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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #europe supranationale tag

Stephen F. Cohen et l’“impensable” : la guerre avec la Russie.

13 Août 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La nation ., #Europe supranationale, #Politique étrangère

Stephen F. Cohen et l’“impensable” : la guerre avec la Russie

01/08/2014 -


http://www.dedefensa.org/article-stephen_f_cohen_et_l_impensable_la_guerre_avec_la_russie_01_08_2014.html

Stephen F. Cohen et l’“impensable” : la guerre avec la Russie

Stephen F. Cohen est sans doute le meilleur spécialiste de la Russie de sa génération, parmi les experts US attachés à cette orientation. Il est également assez isolé, comme on l’a déjà noté à plusieurs reprises, puisque son appréciation est extrêmement nuancée, – c’est-à-dire avec le constat que les USA (et le bloc BAO si l’on veut) suivent une courbe démentielle dans l’actuelle crise ukrainienne, qui les conduit à un affrontement armé avec la Russie. Sur le fondement de la crise, Cohen partage complètement l’analyse prémonitoire de George Kennan, qu’il cite souvent, selon laquelle la responsabilité originelle de la crise ukrainienne se trouve dans la décision d’élargir l’OTAN à l’Europe de l’Est, décision dont l’origine est du printemps-été 1992, au sein du parti démocrate dans l’attente de l’élection de Bill Clinton.)

Avec sa femme Katrina Venden Heuvel, directrice de la rédaction de The Nation, il cosigne une analyse parue le 30 juillet 2014 sur le site de cet hebdomadaire, l’un des très, très rares aux USA à suivre une ligne démarquée de l’actuelle folie belliciste qui balaie les élites-Système washingtoniennes. Le titre de l’article est énoncé sous forme d’une question, – «Why Is Washington Risking War With Russia?», – et, curieusement ou bien au contraire très significativement, l’article n’apporte pas de réponse. Le texte se contente de décrire le processus en cours, avec l’hypothèse qui commence à être considérée sérieusement que la bataille en cours dans le Donbass va dégénérer en affrontement avec la Russie. On lit ci-dessous l’introduction et la conclusion de l’article.

«As The Nation has warned repeatedly, the unthinkable may now be rapidly unfolding in Ukraine: not just the new Cold War already under way but an actual war between US-led NATO and Russia. The epicenter is Ukraine’s eastern territory, known as the Donbass, a large industrial region heavily populated by Russian-speaking Ukrainian citizens and closely tied to its giant neighbor by decades of economic, political, cultural and family relations.

»The shoot-down of Malaysian jetliner MH17 on July 17 should have compelled the US-backed government in Kiev to declare a prolonged cease-fire in its land and air attacks on nearby cities in order to honor the 298 victims, give international investigators safe access to the crash site, and begin peace talks. Instead, Kiev, with Washington’s backing, immediately intensified its attacks on those residential areas, vowing to “liberate” them from pro-Russian “terrorists,” as it brands resisters in eastern Ukraine, killing more innocent people. In response, Moscow is reportedly preparing to send heavy weapons to the “self-defenders” of the Donbass.

»Now, according to a story in The New York Times of July 27, the White House may give Kiev sensitive intelligence information enabling it to pinpoint and destroy such Russian equipment, thereby, the Times article also suggests, risking “escalation with Russia.” To promote this major escalation, the Obama administration is alleging, without firm evidence, that Russia is already “firing artillery from its territory into Ukraine.” Virtually unreported, however, is repeated Ukrainian shelling of Russia’s own territory, which killed a resident on July 13. [...]

»Since April, Putin and his foreign minister, Sergei Lavrov, have repeatedly called for a cease-fire and negotiations between Kiev and the rebels. Kiev, backed by the Obama administration, has refused to enact any cease-fire long enough to give negotiations a real chance, instead intensifying its war on its fellow citizens as “terrorists.” The White House, according to the Times article, is considering a further escalation, possibly with more dire consequences.

»This, too, is a matter of “intelligence,” if any is being heeded in Washington. For historical, domestic and geopolitical reasons, Putin—or any other imaginable Kremlin leader—is unlikely to permit the Donbass to fall to Kiev, and thereby, as is firmly believed in Moscow, to Washington and NATO. If Putin does give the Donbass defenders heavy weapons, it may be because it is his only alternative to direct Russian military intervention, as Moscow’s diplomatic overtures have been rejected. The latter course could be limited to deploying Russian warplanes to protect eastern Ukraine from Kiev’s land and air forces, but perhaps not. Kremlin hawks, counterparts to Washington’s, are telling Putin to fight today in the Donbass or tomorrow in Crimea. Or as the head of the Carnegie Moscow Center summarizes their position, “It is no longer just a struggle for Ukraine, but a battle for Russia.”

»If the hawks on both sides prevail, it might well mean full-scale war. Has there been any other occasion in the modern history of American democracy when such a dire possibility loomed without any public protest at high levels or debate in the establishment media? Nonetheless, the way out is obvious to every informed observer: an immediate cease-fire, which must begin in Kiev, enabling negotiations over Ukraine’s future, the general contours of which are well known to all participants in this fateful crisis.»

Pour suivre les conceptions de Cohen, on enrichira très largement cet article par des interventions télévisées, essentiellement sur Russia Today (il n’est pas souvent le bienvenu sur les chaînes US à cause de ses opinions qui n’envisagent pas la condamnation immédiate et sans appel de la Russie). Stephen F. Cohen est l’un des interlocuteurs favoris de Peter Lavelle et de son émission CrossTalks, et souvent avec son collègue de l’université de Chicago, John Mearsheimer. Dans la dernière émission de Peter Lavelle, le 30 juillet 2014 sous le titre Cold War 2.0, Cohen et Mearsheimer sont effectivement les deux invités. C’est la deuxième fois qu’une émission commence avec cette question de Lavelle à Cohen : “Que diront plus tard les historiens de notre époque ?”, et Cohen de répondre “D’abord, il faudrait savoir s’il y aura encore des historiens, parce que la situation d’aujourd’hui pourrait aisément nous mener à une guerre nucléaire”. Effectivement, Stephen F. Cohen ne manque pas de dire à nouveau combien il juge tout à fait possible, sinon probable, un affrontement direct entre les USA et la Russie, jusqu’aux armes nucléaires.

L’intérêt du débat de ce CrossTalks concerne effectivement, d’une façon indirecte mais manifeste pour nous, les causes du comportement des USA («Why Is Washington Risking War With Russia?»). Les deux intervenants s’étendent surtout sur l’aspect psychologique de cette question, d’une façon très juste selon nous parce qu’à ce niveau de risques partagés d’effondrement, sinon d’anéantissement qu’implique un échange nucléaire stratégique, l’essentiel du comportement des USA ne peut plus être justifié par des calculs politiques, des grandes manœuvres de type-“Grand Jeu”, des desseins hégémoniques ou impériaux, etc. Que ceci ou cela, ou ceci et cela fassent partie du catalogue n’implique en rien que le catalogue soit complet, ni même défini précisément. Il reste le fondement de la démarche, qui demande une explication plus profonde, des profondeurs de la psychologie, pour prétendre expliquer qu’on semble faire fi d’un risque d'une telle dimension et d'une telle puissance qui rendent effectivement inéluctables, passé un certain degré d'engagement, des conséquences apocalyptiques partagées. (Nous parlons bien de “l’essentiel du comportement des USA” parce que les USA sont évidemment et sans nécessité d’en discuter en rien du tout, dans l’esprit de la chose dirions-nous, les meneurs, les concepteurs et les producteurs de l’escalade dans la crise, et de sa dimension nucléaire potentielle. Considérés objectivement, ils assument l’essentiel, c’est-à-dire ce qui fait la différence décisive, de la responsabilité de la gravité ultime de cette crise. Il faut pouvoir assumer ce jugement d’une façon objective, sans aucune nécessité d’être du parti des Russes, parce que c’est l’évidence de la vérité de la situation. Cohen et Mearsheimer l’ont bien compris, relève-t-on implicitement : s’il est question de la “Guerre froide 2.0”, il n’est question que des USA, de leur responsabilité, de la recherche des causes de leur comportement, etc.)

