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Le blog de Lucien PONS

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Censure française, « Je suis MEMORIAL DE CAEN ! » Par Richard Labévière.

22 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Politique étrangère, #ISIL, #Daesch

Censure française, « Je suis MEMORIAL DE CAEN ! » Par Richard Labévière

Censure française, «  Je suis MEMORIAL DE CAEN ! »

Coupure d’électricité au Pays des Lumières… Donc, le colloque scientifique sur la Syrie qui devait avoir lieu le samedi 26 novembre prochain au Mémorial de Caen a été annulé sans autre forme de procès. « On ne pouvait pas laisser les clés du Mémorial à un colloque suspecté de défendre les positions de Bachar al-Assad, lequel depuis 2011 conduit une guerre infâme », a déclaré à l’AFP Stéphane Grimaldi, le directeur du Mémorial de Caen. Et notre courageux redresseur de torts – qui a été directeur de la communication de la mairie de Bordeaux de 1995 à 2000 et de l’Association des maires de France de 2000 à 2002 – de préciser que sa décision a été prise à la suite d’une campagne menée sur les « réseaux sociaux », qualifiant les intervenants pressentis du colloque scientifique du Mémorial de Caen (universitaires, journalistes, députés PS, Républicains et UDI) comme proches, sinon carrément d’extrême-droite ! Bigre, ça ne s’invente pas !

Si d’aventure des comploteurs du Net venaient à lancer une campagne pour affirmer que le débarquement du 6 juin 1944 n’a jamais eu lieu, ce bon Stéphane Grimaldi risquerait bien de fermer sa boutique sans autre forme de procès non plus, ni autre espèce de vérification et de contrôle du contenu des multiples fadaises qui circulent sur la toile ! En tout cas, la décision de Stéphane Grimaldi est édifiante et fait symptôme sur l’état des libertés civiles et politiques de notre vieux pays : il suffit qu’une bande de crétins s’agitent sur des réseaux « numériques », qui n’ont du reste rien de « sociaux », pour qu’un fonctionnaire territorial ou déterritorialisé décide de censurer telle ou telle expression qui n’aurait pas l’avantage de correspondre à sa perception très personnelle de l’actualité internationale.

Qui est à l’origine de la petite campagne haineuse déclenchée contre le colloque scientifique du Mémorial de Caen sur les réseaux numériques ? On retrouve les mêmes tristes sires et sirettes qui ont déjà mené une entreprise similaire contre l’émission Un Oeil sur la Planète de France-2, qui pour une fois faisait la part des choses pour mieux comprendre la guerre globale de Syrie. La présentatrice du magazine s’est même vue trainée dans la boue, y compris par des amis Tunisiens, la poussant à se désolidariser de son producteur, pourtant grand reporter et professionnel reconnu des dossiers les plus difficiles. Au final, ces hystériques ont fini par avoir gain de cause, puisque la courageuse Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, a tout simplement supprimé l’émission prétextant quelque mesure d’économie.

De retour depuis plusieurs années dans la France « Je suis Charlie », la censure se pare toujours de l’argument dominant, imparable et susceptible d’habiller chaudement toutes les lâchetés : les restrictions budgétaires, mesures d’économie s’entend… C’est tellement commode !

Parmi ces grands courageux des « réseaux sociaux », on retrouve – en première ligne – un « journaliste » du Point qui s’était retrouvé en Syrie comme le Fabrice del Dongo de La Chartreuse de Parme à Waterloo, ne voyant que de la fumée et des chevaux sans véritablement comprendre ce qui était en train de se passer… avant d’être enlevé.

En France, et c’est une autre particularité nationale, un journaliste quel qu’il soit – qui a été pris en otage durant une courte, moyenne ou longue durée – peut, à peu près tout se permettre et se voit aussitôt promu en expert d’à peu près tout et n’importe quoi. C’est, évidemment le cas de notre imprécateur, qui à part son séjour prolongé-contraint en Syrie, ne connaissait pas grand-chose de ce pays et de sa région complexes, ses écrits et autres prestations audiovisuelles en attestent avec éloquence. Cela n’empêche nullement ces accidentés de l’information de faire la morale à tort et à travers en prétendant dire le bien et le mal tout en calibrant ce qu’il est correct de faire ou de ne pas faire ; tout en s’affirmant « Charlie », bien-sûr, c’est-à-dire le défenseur interplanétaire des droits humains, de la liberté de pensée et d’expression bien-sûr…

Vient ensuite, un « chercheur » dont quelques-unes des spécialités les plus connues sont la haine de l’Iran, la défense des intérêts d’Israël et une admiration inconditionnelle de l’OTAN. On retrouve aussi deux sœurs assez fofolles autant que pittoresques. La première « chercheuse » elle-aussi ayant été longtemps la « secrétaire » d’un vieil agent inamovible du MI-6 (services extérieurs britannique) en poste à Paris, a pigé pour la Fondation Ford et d’autres Think tanks anglo-saxons juteux avant d’être décorée de la Légion d’honneur. Militante psychiatrique de la « Révolution syrienne », sa sœur se présente comme « journaliste », envoyée spéciale permanente du quotidien Libération en Syrie… Qui lit encore ce « journal » passé de Jean-Paul Sartre à Rothschild ? Un autre activiste, ancien patron de l’IFPO (Institut français du Proche-Orient) à Damas, est aussi à la manoeuvre. Amoureux transi des Frères musulmans et de Tariq Ramadan, ce Crétin des Alpes ne supporte pas qu’on ne partage pas ses obsessions, surtout lorsqu’il abuse de la gnôle de ses belles montagnes.

Quant à classer les intervenants du colloque scientifique du Mémorial de Caen dans la catégorie « extrême-droite », disons spontanément que c’est très exagéré !!! aurait dit Mark Twain répliquant ainsi à un grand quotidien newyorkais qui venait d’annoncer sa propre mort alors qu’il était en train de mettre la touche finale à l’un de ses plus grands romans…

Quoi qu’il en soit, la décision du directeur du Mémorial de Caen constitue clairement une nouvelle manifestation de la censure qui sévit à nouveau dans le pays de Voltaire, Condorcet, Alain Badiou, Frédéric Lordon et Bernard Stiegler… Quelle tristesse !

ALAIN CHOUET

A chaud, notre ami Alain Chouet nous a fait parvenir le texte suivant : « Le Colloque sur la Syrie – Les enjeux de la Syrie et de la région – qui devait se tenir le 26 novembre prochain au Mémorial de Caen et auquel j’avais été invité à participer vient d’être annulé sur décision du directeur du Mémorial qui, après avoir donné son accord à la tenue de ce colloque il y a plusieurs mois, vient d’annuler cet accord au dernier moment.

Le directeur du Mémorial dit avoir pris cette décision de refus après avoir été alerté « par des réseaux sociaux » (sans autre précision) sur le fait que ce colloque réunissait « des militants d’extrême droite bien connus et partisans de Bashar al-Assad »… Il aurait tout de même été intellectuellement honnête de sa part de vérifier ces assertions avant de prendre sa décision.

Je ne connaissais pas tous les participants à ce colloque mais ceux que je connais ne sont ni d’extrême droite ni partisans de Bashar al-Assad, en particulier :

– Michel Raimbaud, ancien ambassadeur, ancien directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides ;

– René Nabaa, ancien correspondant de l’AFP à Beyrouth, consultant à l’Institut International pour la Paix, la Justice et les Droits de l’Homme (IIPJDH) dont le siège est à Genève ;

– Richard Labévière, journaliste et écrivain, membre du Parti socialiste ;

– Joël Bruneau, maire UMP-UDI-Modem de Caen ;

– Gérard Bapt, député à l’Assemblée nationale, groupe PS ;

– Adonis, philosophe et poète syro-libanais ;

– Jean Marie Schléret, député à l’Assemblée nationale, groupe UMP, ancien président du Conseil national consultatif des personnes handicapées ;

– Majed Nehmé, directeur du journal Afrique-Asie ; (ce journal créé par Simon Malley s’est illustré dans la lutte contre les dictatures arabes et africaines et dans la lutte anti-apartheid) ;

– … et enfin moi-même, écarté de mes fonctions à l’été 2002 sous le soupçon d’appartenance au PS et de « jospinisme »…

Toutes ces personnes ne sont ni des militants d’extrême droite ni partisans ou soutiens des dictateurs. Certains, comme le poète Adonis, sont au contraire d’inlassables combattants contre la violence d’Etat dont ils ont été eux-mêmes victimes.

En ce qui me concerne, j’ai été il y a plus de vingt ans le premier en France à essayer de prolonger les travaux de Michel Seurat sur ce qu’il appelait « l’Etat de barbarie ». Dans un très long article publié par la Documentation française, j’ai décrit en détail les méthodes et les mécanismes par lesquels Hafez el-Assad s’était approprié entre 1970 et 1990 – par la duplicité et la violence – l’ensemble de l’appareil d’Etat syrien au profit de sa famille et de sa communauté. Ce texte reste encore aujourd’hui – en France comme à l’étranger – l’une des premières références universitaires sur le sujet.

Je défie quiconque de trouver dans mes nombreux écrits, entretiens, conférences, le moindre soutien aux auteurs – quels qu’ils soient – des violences commises en Syrie ou ailleurs, le moindre soutien aux dictateurs et la moindre référence aux thèses de l’extrême droite, du conspirationnisme, de l’antisémitisme que je combats au contraire avec véhémence depuis cinquante ans.

J’ignore quels sont les « réseaux sociaux » qui ont alerté le directeur du Mémorial de Caen sur cette réunion de « dangereux fascistes ». J’en ai trouvé un qui s’intitule « Gauche de combat » avec comme sous-titre « Gauchiste et fier de l’être ». Il y en a sans doute d’autres mais je ne les ai pas vus. J’y note la présence de deux personnes qui avaient exigé en février 2016 de Mme Delphine Ernotte (Présidente de France Télévisions) la mise à pied de Mme Samah Soula, présentatrice de l’émission Un Oeil sur la planète, au motif que l’un de ses documentaires consacrés à la Syrie ne leur convenait pas car sa description des atrocités commises par les djihadistes s’analysait à leurs yeux en un soutien implicite au régime de Damas ».

RENE NABAA

La réaction de notre ami et grand journaliste René Nabaa vaut aussi le détour : « Au XXème siècle, à l’époque de la montée du totalitarisme, du fascisme et du nazisme, les États ont failli, en cédant sous la pression de groupuscules minoritaires… Ce n’était pas les fascistes qui avaient fait sombrer la République de Weimar mais le manque de démocrates », disait non sans raison Richard von Weizsäcker, président de la République Fédérale Allemande de 1984 à 1994. Gardons présent à l’esprit cette leçon d’histoire.

