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Le blog de Lucien PONS

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« Saint-Macron, évidemment… Ah ah ah ah ah ! » L’édito de Charles SANNAT

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Macron

 « Saint-Macron, évidemment… Ah ah ah ah ah ! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Bon, je n’ai pas résisté à ce titre que vous vous devez de chanter sur l’air de la publicité, que dis-je, de la réclame d’antan que les moins de 20 ans n’ont pas pu connaître : « Saint-Macloud, évidemment !! »

En fait si, j’ai hésité parce que la dernière fois que j’ai parlé de sa sainteté Macron, je me suis retrouvé menacé par son équipe de procès… Eh oui… rien que ça.

Bon, d’abord Manu se prend pour le messie… Il a ce petit côté christique tendance « laïcard » et libéral de mœurs tout de même, qu’il ne « renie pas, sans pour autant le vouloir »…

Non, Macron, c’est génial. Il vient même de nous expliquer qu’avoir un programme c’est pas si important que ça… Si, si, je vous assure, il l’a dit. Enfin, pour être précis, avant de me retrouver avec les menottes et sur les bancs des accusés, il a dit très exactement (roulements de tambours) : « C’est une erreur de croire que le programme est au cœur d’une campagne. » Regardez, c’est écrit ici. Ahahahahahahahah, j’en rigole encore et mes zygomatiques sont en pleines crampes !

C’est vous dire que Saint-Macron, évidemment… il nous prend ostensiblement pour des nodocéphales de sans-dents ahuris au ciboulot totalement vide, mais là il se trompe très lourdement, surtout que de toute manière, il pense que les filles à l’usine, ce sont des illettrées qui ne savent pas lire. Si, si, il l’a dit aussi, vous vous en souvenez sans doute.

Saint-Macron le « transparent » !

Bon Saint-Macron, bénit-soit-son-ton-et-me-fait-pas-de-procès-tout-de-suite, nous, les blogueurs, on est un poil fauché, mais tout de même insolents jusqu’à la fin, a décidé d’être « transparent ». C’est important la transparence surtout avec l’Abbé Fillon qui fait des siennes, et notre Méluche national qui se garde bien de parler de son pognon et de son patrimoine qui pourrait ne pas faire franchement très « populaire » ni très front de gauche vu qu’on on en est au grand déballage et que pour être candidat il faut être un raté et ne pas savoir gérer ses finances personnelles. Notre Méluche pourrait payer 10 fois l’ISF que cela ne l’empêcherait pas de vouloir défendre sincèrement la veuve et l’orphelin. Nous sommes donc en absurdie, ce pays magique ou des journalistes sur-payés et bénéficiant d’abattements supplémentaires sur l’impôt sur le revenu donnent des leçon de pauvreté à la terre entière sans que personne ne les fasse taire!

Car oui, sachez-le, il faut faire pleurer pour faire peuple et c’est insupportable de démagogie et de bêtise.

Le peuple ne demande pas à être dirigé par des tocards incapables de gagner leur vie… Voyons, un peu de sérieux tout de même : diriger un pays comme la France demande évidemment un peu d’éducation, de culture, et donc il n’est pas étonnant que nos dirigeants soient même un peu plus riches que la moyenne. Il n’y a rien de scandaleux à cela, et pour tout dire, voir Saint-Macron couvert de Saint-Pognon, c’est pas mal, il n’y a aucun crime là-dedans (vous ne me ferez pas de procès, j’dis un truc sympa là… enfin, uniquement à ce moment du texte parce qu’après, ça va se gâter un poil).

Bref, qu’un candidat soit riche, ça me convient bien. Le problème n’est pas qu’il le soit, c’est comment il l’est devenu et s’il l’est devenu légalement, alors applaudissons-le… Sinon, « pendons-le » haut et court avec du goudron et des plumes… Je précise pour la police de la pensée que c’est de l’humour et du second degré… J’invite tous ceux qui voudraient en pendre haut et court (je parle d’hommes politiques) à ne pas le faire, car pour le moment, et en l’état actuel de la législation en vigueur dans notre pays, l’assassinat n’est pas encore autorisé. Enfin sauf pour le grand chef manitou du palais qui se vante de décider « d’exécutions ciblées », mais vous, vous n’avez pas le droit de faire pareil parce que lui c’est lui et vous c’est vous et que donc c’est pas pareil même si ils dégoulinent tous de l’égalité. Vous savez bien comme disait Coluche qu’il y en a qui sont plus égaux que d’autres!

Franchement, moi aussi j’aimerais avoir les mêmes potes que Saint-Macron…

Je vous passe tous les détails de la belle histoire que l’on taille tel un costard (que seuls ceux qui bossent peuvent se payer, il l’a dit aussi) autour de Saint-Macron, mais le plus savoureux est cette anecdote rapportée par le JDD et sur laquelle personne ne moufte alors que c’est tout de même juste énorme…

Endetté à hauteur de 350 000 euros et de 550 000 prêtés par un « pote » et c’est même pas moi qui le dit c’est le JDD (source tout en bas)

« Visiblement, Macron a toujours cru en son avenir. Jeune haut fonctionnaire, il s’était lourdement endetté en 2007 pour acquérir un appartement de 83 m2 à Paris. Prix : 950 000 euros, alors que son salaire annuel avoisinait 40 000 euros. Pour cela, il a obtenu un prêt de 350 000 euros au Crédit mutuel, et l’homme d’affaires Henry Hermand a avancé le solde : 550 000 euros (avec 3,5 % d’intérêts). « Le prêt a été souscrit devant notaire et entièrement remboursé », affirme l’entourage de Macron. » Bérégovoy disait aussi la même chose. Le pauvre a fini suicidé de plusieurs balles dans la tête.

Ahahahahahahah !

Ouhouhouhouhouhouh !

Hihihihihihihihi !

Esprit de Bérégovoy (il avait eu lui aussi des prêts) sort de ce corps immédiatement, viiiiite, mes amis, un prêtre exorciste pour notre Saint-Macron évidemment, ahahahahah.

Bon, trêve de balivernes, reprenons notre sérieux, sortons notre calculette.

Soit 40 000 euros de revenus par an… qui nous donnent 3 333,33 € par mois… divisés par 1/3 (vous savez, la quotité disponible pour rembourser son crédit à la banque pour que les sans-dents que nous sommes ne finissent pas à la banque de France en commission de surendettement), eh bien ça lui fait 1 111,11 € par mois max de mensualité possible !

Et pour le coup, je sais de quoi je parle, j’en ai rempli des formulaires de crédit comme banquier !!

Comme banquier oui… mais pas de chez Rothschild, c’est sans doute pour ça que certaines techniques de financement m’échappent !

Par exemple, 350 000 euros à taux 0, si on veut les rembourser à hauteur de 1 100 euros par mois, il faudra au moins… 26 ans et demi… Bon, on se fiche du demi. Le problème c’est que le taux d’emprunt était de 3,50 %… Bon, autant dire que même sur 35 ans, avec un tel taux, ce n’est pas évident d’y arriver…

Mais non seulement il semble à peine solvable à l’époque pour son crédit du Crédit Mutuel, dixit le JDD qui a du mal comprendre l’exercice de transparence, mais en plus il emprunte, tenez-vous bien… 550 000 € à un copain qui est tout de même vachement sympa… Pas n’importe quel copain, c’est l’homme d’affaires Henry Hermand qui lui a avancé 550 000 euros… Ahahahahahahah !

C’est chouette d’avoir des « bons copains ». Donc soit 350 000 + 550 000 euros = 900 000 euros.

900 000 euros divisés par 1 100 euros par mois, qui est le montant que l’on peut rembourser avec 40 000 euros de revenus par an (enfin c’est une moyenne couramment admise), le tout sans intérêt parce que quand on est Saint-Macron, on ne paye pas d’intérêt, c’est trivial… cela nous fait tout de même 818 mensualités, soit 68 ans… Et encore, je vous le dis, dans cette hypothèse, on fait un taux zéro à Saint-Macron parce qu’on sait qu’il va devenir président machin-tout-ça et qu’on ne veut pas de procès (hein).

