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Le blog de Lucien PONS

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«Les «islamistes modérés», cela ne veut rien dire». Le 22 juil. 2016

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #L'armée française, #Politique étrangère, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

«Les «islamistes modérés», cela ne veut rien dire». Le 22 juil. 2016

Que trouve-t-on derrière la fameuse idée d'«opposition syrienne modéré»? Est-elle vraiment si loin du djihadisme ? Randa Kassis, co-auteur avec Alexandre del Valle du livre «Le Chaos Syrien», se penche sur la question pour RT France.

RT France : Un jeune garçon a été décapité par l’opposition syrienne considérée comme modérée. La vidéo de cet acte a été publiée le 19 juillet sur internet. Comment peut-on définir ce qu'est l’opposition syrienne modérée et ce qui ne l’est pas ?

Un islamiste signifie un djihadiste potentiel

Randa Kassis (R. K.): D’abord, l’appellation de «rebelles modérés» ou d’«opposition modérée» a été donnée à l’époque aux rebelles islamistes et à la coalition nationale syrienne soutenue par l’Occident. Cela voulait dire «islamistes modérés» et pas laïques ou opposants modérés. Désormais, «modéré», cela ne veut rien dire, parce que malheureusement cela a été utilisé de telle façon qu’aujourd’hui moi, franchement, j’ai honte de dire que je suis une opposante modérée. Je suis une opposante laïque, politique, qui lutte pour un changement progressif en Syrie, de concert avec la Russie. «Modéré» n’a aucun sens aujourd’hui, parce que tous les islamistes «modérés», qui ont été soutenus et armés par les Etats-Unis et l’Occident sont islamistes avant d’être modérés. Nous avons vu l’égorgement - l’enfant n’a pas été décapité, mais égorgé - par un mouvement soi-disant islamiste modéré, soi-disant une branche de l’Armée syrienne libre qui démontre encore une fois qu’il en s'agit pas là de personnes avec qui on peut négocier. Ca fait des années que je le dis, il n’y a pas de rebelles armés islamistes modérés, cela n’existe pas. Un islamiste signifie un djihadiste potentiel, il faut le dire clairement aujourd’hui et être suffisamment courageux pour le dire.

Je ne crois pas qu’il y ait une vraie volonté des Etats-Unis de combattre les islamistes modérés 

 

 

RT France : Il y a eu récemment une rencontre entre John Kerry et Sergueï Lavrov lors de laquelle leurs positions se sont rapprochées concernant l’opposition dite modérée. Pensez-vous que ce rapprochement puisse avoir un certain effet dans la lutte contre l’Etat Islamique et les islamistes dits modérés ?

R. K. : Je ne crois pas qu’il y ait une vraie volonté des Etats-Unis de combattre les islamistes modérés. Nous avons vu des exactions de la part de ses islamistes modérés, il y a eu l'égorgement de cet enfant. Malheureusement, les Etats-Unis, à mon avis, ne vont pas arrêter, ils n’ont pas de volonté de trouver une solution progressive pour la Syrie. J’ai beaucoup de confiance en la politique russe, j’ai toujours cru que la Russie était un espoir pour le peuple syrien, elle peut présenter un changement progressif, il faut le faire par étapes.

La coalition occidentale n'est pas pour une solution politique mais pour une solution militaire, ils ne savent pas négocier

Pour commencer un processus politique, il faut être réaliste. |...] Il faut y aller tout doucement pour protéger aussi la population syrienne de ces islamistes-là. C’est ce que signifie le processus politique. Jusqu’à aujourd’hui, l’Occident soutient farouchement la coalition qui n’est pas, en réalité une coalition, mais une délégation de Ryad appelée le Haut Comité des négociations. Ces gens-là ne peuvent pas représenter ou défendre de solution progressive et de solution politique, parce qu’ils veulent voir Bachar el-Assad tomber à n’importe quel prix et n’ont même pas un programme, pas de vision, pour savoir qui sera à la place. Ils veulent la chute du régime syrien, mais ils sont tellement faibles que les islamistes, et les autres rebelles qui sont sur le terrain prendront la place. Cette délégation de Ryad est ailleurs, elle ne pourra même pas diriger le pays. Ces gens-là ne sont pas pour une solution politique, ils sont pour une solution militaire, ils ne savent pas négocier. L’Europe s’aligne sur la position de l’Arabie Saoudite, la Turquie est incapable de faire quelque chose pour une solution politique en Syrie.

A chaque fois que les Etats-Unis interviennent dans nos régions, ils y créent le chaos, ce qui les intéresse c’est le chaos avant tout

RT France : Après ce drame du jeune garçon décapité, le département d’Etat américain a déclaré qu’il n'allait pas suspendre son soutien à cette opposition parce qu’il n’y avait pas assez de preuves. Les preuves obtenues, ce groupe islamiste a dit qu'il s'agissait d'une faute, en prétendant avoir cru que ce garçon était un soldat. Pensez-vous que cette explication suffise dans le cadre du soutien aux rebelles de la part des Etats-Unis ?

R. K. : Même si cet enfant travaillait vraiment pour le régime, l’exécuter d’une telle façon est inacceptable, c’est un crime. Il faut quand même être fidèle à ses propres principes : on est contre l’exécution des enfants. En plus, il a été exécuté sans preuve et par égorgement, pour moi c’est un double crime. Nous ne devons pas négocier avec des personnes pareilles. La seule réponse à ces rebelles, c’est tout simplement le combat avec eux, l’extermination, il n’y a pas de dialogue avec des djihadistes potentiels, avec des criminels. Les Etats-Unis peuvent soutenir même les extrémistes islamistes, on l’a vu dans l’histoire, ce n’est pas la première fois, les Etats-Unis ont déjà collaboré avec des islamistes. Les islamistes n’ont pas de principes, ils ne cherchent pas une vraie solution en Syrie, ce n’est pas le cas de tous les Syriens laïques qui veulent quand même un pays capable de protéger la population syrienne et ses minorités. Il faut protéger ces populations-là, mais, malheureusement, ce n’est pas avec les Etats-Unis. A chaque fois que les Etats-Unis interviennent dans nos régions, ils y créent le chaos, ce qui les intéresse c’est le chaos avant tout.

