Ancien Régime, la France de Jeanne d’Arc et de Clovis, étaient rétablis.

Le 18 juin 1940, à Londres un homme, seul, isolé, avait dit NON !  Pétain le condamna à la peine de mort. Son appel à continuer la lutte était un appel à la Résistance, comme devait l’être l’acte héroïque, celui du jeune communiste, Pierre Georges, futur colonel Fabien de l’armée de De Lattre de Tassigny, au métro Barbès-Rochechouart, salué par Maurice Schuman à Radio Londres « les coups de feu tirés par le jeune Français sont la suite logique, fatale, inéluctable de l’attentat permanent contre la Nation française par l’ennemi et ses complices… »

La France des droits de l’Homme n’était pas morte et la Résistance allait se charger de rappeler que le drapeau tricolore que la LVF sous uniforme allemand utilisait, lui, avait été usurpé.

Les efforts conjugués contre le fascisme et pour libérer la France allaient progressivement s’accorder, ils étaient à l’image d’un homme que le général de Gaulle avait désigné, l’ancien chef de cabinet du ministre du Front populaire Pierre Cot, ancien préfet, Jean Moulin.

L’affiche rouge placardée pendant les trois mois qu’on les torturera et qui désignait les vingt-trois étrangers, résistants de la FTP-MOI, comme des terroristes, arrêtés par la Gestapo avec la complicité de la police française, et qu’on fusillera au Mont Valérien en février 1944, eut un effet contraire de celui escompté par les nazis et les vichystes. Ils combattaient pour libérer la France car elle était celle qui depuis 1789 incarnait les valeurs d’universalisme auxquelles étaient attachés les peuples.

La détermination du Général de Gaulle, face à la Grande-Bretagne et aux USA, et l’action déterminante de la résistance intérieure, celle des FFI, et des FTP dirigés par le Parti communiste, lors du débarquement en particulier, interdit aux alliés de considérer la France comme une ennemie et les conduisit à l’obligation de reconnaître les dirigeants que la Résistance s’était donnés par leur lutte contre l’occupant et le régime collaborationniste

Le Conseil national de la Résistance (CNR) par son programme attestait qu’acquis sociaux et libertés sont indissociables. En instituant l’obligation de la solidarité nationale, les constitutions qui ont suivi, lui ont été fidèles. L’un des fleurons des « jours heureux », la Sécurité sociale, par exemple fut voulue dans la forme actuelle par toutes les sensibilités politiques et syndicales.

On comprend bien dès lors, la menace qui pèse sur notre société quand Denis Kessler alors vice-président du Medef écrivait dans Challenges en octobre 2007 qu’il fallait détruire l’esprit même du programme du CNR  et qu’on voit que la pioche des démolisseurs est déjà à l’œuvre.

Mais que l’histoire de la Résistance leur serve de leçon, le peuple ne peut être que provisoirement soumis, et qu’ils s’imprègnent  de cette réflexion de François Mauriac : « Seule la classe ouvrière est restée dans sa masse fidèle à la patrie profanée. » Aujourd’hui comme hier, elle ne restera pas l’arme au pied.

La journée du 27 mai, qui consacre depuis 2013 l’anniversaire de la création du CNR, doit dans toutes les communes françaises être célébrée, afin de rappeler que la France ne saurait trahir les idéaux de ses « combattants de l’ombre ».

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L’Union bancaire, c’est quoi ? Par Charles Sannat

15 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Dans cette nouvelle vidéo de l’Éco par le Prof, je vous propose que l’on parle un peu d’un sujet qui revient assez souvent pour celles et ceux qui suivent l’actualité économique, et cette semaine, c’est le thème de l’Union bancaire !

L’Union bancaire c’est un nouveau machin européen, nettement plus « bancal » que bancaire, mais comme bien souvent, le problème n’est pas tant de faire quelque chose de véritablement utile et pertinent que de faire croire que l’on fait quelque chose d’utile et de pertinent.

Au-delà du fait que l’Union bancaire européenne ne donne réellement aucune protection supplémentaire aux citoyens, aux contribuables et aux épargnants européens, elle cache en réalité des dispositions qui sont à l’inverse de ce que les autorités proclament haut et fort.

L’idée au fond, c’est quoi ? Faire en sorte de rendre possible la saisie des dépôts des clients d’une banque dans le cadre d’une faillite théoriquement uniquement au-delà des dépôts supérieurs à 100 000 euros, mais aussi de rendre in fine chaque pays responsable de la gestion de ses propres banques en faillite.

Sous des atours séduisants et rassurants, « l’Union bancaire » est finalement le contraire de ce qu’elle affiche. Pour parler de « désunion » européenne, on parle donc « d’union », mais la triste réalité c’est qu’il n’y a pas d’union, il y a bien le détricotage du « vivre ensemble » européen, et face aux problèmes, chaque pays se retrouve finalement toujours seul.

L’Union bancaire est donc un machin qui ne fonctionne pas et qui ne peut pas fonctionner.

Et c’est exactement cela que j’explique dans cette nouvelle vidéo de l’Éco par le Prof, que je vous invite à partager avec le plus grand nombre.

Comme à chaque fois, mes amis, n’hésitez pas à me faire part aussi bien de vos remarques, que des sujets que vous souhaiteriez voir abordés (nos adresses mail en bas).

