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Le blog de Lucien PONS

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Diplomatie française : de l’influence à l’effacement.

9 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Politique étrangère, #L'armée française, #Europe supranationale, #AMERIQUE

Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 29-08-2016

« Si vous exercez une influence, feignez au moins de l’ignorer » nous rappelle fort à propos Henry de Montherlant dans ses Carnets. Tel n’est pas le cas de la France (le président de la République, François Hollande et son ex-ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius qui fut souvent étranger aux Affaires) qui proclament urbi et orbi que la diplomatie française est avant tout une diplomatie d’influence. Parfois, cette pétition de principe prend la forme de brochure glacée de 200 pages à prétention pseudo-scientifique qui s’apparente, par certains égards, à une forme de propagande officielle1 comme au bon vieux temps. Les vieux concepts ont la vie dure.

Aujourd’hui, il est vrai que, dans ce monde de l’hyper-communication, le faire-savoir a pris le pas sur le savoir-faire. En effet, et à l’inverse du présent, notre pays, dans le passé, fait le choix de pratiquer une authentique diplomatie d’influence sans éprouver le besoin de le crier sur tous les toits à qui veut l’entendre. L’influence ne se décrète pas artificiellement, elle s’impose naturellement comme nous l’enseigne l’Histoire. Peut-être est-il indispensable de préciser ce qui fonde l’influence pour mieux appréhender les conditions dans lesquelles la France passe lentement mais sûrement d’une influence réelle à une influence factice.

LES DÉTERMINANTS DE L’INFLUENCE : UN COCKTAIL D’OBJECTIF ET DE SUBJECTIF

De tous temps, le phénomène de l’influence d’un État dans les relations internationales combine dimensions objective et subjective.

La dimension objective : une réalité incontestable

Evoquer l’influence que peut avoir un pays dans le monde et sur la scène internationale, c’est avant tout faire appel à un autre concept bien connu des internationalistes, celui de puissance. La puissance peut se définir schématiquement comme la « capacité de faire, de faire faire, de d’empêcher de faire, de refuser de faire »2. Pour ce faire, il faut disposer d’une puissance militaire incontestée (de préférence faire partie des cinq Etats dotés de l’arme nucléaire au sens du TNP et d’intervenir hors de son territoire grâce à une capacité de projection autonome), d’une puissance économique (en termes de produit intérieur brut, de vigueur du commerce extérieur, de compétitivité3, de participation aux clubs des grands comme le G7/G8), d’une puissance diplomatique (en termes de présence permanente au Conseil de sécurité de l’ONU, de densité du réseau diplomatique, consulaire, économique et culturel), d’une puissance intellectuelle (en termes de diffusion de la langue grâce à la Francophonie et des idées grâce à ses intellectuels) et d’une magnificence culturelle (littérature peinture, sculpture, théâtre, cinéma…).

La dimension subjective : une réalité impalpable

Evoquer l’influence que peut avoir un pays dans le monde et sur la scène internationale, c’est aussi faire appel à un autre concept bien connu des psychologues et autres sociologues, celui de volontarisme. Même si ceci relève de la tautologie, être une puissance d’influence suppose de le vouloir. Et pour le vouloir, il faut disposer d’une vision qui combine intelligemment le rétrospectif et le prospectif. Comme le souligne Gabriel Hanotaux à la veille du premier conflit mondial : «  la diplomatie française travaille toujours et partout, selon les circonstances, pour le plus grand profit du présent et pour la meilleure préparation de l’avenir ». Ne dit-on pas que le système westphalien, c’est l’application de la raison cartésienne aux relations internationales ! La force de la démarche française repose sur une conception stratégique de long terme fondée une juste appréciation de ses leviers d’influence économique, diplomatique, militaire et culturelle4. En un mot, la recherche permanente d’un équilibre particulièrement instable en raison de la volatilité de la situation internationale entre « hard power » et « soft power ». Une sorte de miracle à la française !

C’est sur socle solide que la France construit au fil des siècles une influence que personne ne lui conteste en dépit des avatars et des ironies de l’Histoire.

UNE CERTAINE IDÉE DE LA FRANCE

Si, au cours des siècles, la France doit en grande partie son influence incontestable et incontestée au poids de ses idées, elle le doit aussi à son art de l’exécution.

Le poids des idées : « une certaine idée de la France »

En France, et sans remonter à la nuit des temps, tout commence avec les Lumières. Sans faire de mauvais jeu de mots, on peut dire, sans la moindre prétention, qu’elles éclairent le monde, qu’elles guident les peuples dans leur cheminement vers des sociétés plus justes et plus respectueuses de l’homme. Ainsi, se dessine la vocation universelle de notre pays. La France pratique une politique étrangère consistant à exporter son influence politique, économique ou culturelle, afin d’étendre son prestige et le rayonnement de sa présence. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité, une des cinq puissances nucléaires au sens du TNP, fondatrice de l’Union européenne, du G7 devenu G8 (avec la Russie) et du G20, grande contributrice aux opérations de maintien de la paix et capable d’intervenir seule et en premier sur un théâtre d’opération extérieur (en Afrique en particulier), disposant du deuxième réseau diplomatique au monde derrière les États-Unis, utilisant au mieux du levier de la Francophonie5… La valeur de sa tradition intellectuelle renforce son poids intrinsèque dans la pagaille multipolaire.

L’art de l’exécution : une certaine approche de la diplomatie

Comment évolue la diplomatie ? « La diplomatie telle qu’elle se pratiquait au Congrès de Vienne n’avait pas grand-chose à voir avec les usages du XXIe siècle. De nos jours, les diplomates sont en contact immédiat avec leurs capitales, en temps réel, et reçoivent des instructions extrêmement détaillées concernant jusqu’aux textes de leurs présentations… Aussi (A Vienne), les instructions devaient-elle être rédigées en des termes assez vagues pour pouvoir se prêter à d’éventuelles évolutions ; les directives communiquées aux diplomates concernaient essentiellement des idées générales et des intérêts à long terme ; s’agissant de la tactique au jour le jour, les diplomates étaient largement livrés à eux-mêmes »6. L’influence à la française résulte alors de cette division du travail entre un centre (le politique) fixant un cap pérenne au bateau France et une périphérie (le diplomate) opérant au quotidien dans les soutes du navire les adaptations rendues nécessaires, indispensables pour tenir compte des contingences du moment. Cette dichotomie entre politique étrangère et diplomatie a tendance à s’estomper. Force est de constater que l’ambiguïté assumée face à la mondialisation entraîne lentement mais sûrement la France vers l’abime.

La France a-t-elle encore la politique étrangère d’une grande puissance ? A-t-elle encore les moyens de ses ambitions diplomatiques ? Est-elle toujours une puissance d’influence ?

LES MOTEURS DE L’EFFACEMENT ET LE PRIX DE L’IRRÉSOLUTION

Après le temps incontournable du constat d’échec vient celui aussi redoutable de la causalité de l’effacement actuel de la diplomatie française.

Un constat d’échec : au revoir Paris !

Plus on nous assène ce mantra de la diplomatie d’influence que l’on ne cesse de conceptualiser, plus on a des raisons sérieuses d’être dubitatif sur la consistance réelle de ce concept dans la pratique de la diplomatie française. L’aveuglement de nos dirigeants successifs face à l’effacement de notre pays sur la scène internationale est pathétique, désespérant. La voix de la France serait attendue et entendue, nous répète-t-on à longueur de péroraisons qui sonnent creux par leur côté pavlovien. La politique étrangère de la France pensée par des énarques (la plupart d’entre eux n’ont jamais mis les pieds à l’étranger) ferait pâlir d’envie le monde. La diplomatie de la France serait pris comme modèle tant elle est géniale et dans la lignée de Talleyrand. Le reste est à l’avenant ! Les bras vous en tombent (Cf. les bourdes de Jean-Marc Ayrault).