Stéphane Grimaldi, le directeur du Mémorial de Caen, paraît un ferme partisan de la liberté d’expression, mais à l’épreuve des faits ce bureaucrate s’est révélé, sinon un homme sans vertébration intellectuelle, à tout le moins sans consistance morale. Un démagogue bas de gamme : Charlie à Paris, Charlot à Caen et parfait zozo for ever, au vu des péripéties qui ont émaillé sa dernière prestation administrative.

Se drapant de l’autorité que lui confère sa fonction de serviteur d’un majestueux monument, le Mémorial de Caen, cet ancien directeur de la communication de la Mairie de Bordeaux, ancien administrateur de l’office des investissements internationaux, notamment pétromonarchies, s’est imaginé en auguste personnage bravant l’infâme. Un chevalier blanc terrassant l’ignominie, grisé par la tentation de son « quart d’heure de célébrité médiatique », chère à Andy Warhol. Ah les ravages des frustrations des bureaucrates anonymes et sans relief.

Confondant sans doute sa mission et sa dimension, ce scribe – un serviteur, non un régent, un simple exécutant, non un prescripteur – prétendument incommodé par les gazouillis d’un groupe frelon protestataire a décrété l’annulation d’un colloque prévu le 26 novembre 2016 au Mémorial de Caen, sans le moindre égard pour le maître des lieux : le Maire de Caen. Sans égard pour un aréopage constitué de grands serviteurs de l’État: Véronique Bouté, cancérologue de renom, présidente de l’Université pour la Méditerranée, Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie, ancien président de l’Office de protection des réfugiés et des apatrides, Alain Chouet, ancien haut fonctionnaire de la DGSE en charge du monde arabe musulman, Alain Corvez, officier de marine du cadre de réserve, Richard Labévière, ancien Rédacteur en chef de la revue Défense, le vecteur médiatique de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (IHEDN) et auteur de plusieurs ouvrages sur le terrorisme et son financement dont Les dollars de la terreur – Les États-Unis et les islamistes, paru aux Éditions Grasset en 1998.

Un colloque organisé sous le parrainage notamment de l’Université pour la Méditerranée et du mensuel Afrique-Asie, fondé par Simon Malley, compagnon de route des guerres de libération nationale du Tiers Monde, dont le propre fils Robert Malley est le conseiller du président américain Barack Obama pour le Moyen Orient.

Du beau monde en somme. De grands serviteurs de l’Etat apparent et de l’Etat profond, non des soudoyeurs et des soudards du « tueur d’enfants Bachar Al Assad », qui seraient cimentés, de surcroît, par leur attachement commun à une déologie d’extrême droite…

Le signataire de ce texte a figuré dans ce lot, alors qu’en quarante ans de carrière dans les grandes entreprises de la presse française, il passait, de l’aveu même de sa hiérarchie administrative, pour être un « incontrôlable », expression qui signifie dans le jargon professionnel, un être qui exerce un journalisme d’impertinence et d’irrévérence et non un journalisme de déférence et de connivence, comme ont tendance à l’être ses détracteurs.

D’origine libanaise, d’une famille chrétienne, natif du Sénégal, pays de l’Afrique noire francophone, majoritairement musulman, cette naissance a signé sa culture de base, une culture de métissage culturel et de brassage humain, où se conjuguent, Islam et Chrétienté, bi-culturalisme franco-arabe, sur fond de rapport colonial entre oppresseurs et opprimés, entre exploiteurs et exploités. La matrice de sa structuration intellectuelle et morale.

D’un ancrage solide à gauche, nullement adossé à la moindre structure pour sa subsistance matérielle ou sa substance intellectuelle – contrairement à ses détracteurs -, l’auteur est animé de la ferme conviction que les Arabes n’ont pas vocation à être d’éternels harkis, ni à configurer leur pensée en fonction des besoins stratégiques de leurs prescripteurs occidentaux. Son combat est mené, simultanément, contre les tyrans arabes ou non arabes et contre la tyrannie de la pensée occidentale. Ses amis sont ses amis, ses ennemis des ennemis qu’il combat comme tels, mais en aucun cas les amis de ses ennemis peuvent espérer devenir ses amis. Un combat dans la clarté. Front contre Front. Bloc contre Bloc. Stéphane Grimaldi a été notifié de la tenue du colloque le 26 septembre, soit deux mois avant sa tenue. Le déclic salvateur lui est parvenu, assure-t-il, sous la forme d’une salve de tweet provenant d’une meute haineuse des intellectoïdales.

Bien connue de la blogosphère nauséabonde, cette meute répond aux noms des habituels abonnés toxiques aux protestations sélectives, dont voici la liste sur ce lien: http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/polemique-caen-le-colloque-sur-la-syrie-derange-le-memorial-4611267

Nicolas Hénin, ancien otage en Syrie et générateur involontaire d’un flux financier de 16 millions d’euros au djihadisme terroriste, la rançon payée à ses geôliers, Jabhat al Nosra, le commanditaire du carnage de Charlie Hebdo, le ravisseur des 17 religieuses de la bourgade chrétienne de Maaloula (Syrie). La rançon fixée à 20 milllions pour Hénin et ses trois journalistes compagnons d’infortune, a été réduite de 4 millions à titre de bonus pour la politique menée par le plus célèbre ronfleur des forums internationaux, Laurent Fabius, qui leur avait décerné auparavant un brevet d’honorabilité.

Le « forfait » a été obtenu en vertu d’une transaction menée par les services de renseignements turcs avec le Qatar, avec la caution de la France. Un forfait apparu rétrospectivement comme une forfaiture abominable, qu’aucun des participants au colloque de Caen ne s’est jamais hasardé à commettre à l’égard de sa patrie.

Dans sa rage hennissante, Nicolas Hénin a toutefois omis de signaler que sa captivité a fait l’effet d’un jackpot. Ré-animateur du blog « un oeil borgne sur la Syrie du Journal Le Monde, propriété du trio millardaire BNP (Bergé, Niel Pigasse), il est de surcroît commentateur sur BFM-TV, salarié du groupe de presse de Patrick Drahi, le milliardaire franco-israélien. En la matière on aurait rêvé meilleure posture morale de la part d’un allié objectif volens nolens du terrorisme djihadiste.

Nicolas Tenzer, l’autre indigné de service, n’est que le passeur de plats de Bernard-Henri Lévy, le philosophe du botulisme, le naufrageur de la Libye et de la Syrie, en droite ligne des objectifs globaux de la stratégie israélienne, responsable, à ce titre, au premier chef du flux migratoire qui a déferlé depuis la rive sud de la Méditerranée sur la France, mettant en péril la blancheur immaculée de sa population. Le troisième ange exterminateur n’est autre que l’ultra faucon Bruno Tertrais, professeur des relations internationales à l’Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, une institution dont le papa de Nicolas Hénin était le président. Ah les ravages de l’entre soi égotique du parisianisme calfeutré !

Une conjuration de cloportes, chassant en meute depuis le début de la guerre de destruction de la Syrie avec pour grand gourou François Burgat/Burqa, « l’idiot utile » du djihadisme erratique et bénéficiaire à ce titre d’une subvention de deux millions d’euros du Conseil Européen des Relations extérieures. Secondé par le colonel Salafi, alias Romain Caillet, Fiché S mais néanmoins boursier de l’Etat français, ainsi que la cohorte des suffragettes de la contre révolution syrienne, dont l’une, – fâcheuse coïncidence -, Hala Kodmani, est également salariée du milliardaire franco israélien Patrick Drahi, en sa qualité de graphomane au journal Libération.

Enfin dernier et non le moindre des imprécateurs n’est autre que Ziad Majed, le dernier chouchou de l’intelligentsia parisienne, qui s’étrangle de rage devant la « République monarchique » constituée par le clan Assad en Syrie, – éminemment critiquable -, mais lourdement taiseux sur les dynasties africaines: Laurent et Joseph Kabila au Congo Kinshasa, Omar et Ali Bongo au Gabon, Gnassingbé et Faure Eyadema au Togo, sans doute en raison de leur rôle de pourvoyeur de djmebés et de mallettes de la classe politico médiatique française. La dernière coqueluche à la mode des plateaux de télévision est un parfait représentant de la gauche mutante libanaise dont le plus illustre exemple n’est autre que Samir Kassir, ancien compagnon de route communiste syro palestinien de la Révolution Palestinienne reconverti en fer de lance de l’invasion américaine de l’Irak (2003) ; un reniement que ce «martyr de la presse» a sans doute payé de sa vie.

En s’érigeant ainsi en gardien de la vertu républicaine, le charlot de Caen a fourvoyé sa fonction, disqualifiant par la même sa mission de gardien du temple. Frappé d’indignité dans sa personne et dans sa fonction. Ne ultra sutor crepidam : « que le cordonnier ne juge pas au-delà de la chaussure ». «Apelle, le plus illustre des peintres grecs (IVe siècle av. J.-C.) vécut à la cour d’Alexandre le Grand, dont il fit le portrait. Il se signala par le charme souverain de ses figures, rehaussées d’un brillant coloris. Apelle, loin de s’offenser des critiques, les provoquait pour en faire son profit. On rapporte qu’il exposait quelquefois ses tableaux en public, et qu’il se cachait derrière la toile pour entendre les réflexions de chacun. Un jour, un cordonnier trouva à redire à la sandale d’un personnage. Apelle corrigea le défaut. Le lendemain, le même ouvrier s’avisa d’étendre ses critiques à d’autres parties du tableau. L’artiste sortit aussitôt de sa cachette et lui dit : « cordonnier, tiens-t’en à la chaussure ». De là est venu ce proverbe : ne sutor ultra crepidam. Stéphane Grimaldi : Tenez-vous à la chaussure. Ne dépassez pas votre seuil d’incompétence, immense, de crainte de sombrer dans le ridicule : Charlot de Caen. Zozo for ever. Et risée planétaire pour l’éternité ».

MICHEL RAIMBAUD ET ALEXIS CHEBIS

Enfin, nous laissons conclure Michel Raimbaud et Anas Alexis Chebis conclure : « Liberté, liberté chérie… Nul ne pouvait penser que le colloque du 26 novembre organisé au Mémorial de Caen par le Collectif pour la Syrie pourrait passer inaperçu, la guerre de Syrie et ses enjeux étant un sujet ultra-sensible qui exacerbe les passions, mais qui n’a jamais été présenté au public comme il conviendrait dans un Etat démocratique.

Voilà en effet près de six ans que nous entendons une seule version des faits, et ce monolithisme, quasiment sans précédent dans l’histoire contemporaine de notre pays, est déplorable et inadmissible. Il en dit long sur la déliquescence intellectuelle et morale de nos « élites ». La pensée unique n’est jamais bon signe, encore moins si elle se greffe sur un récit simplificateur, désinformateur et menteur.