Je vous souhaite une belle semaine, tout simplement belle.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

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Moscou, démolition des Khrouchtchevka: l'opposition s'organise Par Karine Bechet Golovko

15 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie

lundi 15 mai 2017

Démolition des Khrouchtchevka: l'opposition s'organise

 
 
 
Le mécontentement populaire monte à Moscou suite au programme massif de démolition lancé par le maire Sobianine. Au lieu de s'occuper au cas par cas des bâtiments menaçant ruine, le maire de Moscou annonce près de 5000 bâtimes visés, dont le choix laisse parfois perplexe. Les habitants, inquiets, se lancent dans un mouvement contestataire et certains simples citoyens rejoignent même l'opposition radicale pour les élections municipales de septembre. Un tel cadeau était inattendu, mais va être rentabilisé sans aucune hésitation.
 

 
Nous avions déjà écrit sur les problèmes juridiques posés par le programme de démolition lancé par le maire de Moscou Sobianine (voir ici) et son étrange formulation qui semble avoir été inspirée de l'extérieur, soit par des organismes internationaux, soit par des cabinets de conseils (voir ici).
 
Comme prévu, le mécontentement monte et l'opposition radicale n'hésite pas à le récupérer. L'on remarquera  au passage cette habitude de l'opposition radicale de récupérer, avec une efficacité très relative, les mouvements de mécontentement populaire, comme ce fut le cas à Bolotnaya - où elle s'est rapidement faite siffler par la foule. Elle fonctionne un peu comme un parasite qui se nourrit du corps du pouvoir, sans rien produire par lui-même. Quant à l'opposition parlementaire, son silence est troublant.
 
Mais, cette fois-ci nous n'en sommes qu'au début, l'opposition radicale est encore hésitante, comme nous avons pu le voir lors du meeting organisé hier contre les démolitions. De 8000 à 22000 personnes selon les sources.
 
 
Cette manifestation, autorisée par la mairie de Moscou, était prévue pour 4000 personnes. Elle a largement dépassé les attentes, comme nous pouvons le voir sur cette photo. Si les mouvements de l'opposition radicale ont fait une tentative, la population n'était pas venue pour eux. Les pancartes montrent bien les attentes des gens "C'est ma maison", "Akademitchesky contre la déportation", "L'on ne laissera pas détruire Moscou", "Conte la démolition", "Pas de démolition des immeubles en briques", etc.
 
La réaction des personnes interrogées est on ne peut plus saine. Un vieil homme déclare ne pas vouloir quitter sa maison, son hôpital est à côté, les magasins aussi. S'ils détruisent sa maison, il déclare aller s'immoler sur la Place Rouge. Un autre, dans la force de l'âge, explique très simplement à la caméra de la chaîne d'opposition Dojd que c'est sa maison et qu'il ne veut pas bouger, sans raison particulière, il est chez lui et il a le droit de simplement vouloir y rester. Une femme déclare être venue soutenir les manifestants qui risquent de perdre leur immeuble, elle habite dans le centre, donc n'est pas concernée pour l'instant, mais personne ne sait ce qu'il en sera d'ici 5 ou 6 ans et quelle loi sera encore adoptée explique-t-elle. Un homme s'indigne en demandant pourquoi quelqu'un doit décider à sa place ce qu'il doit faire de sa propriété privé. Une famille raconte habiter à Novikova-Priboya, où il y a des 5 étages en briques très solides, dans un quartier calme et vert, à proximité de la rivière Moskova. Plusieurs fois, il y a eu des tentatives pour construire sur ces zones vertes, mais ils ont réusi à résister. Maintenant, la Constitution a été mise à la poubelle, un tel banditisme contre la propriété, selon eux, n'existait pas même dans les années 90.
 
Il s'agit bien d'un mouvement populaire. D'une réelle contestation. L'on a vu ici ou là, dans différents quartiers de Moscou de petites manifestations de quelques dizaines de personnes en soutien au programme de démolition, avec beaucoup de drapeaux stéréotypés. Face à l'ampleur de la manifestation contre les démolitions, ces tentatives de légitimation semblent être plutôt le signe du réel niveau de contestation populaire. 
 
Navalny a bien évidemment tenté de récupérer l'évènement, mais les organisateurs n'ont pas voulu le laisser accéder à la scène pour faire un discours politique, expliquant qu'il n'avait pas participé à l'organisation et que le mouvement était non politique. Citoyen. Il a donc été sorti avec sa famille par les forces de l'ordre sur demande des organisateurs. Lui qui courageusement était venu protégé par sa femme et son fils, n'en revient pas sur son twitter: comment ont-ils osé touché à son enfant? Et lui comment ose-t-il utiliser sa famille pour se protéger?
 
 
Il ne respecte rien et est prêt à tout utiliser pour se faire de la publicité, cela montre la moralité du personnage.
 
Pour autant, l'opposition politique radicale est prête à capitaliser le mouvement de contestation populaire pour les futures élections municipales de Moscou qui auront lieu pour les conseillers municipaux en septembre 2017 et en 2018 l'élection du maire.
 
Ainsi, D. Gudkov, qui vise la mairie, explique que l'opposition recrute ses "candidats démocratiques" sur internet, mais surtout dans la rue, parmi les manifestants et en a déjà trouvé 1200. 1200 personnes qui sont prêtes à s'engager dans la politique contestataire en raison du programme de Sobianine. L'efficacité du maire de Moscou est incontestable ... De son côté, l'incontournable Khodorkovsky lance son école de préparation des candidats aux municipales. Ainsi, les "candidats démocratiques" recevront la formation qui leur manquait pour transformer un simple citoyen en opposant convaincu.
 
Et le mouvement va-t-il, de lui même, miraculeusement, s'éteindre avant les présidentielles ? Pour l'instant, les manifestants demandent la démission de Sobianine. Et ensuite? 
 
 
 
 
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La Commission fait monter la pression budgétaire sur la France, moins d’une semaine après l’élection présidentielle Le journal "Ruptures".