Aucun de ces raisonnements ne résiste à une analyse de bon sens. L’histoire se répète. Pour faire de la politique, il faut rêver, dit-on ! Mais il faut avant tout être réaliste. L’influence ne se décrète pas, elle se construit sur le long terme par un mélange subtil de « hard power » et de « soft power ». Pour ce qui est du premier, les moyens de la Défense sont aux limites de nos capacités, l’inutile opération « Sentinelle » venant désorganiser une structure qui n’en avait pas besoin. Pour ce qui est du second volet, le constat est encore plus accablant. « Paris a perdu son hégémonie. Elle faisait figure, sur le plan intellectuel, d’Athènes moderne. C’est le déclin d’Athènes… et la prise du pouvoir par la nouvelle Rome, les Etats-Unis »7. Le point de passage obligé est désormais Berlin ! C’est une vérité d’évidence que seuls les aveugles, les somnambules – et ils sont légions – ne veulent pas voir.

Une causalité redoutable : la multiplication des erreurs

La France sort de l’Histoire. Sa situation économique n’est guère enviable, son attractivité diminue8. Tous les indicateurs sont au rouge. La commission européenne nous tance régulièrement sur le non-respect des règles et sur notre déficit de réforme. A Bruxelles, 85% des textes produits sont en anglais. Au Saint-Siège, le Français n’est plus la langue de référence. Les rodomontades répétées de Laurent Fabius ainsi que ses coups de menton aussi ridicules que contre-productifs nous ont été fatals. La diplomatie française est hors-jeu sur la Syrie, l’Irak en dépit d’un bombardement mensuel. La France tente des réparations minimales, empilent rustines et rapiéçages dans l’attente d’hypothétiques jours meilleurs. Au cours de la dernière décennie, nous nous sommes projetés comme une « grande nation » que nous n’étions plus. Car une telle vue ne résiste évidemment pas aux faits comme sur la question du climat9.

Il y a ce défaut de vision globale et de long terme d’une diplomatie aux abois qui a conduit aux erreurs grossières sur les crises du Proche et Moyen-Orient (« Initiative pour la paix au Proche-Orient », Paris, 3 juin 2016). Il est trop facile pour les hommes politiques de se défausser de leur responsabilité sur les fonctionnaires. « Nos diplomates ne peuvent faire de miracles lorsqu’ils sont amenés à ne défendre que des dossiers indéfendables, qui les placent systématiquement du mauvais côté de l’Histoire »10. Si la diplomatie doit faire connaître sa mission et son bilan au plus grand nombre, il est regrettable qu’elle cède aux mauvais réflexes d’une communication racoleuse, voire contradictoire11 et au tropisme actuel du mentir vrai ! Conséquence de cette faiblesse coupable, il n’y a que Bernard-Henri Lévy pour se faire l’avocat zélé de François Hollande12.

LA FIN DES ILLUSIONS

« L’homme n’accepte le changement que sous l’emprise de la nécessité » (Jean Monnet). Croit-on encore pouvoir sauver la face en courbant l’échine ; en en appelant à une Europe moribonde en voie de désintégration, en s’alignant sur les positions des États-Unis et de son bras armé l’OTAN ; en ostracisant la Russie et, finalement, en se maintenant dans une obscure clarté avec une diplomatie faite de beaucoup de communication et de peu de réflexion et d’action ? Croit-on encore que c’est en avançant les yeux fermés que nous éviterons le gouffre ? Croit-on que nous influencerons les débats en nous retranchant derrière une hypocrisie qui empêche de dire clairement les choses telles qu’elles sont et non comme nous souhaiterions qu’elles soient ?

L’histoire de la plupart des civilisations retrace l’ascension et la chute d’empires. Face à la volatilité du monde actuel, la France doit impérativement se réinventer pour renaître de ses cendres, tel le Phénix de la mythologie égyptienne. Ceci constitue un impératif absolu pour elle en tant qu’abstraction et pour ses dirigeants en tant que réalité. Refuser d’avancer, c’est se condamner à reculer déclare Emmanuel Macron. Les dirigeants actuels réussiront-ils à prendre de la hauteur et à fixer un cap par rapport à l’urgence des évènements au jour le jour pour surmonter cette situation ? Trouveront-ils la clairvoyance et le courage politique qui leur font tant défaut de nos jours ? « Mieux vaut abandonner la partie que de s’user à la jouer mal » !13

Ce défi, c’est celui de Sisyphe. « La politique est l’art du possible ; la science, l’art du relatif » enseignait Bismarck. Or, comment faire avec des moyens de plus en plus contraints ? « L’histoire finit toujours par punir la frivolité stratégique »14. Le constat est peu flatteur : « Peut-être aussi sommes-nous un peu vexés, nous Français plus que d’autres peuples, que rien ne se passe comme nous l’espérions, heurtés dans notre conviction bien ancrée que c’était à nous qu’il revenait d’organiser le monde sur la base de notre universalisme autodécrété, toujours prêts à sermonner, sanctionner, nous ingérer ou nous projeter sur le monde »15. En dernière analyse, et au rythme où vont les choses, la diplomatie française passe lentement mais sûrement du statut longtemps enviable et envié de diplomatie d’influence à celui qui l’est nettement moins de diplomatie d’effacement.

Guillaume Berlat
29 août 2016

1Michel Foucher (sous la direction de), Atlas français de l’influence au XXIe siècle, Institut français/Le monde comme il va. Robert Laffont, 2013.
2Serge Sur, Relations internationales, Montchrestien, lextenso éditions, 6e édition, 2011, p. 249,
3Cyrille Pluyette, Compétitivité : la France a du chemin à faire, Le Figaro économie, 10 mars 2016, p. 19.
4Anne Gazeau-Secret, Pour un « soft power » à la française : du rayonnement culturel à la diplomatie d’influence, l’ena hors les murs, mars 2010, n° 399, pp. 10-12.
5Vénus Khoury-Ghata/Michel Foucher (avec), Francophonie. Une idée neuve ?, le un, n° 98, 16 mars 2016.
6Henry KissingerL’ordre du monde, Fayard, pp. 64-65.
7Pascal Ceaux, Shlomo Sand au chevet des « intellos », L’Express, n° 3375, 9 mars 2016, p. 22.
8Guillaume de Callignon, Attractivité ; la France de plus en plus distanciée en Europe, Les Échos, 24 mai 2016, p. 2.
9Stéphane Foucart, La chimère du 1,5° C, Le Monde, 23 août 2016, p. 24.
10Michel Raimbaud, Le mensonge, la nausée et les sanctionswww.prochetmoyen-orient.ch/humeurs , 7 mars 2016.
11Bastien Bonnefous/Patrick Roger, La leçon de diplomatie de Jean-Marc Ayrault à Manuel Valls, Le Monde, 12 mars 2016, p. 8.
12Bernard-Henri Lévy, The defiant European, Time Magazine, 21 avril 2016.
13Joseph Kessel, En Syrie, Gallimard, 1926, repris dans l’édition Folio, 2014, p. 88.
14Henry Kissinger, L’ordre du monde, précité, p. 81.
15Hubert Védrine, Le monde au défi, Fayard, 2016, p. 28.

 

 

Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 29-08-2016

france-diplomatie

 

Une réponse à Diplomatie française : de l’influence à l’effacement

  1. Jean Le 09 octobre 2016 
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    => Croit-on que nous influencerons les débats en nous retranchant derrière une hypocrisie qui empêche de dire clairement les choses telles qu’elles sont et non comme nous souhaiterions qu’elles soient ?

