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Le blog de Lucien PONS

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OUI nous avons moyen de leur imposer un référendum sur la sortie de la France de l’Union Européenne!!!

24 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales

vendredi 24 juin 2016 Benji 91 commentaires Modifier l'article

OUI nous avons moyen de leur imposer un référendum sur la sortie de la France de l’Union Européenne!!!

Certains doutent que ce qui a pu se produire pour le Royaume-Uni se répète pour la France, qu’un référendum soit organisé et que le pays sorte de l’UE, mais notez bien une chose: CECI EST TOTALEMENT FAUX! Nous pouvons nous aussi avoir droit à un référendum et échapper à cette gabegie colossale qu’est l’Union Européenne!

Mais déjà, pourquoi sortir de l’UE? Voici plusieurs explications qui pourraient convaincre les plus mal informés sur le sujet:

Source de l’image: Twitter

Source de l’image: Twitter

Par ce que cette loi El Khomri est une volonté européenne:

Jean-Claude Juncker a déclaré que «la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu’il faut faire».Pour Coralie Delaume, l’économie de notre pays est depuis longtemps l’application des orientations de l’Union européenne.

La loi El Khomri est un produit d’importation made in Union européenne (voir explications détaillées ici).

Les «Grandes orientations de politique économique» (GOPÉ), dont l’existence est posée par les traités, et le «Programme national de réformes» (PNR), qui s’inscrit lui-même dans le cadre de la stratégie Europe 2020 «pour une croissance économique intelligente, durable et inclusive» (tsoin-tsoin), prescrivent à de nombreux pays et depuis longtemps le malthusianisme budgétaire et la modération salariale. Plus sur Le Figaro

Donc en manifestant CONTRE ce gouvernement de pantins qui au final ne décident pas de grand chose, nous nous trompons de cible, ce ne sont pas eux qui décident, ils sont simplement là pour appliquer les décisions de l’UE de gré ou de force. Les menaces et les pressions doivent être tellement grandes qu’un retrait ne semble pas envisageable, à tel point que notre gouvernement brandit déjà la menace d’un nouveau 49.3 pour imposer la loi dans le pays.

Car c’est bien l’Union Européenne qui décide des lois nationales:

A l’Assemblée Nationale. La Luxembourgeoise Viviane Reding, Vice-présidente de la Commission européenne, Commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté, est reçue par des parlementaires français. Sur le ton de l’évidence, elle leur assène : « Il faut lentement mais sûrement comprendre qu’il n’y a plus de politiques intérieures nationales. Il n’y a plus que des politiques européennes partagées dans une souveraineté commune. »

Car l’Union Européenne est un mensonge total:

Ce n’est même plus à prouver, tout n’est que mensonge, et cette conférence maintes fois proposée ici explique ce qu’aucun politique français médiatisé n’osera jamais vous expliquer:

Car le but final est de nous imposer le TAFTA:

C’est le but final, nous imposer le TAFTA, ce méga-accord commercial qui nous imposera toutes les saloperies que cela soit alimentaires, financières, et bien pire encore, en fonction des normes américaines et non européennes, et nous avons beaucoup à y perdre, à commencer par notre santé!!!

Mais attention, cela ne concerne pas tout le monde, le TAFTA ne va pas assassiner l’ensemble des villes et des pays, n’oubliez pas que Bruxelles s’est royalement déclarée zone hors-TAFTA…

Ben oui, pourquoi la ville de Bruxelles subirait ce que le reste de l’Europe va subir? Si elle peut y échapper… Et donc, le TAFTA-TTIP-Nouvel OrdreMondial ne passera pas par elle, elle est pas belle la vie?
Le conseil communal de Bruxelles vient de déclarer la ville « zone hors TTIP » dans l’indifférence générale, mais sous certaines conditions.

On ignore pourquoi, mais l’information n’a pas fait grand bruit. Elle est pourtant hautement symbolique et pourrait porter son poids dans les négociations autour du traité transatlantique qui se poursuivent en haute sphère. La Capitale de l’Europe vient, en effet, de s’opposer à l’application du TTIP dans sa zone par décision démocratique de son conseil communal (qui n’a donc aucun lien institutionnel avec l’Union Européenne). Si le traité devait être adopté par les instances européennes dans sa forme actuelle, Bruxelles se déclarerait automatiquement « zone hors TTIP » !

Plus sur Mr Mondialisation

Car la France n’a jamais ratifié l’article 52 reconnaissant les symboles européens:

Comme l’explique le blog de Sylvain Baron, la France n’a jamais ratifié le document officialisant la reconnaissance des symboles européens, de ce fait, le moindre drapeau de l’UE dans les mairies et les collectivités française est imposé de manière illégale.

La France n’a à ce titre pas ratifié l’article 52 des déclarations annexées au Traité de Lisbonne reconnaissant que le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de « l’Ode à la joie » de la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, la devise « Unie dans la diversité », l’euro en tant que monnaie de l’Union européenne et la Journée de l’Europe le 9 mai continueront d’être, pour eux, les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci ».

L’article 2 de notre Constitution ne reconnaît qu’un seul emblème national : le drapeau bleu, blanc rouge. De même qu’il ne reconnaît qu’un seul hymne national (la Marseillaise), et une seule devise (Liberté, Égalité, Fraternité). De plus, nous sommes censés avoir la Souveraineté Nationale (reconnue par l’article 3 de notre constitution et considérée comme une et indivisible, imprescriptible et inaliénable depuis la Déclaration des droits de l’homme de 1793).

Car cela nous permettrait de retrouver un minimum de souveraineté:

Que nous reste-t-il de la France? Même l’éducation nationale a été vendue à un géant américain! Et quant on voit ce qu’ils font de l’éducation chez eux… Le pays est vendu par morceaux à qui allonge les billets, la Russie, les Etats-Unis, la Chine et surtout le Qatar! Quant à ce que nous avions de réellement français, il ne reste plus grand chose…

  • Nous n’avons plus de frontières si ce n’est dans la rhétorique, de ce côté là nous sommes déjà une région du nouvel ordre mondial tel que l’ont évoqué Sarkozy (voir ici et ici)ou Obama (voir ici) dans leurs discours.
  • Nous avons perdu le droit à la planche à billets en 1973 avec la loi Pompidou-Rothschild, nous forçant à emprunter sur des marchés privés et directement responsable de l’endettement incommensurable de la France (voir ici).
  • Nous avons également perdu la bourse de Paris qui n’est plus parisienne que de nom puisqu’elle a été rachetée par le New York Exchange, elle est donc maintenant américaine (voir ici), quant aux serveurs, ceux-ci se trouvent en Angleterre, même pas en France.
  • Une partie de l’or français ne l’est plus non plus, il a été vendu par Sarkozy « himself » à ses copains américains pour sauver le dollar sans que les USA n’aient à vendre la moindre once de leur côté (voir ici)! Et ne parlons pas de la banque de France qui envisage également de vendre de l’or pour survivre (voir ici)…
  • La banque de France n’est plus vraiment française non plus, elle est européenne, faisant partie de l’Eurogroup, ce qui est en fait la mise en place d’une finance centralisée (voir ici). « Un seul état, une seule finance ».
  • Nous avons aussi perdu la gestion de notre pays avec le pacte budgétaire européen puisque ces chers politiciens PS-UMP ont permis cette « évolution » dans notre système, c’est donc Bruxelles qui va pouvoir décider pour nous, enfin…. Nous…. (voir ici)
Car la sortie de l’UE serait bénéfique pour la France:
Car nous échapperions un peu aux lobbys qui sévissent à Bruxelles:

Les entreprises, banques, cabinets juridiques, consultants en relations publiques et associations professionnelles y prolifèrent, s’employant à peser sur les règles, lois et directives qui façonnent le marché unique, encadrent les accords commerciaux et régulent le comportement économique et commercial dans une Union de 507 millions de citoyens. A Bruxelles, le lobbying est une industrie qui pèse plusieurs milliards d’euros. Selon le Corporate Europe Observatory, organisation militant pour une plus grande transparence, la ville compterait jusqu’à 30 000 lobbyistes, presque autant que d’employés à la Commission. La capitale européenne est la ville qui, après Washington, connaît la plus forte concentration de personnes cherchant à influer sur la législation.