Alors avec un taux à 2 ou 3 %, il lui faut au moins un siècle de remboursement au pépère…

Donc de deux choses l’une : soit ils nous prennent vraiment pour des tanches chez « En Marche ! », soit ils ont dû se faire mal comprendre. J’attends donc avec impatience le communiqué de presse de la voix de son maître qui va m’expliquer, menace de procès à l’appui, le « droit de réponse » que je ne manquerai pas de vous faire suivre conformément à l’usage en vigueur ahahahahahahah !

Haaa…. ma femme me glisse dans l’oreillette que Saint-Macron béni-soit-son nom, faisait déjà du financement participatif avant l’heure et qu’il est vraiment super-méga-très fort. Il a même inventé l’eau chaude, le fil à couper le beurre, l’énergie nucléaire, les fusées qui vont dans l’espace et tout le tintouin.

Comme vous être vraiment des abrutis… heu pardon, des électeurs, sachez que Macron ne vit plus qu’avec la maigre pension de Brigitte !

Je cite toujours et encore les perles du JDD. « Les Macron ont revendu l’appartement pour 980 000 euros. À présent, ils en louent un dans le 7e arrondissement et ont pour seuls revenus la retraite d’enseignante de Madame (2 150 euros par mois) et les droits d’auteur de Monsieur sur son livre Révolution, paru en novembre (les 112 000 exemplaires vendus lui rapporteraient autour de 250 000 euros). »

Ah lala lala…

Vite, lançons un « MacronThon », il a plus une thune notre Manu… Rendez-vous compte, le pauvre bougre, il ne vit que sur la maigre pension de Brigitte sa tendre épouse, un petit montant de 2 100 euros mensuel…

Je suis inquiet.

En fait, j’ai une autre question.

Dis, Manu, comment vas-tu faire pour te payer un nouveau costard ?

Ahahahahahahah…

Reprenons :

1/ Pour une présidentielle, un programme ce n’est pas utile.

2/ Je suis un peu mystique.

3/ J’ai des super potes qui me refilent 550 000 euros contre rien pour mes beaux yeux…

4/ Je ne vis plus qu’avec la petite retraite de ma femme…. en louant une studette dans le 7ème arrondissement qui est le plus pourri et le moins coûteux de la capitale comme chacun le sait.

5/ Et j’ai plein d’autres super potes qui financent ma campagne…

Franchement, là, les gars, chez « En Marche ! », va falloir quand même vous bouger un peu plus si vous voulez qu’on vous croit ahahahahah… parce que là, c’est dur, très dur… Sans même parler de ce qu’il reste du patrimoine du Monsieur après plus de 3 millions de gains. Je vous passe aussi le coup des salaires en baisse par notre Manu qui a accepté pour nous servir, nous, les manants, une modeste paye de ministre de la République à plus de 9 000 balles nets tout de même sans que nous ayons trop à le forcer, mais vous devriez tout de même le bénir pour ses capacités de sacrifice.

Prions ensemble mes frères et mes sœurs

Remercions Saint-Macron de ses sacrifices et pardonnes-nous nos péchés Saint-Macron.

Nous te sanctifions.

Nous te bénissons.

Ô Toi mon Macron…

Récitons donc notre Macron qui êtes aux vieux .

Notre Macron qui est bientôt à l’Élysée,

Que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne,

Que tes volontés soient faites,

Que tes bus roulent sur la terre comme dans le ciel.

Pardonnes-nous nos moqueries

Comme nous te pardonnerons tes menaces de procès (ou pas).

Et ne me soumets pas à la tentation de l’impertinence

Et délivre-nous de l’insolence (mais là ça va être très dur).

Amène (moi du pognon)  ahahahahahahahahahahahahaha (rire sardonique).

Cette campagne mes amis, va rester dans les annales de l’histoire de France… Je suis vraiment inquiet…

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source ici pour vous bidonner de rire en groupe, seul, ou en famille !!

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Cinq millions d'euros en huit ans, où est l'argent, Emmanuel Macron ? Journal "Economie Matin".

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Macron

Un rapide calcul basé sur cette com' révèle qu'en 8 ans, entre la Banque Rothschild et les Ors de la République, le jeune éphèbe aurait perçu près de 5 millions d'euros ! Sans compter les avantages en nature liés à ses fonctions, nous voilà très, très loin de l'histoire de Cosette que tentent de nous faire gober ses amis du JDD. Très, très loin également des 680 381 € nets gagnés en 15 ans par Penelope Fillon et qui scandalisent tant médias et gauchistes... Alors je pose la question : où est l'argent, Emmanuel Macron ?

Philippe Rose sur Facebook.

 
9940 EUROS
Lorsqu'il était ministre à Bercy Emmanuel Macron touchait 9 940 euros
par mois.
 

Le Journal du Dimanche publie dans son numéro du 12 février un article sur "L'argent de Macron". Ce panégyrique rédigé "avec le concours" du candidat Macron "reconstitue en détail son patrimoine, ses revenus et ses levées de fond". Après la transparence affichée de François Fillon, le chouchou des médias voudrait-il prendre les devants et déminer une situation financière potentiellement explosive ? Voyons cela de plus près.

Un rapide calcul basé sur cette com' révèle qu'en 8 ans, entre la Banque Rothschild et les Ors de la République, le jeune éphèbe aurait perçu près de 5 millions d'euros ! Sans compter les avantages en nature liés à ses fonctions, nous voilà très, très loin de l'histoire de Cosette que tentent de nous faire gober ses amis du JDD. Très, très loin également des 680 381 € nets gagnés en 15 ans par Penelope Fillon et qui scandalisent tant médias et gauchistes... Alors je pose la question : où est l'argent, Emmanuel Macron ?

L'historique du patrimoine d'Emmanuel Macron2007- Emmanuel épouse sa riche prof de français de 24 ans son aînée, mère de trois enfants et grand mère de sept petits enfants. Avec son salaire de fonctionnaire proche de 40 000 € /an et un apport de 550 000 € prêtés par feu son milliardaire Pygmalion Henri Hermand (prêt remboursé), Macron achète un 83 m² à Paris pour la modique somme de 950 000 € qu'il revendra 980 000 € (en 2012 ou en 2014 quand il sera nourri, logé à Bercy, blanchi par le contribuable, l'histoire ne le dit pas...). Selon le JDD, Attali prend soin de préciser que son poulain "n'est pas un homme âpre au gain" et qu'"il a des goûts modestes"...

2008 à 2012 Banque Rothschild > 400 000 € Salaire annuel x 4 ans = 1 600 000 € et un seul "big deal" réalisé (Nestlé Pfizer) > + 2 800 000 €

2012 à 2014 (2 ans) secrétaire général adjoint de l’Élysée > + 12 000 € salaire mensuel x 24 mois = 288 000 €

2014 à 2016 (2 ans) ministre à Bercy pris en charge intégralement par l’État > + 9 940 € par mois x 24 = 238 560 €

TOTAL des salaires perçus de 2008 à 2016 > 4 926 560 €

Zéro patrimoine immobilier et 17 comptes en banque

Penchons-nous à présent sur sa déclaration de patrimoine du 28 octobre 2016 à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. A la rubrique immobilier, néant, nada, walou. Côté pépettes, les 17 (!) comptes bancaires et assurances vie totalisent un actif de 315 795 €, contrebalancés par un passif de 252 747 € (prêt en 2011 du Crédit Mutuel pour la rénovation de la propriété de Brigitte Trogneux Macron réévaluée à 1.400 000 €, ce qui vaudra au couple de payer l'ISF avec un redressement fiscal sur plusieurs années).

Résumons : si je calcule bien, le patrimoine net déclaré de l'ex-ministre de l'économie est de 315 795 € - 252 747 € = 63 048 €. Comme écrirait le Canard enchainé s'il avait l'idée saugrenue de s'intéresser enfin à la réelle opacité de la vie publique :

4 926 560 € en 8 ans soit 51 318 € par mois, près de 1700 euros chaque jour ! 4 926 560 € dont il ne resterait que 63 048 € ?

Et certains envisageraient de confier à ce joueur de bonneteau, la gestion d'un État surendetté qui court à la faillite ?

