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Le blog de Lucien PONS

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John Mac Cain en Ukraine: Les assassins reviennent toujours... Par Erwan Castel.

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme

dimanche 1 janvier 2017

 

Les assassins reviennent toujours...

 
" Si vous ne voulez pas entendre les tambours de la guerre, 
il vous faut être sourd. "
Henri Kissinger
 
Porochenko et Mac Cain au milieu des soldats ukrainiens sur le front de Shirokino le 30 décembre 2016
Pour cette fin d'année 2016, le Président Porochenko a invité un de ses soutien étasuniens les plus virulents, le sénateur John Mac Cain, a venir passé le réveillon sur le front du Donbass, près de Shirokino (au Sud de la DNR, près de la mer d'Azov). 
 
Ce sénateur appartient à la bande des vieillards incendiaires (avec Brejzinski, Kissinger, Soros, Rockfeller, Albright etc... ) qui animent le parti néoconservateur étasunien, celui qui veut imposer par le chaos un Nouvel Ordre Mondial à tous les pays non alignés...
 
Mac Cain, ce vétéran de la guerre du Vietnam (où il pilotait un bombardier A4 Skyhawk avant d’être abattu et fait prisonnier) est ce qu'on appelle un "dur à cuire" et surtout un faucon de guerre étasunien virulent qui prône la guerre pour soumettre les peuples à l'impérialisme mondialiste qu'il s'est juré de servir fanatiquement. Il soutient par exemple inconditionnellement le terrorisme djihadiste en Syrie, comme la guerre en Ukraine pour laquelle il est animé par une russophobie délirante..
 
Car Mac Cain s’intéresse depuis longtemps à l'Ukraine, ce "pivot stratégique européen" comme l'a définit son ami Brzeziński et qui depuis la fin du XIXème siècle est la convoitise des thalassocraties occidentales (Angleterre puis USA) qui dans une "stratégie de containment", veulent obstinément encercler la Russie et lui interdire l'accès aux routes économiques de la Méditerranée orientale (laquelle stratégie lie aujourd'hui les conflits syrien et ukrainien entre eux).
 
Dès 2004, John Mac Cain supervise la "Révolution orange" qui tente une nouvelle fois de faire basculer l'Ukraine vers l'Ouest européen. Il va continuer malgré l'échec de cette révolution colorée à entretenir des liens privilégiés avec les opposants pro-occidentaux de Kiev que subventionnent grassement des ONG "droitdel'hommistes". Lorsqu'en 2013 la "révolution de la dignité" enflamme le Maïdan, ce vieux faucon de guerre étasunien reprend alors son envol vers le Dniepr pour, avec Ashton, Brennan (directeur de la CIA), Biden et d'autres laquais et bouffons de l'Union Européenne comme BHL, couver les crânes rasés aux croix gammées tatouées, qui renverseront le président Ianoukovitch en février 2014. 
 
John Mac Cain au dessus de la place du Maïdan en décembre 2013
Depuis le déclenchement de l' "Opération Spéciale Anti-terroriste" dans le Donbass (le lendemain de la visite du Directeur de la CIA à Kiev le 16 avril 2014) John Mac Cain est un ardent défenseur de l'aide militaire étasunienne dans cette guerre menée contre les populations séparatistes de Donetsk et Lugansk (mais "officiellement" contre une invasion russe) 
En 2015, le débat fait rage au Congrès américain et Mac Cain défend tous azimuts l'idée de livrer des armes à Kiev, vitupérant un jour que "refuser de livrer des armes létales à l'Ukraine est une honte pour les USA" ou insultant un autre jour la chancelière allemande Merkel lorsqu'elle s'oppose à une telle aide militaire létale...  
 
Donc 3 ans plus tard Mac Cain revient en Ukraine et pousse la provocation jusqu'à venir, accompagné du "gouverneur de la colonie Ukraine" Porochenko, visiter une base avancée de la 36e brigade ukrainienne d’infanterie de marine qui est déployée sur le front de Shirokino à l'Est de Mariupol. Lors de cette visite John Mac Cain, en tant que président de la Commission des Forces armées des USA, était accompagné des sénateurs Ariz, Minn et Graham qui est le président de la Commission en financement du Département d’Etat US. Autant dire que l'aide militaire à l'armée ukrainienne était au centre des discussions...
 
Dans le cadre de leur visite en Ukraine les 4 représentants étasuniens ont lancé tour à tour des déclarations agressives dirigées autant vers Moscou que vers les promesses de campagnes du futur Président étasunien Trump, à l'exemple de Mac Cain qui déclare ouvertement que envisager un quelconque accord avec Poutine "serait interférer et porter atteinte à la liberté et les démocraties qui existent aujourd'hui." Quand à Graham, il crache sa haine aussi fort que le vieux pilote du Vietnam quand il déclare "Nous allons faire deux choses: Nous allons rendre la vie plus difficile à Poutine et son entourage avec des sanctions plus sévères et nous allons être plus utile à nos amis, comme ici en Ukraine"...
 
video
Comme pour le Maïdan, cette visite diplomatique ne représente que la partie émergée d'une présence étasunienne plus importante et qui a pour objectif de soutenir et d'encadrer les actions des laquais que Washington a installé à Kiev et qui mène une guerre depuis 2 ans et demi contre les populations du Sud Est qui refusent leur dictature ethnocentrée.
 
Je ne reviendrai pas ici sur les aides occidentales délivrées depuis 2 an à l'armée ukrainienne en subventions, équipements militaires, véhicules, instructeurs, et formations diverses... mais je m'attacherai à deux événements particuliers qui illustrent l'implication de plus en plus directe de l'OTAN sur le front du Donbass. 
 
 
Une ingérence militaire US de plus en plus importante et offensive
 
Sur le Front du Donbass le Général US Scaparotti, SACEUR OTAN avec le général Muzhenko Commandant l'armée ukrainienne
Alors que les experts cherchent toujours désespérément les preuves d'une mythique intervention russe dans le Donbass, en revanche les photos de soldats US ne manquent pas, du sergent instructeur au Commandant en chef des Forces américaines en Europe !
 
Le 15 décembre dernier, le Général 4 étoiles Curtiss Scaparotti visitait aussi le front du Donbass. Il s'agit du SACEUR, le Commandant en chef des Forces étasuniennes en Europe et qui est surtout le chef du Commandement allié Opérations (ACO) soit de l’ensemble des opérations de l’Alliance Militaire. Avant lui, le Lieutenant Général US Ben Hodges étaient venu également en tournée d'inspection sur le même secteur du front que Mac Cain.
 
Au cours de son inspection du front la délégation militaire étasunienne emmenée par le Général Scaparotti «a visité la zone d'opération anti-terroriste, a pris connaissance de la politique de sécurité sur le territoire des régions Luhansk et Donetsk et a vu l'efficacité de l'utilisation du matériel fourni par les Etats-Unis"
 
Mais ce qui pourrait être considéré comme un droit de regard de l'Etat Major de l'OTAN, malgré que l'Ukraine ne fasse pas partie officiellement de l'alliance, va plus loin encore et jusque dans les rouages du pouvoir politico-militaire ukrainien et démontrant qu'il s'agit bien d'une véritable ingérence de l'OTAN mettant sous tutelle le gouvernement Porochenko :
 
  • En mai 2016, l'ancien secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen est nommé au poste de conseiller spécial du président Porochenko
  • En Septembre 2016, John Abizaid, l'ancien commandant du Commandement des forces US au Moyen Orient et Asie Centrale devient conseiller du ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak.
 
 
Sur le terrain, la présence d'unités militaires de l'OTAN est de plus en plus forte via non seulement les multiples manœuvres et exercices interalliés exécutés sur terre comme en mer Noire (Rapid-Trident, See-breeze...) mais aussi par des missions de reconnaissances stratégiques réalisées par les bâtiments de l'OTAN déployés en Mer Noire, les avions de l'US air force mais aussi les drones stratégiques dont les missions survolent fréquemment le territoire de l'Ukraine et se rapprochent de plus en plus de la ligne de front du Donbass (tout en restant hors de portée de la défense sol air des républiques)
 
Dans ce blog j'avais déjà évoqué par 2 fois des missions de reconnaissances stratégiques réalisées par l'OTAN en Ukraine avec l'aide de drone US décollant de la base aérienne de Sigonella en Sicile (le 14 octobre et le 2 décembre). Une nouvelle mission de reconnaissance réalisée à partir d'un drone RQ-4A Global Hawk, a été repérée au cours du mois de décembre, très précisément le 16 décembre, c'est à dire juste avant le lancement d'une offensive ukrainienne à Svitlodarsk... !
 
Ce drone, capable de scanner un terrain à 300 km de distance a donc tout simplement survolé en parallèle plusieurs fois la ligne de front entre Donetsk et Lugansk (Svitlodarsk se trouve entre les 2). Sa mission a duré environ 10 heures et son vol repéré car l'appareil avait laissé son transpondeur allumé (certainement pour ne pas se faire abattre par la DCA ukrainienne)
 
Perso j'ai du mal à croire au hasard... Einstein disait : "le hasard c'est Dieu qui se balade incognito" à moins que dans ce cas là ce ne soit le Diable ! 
 