Il ne s’agit pas de faire de la propagande, mais de proposer une lecture différente, et en tout cas de présenter une vision plus équitable et plus équilibrée des faits et des réalités. Le Colloque de Caen a été annulé sous l’effet de pressions qui ne visaient qu’à déconsidérer, selon une méthode bien connue, les organisateurs et les intervenants en mettant en cause leur « moralité » ou leur « rigueur scientifique ». Pourtant, s’il y avait vraiment des gages à demander quelque part, c’était plutôt aux « révolutionnaires offshore » syriens qui hantent les palaces et les palais nationaux ainsi qu’aux allumeurs des réseaux sociaux, experts en la matière. Il est vrai que nos censeurs ont un culot assez phénoménal et qu’ils ne brillent pas par leur tolérance. Ils aspirent à diriger la Syrie, mais ils censurent, ils menacent déjà. Qui aimerait être gouverné par de tels révolutionnaires, même affublés du qualificatif de modérés, à part leurs sponsors, qui ont du mal à faire la part des choses entre les effusions et les explosions. Il aura suffi d’un seul colloque (qui n’avait d’ailleurs pas encore eu lieu) sur les centaines qui ont anesthésié et intoxiqué l’opinion française pour faire sortir de leurs gonds, à en perdre la raison, les « démocrates » et leurs protecteurs.

« On ne pouvait pas (paraît-il) laisser les clés du Mémorial à un colloque suspecté de défendre les positions de Bachar Al Assad, lequel depuis 2011 conduit une guerre infâme », mais la décision (du Mémorial) d’annuler le colloque revient à donner aux lobbies bien connus la faculté de pouvoir, au choix, verrouiller ou ouvrir les portes…

La politique française, bien qu’elle se veuille décomplexée, n’est pas au-dessus de tout soupçon et il ne semble pas immoral de la remettre en question : l’acharnement à détruire un Etat souverain avec lequel aucune guerre n’a été déclarée, à saper toutes les chances de règlement politique, à bafouer toutes les règles du droit international et la légalité onusienne, est contraire à la tradition de notre pays : c’est sa qualité de membre permanent du Conseil de Sécurité qui assure à la France une bonne partie de son rang . Ne serions-nous pas en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ?

La Syrie est déjà en partie détruite et les Syriens se sentent oubliés, seuls avec leur malheur, d’autant plus grand qu’il est occulté en Occident et dans ceux des pays musulmans qui ont pris fait et cause pour la « révolution » dont se réclame l’opposition armée. A Paris, on préfère en rester à des obsessions qui ne sont plus à l’ordre du jour et à des nostalgies de contrats qui ne seront jamais honorés. Ce n’est ni honorable, ni raisonnable.

La vérité est limpide et il suffirait de regarder pour voir, d’écouter les témoignages pour comprendre et de prêter attention au flot grandissant des voix qui contestent la vision truquée que l’on nous inflige en toute circonstance. Au pays de la raison, il n’en est rien. Oui, sur ce point, on peut bien parler de « l’exception française », et elle n’est pas glorieuse car, à la coupe du monde diplomatique, nous sommes d’ores et déjà hors-jeu ou sur le banc de touche, et nos protégés « révolutionnaires » avec.

Nombreux sont les Français qui rêvent du jour où se lèvera une équipe de visionnaires hardis, capable d’accompagner l’émergence d’un nouvel équilibre mondial et de redonner à leur pays, celui des Lumières, la place qu’il a hélas perdue dans le concert international. La France doit retrouver au plus vite sa liberté de décision et ne plus laisser des « alliés » qui ne nous veulent pas de bien, des « amis » de circonstance ou des groupes de pression divers décider de son destin. Les Français doivent tout simplement recouvrer la liberté, celle de s’exprimer en premier lieu. Assez de censeurs, de maîtres chanteurs, de gourous, de terroristes intellectuels : ils n’ont pas leur place au pays de la raison et la liberté ».

Nous rentrons d’Alger où nous avons participé au 21ème Salon international du livre (SILA). Cette manifestation populaire qui a vu la fréquentation de plus d’un million et demi de visiteurs reste incroyable par la variété de ses exposants et de ses dizaines de conférences et débats sur les sujets nationaux et internationaux les plus sensibles. Croisements multiples et baroques de moustachus, de barbus, de mini-jupes et de hijabs, d’Africains du Nord, du Sud, de l’Est, du Centre et de l’Ouest, d’Européens de toutes nationalités et notamment française, ce SILA s’est imposé, depuis de nombreuses années déjà, comme l’un des théâtres mondiaux de la liberté de penser, d’imprimer et de diffuser, de la liberté tout court !

Une évidence aujourd’hui : la liberté d’expression est plus grande à Alger qu’à Paris. Nous l’écrivons et le proclamons depuis Genève, refuge de Jean-Jacques Rousseau et de tant d’autres. La semaine prochaine – et toujours des rives du lac Léman -, nous reviendrons sur les situations militaires d’Alep et de Raqqa. Bonne semaine quant même !

Richard Labévière

source: http://prochetmoyen-orient.ch/censure-francaise-je-suis-memorial-de-caen/


 
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De mai 68 et des conspirations anglo-saxonnes Par Nicolas Bonnal

22 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #De Gaulle.

De mai 68 et des conspirations anglo-saxonnes
Par Nicolas Bonnal

dimanche 20 novembre 2016, par Comité Valmy

De mai 68 et des conspirations anglo-saxonnes

Le gaullisme fut en fait sauvé par la Russie et par la CGT. Et comme dit un inspiré Guy Debord, « rien, depuis vingt ans, n’a été recouvert de tant de mensonges commandés que l’histoire de mai 1968 ».

Parlons de mai 68. Comme disait le philosophe libertarien Murray Rothbard (aux antipodes des néocons et de leurs relais médiatiques), « on appelle conspirative l’histoire qui n’est pas rédigée par l’autorité étatique officielle » et ses rédacteurs orwelliens. Cette citation importante met en relief le fait que l’histoire officielle (celle qu’on enseigne à l’école) est en elle-même une conspiration destinée à couvrir les crimes et les méfaits de nos élites privées ou bureaucratiques, et ce, quelles que soient les prétentions des fonctionnaires qui l’enseignent ; Nietzsche en parle déjà dans la deuxième considération. La désintégration de l’enseignement historique en France (ou de ce qu’il en restait…) sous le gouvernement socialiste met en lumière cette tentative.

 

L’universitaire Ralph Raico en Amérique décrit, dans A libertarian rebuttal (sur Mises.org) les nuisances que représentèrent les présidents mythiques comme Lincoln, Wilson ou Roosevelt. Et Rothbard explique ailleurs que l’Amérique n’a livré que deux guerres justes : la guerre d’indépendance et la guerre de Sécession, mais côté sudiste bien entendu. Revoyez le meccano de la générale !

 

Mais restons en France – ou dans notre hexagone !

Le Français moyen, comme le chien Ran-Tan-Plan, « sent confusément quelque chose à propos de mai 68 ». Le bataclan de ce mois légendaire avait tout, en fait, d’une révolution orange destinée à mettre à l’écart un pouvoir hostile, celui du gaullisme, et de soumettre la France, pardon, l’hexagone, à des intérêts occultes. Sempiternel malaise social français mis à part (voyez Vallès, Zola, Le Bon), on utilisa des émeutiers, on manipula des grévistes, on dénonça un despote, on déploya le beau slogan « CRS SS ». Le gaullisme fut en fait sauvé par la Russie et par la CGT. Et comme dit un inspiré Guy Debord, « rien, depuis vingt ans, n’a été recouvert de tant de mensonges commandés que l’histoire de mai 1968 ». Roger Frey parla de l’argent qui passait par la Suisse (L’Express N°2437) ; le fils du Général a dénoncé le rôle de forces opaques durant les événements si mal expliqués de notre post-histoire.

 

Le cruel dominion socialiste et chrétien-démocrate de la Quatrième république avait donné à l’empire américain toutes les garanties. Baroud colonial humiliant. Puis vint au pouvoir le Général, dont les convictions anti-impériales ne plurent pas à tout le monde. S’ensuivit une longue bataille politique et médiatique contre le pouvoir gaulliste en France et dans le « monde libre ».

 

Il est clair que le sinistre Lyndon B. Johnson et son administration Deep State détestaient de Gaulle. Le Général dénonce en 1964 à Peyrefitte les agissements de l’ambassadeur américain Bohlen (de la dynastie Krupp) avec la presse et la bourgeoisie aux ordres. Sur cette bourgeoisie, Chevènement a dit un jour, lors d’une vieille émission de l’ORTF : elle était aux ordres des Allemands pendant la Guerre, elle est aux ordres des Américains aujourd’hui. Et le gaullisme prétendait gêner le Lebensraum germano-américain qui engloutit aujourd’hui nos vieilles nations, pendant que la nouvelle Europe des Baltes, dirigée par des professeures américaines, exige en trépignant sa guerre nucléaire contre la Russie.

 

On retrouve deux éléments importants chez Carroll Quigley. Il dit, dans son opus sur l’établissement anglo-américain (il y célèbre la création de la table Ronde), que la France fut poignardée dans le dos (stab in the back) par l’Angleterre au cours des années trente, au moment notamment de l’accord naval anglo-nazi de 1935, parce que le groupe Milner ne voulait pas d’une grande guerre contre le nazisme ; il ajoute qu’on déclarerait la guerre au nazisme, mais qu’on ne la mènerait (wage) pas. Ce fut la drôle de guerre anglo-allemande, qui dura après le 10 mai 1940 : l’anglophilie nazie fit le reste, en Méditerranée et ailleurs. On préférait tuer du Russe. Guido Preparata explique tout cela très bien. Pour lui, les nazis ont joué les idiots utiles pour anéantir la puissance allemande et la Russie ; et ils n’ont jamais bien compris l’hostilité de l’élite anglo-américaine (elle ne veut que contrôler l’île-monde) alors qu’ils croyaient œuvrer pour elle. Preparata donne une fascinante interprétation cryptée des Falaises de marbre de Jünger.

 

Sur de Gaulle, Quigley, qui fut le professeur d’histoire de Bill Clinton, ajoute haineusement ceci, cette fois dans Tragédie et espoir :

 

« La France, malgré de Gaulle, devra accepter une Europe politique… Les USA veulent que l’Europe soit unifiée et alliée ; De Gaulle veut l’Europe désunie et indépendante… Il semble évident que l’Europe, malgré un considérable retard causé par De Gaulle, émergera unifiée et indépendante. »

Indépendante ???