    La diplomatie française passe lentement mais sûrement du statut de diplomatie d’influence à celui de diplomatie d’influencé.

    Dernier exemple en date.

    Selon le ministère russe des Affaires étrangères :
    «Le texte de la résolution – rédigé avec une apparente tutelle de Washington – a été présenté immédiatement après la suspension par les États-Unis des accords bilatéraux sur la Syrie, déformait brutalement l’état des choses réel et revêtait un caractère politisé, non-équilibré et unilatéral»

    Source : https://fr.sputniknews.com/international/201610081028099905-onu-russie-veto-syrie/

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Le massacre de la langue française c'est aussi le massacre de la FRANCE. Message de Régis Ravat président de l'association "Francophonie Avenir" (l'AFRAV).

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #Europe supranationale, #Les média, #La République, #La nation ., #La défense de la langue française., #Comité pour une Nouvelle résistance

Bonjour

Un message de Régis Ravat* président de l’AFRAV (Association France Avenir).

L’objectif est d’agir en masse pour éviter de voir disparaître notre premier bien public : NOTRE LANGUE. L’objectif est de faire disparaître la France*.

Cordialement

Lucien Pons

 

 
L’image contient peut-être : ciel, avion et texte

 

Régis Ravat

 

Cette fin de semaine, massacre de la langue française à Sainte-Maxime !
Pour protester :
- courriel : contact@sainte-maxime.com ;
- touiteur : https://twitter.com/Sainte_Maxime ;
- FDB : https://www.facebook.com/saintemaximetourisme/
- DGLF : http://www.culturecommunication.gouv.fr/…/L…/Nous-contacter…
- Présidence : http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

ADDENDA:

*Régis Ravat était le partenaire de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » lors du colloque organisé en septembre 2013 à Nice pour le défense de la langue française.

Voici ci-après quelques vidéos de ce colloque.

Vidéo de Danielle Goussot : « Qui veut la peau de la France » https://www.youtube.com/watch?v=knwTOjo1xH0

Vidéo de Matthieu Varnier : https://www.youtube.com/watch?v=bA3gbvorGCA

Vidéo de Bernard Salengro : https://www.youtube.com/watch?v=LHwKEjJY1TQ

Vidéo de Philippe Loubière : https://www.youtube.com/watch?v=yJsScDZBXMI

Vidéo de Charles Durand : https://www.youtube.com/watch?v=4B_y1TYlGvE

Vidéo de Bernard Cassen : https://www.youtube.com/watch?v=ahJbiOkbur0

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Alep, déluge de propagande...

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Les média, #La Russie, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Europe supranationale

Syrie, soutien américain à Daesch

Syrie, soutien américain à Daesch

6 octobre 2016

Alep, déluge de propagande...

Source : prochetmoyen-orient

Depuis plusieurs semaines, radios, télévisions et journaux parisiens se déchaînent pour tenter de sauver Alep de l’horreur : une reconquête par l’armée gouvernementale syrienne. Quotidiennement, un déluge de propagande pilonne nos oreilles, nos yeux et notre intelligence collective. La première figure de cette orwellisation collective consiste à inverser la situation militaire opérationnelle : Alep n’est pas occupée par des groupes salafo-jihadistes (les mêmes qui commanditent les attentats à Paris et ailleurs), mais est assiégée par les forces nationales du « régime de Bachar la-Assad » ! Deuxième torsion du réel : la rébellion « modérée », voire « laïque » et « démocratique » – à savoir les égorgeurs de la Qaïda en Syrie – résiste vaillamment à Gengis Khan, ses Tartares syriens, russes, iraniens et hezbollahiz. Enfin, des dizaines de milliers de femmes et d’enfants meurent, tous les jours, sous les tapis de bombes… Bigre, voilà qui est effectivement préoccupant !

Dans ce concert de propagande et de désinformation, une fois de plus Le Monde tient la corde1. Depuis les beaux quartiers de Beyrouth, son correspondant Benjamin Barthe témoigne : « Déluge de feu russo-syrien pour briser Alep – Très meurtriers, les bombardements visent à anéantir la rébellion et à décourager la population ». Chapeau : « Bombarder, encercler, affamer. Pendant des mois, des années, sans discontinuer. Jusqu’à ce que l’ennemi, à bout de forces, décide de baisser les armes et d’évacuer la zone qu’il défendait ».

Première « information » du Monde : les mêmes groupes terroristes, qui égorgent Chrétiens, Alaouites, Kurdes, Druzes, Sunnites loyalistes et autres en Syrie depuis plus de quatre ans, « défendent » Alep. C’est une nouvelle ! Remarquons au passage, que si chasseurs et drones de la Coalition américaine mènent des « frappes », le plus souvent « chirurgicales » et « ciblées », comme ce fût le cas dernièrement sur l’aéroport de Deir ez-Zor, tuant plus de 90 soldats syriens quelques heures seulement après la signature du cessez-le-feu, les avions russes et syriens – quant à eux – bombardent avec une cruauté sadique indifférenciée et sans limite, comme l’aviation alliée le fît sur les villes et villages de Normandie en 1944, puis sur Dresde et d’autres villes allemandes dénuées de tout intérêt stratégique…

Deuxième affirmation du Monde : « le régime syrien mène (…) une guerre d’étouffement, lente et cruelle, qui convient bien à l’armée loyaliste, patchwork de milices et d’unités régulières, aux capacités offensives limitées ». Benjamin Barthe connaît-il des guerres qui soient rapides, non cruelles, sinon douces et généreuses ? Sait-il seulement ce qu’est vraiment une guerre civile, civilo-régionale, civilo-internationale ? Quant aux « capacités offensives limitées », il devrait aller plus souvent sur le terrain pour constater la reconfiguration technique des trois corps de l’armée nationale syrienne, équipée des matériels russes et chinois les plus modernes. Du reste, quelques paragraphes plus bas, Benjamin Barthe cite des « armes sophistiquées »… Faudrait savoir !

Effectivement, l’armée syrienne a des alliés qui ont décidé de l’aider – quelle horreur ! – à reconquérir la totalité de son territoire nationale. Quant aux mercenaires tchétchènes, chinois, maghrébins, européens et particulièrement français : pas un mot. Silence absolu aussi sur l’acheminement d’armes et de mercenaires financés par l’Arabie saoudite et d’autres ploutocraties du Golfe avec l’aide de plusieurs services-actions occidentaux !

Troisième appréciation du Monde, très symptomatique du niveau culturel de la corporation des « journalistes » modernes : « la technique aux relents moyenâgeux… » Ignorance ou précipitation, notre envoyé spécial permanent à Beyrouth emploi – ici – le qualificatif scabreux de… « moyenâgeux » pour mieux nous persuader que la guerre de libération menée par l’armée syrienne et ses alliés nous fait régresser vers l’une des périodes les plus obscures de l’humanité ! Période de mille ans qui s’étend du Vème au XVème siècle, le Moyen-âge porte certainement mal son nom, mais un honnête homme un tant soit peu cultivé devrait savoir que cette époque charnière connût plusieurs révolutions techniques et intellectuelles essentielles à l’histoire du monde. Les médiévistes Jacques Le Goff et Johan Huizinga ont écrit là-dessus quelques livres définitifs que Benjamin Barthe ferait bien de se procurer…

Enfin, la fiction la plus malhonnête du Monde : « Alep-Est, le fief des insurgés (…) peuplé de 250 000 habitants ». Les experts militaires occidentaux les plus sérieux estiment le nombre des « insurgés » des quartiers Est de la ville à environ… 15 000. Les mêmes sources confirment que les civils sur place n’excèdent pas le nombre de 20 000 et se composent de deux catégories : ceux qui se sont ralliés aux jihadistes et ceux qui sont retenus contre leur volonté afin de servir de boucliers humains aux vaillants « insurgés ». Lorsque 49 d’entre eux ont voulu dernièrement emprunter les couloirs humanitaires ouverts par l’armée syrienne, ces derniers ont été froidement exécutés par les mêmes « insurgés ». Pour nombre de ces « civils », affirme un officier supérieur d’un service européen de renseignement, « il serait plus juste de parler d’otages… » C’est tout dire.