 
Plan de vol réalisé par un drone US le 16 décembre 2016 en parallèle de la ligne de front entre Donetsk et Lugansk
 
Le sénateur Mac Cain n'est donc bien que la gesticulation politique extérieure d'un théâtre dont les coulisses sont infestées par ses hommes de main, en costumes noirs ou tenues camouflées et qui actionnent de plus en plus fort les rouages d'une machine de guerre inquiète qu'une nouvelle Maison Blanche la prive d'essence et qui veut finir la course vers les frontières russes qu'elle a démarré il y a 3 ans sur la place du Maïdan.
 
Les prochaines semaines vont être décisives et dangereuses, tant du côté du Donbass que du côté de la Maison Blanche, car sur ces 2 fronts bouillants, les cuisiniers du chaos n'ont pas encore rendu leur tabliers...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
2013, Mac Cain sur le Maïdan aux cotés du nazi Oleg Tyahnybok
le fondateur du "Parti Social Nationaliste ukrainien" devenu "Svoboda"
 
 
2016, Porochenko décore Mac Cain de l'Ordre de la Liberté. (fallait oser !)
 
Sources de l'article 
 
Dans ce blog, sur les drones US : Le retour des vautours et les vautours yankees et 
Combattre et agir (Blog de Sébastien Hairon) : "le général en chef de l'OTAN sur le front du Donbass"
 
"Le yankee et son kamikaze" 

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S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabo... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.
 
Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
 
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
 
Erwan
 
 
 
 
 
 
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Laurent MAUDUIT, co-fondateur de Mediapart, explique comment les milliardaires se sont appropriés l'information (Vidéo).

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Les média

Laurent MAUDUIT, co-fondateur de Mediapart, explique comment les milliardaires se sont appropriés l'information. Aux lecteurs de devenir plus sceptiques et de comprendre les motivations de celui qui les informent.

La pire erreur serait toutefois de se jeter dans les bras d'autres sources d'informations, qui dénoncent les médias traditionnelles, mais qui servent des intérêts encore plus malveillants. Nous devons aujourd'hui nous informer de manière responsable et exiger une information responsable.

 
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Yuletide Trump. Par Israel Shamir – Le 16 décembre 2016

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie

Yuletide Trump


Un état des lieux, fait sans mâcher ses mots ni ses idées, de la situation géopolitique occidentale à la veille de l’inauguration de Trump.


Par Israel Shamir – Le 16 décembre 2016 – Source UNZ Review

Il fait si sombre maintenant dans le Nord. Le soleil se lève à 10 h pour se coucher à 15 h. La neige blanche et abondante, les étoiles glorieuses en dehors et les arbres de Noël à l’intérieur rendent cette obscurité supportable, mais tout juste. On comprend ici pourquoi les gens du Nord voyaient Yuletide [ancien terme pour désigner le jour de Noël, NdT] avec une grande inquiétude : ils n’étaient jamais sûrs que les ténèbres se lèveraient réellement et disparaîtraient et que la lumière gagnerait encore, cette année aussi. L’année dernière, cela a fonctionné, mais qui peut être sûr que cette année, les mort-vivants ne garderont pas le Soleil en captivité éternelle ?

 

Maintenant, nous sommes dans un dilemme similaire. Le soleil se lèvera-t-il ? Donald Trump gagnera-t-il la Maison Blanche contre les Morts vivants ? Jamais auparavant, dans notre mémoire, le chemin d’un président élu n’a été si plein d’incertitude et de dangers possibles. Il semble que les perdants n’acceptent pas encore leur défaite. Comme les Allemands en 1945, ils cherchent une Wunderwaffe, une arme merveilleuse pour changer le destin et gagner, aucun truc n’étant trop vicieux pour être essayé.

Ils tenteront d’influencer les électeurs, ils tenteront d’empêcher le Congrès d’approuver leur choix, ils pourront tenter leur coup avec des troubles à l’ordre public ou un coup d’État militaire. Le Yuletide sera tout sauf paisible et morne.

Leur idée de recomptage n’a pas fonctionné selon le miracle qu’ils espéraient. En vain, Mme Stein avait transformé sa belle fête en un outil entre les mains de Soros et autres. Trump est toujours en avance dans les États marginaux qu’il a gagnés. Aucun État n’a été transféré dans le camp de Clinton.

Après l’échec du recomptage, ils se sont tournés vers la peur russe, à savoir : les Russes ont influencé les élections, donc les résultats sont invalides, et la Maison Blanche devrait revenir à Mme Clinton. Trump est un agent russe, disent-ils. (Accuser Trump d’être l’homme de Poutine est aussi pertinent que d’accuser Galilée de travailler pour Satan, ou d’accuser Soljenitsyne de travailler pour la CIA, a dit le spirituel Professeur Goldstein). Et les médias indépendants, c’est-à-dire les petits sites Internet qui n’appartiennent pas aux seigneurs des médias, (dont le vénérable Unz Review), sont accusés d’être des marionnettes aux mains des Russes et des agents de Poutine. « Si vous n’êtes pas avec nous, vous devez être un espion russe », ou des mots de ce genre. Comment envisagent-ils que ce petit groupe de penseurs indépendants puisse influencer des millions d’électeurs ? En produisant des « fausses nouvelles » ? Les médias traditionnels les ont facilement surpassés en produisant eux-mêmes tant de « fausses nouvelles » que Poutine ne pourra jamais les concurrencer. Juste en vertu de l’approbation de Poutine ? Pensez-vous qu’un agent russe ait une baguette magique pour faire plier les esprits américains ?

Rien de mal, vous dites-vous, à essayer d’influencer les élections. Cela se fait depuis longtemps. Mes compatriotes israéliens ont leur puissant AIPAC pour un tel but, et ils sont généralement couronnés de succès. (Et oui, ils lisent vos emails.) Ils ont réussi à bloquer les deuxièmes mandats de Jimmy Carter et de George Bush, Sr. Ils ont dit qu’aucun homme ou femme ne pourrait être élu au Sénat ou au Congrès sans rendre hommage à l’AIPAC et recevoir sa bénédiction. Si vous objectez, ou même remarquez leur ingérence, vous serez traité d’antisémite et exilé de la bonne société.

Mais les Russes ne pourraient pas le faire aux États-Unis même s’ils le voulaient (et je doute qu’ils aient un avis sur celui qui serait le mieux pour eux) : c’est une grande surestimation des capacités russes. Des gens merveilleux, une grande endurance, de belles femmes, de bons skieurs, ils excellent dans les arts, oui, ils ont retrouvé tout récemment leur voix dans les médias (jusqu’à il y a deux ans, ils ne pouvaient que répéter les clichés occidentaux), bien, mais ils ne peuvent pas tenir la concurrence avec la seule et unique puissance médiatique mondiale.

Car un groupe d’individus aux idées identiques contrôle tous les grands médias occidentaux. Personne ne peut rivaliser avec le NY Times, le Washington Post et Reuters, Hollywood, le Guardian et Le Monde, et tous ces médias qui se sont unis derrière La Clinton. Plus important encore, ces maîtres du discours sont entièrement intégrés en une obscure entité qui cherche à contrôler le monde derrière la puissance visible. Cette entité influence chaque élection dans le monde, et est utilisée pour gagner. Cette fois ils ont perdu, et ils ne peuvent pas encore le croire et accepter cette défaite.

Quelle est cette entité obscure, et pourquoi est-elle si hostile à Donald Trump ? Je vais vous le dire. Dans la classe de mon jeune fils, il y avait un tyran. Un garçon idiot, mais grand et fort qui a rendu la vie des autres enfants, y compris mon fils, assez misérable. Il aimait battre les plus faibles, et il n’y a pas un truc méchant qu’il n’ait pas essayé. L’intimidateur avait un compagnon, une imitation de garçon, qui ne pourrait pas nuire à un bébé. Nous lui avons accordé peu d’attention. Puis le copain est transféré par ses parents dans une autre école, parce qu’ils déménageaient dans une banlieue lointaine. Et à ma grande surprise, le costaud a cessé d’intimider les autres enfants. En plus, il est devenu un bon ami de mon fils et d’autres camarades de classe. Il s’est avéré que le petit faible était en réalité le mauvais esprit derrière les harcèlements du grand gaillard. Après son départ, celui ci s’est avéré être un assez bon gars, fair play, et même ses notes se sont bien améliorées.

L’entité obscure intégrée aux médias est l’esprit mauvais qui a pris possession du corps athlétique de l’Amérique. Et ils se sont mêlés, ont influencé ou subverti de nombreuses élections dans de nombreux pays depuis l’époque de « l’Américain tranquille ». En 2014, ils ont déboursé cinq milliards de dollars pour organiser le coup d’État à Kiev et y installer leurs marionnettes. Ils ont essayé de subvertir les élections à Téhéran et dans de nombreux pays d’Amérique latine – et nulle part ils ne l’ont fait dans l’intérêt du peuple américain.

Ils l’ont fait aussi aux Russes. Quand ils ont réussi à conserver Eltsine l’ivrogne au Kremlin en 1996, le magazine Time en était fier et a publié sa couverture avec un flamboyant « Les Yankees à la rescousse. L’histoire secrète de la façon dont quatre conseillers américains ont utilisé des sondages, des groupes de discussion, des publicités négatives et toutes les autres techniques de campagne américaine pour aider Boris Eltsine à gagner » (Vous pouvez lire l’histoire fascinante des États-Unis subvertir la jeune démocratie russe, comme elle est racontée par deux journalistes expatriés américains du magazine ExileD). Mais ce n’était pas vraiment les États-Unis – c’était le mauvais esprit obsédé par la domination mondiale.