Nicolas Bonnal
Le 25 octobre 2016

Bibliographie

Quigley (Carroll) – Tragedy and hope ; The anglo-american establishment

Preparata (Guido) – Conjuring Hitler

Peyrefitte – C’était de Gaulle

Rothbard (Murray) – A libertarian manifesto

Raico (Ralph) – A libertarian rebuttal

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Un discours essentiel de Donald Trump contre l’oligarchie et les médias mondialistes et corrompus incarnés par Hillary Clinton

16 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #L'OTAN., #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Les média, #Politique intérieure, #l'horreur économique

Un discours essentiel de Donald Trump contre l’oligarchie et les médias mondialistes et corrompus incarnés par Hillary Clinton

 

Voici une vidéo tout à fait exceptionnelle qui ne sera jamais relayée, soyez en sûr, par nos médias corrompus : il s'agit d'une dénonciation claire, franche, et directe, de l'emprise d'une minorité antidémocratique et cupide sur les États-Unis (et c'est la même chose d'ailleurs aussi dans le monde) et des raisons profondes qui peuvent expliquer le vote d'une grande partie des américains en faveur de cet homme. Les gens en ont plus que marre de se faire voler leur maison par des financiers cupides, de se faire escroquer par des banques, de voir des politiciens qui ne pensent qu'à servir la soupe à des multinationales, et à des lobbies de toutes sortes, sans jamais se soucier de l'intérêt général, du bien commun, et des citoyens en général.

 

Notez bien son discours droit et sans aucune marque de sexisme, de xénophobie, etc., et de toutes les tares dont l'affublent systématiquement nos médias alignés propagandistes, menteurs, et dissimulateurs.

 

Un discours qui permet de mesurer tout le décalage qu'il y a entre l'oligarchie et le peuple, ainsi que le rôle et la responsabilité terribles des médias. Une étude vient d'ailleurs de révéler que sur 200 médias américains, 194 avaient soutenu Hillary Clinton... C'est dément quand on y pense... Comme quoi, la pluralités des médias ne garantie aucunement la diversité des points de vue (Voir cette très édifiante [vidéo]).

 

Maintenant, Donald Trump va-t'il réussir à foutre dehors cette oligarchie ténébreuse et à reprendre le contrôle ? Pas sûr... La bataille risque d'être très rude (contrairement à ce que pensent certains optimistes) parce-qu'il suffit de regarder la pugnacité malfaisante au cours des années des oligarques bancaires, des ploutocrates comme Georges Soros, des dirigeants de l'OTAN, etc., pour comprendre que ces gens ne lâcheront pas leur bout de gras facilement, et qu'ils vont lutter jusqu'au bout du bout du bout contre les peuples pour asseoir leurs dessins de domination totale du monde. La lutte s'annonce donc absolument féroce (nos ennemis utilisent de surcroît tous les procédés, même les plus pervers et les plus iniques et dégueulasses, ils sont prêts véritablement à tout, même à tuer et à créer des conflits et des guerres), et les peuples ont donc encore un long chemin de lutte à parcourir pour en finir avec les tenants de cette oligarchie malfaisante et du Nouvel Ordre Mondial.

 

Souhaitons de tout cœur que Donald Trump parvienne à reprendre le contrôle !

 

Un must, à voir absolument !

 

 

Nota Bene :

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Dans le cas où les liens ci-dessus seraient brisés, vous pouvez les retrouver ici : http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=8509
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Election américaine : La victoire en chantant ou le triomphe d'un peuple

16 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #ACTUALITE, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Nation, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Le traité Transatlantique.

Election américaine : La victoire en chantant ou le triomphe d'un peuple

© lefigaro.fr
Ecrasante victoire de Donald Trump dans le Nevada
L'Amérique a voté et la messe est dite. Donald Trump sera donc le 45ème président des Etats-Unis. J'en suis ravi car au-delà de la personnalité du vainqueur et, partant de celle de son adversaire battue sur toute la ligne, c'est avant tout une victoire écrasante du peuple américain que je salue.

Peu m'importe, à la limite, que ce soit Trump qui a remporté cette élection, et sur ce point, je reste constant avec ma vision des deux impétrants que je qualifiais il y a peu de temps de peste et de choléra. Le peuple américain s'est déplacé en masse pour dire non à tout ce qu'il abhorre. Sans réellement savoir de quoi sera faite l'Amérique de demain. Une Amérique qui, à l'instar de l'Europe a peur. Mais la peur n'est pas là où l'on pensait la trouver. La peur est désormais dans le camp de ceux qui, durant de très longues années ont répandu la terreur et la désolation dans le monde. L'Amérique des va-t-en guerre vient de prendre un coup d'arrêt à l'issue d'une campagne terrifiante et nauséabonde. Jamais une campagne électorale américaine n'aura autant senti les excréments. Le fond a été touché.

La plus grande nation du monde a montré son véritable visage. Le candidat républicain a ainsi été humilié ad nauseam par le camp des démocrates emmené par l'abjecte Hillary Clinton au coeur de tous les scandales. Jamais un candidat n'avait été autant trainé dans la boue et avec une telle haine. Une gigantesque campagne d'intoxication a été orchestrée par la quasi totalité des médias américains à la botte des tenants du pouvoir et de sa continuité dans le temps. J'avais mal pour cette Amérique et ses citoyens.

Cette désinformation s'est poursuivie jusqu'à ce qu'il faille se rendre à la réalité : le peuple avait élu Donald Trump. Aux Etats-Unis comme en France, les mensonges continuaient. J'ai ainsi entendu répéter à l'envi "nous n'avons rien vu venir". Quelle plaisanterie. Je dis, moi, qu'ils n'ont surtout rien voulu voir venir. Et qu'il ont menti au monde entier.

Ainsi, et alors que la victoire de Trump était acquise, les journalistes de BFMTV insistaient lourdement en clamant "les résultats ne sont pas définitifs et nous voulons encore y croire". Pauvres journaleux sans foi ni loi. A la botte du système qui tremble désormais lui aussi dans ses bottes.

Ceci m'amène à dire "si le peuple américain l'a fait, alors le peuple français peut le faire également". Et c'est bien ce qui va faire trembler les uns et les autres de nos politiciens de carrière qui, depuis des décennies, n'ont eu de cesse de nous imposer la pensée unique, de nous avilir, de nous abêtir, de nous humilier nous le peuple.

Les Américains ne sont pas des veaux et ils viennent de le prouver. Alors, marchons dans leurs pas. Infligeons-leur la sanction qu'ils méritent.

Aujourd'hui, je veux dédier à nos alliés américains, à défaut d'être amis, ces quelques paroles qui me semblent être de bon augure :
La victoire en chantant
Nous ouvre la barrière.
La Liberté guide nos pas.
Et du Nord au Midi
La trompette guerrière
A sonné l'heure des combats.
Tremblez ennemis de la France
Rois ivres de sang et d'orgueil.
Le Peuple souverain s'avance,
Tyrans descendez au cercueil.

A l'instar des Américains, disons-le nous aussi : "Yes, We Can"     
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Mondialisme – Néocons : Les Clintons et Soros lancent la révolution pourpre d’Amérique !

15 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #ACTUALITE, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique

Mondialisme – Néocons : Les Clintons et Soros lancent la révolution pourpre d’Amérique !

WikiLeaks : une organisation financée par George Soros appelle à manifester contre Donald Trump

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Los Angeles, le 9 novembre 2016. La manifestation contre Donald Trump © Mario Anzuoni Source: Reuters
Los Angeles, le 9 novembre 2016. La manifestation contre Donald Trump

Dans la correspondance de John Podesta dévoilée par WikiLeaks, un échange entre le milliardaire George Soros et le conseiller de Hillary Clinton évoque le financement de l’organisation MoveOn.org, qui pousse aux manifestations anti-Trump.

Juste après l’annonce des résultats des présidentielles le 9 novembre, la plateforme MoveOn.org, affiliée au milliardaire mondialiste George Soros, a publié un communiqué de presse où les Américains étaient appelés à manifester. 

«Les citoyens étasuniens sont invités à se rassembler par centaines afin de participer à des rassemblements pour exprimer solidarité, résistance et convictions face aux résultats des élections. Des centaines d’Américains et des dizaines d’organisations appellent à se réunir de manière pacifique, aux abords de la Maison Blanche et dans les villes et mégalopoles de tout le pays, afin de s’opposer à la misogynie, au racisme, à l’islamophobie et à la xénophobie», lit-on dans le communiqué.

«Ces rassemblements, organisés par MoveOn.org et leurs alliés, serviront à affirmer notre rejet face à l’intolérance, la xénophobie, l’islamophobie et la misogynie de Donald Trump, et à montrer notre détermination à combattre ensemble pour que les États-Unis auxquels nous croyons aient un avenir», poursuivit l’organisation dans son communiqué.

Depuis la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles, les manifestations, dans plusieurs villes américaines, ne cessent pas. Au moins une dizaine de grandes villes, dont Chicago, New York, Los Angeles, Philadelphie, Boston, Washington D.C., Portland, Saint Paul et Seattle, en sont le théâtre depuis le 9 novembre. Certains manifestants même appellent à faire sécession des Etats-Unis pour dénoncer la victoire des républicains.

Voir l'image sur Twitter

Les relations de George Soros et Donald Trump sont connues pour ne pas être des meilleures. Pendant la campagne présidentielle, George Soros a investi dans la fondation Clinton environ 13 millions de dollars. 

Voir l'image sur Twitter
 Même avant l’annonce des résultats, WikiLeaks avait publié une lettre de John Podesta à George Soros, où était évoqué le financement de MoveOn.org.

«Les groupes qui opèrent sur le terrain ont besoin d’un financement conséquent. Des groupes comme MoveOn.org», y écrivait ainsi John Podesta.

https://francais.rt.com/international/28856-wikileaks-organisation-financee-par-george-soros-contre-donald-trump

Les Clintons et Soros lancent la révolution pourpre d’Amérique

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La candidate démocrate à la présidentielle Hillary Rodham Clinton n’est pas prête à partir «couler une retraite  tranquille». Le lendemain de sa défaite étonnante et imprévue (pour les médias officiels) face à Donald Trump, Mme Clinton et son mari, l’ancien président Bill Clinton, sont entrés dans la salle de bal de l’hôtel artdéco new-yorkais dans le centre de Manhattan en tenue pourpre. La presse a immédiatement remarqué la couleur et a demandé ce qu’elle représentait. Les porte-paroles de Clinton ont affirmé que c’était pour représenter le rassemblement de l’ «Amérique bleue» démocrate et de l’«Amérique rouge» républicaine, dans un mélange pourpre uni. Cette déclaration est une ruse, comme le savent les citoyens des pays déjà ciblés dans le passé par les opérations politiques viles et criminelles de George Soros appelées encore « révolution de couleur » ou « printemps arabe ».

Les Clintons, qui ont reçu de Soros des millions de dollars en contributions de campagne et en donations à la Fondation Clinton, ont en fait aidé à lancer la «révolution pourpre» de Soros en Amérique. La Révolution Pourpre résistera à tous les efforts de l’administration Trump visant à rejeter la politique mondialiste des Clintons et (de bientôt) l’ex-président Barack Obama. La Révolution pourpre cherchera également à écourter au maximum la  marge de manœuvre de l’administration Trump grâce à des manifestations de rue et de perturbations politiques de style Soros.

Il est peu probable  que les collaborateurs du président Trump pousseront le nouveau président à mener une enquête criminelle sur les serveurs privés de messagerie de Mme Clinton et sur les activités de la Fondation Clinton, surtout lorsque la nation est confrontée à tant d’autres problèmes autrement plus pressants : emplois, immigration et soins de santé.