Voir plus sur Le Monde

Car l’UE a montré son vrai visage avec la Grèce:

Ce qui a fonctionné dans le laboratoire grec sera imposé au reste de l’Europe, seulement, les français sont les plus retors et ils restent ceux dont il faut se méfier, la révolution, c’est nous bordel!!! L’UE et la Grèce, cela a été jusqu’à présent moins de souveraineté, toujours plus de sacrifices pour la population qui a pratiquement tout perdu, même le droit de vivre. Et dernièrement encore, la logique européenne continuait:

Mercredi soir, les ministres des Finances de la zone euro ont débloqué 10,3 milliards d’euros pour la Grèce et accepté d’ouvrir des discussions sur l’allègement de la dette. Mais le pays est contraint d’adopter des mesures qui réduisent sa souveraineté. Plus sur Liberation.fr

OUI nous avons moyen de leur imposer un référendum sur la sortie de la France de l’Union Européenne!!!

Mais le pire de tout, c’est que pratiquement toutes les aides financières accordées à la Grèce ont profité AUX BANQUES mais ni au pays lui-même, ni à la population. L’UE, c’est avant tout le pouvoir de la finance…

Car il y a 1000 autres arguments:

Des raisons de quitter l’UE, il y en a des milliers, et toutes sont aussi bonnes les unes que les autres, et c’est à nous d’imposer un tel référendum en France. Comment? Pas en manifestant car cela ne sert à rien, ils s’en foutent et peuvent continuer de nous mépriser comme ils le font avec la loi El Khomri.

Seule solution, faire tourner les solutions qui suivent, que le plus grand nombre de personnes le fasse, c’est ce qui vulgairement s’apparente à attraper le système « par les couilles », l’endroit le plus sensible qui les obligera à faire leur boulot: travailler pour la France et pour les français!!!

OUI nous avons moyen de leur imposer un référendum sur la sortie de la France de l’Union Européenne!!!
OUI nous avons moyen de leur imposer un référendum sur la sortie de la France de l’Union Européenne!!!
  • Arrêtez de consommer. À l’heure actuelle, consommer est vain si ce n’est pour faire circuler l’argent, ce n’est plus en consommant que la croissance des pays pourra être relancée. Quand on parle de consommer, on parle d’acheter d’acquérir nombre de produits qui ne sont pas indispensables, et qui ne procureront qu’une joie momentanée, si vous devez acheter, faite-le en pensant durable, réellement utile, que cela soit un investissement et non du gadget.
  • Stoppez les crédits si vous en avez en cours et que vous avez la possibilité de vous en débarrasser, sinon, n’en prenez aucun, cela se retournera irrémédiablement contre vous. Si une banque le peut, la première chose qu’elle fera sera de monter les taux d’intérêts des crédits, et de saisir qui ne pourra pas payer ou le fera en retard. Souvenez-vous de ce qui est arrivé il y a quelques années aux Etats-Unis avec les crédits et les expulsions, parfois même pour des retards de paiement de moins de 10$.
  • N’utilisez que le cash: payez en liquide, tout ce que vous pouvez payer en argent liquide, faites-le! Ils sont en train d’organiser la disparition de l’argent sonnant et trébuchant pour mettre en place une économie intégralement électronique, complètement dématérialisée qui donnera tous pouvoir à la finance. Comment mieux contrôler l’argent puisque celui-ci ne sera plus en circulation dans la réalité?
  • Retirez votre argent des banques: chaque euro stagnant sur un compte est un euro qui pourra être ponctionné en cas de difficulté des banques, cela a été acté, cela s’est déjà produit notamment à Chypre, et cela se reproduira dans nos pays. Ne laissez que le minimum, pour les prélèvements programmés, le reste, retirez-le.
  • Videz tous vos placements. Le moindre placement est une somme d’argent vouée à disparaître. Que cela soit votre assurance-vie, votre capital-retraite, votre PEL ou tout autre placement, sa sécurité ne se trouve plus dans une banque. À l’heure actuelle, il n’y a pas que les banques qui font faillite, les assurances aussi, et si cela arrive, votre argent, il aura complètement disparu!
  • Achetez de l’or, mais du vrai, du lourd, pas de « l’or-papier » ni-même de l’or vendu en bijouterie de centre commerciaux à 9 carats. Ils vendent du 9 carats!!! Où sont passés les produits en or 24 carats? L’or est une manière de garder ses économies, du moins une partie, en dehors du système sur la longueur, c’est un métal qui se revendra toujours en cas de besoin, et surtout, surtout, ne vendez pas ce que vous avez, cela partirait dans les paradis fiscaux, et l’or est racheté à un prix dérisoire, une véritable arnaque.
  • Ne spéculez plus, ne misez plus rien en bourse, non seulement les marchés sont complètement trafiqués, mais c’est également le moyen de perdre beaucoup en un minimum de temps.
  • Payez, oui, mais à la dernière échéance. Pourquoi se priver finalement lorsqu’on en a la possibilité. L’état et les collectivités payent constamment (lorsqu’ils le font) avec un maximum de retard, nous, si nous le faisons, nous avons des pénalités, alors autant le faire dans les temps, mais à la toute dernière échéance.
  • Renégociez vos crédits, et s’il fait des difficultés, insistez, faites lui perdre son temps, mais revoyez les taux à la baisse.
  • Ne déclarez vos impôts que sur papier, cela les forcera à embaucher pour traiter la déclaration.
  • Refusez tout paiement à distance, que cela soit les cartes bancaires dotées du système NFC aisément piratable comme le paiement par mobile. De plus, chaque alternative au cash favorise la dématérialisation de la monnaie.
  • Convertissez vos économies si vous le pouvez en couronne norvégienne, monnaie qui ne s’effondrera pas si l’euro le fait, la conversion est possible jusqu’au 31 Décembre 2015, après, il sera trop tard.
  • Ne payez plus en chèque. Les banques retardent les encaissements pour faire travailler l’argent avant de traiter la demande et de verser celui-ci à son destinataire.

Et ceci n’est qu’un moyen d’agir parmi beaucoup d’autres qui sont listés ici. Nos politiques ne font pas cela par ce qu’ils en ont le droit ou la possibilité, mais par ce que nous les laissons faire sans utiliser de véritables solutions!!!

C’est à nous d’agir! Alors soit nous le faisons, soit les français arrêtent de se plaindre! Nous avons les moyens de leur imposer nos volontés de manière efficace et radicale, nous avons les moyens de nous faire entendre autrement que par des manifestations qui ne servent pas à grand chose, tant que nous consommons, ils sont tranquilles! Arrêtons de consommer, retirons notre argent, et faisons nous entendre!!!

Aux détracteurs d’un tel message, il ne s’agit ni de populisme, ni de racisme, encore moins de nationalisme, mais d’une volonté de vouloir le meilleur pour nous et nos enfants, car ceux sont eux qui paieront véritablement la facture!!!

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L'empire tangue

24 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE

L'empire tangue

24 Juin 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

L'empire tangue

Chose promise, chose due, même si les sondages des derniers jours laissaient planer le doute suite à la récupération sordide du meurtre de Jo Cox. Les menaces toutes plus sombres les unes que les autres de la part du système - la palme revient à l'inenarrable Donald Tusk qui évoquait sans rire "la fin de la civilisation occidentale" - n'y auront pas suffi. See EU later...

Les oligarques non élus de Bruxelles sont en émoi, la mafia médiatique est assommée, les banksters paniquent et les marchés dévissent. Rien que pour ce spectacle, un grand merci aux Britanniques s'impose. En passant, l'on est quand même rêveur devant le mouvement de panique mondiale causée par ce simple vote sur un sujet qui ne devrait surprendre personne. Que les bourses s'effondrent, que les monnaies s'écroulent montre à quel degré d'avancement et de déconnexion de la réalité est arrivé le monde parallèle de la finance, gigantesque bulle virtuelle. Nigel Farage, l'un des tenants du Brexit, l'a assez bien résumé dans son discours : "C'est la victoire des petites gens, des gens honnêtes, de la réalité face aux multinationales et au système établi".

Cette journée historique aura d'importantes répercussions géopolitiques, même si celles-ci se feront plutôt sentir à long terme. Tout ne changera pas du jour au lendemain, bien que certains éléments puissent survenir plus vite que prévu.

Pour le Royaume-Uni même, la reprise en main de son destin (qu'il n'avait jamais vraiment abandonné aux mains des europloucs) pourrait s'accompagner, ô ironie, de certaines difficultés. L'Ecosse et l'Irlande du nord, qui ont voté en faveur du maintien, seront tentées de prendre leur distance de l'Angleterre et du Pays de Galles. Déjà, les leaders indépendantistes écossais réclament un nouveau référendum de même que le Sinn Fein pour la verte Erin. L'Espagne s'y met aussi, qui demande le retour de Gibraltar après 300 de présence britannique sur l'îlot.

