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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #europe supranationale tag

Débat à l'université de Rouen "La France doit-elle quitter l'Union européenne ?" Intervention de François Asselineau Président de l'UPR.

24 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Débat à l'université de Rouen "La France doit-elle quitter l'Union européenne ?"

Le doyen n’ayant pas accepté la diffusion de ce débat, et les intervenants ayant fait la demande expresse de ne pas apparaître dans cette vidéo, nous avons masqué leur visages et coupé leurs interventions, conformément à leur souhait.


[Cliquer sur l'image pour lancer la vidéo]

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VIVE L'EUROPE DES VOLEURS. SCANDALE : La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée !!!.....

23 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

VIVE L'EUROPE DES VOLEURS

SCANDALE : La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée !!!.....


la révolution n'est pas loin
Mireille MARZARO
Cadre Coordinateur
Réseau de Soins Palliatifs des Alpes Maritimes

*A DIFFUSER LE + LARGEMENT POSSIBLE S.V.P.*

C'est normal qu'il ne reste presque plus rien pour nous !
Vous avez remarqué que nos politiciens se battent comme des fous pour rentrer dans l'administration européenne
Pourquoi ?... Ce qui suit va vous éclairer...
C'est tout simplement scandaleux !!!

La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois

pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée !!!

Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.
Afin d'aider l'intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l'UE (Pologne, Malte, Pays de l'Est...), les fonctionnaires des anciens pays membres (Belgique, France, Allemagne..) recevront de l'Europe un pont d'or pour partir à la retraite.


POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?

Vous et moi qui travaillons ou avons travaillé pour une pension de misère, alors que ceux qui votent les lois se font des cadeaux dorés.

La différence est devenue trop importante entre le peuple et les "dieux de l'Olympe" !!!
RÉAGISSONS par tous les moyens en commençant par divulguer ce message à tous les Européens.
Bonne journée à tous quand même.
 

CES HAUTS FONCTIONNAIRES DE l'UNION EUROPEENNE CONSTITUENT UNE VRAIE MAFIA

Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs.
Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la "Rolls " des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu'ils touchent... C'est dire !
-Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de "contrôleur adjoint de la protection des données", aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 € / mois. L'équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié belge ou français du secteur privé après une carrière complète de 40 ans.

- Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé.
Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 euros de retraite par mois.

C'est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d'en profiter.

C'est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc.

En plus, beaucoup d'autres technocrates profitent d'un tel privilège
1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12.500 € de retraite par mois.

2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12.900 € par mois.

3. Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14.000 € par mois.
Consultez la liste sur :

http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/Retraite_Hauts_fonctionnaires_europeens_Annexe_3_Etude_27.pdf

Dans cette liste vous trouverez un certain Jacques Barrot( 73 ans) avec une retraite de 4.728,60 € pour 5 années de commissaire européen aux transports

À cela il faut ajouter sa retraite d'ancien député, celle d'ancien ministre, d'ancien président du Conseil général de la Haute Loire, de maire d'Yssingeaux et pour couronner cette brillante carrière, le 23 février 2010 il a été nommé au Conseil Constitutionnel.
En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d'obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire.

Car, c'est à peine croyable... Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 42 ans.

Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l'allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc.

Mais, pour eux, pas de problèmes, le taux plein c'est 15,5 ans...

De qui se moque-t-on ? A l'origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d'autres fonctionnaires.

Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc.

Mais le pire, dans cette affaire, c'est qu'ils ne cotisent même pas pour leur super retraite !!!

Pas un centime d'euro, tout est à la charge du contribuable...

Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c'est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié !

Eux, ils (se) sont carrément exonérés.... On croit rêver !
Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés "contrôler" si les dépenses de l'Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l'objectif auxquelles elles sont destinées..., profitent du système et ne paient pas de cotisations.

Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les "gendarmes de Bruxelles" et ne cessent de donner des leçons d'orthodoxie budgétaire alors qu'ils ont les deux mains, jusqu'aux coudes, dans le pot de confiture ?

A l'heure où l'avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12.500 à 14.000 €/ mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser...

C'est une pure provocation !

Mon objectif est d'alerter tous les citoyens des états membres de l'Union Européenne.

Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée.

Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites.

Nous allons leur remettre les pieds sur terre : Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par "A+B" l'ampleur du scandale, reprise par les médias.


http://www.lepoint./.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867

 

Diffusons, diffusons massivement auprès de tous nos relais des vingt-sept pays de l'Union Européenne, il en restera bien quelque chose !!!

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Italie: Beppe Grillo, l'empêcheur de voter en rond. La rédaction de Médiapart.

21 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Italie: Beppe Grillo, l'empêcheur de voter en rond

Lombardie, de notre envoyé spécial Thomas Chabolle

« Mais c’est merveilleux, je n’aurais jamais cru qu’il y aurait autant de monde à Sondrio ! » Comme chaque soir depuis le début du « Tsunami Tour », la place est noire de monde. Beppe Grillo, emmitouflé dans son pardessus, bondit sur l’estrade installée aux pieds de la statue de Garibaldi. Tandis que le soleil disparaît derrière les montagnes, un vent glacial se lève et balaye la place de cette commune de 22 000 habitants, en Lombardie, à une centaine de kilomètres au nord de Milan.

L’humoriste est accueilli sous les applaudissements, acclamé comme le messie : « Merci Beppe », « Bravo Beppe », « Beppe, sauve-nous ! ». Les habitants de Sondrio n’ont vu aucun autre leader politique national au cours de la campagne prendre la peine de venir jusque-là. Ils les ont vus monopoliser les studios télévisés, transpirer sous les projecteurs mais déserter le terrain.

Ci-dessous, des images du début de son meeting à Sondrio :

 

Pour la première fois dans l’histoire récente, l’Italie vote en février, en plein hiver. Quand les autres partis, trop frileux, choisissent d’organiser leurs meetings dans des salles chauffées, aux places limitées, Beppe Grillo lui refuse de s’enfermer. Il fait froid ? Qu’à cela ne tienne, à peine monté sur scène, il enflamme tout et fait fondre la glace entre la politique et le citoyen.

Depuis des années, l’humoriste secoue le cocotier de la vieille politique italienne. Critiqué, vilipendé, dénoncé tant par la droite que par la gauche, considéré comme un dangereux populiste, celui qui a fondé le Mouvement 5 étoiles parcourt l’Italie depuis plus d’un mois à bord de son camping-car « prêté par des amis », bravant le froid piquant, la pluie, parfois la neige, les avalanches de critiques et l’indifférence des médias. À chaque étape de son « Tsunami tour », les places sont pourtant toujours plus noires de monde. À Turin, 70 000 personnes ont assisté à son show place Royale, à Milan, ils étaient près de 100 000 ! Dario Fo, l'écrivain et dramaturge d'ordinaire soutien de la gauche classique, est cette fois monté sur scène pour clamer son soutien.

Et voilà Grillo qui brouille une fois de plus le jeu électoral. Crédité de 16 à 18 % des intentions de vote dans les tout derniers sondages publiés le 9 février, son Mouvement 5 étoiles s’installe à la troisième place ! Le résultat des élections des 24 et 25 février sera-t-il identique ? Si oui, le bouleversement serait immense.

« Je ne sais pas comment ça va finir, mais je vois déjà que vous avez un regard différent. Tout cela se transforme en quelque chose à quoi je ne croyais pas », confie-t-il en hurlant à la foule présente devant lui et à tout le « Popolo della rete » – peuple d’internet – qui suit le meeting en direct sur internet. Car son blog (à consulter ici) est devenu l'un des plus visités. « Partout où je vais les gens demandent des solutions à des problèmes que les politiques ont créés eux-mêmes », lance Beppe Grillo en gesticulant dans tous les sens, l’air toujours aussi scandalisé.

Beppe Grillo, en gladiateur du peuple.Beppe Grillo, en gladiateur du peuple.© (dr)

Sur la place, Giorgio Libera, 63 ans, ne perd pas un mot du discours de celui qu'une bonne partie de la presse décrit comme « un petit homme excité », « un grassouillet », « un personnage détestable », « un populiste », « un danger ». Giorgio ne laisse transparaître aucune émotion particulière, mais il explique qu’il trouve que « le discours de Beppe Grillo est crédible ». « On en a tous marre, dit-il. Les candidats racontent tous n’importe quoi. Ils veulent juste être élus pour prendre un fauteuil au Parlement, mais ils ne font rien pour le peuple. » Avant Giorgio votait pour le Parti démocrate (PD), au centre gauche. Il ne veut plus en entendre parler

 

Un slogan : « Nul ne doit rester en retrait »

Patrizia Zanotta, elle, votait « à droite ». Mais elle ne dit pas quelle droite : celle de Berlusconi ou celle, extrême, de la Ligue du Nord, très implantée dans la basse vallée lombarde ? Cette entrepreneuse de 43 ans n’a plus aucun doute, ni aucun complexe : elle votera pour le Mouvement 5 étoiles. « Je me suis informée, je suis allée sur le site, j’ai lu les programmes et je trouve que les propositions qu’ils font concernant les PME sont celles dont les entreprises ont besoin. »

Dans ce Nord de l'Italie, les petites et moyennes entreprises, terreau de la richesse et de la puissance économique, accusent en effet particulièrement le coup de la crise. En proie aux usuriers ou aux huissiers, nombreux sont les entrepreneurs qui se retrouvent dans l’impasse en pleine crise, certains décidant même de mettre fin à leurs jours. « On a entendu trop de promesses non tenues de la part de la vieille classe politique, qui a échoué à résoudre les problèmes », proteste Patrizia.

Or c'est au Sud du pays, en Sicile, qu'une tout autre histoire s'est écrite : les élus du Mouvement 5 étoiles à la région ont tenu leurs promesses et montré l’exemple. Chaque mois, ils versent plus de la moitié de leur salaire mirobolant de conseiller régional dans une caisse servant à faire du micro-crédit pour les entreprises. Et ça marche. Pour l’instant. L’œil de « la rete » – la communauté sur internet – surveille de près les comptes et les déclarations des élus. Il s'agit là d'une transparence révolutionnaire alors que les scandales de corruption et de détournement de fonds publics éclatent à la chaîne depuis le début de la campagne.