Alors pourquoi tant d’énergie à vouloir nous vendre cette imposture d’une bataille de « Stalingrad à l’envers », pour reprendre les termes d’un ambassadeur de France ? Ce dernier commence à douter – mieux vaut tard que jamais – des bienfaits des orientations de la politique étrangère de François Hollande, dont « tout le monde dans la région, se soucie comme d’une guigne… », ajoute-t-il dubitatif. Vu dernièrement dans les étranges lucarnes, notre ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault répondant à l’équipe d’une chaine audiovisuelle de service public : « il faut que cesse cette tuerie dont les images vues à la télévision sont insupportables ! » Depuis quand un ministre de la République fonde-t-il ses propos sur « des images vues à la télévision ». S’il restait à s’en convaincre, on atteint le fond…

Trois raisons fondamentales peuvent expliquer cette propagande panique, bête et méchante. Alep, cette bataille de Stalingrad remise sur ses pieds, où l’armée syrienne poursuit courageusement la reconquête de son territoire national, anticipe une double défaite : celle des mal nommées « révolutions arabes » à travers lesquelles Washington espérait mettre au pouvoir les Frères musulmans dans plusieurs capitales arabes ; celle de l’axe OTAN, Israël et pays du Golfe cherchant à faire de la Syrie ce qu’il a fait de l’Irak et de la Libye notamment, en fragmentant les Etats-nations de la régions en autant de micro-Etats purifiés ethniquement et religieusement. C’est tout le « Grand-Moyen-Orient » de Condoleezza Rice, l’ancienne secrétaire d’Etat de George W. Bush – repris par les administrations Obama successives – qui se retrouve par terre.

Au bout du compte, le bilan s’avère particulièrement désastreux pour les pays occidentaux, à commencer pour les Etats-Unis. Le néo-sultan Recep Erdogan se détache progressivement de l’OTAN et lorgne en direction du Groupe de Shanghai ; la Méditerranée n’est plus une mer occidentale (prochetmoyen-orient.ch du 12 septembre). Comme elle vient de la faire à Djibouti, la marine de guerre chinoise s’installe durablement à Tartous ; enfin, Vladimir Poutine impose son agenda et un « Yalta régional » au monde entier sans que personne ne soit en mesure de faire quoi que ce soit. Last but not least, l’Iran peut se targuer d’être redevenue la grande puissance régionale aux Proche et Moyen-Orient.

Encore bravo Messieurs Obama, Cameron, Juppé, Fabius et Hollande ! Quant au Monde, on comprend qu’il perde quotidiennement annonceurs, abonnés et lecteurs. Hubert Beuve-Méry, André Fontaine, Jacques Fauvet, réveillez-vous, ils sont devenus fous ! Tout cela est proprement pathétique, ouvrant des boulevards à d’autres Brexit, Trump et compagnie… Pour ne pas sombrer dans un complet désenchantement, on ne saurait que trop conseiller de lire et relire Jacques Le Goff, les autres grands médiévistes et les Pères de l’Eglise, de même que l’une des dernières livraisons de l’éditeur Pierre-Guillaume de Roux : De l’influence des intellectuels sur les talons aiguilles, du merveilleux Roland Jaccard. Bonne lecture et à la semaine prochaine…

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Rubicon en vue, article du blog "la chronique du grand jeu".

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Terrorisme, #Ukraine, #le nazisme

Rubicon en vue

7 Octobre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Russie

Rubicon en vue

La tension monte, atteint des niveaux rarement vus depuis la crise des missiles à Cuba et aucun des deux joueurs ne veut plus reculer. L'ours surtout, qui semble vouloir rester droit dans ses bottes et ne plus en partir, tandis que l'aigle virevolte de-ci de-là comme à son habitude, pris entre des courants contraires et attendant le résultat de la prochaine élection qui pourrait décider du chemin sur lequel s'engagera le monde. Temps incertains que nous vivons...

Aux menaces voilées (c'est le cas de le dire) américaines affirmant que "toutes les options sont sur la table", y compris bombarder l'armée d'Assad, Moscou a fermement répondu en envoyant plus de S-300 en Syrie. Poutine ne rigole plus. Le ministère de la Défense russe non plus qui a averti que les avions US pourraient être pris pour cible. La justification est délicieusement tournée : « Le personnel russe des systèmes de défense aérienne a peu de chances d'avoir le temps de déterminer les trajectoires exactes d'éventuels missiles et qui les a tirés.» En clair : on vous abattra.

Ce matin, l'ambassadeur russe à Washington en rajoute une couche avec un tweet qui en dit plus long que tous les discours :

Rubicon en vue

« Les Etats-Unis se demandent pourquoi la Russie envoie des S-300 en Syrie. Parce qu'on ne sait jamais quel soutien les terroristes peuvent recevoir ». La ligne est excellente et la flèche tombe en plein mille, mettant une fois de plus les Américains face à leurs contradictions.

De leur côté, les Folamour du Pentagone sont en mode rodomontade, avertissant de la possibilité réelle d'une guerre "totale, meurtrière" avec - sans surprise - la Russie, la Chine et l'Iran. L'argument est lui aussi sans surprise et très freudien : ces méchants pays sont agressifs avec nous et veulent nous détruire. L'hôpital qui se fout de la charité... Inutile évidemment de chercher ces déclarations incendiaires dans la presstituée de l'empire : puisqu'on vous dit que l'agresseur, c'est la Russie !

Au même moment, Poutine organise un exercice de simulation d'attaque atomique impliquant 40 millions de personnes et annule l'accord de coopération sur le plutonium (logique puisque Washington n'a respecté à peu près aucune de ses obligations sur l'équilibre nucléaire depuis 15 ans). A ce propos, un analyste russe y voit un ultimatum déguisé de Vladimirovitch à Barack à frites : la coopération reprendra si Washington annule les sanctions anti-russes, paie des dédommagements (!), réduit sa présence militaire en Europe orientale ou encore abolit la loi Magnitsky. Exigences représentatives d'un changement de ton tectonique : l'aigle ne fait plus peur et Moscou lui répondra désormais du tac au tac.

Cette inquiétante escalade s'accompagne heureusement d'anecdotes plus triviales, quoique participant également à la bataille de l'information et de l'image. Ainsi, le pont de Manhattan a vu hier se déployer une énorme banderole avec le portrait de Poutine en "faiseur de paix" avant d'être retirée par la police. Diantre, après avoir, selon la doxa impériale, hacké le parti Démocrate, soutenu Trump, financé les indépendantistes texans et pris parti pour la communauté noire américaine, voilà que Vlad l'empaleur fait sa pub au coeur même de l'empire !

Campagne états-unienne, justement. Paniqué devant la possibilité que Trump arrive au pouvoir et se rapproche de la Russie, le système néo-conservateur fait feu de tout bois. L'on apprend ainsi que Clinton a reçu une semaine à l'avance les questions qu'on allait lui poser lors du premier débat présidentiel. Rien n'est laissé au hasard...

Les faucons sont en plein émoi à mesure que la date fatidique approche, balançant entre l'espoir d'une victoire hilarante et la peur d'un succès du Donald. Si le vacuum actuel, sorte de ni-ni dans lequel les branches de la pieuvre impériale se déchirent presque au grand jour, n'arrange finalement personne, l'avenir est à quitte ou double pour l'empire : la guerre (Clinton) ou le désastre (Trump). Pas de quoi affoler Moscou qui attend tranquillement l'issue...