A l'échelle continentale, les eurocrates sont paniqués devant le possible effet domino. Car tout l'anti-système s'y met : Wildeers réclame un référendum aux Pays-Bas, Le Pen et Mélenchon en France, le Mouvement 5 étoiles en Italie ; l'Autriche, la Hongrie, la République tchèque font également la queue. Nexit, Frexit, Itaxit, Auxit, Tchèxit, Honxit etc. - les eurolâtres sont affolés et feront tout pour bloquer les revendications des peuples. Si l'UE était démocratique, ça se saurait n'est-ce pas...

Mais derrière, c'est évidemment l'affrontement entre les deux grands qui se profile. L'ombre du méchant ogre russe, accusé de toutes les turpitudes, plane sur le Brexit. La corporation médiatique nous avait déjà prévenus avec des trémolos dans la voix. A peine vaincu, Cameron n'a pu s'empêcher un commentaire désabusé - "Poutine doit être content" - s'attirant une réponse ironique du maître du Kremlin. L'ancien ambassadeur US à Moscou, Michael Mc Faul, va plus loin : "C'est une gigantesque victoire pour Poutine. Je le félicite pour sa victoire ce soir." (!)

Qu'il mette dans le camp des perdants du Brexit les Etats-Unis est une forme d'aveu. Le lecteur de ce blog ne sera pas surpris, qui sait que la construction européenne fut dès le départ un projet américain visant à mettre la main sur le Vieux continent. Les avertissements d'Obama à son vassal n'avaient guère étonné, même s'il avaient finalement eu l'effet inverse de celui escompté.

L'empire tangue

Le maître de l'empire se voit aujourd'hui obligé de déclarer qu'il "respecte le vote britannique" (manquerait plus que ça !) mais les stratèges US l'ont mauvaise. "Le Royaume-Uni et l'Union européenne resteront des partenaires indispensables" a-t-il ajouté. Mais voilà le problème : deux au lieu d'un, et peut-être bientôt trois, quatre, cinq, qui commenceront à partir dans tous les sens, n'écouteront plus que d'une oreille les recommandations de tonton Sam, au lieu d'une structure européenne centralisée noyautée par les Américains. Voilà le souci européen de Washington...

Soyons honnête, la Russie bénéficie évidemment du Brexit. Le bras européen de l'empire se fissure, l'intense lobbying anti-russe de la Grande-Bretagne au sein des instances eurocratiques ne sera bientôt plus qu'un souvenir, le vent de révolte gagne le Vieux continent tout entier où les partis europhobes sont en même temps russophiles.

A Moscou, on préfère la jouer modeste, Medvedev versant même une larme de crocodile sur les possibles conséquences économiques négatives du Brexit. Mais dans les couloirs du Kremlin, on doit jubiler. Le système impérial US en Europe se lézarde au moment même où la construction eurasienne ne cesse d'avancer.

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OTAN ne pas aller trop loin

24 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale, #La Russie, #L'OTAN., #Ukraine

OTAN ne pas aller trop loin

19 Juin 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

OTAN ne pas aller trop loin

Les Etats-Unis font feu de tout bois en ce moment. Nous reviendrons en détail sur cette inquiétante évolution, peut-être due à la perspective de l'élection de Trump et la fin de l'âge d'or de l'interventionnisme. Toujours est-il qu'en Europe de l'est, l'OTAN prend un ton offensif et multiplie les provocations à l'égard de Moscou sous couvert, bien entendu, de lutter contre "l'agression russe" (défense de rire).

A tel point que cela a entraîné - fait extrêmement rare - une cinglante critique du ministre allemand des Affaires étrangères contre l'organisation militaire dont il fait pourtant partie. Frank-Walter Steinmeier s'est lâché contre le "bellicisme" de l'alliance atlantique :

"A l'heure actuelle, on ne doit pas aggraver la situation par le cliquetis des armes et une rhétorique guerrière. Celui qui pense que les parades militaires symboliques de chars à la frontière Est de l’OTAN favorisent le climat de sécurité, se trompe".

Paroles de simple bon sens mais qui mettent au jour de profondes fractures au sein du bras armé US entre les hystériques balto-polonais soutenus par les Anglo-saxons et la "vieille Europe" un peu plus réticente à servir de chair à canon.

Ces déclarations font suite à l'étonnante réaction du Premier ministre bulgare le 16 juin. Boyko Borissov est pourtant un bon petit soldat du système impérial, formé aux Etats-Unis, ayant torpillé le South Stream sur demande US et contre les intérêts de son pays. Mais jeudi dernier, il s'est opposé tout net à la création d'une flotte otanienne de la Mer noire et a exclu la participation de Sofia.

Deux désaveux en deux jours pour l'OTAN, c'est ce qui arrive quand on pousse le bouchon trop loin.

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« BREXIT »: le référendum britannique exprime le ras le bol des peuples de l’U.E.

24 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Terrorisme, #Les média

« BREXIT »: le référendum britannique exprime le ras le bol des peuples de l’U.E.

Europe crise

Les résultats du référendum  du 23 juin en Grande Bretagne sont clairs.
Les Britanniques ont voté massivement.  Le taux de participation a été de  72,2% 52% des votants se sont prononcés pour la sortie du pays de l’Union Européenne.
Conséquences immédiates: la baisse de la Livre sterling, le dévissage des bourses, la démission du Premier ministre conservateur D. Cameron partisan du maintien dans l’UE, comme les milieux financiers, B. Obama, la Commission de Bruxelles,  le Parti Travailliste, etc.
Pour leur part, les Partis Communistes d’Irlande et de Grande Bretagne et divers syndicats, estimant que l’UE n’est pas réformable, ont expliqué qu’ils étaient, eux, favorables à  un « Lexit » (une sortie « de Gauche »).

 

A noter qu’une fois encore les sempiternels  médiacrates français qui régentent l’opinion publique et les journaux de la pensée unique s’étonnent de ce résultat ( l’inversion des résultats du derniers sondage ) et stigmatisent ce peuple -qui comme toujours- n’aurait rien compris…
La même chanson (avec souvent les mêmes interprètes) qu’après le Non au référendum français sur la Constitution européenne, les mêmes pseudo arguments qui ont conduit , contre tout respect de la démocratie, à refaire voter les Danois et les Irlandais qui, comme les Français et les Hollandais avaient eu l’insolence de dire Non.

Ces « élites » autoproclamées, politologues et politiciens ne se sont à aucun moment remis en cause. Mieux ils ont contribué à faire avaler sous la présidence de Sarkozy, en 2009, le scandale de l’acceptation par le Parlement français du Traité de Lisbonne qui reprenait une grande partie des dispositions rejetées lors du référendum de 2005.
Seuls les députés et sénateurs du Parti Communiste Français et du Front de Gauche et une poignée de réfractaires éparpillés dans divers groupes étaient alors restés fidèles au vote des Français en 2005.

Aujourd’hui, si l’on avait à revoter en France, le Non à une constitution européenne ne serait plus de 55%,  mais de 65%.
Mais peu importe… on continue comme si de rien n’était, la même politique néolibérale, d’abandon des souverainetés nationales, de recherche du profit maximum, de casse des services publics, de chômage (22 millions de personnes dont 4 millions de jeunes), de réduction des salaires, de liquidation du Droit du Travail, d’enrichissement honteux d’une poignée de privilégiés et d’appauvrissement et de difficultés pour les peuples.

Jamais , la perception des  politiques de l’U.E. n’a été aussi négative.

C’est là que sont les causes de fond du Brexit (y compris dans le rapport à l’immigration).

Or, ces causes d’impopularité de l’U.E. se retrouvent dans beaucoup de pays qui en sont membres.
Une étude récente du Pew Resarch Center, publiée le 7 juin, montre que les opinions négatives sur l’UE ont augmenté de 34% ces 10 dernières années.
L’enquête relève qu’en 2007, la vision négative était en moyenne de 15% dans les 10 pays analysés.
En 2016, ce pourcentage atteint les 49%.
L’ensemble des pays (Allemagne, Espagne, France, Grèce, Hollande, Hongrie, Italie, Pologne, Royaume Uni et Suède) représente 80% de la population de l’UE et 82% de son économie.

La Grèce arrive en tête du mécontentement avec 71% des réponses qui trouvent plus d’inconvénients que d’avantages à appartenir à l’UE.
La France suit avec 61%, puis l’Espagne (49%) et la Grande Bretagne (48%).
Curieusement, le pourcentage des « mécontents » britanniques est de même niveau que celui de pays comme l’Allemagne (48%) ou la Hollande (46%).
Les pays où l’opinion demeure très majoritairement positive sont la Pologne (72%), la Hongrie (61%), l’Italie (58%) et la Suède (54%).