Clip de campagne du Mouvement 5 étoiles « un revenu de citoyenneté », le volet économique et social :

 

« Le pays a besoin de nouveaux visages et de nouvelles propositions, les 24 et 25 février, ce sera un vote de révolte qui fera changer l’Italie », prévient Patrizia. En suivant Beppe Grillo dans son « tsunami tour », en observant les immenses foules de ses supporters, on voit que ces nouveaux visages n’ont rien du profil « salles d’attente du dentiste », ou « caisses de supermarché », caricaturés par les médias et les adversaires de gauche et de droite. Comme Giorgio ou Patrizia, ces visages sont ceux d’adultes responsables et informés, inquiets pour l’avenir et non pas ceux d’une bande de beatniks idéalistes, de « communistes », ajouterait Silvio Berlusconi. 

« J’ai entendu que si seuls les 18-23 ans allaient voter, le mouvement gagnerait les élections », s’enthousiasme Cristian, jeune étudiant « bien sous tous rapports ». Pour son premier vote aux législatives, il sait déjà qu’il va voter #M5S – abréviation utilisée comme hashtag sur Twitter. « Je pense que c’est la seule force politique en mesure de représenter les jeunes en Italie. Il apporte un peu de révolution, alors que tout est devenu répugnant, dit-il en grimaçant. Pour nous les jeunes, il n’y a aucun espoir en ce moment. Si tu n’étudies pas à l’université, tu es presque sûr de ne pas trouver de travail, mais en sortant de l’université si tu veux travailler à hauteur de tes compétences, tu es obligé d’aller à l’étranger. »

Cristian explique d’ailleurs qu’il a lu que le Mouvement 5 étoiles était en tête dans les sondages pour le vote des Italiens de l’étranger. « Moi, je n’ai le droit de vote que depuis deux ans, précise-t-il. A priori, j’aurais voté au centre gauche, même si je trouve que sur les questions économiques, le centre droit est plus crédible, sauf que les idéaux de la droite sont en décalage total avec la situation actuelle. »

À écouter les déclarations des candidats du Mouvement 5 étoiles aux élections régionales ou législatives, il apparaît clairement que ce rassemblement se situe à gauche. Parmi les slogans du mouvement – qui refuse l’étiquette de parti politique et les remboursements électoraux qui en découleraient –, le plus rassembleur est sans doute « nessuno deve rimanere indietro », « Nul ne doit rester en retrait ».

Cette inspiration de gauche sert aux adversaires de droite – Silvio Berlusconi en tête – pour diaboliser le mouvement. Sauf que, comme le reconnaît Denis Ferro, candidat du M5S sur la liste des régionales en Lombardie, ces derniers temps « affluent de plus en plus d’anciens sympathisants de droite, même des électeurs de la Ligue du Nord ». De larges sympathies qui valent au M5S d’être dénoncé de plus en plus fortement par la gauche. « Le Mouvement 5 étoiles est un mouvement de citoyens. Nous défendons des idées, pas des idéologies », se défend le jeune candidat, pourtant issu d’une « culture de gauche ».

 

La fin de l'impunité et du bunga bunga

Fustigés pour ces liaisons dangereuses, les candidats à la députation ou à des postes de conseillers régionaux du M5S le sont également pour leur « inexpérience politique » qui pourrait représenter « un danger pour le fonctionnement des institutions ». « En revanche, les poupées sans cervelle, les bourrins dégoûtants qui ont acheté leurs diplômes et les mafieux qui ont été élus sur les listes de Berlusconi, dont nous payons les salaires et les retraites, sont compétents selon vous ? » rétorque un observateur de la vie politique italienne. Face à une classe politique qui s’est largement servie dans les poches des citoyens – en témoignent les scandales en série éclaboussant la région Lazio et la région Lombardie par exemple –, le Mouvement 5 étoiles veut sonner le glas de l’ère de l’impunité et du bunga bunga.

Un clip de campagne du Mouvement 5 étoiles contre la professionnalisation de la vie politique, la corruption et les scandales :

 

En pleine crise, l’heure est au « bon sens » et à la « sobriété ». Federica Daga, tête de liste Lazio 1 pour la chambre des députés, a désormais 99 % de chance de siéger au Parlement au lendemain du scrutin. De longs cheveux bruns rassemblés en queue de cheval, veste claire, jeans et chaussures plates un peu râpées, elle n’a pas l’intention de changer un seul détail de son look le jour où elle devra passer les portes de Montecitorio. Les hommes seront eux contraints, protocole oblige, de porter au moins chemise et cravate. Mais pas question de se faire appeler « Onorevole », titre honorifique pour s’adresser aux députés. Non, les élus du Mouvement 5 étoiles seront de simples « citoyens ». Ils s’y sont engagés.

Beppe Grillo ne sera pas non plus le « despote » souvent décrit. D’ailleurs, le fondateur du Mouvement 5 étoiles n’est pas candidat à ces élections. Il ne se présente ni sur les listes parlementaires, ni sur les listes régionales, ni à la présidence du Conseil. Déroutant pour les commentateurs politiques et pour ses adversaires. Si le Mouvement 5 étoiles devait remporter les élections, nul ne sait qui le président de la République choisirait pour assurer la direction du gouvernement.

« Beppe Grillo, c’est un porte-voix pour le mouvement », explique Fabio Massimo Castaldo, candidat à la région Lazio. Pour Federica Daga, « Beppe Grillo, c’est un ami, un homme qui fait partie du mouvement et qui, comme nous, étudie la situation locale, nationale, globale, essayant de chercher des solutions ». Vu son succès populaire, vu l’enthousiasme sur les places de l’Italie du Nord au Sud, Beppe Grillo a un programme jugé crédible et qui porte. « Le Mouvement n’invente pas ces solutions mais il les trouve dans les territoires, dans les groupes, les comités, les associations qui connaissent et agissent sur des problèmes concrets », explique la jeune candidate à l’assemblée.

Parmi les propositions avancées, celle de l’instauration d’un « revenu de citoyenneté », un revenu minimum garanti par l’État en cas de licenciement ou de difficultés à trouver un emploi pour les jeunes – équivalent du RSA français, qui n’existe pas en Italie. Beppe Grillo et les siens veulent aussi internet gratuit pour tous et que la priorité soit donnée aux énergies renouvelables dans tous les cas. Ils promettent l’abaissement des coûts de la politique et la réduction du nombre de parlementaires, la suppression des financements publics à la presse…

Pour tenir ses troupes, le fondateur du mouvement de citoyens a néanmoins imposé des règles de conduite à ses candidats et interdit notamment toute alliance avec quelque parti que ce soit après les élections. « Je pense tout simplement la même chose, je ne le considère pas comme un ordre de Beppe Grillo », précise Federica Daga.

Appel au meeting de Rome, le 22 février.Appel au meeting de Rome, le 22 février.

L’après élections reste une grande inconnue, mais déjà les « grillini » frétillent à l’approche du dernier meeting du « tsunami tour » à Rome, le 22 février, piazza San Giovanni. Objectif : rassembler un million de personnes pour un méga-show mêlant humour et politique, musique rap et quolibets, cris de rage et éclats de rire.

« Les Italiens blaguent un peu en permanence, c’est pour ça que Beppe Grillo a réussi à impliquer autant de monde dans le mouvement parce qu’il a combiné ces deux choses : l’humour et la dénonciation des scandales », assure Selena Caputo, 32 ans, candidate pour la région Latium. Pour Grillo et son équipe, le pari est déjà gagné. Selon eux, lundi 25 février, ceux qui ont moqué le mouvement et l’ont ignoré en ricanant risquent de perdre subitement tout sens de l’humour à l’heure du dépouillement du vote.

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USA / UE : ce que les médias n’ont jamais dit…

17 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

USA / UE : ce que les médias n’ont jamais dit…

atlantisme

 

Pierre Hillard

 

Docteur en science politique et essayiste.

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L’annonce par le Président Obama lors de son discours sur l’état de l’Union, le 12 février 2013, du lancement d’une zone de libre-échange transatlantique a déclenché une série d’articles et de commentaires dans les médias français. Ces derniers découvrent subitement l’existence d’un projet permettant l’émergence d’une zone représentant 40 % du PIB mondial et assurant environ 700 milliards de dollars d’échanges de biens et de services entre l’Ancien et le Nouveau monde. Bien entendu, cette presse française est incapable de relever les acteurs véritables à l’origine de la déclaration du Président américain. N’oublions pas que ces dirigeants politiques ne sont que les porte-voix plus ou moins efficaces de l’oligarchie. Le président Obama, dans sa course à l’investiture présidentielle, préparait déjà le terrain en appelant à « l’unité transatlantique » dans un discours à Berlin en juillet 2008.

Outre le rôle de la Commission européenne, du Transatlantic Policy Network, des déclarations du Président Kennedy et de Richard de Coudenhove-Kalergi appelant à une « Union atlantique » évoqués dans notre article (« Vers le marché transatlantique »), il est utile de rappeler que l’accélération du processus s’est produite en 2002/2003 grâce à l’action de groupes de travail germano-anglo-américain, sous l’égide de la Fondation Bertelsmann. Notons qu’en dehors de ce milieu germano-anglo-saxon, nous trouvons quelques participants apatrides comme Mario Monti, Pascal Lamy, Jean-Claude Trichet ou encore Jean-Louis Gergorin. La parution de notre livre « La décomposition des nations européennes » avec le sous-titre « De l’union euro-atlantique à l’État mondial », en 2004, annonçait pour la première fois le processus d’unification euro-américain. Cet ouvrage n’a reçu aucun écho.

Véritable maître d’œuvre, la Fondation Bertelsmann a mis en place, en liaison avec le Center for Applied Policy Research (CAP), dès juillet 2002 à Berlin, deux groupes de travail : « le groupe stratégique transatlantique pour l’économie, la finance et le commerce » et « le groupe stratégique transatlantique pour la sécurité ». Toutes les recommandations résultant des travaux de ces experts, introduisant le concept de G-2, ont nourri la Commission européenne et les propos de l’administration et du Président Obama. L’ensemble de ce travail révolutionnaire a été publié dans un ouvrage de la Fondation Bertelsmann dont la couverture — une photo montage — représente les véritables protagonistes de l’affaire : les drapeaux américain, allemand et européen avec le bâtiment du Reichstag en arrière-fond.