Il faut être encore plus ferme, sinon la France aura un autre attentat, parce que, face à ce laxisme du gouvernement français, les islamistes tenteront encore une fois d’attaquer la France. 

 

RT France : Après l’attentat de Nice, François Hollande a promis d’intensifier la lutte contre l’Etat Islamique. Il y a eu une série de frappes aériennes à Minbej et 30 frappes où les forces militaires se seraient trompées, ayant visé les quartiers majoritairement habités par les civils. Ces frappes sont-elle une sorte de réaction à l’attentat de Nice ?

R. K. : Il faut savoir que, il y a pas mal de temps, ont eu lieu des combats entre les Kurdes et l’Etat Islamique autour de Minbej. Les Kurdes sont soutenus par François Hollande personnellement, ce qui a poussé le président Hollande à bombarder Minbej pour aider les Kurdes à le prendre. Ce n’est pas vraiment une réponse à l’attentat de Nice. La position du gouvernement français, à mon avis, est très mauvaise, parce qu’aujourd’hui on ne parle même pas de l’islamiste qui a fait cet attentat et a été radicalisé, on parle toujours d’un perturbé mental, d’une personne qui n’a rien à voir avec l’islam. Je crois qu’il faut avoir à un moment donné le courage de dire les choses comme elles sont : oui, il y a de l’islam radical, oui, l’islam a besoin d’une réforme, oui, celui qui a commis cet attentat s’est radicalisé et est devenu islamiste djihadiste. Il faut être encore plus ferme, sinon la France aura un autre attentat, parce que, face à ce laxisme du gouvernement français, les islamistes tenteront encore une fois d’attaquer la France.

Frapper après l’attentat, c’était un symbole

RT France : Pourquoi alors bombarder en Syrie si l’auteur de cet attentat s’est radicalisé en France et se trouvait sur le territoire de la France ?

R. K. : Frapper après l’attentat, c’était un symbole, mais la vraie raison c’est quele président français est très proche des Kurdes qui combattent l’Etat Islamique sur le terrain en Syrie. Il a juste trouvé le bon moment de soutenir les Kurdes par un bombardement français à Minbej.

Lire aussi : Syrie : Amnesty dénonce des crimes de guerre commis par des rebelles soutenus par les Etats-Unis

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT

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Erevan était la scène de manifestations pour revendiquer la démission du président arménien.

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #Daesch, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation

Je m'interroge.

L'Arménie n'est pas membre de l'OTAN et elle est alliée à la Russie. Sa position stratégique l'expose à tous les dangers dans l'accomplissement programmé de la théorie du docteur folamour Brezinski .
A y regarder de plus près on verrait certainement poindre une fleur de saison ou une couleur adéquate pour qualifier ce soulèvement populaire spontané.
A y regarder de plus près on pourrait y voir la bonne bouille du Play boy George Soros, habitué qu'il est de financer des actions humanitaires.

A y regarder de près on pourrait voir la dame Nuland distribuer des pains au chocolat aux gentils manifestants. Mais c'est peu probable, elle est très investie dans la présidentielle américaine. Bien qu'elle soit républicaine et néocon elle est pressentie pour être secrétaire d'état aux affaires étrangère de la démocrate Clinton, c'est certainement par solidarité féminine!
A y regarder de près on pourrait voir surgir de nulle part le poing levé, symbole de l'ONG "OTPOR" financée par Soros. Cette dernière est née en Serbie et elle a été utilisée pour faire tomber Milosévic.

Mais ce ne sont que pures spéculations, jamais rien de cela ne peut se produire. C'est une légitime contestation.

Cordialement

Lucien Pons

Lundi 25 Juillet 2016 
Plus de 2000 manifestants ont défilé devant un poste de police contrôlé par les partisans de l'opposition. (Photo d'archives)
Plus de 2000 manifestants ont défilé devant un poste de police contrôlé par les partisans de l'opposition. (Photo d'archives)
 

Les Arméniens ont manifesté à Erevan, la capitale, pour demander la démission du président Serge Sarkisian.

Plus de 2000 manifestants ont défilé devant un poste de police contrôlé par les partisans de l'opposition pour exprimer leur colère contre le gouvernement.

C'est la première manifestation depuis qu'un groupe d'activistes armés a pris le contrôle d'un poste de police et y a retenu en otage plusieurs policiers le 17 juillet. Les otages ont été relâchés mais les activistes occupent encore le bâtiment et exigent la démission de Sarkisian et la libération du chef de l'opposition, Jirair Sefilian, emprisonné depuis le mois de juin.

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NICE : Derrière l'émotion, regarder les choses en face (par Marc Jammet)

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Terrorisme, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Publié par El Diablo

 

NICE : Derrière l'émotion, regarder les choses en face (par Marc Jammet)

L'effroyable s'est à nouveau produit, cette fois-ci à Nice, avec son cortège d'horreurs.

L'émotion est immense et nos médias bien-pensants se sont à nouveau empressés de "l'exploiter".

Car, quitte à choquer, si l'émotion est légitime, en rester à cet état n'aidera pas à regarder les choses en face.

Nos médias nous ont ainsi très vite rappelé le Bataclan, Bruxelles, Magnanville, Orlando ... Oubliés les attentats en Tunisie, en Turquie mais aussi en Irak, en Syrie, en Lybie où chaque jour voit son cortège de meurtres beaucoup moins médiatisés en France il est vrai (parce que plus éloignés? Moins occidentaux?).

Regarder les choses en face c'est comprendre qu'aucun état d'urgence, aucun renforcement des peines, aucune vidéosurveillance et encore moins aucune interdiction de manifester n'empêchera un tueur décidé à se suicider en réalisant le plus de dégats possibles de frapper au hasard, hier avec avec un camion, demain avec un couteau ou une autre arme.

Regarder les choses en face c'est aussi tenter de comprendre et discerner les responsabilités.