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'horreur économique, #Le fascisme, #Macron

La Commission fait monter la pression budgétaire sur la France, moins d’une semaine après l’élection présidentielle

Moscovici présentation

A l’occasion de la présentation des prévisions économiques européennes, le Commissaire Pierre Moscovici a salué l’élection du très pro-UE Emmanuel Macron, tout en l’appelant à accélérer les coupes dans les dépenses publiques

C’est peu dire que Bruxelles a accueilli l’élection d’Emmanuel Macron avec soulagement et enthousiasme. Pour autant, l’engagement pro-UE du nouveau maître de l’Elysée ne lui vaudra aucune indulgence particulière de la part de la Commission européenne. Cela va certes de soi, mais on n’est jamais trop prudent, a dû estimer Jean-Claude Juncker, président de l’exécutif européen. Dès le lendemain du scrutin, celui-ci le rappelait sans guère prendre de gants diplomatiques.

Le Commissaire aux Affaires économiques a réitéré le message jeudi 11 mai. Présentant les prévisions conjoncturelles européennes de printemps, Pierre Moscovici – qui fut lui-même locataire de Bercy avant Michel Sapin – a gentiment remis la pression, tout en s’en défendant officiellement.

Il s’est d’abord bien sûr réjoui du verdict des urnes : « personne ne devrait bouder son plaisir », a-t-il affirmé tout sourire, prévoyant que le nouveau chef de l’Etat français « aura à cœur de faire progresser la gouvernance de la zone euro et les politiques économiques européennes ». Il défendra fortement le projet de créer un budget propre de la zone euro et un ministre des Finances commun, s’est réjoui M. Moscovici.

Ces intentions se situent en fait dans la droite ligne de ce que défend traditionnellement Paris – déjà en son temps, Lionel Jospin plaidait pour « un gouvernement de la zone euro » – mais n’enchantent guère Berlin, peu enthousiaste à l’idée que les finances allemandes servent peu ou prou à renflouer les pays « à la traîne », notamment du sud.

Conscient de cela, l’ex-banquier de chez Rothschild a insisté lors de sa campagne sur son intention d’accélérer les coupes budgétaires et les « réformes » en France de manière à se présenter en élève modèle face aux dirigeants allemands, qui seraient ainsi plus enclins à faire des concessions.

Cette démarche a les faveurs de l’ex-dirigeant socialiste Pierre Moscovici, mais celui-ci est conscient des oppositions qu’elle devrait rencontrer : « il reste à voir si les conditions seront entièrement favorables » a noté prudemment ce dernier.

Prévisions puis « recommandations »

Passant aux prévisions proprement dites, le Commissaire a passé en revue les différents pays sur la base du rapport de ses services. Une semaine plus tard (le 18 mai), la Commission présentera ses « recommandations » (contraignantes) pour chacun des Etats membres.

Pour la zone euro, les pronostics de croissance se veulent « optimistes » : le PIB s’accroîtrait de 1,7% en 2017, et 1,8% en 2018 (cette dernière prévision est évidemment très aléatoire). Les taux officiels de chômage devraient légèrement diminuer : 9,4% en 2017, et même 8,9% en 2018. Quant aux déficits publics, ils s’établiraient en moyenne pour les Dix-neuf à 1,4% du PIB en 2017, et à 1,3% en 2018.

Dans ce contexte, la France apparaît toujours aux yeux de Bruxelles comme un cancre. Certes, le déficit fin 2017 devrait s’établir à 3% du PIB, juste à la limite de la norme autorisée. Mais, encore à l’automne dernier, Michel Sapin affirmait mordicus qu’il réussirait à atteindre l’objectif préalablement imposé par Bruxelles, soit 2,7%.

Le locataire de Bercy se félicitait même de pouvoir réaliser « 46 milliards d’économies entre 2015 et 2017 », un montant qui aura cruellement manqué aux budgets de l’Etat, des collectivités locales, et de la protection sociale. Mais il s’agissait d’un engagement pris en février 2016 en échange d’un « délai de grâce » exceptionnel de deux ans accordé à la France pour rentrer dans les clous.

Procédure de déficits excessifs

Or en 2018, prédit d’un œil noir la Commission, le déficit français pourrait remonter à 3,2%, sur la base d’une croissance pronostiquée à 1,7%. Si une telle « dérive » se confirmait, Paris resterait soumis à la procédure de surveillance rapprochée prévue en cas de « déficits publics excessifs ». Aujourd’hui, outre la France, l’Espagne et le Portugal font l’objet de cette procédure infamante.

Certes, le nouveau président s’est engagé à renouer avec une stricte obéissance aux normes budgétaires européennes. Reste que passer en dessous des 3% semble quelque peu contradictoire avec des promesses de campagne, non pas tant en faveur du monde du travail (qui n’a pas grand-chose à attendre) que des entreprises : M. Macron a en effet promis de pérenniser le Crédit d’impôt dit pour la compétitivité et l’emploi (CICE), soit 20 milliards – une paille.

Le nouveau maître de l’Elysée compte sur sa réforme choc « du marché du travail » (et donc du code du même nom) par ordonnances pendant l’été pour négocier une indulgence provisoire de Bruxelles… et de Berlin. Le grand argentier allemand, Wolfgang Schäuble, a certes affirmé le 9 mai que son gouvernement « ferait tout pour soutenir Macron » ; mais cela ne signifie certainement pas qu’il faiblira sur les exigences budgétaires.

Bruxelles condescend à « donner sa chance » à la France…

Si Pierre Moscovici entendait rappeler que la Commission n’oublierait pas d’appliquer ses règles, il a cependant voulu adopter un ton bienveillant vis-à-vis de son pays d’origine : descendre au-dessous des 3% à la fin de 2017 (et quitter ainsi la procédure de déficits excessifs), c’est « jouable », c’est « à portée de la main », a affirmé le Commissaire, faisant allusion aux engagements du nouveau président.

