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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #europe supranationale tag

hôpital de Voiron?? une aide soignante pour 40 patients à lEhpad

6 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Services publics, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La sécurité sociale, #La santé

6 Septembre 2016

VOIRON  (Isère) : mouvement de grève à l’hôpital lundi 5 septembre

Le Dauphiné Libéré

Un mouvement de grève a été lancé, pour aujourd’hui, à l’hôpital de Voiron. « L’élément déclencheur a été l’annonce du départ de trois secrétaires médicales, explique Bernard Rival, délégué CGT au centre hospitalier. Elles sont en CDD depuis près de 5 ans et elles ont appris, juste avant leur départ en vacances, qu’il ne serait pas renouvelé. Vous voyez un peu la méthode ? Il y a une forte émotion de la part des médecins, qui travaillent avec elles au quotidien et qui se sentent concernés par ce mouvement. »

« Il faut trouver d’autres solutions »

Dans les faits, des consultations pourraient être perturbées et, toujours selon Bernard Rival, des interventions au bloc opératoire pourraient être reportées.

Ce mouvement est la nouvelle expression du conflit social qui mine l’établissement depuis des mois (lire Le Dauphiné Libéré du 8 juillet) après que la direction a annoncé 50 suppressions de postes pour faire face à un important déficit (1,4 M€ en 2015).

« On réclame de savoir où ces postes seront supprimés », ajoute M. Rival, alors que la direction avait expliqué qu’ils concerneraient les services administratifs, techniques et de logistique. « La direction veut également supprimer un tiers des femmes de ménage. Ça devient grave, cela touche à l’hygiène. C’est important dans un hôpital ! »

Selon le délégué syndical, la CGT a également dû mettre la pression sur la direction pour s’assurer que l’Ehpad de Coublevie (qui dépend de l’hôpital) puisse fonctionner normalement ce week-end. « Là-bas, il y a un vrai déficit de personnel. On a une aide-soignante pour 40 patients ! L’idée est de faire des économies. Mais il faut trouver d’autres solutions que ces suppressions de postes. C’est le message que nous cherchons à faire passer. »

 

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Avec la crise de l'élevage, c'est un pan entier de notre civilisation qui s'en va

6 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Agriculture, #AMERIQUE, #Le traité Transatlantique., #Europe supranationale

Publié le 05 septembre 2016 / Économie Monde Politique

Mots-clés : élevage, Lactalis, lait, libre-échange, UE

ROLAND HUREAUX

Avec la crise de l'élevage, ce n'est pas seulement un pan entier de notre civilisation qui s'en va, c'est aussi un atout essentiel de la France, si bien pourvue en terroirs divers, favorables à un vaste éventail de productions.

Sipa. Numéro de reportage : 00768532_000007.

Périco Légasse a raison de dire qu’à côté de la tragédie que traversent les éleveurs bovins, hier à viande, aujourd’hui laitiers, la querelle du burkini ou la démission de Macron paraissent des sujets bien frivoles.

Des prairies et des vaches; au milieu une ferme avec un fermier et un chien; c’était là une part essentielle de ce qu’était la France (rien de comparable à tous les pays où on ne voit pas d’animaux dehors, l’élevage s’y faisant hors sol). C’est ce qui disparaît parfois tragiquement, des centaines d’agriculteurs surendettés et désespérés étant conduits au suicide chaque année dans l’indifférence générale.

Il y a quelques jours, je passais à Saint-Benoît-du-Sault, un de plus jolis villages de France dans une région, le Sud-Berry, parmi les plus déshéritées. À la sortie du village, j’aperçois une ferme à l’abandon : l’herbe avait poussé sur le machines agricoles laissées dans les hangars sans que personne en ait trouvé l’utilité. Spectacle désolant, tout un symbole.

Lactalis et les producteurs ont passé un accord sur la base de 2, 90 euros le litre. C’est mieux que les 2,54 euros qui étaient versés il y a un mois, mais c’est le même prix, 19 francs, qui était payé aux producteurs il y a trente ans. Aucune hausse de productivité significative ne justifie cette stagnation du prix nominal versé au producteur qui représente une baisse du prix réel. On incite les éleveurs à rationaliser leur exploitation, à s’agrandir et ils le font, mais cela suppose des investissements et se traduit par toujours plus de travail (pour des gens qui sont déjà sont bien au-delà des 35 heures), pas forcemént une plus grande productivité. Entre-temps, les charges n’ont cessé d’augmenter, les normes de se compliquer.

Pour ceux qui ont investi comme on leur a dit, 2,9 euros c’est un euro de moins que le prix de revient. Seuls résistent encore ceux qui n’ont pas fait d’investissements ou les ont déjà amortis, pas forcément les plus modernes.

Merci le libre-échange !

Il y un an, le lait de vache se vendait à 3,60 euros le litre. Que s’est-il passé ? La fin des quotas laitiers prévue par les accords du GATT de 1995, au nom du libre-échange, a libéré un peu partout la production. En ont particulièrement profité les producteurs allemands dont les coûts de revient (salaires, impôts, engrais, aliments) sont moindres et où le régime communiste avait laissé en Prusse l’ héritage d’ immenses exploitations, proches de pays où la main d’œuvre ne coûte guère.

Si les fruits et légumes ou le vin courant ont à craindre de la fin de l’euro, qui tirerait les prix de nos concurrents méditerranéens vers le bas, si les exploitations céréalières ultra-compétitives du Bassin parisien n’ont rien à redouter hors les intempéries ( ont elles souffrent ces jours ci) , les éleveurs de viande ou de lait sont les premières victimes d’une monnaie surévaluée par rapport à nos concurrents d’Europe du Nord.

La crise de l’élevage illustre combien la conjugaison d’une monnaie trop forte et de frontières ouvertes est destructrice, ce que nos “élites” ignares en économie ne veulent pas voir.

La balance agricole, notamment animale, franco-allemande n’a cessé de s’améliorer au bénéfice des Allemands depuis la mise en place de l’euro. Autrefois, quand la situation était inverse, les Français avaient fait preuve de solidarité au travers des montants compensatoires. Rien de tel aujourd’hui où la solidarité devrait jouer en sens inverse.

Derrière les accords du GATT, il y avait l’objectif de la mondialisation du marché du lait, largement atteint aujourd’hui. Le prix mondial se fixe en Nouvelle-Zélande: même si nos berlingots frais sont fabriqués en Europe, le lait en poudre traverse les mers. Or la baisse de consommation de la Chine a tiré les prix mondiaux vers le bas.

La seule arme qui permettrait aux producteurs de retrouver une certaine marge de manœuvre face aux grands groupes est le mouvement coopératif. Il dispose en France d’avantages fiscaux qui lui donnent les moyens de verser de gros salaires à ses dirigeants, lesquels, taille oblige, y ont seuls le vrai pouvoir. Dans le cadre de la réforme de l’Etat, le service spécialisé du ministère de l’agriculture s’est assigné pour objectif chiffré le nombre de fusions de coopératives qu’il pourra susciter. Big is beautiful.