N'est-il pas ainsi flagrant que ce soient les mêmes qui nous parlent aujourd'hui de "France en guerre", de constitution d'une milice d'état pudiquement camouflée par la "réserve opérationnelle" et qui dans les années 80 soutenaient les "combattants de la Liberté" qu'étaient les Talibans (parce qu'ils avaient l'énorme avantage, via la CIA, de s'attaquer à l'URSS), qui ont à nouveau soutenu en Syrie ces "nouveaux combattants de la Liberté" directement liés à Daesh, qui ont livré aux mêmes à coups de canon la Lybie, fermé les yeux sur les complicités de la Turquie et de l'Arabie Saoudite et qui continuent à se taire face au véritable génocide du peuple kurde (pourtant en première ligne en Syrie face à Daesh) dans lequel le régime d'Erdogan s'engage?

Pour eux l'émotion sert à cela: empêcher si possible de réflechir et surtout ne pas modifier un ordre mondial à conserver.

Regarder les choses en face, c'est tenter de discerner les responsabilités et donc, loin de "l'union sacrée" dans lequel notre gouvernement tente de nous enfermer, exiger que ce dernier modifie radicalement son action internationale.

Et c'est aussi réagir au plus proche.

Car là comme ailleurs les cris de guerre, les boucs-émissaires non seulement ne serviront à rien mais ne pourront qu'empirer la situation.

Dans notre pays où maintenant droite et extrême-droite puis parti socialiste tentent - chacun à leur tour - de nous convaincre qu'il faut être "un gagneur" dans une société capitaliste qu'il ne faut même plus rêver de remettre en cause, je crois au contraire que "prêter attention à l'autre", "prendre du plaisir à donner", la solidarité y compris dans la lutte (et je pense à la loi travail) sont des valeurs à faire vivre.

Elles n'empêcheront sans-doute pas tous les tueurs d'agir mais elles auront l'énorme avantage de les isoler et de leur retirer ce "terreau fertlle" que les va-t-en-guerre leur offrent.

 

Marc Jammet

Conseiller municipal PCF de Mantes-la-Jolie (Yvelines)

SOURCE:

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Irlande : une croissance de 26,3 % artificiellement gonflée, par Romaric Godin

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #Economie, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #La mondialisation, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Chroniques du fascisme ordinaire

Quand un “partenaire de l’UE-la paix” nous mange la laine sur le dos…

Source : La Tribune, Romaric Godin, 12/07/2016

La croissance irlandaise atteint des sommets. (Crédits : © Cathal McNaughton / Reuters)

La croissance irlandaise atteint des sommets. (Crédits : © Cathal McNaughton / Reuters)

Selon l’office des statistiques irlandais, la croissance du pays a atteint 26,3 % en euros de 2010 l’an passé. Une croissance inédite gonflée par les particularités de l’économie irlandaise et qui ne profite que très marginalement aux ménages.

Voilà qui a de quoi faire tourner les têtes. L’Office central des Statistiques irlandais (CSO) a révisé ce mardi 12 juillet les chiffres de la croissance pour 2015 de la République d’Irlande et a multiplié la croissance annuelle du pays par trois ! Initialement prévue à 7,8 %, elle a été révisée à 26,3 % ! Désormais, en euros de 2010, le PIB irlandais s’élève à 243,91 milliards d’euros contre 191 milliards d’euros initialement indiqué. L’Irlande reste ainsi la dixième économie de l’UE (la huitième de la zone euro), mais n’est plus qu’à 70 milliards d’euros de 2010 de l’Autriche. En euros courants, la croissance irlandaise approche un tiers à 32,4 %. Avec de tels chiffres, le ratio de dettes publiques sur PIB tombe de 101 % à 80 %.

L’effet “multinationales”

De tels chiffres sont évidemment très rares pour une économie aussi développée que l’Irlande. Ils reflètent la nature très particulière de la croissance irlandaise, basée sur la localisation d’actifs attirés par le faible taux d’imposition de la République sur les bénéfices des entreprises (12,5 % pour les revenus commerciaux avec de possibles réductions). Beaucoup de multinationales fixent leurs opérations en Irlande pour bénéficier de ce taux, sans que les montants « basés » en Irlande ne correspondent effectivement à des activités réalisées dans la République. Les bénéfices de ces compagnies sont ensuite redistribués aux actionnaires qui ne sont presque jamais Irlandais. Durant l’année 2015, les sociétés internationales ont fait jouer la concurrence de façon particulièrement rude. L’attachement de la classe politique irlandaise dans sa quasi-totalité au faible taux de l’impôt sur les sociétés a permis d’attirer de nombreux actifs étrangers en Irlande.

Le PNB également en hausse

On constate, du reste, que la croissance du Produit national brut (PNB), qui reflète la richesse produite par les entreprises irlandaises et non pas par les entreprises localisées en Irlande, est inférieure de 5,6 points à celle du PIB, à 18,7 %, ce qui permet de mettre en lumière une partie des effets des transferts liés à ces multinationales. En clair : près de 22% de la croissance irlandaise en 2015 a été rapatriée à des propriétaires étrangers et ne sera donc pas redistribuée à la population irlandaise. Le PNB prend donc en compte la part de la « contribution » des entreprises étrangères à l’économie irlandaise comme les taxes payées effectivement et les salaires versées aux fournisseurs irlandais. En cela, sa croissance reste tout à fait exceptionnelle.

Les trois facteurs de la croissance

Trois éléments expliquent principalement cette croissance insolite : le rapatriement d’actifs financiers des multinationales sous la législation irlandaise, le mouvement vers l’Irlande des transferts de brevets qui fait, là aussi, grimper la valeur des actifs dans l’économie et qui est comptabilisé comme des investissements et enfin l’effet de l’activité de location-vente (« leasing ») d’avions qui est désormais intégrée dans les comptes nationaux. Or, une entreprise de leasing aéronautique s’est installé dans le pays en 2015, emportant avec elle non pas les avions physiques, mais son portefeuille d’actifs comprenant la valeur des avions. Aidan Regan, directeur de l’institut européen de Dublin, estime que c’est la première source de la croissance de l’investissement. Ceci a contribué à gonfler le PIB et, dans une moindre mesure le PNB, de l’Irlande.