En dehors de l’élaboration des structures économiques, financières, commerciales et politiques gérant les rapports de ce bloc euro-atlantique, ces travaux ont permis de mettre un terme à la zizanie entre dirigeants européens et américains suite à l’invasion de l’Irak en 2003. Le fameux axe Paris-Berlin-Moscou fut torpillé par l’Allemagne de Schröder qui, le 27 février 2004, signa avec le Président Bush « L’Alliance germano-américaine pour le XXIe siècle », appelant, entre autres, à un axe euro-américain renforcé. À notre connaissance, il n’y eut pas un mot dans la presse française. Le journaliste John Vinocur a su parfaitement expliquer les raisons de cette réconciliation germano-américaine, véritable coup de poignard dans le dos de la France.

Enfin, rappelons que cette zone de libre-échange transatlantique, devant théoriquement aboutir en 2014/2015, se renforce au fur et à mesure que la régionalisation démantèle les États européens. Ces régions traitant de plus en plus avec Bruxelles — aux dépens des États nationaux — où se concentrent tant de lobbies américains, permettent à l’UE de parler d’une seule voix tout en démantelant les services publics. En 2000, le Prix Charlemagne accordé aux personnes œuvrant en faveur de la construction européenne fut attribué au… Président Clinton. Est-ce un hasard si le Président des États-Unis a évoqué avec enthousiasme et chaleur la nécessité de voir le processus de régionalisation se renforcer en Europe ? Quand on pense que, pendant des années, les européistes ont clamé que l’UE ferait contrepoids aux États-Unis, c’est vraiment l’hôpital qui se f… de la charité.

Pierre Hillard, le 17 février 2013
 
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Europe : Les plus démunis doivent payer la crise, moins 40% pour l'aide alimentaire chaque année.

11 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Lundi 11 février 2013

L'Europe met les affamés et l'Aide alimentaire au régime sec

 


Génial, François Hollande a parlé d’un « bon compromis » et  l’illustre (inconnu) Président du Conseil européen, Herman Von Rompuy a tweeté  hier « Il y a un accord! Le Conseil européen s'est mis d'accord sur un cadre financier pluriannuel pour le reste de la décennie. Cela valait la peine d'attendre ». Ah ça pour valoir la peine, ça valait la peine, surtout pour les plus démunis, laissés pour compte et très pauvres qui peuplent notre si belle Europe, Prix Nobel de la Paix, l’an passé.

 

 

 

Avec un budget de 960 milliards pour la période 2013-2020, c’est un budget « historique ». Le 1° budget en baisse de l’histoire… La lutte contre la grande pauvreté n’a qu’à bien se tenir, on est armé. Budget total  en baisse de 3%, il y a forcément du mou dans la corde à nœud et des perdants. Mais comme tout ceci n'est que du cirque, chaque clown annonce en riant qu'il a sauvegardé l'essentiel...

C’est ainsi que le budget  de l’Aide alimentaire passe de 500 millions € à 300 millions € : - 40% d’un coup !!! Voilà comment on met en Europe la « solidarité » au cœur du projet et les « laissés pour compte «  au régime sec. En revanche, lorsqu'il s'est agi de trouver quelque chose comme 320 milliards € pour "recapitaliser" (combler en fait des dettes privés des banques, par de l'argent public du contribuable) les banques, on a fait vite... mais pour lutter contre la pauvreté, c'est une autre histoire !!! Il y a toujours plus de pauvres dépendant des associations caritatives et ONG pour manger et survivre et de moins en moins d’argent alloué au budget…

François Hollande, tout auréolé de son médiatique habit de « chef de guerre » au Mali, avait annoncé qu'on allait voir ce qu'on allait voir. On a vu, en effet... La démocratie, les Peuples et la Pauvreté sont passés à la chasse d'eau, à la moulinette. Ceci dit, avec une majorité d'Etats dirigés par le Droite (avec en fers de lance, Angela Merkel et David Cameron, partisans des coupes sombres dans le budget) et un leader socialiste qui s'agite, mais ne me fera jamais oublier que cette Europe-là, c'est aussi la sienne, pas de surprise à attendre donc, mais de là à amputer de 40% un budget alloué à l’extrême pauvreté, cela restera comme une tâche indélébile dans la conscience de tous ceux qui ont signés.  

Le Canard enchaîné avait vu juste dans sa Une, mercredi en titrant : « Moins de dunes, plus de thunes ! », mais François de Corrèze, en bon énarque ne lit pas le palmipède.

L'Europe qu'il a voté en 1992 (Oui à Maastricht), soutenu au Traité de Nice et d'Amsterdam, puis pour laquelle il a appelé à voter "oui" au Traité constitutionnel en 2005, avant de voter "oui" (contre le Peuple de France) en 2007 pour le Traité simplifié......... est un recul démocratique permanent qui renforce l'Europe libérale de 1951 (CECA), de la CEE (1957) et de l'Acte unique (1986)...Hollande fait du Delors. A la différence que Delors après 8 années passées à la Commission européenne, lorsque les socialistes orphelins de Mitterrand se cherchaient un candidat, le père de Martine Aubry (sic) a refusé l'offre.... François Hollande, lui, n'a pas manqué l'occasion. Mais, pour reprendre Georges Marchais, Delors - Hollande, c'est bonnet blanc, blanc bonnet...

Pour comprendre à quel point d’illégitimité politique, cette Europe par trop libérale nous a conduit, il suffit de voir le refus de voter le budget, ce qui est pour moi une "fronde" des députés européens, qui savent que des gouvernements, aux Commissaires en passant par les sommets européens et les Peuples, on les méprise.... Ils (les députés) ont paraît-il un "pouvoir de codécision".... C'est le moment ou jamais de montrer qu'ils servent à quelque chose. J'espère qu'en refusant de voter le budget, ils vont être à l'origine d'un "blocage institutionnel salvateur"... Mais cette Europe là, des marchands, des banquiers, d'agences de com et des technocrates est une illusion démocratique pour les Peuples. Elle n'est pas faîtes par le Peuple, pour le Peuple, au nom du Peuple. Encore moins pour les pauvres. Cette Europe me sort par les trous de nez...

Ah il est beau le "pacte de compétitivité" quand on met 40% du budget pour l'agriculture et son modèle "truqué" de subventions...Sûr qu'on va réindustrialiser l'Europe et investir dans la Recherche & Développement et récréer des emplois dans une Europe miné par le chômage. Et ça fait 50 ans que ça dure. Même Edgar PISANI lui-même, apôtre de la PAC, du remembrement, des gains de productivité à tout va, a fini par reconnaître qu'il faut changer le système.

Mais tout n’est pas à jeter, puisque cette PAC, de moins son système productiviste a dégagé de très (trop) nombreux excédents dans les années 80. L'Europe des 10 de l'époque a fini par créer en 1987, un Plan d'Aide aux plus Démunis : le PEAD.  Et nombres d’associations caritatives, remplaçant dans la lutte contre l’extrême pauvreté, des Etats incapables, lâches et démissionnaires, bénéficient de cette aide salvatrice pour des millions de « laissés pour compte ». Et bien pour les "crève-la-faim" qui par millions doivent aux ONG et autres associations caritatives d'avoir un repas, l'addition va être salée. Budget en baisse de 500 à 300 millions €. Une HONTE !!! Comment peut-on faire des économies sur la FAIM ??? A moins de vouloir éradiquer non pas la faim et la pauvreté, mais les pauvres eux-mêmes. Pour la Fédération Française des Banques alimentaires, cela représente "25 millions de repas en moins/an". http://www.liberation.fr/societe/2013/02/08/bruxelles-coupe-dans-l-aide-alimentaire-europeenne_880449 . Dans le même temps, depuis 5 ans, c'est + 30% de bénéficiaires de la générosité des Restos du coeur...

Voilà comment on combat la très grande pauvreté en Europe. En même temps, pour les tenants du libéralisme, la pauvreté n'est pas une fatalité, c'est la faute des pauvres... A VOMIR !!! Risquent pas de vomir, les pauvres, ils n’auront plus rien à manger sous peu.

Mais Hollandréou va nous faire le coup du "j'ai sauvegardé l'aide alimentaire". Alors certes, François a donné l’illusoire impression médiatique qu’il allait chercher un accord (et pas au rabais) quitte à se montrer martial comme jadis le très court sur pattes qui l’a précédé à l’Elysée, mais, c’était pour faire oublier sa conception de l’Europe et pour faire aussi bien que le petit leader du « Parti impérial ». Certes, il avait en face de lui une meute de chefs d’Etat droitier poursuivis par les agences de notations et autres financiers. Tous  prêts à mordre et qui n’ont eu de cesse d’exiger une baisse draconienne du budget, mais cette Europe dans laquelle les grandes décisions doivent se prendre à l’unanimité, c’est autant celle des libéraux de touts bords que celle des sociaux-démocrates à la sauce Hollande-Papandréou-Zapatero et consorts…

Quand les financiers sabrent le champagne, c’est les pauvres qu’on affame, qu’on met au régime sec et qui trinquent !!!

C'est tout simplement insupportable.

 

Voilà pour finir sur une note de grandeur et d'espoir, les paroles de la Chanson : Les restos du coeur

Refrain

Aujourd' hui on n' a plus le droit

Ni d' avoir faim ni d' avoir froid

Dépassé le chacun pour soi

Quand je pense à toi je pense à moi

Je te promets pas le grand soir

Mais juste à manger et à boire

Un peu de pain et de chaleur

Dans les restos les restos du coeur

Aujourd' hui on n' a plus le droit

Ni d' avoir faim ni d' avoir froid

I

Moi je file un rancard

A ceux qui n' ont plus rien

Sans idéologie discours ou baratin

On vous promettra pas

Les toujours du grand soir

Mais juste pour l' hiver

A manger et à boire

A tous les recalés de l' âge et du chômage

Les privés du gâteau les exclus du partage

Si nous pensons à vous c' est en fait égoïste

Demain nos noms peut-être grossiront la liste

II

Autrefois on gardait toujours une place à table

Une chaise, une soupe, un coin dans l' étable

Aujourd' hui nos paupières et nos portes sont closes

Les autres sont toujours, toujours en overdose

J' ai pas mauvaise conscience, ça m' empêche pas d' dormir

Mais pour tout dire ça gâche un peu l' goût d' mes plaisirs

C' est pas vraiment ma faute si y' en a qui ont faim

Mais ça le deviendrait si on n' y change rien

III

J' ai pas de solution pour te changer la vie

Mais si je peux t' aider quelques heures allons-y

Y' a bien d' autres misères trop pour un inventaire

 

 

 

SOURCE / MEDIAPART

http://danactu-resistance.over-blog.com/article-europe-les-plus-demunis-doivent-payer-la-crise-moins-40-pour-l-aide-alimentaire-chaque-annee-115209020.html

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Hongrie : les affamés marchent sur Budapest !