Et maintenant, ils sont sur le point de perdre leur contrôle sur l’esprit et le corps de l’Amérique. Il y a quelques jours, à Cincinnati, dans l’Ohio, le président élu a promis que les États-Unis cesseraient d’essayer de renverser les autres gouvernements. Plus de changements de régime, a-t-il-dit. C’est un changement phénoménal.

C’est pourquoi Trump a été attaqué par la CIA, la plus diabolique organisation dans l’univers connu. Les assassinats, les révolutions, les guerres civiles, la corruption, le commerce de la drogue sont des tâches quotidiennes pour la CIA. Elle est l’arme de choix entre les mains de l’Entité obscure, leur Nazgûl. La CIA est anti-américaine : les soldats américains se battent en Afghanistan, tandis que la CIA produit, achète et vend la majeure partie du commerce afghan de l’opium.

La CIA pourrit les relations entre les Américains et les autres peuples de la terre. La CIA donne des leçons de torture aux régimes les plus sombres. La CIA s’est tenue à l’écart le 11 septembre 2001, et elle a poussé les États-Unis dans de nouvelles guerres depuis. La CIA a organisé et fourni les terroristes d’État islamique et d’al-Nusra. Ce sont les gars qui ont dit que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive et provoqué la guerre en Irak.

Si vous doutez quant à votre position à l’égard de Trump, après l’attaque de la CIA contre lui, vous ne devriez plus douter. Rappelez-vous, JFK a essayé de défaire la CIA, mais hélas, c’est la CIA qui l’a défait. Trump est une chance de se débarrasser de cet Ordre des Assassins, ou le dompter, au moins. Trump a même sagement refusé d’écouter leurs leçons d’endoctrinement, dites « briefings quotidiens ».

Je vais vous dire pourquoi il peut réussir ce que Kennedy n’a pas pu faire. Aucun président américain (sauf JFK) n’avait jamais été attaqué par ses propres services de sécurité de la manière dont Trump l’a été par la CIA. Ils ont prétendu que les pirates russes l’ont élu, pas le peuple des États-Unis. N’importe qui d’autre, à la place de Donald Trump, se mettrait en mode de soumission et déclarerait sa haine éternelle à la Russie. Mais Trump a choisi Rex Tillerson, l’homme qui a reçu l’Ordre de l’amitié des mains de Poutine, pour être secrétaire d’État. Je dirais que Trump a les couilles faites du meilleur acier américain. Je ne pensais pas qu’ils pouvaient encore produire de tels hommes. Si quelqu’un peut purger le corps de l’Amérique de sa possession par la légion de démons, c’est cet homme aux cheveux jaunes qui en est capable.

Le choix de Tillerson est brillamment bon et encourageant après les terribles rumeurs disant que Trump pourrait choisir Mitt Romney, ou Rudy Giuliani, David Petraeus ou John Bolton (difficile de décider qui est le pire). Tillerson est un homme qui sort de la vraie économie, il est habitué à traiter avec des gens réels et des problèmes réels, et il était logique pour Trump de le nommer.

Oubliez les Démocrates et les Républicains, c’est une fausse distinction. Il y a deux partis, le Parti de l’Économie Réelle (les constructeurs) et un Parti de l’Économie Virtuelle (les destructeurs), ou, si vous préférez, des gens qui aiment leurs pays et leurs travailleurs – et des agents de l’Entité Obscure. L’économie virtuelle comprend les finances, l’industrie militaire, et d’autres malfaisances. Trump est un homme de l’économie réelle qui n’a besoin d’aucune guerre mais la paix pour la reconstruction de son pays et le rendre productif et bon pour ses travailleurs. Il choisit donc un bon praticien de l’économie réelle pour sa diplomatie.

Ses adversaires ne sont pas nécessairement des démocrates, mais les bellicistes du Parti de l’économie virtuelle, et ceux ci peuvent aussi être des républicains du noyau dur. « Nous ne pouvons pas permettre au Département d’État d’être dirigé par un ami et allié de Vladimir Poutine afin qu’il poursuive une désastreuse diplomatie de négociation et d’apaisement qui donne à Poutine ses plus grandes victoires », a déclaré Foxnews. « Ami et allié » serait bien, mais ce sont les délires d’un guerrier de droite, qui sont identiques à la virgule près aux délires d’un guerrier de gauche, comme par exemple Dan Rather qui nous met en garde contre « une Russie nouvellement agressive et affirmée, menée par Poutine, un ancien officier du KGB » et donc que Trump, un homme de paix, doit être écarté.

Les bellicistes ont de bonnes raisons de s’inquiéter. Trump est sur le point de débarrasser l’Amérique de ses pires fléaux : la garde néoconservatrice du « changement de régime » et la CIA, pour commencer. Il a aussi déclaré la guerre au complexe militaro-industriel quand il a dit : « Le programme F-35 et son coût sont hors de contrôle. Des milliards de dollars peuvent et seront économisés sur les achats militaires (et autres) après le 20 janvier. »

C’est une merveilleuse nouvelle – non seulement pour les Américains, mais pour le monde entier. Quatre cents milliards de dollars (oui, c’est le prix demandé par la compagnie pour cet inutile morceau de ferraille) ont été transférés des coffres vides du Trésor dans ceux de Lockheed-Martin, augmentant la dette américaine et privant le pays d’investissements beaucoup plus utiles. Cela conduirait le monde à une nouvelle course aux armements : les Américains, les Russes et les Chinois dépenseraient de l’argent pour des armes au lieu d’améliorer la vie de leurs peuples.

Et cela rendrait la guerre mondiale plus probable : comme la sœur et supportrice d’Hillary et la secrétaire d’État de Bill, Madeleine Albright, l’a dit à Colin Powell : « Quel est l’intérêt d’avoir cette superbe armée dont vous parlez toujours si nous ne pouvons pas l’utiliser ? ».

Les Maîtres du Discours, la voix de l’Entité Obscure, sonnèrent l’alarme. Le magasine Fortune, la voix des Banksters, a écrit que Trump lançait des tweets haineux contre Lockheed.

Le mot « haine » est comme un coup de sifflet de ralliement de la part des maîtres. Leurs esclaves obéissants et consentants ont su répondre. Si les Maîtres disent que quelqu’un est « en colère » ou « hait », c’est un signe pour leur peuple de ce qu’il faut penser.

Si les Israéliens tuent des centaines d’enfants palestiniens, les Maîtres rapportent dans leurs médias : les Palestiniens sont en colère et jurent de se venger. Il y a quelques jours, les islamistes, idiots utiles des Maîtres, ont commis un attentat dans une église du Caire, tuant une trentaine de chrétiens. Les médias des Maîtres ont peu parlé de cet acte terroriste pour ne pas interférer avec leur campagne pour les islamistes en Syrie et avec le mouvement des migrants islamiques vers l’Europe. Donc les chances sont élevées que vous ne soyez même pas au courant de cette attaque. Et dans leurs maigres rapports, les médias des Maîtres incorporeraient le coup de sifflet : la haine ou la colère. Le New York Times a écrit sur ce meurtre de masse : « Des paroissiens en colère se sont rassemblés à l’extérieur et ont lancé des insultes ».

Non, ils n’ont pas utilisé l’expression de « meurtre de masse » : il est habituellement réservé aux actes terroristes contre les juifs, et alors la colère et la haine ne sont pas mentionnées, seulement la souffrance. Par contre, le terme « meurtre de masse » peut être appliqué pour les bombardements russes contre les islamistes à Alep. Ils sont « assassinés en masse », les chrétiens étant simplement « abattus ».

Je suis ennuyé par le mot « haine ». C’est un mot de belle-mère « Fils, je sais que tu me détestes et que tu me veux morte ! », « Non, maman, mais je veux juste que nous puissions décider de nos vies par nous-mêmes ».  Maintenant, nous savons que Trump déteste non seulement les femmes, les juifs et la CIA, ce monstre déteste même l’innocent et sans défense Lockheed-Martin ! Il serait préférable qu’il ait donné un coup de pied à des chatons, comme ils ont accusé Julian Assange de le faire. Plus j’entends parler de la haine de Trump, plus je suis certain qu’il a raison.

Non seulement Trump a twitté un message de haine contre Lockheed-Martin mais il a dit qu’il ne gaspillerait pas des milliards payés par les contribuables américains pour un nouveau Boeing Air Force One. Il s’est fâché quand il a appris qu’un général, Mark Welsh, ancien chef d’état-major de la Force aérienne, a rejoint Northrop Grumman après avoir accordé à la compagnie un contrat de plusieurs milliards de dollars pour construire un bombardier furtif de prochaine génération. Trump économisera votre argent – et nous sauvera de la guerre, s’il arrive à la Maison Blanche.

Mais il prend à ses côtés de si nombreux généraux que certaines personnes s’en plaignent. Rappelez-vous : les États-Unis de Trump seront toujours le plus grand et le plus fort État dans la communauté mondiale, mais sans cet esprit maléfique. Cet état d’esprit persiste encore dans les médias traditionnels, qui continuent à accumuler mensonges sur mensonges et cherchent encore à revenir pour posséder ce grand corps étasunien. Alors que les États-Unis de Trump ne seront pas cet agresseur que nous détestions.