Dans les pays du Sud, 65% des Espagnols, 66% des Français, 68% des Italiens et 92% des Grecs rejettent les choix économiques de l’UE.
En clair, si une claire majorité de Grecs et de Français trouvent négative l’appartenance à l’UE, même en Espagne -où les avis négatifs n’ont pas la majorité absolue- et en Italie -où l’appartenance est ressentie comme positive- les politiques européennes néolibérales sont condamnées dans le Sud de l’Europe.
Le référendum britannique, avec la victoire du Brexit malgré toutes les pressions sur les électeurs, prouve qu’aujourd’hui ces choix économiques et politiques, l’absence de démocratie et de contrôle sur les eurocrates de Bruxelles, le poids des lobbies, sont en train de défaire l’Union Européenne.

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« Les heures les plus sombres… » L’édito de Charles SANNAT

24 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales, #Le syndicalisme

« Les heures les plus sombres… » L’édito de Charles SANNAT

« Les heures les plus sombres… » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

« Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes,

je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Lorsqu’ils ont enfermé les sociaux-démocrates,

je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes,

je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Lorsqu’ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne

pour protester. »

Ce texte est du pasteur allemand Niemöller arrêté en 1937 et envoyé au camp de Sachsenhausen. Il est ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau.

La liberté ne se négocie pas

Mes amis, la liberté ne se négocie pas, elle se défend. Alors je le dis à toutes celles et ceux qui pensent avoir une excuse, à toutes celles et ceux qui sont quand même un peu convaincus par la propagande de nos sinistres dirigeants, à toutes celles et ceux qui croient que les casseurs méritent que l’on suspende l’un de nos droits les plus fondamentaux, état d’urgence ou pas état d’urgence… Méditez ces quelques lignes.

Lorsqu’ils sont venus gazer les anti-mariage pour tous, je n’ai rien dit car j’étais pour le mariage pour tous !

Lorsqu’ils sont venus arrêter et embastiller des veilleurs totalement pacifiques qui n’ont jamais rien cassé, je n’ai rien dit. Je n’étais pas veilleur.

Lorsqu’ils sont venus arrêter le Général Picquemal ancien patron de la Légion étrangère à Calais, je n’ai rien dit, je n’étais ni légionnaire, ni calaisien, ni facho… pensez donc !

Lorsqu’ils sont venus arrêter les écologistes, qu’ils les ont assignés à résidence pendant la COP 21 que tout le monde a déjà oublié, je n’ai rien dit, je n’étais pas écolo, je ne cultivais pas de courgettes.

Lorsqu’ils sont venus arrêter Martinez et les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste, je n’étais pas gauche…

Ce qui nous ramène à cette première phrase de notre pasteur allemand déporté.

« Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste… »

La liberté ne se réduit ni à celle de consommer, ni à celle de se déplacer. La liberté est la valeur suprême que tout être humain doit chérir, protéger et parfois… défendre.

Que vous soyez pour ou contre la loi Travail, pour ou contre la CGT ou FO n’a aucune importance. Ce qui est essentiel mes amis, c’est qu’aujourd’hui, après presque 4 ans de dérives sécuritaires majeures atteignant nos libertés individuelles sans que cela ne protège le moins du monde nos concitoyens des massacres sur les trottoirs de nos villes, dans nos salles de spectacle, un gouvernement portant les couleurs socialistes a décidé d’interdire une manifestation syndicale, ce qui est une grande première depuis Maurice Papon !!

Malgré le ridicule du circuit proposé portant en lui-même les germes de débordements et de risques importants, le gouvernement vient de faire volte-face. Bien lui en a pris, car ce gouvernement doit savoir que nous ne sommes pas tous prêts à perdre nos libertés sans combattre.

Demain et pour la première fois, j’irai sans doute manifester.

Pas parce que je suis de droite,

pas parce que je suis de gauche,

pas parce que je suis syndiqué, FO ou CGT,

mais parce que je ne serai pas celui qui n’a rien dit car soyez-en certains, si le précédent est créé alors quel que soit le sujet, le droit de manifester une opinion contraire à celle du gouvernement nous sera retiré à jamais.

Les heures les plus sombres ce ne sont pas ce que l’on croit ou ce que la propagande socialiste veut vous faire croire.

Les heures les plus sombres c’est maintenant et depuis une funeste soirée du 13 novembre.

Notre pouvoir est entre de bien mauvaises mains. À nous de veiller à ce qu’il n’y reste pas.

La liberté ne se négocie pas, et la liberté exige que nous soyons capables de supporter les excès de liberté de certains ! Et c’est là que la police intervient mais pas avant.

Je propose, à tous ceux qui le souhaitent, une saine lecture. Celle de la Constitution encore en vigueur dans notre pays… le texte intégral ici.

Vive la liberté, vive la France !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin

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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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L’attaque Barbarossa il y a 75 ans.

24 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #La guerre, #L'OTAN.

L’attaque Barbarossa il y a 75 ans.

Le 23 juin 2016

 L’attaque Barbarossa il y a 75 ans.

Ce 22 juin, cela fait 75 ans que la Russie a été attaquée par le Reich et ses alliés. L’action Barbarossa voulue par Hitler mais aussi surtout par ses financiers internationaux (les mêmes que nous retrouvons dans l’attaque actuelle contre la Russie du 21ème siècle), avec la France qui garde une position trouble et lâche, a provoqué le lancement de la Guerre sacrée par Staline. Alors que la France avait accepté d’arrêter le combat face à l’ennemi, la Russie avait décidé de se battre pour repousser l’attaque. Aujourd’hui encore la France n’est pas prise au sérieux même chez les Polonais qui ont été trahis par la France lors de la Blitzkrieg sur le territoire polonais.

un des plus beau chant patriotique Russe

75 ans après l’invasion surprise en Russie, les troupes de l’OTAN occupent les positions le long des frontières de la Russie. 75 ans après Barborossa les mêmes alliances ennemis se sont formées. L’Allemagne, encore, occupe une position centrale avec les U.S.A pour l’occupation via la bannière de l’OTAN des territoires de l’Est de l’Europe. L’OTAN a donné au commandement de la Bundeswehr la position de Memel sur la Lituanie pour avoir sa base militaire. Le commandement américain vise sur un affaiblissement du territoire russe à côté de la Pologne et de Memel. Des stratégies de communications opératives sont mises en place sur le territoire de Kaliningrad pour provoquer un effondrement de ce territoire russe. 75 ans après, l’Histoire semble se répéter. Le peuple du Donbass a montré l’exemple de sa détermination comme à l’époque de l’attaque nazie le 22 juin 1941. Pendant que les nations occidentales présentent des émissions à endormir les peuples, la télévision russe montre des films sur la Seconde Guerre mondiale en souvenir du peuple russe qui s’est courageusement levé contre l’envahisseur.

il est troublant d’entendre ce chant patriotique russe avec les images de la guerre au Donbass (montage, réalisé par Alexandre Kissilev, sous-titres français).

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L’UE et les inondations contrôlées Valentin Martin et Jacques Maillard

23 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

L’UE et les inondations contrôlées
Valentin Martin et Jacques Maillard

samedi 18 juin 2016, par Comité Valmy

L’UE et les inondations contrôlées

Dans sa directive de 2007 dite directive-inondation 1) , l’Union européenne définit l’inondation comme « un phénomène naturel qui ne peut pas être évité ».

 

Malgré cela, les violentes inondations qui ont touché la France ces dernières années ne furent pas unanimement perçues comme telles par un certain nombre de personnes concernées.

 

En effet, de nombreuses voix parmi les élus, les syndicats d’intercommunalité, ou les syndicats d’agriculteurs, se sont élevés précisément pour dénoncer le caractère évitable de ces inondations.

 

En 2013 un sénateur 2) dans une question au ministre de l’Environnement souleva le problème de l’entretien des cours d’eaux rendu de plus en plus impossible par les autorités. « Il lui demande si ces inondations ne sont pas, partiellement, dues au mauvais entretien des cours d’eau et rivières. Autrefois, les rivières étaient librement entretenues par les riverains et les agriculteurs mais on est passé d’une extrême à l’autre, avec des normes toujours plus contraignantes et dissuasives. De ce fait, personne n’ose plus intervenir et les cours d’eau ne sont plus nettoyés. »

 

La question de l’entretien des cours d’eau

Dans un article de La Voix du Nord de juin 2016 intitulé « Lorgies : l’entretien des cours d’eau mis en cause dans les inondations »3) , le directeur de l’Union Syndical d’Aménagement hydraulique du Nord déclare attendre depuis plus de trois ans les arrêtés préfectoraux qui l’autoriseront à dévaser les cours d’eau. L’USAN affirme que des fossés autrefois curés tous les quatre ans n’ont plus été depuis quinze ans.