11 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Plusieurs milliers de personnes sont attendues ce lundi à 17h dans Alkotmány utca (proche du parlement) pour attirer l’attention sur l’augmentation de la pauvreté et protester contre les conditions du programme de travaux d’intérêt général. En Hongrie, le "welfare state", c'est terminé, explique de son côté le gouvernement.

Des dizaines de citoyens ont entrepris des longues marches vers Budapest, depuis les régions les plus pauvres du pays. Certains ont parcouru jusqu’à 300 km à pied dans le froid, depuis Sellye dans l’Ormansag, la région frontalière avec la Croatie, dans le sud du pays. Ils espèrent être rejoints par 5-10.000 manifestants cet après-midi, à l’occasion de la rentrée parlementaire, pour scander les vers du vénéré poète Attila Jozsef : « Du travail et du pain, la foule arrive ! ».

Une "éhségmenet", au départ de Miskolc (Photo : www.168ora.hu)

Le co-président du syndicat « Közmunkas Szakszervezet », Komjáthi Imre précise : "Nous ne demandons ni l'assistanat social, ni l'aumône, nous voulons du travail, du pain et des salaires décents !". Il réclame que les salaires reviennent à leur niveau de 2010 : 60.200 forint (200 euros) contre actuellement 47.000 huf (160 euros).

Leur principale revendication : la révision du Code du travail qui impose aux chômeurs et aux inactifs des travaux d’intérêt général, dans des conditions parfois très dures et dégradantes.  L’année dernière, 300.000 travailleurs – selon des chiffres contestés du gouvernement - ont été réquisitionnés pour entretenir des forêts, débroussailler les bas côtés des routes, nettoyer des canaux d’irrigation, etc.

Une cause nationale ? Non, une guéguerre politicienne

Malheureusement ces initiatives locales qui avaient été lancé l’an dernier à Miskolc aiguisent les appétits politiques et le parti socialiste MSZP à tôt fait de mettre le grappin dessus. Et ce qui devrait être une cause nationale – la lutte contre la pauvreté – est donc réduit une fois de plus à une « guéguerre » politicienne, entre une gauche qui veut retrouver du crédit auprès des démunis et une droite qui l’accuse de manipuler des gens qu’elle a contribué à rendre pauvres.

Maté Szabo, le médiateur de la République pour les droits fondamentaux a lancé une enquête suite à des plaintes relatives aux mauvaises conditions de travail. Car ces travailleurs qui se trouvent dans une position de très grande vulnérabilité – toute aide sociale est coupée en cas de refus d’accepter un travail d’intérêt général – font parfois face à l’arbitraire des autorités locales. L’ombudsman indiquait dans un communiqué de presse cet été que "le respect des droits fondamentaux de ces travailleurs ne peut pas dépendre uniquement de la bonne volonté des gouvernements locaux" et rappelait que ce programme d’emplois publics ne doit pas être une finalité, mais seulement une étape vers un retour sur le marché du travail. Or, on le sait, jamais le million d’emplois promis par Viktor Orban d’ici à 2020 ne sera créé et cette main d’œuvre corvéable ne rejoindra pas le marché du travail.

Du "welfare state" au "workfare state"

Le 1er ministre hongrois Viktor Orban plaide pour mettre fin à "l’impasse que représente le modèle ouest-européen d’Etat providence", au profit d’une société fondée sur le travail : la Hongrie n'a plus les moyens d'être un "welfare state", elle sera donc un "workfare state", prévient-il. Le gouvernement explique vouloir casser le cercle de la pauvreté et de l’assistanat par ces travaux dépourvus de rationalité économique mais utiles socialement, en redonnant aux travailleurs l'estime de soi, mais surtout en apaisant les tensions locales. Notamment entre Roms et non-Roms car les premiers sont surreprésentés dans ce programme et 100.000 d’entre eux devraient y être intégrés à moyen terme.

Le taux d’activité en Hongrie est l’un des plus faibles de l’Union européenne - 4,3 millions de travailleurs seulement pour 10 millions d’habitants.

http://www.hu-lala.org/2013/02/11/hongrie-les-affames-marchent-sur-budapest/

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Union européenne ou Union soviétique ?

11 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Union européenne ou Union soviétique ?

eurss

 

Etienne
Lahyre

 

Haut fonctionnaire.

L’Union européenne vole décidément de succès en succès : après avoir reçu le Prix Nobel de la Paix, mis fin (définitivement, cela va sans dire) à la crise de l’Euro, l’UE prétend avoir trouvé un accord intergouvernemental sur ses perspectives financières 2014-2020.

Une enveloppe globale d’environ 960 milliards d’euros dont les coups de boutoir conjugués de Merkel et Cameron ont permis de diminuer légèrement le volume par rapport au cadre budgétaire 2007-2013. Une première dans l’histoire budgétaire européenne.

Et les cabris européistes dont regorgent le Parlement de Strasbourg de pousser des cris d’orfraie : « c’est l’Europe qu’on assassine ! »

Moins d’argent pour Bruxelles, des eurocrates qui fulminent… à première vue, le bilan semblerait globalement positif. Il n’en est rien.

En effet, si le budget européen baisse, c’est la politique agricole commune (PAC), enjeu fondamental pour la France, qui est la plus concernée : - 47,5 milliards (- 12 %) par rapport à 2007-2013. C’est un fait : nos « amis » anglais et leurs alliés d’Europe du Nord n’aiment pas la PAC. En 2005, quand la Grande-Bretagne assurait la présidence de l’Union, Tony Blair avait déclaré que les dépenses de la PAC devaient être remises en cause car l’agriculture n’était pas un secteur « moderne ». Le fait que l’exigence de qualité alimentaire ne soit pas des plus élevées au royaume de sa gracieuse majesté ne surprendra personne ; en revanche, qu’un grand pays de commerce feigne de ne pas prendre conscience du rôle majeur que doit jouer l’UE pour répondre à la demande agricole mondiale et aux changements alimentaires des pays émergents, c’est plus significatif.

C’est la même alliance nordique qui a eu raison de l’aide alimentaire européenne : les fonds destinés à ce dispositif crucial pour de nombreuses associations sont en chute libre (- 30 % par rapport à la période précédente).

Mais, l’Europe a mieux à faire que de s’occuper des paysans et des plus démunis. Viviane Reding, mégère hystérique à côté de laquelle Taubira serait la douceur incarnée, veille au respect des priorités de Bruxelles. Non contente de s’immiscer désormais dans l’élaboration des budgets nationaux, la vice-Présidente de la Commission sanctuarise financièrement la composante sociétale de l’idéologie européiste : la lutte contre le racisme, la discrimination et le sexisme. Sans oublier les Roms que Nicolas Sarkozy aurait, sans le courage de Sainte-Viviane, envoyés en camps d’extermination.

Tout n’est pas rose néanmoins : les fonctionnaires européens viennent de se mettre en grève pour défendre leurs salaires. Rappelons que dans les institutions européennes, un chauffeur ou un huissier bénéficient d’un traitement équivalent en France à celui d’un Sous-Préfet ! On ne peut en effet que compatir et admettre que le projet de construction au sein du bâtiment bruxellois du Parlement Européen, d’un complexe aquatique destiné aux eurocrates (10 millions d’euros, une paille…) n’est qu’un modeste réconfort face aux avanies vécues quotidiennement par les stakhanovistes de l’UE.

L’Union Européenne est devenue l’URSS des temps modernes : inefficacité et pharisaïsme, auto-légitimation permanente et déni du réel, persécution politique des présumés « dissidents » (1), et défense des privilèges de sa Nomenklatura y sont désormais monnaie courante. L’ineffable logomachie des documents officiels ne fait pas davantage illusion que les fariboles du Gosplan. Pour y remédier et tenter de regagner les faveurs de l’opinion publique, l’Union européenne ne se refuse rien : elle vient d’augmenter de 35 % le budget consacré aux visites de la Commission européenne et de 38 % le budget de son portail Internet Europa.

Les paysans et les pauvres attendront.

 

(1) http://www.bvoltaire.fr/walleranddesaintjust/quand-des-deputes-europeens-veulent-etrangler-le-fn,10797
Et http://www.dailymotion.com/video/xcfmt2_3000-pour-un-chiffon-humide-nigel-f_news

 

Etienne Lahyre, le 10 février 2013

 

 

http://www.bvoltaire.fr/etiennelahyre/union-europeenne-ou-union-sovietique,11306?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=8fadd04b0e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email

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« L'EURO EST UN ÉCHEC » : LE CURIEUX CHANGEMENT DE TON DE LAURENT JOFFRIN SUR FRANCE-INFO.

10 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

« L'EURO EST UN ÉCHEC » : LE CURIEUX CHANGEMENT DE TON DE LAURENT .

« L'EURO EST UN ÉCHEC » : LE CURIEUX CHANGEMENT DE TON DE LAURENT JOFFRIN SUR FRANCE-INFO



Un certain nombre d'auditeurs du débat des éditorialistes, diffusé le 7 février 2013 au matin sur France Info, ont pu être surpris par le changement de ton très notable de Laurent Joffrin.

Ce journaliste très connu, qui a dirigé la rédaction du Nouvel Observateur, puis qui a été directeur de publication de Libération de 2006 à 2011, et que l'on connaissait jusqu'à présent comme un européiste obéissant, a mis les pieds dans le plat d'une façon très inaccoutumée.

