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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #europe supranationale tag

Je m’appelle Hélène…Je suis grecque… la Grèce… quelle étrange tendresse ?

19 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

395843 323854417647168 100000678381250 1050254 647236960 nJe m’appelle Hélène…


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je m’appelle Hélène…Je suis grecque… la Grèce… quelle étrange tendresse ?
Ma ville natale ne s’écrit plus en lettres capitales
ATHÈNES mère, marraine !
J’ai décidé sous l’œil de cette caméra
De mettre fin à mes jours
De m’arroser d’essence et de m’immoler par le feu
Parce que je n’ai pas envie de te céder
Pour une poignée d’euros
Ni de concéder une goutte d’hydrogène et deux gouttes d’oxygène pour combler un trou que l’Europe a creusé pour nous abuser toutes les deux.
Athènes, mère, marraine !
Je n’ai pas envie que tu meures
Je n’ai pas envie qu’on t’assiste
Pour respirer, manger ou bouger
Je n’ai pas envie de te confier à un tiers
Ni te mettre entre les mains de quelques pervers europhiles… des financiers déguisés en justiciers pour te sous-traiter comme une vulgaire marchandise avant de te retirer tes organes vitaux et te vider de ton sang et jeter tes mémoires dans les poubelles de l’histoire…
Pour eux, ta vie ne vaut pas un euro
Et un euro qu’est-ce que ça vaut ?

j
.
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Alerte, l'EUROGENDFOR debarquée en Gréce contre peuple et Armée nationale !

19 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

http://sos-crise.over-blog.com:80/article-alerte-l-eurogendfor-debarquee-en-grece-contre-peuple-et-armee-nationale-99355284.html

L'EUROGENDFOR est debarquée en Gréce!

L'EUROGENDFOR est debarquée en Gréce! Le silence "des agneaux" doit cesser immédiatement!
L'EUROGENDFOR est debarquée en Gréce!


Préparatifs secrets pour l'intervention de l'EUROGENDFOR, la force européennespéciale, en Grèce! 
La crise économique accompagnée d'une agitation sociale donnera à Bruxelles l'occasion de tester la capacité de réponse du groupe secret qui a été créé pour lutter contre les troubles et les soulèvement  populaires en Europe.  

L'EUROGENDFOR est un groupe secret avec son siège en Italie, et est prête à démarrer en Grèce, où elle a sa première opération d'envergure contre la population d'un Etat européen. La Grèce est en ébullition. Les protestations deviennent de plus in plus violentes. Préparatifs secrets de l'opération de la force spéciale européenne en Grèce! 
P.S. Excuses moi la traduction qui suit.
Giuditta
Un aéroport désaffecté à Larissa cache le gouvernament militaire étrangère 

George Adalis, 24/10/2011


Il y a deux semaines, nous avons eu les premières informations qui a débarqué un contingent étranger militaro-policière à Igoumenitsa !
Depuis lors, nous avons contacté diverses sources et tenté de perser les nouvelles, mais en vain! Personne ne sait ou ne savait rien au sujet, comme si elles venaient en Grèce ...  des hirondelles et non pas une puissance étrangère.
Des sources indépendantes ont confirmé l'arrivée d'une puissance étrangère


Le problème est que ce contingent était littéralement (entre temps) ... disparu! 

Il semble que le gouvernement est totalement impliquée, car aujourd'hui, nous révèlent que le contingent que nous recherchons tous, s'est installé la semaine dernière, dans le camp de l'Aile de combat désaffecté 110 à Larissa!

Sous des informations exclusives d' AegeanTimes.gr, sont 300 personnes appartenant à la NATO!
La chose étrange est que lors de notre enquête, même si au début on ne savait rien, tout à coup, ils ont commencé à parler d'une petite unité qui est venu ici pour ... aller au Kosovo !
Ce qui est étrange, toutefois, que selon des témoins et des documents que nous avons à notre disposition, c'est une unité insolite ...! 
Ni insignes, ni uniformes!  Au lieu de cela, portaient des vêtements civils, des costumes, avec tous un petit sac à dos!
L'équipe est allé dans les petites pièces, comme s'ils voulaient se protéger des regards du monde!
[ ... ]
Selon un responsable à Bruxelles, avec lesquel nous sommes entrés en contact, toute  l'Europe, sauf la Gréce, sait que cela est une unité hautement qualifiée, dont la mission est d'empêcher des mouvements de masse et de proteger des personnalités publiques (VIP).



«À  Larissa sont seulement une petite partie d'entre eux, principalement des Tchèques," at-il dit perplexe!
«Ils sont arrivés ici, afin de protéger en première lieu, les responsables européens des réactions de colère de la foule et d'autre part, la protection des grandes entreprises européennes qui sont susceptibles d'être ciblés par les insurgés!"


Selon les mêmes sources, plusieurs souches de ce groupe ont été formées pour réprimer les mouvements dissidents dans l'armée nationale! 

De toute façon, cependant, le secret de leur arrivée, mais plutôt le lieu, est un coup dur pour le prestige et l'indépendance de notre pays, et les informations arrivée de l'étranger et  pourquoi le gouvernement n'a pas explique aux gens quel est but d'avoir un une telle puissance militaire étrangère. De plus, ternir la réputation des forces armées grecques, à un moment où tout le monde a tourné les yeux vers l'armée grecque!
[ ... ]
Toutefois, la question va revenir très bientôt avec de nouvelles informations, parce que avec la situation en Grèce, le silence "des agneaux" doit cesser immédiatement, avant que il y a des conséquences pour notre démocratie elle-même. Si, après la révélation d'aujourd'hui n'est pas donné une réponse convaincante, nous pensons qu'il y aura des développements politiques dramatiques.

A l'heure actuelle, le ratio désormais appartient sans doute au ministre de la Défense et le Premier ministre!

Source: 
http://www.aegeantimes.gr/article.asp?id=37012&type=1&kata=0

http://tenfiotenwo.skyrock.com/3069441153-L-EUROGENDFOR-est-debarquee-en-Grece.html
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Entre la Grèce et la France, combien de temps ? Ou, un bilan de l'euro.

19 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Samedi 18 février 2012 

Les partisans de l'Union européenne ont une habileté extraordinaire pour cadrer les débats d'actualité d'une façon qui les arrange. Par exemple mardi prochain, les députés sont censés voter un traité extraordinairement contraignant, le Mécanisme européen de stabilité (lire les billets sur Les Crises - premier, deuxième, troisième). Le Monde n'a, à ma connaissance, jamais consacré un article de fond à ce sujet, même s'il retrace que le PS s'abstiendra - malheureusement mais sans surprise - de voter ce texte.

Sur la Grèce, c'est un éditorial du Monde du 17 février qui a rappelé la doxa : "La crise de la dette souveraine grecque - qui n'est pas due à l'Europe - a montré les défauts de fabrication de la monnaie unique."

Pour que l'éditorialiste du premier quotidien français se permette ce genre d'affirmation, il a fallu que toute la classe politico-médiatique s'emploie à nier l'impact de l'euro sur les économies des états membres.

 

Rappelons-donc que la surévaluation de l'euro (estimée très généralement à 30% par rapport au dollar et au yuan chinois), coute très cher en termes de perte de croissance et de déséquilibre des balances commerciales. Une note de l'INSEE en 2008 estimait à 1,7% la perte de PIB à quatre ans d'un euro surévalué de 10%. Et 1,7% du PIB c'est 33 milliards d'euros. Avec 30% de surévaluation, depuis près d'une dizaine d'années, combien de croissance et de recettes fiscales avons-nous perdu ?

 

Ce premier point, l'impact de la surévaluation de l'euro, commence à être connu. Ce qui l'est moins, c'est l'impact des différentiels d'inflation sur la compétitivité des pays membres de la zone.

Les parités entre les anciennes monnaies de la zone euro ont été figées en 1999. On a donc 11 années d'existence de l'euro pour faire un bilan.

J'ai comparé ces 11 années avec les 11 années précédant le gel des parités, pour voir l'impact sur les balances commerciales des pays membres.

Les données sont celles des balances courantes, telles que publiées par la Banque Mondiale.

J'ai cumulé le solde des balances commerciales sur deux périodes : 1989-1999, onze ans avant l'euro, puis 2000-2010. Ceci pour la France, L'Italie, l'Allemagne, la Grèce et l'Espagne.

 

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Solde cumulé des balances des comptes courants, avant et après l'euro


La France avait donc 152 milliards d'excédents cumulés sur la première période, alors que "grâce" à l'euro-qui-nous-rend-plus-forts, elle est passée à 99 milliards d'euros de déficit. Et rappelons qu'en 2011, nous aurons plus de 70 milliards de déficit commercial. Le phénomène s'aggrave donc.

 

Même chose pour l'Italie, qui passe de 60 milliards d'excédents à 360 milliards de déficits.

L'Espagne voit également son déficit cumulé multiplié par 7, qui passe de 113 milliards à près de 800 milliards.

Enfin, la Grèce passe de 44 milliards de déficits, soit 4 milliards par an, à 256 milliards de déficits, soit près de 25 milliards par an.

