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Le blog de Lucien PONS

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« Le plus important, et je le dis à mes amis européens, ce ne sont pas les marchés financiers. » Entretien avec Ólafur Ragnar Grímsson, élu cinq fois à la tête du « laboratoire » islandais

4 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

 

carte-10-copie-1.jpg« Le plus important, et je le dis à mes amis européens, ce ne sont pas les marchés financiers. » Entretien avec Ólafur Ragnar Grímsson, élu cinq fois à la tête du « laboratoire » islandais.

dimanche 3 mars 2013
par  Association pour une Constituante

 


L’Association pour une Constituante a, depuis l’origine (voir http://www.pouruneconstituante.fr/s... ), rendu compte et analysé les évènements en Islande. Elle a, le mardi 22 janvier, organisé une rencontre débat à l’école Normale Supérieure avec Madame l’ambassadeur d’Islande ’Voir http://www.pouruneconstituante.fr/s... ) JPEG - 313.5 ko JPEG - 292.6 ko

Cette semaine, le Président islandais Ólafur Ragnar Grímsson, était en visite officielle, auréolé des succès islandais contre la crise, et du rôle qu’il a joué dans ce redressement spectaculaire, en décidant à deux reprises de consulter le peuple par référendum. Quatre ans après l’explosion des banques islandaises, son pays redémarre plus fort que la plupart des autres en Europe, et il vient de gagner une bataille devant la justice européenne. L’État islandais, a jugé la cour de l’Association européenne de libre-échange (AELE) fin janvier, était dans son droit quand il a refusé de rembourser les épargnants étrangers qui avaient placé leur argent dans ses banques privées.

Lundi dernier, 25 février, lors d’une réception à l’ambassade, André Bellon, Président de l’Association pour une Constituante, a rencontré Le Président islandais Ólafur Ragnar Grímsson. Il a eu l’occasion de saluer le courage et la capacité d’opposition aux forces financières mondialisées qu’a eu ce représentant du peuple islandais (cliquer sur les photos ci-dessous).

Nous reproduisons par ailleurs ci_dessous l’interview que le Président islandais a accordé à Rue 89 que nous remercions pour la publication.

Rue89 : Vous avez évoqué avec François Hollande les leçons à tirer du redressement Islandais. Quelles sont-elles ?

Ólafur Ragnar Grímsson : Si vous comparez avec ce qui s’est passé dans d’autres pays d’Europe, l’expérience réussie de l’Islande s’est avérée différente sur deux aspects fondamentaux.

Le premier, c’est que nous n’avons pas suivi les politiques orthodoxes qui se sont imposées depuis trente ans en Europe et dans le monde occidental. Nous avons laissé les banques faire faillite, nous ne les avons pas renflouées, nous les avons traitées comme d’autres entreprises. Nous avons instauré des contrôles des changes. Nous avons essayé de protéger l’État providence, refusant d’appliquer l’austérité de façon brutale.

Seconde grande différence : nous avons très vite pris conscience que cette crise n’était pas seulement économique et financière. C’était aussi une profonde crise politique, démocratique et même judiciaire. Nous avons donc engagé des réformes politiques, des réformes démocratiques, et même des réformes judiciaires [un procureur spécial, doté d’une équipe, a été chargé d’enquêter sur les responsabilités de la crise, ndlr]. Ce qui a permis à la nation d’affronter le défi, de façon plus large, plus globale que la simple exécution de politiques financières ou budgétaires.

L’Islande compte 320 000 habitants. Ces politiques sont-elles exportables dans des pays plus grands, comme la France ?

D’abord, j’hésite toujours à donner des recommandations concrètes à d’autres pays, parce que j’ai entendu tant de mauvaises recommandations prodiguées au mien !

Ce que je peux faire, c’est simplement décrire ce que l’Islande a fait, et chacun peut en tirer ses propres leçons. Mais il est clair que nombre des choix que nous avons faits pourraient l’être dans d’autres pays. Par exemple, se garder d’une austérité trop stricte.

Vous avez pourtant suivi une politique d’austérité assez rude...

Bien sûr. Mais l’un des axes des politiques orthodoxes est de couper de façon agressive dans les dépenses sociales. Ce n’est pas ce que nous avons fait. Nous avons protégé les ménages les plus modestes. L’approche large de la crise – politique et judiciaire – peut aussi être suivie dans d’autres pays que l’Islande. La mesure qui est impossible à appliquer en France ou dans d’autres pays de la zone euro, c’est évidemment la dévaluation de la monnaie.

Pour ce qui est de ne pas avoir sauvé les banques, l’Islande avait-elle vraiment le choix ? Et serait-ce possible de laisser des grandes banques européennes sombrer ?

Nos banques étaient importantes. Elles pesaient dix fois la taille de notre économie. Je ne dis pas que la taille ne compte pas. Mais si vous voulez parler en terme de taille, posez-vous la question : est-ce que le Portugal est un grand ou un petit pays ? Est-ce que la Grèce est un grand pays ou un petit pays ?

Pouvions-nous faire autre chose que laisser nos banques faire faillite, c’est un débat ouvert. Mais de toute façon, cela correspondait à un choix. Ces banques étaient privées : pourquoi des entreprises dans le secteur bancaire serait-elles traitées différemment de compagnies privées dans d’autres secteurs comme les technologies de l’information, Internet, les compagnies aériennes ? Ces entreprises sont tout aussi indispensables à nos sociétés, mais on les laisse faire faillite. Même les compagnies aériennes. Pourquoi les banques sont-elles traitées comme des lieux saints ?

La réponse traditionnelle, c’est que leur faillite peut en entraîner d’autres et mettre le système financier à terre : il y a un risque « systémique ».

Ça c’est l’argument avancé. Mais regardez ce qui s’est passé en Islande avec l’affaire Icesave. Le gouvernement britannique et le gouvernement néerlandais, soutenus par l’Union européenne, voulaient que le contribuable islandais rembourse les dettes de cette banque privée, au lieu de laisser le syndic de liquidation être responsable de ces dettes.

J’ai alors fait face à un choix : fallait-il soumettre la question au référendum ? Une armée d’experts et d’autorités financières me disaient : si vous autorisez les gens à s’exprimer, vous isolerez financièrement l’Islande pour des décennies. Le scénario catastrophe serait sans fin... J’étais devant un choix fondamental entre les intérêts financiers d’un côté, et la volonté démocratique du peuple de l’autre. Et je me suis dit : la partie la plus importante dans nos sociétés – et je le dis aussi à mes amis européens –, ce ne sont pas les marchés financiers. C’est la démocratie, les droits de l’homme, l’État de droit. Quand nous sommes face à une crise profonde, que ce soit la crise islandaise, ou la crise européenne, pourquoi ne laisserions-nous pas l’élément le plus important de nos sociétés guider la voie à suivre ? C’est ce que j’ai fait. Nous avons organisé deux référendums. Et dès le premier trimestre après le référendum, l’économie a redémarré. Et depuis, ce redressement se poursuit. Maintenant nous avons 3% de croissance, l’une des plus élevée d’Europe. Nous avons 5% de chômage, l’un des taux les plus bas. Tous les scénarios de l’époque, d’une faillite du système, se sont révélés faux.

L’épilogue a eu lieu le mois dernier : la cour de l’AELE nous a donné raison. Non seulement notre décision était juste, était démocratique, mais elle était aussi juridiquement fondée. Mes amis européens devraient réfléchir à tout cela avec un esprit ouvert : pourquoi étaient-ils autant dans l’erreur, politiquement, économiquement et juridiquement ? L’intérêt de se poser cette question est plus important pour eux que pour nous, car ils continuent, eux, à lutter contre la crise et car ils s’appliquent à eux-mêmes certains des principes et des arguments qu’ils utilisaient contre nous.