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Les unités de l’armée syrienne avancent au coeur d’Alep (TV syrienne)

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

Les unités de l’armée syrienne avancent au coeur d’Alep (TV syrienne)

La bataille d’Alep est l’une des batailles les plus decisives de ce conflit: le sort de cette ville historique risque d’être le détonateur d’une guerre nucléaire généralisée entre les États-Unis, parrains officiels de la rébellion et des mouvements terroristes sévissant dans le monde musulman depuis les années 80, et la Russie, alliée de la Syrie.

Sur cette vidéo diffusée le 07 octobre 2016 par la chaîne syrienne Al-Ikhbarya, des éléments des unités d’infanterie mécanisée relevant de la 3e brigade blindée investissent les jardins du Pacha, en plein coeur de la ville d’Alep.

La perte d’Alep par les alliés de Washington et Tel-Aviv signifie la fin de tous les plans de déstabilisation du Proche et Moyen-Orient par les mêmes milieux qui ont déclenché la Grande guerre de 1914-1918 et la guerre de 1939-1945. Cet enjeu explique l’impatience des milieux bellicistes pro-sionistes et leur comportement suicidaire en voulant provoquer un nouvel holocauste si leur plans de domination échouent.

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Anniversaire de Poutine. La volonté et l'honneur: "Là où il y a une volonté, il y a un chemin !"

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale, #La guerre, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch

La volonté et l'honneur

 
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin !"
 
 
Le Président de la Fédération de Russie qui fête aujourd'hui ses 64 ans est sans conteste l'Homme fort de la décennie et surtout pour le Nouvel Ordre Mondial un "empêcheur de tourner en rond", car les valeurs civilisatrices européennes sont hautement défendues tant au niveau de sa personnalité guidée par un sens moral élevé que de sa gouvernance où les intérêts de la Russie leur sont toujours subordonnés.
 
Vladimir Poutine incarne aujourd'hui cette Russie, historique et civilisationnelle qui, abandonnée par le vide politique pitoyable des années Elstine failli disparaître de l'Histoire, entraînée dans l'effondrement de son avatar soviétique. Animé à la fois par un patriotisme intransigeant, une foi solide et doté d'une intelligence pragmatique, le nouveau maître du Kremlin, sans démagogie ni faux populisme a su s'imposer naturellement auprès de l'opinion sensible aux valeurs morales qui guident sa gouvernance politique défendant des intérêts qui leurs sont compatibles...
 
Une telle incorruptibilité politique au service d'un pays et des valeurs européennes a de quoi surprendre effectivement ceux pour qui les intérêts financiers sont la seule raison d'être et de gouverner; quitte a faire appel au mensonge et à la trahison pour légitimer une hégémonie meurtrière au service d'une ploutocratie dictatoriale.
 
Depuis 25 ans nous assistons à l'apparition dans les ruines encore fumantes d'une guerre restée froide à une nouvelle confrontation entre l'Est et l'Ouest et dont l'escalade meurtrière depuis la Géorgie, la Serbie et maintenant l'Ukraine impose au monde un "Paix chaude" de plus en plus fragile...
 
Nous assistons donc non seulement à l'affrontement de deux visions du Monde, l'une unipolaire prônée par les Etats Unis et l'autre multipolaire défendue par la Russie, mais aussi de deux gouvernances opposées, l'une expansionniste et machiavélique jusqu'à bafouer la morale, dans le seul but de servir les intérêts d'une élite, et l'autre patriotique et franche, s'attachant à défendre les valeurs et les identités dans l'évolution des peuples. 
 
Dans la continuité d'une série de guerres et révolutions servant in fine une stratégie de préemption territoriale par procuration menée par Washington, la crise syrienne, qui ravage depuis 5 ans l'un des berceaux de l'Humanité, semble être arrivée à son point de rupture notamment après le sabotage du processus de paix mené par les USA (bombardement de Deir ez-Zor du 17 septembre). 
 
La Syrie menace aujourd'hui d'être un détonateur mondial...
 
Jamais le Monde n'a été aussi proche d'une nouvelle guerre mondiale, d'autant plus que non seulement le dialogue entre Moscou et Washington semble avoir laissé la place au cliquetis des armes mais que même les faucons de guerre étasuniens dont l'hystérie russophobe est décuplée par la course à la Maison Blanche ne cessent de lancer des appels à la guerre contre la Russie ! 
 
Le dernier en date dans cette surenchère paroxysmique sont les invectives lancées par les généraux du Haut Commandement US Anderson Milley et Hix, qui lors d'une conférence de presse sur l'armée ont déclaré qu'un "conflit avec la Russie est inévitable" et dont la "violence d'une ampleur que l’armée américaine n’a pas connue depuis la guerre de Corée" !
 
Et pourtant, si le monde est aujourd'hui au bord d'une nouvelle boucherie c'est bien à cause de la politique meurtrière menée à travers le monde par ces néo-conservateurs américains qui agissent comme des incendiaires irresponsables et suicidaires... 
 
La Russie qui tente aujourd'hui d'éteindre cet incendie terroriste allumé par le Nouvel Ordre Mondial et qui menace de s'étendre partout, contrarie Washington et Wall Street qui parient quant à eux sur une stratégie du chaos pour restaurer leur système économique vacillant, et soumettre les derniers 'non alignés".
 
Anniversaire de Poutine. La volonté et l'honneur:  "Là où il y a une volonté, il y a un chemin !"

Alors qu'aux pires moment de la guerre froide (affaires des missiles de Cuba par exemple en 1962) Kennedy conversait encore avec son homologue Kroutchev, aujourd'hui le dialogue est donc très difficile voire impossible tant les stratégies, les enjeux mais aussi les éthiques sont divergents, mais c'est surtout la personnalité du Président russe qui semble marquer la plus grande différence au grand dam de ses adversaires qui cherchent à le diaboliser.


En effet, sans être démagogue un seul instant, le style imposé par Vladimir Poutine finit par convaincre et même séduire l'opinion et jusque dans le camp adverse où sa popularité et le respect qu'il inspire grandissent chaque jour, tandis que s'écroule la confiance accordée aux "élites" occidentales, dont les bouches remplies de mensonges et les mains couvertes de sang ne trompent plus que les imbéciles et les fanatiques...

Depuis son arrivée au pouvoir, le Président Vladimir Poutine, parallèlement au redressement d'une Russie effondrée, a marqué sa résistance à l'hégémonie mondialiste du Nouvel Ordre Mondial. A ce titre, ses discours historiques, depuis celui de Berlin sont clairs et explicites : il veut défendre les intérêts légitimes de son pays dans le cadre d'un monde multipolaire respectant les identités de chacun des partenaires agissant pour l'équilibre de la planète. (voir ici les principaux discours (Crimée, Valdaï, Saint Peresbourg etc..) .publiés dans la file des articles : Vladimir Poutine )

Voici par exemple le discours prononcé par le Président Russe à la tribune de l'ONU le 29 septembre 2015, et qui marque certainement un tournant dans la géopolitique internationale :

Alors que les preuves de la duplicité de l'arrogance occidentale fuse apparaissent chaque jour, montrant du doigt l'implication des officines étasuniennes dans les créations meurtrières terroristes ou putschistes, Poutine apparaît donc de plus en plus aujourd'hui et malgré la campagne de diabolisation lancée contre lui, comme un homme franc et honnête, respectueux des lois internationales et des droits des peuples...
 