Toutefois, Jason Chaffetz, président du Comité de surveillance et de réforme gouvernementale de la Chambre, a déclaré qu’il poursuivrait les audiences du Congrès républicain sur Hillary Clinton, sur la Fondation Clinton et sur le bras droit de Mme Clinton, Huma Abedin.

Le président Trump ne devrait pas se laisser bener par ces déclarations, Chaffetz n’était pas un des partisans les plus fidèles de Trump.

Les mondialistes et les néocons  ne se bousculent pas actuellement au portillon de Trump, car ces «experts» militaires, d’establishment et de sécurité nationale se sont opposés à la candidature de Trump. Cependant, Trump est «obligé» d’en appeler quelques uns à se joindre à son administration parce qu’il n’y a pas assez d’experts dans son cercle de conseillers.

Les néo-conservateurs discrédités issus de la Maison Blanche de George W. Bush, comme le l(initiateur de la guerre d’Irak, Stephen Hadley, sont mentionnés comme pouvant rejoindre Trump pour le Conseil de Sécurité Nationale et d’autres postes supérieurs. Le secrétaire d’État sous George H. W. Bush, James Baker, un fidèle loyaliste de Bush, est également présenté comme possible membre de l’équipe de Trump à la Maison Blanche. Il n’y a cependant absolument aucune raison pour que Trump demande les conseils de ces vieux fossiles républicains comme Baker, Hadley, ou bien les anciens secrétaires d’État Rice et le super menteur Powell, ou bien encore l’ancien ambassadeur des États-Unis, John Bolton et d’autres. Il y a beaucoup de partisans de Trump qui ont une riche expérience sur les questions de sécurité nationale et étrangère, y compris les questions d’origine africaine, haïtienne, hispanique et arabe, et qui ne sont pas des néoconservateurs, qui peuvent donc occuper les postes de haut niveau et de niveau intermédiaire de Trump.

Trump doit s’éloigner des néocons, des aventuristes, des militaristes et des interventionnistes, il doit être  soucieux de ne pas les laisser infester son administration.

Si Mme Clinton avait remporté la présidence, un article sur l’administration entrante serait comme suit:

«Sur la base du militarisme et de l’aventurisme à l’étranger déjà vu sous son mandat de secrétaire d’État et sous la présidence  de son mari Bill Clinton en tant que président, tout le monde s’attend à une imminente et importante agression militaire américaine sur plusieurs fronts dans le monde. La présidente élue Hillary Clinton n’a pas caché son désir d’affronter la Russie militairement, diplomatiquement et économiquement au Moyen-Orient, aux portes mêmes de la Russie en Europe de l’Est, et même à l’intérieur des frontières de la Fédération de Russie. Mme Clinton a redécouvertla politique de «confinement» longtemps discréditée mise en vigueur par le professeur George F. Kennan dans les suites de la guerre mondiale. L’administration de Mme Clinton favorisera probablement les guerriers néo-cons les plus stridents de l’administration Barack Obama, y compris la secrétaire d’État adjointe pour les affaires européennes et eurasiennes, Victoria Nuland, (la dame qui encule les Européens) la favorite de Clinton ».

Le président élu Trump ne peut pas permettre à ceux qui sont dans le même tissu que Nuland, Hadley, Bolton et d’autres de rejoindre son administration qu’ils pourraient métastaser comme une forme agressive de cancer. 

Ces individus ne mèneraient pas la politique de Trump mais chercheraient à continuer à endommager les relations de l’Amérique avec la Russie, la Chine, l’Iran, Cuba et d’autres nations.

Non seulement Trump doit se méfier comme de la peste bubonique des néo-conservateurs républicains qui tentent de s’introduire dans son administration, mais il doit faire face à la tentative de Soros de perturber à la fois sa présidence et les États-Unis par une révolution pourpre.

A peine Trump a-t-il été déclaré le 45e président des États-Unis, que les opérations politiques financées par Soros ont lancé leurs activités pour perturber Trump pendant la période de transition d’Obama et par la suite. La rapidité de la Révolution pourpre rappelle la vitesse avec laquelle les manifestants ont frappé les rues de Kiev, la capitale ukrainienne, dans deux révolutions Orange parrainé par Soros, l’une en 2004 et l’autre, dix ans plus tard, en 2014.

 clintons

Alors que les Clintons embrassaient le pourpre à New York, des manifestations de rue, certaines violentes, toutes coordonnées par Moveon.org et «Black Lives Matter», financées par Soros, éclataient à New York, Los Angeles, Chicago, Oakland, Nashville, Cleveland, Washington, Austin, Seattle, Philadelphie, Richmond, St. Paul, Kansas City, Omaha, San Francisco et quelque 200 autres villes à travers les États-Unis.

Le groupe de chanteurs russes «Pussy Riot», financé par Soros, a diffusé sur YouTube une vidéo musicale anti-Trump intitulée «Make America Great Again». 

La vidéo est devenue «virale» sur Internet. La vidéo, qui est sacrilège et remplie d’actes violents, dépeint une présidence dystophique de Trump. Après le script de George Soros / Gene Sharp sur un tee-shirt, Nadya Tolokonnikova, membre des Pussy Riot a appelé les Américains anti-Trump à transformer leur colère en art, en particulier la musique et l’art visuel. L’utilisation du graffiti politique est une tactique populaire de Sharp. Les manifestations de rue et la musique et l’art anti-Trump furent la première phase de la Révolution pourpre de Soros en Amérique.

Le président élu Trump est confronté à une double attaque de ses adversaires. 

Le premier front est dirigé par des bureaucrates néoconservateurs, y compris l’ancien directeur de l’Agence centrale de renseignement et de la sécurité nationale Michael Hayden, l’ancien secrétaire à la Sécurité intérieure Michael Chertoff et les loyalistes de la famille Bush, qui cherchent à influencer sur qui Trump nommera comme chefs à la Sécurité Nationale, au Renseignement, à la politique étrangère et à la défense dans son administration. Ces néocons chantres de la guerre froide tentent de convaincre Trump qu’il doit maintenir l’agressivité et le militantisme d’Obama envers la Russie, la Chine, l’Iran, le Venezuela, Cuba et d’autres pays.  

Le second front provient des groupes politiques et des médias financés par Soros. Cette deuxième ligne d’attaque est une guerre de propagande, utilisant des centaines de journaux anti-Trump, des sites Web et des radiodiffuseurs, qui cherchent à saper la confiance du public dans l’administration Trump dès son début.

L’une des publicités politiques de Trump, publiée juste avant le jour du scrutin, a déclaré que George Soros, la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, et Lloyd Blankfein, directeur général de Goldman Sachs, faisaient tous partie d’une « structure de pouvoir mondiale responsable des décisions économiques qui ont volé notre classe ouvrière, dépouillé notre pays de sa richesse et mis cet argent dans les poches d’une poignée de grandes sociétés et entités politiques ». Soros et ses serviteurs attaquèrent immédiatement et ridiculement l’annonce comme « antisémite » !!!!

Le fils de Soros, Alexandre Soros, a appelé la fille de Trump, Ivanka, et son mari Jared Kushner, à désavouer publiquement Trump. 

La tactique de Soros ne vise pas seulement à diviser les nations, mais aussi les familles. Trump doit être en garde contre les machinations actuelles et futures de George Soros, y compris sa révolution pourpre.

 By Wayne Madsen / strategic-culture.org

EN BANDE SON : 

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Donald Trump, un espoir pour la paix ? Par Julie Lévesque

15 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #Nation, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #La finance dérégulée, #La guerre, #Les transnationales, #AMERIQUE

L’ennemi commun des peuples

Donald Trump, un espoir pour la paix ?
Par Julie Lévesque

Point de vue

dimanche 13 novembre 2016, par Comité Valmy

Donald Trump, un espoir pour la paix ?

Donald Trump, président des États-Unis. Si cela vous donne l’impression d’assister à une mauvaise comédie, dites-vous que l’élection de Clinton nous aurait fort probablement fait vivre un véritable film d’horreur.

 

Les grands médias ne semblent pas voir à quel point Hillary Clinton est une femme dangereuse. On parle de ses compétences, de sa connaissance des enjeux, du fait qu’elle est une femme et qu’elle aurait brisé un plafond de verre. On affirme qu’elle n’est pas parfaite, mais qu’elle était le meilleur choix.

 

Vraiment ?

Devrait-on élire n’importe quelle femme à la tête d’un pays seulement pour faire l’histoire ? En quoi l’élection d’une menteuse avérée, va-t’en-guerre, financée par le régime le plus misogyne de la planète, l’Arabie saoudite, qui, par ailleurs, finance le terrorisme au Moyen-Orient, aurait été un meilleur choix pour l’humanité et la condition féminine ?

 

Cette femme a appuyé des coups d’État en Ukraine et au Honduras, s’est réjouie de la torture et de l’exécution extra-judiciaire d’un chef d’État africain, elle a contribué à la destruction de la Libye et de la Syrie en appuyant des terroristes qui font reculer les droits des femmes, elle parle de guerre contre l’Iran et la Russie, et de guerre nucléaire pour régler des conflits. Cette femme est plus violente et antiféministe que bien des hommes.

 

Il n’y avait pas de meilleur choix dans cette élection. C’était un peu comme choisir entre la cécité et la tétraplégie. Si Trump est dangereux pour les États-Unis, Hillary Clinton est dangereuse pour le reste du monde.

 

L’élection de Donald Trump n’est pas en soi une bonne nouvelle. Si toutefois il s’avère non interventionniste, comme il l’a promis durant la campagne, il s’agira d’une petite victoire pour la paix.

 

Les promesses électorales étant ce qu’elles sont, vaut mieux ne pas y croire. Barack Obama, le prix Nobel de la paix qui a bombardé sept pays en huit ans, en est le meilleur exemple. Trump, lui, a promis à la fois de hausser les dépenses militaires et de réduire les interventions militaires, ce qui est totalement incohérent.

 

Au lendemain de sa victoire, les actions des grands marchands d’armes ont bondi. Cela laisse malheureusement présager un avenir sombre.

 

Julie Lévesque
11 novembre 2016

Julie Lévesque, journaliste et activiste

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Les progressistes aiment mieux la guerre nucléaire que les pauvres Blancs par Paul Craig Roberts

15 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La Russie, #La finance dérégulée, #Terrorisme

L’ennemi commun des peuples

Les progressistes aiment mieux la guerre nucléaire
que les pauvres Blancs
par Paul Craig Roberts

dimanche 13 novembre 2016, par Comité Valmy

Les progressistes aiment mieux la guerre nucléaire
que les pauvres Blancs

La préférence de l’électorat étasunien envers Donald Trump et Bernie Sanders, a mis deux faits en évidence. L’un est que la majorité des Étasuniens ne mordent pas à l’hameçon des médias. L’autre est que seuls les « progressistes » et les « libéraux », qui habitent sur les côtes nord-est de l’Atlantique et occidentales du Pacifique, font confiance à la pressetituée.