John Mearsheimer propose l’idée que les USA s’estiment être de la catégorie hors des normes, de la catégorie de cet exceptionnalisme que le président des USA lui-même érige étrangement en doctrine, d’une puissance dispensatrice d’une “hégémonie bienveillante” (“benevolent hegemon”, – l’expression anglo-américaniste est apparue au début des années 1990 dans les milieux neocons). L’expression “hégémonie bienveillante” signifie que les USA sont, dans l’univers et sans doute au-delà d’ailleurs, la plus apte et même la seule puissance à pouvoir concevoir, exposer et développer les plus sûres recettes et méthodes pour un monde apaisé, bien rangé, satisfait, vertueux, conforme au Dessein divin – démocratisé et globalisé aussi, pour ne rien oublier. Cette croyance, selon Mearsheimer, est extrêmement forte depuis la fin de la Guerre froide, et elle conduit les dirigeants-Système de Washington à considérer que la “résistance”, – la plus forte et la plus menaçante à cet égard, – de la Russie à ce modèle des “lendemains qui chantent” relève de la stupidité, de l’entêtement suspect et enfin de l’intention maléfique pure et simple. Au reste, et en offre alternative de la réflexion, les mêmes dirigeants ne doutent pas qu’une pression soutenue contre Poutine, du type regime change mais avec menace apocalyptique implicite pour faire sérieux, finira par détruire cette direction et fera surgir, littéralement comme les Cent-Fleurs du maoïsme, une alternative démocratique qui résoudra tout cela. Là-dessus, bien sûr, on trouve toutes les justifications et les exonérations de culpabilité pour les interventions clandestines, les ingérences, les actes sans fin de corruption, de piraterie, de banditisme, de chantage, etc. Mais il s’agit bien des conséquences, parce que les affaires, le business, la brutalité des actes, l’affirmation spectaculaire de la puissance, l’irrespect des principes, etc., ne sont pas les causes de l’action de Washington en tant que telle (en tant que Washington en serait responsable), mais les conséquences parfois gênantes ou malheureuses qu’importe, d’une action qui est autorisée sinon recommandée, avec toutes ces déformations, par cette pathologie de la psychologie.

Cohen partage complètement cette hypothèse, dans tous les cas cette voie de réflexion pour expliquer une situation extraordinaire. Il note que la situation aujourd’hui à Washington est effectivement extraordinaire par la puissance du consensus en faveur de l’agressivité extrême contre la Russie, notamment au Congrès. Un tel consensus n’existait pas durant la Guerre froide, où s’opposaient un parti des Cold Warriors (“Guerriers froids”, partisans d’une politique antisoviétique dure) et un parti des “détentistes” (partisans d’une entente avec l’URSS), les uns et les autres étant répartis d’une façon assez équilibrée. Cohen semble estimer que le consensus actuel en faveur de l’agressivité extrême contre la Russie constitue un phénomène qui n’est pas vraiment l’effet d’une contrainte, d’une consigne ou d’une censure, etc., mais bien qui ressort de cette psychologie productrice de l’“hégémonie bienveillante” que propose son collègue Mearsheimer.

Nous serions évidemment très proches de cette sorte d’explication, – sur laquelle nous reviendrons très rapidement, – nous qui considérons que la psychologie américaniste est en soi une spécificité renvoyant au Système, qu’elle est constituée et formée de traits extrêmement spécifiques allant dans le sens de l’exceptionnalisme et de la “bienveillance” pour les autres dont il est question. (Nous pensons évidemment aux phénomènes de l’inculpabilité et de l’indéfectibilité, dont nous parlons notamment dans notre Glossaire.dde du 28 janvier 2013, et dont nous disions encore récemment, dans un texte du 26 mars 2014 : «Ces deux traits de la psychologie de l’américanisme impliquent l’impossibilité de concevoir la culpabilité de l’américanisme d’une part (inculpabilité), l’impossibilité de concevoir la défaite (politique, morale, militaire, etc.) de l’américanisme d’autre part (indéfectibilité). Ces deux termes sont largement utilisés dans nombre de nos textes comme caractéristiques de l’américanisme, mais aussi comme cimier de la psychologie-Système, ou psychologie humaine épuisée par le Système et mise à son service...».)

Mis en ligne le 1er août 2014

http://www.dedefensa.org/article-stephen_f_cohen_et_l_impensable_la_guerre_avec_la_russie_01_08_2014.html

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L'aide humanitaire russe aux populations du Donbass "Il ne faut pas autoriser le convoi russe "à passer" (Fabius).

13 Août 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La nation ., #Europe supranationale, #La mondialisation, #Politique étrangère

Mercredi 13 août 2014

L'aide humanitaire russe

aux populations du Donbass

"Il ne faut pas autoriser

le convoi russe "à passer"

(Fabius)

Invité de France Info ce matin, le ministre des Affaires

étrangères, Laurent Fabius a réagi avec fermeté à la décision de Moscou

d'envoyer un convoi d'aide humanitaire enUkraine.

"Il y a une règle dans ces opérations.

Ce n'est possible qu'avec l'accord du pays dans lequel on

envoie cette aide humanitaire et avec l'aide de la

Croix-Rouge.

Hors cette question n'est pas encore réglée.

Il faut être extrêmement prudent car ce pourrait être une

couverture pour les Russes pour pour s'installer près de

Louhansk et de Donetsk et pratiquer la politique du fait

accompli"

a déclaré Laurent Fabius.

Ces deux villes de l'Est de l'Ukraine sont des foyers

d'affrontements entre les séparatistes pro-russes et les

forces armées ukrainiennes.


"Il y a des discussions avec la Croix-Rouge et cette

opération n'est possible, n'est justifiable qu'à partir du

moment où la Croix-Rouge aura donné son aval, où il n'y

aura pas de forces militaires autour

et où il n'y aura pas simplement les Russes mais d'autres.

Et où l'Ukraine serait d'accord.

Ce qui à l'heure où je parle, n'est pas le cas".

Et pour lui, "il ne faut pas les autoriser à passer".

Lefigaro.fr

Lefigaro.fr

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-l-aide-humanitaire-russe-aux-populations-du-donbass-il-ne-faut-pas-autoriser-le-convoi-russe-124351273.html

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Articles du blog d'Olivier Berruyer d'août 2014 sur l'Ukraine.

13 Août 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #Economie, #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère

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http://www.les-crises.fr/

13 août 2014

[Exclusif] Laurent Fabius contre Colombo…

par Olivier Berruyer dans Crise Politique

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Une revue internationale aux thématiques très variées. Un grand merci aux travailleurs de l’été !

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  • 9 août 2014
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LE FIASCO DE L’OPERATION « CHEF DE FILE » AU PARLEMENT EUROPÉEN, par Bernard Cassen.

12 Août 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La nation ., #La mondialisation, #Politique étrangère

LE FIASCO DE L’OPERATION « CHEF DE FILE » AU PARLEMENT EUROPÉEN, par Bernard Cassen.

LE FIASCO DE L’OPERATION « CHEF DE FILE » AU PARLEMENT EUROPEEN

vendredi 8 août 2014
par Bernard Cassen
popularité : 7%

Lors de la campagne des élections au Parlement européen de mai dernier, on nous avait promis un pas décisif vers la résorption du « déficit démocratique » qui, chacun en convient, caractérise l’architecture et le fonctionnement des institutions communautaires. Le remède miracle était le suivant : chaque formation politique paneuropéenne désignerait un chef de file unique pour l’ensemble de ses composantes nationales, et le chef de file du parti ayant obtenu le plus grand nombre d’eurodéputés deviendrait le futur président de la Commission européenne.

En somme, en votant pour un parti dans son pays, l’électeur ne se prononcerait pas seulement en faveur d’une ligne politique et de candidats qui la défendent, mais également sur le nom du président de l’exécutif bruxellois. C’est ainsi que les partis sociaux-démocrates désignèrent l’Allemand Martin Schulz, les conservateurs le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, les libéraux-démocrates le Belge Guy Verhofstadt, les Verts l’Allemande Ska Keller et le Français José Bové, et la gauche radicale le Grec Alexis Tsipras. A en croire le discours tenu par la plupart des dirigeants, en particulier ceux se réclamant de la social-démocratie et même de certains segments de la gauche dite radicale, cette innovation du traité de Lisbonne permettrait de combattre l’abstention en « politisant » l’élection du Parlement et les orientations de la future Commission. Jusqu’alors, en effet, et quels que soient leurs résultats, les élections européennes débouchaient immanquablement sur un pacte entre la droite du Parti populaire européen (PPE) et la social-démocratie du Parti des socialistes européens (PSE) pour une alternance à mi-mandat à la présidence du Parlement et pour la répartition des présidences de commissions parlementaires. Pour la première fois, les clivages politiques nationaux entre, pour l’essentiel, la droite et la gauche pourraient, nous disait-on, trouver leur légitime traduction à Strasbourg et à Bruxelles…

Avant même la tenue du scrutin, il était évident que cette argumentation relevait de la mystification. Pas plus que l’on ne saurait demander à un zèbre de rugir, on ne peut attendre de la Commission qu’elle soit « de gauche » [1]. Quelle que soit en effet sa couleur politique personnelle, son président est tenu d’agir dans le cadre des politiques néolibérales qui figurent en toutes lettres, et plutôt deux fois qu’une, dans les différents traités européens, et qui interdisent toute autre orientation. En d’autres termes, l’intervention politique des citoyens peut porter sur tous les sujets… sauf sur ceux sanctuarisés par les traités, c’est-à-dire les plus fondamentaux. Le néolibéralisme n’est plus alors une option de société parmi d’autres, mais un socle aussi intouchable que le suffrage universel ou la présomption d’innocence. Par ailleurs — petit détail oublié dans le débat — la composition du collège bruxellois échappe à son président : les 27 autres commissaires sont désignés par leurs gouvernements respectifs et, dans l’hypothèse fantaisiste où il voudrait prendre des libertés avec les dispositions des traités, il se retrouverait complètement isolé.