Sur le sujet de la Grèce, rappelons donc que, selon Le Monde, l'euro n'est pour rien dans ses problèmes, qui sont donc dus exclusivement à la paresse, la corruption, la fraude fiscale et autres plaies qui affligent ces attardés. Rappelons également que pour le Front de gauche, le Parti socialiste ou Gérard Filoche, c'est la faute aux banksters ou à un positionnement sur le bas de gamme, puisque ni le PS ni le Front de Gauche ne veulent sortir de l'euro. Ils sont tous, comme l'éditorialiste du Monde, convaincus que l'euro n'est pour rien dans les problèmes de la Grèce. C'est dire la gravité de la situation politique aujourd'hui. Il faudra tout de même qu'on explique comment les défauts qu'on impute à la Grèce ont pu évoluer de façon si spectaculaire, qu'en dix ans ils ont entraîné une multiplication par 5 du déficit extérieur du pays ? Alors que la naissance de l'euro, intervenue dans la même période, n'y serait pour rien !

*

C'est bien l'euro qui est pourtant coupable de l'appauvrissement de la plupart des pays membres - essayons de montrer comment.

Traditionnellement, lorsqu'un pays subit des déficits trop importants de sa balance commerciale, il dévalue sa monnaie, pour regagner de la compétitivité.

La principale raison pour laquelle un pays perd de la compétitivité est l'inflation : la hausse des prix rend les biens qu'il produit moins intéressants pour les acquéreurs étrangers.

Le problème de la zone euro est qu'elle empêche les pays qui ont des taux d'inflation différents de procéder ponctuellement à des dévaluations, puisque les taux de change ont été figés.

Hors, les taux d'inflation sont très différents au sein de la zone euro. Prenons les données d'Eurostat sur l'inflation.

Depuis 1999, l'inflation allemande a été, en moyenne annuelle, de 1,6%. En Grèce, elle a été de 3,2%, le double.

 

 

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Evolution comparée de l'inflation dans 5 pays de la zone euro

 

Si l'on prend l'année 1999 comme référence, avec tous les prix européens égaux à 100 à cette époque, les prix allemands ont atteint le niveau de 122 en 2011, alors que les prix grecs ont atteint un niveau 148.

Les prix grecs sont donc surévalués en 2011 de 20% à l'égard de son partenaire allemand. Et rappelons que par rapport à l'extérieur de la zone euro, l'euro est également surévalué de 30%. L'euro constitue donc une double peine pour les grecs.

*

Il y a bien deux effets néfastes de l'euro : la surévaluation de l'euro par rapport aux autres monnaies est le premier effet, le plus connu, que l'INSEE évaluait dans la note de 2008 citée plus haut. Le deuxième effet est le gel du taux de change entre des partenaires qui connaissent des taux d'inflation différents.

On peut alors établir une typologie des pays membres de la zone euro par rapport à ces deux phénomènes.

D'abord, tous les pays membres sont victimes de la surévaluation de l'euro. Il n'y a aucun miracle à cet égard, même si la classe politico-médiatique tend à croirre que l'Allemagne disposerait d'une recette miracle.

 Avec l'extérieur de la zone euro, l'Allemagne est en déficit : elle souffre comme tout le monde de la surévaluation de l'euro. Ce qui masque ce phénomène est que, du fait de son inflation la plus basse de la zone, la compétitivité allemande s'accroît mécaniquement chaque année par rapport à ses partenaires de la zone euro.

Les autres pays sont d'autant plus affectés par le deuxième effet qu'ils ont une inflation supérieure à l'Allemagne.

On constate en effet que la dégradation de la balance commerciale constatée plus haut varie en lien direct aux écarts de taux d'inflation avec l'Allemagne :


 

Prenons le cas français : la France a un taux d'inflation très proche de celui de l'Allemagne, si bien qu'elle ne souffle pas trop du deuxième effet néfaste de l'euro. En revanche, elle souffre de la surévaluation de l'euro vis-à-vis de l'extérieur.

La Grèce, l'Espagne et l'Italie, à des degrés divers, souffrent des deux problèmes de l'euro. Leur déficit commercial a donc explosé depuis l'adoption de l'euro. Pas celui de la France.

Pour revenir au titre de ce billet, la distance entre la France et la Grèce est assez importante au sens où l'inflation française est mieux maîtrisée. En revanche, isoler le cas grec relève de la pensée magique car l'Espagne et l'Italie sont exactement dans la même situation de dégradation rapide de leur compétivité, sous le double phénomène de la surévaluation de l'euro et de la fixité des parités entre partenaires d'une zone où les taux d'inflation sont divergents.

*

 

Au sein d'une zone où les échanges commerciaux sont développés, la fixité des taux de change est donc directement responsable de la dégradation de la balance commerciale. La surévaluation de l'euro s'ajoute à ce problème de base. Par ailleurs le financement de ces déficits est le principal responsable de la dette.

 

Il n'y a donc pas de crise de la dette, il y a une crise des balances commerciales. Il n'y a pas non plus de problème grec qui serait isolable des problèmes économiques des autres membres de la zone euro.

Deux points permettent alors de conclure défnitivement que l'euro est intrinsèquement néfaste pour les états qui l'ont adopté - sauf pour l'Allemagne, pour qui c'est une véritable martingale. Il s'agit de répondre aux partisans de l'Union qui pourraient suggérer qu'il suffirait d'harmoniser les taux d'inflation pour en finir avec les crises au sein de la zone.

1. Les taux d'inflation résultent des structures profondes d'une économie, et vouloir les harmoniser n'aurait aucun sens.

 Il y a des raisons pour que les taux d'inflation soient différents. On peut citer notamment l'effet Samuelson-Balassa, qui explique que les pays en rattrapage au sein d'une zone ont un taux d'inflation supérieur aux autres. On peut aussi trouver normal que l'Allemagne, dont la démographie décline, soit un pays où les pressions inflationnistes sont faibles.

On peut également, enfin, citer les travaux de Layard, Nickell et Jackman sur les structures des négociations salariales : que les négociations salariales dans un pays aient lieu par branche, par entreprise ou au niveau centralisé, les résultats en termes d'inflation seront très différents.

2. Le fait même d'avoir intégré la zone euro empêche les états membres de recourir à un moyen plus simple que le bouleversement complet des structures de leurs économies ou la dévaluation. En effet, avant d'être contraints de dévaluer, les états normaux, libres, ont la possibilité de modérer l'inflation par la hausse des taux d'intérêt. Malheureusement pour les pays membres de la zone euro, ils ont aujourd'hui dévolu cette compétence à la Banque centrale européenne, qui définit un taux d'intérêt et un seul, pour tout le monde.

*

Tous les points rappelés ici sont de la macroéconomie de base. Mais les chiffres aident à comprendre que la Grèce n'est en rien un problème isolé au sein de la zone euro. Elle n'est que le maillon le plus faible parce qu'elle a l'inflation la plus élevée de la zone. Les autres maillons sauteront aussi. A moins que la classe des partisans de l'Union - accompagnée des aveugles du Front de gauche et du PS, qui s'imaginent que l'euro est un projet internationaliste - ne réussisse à accroître partout la discipline absurde qu'elle applique à toute la zone. C'est une énigme qu'il appartiendra à d'autres d'éclaircir plus tard. L'aveuglement sur l'euro est notre nouvelle ligne Maginot. Probablement que l'illusion que la construction européenne est internationaliste frappe la gauche - alors qu'il ne s'agit que de la construction à marche forcée d'un état pas plus généreux que les autres. 

Un article d'Edgar dans "La lettre volée"


  Allemagne France Italie Grèce Espagne
Différentiel d'inflation avecl'Allemagne 0,0 3,0 9,5 26,0 17,6
Evolution de la balance commerciale entre les deux périodes +1 436 -251 -424 -212 -675
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Athènes: provocation organisée.

16 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale


 

Normal en quelque sorte: Hitler a bien organisé l’incendie du Reichstag pour pouvoir accuser les communistes, et les interdire par la suite ... !

Ne sommes-nous pas en EURO-DICTATURE capitaliste franco-allemande, c’ est-à-dire sous le IVe Reich en construction et en pleine marche vers l’ Est ?

La souveraineté des Nations, l’Indépendance des États intégrés, cela ne compte d’ailleurs déjà plus ... Nous faisons déjà face à un nouvel empire supra-national, entre les mains des multinationles, des banquiers, des spéculateurs et der leurs hommes de main ...

 
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Une provocation bien organisée

Toutes les informations divulguées jour après jour, montrent à quel point a été organisé le plan de répression d’Etat et de provocation qui s'est déroulé dimanche dernier lors des grandes manifestations à Athènes, afin de frapper le mouvement ouvrier. Les mécanismes de répression d’Etat ont inutilement déversé des tonnes de produits chimiques. Puis, la police anti-émeute et les cagoulés ont agi de concert pour mettre en oeuvre leur plan afin de disperser les manifestations, les terroriser.

Jusqu'à présent, les données suivantes ont été répertoriées :

1. Les individus cagoulés ont agi avec une synchronisation totale. Presque en même temps, vers 22h30, le feu a été bouté à des dizaines de bâtiments dans le centre-ville de telle sorte qu’il était très difficile de les éteindre. Alors que des bâtiments étaient en feu, les groupes de cagoulés ont érigé des barricades et empêché les camions de pompiers d’éteindre les incendies et ont attaqué les pompiers qui essayaient d’éteindre les incendies.

2. Les cagoulés ont reçu un équipement spécial pour briser les portes et les structures blindées de protection très résistantes. Des témoignages évoquent une manoeuvre coordonnée au cours de laquelle les cagoulés ont forcé avec un équipement spécial les volets et portes blindées pour ensuite jeter à l’intérieur des projectiles pour bouter le feu. Une partie des matériaux utilisés ont pu – comme cela a été démontré dans plusieurs cas – faire fondre du métal résistant en très peu de temps, même des composants de boucliers de protection (anti-feu) impossibles à détruire des moyens conventionnels. Donc, ils ont dû disposer d’équipements spécifiques ainsi que des connaissances particulières sur la façon de les utiliser.