Citations :

- « Le peule anglais ne veut pas de l'Europe [...]. Le référendum prévu dans 2 ans, devrait avoir lieu tout de suite. »

- « Les efforts financiers qu'on a faits en France, qui sont douloureux, ont été entièrement mangés en une semaine par la hausse de l'euro. À quoi ça sert de faire des efforts d'austérité si l'euro est trop fort ? »

- « Vous plaidez pour une politique qui a créé 30 millions de chômeurs en Europe. Il faut juger sur les résultats et pas sur les intentions. Le résultat c'est qu'on a 30 millions de chômeurs. C'est un échec. »

LA CRISE DE L'EURO CONTINUE DE PROGRESSER SOUTERRAINEMENT ET DE RONGER LES ÉCONOMIES ET LES SOCIÉTÉS D'EUROPE

À quoi est due une soudaine pareille liberté de ton sur France Info, au pays des médias ultra-verrouillés ?

Peut-être au fait que Laurent Joffrin, qui a 60 ans et dont la carrière journalistique est derrière lui, a peut-être moins envie de servir docilement le système ? Rappelons qu'il était membre du Club "Le Siècle" mais qu'il en a démissionné avec fracas en mai 2011, en l'accusant d'être une nouvelle oligarchie, complètement coupée des réalités (cf. http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20110512.OBS2927/argent-pouvoir-privileges-ils-ont-tout.html)

En tout cas, la nouvelle liberté de ton de Laurent Joffrin témoigne du fait que de nombreux journalistes sérieux - même s'ils n'osent pas le dire - savent pertinemment que la crise de l'euro couve toujours, comme le feu sous la cendre. La situation est extraordinairement grave financièrement, terrifiante socialement, et instable politiquement en Grèce, à Chypre, en Italie, en Espagne, au Portugal, et aussi de plus en plus en France.

Quant au bobard de la "prochaine reprise", il a fait "pschiitttt" pour la énième fois ce 7 février lorsque le communiqué officiel de la BCE, publié à 14h40, a révélé que la minuscule reprise économique annoncée n'aurait pas lieu comme promis. La prétendue embellie est maintenant anticipée officiellement non plus « au cours du second semestre », mais « en fin d'année ».

Bien entendu, la BCE nous informera dans le courant de l'été prochain que cette Arlésienne de la reprise économique n'aura en fait pas lieu avant la mi-2014. En janvier 2014, elle sera reportée à l'automne 2014, puis au début 2015, et ainsi de suite pour 2015, 2016, etc.

Ce sketch sinistre dure, année après année, depuis 1999. Mais le soudain éclat de Laurent Joffrin montre que ce sketch ne fait plus rire grand-monde, et que le verrouillage européiste a de plus en plus de difficulté à maintenir la chape de plomb.

Les événements confortent ainsi toujours plus les analyses et les propositions de l'UPR. C'est une tragédie pour la France, mais c'est un atout décisif pour le développement de notre mouvement.

François Asselineau
Un certain nombre d'auditeurs du débat des éditorialistes, diffusé le 7 février 2013 au matin sur France Info, ont pu être surpris par le changement de ton très notable de Laurent Joffrin.

Ce journaliste très connu, qui a dirigé la rédaction du Nouvel Observateur, puis qui a été directeur de publication de Libération de 2006 à 2011, et que l'on connaissait jusqu'à présent comme un européiste obéissant, a mis les pieds dans le plat d'une façon très inaccoutumée.

Citations :

- « Le peule anglais ne veut pas de l'Europe [...]. Le référendum prévu dans 2 ans, devrait avoir lieu tout de suite. »

- « Les efforts financiers qu'on a faits en France, qui sont douloureux, ont été entièrement mangés en une semaine par la hausse de l'euro. À quoi ça sert de faire des efforts d'austérité si l'euro est trop fort ? »

- « Vous plaidez pour une politique qui a créé 30 millions de chômeurs en Europe. Il faut juger sur les résultats et pas sur les intentions. Le résultat c'est qu'on a 30 millions de chômeurs. C'est un échec. »

LA CRISE DE L'EURO CONTINUE DE PROGRESSER SOUTERRAINEMENT ET DE RONGER LES ÉCONOMIES ET LES SOCIÉTÉS D'EUROPE

À quoi est due une soudaine pareille liberté de ton sur France Info, au pays des médias ultra-verrouillés ?

Peut-être au fait que Laurent Joffrin, qui a 60 ans et dont la carrière journalistique est derrière lui, a peut-être moins envie de servir docilement le système ? Rappelons qu'il était membre du Club "Le Siècle" mais qu'il en a démissionné avec fracas en mai 2011, en l'accusant d'être une nouvelle oligarchie, complètement coupée des réalités (cf. http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20110512.OBS2927/argent-pouvoir-privileges-ils-ont-tout.html)

En tout cas, la nouvelle liberté de ton de Laurent Joffrin témoigne du fait que de nombreux journalistes sérieux - même s'ils n'osent pas le dire - savent pertinemment que la crise de l'euro couve toujours, comme le feu sous la cendre. La situation est extraordinairement grave financièrement, terrifiante socialement, et instable politiquement en Grèce, à Chypre, en Italie, en Espagne, au Portugal, et aussi de plus en plus en France.

Quant au bobard de la "prochaine reprise", il a fait "pschiitttt" pour la énième fois ce 7 février lorsque le communiqué officiel de la BCE, publié à 14h40, a révélé que la minuscule reprise économique annoncée n'aurait pas lieu comme promis. La prétendue embellie est maintenant anticipée officiellement non plus « au cours du second semestre », mais « en fin d'année ».

Bien entendu, la BCE nous informera dans le courant de l'été prochain que cette Arlésienne de la reprise économique n'aura en fait pas lieu avant la mi-2014. En janvier 2014, elle sera reportée à l'automne 2014, puis au début 2015, et ainsi de suite pour 2015, 2016, etc.

Ce sketch sinistre dure, année après année, depuis 1999. Mais le soudain éclat de Laurent Joffrin montre que ce sketch ne fait plus rire grand-monde, et que le verrouillage européiste a de plus en plus de difficulté à maintenir la chape de plomb.

Les événements confortent ainsi toujours plus les analyses et les propositions de l'UPR. C'est une tragédie pour la France, mais c'est un atout décisif pour le développement de notre mouvement.

François Asselineau

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L’attaque contre la démocratie lancée par l’UE et les élites financières.

10 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

L’attaque contre la démocratie lancée par l’UE et les élites financières

De la démocratie majoritaire nationale à l’impérialisme financier des élites financières transnationales

Eberhard Hamer, juriste et professeur d’économie

En Europe, jusqu’au début du XXe siècle, nous avions des monarchies qui règnaient hiérarchiquement. Les nobles qui leur devaient hommage et appui, pour leurs terres, avaient des privilèges économiques et sociaux (le droit de devenir officier) face au Tiers Etat (bourgeois, paysans, ouvriers). Ce fut l’époque du féodalisme.
Non seulement ils avaient été coupables de la Grande Guerre, mais aussi ces nobles féodaux et ces monarchies n’y ont pas survécu. L’effondrement de ce système hiérarchique fit place à une société démocratique majoritaire au suffrage universel. Au lieu d’élites héréditaires à durée indéterminée, régnaient alors des élites fonctionnelles, technocrates à durée déterminée, qui devaient être réélues constamment et qui ne s’orientaient donc pas, par principe, vers le haut de la société, mais vers le bas. La démocratie tire sa légitimité de la majorité de la population qui peut exprimer sa volonté par le droit au suffrage universel, à la différence des systèmes antérieurs tirant leur légitimité du droit divin (de la grâce de Dieu) et qui exerçaient par conséquent le pouvoir central de haut en bas.
Les démocraties ne sont pourtant pas à l’abri d’idéologies extrêmes, comme nous l’ont montré l’exemple de l’Allemagne et de l’Italie dans les années 20 et 30. Comment Hitler a réussi à légitimer son pouvoir par les voies légales, pour lui et sa troupe, doit être l’objet d’une autre analyse dépassant le cadre de ces considérations-ci. La Seconde Guerre mondiale a éliminé ces dictatures et déclenché une nouvelle vague de démocraties en Europe.
Souvent déjà, les historiens nous ont prévenus qu’au cours de l’histoire, de bons débuts démocratiques avaient été souvent des situations d’exception passagères. Au cours des siècles, le régime d’un monarque ou d’un dirigeant, ou d’une oligarchie détenant le pouvoir hiérarchique de haut en bas, étaient plus communs que le système contraire d’une légitimité démocratique du pouvoir de bas en haut. De toute évidence, la démocratie, tout comme d’autres formes politiques, est un système hégémonique qui ne possède pas automatiquement – quasiment sui generis – la force de résister aux attaques lancées par les élites puissantes et en particulier les élites financières.

La démocratie menée à la ruine par l’UE

Aujourd’hui, beaucoup de juristes en droit constitutionnel se demandent ce que vaut encore notre démocratie nationale, étant donné que
–    dans le Traité de Lisbonne, la nationalité des 27 Etats membres est explicitement remplacée par l’«Europe» et par une citoyenneté européenne,
–    d’après la recherche du juriste en droit constitutionnel et ancien président de la République fédérale d’Allemagne, Herzog, 84% de toutes les réglementations allemandes ne sont plus votées par le Parlement allemand même, mais imposées sous forme de directives ou d’instructions par la Commission européenne. Les Parlements nationaux des Etats-membres ne font que les appliquer, sans commentaire, sans pouvoir les modifier, ce qui veut dire qu’ils doivent obéir à la Commission.
–    Les régulateurs centraux européens ne réglementent pas seulement les affaires fondamentales de l’Europe mais tout jusque dans les moindres détails, de la courbure du concombre à la lampe, de l’isolation thermique à la possiblité du service militaire pour les femmes. Depuis longtemps, la compétence législative a été centralisée en la transférant des Parlements nationaux à la Commission européenne de Bruxelles. Ce n’est donc plus le citoyen qui décide mais la «commission politique» bruxelloise.
–    La centralisation de la compétence législative dans les mains de la Commission signifie en même temps que ce ne sont plus les députés élus qui représentent le peuple dans l’acte de la législation. Les commissaires politiques de la Commission européenne ne sont pas des représentants élus par le peuple, ils ne sont pas non plus obligés de rendre des comptes au pseudoparlement européen, mais seulement proposés et nommés par les gouvernements des pays membres. Ils n’ont qu’à rendre des comptes au président de la Commission et à personne d’autre. La Commission européenne est de facto un politburo d’après le modèle socialiste, une centrale toute-puissante se composant de commissaires politiques non obligés à rendre des comptes au peuple et dont les décisions autocratiques représentent le droit obligatoire et supérieur pour les pseudodémocraties subordonnées des pays membres.