Etrange discrétion

Un coup d’œil sur le détail des comptes nationaux de l’île verte permet de se rendre compte de certaines anomalies. Les taux de croissance sectoriels vont de 5,7 % à 10,4 %, ce qui correspond assez aux chiffres préliminaires, tandis que l’industrie affiche, elle, une croissance de 97,8 % ! Etrangement, le CSO refuse de donner le détail de cette croissance entre les trois principaux sous-secteurs industriels du pays, la pharmacie, l’informatique et les équipements médicaux « pour des raisons de confidentialité ». Cette confidentialité avancée pour refuser un détail statistique dit assez la nature de « l’activité » répertoriée par le CSO : ce sont des éléments fiscaux principalement. Cette discrétion traduit aussi le caractère très exceptionnel de cette croissance qui dépend sans doute de quelques entreprises seulement, puisque la répartition sectorielle rendrait leur identification possible.

Des exportations gonflées

Il convient également de ne pas se laisser impressionner par la progression de 102 % des exportations irlandaises. Une grande partie d’entre elles sont en effet également le fruit d’un effet comptable. Comme le souligne dans un texte de 2014 l’économiste John FitzGerald, qui explique la forte volatilité des comptes nationaux irlandais, les « contrats de fabrication » que passent des entreprises basées en Irlande dans des pays tiers pour vendre des produits dans d’autres pays sont désormais enregistrés comme des « importations » et des « exportations » dans les statistiques et non pas seulement comme des profits pour les entreprises concernées. La norme comptable prend en effet en compte non pas le lieu du commerce effectif, mais le changement de propriété du produit. Même si un produit ne passe pas par l’Irlande, le fait d’être acheté et revendu par une entreprise irlandaise le fait entrer dans les statistiques commerciales. Il n’y a donc pas là de considérations liées à la compétitivité propre de l’économie irlandaise.

Faible impact sur les salaires

PIB et PNB ne sont donc pas de bons indicateurs pour connaître la réalité de l’économie irlandaise. Le résultat des élections de février 2016 où la coalition au pouvoir pendant la crise et qui avait fait campagne sur la “reprise” a subi une nette défaite, perdant jusqu’à 24 points et 42 sièges au parlement, devrait alerter sur le caractère assez fictif de cette croissance de 26,7 %. De fait, on constate que la hausse des rémunérations non-agricoles a été de 5,7 % contre 35,6 % pour les bénéfices. Si l’on veut bien apprécier la nature de la croissance irlandaise en 2015, ce chiffre est très éclairant : la part des salaires dans le PIB est passée de 35,38 % en 2014 à 28,18 % en 2015. Un recul qui prouve combien cette croissance est « désincarnée » dans la réalité irlandaise.

Caractère volatil

Aucun doute, cependant, que l’Irlande connaît une croissance vigoureuse. En partie, du reste, en raison de cette stratégie fiscale qui a plusieurs retombées sur l’économie réelle, notamment sur les dépenses de consommation et le recours aux services aux entreprises. L’Irlande dispose aussi d’un appareil productif moderne et efficace, notamment dans le domaine de la santé et de l’agriculture. La croissance irlandaise n’est pas « fictive » : la consommation des ménages a progressé de 4,4 % et, on l’a vu, la croissance de tous les secteurs de l’économie est supérieure à 5 %. Mais elle n’est pas aussi vigoureuse que les grands agrégats le laisse penser. Les chiffres, publiées également, ce 12 juillet du premier trimestre 2016, prouvent le caractère volatil des comptes nationaux du pays : le PIB a reculé sur trois mois de 2,1 %, ce qui représente la plus forte baisse de la zone euro (la Grèce a affiché un recul de -0,4 % par exemple). Mais le PNB a progressé de 1,3 %…

Croissance prédatrice

Pour beaucoup d’Irlandais, la crise de 2010-2013 a encore laissé des traces et l’émigration, si elle se ralentit, reste une réalité sans que le mouvement de retour de ceux qui sont partis durant la crise ne s’enclenche. Les effets de l’austérité, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des transports se font encore sentir et sont mal ressentis dans le pays. Quant à l’apport à la croissance de la politique de dévaluation interne menée par le gouvernement dans les années de crise, il reste relativement limité, puisque les secteurs les plus porteurs pour l’économie irlandaises sont ceux qui servent les salaires les plus élevés et demandent le plus d’investissements publics (éducation, valorisation à l’étranger de la place irlandaise, infrastructures), comme l’a montré Aidan Regan. En revanche, il convient de rappeler que la politique fiscale irlandaise conduit à transférer des richesses depuis leurs lieux de création en échappant aux impôts nationaux. La croissance irlandaise est réelle, mais c’est une croissance prédatrice qui se fait au détriment des autres. Là encore, plutôt que d’applaudir passivement en inventant le mythe d’une croissance produit de l’austérité, les responsables européens feraient bien de s’interroger sur ces pratiques.

Source : La Tribune, Romaric Godin, 12/07/2016

pib-irlande

 

2 réponses à Irlande : une croissance de 26,3 % artificiellement gonflée, par Romaric Godin

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Allemagne : mort dans une explosion, un réfugié syrien de 27 ans visait un festival de musique. Par Lefigaro.fr

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Terrorisme, #Daesch

Allemagne : mort dans une explosion, un réfugié syrien de 27 ans visait un festival de musique

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Le ministre bavarois de l'Intérieur, Joachim Herrmann, a indiqué au cours d'une conférence de presse que l'homme qui a déclenché un engin explosif devant un restaurant à Ansbach, près de Nuremberg, dimanche soir, était un réfugié syrien de 27 ans. Celui-ci visait un festival de musique pop, où quelque 2500 personnes étaient réunies, qui se déroulait à proximité.

Après s'être vu refuser l'entrée du festival, l'agresseur présumé, qui portait un sac à dos, a déclenché un engin explosif aux environs de 22h12, faisant 12 blessés dont trois graves. L'individu a été retrouvé mort dans la détonation. Il avait fait une demande d'asile il y a un an, qui a été rejetée.