3. Les armes dont les cagoulés disposaient étaient sophistiquées, elles ne peuvent être facilement obtenues par n'importe qui. Il s’agissait d’armes meurtrières. Par exemple, ils ont tiré des fusées éclairantes de fabrication spéciale, qui peuvent coûter la vie à des gens si elles atteignent n’importe quelle partie de leur corps. L’équipement dont ils disposaient n'est pas facile à obtenir, il est coûteux et sont utilisation nécessite une formation spéciale.

4. Des propriétaires de magasins et des gérants se sont plaints que quand ils sont retrouvés en face de groupes masqués dans leurs magasins, ces individus ont exigé de l'argent afin de ne pas mettre le feu. Puis ils ont menacé de brûler vifs ces gens s’ils ne sortaient pas et ont bouté le feu.

5. Ce déluge de feu et la destruction de bâtiments s’est déroulée presque simultanément à Athènes, Thessalonique, Volos, Trikala, Patras, Agrinio, Corfou, Héraklion.

Que montre tout cela ? Ce qui s’est passé dimanche soir dans le centre entre les forces de répression de l'Etat bourgeois et les cagoulés, était un plan visant à disperser les dizaines de milliers de manifestants qui inondaient les rues d’Athènes. Les attaques faisaient partie d'une provocation du pouvoir pour frapper le mouvement populaire, briser la lutte, par l'utilisation d’individus cagoulés, de soi-disant anti-autoritaires, de types d’extrême droite, de hooligans.

 

[...]

Quatre enquêtes préliminaires ont été ordonnées par le Bureau du Procureur du Tribunal de première instance sur : l'utilisation massive de produits chimiques, sur les circonstances des blessures infligées à Mikis Theodorakis et à Manolis Glezos, sur les allégations concernant les individus cagoulés qui auraient tenté d’extorquer des commerçants pour ne pas mettre le feu à leurs magasins, sur les dommages aux bâtiments historiques.

Rizospastis, 15 février 2012

 

 

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Le Blog d'Eva

Qu'est-ce qu'Eurogendfor qui va intervenir contre les Grecs et même leur armée

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Note d'eva : Des policiers du pays peuvent hésiter à tirer sur leurs enfants sans emploi, désespérés, et qui manifestent ... Alors qu'une police européenne n'a pas ces scrupules ! Je rappelle que le Gouvernement Sarkozy a autorisé la police à tirer sur les manifestants, et que le Traité de Lisbonne imposé aux Français par Nicolas Sarkozy a rétabli la peine de mort contre les insurgés - c'est-à-dire contre des manifestants au milieu desquels on aura mis des provocateurs pour que la manifestation dégénère... Les dirigeants européens savaient que leurs plans de transfert (comme en Grèce) des richesses des Nations, des peuples, dans les coffre-forts des Grandes banques, provoqueraient de l'opposition, des manifestations, de la résistance... Ils ont donc prévu la répression, la peine de mort, et une Police européenne sans état d'âme, sans scrupules.. Je rappelle aussi que l'UE au service du Cartel bancaire (Intérieur) et des guerres américaines (Extérieur) est le "tremplin" vers la dictature planétaire du Nouvel Ordre Mondial en préparation, dictature du Cartel bancaire sur le monde

 


R-sistons vidéo 4 : Le Nouvel Ordre Mondial pour les "Nuls"  

12:12

R-sistons vidéo 4 : Le Nouvel Ordre Mondial...

Cliquer sur ce lien pour découvrir le Nouvel Ordre Mondial en quelques minutes (12 mn)

Intervention en Grèce, Rappel, voir ici :

Alerte, l'EUROGENDFOR debarquée en Gréce contre peuple et Armée nationale !

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Un véritable coup d’Etat se prépare le 21 février 2012.

16 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

safe_image-allemagne.jpg16 fév 2012

Pour rappel :

- TUE : traité sur l’Union européenne, première partie du traité de Lisbonne

- TFUE : traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, deuxième partie du traité de Lisbonne

- Conseil européen : réunion des Chefs d’Etat et de gouvernement

- Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG: le traité Merkel-Sarkozy  encore appelé Pacte budgétaire adopté par 25 des 27 Chefs d’Etat et de Gouvernement le 30 janvier 2012. Il doit être signé le 1 ou le 2 mars avant la ratification par les différents Etats signataires.

Le mardi 21 février, à la demande du gouvernement, l’Assemblée nationale examinera en procédure d’urgence deux projets de loi :

a)    le projet de loi ratifiant la décision du Conseil européen de modifier l’article 136 du TFUE

b)   le projet de loi ratifiant le traité instituant le Mécanisme européen de stabilité (MES)

Ce qui se prépare dans un silence scandaleux alors que ces projets devraient être au cœur des débats dans toute la presse, va au-delà de tout ce qu’on a connu jusqu’ici, au niveau européen, en matière d’abandon de souveraineté, de recul démocratique et d’opacité.

Pour s’en rendre compte, il faut savoir ce qu’est le MES et de quelle procédure on use pour le faire adopter.

 Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) : un FMI européen

Le texte définitif du traité instituant le MES a été adopté par les représentants des Etats membres de la zone euro le 2 février 2012.

Ce MES est destiné à prendre, à partir de juin 2013, la suite des instruments créés en 2010 pour faire face à la crise de la dette. Ce MES et le Pacte budgétaire (TSCG) sont complémentaires : à partir du 1 mars 2013, pour avoir accès aux aides du MES un Etat devra avoir accepté toutes les dispositions sur l’austérité budgétaire contenues dans le TSCG.

Le MES, dont le siège est fixé à Luxembourg, est doté du statut d’une institution financière internationale bénéficiant des immunités dont jouissent les institutions internationales. Il n’a donc aucun compte à rendre ni au Parlement européen, ni aux parlements nationaux, ni aux citoyens des Etats membres et ne peut en aucun cas faire l’objet de poursuites. Par contre, doté de la personnalité juridique, le MES pourra ester en justice. Locaux et archives du MES sont inviolables. Il est exempté de toute obligation imposée par la législation d’un Etat Membre.  Le MES, ses biens, fonds et avoirs jouissent de l’immunité de toute forme de procédure judiciaire.

En cas de litige entre le MES et un Etat Membre, c’est la Cour de Justice de l’UE qui est compétente.

Les membres du MES sont les Etats de la zone euro. L’institution est dirigée par un collège composé des ministres des finances des Etats membres appelés pour la circonstance « gouverneurs ».  Ces gouverneurs désignent un conseil d’administration. Un Directeur général est nommé. Le Conseil des gouverneurs est compétent pour toutes les décisions relatives à l’intervention du MES. Le Conseil d’administration est compétent pour la gestion de l’institution. Le secret professionnel est imposé à toute personne travaillant ou ayant travaillé pour le MES. Toutes les personnes exerçant une activité au sein du MES bénéficient de l’inviolabilité de leurs papiers et documents officiels et ne peuvent faire l’objet de poursuites en raison des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions.

Le but du MES est de « mobiliser des ressources financières et de fournir, sous une stricte conditionnalité» un soutien à la stabilité d’un de ses Etats membres qui connaît des graves difficultés financières susceptibles de menacer la stabilité financière de la zone euro. A cette fin, il est autorisé à lever des fonds. Son capital est fixé à 700 Milliards d’euros. La contribution de chaque Etat a été déterminée de la manière suivante :

 

 

 

Les Etats Membres, par ce traité, s’engagent « de manière irrévocable et inconditionnelle » à fournir leur contribution au capital du MES. Ils s’engagent à verser les fonds demandés par le MES dans les 7 jours suivant la réception de la demande.

Le MES peut décider de revoir les contributions de chaque Etat membre. Cette décision s’imposera automatiquement.

Lorsqu’un Etat Membre sollicite une demande de soutien à la stabilité, c’est la Commission européenne en liaison avec la Banque Centrale Européenne (BCE) qui est chargée d’évaluer le risque pour la stabilité de la zone euro, d’évaluer, en collaboration avec le FMI, la soutenabilité de l’endettement public du pays demandeur et d’évaluer les besoins réels de financement de ce dernier.

Lorsque le MES décide d’octroyer un soutien à la stabilité, c’est la Commission européenne, en liaison avec la BCE et le FMI, qui négocie avec l’Etat demandeur les conditions dont est assorti ce soutien. Cette négociation doit s’inscrire dans le respect du Pacte budgétaire (TSCG). La Commission européenne, en liaison avec la BCE et le FMI, est chargée du respect des conditions imposées.

Le traité entrera en vigueur deux mois après le dépôt des instruments de ratification par les Etats signataires dont la souscription représente 90% du total.

On s’en rend compte, les gouvernements signataires de ce traité ont créé un monstre institutionnel contre lequel les Etats eux–mêmes et à fortiori les peuples seront désormais totalement impuissants. Ainsi se poursuit, sous la pression du monde de la finance et des affaires, le démembrement du siège de la souveraineté populaire, l’Etat, au profit d’institutions échappant à tout contrôle.