Juncker: Tout juste essayer jusqu’où l’on peut aller

Par la centralisation de plus en plus de droits souverains des Etats-nations au sein du politburo européen, par le démontage des nations en faveur d’une suprématie européenne et par le transfert de plus en plus de fonctions étatiques aux institutions européennes comme par exemple la nouvelle administration sous Mme Ashton, Haut commissaire de l’UE pour les Affaires étrangères, avec 7000 fonctionnaires, Euroforce, la Cour de justice comme cour suprême ou l’Union bancaire européennes (à la charge des banques allemandes saines) et l’union fiscale (souveraineté financière du politburo européen au lieu de celle des différents pays), on effectue un démontage systématique de nos démocraties nationales vers la centralisation de tous les droits au sein du politburo européen. Nous avons par conséquent, dans les pays membres européens, déjà bien plus d’ingérence par la dictature européenne que d’autodétermination démocratique. Que ce démontage de la démocratie et cette centralisation européenne sont effectués systématiquement et par préméditation, le fonctionnaire européen Juncker l’a admis: «Nous décidons quelque chose, le mettons sur le tapis, puis nous attendons un certain temps pour voir ce qui arrive. S’il n’y a pas de grande clameur et pas d’émeutes, parce que la plupart des gens n’ont pas compris ce qu’on avait décidé, alors on continue – pas à pas, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de retour en arrière possible.» C’est ainsi que se passe le démontage des démocraties européennes et la prise de pouvoir par le politburo bruxellois.
La centralisation européenne par le biais du démantèlement de la démocratie dans les pays membres n’est pas seulement née de l’intérêt égoiste d’élargir le pouvoir du politburo bruxellois; la crise financière démontre de facon évidente qu’il y a, au-delà des acteurs de Bruxelles, un pouvoir encore plus puissant à l’œuvre qui a réussi à contraindre les Etats européens et toute l’Europe à prendre en charge les dettes – accumulées par les banques internationales ayant perdu beaucoup d’argent à la Bourse (soit la prise en charge de dettes privées étrangères).

A l’arrière-plan: la dictature financière

Considérant la réalité non publiée de la crise financière européenne, on s’aperçoit qu’il ne s’agit pas du sauvetage de quelques pays membres européens, ni de l’euro ni de l’Europe, mais de sauvegarder les crédits d’une poignée de banques internationales se livrant à la spéculation dans des pays surendettés, de «sauver» ces banques des pertes d’amortissement pour en empêcher l’effondrement partiel ou plutôt la dévaluation du système monétaire mondial du dollar.
–    Ce n’est pas par hasard que les premières agences mondiales de notation financière appartenant aux deux clans financiers internationaux les plus puissants, Roth­schild et Rockefeller, ont toujours dévalué des banques ou des pays de l’espace euro quand le dollar s’affaiblissait et que l’afflux nécessaire de 400 milliards de dollars, arrivant de l’étranger, pour le financement de la grande puissance américaine risquait de se tarir. Sans cet approvisionnement, les Etats-Unis seraient insolvables et le dollar serait mûr pour la dévaluation, l’empire du dollar des premières banques internationales, régnant sur le dollar, serait en danger.
–    Ce n’est pas par hasard non plus que les acteurs décisifs de la crise sont d’anciens «Bankster» (jeu de mots se composant des deux termes «banque et gangster») de la banque malfamée Goldman-Sachs, ayant tiré les ficelles de falsifications permettant à la Grèce l’entrée dans l’UE: Draghi, Monti, Sarkozy, Lagarde, Juncker et d’autres. On peut donc présumer pour le moins «un comportement concerté» de cette bande de Bankster dans cette crise de l’euro.
–    Déjà, lors de la faillite de Lehmann, un ancien directeur de Goldmann-Sachs et secrétaire du trésor américain en fonction (Paulson), avait imposé que les banques appartenant aux clans financiers devraient être sauvées – «sans alternative» par l’argent des contribuables. C’est ce que le gouvernement américain a exigé ensuite également de Mme Merkel et de l’Europe – «sans alternative» – car, nous sommes, comme M. Schäuble l’avoue, un pays toujours pas souverain mais occupé.
–    Le dollar domine l’économie financière du monde entier à plus de 70%. La Federal Reserve Bank (FED), dominée par les clans de la haute finance américaine, est la banque d’émission, soumise entièrement aux deux clans financiers, ayant le droit d’imprimer, à volonté, des billets à valeur mondiale, et qui a multiplié par quarante la quantité de dollars lors des 40 dernières années. C’est pourquoi, chaque fois qu’un pays ne voulait plus vendre ses matières premières en échange de ce papier-monnaie, ses dirigeants, jusqu’alors amis des USA, étaient déclarés subitement terroristes qu’il fallait éliminer – par exemple Saddam Hussein en Irak, Kadhafi en Libye, Ahmadinejad en Iran, Poutine en Russie. Si le dollar n’était plus accepté comme monnaie internationale dominante pour les matières premières, le château de cartes de l’impérialisme du dollar des Etats-Unis s’effondrerait, l’aristocratie de la haute finance perdrait la base de son pouvoir et n’arriverait plus à dominer le monde, les peuples et les marchés financiers en imprimant des dollars.

Le dollar, des crédits et des dettes comme pierre angulaire décisive de l’hégémonie financière

En réalité, le dollar, les crédits et les dettes sont les pierres angulaires décisives d’une hégémonie financière, dont les dirigeants font partie d’une aristocratie financière sous le leadership de quelques douzaines de familles, dont les deux clans financiers Rothschild et Rockefeller comme force décisive.
John Perkins décrit, comme lui-même et ses agents d’élite de la Banque mondiale, du FMI et de l’«Agency for International Development» (USAID) américaine ont imposé des crédits excessifs à travers des expertises même fausses, aux pays étrangers qu’on devait d’abord, en partie, rendre favorables par des pots de vin ou des menaces de la part du gouvernement américain pour les obliger à accepter ces crédits. Qui était trop indocile subissait un accident mortel, comme par exemple les présidents Torrijos (Panama), Roldos (Ecuador), Allende (Chili) et d’autres. Les requins financiers états-uniens offraient des crédits pour le développement de l’infrastructure, des centrales électriques, des autoroutes, des ports, des parcs industriels et autres – «le crédit étant lié à la condition que ce soient des entreprises d’ingénieurs et du bâtiment américaines qui réalisent tous ces projets. En principe, une grande partie de l’argent n’a jamais quitté les Etats-Unis. Des banques à Washington l’ont tout simplement viré au profit des bureaux d’ingénieurs à New York, Houston ou San Francisco».1 Bien que l’argent est reversé presque immédiatement aux groupes appartenant à la «Corporatocratie» (la haute finance américaine), le pays receveur doit rembourser tout, la somme qu’il doit et les intérêts. «Si un assistant financier réussit vraiment bien, les crédits sont si élevés que le débiteur, après quelques années, ne sera plus en mesure de remplir ses engagements.
C’est alors que nous, comme la mafia, exigeons notre part. Par exemple le contrôle des votes à l’ONU, la construction de bases militaires ou l’accès à des matières premières importantes comme le pétrole ou le contrôle du canal de Panama. Bien sûr que nous ne remettons pas les dettes aux débiteurs – c’est ainsi que nous réussissons à soumettre un pays de plus d’une façon permanente à notre entreprise.»2

La FED fait fonctionner la planche à billets

La haute finance américaine dispose de l’argent nécessaire à de telles machinations grâce à la FED qui lui appartient. Il ne faut que l’imprimer. La FED, cette machine à monnaie, est en effet l’instrument qui permet à la haute finance états-unienne de dominer le monde entier, de l’assujettir par des crédits et de réduire ceux qui ont accepté son argent à une servitude pour dettes perpétuelle.
La nouvelle manière de conquérir le monde consiste à ne plus tenir sous le joug les peuples directement par les armes, mais de façon indirecte, en leur imposant des crédits immenses pour qu’ils accèdent, à travers de leurs dettes et intérêts accumulés, à leur domination financière et économique (servitude pour dettes et intérêts). L’effet est identique: les deux voies réduisent les peuples à l’état de vassaux tributaires à perpétuité.
L’hégémonie de la haute finance américaine à l’aide de dollars imprimés sans scrupules, de crédits, de dettes et d’intérêts est la nouvelle forme de l’impérialisme mondial n’ayant plus besoin de faire recours à la baïonnette mais qui, en misant sur l’endettement, a assujetti plus de 200 pays du monde entier.
Etant donné ceci, on voit clairement pourquoi l’impérialisme financier ne tolère pas que les pays tels que la Grèce se libèrent eux-mêmes de leurs dettes et des crédits de la haute finance par la faillite de l’Etat. Une telle banqueroute mettrait un terme à la domination par les créanciers, anéantirait leurs crédits et en finirait avec les tributs sous forme d’intérêts.
Ceux qui ont lu John Perkins comprendront aussi pourquoi notre gouvernement a dû imposer l’endettement de l’Allemagne en faveur de pays étrangers «sans alternative». Il ne s’agissait pas de l’euro ou de l’Europe, mais du maintien des crédits de la haute finance, et de veiller à ce que l’ébranlement d’un pays n’anéantisse pas ces crédits et la servitude pour dettes respectives, et qu’ainsi ne soit brisée une première pierre de l’enceinte de la forteresse.
Pour cette même raison, tout «engagement privé» des banques par rapport au règlement des dettes est exclu. Les dettes ne doivent pas se transformer en problème des banques de créance américaines, mais rester à la charge perpétuelle de chaque pays endetté et de ses citoyens et contribuables. Si un pays tel que la Grèce ne sait plus quoi faire, eh bien, on fait appel à d’autres pays pas encore surendettés, tels que l’Allemagne, pour prendre la responsabilité en tant que garants, ce qui veut dire qu’on transforme la responsabilité individuelle d’un débiteur en responsabilité collective de plusieurs pays pour agrandir ainsi la domination par crédits de la haute finance.3