Au lendemain des élections de mai, ce qui ne faisait pas l’ombre d’un doute, sauf chez les vrais ou faux naïfs, s’est effectivement produit : la continuité dans la cogestion du Parlement et dans l’appui à la Commission et aux traités par le PPE et le PSE. Appuyés par les libéraux-démocrates du groupe ALDE, ils se sont mis d’accord pour reconduire Martin Schulz à la présidence du Parlement et pour porter Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission où il succèdera à un autre conservateur, José Manuel Barroso. Dans un grand moment de sincérité, et au-delà de leurs ambitions personnelles concurrentes, les deux nouveaux présidents élus nous avaient prévenus avant le scrutin : interrogé sur ses divergences avec Jean-Claude Juncker, Martin Schulz avait déclaré le 9 avril dernier « je ne sais pas ce qui nous distingue » [2].

Nous sommes en plein déjà-vu, un déjà-vu qui tourne en dérision les promesses (plus précisément les illusions) de choix possibles entre orientations européennes différentes, et qui revient à cautionner le carcan des traités. On peut s’étonner que, en désignant également un candidat à la présidence de la Commission — Alexis Tsipras —, la plupart des partis de la gauche radicale européenne — dont les eurodéputés siègent dans le groupe GUE/NGL — aient initialement accepté de légitimer une règle du jeu qui les banalise. Après coup, ils se sont cependant « rattrapés » en votant contre la candidature de Jean-Claude Juncker [3]. Voilà qui, en France, a dû décevoir Ensemble, nouvelle composante du Front de gauche rassemblant plusieurs de ses personnalités et de ses courants précédemment non organisés en son sein, et dont un des responsables avait préconisé un vote positif [4]. Son argumentation peut se résumer ainsi : le Parlement européen qui élit le président de la Commission, dont le nom lui est proposé par le Conseil européen (les 28 chefs d’Etat et de gouvernement), doit imposer en amont à ce dernier la seule désignation que lui, Parlement, acceptera ensuite de ratifier. C’est là une interprétation audacieuse du traité de Lisbonne qui prévoit seulement que, dans sa proposition, le Conseil « tiendra compte » des résultats de l’élection du Parlement. Et c’est cette interprétation qui constituerait une avancée démocratique ! On ne voit pourtant pas en quoi un Parlement élu par seulement 44 % des électeurs inscrits serait plus légitime que des gouvernements issus de scrutins législatifs où les taux de participation ont été très nettement supérieurs. D’autant plus que les élections européennes sont en fait une juxtaposition d’élections nationales mesurant en premier lieu des rapports de forces nationaux. Si l’on ajoute à cela le fait que les noms des chefs de file européens, lorsqu’ils existaient, ne figuraient pas sur les bulletins de vote nationaux, il est extravagant de prétendre que même les électeurs du PPE se sont prononcés pour Jean-Claude Juncker. Il en serait évidemment allé de même pour le chef de file de tout autre parti arrivé en tête du scrutin.

Le caractère absurde de cette pratique a été mis en évidence par un ancien eurodéputé centriste, Jean-Louis Bourlanges, l’un des plus fins analystes français des questions européennes : « Le fait d’arriver en tête avec 25 % des voix dans un système multipartisan n’est absolument pas créateur de légitimité démocratique. Il me paraît extravagant de considérer un homme, qui n’a pas été choisi par 75 % des votants, comme élu démocratiquement. Arriver en tête dans une élection comprenant un nombre important de candidats n’est pas du tout le signe que l’on est le préféré du corps électoral en question » [5]. La conclusion de l’auteur est sans appel : « Contrairement à ce que tout le monde a voulu faire croire, il ne s’agit pas d’une logique démocratique mais « partitocratique », qui méconnaît les pouvoirs du Conseil européen et ceux des parlementaires, qui se sont condamnés à voter pour un homme imposé par une minorité d’entre eux » [6]. On ne saurait mieux dire.

Dans leur obsession anti-étatique, certains secteurs de la gauche radicale en sont venus à laisser entendre que ce n’est pas le capitalisme qui « porte en lui la guerre, comme la nuée l’orage » (Jaurès), mais la nation et le principe de souveraineté. Aussi se cramponnent-ils à toute « avancée » post-nationale — en l’occurrence la désignation de chefs de file à l’échelle électorale des Vingt-huit — pour postuler, contre toute évidence, l’existence d’un espace public européen, alors que cet espace reste confiné aux tractations entre gouvernements et appareils partisans à Bruxelles et à Strasbourg. Il n’y a pas lieu de s’en féliciter : il faut d’abord prendre acte de cette inexistence pour la surmonter à terme car le wishful thinking (prendre ses désirs pour des réalités) ne constitue pas une politique. Si l’UE venait un jour à se transformer en communauté politique de citoyens, les anti-étatistes de la gauche européiste se trouveraient placés devant une contradiction existentielle que Frédéric Lordon a parfaitement identifiée : « Il serait donc grand temps de mettre un peu de conséquence dans les appels angoissés à l’ « Europe », rivés à des postures de dépassement dont jamais les conditions de possibilité ne sont analysées – et encore s’agit-il de faux déplacements, puisqu’ils conduiraient en fait à un simple redéploiement du principe de souveraineté à une échelle territoriale étendue… c’est-à-dire à la reconstitution, fût-ce sous la forme fédérale — mais ceci n’est qu’une différence seconde — du principe même qu’ils vilipendent quand ils l’observent dans la limite du territoire des actuelles nations ! » [7].

Le fiasco de l’opération « chefs de file », qui a débouché sur la reconduction de la « grande coalition » PPE/PSE, a au moins eu le mérite de rappeler que, face au bloc constitutionnel de traités ultra-libéraux, il reste seulement aux citoyens une souveraineté limitée aux apparences d’une « démocratie » européenne [8].

Texte paru dans Mémoire des luttes : http://www.medelu.org

[1] Lire « L’illusion d’une Commission européenne de gauche ». [2] Lire « Elections européennes : quand socialistes et conservateurs font cause commune ». [3] Jean-Claude Juncker a obtenu 422 voix, soit nettement plus que la majorité absolue requise (376). Les voix « contre » s’élèvent à 250 et les abstentions à 47. [4] https://www.ensemble-fdg.org/thèmes... [5] https://www.contexte.com/bourlanges... [6] Ibid. [7] Frédéric Lordon, La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique, Les liens qui libèrent, Paris, 2014. [8] Lire Bernard Cassen, Hélène Michel et Louis Weber, Le Parlement européen pour faire quoi ?, Editions du Croquant, Broissieux. 73340 Bellecombe-en-Bauges, 2014.

http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/spip.php?article1859

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Ukraine : les trois options de Poutine, par Zbigniew Brzezinski. Par Olivier Berruyer.

12 Août 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #Europe supranationale, #La nation .

Le 9 août 2014

Ukraine : les trois options de Poutine, par Zbigniew Brzezinski

Tribune de Zbigniew Brzezinski parue le 8 juillet. Il est important de connaitre sa vision, au vu de son influence. Incroyable de le voir parler de “fanatisme chauvin”…

Zbigniew Brzezinski a été conseiller à la sécurité nationale des Etats -Unis de 1977 à 1981. Ce texte est extrait de la déposition qu’il doit faire devant la commission des affaires étrangères du Sénat des Etats-Unis ce mercredi [9 juillet].

Plus de trois mois se sont écoulés depuis le discours triomphaliste de Vladimir Poutine au parlement russe. Dans une débauche de chauvinisme, il se réjouissait alors de l’annexion militaire de la Crimée. Poutine savourait clairement l’enthousiasme du moment sans se préoccuper apparemment des conséquences stratégiques à long terme de ce qu’il avait déclenché.

Trois mois plus tard, au vu du coût international croissant pour la Russie et sur fond d’incertitude persistante quant à l’avenir des relations russo-ukrainiennes, Poutine est confronté à trois choix fondamentaux:

1. Il pourrait rechercher un compromis avec l’Ukraine en mettant fin aux attaques portées à sa souveraineté et à son bien-être économique. Cela requerrait de la sagesse et de la persévérance tant de la part de la Russie que de la part de l’Ukraine et de l’Occident. Un tel compromis devrait comprendre l’arrêt des efforts russes pour déstabiliser l’Ukraine de l’intérieur, mettant ainsi fin à toute menace d’invasion à plus grande échelle, et une sorte d’arrangement entre l’Est et l’Ouest conduisant la Russie à accepter tacitement de voir l’Ukraine se mettre en marche sur le long chemin menant à son éventuelle adhésion à l’Union Européenne. Dans le même temps, il devrait être précisé clairement que l’Ukraine ne recherchera pas son adhésion à l’OTAN, et que l’Occident ne l’envisagera pas non plus. Il est compréhensible qu’une telle perspective puisse inquiéter la Russie.