Puis il a résumé : « mon message n’est pas un message de pression, en aucun cas un message de sanction, c’est un message de confiance et de bienvenue » à l’égard d’un homme qui « connait bien les règles européennes ». « Donnons-lui sa chance », a-t-il conclu.

Bruxelles qui condescend à « donner sa chance » à la France… Parfois, une brève formule en dit bien plus qu’un long discours.

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Macron est « fabriqué » selon Michel Onfray,Sur Public Sénat par Comité Valmy

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #Les média, #Macron

Macron est « fabriqué » selon Michel Onfray
Par Public Sénat

samedi 13 mai 2017, par Comité Valmy

Macron est « fabriqué » selon Michel Onfray

Le philosophe Michel Onfray se veut extrêmement critique dans son analyse de cette campagne présidentielle. Lui s’est abstenu au premier tour et ce pour deux raisons. La première est qu’il s’est senti victime d’un « coup d’état » quand le « non » au référendum de 2005 sur la Constitution européenne n’a pas été suivi des effets escomptés : « Il y a eu une rupture de contrat social ». Et la deuxième est cette division entre « petits » et « grands » candidats que le philosophe trouve ambigüe : « Tout a été fait pour que le goulot d’étranglement arrive à ce qu’il s’est passé là (…) Regardez, les « petits » candidats sont tous des gens qui sont contre la formule libérale de l’Europe. Drôle, hein ? Et tous ceux qui sont des « grands » candidats sont tous des gens qui sont pour la formule de l’Europe ». Pour Michel Onfray, les « petits » sont là pour « permettre d’amuser la galerie » pendant que les « sérieux » prennent l’espace.

 

Quand au résultat de l’élection, le philosophe est catégorique, il a déjà eu lieu : « C’est une élection à un tour, l’élection présidentielle. Et le président a déjà été élu hier [dimanche NDLR]. La preuve, il a déjà fait la fête ».

 

Pour Michel Onfray, Emmanuel Macron « est fabriqué » : »Benoît Hamon avait été choisi pour perdre [à la primaire NDLR] (…) Les gens ont oublié qu’il y a eu un bourrage d’urnes au Parti socialiste. Cela n’a posé aucun problème (…) Quand on bourre les urnes, c’est qu’on veut pousser un candidat (…) en faisant de telle sorte qu’il puisse descendre tellement bas, que ça ouvre la route à Macron ».

 

Invité de l’émission « On va plus loin », le philosophe Michel Onfray, analyse la campagne présidentielle du premier tour.

 

Interview intégrale de Michel Onfray par publicsenat

Interview intégrale de Michel Onfray

25 avril 2017
Mise en ligne CV : 10 mai 2017

Source :

Public Sénat

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La fabrication du produit Macron et la soumission de la presse…ou comment la démocratie est menacée ! Par Jacques Cotta

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Macron

La fabrication du produit Macron et la soumission de la presse…ou comment la démocratie est menacée !  Par Jacques Cotta

La fabrication du produit Macron et la soumission de la presse…

…ou comment la démocratie est menacée !

Par Jacques Cotta2017: 

Sommaire

Journaliste depuis plus de 30 ans –le temps passe- je croyais avoir assisté durant ma vie professionnelle à un long déclin démocratique qui avait atteint le fond. La campagne présidentielle qui vient de se terminer par l’élection d’Emmanuel Macron vient démentir ce pronostic tout compte fait optimiste. Jamais en effet de mémoire professionnelle un tel point de soumission de la presse à des intérêts particuliers incarnés par le candidat Macron n’avait été atteint. Nul n’échappe au constat. Presse écrite, radio, télé… Qu’on en juge : durant les deux années de préparation de la candidature Macron, plus de 8000 articles, des centaines de reportages radios ou télé, une présence organisée, entretenue, digne des campagnes totalitaires. Voilà à quoi nous avons assisté. De tout temps il a été fréquent de considérer que la presse ne fait pas une élection. Et si celle de Macron était l’exception venant confirmer la règle ?
 

Macron au début, ça va pas fort…

D’où vient Macron, d’où vient donc sa popularité ? Comment s’est-il imposé dans l’espace public pour arriver aux plus hautes fonctions ? Comment donc ce jeune hussard de la Hollandie est-il parvenu à endosser le costume du Bonaparte de la 5ème république ? Qui donc lucidement aurait parié un kopek sur le protégé de Hollande ?

Lorsqu’il est nommé au ministère de l’économie par François Hollande, son niveau de popularité est très bas. Selon les sondages alors effectués, en octobre 2014, 11% seulement des personnes interrogées souhaitaient le voir jouer un rôle plus important dans la vie politique française
(Sondage TNS-SOFRES octobre 2014). 18 mois plus tard, il est donné perdant au premier tour, derrière Juppé, mais aussi derrière Jean-Luc Mélenchon (Sondage IFOP avril 2016). Parmi certaines catégories sociales, sa côte est très faible. Seuls 6% des ouvriers et 4% des artisans voient d’un œil bienveillant le ministre de l’économie. Nous sommes alors à une année de l’échéance électorale. Que s’est-il donc passé, par quel miracle le très libéral Macron est-il devenu selon tous les sondages la « personnalité politique préférée » des français (Sondage ODOXA janvier 2017) ? Comment l’opinion a-t-elle basculé ? Qui fut donc l’agent magique de Macron au point de modifier de fond en comble l’avis des français sur celui qui allait emporter les élections ?