Le passage de la démocratie à l’Etat-providence

Le fait que l’impérialisme financier capitaliste ait réussi à s’imposer à l’échelle mondiale en tant que système de domination, est lié aux transformations des démocraties en Etats-providence:
La démocratie est née dans la lutte pour la liberté, le droit et l’autodétermination – donc d’idées et du combat pour les réaliser.
Mais partout, une providence exagérée a transformé le système original des responsabilités démocratiques, par manque d’une construction réconfortante, en un système de domination sociale. Notamment dans les métiers d’assistance sociale, la tendance s’est imposée d’élargir les structures d’aide sociale individuelles à la charge des contribuables, d’«administrer» les destinataires de cette aide et de justifier ainsi la raison d’être de ces structures. La tendance à professionnaliser toute aide sociale et de créer ainsi une concurrence à l’aide familiale et aux engagements bénévoles, au cours des vingt dernières années, a fait triompher cette évolution.
C’est pourquoi les questions de fond ne sont pas suffisamment discutées, telles que par exemple de savoir:
–    s’il est socialement juste que chacun ait le droit de consommer le rendement de ses prestations lui-même sans les partager (libéralisme);
–    s’il faut priver les couches de population à salaires avantageux de plus en plus de leur revenu pour le redistribuer, au moins en cas de besoin, à d’autres (les partis bourgeois du centre);
–    si, par principe, il faut offrir à tous le même revenu et des conditions de vie identiques par la redistribution (socialisme).
Les idées prévalant avant tout en Europe qui, par manque de clarté, se sont développées en une vraie histoire à occuper les gens, ont abouti au fait que l’Etat-providence ait déclaré comme but primordial la redistribution des moyens en faveur des prestataires et des gens à bas salaire. La Gauche s’est créé, en compensation du prolétariat, une couche de nécessiteux d’aide en permanence; y appartiennent, aujourd’hui, non seulement les faibles, mais également les immigrés. C’est surtout avant les élections que l’on redistribue à nouveau pour gagner, avec ces cadeaux électoraux supplémentaires, des majorités de votants. L’évolution des vingt dernières années rend plus difficile un débat raisonnable du problème dans son ensemble; la société 20:80 avec ses indicibles richesses d’une part et l’appauvrissement d’autre part a fait surgir, dans toute la population, non pas seulement le sentiment de l’injustice, mais une situation réellement injuste qui doit être réorganisée.

Le groupe privilégié de ceux favorisant la redistribution

Les gagnants et la nouvelle élite de l’Etat social du XXe siècle sont ceux qui contribuent à la redistribution: les politiciens, les fonctionnaires, les fonctionnaires sociaux. Comme dans chaque féodalisme ils se sont érigés, par le mot fétiche «social», en groupe non seulement inattaquable mais aussi privilégié, pouvant s’acheter, avec les prestations sociales, du pouvoir et de la gratitude. Ces fonctionnaires atteignirent leur statut féodal privilégié non seulement face à leur clientèle sociale, mais aussi face à l’élite des plus performants qu’ils exploitaient en avançant la notion «social» et en les privant sans scrupules de leurs revenus et leurs fortunes. Au sein du féodalisme social, les fonctionnaires sociaux constituent la nouvelle élite sociale, la nouvelle aristocratie sociale qui tire le maximum de profit de la dite redistribution. En Allemagne, elle sert plus de 66.7% de la population.4
Comme chaque système corrompu, la redistribution a comme désavantage qu’elle ne peut être réduite que difficilement, parce que l’issue de la situation passive ne se ferait que par un programme de redressement qui fonctionne. Au lieu de cela, on continue à redistribuer, à rajouter, à distribuer constamment de nouveaux cadeaux. Et ce qu’on ne peut plus financer par les recettes en cours, est payé par des crédits, chargeant ainsi l’avenir des coûts sous forme de dettes provenant des prestations sociales exagérées. Ainsi toutes les démocraties à redistribution se sont plus ou moins endettées – en partie de façon débridée – se faisant escroquer volontiers par des fournisseurs de crédits internationaux.

L’UE – union à redistribution et bloc imposant la passivité

Dès ses débuts l’UE, elle aussi, a été une union à redistribution, percevant les fonds des pays membres et – après avoir confisqué une somme toujours croissante pour ses besoins administratifs (50 000 fonctionnaires!) – accordant des subventions à la grande majorité des pays membres pour arriver à une prétendue «égalité de prospérité au sein de l’UE». Ainsi la Grèce a par exemple reçu, dans les vingt dernières années, plus de prestations de redistribution provenant de l’UE (principalement de l’Allemagne) qu’elle n’avait fait, en plus, de dettes. C’est l’Allemagne qui a été et reste dès le début le payeur principal des bienfaits de l’UE, ce qui veut dire qu’en fin de compte, elle est pillée de manière permanente et systématique en faveur des autres pays membres.
Il en résulte que l’UE a toujours été une union de transfert au détriment de l’Allemagne – sans que les pays membres subventionnés se soient ainsi rétablis. Tout au contraire: ils se sont habitués aux prestations de telle sorte qu’au delà, ils s’offrent un endettement encore une fois plus grand, tombant ainsi de la démocratie responsable dans la servitude pour dettes européenne et internationale.

L’élite financière dictatoriale

Cela se manifeste de nouveau de nos jours dans la crise financière européenne. Au Bundestag, les députés noir-rouge-vert ont décidé, à la majorité absolue et à l’encontre de la volonté de 80% de leurs électeurs, de se charger des dettes des pays européens en faillite envers les banques internationales, par des cautions et paiements allemands, léguant ainsi aux générations actuelle et future le plus grand endettement de notre histoire, et ceci non pas dans notre propre intérêt, mais dans celui d’intérêts étrangers. C’est la prochaine génération qui en paiera les conséquences.
Qu’est-ce qui prend les députés de trahir leurs propres électeurs en les chargeant de dettes étrangères qu’ils n’ont pas faites, de livrer leur prospérité aux pays et aux banques étrangers, détruisant même en partie l’avenir de la prochaine génération? Cela n’a plus beaucoup à faire avec la démocratie puisque 80% de la population le réfutent tout en se trouvant dans l’impossibilité d’empêcher les députés élus à y donner leur approbation. Apparemment, ces députés sont sous une contrainte plus forte que celle dictée par le bien-être des électeurs. Apparemment la légitimation d’en bas est donc devenue faible et peu perceptible, au point que la pression d’en-haut les a entraînés à dire oui au «Mécanisme européen de stabilité» (MES) respectivement au «Monstre européen du surendettement» qui se trouve à l’encontre de la volonté des électeurs.

Qui a poussé les députés à cette tromperie envers leurs électeurs?

Formellement, les dirigeants des partis conservateurs, rouges, verts et jaunes ont conjuré leurs députés d’approuver les lois de ce pillage. Dans le cas du FDP, les dirigeants du parti ont même saboté une consultation des membres initiée par le député Schäffler, pour atteindre au moins une faible majorité pour l’approbation souhaitée.
Apparemment, dans la crise financière européenne, il ne s’agit plus ni du vote des électeurs ni de l’intérêt des députés, mais les directions des partis ont imposé une stratégie qu’ils semblent avoir reçue eux-mêmes d’en haut:
–    on sait que Mme Merkel a considéré le premier «plan de sauvetage» comme problématique sur le plan constitutionnel et qu’elle a hésité jusqu’à ce que le président Obama l’ait insultée par téléphone et ait exigé qu’elle obéisse.
–    Elle a ensuite transmis cet ordre au président de la République fédérale Köhler, un spécialiste financier qui avait reconnu comme tous les autres spécialistes financiers indépendants qu’il ne devait pas signer «pour le bien-être du peuple», mais au contraire pour le dommage du peuple. La pression était cependant si forte qu’il a signé. S’il avait démissionné avant la signature, il serait devenu un héros du peuple. La démission juste après la signature a fait de lui un lâche pour le peuple.
–    Les dirigeants des partis rouges et verts ont participé à la prise en charge de dettes ou de caution de l’Allemagne sans problème à travers les plans de sauvetage. Depuis que Steinbrück et Trittin ont été récompensés par l’invitation à la «Conférence de Bilderberg» en février, ils veulent – contrairement aux partis au pouvoir – non seulement se charger des anciennes dettes de tous les pays européens en faillite, mais ils veulent que leurs électeurs se portent garants également pour toutes les nouvelles dettes – à n’importe quel prix que ce soit (euro-obligations).
–    Toutefois, on ne peut pas reprocher à ces deux cadres du parti une atteinte directe à leurs propres électeurs étant donné que les électeurs issus de la classe inférieure profitent en général des transferts de revenu, ils vivent donc des impôts au lieu de les payer. Toutefois, eux aussi subiront de manière indirecte les conséquences de l’endettement: les paiements à l’étranger réduisent l’efficacité de l’Etat à l’intérieur du pays, donc aussi les transferts de la clientèle rouge et verte.