Le ministre bavarois de l'Intérieur a ajouté que l'homme avait fait un séjour en clinique psychiatrique et avait fait deux tentatives de suicide par le passé. Il a précisé que les éléments retrouvés dans son sac à dos étaient suffisants pour faire un grand nombre de victimes. 

L'Allemagne a connu ces jours-ci plusieurs attaques visant des civils. Lundi dernier, un réfugié de 17 ans avait attaqué les voyageurs d'un train de Bavière avec un couteau et une hachette, blessant cinq personnes avant d'être pris en chasse et abattu par la police. Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) avait revendiqué cet acte.

Vendredi soir, à Munich, un Germano-Iranien de 18 ans a ouvert le feu sur la foule aux abords d'un centre commercial et à l'intérieur, faisant neuf morts et 35 blessés, avant de se suicider. Tout mobile terroriste a été écarté par les enquêteurs.

Enfin, ce dimanche, un demandeur d'asile syrien de 21 ans a tué une femme à la machette et blessé trois autres personnes, à Reutlingen, dans la région de Stuttgart. Les autorités penchent pour le "crime passionnel".

LIRE AUSSI :
» Allemagne : un réfugié syrien se fait exploser à l'entrée d'un festival
» Fusillade de Munich : le tireur préparait son geste depuis un an
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Liberté ? L’Assemblée Nationale prolonge l’état d’urgence jusqu’en 2017

24 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #L'OTAN., #La mondialisation, #Europe supranationale, #Terrorisme, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Jusqu’en janvier 2017 ? Parions que ce prolongement sera prolongé au moins jusqu’au 7 mai.

 

Liberté ? L’Assemblée Nationale prolonge l’état

d’urgence jusqu’en 2017

 

Russia Insider – 20 juillet 2016

Le gouvernement français vient de s’octroyer des pouvoirs dictatoriaux à la suite d’une série d’attaques terroristes. La France a-t-elle encore le droit de donner des leçons de démocratie ?

 

10. France -état policier.jpg

 

Dans le sillage de l’horrible attaque terroriste de Nice, qui a coûté la vie à 84 personnes la semaine dernière, l’Assemblée Nationale française a voté une extension de l’état d’urgence pour les six prochains mois, soit jusqu’à fin janvier 2017.

Cette décision d’étendre les pouvoirs du gouvernement a été prise pour la quatrième fois ce mercredi à 2 h. du matin.

Le président François Hollande avait déclaré l’état d’urgence l’année dernière, un jour après les attaques coordonnées du 13 novembre par des membres de l’État Islamique (IS, ISIS, ISIL), qui avaient tué 130 personnes.

Ces pouvoirs dérivent d’une loi adoptée en 1955. Ils donnent au gouvernement un certain nombre de blancs-seings en cas de menace contre la sécurité nationale. Au nombre de ces exceptions, les autorités françaises se sont accordé le droit de procéder à des arrestations sans mandat, ainsi que d’opérer des perquisitions sans autorisation judiciaire.

En outre, les champs d’application des lois sont étendus pour permettre un suivi de recherches, dans les cas où des perquisitions feraient découvrir des éléments susceptibles de conduire à une relation possible avec des activités liées au terrorisme. Cette extension permet aux autorités de pratiquer la surveillance des téléphones et des ordinateurs, surveillance qui n’est pas prévue dans les mesures légales de l’état d’urgence. L’état d’urgence permet également aux opérateurs du gouvernement de restreindre la liberté de déplacement à l’extérieur et à l’intérieur du pays aux personnes suspectées de terrorisme.

Dans l’attente de la décision de l’Assemblée, Hollande et son Premier ministre Manuel Valls, ont insisté sur la nécessité de pouvoirs spéciaux pour assurer la sécurité du public. Valls a même évoqué la possibilité d’autres attaques.

 « Il y aura d’autres attaques et il y aura d’autres personnes innocentes qui seront tuées » a-t-il déclaré aux membres de l’Assemblée dont ils attendaient la décision, ajoutant que 16 attaques avaient été déjouées en France depuis 2012. « Nous ne devons pas nous habituer à cette menace, mais nous devons apprendre à vivre avec elle. »

LIRE AUSSI : Leçon du massacre de Nice : l’état d’exception ne protège pas contre les loups solitaires.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a lui aussi défendu vigoureusement la quatrième extension de l’état d’urgence, qu’il a qualifiée d’« outil » dans la lutte contre le terrorisme, ajoutant que ces pouvoirs spéciaux avaient permis l’arrestation de 44 personnes depuis début mai « pour conspiration dans le but de commettre des actes terroristes » pendant la coupe d’Europe de football 2016.

Mais cette volonté d’étendre l’état d’urgence et les pouvoirs spéciaux qui vont avec s’est heurtée à l’opposition de beaucoup de personnes, qui estiment qu’accorder de plus en plus de pouvoir à la police menace les libertés civiles en France.

LIRE AUSSI : Descente de la France dans un état militarisé gouverné par la peur.

Joaquin Flores,  de l’Association des Journaliste Indépendants pour la Paix, croit qu’il y aura de plus en plus d’attaques, à moins que Paris ne se décide à mettre un terme à la radicalisation de ses nationaux par la propagande djihadiste et à interdire le parrainage, sur son sol, d’activités extrémistes par des états étrangers.

« Les autorités françaises continuent de permettre – et depuis longtemps - à des organisations religieuses dirigées et financées par l’Arabie Saoudite, de prospérer et de proliférer en France, où il leur est permis de recruter,  d’influencer et de modeler à leur guise toute une nouvelle vague d’extrémistes, auxquels elles font croire que le terrorisme est un moyen d’action légitime et un outil qui va les aider à atteindre leurs buts » a déclaré Flores à RT.

LIRE AUSSI : 67% des Français ne foint pas confiance à leur gouvernement pour s’en prendre au terrorisme.