Le service que peut rendre l’Islande, c’est donc d’être une sorte de laboratoire, qui aide les pays à réévaluer les politiques orthodoxes qu’ils suivent. Je ne vais pas dire à la France, la Grèce, l’Espagne, le Portugal ou l’Italie, faites-ci ou faites ça. Mais la leçon donnée par l’expérience de ces quatre dernières années en Islande, c’est que les scénarios alarmistes, assenés comme des certitudes absolues, étaient à côté de la plaque.

L’Islande est devenue un modèle, une source d’espoir pour toute une partie de l’opinion, spécialement chez la gauche anticapitaliste. Cela vous plaît-il ?

Ce serait une erreur que de voir notre expérience à travers cette vieille grille de lecture politique. En Islande, les partis de droite et de gauche ont été unanimes sur la nécessité de protéger le système social. Personne, à droite ou au centre, n’a défendu ce que vous appelleriez des « politiques de droite ».

C’est la voie nordique...

Oui, c’est la voie nordique. Et si vous regardez ce qui s’est passé dans les pays nordiques ces 25 dernières années, tous ont connu des crises bancaires : Norvège, Finlande, Suède, Danemark et enfin Islande, où nous avons toujours un temps de retard. Ce qui est intéressant, c’est que nos pays se sont tous redressés relativement vite.

Regrettez-vous d’avoir vous-même encouragé le développement de la banque dans les années 2000 ? A l’époque, vous compariez l’Islande à une nouvelle Venise ou Florence ?

Pendant la dernière décennie du XXe siècle et les premières années du XXIe siècle, des entreprises pharmaceutiques ou d’ingénierie, technologiques, bancaires se sont développées et ont procuré aux jeunes Islandais éduqués, pour la première fois de notre histoire, la possibilité de travailler sur une échelle globale, sans avoir besoin de quitter le pays.

Les banques faisaient partie de cette évolution. Elles se portaient bien. En 2006 et 2007, on a commencé à entendre des critiques. Je me suis demandé alors : que disent les agences de notation ? Elles dressaient pour les banques islandaises un très bon bulletin de santé. Les banques européennes et américaines faisaient toutes du business avec nos banques, et désiraient toutes en faire davantage ! Les agences de notation, les grandes banques, tout le monde avait tort. Et moi aussi. Ce fut une expérience coûteuse, que notre pays a payée très cher : nous avons connu une crise profonde, des émeutes... Nous nous en souviendrons longtemps.

Aujourd’hui, les gens continuent à écouter les agences de notation. Il faudrait leur demander : si vous vous étiez autant trompés sur les banques islandaises, pourquoi auriez-vous raison aujourd’hui sur le reste ?

Ce que vous appelez les « émeutes » ne fait-il pas partie de la nécessaire « approche politique » de la crise, que vous décriviez il y a un instant ?

Je ne dirais pas cela ainsi. L’Islande est une des démocraties les plus stables et sûres du monde, avec une cohésion sociale solide. Et pourtant, à la suite de la faillite financière, la police a dû défendre le Parlement jour et nuit, la Banque centrale, les bureaux du Premier ministre...

Si une crise financière peut, dans un laps de temps très court, plonger un tel pays dans une si profonde crise politique, sociale et démocratique, quelles peuvent être ses conséquences si elle survient dans des pays qui ont une expérience plus courte de stabilité démocratique ? Je peux vous dire que pendant les premières semaines de 2009, quand je me réveillais, ma crainte n’était pas de savoir si on retrouverait ou pas le chemin de la croissance. C’était de savoir si on ne vivait pas l’effondrement de notre communauté politique stable, solide et démocratique.

Mais nous avons eu la chance de pouvoir répondre à toutes les demandes des manifestants : le gouvernement est tombé, des élections ont été organisées, les directions de la Banque centrale et de l’autorité de surveillance des banques ont été remerciées, nous avons mis en place une commission spéciale pour enquêter sur les responsabilités, etc.

Cette idée, répandue dans les sociétés occidentales, que les marchés financiers doivent représenter la part souveraine de notre économie, et devraient être autorisés à grossir sans contrôle et dans la mauvaise direction, avec pour seule responsabilité de faire du profit et se développer... Cette vision est très dangereuse. Ce qu’a démontré l’Islande, c’est que lorsque ce système a un accident, cela a des conséquences politiques et démocratiques dramatiques.

Dans cette approche politique, un projet de nouvelle Constitution a été élaboré par une assemblée de citoyens élus. Il semble que le Parlement ne soit pas pressé de la voter avant les élections du 17 avril. Pensez-vous qu’elle restera mort-née ?

La Constitution actuelle a joué son rôle dans la crise : celui de tenir des élections, d’organiser des réferendums... Cela ne veut pas dire qu’elle est parfaite, elle peut être améliorée.

Avec la crise, le besoin de rénover notre système politique s’est exprimé. On a donc déclenché un processus de réforme constitutionnelle très innovant : une assemblée de citoyens a été élue, les citoyens ont été consultés par Internet... Mais selon moi, ils n’ont pas eu assez de temps : quatre mois seulement. Seuls des surhommes auraient pu faire un texte parfait en seulement quatre mois.

Ces derniers six mois, il y a eu au Parlement un débat, des propositions... Le Parlement va peut-être adopter certaines mesures, ou va peut-être s’entendre sur une façon de poursuivre le processus, ou va adopter une réforme plus complète. Nul ne le sait.

La dévaluation a aidé au redémarrage de l’Islande. L’idée de rejoindre un jour l’euro est-elle écartée à jamais ?

La couronne a été une partie du problème qui a conduit à la crise financière, mais elle a été aussi une partie de la solution : la dévaluation a rendu les secteurs exportateurs (pêche, énergie, technologies...) plus compétitifs, ainsi que le tourisme, bien sûr. Les pays de la zone euro (Wikimedia commons)

Il y a une chose dont on n’a pas encore bien pris conscience dans les pays d’Europe continentale. Les pays du nord de l’Europe – Groenland, Islande, Grande-Bretagne, Norvège, Danemark, Suède...– n’ont pas adopté l’euro, à part la Finlande. Aucun de ces pays n’a rejoint l’euro.

Et comparativement, ces pays s’en sont mieux tirés, économiquement, pendant ces années qui ont suivi la crise de 2008, que les pays de la zone euro, Allemagne exceptée.

Il est donc difficile d’arguer aujourd’hui que l’adhésion à l’euro est une condition indispensable à la réussite économique. Pour ma part, je ne vois pas d’argument nouveau qui justifierait l’adhésion de l’Islande à l’euro.

Adieu la banque : où les jeunes Islandais ayant fait des études supérieures vont-ils être employés ?

Les banques, que ce soit en Islande ou ailleurs, sont devenues des entreprises très technologiques, employant de nombreux ingénieurs, informaticiens, mathématiciens. Elles ont détourné les talents des secteurs innovants, comme les hautes technologies ou les technologies de l’information.

Après la chute des banques, ces talents se sont retrouvés sur le marché du travail. En six mois, ils avaient tous été embauchés... Et les entreprises technologiques ou de design se sont développées très rapidement depuis trois ans. Des centaines de nouvelles compagnies ont été créées. Je suis heureux de constater que les jeunes générations ont répondu à la crise de façon très créative.