 

En 2014, un maire d’une commune du Var en rappelant l’importance du curage des rivières contre les inondations, déclara à la presse que lors d’un nettoyage de rivière ses engins avaient tout simplement été arrêtés par la police de l’eau : "Les élus locaux connaissent parfaitement leurs rivières. Si on baisse le niveau de la rivière de deux mètres, si on talute les berges et si on fait des enrochements dans les points sensibles, il n’y a pas de raison que la rivière sorte de son lit.[...]Hier, on a encore arrêté nos engins parce que la police de l’eau voulait préserver les anguilles. Le débat du jour, il est simple : veut-on préserver les anguilles ou des vies humaines ?" 4)

 

Sur l’Ile de Ré, les élus se voyaient reporter chaque année la reconstruction des digues dont le mauvais état, déjà signalé comme tel en 2008, avait causé les inondations de Xinthia en 2010. Les élus appelèrent donc, dans des délibérations des conseils municipaux de l’île , à reprendre les vieilles tradition multiséculaires où les habitants reconstruisaient et entretenaient eux même les digues. Ainsi, le 9 août 2013, devant les médias (qui n’en parlèrent point, par peur de donner des idées aux autres communes de France ainsi menacées), les RG et la maréchaussée médusée, 1500 habitants, armés de pelles, reconstruisirent une première digue, au Groisil dans la commune de la Couarde. 5)

 

En juin 2016, le maire de Sainte-Florence (Gironde) qui avait procédé au curage d’un cours d’eau sans autorisation préalable, s’est vu condamné par la justice à payer une amende de 5000 euros. Ses travaux furent jugés « nuisibles au débit de l’eau et à la vie aquatique », selon l’accusation, et aux importantes « conséquences environnementales sur la faune et la flore », selon la décision de la Cour d’appel. 6)

 

Tous les obstacles mis à ces opérations d’entretien sont récents et concernent tout le territoire. En effet, ils font suite à la publication de la directive-cadre sur l’eau de 2000, transcrite en droit français en 2004 .7)

 

La directive-cadre sur l’eau (DCE)

Elle engage les Etats à atteindre le « bon état » de ses cours d’eau en 2015. La notion de « bon état » concerne la qualité chimique de l’eau, mais surtout la qualité « écologique » des « masses d’eau ». La qualité écologique est déterminée par l’absence de « signes de distortion résultant de l’activité humaine » sur le cours d’eau : « Pas ou très peu d’altérations anthropogéniques » constitue selon l’annexe V le « très bon état écologique ». Un des critères de qualité « hydromorphologique » est la « continuité », c’est-à-dire l’absence de perturbations « par des activités anthropogéniques et qui permet une migration non perturbée des organismes aquatiques et le transport de sédiments ».

 

Selon une brochure de la Direction général de l’Aménagement, du Logement et de la Nature sur la DCE 8), à la suite de cette directive, 55% de l’état écologique des masses d’eau en France fut classé "moins que bon". Il était donc urgent de « restaurer les continuités écologiques ».

 

Selon l’Office National de l’Eau et des Milieux aquatiques (ONEMA) 9) : «  Une grande partie des détériorations des habitats fluviatiles résultent de la modification de la morphologie et des processus hydromorphologiques des cours d’eau. Les principales sources du désordre sont les modifications des régimes hydrologiques par la chenalisation des rivières (recalibrage, rectification, endiguement) et la présence de seuils ou de barrage [...]Un fonctionnement hydromorphologique perturbé augmente singulièrement le risque de non-atteinte du bon état écologique exigé par la directive cadre sur l’eau (DCE). »

 

En termes concrets, « l’atteinte du bon état écologique exigé par la DCE » signifie la fin de l’entretien des rivières. Une plaquette d’entretien 10) de 2010 des rivières publiée par le préfet du Cher, département qui fut durement touché par les inondations de 2016, donne un sens plus clair aux applications concrètes de la Directive européenne. Quelques exemples de conseils d’entretien :

 


-  les embâcles : « Formés par une accumulation de végétaux morts, les embacles constituent un support de biodiversité dans la rivière (abris, support de ponte, source de nourriture...). Ils ne doivent être retirés que lorsqu’ils représentent un risque : aggravation des crues, érosion des berges, déchaussement d’ouvrages... »

 


-  les berges : « L’entretien se réalise de façon pluriannuelle, soit des interventions tous les 3 à 5 ans selon la dynamique de la végétation, avec pour grands principes :
• conserver au maximum la végétation … » « Sont à proscrire : les protections étanches en « dur » qui suppriment tout échange entre le milieu aquatique et le milieu terrestre, induisent un appauvrissement du milieu, entraînent souvent une accélération du courant par leur faible rugosité et provoquent généralement une érosion en aval. » « Il ne faut donc pas couper les broussailles de manière systématique
 »

 


-  curage : « Le phénomène de dépôt-érosion fait partie du fonctionnement normal d’une rivière en bonne santé. »

 

La sédimentation et le dépôt des cours d’eau sont donc définis comme des pratiques naturelles du cours, c’est-à-dire « normales », la zone inondable devenait un milieu humide et semi-aquatique ou encore un « espace de liberté du cours d’eau ».

Alors que cette directive protège la vie du cours d’eau, elle ne dit rien de la vie des habitants vivant le long des cours d’eau. Leur sort est plus précisément décrit dans la directive de 2007, la directive-inondation 11) retranscrite dans le droit français en 2010.

 

La directive inondation

Ce n’est plus le risque d’inondation qui doit être pris en compte comme c’était le cas en droit français, mais ce risque pondéré par un facteur qui inclut notamment les enjeux économiques du territoire. « Risque d’inondation : combinaison de la probabilité d’une inondation et des conséquences négatives potentielles pour la santé humaine, l’environnement, le patrimoine culturel et l’activité économique associées à une inondation. »

 

Ainsi le risque dans une zone inondable « à faible enjeu », c’est-à-dire la majorité du territoire, peut être considéré comme non significatif : « Les risques pourraient être considérés dans certaines zones comme non significatifs (zones faiblement peuplées ou inhabitées, zones aux enjeux économiques ou écologiques limités) », affirme la directive. La logique d’avantages coûts que la directive met en place considère l’inondation de ces zones comme n’ayant pas de conséquences négatives. Au contraire l’entretien peut se révéler plus coûteux que le bénéfice qui en serait retiré. « Le plan tient compte des points suivants : les coûts et les bénéfices... ». Pour toutes ces zones, les mesures préconisées par le DCE s’imposent donc : restauration de la continuité écologique, espace de liberté du cours d’eau.

 

A l’inverse l’inondation de certaines zones sont considérés comme ayant des conséquences négatives : les zones à risques d’inondation (ZRI) dont la carte a été tracée par l’Etat français 12) . Ce sont en gros les 80 plus grandes agglomérations du territoire. La nouveauté introduite par la directive est que des zones qui autrefois n’étaient pas considérées comme inondables le deviennent. La probabilité d’une crue centennale (occurrence supérieure à tous les 100 ans) devient une « probabilité moyenne » d’inondation. Les espaces jugés compétitifs et attractifs pourront par ce biais être classés comme ZRI.

 

Ainsi, Montigny-sur-Loing, Nemours ou Vendôme, villes qui ont été les plus durement touchées par les inondations de 2016, ne sont pas classés en ZRI. Mais le centre ville de Paris qui a connu une inondation en 1910 le devient, avec le plan de gestion de risque qui s’impose, comme par exemple le très médiatisé exercice « EU Sequana 2016 » de mars 2016. Des bassins de rétention ou des plans d’ « inondation contrôlée » voient ainsi le jour dans des communes jugées « compétitives », et ce en dépit de la faiblesse du risque. « Les plans de gestion des risques d’inondation peuvent également comprendre l’encouragement à des modes durables d’occupation des sols, l’amélioration de la rétention d’eau, ainsi que l’inondation contrôlée de certaines zones en cas d’inondation. »

 

En clair, l’UE interdit aux habitants de lutter contre les inondations dans les zones inondables, et se fait le cheval de bataille de la lutte contre les inondations dans des zones en partie non-inondables.

 

Conclusion : l’UE et les inondations contrôlées

Les inondations survenues en France ces dernières années ont donc bel et bien été « contrôlées » par l’Union européenne, et favorisées par le zèle de certaines administrations et ministères. Le bilan humain est très lourd :782 communes inondées en état de catastrophe naturelle et 20000 évacuations en juin 2016, 20 morts dans le sud-est en 2015... La liste continuera à s’alourdir tant que le pays cherchera à atteindre les objectifs fixés par les directives.