Sans doute les prix, après avoir assez baissé, finiront-ils bien par remonter et certains éleveurs résisteront-ils à la crise. Mais chaque fois ils seront moins nombreux. Ce n’est pas seulement un pan entier de notre civilisation qui s’en va, c’est aussi un atout essentiel de la France, si bien pourvue en terroirs divers, favorables à un vaste éventail de productions. La déprise de ces terroirs est à prévoir quand les producteurs auront été les uns après les autres découragés. Les consommateurs perdent en qualité ce qu’ils semblent gagner sur les prix (très peu en réalité, car la matière première ne représente qu’une petite partie du prix de vente). À qui donc, en matière agricole, a profité la mondialisation, sinon aux multinationales ?

Publié le 05 septembre 2016 /

 

 

ROLAND HUREAUX

Avec la crise de l'élevage, ce n'est pas seulement un pan entier de notre civilisation qui s'en va, c'est aussi un atout essentiel de la France, si bien pourvue en terroirs divers, favorables à un vaste éventail de productions.

eleveurs lait lactalais europe

Sipa. Numéro de reportage : 00768532_000007.

Périco Légasse a raison de dire qu’à côté de la tragédie que traversent les éleveurs bovins, hier à viande,  aujourd’hui laitiers, la querelle du burkini ou la démission de Macron paraissent des sujets bien frivoles.

Des prairies et des  vaches;  au milieu  une ferme avec un  fermier et un chien;  c’était là une part essentielle de ce qu’était la France (rien de comparable à tous les  pays où on ne voit pas d’animaux dehors, l’élevage s’y faisant hors sol). C’est ce qui disparaît parfois tragiquement, des centaines d’agriculteurs surendettés et désespérés étant conduits au suicide chaque année dans l’indifférence générale.

Il y a quelques jours, je passais à Saint-Benoît-du-Sault, un de plus jolis villages de France  dans une région, le Sud-Berry, parmi les plus déshéritées. À la sortie du village, j’aperçois une ferme à l’abandon : l’herbe avait poussé sur le machines agricoles laissées dans les hangars sans que personne en ait trouvé l’utilité. Spectacle désolant,  tout un symbole.

Lactalis et les producteurs ont passé un accord sur la base de 2, 90 euros le litre.   C’est mieux que les 2,54 euros qui étaient versés il y a un mois,   mais c’est le même prix, 19 francs, qui était payé aux producteurs il y a trente ans. Aucune hausse de productivité significative ne justifie cette stagnation du  prix nominal versé au producteur qui représente une  baisse du prix réel. On incite les éleveurs  à rationaliser leur exploitation, à s’agrandir et ils le font, mais cela suppose des investissements  et  se traduit par toujours  plus de travail  (pour des gens qui sont déjà  sont bien au-delà des 35 heures), pas forcemént une plus grande productivité. Entre-temps, les charges n’ont cessé d’augmenter, les normes de se compliquer.

Pour ceux qui ont investi comme  on  leur  a dit,  2,9 euros  c’est un euro de moins que le prix de revient. Seuls résistent encore ceux qui n’ont pas fait d’investissements ou les ont déjà   amortis, pas forcément  les plus modernes.

Merci le libre-échange !

Il y un an, le lait de vache se vendait  à 3,60 euros le litre. Que s’est-il passé ? La fin des quotas laitiers prévue par les accords du GATT de 1995, au nom du libre-échange, a libéré un peu partout la production. En ont particulièrement profité les producteurs allemands dont les coûts de revient (salaires, impôts, engrais, aliments) sont moindres et où le régime communiste avait laissé  en Prusse l’ héritage  d’ immenses  exploitations, proches de pays où la main d’œuvre ne coûte guère.

Si les fruits et légumes ou le vin courant ont à craindre de la  fin de l’euro, qui tirerait les prix de nos concurrents  méditerranéens vers le bas, si les exploitations céréalières ultra-compétitives du Bassin parisien  n’ont rien à  redouter hors les  intempéries ( ont elles souffrent ces jours ci) , les éleveurs de viande ou de lait sont les premières victimes d’une monnaie surévaluée par rapport à nos concurrents d’Europe du Nord.

La crise de l’élevage illustre combien la conjugaison d’une monnaie trop forte et de frontières ouvertes est destructrice, ce que nos “élites” ignares en économie ne veulent pas voir.

La balance agricole, notamment animale,  franco-allemande n’a cessé de s’améliorer au bénéfice des Allemands depuis la mise en place de l’euro. Autrefois, quand la situation était inverse, les Français avaient  fait preuve de solidarité au travers des montants  compensatoires. Rien de tel aujourd’hui où  la solidarité devrait jouer en  sens inverse.

Derrière les accords du GATT, il y avait  l’objectif de la mondialisation du marché du lait, largement atteint aujourd’hui. Le prix mondial se fixe en Nouvelle-Zélande: même si nos berlingots frais  sont fabriqués en Europe, le lait en poudre traverse les mers. Or la baisse de consommation de la Chine a tiré les prix mondiaux  vers le bas.

La seule arme qui permettrait aux producteurs de retrouver une certaine marge de manœuvre face aux grands groupes est le mouvement coopératif. Il dispose en France d’avantages fiscaux qui lui donnent les moyens de verser de gros salaires à ses dirigeants, lesquels, taille oblige, y ont seuls  le vrai pouvoir. Dans le cadre de la réforme de l’Etat, le service spécialisé du ministère de l’agriculture s’est assigné pour objectif chiffré le nombre de fusions de coopératives qu’il pourra susciter.  Big is beautiful.

Sans doute les prix, après avoir assez  baissé, finiront-ils  bien par  remonter et certains éleveurs résisteront-ils  à la crise. Mais chaque fois ils seront moins nombreux. Ce n’est pas seulement un pan entier de notre  civilisation qui s’en va, c’est aussi  un atout  essentiel de la  France, si bien pourvue en terroirs divers,  favorables à un vaste éventail de productions. La déprise de ces terroirs est à prévoir quand les producteurs auront été les uns après les autres découragés. Les consommateurs perdent en qualité ce qu’ils semblent gagner sur les prix (très peu en réalité, car la matière première ne représente qu’une petite partie du prix de vente). À qui donc, en matière  agricole, a profité la  mondialisation, sinon  aux multinationales ?

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Un format Normandie au point mort. Porochenko, l'incendiaire de Minsk par Erwan Castel.

6 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

mardi 6 septembre 2016

Porochenko, l'incendiaire de Minsk

               Un format Normandie au point mort

  
 
Au G20, la situation ukrainienne a été évoquée entre la Russie, la France et l'Allemagne 
Lors du 11ème sommet du G20, la Syrie et l'Ukraine ont été au coeur des débats. Concernant le conflit du Donbass, les Présidents russe, étasunien, français et allemand se sont rencontrés pour évoquer l'escalade observée au cours des dernières semaines et l'évolution du processus de paix engagé à Minsk.
 