Morale de l’histoire, si vous voulez que votre économie soit compétitive sur le secteur des technologies innovantes, le fait d’avoir un gros secteur bancaire est une mauvaise nouvelle, même s’il est performant.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato

http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article665
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« Action Communiste –Haute-Normandie » : Ils font des profits, Ils détruisent nos emplois, Ils investissent à l’étranger. L’Union Européeene ne veut pas ? Il faut donc en sortir!

3 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Dimanche 3 mars 2013 -

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Ce texte sera également diffusé sous forme

de tract par l’association « Action Communiste » :


En 2012 : Renault, Sanofi, Total, EDF, les entreprises du CAC40 accumulent les profits.  La Bourse de Paris a gagné 15% en 2012 et les dividendes versés aux actionnaires ont grossi de 5%.  Mais notre industrie compte 500000 emplois de moins qu’il y a 10 ans : agroalimentaire (Danone), textile, automobile (Renault…), sidérurgie, informatique, téléphonie, chimie et pétrochimie (Petroplus, Sanofi, Grande Paroisse)… tous les secteurs sont touchés.


L’industrie bradée

Les patrons, après avoir exploité les salariés en France, après avoir empoché les subventions publiques, émigrent pour exploiter ailleurs plus intensément. Ainsi Renault implante une grande usine à Tanger, au Maroc, et réimportera la production: 20% seulement des voitures Renault achetées en France sont produites en France ! L’existence de l’outil industriel français est en jeu ! Si ça continue comme ça, les jeunes seront réduits, à vie, aux petits boulots, à la précarité.

Chantage à l’emploi et licenciements
Le gouvernement a salué l’accord minoritaire du 11 janvier qui a réjoui le Medef.  Les patrons se sont sentis encouragés. A PSA, à Renault … ils ont proposé, dans la foulée, des plans de restructuration et des reculs sociaux.  D’autres ferment leur site comme Goodyear.  On est bien loin de « l’interdiction des licenciements »,  même boursiers.

Perte de pouvoir d’achat = baisse de la consommation
Cette baisse générale de la vente de produits industriels en France et en Europe est évidemment due à une baisse de pouvoir d’achat de tous les Européens.  Seules les industries de luxe échappent à la morosité.  Preuve que la crise ne frappe pas les hauts revenus. Et pourtant le gouvernement, le patronat et les médias continuent de prôner l’austérité au nom de la compétitivité. 

Le 5 Mars, contre l'ANI, pour nos droits sociaux
De nombreux salariés sont aujourd’hui déçus par ce gouvernement socialiste qui impose l’austérité voulue par l’Europe capitaliste.  Beaucoup désavouent l’accord minoritaire signé avec le Medef. La convergence des luttes se met en place.  La mobilisation lancée le 5 mars rencontre un large écho.  A la CGT et à FO se sont joints la FSU et Solidaires. Les luttes peuvent modifier le rapport de forces en faveur des salariés et contraindre le pouvoir à ne pas céder au Medef.  Les salariés sont les plus nombreux.  Qu’ils se fassent entendre.

Des solutions existent … mais l’Union Européenne n’en veut pas !
Si l’austérité est voulue par l’UE, c’est le gouvernement socialiste qui l’impose.  On est bien loin de l’Europe sociale !  Les seules solutions vraies, au niveau local comme au niveau national contredisent le libre-échange et la politique européenne.  Battons-nous pour les obtenir.

 

 

Propositions pour réindustrialiser

-Augmenter les salaires, augmenter le nombre de CDI

-Avec cette politique toutes les industries de biens de consommation sont en crise sur le marché français, l’automobile en premier.  L’austérité ne relance pas l’économie. L'austérité et les attaques contre les services publics approfondissent encore la crise économique et sociale.  C’est ce qui se passe en Grèce, en Espagne, au Portugal, en France.  Pour relancer l’économie, il faut au contraire réévaluer les salaires et en finir avec la précarité.  On ne peut pas continuer à suivre les injonctions européennes sur les réductions de salaires et l’emploi flexible.

-Nationaliser pour réindustrialiser
-Le gouvernement laisse le patronat décider de notre avenir alors que c'est à lui de proposer une stratégie de réindustrialisation. Le patronat brade tout. Il ne faut plus lui laisser les mains libres.  C’est la nationalisation qui est à l’ordre du jour pour l’automobile, la sidérurgie, la chimie, les transports, l’agroalimentaire, le textile… et bien sûr les banques et les assurances.  Avec une participation des travailleurs à la réflexion et aux décisions.  

-Relocaliser pour réindustrialiser

-Il faut contraindre à relocaliser.

-Il faut taxer les produits importés en France: une taxe anti-dumping social et une taxe anti-réchauffement climatique, proportionnelle à la distance parcourue et au mode de transport. Les marchés publics doivent intègrer des critères sociaux et environnementaux favorisant les productions locales et nationales (coût énergétique, impact sur l’emploi…).  Les aides publiques aux entreprises ayant délocalisé tout ou partie de leur production sont annulées et remboursées. 1

-Internationalisme

-En défendant le travail ici, nous aidons aussi les ouvriers chinois, marocains, roumains … à se défendre.  C’est en développant leurs marchés intérieurs et donc en augmentant les salaires que les pays émergents peuvent développer leur économie sans dépendre des multinationales. Organiser une coopération internationale équilibrée, non déficitaire, comme le font les pays latino-américains de l'ALBA, ce n'est pas là "s'isoler", c'est se développer pour mieux échanger à égalité. Sortons du libre-échange qui engraisse les plus forts.  C’est ce que nous pouvons faire en France.  Discutons avec tous pour coopérer équitablement et non pas se concurrencer. C’est l’Etat qui doit y veiller.

 

L’Union Européeene ne veut pas ?  Il faut donc sortir de cette Union Européenne pour ouvrir d’autres choix et d’autres possibilités que la régression capitaliste à vie !

 

- 

1  Propositions du M'Pep sur les délocalisations que nous reprenons.

 

Source : Action Communiste

http://www.communcommune.com/article-action-communiste-haute-normandie-ils-font-des-profits-ils-detruisent-nos-emplois-ils-inves-115857848.html

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1er mars 2013: entrée en vigueur de la règle d'or "à la française". Le Pacte budgétaire ayant obtenu toutes les ratifications nécessaires avant la fin de l'année 2012 a pu entrer en vigueur.

2 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

 

re 768 gle2-604x365Le Pacte budgétaire ayant obtenu toutes les ratifications nécessaires avant la fin de l'année 2012, il a pu entrer en vigueur dès le 1er janvier 2013.


En France, cette entrée en vigueur, permet à la règle d'or budgétaire d'être applicable dès le 1er mars 2013. 



« La présente loi organique s'applique à compter du 1er mars 2013 ou, si l'entrée en vigueur du traité, signé le 2 mars 2012, précité est plus tardive, un mois après son entrée en vigueur. »

 

 

Suite à la raftification controversée du Pacte budgétaire à l'automne dernier par Parlement français, ce dernier a sans difficulté approuvé la loi organique chargée de mettre en œuvre la règle d'or prescrite par l'article 3 du Pacte budgétaire.

Une loi organique approuvée par la quasi-totalité des parlementaires, dont un nombre important de ceux qui, pourtant, s'étaient bruyamment opposés au Pacte budgétaire.

 

 

Ainsi, conformément à cette loi organique, la prochaine loi de programmation des finances publiques devra respecter la limitation du déficit structurel.
Ces dernières, votées tous les trois ans, construisent en quelque sorte un "tunnel" dans lequel doivent évoluer les lois de finances votées chaque année.