Il manque toujours cinq millions d'euros

Aujourd'hui ce pauvre Macron loue un appartement parisien et survit avec la retraite d'enseignante de son épouse 2150 €/mois et d'environ 250 000€ tirés de la vente de son essai "Révolution" sorti le 21 novembre 2016, nous rapporte tristement le JDD. L'article du JDD mentionne aussi 50 000 € de reliquat de "pantouflage" remboursé à l’État pour frais d'études et non mentionné dans le passif de la déclaration officielle. Admettons. Mais à part ça, où ont bien pu passer les 5 millions de Macron ? Avis aux fins limiers des gazettes, prompts à fondre sur commande sur une victime de droite désignée, voici un nouveau champ d'investigation à labourer !

source : JDD Déclaration de patrimoine de Macron le 28 octobre 2016 quand il quitte le gouvernement. > http://www.hatvp.fr/livraison/dossiers/macron-emmanuel-dspfm2692-gouvernement.pdf

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Merci Macron ! François Ruffin à C Polémique. Macron a laissé tomber ECOPLAT en tant que ministre de l'économie.

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Macron

Merci Macron ! François Ruffin à C Polémique - 8 janvier 2017

 

Intervention intégrale de François Ruffin dans l'émission C Polémique consacrée à Emmanuel Macron, le 8 janvier 2017

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Participation de la France au budget de l'Union européenne (article 22). Article de Lucien Pons

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France

Participation de la France au budget de l'Union européenne (article 22). Article de Lucien Pons

Bonjour.

 

Le Sénat a publié sur son site la contribution française au budget de l’Union Européenne. Malgré les coupes sévères dans certaines dépenses publiques, la contribution française est en nette hausse pour l’année 2016. Il faut rappeler que la France est un pays contributeur net dans le financement de l’UE. Cela signifie – doux euphémisme – que nous versons plus, beaucoup plus que ce que nous recevons. Vous excuserez l’ordre de grandeur dans les sommes indiquées, c’est pour faciliter la compréhension.

 

Contribution nette de la France au budget de l’Union Européenne : 21 milliards d’euros environ.

 

Somme reversée à la France pour les divers fonctionnements [PAC ; grands travaux d’aménagements publics : construction de bâtiments publics (écoles, hôpitaux, …), infrastructures (routes, …),…] : environ 14 milliards d’euros.

 

Environ 7 milliards d’euros payés par les contribuables français s’évaporent dans le budget européen. Cette modique somme pourrait peut-être combler quelques trous dans les caisses publiques, la sécurité sociale par exemple. Mais c’est vrai que cette magnifique invention sociale que l’on doit à Ambroise Croizat et dont on va célébrer le 70° anniversaire est l’objet de toutes les convoitises de la part de prédateurs insatiables. Les heures de cette noble institution sont comptées si nous acceptons sans broncher ce vol en bande organisée. La fin de ce bel outil de justice sociale « cotiser selon ses moyens et être soigné selon ses besoins » est programmé pour cette année avec la loi sur le financement de la santé. Cette dernière est imposée par les oligarques de Bruxelles. Ils exigent l’ouverture à la concurrence afin de permettre la curée sur des sommes qui jusqu’alors échappaient au monde marchand.

 

C’est quand même bizarre que le budget de la France soit amputé de 7 milliards d’euros afin de permettre à ces personnes non élues de détruire le modèle social français hérité de la Libération !

 

Autre remarque intéressante. Aux abords des chantiers publics, on observe les pancartes annonçant les organismes ayant permis la réalisation de ces projets. Nous voyons ainsi un panneau « Le département finance… », un autre panneau « la région finance… », « l’Europe finance… », parfois « La ville de… finance… ». Mais le panneau principal « L’état finance… » est désespérément absent !

 

Il n’y a pas si longtemps ce panneau existait. Sa disparition semble préfigurer la disparition de l’état nation France. Tout cet affichage est de la propagande européiste, elle substitue les financements publics de l’état par le financement européen. En réalité c’est toujours le budget national qui finance !

Participation de la France au budget de l'Union européenne (article 22). Article de Lucien Pons

Autre perle, vous avez pu observer l’affichage officiel dans certaines écoles primaires (dans les Alpes-Maritimes et certainement ailleurs, ces décisions relevant des autorités académiques) : Distribution de lait aux élèves grâce à l’Union Européenne… Cela frise l’escroquerie et le ridicule.

Participation de la France au budget de l'Union européenne (article 22). Article de Lucien Pons

 

Conclusion.

 

Il est temps de reprendre notre destin en mains. Nous devons nous mobiliser pour retrouver l’indépendance de la France. La souveraineté populaire et la souveraineté nationale sont indispensables pour retrouver le chemin des « Jours Heureux* »

 

Bien cordialement

 

Lucien Pons

 

*Nom du programme du Conseil National de la Résistance signé le 15 mars 1944.

 

Participation de la France au budget de l'Union européenne (article 22). Article de Lucien Pons

 

Déclaration du Sénat.

Participation de la France au budget de l'Union européenne (article 22)

M. François Marc, rapporteur spécial

 

II. LA CONTRIBUTION DE LA FRANCE AU BUDGET DE L'UNION EUROPÉENNE

1. Une prévision de 21,51 milliards d'euros en 2016 qui confirme la tendance continue à la hausse du prélèvement

La participation française au budget communautaire prend la forme d'un prélèvement annuel sur les recettes de l'État autorisé en loi de finances (PSR-UE). Ce prélèvement est estimé, par l'article 22 du présent projet de loi de finances pour 2016, à 21,51 milliards d'euros en 2016, ce qui confirme un PSR-UE 2016 en augmentation par rapport à celui voté pour 2015 (767 millions d'euros de plus que le montant prévu par la loi de finances initiale pour 2015, soit + 3,7 %). En 2016, le PSR-UE selon l'ancien périmètre (incluant les droits de douane) représenterait 23,65 milliards d'euros selon l'annexe « Relations financières avec l'Union européenne » au projet de loi de finances pour 2016.

Pour la sixième année consécutive et à la différence des années antérieures, la prévision 2016 ne repose pas sur les hypothèses de la Commission européenne issues de son avant-projet de budget, mais sur le besoin de financement issu du projet du Conseil, tant en matière de dépenses qu'en ce qui concerne les recettes.

Décomposition de la contribution française en 2016

Ressource

Montant
(en milliards d'euros)

Ressource TVA

Dont correction britannique

4,45

1,50

Ressource RNB

17,06

Total

21,51

Source : commission des finances, d'après l'annexe « Relations financières avec l'Union européenne » au projet de loi de finances pour 2016

Votre rapporteur spécial rappelle qu'au sein du PSR-UE, 1,5 milliard d'euros correspond au financement de la « correction des déséquilibres budgétaires » dont bénéficie le Royaume-Uni. Notre pays reste donc le premier financeur du « chèque » britannique.

Le calcul de la « correction britannique »

Depuis 1984, et en application de l'accord dit de Fontainebleau, le Royaume-Uni profite en effet d'un mécanisme de « correction », dont est susceptible de bénéficier tout État membre supportant une charge budgétaire excessive au regard de sa prospérité. Le calcul de la correction britannique repose sur la différence constatée entre la part du Royaume-Uni dans les dépenses réparties (c'est-à-dire les dépenses engagées par l'Union sur le sol britannique) et sa part dans le total des paiements au titre des ressources TVA et RNB. Cette différence, exprimée en pourcentage, est multipliée par le total des dépenses réparties. Le déséquilibre ainsi obtenu est remboursé à hauteur des deux tiers au Royaume-Uni.

La charge représentée par la « correction » britannique est répartie entre les autres États membres au prorata de leur part dans le RNB total de l'Union. Pays fortement contributeurs nets, l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas et la Suède bénéficient toutefois, depuis 2000, d'un « rabais sur le rabais », et leur contribution réelle est réduite à 25 % du montant qu'ils devraient théoriquement acquitter. La charge de cette réduction est ensuite répartie entre les autres États membres au prorata de leur part dans le RNB de l'Union.

Source : commission des finances

À l'instar des ressources du budget communautaire elles-mêmes, la contribution française a connu des évolutions significatives affectant son montant et sa structure.

Entre 1982 et 2016, le montant en valeur de notre contribution a été multiplié par 5,5 puisqu'elle est passée de 4,1 à 21,51 milliards d'euros.