Le Président français évoquant le traitement de ce dossier avec Vladimir Poutine a rappeler "la nécessité de poursuivre le processus de Minsk, régler les points de blocage actuels, notamment la mise en oeuvre du statut spécial, la situation sécuritaire et l'absence de confiance entre les parties" en se gardant toutefois de rappeler que l'échec actuel des accords est imputable à l'attitude de Kiev qui refuse le dialogue et multiplie les provocations meurtrières, tant en Crimée que dans le Donbass.
En conclusion, Hollande a précisé qu'une nouvelle réunion du format Normandie allait être organisée dans les prochaines semaines.
Peu après Sa collègue allemande Merkel publiait une annonce similaire.


Minsk 2, un pis aller en attendant l'effondrement de l'Ukraine

Nous voyons ici beaucoup de partenaires de la Russie aux Etats Unis, qui s'accrochent aux imparfaits accords de Minsk et pourtant si difficiles à mettre en oeuvre  comme à un radeau sur l'océan de la guerre. Et pourtant leurs motivations ne sont pas les mêmes bien au contraire :

Les USA, veulent gagner du temps, pris au piège par le calendrier des élections présidentielles étasuniennes, par l'évolution du conflit syrien, le changement de cap de la Turquie ou l'aggravation des tensions en Mer de Chine... Si leur objectif final est de défaire et soumettre la puissance russe, une confrontation immédiate n'est ni opportune et serait hasardeuse. La perspective d'une nouvelle guerre mondiale en Europe n'effraie pas plus que cela les USA qui sauront quelle que soit son issue, en profiter comme à chaque fois pour redresser leur économie moribonde et soumettre un peu plus les pays européens affaiblis par la guerre. Mais Washington doit d'abord gérer d'autres incendies, allumés par eux mais dont ils ne contrôlent plus les évolutions soumises aux vents changeants des alliances géopolitiques.

La Russie, dans sa tradition historique privilégiant toujours la diplomatie aux armes tout en se préparant à cette ultime option n'a pas de prétention territoriale en Ukraine. Moscou une fois la réparation historique de la Crimée réalisée (par référendum) cherche plutôt a retrouver à ses frontières une Ukraine indépendante, libre du choix de ses partenaires économiques et surtout neutre de toute alliance militaire avec l'un des 2 blocs de cette guerre froide ressuscitée. L'Ukraine est un fruit pourri par le vers du Maïdan et Moscou sait que le temps joue en sa faveur et que le régime de Kiev va s'effondrer tout seul sur lui même.

L'Union Européenne quant à elle, confrontée à ses multiples crises systémiques (économiques, politiques, migratoires, sociales etc...), elle sait qu'en cas de confrontation militaire entre Kiev et Moscou, l'Europe sera comme lors du 2ème conflit Mondial, la grande perdante de cette tectonique géo-stratégique et ce, quelle que soit l'évolution du conflit car, soit il est circoncrit à l'Ukraine et dans ce cas l'occupation occidentale du Maïdan cessera avec la défaite immédiate de Kiev, soit il va s'étendre à l'Europe qui en devenant un nouveau champ de bataille va accélérer son effondrement définitif. Les européens ici, avec des motivations différentes s'alignent comme des esclaves derrière leurs maître étasunien.

Les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk, même si elles ne sont pas invitées à la table des négociations (et c'est là un des principaux défauts de ces négociations que de refuser l'un des 2 belligérants) interviennent indirectement pour que soient respectés au mieux les accords de Minsk. En effet, les forces républicaines limitent leurs "violations" du cessez le feu à des ripostes légitimes sur des objectifs militaires ukrainiens identifiés et responsables des premiers tirs. Pour appuyer une résolution pacifique au conflit, les autorités des 2 Républiques ont même proposé des rencontres avec celles de Kiev pour ouvrir des négociations directes.

 
Le Président insignifiant d'une Ukraine médiocre...

Reste l'Ukraine, cette marionnette étasunienne qui comme ses sœurs djihadistes de Syrie commence a échapper au contrôle de son créateur.

Alors qu'en août 2014, quand les USA et l'Union Européenne fondaient sur lui leurs ambitions politiques et surtout financières, le Président Porochenko avait été invité a rencontrer le Président Russe Vladimir Poutine, 2 ans plus tard, le sort de l'Ukraine est débattu à huis clos entre la Russie, les USA, l'Allemagne et la France, tandis que le représentant ukrainien brille (pour une fois !) .. mais par son absence ! Car même si l'Ukraine ne fait pas partie du G20 elle aurait pu y être invitée au même titre que la demi-douzaine de pays africains et asiatiques, d'autant plus que la crise et la guerre qui font rage dans ce pays étaient au coeur de nombreuses réunions...

Cela montre bien deux choses : 
  • Que l'importance de l'Ukraine ne se réduit aujourd'hui qu'au décor stratégique qu'elle représente et dans lequel s'affrontent par procuration les Etats-Unis et la Russie et que son avis est optionnel.
  • Que le Président Porochenko est devenu un fantoche ingérable, tirant sur sa laisse en permanence incapable d'obéir à son maître et de se faire obéir par ses factions nationalistes radicales.
En fait, même si l'Ukraine continue a être une proie pour la ploutocratie mondialiste, les occidentaux, depuis plus d'un an prennent de plus en plus de distance avec le pouvoir actuel de plus en plus infréquentable et ingérable, et tous attendent certainement (avec autant d'espoirs que d'inquiétudes) un changement de régime devenu inévitable, pour poursuive leur stratégie dans la région... 

 
Quant à Moscou, depuis l'opération terroriste ukrainienne tentée en Crimée, le Président Vladimir Poutine ne considère plus Porochenko comme un interlocuteur fiable et légitime.

 
... qui poursuit un cap vers la guerre totale

Tandis que les chefs d'Etats occidentaux, comprenant que la Russie ne reculera plus d'un mètre devant leur hégémonie militaro-industrielle, cherchent a mettre en oeuvre les accords de Minsk pour au moins conserver le territoire restant de l'Ukraine dans leur giron, le satrape de Kiev, continue quant à lui sa progression sur le chemin de la guerre, certainement encouragé par les faucons de guerre étasuniens qui dans les coulisses du pouvoir médiatique étasunien influencent la Maison Blanche et alimentent les caisses de Wall Street.

Nous avons signalé lors dans les précédents articles (Voir ICI, et ICI par exemple ) que sur le terrain militaire, malgré une trêve relativement respectée (au moins pour les bombardements aux armes lourdes) l'Etat Major ukrainien poursuivait son renforcement du front et la préparation à une prochaine offensive majeure.