Selon l'article 3 du Pacte budgétaire, les lois de finances devront permettre, à terme, d'obtenir un déficit structurel inférieur à 0,5% du PIB. Cet objectif devra être atteint par les Etats dès lors que ces derniers seront parvenus à réduire leur déficit conjoncturel à moins de 3% du PIB.

Par conséquent, l'assainissement « structurel » de la France commencera vraisemblablement en 2016 ou 2017. Il faut noter que la France s'est cependant engagée à obtenir l'équilibre structurel de ses comptes publics: un engagement qui surpasse donc le niveau d'exigence imposé par le Pacte budgétaire.
Pour plus d'explications, je vous renvoie à cet article.


Le 1er mars marquera aussi l'entrée en vigueur des dispositions relatives à la création d'un "Conseil budgétaire indépendant" et d'un mécanisme de correction automatique des déficits.

Le Haut Conseil des finances publiques sera chargé de veiller constamment à ce que les comptes publiques ne s'écartent pas trop du "tunnel" défini par la loi de programmation.

Nous connaissons depuis hier quelques noms parmi les 10 futurs membres du Conseil (source Les Echos).

Quant au mécanisme de correction automatique, la loi organique n'est pas très précise quant à ses modalités concrètes. Elle renvoie aux lois de programmation le soin de le définir, indiquant seulement dans quel contexte il peut être enclenché.
Il reste donc à savoir si les dispositions prévues par le gouvernement seront suffisamment précises aux yeux des rédacteurs du Traité. Dans le cas contraire, la CJUE pourrait être saisie (par la Commission européenne notamment).

 

 

Pour finir, j'ajoute qu'à partir de l'an prochain, les lois de finances devront donc non seulement respecter le critère de déficit structurel, mais également passer entre les mains de la Commission européenne.

En effet, un nouveau règlement européen (Two-Pack) devrait vraisemblablement être adopté lors de la séance plénière de mars prochain. Il prévoit l'obligation de transmission des projets de lois de finances à la Commission européenne. Si la Commission estime que ce plan présente un « manquement particulièrement grave », elle pourra en demander la révision dans un délai de 15 jours.


Nous voici donc face à une année 2013 pleine de nouveautés.

Et si finalement le changement c'était maintenant?

http://contrelacour.over-blog.fr/article-1er-mars-2013-entree-en-vigueur-la-regle-d-or-a-la-fran-aise-115776635.html

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Le cauchemar européen : la suite…Par Magali Pernin.

2 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Le cauchemar européen : la suite…

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Magali Pernin Blogueuse.
Son blog.

Le 4 décembre dernier, j’informais les lecteurs de Boulevard Voltaire de l’existence de deux nouveaux règlements européens renforçant la discipline budgétaire européenne.

L’un d’eux prévoit notamment l’obligation des États membres de communiquer à la Commission leur projet de loi de finances (« plan budgétaire »). Si celle-ci estime que ce plan présente un « manquement particulièrement grave », elle pourra en demander la révision. Un droit de véto sur les budgets nationaux en quelque sorte, puisque les États seront soumis à des sanctions financières s’ils refusent de voter des budgets respectant les recommandations européennes.

Ces deux règlements seront présentés au vote des eurodéputés lors de la prochaine séance plénière de mars. Les trois institutions européennes sont en effet parvenues à un accord mercredi 20 février.

Depuis plusieurs mois, des négociations se tenaient régulièrement afin de trouver un compromis entre la Commission européenne, les États (Conseil européen) et les parlementaires, dont certains souhaitaient contraindre la Commission à proposer un projet de « fonds de rédemption » (prise en charge commune de la dette). Les eurodéputés de gauche et du centre ont obtenu la création d’un groupe d’experts chargé « d’approfondir l’analyse des avantages, risques, obligations et obstacles éventuels d’une substitution partielle de l’émission nationale de la dette en vue d’une émission conjointe sous forme de fonds de rédemption et d’euro-obligations. » Le groupe d’experts externes présentera ses conclusions d’ici mars 2014 et la Commission sera invitée à les évaluer et, si nécessaire, à présenter des propositions avant la fin de son mandat.

Les parlementaires européens ont également obtenu des avancées en matière de contrôle « démocratique » des nouveaux pouvoirs confiés à la Commission :

 

- les partenaires sociaux et les organisations de la société civile pourront « exprimer leurs points de vue concernant les recommandations de la Commission, et être davantage impliqués dans la formulation des politiques ».

- les pouvoirs de la Commission découleront d’une sorte de « mandat », renouvelé tous les trois ans, que le Parlement ou le Conseil aurait la possibilité de révoquer.

 

Enfin, la Commission s’est engagée à évaluer les budgets nationaux en s’assurant que « que les coupes budgétaires ne soient pas réalisées au détriment des investissements dans le potentiel de croissance ».

Rendez-vous en mars pour connaitre la teneur exacte des deux textes et la position de chacun des eurodéputés. Les textes devront ensuite être validés par les chefs d’États européens pour pouvoir entrer en vigueur. Une entrée en vigueur qui se fera sans l’accord des Parlements nationaux puisque, s’agissant de règlements européens, ils sont uniquement approuvés par les eurodéputés et les gouvernements. Notez qu’aujourd’hui, la plupart des parlementaires français ignore l’existence de ces textes.

 

Magali Pernin, le 2 mars 2013
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L'inquiétude grandit chez les parlementaires socialistes. Repris sur le site "Médiapart".

1 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Lire aussi

La scène se déroule à l’Assemblée, lors de la réunion du groupe socialiste, le 19 février. François Hollande est à Athènes, dévastée par l’austérité, et Jean-Marc Ayrault devant ses députés. Le gouvernement vient de confirmer que l’objectif d’un déficit de 3 % du produit intérieur brut ne sera pas atteint cette année. Les parlementaires sont fébriles. « On s’attendait tous à un autre tour de vis… On a soupiré d’aise quand Jean-Marc Ayrault a dit qu’il n’était pas là pour annoncer un deuxième plan de rigueur », raconte un participant.

Mais la réunion est « un peu surréaliste ». Le premier ministre semble « lessivé », « explosé », « accablé par la situation », selon plusieurs témoins. « Habituellement, il vient ressouder ses troupes. Mais là, on a eu parfois le sentiment que c’était lui qui venait chercher du soutien », dit l’un d’eux.

Le président de la République, s’il renonce à l’objectif d’un déficit de 3 % cette année, a confirmé samedi, depuis le salon de l’agriculture, que le prochain budget serait au moins aussi austère que le précédent, qu’il faudra faire des « économies dans tous les budgets » et que l’inversion de la courbe du chômage, promise pour 2013, aurait plutôt lieu l’an prochain. Les retraites seront réformées, ainsi que les allocations familiales. Mais François Hollande n’a livré aucun détail, prêtant le flanc aux accusations de flou ou de navigation à vue (lire le parti pris de Laurent Mauduit), qui contamine à nouveau une partie de sa majorité, bien au-delà des rangs du Front de gauche, des écologistes ou de l’aile gauche du PS.

Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée nationale le 12 février Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée nationale le 12 février © Reuters.

« C’est la première fois que la gauche arrive au pouvoir sans pouvoir redistribuer. Le contexte est très difficile. D’autant que persiste l’incertitude sur la durée des efforts qu’il faudra faire. Deux ans ? Trois ? Cinq ? » explique Thierry Mandon, porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée. Défenseur de la politique du gouvernement et pourfendeur des théoriciens du « virage » de l’exécutif, il juge néanmoins que la gauche au pouvoir en est à son « épreuve de vérité ». « La vérité du moment, ce n’est pas celle d’un basculement. Mais on est au pied du mur. On a choisi une ligne obligeant à des économies très importantes, maintenant il faut les trouver », estime le député.