Une procédure illégale

La création du MES exige une modification de l’article 136 du TFUE. Cette modification, qui est possible si on recourt à la procédure simplifiée pour modifier un traité européen, a été proposée par la Commission européenne et adoptée par le Conseil européen le 25 mars 2011. Elle est formulée comme suit :

« A l’article 136, paragraphe 1, du TFUE, le point suivant est ajouté :

Les Etats membres dont la monnaie est l’euro peuvent établir un mécanisme de stabilité pouvant, si nécessaire, être activé dans le but de préserver la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L’octroi de toute aide financière en vertu du mécanisme sera soumis à de strictes conditionnalités. »

Il est précisé que la base légale de cette modification de l’article 136 du TFUE, via la procédure simplifiée, est fournie par l’article 48, paragraphe 6, du TUE.

Or, cet article stipule, en son §6, alinéa 3, qu’une décision prise sous le régime de la procédure simplifiée « ne peut pas accroître les compétences attribuées à l’Union dans les traités. »

Les défenseurs du MES considèrent qu’ils n’y a pas accroissement des compétences de l’Union puisque, formellement, le MES ne serait pas une institution de l’Union. C’est jouer avec les mots, et manipuler dangereusement les textes, car le traité créant le MES indique clairement que le MES implique la participation directe de la Commission européenne, et, en cas de litige, celle de la Cour de Justice de l’UE, deux institutions de l’Union. En outre, le Commissaire européen en charge des affaires économiques et monétaires siègera dans l’instance dirigeante du MES en qualité d’observateur. C’est la Commission européenne qui sera mandatée pour imposer à l’Etat concerné les conditions d’une intervention du MES.

Il n’est pas contestable que le MES diminue les pouvoirs des Etats membres et augmente les compétences attribuées à l’Union, en particulier les pouvoirs de la Commission européenne.

Le projet de loi soumis le 21 février à l’Assemblée nationale pour ratifier la modification à l’article 136 du TFUE vise donc à permettre une extension des compétences de l’Union européenne en toute illégalité.

Un coup d’Etat

Qu’est-ce qu’un coup d’Etat ? C’est le remplacement d’un pouvoir légitime, issu du peuple, par un pouvoir qui ne l’est pas.

Le transfert, en toute illégalité, à des autorités européennes et internationales qui ne sont soumises à aucun contrôle démocratique de pouvoirs qui relèvent pas nature de la souveraineté populaire s’apparente à un véritable coup d’Etat.

Les gouvernants qui sont à la manoeuvre manifestent leur plus total mépris du respect des exigences démocratiques. Par des artifices de procédure, en interprétant abusivement des règles dont ils se moquent, ils se font les complices d’une entreprise de démantèlement de la démocratie et d’effacement d’un acquis fondamental dans l’histoire de l’humanité : la souveraineté du peuple.

Deux traités démocraticides

Avec le MES et le Pacte budgétaire (TSCG) , les peuples qui ont déjà été dépossédés des choix en matière monétaire du fait de la manière dont est géré l’euro (en particulier, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne), seront désormais dépossédés de tout pouvoir en matière budgétaire.

Rappelons que la démocratie est née progressivement du droit réclamé par les peuples de contrôler les dépenses des gouvernants. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, adoptée le 26 août 1789, en son article XIV, proclame que « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

C’est ce droit fondamental qui leur est aujourd’hui enlevé.  En violation d’une disposition inscrite dans la Constitution de la République :  « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946 (…). »

Ceux qui approuveront les deux projets de loi soumis le 21 février approuveront le TSCG puisqu’ils sont étroitement liés. Les promesses de renégociation de ce dernier perdent leur peu de crédibilité si leurs auteurs approuvent le MES.

Ces deux traités MES et TSCG confirment que la construction européenne s’est définitivement éloignée de l’idéal démocratique.

Ces deux traités sont, contrairement à ce qu’affirme Hollande, étroitement liés. Ils alimentent l’un et l’autre transfert de pouvoir et perte de souveraineté rendant possible une totale mise sous tutelle financière et budgétaire des Etats et des peuples.

La France est la première à engager la procédure de ratification du MES. Des mouvements d’opposition se lèvent dans plusieurs pays signataires qui interpellent les élus sur leur attitude future.

En France, à ce jour, seuls Jean-Luc Mélenchon au nom du front de Gauche et Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière se sont prononcés clairement contre le MES et ont appelé les parlementaires à ne pas voter les textes soumis le 21 février.

Si ces deux textes soumis le 21 février sont adoptés, il est indispensable que soit saisi le Conseil constitutionnel. Y a-t-il, dans le Parlement du pays qui a donné au monde les progrès de 1789, 60 députés et sénateurs pour soumettre au respect de la Constitution des traités qui la violent ?

Raoul Marc Jennar

399785 265676486821138 100001363671692 647782 279637595 n

http://www.jennar.fr/?p=2286

Membres du MES

Capital souscrit (EUR)

Allemagne

190 024 800 000

France

142 701 300 000

Italie

125 395 900 000

Espagne

83 325 900 000

Pays-Bas

40 019 000 000

Belgique

24.339.700.000

Grèce

19 716 900 000

Autriche

19 483 800 000

Portugal

17 564 400 000

Finlande

12 581 800 000

Irlande

11 145 400 000

République Slovaque

5 768 000 000

Slovénie

2 993 200 000

Luxembourg

1 752 800 000

Chypre

1 373 400 000

Estonie

1 302  000 000

Malte

511 700 000

Total

700 000 000 000

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Le traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité est-il illégal ?

15 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

291722 234574826597971 100001363671692 570920 9903-copie-1 Le traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité est-il illégal ?

Ces jours-ci, face au manque d'informations officielles relatives au Mécanisme Européen de Stabilité (MES), de nombreux textes et vidéos fleurissent un peu partout sur la toile visant à dénoncer ce traité (voir fin de l'article).

Dernier texte passé entre mes mains : « MES, un coup d'état dans 17 pays » par Rudo de Ruijter, écrit le 14 octobre dernier (http://www.mondialisation.ca/index....).

Cet article dénonce ce qui pourrait constituer une illégalité du Traité. Je cite : « Le MES est basé sur un amendement de l'article 136 du TFUE du 23 mars 2011, qui, en fait, constitue un accroissement du pouvoir de l'Union Européenne. Et parce que cet amendement est basé sur l'article 48.6 du Traité de l'Union Européenne (TUE), cela est illégal. » J'ai donc creusé pour en savoir plus.

Historique :

Sur proposition de la Commission européenne, le Conseil européen s'entend sur un projet de modification de l'article 136 du Traité sur le Fonctionnement de l'UE (TFUE), le 16 décembre 2010. Le texte est ensuite transmis au Parlement européen pour validation. Ce qui est chose faite, après quelques amendements, le 23 mars 2011. Ces amendements n'ont pas été pris en compte par le Conseil, qui, le 25 mars 2011, a adopté la réforme suivante :

À l'article 136, paragraphe 1, du traité FUE, le point suivant est ajouté :

« Les Etats Membres dont la monnaie est l'euro peuvent établir un mécanisme de stabilité pouvant, si nécessaire, être activé dans le but de préserver la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L'octroi de toute aide financière en vertu du mécanisme sera soumis à de strictes conditionnalités ».

Basé sur cette modification, le Mécanisme européen de stabilité est lui-même établi par un traité conclu entre les États membres de la zone euro : le Traité établissant le Mécanisme européen de stabilité.

Signé le 11 juillet 2011 par les ministres des finances européens, ce Traité attend désormais la ratification par les Parlements nationaux avant le 31 décembre 2011, de même que ladite modification de l'article 136 du TFUE.

Problème :

La décision visant à modifier l'article 136 du TFUE s'appuie sur la procédure instituée par l'article 48, paragraphe 6, du traité sur l'Union européenne (TUE). Celui-ci indique que les décisions prises sur son fondement ne peuvent pas accroître les compétences attribuées à l'Union dans les traités.

Cette condition pourrait expliquer le fait que le MES se soit constitué en dehors du cadre institutionnel de l'Union.

Malgré tout, cette subtilité dans la construction institutionnelle du MES, critiquée par le Parlement européen, a amené ce dernier à réclamer une participation directe de la Commission européenne dans son fonctionnement. Ainsi, il semble bien que le mécanisme de stabilité accroit de manière importance les compétences exercées par les institutions européennes.

Espérons que ce débat juridique soit soulevé par les opposants européens du MES afin de connaître si l'article 48-6 du TUE pouvait être légitimement utilisé pour introduire une telle modification.

Sources institutionnelles :

  • résolution du Parlement européen du 23 mars 2011 sur le projet de décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne un mécanisme de stabilité pour les États membres dont la monnaie est l'euro : http://www.europarl.europa.eu/sides...

La critique fondée sur l'article 48-6 du TUE est également formulée sur la page wikipédia du MES (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A...), avec des élèments mis en réserve : http://fr.wikipedia.org/wiki/Discus...

 Pour en savoir plus sur le MES, je vous invite à lire ces articles :

Ainsi que la vidéo suivante : "MES, le nouveau dictateur européen" http://www.youtube.com/watch?v=rFTb...

Bonjour Magali,
Merci pour ce très bon article que je vous propose de compléter par un de mes commentaires antérieurs et deux vidéos de Pierre Hillard et Frédéric Lordon :
  • http://www.crashdebug.fr/index.php/dossiers/3878-pierre-hillard-sur-le-mondialisme

    http://blogs.rue89.com/yeti-voyageur/2011/10/16/quand-frederic-lordon-raconte-la-grande-perdition-225427

    La situation dans laquelle nous sommes est le résultat des décideurs politiques et économiques qui ont dévoyé l’esprit des membres fondateurs de l’Europe mais aussi par la dérégulation des systèmes financiers et bancaires sous Reagan et Clinton aux Etats-Unis.