Cette augmentation a connu quatre phases principales :

1) de 1982 à 1994, la forte croissance des dépenses de la politique agricole commune et de la politique de cohésion a fait passer la contribution française de 4 % à environ 6,5 % des recettes fiscales nettes de l'État ;

2) de 1994 à 2007, la volonté de maîtrise des dépenses exprimée par les États fortement contributeurs nets au budget communautaire a abouti à la stabilisation du PSR-UE entre 5,5 % et 6,6 % des recettes fiscales nettes (6,6 % en 2003) ;

3) de 2007 à 2009, on a constaté à nouveau un mouvement de hausse, atteignant un pic exceptionnel en 2009 suite à l'entrée en vigueur de la DRP (année au cours de laquelle le PSR-UE a représenté 9 % de nos recettes fiscales nettes) ;

4) depuis 2010, une hausse plus modérée est constatée et la contribution française devrait ainsi représenter, en 2016, 8,2 % de nos recettes fiscales nettes.

Évolution de la part du PSR-UE dans les recettes fiscales nationales

http://www.senat.fr/commission/fin/pjlf2016/np/np32/np325.gif

Source : annexe « Relations financières avec l'Union européenne » au projet de loi de finances pour 2016

L'importance respective des différentes ressources au sein du PSR-UE a fortement évolué, reflétant la part prépondérante prise par la ressource assise sur le revenu national brut des États parmi les différentes ressources du budget communautaire (ressource RNB). Les réaménagements successifs du système des ressources propres ont en effet contribué à modifier substantiellement la part relative de ces différentes ressources et, en 2016, 73 % des ressources propres du budget communautaire devraient correspondre à la seule ressource RNB.

La même évolution est constatée pour la composition du prélèvement sur recettes français. Alors que la ressource TVA constituait la principale composante du PSR-UE en 1995 (7,2 milliards d'euros et 60 % du total), c'est la contribution RNB qui en constitue l'essentiel en 2016, avec 17,2 milliards d'euros et 74 % du total, contre 13 % du total pour la ressource TVA.

La suite ici

 

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Macron a bien claqué un Smic par jour pendant 3 ans ! (+ 25 questions à lui poser sur des bizarreries sur son patrimoine) (1/5). Le blog "Les Crises".

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #Macron

Macron a bien claqué un Smic par jour pendant 3 ans ! (+ 25 questions à lui poser sur des bizarreries sur son patrimoine) (1/5). Le blog "Les Crises".

Retour sur le patrimoine d’Emmanuel Macron. La presse refuse à l’évidence de traiter ce problème sérieusement.

Cette nouvelle analyse fait suite à ce premier billet, fondé à l’époque sur les révélations du Canard Enchaîné du 1er juin 2016 – M. Macron refusant toujours de répondre aux questions précises. J’ai donc développé dans ce billet plus précisément les choses, tout en sachant que, si les ordres de grandeur sont très clairs, il reste des détails à préciser pour préciser cette étude, que seul M. Macron peut donner.

Je rappelle enfin que ce blog est apolitique, et ne vise personne en particulier. Il cherche simplement à jouer un rôle de vigie citoyenne et à organiser du débat participatif pour faire avancer la recherche de la Vérité.

Série : Le Phénomène Macron…

Sommaire

0. Résumé pour ceux qui ne veulent pas tout lire 🙂

Ce billet est très dense et complet. Il montre au passage la différence de traitement qu’il est possible de faire dans l’analyse des deux déclarations de patrimoine de vingt lignes de M. Macron, selon que l’on souhaite être exhaustif (comme ici) ou selon qu’on soit un grand titre de presse.

Si vous ne voulez pas tout lire, je résume mes principales questions à M. Macron ici :

  1. M. Macron, vous avez gagné (surtout chez Rothschild) ≈ 2,7 millions d’euros bruts entre 2011 et 2013, soit ≈ 1,4 million d’euros nets après impôts. Vous déclarez un patrimoine quasi nul en 2014. Cela signifierait une dilapidation d’environ 1 SMIC PAR JOUR durant 3 ans. Votre porte-parole a indiqué que vous aviez « pas mal dépensé ». Pourriez-vous vous expliquer, et justifier la réalité et la composition de ces dépenses ? (Question 2)
  2. M. Macron, en 2007, à 30 ans, vous décidez d’acheter un appartement. Vous gagnez alors environ 40 000 € par an, et n’avez guère d’apport personnel. Vous choisissez un appartement de 83 m² à Paris à 890 000 €, soit un investissement de plus de 1 000 000 € avec travaux et frais de notaire. En théorie, cela signifie donc aux taux d’intérêts de 2007 plus de 40 000 € de simple charge d’intérêts par an. Pourquoi un tel choix aussi disproportionné avec vos revenus ? (Question 4)
  3. M. Macron, pour financer votre achat, vous empruntez en 2007 selon vos déclarations au JDD 550 000 € à votre ami multimillionnaire, le regretté Henry Hermand, et 400 000 € au Crédit Mutuel. Le tout avec 40 000 € de revenus annuels. Comment les avez-vous convaincus – surtout la Banque – que vous auriez un jour assez d’argent pour les rembourser ? Saviez-vous  donc que vous deviendriez associé-gérant chez Rothschild 5 ans plus tard ? (Question 5)
  4. M. Macron, sans le prêt de 550 000 € sans intérêts à débourser (seulement en 2022) de votre ami multimillionnaire, le regretté Henry Hermand, vous n’auriez jamais pu acheter votre appartement en 2007. Êtes-vous intervenu à l’Élysée ou à Bercy sur des affaires le concernant lui ou son secteur d’activité (immobilier, start-up, presse…) ? (Question 6) 
  5. M. Macron, vous déclarez avoir acheté en 2007 votre appartement 960 000 € avec travaux. Vous avez estimé vous-même votre appartement 935 000 € en 2014. Comme le souligne le Canard enchaîné, les prix ont augmenté de 33 % dans votre quartier durant ces 7 ans. Vous avez indiqué au Canard enchaîné avoir “acheté cher“. “Acheter cher”, ici, ce serait donc avoir payé au moins 250 000 € de trop pour un appartement qui n’était en plus pas du tout dans vos moyens de l’époque.  Pourriez-vous donc nous expliquer pourquoi vous êtes un des très rares Parisiens en moins-value dans cette période ? (Question 9)
  6. M. Macron, vous passez chez Rothschild d’une rémunération en rythme annuel de 137 000 € en 2009 à 2 600 000 € en 2012. Une telle progression salariale est-elle fréquente ? Puisque vous avez apparemment dilapidé presque tout cet argent en 3 ans, pourquoi avoir quitté Rothschild en 2012 ? Êtes-vous censé y revenir si vous perdez en avril ? (Question 11)
  7. On lit sur le site du magazine Capital (06/11/2014) que vous auriez appelé en 2013 la rapporteure PS du projet de loi  de séparation des banques « plusieurs fois pour lui demander de retirer deux amendements non favorables à [vos] amis banquiers. Elle avait fait la sourde oreille. » Pouvez-vous nous confirmer ces faits et vous en expliquer ? Pouvez-vous nous confirmer qu’ils n’ont aucun lien avec la question précédente ?  (Questions 12 et 25)
  8. Selon vos déclarations au JDD, vous gagnez 1 500 000 € après impôts chez Rothschild essentiellement en 2011-12. Il semble bien que mi-2012, vous empruntiez 200 000 € de plus au Crédit mutuel. Est-ce vrai ? Pourquoi augmenter votre endettement bancaire dans ces conditions, surtout d’un tel montant ?  (Question 13)
  9. M. Macron, malgré vos plantureux revenus, vous empruntez au Crédit Mutuel le 23/11/2011 “350 000 € pour des travaux dans la résidence secondaire” – qui appartient à votre épouse. À quoi correspondent ces gigantesques travaux ? N’est-ce pas un peu excessif, surtout quand on a apparemment déjà du mal à se désendetter ? (Question 16)
  10. M. Macron, un LDD de 40 000 €, c’est une possibilité réservée aux anciens ministres ? Pour les autres personnes, c’est normalement limité à 12 000 €, non ? (hors intérêts capitalisés) Est-ce une erreur de saisie dans votre déclaration ? (Question 18)
  11. D’après le site de référence societe.com, votre association de financement aurait un code d’activité NAF 6622Z, qui est celui des Agents et courtiers d’assurance. Est-ce une simple erreur de plus ? (Question 23)
  12. M. Macron, vous avez certifié avoir acheté : 1/ 40 000 € 2/ une Volkswagen EOS en 2005 (à 28 ans) 3/ d’occasion 4/ que vous avez estimée à 6 000 € en 2014. Or 1/ la VW EOS n’est commercialisée qu’à partir de 2006 2/ mi-2006, le modèle le plus cher neuf vaut 36 000 € 3/ la plupart des modèles de 2006 valent 10 à 12 k€ en 2014 4/ 40 000 € semblent être supérieurs à votre rémunération annuelle 2005. D’où vient le souci ? Estimez-vous important qu’un ministre remplisse avec soin les 20 lignes de sa déclaration pour que les citoyens puissent exercer un contrôle démocratique ?