 « Pour son compte, la France, intégrée à l’OTAN, a participé à la destruction de pays comme la Libye, comme l’Irak, comme l’Afghanistan, comme la Syrie » a-t-il ajouté. « Elle est encore en train de le faire en Syrie. Et il est certain que cela a eu pour résultat de radicaliser beaucoup de couches de la société. »

 

Source : http://russia-insider.com/en/politics/liberte-french-asse...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

2. C'est l'été xxx.gif

Et Lazare sortit du tombeau…

(Ce qui fit du bruit jusqu’au Liban

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De source turque (renseignements) : Erdogan vient d’affronter l’OTAN et il a gagné après avoir pris le contrôle des bombes atomiques.

24 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #La Turquie, #Europe supranationale, #l'Allemagne, #L'OTAN., #AMERIQUE

Poutine est-il en train de réussir un échec et mat : sortir la Turquie de l’OTAN ?

 

De source turque (renseignements) :

Erdogan vient d’affronter l’OTAN et il

a gagné après avoir pris le contrôle des

bombes atomiques.

 

Leonid Timoshin – Fort Russ -  20 juillet 2016

Exclusivité Komsomolskaya Pravda 

 

9. ATOM BOMB.jpg

 

Tandis que les uns prétendent que l’ambitieuse et sanglante tentative de renverser Recep Tayyib Erdogan n’était qu’une mise en scène, les autres (surtout en Turquie) croient que le chef d’État a bien failli y perdre la vie, à cause de son rapprochement avec la Russie. Un expert sur le Moyen Orient - et directeur du Centre Lev Gumilev -, Pavel Zarifulline, a fait part à la Komsomolskaya Pravda des renseignements secrets qu’il a reçus de Turquie, d’un haut fonctionnaire turc et d’amis bien informés. Ce qu’ils lui ont dit, c’est que le coup d’État a été préparé avec l’aide de nos « partenaires » d’outremer.

 

LE BUT EST DE CONTRÔLER

 

- Pavel, qui sont ces gens qui vous ont donné ces informations depuis la Turquie ? Étant donné la répression en cours, comment restez-vous en contact avec eux ?

- Ils font partie de la classe dirigeante turque et je suis en contact avec eux pour mon travail depuis des années. Certains de ces collègues ont été emprisonnés par Erdogan en 2007, mais ça, c’est une autre histoire. En ce moment, je communique avec un des fameux professeurs turcs, consultant de leurs services de renseignements. Je ne peux évidemment pas vous révéler son nom. Comme des milliers d’autres, il marche sur le fil du rasoir – nous avons eu le même genre de répression en 1937 sous Staline. Nous correspondons dans une « tchat room » privée, par messages codés. Il fait partie de ceux qui soutiennent l’accession de la Turquie à l’Union Eurasienne et non à l’Union Européenne. Et il y a en Turquie beaucoup de personnes influentes qui sont dans le même cas. Pour le gouvernement, l’université et les services secrets, cela ne fait aucun doute : le coup d’État a été préparé par les Américains. Comme tous les autres coups dans le pays depuis 1960. L’armée a toujours interféré dans le processus politique et l’a toujours fait en coordination avec les Américains.

- Qu’est-ce qu’il vous a dit ?

- Je le cite : « L’Occident, espérant prendre le contrôle du pays par un coup d’État militaire, comme en Égypte, a d’abord soutenu le putsch. Les putschistes n’étaient pas en mesure de réussir sans aide extérieure. Mais l’Occident a sous-évalué le fait que le peuple turc n’accepterait pas un processus anti-démocratique » Par l’Occident, il entend surtout les États-Unis, mais il est possible que les Allemands aient trempé dans l’affaire – eux aussi ont fait pression sur Erdogan. N’oubliez pas que le Bundestag (le Parlement allemand) n’a même pas reconnu le génocide des Arméniens par les Turcs.

 

TROP DE DIVERGENCES

 

- Je ne comprends pas pourquoi les USA et l’Allemagne avaient besoin de ce coup d’État.

- Ce n’est pas un secret. La raison principale, c’est le rapprochement avec la Russie. Voici un autre extrait de mes échanges avec ma source : « L’Union Européenne et l’OTAN n’appréciaient pas le rapprochement de la Turquie avec Israël et la Russie. Les États-Unis étaient furieux que la Turquie ait qualifié les séparatistes Kurdes en Syrie d’organisation terroriste, alors que les USA les soutenaient. Ankara et Washington n’étaient pas d’accord sur l’Irak et sur la Syrie. À propos de la crise des réfugiés, l’U.E. a critiqué la Turquie, estimant qu’elle avait le devoir de bloquer l’afflux de réfugiés à tout prix. »

- Le coup était donc inévitable. Et d’origine externe. Sait-on comment il a été préparé ?

- Le noyau organisateur du putsch a été la base aérienne américaine d’Incirlik [située sur la cote méditerranéenne de la Turquie, à quelques centaines de kilomètres de la frontière syrienne ; elle permet de contrôler le Moyen Orient. NdA.] Le commandant en chef de la base, le général turc Bekir Ercan Van, est aujourd’hui arrêté [la base sert aussi à l’armée de l’air turque ; après tout le pays fait partie de l’OTAN. NdA]. Tous les principaux protagonistes sont de là. Selon  mes informateurs, l’ambassadeur US en Turquie, John Bass (qui a d’abord été en poste en Géorgie, où il a aussi dirigé la politique anti-russe) a rencontré plusieurs fois l’ancien commandant de la base aérienne qui a dirigé le coup d’État, Akin Ozturk, et le chef actuel de la base, sous le prétexte de discuter les relations avec les Kurdes en Syrie et en Irak. Les militaires turcs d’un certain rang sortent en général des institutions militaires de l’OTAN ; ils sont pro-Américains. Comme le révèle le contenu des interrogatoires, les conspirateurs – constitués des premier et deuxième échelons – avaient reçu de sérieuses garanties de la part des autorités militaires et diplomatiques US. L’asile politique leur avait été promis en cas d’échec de l’entreprise.

 

IL Y AVAIT DES BOMBES À HYDROGÈNE

 

- Et on les a trompés ?