De plus, il serait précisé de la même manière de façon claire que la Russie n’attendra plus de l’Ukraine qu’elle rejoigne « l’Union Eurasiatique », organisation masquant à peine la reconstruction de quelque chose se rapprochant de l’ancienne Union Soviétique ou de l’empire tsariste. Cela ne devrait toutefois pas empêcher un accord commercial russo-ukrainien, sachant que les deux pays peuvent profiter de l’accroissement de leur coopération en matière commerciale et financière.

La communauté internationale pourrait renouveler son soutien à cette solution et au retour à des relations plus normalisées avec la Russie elle-même, incluant la levée des sanctions.

2. Poutine pourrait continuer à soutenir une intervention militaire à peine voilée destinée à déstabiliser plusieurs parties de l’Ukraine. Si la Russie venait à continuer sur cette voie, il est évident que l’Occident devrait engager des sanctions prolongées et véritablement punitives afin de reporter sur la Russie les conséquences douloureuses de sa violation de la souveraineté ukrainienne. Cette issue malheureuse ferait très probablement deux victimes en Europe de l’Est : d’une part l’Ukraine, en raison des actions destructrices de la Russie ; et d’autre part la Russie elle-même.

3. Poutine pourrait envahir l’Ukraine, en s’appuyant sur le potentiel militaire beaucoup plus important de la Russie. Une telle action, cependant, non seulement déclencherait des représailles immédiates de la part de l’Occident, mais pourrait également soulever une résistance ukrainienne. Si une telle résistance s’avérait durable et intense, il y aurait une pression croissante sur les membres de l’OTAN pour soutenir les Ukrainiens de différentes manières, rendant le conflit beaucoup plus coûteux pour l’agresseur.

Pour le Kremlin, la conséquence de cette troisième option serait non seulement l’hostilité permanente de 40 millions d’ukrainiens mais aussi une Russie isolée politiquement et économiquement, qui ferait face à un risque accru de troubles internes.

Le bon choix est évidemment de trouver un compromis, qui doit inclure l’abandon par la Russie de l’utilisation de la force contre l’Ukraine. La question de la Crimée restera non-résolue pour le moment, mais servira à rappeler durablement que le fanatisme chauvin n’est pas le meilleur point de départ pour résoudre des problèmes complexes. C’est pourquoi les actions de Poutine sont une menace non seulement pour l’Occident mais, en fin de compte, pour la Russie elle-même .

Ukraine : les trois options de Poutine, par Zbigniew Brzezinski. Par Olivier Berruyer.

http://www.les-crises.fr/ukraine-les-trois-options-de-poutine-par-zbigniew-brzezinski/

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[Vidéo] Conférence de Pierre Hillard sur le Mondialisme et la Crise ukrainienne. Olivier Berruyer.

12 Août 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La mondialisation

[Vidéo] Conférence de Pierre Hillard sur le Mondialisme et la Crise ukrainienne

Une intéressante conférence ( à 1 ou 2 points près…) de Pierre Hillard à Berlin (dont je suis loin de partager toutes les positions, mais peu importe, je me limite ici à cette seule conférence dont 90 % est intéressant), en mai 2014 :

[Vidéo] Conférence de Pierre Hillard sur le Mondialisme et la Crise ukrainienne. Olivier Berruyer.

130 réponses à [Vidéo] Conférence de Pierre Hillard sur le Mondialisme et la Crise ukrainienne.

http://www.les-crises.fr/conference-de-pierre-hillard-sur-le-mondialisme-et-la-crise-ukrainienne/

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Qui a (encore) peur de la guerre nucléaire ?

12 Août 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Ukraine, #Europe supranationale

Qui a (encore) peur de la guerre nucléaire ?

Repris sur "Entrefilets. com"

Qui a (encore) peur de la guerre nucléaire ?

07/08/2014 L’offensive antirusse de l’Etat profond qui gouverne les Etats-Unis – c’est-à-dire l’appareil sécuritaire alliant CIA, NSA, Pentagone et industries de l’armement –, est probablement le plus grand danger que le monde moderne ait eu à affronter. Agitant le très télégénique Obama au bout de ses ficelles pour faciliter le travail d’enfumage de la presse-Système, il s’est totalement radicalisé ces deux dernières décennies, à mesure que devenait inexorable un effondrement de l’hyperpuissance US et de son système néolibéral. Aujourd’hui, pour ces esprits en surchauffe obsédés par la préservation à tous prix de l’hégémonie US, même l’option d’une «attaque nucléaire de première frappe» n’est plus un tabou alors qu’autour de la crise ukrainienne, la montée aux extrêmes se poursuit, et que le risque (désir ?) de guerre grandit à mesure.

Le retour du Docteur Folamour
En 2006, un article du Foreign Affairs, The Rise of U.S. Nuclear Primacy, estimait que les Etats-Unis disposaient désormais d’une supériorité nucléaire telle qu’elle leur permettrait d’envisager une attaque nucléaire «de première frappe» (first strike) victorieuse contre deux adversaires, Russie et Chine, supposés incapables de riposter.
La chose n’avait pas été du goût des Russes. Poutine himself avait réagi en affirmant que «l'analyse de la situation internationale et des perspectives de son évolution poussait la Russie à considérer la dissuasion nucléaire comme le principal garant de sa sécurité».
Une pluie d’articles de la presse russe s’était ensuite abattue sur les affirmations de Foreign Affairs pour le dégommer.
Si le message US avait été entendu 5 sur 5 à Moscou, la réponse russe n’avait bien évidemment ému personne à Washington.
A travers le déploiement de l’OTAN et l’installation de leur fameux bouclier antimissiles dans les ancienne républiques soviétiques, les USA n’ont en effet cessé depuis de venir menacer directement la dissuasion russe, sous couvert de parer à la menace iranienne. Un argument parfaitement ridicule qui fit d’ailleurs beaucoup rire Poutine.
Aujourd’hui, certains analystes comme l’ancien sous-secrétaire au Trésor de Reagan, Paul Craig Roberts, estiment que cette doctrine de la «première frappe victorieuse» est (re)devenue une option parmi d’autres dans les esprits malades de l’Etat profond US, ettirent la sonnette d’alarme, dans le désert bien sûr…

L’Ukraine, mère de toutes les crises
Pourtant, la crise ukrainienne déclenchée par l’Etat profond US – avec l’aide des groupies européennes du très télégénique Obama –, concentre tous les risques de dévissage.
La désormais fameuse émission Truthseeker, sur Russia Today, a d’ailleurs consacré un épisode à cette hypothèse de première frappe nucléaire sur la Russie, et pour laquelle les Etats-Unis auraient déjà un plan, et même une date… 2016…
Il ne s’agit pas ici de se perdre en conjectures sur la pertinence des avertissements de Paul Craig Roberts, ou sur la crédibilité partielle ou totale de l’enquête de Truthseekers. Il se trouve simplement que ces signaux d’alerte s’inscrivent dans un contexte et un enchaînement de faits qui sont suffisamment graves pour les rendre parfaitement audibles.

Un risque bien réel
Ces faits sont simples.

- La Etats-Unis et leur modèle néolibéral sont en train de s’effondrer ;
- La suprématie du dollar, devenu monnaie de singe, est ouvertement contestée (et sans cette suprématie, plus d’hégémonie);
- La montée en puissance des pays du BRICs est perçue comme une menace par les USA ;
- Ces dernières années, toute la puissance militaire US a été concentrée pour encercler la Russie et la Chine, ses principaux rivaux ;
- La crise en Ukraine a été déclenchée pour empêcher la création d’un bloc concurrent Euro-BRICs, et pour enfermer définitivement l’U E dans les griffes US (et duTAFTA) derrière un nouveau rideau de fer;
- La guerre économique déclenchée par le Bloc atlantiste contre Moscou (qui réplique désormais) – alors même qu’absolument aucune preuve crédible de l’implication des séparatistes du Donbass dans le crash du MH17n’a été produite –, dénote une volonté claire de montée aux extrêmes «coûte que coûte»;
- Un projet de loi concocté par le Sénateur Bob Corker (loi S.2277 / «The Russian Aggression Prevention Act») pourrait ouvrir légalement la voie à une guerre contre la Russie.
- Le Congrès US, gangréné comme on le sait par la corruption du Corporate power, n’a jamais été aussi fanatiquement mobilisé contre la Russie. Même en pleine Guerre Froide, on n’avait jamais connu ça.
- L’armement et la formation annoncées de la Garde nationale ukrainienne par les USA, et la probable implication de l’OTAN dans le dispositif, forcera la Russie à réagir militairement car, à ce niveau d’intensité de la confrontation, elle ne peut plus reculer. Face à l’avancée du dispositif atlantiste, Moscou pourrait donc être contraint d’envahir l’Est de l’Ukraine pour préserver la «profondeur stratégique» nécessaire à sa dissuasion.
- Aux dernières nouvelles l’OTAN est en train de concentrer des troupes et des équipements près de l’Ukraine, multipliant d’autant les risques de dérapages.