Question bonus : M. Macron, que pensez-vous de cette déclaration de Charles de Gaulle ? « Mon seul adversaire, celui de la France, n’a jamais cessé d’être l’Argent. » [Charles de Gaulle, 11 décembre 1969, discussion avec André Malraux, cité dans Les chênes qu’on abat, Gallimard)

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AVERTISSEMENT: On prendra donc les analyses avec prudence. Il s’agit simplement d’aiguillonner les journalistes pour qu’ils creusent eux-mêmes ces questions, et enquêtent enfin sérieusement sur ce sujet qu’ils laissent de côté depuis 8 mois. 

Je compléterai / modifierai au mieux, en fonction des retours que fera M. Macron ce qui n’est qu’un premier jet, afin que les lecteurs spécialistes puissent réagir et nous aider à améliorer l’étude – objet même de cet espace d’échange participatif qui ne prétend détenir aucune vérité.

Les conclusions à ce stade sont simples :

  • primo, il se confirme qu’Emmanuel Macron a bien consommé (et pas pas seulement dépensé – bref l’argent a été “claqué”, ou donné) en moyenne un SMIC par jour durant 3 ans. Ce qui est parfaitement légal au demeurant ; il ne s’agit pas de remettre en question l’honnêteté de M. Macron, mais simplement de comprendre comment a géré ses propres affaires quelqu’un qui demande à gérer le pays ;
  • de nombreuses autres questions, importantes, se posent sur ses choix financiers, et méritent des réponses d’Emmanuel Macron, afin de comprendre sa relation à l’argent. J’en pose 25 pour illustrer, sans prétendre être exhaustif.

Bref, aux journalistes d’agir, désormais.

I. Retour sur notre analyse du Patrimoine Macron l’été 2016

Par ailleurs, M. Macron a évidemment droit au respect de sa vie privée en général, mais les informations tendant à éclairer ses motivations, son rapport à l’argent, ses capacités de gestion, ses relations, son éthique, son caractère ne peuvent être balayées d’un revers de la main, quand on brigue la magistrature suprême. Savoir si une personne qui veut gérer le pays a bien géré sa vie n’est pas anecdotique pour moi. Le reste – y compris les sales rumeurs personnelles qui sont sorties sur M. Macron -, elles, doivent être balayées. Dernier point, oui on parle d’argent privé et pas d’argent public ; mais encore faut-il que l’argent privé l’ait été légalement (je n’ai aucun doute sur ce point concernant M. Macron) mais aussi éthiquement (c’est-à-dire qu’il doit être ni plus ni moins la simple contrepartie du travail fourni durant la période rémunérée).

Petit rappel pour commencer. Le 1er juin 2016, l’indispensable Canard Enchaîné faisait les révélations suivantes (Source) :

Bref :


Par conséquent, très étonné par le refus de M. Macron de répondre aux questions du Canard enchaîné (ce n’est jamais très bon signe), et, plus encore, par le manque de curiosité de la presse, j’ai décidé d’analyser le patrimoine d’Emmanuel Macron, et d’en faire un billet ; devant tant de cachotteries, je le fais évidemment très sérieusement, mais j’utilise un ton un peu gouailleur.  L’article se diffuse un peu en juin, avant de “buzzer” très fortement en janvier-février, et d’atteindre le record de 180 000 vues.

Comme c’est une analyse finalement assez simple (regardez vous-même à quoi ressemble la déclaration de patrimoine – 19 lignes !), cela montre déjà qu’il y a un souci avec les médias, car il leur aurait été assez facile de faire la même chose – d’autant que certains ont prétendu avoir enquêté sérieusement.

La conclusion du billet précédent est qu’il me semblait y avoir un problème avec le patrimoine de M. Macron, ou plutôt qu’il était hors normes : il avait gagné vraiment beaucoup d’argent chez Rothschild mais en 2014 avait un patrimoine rachitique, voire, selon mes premières estimations, légèrement négatif – en tout cas disons vraiment faible – ayant apparemment un peu plus de dettes que d’actifs.

La difficulté de l’estimation était qu’on ne connaissait pas sa part dans l’appartement commun avec son épouse et qu’il avait un prêt apparemment in fine (voir plus bas) dont il n’avait pas indiqué les intérêts qui seraient versés à terme (tout en bas, “intérêts capitalisés”).

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On se demande d’ailleurs pourquoi la HATVP autorise à ne pas indiquer le montant estimatif de ces intérêts. Il est vrai que pour les autres prêts, amortissables annuellement, on considère que ce sont des charges de l’année, et cela ne figure pas comme une dette dans un calcul de patrimoine. Mais ici, si on a bien affaire à un prêt in fine (amortissable plus ou moins régulièrement – qui a d’ailleurs été prorogé), le montant qui s’accumule est tel qu’il faut le connaitre pour apprécier le patrimoine réel…

Remarque méthodologique : j’avais estimé le cumul final de ces intérêts à 159 000 € environ jusqu’au terme de 2022 avec un taux d’intérêt que j’estimais à 3 % ; on a appris ce mois-ci que le taux était en fait de 3,5 %, ce qui aurait alors abouti à 189 000 € au final. Mais le prêt a été remboursé en 2016. On pourrait bien entendu faire les choses différemment – les lecteurs comptables l’auront noté -, plusieurs méthodes sont défendables. Mais je retiens celle de la prise en compte de l’estimation rétroactive des intérêts finalement dus maintenant qu’on connait la fin de l’histoire (si tous les intérêts ont bien été payés à la fin). Cela permet pour moi de percevoir au mieux l’évolution réelle du patrimoine de M. Macron, et elle semble très bien coller à la réalité maintenant que ce prêt a été soldé. On arrive à 130 000 € environ.

On voit que ce n’est pas rien du tout. Mais ce point est à confirmer, il y a très peu d’informations dessus.

Un autre point m’avait beaucoup étonné : le fait que M. Macron soit vraiment un énarque Inspecteur Général des Finances (IGF) “anti-système” – situation qu’à l’époque, il ne le revendiquait alors pas encore. Car il n’est pas commun de voir une personne de ce profil refuser d’entrer dans la logique bancaire actuelle et de ne pas leur demander un prêt. 🙂 Je plaisante.

Mais, plus sérieusement, l’important est que ce prêt dont on parle de 550 000 € a été souscrit auprès… d’un ami multimillionnaire de M. Macron –  sans  aucun remboursement les premières années ! Et comme on l’a vu, il refusait alors fermement d’en dévoiler l’identité au Canard enchaîné – ce qui me semblait très gênant quand on est ministre de l’Économie. Comme je l’ai écrit en juin :

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Voilà où nous en étions l’été 2016. Poursuivons l’analyse aujourd’hui, Emmanuel Macron n’étant plus ministre.

II. Henry Hermand, le multimillionnaire bienfaiteur d’Emmanuel Macron

Mon billet de juin commençait par ces mots assez clairs :

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Eh bien, finalement, rien ne se passa, aucun journaliste n’étudia alors ce sujet.

Cependant, en aout 2016, on a appris incidemment, noyé dans un article de BFM, l’identité de la “banque très privée” de M. Macron : il s’agissait d’Henry Hermand, son “parrain” en politique :

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Henry Hermand est la 288e fortune française…

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…avec 220 millions d’euros. On apprend aussi dans l’article à propos de M. Hermand (92 ans) que :

  • “Il se dit même que l’ancien ministre ne prendrait aucune décision importante sans consulter le nonagénaire, qui ne cesse de chanter les louanges de son protégé.” ;
  • “Je lui apporte mon expérience, des années de vie politique. Je suis un peu l’homme de l’ombre”, reconnaît Henry Hermand, celui qui “évite de trop parler de (lui)” et “donne des idées” ;
  • “Je lui ai fait rencontrer des milieux d’affaires, on a eu des réunions en Angleterre et il y aura des contacts directs entre Emmanuel Macron et la présidence des États-Unis” ;
  • Le mentor prête même ses bureaux à “En Marche”.