 

L’élection de Trump à la présidence a confirmé la profonde conviction de ces gens imbus de leur personne, que les USA sont un pays de pauvres Blancs racistes. Aujourd’hui, ils nous l’ont répété toute la journée.

 

De ces gens et de la pressetituée, nous entendons dire que la suprématie blanche a élu Trump. C’est leur propagande, dont l’intention est de discréditer l’administration Trump avant son intronisation. Il est bizarre que la suprématie blanche ait déjà élu deux fois un Noir, Obama.

 

Truthout l’a complètement oublié. John Knefel déclare : « Les David Duke du monde prévalent. »

 

Kelly Hayes déclare, « La suprématie blanche a élu Donald Trump. »

Selon William Rivers Pitt, « Nous avons choisi un fasciste que Mussolini reconnaîtrait à vue. »

Hillary n’a remporté qu’une poignée d’États, États qui sont les lieux favoris des Un Pour Cent. Malgré cela, Amy Goodman de Democracy Now voit maintenant du sens dans ce que dit l’écrivain politique John Nichols, selon qui, comme Hillary a remporté New York et la Californie, elle a gagné le vote populaire et devrait être à la Maison Blanche. Je me souviens, il y a quelques jours, George Soros disait que Trump gagnerait le vote populaire, mais le vote électoral irait à Hillary, en débarrassant ainsi les oligarques de Trump.

 

Earth Justice promet de tenir Trump responsable. Trump qui prévoit de mettre fin à la menace de guerre nucléaire avec la Russie et la Chine, faisant ainsi plus pour sauver la vie animale et humaine que l’intégralité du Parti démocrate et des organisations environnementales, va être tenu responsable par une organisation qui est en dehors de la politique et est vouée à la préservation des animaux de la destruction.

 

L’ ACLU, dont je suis membre, a aussi mis en demeure le président élu qui a dit qu’il nous sauverait de la guerre nucléaire. Devant une idiotie pareille de l’ACLU, je ne renouvellerai pas mon adhésion.

 

Les féministes nous racontent que nous sommes « en deuil, effrayés et en état de choc », et qu’« il est essentiel que nous nous soutenions mutuellement. »

 

Jeremy Ben-Ami de la communauté juive de J Street, nous dit que c’est « une journée incroyablement triste et difficile. Pour les dizaines de millions d’Étasuniens qui partagent un corps de croyances en la tolérance, la décence et la justice sociale, les résultats des élections sont un grave choc. En ce moment éprouvant, nous nous tournons les uns vers les autres pour le confort et la communauté. Au cours de cette élection, J Street a clairement exprimé notre conviction que Donald Trump n’est pas apte à être président des USA. »

 

Van Jones, commentateur de CNN, a dit que l’élection de Trump est un cauchemar, « un moment profondément douloureux », « une violente réaction des Blancs » contre les minorités. Alors qu’il se lamentait du chagrin infligé à la pauvre petite pressetituée, Van Jones n’a pas craint d’insulter l’électorat et le nouveau président élu. Après tout, Van Jones considère cela comme sa prérogative raciste.

 

Comme ça, la clique d’imbus d’eux-mêmes préfère Hillary, en dépit de son attitude non équivoque poussant à maximiser le conflit avec la Russie et la Chine, déclencher un conflit militaire direct entre les USA et la Russie en imposant une zone d’exclusion aérienne en Syrie, attaquer l’Iran et les autres cibles d’Israël, enrichir davantage ses manipulateurs de Wall Street en privatisant la sécurité sociale, et empêcher toute contestation de la classe des gens humbles envers ses manières tyranniques. Si William Rivers Pitt considère que Trump est un fasciste mussolinien, c’est que Trump est trop modéré pour lui. Pitt préfère Hillary, un Hitler puissance trois.

 

Les progressistes se sont totalement discrédités, tout comme la pressetituée. Leur besoin de croque-mitaine pour nourrir leur hystérie révèle un sérieux trouble psychologique. En fait, ils préfèrent le risque d’Armageddon à la paix entre puissances nucléaires. Comme leurs 501(c)3s [*] vivent aux crochets des contributions de grands groupes, ils préfèrent les bénéfices des multinationales aux emplois des gens ordinaires.

 

[* NdT : 501(c)3s est la sous-section de l’Internal Revenue Code régissant le statut des organismes sans but lucratif, voués exclusivement à des fins religieuses, de bienfaisance, scientifiques, éducatives etc. Les organisations classées 501(c)3s sont exonérées de l’impôt fédéral et, dans la plupart des cas, les cotisations et les dons qui leur sont versés sont aussi exonérés d’impôt… Paul Craig Roberts parle donc des fameuses fondations des zélites.]

 

Ce sont ces gens qui se considèrent nos guides, et les meilleurs.

Si seulement Trump pouvait en exiler une charretée. Ils sont anti-étasuniens jusqu’au trognon.

Paul Craig Roberts
9 novembre 2016

Ancien Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique, Paul Craig Roberts a été rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week, Scripps Howard News Service et Creators Syndicate, et il a aussi obtenu de nombreux postes universitaires.

Original :

Traduction Petrus Lombard

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Le chaos s’éclaircit : voici pourquoi les USA utilisent l’ISIS pour conquérir l’Eurasie

9 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Comité pour une Nouvelle résistance, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #l'Italie, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Le chaos s’éclaircit : voici pourquoi les USA utilisent l’ISIS pour conquérir l’Eurasie

 
Comme tout document exceptionnel, le texte qu’Arrêt sur Info reproduit ci-dessous, rédigé en 2014, demeure d’actualité.
Le chaos s’éclaircit : voici pourquoi les USA utilisent l’ISIS pour conquérir l’Eurasie

 

L’auteur développe là une analyse unique en son genre, comparant les pratiques de premières frappes préventives des USA et de leurs associés à celles des guerres de course menées par les corsaires et les pirates… il y a seulement quelques siècles. Il y aborde notamment les risques d’une troisième guerre mondiale, le Pape, ISIS, les Baptistes, l’Ukraine, la question kurde…


Au XVIe siècle, les pirates et les corsaires semaient la terreur sur les mers

Les corsaires étaient des particuliers (souvent des armateurs), qui engageaient des capitaines habiles dans la navigation, pour poursuivre leurs propres intérêts, en collaboration avec les intérêts politiques d’une puissance, qui leur fournissait, justement, une « lettre de course ». Cette lettre les habilitait à attaquer et à piller les vaisseaux d’autres puissances, sous certaines conditions (en général une guerre).

Les activités des pirates et celles des corsaires étaient pratiquement les mêmes. Seules changeaient les couvertures politiques officielles. Certains corsaires finissaient leur carrière comme pirates, parfois pendus par les mêmes gouvernements qui les avaient engagés.

De fait, les corsaires pouvaient se permettre de faire les choses qu’un État considérait comme politiquement ou économiquement imprudent de faire lui-même.

Les Compagnies commerciales constituaient une variante à bien plus grande échelle, et bien plus organisée. Elles étaient dotées de privilèges, comme la célèbre Compagnie anglaise des Indes orientales, qui, quoique totalement privée (la Couronne anglaise ne possédait pas même une action des Compagnies anglaises), jouissait du nihil obstat [1] [l’autorisation donnée par l’autorité compétente, NdT] pour conduire des guerres et des activités de gouvernement.

« Corsaires » et pirates ont suscité les fantaisies romantiques et libertaires de générations de gens qui, par contre, fronçaient le nez devant les entreprises de leurs mandants.

Aujourd’hui, l’histoire se répète, en pire

Depuis plus de 30 ans, les groupes armés des soi-disant fondamentalistes islamiques constituent une forme encore plus perverse de ces grandes compagnies d’aventuriers, au service de l’Empire étatsunien. Les bases de cette alliance-service furent jetées pendant la Première Guerre mondiale par des gens comme St. John Philby [2] et Gertrude Bell [3], brillants agents anglais parfaitement préparés, qui travaillaient en contact étroit avec les princes saoudiens.

On a vu cette alliance à l’œuvre en Afghanistan dans les années 80, sous la savante conduite criminelle de Zbigniew Brzezinski [4], puis en Bosnie, au Kosovo, en Tchétchénie, en Libye, en Syrie et maintenant en Irak. Il est vraisemblable que son bras long s’étendra jusqu’en Inde, via le Pakistan, et jusqu’au Xinjiang ouighour, en Chine.

L’ISIS, c’est-à-dire l’État Islamique de l’Irak et du Levant (Syrie), est la forme la plus sophistiquée de cette stratégie corsaire. Plus encore qu’Israël [5], l’ISIS est la quadrature du cercle : un État-non-État qui, étant par définition une entité terroriste, a le « droit » d’être en dehors de quelque légalité que ce soit. Les USA ont raison, de leur point de vue, de l’appeler « organisation terroriste » : le soutien politique direct, le soutien organisationnel via l’Arabie saoudite, et, justement, cette définition elle-même, constituent la « lettre de course » que la Superpuissance leur fournit. En d’autres termes, ils ont le droit-devoir d’être des terroristes.

Exactement comme c’était le cas des corsaires jadis, sous le déguisement de « combattants de la liberté » (anti-Assad), ils ont suscité les fantaisies romantiques d’humanistes ingénus (parfois, hélas, ils sont même tombés dans la mortelle toile d’araignée) et de soi-disant internationalistes, dont Jupiter avait décidé la perte. Nous pouvons supposer qu’à présent ils se sentent un peu perdus. Nous, au contraire, nous commençons à voir plus clairement les contours d’un dessin assez précis.

La stratégie des premières attaques, analogue à celle des corsaires avec leurs Guerres de course

Dans les années 80 déjà, la Rand Corporation [6] avait « prévu » que les guerres futures seraient un mixte de conflits stellaires et de conflits prémodernes menés par des entités infra-étatiques. Prévision aisée à faire, puisque la Rand faisait partie du complexe qui était en train de préparer ce scénario.

Cette stratégie s’appuie sur une parfaite logique. En fait, les « guerres des étoiles », menées jusqu’à leurs dernières conséquences, ne peuvent que se transformer en conflits nucléaires. Par contre, la guerre de course, par l’intermédiaire d’entités infra-étatiques, conduite par les USA, après les premiers coups « orthodoxes » portés par l’engeance des Bush et Clinton, a permis à la Superpuissance de lancer cette série de premières attaques (first strikes), qui auraient été très risqués, et donc impossibles, sous forme de guerres orthodoxes entre États, même si la nouvelle attitude nucléaire (New Nuclear Posture [7]) élaborée par les néo-cons sous bush Jr. ne les excluait pas.