Sur le plan politique, Porochenko ne loupe pas une seule occasion pour persister et signer sa stratégie belliciste à l'encontre des Républiques de Donetsk et Lugansk et de la Russie.
Ainsi après ses invectives guerrières chargées de vodka lancées à Mariupol fin août, le Président Ukrainien lors d'un discours à la Verkhona Rada (où il ne semble pas avoir encore dessoûlé) ce 6 septembre matin a menacé à nouveau le Donbass :
 
«le Retour du Donbass sera difficile et douloureux, 
mais l'armée ukrainienne est prête à défendre l'Ukraine de l'agression russe»
 
Lors de ces rodomontades arrogantes, destinées autant à rassurer les partisans de la guerre qui continuent à le menacer d'un "3ème Maïdan" que provoquer à nouveau la Russie et le Donbass, le "Piètre" Porochenko a continué a jeter de l'huile sur le feu de la guerre : 


Quant à l'OTAN, même si l'adhésion de l'Ukraine à l'Organisation militaire étasunienne n'est pas officiellement à l'ordre du jour, Porochenko a rappelé qu'elle reste «l'objectif stratégique de l'Ukraine», ajoutant qu'aujourd'hui, «Kiev est monté à un niveau de coopération sans précédent et plus que jamais rapproché avec les pays de l'OTAN».

Concernant les projets d'une nouvelle mobilisation et d'une loi martiale en Ukraine, Porochenko n'a pas écarté l'hypothèse de leurs applications tout en rejetant la responsabilité de ces mesures impopulaires sur la Russie  "Personnellement, je ne veux pas non plus la mobilisation ou la loi martiale (...) mais la réponse définitive à cette question dépend de Moscou".
 
Dans ses discours, Porochenko reste fidèle à ses mentors  du parti de la guerre étasunien comme le sénateur Mac Cain

Porochenko rejette les accords de Minsk 

Mais l'un des sujets le plus intéressants abordés ce matin par Porochenko est certainement sa position politique par rapports aux accords de Minsk. N'ayant pas peur des incohérences, le pantin kiévien tout en déclarant défendre les accords de Minsk précise que l'Ukraine  «ne cédera aucune position de principe» confirme ici son intention de poursuivre le blocage des négociations et de saboter le processus de paix notamment sur les points suivants :
  • Porochenko refuse d'apporter des modifications à la Constitution de l'Ukraine, qui concernaient l'approbation d'un projet de loi sur la décentralisation de certaines régions, et un statut spécial pour celles de Donetsk et Lugansk. 
  • Poursuivant sur le sujet, le Président ukrainien a rejeté également le projet de loi sur les élections locales dans le Donbass et "toute autre démarche stratégique”
Or, les élections locales comme l'étude d'un statut spécial font partie des bases des négociations engagées à Minsk. Il s'agit donc ici de la part de l'Ukraine qui est pourtant officiellement garante de leur application d'un rejet pur et simple des accords qu'elle a signé !
La prochaine réunion du Format Normandie, annoncée lors du G20 risque donc d'être difficile et de ressembler à un dialogue de sourds entre ceux qui ne partagent pas les mêmes objectifs et celui qui ne veut rien entendre !

En attendant, sur le secteur de l'aéroport où je suis, vers 11h00, les soudards ukropithèques ont à leur manière salué le discours de leur président en bombardant le secteur de Volvo Center.


Une guerre pour faire oublier ses échecs, se victimiser et forcer l'aide occidentale.

Complètement possédé par son hystérique russophobie le filleul de Mac Cain and Co a terminé son délire en précisant «Notre objectif, pour renforcer la capacité de défense de l'Ukraine est d'optimiser la coopération militaro-technique, d'aider le transfert de technologie militaire nous fournissant des armes meurtrières, au moins dans le cas d'une invasion à grande échelle par la Russie, que nous ne pouvons pas exclure et à laquelle nous nous sommes engagés à être prêt à tout moment».

Malgré sa défaite inévitable, la guerre dans laquelle Porochenko cherchera à tout prix à entraîner la Russie n'est ici qu'un moyen pour faire porter à cette dernière la responsabilité de son échec lamentable et de l'effondrement total d'une Ukraine disloquée. Pour réussir son coup et espérer un sursis, l'Ukraine a aussi besoin du soutien des occidentaux. Mais les amarres lancées dans l'hystérie enthousiaste du Maïdan commencent à fatiguer sérieusement y compris au niveau des investisseurs les plus affamés. 

Aussi pour ne pas risquer de revivre, soit le scénario géorgien (ou Sakaachvili s'était finalement retrouvé seul après son attaque contre les forces Russes) soit le scénario du Maïdan (coup d'état par les radicaux nationalistes) 

Arrivé à la phase finale de son effondrement l'Ukraine de Porochenko n'a donc plus que l'automne pour pouvoir prolonger son agonie en jouant la carte de la guerre. A condition que la Russie et surtout les occidentaux entrent dans la danse...

Aussi faut-il se méfier des scénarios les plus fous à l'image de l'attaque chimique de La Goutha en Syrie ce false flag qui allait provoquer l'escalade du conflit et accroître l'engagement des occidentaux, car le pouvoir Kiev aujourd'hui n'a jamais éta aussi dangereux car il n'a bientôt plus rien à perdre !


Une guerre qui revient lentement mais sûrement de sa pause 

 

Sur le front, les violations du cessez le feu se font chaque jour de plus en plus importantes : 4, 7, 10, 37 et maintenant 50 tirs qui ont été enregistrés hier sur la République de Donetsk. Les obus prohibés (calibre supérieur à 100 mm) ont également fait leur retour.

Par ailleurs, les forces ukrainiennes continuent leur approche des positions républicaines, alimentent leurs stocks logistiques, et invitent des journalistes étasuniens sur le front pour "observer les violations du cessez le feu par les séparatistes" (!) 
 
Il faut donc s'attendre dans les prochains jours à de nouvelles provocations importantes de la part de Kiev, voire des opérations de type "false flag" organisées sur la ligne de front, du côté ukrainien.

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 
Le SITREP hebdomadaire de Christelle Néant de l'agence DONi news.

https://www.youtube.com/watch?v=Uhzbu4D3pBk&feature=youtu.be

Plan de la première vidéo :

00'25" : Situation cartographiée de la ligne de front au Nord de Donetsk
10'20" : Bilan statistique des bombardements
19'45" : A propos d'une éventuelle intervention militaire russe
21'50" : Entrainement des unités blindées républicaines
22'30" : Terrorisme de Kiev, attentat à Lugansk
23'30" : Sécurité civile à Donetsk
24'50" : Tortures et prisons secrètes en Ukraine
26'10" : Ingérence étasunienne en Ukraine
29'00" : Collaboration et propagande mensongères occidentales
29'40" : Crimes et procès du bataillon Tornado

https://www.youtube.com/watch?v=0HGP0RxJhPw&feature=youtu.be


Plan de la deuxième vidéo :

00'05" : Crimes et procès du bataillon Tornado et propagande occidentales (suite)
04'30" : Le consulat représentatif de la DNR à Ostrava et les réactions de Kiev
05'45" : Situation économique à Kiev, déflation et paupérisation de la population
07'20" : La fuite en avant victimaire et belliciste de Kiev
09'20" : Le projet d'autodéfense de la population
10'30" : Les aides structurelles et humanitaires de la Russie en Crimée et Donbass
12'00" : L'effondrement inévitable et nécessaire de l'Ukraine et son morcellement
16'10" : Le risque d'un Maïdan 3
18'00" : Néo-nazisme et sionisme
20'20" : L'option diplomatique a défendre jusqu'au bout pour éviter les pertes d'une guerre
25'25" : Actualités de l'agence DONi news, circuit de découverte du Donbass
26'30" : Divers - Les rencontres pendant le G20 - Le rapprochement entre Chine et Russie
30'15" : Conclusion

Publié par Erwan Castel à 9/06/2016

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Objectif, tuer la France, comment et pourquoi.