En fait, c’était même carrément son témoin de mariage en 2007.

À part cette information étrangement sortie des limbes, rien d’autre ne s’est passé….

…jusqu’à ce que mon article “buzze” un peu fin janvier, et oblige la presse à enfin s’intéresser un peu à ce sujet non anecdotique.

Mais avant de regarder ceci, nous allons nous pencher de nouveau sur le patrimoine d’Emmanuel Macron, disposant de nouvelles informations.

III. Le patrimoine d’Emmanuel Macron

A SUIVRE

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Tension. Le 27 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL

Tension

27 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Les retrouvailles syro-turco-kurdes dans le nord syrien, autour d'Al Bab, ne pouvaient pas ne pas donner lieu à une brusque flambée de tension dont nous avions esquissé la possibilité la dernière fois. On n'a pas été déçu...

Comme prévu, mais à un rythme plus rapide qu'attendu, l'armée syrienne a fait sa jonction avec le territoire kurde, empêchant dorénavant toute avance turco-ASL vers le sud à moins de déclencher une guerre en bonne et due forme, soit contre Damas, soit contre les Kurdes. Finis les rêves sultanesques de percée vers Raqqa, prétexte évidemment à un éventuel redécoupage de la Syrie. Des mois de guerre laborieuse et des dizaines de morts pour se contenter d'une petite bande de quelques kilomètres : l'efficacité ottomane n'est plus ce qu'elle était, ma bonne dame...

Ménage à trois

Zoomons sur la zone. La bucolique poche rurale de Daech (en noir) sera réduite en quelques heures ou quelques jours, guère plus.

Les trois gros bras du nord syrien jouent à touche-touche : l'armée syrienne (rouge), les YPG kurdes (jaune) et l'armée turque aidée de ses supplétifs "modérés" de l'ASL (vert). Or des clashs plus ou moins importants ont déjà éclaté entre les trois !

Jaune vs vert

Aucune surprise, ça fait des mois que le conflit latent dure entre les meilleurs ennemis du monde et que des combats sporadiques éclatent à intervalle régulier. Le franchissement de l'Euphrate par les Kurdes, ligne rouge d'Ankara, n'a toujours pas été digéré par Erdogan qui n'a de cesse de répéter que le prochain objectif est Manbij (voir première carte).

Le problème est que là, il serait tout seul. Les Américains ont d'ors et déjà fait savoir qu'ils continueront à soutenir le Conseil Militaire de Manbij c'est-à-dire, pour parler clairement, les Kurdes. Quant à Damas, le gouvernement a toujours été plus enclin à négocier avec "ses" Kurdes qu'avec les Turcs, vus comme des envahisseurs violant la souveraineté nationale. Le sultan, seul contre tous, franchira-t-il le Rubicon ? Ce serait suicidaire...

Rouge vs vert

L'arrivée des troupes syriennes au sud d'Al Bab a été accompagnée de gros échanges de tirs avec l'ASL turquisée. Apparemment, une première médiation russe a eu lieu hier mais les combats semblent continuer. Si les pertes ne sont pas connues (les chiffres donnés par les "rebelles" sont traditionnellement imaginaires), il est clair que ça chauffe.

Il ne faudrait pas que le führerinho d'Ankara s'obstine, au risque de voir se lever une véritable armée de boucliers devant lui. Après un passager été indien en décembre pour préparer les pourparlers d'Astana, la tension entre l'Iran et la Turquie est maintenant à couper au couteau. En cause, on ne sera pas surpris, Erdogan lui-même et de ses déclarations incendiaires lors de sa visite dans les pétromonarchies mi-février.

La toupie a-t-elle fait un tour de trop ? Un député syrien qui a l'oreille du gouvernement déclare sans ambages qu'en cas de conflit entre l'Iran et la Turquie, Damas prendra évidemment fait et cause pour Téhéran. Le point intéressant ici est qu'il évoque ouvertement la possibilité d'une guerre.

Quant aux Russes, que l'on n'entend plus beaucoup depuis quelques semaines, ils semblent lassés par les atermoiements du sultan. Aucun fait tangible, mais une impression, une sensation qui ressort des déclarations ou des articles. Ankara n'a finalement pas réussi à convaincre Ahrar al-Cham de participer aux pourparlers d'Astana, qui deviennent ainsi une coquille vide. Les armes continuent à passer la frontière turque vers l'Idlibistan, quoiqu'à un rythme moindre. La rencontre Poutine-Erdogan des 9 et 10 mars pourrait bien voir un durcissement certain de Moscou et ce ne sont pas les salamalecs d'Ankara - "notre victoire à Al Bab eut été impossible sans l'aide russe" - qui y changeraient quelque chose.

Rouge vs jaune

Enfin, certains rapports non confirmés ont évoqué quelques escarmouches rapidement maîtrisées entre loyalistes syriens et Kurdes lorsque les premiers ont fait leur jonction avec les seconds (voir plus haut). Rappelons que si les relations ont toujours été excellentes avec les Kurdes d'Efrin (les "Kurdes ouest"), Damas et les "Kurdes est" ont plusieurs fois eu maille à partir.

Toutefois, vu le contexte et la proximité des Turcs, le pragmatisme devrait l'emporter et une alliance de fait surgir de terre. Au grand dam du sultan...

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Nadia, Cristina, Hezbollah 25 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #le nazisme, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Nadia, Cristina, Hezbollah  25 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus

Nadia, Cristina, Hezbollah

25 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus

L'Ukraine post-Maïdan est, sans surprise, devenue un insondable merdier. Conflit ouvert ou couvert entre néo-nazis et oligarques pro-occidentaux, anciens alliés d'hier, pression continuelle des premiers sur les seconds qui passent d'ailleurs leur temps à se bouffer entre eux, situation économique catastrophique, guerre et avenir en berne.

Cerise sur le gâteau, le maître du Kremlin a introduit une délicieuse pomme de discorde en la personne de Savchenko, pasionaria qui n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat avec une régularité désespérante pour la junte. Nadia vient encore de faire des siennes. Deux semaines après avoir vertement accusé le gouvernement de l'assassinat de Givi, elle est arrivée hier à... Donetsk ! Oui, vous lisez bien, dans la capitale des séparatistes pro-russes. Elle y est allée discuter le bout de gras à propos d'un éventuel échange de prisonniers.

C'en est trop pour le panier de crabes kiévien qui l'accuse de vouloir fomenter un coup d'Etat en appelant les troupes ukrainiennes à "renverser le gouvernement". Info, intox ? Toujours est-il que l'inénarrable SBU, le service secret ukrainien, a ouvert une enquête. Cette affaire ne pouvait pas plus mal tomber pour la junte, alors que le blocage du charbon du Donbass par les nationalistes continue et entraîne une hystérisation du débat politique (la dernière passe d'armes en date a mis dans l'arène la blonde à tresses Timochenko et le Premier ministre).

A 13 000 km de là, en Argentine, un autre petit soldat du système impérial est bien en peine. Pris dans les Panama Papers puis un scandale de corruption familiale, Macri est en chute libre dans les sondages. Résultat : une autre pasionaria, la Kirchner, Cristina pour les intimes, le devance largement en popularité dans l'optique de l'élection présidentielle de 2019.

Si on en est encore loin, l'affaire est d'importance. L'on se rappelle que c'est le putsch constitutionnel contre Dilma au Brésil et l'élection de Macri en Argentine qui avaient permis à l'empire de détacher partiellement l'Amérique latine du monde multipolaire et, apparemment, de mettre à mal la dynamique des BRICS - même si l'Argentine n'en faisait pas partie, elle faisait souvent figure de membre associé.

En réalité, cette dynamique n'a jamais cessé, comme le montre un article étonnant d'objectivité du Monde (comme quoi, tout arrive...) Mais un retour de Cristina à la Casa Rosada apporterait à coup sûr un regain d'activité et accélérerait le processus de multipolarité.