 

La commission européenne est épaulée, encouragée et relayée avec zèle et entrain par des associations « environnementales », souvent recevant d’ailleurs de nombreuses subventions tant de multinationales que de la dite commission, dans ce travail d’obstruction systématique à la tradition française d’entretien et de construction d’ouvrages hydauliques pour le bien de toute la population.

 

L’écologie est un prétexte utilisé pour masquer la destruction totale du paysage français, résultat de siècles de travaux. Par exemple, Blaise Pascal avait consacré une partie de sa vie, de ses revenus et de son savoir à l’assèchement de marais poitevins. C’est cette œuvre à la fois populaire, scientifique et technique que l’UE cherche à détruire, pour transformer le paysage français en un vaste et lucratif musée à ciel ouvert. Selon cette politique, nulle canalisation du Rhin, de la Loire, nulle construction de canaux, de moulins au fil de l’eau, aménagement sur le long terme du territoire national n’aurait été possible et ne l’est désormais. Si la France laisse cette logique se développer, on peut craindre que d’ici quelques années, les zones rurales soient totalement vidées.

 

Pour reprendre les termes du rapport EDORA (European development opportunities for rural areas), lequel préconise l’émigration massive des populations rurales et de ses outils industriels vers le nord de l’Europe, la nature « sauvage », « authentique », « durable » et réservée au « tourisme haut de gamme pour étrangers hors OCDE »13) aura alors enfin pu remplacer l’homme.

 

12 juin 2016

Valentin Martin
Jacques Maillard
Comité Valmy

Notes

1) http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/ ?uri=CELEX:32007L0060&from=FR
2) Question écrite n° 06473 de M.  Gérard Bailly (Jura - UMP)
3) http://www.lavoixdunord.fr/region/lorgies-l-entretien-des-cours-d-eau-mis-en-cause-dans-ia21b49768n3559023
4) http://france3-regions.francetvinfo.fr/cote-d-azur/2014/11/29/inondations-le-maire-de-la-londe-denonce-les-contraintes-environnementales-602722.html
5) Voir l’article EDORA et Xynthia, sur le site du Comité Valmy

6) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/06/08/01016-20160608ARTFIG00014-un-maire-condamne-pour-avoir-voulu-prevenir-des-risques-d-inondations.php
7) http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGALN_directive-cadre-eau_1_.pdf
8) http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/23b_DGALN_directive-cadre_objectifs_et_mise_en_oeuvre_4_pages_def_web.pdf
9) http://www.onema.fr/IMG/Hydromorphologie/6_conn4_alteration_vbat.pdf
10)http://www.cher.gouv.fr/content/download/6156/36555/file/plaquette_riviere_entretien.pdf
11) http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/ ?uri=CELEX:32007L0060&from=FR

voir la présentation du CEPRI http://www.cepri.net/tl_files/pdf/directiveinondation0805.pdf
12) http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/1-2012_TRI_Nom-2.pdf

13) selon Goldman Sachs. Voir http://www.comite-valmy.org/spip.php ?article3139

 
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La santé publique est dans l'œil de la finance. La liquidation de la France est en cours! Les vautours sont à l’affût.

23 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #La mondialisation, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales, #Le fascisme

La santé publique est dans l'œil de la finance.

La liquidation de la France est en cours!

Les vautours sont à l’affût.

La santé publique est dans l'œil de la finance. La liquidation de la France est en cours! Les vautours sont à l’affût.

Bonjour.

L’ultralibéralisme est un cancer qui ronge le monde. Les soudards de l’école de Chicago et les phalanges constituées par les disciples du Mont Pèlerin ont jeté et jettent misère et désolation partout dans le monde. Contre toute logique - nous devrions nous insurger et les condamner durement au vu des crimes qu’ils commettent - ces psychopathes nous entraînent vers l’abîme avec un risque élevé de 3° guerre mondiale.

Il y a 20 ans, le livre de Viviane Forrester « L’Horreur Economique » avait permis de comprendre la vraie nature du néolibéralisme. Il permettait déjà d’entrevoir les désastres à venir..

En France comme en Grèce, l’Union Européenne est le cheval de Troie de ces criminels. Elle utilise l’austérité pour imposer la dictature du capitalisme sauvage. Le mensonge de la dette permet de culpabiliser les citoyens et de rendre inéluctable à leurs yeux la vente à la découpe de nos biens communs. Le modèle social français issu de la Libération est attaqué par les voyous qui dirigent le monde. Ces gangsters font main basse sur les bastions qu’ils ne possédaient pas encore.

L’éducation et la santé sont de ceux-là !

Le gouvernement de gôche actuellement au pouvoir fait la sale besogne et impose toutes les régressions possibles au peuple français. La trahison « des ennemis de la finance » est totale.

Pour autant, le retour aux affaires de la droite ultralibérale achèvera le travail ; tout est à vendre désormais.

La France va disparaître dans ce maelström néoconservateur – appendice de l’Empire Etasunien – appelé Union Européenne.

Dans le document ci-dessous vous pouvez apprécier les efforts de nos gouvernants sociaux-libéraux pour plaire à leurs maîtres.

Une bataille est engagée à Saint Dizier pour sauver l’hôpital public.

Vous trouverez en PJ deux documents pour expliquer cette vilénie.

Faites circuler grandement cette information SVP !

Bien cordialement.

Lucien Pons

La santé publique est dans l'œil de la finance. La liquidation de la France est en cours! Les vautours sont à l’affût.

L'hôpital public doit-il fonctionner comme une entreprise, autrement dit, la santé est-elle une marchandise? - Que dit le Professeur Grimaldi? - Extraits.

" Avec la Tarification A l'Acte, dans notre jargon, la T2A, les recettes d'un hôpital sont désormais directement liées au nombre d'actes et de consultations enregistrés par l'établissement, donc à son volume d'activité.

la T2A a fait entrer l'hôpital public dans une logique purement gestionnaire. Ainsi, une consultation, pour être rentable, devrait durer douze minutes ! En effet, si vous calculez le ratio entre ce que l'assurance maladie rembourse à l'hôpital et le coût des médecins, infirmiers..., vous arrivez à douze minutes. Une stupidité, car tout dépend du patient et de la pathologie. Avec la T2A, les médecins se retrouvent face à un dilemme : ils sont déchirés entre donner le juste soin pour le patient au moindre coût pour la Sécu ou défendre leur structure en augmentant des soins inutiles. L'Institut Montsouris à Paris [un hôpital privé à but non lucratif, NDLR] possède un logiciel pour « optimiser le codage ». Le Parlement vote chaque année une enveloppe globale qui contient les crédits alloués à la santé, secteurs public et privé confondus. Mais cette enveloppe n'est pas extensible. La T2A est un moyen pour mettre sous pression les hôpitaux.

C'est un cheval de Troie. Avec elle, les fermetures d'hôpitaux publics se feront « naturellement », c'est machiavélique : l'hôpital public est en déficit, il va supprimer de l'emploi, des activités. On dira que la clinique privée d'en face fait le travail et qu'elle est moins chère pour la Sécu." sauf que la clinique aura tendance à laisser les cas lourds au public. CQFD

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Les autoproclamés «antifas» au service de l’ordre établi. "Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes" (de Huey Pierce Long).

23 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs., #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Terrorisme

Les autoproclamés «antifas» au service de l’ordre établi. "Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes" (de Huey Pierce Long).

Bonjour.

Les masques tombent et c’est tant mieux. Qui sont ces antifas si prompts à défendre les intérêts supérieurs de l’Empire atlantique. Dans cette période particulière que nous vivons – la contestation de la loi travail qui ne faiblit pas, les provocations otanniennes à la frontière russe par l’opération Anaconda un mois avant le sommet de l’OTAN à Varsovie les 6 et 7 juillet 2016 – ces « défenseurs » de la démocratie que l’on nomme Antifas, tombent le masque et montrent ainsi leur vrai visage. Que ce soit les « Black Blocks » ou les « No Border » ces révolutionnaires biberonnés à l’idéologie post-moderne sont de tous les mauvais coups. Lors des manifestations contre la loi El Khomri ils deviennent les casseurs masqués et les agresseurs de la police. Ils vont même jusqu’à incendier une voiture de police au risque de tuer les fonctionnaires qui l’occupaient. Sans parler du cordon sanitaire installé lors des réunions « Nuit-Debout » afin d’exclure les infâmes nationalistes que sont les vrais patriotes. Nos amis du PARDEM ont connu ce penchant particulier de la liberté d’expression dans cette « vraie gôche anticapitaliste ». Ils avaient déjà exclu Sylvain Baron. Etienne Chouard était passible d’agression physique s’il se rendait à ces rendez-vous et ce malgré la multiplicité des ateliers constituants directement inspirés de sa réflexion sur ce sujet. Ce sont d’ailleurs des personnes de ces rassemblements qui ont réclamé sa venue…

Ces nouveaux croisés de l’ultralibéralisme ne sévissent pas seulement en France. En Allemagne depuis longtemps déjà, leur violence permet de disqualifier toute contestation légitime de l’ordre néolibéral imposé par les psychopathes qui dirigent le monde. « Les manifestations du lundi » qui dénoncent les manœuvre étasuniennes pour déstabiliser l’Europe sont régulièrement polluées de violences venant de ces « pacifistes » nouvelle formule. « Les manifestations du lundi » existent depuis deux ans déjà en Allemagne, elles ont lieu dans de nombreuses villes et sont très suivies. Le but est d’alerter sur la dangerosité du soutien occidental aux néonazis de Kiev. Le coup d’Etat du 22 février 2014 à Kiev a été mené par les services américains afin d’atteindre la Russie au cœur de sa zone d’influence. Pour ce faire ils ont utilisés les forces néonazis du Pravy Sektor sans aucun état d’âme ! C’est très curieux que les « Antifas » ne combattent jamais ces vrais nazis ! Cherchez l’erreur !