Ils ne deviendront pas non plus un ange, mais une grande puissance ordinaire avec ses propres intérêts, ni plus ni moins, comme à l’époque de Théodore Roosevelt. Cela doit être rappelé quand on vous dit que Trump a embauché tant de généraux à son cabinet. Les États-Unis ne seront plus le mauvais esprit arcbouté sur la domination mondiale, mais juste un grand État.

Le monde est trop grand pour n’avoir qu’un maître et une règle. Le désir de domination est la cause de la monstrueuse dette étasunienne de vingt mille milliards de dollars. Donald Trump, un proverbial yankee pragmatique, a vu cette fuite dans les ressources de son pays, et a décidé de la colmater avant qu’elle n’en cause le naufrage.

Il y a plusieurs années, Trump a donné une interview à Playboy. Sa lecture est fascinante et obligatoire. Il a compris avant tout le monde que Gorbatchev « serait renversé, parce qu’il a fait preuve d’une faiblesse extraordinaire ». Cela montre bien sa clarté d’esprit en politique étrangère.

Il comprenait le danger de la guerre nucléaire : « J’ai toujours pensé à la question de la guerre nucléaire. C’est l’ultime, la catastrophe ultime, le plus gros problème de ce monde, et personne ne se concentre sur les engrenages qui le composent. C’est un peu comme la maladie. Les gens ne croient pas qu’ils vont tomber malades jusqu’à ce que cela arrive. Personne ne veut en parler. Je crois que la plus grande de toutes les stupidités est que les gens croient que cela n’arrivera jamais, parce que tout le monde sait combien ce sera destructeur, alors personne n’utilisera ce genre d’armes. Quelle connerie. » Vingt-cinq ans plus tard, il est venu pour sauver l’humanité d’une guerre nucléaire imminente.

À la question « Vous ne voulez absolument pas être président ? », il a répondu : « Je ne veux pas être président. J’en suis sûr à cent pour cent. Je ne changerais d’avis que si je voyais ce pays continuer à tomber dans le gouffre. » Maintenant, il a vu et accepté le boulot. Il le fera aussi bien que ce qu’il a fait jusqu’à maintenant.

Afin de sauver le pays et son peuple d’un désastre imminent, Trump veut arrêter les délires de domination mondiale. Les États-Unis n’ont pas besoin de tant de bases militaires, de tant de porte-avions. L’Entité Obscure veut que les États-Unis dominent en son nom, mais les Américains n’en ont pas besoin. Dans les pays de l’OTAN, les hommes politiques européens ont commencé à reconnaître que leur bonne époque aux dépens des contribuables américains sera bientôt terminée. Ils l’ont appréciée tant que cela a duré. Leurs budgets de défense ont été principalement utilisés pour des conférences, des visites, des missions et le soutien des politiciens amis.

Jusqu’à présent, les États-Unis payaient et payaient, sans compter, arrosant des milliers de politiciens et de généraux européens. Cela n’a pas été fait pour le bénéfice des Européens qui n’étaient soumis à aucun danger, cela n’a pas été fait pour le bénéfice des Américains non plus. Maintenant, c’est bientôt fini et les nouvelles élites implantées en Europe par l’Entité Obscure, entretenues par les États-Unis, se trouveront sans soutien extérieur face à leurs propres peuples.

Elles ne vont pas apprécier. Prenons l’exemple d’un parlementaire anglais, le député Ben Bradshaw. Bradshaw est un représentant typique de la nouvelle élite : un pro-Blair, un instigateur de la guerre en Irak, ex-secrétaire à la Culture, ex-employé à la BBC, marié à un producteur de la BBC de même sexe, il s’est débrouillé pour que son hypothèque soit payée par le contribuable britannique. Il est aimé par les citadins gays (« 100% de soutien »), mais les électeurs du parti travailliste ne sont pas si enthousiastes pour lui. Il déteste le nouveau dirigeant syndical élu, Jeremy Corbyn, qui est arrivé au pouvoir quand les travailleurs britanniques ont décidé de retirer leur parti des mains bien manucurées des homosexuels cultivés mais bellicistes.

Bradshaw a participé à la tentative de coup d’État des fonctionnaires du parti contre Corbyn malgré le vote populaire. Corbyn est un ennemi du complexe militaro-industriel, Bradshaw aime les guerres. Il est fortement opposé au Brexit : il veut que la Grande-Bretagne reste sous le joug de Bruxelles, la deuxième capitale de l’Entité Obscure.

Prenant inspiration de l’attaque de la CIA contre Trump, il a déjà proclamé qu’il est « hautement probable que la Russie de Vladimir Poutine ait interféré dans le référendum britannique sur le Brexit ». Ses homologues américains liés à la CIA aimeraient donner la Maison Blanche à Clinton malgré la volonté du peuple américain. Bradshaw veut aussi renverser les résultats du Brexit, car c’est l’œuvre de Poutine.

C’est le profil de l’aile gauche de l’Entité Obscure. Ils ne croient pas en la démocratie si elle ne leur donne pas ce qu’ils veulent. Ils méprisent les ouvriers et s’intéressent davantage à leur milieu homosexuel raffiné. Ils aiment les guerres ; la guerre contre l’Irak était agréable ; et la guerre contre la Libye était joyeuse ; ils voudraient plus de guerre en Syrie, que ces guerres leur fournissent de jeunes corps frais de garçons moyen-orientaux. Quelqu’un veut une tranche de pizza ? Ils détestent Poutine pour avoir arrêté la désintégration de la Russie – et maintenant de la Syrie. Ils voient une autre façon de se débarrasser de la dette : au lieu de couper les bénéfices de l’industrie militaire, plutôt bombarder la Russie, si la menace de guerre ne suffit pas.

La gauche a connu des jours meilleurs. Dans la même interview Playboy, Trump a dit qu’il ne veut pas devenir président, mais si l’envie lui prenait il concourrait dans le parti démocrate. « Je ferais mieux en tant que démocrate que républicain – et ce n’est pas parce que je suis plus progressiste, en fait je suis conservateur. Mais c’est l’ouvrier qui votera pour moi. Il m’aime. »

Il y a vingt-cinq ans, les travailleurs ont voté pour les démocrates, mais maintenant ils ont voté pour Trump, qui s’est présenté comme républicain – parce que le Parti démocrate est devenu le parti préféré des maîtres du discours, obsédés par les toilettes unisexes et les droits des homosexuels, et non par les travailleurs. Mais les Républicains ont leurs propres démons, les guerriers bellicistes du genre « N’importe qui, sauf Trump ».

Étonnamment, une nouvelle coalition est en train de se former entre « des mangeurs de granola, vivant dans les arbres et écoutant la radio publique, qui couchent dans le même lit de camp que les néocons va-t-en-guerre à la McCain – tous unis dans leur colère contre la Russie et l’homme de la Russie à Washington », (selon les bons mots de Golstein) et, ajouterons-nous, dans leur amour pour Lockheed Martin, Goldman Sachs et la CIA. Ils devraient être rejoints par la Coalition Bipartisane pour la Paix et la Reconstruction.

La gauche nationaliste précédemment activée, puis rejetée par Sanders est trop faible pour traiter les agents de l’Entité Obscure par ses propres moyens, mais elle peut encore soutenir Trump. Tulsi Gabbard, la merveilleuse démocrate d’Hawaï qui milite contre les guerres, pourrait en être le modèle. Elle est contre l’envoi d’armes aux islamistes de Syrie, contre les changements de régime. Qu’elle, et bien d’autres, deviennent l’appui à gauche d’une nouvelle coalition Trump, pour sauver les États-Unis et le monde. Le temps pour une nouvelle alliance est venu. Surtout si nous voulons que le soleil échappe aux morts-vivants et se lève à nouveau, après le Yuletide.

Israel Shamir

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Qui a tué le Docteur Liza? Par Emmanuel Leroy

1 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme

Qui a tué le Docteur Liza?


Par Emmanuel Leroy − 27 Décembre 2016

Elizaveta Glinka, alias Docteur Liza, grande figure de l’action humanitaire, était dans l’avion qui s’est abîmé en mer Noire le 25 décembre dernier avec le chœur de l’Armée rouge qui se rendait en Syrie.

Je suis d’autant plus bouleversé par sa disparition que je l’avais rencontrée l’année dernière en décembre 2015 au ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Donetsk et nous avions travaillé ensemble pour la coordination de l’aide à apporter aux populations du Donbass victimes du régime de Kiev.

Le Dr Liza, à droite sur la photo, avec Emmanuel Leroy, Président de l’association humanitaire française  "Enfants du Donbass".

Le Dr Liza, à droite sur la photo, avec Emmanuel Leroy, Président de l’association humanitaire française "Enfants du Donbass".

 

Nous avions évoqué lors de cette rencontre, divers projets, dont celui de créer une structure humanitaire franco-russe afin de renforcer les liens entre nos deux pays.

À ce stade, et dans l’attente de l’analyse des boites noires de l’avion, il est impossible d’affirmer avec certitude que l’appareil a été frappé par une puissance hostile ou s’il a été victime d’une avarie.

Toutefois, il me paraît difficile de ne pas faire le rapprochement entre les menaces proférées par Barack Obama et la série d’attaques répétées que la Russie subit depuis. Tout se passe comme si l’administration étasunienne sortante mettait en œuvre un processus de durcissement extrême des relations avec la Russie afin de ruiner à l’avance la politique pro-russe de Donald Trump en créant une situation de conflit irrémédiable sur laquelle son successeur ne pourra revenir.