    AUX USA :

    Faisons un peu d’histoire. Ronald Reagan a provoqué le dérégulation des marchés financiers en supprimant les accords de Bretton Woods (1944) et valorisant un once d’or pour 35 dollars, ce faisant les échanges internationaux dépendaient de la valeur d’une monnaie nationale, le Dollar.

    Un privilège exorbitant !!!

    De plus, ce même Reagan a provoqué la dérégulation du mécanisme du Glass-Steagall Act de 1933 connu sous le nom de Banking Act, qui a induit une une crise du prêt et de l’épargne par l’acte de déréglementation d’établissements de dépôt et de commande monétaire de 1980 et la Garn-Rue. Loi d’établissements de dépôt de Germain de 1982 .

    Bon élève, Bill Clinton achéve la dérégulation, la dérèglementation des activité financières par le Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999, qui met fin à la distinction en vigueur depuis 1933 entre les banques de dépôt, les banques d’investissement et les compagnies d’assurance (et permet ainsi la fusion menant à la création du conglomérat Citigroup), et le Commodity Futures Modernization Act de 2000,

    La technique financière de la titrisation est apparue dans les années 1960, consistant à transférer des actifs financiers, des créances (factures, prêts), en les transformant après passage par des entreprises ad hoc en titres financiers émis sur les marchés de capitaux. Elle a dérivée pour le risque financier de lié en une titrisation synthétique qui a conduit à la crise des subprimes de 2007.

    Certes, Barack Obama tente d’imposer un Glass-Steagall 2, par le Dodd–Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act de juillet 2010, mais il ne permet pas de lutter efficacement contre le caractère systémique de cette crise car il a été vidé de sa substance par le « saucissonage ».

    OU EN SOMMES-NOUS, AUJOURD’HUI ?

    Après l’approbation des différents traités européens de Maastricht, Amsterdam, Nice et de Lisbonne nous nous trouvons dans une situation de déni démocratique En effet, après l’adoption du Traité de Lisbonne au niveau européen, ce dernier a été modifié pour permettre la mise en place du FESF et du MES, à la suite de la cris des subprimes sous l’impulsion de A. Merkel et de N. Sarkozy Le Conseil Européen des 16-17 décembre 2010 a donc approuvé le rapport de conclusions pour la création du FESF et du MES (http://www.regards-citoyens.com/article-conclusions-du-conseil-europeen-des-16-et-17-decembre-2010-63503760.html et donnant l’autorisation de modifier le Traité de Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE).

    Mais l’arnaque suprême a été d’empêcher de le soumettre à un référendum comme cela aurait été normal. Cette modification, considérée comme mineure, a été introduite par un amendement permettant d’utiliser la procédure de révision simplifiée mis en œuvre par H Van Rompuy par l’article 136 du TFUE (ex-article 111, § 4 TCE)http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2010:083:0047:0200:FR:PDF transformant le FESF le MES en organismes permanents. Le 11 mars 2011, lors d’un sommet de la zone euro, il a été décidé : 1°) de doter le MES d’un fond d’intervention de 500 mds € porté à 700 mds 2°) Les Membres du MES reconnaissent inconditionnellement et irrévocablement s’engager à fournir leur contribution au capital social, en conformité avec leur clé de contribution en Annexe 1. Ils réunissent tous les appels de fonds sur une base en temps opportun conformément aux modalités prévues dans le présent traité Mais aussi, Les Membres du MES, irrévocablement et inconditionnellement, s’engagent àpayer sur demande l’appel de capital effectué par le Directeur Général conformément au présent paragraphe, cet appel devant être payé dans les sept (7) jours suivant la réception de ladite demande.

    3°)2. Le MES a la pleine personnalité juridique, il doit avoir la pleine capacité juridique :

    (A) pour acquérir et aliéner des biens immobiliers et mobiliers ;

    (B) pour contracter ;

    (C) pour ester en justice et

    (D) pour entrer dans un accord cadre et / ou des protocoles nécessaires pour s’assurer que ses statuts, privilèges et immunités sont reconnus et mis en vigueur.

    3. Le MES, ses biens, fonds et avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, jouissent de l’immunité de toute forme de procédure judiciaire, sauf dans la mesure où le MES renonce expressément à son immunité dans le but de toute procédure ou par les conditions de tout contrat, y compris la documentation sur les instruments financiers.

    4. La propriété, le financement et les actifs du MES, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le lieu, sont exempts de perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou de toute autre forme de saisie, de prise ou forclusion par action de l’exécutif, judiciaire, administrative ou législative. Immunités des personnes

    1. Gouverneurs, Gouverneurs suppléants, Directeurs, Directeurs suppléants, le Directeur Général et Membres du personnel doivent être à l’abri de poursuites à l’égard des actes accomplis par eux dans leur qualité officielle et jouissent de l’inviolabilité à l’égard de leurs papiers officiels et documents, sauf lorsque le Conseil desGouverneurs renonce expressément à cette immunité.

      Par conséquent, les décisions du MES engagent irrévocablement et inconditionnellement les états et il a donc un contrôle direct sur les budgets des états

      http://www.haoui.net/newsletter/2011/octobre18/exclusivite/MES.pdf

     

    Ce qui va déterminer notre avenir se déroule en ce moment :

    Angela Merkel, fortement contestée par les Allemands (tout comme Sarkozy), a la hantise de l’inflation et le peuple allemand a été traumatisé par les crises financières de 1924 et 1930 et leur Constitution en est le reflet. Elle ne cèdera pas à la demande de modification du rôle de la BCE pour une activité de financement des dettes souveraines donc des budgets européens.

    De même, elle reste hostile à la mise en place d’Eurobonds, même au niveau du MES et de Union bonds par la BEI (Banque Européenne d’Investissement).

    De plus en plus d’analystes pensent que A Merkel souhaite séparer la zone euro en deux parties, une zone Nord comprenant l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Suède, Danemark et une zone Sud pour la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Belgique.

    En conclusion, Sarkozy s’est fait totalement « piéger » et nous allons supporter les conséquences de erreurs politiques, économiques, financières qui auront profité à ses amis du Fouquet’s, aux marchés financiers et banques moniales.

    Il ne faut pas attendre grand-chose d’une alternance avec Hollande qui reste ancré sur des concepts totalement rétrogrades. Il s’est fait allumer par Thomas Piquetty sur sa proposition de moduler l’impôt sur les sociétés suivant le % de distribution de dividendes qui est un non-sens fiscal et économique.

    Difficulté d’accord entre Merkel et Sarkozy de porter le FESF à 2000 mds d’euros avec un effet de levier. Le financement sera assuré par des achats sur le marché secondaire de dettes souveraines et sur le marché primaire d’obligations d’état. Rapidement, le FESF ne possédera que des créances pourries qui seront reprises par le MES et sa Banque. Il s’agit de la création d’une gigantesque pyramide de Ponzi, une bulle financière dépassant celle des "subprimes".

    Le Parlement Slovaque (sous la pression européenne, des marchés) après avoir rejeté le plan de soutien du FESF, va convoquer de nouvelles élections législatives pour in fine adopter ce plan. Bien sûr, sans consultation référendaire des citoyens, une leçon de démocratie.

    Le gouvernement hongrois a autorisé le rachat de crédits souscrits en euros à des taux élevés dans le monnaie nationale, le Florint, provoquant des pertes financières sèches pour tous les organismes prêteurs.

    La Pologne et Tchécoslovaquie retardent leur entrée (prévue en 2012) dans la zone Euro doutant de la capacité de l’Europe de surmonter la crise et de la gestion catastrophique de cette dernière, même s’ils ne respectent pas les critères de convergence.

    Aucune mesure de régulation, de réglementation sérieuse des marchés financiers et des banques mondiales n’est proposée en Europe et les tentatives de réglementation des « dark pools » et du « shadow banking » sont très insuffisantes compte tenu du risque systémique d’illiquidité qu’ils présentent

    Standard & Poors dégrade la note de 24 banques italiennes.

    Moody’s dégrade la note de l’Espagne de deux crans de AA2 à A1 perspective négative. 

    Le 20 octobre :

    S&P dégrade la note de la Slovénie de AA à AA- stable pour dét rioraton de la situation budgétaire, mais aussi pour le refus de son parlement d’adopter le financement du FESF

    Les Bourses re-dévissent : CAC40 -2,32%, DAX -2,49%, Footsie
     1,21%, Milan
     3,78%, Madrid -2,73%

    Le 13 octobre, Moody’s confirme la notation AAA de la France, malgré l’affaire DEXIA.

    Mais le 18 octobre met sous surveillance le Triple A de la France et envoie un message aux marchés financiers spéculatifs pour attaquer, plus encore, l’Euro à travers la dette des états européens.
    La conséquence sera de réduire à néant ou de rendre plus difficile la gestion de la dette, la recapitalisation des banques européennes, qui pourtant favorisent ces marchés spéculatifs car le FESF se finance sur le marché secondaire et sur le marché primaire des obligations d’état.