- Non. Mais les Turcs étaient prêts à prendre la base d’assaut en se contentant d’abord de couper l’alimentation électrique. Seulement… des armes nucléaires y sont entreposées.

Ce genre de chose n’était jamais arrivé avant ! C’est pourquoi les Américains ont accepté de ne pas se mêler des arrestations dans la partie turque de la base. Nous devons cette information inédite à notre source. L’hypothèse ridicule de la mise en scène est réservée aux Occidentaux. Alors que le nombre des morts et des blessés (au bout d’une seule nuit : 290 morts et près de 1.500 blessés) suffit à démontrer à quel point l’événement était sérieux.

- Est-ce que le prêcheur de l’opposition Gulen - qui réside aux USA et dont l’extradition a été réclamée par Erdogan – ment quand il dit qu’il n’a rien à voir avec le coup d’État ?

- C’est là encore une « rubrique » à l’américaine, destinée aux Occidentaux bien sûr. Voici ce que ma source a écrit dans son dernier message (nous avons communiqué dans la nuit du 20 juillet) :

« Ils [Poutine et Erdogan. NdA] doivent se rencontrer aussi rapidement que possible. Ici, les gens n’arrêtent pas de parler de cette rencontre. Les USA ont tout fait et feront tout pour l’empêcher. Y compris un putsch s’il faut un putsch pour que les deux chefs d’État ne puissent pas se parler. Nous [les Eurasianistes de Turquie, NdA] voyons le salut du pays dans cette rencontre avec Poutine. » J’espère que les répressions ne toucheront pas mon expert et qu’il pourra assister avec les autres Turcs à notre conférence eurasienne d’Ankara, juste après la rencontre des présidents de Russie et de Turquie. Aujourd’hui, on parle de plus en plus de quitter l’OTAN. Erdogan ferait mieux de choisir cette voie et de devenir l’Hugo Chavez islamique. Sinon, il lui faudra se préparer au prochain coup d’État.

 

COMMENTAIRE D’UN EXPERT MILITAIRE

 

Igor Korotchenko, rédacteur en chef du magazine Défense Nationale

 

- Je n’ai rien de sûr qui me permette d’affirmer que le coup a été préparé par les Américains. Mais le fait qu’ils étaient au courant (grâce aux compétences de la CIA et de la NSA) et qu’ils y avaient intérêt est certain. Ils se sont contentés de ne pas en informer Erdogan, dans l’espoir que la réussite du putsch leur serait favorable. La base d’Incirlik héberge des Américains, donc des employés de la CIA. Je n’y ai jamais mis les pieds et ne sais donc rien de l’organisation de sa sécurité et de sa défense, ni comment elle est approvisionnée en énergie de sauvegarde. Mais dans nos bases russes, il est impossible d’arrêter l’alimentation en énergie, même quand on coupe l’électricité.

 

Victor BARANETS, observateur militaire « KP » :

 

- Selon les diverses évaluations, la base aérienne d’Incirlik abrite jusqu’à 100 bombes nucléaires américaines. On a réellement besoin d’électricité pour contrôler l’état des munitions, pour assurer leur protection. En cas d’accident, des moteurs diesel se déclenchent automatiquement, mais ils ne peuvent pas fonctionner indéfiniment. Si les Américains tombaient à court de combustible, il pourrait y avoir du vilain. Bien qu’il fût turc, le commandant de la base n’a donné l’ordre de couper que la partie turque d’Incirlik. Vous devez comprendre que cette base héberge des avions américains et des avions turcs, et quand il y a des opérations, il s’y trouve aussi des avions de Grande Bretagne, d’Allemagne, d’Arabie Saoudite et du Qatar. Toutefois, au moment du coup d’État, il n’y en avait pas.

Permettez-moi de vous rappeler que le commandant de la base, le général turc Van, a demandé l’asile politique aux États-Unis et que cet asile lui a été refusé. Si on le lui avait accordé, il serait aussitôt devenu évident que les USA voyaient ce putsch d’un bon oeil et qu’ils y avaient peu-être trempé. Quoi qu’il en soit, quand les arrestations ont été terminées dans la partie turque de la base, les vols ont repris, l’électricité est revenue dans la partie turque, et la base a recommencé à fonctionner comme à l’accoutumée.

 

Source :  http://www.kp.ru/daily/26557/3573608/    

Via :  http://www.fort-russ.com/2016/07/secret-turkish-intellige...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

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[Vidéo] Attentat de Nice – Responsables et coupables – L’analyse de François Asselineau

24 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Chroniques du fascisme ordinaire

Bon, une fois n’est pas coutume, voici une analyse de nature plutôt politique. Elle est de bon sens, ça fait chaud au cœur d’entendre un dirigeant de parti la tenir – et rien n’explique d’ailleurs qu’elle n’ait pas été portée dans la plupart des partis, tant elle est justement de bon sens.

Je rappelle que ce blog ne soutient aucun parti, mais essaye de donner parfois la parole à ceux à qui les médias ne la donnent pas.

J’ai donc bien aimé la colère de François Asselineau, pleine de sincérité, et que je partage totalement.

Quand je pense que les médias & Co essaient d’assimiler l’UPR à l’extrême-droite (comme tout dissident notez), eh bien écoutez ceci, et comparez avec FN, LR et le PS – et on verra vite où sont les extrêmes…

Sinon, merci de ne pas troller les commentaires sur le thème “vive l’UPR” (conseil amical, je vous assure que vous donnez une très mauvaise image de votre parti partout avec ce genre de propagande so-1910…), on enlèvera. Restons-en au fond de l’analyse, merci.

Source : Youtube, UPR, 22-07-2016

Capture d’écran 2016-07-23 à 14.13.21

François Asselineau analyse les causes et les effets de l’attentat de Nice du 14 Juillet 2016, dans un entretien donné le 18 Juillet 2016.