La débandade initiale des rivaux stratégiques démontre qu’il y avait là un coup de génie, évidemment criminel. On a même l’impression que ces rivaux préfèrent courir le risque de guerres terroristes infra-étatiques plutôt que celui d’un conflit ouvert avec un adversaire sans scrupules, et de plus en plus agressif, parce que de plus en plus en difficulté. Une difficulté toutefois relative, que nous chercherons à préciser.

Un État-non-État à l’abri de son drapeau noir de pirate

Qu’y a-t-il de mieux pour les USA que d’installer dans le centre névralgique de l’Eurasie (déjà objet des cauchemars et des désirs du conseiller de Carter pour la sécurité, le « prophétique » Zbigniew Brzezinski) un État-non- État, un État-zombie, un être-non-être, une organisation territoriale qui, à l’abri de son drapeau noir de pirate, peut menacer d’actions effroyables tous les États voisins, depuis la Syrie, la Russie, l’Iran, la Chine, les républiques centre-asiatiques, puis, tout au long du corridor qui, à travers du Pakistan, pénètre en Inde et qui, à travers le Xinjiang ouighour, prend la Chine à revers ? Difficile d’imaginer meilleure arme non conventionnelle. Très difficile. C’est un terrible pieu planté au beau milieu de l’Organisation de coopération de Shanghaï.

Mais ce n’est pas tout : même l’Europe peut être menacée (cela n’a-t-il pas déjà été fait ?). Cela peut être utile, si elle se montrait trop récalcitrante face au projet néo-impérialiste états-unien, avec des annexes et des connexions du type du criminel Traité transatlantique de libre-échange (TTIP).

La difficulté où se trouveraient, disions-nous, les USA, ne réside pas dans un éventuel déclin inexorable du pays, selon on ne sait quelles lois géopolitiques ou économiques. En réalité, la difficulté réside dans le système capitaliste même, qui est aujourd’hui encore centré sur les USA, ce qu’on ne peut contester que si l’on pense que le système capitaliste est mesurable en termes de profits, Produit intérieur brut, échanges commerciaux et réserves de devises. Cela compte aussi, mais pas uniquement, parce que le système capitaliste est un système de pouvoir.

De plus, les puissances émergentes ont émergé, pour ainsi dire, « en retard » (il ne pouvait en être autrement), c’est-à-dire que les capacités destructrices militaires, industrielles, écologiques et financières mondiales ont déjà été massivement hypothéquées par un État-continent appelé États-Unis d’Amérique et par ses vassaux. Il est vrai que nous, pays capitalistes occidentaux à capitalisme mûr, ne comptons que pour 1/7e de la population mondiale, mais c’est justement ce qui donne l’inquiétante mesure du problème, puisque nous comptons immensément plus pour ce qui est de la capacité destructrice.

Une totale absence de scrupules

Le réalisateur Oliver Stone et l’historien Peter Kuznick ont fait remarquer, avec beaucoup d’acuité, qu’avec Hiroshima et Nagasaki, les USA ne voulaient pas seulement démontrer qu’ils étaient surpuissants, mais aussi (ce qui encore plus préoccupant) qu’ils n’auraient aucun scrupule dans la défense de leurs intérêts propres : ils étaient prêts à réduire massivement en cendres hommes, femmes et enfants.

Les populations libyennes, syriennes et irakiennes, martyrisées par les corsaires fondamentalistes, sont l’effroyable démonstration de cette absence de scrupules : ces épisodes de génocides par étapes sont accomplis en lieu et place de l’unique extermination nucléaire, jugée trop risquée. Dans ce sens précis, l’ISIS est utilisée comme une arme de destruction massive échelonnée.

En Occident, cette stratégie reste incompréhensible pour la plupart des gens

Il est vrai qu’elle est complexe, parce qu’elle se fonde sur un jeu complexe d’intérêts différenciés, depuis des intérêts purement idéologiques jusqu’à des intérêts purement maffieux. Cela n’en reste pas moins surprenant, parce que, outre que cette stratégie est désormais claire dans ses objectifs (évidemment parce que les USA eux-mêmes les ont éclaircis), elle est, comme on l’a vu, la réédition d’une stratégie connue et bien connue.

Sa perception pouvait être confuse pendant le conflit afghan des années 80. Il pouvait alors être difficile de comprendre la connexion entre choc des cultures, invasion soviétique et naissance de la guérilla islamiste, soutenue et organisée par les USA. Pourtant, certains chercheurs, en petit nombre, il est vrai, et traités comme des excentriques, avaient déjà fait remarquer les connexions entre crise systémique, reaganomics [8], financiarisation, conflits géopolitiques, et la reprise d’initiative néo-impériale des USA après la défaite au Vietnam (combien de fois a-t-on présenté les USA comme fichus !). Je veux parler des chercheurs regroupés dans l’école du « système-monde ».

Il est en tout cas curieux qu’une gauche aussi déterminée dans les années 60 et 70 à lutter pour la défense du prosoviétique Vietnam se soit retrouvée, très peu d’années après, à faire des clins d’œil aux fondamentalistes soutenus par les USA contre une Union soviétique maintenant considérée comme l’Empire à détruire à tout prix.

Les ex-militants de gauche sont devenus des supporters de la nouvelle politique impériale

Avec les Tours jumelles, début de la Troisième Guerre Mondiale par zones dont parle même aujourd’hui le Pape (a-t-il vraiment fallu 13 ans au Vatican pour le comprendre ?), la dérive totale de la gauche était pré-annoncée par un spectaculaire chant du cygne : les énormes manifestations contre les guerres de Bush Jr. et les politiques néo-libérales globalisées. On était sur la bonne voie, car c’étaient là exactement les deux aspects complémentaires du mariage entre argent et pouvoir, mis à nu par la crise systémique. Et pourtant, il a suffi de l’approfondissement de cette crise et de son irruption dans les centres capitalistes occidentaux, puis de l’élection sanctifiée de Barack Hussein Obama, pour faire dérailler tout raisonnement : et des centaines de milliers d’ex-militants ont été transformés en supporters actifs, passifs ou inconscients de la nouvelle politique impériale. Ce n’est pas une exagération : il suffit de comparer les 3 millions de personnes dans la rue à Rome en 2003 contre la guerre contre l’Irak et les 300 (trois cents !) personnes dans la rue à Rome en 2011 contre la guerre contre la Libye.

Mais le pire, c’est que ce n’est pas le résultat d’un programme de conditionnement sophistiqué ! C’est le succès des stratégies de communication introduites en leur temps par le Nazi Goebbels, redistribuées à travers les vieux et les nouveaux médias, avec une variante décisive : non seulement des mensonges gros comme des maisons répétés partout à l’unisson et par tous les médias, mais, en plus, assaisonnés avec les termes et les concepts qui plaisent le plus à la gauche. Si lancer des bombes fait froncer le nez, il suffit de dire qu’elles sont intelligentes ou même humanitaires, voire qu’elles constituent tout bonnement des aides humanitaires.

L’Empire parle alors un langage d’un registre étendu, depuis le registre réactionnaire, jusqu’au registre du progrès technique, social et politique. Ce n’est pas vraiment une nouveauté, mais sa cible est une société en voie de désarticulation, à cause de la crise toujours plus féroce, abandonnée et même trahie par les intellectuels et les politiciens auxquels elle s’était confiée, et où, hélas, même dans les quelques bastions de résistance qui restent, les effets mutagènes du langage impérial exercent leurs ravages.

Comme le commenta alors [2011] une vignette d’Altan [Dessinateur humoriste italien, NdT], il y a un truc, cela se voit parfaitement, mais tout le monde s’en fiche. Les raisons devraient en être étudiées de façon beaucoup plus approfondie que dans les rapides propositions qui précèdent, pour comprendre comment on peut sortir de ces limbes suspendus au-dessus du gouffre.

De toute façon, la « guerre contre le terrorisme » n’a abattu aucun terrorisme, parce qu’il n’y avait aucun terrorisme à abattre. En revanche, elle a détruit des États, d’abord l’Afghanistan, puis l’Irak.

Entre temps, le terrorisme est entré en sommeil, et n’est réapparu que pour donner quelques nécessaires preuves de vie, à Madrid et Londres, au cœur de l’Europe. En réalité, il était en phase de réorganisation, dans le sens où on était en train de le réorganiser pour les nouveaux théâtres d’opérations, peut-être, au début, pas encore très clairs dans l’esprit des stratèges états-uniens parce que, dans les crises systémiques, même celui qui génère et utilise le chaos en ressent les conséquences.

La gauche a déployé une stupéfiante capacité à ne rien comprendre

Avec Obama, les objectifs et la stratégie s’éclaircissent progressivement. Une fois la nouvelle armée corsaire réorganisée et montée en puissance, éclate la nouvelle offensive, moyennant deux préludes : le discours d’Obama à l’Université du Caire en 2009 et les « printemps arabes » commencés l’année suivante.

Dans les deux cas, la gauche a déployé une stupéfiante capacité à ne rien comprendre. Ayant désormais complètement séparé l’anticapitalisme de l’antiimpérialisme, la plus grande partie du « peuple de gauche » s’est laissé envelopper dans la mélasse du couple « bonnes intentions-droits humanitaires » [… ], élevant n’importe quel bla-bla au rang de concept, puis de Verbe. Il suffit qu’Obama parle, et on s’écrie en chœur : que c’est beau ! Quelle différence entre Obama et ce belliciste antimusulman de Bush ! Vous avez entendu ce qu’il a dit au Caire ?

Pas le plus léger soupçon que l’Empire est en train d’exposer sa nouvelle doctrine d’alliance avec l’Islam politique (alliance qui a son centre logistique, financier et organisationnel en Arabie saoudite, le partisan le plus fidèle et le plus ancien des USA au Moyen-Orient).

C’est encore pire avec les « printemps arabes »

Même alors que les bombardements sur la Libye ont commencé, la gauche n’a pas le bon sens de réviser son enthousiasme pour ces « révoltes ». Paradigmatique fut le démentiel et déplaisant appel de Rossana Rossanda [9] à s’enrôler dans les rangs des égorgeurs de Benghazi (dont le chef venait directement de Guantanamo, avec couverture de l’Otan), « comme les antifascistes l’avaient fait en Espagne ». Cet appel était le signe de la corruption aristotélicienne, non pas d’un cerveau de vieillard, mais de plusieurs générations de rêveurs ayant grandi sous le ciel de l’empire américain, naturel comme le firmament, et invisible comme le temps, donc non perceptible. Sous cette coupole étoilée et globalisée, le capitalisme devenait non plus un rapport social vivant dans une société et des lieux géographiques matériels, mais un simple concept qui s’opposait à un autre concept, celui du capital à celui du travail. Rien de moins matérialiste depuis les temps des discussions sur le sexe des anges.

Désaccoupler le capitalisme de l’impérialisme c’est comme prétendre dissocier l’hydrogène de l’oxygène, tout en voulant en même temps conserver l’eau. Pour un chrétien, c’est comme dissocier le Christ du Saint-Esprit : il en reste quelque chose, qui hésite entre l’érudition livresque et les bons sentiments instinctifs, livré comme une proie à tout démon fourbe et déterminé.