Proche de Martine Aubry, son collègue Christian Paul, juge lui aussi qu’on « entre dans une période charnière ». « Il y a une vraie attente d’innovation et pas seulement de pilotage budgétaire. On est dans un moment où chacun retient son souffle. Soit on continue à faire du cost-killing avec une croissance quasi nulle et une perspective qui va devenir intenable. Soit on parvient à faire converger nos voix parlementaires pour innover sur la politique de croissance. »

Face à un exécutif que beaucoup jugent affaibli, les parlementaires se sentent (un peu) pousser des ailes. Au Sénat, ils viennent de contraindre Matignon, qui y était hostile, à voter, amendée, la proposition de loi du Front de gauche sur l’amnistie des syndicalistes (lire notre article). À l’Assemblée, ils ont parfois mis en minorité le ministre de l’économie Pierre Moscovici pour arracher quelques amendements à une loi bancaire qu’ils jugeaient majoritairement trop timorée. En “off”, plusieurs députés ne se privent pas pour critiquer la future loi traduisant l’accord sur la sécurisation de l’emploi (ANI) négocié par trois syndicats et le patronat.

« On a un vrai souci de storytelling »

Comme l’été dernier, la majorité entonne aussi le refrain d’un « manque de visibilité », voire de « vision » de l’exécutif. Encore une fois, c’est la mauvaise communication supposée de l’exécutif qui agace les parlementaires, toutes sensibilités confondues. « Il nous manque probablement des axes d’action et des thématiques donnant des perspectives en dehors du serrage de vis budgétaire », dit Thierry Mandon, le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée.

Laurent GrandguillaumeLaurent Grandguillaume

Même un des animateurs des “hollandais” à l’Assemblée, Laurent Grandguillaume, s’inquiète d’une trop grande profusion de textes sans ligne directrice : « Il faut faire attention à ne pas multiplier tous azimuts les décisions et prendre le temps d’expliquer ce qu’on fait sur le terrain. Tout le monde est convaincu qu’il faut redresser les finances publiques, mais ce n’est pas la peine d’insister seulement là-dessus. Pour rouvrir l’espérance, il faut montrer aussi toutes les actions positives… »

« Il faut construire un cap, il faut le vendre et l’expliquer. On a un vrai souci de storytelling. C’est un talent qu’on n’a pas », peste aussi le député pro-Montebourg Arnaud Leroy, quand le partisan de la “gauche populaire” Philippe Doucet parle de « demande de sens ». À la gauche du PS, Olivier Dussopt dit qu’il « faut pouvoir avoir un débat et trancher ». « Il ne faut pas être face à un bol tiède… », sourit-il, reprenant, à son corps défendant, une expression utilisée par Jean-Luc Mélenchon au lendemain de la primaire socialiste.

Guillaume BalasGuillaume Balas

La majorité serait-elle au bord de la rupture ? Pas encore, jurent en chœur l’Élysée et les députés socialistes. Si elle est déjà consommée avec Jean-Luc Mélenchon, si les tensions sont vives avec les écologistes et les désaccords patents avec l’aile gauche du PS, la plupart des parlementaires PS ne sont pas prêts à lancer une fronde contre un pouvoir à qui ils doivent, pour la plupart, leur élection.

« Il y a aujourd’hui, dans la majorité, une interrogation qui va bien au-delà de la gauche du PS, parce que les gens sont socialistes ! Il faut dire aujourd’hui quel est le chemin et en débattre. On ne peut pas se sortir de manière tactique de questions stratégiques… », explique Guillaume Balas, secrétaire général du courant de Benoît Hamon, “Un monde d’avance”. Avant d’ajouter : « François Hollande a toute ma confiance, mais il doit écouter de tous les côtés. »

Thierry MandonThierry Mandon
« La politique choisie demande des efforts à tout le monde, y compris aux parlementaires quand ils la votent, mais il n’y a pas de risque de rupture à court terme. Le désaccord à gauche est figé depuis le début du quinquennat », estime de son côté le député Thierry Mandon, soutien de Montebourg lors de la primaire socialiste. La plupart des parlementaires expliquent d’ailleurs que, dans leurs circonscriptions, les électeurs ne sont pas en colère contre François Hollande.

 

« Les citoyens sont conscients des réalités et ils veulent qu’on continue à réduire la dette », estime le député Laurent Grandguillaume, proche du chef de l’État. Les Français « ont compris que l’élection n’a pas permis de délocaliser l’Élysée à Lourdes et de faire des miracles », dit aussi le sénateur du Puy-de-Dôme, Alain Néri. Mais « s’ils sont prêts à faire des efforts, c’est à condition qu’ils soient équitablement partagés ».

Philippe DoucetPhilippe Doucet

Dans ce contexte, si les partisans de la ligne sociale-démocrate de Hollande veulent croire que les mesures déjà actées, comme le pacte de compétitivité, les emplois d’avenir et les contrats de génération, suffiront à inverser la conjoncture, « le groupe parlementaire n’est pas social-libéral et le fait savoir », sourit un député. Encore plus depuis les résultats des élections italiennes. « Cela a dû ouvrir les yeux de quelques-uns ! » dit une de ses camarades, avec Bercy dans son viseur. « Il y a une dérive gestionnaire. Il ne faut pas se mettre sous la contrainte de la technostructure de Bercy : les gouvernements passent, elle reste. Sinon, on finit avec Mario Monti ! » peste aussi le député Philippe Doucet, animateur du courant de la « gauche populaire », composé d’anciens strauss-kahniens.

Une grande réforme fiscale ?

Plusieurs élus reprennent la même image, celui du malade qui « meurt guéri », popularisée par l’économiste Keynes, pour dénoncer l’effet récessif de coupes budgétaires trop violentes. « On est d’accord pour faire des efforts, mais il faut faire de l’investissement. Et si on a bien conscience que les marges de manœuvre sont étroites, les interrogations sur ce qu’on fait de ces marges commencent à monter », estime la sénatrice PS Laurence Rossignol, membre du club « gauche durable », qui rassemble surtout les proches de Martine Aubry. « Il ne faut pas être dans une vision totalement malthusienne », dit aussi Thierry Mandon, porte-parole du groupe socialiste.

Député des Français de l’étranger, établi à Lisbonne, Arnaud Leroy voit au quotidien l’effet des cures d’austérité imposées à l’Espagne et au Portugal. « Quand on casse les ressorts, on ne rebondit plus, dit ce proche d’Arnaud Montebourg. J’ai peur qu’on refasse la même erreur. » Il a toujours « confiance dans la finesse politique et économique de François Hollande », mais admet : « Entre la ligne de sérieux budgétaire et la rigueur, on est sur une ligne de crête. »

Pour y échapper, nombre de parlementaires veulent des « marqueurs de gauche », parmi lesquels la fameuse réforme fiscale promise par François Hollande pendant la campagne tient une place de choix (voir aussi le cas de la loi sur l’amnistie). En janvier, sur France 2, le ministre du budget Jérôme Cahuzac avait pourtant juré devant Jean-Luc Mélenchon qu’elle était achevée. « Non, l’engagement 14 est toujours d’actualité », martèle Philippe Doucet. Il prévoit une « grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG ». « Il faut faire attention aux classes populaires sur qui pèsent les difficultés de la crise. On veut le redressement, mais une rigueur juste et transparente et un vaste plan de lutte contre la fraude fiscale », ajoute Doucet.