Le danger d’une confrontation militaire directe entre les deux puissances nucléaires est donc bien réel, et augmente désormais de jour en jour au gré de l’hystérie atlantiste.

L’Europe doit se réveiller
A ce stade, il est important de relever que sans le concours des laquais européens dans le coup d’Etat fomenté par Washington à Kiev : point de crise ukrainienne.
Et sans le suivisme de ces mêmes laquais européens dans la montée aux extrêmes voulue par Washington : point de risque de guerre.
Il faut donc que les élites européennes ouvrent les yeux sur ce qui se passe réellement ; brisent leurs chaînes atlantistes et cessent d’obéir aveuglément à Washington.
Dans nos démocraties libérales le peuple n’ayant rien à dire sur les sujets sérieux, ce réveil pourrait venir de pressions des milieux économiques ou d’une mobilisation des pays qui ont le plus à perdre dans ce jeu de dupe imposé à l’UE par Washington.
Compter sur l’intelligence de nos élites est en effet formidablement hasardeux (on en serait pas là) ; mais peut-être pouvons-nous compter sur la peur salvatrice qui pourrait les saisir lorsque, à la faveur d’un évènement ou d’un autre, ils vont tout à coup prendre conscience que oui, un risque de guerre nucléaire entre l’Etat profond étasunien et la Russie existe bel et bien désormais.
Et que l’Europe, comme par hasard, est en première ligne.

Publié par entrefilets.com le 7 août 2014 à 17h13 - See more at: http://www.entrefilets.com/qui_a_peur_de_la_guerre_nucleaire.html#sthash.G1328MGe.FyFmBp5b.dpuf

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L'aide humanitaire serait-elle un "casus belli" quand cette aide est apportée par la Russie ? Par Jean Lévy.

12 Août 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La mondialisation, #Politique étrangère

Mardi 12 août 2014

L'aide humanitaire serait-elle un "casus belli" quand cette aide est apportée par la Russie ?

L'aide humanitaire serait-elle un "casus belli"

quand cette aide est apportée par la Russie ?

Crise en Ukraine : Moscou "en mission" dans l'Est

La Russie vient d'envoyer un convoi formé de 280 camions transportant de l'aide humanitaire dans l'est de l'Ukraine ravagé par les combats, selon l'agence ITAR-TASS.

L'initiative russe intervient à un moment stratégique alors que l'armée ukrainienne est en train de resserrer son étau autour des deux derniers bastions séparatistes prorusses – Donetsk et Louhansk –, au prix de nombreuses victimes, dont des civils.

Les autorités de Kiev ont répliqué avec virulence, déclarant qu'elles n'accepteraient une action de Moscou que si elle était placée sous strict contrôle ukrainien.

De leur côté, les Etats-Unis et l'Europe ont adressé une sévère mise à garde à la Russie.

Lors d'un échange téléphonique, hier, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a exhorté Vladimir Poutine à renoncer à "toute action militaire unilatérale en Ukraine, sous quelque prétexte que ce soit, y compris humanitaire", réaffirmant son absence totale de soutien à Moscou.

Sur le terrain, la situation humanitaire dans les camps des séparatistes, à Donetsk et Louhansk, ne cesse de se dégrader, tandis que l'armée ukrainienne progresse, après plusieurs jours d'intenses combats.

A Donetsk, des tirs d'artillerie ont été entendus hier dans tous les quartiers. Au cours du week-end, trois civils y ont été tués et 16 autres blessés. Des milliers de personnes sont en outre privées d'accès à l'eau, à l'électricité et à des soins médicaux, a souligné la Croix-Rouge.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-124349867.html

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" UKRAINE, PALESTINE 2014: L'été des CRIMINELS de GUERRE".

12 Août 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #La mondialisation, #Europe supranationale, #Ukraine, #Politique étrangère, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Mardi 12 août 2014

" UKRAINE, PALESTINE 2014: L'été des CRIMINELS de GUERRE". Repris sur le blog d'Eldiablo.

http://www.communcommune.com/article-ukraine-palestine-2014-l-ete-des-criminels-de-guerre-124350005.html

" UKRAINE, PALESTINE 2014: L'été des CRIMINELS de GUERRE".

Les dirigeants parvenus au pouvoir à Kiev grâce à une insurrection armée ont,sous la direction du milliardaire pro-occidental Porochenko, formé un " gouvernement " dont font partie les organisations fascistes, nostalgiques du Nazisme, Svoboda et Pravy Sektor. Bien que ces partis n'aient obtenu que des scores infimes lors des élections législatives en Ukraine Occidentale, ils sont très influents dans le groupe dirigeant à Kiev, et dans les forces armées qui ont massacré des dizaines de syndicalistes à Odessa, écrasé de bombes les habitants de Slaviansk à l'est du pays, et provoque la fuite de réfugiés ( plusieurs centaines de milliers ). Ce sont les mêmes troupes mercenaires, qui, sous les ordres de Porochenko, tentent de réinvestir par la force la région industrielle de Donetsk: la population, majoritairement ouvrière, s'y est à juste titre opposé au régime pro-occidental de Kiev, sachant que la soumission à l'UE signifiera la mort à brève échéance des usines où ils travaillent et une dictature anticommuniste.

Au cours des combats dans cette zone de guerre, un avion civil qui la survolait de façon irresponsable, à été détruit en vol, à 10.000m. d'altitude, causant la mort de près de 300 personnes totalement étrangères au conflit. Erreur de cible ou volonté délibérée de provoquer une guerre entre la Russie et l'OTAN, l'acte est inacceptable. Mais personne n'est capable à ce jour de désigner les responsables, contrairement à ce qu'affirment sans preuves Porochenko et Obama, et que les médias de France répètent sans le moindre recul critique.

Le pire de ce délire anti-Russie est de le voir cautionné par un journaliste du quotidien l’Humanité. La cause première de ce drame est d'abord le refus des dirigeants de Kiev de négocier pacifiquement avec leurs opposants d'Ukraine orientale, et leur choix obstiné d'écraser toute résistance par la guerre et les tueries..

ET ILS NE L'ONT FAIT QU'ASSURES DU SOUTIEN POLITIQUE, FINANCIER ET MILITAIRE DES USA ET D'AUTRES PUISSANCES OCCIDENTALES, COMME LA FRANCE DE MESSIEURS HOLLANDE, FABIUS ET VALLS.

En Palestine,le gouvernement de l'état colonialiste d’Israël, a détruit par des bombardements massifs des milliers de maisons, tué bientôt un millier de civils palestiniens au cours de la nouvelle guerre d'occupation du territoire de Gaza. Les blessés, les réfugiés devenus sans abris, se comptent par dizaines de milliers. Cette offensive, ces massacres ont été lancés par l'état israélien à l'initiative de l'extrême droite fasciste, raciste et intégriste qui fait partie du gouvernement de Tel-Aviv.

ICI ENCORE, LES CRIMES DE GUERRE D'INSPIRATION FASCISTE N'ONT PU ÊTRE COMMIS QUE GRACE AU SOUTIEN INDÉFECTIBLE DES USA ET DES PUISSANCES OCCIDENTALES À LA COLONISATION ISRAÉLIENNE ET AU REFUS D'ISRAËL DE TOUTE SOLUTION PACIFIQUE DURABLE.

Le gouvernement français vient de donner une nouvelle preuve de cet aveuglement pro-sioniste en interdisant des manifestations dénonçant les crimes israéliens, en prétextant les agissements de quelques dizaines de voyous, intégristes musulmans et antisémites. À Paris, ils se sont opposés verbalement à un groupe de nervis fascistes juifs, la Ligue de Défense Juive. À Sarcelles, ou se manifestent depuis des décennies les fascistes sionistes du Betar, le scénario de heurts, pillages et dégradations, à été identique, sous l’œil complaisant des forces de l'ordre.

Juifs ,musulmans, athées ou chrétiens, tous les fascistes se valent, et sont, les uns et les autres, étrangers à notre combat anti-impérialiste. Ils sont même les meilleurs alliés objectifs des fascistes israéliens ou d'Ukraine. Les amalgamer avec les Français révoltés par les tueries de Gaza ou de Donetsk est indigne. C'est ce que vient de faire Manuel Valls qui dénonce" l'antisémitisme des quartiers populaires français", et qui reste muet devant les massacres en Palestine.