Si Israël participe d'ailleurs à cette tendance de fond - comme en témoignent les négociations pour s'arrimer à l'Union Eurasienne -, le souci immédiat de Tel Aviv est plus prosaïque : le Hezbollah. Selon des rapports apparus dans la presse israélienne, le mouvement chiite libanais a atteint de tel degré de sophistication, y compris dans sa composante navale, qu'il peut frapper Israël où et quand il veut, notamment la marine de l'Etat hébreux, les cargos qui le ravitaillent (90% des importations du pays) et, last but not least, les plateformes offshore.

Mmmm... ça ne vous rappelle rien ? Nous en parlions l'année dernière :

En 2010 a été découvert Léviathan, un très gros gisement offshore au large des côtes israéliennes, mais que le Liban et Chypre disputent aussi à l'Etat hébreu. Même si une compagnie, Delek Energy, associée à une société texane, la mal nommée Noble Energy, ont commencé à prospecter, le développement du champ gazier est peu ou prou bloqué. La faute à d'énormes investissements difficiles dans un contexte de baisse des cours, aussi et surtout à une bataille politico-judiciaire intra-israélienne. En 2012, le géant Gazprom avait déjà proposé d'entrer dans le tour de table mais ses avances avaient été, à l'époque, rejetées sous pression américaine. Ce n'est peut-être plus le cas désormais...

Beaucoup de choses ont en effet changé depuis :

  • la relation américano-israélienne est à son plus bas historique (accord sur le nucléaire iranien, soutien de Washington aux Frères musulmans égyptiens et même putsch néo-nazi du Maïdan très mal vu à Tel Aviv)

  • l'inexorable montée en puissance russe au Moyen-Orient via l'intervention en Syrie et ses conséquences (alliance de facto avec le Hezbollah, rupture avec la Turquie)

Tout à leur Grand jeu, les stratèges US voient avec inquiétude les Russes s'implanter dans cette zone incontournable qu'est en train de devenir la Méditerranée orientale. Bases syriennes, accord naval avec Chypre, et maintenant Gazprom... c'est plus que Washington ne pourrait en supporter ! Les Américains font tout pour qu'Israël rompt toute discussion avec le géant russe et vende son gaz à la Turquie, elle-même très dépendante du gaz russe. Joe Biden, qui apparaît toujours là où les intérêts CIA/néo-cons sont en jeu, a effectué une visite en Israël début mars pour rabibocher Tel Aviv et Ankara (et tenter de marginaliser Moscou). Apparemment, sans résultat...

Depuis la visite de Joe l'Indien, la haute-cour israélienne a rendu son jugement, bloquant le développement de Léviathan, mais ceci n'est peut-être que la partie émergée de l'iceberg. L'establishment militaire israélien préfère maintenir une coopération militaire avec Moscou et ne pas déplaire à Poutine que de rétablir les liens avec le sultan fou. Surtout que l'intervention syrienne a placé dans les mains de Vladimirovitch des atouts supplémentaires, notamment grâce au Hezbollah.

Fin février, nous écrivions :

On en était là quand l'intervention russe a sérieusement rebattu les cartes, Tel Aviv et Beyrouth-Sud se mettant sur leur 31 pour courtiser Poutine.

L'alliance entre Moscou et le Hezbollah est logique, presque naturelle. Mêmes alliés (Assad, Téhéran), même farouche opposition à l'islamisme sunnite. La tolérance absolue du Hezbollah envers les chrétiens d'Orient (voir ces étonnantes photos des combattants chiites au garde-à-vous devant Jésus dans des villages chrétiens syriens libérés) joue également en sa faveur, la Russie se considérant comme la protectrice du christianisme moyen-oriental. Alarmé, Netanyahou s'est alors précipité à Moscou faire des ronds de jambe à Poutine. On avait connu Bibi la Terreur moins placide...

Ce voyage n'a pas empêché le Hezbollah de mettre la main sur des armements russes. Qu'ils aient été livrés par les Syriens qui les avaient eux-mêmes reçus (plus probable) ou livrés directement par Moscou selon les dires de hauts responsables du mouvement chiite, cela importe somme tout assez peu.

L'état-major de Tsahal est plus que remué, notamment par le fait que le mouvement libanais est vraisemblablement en possession de missiles de croisière supersoniques Yakhont. Les récentes déclarations de Nasrallah - "les stock de gaz ammoniac d'Haïfa sont notre bombe nucléaire" - ont également provoqué la panique en Israël où l'on considère sérieusement transférer les usines chimiques dans le sud du pays, à un coût exorbitant.

Tiens, tiens, justement en face du gisement qui nous intéresse... Et Poutine de jouer sur du velours, utilisant la menace de ses alliés pour faire monter les enchères. Selon un bon connaisseur du sujet, en échange d'une participation de Gazprom, le maître du Kremlin aurait assuré les Israéliens qu'il n'y aurait "aucune provocation de la part du Hezbollah ou du Hamas." Message à double sens ?

La balle est dans le camp des Israéliens. De cette décision dépendra en partie la future carte stratégique du Moyen-Orient. En attendant, le tsar du gaz peut danser...

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L'imposture Macron. Par Karine Bechet Golovko.

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Macron

vendredi 3 mars 2017

 

L'imposture Macron

 
 
 
Difficile de sortir de ces présidentielles, même à distance, elles vous ratrappent. Il faut dire que la dernière grande nouvelle est que Macron a enfin accouhé d'un programme. Je me demande simplement ce que ça change, finalement. Car, si je ne me trompe pas, il n'a toujours pas de parti. Alors, il compte gouverner comment? En fait, il ne compte pas gouverner, mais changer les règles du jeu.
 

 
E. Macron nous a enfin fait part de ses vues pour le pays. Lui-même l'annonce, pas de révolution, mais la continuation. Donc tout ça pour ça: en marche pour ne rien changer. Si l'on regarde très rapidement son programme pour l'école, il continue sur la même lancée de ce qui justement ne fait pas la gloire de ce Gouvernement; sur le plan économique, nous tombons sous une avalanche de chiffres grandioses visant la formation professionnelle des jeunes et l'investissement dans l'économie, mais tout en faisant encore plus d'économie et en diminuant les rentrées fiscales de l'Etat. La manière dont tout cela sera financé n'est pas très claire. Sur le plan social, des réductions en vue et une lutte contre le chômage qui passe par la facilitation de rayer les demandeurs d'emploi des listes. Ici aussi, il y a continuation. Pour les retraites on retrouve du Juppé, sur la police on voit du Fillon. Etc, etc, etc. Un programme entre hollandisme, regards à droite et populisme, sans colonne vertébrale. Bref, notre cher ami a attendu que les autres aient présenté et défendu leur programme pour piocher à droite et à gauche.
 
Le programme de Macron est à son image: un montage de communication. Vous voulez du sécuritaire, le voici. Une dose de populisme avec les retraites et la taxe foncière. Mais surtout une grande moralisation de la vie publique et la lutte contre l'infâme népotisme.
 
Les questions s'entassent déjà, notamment, puisque l'on parle tant de morale politique ces derniers temps, pourquoi ne sait-on toujours pas officiellement qui finance? En politique, ce n'est pas anodin. Et le fait qu'il refuse de dévoiler ses sources de financement laisse la place à tous les fantasmes. Mais aussi à tous les dangers.
 
Quoi qu'il en soit, le cas Macron pose de nombreuses questions. Mais une centrale retiendra notre attention: et s'il est élu, comment compte-t-il gouverner?
 
L'élection présidentielle est certes un choix d'homme, mais elle s'appuie sur les partis politiques. Et comment va-t-il gouverner sans parti politique? Les institutions de la Ve prévoient une coopération entre l'exécutif et le législatif qui s'articule autour de ces partis. Le Président forme le Gouvernement en fonction de la majorité parlementaire. Cette majorité est constituée de membres de partis politiques.
 
Il a alors deux possibilités. Soit il constitue un parti et ouvre les cartes, notamment sur ses soutiens réels. Ce qui n'est pas forcément à son avantage et risque de le mettre dès son début de mandat en situation de cohabitation. Ce serait une première. Soit il ne constitue pas de parti et joue sur le flou, par des accords de circonstances. L'inconvénient de cette stratégie sa faiblesse tant institutionnelle que politique, ce qui est inquiétant vus les enjeux internationaux (réforme de l'UE, coopération avec la Russie, relations avec les Etats Unis etc). Institutionnellement, cela l'oblige, en cas de victoire à constituer un Gouvernement sans stratégie intérieure, sans coordination, car avec des membres venant des différents courants politiques, afin de  s'assurer les bonnes grâces des partis et des députés. Politiquement, il rassemble, lorsque l'on y regarde de plus, près des élus qui sont déçus par les partis, qui ont peur de la défaite, qui sont illuminés par un mirage. Dans quel mesure ces appuis sont fiables à long terme? A voir.
 