5 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Le socialisme, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La mondialisation, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

3 septembre 2016

 

Tuer la France est un objectif primordial pour l'oligarchie financière, les anglo-saxons en général et les USA en particulier car la France possède une particularité dans son développement historique en comparaison avec d'autres nations européennes, seule la Russie se rapproche de cette particularité, dont notre pays est aujourd'hui la conséquence.

 

Pourquoi la France a toujours été un état fort et qui a compté dans le concert des nations, en dépit de sa petite superficie.

 

La France est, comme la Russie, une nation extraordinairement multiethnique et multiculturelle, il y a à peine plus de 100 ans on y parlait couramment une centaine de langues et dialectes différents dont des langues représentant des cultures fort diverses. Quelques exemples : les langues romanes du nord ou langues d'oïl, (wallon, picard, normand, français), les langues romanes du sud ou langues d'oc auxquelles on peut rattacher le provençal et le catalan. Au nord et à l'est des langues germaniques, flamand, alsacien, lorrain. Une grande langue celtique, le breton. Une langue paléo européenne, le basque et avec toutes ces langues de multiples variantes dialectales. Sous l'ancien régime il y avait deux langues officielles le français de langue d'oc et le français de langue d'oïl.

La France, comme la Russie fut perpétuellement attaquée tout au long de son histoire et connue peu de périodes de paix ; les anglais avec qui nous nûment que guerres, l'empire germanique, l’Espagne, De siècle en siècle la France dut se militariser et posséder un pouvoir central fort et particulièrement organisé, c'était ça ou disparaître.

La France ne disparue pas , bien que plusieurs fois dans son histoire elle fut au bord de l'élimination comme après le désastre d'Azincourt en 1415 suivi du traité de Troyes en 1420 qui consacrait sa fin au profit de l'Angleterre. A chaque fois que la France fut au bord du désastre, elle parvint à se redresser mais en générant un état central plus fort et mieux organisé avec une armée à chaque fois plus efficace. « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort » disait Nietzsche, la France devint de plus en plus forte

 

Pour se renforcer la France inventa la légalité où la loi nationale devait primer sur tous les rapports entre français. La France inventa le concept de nation civique et le concept d'état-nation. La France se méfia très tôt des capitalistes et des marchants, Philippe Le Bel à la fin du 13ème siècles les mis au pas, Lombards, Juifs, et surtout Templiers qui sous prétexte de religion amassaient des fortunes sur le dos du petit peuple. La France freina également le pouvoir de l'église et du pape de Rome en développant une église gallicane sous contrôle exclusivement français. On pourrait faire une très longue description historique depuis le 11ème siècle pour évoquer la naissance d'une nation ferme, guerrière, jalouse de son indépendance et de ses particularités.

 

Bien évidemment cette France, forte légalisée et centralisée ne fut jamais du goût des financiers, ceux-ci préférèrent toujours le contrat privé basé sur un rapport de force et non sur la loi nationale identique pour tous. Pour les riches et puissants cette loi identique pour tous ne serait que tyrannie.

 

La France de Philippe Auguste, de Charles V, de Philippe le Bel, d'Henri IV, de Louis XIV, de la Révolution de 1789, de la Convention de 1793, de Napoléon et son Code, de la Commune et des lois laïques de 1905 a toujours été une exception, un obstacle pour les usuriers et les banquiers. Ceux-ci, dés le 17ème siècle se mirent à préférer l'Angleterre et son « free trade ». La défaite de Napoléon en 1815 fut pour eux une aubaine et depuis, l'Angleterre ne possède à leurs yeux que vertus à singer, la France depuis suit la perfide Albion comme un toutou en perdant ses particularités et son âme.

Pourtant cette âme est bien chevillée à son corps car de nombreuses années encore seraient nécessaires pour qu'une forte culture venant de 1000 ans puisse être entamée.

 

 

Comment tuer la France définitivement et parachever Waterloo?

 

Quand j'étais conseiller spécial de Sylvain Floirat de 1980 à 1985, l'un des créateurs avec Marcel Dassault de l'industrie de défense indépendante française, celui-ci me dit un jour que la France avait deux piliers historiques et que, si ces deux piliers s'affaissaient s'en serait fini de notre pays, ces piliers étaient pour lui, le nationalisme gaulliste et le parti communiste dont l'alliance avait été particulièrement efficace contre l'envahisseur nazi. Ce patriote avait bien compris l'essence de la Nation.

Le gaullisme ou nationalisme de droite est mort avec le général de Gaulle celui-ci eu peu d'héritiers politiques. Les politiciens se réclamant du gaullismes n'était plus que de la droite classique prête à se compromettre avec l'impérialisme, comme il fut fait rapidement.

La disparition du PCF pris plus de temps. Les cadres du Parti Communiste étaient jusqu'aux années 70 issues de la résistance au nazisme, ceux-ci gardaient encore la nation au cœur, une nation qui par ses lois protège ses citoyens et les communistes de l'époque comprirent bien que pour défendre le petit peuple et la classe ouvrière il fallait une nation indépendante et des lois sociales.

Nous allons voir comment ils perdirent cette âme et se perdirent en même temps. gaullisme disparu avec le général, les communistes ne tardèrent pas à disparaître également laissant la nation à la merci de l'impérialisme. C'est bien la gauche qui  portait encore les coups les plus sérieux au peuple de France en remplaçant un PCF qui distillait ses valeurs morales nationales et laborieuses au sein de la classe ouvrière par une gauche pseudo libérale, pro impérialiste, anti nationale et méprisante pour le petit peuple.

 

Chronique d'un désastre.

 

Quand les trotskystes liés aux USA s’emparèrent du PS et de la France par la même occasion.

 

Dés 1945, le PCF en dépit des combats nationaux auquel il avait participé pour libérer la France, eu du mal à reconnaître le fait national et indépendantiste pour protéger la classe travailleuse. Le PCF ne soutint plus le Général de Gaulle qui devint à ses yeux un ennemi. Le PCF accentua son erreur et son défaut d'analyse en essayant de faire la promotion d'une alliance avec les socialistes, en espérant peut être refaire le congrès de Tour de 1920 qui avait divisé socialistes et communistes. Le PCF devenu furieusement anti gaulliste militait pour un programme commun avec un PS devenu après la guerre une marionnette de l'impérialisme US, pourtant il comptait bien l'entraîner sur ses positions ce qui était déjà ridicule.