La diplomatie russe qui a su montrer sa force et son intelligence a triompher de la perfidie organisée par la ploutocratie mondialiste qui a été mise en échec en Syrie puis en Ukraine... Mais aujourd'hui, faute d'arguments valables et moraux, le Nouvel Ordre Mondial a décidé de jeter de l'huile sur les feux qu'ils a allumé et de choisir l'option de la guerre...
 
A 64 ans, le Président Vladimir Poutine doit maintenant relever un défi qui est lancé par la folie mondialiste, et pas seulement contre la Russie mais contre l'ensemble du Monde libre menacé d'asservissement et contre la civilisation européenne menacée d'extinction...
 
Sans nul doute ce Commandeur historique va relever victorieusement le défi car tout autour de lui sont rassemblés et unis les peuples de Russie ainsi que de plus en plus de dissidents qui refusent de voir leurs libertés achetées contre les cultures transgéniques ou des hamburgers MacDonald...
 
Dans le Donbass, le silence (relatif) des tranchées ne dupe pas les sentinelles aux aguets, car ici ,des dédales des marchés aux alcôves des ministères, les gens savent que les conflits de Syrie et d'Ukraine sont des jumeaux terribles et que leurs destinées sont liées par le même commanditaire qui les utilisent pour asphyxier, depuis l'Europe ou le Moyen Orient, une Fédération de Russie qui refuse de se soumettre...

Et en attendant qu'arrive "le matin du grand soir" : Bon anniversaire Monsieur le Président !
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
L'orage qui menace toujours l'horizon du Donbass risque d'être amené par un tempête levantine
La ville de Donetsk pendant une journée d'orage
 
*
*   *
 
Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
 
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Une conférence de Régis Chamagne à Clermont-Ferrand – FRANCE Relève-toi !

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #La mondialisation

 

Une conférence de Régis Chamagne à Clermont-Ferrand

 FRANCE Relève-toi !

Jeudi 20 octobre 2016 – 20h

Salle Conchon – Rue Léo Lagrange – Clermont-Fd

 

 

im_chamagne

La France est un pays merveilleux mais les Français l’ont oublié. Depuis plusieurs décennies une classe médiatique et politicienne inocule sournoisement au peuple français le poison de la culpabilité et de la haine de l’histoire de France. Elle le fait par l’entremise d’une novlangue savamment conçue pour détruire nos repères et nos racines. Mais tout n’est pas perdu. Nous sentons bien que les défenses immunitaires de la France se réveillent, un peu partout et dans le désordre. Un vent gaulois se lève sur la plaine. Ce livre est un cri, ou plus exactement trois cris. C’est un cri d’amour ; amour de la France dans toute sa diversité, sa richesse et sa beauté. C’est aussi un cri de colère ; colère de constater ce que des générations de politiciens ambitieux, médiocres et soumis à l’étranger ont fait de la France. C’est enfin un cri d’espoir ; espoir dans le peuple français pour qu’une fois de plus il dépasse ses contradictions, se rassemble afin de rétablir notre indépendance nationale et notre souveraineté populaire. Ainsi, nous pourrons de nouveau décider nous-mêmes de notre destin commun. Alors nos enfants et nos petits-enfants pourront de nouveau vivre dans une France belle et généreuse, au service de l’humanité.

 

Régis Chamagne.
Colonel, ancien pilote de chasse, il est l’auteur du seul traité de stratégie aérienne publié en langue française. Cofondateur du mouvement «Alliance pour une France Libre», il a une activité de conférencier orientée sur la défense, les institutions européennes et la géopolitique.

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Le peuple français doit retrouver son indépendance. Publication de "l'indépendant" sur Facebook.

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale

Le peuple français doit retrouver son indépendance. Publication de "l'indépendant" sur Facebook.

Bonjour

Je vous transmets une publication d’un internaute sur Facebook que je trouve utile de porter au débat.

L’année électorale qui s’annonce n’est en rien satisfaisante pour le peuple français.

  • Anéanti sous les problèmes de politique intérieure :la désindustrialisation, la fin de l’agriculture française, la mise à mort de notre modèle social hérité du programme du Conseil National de la Résistance, la destruction délibérée de l’Ecole Républicaine, la destruction du territoire avec la mise en place des eurorégions toutes dévouées au pouvoir oligarchique de Bruxelles, la volonté de liquider la souveraineté de la France en la soumettant aux injonctions de la Commission Européenne, la loi travail, la fin de la Sécurité Sociale, la destruction de l’hôpital public, la volonté de liquider notre défense nationale en l’inféodant à l’OTAN, etc., …, la liste n’est pas exhaustive.
  • Anéanti sous les problèmes de politique étrangère : le choix de soutenir les terroristes coupeurs de tête en Syrie au risque de déclencher un conflit mondial, le soutien au pouvoir gangréné par les nazis en Ukraine, l’alignement inconditionnel du gouvernement actuel sur la ligne la plus dure des néocons de l’Empire anglo-saxon.
  • Anéanti par l’offre politique imposé par les ploutocrates français et autres.

Devant tous ces défis à relever pour retrouver la souveraineté nationale et la souveraineté populaire – conditions indispensables pour une France libre et indépendante – le peuple peut être légitimement saisi d’un sentiment d’impuissance et laisser les autres décider de son avenir.

Je trouve que le texte ci-après a le mérite de poser ce problème et de lancer un appel à tous les patriotes pour le nécessaire rassemblement au-delà des clivages politiciens afin de sortir du carcan dans lequel nous sommes enfermés. Pour briser nos chaînes il faut d’abord prendre conscience de leur existence, puis mesurer l’ampleur de la tâche à accomplir, ensuite agir en conséquence afin de constituer une plateforme politique destinée à conquérir le pouvoir au plus vite, c’est-à-dire lors des élections à venir.

L’élection présidentielle semble inaccessible, seules les législatives offrent une petite chance de victoire. Ne laissons pas passer l’unique chance de prise de pouvoir par le mode pacifique , c’est urgent ! Devant la gravité de la situation nous avons le devoir de nous unir ! Lorsque la patrie est en danger c’est une impérieuse nécessité !

Les vers d’Aragon doivent nous aider dans ce cheminement difficile :

« Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun comb
at » .

Durant la seconde guerre mondiale, c’est ce qu’ont réalisés les Résistants et les Forces Françaises Libres lorsqu’elles ont combattu les occupants allemands et les collaborateurs afin de libérer le territoire national et de nous donner « Les jours Heureux ». A ces heures sombres de notre histoire, des hommes courageux – sous la direction de Jean Moulin - ont réussi l’union improbable de toutes les forces patriotes afin de constituer le Conseil National de la Résistance. Ce rassemblement a donné au général de Gaulle le pouvoir d’imposer la France Libre.

Nous devons avoir ce courage afin de sauver notre industrie, notre agriculture, notre culture, en un mot notre modèle social.

Nous avons toutes les raisons d’espérer, une majorité de nos concitoyens sont favorables au retour de la souveraineté de la France. Les atlantistes et les européistes, malgré une débauche de moyens, n’arrivent plus à mobiliser. Quelque chose se passe dans le pays profond et c’est heureux. C’est pourquoi nous devons utiliser les élections législatives de 2017 pour envoyer à l’assemblée nationale une majorité de souverainistes. Il faudrait transformer ce scrutin en une sorte de référendum sur le retour de l’indépendance de notre nation : « oui ou non à la reconquête de notre liberté », écrit autrement « oui ou non pour notre maintien dans l’UE et dans L’OTAN ».

Voilà en quelques phrases des idées directrices, toutes résumées dans le mot « SOUVERAINETE ».

Pour paraphraser la Marseillaise : « Aux urnes citoyens ».

Cordialement

Lucien Pons

Le peuple français doit retrouver son indépendance. Publication de "l'indépendant" sur Facebook.