Domination étrangère par des intérêts financiers étrangers

La crise financière en Europe fait par conséquent preuve de domination étrangère qui vise des intérêts (financiers) étrangers. A la place de la volonté des électeurs, la volonté centrale de l’industrie financière mondiale règne depuis longtemps. Elle règne sur le plan mondial à l’aide de la servitude pour dettes et intérêts dans plus de 200 pays du monde. Elle constitue non seulement un nouveau genre d’empire financier mondial mais transfère aussi des compétences et des structures de pouvoir national de la démocratie centrale vers une obéissance centrale à l’hégémonie financière. La domination de l’oligarchie financière issue du capitalisme financier peut donc être considérée comme une nouvelle hégémonie d’élites, l’hégémonie de l’industrie financière sous la direction des deux clans régnants comme système politique qui remplace celui de la majorité démocratique.
L’empire financier s’est de même assuré le soutien des quelques centaines de gens les plus importants du monde. Cette oligarchie se rencontre annuellement en tant que «Club de Bilderberg».5 Le prince Bernhard des Pays-Bas et les deux clans financiers Rothschild et Rockefeller, l’ont fondé en 1952 pour élaborer des propositions au sujet d’«un seul gouvernement mondial» et pour imposer leurs plans communs en faveur de l’élite financière régnante. Voici par exemple quelques objectifs visés:
–    L’identité internationale remplace l’identité nationale. L’identité nationale doit être parfaitement minée, stigmatisée en tant qu’«extrême droite» dans le monde entier pour qu’elle ne se relève plus jamais face à un «seul monde» nivelé.
–    Contrôle central de la politique des Affaires intérieures et extérieures. Celui-ci est formellement exercé par le gouvernement des USA qui est pour sa part téléguidé par la haute finance. L’Europe est gouvernée par le consensus de l’Union européenne comme sous-groupe.
–    Finalement, on prévoit de centraliser le pouvoir dans le monde aux Nations Unies, et de recouvrer par le «citoyen du monde» des impôts directs, ou de manière indirecte sous forme de remises sur les matières premières, accordées par l’ONU.
–    L’OTAN doit être élargie au niveau d’une armée mondiale de l’ONU et elle doit intervenir de plus en plus dans des foyers d’insurrection dès que l’hégémonie financière est menacée.
–    Dans un système de droit uniforme, la Cour de justice internationale doit devenir la seule instance juridique, la Cour suprême du monde entier.
–    Dans une éducation globale, les gens doivent être élevés en vue de la liberté et de l’unité globale: liberté des capitaux, liberté d’accès au travail, liberté d’investir, liberté par rapport à tout lien national, liberté à l’égard de l’histoire et des liens nationaux et, aussi l’égalité de toutes les races et de tous les peuples.
–    Un alignement mondial des médias sert le même but. La centralisation et la monopolisation des médias sont mises au service d’une éducation prévue à l’échelle mondiale.6
Vers la fin du XXe siècle, il se tisse par conséquent un fil rouge de centralisation dû au besoin d’argent des pays de redistribution d’un côté et au besoin de nouveaux débiteurs pour des crédits toujours nouveaux de la haute finance américaine de l’autre côté:
–    à travers le démantèlement de la souveraineté nationale par la servitude pour dettes et intérêts et
–    la centralisation européenne des compétences démocratiques décisives au profit de l’Union européenne dominée par le politburo central et
–    le transfert de pouvoir systématique vers les fonctionnaires politiques asservis à la haute finance partout dans le monde,
donc de façon conséquente à un système d’hégémonie mondiale hiérarchique et central qui n’est plus démocratique, dominé par une nouvelle élite du capital sous la direction de l’oligarchie financière.
Le système démocratique qui repose sur les majorités de la population – à savoir la démocratie représentative sans correctif du référendum ni de l’initiative factuels – s’est évidemment vendu financièrement lui-même à travers la corruption de la redistribution. Les nouveaux sires financiers, les prêteurs et les suzerains décidant des dettes, des intérêts, des actifs financiers, règnent de manière centraliste sur le nouveau monde virtuel du capital financier. Ils sont les véritables dictateurs du capital et règnent sur plus de 200 pays de la terre pour décider quand et quel pays reçoit des fonds ou se trouve en difficultés et qui doit finalement payer pour les crédits dus (tous, sauf leur propres banques).
La crise financière de l’euro a fait apparaître de manière très claire ces structures de pouvoir.
Ce qui s’appelle encore démocratie dans les pays de l’Union européenne n’est qu’une forme creuse dotée de moins en moins de compétences. Le sens des responsabilités est à nouveau remplacé par une servitude autoritaire comme pendant des siècles précédents, à la différence qu’il s’agit cette fois-ci de la domination et de la servitude financières indirectes qui ne sont pas faciles à saisir par le public parce qu’elles sont cachées et davantage dissimulées par l’incroyable hypocrisie des médias. Elle peut cependant être beaucoup plus brutale que les systèmes de domination directe des siècles précédents.     •
(Traduction Horizons et débats)

1    John Perkins, Les confessions d’un assassin financier. Révélations sur la manipulation des économies du monde par les Etats-Unis, Editions Alterre, septembre 2005
2    John Perkins, Bekenntnisse eines Economic Hit Man, p. 22s.
3    cf. Hamer, E. «Die US-Hochfinanz treibt die Welt planmässig in Schuldknechtschaft», in: Der Welt-Geldbetrug, 3e éd. 2012, p. 36s.
4    cf. Hamer, Eberhard, Mittelstand unter lauter
Räubern, p. 16s.
5    cf. Daniel Estulin, Die wahre Geschichte der
Bilderberger, 3e éd. Rottenburg 2011.
6    cf. Estulin, p. 50s.

km. Le professeur Hamer écrit: «Qu’est-ce qui prend les députés de trahir leurs propres électeurs en les chargeant de dettes étrangères qu’ils n’ont pas faites, de livrer leur prospérité aux pays et aux banques étrangers, détruisant même en partie l’avenir de la prochaine génération? Cela n’a plus beaucoup à faire avec la démocratie puisque 80% de la population le réfutent tout en se trouvant dans l’impossibilité d’empêcher les députés élus à y donner leur approbation. Apparemment, ces députés sont sous une contrainte plus forte que celle dictée par le bien-être des électeurs. Apparemment la légitimation d’en bas est donc devenue faible et peu perceptible, au point que la pression d’en-haut les a entraînés à dire oui au «Mécanisme européen de stabilité» (MES) respectivement au «Monstre européen du surendettement» qui va à l’encontre de la volonté des électeurs.»
* * *
L’analyse est juste. Les citoyens allemands le savent également. Ils savent aussi que la démocratie directe offre une issue. La démocratie directe est le droit des citoyens, aussi en Allemagne, pour corriger le mauvais chemin sur le plan factuel et aussi pour obliger à nouveau les députés à respecter ce qu’il sont tenus de faire par la loi.

 

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3797

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FACE A LA VIOLENCE CAPITALISTE, LA DÉFENSE OUVRIÈRE EST URGENTE ET LÉGITIME. Texte du PRCF.

10 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

FACE A LA VIOLENCE CAPITALISTE, LA DÉFENSE OUVRIÈRE EST URGENTE ET LÉGITIME

 

Dans un communiqué en forme d’appel policier à la mobilisation ouvrière, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le « socialiste » préféré du MEDEF et de l’UMP, a déclaré (sur Europe 1, la radio de Lagardère) : "il y a de la désespérance chez les ouvriers, chez les ouvrières, il y a de la colère. (...) J'en appelle évidemment à la retenue, au dialogue social, à la recherche de solutions", a dit jeudi le ministre de l'Intérieur. Il n'y a pas de place pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail, mais on ne peut pas admettre qu'on cherche à casser l'outil de travail, à briser des mobiliers urbains, qu'on s'attaque à des édifices publics, qu'on lance des boulons sur des policiers".

La violence, Monsieur le ministre « socialiste », ce n’est pas de jeter des papiers par la fenêtre dans un siège social où les ouvriers viennent d’apprendre qu’ils sont licenciés, que leur avenir et celui de leurs gosses est brisé, parce que les patrons – pardon les « entrepreneurs » - ont décidé de délocaliser l’usine à 5000 km pour faire plus de profit. La violence, c’est celle d’actionnaires, de « grands PDG » propres sur eux, de politiciens sociaux-libéraux cherchant à se faire bien voir de la droite pour devenir « présidentiables », d’eurocrates interdisant toute nationalisation industrielle au nom de la « concurrence libre et non faussée » imposée par l’Union européenne. La violence, c’est que mille  usines par an déménagent du site France, que des millions d’ouvriers et de fils d’ouvriers sont marginalisés dans leur propre pays, que la nation française, privée d’économie productive et rabattue vers les activités financières les plus parasitaires, est en voie d’implosion tant elle est fissurée par les « fractures sociales ».

Quant à la guerre de classes, ce n’est pas la classe dominée qui a décidé de la mener. Rappelons les paroles du milliardaire US Warren Buffet qui déclarait récemment, applaudi par les siens : « il y a une guerre de classe, c’est vrai ; mais c’est ma classe, celle des riches qui mène cette guerre et c’est nous qui la gagnerons » (New-York Times, 26. 11. 2006).

Alors les ouvriers, les syndicalistes de lutte, les patriotes républicains qui enragent de voir casser leurs acquis et leur pays, n’ont d’autre choix que celui de la lutte de classe et de masse, que celui de l’autodéfense républicaine.

Fondateur de la République française, Robespierre avait fait graver dans la Constitution républicaine les mots suivants : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Alors à quand des ordres précis de M. le Ministre d’État pour faire décrocher partout « La liberté guidant le peuple » de Delacroix et pour interdire aux gens de chanter « Aux armes citoyens ! » à la fin de la Marseillaise.

La classe ouvrière, la nation populaire sont en état de légitime défense. Laisser brader ce qui reste d’industrie au nom des « plans sociaux » qui ne visent qu’à marginaliser la jeunesse ouvrière et à ruiner la nation en la privant de production, c’est la solution de la mort lente. Nous ne voulons pas mourir. Notre classe, notre pays se dresseront chaque jour un peu plus contre la violence de ceux qui, drapés dans le drapeau de la funeste « construction » européenne, veulent mettre un point final à notre histoire nationale et révolutionnaire. Les ouvriers rejetteront chaque jour un peu plus les carottes creuses du bonimenteur Montebourg comme le gros bâton de son collègue Valls, qui brigue manifestement la succession du sinistre Jules Moch.

Dans les formes qu’ils auront eux-mêmes démocratiquement arrêtées les salariés agressés par le patronat, par l’UE et par le gouvernement de Manuel Valls à genoux devant le patronat, sauront résister pour le bien de notre peuple, de notre jeunesse et de notre pays !

« Jamais non jamais le peuple de France ne sera un peuple d’esclaves » (Appel du 10 juillet 1940 de Maurice Thorez et de Jacques Duclos).

Camarades ouvriers, tous ensemble et en même temps, vous portez l’avenir de la jeunesse et de la nation !

 

(PP Février 2013)

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