La perception que les français ont du ministre Macron est au départ sans ambiguïté. Ceux qui le connaissent savent qu’il s’agit d’un ex-banquier de chez Rothschild, un libéral affirmé comme tel
(On trouvera dans « L’Imposteur », livre que j’ai consacré à Hollande et son entourage, un portrait de Macron qui retrace l’histoire déjà très « riche » du jeune collaborateur fétiche du chef de l’état. « L’Imposteur », Jacques Cotta, Editions Balland, 2014.), un homme dont le côté bling-bling n’échappe pas à l’opinion, instigateur d’une loi sur la dérégulation du travail, partisan du travail le dimanche, de la remise en cause des statuts professionnels, de « l’ubérisation » de secteurs importants de la société, d’une politique d’ensemble qui pousse les options de François Hollande et qui est plutôt mal reçue par les travailleurs.
 

… Mais un coup de presse, et ça repart !


Alors commence la fabrication du produit Macron (On verra une démonstration exhaustive de la manipulation médiatique au profit de Macron sur le site « le vent se lève » à l’adresse suivante : http://lvsl.fr/medias-ont-fabrique-candidat-macron). Un produit qui devait être susceptible de jouer la doublure fidèle de Hollande comme de Fillon en cas d’empêchement. Le produit Macron avait pour fonction première de boucher les trous, au cas où… Mais pour atteindre un tel but, il fallait sortir d’un relatif anonymat pour occuper le terrain, exister, devenir si besoin le candidat promis à la victoire. Le chemin était long car Macron partait de loin.

C’est une véritable surexposition médiatique qui devait remédier à l’image. Macron sous tous les angles, dans tous les médias. Macron est choyé par les « élites » journalistiques de tout bord, démontrant ainsi, bien malgré lui, qu’entre un journal dit de droite, un autre dit de gauche, un journal officiel du matin, un autre du soir, la différence n’existe que pour le petit jeu des médias, mais pas dans les faits. Durant les deux années qui viennent de s’écouler, Macron devient la personnalité politique la plus médiatisée.

  • Libération, le Nouvel Obs, le Monde, et l’Express totalisent plus de 8000 articles qui évoquent Macron entre janvier 2015 et janvier 2017, soit plus de 10 par jour !
  • Comparativement, Mélenchon, Hamon et Montebourg ne totalisent ensemble sur la même période et dans les mêmes organes que 7400 articles.

La guerre des mots est engagée. Leurs auteurs frisent le ridicule, mais ne désarment pas. Macron devient synonyme de « modernité », de « renouveau », de « trajectoire en forme de boulet de canon ». Quelques exemples :

  • Pour l’Express, « entre courage et indignation, il incarne la modernité ».
  • Pour LCI, il apporte « un air de renouveau ».
  • Pour BFM il est question de « l’iconoclaste Macron ».
  • Pour l’Opinion, il fera souffler « un vent de fraicheur sur un jeu politique statuffié ».

Evidemment au poids des mots doit se joindre le choc des photos. Paris Match, VSD, la presse people… Des centaines de couvertures nous présentent la nouvelle coqueluche des médias sous tous les angles. Une campagne publicitaire destinée à promouvoir un nouveau produit, digne des plus célèbres. La « mère Denis » détrônée par le « jeune Macron ». Tout y passe.

  • L’idylle amoureuse, le romantisme, l’inversion des âges, son ancienne prof de français, sa preuve d’ouverture…
  • Son passage chez le barbier… Une soudaine balafre… La France retient son souffle…
  • Le coiffeur, la simplicité…

« Simplicité », « modernité », « renouveau », il faut alors tenter de faire oublier que la politique mise en œuvre par Macron et préconisée par ses sponsors est vieille comme le siècle, nous ramenant d’ailleurs sur le plan social plusieurs décennies en arrière…
 

Macron propulsé sur l’air de « Il était un sauveur suprême… »

Tous ces efforts médiatiques avaient demandé de l’énergie, suscité des espoirs. Ils devaient d’autant plus servir que la terre se dérobait sous les pieds des « candidats naturels » à ce type d’élections. Bien avant les primaires socialistes, la popularité du chef de l’état ne lui laissait plus aucune chance pour tenter de répéter l’aventure. Hollande out ! De même le candidat naturel de la droite, François Fillon, une fois désigné à la primaire concernant son camp, se voyait rattraper par un secret de polichinelle. « L’affaire Pénélope » -les emplois fictifs et centaines de milliers d’euros- sortait de façon fort à propos pour libérer aussi de ce côté-là le terrain à un Macron dont les sponsors n’attendaient plus que ça.

Le moment était venu de passer à la vitesse supérieure. En appeler publiquement au sauveur suprême, indépendamment de la crédibilité du personnage, de son envergure, de son talent pour la fonction visée. On assiste alors à un tir tendu sur le même thème :

  • Christophe Barbier dans l’Express s’y colle le premier : « il est temps que macron annonce sa candidature… ».
  • France culture s’interroge, commentateur inquiet : « Macron, candidat ou pas ? ».
  • Le Monde prend le relai : « Macron toujours pas candidat… ».


Les médias font monter l’attente, comme si le suspens était insupportable. La Nation devrait ainsi retenir son souffle. Oui ou non le candidat fabriqué pour l’occasion viendra-t-il « nous sauver du chaos » ? France Inter, Le Monde, le Nouvel Obs évoque « l’espérance », « le candidat anti système » (sic), « la révolution démocratique » (re sic), pour conclure dans un souffle de soulagement « Macron enfin candidat ». Le jour de son officialisation, les JT du soir ne veulent se trouver en reste. Eux aussi doivent faire preuve d’allégeance, de discipline, de respect, de soumission. Le présentateur de la France 2, David Pujadas, consacre à « l’événement » 22 minutes lorsque TF1 lui sacrifie 17 minutes.