En Allemagne ces sinistres antifas ont agressé Sarah Wagenknecht députée de la gauche radicale du parti « Die Linke ». Pourtant cette personne dénonce de façon très courageuse la politique du pire imposée par les maîtres du monde.

Pierre Lévy dans l’excellent article ci-dessous nous permet de mieux comprendre les motivations de ces Antifas.

Puis l’article d’Erwan Castel complètera le tableau. Il est vivement conseiller d’apprécier la qualité de l’engagement politique de Sarah Wagenknecht dans les trois vidéos proposées.

Un petit rappel, n’oublions pas cependant l’aveu presque innocent d’un antifa dans son blog et la définition de leur mission.

Fiche technique : comment reconnaître un Rouge-Brun ?

https://reflets.info/fiche-technique-comment-reconnaitre-un-rouge-brun/

– La haine de l’Europe, mère de tous les maux

Quelles sont les caractéristiques qui permettent de savoir que ce fond rouge est bien le rouge des Rouge-Bruns ?

Facile :

La mondialisation, c’est le mal

– Le libéralisme, c’est le mal

– L’Etat devrait reprendre la main et brider l’oligarchie économique en place

– La Palestine c’est toujours bien, Israël, c’est toujours mal

– Antisioniste, oui…mais jamais antisémite

– Les travailleurs, le prolétariat, doivent prendre le pouvoir qui leur a été retiré par la bourgeoisie, la classe dominante en général

– Les USA dominent la planète aidés d’Israël : il faut toujours être du côté opposé aux USA (il faut être pour Poutine, pour Assad, pour le pouvoir iranien, par exemple)

Bien cordialement

Lucien Pons.

"Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes"

 
 
Sahra Wagenknecht, dirigeante du parti Die Linke et députée allemande au Bundestag allemand, a été victime d'une agression ce samedi 4 juin, lors d'un congrès du parti à Magdebourg. Même si le mode choisie de l'entartrage n'a pas blessé physique cette femme, il révèle le barbarisme dans lequel notre société occidentale est tombée. 
Personnellement je n'ai jamais applaudi à ce genre de manifestation imbécile, et ceci même à l'encontre d'abjectes personnages comme BHL à qui je reconnais pourtant mériter amplement tribunal et peloton d’exécution.. 

Non ce genre de démonstration est indigne, surtout venant d'un homme attaquant une femme.
 
Agression de Madame Wagenknecht,

Ce minable, qui mérite d'être bastonné et emprisonné, a revendiqué son geste comme une "initiative antifasciste" !... c'est un peu comme si un végétalien s'attaquait à un agriculteur bio ! En effet, nous nageons ici en plein délire quand des pseudos pacifistes gauchistes viennent défendre violemment les intérêts du grand capitalisme belliciste et s'attaquant aux personnalités qui le dénoncent haut et fort.

Car il suffit d'écouter les discours et positions de Sahra Wagenknecht, cette femme de gauche dont l'intelligence et le courage politique n'ont d'égal que l'élégance et la retenue pour s'apercevoir que cet "antifa" est de fait un fasciste de la pire espèce !

"Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes", cette citation de Huey Pierce Long (1893-1935) (et non de Winston Churchill comme il est souvent rapporté) pourrait résumer à elle seule le geste de cet "antifa", débile et violent et qui illustre autant la lâcheté de son auteur que sa servilité à un système mondialiste dénoncé par sa victime.

Je profite donc de ce triste fait divers pour rendre hommage à cette femme courageuse qui porte haut et fort les couleurs de l'antimondialisme, et dénonce quotidiennement la camisole de l'Union Européenne et de l'OTAN imposé par les USA aux peuples d'Europe...

Voici pour vous en convaincre et au delà de toute appartenance politicienne, quelques discours pertinents prononcés par Madame Wagenknecht et que j'avais à l'époque partagé sur les réseaux sociaux. (voir notamment sur le groupe Facebook "Soutien à la rébellion du Donbass", le lien ici : Sahra Wagenknecht)

26 novembre 2014, S. Wagenknecht accuse Merkel de privilégier les intérêts US

19 mars 2015, S. Wagenknecht sur la politique étrangère et la crise ukrainienne

Le 19 mars 2015, S. Wagenknecht sur la politique étrangère et la crise ukrainienne.

https://youtu.be/3xbI4anc5NU

17 février 2016, S. Wagenknecht, fustige l’hypocrisie d'Angela Merkel

En dehors de son indignité, cet agression de Madame Sarah Wagenknecht révèle aussi pour moi, une fois encore, le pourrissement de la vie politique de nos "démocraties occidentales", car en arriver à ce genre d'intolérance outrageante et agressive montre bien le niveau de décadence morale dans lequel sont tombées nos sociétés, pour ne pas oser dire notre civilisation.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

"Ne pas sentir la putréfaction du monde moderne est un indice de contamination."

Nicolás Gómez Dávila

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Source le lien ici : RT

Les autoproclamés «antifas» au service de l’ordre établi. Par Pierre Lévy.
 
 
Par Pierre Lévy
 
Censés combattre «la peste brune», les «antifas» semblent faire preuve d’une fascination mimétique pour les méthodes de cette dernière, selon le spécialiste des questions européennes Pierre Lévy.
 
Des groupes autoproclamés «antifascistes» tentent régulièrement d’apparaître sous les feux de la rampe. Encore tout récemment à Paris, samedi 4 juin, certains ont affronté la police… pour rendre hommage au jeune Clément Méric, décédé le 5 juin 2013.
 
Des militants se réclamant de cette mouvance ont également réussi à faire parler d’eux à l’occasion desdites Nuits debout parisiennes, et, surtout, à la faveur de la mobilisation syndicale contre le projet de loi El Khomri. Certains se sont illustrés en amont des cortèges en faisant reprendre le slogan «tout le monde déteste la police» par quelques centaines de jeunes. Un slogan qui avoisine le degré zéro de la pensée politique.
 
La dénomination «antifasciste» revendiquée sonne du reste étrangement, dès lors qu’il s’agit de rouer de coups des journalistes, ou de blesser plus d’une dizaine de membres du service d’ordre CGT lors de la manifestation du 12 mai dernier.
 
La mouvance dite «antifa» a certes des contours flous tant en France qu’en Allemagne
De l’autre côté du Rhin, leurs homologues s’en sont pris, le 28 mai, à une des responsables du parti Die Linke (La gauche). Sarah Wagenknecht, agressée et «entartée», s’est vu reprocher ses prises de position en matière de crise migratoire : elle défend l’idée qu’on ne peut laisser entrer sans discernement tous les migrants, d’autant que l’ouverture des frontières, décrétée en août dernier par Angela Merkel, a évidemment abouti à un afflux de main d’œuvre à bas coût – afflux souhaité et applaudi par le patronat pour mieux mettre en concurrence les travailleurs.
 
La mouvance dite «antifa» a certes des 
contours flous tant en France qu’en Allemagne.
 
D’une part s’y rattachent par exemple des idéologues-détectives, qui consacrent leur vie à dénicher et dénoncer les individus ou groupes qualifiés de «rouges-bruns». Un vocable que nos modernes inquisiteurs attribuent à tous ceux qu’ils soupçonnent de vouloir associer tradition communiste historique (se réclamant du marxisme-léninisme) et sympathies d’extrême droite.
 
Dans les années 1990, cette chasse typiquement maccarthiste avait tenté d’influer sur les choix internes du PCF : ce dernier était alors en passe de trancher entre une ligne en faveur de la souveraineté nationale et du large rassemblement populaire qui pouvait la sous-tendre ; et une orientation favorable à l’alliance avec le PS, au prix de l’acceptation de l’intégration européenne. C’est cette seconde ligne qui l’a finalement emporté (avec les conséquences que l’on sait), les tenants de la première ayant été accusés de céder au «nationalisme», quelques-uns étant dénoncés comme «rouges-bruns».
 