D’autres insistent sur la nécessaire réorientation de l’Europe et reprennent le raisonnement maintes fois développé par François Hollande : puisque les États, étranglés par leur dette, ne peuvent plus faire de politiques de relance sans craindre les foudres de Bruxelles et des marchés financiers, c’est à l’Europe de prendre le relais. C’était déjà l’idée du pacte de croissance du président de la République négocié en juin à Bruxelles, mais dont il a dû admettre lui-même à Athènes, la semaine dernière, qu’il tardait trop à se mettre en œuvre.

« Il faut conserver ce cap, insiste le député Olivier Faure, très proche de Jean-Marc Ayrault. Il manque toujours le volet croissance au niveau européen. Le pacte négocié par le président a limité la casse, mais on aurait besoin d’un gouvernement de gauche en Italie et en Allemagne. » De ce point de vue, le scrutin italien n’a qu’à moitié réjoui François Hollande, qui reste paralysé dans l’attente des législatives allemandes.

« On va rester dans le flou jusqu’aux élections allemandes, où il faut espérer que Merkel sera obligée d’adoucir son discours et d’arrêter la purge sociale. Le résultat de Mario Monti en Italie montre que le soutien à la rigueur pèse en dessous de 10 %. En France, il faut que le pouvoir comprenne qu’on a déjà touché l’os en matière de réduction de dépenses, surtout avec des députés très marqués par le vote du dernier budget », estime aussi le député breton Gwenegan Bui, proche de Marylise Lebranchu. « Il faut faire pression sur l’Europe. Sinon on attend un Berlusconi dans chaque État », insiste Olivier Faure, l’ancien conseiller à Matignon.

D’ici là, François Hollande réfléchit depuis plusieurs semaines à se prêter à un entretien télévisé – « sans doute, mais plus tard », confirme un conseiller – et le gouvernement va lancer une campagne de communication pour vanter les mérites de ses mesures.

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/280213/linquietude-grandit-chez-les-parlementaires-socialistes

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L'EFFONDREMENT ÉCONOMIQUE DE LA FRANCE S'ACCÉLÈRE : EN ROUTE VERS LE CHAOS SOCIAL.

1 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

http://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/leffondrement-economique-de-la-france-sacc%C3%A9l%C3%A8re-en-route-vers-le-chaos-social/10151282502587038

L'EFFONDREMENT ÉCONOMIQUE DE LA FRANCE S'ACCÉLÈRE : EN ROUTE VERS LE CHAOS SOCIAL.

par François Asselineau - Union Populaire Républicaine, jeudi 28 février 2013, 14:55 · 

On a appris ce 28 février au matin que l'emploi intérimaire a chuté de -16,2% en janvier 2013 par rapport à janvier 2012, avec un repli toujours plus marqué dans l'Est de la France, le bâtiment et l'industrie.

 

Cette statistique n'est pas fournie par les services de l'État mais par "Prisme", ("Professionnels de l'Intérim, Services et Métiers de l'Emploi"), un organisme qui regroupe 600 professionnels du secteur.

 

Selon ce "baromètre Prisme", les régions de l'Est de la France sont les plus durement frappées :

  •  -33,5% en Alsace,
  • -29% en Franche-Comté,
  • -26,5% en Lorraine.

 Asselineau-le-1-03-2013-jpg

 

 

 

 

Par secteurs, le bâtiment et l'industrie sont comme le mois précédent les plus touchés :

  • BTP : -23%,
  • effectifs industriels : -19,1%.

Les services enregistrent quant à eux un repli de - 13%.

Le commerce recule de -7%.

Les transports baissent de -4,4%.

 

Toutes les qualifications subissent une baisse spectaculaire des effectifs, et notamment :

  • les ouvriers (-16,1% pour les non qualifiés, -17,9% pour les qualifiés)
  • les cadres et professions intermédiaires : -16,5%.

 

La baisse est à peine moins dramatique pour les employés (-11,9%).

 

 

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CONCLUSION : NON-ASSISTANCE À PEUPLE FRANÇAIS  

EN DANGER D'APPAUVRISSEMENT ACCÉLÉRÉ

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Ce baromètre est réalisé chaque mois à partir de données transmises par un panel d'entreprises représentant 80% de l'emploi intérimaire.

 

Le travail temporaire, auquel a notamment recours l'industrie (près de la moitié des effectifs), est réputé précurseur des évolutions du marché de l'emploi.

 

Les évolutions catastrophiques que vient de révéler Prisme laissent donc augurer un effondrement de l'emploi dans les mois qui viennent.

 

La politique de rigueur encore plus sévère exigée par la Commission européenne, la BCE et l'Allemagne, dans l'objectif démentiel de "sauver l'euro", ne peut qu'aggraver encore cette tendance funeste.

 

Pour cause d'euro et de "construction européenne", la France poursuit ainsi son effondrement et se précipite vers le chaos social. Les dirigeants français, entièrement dans la main de l'oligarchie euro-atlantiste sont coupables de non-assistance à peuple en danger d'appauvrissement généralisé et accéléré.

 

 

François ASSELINEAU

 

28 février 2013

 

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Référendum en Alsace. Votez « NON » et appelez à voter « NON » le 7 avril 2013 ! Rejoignez les brigades républicaines, appelez à les rejoindre !

1 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Votez « NON » et appelez à voter « NON » le 7 avril 2013 ! Rejoignez les brigades républicaines, appelez à les rejoindre !
jeudi 28 février 2013
Auteur : par Texte du M’PEP

Le 7 avril prochain se tiendra en Alsace un référendum portant sur la création d’une « collectivité territoriale d’Alsace ». Cette création, si malheureusement elle a lieu, se traduira par la fusion des deux départements du Bas et du Haut-Rhin et de la région Alsace en une entité unique.

Ce projet de fusion de collectivités s’inscrit dans une volonté de reconfigurer l’organisation territoriale de la France en fonction des impératifs de la globalisation et de la construction d’une Europe supranationale affranchie de toute souveraineté populaire. Il s’agit d’une attaque de nature politique extrêmement violente contre les principes d’égalité, d’unité et d’indivisibilité de la République, ainsi que contre les droits sociaux. Il préfigure le démantèlement de l’État, du territoire national et de l’idée même de peuple français. Ce référendum qui, sous un habillage démocratique, sollicite des citoyens leur accord pour agir contre eux-mêmes, est une ignominie.

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Communiqué du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 28 février 2013.

Collectivité territoriale d’Alsace et Acte III de la décentralisation : la destruction de la République est en marche ! Tous les Français sont concernés.

En effet, le 7 avril prochain se tiendra en Alsace un référendum portant sur la création d’une « collectivité territoriale d’Alsace ». Cette création, si malheureusement elle a lieu, se traduira par la fusion des deux départements du Bas et du Haut-Rhin et de la région Alsace en une entité unique.

La mise en place de la collectivité territoriale d’Alsace est justifiée par le gouvernement notamment pour les raisons suivantes :

  • Intégrer cette collectivité à l’espace rhénan, préfigurant ainsi les euro-régions, faisant voler en éclat le cadre national et les garanties d’égalité entre citoyens qui lui sont attachées.
  • Réaliser des économies de fonctionnement, autrement dit couper dans les dépenses publiques pour faire face à un « cadre budgétaire de plus en plus contraint  ».
  • Supprimer les communes et les libertés qui leur sont attachées et les remplacer par des « territoires de vie ».
  • Adapter le droit du travail aux spécificités locales, cette disposition avancée dans le document préparatoire étant délibérément occultée dans le document officiel, afin de placer les travailleurs français au même niveau de (non)-droit que les frontaliers suisses et allemands.