Après la refondation du parti Socialiste au congrès d'Epinay de 1971, Mitterrand qui avait pris le pouvoir dans ce Parti, dut faire appel à de jeunes cadres trotskystes de la secte lambertiste pour diriger un PS ne possédant à ce moment que des cadres vieillissants. Ce néo PS trotskysé signa ce programme commun proposé par le PCF en 1972 avec l’appoint du Parti Radical qui à cette occasion se divisa.

Les conséquences de cette union de la gauche furent rapidement catastrophiques pour le PCF et particulièrement bénéfiques pour le PS et ses cadres lambertistes. Face à une hémorragie électorale le PCF commença à se poser quelques questions sur l'intérêt qu'il eu à se lancer dans une Union de la Gauche qui parvenue au pouvoir en 1981, non seulement fut incapable d'améliorer le sort des français mais aggrava comme on le vit plus tard leur situation. La gauche changea de nature avec une composition sociale qui se transforma rapidement, les ouvriers furent les premiers à se méfier de cette alliance quittèrent le PCF et se réfugièrent de plus en plus dans l'abstention. Les idées de « Gauche » perdirent leurs analyses marxistes pour ne devenir que des idées de « bon sentiments » portées par des classes moyennes de plus en plus aisées qui remplaçaient la classe ouvrière. L'ouvriérisme et son moralisme commença à être fustigé au sein même du PCF.

Mitterrand avait prévenu.
« Si j’ai signé le programme commun, c’est pour prendre 2 à 3 millions de voix au PCF. » Mais comment le PCF a t-il pu se laisser prendre par un tel complot, justifié dernièrement par François Hollande. Il rassurait ainsi dernièrement les financiers de la City de Londres en disant qu’en France le PCF étant affaibli, ils ne risquaient rien avec lui.

Le décor étant installé comment la mort de la France fut programmée.

 

1-La vague migratoire.

 

Ce qui parait le plus simple et le plus traditionnel pour tuer un pays c'est l'invasion. Mais une invasion à l'aide d'une force armée comme en 1940 serait contre productive car déclencherait immédiatement une réaction de défense du peuple français comme ce fut souvent le cas dans son histoire et cette invasion aurait toutes les chances d'être rejetée. Il faudrait alors que cette invasion fut acceptée. Les accords de Grenelle de 1968 favorables aux salariés déclenchèrent une réaction de l'oligarchie, de nombreux immigrés devaient venir peser sur les salaires et noyer la classe ouvrière française et ses traditions de revendication. Les vannes furent ouvertes après 1968 et ne cessèrent de s'ouvrir. Le Parti Communiste Français était encore puissant son candidat aux élections présidentielles de 1969 Jacques Duclos avait fait 21% des voix. Au sein de la gauche française le PCF pesait le plus lourd.

Le Parti Communiste Français s'opposa naturellement à la vague migratoire et de plus en plus vivement à mesure ou celle-ci s'accentuait.

 

Encore en 1981 Georges Marchais disait.

 

« En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes. Il faut stopper l'immigration officielle et clandestine »,

« Nous pensons que tous les travailleurs sont frères, indépendamment du pays où ils sont nés (...) » Mais « dans la crise actuelle, elle [l'immigration] constitue pour les patrons et le gouvernement un moyen d' le chômage, les bas salaires, les mauvaises conditions de travail, la répression contre tous les travailleurs, aussi bien immigrés que français. C'est pourquoi nous disons : il faut arrêter l'immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. »
Ce fut une levée de bouclier, surtout venant du PS. On ressorti le passé de Marchais qui avait travaillé au STO pendant la guerre chez Messerschmidt. Une campagne de diabolisation fut entreprise par les médias déjà aux ordres. Les ouvriers français, les premiers touchés par cette vagues migratoire abandonnèrent définitivement la gauche pour voter Front National.
Le PCF délaissa rapidement sa critique de l'immigration et se coula dans la bien-pensance de gauche. Les encore nombreuses municipalités communistes accueillirent alors en masse les familles d'immigrés, tandis que les populations autochtones durent partir vers d'autres cieux. Les fameuses « ceintures rouges » de Paris comme des grandes villes devinrent des zones exclusivement réservées aux immigrés nord-africains et africains et pour la plus part devinrent des zones de non droit favorables aux trafics en tous genres pour palier la misère et le chômage, la police et l'état ayant abandonné les lieux.
Ce « grand remplacement » eu un effet accélérateur dans la décomposition du PCF car ces nouvelles populations remplaçant les ouvriers français qui avaient pour habitude de voter communiste ne votaient pas,ou mieux, pour ceux qui devenus français, votèrent pour le parti qui était le plus favorable à l'immigration, c'est à dire le parti socialiste..
 

2- Effacer le concept de nation et supprimer toute souveraineté.

 

La gauche influencée par les trotskystes lambertistes pris le pouvoir en 1981 et du haut de ce nouveau pouvoir pu prendre la main sur les médias dont la tendance éternelle est d'être toujours aux ordres des puissants, ce sont eux qui financent. Le concept de Nation pourtant révolutionnaire en 1789 et constitutif des mythes français fut attaqué selon l'idéologie trotskyste qui l'a toujours combattu. Nous savons maintenant que Trotski lui même était un agent britannique et qu'il s'opposa à Lénine puis à Staline en URSS en niant la possibilité de réaliser une révolution socialiste dans un seul pays car il niait le fait national.

A cet effet les dits trotskystes à la tête du PS et qui ne sont pas républicains, oublièrent le concept français de nation civique édicté par la révolution française de 1789 qui faisait de la nation l'ensemble des citoyens constituant l'état et ce, quels que soient leurs origines et religions. Les français par la même occasion inventèrent le concept d'état-nation, concept aujourd'hui généralisé sauf pour les anglo-saxons. En oubliant ce concept de nation civique d'origine français, ils mirent en avant le concept germanique de nation ethnique. Bien entendu la France ne peut être une Nation ethnique, car il n'y jamais eu d'ethnie française, en plus ce concept typiquement germanique engendra par ses excès le nazisme en Allemagne. La gauche, oubliant ses origine révolutionnaires privilégia le concept ethnique de la Nation pour mieux le dénigrer en le rapprochant du nazisme allemand.

Pourquoi effacer la Nation civique ? Celle-ci ne peut aller qu'avec la souveraineté du peuple qui la constitue selon l'article 3 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

 

Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

 

C'est bien cela que l'impérialisme veut effacé avec ses supplétifs de gauche.

 

3- Effacer les lois nationales.