Le 19 décembre, assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie suivie quelques heures plus tard de la mort mystérieuse de Piotr Polshikov, diplomate de haut rang spécialiste de l’Amérique Latine, retrouvé mort par arme à feu dans son appartement moscovite. Suicide ou assassinat ? Nous n’avons pas de réponse pour l’instant.

Est-ce que tous ces faits seraient à mettre en relation avec la la capture d’officiers occidentaux, y compris Français, qui auraient été découverts dans un bunker d’Alep-Est lors de la libération de la ville ? Pour ceux qui seraient surpris par cette révélation, ou pour les sceptiques invétérés, je rappellerai les propos de Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères sur la branche syrienne d’al-Qaïda ou encore les nombreuses sources faisant état de la présence de forces spéciales françaises en Syrie, au moins depuis 2012 voir ici, ou là, ou encore là.

Une source russe non officielle va même encore plus loin en accusant l’Occident, voire la France d’être à l’origine de cette attaque contre le Tupolev qui s’est abîmé en mer Noire. L’auteur émet l’hypothèse d’une agression radio-électronique comme étant la cause de la panne soudaine des transpondeurs de l’appareil puis de sa chute. Il est certain qu’aujourd’hui un certain nombre d’États disposent des moyens de brouillage électronique ou de la capacité de prendre le contrôle à distance de l’électronique embarquée d’un aéronef.

Si par malheur cette suspicion se trouvait confirmée, il s’agirait là d’une dérive gravissime de la politique étrangère française et d’un acte de guerre commis en temps de paix. Obliger les troupes d’élite de l’armée française à servir la cause des égorgeurs « modérés » d’al-Qaïda représente déjà une forfaiture dont les responsables politiques devront rendre compte, mais si cette ignoble conjecture devait être confirmée et si François Hollande, à la demande de l’OTAN, a donné le feu vert de l’Élysée pour cet acte inqualifiable, il aura définitivement ruiné le crédit et l’honneur de la France et il devra répondre de son geste devant l’Histoire.

Adieu Docteur Liza ! Nous garderons votre mémoire.

Emmanuel Leroy

Lien : Tu 154 : L’incompréhensible crash de l’avion militaire russe à Sotchi

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Les menaces occidentales à la Russie [Vidéo]

1 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

Les menaces occidentales à la Russie [Vidéo]

 

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/obama-war-640x333-1728x800_c.jpg

Les menaces occidentales à la Russie [Vidéo]

Les révélations sur les menaces des dirigeants occidentaux à la Russie, par le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères de Russie. On a après ça du mal à vouloir croire que le vol 154 des Choeurs de l’Armée Rouge s’est crashé « accidentellement »… entre autres!

Il faut une fois encore rendre hommage à Vladimir Poutine pour sa retenue, parfois d’ailleurs incomprise par le Peuple Russe qui le soutient pourtant à près de 90%. Après de telles provocations et menaces, tout autre Président aurait entrainé le monde dans la guerre. Les dirigeants occidentaux qui ne jurent que par la disparition de Vladimir Poutine feraient bien de comprendre que son remplaçant n’aura pas forcément le même ardent désir de Paix.

Et quand on pense que celui qui se prétend « le leader du monde libre », responsable de toutes ces manipulations et provocations, a été nommé « Prix Nobel de la Paix », on comprend mieux l’état de délabrement total et de folie du monde occidental actuel.

https://tvs24.ru/cumulus/videos/141/menaces-occidentales-la-russie/

source: https://rusreinfo.ru/fr/2016/12/les-menaces-occidentales-a-la-russie-video/


 
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Lettre ouverte aux «défenseurs des droits de l’homme» à propos d’Alep. Par Jean Bricmont

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #L'OTAN., #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme, #Les média

© Khalil Ashawi Source: Reuters – Alep, Syrie, décembre 2016

© Khalil Ashawi Source: Reuters – Alep, Syrie, décembre 2016

 

 

 Des «tartuffes», des «hypocrites», des «salauds»… L’essayiste belge Jean Bricmont ne mâche pas ses mots, en s’indignant des intérêts réels de ceux qui prétendent défendre les droits de l’homme en Syrie.


Tout d’abord, ceci n’est pas une attaque contre les droits de l’homme, comme idéal à atteindre, et le titre complet de l’article devrait être: «Lettre ouverte à ceux qui invoquent sélectivement les droits de l’homme pour justifier la politique d’ingérence des puissances occidentales dans les affaires intérieures des autres pays.»

En effet, la seule question qui mérite d’être discutée à propos de l’affaire syrienne, ce n’est pas la situation sur le terrain (qui est sans doute compliquée), mais la légitimité de la politique d’ingérence des États-Unis et de leurs «alliés», c’est-à-dire des Européens, de la Turquie et des États du Golfe, dans ce pays.

Depuis des décennies, l’idée de base du droit international, à savoir l’égale souveraineté des États et la non ingérence d’un État dans les affaires intérieures d’un autre a été systématiquement battue en brèche, au point d’être pratiquement oubliée, par les partisans du «droit d’ingérence humanitaire» (voir «Massacres à Alep : lettre à un camarade qui s’obstine à justifier l’injustifiable» de Julien Salingue, qui ne mentionne nulle part le droit international, comme exemple frappant de cet oubli dans la «gauche radicale». Salingue reproche en fait aux Occidentaux de ne pas avoir fourni plus d’armes aux rebelles c’est-à-dire de ne pas avoir violé ce droit plus encore qu’ils ne l’ont fait).

Le principe de non ingérence rend illégal tout ce que font les États-Unis un peu partout dans le monde: pas seulement les invasions «préventives», mais aussi les achats d’élections, les armements de rebelles, ou les sanctions et embargos unilatéraux.

Il faut peut-être rappeler les raisons sur lesquelles se fondent les principes du droit international. Tout d’abord, Il y a la leçon tirée de la Seconde Guerre mondiale. C’est l’usage par l’Allemagne de la politique des minorités en Tchécoslovaquie et en Pologne qui a été à l’origine de la guerre, politique qui a encore été amplifiée lors de l’invasion de l’Union soviétique. Cette politique a eu, à la fin de la guerre, des conséquences catastrophiques pour les minorités qui avait été utilisées par les Allemands.

C’est en partie pour cela que les vainqueurs, qui ont rédigé la charte de l’ONU, ont voulu «protéger l’humanité du fléau de la guerre» en rendant illégale la politique d’ingérence.

La politique de non ingérence a encore été renforcée par la décolonisation des années 1950 – 1970. La dernière chose que les pays issus de cette décolonisation souhaitaient, c’était que les anciennes puissances coloniales s’ingèrent dans leurs affaires intérieures.

C’est pourquoi le rejet de la politique d’ingérence fait la quasi unanimité des pays du Sud. On lit, par exemple, dans la résolution adoptée lors du sommet des pays non alignés, à Kuala Lumpur en février 2003, peu avant l’invasion de l’Irak, que : «Les chefs d’Etats ou de gouvernement réaffirment l’engagement du mouvement pour renforcer la coopération internationale afin de résoudre les problèmes internationaux ayant un caractère humanitaire en respectant pleinement la charte des Nations unies et, à cet égard, ils réitèrent le rejet par le mouvement des pays non-alignés du soi-disant «droit» d’intervention humanitaire qui n’a aucune base dans la charte des Nations unies ou dans le droit international.»

Par ailleurs, l’ingérence ne peut évidemment se faire que des pays forts à l’égard des pays faibles ; c’est donc une légitimation de la force brute.

Cependant, tous les États forts ne sont pas égaux entre eux. Imaginons un instant que la politique d’ingérence soit admise comme nouveau principe du droit international. Que se passerait-il si la Russie entendait renverser le gouvernement saoudien à cause des «violations des droits de l’homme» dans ce pays? Ou si la Chine décidait d’envoyer des troupes en Israël pour y «protéger les Palestiniens»? On aboutirait rapidement à une guerre mondiale.

Pour comprendre le caractère «inacceptable» de la politique d’ingérence quand il est appliqué à des pays puissants, il suffit de penser aux cris d’orfraie que pousse l’establishment américain suite au soi-disant piratage par les Russes de certains emails rendus publics par Wikileaks. Notons au passage que la réalité de ce piratage reste à prouver et que, même s’il l’était, l’authenticité des emails n’est pas contestée, ce qui signifie que ce piratage aurait simplement permis d’informer le public américain de certaines manoeuvres de leurs dirigeants, ce qui est une peccadille comparé aux interventions américaines en Amérique latine, au Moyen-Orient ou en Indochine.

Les conséquences de la politique d’ingérence sont multiples et catastrophiques. Il y a évidemment les millions de morts dus aux guerres américaines (l’étude suivante arrive à un total de 1,3 million de victimes, rien que pour la «guerre à la terreur»). Mais il ne faut pas s’imaginer que les pays victimes d’ingérence ne vont pas réagir, ne vont pas établir les alliances, et ne vont pas tenter de se défendre en se durcissant sur le plan interne. Quand les États-Unis sont attaqués le 11 septembre 2001, ils prennent des mesures de sécurité et de surveillance sans précédent et surtout, ils se lancent dans l’invasion de deux pays. Comment imaginer que la Syrie, l’Iran, Cuba, la Russie ou la Chine ne vont pas prendre des mesures répressives pour se protéger de la subversion? On entre ainsi dans une logique de guerre sans fin. En effet, après être intervenu en Ukraine et en Syrie, les Occidentaux entrent en conflit avec la Russie et la Chine à cause des mesures que ces pays prennent face à ces interventions. Loin d’être une source de paix, le Conseil de sécurité de l’ONU devient, à cause de la politique d’ingérence, le lieu de toutes les acrimonies.