La majorité consciente et responsable des citoyens continue à se laisser diviser en "extrême gauche" et "extrême droite", s'éreintant dans une guerre fratricide permanente au lieu de combattre le système en place dont elle sait l'injustice et la dangerosité, permettant ainsi à quelques fortunes privées de régner sur le pays en fédérant la minorité influençable restante grace aux outils de propagande médiatique qu'elles détiennent.

Alors que leurs points de divergence sont ex...acerbés, causant un rejet systèmatique et mutuel au lieu d'être simplement considérés comme le débat normal en démocratie, on occulte facilement le coeur des problèmes, qui devrait fédérer contre le système mafieux des "partis" du pouvoir actuel et de son alternance factice couvrant le même et unique but, celui d'une caste dont les profits maximums sont le seul idéal, la seule base de l'organisation économique et sociale.

Non, les "grands partis " ne sont pas un pis-allé de consensus mou protégeant la société des excès des "extrêmes", ils sont au contraire le bras offensif de l'extrême finance, destructeurs, scindant le peuple en factions opposées par les seules causes qu'ils créent volontairement.

Plus ou moins de taxation, plus ou moins de redistribution, plus ou moins d'immigration, plus ou moins de libertés personnelles, plus ou moins de devoirs envers l'Etat, autant de questions légitimes qui s'inscrivent dans le cadre démocratique et peuvent être fixées par le débat dans l'hémicycle ou la consultation des citoyens, mais qui sont soigneusement érigés en taboos et en même temps hatisés par les médias pour scinder la population de manière à ce qu'elle s'auto-immobilise, contenant et anihilant la force de sa volonté légitime de changement démocratique.

Ainsi peut continuer le règne d'une poignée de multimilliardaires sur des millions de citoyens rackettés via l'impôt par le système de "dette", d'évasion fiscale, de privatisation des biens et bénéfices, de nationalisation des coûts, et de dumping social, de guerres pour le profit des actionnaires à nos frais et de désinformation subventionnée.

Diviser pour mieux régner, telle est la recette qui fait que chaque jour des millions de citoyens injurient, dénigrent, haïssent des millions d'autres au lieu de s'unir dans le but commun de recouvrer la démocratie qui seule permettrait à leurs opinions d'avoir le moindre poids, et aux questions, aux défis, aux injustices qui les concernent d'être réglées sereinement.

Ce sont les nouveaux jeux, affrontement artificiellement entretenu, spectacle qui divertit et occupe le peuple, laissant à une poignée "d'élites" politico-financières un pouvoir sans partage qu'on ne songe dès lors plus même, passionnés par les querelles qu'ils nous offre en pature, à remettre en cause.

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Le traité Ceta avec le Canada menace l’agriculture et l’environnement .

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Le traité Transatlantique., #Agriculture

Le traité Ceta avec le Canada menace l’agriculture et l’environnement

17 septembre 2016 / Amélie Canonne
 

 

 

 
 

Le projet de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne est loin d’être enterré, avertit l’auteure de cette tribune. Qui alerte sur le Ceta, accord négocié avec le Canada et porteur des mêmes menaces pour l’emploi, l’agriculture, et l’environnement. Il sera discuté en octobre à Bruxelles. A Berlin, une manifestation a lieu ce samedi contre le Ceta.

Amélie Canonne est présidente de l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec) et membre du collectif Stop-Tafta.


C’est une antienne : tous les deux mois, Matthias Fekl, secrétaire d’État au commerce extérieur de la France, menace de mettre un terme aux négociations du célèbre Tafta, l’accord de commerce et d’investissement négocié depuis juin 2013 entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis. Outre leur effet publicitaire, les rodomontades du ministre visent un but précis : endormir l’opposition massive qui s’exprime depuis trois ans à l’encontre de ce traité dans presque toute l’Europe, notamment en Allemagne, en Autriche et en France, surtout à six mois d’élections qui s’annoncent difficiles pour les gouvernements sortants à Paris, Vienne ou Berlin. S’attribuer les lauriers de pourfendeur du traité serait bien opportun dans ce contexte.

Mais Paris souhaite-t-il véritablement la fin du Tafta ? Rien n’est moins sûr. Il convient de lire avec attention les déclarations de M. Fekl pour s’en convaincre : il justifie en effet son annonce par le fait que « les Américains ne donnent rien ou alors des miettes ». Décodage : l’UE joue le jeu et libéralise, mais Washington ne fait pas les concessions attendues en retour. Autrement dit, si Paris n’a aucun problème avec le principe du Tafta, et l’objectif de libéralisation qu’il comporte, elle estime en revanche que les États-Unis ne jouent pas le jeu.

Les fanfaronnades de Paris

Et pour cause : la campagne électorale bat son plein outre-Atlantique, et Trump et Sanders, chacun dans leur registre, ont imposé la politique commerciale en thème central, forçant même Hillary Clinton à se distancer de projets d’accords (traité transpacifique et Tafta) qu’elle n’avait jamais remis en cause lorsqu’elle était Secrétaire d’État [ministre des Affaires étrangères]. Les négociations sont longues et sensibles, et Paris sait depuis des mois que Washington ne fera aucune concession majeure avant début 2017 et l’installation de la nouvelle administration fédérale. D’ailleurs, le 29 juin dernier, quand Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, avait demandé aux 28 chefs d’État réunis en sommet à Bruxelles si l’un d’eux souhaitait remettre en cause les pourparlers en cours, personne, Paris compris, n’avait pipé mot.

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Manifestation contre le Tafta, à Paris, à l’automne 2014.

En effet pour faire des fanfaronnades de Paris une dynamique politique sérieuse, il faut plus qu’une interview sur RMC. Dans les faits, et même si les traités sont silencieux sur ce point, le mandat a été adopté à l’unanimité du conseil des ministres du Commerce en juin 2013, et c’est à l’unanimité qu’il devra être abrogé. Et sans initiative politique forte de la France, qui implique plusieurs chefs d’État et de gouvernement de l’UE, ce scénario n’a aucune chance de voir le jour. Or, si les socialistes jouissent de la majorité politique à Paris, ils sont minoritaires à Berlin, et les déclarations de Sigmar Gabriel, le ministre allemand de l’Économie, grand allié de M. Fekl, n’engagent pas la chancelière Merkel, qui a dit souhaiter poursuivre les négociations. L’homologue italien de M. Fekl a également confirmé le soutien de Rome aux pourparlers. Et la Commission, par les voix successives de MM. Juncker et Timmermans, son premier vice-président, a fait savoir que les négociations se poursuivraient, soutenues par Washington. Le Tafta est donc loin d’être enterré.

Le Ceta serait une catastrophe pour l’élevage européen, et notamment français

Les objections françaises au Tafta sont d’autant moins crédibles que M. Fekl soutient bec et ongles un autre accord de libre-échange, le Ceta (pour Comprehensive Economic and Trade Agreement), entre l’Union européenne et le Canada. Conclu en février, il doit, pour entrer en vigueur, être approuvé par le Conseil des ministres de l’UE le 18 octobre prochain, puis ratifié par le Parlement européen début 2017.

Or, le Ceta comporte déjà toutes les dispositions promises dans le Tafta, qui nuiront à l’environnement, à la qualité de vie, à l’emploi ou aux services publics en Europe comme en Amérique du Nord. Il comprend ainsi une version à peine édulcorée du fameux « ISDS », qui conserve intact l’arbitrage d’investissement et assure des privilèges inacceptables aux multinationales canadiennes. Pire : 80 % des entreprises américaines présentes en Europe ont une filiale au Canada, et pourront donc utiliser le chapitre 8 du traité UE-Canada pour poursuivre l’un ou l’autre État membre, si ce n’est Bruxelles, au nom de profits atrophiés par une décision publique.