On est arrivé au point qu’un chef d’état-major étatsunien, le général Wesley Clark, révèle que la Libye et la Syrie étaient déjà en 2001 sur une liste d’objectifs sélectionné par le Pentagone, et que de soi-disant marxistes continuent, tranquillement, à croire à des « révoltes populaires », ces révoltes populaires qu’eux-mêmes n’ont pas été et ne sont pas capables de susciter dans leur propre pays. Bref, ce sont là les effets de crises d’abstinence.

Le Mouvement 5 étoiles et Sinistra Ecologia Libertà, apportent un peu de lucidité en Italie

Mais ce sont là désormais des détails résiduels, qui concernent des résidus historiques, privés de valeur politique. Ils servent tout au plus à illustrer le bien plus grave phénomène de toute une gauche confrontée à la Troisième Guerre Mondiale, et qui y arrive dans un état d’impréparation totale, sur les plans théorique, politique et idéologique. Elle est plus désarmée que le « peuple de droite », et souvent se range ouvertement dans le camp des bellicistes.

Ah ! Pasolini, comme tu avais raison de tonner contre les « irresponsables intellectuels de gauche » ! Jusqu’où sommes-nous arrivés !

Il n’y a qu’un petit rayon dans cet été si nuageux. On ne peut qu’être d’accord avec le Mouvement 5 étoiles [10] et le Sinistra Ecologia Libertà [11] sur leur opposition à l’envoi d’armes aux Kurdes (d’ailleurs à quels Kurdes ?). Divers raisonnements s’unissent ici, comme l’indécence d’exporter des armes et l’inutilité de la chose pour résoudre le conflit. Mais la vraie inutilité et l’indécence résident dans le fait que ce conflit est un jeu à somme nulle, dans lequel se trouveront prises des milliers de personnes, à 90 % des civils, comme c’est le cas dans tous les conflits modernes, et comme nous en avertissent des organisations comme Emergency.

Les preuves de ces forfaitures sont là, il suffit de les regarder

Le sénateur John McCain, en apparence franc-tireur, mais en réalité agent plénipotentiaire de la politique de chaos terroriste d’Obama, s’est mis d’accord aussi bien avec les leaders du Gouvernement régional kurde en Irak qu’avec le Calife de l’ISIS, Abu Bakr al- Baghdadi, ex Abu Du’a, ex Ibrahim al-Badri, un des cinq terroristes les plus recherchés par les USA, avec une récompense de 10 millions de dollars.

Il y a des témoignages et des preuves photographiques. Et c’est sur ces photos que se fonde la dénonciation devant l’autorité judiciaire, présentée par leurs familles, du sénateur McCain comme complice de l’enlèvement au Liban, par l’ISIS, de plusieurs personnes.

De même que Mussolini avait besoin d’un millier de morts à jeter sur la table des négociations de paix, les USA, l’ISIS et les dirigeants kurdo-irakiens ont besoin de quelques milliers de morts (civils) à jeter sur la scène de la tragédie moyen-orientale, afin de mener à bien la tripartition de l’Irak et le vol de zones du nord-est de la Syrie (ce qui est le contraire d’une union contre les terroristes de la Syrie et des USA, comme l’écrivent des voyous frivoles dont la plume est vendue au régime). Le tout au bénéfice du réalisme du spectacle.

[…]

En 1979, Zbigniew Brzezinski avait compris et écrit que le futur problème des USA était l’Eurasie et qu’il fallait donc la balkaniser, en particulier la Russie et la Chine.

Au début du siècle passé, en pleine hégémonie mondiale de l’Empire britannique, le géographe anglais Halford Mackinder [12] écrivait « Qui contrôle l’est de l’Europe commande le Heartland, qui contrôle le Heartland commande l’Ile-Monde, qui contrôle L’Ile-Monde commande le monde ».

Les infatigables déambulations de McCain entre Ukraine et Moyen-Orient ne sont donc pas un hasard. La pensée dominante est toujours la même. Ce qui a changé, c’est que les USA ont compris qu’il n’est pas nécessaire que ce soit ses propres troupes qui fassent tout le sale boulot.

Piotr | 25 Août 2014

[1] Nihil obstat est une locution latine signifiant proprement « rien ne s’oppose ».

[2] Harry St. John Bridger Philby (né le 3 avril 1885 à Badulla, Ceylan – mort le 30 septembre 1960 à Beyrouth, Liban), également connu sous les noms de Jack Philby ou Sheikh Abdullah (الشيخ عبدالله), fut espion britannique, explorateur, écrivain, et ornithologue (wikipedia, français).

[3] Gertrude Margaret Lowthian Bell, née le 14 juillet 1868 à Washington Hall dans le comté de Durham en Angleterre et décédée le 12 juillet 1926 à Bagdad, était une femme de lettres, analyste politique, archéologue, alpiniste, espionne et fonctionnaire britannique (wikipedia, français).

[4] Zbigniew Kazimierz Brzeziński (né le 28 mars 1928 à Varsovie en Pologne) est un politologue américain d’origine polonaise. Il a été conseiller à la sécurité nationale du Président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981 (wikipedia, français). Il est l’auteur du fameux livre Le grand échiquier (les-crises.fr, français).

[5] Étant formellement un État internationalement reconnu, Israël doit se soumettre à la légalité internationale, même s’il ne le fait pratiquement jamais (il se prévaut de larges dérogations), et il a une organisation politico-institutionnelle complexe (mais celle-ci compte de moins en moins, comme chez nous [en Europe, NdT]).

[6] La RAND Corporation, fondée en 1945, est une institution américaine à but non lucratif qui a pour objectif d’améliorer la politique et le processus décisionnel par la recherche et l’analyse (wikipedia, français).

[7] A New Nuclear Posture (armscontrol.org, anglais, 05-2010)

[8] Le terme de Reaganomics, mot-valise de « Reagan » et « economics » se réfère aux politiques en matière d’économie du président américain Ronald Reagan. Ses quatre piliers furent d’augmenter les dépenses du gouvernement, notamment militaires, de réduire les impôts sur le revenu du travail et du capital, de réduire la régulation, et de contrôler l’argent utilisé pour réduire l’inflation (wikipedia, français).

[9] Rossana Rossanda (Pola, aujourd’hui en Croatie, 23 avril 1924), est une journaliste et une femme politique italienne, dirigeante du Parti communiste italien dans les années 1950 et 1960 (wikipedia, français).

[10] Le Mouvement 5 étoiles (en italien, Movimento 5 Stelle ou Cinque Stelle, M5S) est un mouvement politique italien qui se qualifie d’« association libre de citoyens » (wikipedia, français).

[11] Gauche, écologie et liberté, un des petits partis à gauche de la gauche (wikipedia, français).

[12] Halford John Mackinder (15 février 1861 – 6 mars 1947) est un géographe et géopoliticien britannique. D’après sa théorie du Heartland, on observerait ainsi la planète comme une totalité sur laquelle se distinguerait d’une « île mondiale », Heartland (pour 2/12e de la Terre, composée des continents eurasiatique et africain), des « îles périphériques », les Outlyings Islands (pour 1/12e, l’Amérique, l’Australie), au sein d’un « océan mondial » (pour 9/12e). Il estime que pour dominer le monde, il faut tenir ce heartland, principalement la plaine s’étendant de l’Europe centrale à la Sibérie occidentale, qui rayonne sur la mer Méditerranée, le Moyen-Orient, l’Asie du Sud et la Chine (wikipedia, français).

Note du traducteur : Nous avons supprimé deux courts passages concernant la politique intérieure italienne, qui nous paraissent trop spécifiques pour le public francophone. Nous les avons signalés par la mention […].

 

Original : Perché gli USA usano l’ISIS per conquistare l’Eurasia

Traduit par Rosa Llorens 

Source:https://blogs.mediapart.fr/danyves/blog/030914/le-chaos-s-eclaircit-voici-pourquoi-les-usa-utilisent-l-isis-pour-conquerir-l-eurasie 

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Richard Labéviére Écrivain français, consultant international Des questions géopolitiques

7 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Terrorisme, #Europe supranationale, #La nation ., #Daesch

Richard Labéviére Écrivain français, consultant international Des questions géopolitiques 

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Formation de soldats français à l’encadrement de Daesh

5 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #La nation ., #Daesch, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Formation de soldats français à l’encadrement de Daesh

 
 

Le 22 septembre 2016, en nettoyant les abords d’un refuge troglodyte abandonné, non loin de l’église Saint-Florent, à la sortie de Saumur (France), des travailleurs ont vu trois hommes s’enfuir précipitamment dans une fourgonnette blanche. En pénétrant dans la grotte, ils ont découvert du matériel vidéo, un groupe électrogène ainsi que des journaux en langue arabe et des drapeaux de Daesh.

Calmant l’émoi de la population, de la police et de la gendarmerie, et du sous-préfet, le général Arnaud Nicolazo de Barmon, commandant les Écoles militaires de Saumur, a déclaré qu’il ne s’agissait pas de terroristes, mais d’un exercice de formation du Centre interarmées de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (CIA NBCR).

Si tel était le cas, en plein état d’urgence, le CIA NBCR aurait violé les règles de notification de cet exercice, avant sa réalisation, auprès des différents pouvoirs publics locaux. En outre, on ne voit pas en quoi ce matériel aurait une quelconque utilité pour des exercices de défense nucléaire, radiologique, biologique ou chimique.

Dans les mêmes locaux que le CIA NBCR à Saumur se trouvent des écoles spécialisées dans le Renseignement et le Combat interarmes.

Depuis le tout début des événements en Syrie, en 2011, la présence de Forces françaises y est attestée. En 2012, 19 soldats français qui avaient été faits prisonniers avaient été restitués à la frontière libanaise au chef d’état-major des armées, l’amiral Édouard Guillaud, avec d’autres soldats encadrant l’Émirat islamique de Baba Amr. La morts de soldats français encadrant des troupes islamistes a été certifiée en de nombreux endroits, notamment à Sannayeh en 2013. Bien que la France ait, en 2014, soutenu Al-Qaïda contre Daesh, la présence d’officiers français au sein du Califat a été attestée par plusieurs témoins en 2016.

En novembre 2014, le Pentagone déclarait avoir tué à Samarda un agent de la DGSE travaillant au sein d’Al-Qaïda, David Drugeon, tandis que le ministère français de la Défense démentait tout lien avec la victime. Par la suite, la presse états-unienne affirmait que David Drugeon avait formé Mohamed Mera (attentat de Toulouse et de Montauban) et les frères Kouachi (attentat contre Charlie Hebdo).

La France n’a jamais officiellement reconnu avoir des troupes au sol en Syrie, bien qu’elle ait admis y avoir un quartier général commun avec des forces spéciales alliées.

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