Dans le cas de la Syrie, si, comme il le semble, l’insurrection finit par être vaincue, on ne pourra que constater que la politique d’ingérence, à travers l’armement des rebelles, n’a fait que prolonger les souffrances de la population de ce malheureux pays. Les «défenseurs des droits de l’homme» qui ont appuyé cette politique d’ingérence, portent une lourde responsabilité dans cette tragédie.

Bien que les droits de l’homme soient une idée libérale et que le libéralisme s’oppose en principe au fanatisme, les «défenseurs des droits de l’homme» actuels sombrent souvent dans le fanatisme: on nous met en garde contre une influence russe en Europe parfaitement imaginaire (comparons un instant l’influence commerciale, culturelle, intellectuelle, diplomatique des États-Unis et de la Russie en Europe) et on nous incite à ne pas consulter les «médias du Kremlin». Dans toute guerre, et le soutien aux insurgés en Syrie est une guerre, la première victime est la vérité. N’importe quel esprit vraiment libéral irait consulter la «propagande» de l’autre camp, sans nécessairement la croire sur parole, mais afin de contre-balancer celle à laquelle il est constamment soumis.

Sans même écouter la «propagande russe», qui va s’intéresser à l’étude: «Possible Implications of Faulty US Technical Intelligence in the Damascus Nerve Agent Attack of August 21, 2013» ? Cette étude, réalisée par un ancien inspecteur de l’ONU, Richard Lloyd et un Professeur de Science, Technologie et Sécurité nationale du MIT, Theodore A. Postol, montre que l’attaque au gaz près de Damas en août 2013, qui a failli provoquer une attaque en règle contre la Syrie, ne pouvait pas être le fait du gouvernement syrien. On imagine mal des personnes aussi importantes mentir délibérément pour «soutenir Assad» ou être incompétentes sur des questions de physique relativement élémentaires.

Les «défenseurs des droits de l’homme» se demandent aussi si, après Alep, il est encore possible de discuter avec Poutine. Mais la guerre à la terreur, y compris l’invasion de l’Irak, n’a jamais empêché personne de discuter avec les Américains, malgré les centaines de milliers de morts que cette guerre a provoquées. Au contraire, après 2003, la France s’est d’avantage intégrée dans l’OTAN et a suivi les États-Unis plus fidèlement que jamais.

De plus, les «défenseurs des droits de l’homme» européens sont dans une situation particulièrement absurde: en effet, si l’on prend, par exemple, l’affaire de l’usage des gaz en 2013, attribué au gouvernement syrien, il y avait un large accord en France pour intervenir. Mais en l’absence d’une intervention américaine, une intervention purement française s’est avérée impossible. Les «défenseurs des droits de l’homme» européens en sont réduit à implorer les Américains: «Faites la guerre, pas l’amour !» Mais comme ceux-ci souffrent de «war fatigue» et ont élu un président en principe opposé aux interventions, il ne reste plus aux «défenseurs des droits de l’homme» européens que de faire accepter par leurs peuples des dépenses militaires gigantesques pour créer un rapport de force qui rende crédible la politique d’ingérence. Bonne chance !

Finalement, parmi les défenseurs des droits de l’homme, il faut distinguer entre les bonnes âmes et les belles âmes.

Les bonnes âmes mettent en garde leur «amis» contre l’idée de «soutenir» le boucher, le criminel, l’assassin de son peuple, Bachar el Assad. Mais c’est ne rien comprendre à la position anti-ingérence.

Des Etats peuvent soutenir d’autres Etats en leur donnant des armes et de l’argent. Mais de simples individus, ou des mouvements sociaux, comme un mouvement de la paix, ne le peuvent pas. Cela n’a, par conséquent, aucun sens de dire que, lorsque des individus s’expriment, quand ils le peuvent dans notre société, c’est-à-dire de façon marginale, pour critiquer la politique d’ingérence, ils «soutiennent» telle personne ou tel régime, à moins de considérer que tous ceux qui ne souhaitent pas que la Russie intervienne en Arabie saoudite ou la Chine en Palestine «soutiennent» le régime saoudien ou la colonisation israélienne.

Les anti-impérialistes soutiennent une autre politique étrangère pour leurs pays, ce qui est très différent.

Dans toutes les guerres, il y a une propagande massive en faveur de celles-ci. Comme les guerres ou les ingérences actuelles sont justifiées au nom des droits de l’homme, il est évident que la propagande va se concentrer sur la dénonciation des «violations des droits de l’homme» dans les pays ciblés par l’interventionnisme.

Par conséquent, tous ceux qui s’opposent à cette politique d’ingérence se doivent de fournir toutes les informations qui permettent de contrer cette propagande, comme par exemple l’étude sur l’usage des gaz en 2013 mentionnée plus haut, ou les témoignages discordants concernant le situation à Alep aujourd’hui. Il est remarquable de voir Julien Salingue, co-animateur du site de critique des médias Acrimed, répéter le récit dominant sur la Syrie, sans aucune distance critique. Mais si les médias mentent et déforment en ce qui concerne la France, pourquoi ne le feraient-ils pas encore bien plus lorsqu’il s’agit de pays étrangers, comme la Syrie et la Russie, où les choses sont plus difficiles à vérifier ? De nouveau, sans faire appel aux sources russes, Salingue pourrait lire, par exemple, l’avis de l’ancien ambassadeur de Grande-Bretagne en Syrie, qui contredit le récit médiatique dominant sur Alep.

Cette critique de la propagande ne signifie nullement un «soutien» à un régime ou l’autre, au sens où ce régime serait dans l’absolu souhaitable dans un monde libéré de la politique d’ingérence.

Les bonnes âmes veulent «sauver Alep», «ont honte de l’inaction de la communauté internationale» et veulent «faire quelque chose». Mais faire quoi? La seule suggestion pratique qui est avancée serait d’établir en Syrie une «no fly zone» qui empêcherait l’aviation russe d’aider l’armée syrienne. Mais cela serait une violation de plus du droit international, la Russie étant invitée en Syrie par le gouvernement légal et internationalement reconnu de ce pays pour l’aider dans le combat contre le terrorisme. La situation de la Russie en Syrie n’est pas, juridiquement parlant, différente de celle de la France lorsqu’elle a été invitée au Mali pour y combattre les islamistes (qui se trouvaient là suite à la guerre en Libye, mais passons). De plus, intervenir militairement en Syrie impliquerait soit une guerre avec la Russie, soit que ce pays accepte d’être vaincu sans combattre. Qui veut parier sur cette deuxième possibilité?

Pour illustrer l’hypocrisie des bonnes âmes, comparons la situation en Syrie et au Yémen. Dans ce dernier pays, l’Arabie Saoudite commet de nombreux massacres, en violation claire du droit international. Si vous vous indignez parce qu’on ne fait rien en Syrie, pourquoi vous-même ne faites-vous rien pour le Yémen? De plus, il y a une grande différence entre ces deux situations. Dans le cas de la Syrie, intervenir militairement risquerait d’entraîner une guerre avec la Russie. Dans le cas du Yemen, il suffirait sans doute, pour faire pression sur l’Arabie Saoudite, de suspendre les livraisons d’armes occidentales à ce pays. Bien sûr, vous êtes parfaitement conscient du fait que vous êtes incapables d’arrêter les livraisons d’armes à l’Arabie Saoudite. Mais alors, à quoi rime votre indignation concernant la Syrie ?

Les belles âmes, par contre, sont contre toutes les guerres, toutes les violences. Elles condamnent : Assad et Poutine, bien sûr, mais aussi Obama, l’Union européenne, l’OTAN, tout le monde. Elles dénoncent, elles allument des bougies et éteignent des lumières. Elles témoignent, parce que se taire serait «être complice».

Elles ne se rendent pas compte que, sur le terrain, en Syrie, personne, ni gouvernement ni rebelles, ne savent qu’elles existent et, s’ils étaient au courant de leur existence, ils se moqueraient complètement de leurs indignations, condamnations, et éclairages de bougies. Pour paraphraser ce que disait Staline à propos du Vatican, les «défenseurs des droits de l’homme», combien de divisions?

Ceci ne veut pas dire que les bonnes âmes et les belles âmes n’ont aucun effet. Elles en ont un, mais ici : empêcher toute politique étrangère alternative, qui serait fondée sur la diplomatie et le respect de la charte des Nations unies. Seule une telle politique pourrait favoriser la paix dans le monde, l’équilibre et d’égalité entre les nations et, en fin de compte, faire aussi réellement avancer la cause des droits d’homme. Mais la diabolisation par les «défenseurs des droits de l’homme» d’Assad et de Poutine, ainsi que de tous ceux qui voudraient ne fut-ce que parler avec eux, rend une telle alternative impossible.