Ce projet de fusion de collectivités s’inscrit donc dans une volonté de reconfigurer l’organisation territoriale de la France en fonction des impératifs de la globalisation et de la construction d’une Europe supranationale affranchie de toute souveraineté populaire. Il s’agit d’une attaque de nature politique extrêmement violente contre les principes d’égalité, d’unité et d’indivisibilité de la République, ainsi que contre les droits sociaux. Il préfigure le démantèlement de l’État, du territoire national et de l’idée même de peuple français. Ce référendum qui, sous un habillage démocratique, sollicite des citoyens leur accord pour agir contre eux-mêmes, est une ignominie.

Le MPEP appelle en conséquence tous nos concitoyens d’Alsace à voter « non » lors du référendum du 7 avril 2013. Comme il faut plus de 25% des inscrits dans chaque département pour valider le vote, les blancs, nuls et abstentions seront également comptabilisés comme les « non ». Mais le « non » est plus clair politiquement.

Le M’PEP appelle à la constitution de « Brigades républicaines ». Composées de volontaires alsaciens et de toute la France, elles iront mener campagne dans toute l’Alsace pour obtenir la victoire du « non », comme lors du référendum de 2005.

  • VOTEZ « NON » ET APPELEZ A VOTER « NON » LE 7 AVRIL 2013 !
  • REJOIGNEZ LES BRIGADES RÉPUBLICAINES, APPELEZ A LES REJOINDRE !

Pour tout contact : M’PEP Alsace
fed67@m-pep.org
07 53 01 92 66

Je m’engage dans les Brigades républicaines !

Après avoir rempli le bulletin ci-dessous, vous serez contacté-e pour intégrer les brigades qui agissent sur le terrain pour faire triompher le « non ».

Nom……………………………………………………… Prénom………………………….

Adresse………………………………………………………………………………………….

Code postal……………………….. Ville………………………………………………….

Adresse électronique……………………………………………………………………

Numéro tél portable………………………………………………………………………

Dates auxquelles vous pouvez participer aux Brigades entre le 1er mars et le 6 avril :

……………………………………………………………………………………………………….

……………………………………………………………………………………………………….

Avez-vous des préférences concernant les activités à mener ?

……………………………………………………………………………………………………….

……………………………………………………………………………………………………….

Existe-t-il des activités que vous ne souhaitez pas pratiquer ?

……………………………………………………………………………………………………….

……………………………………………………………………………………………………….

Bulletin à retourner au M’PEP :

secretariat@m-pep.org

M’PEP : 12, rue de la gare 29140 KERNEVEL

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article3204

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Alliance de crasses. Ne le répétez pas, dit-il, mais les CDI, c’est fini. Hollande devra faire ce travail.

28 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Alliance de crasses

Ne le répétez pas, dit-il, mais les CDI, c’est fini. Hollande devra faire ce travail.
Alliance de crasses

arton19520-bf596.png « La fin du CDI » ? Il y a un an, les financiers en rêvaient. Aujourd’hui, Hollande le fait. Avec la bénédiction de la CFDT.

Le vendredi 11 janvier au soir, le Médef et la CFDT signent un « accord sur l’emploi ». « Un tournant majeur du quinquennat de François Hollande », salue Libération, « une première victoire sur la scène nationale », une « négociation [qui] apporte une bouffée d’air au dialogue social dans un pays au bord de l’asphyxie », etc.

Laurence Parisot, aux anges, déclare que « ce soir, les partenaires sociaux ont placé la France en haut des standards européens en matière de marché du travail et de relations sociales », que c’est un « accord historique parce que son contenu est profondément innovant, parce qu’il couvre un champ très large de la vie du travail, de la vie sociale, parce qu’il va transformer la gestion des ressources humaines ».

Pourquoi la patronne des patrons jubile-t-elle ainsi ? Parce que ce texte va « déjudiciariser la procédure de licenciement ». Et donc les faciliter. Ce qui est une priorité, c’est logique, dans un pays qui compte – officiellement – plus de trois millions de chômeurs, plus 10% en un an.
Je repense, alors, à Nicolas Doisy

C’est le « chief economist » de Cheuvreux, une société de courtage qui conseille 1 200 « investisseurs institutionnels », des fonds de pension anglo-saxons. Nous l’avions rencontré l’an dernier, juste avant la présidentielle. Dans notre journal (n°55), à la radio avec Là-bas si j’y suis et en vidéo avec Les Mutins de Pangée, nous avions fait connaître « le plan de bataille des financiers ».

Dans une note, il prédisait :

« La nécessité d’une libéralisation du marché du travail est le résultat direct d’une appartenance de la France à la zone euro, aussi ne peut-on avoir l’une sans avoir l’autre. Avec l’Allemagne qui a libéralisé son marché du travail récemment (et l’Espagne et l’Italie qui suivent maintenant), François Hollande n’aura guère de choix. »

A l’oral, il se montrait plus précis :

« Aujourd’hui, le modèle français, le modèle du fameux CDI, est en train d’arriver en bout de course. Le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus, normalement. Le prochain président de la République, quel qu’il soit, va devoir faire ce travail », « permettre une plus grande flexibilité », « réduire substantiellement un grand nombre de garanties dont bénéficient les titulaires de CDI », etc.

Ce samedi 12 janvier au matin, me vient cette curiosité : était-il aussi satisfait que le Médef ? Je l’appelle et laisse un message à sa secrétaire.

Je lui envoie un courriel, aussi :

« Est-ce que l’accord sur la “flexisécurité” correspond bien à vos attentes sur “la fin du CDI, tel qu’on le connaît” ? La présidence de François Hollande, dans l’ensemble, répond-elle à vos attentes ? »

Il m’adresse une assez longue réponse. Mais mentionne – en majuscules :

« JE NE SOUHAITE PAS QUE CES LIGNES SOIENT REPRISES D’UNE QUELCONQUE FACON DANS UN QUELCONQUE MEDIA OU SITE INTERNET ».

On résumera donc : il est content. C’est un pas dans la bonne direction. Même si, d’après lui, il faut encore aller plus loin.

fakir_une-701ae.png Je repense, aussi, à Corinne Gobin

C’est une politologue belge, qui étudie, notamment, le discours de la Confédération européenne des syndicats (CES) – dont la CFDT est un membre historique.

En visite à Bruxelles, elle m’avait expliqué d’où venait tout ce baratin de« dialogue social » et de « partenaires sociaux ». Ça date des années 80, de Jacques Delors, un chrétien « de gauche », proche de la CFDT. Et là, je recopie un extrait de ses publications scientifiques :
« De nombreuses stratégies furent déployées par la Communauté européenne en vue de créer un large soutien au projet de “Marché unique”. » Et notamment « un nouveau lexique qui accompagnait, décrivait, justifiait et donnait sens au projet de “grand marché”. » Ainsi de « dialogue social, partenaires sociaux, cohésion sociale, dimension sociale du marché intérieur, Europe sociale, modèle social européen »...