LES CITOYENS FRANÇAIS SOUCIEUX DE PAIX ET DE MORALE INTERNATIONALE ONT LE DROIT D'EXIGER DE LEUR GOUVERNEMENT QU'IL CESSE DE DONNER UN BLANC SEING AUX CRIMINELS DE GUERRE FASCISTES D'ISRAËL ET D'UKRAINE. IL DOIT PESER AU CONTRAIRE EN FAVEUR DE NÉGOCIATIONS, RESPECTANT LES DROITS DEMOCRATIQUES DES POPULATIONS D'UKRAINE ORIENTALE, ET LES DROITS NATIONAUX DES PALESTINIENS DE GAZA ET D'AILLEURS, SEUL MOYEN DE RÉTABLIR LA PAIX.

Francis Arzalier

source: collectif communiste polex

http://www.communcommune.com/article-ukraine-palestine-2014-l-ete-des-criminels-de-guerre-124350005.html

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Chronique d'une guerre mondiale annoncée. Par Alain Benajam.

12 Août 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère, #Europe supranationale

Article repris sur le blog d'Alain Benajam

http://www.alain-benajam.com/article-chronique-d-une-guerre-mondiale-annoncee-124277800.html

"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par la crédulité publique."

Vendredi 1 août 2014

Chronique d'une guerre mondiale annoncée.

Chronique d'une guerre mondiale annoncée,

ou , comme en 14

L'hystérie de la presse dite occidentale contre la Russie et principalement contre son président Vladimir Poutine ne trompe pas. Depuis la guerre de démantèlement de la Yougoslavie l'habitude fut prise de constater que cette hystérie médiatique précède toujours une action militaire.

Chronique d'une guerre mondiale annoncée. Par Alain Benajam.
Chronique d'une guerre mondiale annoncée. Par Alain Benajam.

Tel fut le cas contre l'Irak, contre la Libye et contre la Syrie. Cette hystérie prend toujours comme prétexte un événement préalablement fabriqué par les services spécialisés des USA, événement terrifiant propre à indigner les foules occidentales, justifier la guerre et accepter les pertes humaines. Cette habitude, quasiment un atavisme étasunien, était déjà prise en 1898 avec le sabordage du cuirassé US obsolète et inutilisable Le Maine dans la baie de La Havane prétexte à la guerre contre l'Espagne.

"L'esprit de la guerre enhahit la poitrine de tous américains. Patriotes, citoyens, avocats, aux armes pour se faire vengance de l'Espagne pour sa cruelle et sournoise destruction du Maine" proclame la une de ce quotidien étasunien de l'époque

"L'esprit de la guerre enhahit la poitrine de tous américains. Patriotes, citoyens, avocats, aux armes pour se faire vengance de l'Espagne pour sa cruelle et sournoise destruction du Maine" proclame la une de ce quotidien étasunien de l'époque

On pourrait établir une très longue liste des prétextes fabriqués d'une manière ou d'une autre par les USA pour entrer en guerre : des vedettes du golfe du Tonkin pour attaquer le Vietnam à l'affaire des couveuses du Koweït, en passant par Pearl Harbour et bien entendu le plus célèbre de ces événements prétexte; les faux attentats du 11 septembre 2001.

Une de ces opérations sous fausse bannière est bien connue des historiens et ne peut être qualifiée de complotiste par les laudateurs médiatiques appointés des USA comme BHL ou Fourest. C'est l'opération Northwood en mars 1962, dans cette opération prévue, un avion de ligne préalablement détourné et remplacé par un avion sans pilote devait être abattu par une fausse chasse cubaine et ainsi déclencher une guerre totale contre ce pays.

Le document officiel sur l'opération ayant appartenu à Mac Namara et déclassifié par Clinton

Le document officiel sur l'opération ayant appartenu à Mac Namara et déclassifié par Clinton

L'époque était humaniste et on prenait encore le soin de vider l'avion de ses passagers.

Aujourd'hui on ne s’embarrasse plus de tels principes, l'impérialisme aux abois préfère nettement la vue de corps déchiquetés pour frapper l'opinion et diaboliser ainsi plus aisément la cible afin de déclencher une guerre et plus l'événement fabriqué est terrifiant pour l'opinion publique plus le désire de guerre est grand.

C'est le cas pour le vol MH 17, l'hystérie médiatique « occidentale » avant que toutes preuves ne soient établies, désigne, s'il ne fallait seulement que ça, les auteurs du crash du vol de la Malaysian Airline, le reste est cousu de fil blanc: la confiscation des enregistrements de vol du contrôle aérien par les services de la junte , le refus des USA de montrer leurs preuves alors qu'ils avaient un satellite d'observation positionné sur cette zone, indiquent on ne peut plus clairement que les USA et sa junte de Kiev ne peuvent non seulement fournir de preuves mais ont quelque chose de grave à cacher.

Le ridicule parvint à son comble quand la porte-parole du département d'Etat US la très débile Marie Harf adjointe de la non moins débile Jen Psaki affirmait sans rire que les preuves US avaient été prélevées sur les réseaux sociaux.

Mais peu importe que tout ceci ne tienne pas debout, la presse de guerre est présente pour remettre en forme quelque chose de digeste pour un public de moins en moins crédule.

Alors la cible est maintenant bien désignée et la suite des événements peut être aisément prévue dans l'observation de ce qui suivit après une telle préparation médiatique. En ce qui a concerné la Yougoslavie, l'Irak, la Libye et la Syrie, ce fut la guerre à outrance.

On peut maintenant se poser la question des raisons de cette guerre en devenir et quasi inévitable

Après la victoire essentiellement soviétique contre l'Allemagne nazie, l'impérialisme étasunien fut consterné. Contrairement à ses espérances, l'opération nazie Barabarossa ne permit pas d'affaiblir l'URSS, bien au contraire, celle-ci s'en trouva renforcée et étendit son influence. La guerre froide contre l'URSS fut rapidement déclenchée à défaut de guerre chaude car une victoire dans ce cas fut jugée risquée. L'URSS avait montré ses capacités technologiques et militaires dans sa grande guerre patriotique. Le thème choisi pour désigner le nouvel ennemi fut le «communisme», l'impérialisme de l'époque semblait ne rien vouloir contre la Russie et son ancien empire mais désignait le système social en vigueur en URSS ; le socialisme dénommé en « occident » communisme.

Le combat d'alors était capitalisme plus tard appelé d'une manière enjolivée « libéralisme » contre socialisme appelé plus diaboliquement « communisme ». C'était système social contre système social, l'un avec liberté, le modèle US et l'autre sans liberté le modèle soviétique.


Les USA se ne présentaient seulement que comme les défenseurs de la Liberté.

Après l'effondrement de l'URSS et la fin de l'expérience socialiste (communiste), les relations avec l'impérialisme étasunien, d'une Russie géographiquement restreinte, s'améliorèrent un temps. Des « oligarques » s'emparèrent des meilleurs entreprises soviétiques avec des méthodes mafieuses soutenues par le capital étasunien. Ainsi le Carlyle group contrôlé par la CIA parvint presque à mettre la main sur l'industrie pétrolière russe.

Les pays de l'ex URSS dont la fédération de Russie s'enfonçaient dans un marasme total avec des reculs importants en natalité, une avancée de la mortalité et une explosion de la pauvreté, pendant que quelques oligarques bâtissaient d'immenses fortunes. Boris Eltsine au pouvoir était un politicien parfait pour l'impérialisme qui commençait à piller le pays.

La perte de souveraineté de la Russie en cours inquiéta un groupe de militaires liés à l'ancien KGB, les services de renseignement soviétiques. Vladimir Poutine ancien colonel du KGB réussit à s'imposer comme premier ministre, puis il fut élu président de la Fédération de Russie. A l'époque, ce que l'on peut appeler les nationalistes russes étaient encore isolés au Kremlin, le groupe des pro US emmené par Medvedev était encore puissant.

La politique de la Russie étaient encore très influencée par la politique impérialiste des USA, par exemple la Russie annula un contrat de vente de S300 à l'Iran à la demande des USA. Plus grave encore, quand les USA et ses marionnettes habituelles proposèrent à l'ONU la résolution 1973 qui imposait une zone d'interdiction de survol de la Libye pour l'armée libyenne, cette résolution put être adoptée grâce aux abstentions russe et chinoise au conseil de sécurité de l'ONU. Les USA et leurs satellites en profitèrent alors pour bombarder la Libye et détruire toutes ses infrastructures, ce qui était un crime de guerre.

Russes et chinois s’aperçurent malheureusement un peu tard qu'ils avaient été trompés, leurs illusions fondées sur une appréciation erronée de la nature de l'impérialisme et de ses intentions s’effondrèrent. Ils avaient pensé un peu stupidement qu'ayant adopté le système capitaliste, les USA étaient devenus un partenaire normal et fréquentable.