Pour les «défenseurs des droits de l’homme», le réalisme politique et les conséquences de leurs actions n’ont aucune importance ; l’important c’est de montrer que l’on fait partie du «camp du bien». Vous vous imaginez être libres, tout en suivant fidèlement les injonctions des médias dominants qui vous indiquent, à chaque moment, la crise qui requiert votre indignation.

Si j’avais la moindre illusion sur la lucidité que vous pouvez avoir à propos des conséquences de vos actions, je dirais que votre politique est criminelle, à cause des conséquences tragiques qu’elle a pour l’Europe et le monde ; mais comme je n’en ai aucune, je me limiterai à vous traiter de tartuffes, ou pour utiliser l’expression de Sartre, de «salauds».

Jean Bricmont | 29 déc. 2016

Lire aussi: «Les Etats-Unis fournissent délibérément des armes aux extrémistes en Syrie»

Lutte anti-propagande aux USA : l’Occident ressemble à la caricature qu’il fait de la Russie

Charniers civils à Alep : le discours officiel servi à la population européenne est «monomaniaque»

Source: https://francais.rt.com/opinions/31480-lettre-ouverte-defenseurs-droits-homme-alep

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La Syrie, Astana et le basculement du monde par Bruno Guigue

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL, #Daesch

La Syrie, Astana et le basculement du monde
par Bruno Guigue

vendredi 30 décembre 2016, par Comité Valmy

La Syrie, Astana et le basculement du monde

Depuis la libération d’Alep, les événements se précipitent. Des négociations inter-syriennes ont été menées sous l’égide de la Russie, de l’Iran et de la Turquie. Elles ont abouti le 29 décembre à un triple accord entre le gouvernement syrien et sept groupes de l’opposition armée. « Trois documents ont été signés », a déclaré le président russe. Le premier instaure « un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien ». Le deuxième définit « les mesures visant à contrôler le respect de la trêve ». Le troisième est une « déclaration sur la volonté des parties en conflit de lancer des négociations de paix ».

 

Certes, on objectera à juste titre que cet accord n’instaure dans l’immédiat qu’un fragile cessez-le-feu. Il peut être remis en cause à tout moment, les terroristes d’Al-Qaida et de Daech en sont exclus, et il ne règle pas, au fond, la crise syrienne ouverte au printemps 2011. Il n’empêche que cette signature, fruit de tractations entre des parties qui ne se parlaient plus, marque une nouvelle avancée en vue d’un règlement politique du conflit, une semaine à peine après la victoire de l’armée arabe syrienne dans la deuxième ville du pays.

 

L’avenir dira si cette étape était décisive, mais on peut déjà en tirer trois enseignements.

Le premier, c’est que rien ne vaut une victoire militaire pour remettre les pendules à l’heure. La débandade des « rebelles » d’Alep-Est après un mois de combats valide la stratégie syrienne de reconquête territoriale. Les cinq premières villes du pays sont désormais sous le contrôle du gouvernement : Damas, Alep, Homs, Lattaquié et Hama. Toutes les combinaisons échafaudées en Occident et dans les pays du Golfe pour imposer le départ de Bachar Al-Assad, que ce soit comme « préalable » ou comme « résultat » d’une transition politique, se brisent sur cette réalité comme une coque vermoulue sur des récifs côtiers.

 

La victoire militaire de l’armée syrienne et de ses alliés, en réalité, conforte l’initiative russe en faveur d’une solution politique. En position de faiblesse, les groupes armés non affiliés à Daech ou Al-Qaida vont devoir choisir entre une fuite en avant qui liera leur sort à ces jusqu’au-boutistes ou une négociation avec un Etat syrien qui les chasse, peu à peu, des principales agglomérations du pays. L’attitude de ces groupes est l’une des inconnues qui pèseront sur la suite des événements, mais il est significatif qu’ils aient choisi, sans doute à contre-cœur, la solution négociée.

 

Le deuxième enseignement, c’est l’éviction spectaculaire des Etats-Unis, éjectés comme des malpropres d’une scène syrienne où ils ont additionné les mensonges, les coups bas et les échecs à répétition. Pour la première fois dans l’histoire contemporaine, la négociation sur un conflit majeur est engagée sans Washington, qui doit se résoudre à faire tapisserie pendant que Moscou mène la danse. Discrédités par une politique erratique, les USA sont condamnés à approuver un processus qu’ils n’ont jamais cherché à promouvoir tout en prétendant le contraire. En attendant, ils se voient contraints de mettre une sourdine à leurs jérémiades sur les « crimes de guerre » et la « barbarie russe ».

 

Cette mise en orbite de la Maison-Blanche est d’autant plus cruelle que son principal allié dans la région, la Turquie, y a participé activement. Pour Ankara, mieux vaut un adversaire avec qui on peut négocier (Moscou) qu’un allié félon qui vous fait des enfants dans le dos (Washington). Les USA paient leur ambiguïté lors de la tentative de coup d’Etat en Turquie, mais aussi le soutien opportuniste accordé aux Kurdes de Syrie. M. Poutine, dont la retenue lors de l’affaire du Soukhoï abattu a porté ses fruits, n’eut qu’à tendre la main à son homologue turc pour que la géographie et l’économie, facteurs objectifs de convergence turco-russe, prennent le dessus.

 

L’admission de la Turquie dans le club des parrains de la paix en Syrie est un coup de maître. Mais Moscou a aussi contracté une police d’assurance du côté de Doha. En lui concédant une participation au capital de la compagnie pétrolière nationale Rosneft, Moscou achète la neutralité du Qatar. Ce pacte de circonstance devrait contribuer à la tiédeur de l’Arabie saoudite, à son tour, pour une rébellion en déroute. Revirement turc, défection qatarie, isolement saoudien, le dispositif clintonien du « regime change » en Syrie s’effondre comme un château de cartes. Donald Trump a proclamé son intention d’en finir avec ces lubies néo-conservatrices. A croire qu’il avait anticipé la suite des événements !

 

Le dernier enseignement, enfin, est lié au lieu même des futures négociations de paix. Capitale futuriste du Kazakhstan construite en 1997, Astana est au cœur de cet arc de puissance géopolitique dont Moscou est l’artisan inlassable face aux prétentions occidentales à régenter la planète. C’est à travers le territoire kazakh que passent les oléoducs qui acheminent, vers la Chine, le gaz en provenance des gisements de la Caspienne. Premier producteur mondial d’uranium, le Kazakhstan est un allié stratégique de la Russie et son partenaire essentiel dans les domaines-clé de la modernité économique (nucléaire, spatial, hydrocarbures).

 

Ce pays asiatique majoritairement musulman est membre de l’Union eurasienne et de l’Organisation de coopération de Shanghaï. En plein développement, proche de la Russie, il est le symbole des nouveaux équilibres du monde. C’est à Astana que les négociations de paix commenceront en janvier, précédant celles de Genève en février. Les deux processus ne sont pas contradictoires, affirme la diplomatie russe. Staffan de Mistura, délégué spécial de l’ONU pour la Syrie, sourit pour la forme. Mais quel symbole ! Détrônée par la capitale kazakhe, la cité helvétique n’est plus le centre de l’activité diplomatique. Les Russes l’ont déplacé à l’Est, au cœur d’une Eurasie qui est le siège des puissances de demain.

 

Bruno Guigue
30 décembre 5016

Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

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CONFIRMATION : le crash de l'avion russe Tu-154 a été causé par une attaque radio-électronique

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

mardi 27 décembre 2016

 

CONFIRMATION : le crash de l'avion russe Tu-154 a été causé par une attaque radio-électronique

 
 
Nous avons vu, dans notre article C’est la CIA qui a causé la chute catastrophique de l’avion russe en Mer Noire , que cette chute est due à une attaque radio-électronique commanditée par la CIA. Selon l’expert russe Alexandre Artamonov, les exécutants pourraient être des navires français qui étaient présents en Mer Noire.
 