    Mon analyse de cette information (il n’y a pas de fumée sans feu) est de mettre la pression sur les candidats, mais surtout de favoriser la mise en place du MESF (Mécanisme Européen de Stabilité Financière) et de sa Banque-MES en 2012, et sûrement avant les Présidentielles, après l’absorption du FESF par le MESF.
    Il n’est pas innocent que M. Barosso ait appelé, il y a quelques jours, le 12 octobre, à la mise en place du MES en 2012 sans attendre 2013 :
    "La feuille de route appelle :
     2. à finaliser les mesures concernant la zone euro – notamment rendre rapidement opérationnelles les décisions prises le 21 juillet 2011, optimiser l’efficacité du FESF, accélérer le lancement du Mécanisme européen de stabilité pour qu’il soit opérationnel à la mi-2012, et garantir la fourniture par la Banque centrale européenne d’une liquidité suffisante"

    La mise en place du MES à la mi-2012 aboutira à l’abandon de la souveraineté des états européens pour un gouvernement supranational européen.

    Description de la Banque-MES :
    1°) Organisation Internationale, siège social au Luxembourg, d’une durée illimitée
    2°) détient la personnalité et la capacité juridique et peut donc contractualiser, transiger en son nom
    3°) les dirigeants, collaborateurs, la personne morale bénéficient d’une immunité juridique et d’un secret total sur tous leurs actes missions. Par conséquent, aucune institution européenne, état, association, ne peut l’attaquer en justice sur ses actes, décisions même s’ils sont avérés avoir porté préjudice.
    4°) Montant de départ de garantie de 700 mds d’euros qui seront complétés par des apports complémentaires décidés et imposés par la Banque-MES suivant ses analyses.
    Ceci signifie qu’elle pourra réquisitionner automatiquement les capitaux qu’elle estime nécessaires et par conséquent avoir la mainmise sur les budgets des états.

    5°) les états européens seront contraints de garantir de manière irrévocable et inconditionnelle la dette créée par le MES et sa Banque

    Le temps de la bran...tte intellectuelle est fini, il faut absolument agir maintenant car nous risquons fort d’aller voter pour des prunes.

133965-186725

Une pétition à signer
 

 

Le 2 février 2012 la nouvelle version du Traité du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) a été signé par les

représentants légaux  des 17 pays de la zone euro.

 

Alain Juppé à déposé une loi en procédure accélérée pour faire ratifier ce traité par l'Assemblée Nationale 

La séance de ratification est prévue le 21 février 2012

Le zèle de nos gouvernants n'est-il pas admirable ? Vous apprécierez le fait que les quelques mesures bien timides de régulation bancaire et financières ne sont envisagées être appliquées qu'à partir de 2016 (si on a  pas oublié d'ici là), mais le MES, qui promet une sévère mise au pas des peuples pour garantir la rente des plus riches par le biais de la dette que l'on contracte auprès d'eux illégitimement bénéficie de mesures d'urgence exceptionnelles (pour une mise en application dès cet été !
http://www.petitionpublique.fr:80/PeticaoAssinar.aspx?pi=MES2012

Une pétition au moins aussi urgente!

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoAssinada.aspx?pi=MES2012

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Des fonds spéculatifs menacent Athènes de porter plainte pour violation des droits de l’homme.

8 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

391067_317712491594694_100000678381250_1034417_164-copie-1.jpgDes fonds spéculatifs menacent Athènes de porter plainte pour violation des droits de l’homme

Pauvres droits de l’homme!

Négociations avec la Grèce au sujet de la restructuration de sa dette

Des fonds spéculatifs vont menacer la Grèce de porter plainte devant la Cour européenne des droits de l’homme si elle les contraint à restructurer sa dette. C’est ce que relate le «New York Times» en se référant à des entretiens qui se déroulent entre investisseurs financiers et avocats. Il se pourrait que ceux-ci invoquent une éventuelle violation du droit à la propriété. Les investisseurs essaieraient ainsi de contrecarrer la menace du gouvernement d’exercer une contrainte légale sur les créanciers privés.
En effet, la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) protège, certes avec de nombreuses restrictions, la propriété à l’article premier de son premier Protocole additionnel. Comme les pays membres disposent d’une grande liberté d’appréciation, les juges strasbourgeois ne reconnaissent que rarement la violation. La protection de la propriété que garantit la CEDH ne va pas aussi loin que la Loi fondamentale allemande. Et l’on peut se demander si de simples créances entre entreprises en relèvent, en tout cas quand le débiteur deviendrait insolvable. De plus, on ne peut faire appel à la CEDH que lorsque les voies judiciaires nationales sont épuisées.
Maintenant des premiers résultats semblent se dessiner dans les négociations entre les détenteurs privés d’emprunts d’Etat, représentés par l’Institute of International Finance (IIF), et le gouvernement grec. Au moment de boucler cette édition, les créanciers privés et le gouvernement n’étaient pourtant pas encore parvenus à un compromis. Les entretiens ont été menés d’arrache-pied à l’échelon le plus élevé. Selon les informations fournies par Bruce Richards, président du fonds spéculatif américain Marathon Asset Management, le compromis pourrait consister à offrir aux créanciers, en échange de leurs anciens emprunts d’Etat grecs et de la renonciation au remboursement de leurs créances, de nouvelles obligations à échéance de 20 à 30 ans, l’intérêt annuel étant de 4 à 5%. Cette transaction représenterait pour les créanciers une perte de 68% des anciens emprunts, ce qui correspondrait à une valeur actuelle de 32 centimes par euro investi dans le passé.
Reste à savoir combien de créanciers participeront à cet échange de dettes «volontaire». Nombreux sont ceux créanciers qui ne s’estiment pas représentés par l’IIF. Certains des fonds spéculatifs qui tenteront de recourir à la voie judiciaire pour contraindre la Grèce à rembourser complètement ses dettes, ce que le gouvernement grec pourrait éviter en recourant à une modification des conditions d’emprunts à effet rétroactif (collective action clause). En outre, on ne sait pas comment éviter l’échéance des contrats d’assurance contre les faillites, ce que souhaitent les politiques.    •

Source: Frankfurter Allgemeine Zeitung du 20/1/12
(Traduction Horizons et débats) http://www.horizons-et-debats.ch:80/index.php?id=3122

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Néolibéralisme, colonisation de la pensée.

6 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

1098287629.jpgNéolibéralisme, colonisation de la pensée

La Feuille de Chou du 5 février 2012.

 Néolibéralisme, colonisation de la pensée

Avec Dominique Jacques ROTH, psychanalyste,

auteur de « Economie et Psychanalyse, le progrès en question »

et de « Essai sur la servitude formelle » à paraître en avril 2012.

Invité par l’Association KRITIKOS association née à Mulhouse en 2011

http://www.lalsace.fr/actualite/2012/01/04/kritikos-une-a...

************************

 

Notes prises par 

Le Canard de Mulhouse

 lors de la conférence à Mulhouse le 18 janvier

Néolibéralisme, colonisation de la pensée

avec le psychanalyste Dominique Jacques Roth,

à l'invitation de l'association Kritikos


 

 

Néolibéralisme : colonisation de la pensée

D.J. Roth aborde le sujet à l’aide des concepts qu’il développe dans son ouvrage à paraître « Essai sur la servitude formelle ». Si le titre paraît savant, l’auteur s’appuie sur une réalité concrète que tout le monde comprend pour la vivre. Si les concepts et les termes qui soutiennent le propos sont ceux de la psychanalyse (la parole, le langage, l’inconscient, …) c’est toujours au service de la compréhension

Comme tous les penseurs, D-J Roth est pessimiste et il précise : les néolibéraux au contraire sont de grands optimistes et ils se portent bien. Après 6 sommets ils font des communiqués triomphants ….puis tout est parterre, mais ils continuent comme si rien n’était arrivé.

L’optimisme est une façon de se désolidariser de la misère du monde.

Voici pêle-mêle ce que j’ai retenu.

L’illustration de son livre « Économie et Psychanalyse » figure Saint Sébastien. Au Moyen-Age il protégeait les hommes de la peste. Nous sommes en présence d’un nouveau type de peste, la peste néolibérale qui empêche la parole d’advenir.

Si les régimes de terreur sont passés maîtres dans l’art de faire parler les hommes (par la torture), le néolibéralisme est passé maître dans l’art de les faire taire.

Prépondérance du domaine financier : le court terme, les intérêts des spéculateurs qui travaillent à dégager des entreprises des plus-values, à faire travailler le moins-payé possible de sorte que le produit excédentaire est accaparé par une minorité.

On a pu croire que la mondialisation ferait un monde meilleur. Malgré les promesses initiées par le siècle des Lumières, les inégalités n’ont cessé de croître.

Séparation : droits du marché contre droits sociaux, la compétition contre le partage et la coopération.

Rapport du FMI en 1996 : 20$/mois est un salaire trop important pour un travailleur africain. 66h/semaine c’est trop laxiste. Dans ces conditions, qui peut concurrencer le travailleur ? Les enfants. Le travail des enfants a été multiplié par 6 en 20 ans.

Organisation Internationale du Travail : une paix durable ne peut-être établie que sur la justice sociale et le                                                         respect du bien commun.

La misère sociale depuis la moitié du XIXè siècle ne découle pas d’une loi naturelle mais des institutions. Il n’y a pas de Cour mondiale pour faire respecter le droit du travail ou les droits de l’homme, mais il existe un juge pour faire respecter le droit du commerce.

« On lie des bœufs par les cornes et les hommes par la parole ».

La psychanalyse peut démasquer le langage mensonger, l’infiltration de la langue libérale dans l’inconscient. Le sujet est imprégné par le langage. L’exploitation de l’homme par l’homme passe par le langage.

Science, Technique, Marché (STM par la suite)

Lacan : l’inconscient est le chapitre censuré de notre histoire occupé par le mensonge.