Avec le retour de Vladimir Poutine à la présidence de la Fédération de Russie en 2012, des mesures de défense contre l'impérialisme furent prises par ce pays qui renforça son armée et qui se concrétisèrent par un soutien politique et militaire à la Syrie agressée par des bandes armées organisées financées et armées par les USA via ses réseaux de satellites en Europe et dans le monde arabe. La Russie et la Chine mirent leur veto à toutes résolutions ouvrant la voie à une agression US directe contre la Syrie. La Russie offrit également un soutien politique et militaire au Venezuela en proie à de multiples tentatives de déstabilisation organisées par les USA.

Une lourde défaite aéronavale des USA devant les côtes syriennes.

La défense militaire de la Syrie connue son paroxysme à l'été 2013 quand une opération sous fausse bannière entreprise par les bandes armées pro US utilisa des gaz de combat contre des populations civiles et tenta d'en rejeter la responsabilité sur l'état syrien. Ce prétexte permit aux USA de préparer une attaque aérienne contre la Syrie, attaque devant provenir des côtes méditerranéennes et devant être menée par un groupe aéronaval étasunien de la 6 ème flotte .


Dés le mois de janvier 2013, un dispositif maritime russe de défense avait réussi à se positionner devant les côtes syriennes et par une habile manœuvre trompa la marine US.
Une attaque aérienne de missiles de croisière et d'aéronefs étasuniens (+ marionnettes) auraient du alors survoler le dispositif naval russe qui avait tous les moyens d'abattre tous objets le survolant.

Les russes allaient t-ils laisser survoler leur dispositif ? Le doute a été levé quand deux missiles tirés depuis l'Espagne par les USA furent abattus.

Le dispositif aéronaval russe et de défense côtière fût jugé à ce moment inattaquable par les USA . En effet avec ses missiles anti navires SSN12 Basalt volant à Mach 1,7 et avec une portée de 440 km embarqués sur les navires russes, les SSN26 Yakhont volant à Mach 3,5 avec une portée de 300 km, embarqués sur des avions SU 33 et équipant les côtes syriennes repoussaient la 6ème flotte au large pour être hors de portée. Plus grave encore le missile anti navire US Harpoon volant à Mach 0,8 avec une portée de 150 km mettait la marine russe à l'abri de toute attaque. Une attaque aérienne fut également jugée impossible car les navires russes sont bardés de S300 volant à mach 6,5 avec une portée de 400 km et possédant 6 têtes autonomes pouvant abattre chacune un aéronef.

SS-N26 Yakhont monté sous SU 33 embarqué

SS-N26 Yakhont monté sous SU 33 embarqué

Les missiles de croisières Tomahawk BGM-109 US auraient du être tirés à près de 1000 km de leurs objectifs qui, avec une vitesse subsonique de 850 km/h auraient mis plus d'une heure de vol pour arriver, ce qui laissait largement le temps aux défenses russes et syriennes de se préparer. Surtout, la plupart de ces engins obsolètes ne sont pas capables de changer de trajectoires en cours de route et les comités d'accueil étaient tous prèts soit avec missiles S300 soit avec DCA classique, la Syrie en possède 2000 postes, soit par attaque aérienne. Les pilotes syriens sont entraînés en Russie spécialement pour détruire les Tomahawk.

Le Moksva alias "tueur de porte avion" bardé de tubes lance missiles

Le Moksva alias "tueur de porte avion" bardé de tubes lance missiles

La Russie et Poutine offrirent alors une porte de sortie aux USA dans cette crise qu'ils avaient créés, porte de sortie qui était la destruction de l'arsenal chimique syrien, ce qui ne trompa personne.

Le monde comprit que l'effort considérable entrepris par les USA pour se saisir de la Syrie serait vain. A ce moment le monde comprit que c'était la fin de la suprématie militaire des USA et que ce pays impérialiste ne pouvait plus attaquer les cibles de son choix impunément.

C'est alors que la Russie devint l’ennemi principal des USA et qu'il devenait urgent de l'abattre.

Du côté russe, mais également du côté chinois ce fut aussi un réveil brutal ces deux puissances comprirent que le système socialiste (communiste pour la propagande) n'était pas l'ennemi de l'impérialisme US mais n'avait été qu'un prétexte rhétorique pour attaquer et vouloir occuper les pays ayant adopté ce système afin de seulement se saisir de leurs richesses au nom affiché du combat pour la liberté.

La guerre froide et son opposition propagandiste socialisme contre capitalisme apparue comme un prétexte fallacieux et finalement commode car en laissant les pays socialistes dans le sous développement économique ils étaient peut être des cibles mais pas des concurrents fiables. Le développement rapide de la Chine capitaliste et le redressement spectaculaire de la Russie faisaient de ces pays des adversaires autrement plus redoutables que du temps du pseudo « communisme ».

Qui gouverne l’Europe de l’Est domine le heartland, qui gouverne le heartland domine l’île-monde, et qui gouverne l’île-monde domine le monde.

Tels sont les mots utilisés par Zbiniew Brysinski théoricien de l'impérialisme US, dans son livre « Le Grand Échiquier » pour rappeler la doctrine séculaire anglo-saxonne d'agression contre le continent eurasiatique. Cette théorie n'est pas nouvelle, elle prend sa source dans les ouvrages de Nicholas Spykman (1893-1943). Nicholas Spykman est le disciple critique d'Alfred Mahan et de Halford John Mackinder. Son idée maîtresse est de garantir la sécurité géopolitique des USA, en assurant sa suprématie géographie En cela, Spykman reprend la théorie du Heartland de Mackinder : la Terre est composée d'un cœur - ou heartlandet d'un anneau de terre qui l'entoure - le rimland ; selon lui, et contrairement à Mackinder, le pays qui possède le rimlandpeut contrôler le heartland, et donc le monde.

Chronique d'une guerre mondiale annoncée. Par Alain Benajam.

Le britannique Mackinder (1861- 1947) est considéré comme l'un des principaux fondateurs de la géopolitique opérationnelle/active. En accord avec les idées de son temps, il est persuadé de la supériorité raciale anglo-saxonne et de la mission civilisatrice de son pays vis-à-vis des autres peuples. Deux événements historiques contribuent à la formation de sa réflexion : la guerre des Boers (1899-1902) et les événements de Mandchourie en 1904. Il est opposé à l'indépendance irlandaise et partisan de la préférence impériale contre le libre commerce.

Mackinder pense, à la manière de Friedrich Ratzel, que le monde doit être perçu à partir d'une cartographie polaire (et non une projection mercatorienne). D'après sa théorie du Heartland, on observerait ainsi la planète comme une totalité sur laquelle se distinguerait d'une « île mondiale », Heartland (pour 2/12e de la Terre, composée des continents eurasiatique et africain), des « îles périphériques », les Outlyings Islands (pour 1/12e, l'Amérique, l'Australie), au sein d'un « océan mondial » (pour 9/12e). Il estime que pour dominer le monde, il faut tenir cet heartland, principalement la plaine s'étendant de l'Europe centrale à la Sibérie occidentale, qui rayonne sur la mer Méditerranée, le Moyen-Orient, l'Asie du Sud et la Chine. Il illustre sa thèse en évoquant les grandes vagues d'invasions mongoles qu'a connues l'Europe au cours des XIIIe et XIVe siècles notamment sous l'égide de Gengis Khan et de Tamerlan. La plaine ukrainienne représentait alors, selon Mackinder, l'espace de mobilité par excellence permettant des invasions rapides au moyen de la cavalerie. De fait, la devise de Mackinder serait « qui tient l’Europe orientale tient le heartland, qui tient le heartland domine l’île mondiale, qui domine l’île mondiale domine le monde ». Il reprend la devise du grand navigateur anglais Sir Walter Raleigh qui, le premier, s'était exprimé ainsi : « Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce tient la richesse ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même ».

(Wikipédia)


Cette vision de la géopolitique cristallise le rapport de force qui oppose les puissances de la mer aux puissances terrestres. Mackinder et l'Angleterre voient donc d'un mauvais œil l'émergence d'une Allemagne forte sur le continent, pouvant s'allier avec l'empire de Russie.


On comprend que la Russie et la Chine seront pour toujours des adversaires de l'impérialisme quelque soit le système social en vigueur et que pour les USA ces pays ayant opté pour le capitalisme deviennent en plus de lourds et dangereux concurrents. Les mensonges de la guerre froide moulinés sempiternellement par la presse de guerre de l'époque, à propos d'une guerre au « communisme » deviennent maintenant évidents.



Zbiniew Brysinski n'a rien inventé, l'Ukraine est par sa position géographique en Eurasie une plaque tournante qui a toujours joué ce rôle depuis même l’apparition des civilisations puisque c'est également le cœur de l'émergence des tribus nomades qui 10 000 ans avant notre ère engendrèrent notre civilisation indo-européenne (Kourganes).