00:09. Condoléances et rappel du communiqué du 15 juillet:
https://www.upr.fr/actualite/france/c…
01:25. Le lourd tribut payé par les musulmans et le mythe de la guerre “Islam contre occident”.
06:16. Amateurisme et irresponsabilité du gouvernement.
09:25. La politique agressive de l’OTAN et de l’UE: Lybie, Syrie, Soudan…
17:32. Le verrouillage de la démocratie et la déclaration stupéfiante de Ségolène Royale.
21:25. Pourquoi la société voulue par nos gouvernants produit des détraqués et des désespérés.
27:07. Les 1,3 millions de morts civils commis par l’OTAN représentent plus de 15000 fois l’attentat de Nice.
28:51. Les propositions et les engagements de l’UPR pour mettre fin au terrorisme.

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Cinq centres d'entraînement de terroristes de Daech opérationnels au Kosovo.

24 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #l'immigration, #l'islamisme, #Daesch, #Terrorisme, #le nazisme

Cinq centres d'entraînement de terroristes de Daech opérationnels au Kosovo

Le 22 juillet 2016

Plus de 70 familles albanaises du Kosovo ont rejoint Daech. (Photo d'archives)

Plus de 70 familles albanaises du Kosovo ont rejoint Daech. (Photo d'archives)

Une source proche des renseignements kosovars a révélé à Sputnik que cinq centres de formation des extrémistes de Daech sont en opération au Kosovo, en plein cœur du continent européen. Qui plus est, 27 enfants de moins de 15 ans y suivent un entraînement, et ce, avec la bénédiction de leur parents.

En tout cas, plus de 70 familles albanaises du Kosovo ont rejoint cette organisation terroriste. En outre, 314 Albanais kosovars, dont 38 femmes, luttent dans les rangs des terroristes en Syrie et en Irak, révèle l'interlocuteur de Sputnik ayant requis l'anonymat.

Dans les années 1990, les territoires frontaliers avec l'Albanie, la Macédoine et le Monténégro abritaient des camps d'entraînement de combattants de l'Armée de libération du Kosovo.

Aujourd'hui, ces camps sont utilisés pour former des terroristes de Daech, dont les membres sont recrutés au sein des jeunes Kosovars.

Et quoique Western Balkans Security Issues ait tiré la sonnette d'alarme dès l'année 2013, les autorités locales n'ont reconnu l'existence du problème qu'en 2014.

La source affirme que l'enrôlement se fait en deux étapes. Avant de rejoindre les camps, les futurs terroristes passent par un lavage de cerveau et ce sont certaines ONG et écoles privées qui assument cette mission. Et ce qui étonne le plus, c'est le fait que de plus en plus de femmes et même et des familles entières rejoignent les rangs de Daech.

A l'intérieur du pays, on évite d'aborder la question, explique la source. Pourtant, certains médias kosovars sont parvenus à tourner des reportages dans un camp situé aux alentours de la ville de Vitina. L'interlocuteur révèle que la plupart des camps d'entraînement sont situés dans les zones montagneuses difficilement accessibles, situées le long des frontières avec l'Albanie et la Macédoine.

Avec Sputnik.

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[Vidéo] Brexit, Frexit, Valssit et Colegram (avec Annie Lacroix-Riz)

23 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Culture, #Chroniques du fascisme ordinaire

Une intéressante interview d’Annie Lacroix-Riz.

Amusant comme certaines personnes hurlent “ATTANTION c’est une historienne communiste !” dès qu’ils la voient, comme s’il y avait seulement 2 types d’historiens : les communistes et ceux qui disent la vérité… Comme si l’Histoire n’était pas une matière complexe dès qu’on s’intéresse à des macro-faits, à des interprétations, etc. On voit bien qu’on n’arrive pas à comprendre en France l’Ukraine, la Russie, la Syrie, la Turquie, l’Arabie, alors que c’est sous nos yeux, et on voudrait qu’il n’y ait aucun problème pour comprendre des faits d’il y a 70 ans !

Donc oui, vous aurez ici un regard orienté, car tous les regards sont orientés. Et Annie Lacroix-Riz fait un énorme travail sur les sources, vous n’avez qu’à lire ses livres, qui ouvrent des perspectives souvent très intéressantes.

Après, il faut bien comprendre que, quand on propose ici une analyse différente pour sortir d’une propagande (classique, je rappelle le “L’histoire est un mensonge que personne ne conteste” de Napoléon), cela ne signifie pas que le regard est une vérité tombée du ciel, où il faut tout croire sans se poser de questions – ce qui serait retomber dans une autre propagande…

Bref, recul et esprit critique indispensables, comme dans tout ce que vous lisez, ici et ailleurs…  🙂

Source : Dailymotion, 02/07/2016

ZIEtf

Vers l’infini et au-delà… tel est donc désormais le projet planétaire de l’Union Européenne. En clair : il s’agit bien toujour de sauver la Planète libérale, mais vu la montée des périls, les planètes proches ne seront pas de trop !
Une extension du domaine de la lutte impériale que ses amis de l’OTAN ont sans doute inspirée à J-C.Juncker. Un Jean-Claude qui, depuis son douillet paradis fiscal, est à L’U.E ce que l’autre J-C. (Van Damme) est à la “maison mère” (l’OTAN) : un “dircom” spectaculaire mais parfois excessif dans son zèle à motiver les foules européennes (et sentimentales).
Le désarroi manifeste de ces propagandistes, un peu déboussolés par les effets collatéraux de la démocratie (populaire), est l’occasion de demander à Annie Lacroix-Riz de leur dispenser ses éclairages d’historienne éminente et son efficace pédagogie anti-impérialiste, en sorte de les sortir des ténèbres confuses et anxiogènes dans lesquelles ils semblent s’engager.
Une précaution que nous avions pourtant prise dès la veille du “BREXIT” … et si J.C. avait eu la bonne idée de venir assister à la soirée sans doute aurait-il pu échapper au tropisme euro-raëlien qui le guette désormais.

Première partie de la soirée d’éducation populaire et civique,
consacrée à la présentation de la nouvelle édition du livre d’Annie Lacroix-Riz :
“Aux origines du carcan européen” :

Les trois Parties à visionner par le lien ci-dessous

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