Un quart de siècle plus tard, certains sites se sont fait une spécialité de pister les sympathies ou rapprochements supposés, forcément suspects. Les cyber-Torquemadas balayent large. Ainsi, le journal Fakir et son rédacteur en chef François Ruffin, auteur du film Merci patron !, n’ont pas échappé au bûcher, coupables d’avoir défendu le protectionnisme – donc, c’est évident, d’être «nationaliste» et de sympathiser avec l’extrême droite…
 
Egalement récemment en Allemagne, des rassemblements en faveur de la paix (souvent à ce titre accusés de sympathiser avec la Russie) ont été dénoncés par certains «antifas» comme suspects, puisque ce n’était pas seulement des militants de gauche qui s’y pressaient, mais également beaucoup de jeunes non politisés dont certains pouvaient être influencés par le mouvement Pegida ou autre. Nos actuels disciples de McCarthy ont été prompts à jeter l’opprobre sur ces initiatives du lundi.
 
L'ouverture au dialogue [des antifas] est à peu 
près aussi considérable que celle des protecteurs 
de la planète ou des zélateurs de l’austérité 
heureuse face à qui l’on voudrait défendre le progrès
 
D’autre part, les «antifas» ne disposent pas seulement de théologiens, d’enquêteurs et de procureurs. Nombre d’entre eux relèvent plutôt des forces de l’ordre – à leur manière : casqués ou masqués, armés d’ustensiles autrement plus frappants que des arguments rhétoriques. Avec ceux-là, le dialogue est plutôt difficile, tant les idées sont aussi courtes que leurs bâtons sont longs. Inutile (par expérience) et même dangereux de tenter de parler – pour ne pas dire de débattre.
 
Et pas seulement parmi ceux qui ont investi les manifestations anti-loi Travail. Des «blacks blocs» aux «no borders» (on notera que, significativement, les appellations relèvent désormais de l’anglais globalisé), jusqu’à certains activistes desdites «zones à défendre» (ZAD), leur ouverture au dialogue est à peu près aussi considérable que celle des protecteurs de la planète ou des zélateurs de l’austérité heureuse (communément baptisée «décroissance») face à qui l’on voudrait défendre le progrès, le développement économique, l’énergie nucléaire ou le charbon…
 
S’il est impossible de cerner une homogénéité idéologique, certains points de repère peuvent cependant attirer l’attention. Ainsi, dans le tract accompagnant l’agression de Sarah Wagenknecht évoquée plus haut, les auteurs dénoncent «le ressentiment contre l’Union européenne et les Etats-Unis» dont serait porteuse la dirigeante… Du reste, les mêmes groupes, en Allemagne, stigmatisent régulièrement les militants antisionistes – qualifiés d’antisémites – et s’indignent de la manière dont Israël est «maltraité».
 
Le paradoxe n’est pas mince, surtout au regard de l’évolution de l’Etat juif, dont le gouvernement – voire la société elle-même – semble en voie d’extrême-droitisation accélérée, bien réelle celle-là. Une situation qui ne semble guère émouvoir nos «antifas» très occidentaux, pas plus que ces derniers ne paraissent particulièrement bouleversés par la situation en Ukraine.
 
Il n’est pourtant un secret pour personne, ou presque, que la «révolution de Maïdan» a été fortement structurée et encadrée par des groupes nostalgiques du nazisme. Et que, par exemple, le nouveau président de la Rada (le Parlement) fut le fondateur, en 1991, du Parti social-nationaliste d’Ukraine (devenu Svoboda) qui arborait un logo analogue à la croix gammée…
 
Les «antifascistes» autoproclamés 
constituent un leurre dont tirent aisément 
profit les classes dominantes
 
Il est évidemment flatteur de s’auto-arroger le titre d’antifasciste. Encore serait-il utile de redonner aux mots leur véritable sens. Historiquement, le terme fasciste est né dans l’Italie mussolinienne. Et l’entre-deux-guerres a illustré dans de nombreux pays ce que ce phénomène historique, ou cette tentation, recouvrait : une dictature ouverte et sanglante de la partie dominante des forces capitalistes.
 
Certes, ces dernières n’excluent peut-être pas de réintroduire un jour une telle perspective si elles le jugeaient utile. Force est cependant de constater qu’elles ont inventé, ces dernières décennies, des méthodes bien plus efficaces pour maintenir leur domination : l’alternance de forces politiques défendant au fond les mêmes orientations, l’effacement des souverainetés nationales – autrement dit de la démocratie véritable – au profit d’instances supranationales, et la promotion du «dialogue social» (il y a même un commissaire européen spécialement chargé de cela). Ce que La Boétie nommait en son temps la servitude volontaire.
 
Face à cela, les «antifascistes» autoproclamés ne sont d’aucune utilité. Pire, ils constituent un leurre dont tirent aisément profit les classes dominantes.
 
Censés combattre la peste brune, les «antifas» semblent faire preuve d’une fascination mimétique pour les méthodes de cette dernière. Dès lors, il serait sans doute pertinent de réfléchir au placement des guillemets. Et de pointer plutôt des «anti»-fascistes.
 
Pierre Lévy
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Nous voulons savoir qui est celui qui a cassé à la masse les vitres de l'hôpital Necker ! Signez la pétition.

22 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #Le syndicalisme, #Le socialisme, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Nous voulons savoir qui est celui qui a cassé à la masse les vitres de l'hôpital Necker ! Signez la pétition.

Nous voulons savoir qui est celui qui a cassé à la masse les vitres de l'hôpital Necker !

Bonjour

Suite au vandalisme constaté lors de la grande manifestation du 14 juin contre la loi travail, une pétition est lancée pour faire toute la lumière sur ces actes délictueux. Cette loi proposée par le gouvernement sur injonction de l’Union Européenne, c’est la loi El Khomri! Son but est d'anéantir le code du travail.

Les exactions contre l’hôpital Necker ont permis au gouvernement et aux grands média d’occulter la réalité de la mobilisation populaire pour ne parler que des casseurs afin de discréditer le mouvement social.

C'est indigne de la part des socialistes au pouvoir de trahir à ce point les aspirations du peuple.

Il faut choisir entre servir la France et les français et obéir servilement à l'Union Européenne pour imposer l'ultralibéralisme.

Voir ci-dessous la feuille de route de la commission européenne pour l’année à venir, il s’agit d’imposer l’ordolibéralisme et de détruire tous les acquis du Conseil National de la Résistance mis en place à la Libération par les gaullistes et les communistes

http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2016/cr2016_france_fr.pdf

Je vous propose de signer la pétition ci-après afin de faire toute la lumière sur cette affaire :

Nous voulons savoir qui est celui qui a cassé à la masse les vitres de l'hôpital Necker !

Le 14 juin avant l'arrivée des manifestants contre le projet de loi Travail, en marge d'affrontements entre des "autonomes" et la police, un individu non identifiable s'est approché des vitres de l'hôpital Necker et a donné un coup de masse au centre de chacune de celles qui se trouvait à sa hauteur.

Cet acte inqualifiable a permis au gouvernement d'occulter la manifestation elle-même, ainsi que les raisons de cette manifestation. Bien plus, le gouvernement a aussitôt tenté d'utiliser l'émotion et la réprobation légitime suscitées par cet acte inqualifiable pour discréditer ceux qui manifestaient pacifiquement pour le retrait du projet de loi El Khomri.

Dès lors le soupçon s'installe. Compte tenu des précédents de longue date (Coluche dans les années 1970 parlait déjà des "appariteurs" payés par le gouvernement pour casser les vitrines pendant les manifestations), il est légitime de chercher à savoir si l'homme à la masse n'était pas en service commandé.

C'est pourquoi, nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, Messieurs les Présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat, la mise en place d'une commission d'enquête indépendante sur cet événement.

Cette pétition sera remise à:

  • M. le Président de la République
  • MM. les Présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat.

Le lien pour signer la pétition :

https://www.change.org/p/nous-voulons-savoir-qui-est-celui-qui-a-cass%C3%A9-%C3%A0-la-masse-les-vitres-de-l-h%C3%B4pital-necker

Bien cordialement

Lucien Pons

Un complément indispensable pour mesurer le cynisme du gouvernement socialiste

La vraie dégradation de l’hôpital public est donnée par la suppression massive de lits sur le territoire français.

La vraie dégradation de l’hôpital public est donnée par la suppression massive de lits sur le territoire français.

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