 

Effacer une nation c'est effacer ses lois, les lois sont liées également à des frontières à l'intérieure desquelles elles s'appliquent. Les lois imposées dans un pays ont une histoire liée à ce pays, elles ont un sens particulier pour ses citoyens. Les luttes menées par les ouvriers, les salariés du peuple français ont eu pour effet d'imposer des lois sociales régissant l'emploi de ces salariés en ne les exposant plus à un rapport de force entre employeur et employés comme cela est le cas aux USA. La « Loi Travail » est une première tentative de destruction du droit français pour le remplacer par des contrats privés. Parallèlement à cette destruction, un décret a supprimé le délit d'entrée clandestinement sur le sol français en vertu d'une volonté « humaniste » d'accueil de « réfugiés ». Nous comprenons que le flot migratoire est organisé parallèlement à la destruction de notre droit, ces nouveaux arrivants pouvant alors être employés à bas prix. Nous voyons qu'un ordre moral, imposé par les médias et les politiciens à grand renfort de propagande pseudo humaniste doit à terme remplacer notre système légal bâti depuis des siècles. L'égalité des citoyens devant la loi serait à terme supprimé en supprimant les lois, un des fondement de notre république et de nos institutions partirait ainsi en fumée.

 

Dans ce travail de destruction de notre nation, de notre république et de ses valeurs légalistes, la néo gauche joue un rôle primordial, trotskisée par le PS elle est devenue le fer de lance de l'idéologie mondialiste dont la promotion est nécessaire au grand capital financier.

 

Pour recouvrer ses lois, la France doit recouvrer son indépendance, dans ce but tous les français doivent s'unir en oubliant ce que médias et politiciens nomment droite et gauche.

Pour ne pas mourir, la France et les français doivent retrouver l'esprit de la Résistance au nazisme quand un Conseil National de la Résistance ou gaullistes et communistes collaboraient pour le plus grand bien de la Nation.

 

Alors un sursaut, il est encore temps.

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Sarkozy, Montebourg : amnésie, béquilles et cannes anglaises

3 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La mondialisation, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #l'horreur économique, #Terrorisme

Sarkozy, Montebourg : amnésie, béquilles et cannes anglaises

24 août 2016

Sarkozy, Montebourg : amnésie, béquilles et cannes anglaises

Arnaud Montebourg et Nicolas Sarkozy se sont tous les deux avérés incapables de tirer les leçons de leur expérience politique et ne sont donc pas les candidats à la hauteur du mandat présidentiel, estime l'économiste Jacques Sapir.

Entre dimanche 21 et lundi 22 août, deux «non-événements» ont agité le microcosme médiatique : l’annonce de la candidature d’Arnaud Montebourg et celle de Nicolas Sarkozy.

Ces deux candidatures cultivent une certaine ambiguïté. Arnaud Montebourg affirme sa volonté de se présenter à l’élection présidentielle et soumet sa présence préalable à la primaire du parti «socialiste», un mécanisme qu’il avait défendu en 2006 et 2007 à de nombreux préalables. Nicolas Sarkozy se présente officiellement à la primaire organisée par les partis du centre-droit, mais semble considérer que le résultat est déjà connu, qu’il est le seul légitime pour se présenter à l’élection présidentielle.

 

Le mécanisme permettant à tout électeur, moyennant la signature d’un papier sur les «valeurs» de la «gauche» comme de la «droite», de voter introduit, en réalité, un biais non démocratique important dans ces «primaires».

Retenons, déjà, que ceci ne fait que refléter les ambiguïtés intrinsèques du mécanisme dit «de l’élection primaire», importation d’une institution étatsunienne dans le contexte, fort différent de la France. Rappelons que le mécanisme permettant à tout électeur, moyennant la signature d’un papier sur les «valeurs» de la «gauche» comme de la «droite», de voter introduit, en réalité, un biais non démocratique important dans ces «primaires». L’inexistence de frontières précises déterminant qui peut, et ne peut pas, voter, dilue la prise de responsabilité. La démocratie, il convient toujours de le rappeler, implique une délimitation précise du corps politique. Rappelons, encore, que les multiples manœuvres d’appareil qui seront possibles lors de ces primaires confirment ce biais. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de candidats ont décidé de se présenter directement aux suffrages des Français.

Mais, passons sur ces «détails», et concentrons-nous sur les deux possibles candidats de ce dimanche et de ce lundi.

La fausse surprise de l’Agité

La candidature de Nicolas Sarkozy n’est pas une surprise. Rappelons que l’homme, à la suite de sa défaite de 2012, avait annoncé sa volonté de quitter la vie politique. Il se renie sur ce point. Il eut été plus sage, car – après tout – il était en 2012 d’un âge où toutes les tentatives de retour en politique sont possibles, qu’il parle d’une mise entre parenthèses de ses ambitions. Nombre d’hommes (et de femmes) politiques ont connu des échecs et les ont surmontés. Le problème n’est donc pas tant qu’il annonce aujourd’hui sa candidature, mais qu’il ait annoncé, dans un grand déploiement médiatique, son supposé «retrait» en 2012. Il donne l’image soit d’un homme inconstant, soit d’un manipulateur. Aucune de ces images n’est flatteuse.

Dans le livre que Nicolas Sarkozy vient de publier, et où il annonce sa candidature, on chercherait bien en vain la moindre analyse des raisons profondes de son échec de 2012

Mais, ce n’est pas le seul problème soulevé par sa candidature. Nicolas Sarkozy a exercé un mandat présidentiel (2007-2012). Il ne peut prétendre à la nouveauté. De ce premier mandat, il devrait en tirer un bilan honnête, dire aux Français quels ont été ses échecs et ce qu’il entend faire pour y remédier. Car, il ne peut oublier que son échec de 2012 est largement le produit d’un épuisement général à la suite d’une dispersion quasiment pathologique de ses efforts et d’un rejet par une large partie des électeurs. Or, dans le livre qu’il vient de publier, et où il annonce sa candidature, on chercherait bien en vain la moindre analyse des raisons profondes de son échec de 2012. C’est bien là le problème.

Non que l’échec soit rédhibitoire. Quand on est prêt à affronter sereinement ses causes, à les analyser, à en tirer des leçons et à convaincre les électeurs que l’on s’est donné les moyens de ne pas les répéter, un échec passé peut être le fondement d’une victoire future. Pourtant, rien de cela ne transparaît à la lecture de Tout pour la France. Nicolas Sarkozy retombe dans ses pires errements. Il confond la vitesse et la précipitation. Napoléon, dans une lettre adressée à l’un de ses généraux, la concluait par ces mots : «vitesse, vitesse ; je me recommande à vous». Et il est vrai que la vitesse de réaction est importante, dans la politique comme dans la guerre… Mais, cette vitesse était, chez Napoléon, mise au service d’une vision générale. Or, telle n’est pas l’image que donne Nicolas Sarkozy. Partant dans tous les sens, multipliant les propositions dont peu donnent le sentiment d’avoir été mûrement réfléchies, il retombe dans la caricature de lui-même qu’il était devenu : l’Agité.