L’opération est définitivement lancée. Il faut passer au stade supérieur, celui qui fera de l’inconnu d’hier, du banquier et ministre de l’économie à la politique rejetée très majoritairement par les français, le candidat « naturel » de la cinquième république, « l’homme nouveau » qu’elle attendait avec envie.
Alors tout y passe :

  • Dans le Nouvel Obs : « Macron – Nuit debout, même combat ».
  • Dans le Nouvel Obs encore : « Macron contre le reste du monde politique »
  • Dans Le Monde : « Macron progresse sur l’implosion du système ».
  • Dans le Point : « Macron progresse encore ».
  • Sur RTL : « Macron en progression ».
  • Sur BFM : « La personnalité préférée des français, Macron ».


Il fallait alors scruter l’évolution. D’abord ne pas relâcher l’effort, en faire toujours autant sur le terrain de la promotion. Comme tout produit une fois installé en tête de gondole dans les supermarchés, il fallait organiser la fidélisation du public pour la marque déposée. Il fallait donc continuer avec un même acharnement. Généralement dans ce type d’élections, la presse se répartit les parts de marché. Là, tout le monde sur le même nom, la même image, le même candidat. Mais plus. Tous vont utiliser les mêmes outils. Comme il se doit le Front National et Marine Le Pen prendront la place d’épouvantail de service, montrant ainsi contre leur gré que le FN est bien un des piliers essentiels du système. « Pour éviter le mal » indique t’ils, « votez Macron ! ». Et sur les réseaux sociaux, un déchainement inouï de macronistes enthousiastes qui n’ont de mots assez durs pour toute résistance, qualifiant de « lepénistes » celui qui refuse, voire même qui se contente d’hésiter. La campagne ainsi engagée a dès lors le goût des campagnes totalitaires –avec le sourire certes, mais totalement totalitaire- d’un autre temps et d’autres lieux. Pour obtenir un score soviétique digne des républiques bananières, il faut ce qu’il faut ! Jusqu’au bout la presse aura été un élément clé de la réussite du produit Macron. Et lorsque la concurrence a semblé pouvoir menacer, alors le déchainement, avec une énergie redoublée, une détermination entière, s’est consacré à décrédibiliser l’adversaire, à le dénigrer, à faire par exemple de Jean Luc Mélenchon l’homme à abattre, de crainte que le scénario final ne soit contrarié. Pour le score plébiscitaire de Macron, il fallait que son opposant soit le Front National. La victoire large lui était alors assurée. Mélenchon, le danger pour le score mais pas seulement, pour l’élection elle-même. Alors éditorialistes, chroniqueurs, sondeurs, journalistes ont entonné le même couplet : le Venezuela, Chavez et Maduro, Cuba, Fidel Castro, … Il aura manqué 600 000 voix à Mélenchon pour battre Le Pen. C’est un ouf de soulagement qu’ont pu pousser tous les acharnés des médias. Leur entreprise macronienne l’a échappé belle !
 

2005 – 2017, une continuité

Il y avait eu le précédent de 2005 avec le référendum sur la constitution européenne. Nous avions alors assisté à un déferlement en faveur du OUI avec une interdiction de parole des opposants au projet constitutionnel dans la plupart des médias. Editorialistes, présentateurs, patrons de presse, tous unis alors sur une ligne commune : le traité soumis au vote des citoyens français devait passer coûte que coûte. Tout opposant, toute parole critique, seulement dubitative, était qualifiée de « lepéniste ». Rien ne devait pouvoir se mettre en travers d’un OUI victorieux sur un score totalitaire.

Cette période historique et déjà peu glorieuse de la presse nationale avait été marquée par la réaction interne aux rédactions, le refus de voir bafouée la liberté d’expression. Nous étions alors une poignée à avoir pris l’initiative, au départ dans le service public, d’un texte « le NON censuré dans les médias, ça suffit ! » qui très vite allait être contresigné par des centaines de confrères, au point de devenir un événement de la campagne référendaire. Avec ses milliers et milliers de signatures accumulées en quelques jours, cette bataille interne aux rédactions et plus généralement aux organes de presse allait peser, jusqu’à la victoire historique du NON qui déjouait la volonté des puissants, de l’oligarchie qui possède dans ses mains le pouvoir politique, économique et médiatique.

On croyait donc avoir touché le fond. La démocratie avait été menacée, mais le résultat l’avait sauvée. Les oligarques dans leur ensemble avaient été défaits et pour avoir gain de cause, ils devaient s’en remettre aux élus socialistes et UMP pour obtenir au congrès à Versailles ce que le peuple avait rejeté. La presse avait montré qu’elle était fortement gangrénée. Les plus optimistes ont voulu croire au lendemain de la victoire du NON que le monde des médias avait tiré le bilan. L’affaire Macron montre qu’il n’en n’est rien et qu’il suffit de la moindre occasion –là les présidentielles- pour que tout soit mis en œuvre au compte des intérêts politico-financiers d’une petite frange qui possède presse, radio ou chaines de télévision… sans oublier le public.