Les plaines d'Ukraine furent de toujours le lieu de toutes les rencontres et de tous les affrontements entre l'est et l'ouest mais aussi entre le nord et le sud, la péninsule de Crimée avancée en mer noir vers la riche Constantinople et le proche orient fut perpétuellement convoitée par les uns et les autres les grecs, les suédois( varègues) , les turcs, les anglais et les russes.

Kourgane ou tumulus  à l'est du Dniepr (Donbass actuel) origine reconnue de la civilisation indoeuropéenne ayant rayonnée de l'Indus à l'europe occidentale et en Iran

Kourgane ou tumulus à l'est du Dniepr (Donbass actuel) origine reconnue de la civilisation indoeuropéenne ayant rayonnée de l'Indus à l'europe occidentale et en Iran

Dans le schéma atavique de la thalassocratie anglo-saxonne il s'agit bien de prendre pied sur les rives de l’Île du Monde, le Rimland mais également de couper perpétuellement toutes relations et toutes collaborations entre l'Allemagne et la Russie. C'est pour empêcher cette alliance dramatique pour les anglo-saxons que furent lancées les première et deuxième guerre mondiales dont le but, en jetant ces deux puissances l'une contre l'autre, était de les contenir, de les affaiblir pour mieux les contrôler et en tirer le maximum d'avantages.

Dans ce jeux de guerre et d'horreur, la France républicaine et révolutionnaire jouait le rôle de garant moral toujours nécessaire aux anglo-saxons pour se livrer aux pires horreurs qui peuvent être commises comme par exemple les massacres de masse sur le Japon par l’utilisation de la bombe atomique mais également sur l'Allemagne déjà vaincue par l'URSS par les bombardements au phosphore sur Dresde et Hambourg.

Aujourd'hui, tous les éléments sont en place pour une troisième guerre européenne à vocation mondiale, les buts sont identiques aux précédents ; séparer l'Allemagne de la Russie, utiliser la France comme caution morale. La cause également est identique, une crise profonde frappe les USA et comme d'habitude c'est par la guerre que ce pays pense pouvoir s'en sortir.

Chronique d'une guerre mondiale annoncée. Par Alain Benajam.

A l'heure ou l'on commémore la mobilisation générale d'août 1914, il est bon de rappeler que les éléments et prétextes qui ont fait se jeter les nations européennes dans un terrible holocauste entre 1914 et 1918 sont bien pires aujourd'hui. Il est bon également de rappeler également qu'avec l'effondrement moral de « l'occident » celui-ci use et abuse de crimes de guerre, de massacres de civils visant expressément les enfants pour frapper de terreur selon la doctrine US « Shock and awe », choc et stupeur, technique présumée de « domination rapide ».

La domination rapide est définie par ses auteurs, Harlan K. Ullman et James P. Wade, comme les efforts « pour porter atteinte à la volonté, au ressenti et à la capacité de compréhension de l’adversaire qui lui permettent de s’adapter ou de répondre à notre politique stratégique, en imposant un régime de Choc et d’effroi »1. De plus, la domination rapide permet « d’imposer un niveau de choc et d’effroi tel que la volonté de l'adversaire de continuer la lutte soit anéantie [..., et de] prendre le contrôle de l’environnement, et paralyser les perceptions de l’adversaire et ses capacités de compréhension ou tant les saturer que l’ennemi se retrouve incapable de résister sur les plans tactique et stratégique".

Ces techniques furent mises en œuvre eu Yougoslavie, Irak, Libye et aujourd'hui Israël marionnette privilégiée des USA qui en use et en abuse en ciblant particulièrement les enfants, tout comme essaye de le faire l'armée de la junte ukrainienne en visant particulièrement écoles, hôpitaux , lieux de rassemblement comme les mairies ou les arrêts de bus.

La guerre en devenir serait sans retenues morales et les populations civiles en seraient l'enjeu pour faire pression sur les combattants.

J'expose ci-dessous la théorie étasunienne des cinq cercles nous voyons que la doctrine militaire US ne possède pas la moindre parcelle d'humanité elle est horrible et terrifiante.

Pour les USA , « Contrairement à Clausewitz, la destruction des armées de l'ennemi n'est pas l'essence de la guerre ; l'essence de la guerre est de convaincre l'ennemi d'accepter votre position, et combattre ses forces militaires est au mieux un moyen pour une fin, au pire un gaspillage total de temps et d'énergie»

  • 1er cercle : le commandement

  • 2e cercle : les éléments organiques essentiels (production d'énergie, fourniture de carburant, approvisionnement en nourriture et finances)

  • 3e cercle : l'infrastructure, principalement les structures de communication physiques (routes, ports et aéroports)

  • 4e cercle : la population (qui assure la protection et le soutien des dirigeants)

  • 5e cercle : les forces armées ennemies

Chronique d'une guerre mondiale annoncée. Par Alain Benajam.
Chronique d'une guerre mondiale annoncée. Par Alain Benajam.
Chronique d'une guerre mondiale annoncée. Par Alain Benajam.

Une image très démonstrative d'une jeune femme tuée tenant encore son enfant dans les bras, tué également a été censurée.;

Chronique d'une guerre mondiale annoncée. Par Alain Benajam.
Effets de la théorie des cinq cercles appliquée par la junte de Kiev

Effets de la théorie des cinq cercles appliquée par la junte de Kiev

Selon cette théorie, il est nécessaire de frapper l'un ou quelques-uns de ces cinq cercles (et plus particulièrement leurs points décisifs), ou à tout le moins le plus possible d'entre eux, afin de paralyser durablement les forces ennemies. Cette frappe doit se faire idéalement par bombardement aérien, permettant à l'attaquant de minimiser ses propres pertes. Les armées ennemies deviennent alors des « appendices inutiles « .

On s’aperçoit bien que la réalité des guerres étasuniennes même par marionnettes interposées suit parfaitement ce schéma mais qu'également les 2,3,et 4ème cercles sont définis par l'ONU comme crimes de guerre, ce que les USA n'ont rien à faire n'ayant rien à craindre d'une ONU à leur service.

On peut aisément penser que la force armée étasunienne n'espère pas s'engager directement dans un tel conflit, son matériel pourtant considérable est obsolète il fut conçu dans les années 70 et est de type colonialiste pour attaquer essentiellement par voie aéronavale de petits pays du Rimland. L'armement russe n'est que défensif, mais impressionnant en efficacité, il ne possède pas de forces de projection mais la défense de la Russie est inexpugnable.

Le bût US pour le moment en attendant mieux est d'affaiblir la Russie, l'Allemagne et l'Europe d'une part pour imposer son traiter de libre échange transatlantique TTIP mais aussi en affaiblissant la Russie pouvoir espérer un jour se la saisir comme ils y étaient pratiquement parvenu sous Eltsine.

Mais tout ceci est jouer avec le feu, l'engrenage est déjà en marche. Cette troisième guerre mondiale déjà engagée sur la frontière entre la Russie et l'Ukraine sera certainement la plus terrifiante en comparaison des deux autres, elle mettra en danger l'humanité dans sa totalité, mais les USA ont pour devise tout détruire pour mieux resurgir selon un autre de leur théoricien Léo Strauss pensant que du chaos pouvait sortir des choses meilleurs.

Voilà, les criminels sont à l’œuvre, saurons nous arrêter la machine infernale qui roule et s'accélère emmenant l'humanité vers l'abîme. Pourtant peu de nos concitoyens sont conscients du danger extrême qui nous guette. Poutine est diabolisé par la presse de guerre, et les horreurs de Gaza font l'actualité des médias sans qu'une seule image ne filtre sur les horreurs similaires du Donbass. La connaissance des médias liés organiquement à l'impérialisme ne peut nous assurer que cette disparité dans le traitement de l'information est voulue et que l'affaire du massacre des gazaouis semble bien synchronisé pour masquer les provocations contre la Russie.

L'impérialisme ne fait jamais rien au hasard, l'affaire des trois adolescents israéliens présumés assassinés par des palestiniens, qui fut le signal du massacre, a tout de l'opération sous fausse bannière, aucune preuve n'ayant été apportée par l'état israélien.


Voyez à Gaza; des juifs massacrent des enfants et horreur suprême ils tirent sur des écoles de l'ONU ceci au vu et au sus de toutes les télévisions du monde voyant ce terrible spectacle à 20 h.

Juifs, Russie, Allemagne, USA, Europe ce terribles mélange nous rappelle bien des choses, mélange détonnant propice à une nouvelle guerre mondiale.


Alors la guerre ou la paix? Votre vie et celle de vos enfants ne tient plus qu'à un fil et c'est vous qui le tenez.

Saurez vous préserver la paix en déjouant les pièges médiatiques de l’impérialisme ?

http://www.alain-benajam.com/article-chronique-d-une-guerre-mondiale-annoncee-124277800.html

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