Le Ceta s’annonce en outre une catastrophe pour l’élevage européen, et notamment français, car Bruxelles a accepté des contingents annuels de viande bovine et porcine qui risquent fort de déstabiliser gravement les filières de ce côté-ci de l’Atlantique. La perte de milliers d’emplois, sur un terrain économique et social déjà très fragile, est à craindre. Sans même parler des risques existants dans le domaine de la sûreté alimentaire : si rien n’est explicitement formulé dans le texte du traité concernant les OGM, le traitement chimique ou antibiotique des viandes, l’usage de pesticides..., les dispositions sont désormais en place pour affaiblir progressivement les réglementations sanitaires au bon vouloir des lobbies agro-industriels, qu’ils soient européens ou canadiens.

Stratégie perdante pour l’économie et mortifère pour la planète

Le traité s’annonce également une calamité pour l’environnement et le climat. Outre qu’il va accroître les échanges internationaux, alors que le commerce mondial est jugé responsable, selon les études, de pas loin de 15 % des émissions de gaz à effet de serre, il facilitera l’investissement des entreprises européennes dans les secteurs énergétiques sensibles au Canada, en particulier ceux de l’uranium et des sables bitumineux.

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« Requin transtlantique », à Paris, à l’automne 2014.

Il armera les acteurs privés pour contrer les réglementations environnementales futures dans le domaine de l’exploration, de l’extraction et du transport d’énergie et va ouvrir la porte, par exemple, à des poursuites similaires à celles engagées par l’entreprise TransCanada contre les États-Unis en novembre dernier, lorsque le président Obama avait refusé d’autoriser l’extension du pipeline KeyStone.

Si la France avait réellement à cœur les droits des peuples et la protection de la planète, elle commencerait par faire barrage au Ceta. Or elle le soutient, pour deux raisons : les concessions du Canada dans le domaine des marchés publics, qui ravissent les grandes entreprises d’infrastructures françaises, et l’engagement d’Ottawa à protéger les indications géographiques européennes, ces fameuses appellations de qualité associées à des productions alimentaires, viticoles ou spiritueuses. Engagement qui répond surtout à la demande des agro-industriels français bien plus qu’à celle des petits producteurs, soucieux des marchés locaux et régionaux, de savoir-faire et de qualité.

Loin d’un aggiornamento commercial, la France préfère donc, aux côtés de Bruxelles, se cramponner à une stratégie perdante pour l’économie et mortifère pour la planète. Mais un échec du Ceta pourrait en sonner le glas. À nous, citoyens, sociétés civiles, élus locaux, de faire entendre nos voix.

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Le Chef d’État-Major de l’armée américaine menace violemment la Russie: « nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant »

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La République, #La nation ., #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine

Le Chef d’État-Major de l’armée américaine menace violemment la Russie: « nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant »

Le Chef d’État-Major de l’armée américaine menace violemment la Russie: « nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant »

La rhétorique anti-russe est très en vogue ces derniers temps, surtout Outre-Atlantique mais aussi en Europe. Mais celle-ci est sans précédant et dépasse tout entendement. A défaut de sortir de la bouche d’un président sortant, cette déclaration sonne en tout point comme une réelle déclaration de guerre de l’armée américaine à l’attention de la Russie.

Endgame (fin de partie). Ces mots ont été prononcés dans ce discours prétentieux et va-t-en-guerre du Chef d’État-Major de l’Armée américaine qui voudrait clairement embarquer la Russie dans un conflit ouvert. Il cite également une déclaration qu’aurait fait un ambassadeur russe que je n’ai pourtant trouvé nulle part sur la toile (intox?). Milley ne cite aucune référence précise sur les circonstances de cette déclaration choc. Il s’en sert néanmoins pour justifier sa rhétorique guerrière bien rodée.

Aujourd’hui, « Nous n’avons jamais été aussi proche d’une 3ème guerre mondiale », c’est un fait. Si la tension ne redescend pas rapidement, nous aurons beaucoup de chance si l’année se termine sans encombre. Les mondialistes veulent une guerre mondiale à tout prix et ils semblent très décidés à l’obtenir. Bien évidemment, en cas de guerre avec la Russie et en vertu des traités de l’OTAN, la France devra sans sourciller se ranger du côté des Etats-Unis et ses citoyens devront se résoudre à mourir pour la gloire de l’impérialisme américain et quelques psychopathes mondialistes. Sentez-vous venir l’odeur du souffre? Fawkes

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Mardi, le Chef d’État-Major de l’armée américaine a émis un avertissement sévère à l’encontre des menaces potentielles comme la Russie et a promis que l’armée vaincra tout ennemi dans un combat au sol.

« La volonté stratégique de notre nation, les États-Unis, est remise en cause et nos alliances sont testées de manières auxquelles nous n’avons pas été confrontées depuis de nombreuses décennies », a déclaré le général Mark Milley, Chef d’État-Major de l’Armée de Terre à son auditoire lors de la réunion annuelle de l’Association of the United States Army à Washington, DC.

«Je veux être bien clair avec ceux qui veulent nous faire du mal … l’armée des États-Unis – en dépit de tous nos défis, en dépit de notre tempo opérationnel, en dépit de tout ce que nous avons fait, nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant. Ne vous méprenez pas à ce sujet« .

Les commentaires de Milley viennent au cours d’une année électorale où les électeurs vont décider d’un nouveau président et d’un commandant en chef et une période d’augmentation de l’activité militaire des concurrents quasi-pairs, y compris la Russie et la Chine.

L’armée a lutté pour reconstruire sa volonté après plus d’une décennie d’opérations de combat prolongées en Irak et en Afghanistan. Le service a considérablement réduit la taille de sa force depuis la guerre froide et a diminué son budget de modernisation dans la dernière décennie, affirme Milley.

« Alors que nous nous sommes concentrés sur la lutte anti-terroriste, d’autres pays comme la Russie, l’Iran, la Chine, la Corée du Nord nous ont étudié » a-t-il dit. « Ils ont étudié notre doctrine, nos tactiques, nos équipements, notre organisation, notre formation, notre leadership. Et, à leur tour, ils ont révisé leurs propres doctrines, et ils modernisent rapidement leurs armées aujourd’hui pour éviter nos forces dans l’espoir de nous vaincre à un certain moment dans l’avenir. «

Milley a également cité un haut responsable russe qui aurait déclaré publiquement: «L’ordre mondial établi subit un bouleversement fondamental » et que « la Russie peut maintenant mener une guerre conventionnelle en Europe et la gagner. »

Le général a averti que la guerre future avec un adversaire quasi-pair sera « hautement létale, contrairement à ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre Mondiale. »

« Nos formations devront probablement être petites; nous devrons nous déplacer constamment, » a-t-il dit. « Sur le champ de bataille future, si vous restez dans un endroit pendant plus de deux ou trois heures, vous serez mort. »

Malgré les défis, Milley a déclaré que l’Armée de Terre s’adaptera pour survivre sur un champ de bataille aussi dangereux.

« C’est un défi de taille, pour sûr, de projeter sa puissance dans des théâtres contestés, combattre dans des zones urbaines très peuplées, pour survivre et gagner sur des champs de bataille intensément létaux et éparpillées et de créer des meneurs et des soldats qui peuvent l’emporter. Ce sera difficile? Oui, mais impossible? Absolument pas « , a déclaré Milley.

« Ne vous méprenez pas à ce sujet, nous pouvons maintenant et nous allons … conserver la capacité de nous déployer rapidement, » a-t-il dit, « et nous allons détruire tout ennemi ou qu’il se trouve et en tout temps. »

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