Là se trouve le lien entre deux évènements qui à première vue semblent bien distincts. La presse se trouve dans les mains d’une oligarchie politico financière qui sait mettre ses atouts à son service. La politique que Macron compte mettre en œuvre permet de comprendre ce travail minutieux des médias qui en ont fait leur candidat. Les patrons de presse, qui sont de grands patrons de l’industrie, du Cac 40 ou des banques, sont attachés aux retombées sonnantes et trébuchantes attendues du nouvel élu. Lorsque Emmanuel Macron annonce la destruction définitive du code du travail par ordonnances dès l’été, il leur parle. Lorsqu’il annonce la privatisation à venir de pans entiers de la sécurité sociale, il leur parle. Lorsqu’il prévoit la diminution des pensions par l’instauration des retraites par points, et donc l’ouverture plus grande encore aux assurances privées de ce secteur, il leur parle. Lorsqu’il se réclame de l’ubérisation générale de la société, il leur parle. Lorsqu’il prévoit la suppression de ce qui nous reste de souveraineté nationale face à l’UE, il leur parle encore. Et lorsqu’il indique la volonté de signer le CETA, accord commercial de déréglementation avec les USA, ou encore de prendre toute sa place dans l’OTAN, ce qui n’a d’autre sens que d’appuyer les opérations guerrières dans le monde au nom du combat anti terroriste, il leur parle toujours.

Les oligarques, les patrons de Cac 40, les banquiers et patrons de la finance à qui il parle l’entendent. Et comme ce sont eux les patrons de presse….

Cette affaire met à jour une véritable question démocratique. Il y a plus de 70 ans, le conseil national de la résistance plaçait dans son programme « la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ; la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’état, des puissances d’argent et des influences étrangères ».

Il y a 70 ans, c’était hier, c’est aujourd’hui…

Jacques Cotta
Le 13 mai 2017

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Ils votent MACRON et se prennent pour des RÉSISTANTS [par Gilles Questiaux]

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'horreur économique, #Macron

Publié par El Diablo

Paul von Hindenburg

Paul von Hindenburg

En réponse à des délires moralisateurs qui sévissent sur le net :

Il est historiquement totalement faux que « les communistes n'ont pas voulu choisir entre Hitler et les sociaux-démocrates » parce qu'on ne leur a pas proposé un tel choix. Le SPD (Parti social-démocrate allemand), qui avait utilisé les proto-nazis des corps-francs pour massacrer les communistes en 1919, a voté contre Hitler pour Hindenburg, vieille ganache ultra droitière comme moindre mal, qui a été élu, et qui a appelé Hitler au pouvoir quelques semaines plus tard, où il a interdit le KPD (parti communiste allemand), puis les autres partis d'opposition. Hitler n'a donc pas non plus été "démocratiquement élu", répéter cela c'est ignorance pure. Il a été choisi par l'élite qui l'a placé au pouvoir pour qu'il puisse faire son coup d'État.

S'imaginer qu'on est une espèce de résistant parce qu'on a voté Macron est trop bête et ridicule pour mériter un commentaire.

Par ailleurs, si Marine Le Pen était un danger pour la pseudo-démocratie de marché qui fait les délices de la go-goche, son parti aurait été interdit depuis longtemps. C'est un épouvantail pour petits-bourgeois, et un leurre pour prolos. La comparaison avec le parti nazi en 1933 témoigne d'une ignorance crasse teintée de mauvaise foi absolue : le parti nazi était appuyé par les mêmes forces économiques et médiatiques qui nous ont imposé Macron, et par l'armée, par les structures de l'État, et il faisait régner la terreur dans la rue.

Les gens qui s'enflent d'indignation contre l'abstention et le vote blanc auraient mieux fait d'essayer de convaincre les gens de ne pas voter Le Pen que de vouloir forcer les gens à voter Macron. Et s'ils avaient aussi peur de Marine Le Pen qu'ils disent, pourquoi n'ont-ils pas voté Mélenchon au premier tour?

Mais ils ont eu finalement ce qu'ils désiraient vraiment : un nouveau bail pour le capitalisme.

Quant à ceux qui pensent que le vote Macron, malgré tout, a préservé les libertés publiques, ils se trompent : le niveau de répression de la loi Khomri, qu'il avait directement inspirée, devrait rester dans les mémoires moins d'un an après. Le résultat le meilleur de ce point de vue aurait été qu'il gagne avec un ou deux millions de voix d'avance, et non dix ! maintenant, lui, et surtout la clique de technocrates libéraux qui l'entoure vont se croire tout permis. Un tel résultat impliquait de prendre le risque (très modéré) d'une victoire de Marine Le Pen, sachant qu'elle n'avait en main aucun des instruments qui ont permis aux fascistes et aux nazis d'instaurer la dictature en 1922 et en 1933.

Il est d'ailleurs curieux de voir tant de défenseurs de la démocratie du bulletin de vote ne pas s'inquiéter d'une situation où l'un des deux candidats parait exclu a priori de la victoire (et l'a d'ailleurs intériorisé). Ce n'est pas la peine de s'égosiller contre la menace de la dictature si elle existe déjà.

Ils ne comprennent pas qu'il ne fallait pas voter pour Marine Le Pen, non parce qu'elle serait une émanation du démon, mais pour les mêmes raisons qu'il ne fallait pas voter pour Macron : c'est une ennemie des travailleurs, ni plus, ni moins.

Gilles Questiaux

Le 8 mai 2017

SOURCE :

 

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El Diablo à deux mots à vous dire...

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Macron, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Publié par El Diablo

El Diablo à deux mots à vous dire...

Électeurs « vraiment de gauche », communistes, « insoumis » etc… qui le 7 mai avez voté Macron pour « barrer la route à… », réécoutez avec attention son premier discours comme président de la République, réécoutez-le bien ; relisez les articles de ces journalistes bien en vue affirmant qu’il est « le président le mieux élu de la Vème République… » relisez-les bien ! Ah, je ne voudrai pas tomber dans « je vous l’avais bien dit » mais tout de même, comment dire, ce matin je suis un peu... agacé. Bon dimanche tout de même.