Le Marché a pris une tournure poétique :

« Libéralisme » : vient de liberté mais le signifiant est détaché de son sens historique en latin. Au cœur du libéralisme il n’y a pas de liberté mais une rationalité : efficacité, production, rendement. Un ordre à préservé. Une illusion générée par un mot usurpé et perverti.

Un opérateur de téléphonie : « Nous allons vous faire aimer l’an 2000 ». Il ne s’agit pas d’amour mais de pérenniser le profit.

Le surmoi STM ignore l’éthique du bien commun. La mort et la maladie sont des fonds de commerce. L’espérance de vie diminue aux États-Unis, chantre du libéralisme.

Un chimiste allemand : « Une leucémie crée 9 emplois. Est-ce là notre programme de lutte contre le chômage ? ».

Sur 200 000 médicaments répertoriés par l’OMS 240 sont réellement utiles.

35% du PIB est de la spéculation dont 70% est traitée par des automates. Spéculation sur les prix du riz, du blé, …

Le PIB est l’indicateur des sommes d’argent qui changent de main. Une rivière propre ne contribue pas au PIB. Une rivière sale contribue 3 fois : 1) par le déchet rejeté, 2) par le malade qui va chez le médecin pour soigner ses allergies et intoxications, 3) par la technologie de nettoyage.

Une saine gestion des ressources n’autorise pas le gaspillage.

La Psychanalyse = économie psychologique et non économie compulsion, = être présent avec les autres.

Quels rapports les hommes politiques entretiennent-ils avec le néolibéralisme. L’armement n’est jamais abordé dans les campagnes électorales. La cotation en bourse de l’alimentation de l’humanité valide la dimension criminelle du néolibéralisme.

40 ans d’un discours qui a failli : du Chili aux USA en Grande Bretagne et en Europe.

Aujourd’hui, on nous asphyxie avec la dette grecque alors qu’aux USA quand on produit 1$ on crée 6$ de dette. Aucune politique d’austérité ne pourra juguler cette dette.

On nous dit que pour réduire notre dette qui s’élève à 1700 milliards il faudrait économiser 11 milliards par an. Cela fait une politique d’austérité 154 ans !!! (1700/11 c’est même pas des mathématiques, c’est de l’arithmétique).

Élites incompétentes ou malhonnêtes ou irresponsables. Le livre qui vient de sortir : « L’oligarchie des incapables » n’est que la reprise de « Le culte de l’incompétence » d’Émile Faguet mort en 1916. http://www.editions-coda.fr/pid43-LE-CULTE-DE-L-INCOMPETENCE

Leur but est de préserver un système à l’agonie, alors qu’il est impossible de régler le problème dans le modèle néolibéral.

Claude Levi-Strauss : l’humanisme a été décrit trop près de la pensée et pas assez du vivant : végétal, animal, humain.

Sauvetage des banques :

Montesquieu « Il ne faut pas prendre au peuple des besoins réels pour des besoins imaginaires ».

Les Grecs réclament une politique pour les humains et non pour les bénéfices.

Sans la connaissance, le sujet de la parole a des difficultés à s’imaginer le sujet de sa propre vie.

La valeur de l’humain est inférieure aux objets qui eux ont une valeur. C’est ce que signifie la bombe à neutrons utilisée contre Bagdad qui tue les hommes et préserve les biens. L’homme est « tuable » quand ils nous disent qu’ils veulent le sauver.

Tout devient chose et objet et entre dans une transaction économique.

Connivence entre savoir et pourvoir (voir aussi le film Les nouveaux chiens de garde qui vient de sortir, bientôt à Mulhouse au Bel Air).

Les thuriféraires du STM (

« il faut bien que » : Il faut bien que le progrès suive son cours…. Ou sa version négative « il ne faut pas que » : La liste des catastrophes a beau s’allonger rien n’y fait : il ne faut pas que le PIB se dégrade. Il faut bien être moderne quelles que soient les conséquences.

Référence de lecture: « L’ennemi du peuple » de Ibsen.

Les conséquences des découvertes ne sont pas débattues d’avance : nucléaire, OGM, nanotechnologies, …

Ils (nous ?) préfèrent la mort qui rode à la réduction du train de vie. La culture du risque est à la mode pendant que ceux qui alertent sont décimés. Il existe même une nouvelle discipline universitaire sur la gestion du risque. L’industrie du risque à ses agences (sur le modèle des agences de notations).

Les gouvernements ne sont plus constitués de personnes. On parle de « gouvernance ». La responsabilité est diluée. Les salariés qui gagnent des procès ne peuvent pas faire appliquer les sanctions car on ne sait pas qui gouverne l’entreprise.

Langage et mensonge :

Le gouvernement : « Ce n’est pas une récession, c’est une croissance négative ». Le gouvernement et les médias : « Non, la coque de la centrale de Fukushima n’est pas percée, elle n’est plus étanche ».

Demi-mensonges, hypocrisies. La croissance est revendiquée comme si elle était durable. Plus de la moitié de la croissance accumulée depuis des millions d’années a été dilapidée en 250 ans.

Peu importe le réel pourvu que l’on tienne le discours et que la définition puisse être sauvée.

La Psychanalyse : le réel c’est ce qui ne marche pas, ce qui nous pète à la gueule. Le langage c’est l’appareil de la jouissance, sa condition (Lacan). La jouissance devient celle de l’un tandis que l’autre à disparu. Dans l’accord de Marrakech qui crée l’OMC on ne parle plus des hommes.

Le « Dispositif » en psychanalyse, c’est ce qui hypothèque la pensée, conditionne les conduites et détermine le modèle, contrôle, assure les gestes, opinions et discours… Nous participons aux impostures et validons les plus improbables.

On pourrait définir l’éthique ainsi : ce qu’on ne peut pas s’autoriser à faire en aucun cas, par opposition à d’autres définitions (éthique néolibérale, éthique nazie ) .

Le QUI de l’histoire ce n’est pas nous c’est la technique. Le marteau peut servir à toutes sortes d’usages de enfoncer un clou à tuer une personne. Le forgeron qui fabrique un marteau connaît tous les usages qu’on pourra en faire. Quand Pierre et Marie Curie découvrent le Radium, ils ne savent pas tous les usages qui pourront en être faits.

Illusion d’une technologie supérieure qui pourrait réparer les désastres produits par la précédente et nous sauver.

Les « Lumières » : le progrès est la solution pour tous. Or le progrès est devenu un problème.

Livre « 1984 » de Georges Orwell : le progrès sera celui de la souffrance.

La psychanalyse est une opération de limitation de la jouissance et trouve l’usage de la parole dans une double ethnique : refus du néolibéralisme et « Le livre Noir de la Psychanalyse » de Michel Onfray a pour but de l’en empêcher.

Dans son prochain livre, Dominique Jacques Roth montre qu’il n’y a pas d’alternative. Il faut dire NON ! Les Indignés disent non. Il faut bien poser le problème. Le problème est mal posé, surtout par les politiciens qui parlent de croissance.

L’idéal du moi du néolibéralisme c’est le capitalisme totalitaire chinois. Si ce qui fonde l’éthique néolibérale c’est la compétitivité alors l’idéal se situe en Chine car le coût horaire du travail est 80 fois moins élevé que chez nous et que les syndicats y sont interdits.

La démocratie est en péril. Aux États-Unis, 1/3 des richesses est concentré dans les mains de 1% de la population. En France 10% de la population détient 50% des richesses. Le principe démocratique est en péril et il n’y aura pas de changement tant que le discours tiendra le coup.

La critique du libéralisme est une critique du capitalisme. Le néolibéralisme a libéré le capitalisme de toute bride étatique et éthique.

L’homme est impuissant à lutter contre la science car le discours de la science se passe de tout sujet. Il n’y a pas de responsable.

René Dumont : « je n’avais pas les moyens de vous promettre l’enfer ».

La Chine possède 4900 milliards de réserve monétaire et prétend en dernier ressort aider les États en besoin. Elle prêtera en échange de l’abolition de tout état social.

Remèdes ? Arrêter la concentration des richesses. Mais le réel n’affecte plus les riches actionnaires. Nous sommes dans l’éthique de la démesure.

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LA GRÈCE SOUS LA TROÏKA : les abandons d'enfants se multiplient.

27 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Jeudi 26 janvier 2012.

1201-grece-copie-1.jpgLes orphelins de la crise

Selon les services sociaux, les cas d'abandon d'enfants, que les familles ne peuvent plus nourrir, se sont multipliés ces derniers mois.

 

Un soir, Anna était encore à l'école. Et sa maman ne venait toujours pas venir la chercher. Les instituteurs ne savaient pas quoi faire. Puis la petite a sorti de sa poche un papier. C'était une note qu'elle ne pouvait déchiffrer à son âge. "Anna, je ne viendrai pas te chercher ce soir. Je n'ai pas d'argent, je ne peux plus m'occuper de toi. Pardon. Ta maman". La personne qui raconte cette histoire m'en parle comme d'un cas quotidien. "Dans cette situation, que pensez-vous que l'école puisse faire ? Ils ont appelé le juge pour enfants et ce dernier nous l'a envoyé", témoigne Stratos, responsable d'un centre d'accueil pour enfants en détresse.

Tout cela n'a rien d'un livre de Dickens. Cela se passe aujourd'hui, dans une banlieue d'Athènes. La maman d'Anna n'est pas folle. C'est une jeune femme qui a perdu son travail et a paniqué. Il y en aurait des centaines comme elle aujourd'hui en Grèce. Des parents, tombés dans une impasse économique et qui ne peuvent plus s'occuper de leurs enfants.