Ces mots, et les idées qu’ils portent, d’abord lancés par la Commission, ont essaimé dans le discours syndical. à son congrès de 1985, la CES résistait encore : son rapport d’activité stipulait que la Confédération n’était pas prête « à se laisser imposer une politique de régression systématique, que ce soit sous les vocables de flexibilité, de compétitivité ou tout autre terme qui peut encore être inventé ». Et, de fait, toutes ces expressions étaient totalement absentes des résolutions. Dix ans de delorisme plus tard, en 1995, ces« vocables » sont adoptés, les délégués de la CES en ont plein la bouche : « compétitivité » (11 fois),« flexibilité » (7 fois), « partenaires sociaux » (24 fois), «  dialogue social » (10 fois), « cohésion » (9 fois)…

Et la« politique de régression systématique » semble se répandre :
« Le rôle de l’Union, explique la résolution générale de la CES, doit être de stimuler l’essor et la modernisation de l’industrie et des services européens en renforçant leur compétitivité et en recherchant la qualité globale. » Une décennie : de l’hostilité à l’acceptation, le chemin ne fut pas si long. « Et le pire, sans doute, conclut la chercheuse, c’est que ces raisonnements, ce lexique, ces reculades se propagent depuis la CES jusque dans ses syndicats membres. Vous allez retrouver, dans les discours de la CFDT, de FO, le vocabulaire de la Commission : formation tout au long de la vie, partenaires sociaux, etc. »

Je repense, enfin, à Jean-Claude Feite

C’est un ancien militant de la CFDT à Longwy, du temps où coulait l’acier. Quand je passe chez lui, il cite souvent cette phrase, avec une fureur lassée : « Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains. »

C’est une maxime de Jacques Chérèque, un « ouvrier devenu ministre », comme le titre le bulletin de la CFDT, et sa carrière fulgurante renseigne sur l’éternelle prime aux renégats. Ce cadre cédétiste a vécu Mai 68, en Lorraine, comme « une partie de plaisir, la fiesta partout, la grande euphorie démocratique » – nous informe son autobiographie. Permanent de la CFDT, il participe, en 1973, à « l’affaire Lip », pendant laquelle les ouvriers occupent leur usine et prennent en charge la production. « L’autogestion est le thème à la mode », commente-t-il. Mais à la fin des seventies, la « mode » bouge et Jacques Chérèque avec : dans sa région, contre une CGT combative, il se fait le chantre du « réalisme », de la « restructuration », « des solutions de remplacement ».

Et là, en 1984, « coup de théâtre » écrit le périodique (mais en est-ce vraiment un ?) : le voilà préfet délégué pour le redéploiement industriel en Lorraine, nommé par Laurent Fabius. Les grands esprits se rencontrent. Quatre ans plus tard, sous Rocard, il est promu secrétaire d’état à l’Aménagement du territoire et à la Reconversion industrielle. Avec les résultats qu’on sait pour la « reconversion industrielle ». En revanche, côté « reconversion personnelle », tout se passe bien : il sera élu conseiller général et conseiller régional, socialiste ça va de soi. Son fils François a pris la relève.

Aussitôt signé « l’accord sur l’emploi », Chérèque junior entre au service du gouvernement, intègre l’Inspection générale des affaires sociales, hérite d’une mission sur la pauvreté. Juste rétribution, pour services rendus à ses alliés socialistes.

Une belle leçon pour les travailleurs : « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis je m’en charge »...

François Ruffin

logo_fakir-f5e7b.png Fakir, bimestriel. 32 pages, 3 euros


 

 
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Débat à l'université de Rouen "La France doit-elle quitter l'Union européenne ?" Intervention de François Asselineau Président de l'UPR.

24 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Débat à l'université de Rouen "La France doit-elle quitter l'Union européenne ?"

Le doyen n’ayant pas accepté la diffusion de ce débat, et les intervenants ayant fait la demande expresse de ne pas apparaître dans cette vidéo, nous avons masqué leur visages et coupé leurs interventions, conformément à leur souhait.


[Cliquer sur l'image pour lancer la vidéo]

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VIVE L'EUROPE DES VOLEURS. SCANDALE : La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée !!!.....

23 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

VIVE L'EUROPE DES VOLEURS

SCANDALE : La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée !!!.....


la révolution n'est pas loin
Mireille MARZARO
Cadre Coordinateur
Réseau de Soins Palliatifs des Alpes Maritimes

*A DIFFUSER LE + LARGEMENT POSSIBLE S.V.P.*

C'est normal qu'il ne reste presque plus rien pour nous !
Vous avez remarqué que nos politiciens se battent comme des fous pour rentrer dans l'administration européenne
Pourquoi ?... Ce qui suit va vous éclairer...
C'est tout simplement scandaleux !!!

La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois

pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée !!!

Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.
Afin d'aider l'intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l'UE (Pologne, Malte, Pays de l'Est...), les fonctionnaires des anciens pays membres (Belgique, France, Allemagne..) recevront de l'Europe un pont d'or pour partir à la retraite.


POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?

Vous et moi qui travaillons ou avons travaillé pour une pension de misère, alors que ceux qui votent les lois se font des cadeaux dorés.

La différence est devenue trop importante entre le peuple et les "dieux de l'Olympe" !!!
RÉAGISSONS par tous les moyens en commençant par divulguer ce message à tous les Européens.
Bonne journée à tous quand même.
 

CES HAUTS FONCTIONNAIRES DE l'UNION EUROPEENNE CONSTITUENT UNE VRAIE MAFIA

Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs.
Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la "Rolls " des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu'ils touchent... C'est dire !
-Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de "contrôleur adjoint de la protection des données", aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 € / mois. L'équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié belge ou français du secteur privé après une carrière complète de 40 ans.

- Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé.
Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 euros de retraite par mois.

C'est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d'en profiter.

C'est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc.

En plus, beaucoup d'autres technocrates profitent d'un tel privilège
1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12.500 € de retraite par mois.

2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12.900 € par mois.

3. Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14.000 € par mois.
Consultez la liste sur :

http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/Retraite_Hauts_fonctionnaires_europeens_Annexe_3_Etude_27.pdf

Dans cette liste vous trouverez un certain Jacques Barrot( 73 ans) avec une retraite de 4.728,60 € pour 5 années de commissaire européen aux transports

À cela il faut ajouter sa retraite d'ancien député, celle d'ancien ministre, d'ancien président du Conseil général de la Haute Loire, de maire d'Yssingeaux et pour couronner cette brillante carrière, le 23 février 2010 il a été nommé au Conseil Constitutionnel.
En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d'obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire.

Car, c'est à peine croyable... Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 42 ans.

Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l'allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc.

Mais, pour eux, pas de problèmes, le taux plein c'est 15,5 ans...

De qui se moque-t-on ? A l'origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d'autres fonctionnaires.

Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc.

Mais le pire, dans cette affaire, c'est qu'ils ne cotisent même pas pour leur super retraite !!!

Pas un centime d'euro, tout est à la charge du contribuable...

Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c'est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié !

Eux, ils (se) sont carrément exonérés.... On croit rêver !
Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés "contrôler" si les dépenses de l'Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l'objectif auxquelles elles sont destinées..., profitent du système et ne paient pas de cotisations.

Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les "gendarmes de Bruxelles" et ne cessent de donner des leçons d'orthodoxie budgétaire alors qu'ils ont les deux mains, jusqu'aux coudes, dans le pot de confiture ?

A l'heure où l'avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12.500 à 14.000 €/ mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser...

C'est une pure provocation !

Mon objectif est d'alerter tous les citoyens des états membres de l'Union Européenne.

Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée.

Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites.

Nous allons leur remettre les pieds sur terre : Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par "A+B" l'ampleur du scandale, reprise par les médias.


http://www.lepoint./.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867

 

Diffusons, diffusons massivement auprès de tous nos relais des vingt-sept pays de l'Union Européenne, il en restera bien quelque chose !!!

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