El Diablo

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Pour le juge italien Imposimato, "l'OTAN est une menace pour la Paix et la sécurité dans le monde"

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La guerre, #Le fascisme

Pour le juge italien Imposimato, "l'OTAN est une menace pour la Paix et la sécurité dans le monde" .

Voici le discours du juge italien antimafia Ferdinando Imposimato, président honoraire de la Cour de cassation italienne, prononcé lors d'une réunion à Rome le 26 octobre 2015 à l'initiative du journaliste italien Giulietto Chiesa. M. Imposimato est un personnage extrêmement respecté en Italie pour l'ensemble de son combat contre le crime organisé. Le seul fait qu'un homme de sa trempe, aussi connu et inattaquable que lui, se prononce de façon tranchée sur le danger que représente l'OTAN pour la paix dans le monde, mais aussi sur sa vision des attentats du 11-Septembre, devrait provoquer un débat national voire, européen, sur ces questions. Il n'en est rien, de telles paroles ne seront jamais relayées par les médias grands publics et les journaux télévisés. Dormez bonnes gens.

 

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Après 52 ans sur son pas de tir, la FUSÉE Lecanuet a enfin décollé… [par Philippe Arnaud]

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie

Publié par El Diablo

affiches : Jean Lecanuet en 1965 et Emmanuel Macron en 2017

affiches : Jean Lecanuet en 1965 et Emmanuel Macron en 2017

Les remarques ci-après ont déjà été présentées à de multiples reprises (par Atlantico, Le Point, Mediapart, France Inter, Les Échos, Boulevard Voltaire, etc.) lors de ces derniers jours. Néanmoins, en dehors des professeurs et étudiants d'histoire, et des férus d'histoire politique, elles ne peuvent parler qu'aux sexagénaires (et plus...). Je vais donc essayer de ne pas répéter ou recopier ces médias.

Qu'est-ce qui rapproche les deux hommes ?

1. Leur jeunesse et leur allure : Emmanuel Macron a 39 ans et Jean Lecanuet, pour la présidentielle de 1965, en avait 45. Même si 45 ans, en 2017, est vu comme un âge plus "tendre" qu'en 1965 (compte tenu de l'allongement de l'espérance vie et de l'amélioration de la santé et de la condition physique en 52 ans), il n'empêche que Lecanuet apparaissait comme "jeune" par rapport à de Gaulle (75 ans), à Mitterrand (près de 50 ans, mais une longue carrière derrière lui), à Tixier-Vignancour (58 ans), à Pierre Marcilhacy (55 ans). Dans l'allure, il s'agit d'hommes minces, élancés, au visage avenant. [Cette jeunesse et cette allure pouvait faire penser, aux Français, au souvenir tout proche du président Kennedy - récemment assassiné - et qui avait été président de son pays à 43 ans.]

2. Leur parcours de "bons élèves" : Jean Lecanuet avait été le plus jeune agrégé de philosophie à 22 ans, et, plus tard, directeur de cabinets ministériels. Emmanuel Macron a eu la mention très bien au bac, a été élève de Sciences Po, de l'ENA, est passé par la banque Rothschild, a été secrétaire général de l’Élysée, ministre de l’Économie...

3. Leur apparence "d'hommes neufs" : en 1965, même si Lecanuet avait une longue expérience des cabinets ministériels, cette expérience n'était pas de celles qui portent sur le devant de la scène. Même chose pour Emmanuel Macron jusqu'en 2014 : qui se souvient des secrétaires généraux de l’Élysée, en dehors de ceux qui ont eu plus tard une carrière ministérielle, comme, par exemple, Édouard Balladur ou Dominique de Villepin ?

4. Leur appartenance à un courant libéral en économie, pro-européen (ou européiste si l'on veut être péjoratif) et atlantiste, c'est-à-dire à la fois favorable à la politique étrangère des États-Unis et à l'OTAN comme alliance militaire, donc, corrélativement hostile à l'intervention de l’État dans l'économie et à une politique extérieure française trop favorable, jadis à l'URSS, en 2017 à la Russie ou aux pays non-alignés (on dirait aujourd'hui les BRICS).

5. Leur inscription dans ce courant qui, sous la IVe République (1946-1958), a vu se succéder, dans tous les gouvernements, le duopole SFIO et MRP, à la fois atlantiste, pro-américain, pro-européen, anticommuniste et anti-gaulliste. Or c'est le même courant qui voit le Parti socialiste pratiquer la même politique économique (privatisation, dérèglementation) et étrangère (retour dans l'OTAN, soumission à la Commission européenne, soutien aux États-Unis) que la droite au pouvoir. C'est le même courant qui voit les ministres ou élus passer alternativement des hautes fonctions de l’État aux hautes fonctions à Bruxelles ou dans le privé et qui servent (ou conseillent) indifféremment la droite ou la "gauche" (entendre le Parti socialiste). Des hommes tels que Jean-Pierre Jouyet (voire Jacques Attali), qui a servi à la fois Nicolas Sarkozy et François Hollande, sont emblématiques de ce courant.

6. Outre Jean Lecanuet, Emmanuel Macron peut être rapproché d'un autre homme, présenté, lui aussi, à son époque comme "jeune" et qui, lui aussi, s'inscrivait dans le même courant anti-gaulliste (en tant que ce courant contre le rôle de l'Etat dans l'économie et pour une politique étrangère européiste et favorable aux Etats-Unis), Valéry Giscard d'Estaing. Assisterions-nous à une revanche posthume, après 60 ans, de la IVe République sur la Ve République ?

Je vous saurais gré de vos remarques, précisions, rectifications et critiques.

Bien à vous

Philippe Arnaud

Amis du Monde Diplomatique Tours

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