Un avion de la Défense russe se dirigeant à Khmeimim, base aérienne russe en Syrie, est tombé après le décollage dans les eaux territoriales russes. Les musiciens et les journalistes se trouvant à bord ont tous péri dans cet accident. Aucun rescapé, comme toujours lorsqu'il s'agit d'une catastrophe aérienne... Ces lignes qui ont fait le tour du monde ne reflètent pas vraiment tout le dramatisme de ce qui est en train de se jouer dans le bassin de la mer Noire.
Il se trouve que l'avion en question a été en « grande visite », comme disent les avionneurs, en septembre dernier ce qui veut dire que tous les systèmes - avionique, propulseurs, hydraulique - ont été mis en révision. Qui plus est, cet avion desservait une commande spéciale : les musiciens de l'ensemble de musiciens Alexandrov (Chœur de l'Armée Rouge), les ballerines qui s'y sont associées et les journalistes de la grande chaîne de télévision devant participer aux festivités du Nouvel An organisées par la Défense russe pour le corps expéditionnaire russe en Syrie. Vous pouvez bien imaginer que l'appareil aurait dû être bichonné jusqu'au dernier boulon. Mais voilà qu'il tombe sans raison apparente, un peu comme si c'était dans le Triangle de Bermudes.
Il est à dire que le désastre est arrivé juste après le décollage les 3 moteurs s'étant arrêtés simultanément parce que le Tupolev est tombé dans un total silence - tel que les observateurs de passage se trouvant sur la berge, à une distance d'1,5 km, ont entendu le bruit de l'eau qui se refermait sur la coque engloutie. L'épave gît à une profondeur de 50-70 mètres avec les débris qui se sont dispersés à une très grande distance à cause du courant qui est particulièrement fort dans cet endroit et une mer hivernale démontée. Tout ça pour dire qu'il serait difficile de retrouver les boîtes noires qui, dans ce type d'avion, ne sont pas encore pourvus de balises électroniques. Difficile, mais possible puisqu'une équipe de plongée faisant plus d'un millier de personnes est déjà sur place pour travailler dans les conditions particulièrement éprouvantes.
Les avions tombent, hélas, et assez régulièrement, mais la bizarrerie de ce dernier crash a été remarquée par plus d'un observateur. Non seulement l'avion était dans un état excellent et le vol étroitement surveillé, mais, qui plus est, l'équipage n'a donné aucune alerte par radio. La tour de contrôle a pu juste constater la disparition du Tupolev. Point, à la ligne.
Ayant passé plus de 15 ans dans l'aviation civile et militaire, je suis en droit de dire qu'il s'agit d'un cas rarissime - beaucoup plus rare que la disparition de l'avion de ligne Malaysian Airlines dont l'épave n'a jamais été découverte ni aucune hypothèse viable sur le crash avancé. Quoi qu'il en soit, un grand nombre de professionnels militaires russes estiment qu'aucune raison logique n'aurait pu mener à un tel dénouement tragique. D'aucuns avancent l'hypothèse d'un missile de croisière ou d'un missile antiaérien portable de type « Stinger ». Il est cependant sûr que si ça avait eu lieu, on aurait dû enregistrer l'impact et l'éclair au moment de la déflagration sans parler du suivi du tracé du missile qui eût pu être réalisé par les moyens de surveillance de la mer Noire. Donc une telle éventualité de tir terroriste est fort peu probable.
Reste la dernière version des faits qui, à bien y réfléchir, n'est pas si futuriste que ça. Depuis très longtemps, les Russes parlent de leurs armes ultra-sophistiquées dans le domaine de la défense anti-aérienne et du brouillage électronique. Les moyens de la guerre électronique seraient tellement sophistiqués que le passage d'un seul avion russe au-dessus d'un croiseur américain qui était d'ailleurs en mer Noire à ce moment-là, a provoqué le blocage de tous les systèmes électroniques y compris la liaison avec le satellite et les systèmes d'armements embarqués [1].
Le croiseur a dû même rebrousser chemin pour revenir à Istanbul.
Cette information prouve, de façon éloquente, que l'on peut très bien bloquer l'avionique de bord avec les moyens de guerre radio-électronique qui peuvent servir d'arme offensive.
Si les Russes l'ont fait, il serait logique de supposer que l'OTAN a à sa disposition les armements de même type. Un groupe aéronaval américain est actuellement localisé en mer Noire et a été même renforcé de plusieurs bâtiments. Deux bâtiments de guerre français « Dupuy- De-Lôme », le meilleur d'ailleurs dans le domaine de la lutte radio-électronique et « Le Chevalier Paul » croiseraient également dans le même périmètre.
Il est extrêmement difficile de repérer un faisceau radio-électronique dirigé [2].
Et quand bien même les Russes réussissent à démêler l'écheveau, auraient-ils le courage de faire porter le chapeau à l'OTAN ?
Il est également vrai que s'il s'agit d'une acte ennemi (l'usage d'un bâtiment de guerre n'a rien d'un acte terroriste mais équivaut à des hostilités ouvertes entre les États), le moment a été très bien choisi. Non seulement la date est symbolique : c'était Noël hier (c'est vrai que les Russes orthodoxes le fêtent selon le calendrier julien plutôt le 7 janvier, mais une partie d'Églises orthodoxes le fait bien le 25). En plus, l'avion appartenait à la Défense russe et le Chœur de l'Armée Rouge est le symbole même de l'armée russe. Enfin, dernière chose à dire, la catastrophe s'est passée au moment du départ d'Obama qui crache le feu à propos de l'avènement de Donald Trump et de l'éventuelle amélioration des relations avec la Russie.
Inna Novikova: Gloating over death is always an act of savagery. 59512.jpeg










 


Le symbolisme a forcément un rôle a joué. On n'a pas oublié la tempête diplomatique qu'avait déchaînée le concert donné par l'orchestre russe dirigé par le très célèbre Guerguiyev dans le théâtre antique de Palmyre, juste après la libération de la cité antique. De tout temps les symboles ont leur force et leur mysticisme : faire tomber un avion militaire avec le Chœur de l'Armée Rouge qui s'est envolée pour célébrer le Nouvel An après la libération d'une grande partie de la Syrie est plus que symbolique.
Quant aux moyens mis à exécution, je considère que la piste mentionnée serait à prendre en considération.
Et si la France en sait quelque chose, on ne serait pas étonné par le laquais de l'Élysée qui, à la différence de la majorité des chefs de l'État (y compris les Américains), s'est bien gardé d'exprimer ses condoléances au Kremlin se limitant juste à un bref message de la part de l'ambassadeur à Moscou. S'agit-il juste d'un acte cynique ou y a-t-il là matière à réflexion ?
 
Alexandre Artamonov
Alexandre ArtamonovDocteur ès sciences sociales à l’Institut Catholique de Paris, DEA de littérature générale et comparée à Paris 3 (Sorbonne Nouvelle) et DEA en aéronautique militaire et civile au CEDS IHEDN (Promotion 1995), Alexandre Artamonov est l’un des animateurs des émissions FM sur les fréquences de la Radio Spoutnik à Paris, chef de Service radio en français de MIA « Rossiya Segodnya » et observateur politique à ses heures perdues.
 
Source : http://www.pravdafrance.com/authored/26-12-2016/1303914-RUSSIA-0/
 
 
[2] C’est la CIA qui a causé la chute catastrophique du Tupolev russe
 
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Les Occidentaux déçus : ils croyaient que Poutine était sur l'avion abattu
 
 
 
Mise à jour du 28/12
 
Voici ce que publie La Pravda du 28/12 (extrait) :
 
...Cet accident correspond aux propos de John Kirby, (contre-amiral de la Marine des États-Unis, il est porte-parole du département de la Défense des États-Unis) qui a déclaré que la Russie perdrait plus d'avions si elle n'arrêtait pas ses opérations en Syrie.
....
 
 
Des transpondeurs, des transpondeurs et des systèmes de communication remarquables peuvent être expliqués comme suit. Le navire de reconnaissance français Dupuy de Lomé est entré dans la mer Noire à la veille de la tragédie. Le navire peut envoyer une forte impulsion pour désactiver tous les équipements électroniques à bord de l'avion. Israël recourt à cette pratique contre les avions russes en Syrie. Il a été signalé que les corps des victimes de l'accident Tu-154 portaient des gilets de sauvetage. Par conséquent, l'équipage avait le temps d'avertir les passagers, mais pas les agents de contrôle de vol.
Dans ce cas, il s'agit d'une guerre de l'OTAN plutôt que d'un acte de terrorisme....

 
 
 
Le général Sergey Bainetov, chef du Service de sécurité aérienne du ministère russe de la Défense, qui dirige un comité d'Etat chargé d'enquêter sur les raisons de l'accident, n'a pas exclu la possibilité d'un acte terroriste à bord de l'avion.
 
"Un acte de terreur n'est pas nécessairement une explosion", a-t-il dit.

Mise à jour le 29/12 :

Le site officiel russe RusRéinfo – Agence Russe de Ré-Information

reprend notre analyse.

TU-154: Une attaque électronique?


Selon des sources internes, les enquêteurs qui travaillent sur le crash du vol TU-154 qui transportait les « Choeurs de l’Armée Rouge » envisagent très sérieusement qu’une attaque par des moyens électroniques et électromagnétiques ait été à l’origine de la chute de l’avion.
Il est notoire que la Russie a développé des moyens d’attaques dans ce domaine, comme elle l’a montré en avril 2014 lorsque un simple survol par des jets Russes du bâtiment « USS Donald Cook » en Mer Noire avait bloqué tous ses équipements électriques. Le Donald Cook avait dû se faire remorquer pour rentrer à son port d’attache.
Il est donc tout a fait probable que l’OTAN et les Etats-Unis aient développé le même type d’armes.
On notera que des navires français sont positionnés dans la Mer Noire, dont le bâtiment « Dupuy de Lome »spécialisé dans les mesures radio électroniques. Dans l’Etat Major Russe on fait remarquer que le message de « condoléances » de la France n’a été transmis que par l’ambassadeur à Moscou, alors que la plupart des autres pays l’ont fait par leurs Présidents. Une manière de signer le crime?
Il sera quoiqu’il en soit très difficile de prouver une telle attaque, tout au moins sera-t’il possible de réfuter les autres hypothèses. Dans un tel cas de figure, cette attaque qui, selon un très haut responsable Russe, « nous atteint dans ce que nous avons de plus cher » devrait alors provoquer des « faits inexpliqués » touchant certains pays occidentaux dans les semaines à venir.
Hannibal GENSERIC

La guerre radio-électronique et le crash du Tu-154

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(VIDEO) Maria Zakharova. Révélation choc faite le jour du crash du TU-154 le 25 décembre 2016

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Politique étrangère, #Les Antifafs., #Terrorisme, #Daesch

Traduit depuis le russe par Svetlana Kissileva

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