"Il y a encore deux ans, 95 % des admissions dans nos centres d'accueil concernaient des cas de mineurs maltraités", explique Marine, qui travaille depuis dix-neuf ans dans un de ces centres. "Alors qu'aujourd'hui, la moitié des demandes vient de parents très pauvres. Huit fois sur dix, ce sont des familles monoparentales qui n'ont pas de parents autour d'eux", poursuit-elle. "Le plus souvent, les enfants viennent avec leur mère. Elle leur montre la chambre, le lit et me présente. Puis elle s'en va en disant 'je t'aime' et l'enfant reste collé à la porte en voyant sa mère s'éloigner", raconte encore Marina, qui succombe à l'émotion en racontant ces scènes de séparation. "Ces enfants ne crient pas, ne pleurent pas. Ils restent plantés devant la porte jusqu'à ce que l'ombre de leur maman disparaisse. Quand il y a des frères et sœurs, on ne peut pas les séparer immédiatement. Surtout le premier soir. On les met dans des lits séparés puis ont les retrouve dans le même quelques instants plus tard, enlacés, pour être certains de ne pas se perdre...".

En principe, ces foyers ne sont pas destinés à ce genre de situations. Pour les familles pauvres, il y a les services sociaux. Mais la pauvreté n'arrive jamais seule. "L'autre jour, on a eu le cas de cette petite fille", raconte une assistante sociale. "Elle avait trois ans et elle ne connaissait pas plus de quinze mots. Les médecins l'ont auscultée, elle se portait bien. Son père travaille du matin au soir sur des chantiers, sa maman est handicapée et ils ne pouvaient plus s'occuper de leur enfant. Quand personne ne te parle, comment peut-on apprendre la langue ?". La pauvreté conduit à la destruction du foyer et parfois aux mauvais traitements, témoignent encore les responsables des services sociaux. Ainsi, beaucoup de parents, avant d'arriver à l'extrême déchéance, préfèrent leur confier leurs enfants.

"Un jour, j'ai trouvé une femme à l'entrée du foyer, tenant sa fille par la main", reprend Marina. "Elle lui disait : 'Ne crois pas que maman ne t'aime pas. Elle t'adore, mais elle n'a pas de quoi te nourrir. Ici, les gens sont gentils, tu verras'. Que voulait faire cette mère ? Laisser son enfant chez nous et repartir ? Quelque soit le nombre d'années passées dans ce métier, il y a des choses qu'on n'accepte pas. Comme l'image de cette femme qui tient son enfant par la main et lui explique qu'elle va l'abandonner", conclut Marina.

 

Courrier International

 

Cri du Peuple 1871 : http://www.mleray.info/article-la-grece-sous-la-troika-les-abandons-d-enfants-se-multiplient-97888699.html


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                                                                        Papadémos

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LA GRÈCE SOUS LA TROÏKA : l'austérité tue

27 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Jeudi 26 janvier 2012.

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Stress, dépressions nerveuses, problèmes psychologiques, infarctus : fragilisée par le désastre économique, la population grecque paye aussi la crise de sa santé. Mais dans le même temps, les hôpitaux sont attaqués par les mesures d'austérité. La gestion de la dette du pays par la troïka a donc aussi un coût humain élevé : plus d'un suicide par jour actuellement en Grèce.

Au rez-de-chaussée de l'hôpital de Thessalonique, il y a la queue à l'accueil, avant de rejoindre le couloir bondé. Là où Georges attend, ses radios sous le bras, le ticket n° 22 à la main. Bientôt midi. Il est arrivé à 9 heures. Il souffre d'un problème à l'œsophage, « peut être au poumon aussi » explique-t-il.

 


En Grèce comme ailleurs, l'immobilier s'est arrêté en premier. Lui était ferronnier… « Heureusement, j'ai toujours la sécu », poursuit Georges qui connaît l'alternative de ceux qui ne l'ont plus : « si tu te soignes, tu ne manges pas ». D'où cette peur du lendemain qui le mine lui aussi. « Les gens sont stressés et déprimés. On voit beaucoup plus de monde qu'avant mais il y a toujours moins d'infirmières et de soignants pour les recevoir, d'où les queues », explique Antonis Ziakas, cardiologue à l'hôpital.

 


« syndrome post-traumatique »

L'état de santé des Grecs ? « Il ressemble au syndrome post-traumatique, celui qu'on voit sur les victimes d'une guerre » constate le spécialiste. Dire que la crise rend les gens littéralement malades ? Le diagnostic que confirme le Dr Georges Kazenakis, son collègue chirurgien.

« Actuellement, on reçoit quotidiennement entre 50 et 100 patients en cardio avec une nette hausse des infarctus chez les hommes, notamment les quadragénaires qui représentent trois ou quatre urgences par jour. C'est lié au stress, à l'anxiété », précise-t-il.

 


Mais pour faire face, les moyens sont en constante diminution… « Dans les hôpitaux, nous manquons ponctuellement de désinfectant, de pansements, de coton. La bureaucratie traîne, alors parfois, on est en rupture », poursuit le Dr Kazenakis, dont le salaire est passé de 4 000 € à 2 700 €, gardes de nuit comprises. Mais une évolution beaucoup plus grave le préoccupe. « Compte tenu du manque d'argent, l'administration opte maintenant pour du matériel chinois ou indien dont la qualité laisse à désirer. Faute de pouvoir investir, nous prenons aussi un vrai retard technologique. Les jeunes médecins partent en Australie et beaucoup d'industriels pharmaceutiques quittent la Grèce. »

 


Illustration ? Stavros était représentant pour le laboratoire allemand Merck. « On vendait des médicaments efficaces contre le cancer. Merck a préféré fermé. Les cancéreux devront trouver autre chose », explique-t-il, aidant désormais sa femme à la pharmacie familiale. Or les pharmaciens se retrouvent aussi en difficulté. Ils avancent les médicaments mais depuis 8 mois, la sécu ne les rembourse plus : elle leur doit 340 M€. Hier, ils ont à nouveau baissé le rideau pour protester.

 


L'austérité tue

Face à l'urgence, Médecins du Monde est aussi en première ligne. 5 000 visites au dispensaire de la rue Dragoumi en 2010, 10 000 en 2011, les mêmes constats cliniques qu'à l'hôpital… Mais surtout, un chiffre : « En moyenne, il y avait 250 suicides par an en Grèce. Aujourd'hui, plus de 400 », confie le Dr Kokozidis. L'austérité tue. Au volant de son taxi, Miltiade porte un nom prestigieux, celui du vainqueur de Marathon. Et dans cette Grèce où vivre le quotidien est devenu une course d'endurance, lui ne demande qu'un cadeau à Noël : « La santé pour l'année ».

 

La Dépêche

 


A ses difficultés économiques, la Grèce voit s’ajouter une situation sanitaire de plus en plus préoccupante.


La cure d’austérité que subit la Grèce n’a, pour ses habitants, de cure que le nom. Une récente étude britannique, publiée dans le journal médical The Lancet, souligne que les coupes budgétaires drastiques opérées dans le secteur de la santé ont sensiblement dégradé la situation sanitaire du pays. La proportion de personnes qui reportent leur visite chez le médecin ou le dentiste a augmenté. Et les admissions à l’hôpital public ont bondi de 24 % par rapport à 2009, tandis que celles des cliniques privées chutaient de près de 30 %.



Les auteurs décrivent un système hospitalier gravement touché par la réduction de ses financements (- 40 % depuis le début de la crise). Au manque de personnel et aux ruptures d’approvisionnement en médicaments s’ajoute la corruption des professionnels de santé, devenue un passage obligé quand on veut être pris en charge rapidement.



En outre, la réduction du financement de l’accompagnement des usagers de drogue a eu pour conséquence l’accroissement de 20 % du nombre des consommateurs d’héroïne et, par ricochet, du nombre de nouvelles contaminations au VIH, dont la hausse est estimée à plus de 52 % en 2011 par rapport à 2010. Ce risque est d’autant plus fort que la suppression de nombreux programmes à destination des usagers de drogues (85 % ne sont pris en charge par aucune structure) pousse une partie d’entre eux vers la prostitution, multipliant les risques de contamination.

 

 

Une vague de suicides

Mais les coupes budgétaires dans le domaine de la santé ne sont pas les seules responsables de la détérioration du contexte sanitaire. La Grèce fait aussi face à un accroissement sans précédent du nombre de suicides (+ 25 % entre 2010 et 2011), alors qu’il était jusque-là l’un des plus bas d’Europe. Une des causes de cette vague serait l’impossibilité de rembourser ses dettes, à laquelle vient s’ajouter un climat social profondément dégradé : la violence a augmenté et les homicides ont doublé entre 2007 et 2009.

Les ONG ont partiellement pris le relais du système de santé défaillant. Ainsi, l’association grecque Médecins du monde a vu la fréquentation de ses centres d’accueil augmenter de 30 % en un an. Comme le soulignent en conclusion les auteurs de l’article du Lancet, “ une plus grande attention à la santé et à l’accès aux soins est nécessaire pour s’assurer que la crise grecque ne détruise pas ce qui fait larichesse du pays : ses habitants ”.

David Belliard

 

Nouvelles Hors Les Murs

 

Cri du Peuple 1871 : http://www.mleray.info/article-la-grece-sous-la-troika-l-austerite-tue-97884012.html

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