Il reste encore un point fondamental, qui découle de ce qui vient d'être dit. Regardez bien cet article tiré du journal Le Soir:
 
Macron, dernier rampart contre le nauffrage. Sans en appeler à nos amis de Décodex, le titre laisse perplexe. Rappelons-nous que Macron est celui qui félicite la Chancelière allemande pour sa politique d'accueil des migrants, celui qui nie l'existence d'une culture française et défend le multiculturalisme en France. Celui qui stigmatise l'histoire de la France. Il refuse justement de se prononcer clairement dans son programme sur les problèmes de société qui nous touchent fortement ces derniers temps, à sa voir la laïcité et l'islam. Car il ne veut pas cliver avant le vote pour ratisser large, mais il s'était prononcé plutôt favorablement à l'islam et avec précaution sur la laïcité. Nous sommes donc bien dans la négation de la société française. L'élection de Macron serait donc le dernier pas à franchir pour tomber dans une vision communautariste de la France, contraire à nos valeurs.
 
Mais l'élection de Macron est également le dernier pas à franchir pour faire tomber le système politique de la Ve République. Il faut bien comprendre qu'au-delà de son programme qui n'a pas grand sens, il n'est ni de droite, ni de gauche. il utilise les institutions et les mécanismes politiques existant dans une vision globaliste, qui ne peut se satisfaire des partis politiques et des Etats désirant être souverains. C'est pourquoi il fait des concessions à ses traitres de droite, de gauche et de centre, il leur sert suffisamment pour les appaiser. Il invite à la traitrise, c'est cela son véritable programme.  Car elle affaiblit les partis traditionnels et donc les institutions de la Vé République. Et c'est ici qu'est le mensonde principal de Macron: il n'est pas un candidat de la continuation, ni de la rupture d'ailleurs, en ce sens il est réellement anti-système. Il se prépare à abattre ce système politico-institutionnel au profit d'une vision d'un Etat minimaliste, multiculturel, ouvert à tous les vents, s'inscrivant dans un magma globalisant, sans passé donc sans avenir. Sa candidature remet ainsi en cause la classification droite / gauche que l'on fait habituellement. Cest pourquoi des juppéistes sont plus proches de Macron que de Fillon, ou des socialistes s'éloignent de Hamont. Ils ont en commun cette vision globaliste. Cela ne remet pas forcément en cause l'existence d'une droite et d'une gauche en France, mais ce paradigme n'est simplement plus déterminant. La possibilité même d'une candidature de Macron en est le signe.
 
Ces élections présidentielles semblent revêtir une dimention particulière, réllement civilisationnelle. A nous de choisir, car personne ne mettra de bulletin à notre place dans l'urne.
 
 
 
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Maestria dans le nord syrien. Le 3 Mars 2017 , rédigé par Observatus geopoliticus 

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme, #La Turquie

Maestria dans le nord syrien

3 Mars 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Si le conflit syrien n'est pas avare de surprises, les rebondissements de ces deux derniers jours laissent franchement rêveur...

Dans le nord, nous en étions restés aux prémices du conflit entre Kurdes et Turcs, ces derniers étant bloqués dans leur marche vers le sud par l'armée syrienne et les YPG kurdes de Manbij. Affronter ouvertement Damas (donc Moscou) n'étant pas du tout dans les plans du sultan, la solution Manbij s'imposait (flèche verte), faisant d'une pierre deux coups : expulser les Kurdes de l'ouest de l'Euphrate et s'ouvrir une porte vers Raqqa.

Sauf que... Les Kurdes ne l'entendent évidemment pas du tout de cette oreille et, nous avions commencé à en parler, les Américains non plus, qui avaient fait savoir qu'ils continueraient à soutenir le Conseil militaire de Manbij. Nous en étions là quand a débuté une cascade d'événements aux implications extrêmement importantes.

Hier, des vidéos ont commencé à circuler, montrant l'établissement d'une petite base des forces spéciales US à Manbij. Message subliminal : si vous attaquez les Kurdes, vous nous attaquez. Avouez que voir les Américains assaillis par leur allié de l'OTAN et les rebelles "modérés" de l'ASL, pourtant armés et financés par Washington pendant des années, ne manquerait pas de sel...

Quelques heures plus tard, une nouvelle encore plus incroyable tombait : via les bons offices de Moscou, les Kurdes de Manbij ont passé un accord avec Damas, rétrocédant à l'armée syrienne une partie de leur gains territoriaux à l'ouest de l'Euphrate afin de constituer une zone tampon les séparant des Turcs et de leurs proxies.

On le voit, la partie hachurée sur la carte mettrait définitivement les Kurdes à l'abri des menées turques. Erdogan a dû frôler l'attaque cardiaque quand il a appris la nouvelle... Car à moins d'attaquer l'armée syrienne, donc d'entrer ouvertement en guerre contre Damas (et, derrière, Moscou et Téhéran), l'aventure néo-ottomane du sultan est terminée.

Pour Assad, c'est le deal parfait : les loyalistes récupèrent gratuitement et sans combattre une zone sur laquelle il n'auraient pu mettre la main militairement, zone qui les amène haut dans le nord, vers la frontière turque et le Rojava desquels ils avaient été expulsés depuis des années. C'est aussi une reconnaissance tacite par les Kurdes qu'une fois les combats terminés, ils ne demanderont pas l'indépendance mais se contenteront d'une autonomie.

Quant aux Kurdes eux-mêmes, s'ils laissent quelques villages sans importance à l'armée syrienne, leur présence à Manbij est actée et sanctuarisée. Un accord gagnant-gagnant sur le dos d'Erdogan qui doit l'avoir très mauvaise.

L'épisode porte la marque Poutine et ce n'est peut-être pas un hasard si le communiqué du PYD kurde est le suivant : "Pour protéger Manbij, nous avons transféré, après avoir mis sur pied une nouvelle alliance avec la Russie, aux forces armées syriennes toute la zone entre nous et les gangs affiliés à la Turquie [les fameux modérés si chers au système impérial]".

Vlad le judoka a encore frappé. Nous expliquions il y a deux ans :

Plusieurs biographes de Poutine ont montré à quel point le judo est, pour lui, bien plus qu'un sport : une philosophie de vie, qu'il applique dans de nombreux domaines, particulièrement en géopolitique. Utiliser la force et la précipitation de l'adversaire pour mieux le retourner et le mettre à terre. Le maître du Kremlin n'est jamais aussi redoutable que lorsqu'il fait d'abord un pas en arrière ; attendez-vous à vous retrouver assez vite le nez sur le tatami. Ippon.

Le nord syrien est un cas d'école. Utiliser le sultan pour expulser Daech, puis utiliser à nouveau son inévitable agressivité envers les Kurdes pour apparaître comme le sauveur, faisant remettre d'un trait de plume à son protégé de Damas des zones qu'il ne pouvait même pas rêver de reprendre un jour... Comment dit-on maestria en russe ?

Cerise sur le gâteau, ce rebondissement est également le signe évident d'une entente américano-russe, au moins ponctuelle. Le jour où l'on apprend que des forces spéciales US s'établissent à Manbij (voir plus haut) pour soutenir les Kurdes, ceux-ci appellent l'armée syrienne à l'aide. Comme l'écrit le Figaro, seul journal de la MSN à avoir succinctement rapporté l'info :

Cette annonce est une surprise totale car ce serait la première fois que des combattants soutenus par Washington sont d'accord pour rétrocéder des territoires aux forces du président Bachar al-Assad.

Allons plus loin : les troupes syriennes protégeront maintenant de facto les troupes américaines ! Si l'on nous avait dit ça il y a six mois... Evidemment, rien de tout cela n'eut été possible sans le tremblement de terre provoqué par l'élection de Trump et la redirection de la politique extérieure états-unienne subséquente.

Ces incroyables développements nous feraient presque oublier que l'armée syrienne a repris Palmyre...

 
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