Intégration et assimilation

Dans les différentes propositions qu’il fait, on retiendra celles qui sont, volontairement, les plus clivantes. Postulant que l’identité sera l’un des thèmes principaux de la campagne à venir, mais sans fournir aucune définition de cette «identité», il propose de remplacer l’intégration par l’assimilation. La formule se veut un appel du pied à la frange la plus à droite de son électorat, mais elle révèle surtout que Nicolas Sarkozy ne sait pas ce dont il parle.

L’intégration est un concept essentiellement politique. On s’intègre dans un corps politique particulier en en acceptant les règles organisatrices, que ces règles soient explicites (comme la Constitution) ou qu’elle soient implicites comme l’ensemble des principes qui sont admis dans le corps politique français et dont les règles explicites sont la forme de matérialisation. On participe aux débats collectifs qui se font dans le cadre de ces règles et de ces principes, et dont certains peuvent conduire d’ailleurs à modifier certaines des règles (une Constitution n’est pas immuable). Mais, pour ce faire, il faut s’approprier, il faut faire sien, un certains nombres de principes comme celui d’égalité et de laïcité, parce que ces principes sont déterminants dans la constitution la plus large du corps politique. L’intégration n’est nullement garantie d’avance ; elle peut ne pas se faire, elle peut échouer, quand des individus ou des groupes d’individus remettent ouvertement en cause si ce n’est les règles, du moins les principes. Mais, elle peut aussi échouer quand le corps politique ne joue pas franc-jeu, ou quand il n’est plus défini, ce qui constitue à l’évidence aujourd’hui un problème quand la perte de souveraineté jette une indétermination sur ce qu’est d’être français. Les ratés de l’intégration renvoient alors soit à des différences insurmontables au niveau des principes, soit à des comportements qui nient dans les faits la possibilité de matérialiser ces mêmes principes soit encore à un contexte général qui produit une indétermination qui est contradictoire avec l’intégration.

Le discours de Nicolas Sarkozy est semé de confusions, confusions qui renvoient aux contradictions avec son action passée

L’assimilation est une notion beaucoup plus floue, qui n’est certes pas moins importante que l’intégration, mais qui ne se joue pas dans la même temporalité. On assimile (individuellement) des coutumes, des habitudes, des comportements et l’on s’assimile, de manière toujours imparfaite et toujours incomplète, ce qui est une bonne chose car une homogénéité totale n’est ni souhaitable ni possible, à la culture du pays dans lequel on vit. Ces deux mouvements sont nécessaires et ne se recoupent pas. L’assimilation des coutumes et des habitudes se fait d’habitude par l’école, par l’apprentissage de la langue et de l’histoire d’un pays. Il n’est pas anodin que Nicolas Sarkozy face de cette notion une des notions centrales de son discours alors que, durant son mandat, l’enseignement et de l’histoire et celui de la langue française ont été si maltraités (réformes de Luc Chatel). Que ce mouvement ait été continué sous la présidence actuelle ne l’exonère pas de ce qui eut lieu de 2007 à 2012. Quant au processus réflexif qui consiste donc à s’assimiler (et non seulement à assimiler l’ensemble des réflexes et comportements qui permettent de vivre ensemble), il relève d’un choix individuel qui doit être laissé à la discrétion de chacun. On n’est pas moins français parce que l’on parle, en plus du français naturellement, le breton, le provençal, le basque ou le corse, ou encore l’italien, l’espagnol, l’arabe, le chinois, le portugais ou le hongrois, le yiddish ou le russe… Cette décision, qu’elle soit consciente ou inconsciente, doit être laissée à la liberté de chacun.

La véritable question est donc de savoir s’il y a une culture française, avec ce que cela implique comme comportements communs au-delà du maintien chez ceux qui le souhaitent de racines culturelles diverses, ce que l’on peut appeler une interculturalité, ou si l’on fait d’un projet multiculturaliste l’alpha et l’omega d’un projet politique. Faute d’avoir une vision claire de ces notions, le discours de Nicolas Sarkozy est semé de confusions, confusions qui renvoient aux contradictions avec son action passée.

Réélire Nicolas Sarkozy, c’est l’assurance de la perpétuation du jeu malsain et délétère que ce dernier mena et dont nous payons encore aujourd’hui les conséquences

La pluie et la rivière…

Ceci ne fait que souligner le problème que pose l’usage du mot «identité » par Nicolas Sarkozy, avec certains autres. Si l’on considère que l’identité est une notion politique, au sens ou elle définit l’appartenance au corps politique, on peut tout à fait l’admettre. La culture politique, accumulée depuis des siècles, fait qu’un Français réagira différemment sur certains sujets qu’un britannique, qu’un allemand ou qu’un italien. Mais, alors, il faut respecter le corps politique. Est-ce que le président du Traité de Lisbonne, le président qui fit avaliser par une réunion du Congrès à Versailles la plus grande partie des termes que les Français avaient rejetés lors du référendum de 2005 est le mieux placé pour défendre l’identité ?

Disons-le, en un mot comme en cent : réélire Nicolas Sarkozy, c’est l’assurance de la perpétuation du jeu malsain et délétère que ce dernier mena, de 2007 à 2012, que ce soit avec Angela Merkel ou que ce soit avec les présidents américains, et dont nous payons encore aujourd’hui les conséquences. On pourrait ajouter que les mesures économiques et sociales proposées vont à l’encontre de ce que veulent les français. Assurément, Nicolas Sarkozy fut parfait dans son interprétation des discours écrits par Henri Guaino, à commencer par celui de Toulon. Mais, son action fut largement impuissante, corseté qu’il était dans sa conviction que l’UE (et la zone Euro) devait être à tout prix sauvegardée, ce qui le conduisit à entériner la politique désastreuse de François Fillon dès l’automne 2010.

Sarkozy parie sur une forme d’amnésie collective, un syndrome d’Alzheimer à l’échelle du pays tout entier pour présenter sa candidature

La confiance fut donc légitimement refusée à Nicolas Sarkozy en 2012. Or, il n’a tiré nulle leçon de cet échec et il n’y a chez lui pas l’once d’une remise en question. Il parie sur une forme d’amnésie collective, un syndrome d’Alzheimer à l’échelle du pays tout entier pour présenter sa candidature, tout comme d’ailleurs les autres candidats des «Républicains» comme François Fillon, déjà nommé, Alain Juppé, voire Bruno Le Maire. Le dégoût légitime que l’on peut avoir pour l’actuel président (François Hollande), dégoût qui fait que l’on ne votera pas pour lui, ne transformera pas en or la longue litanie d’échecs de ceux qui l’ont précédé. Aucun alchimiste n’a le pouvoir de réussir cette transmutation ! L’alternance entre les «Républicains» et le P «S» est une fausse alternance, c’est se jeter dans la rivière pour éviter la pluie qui tombe sur la hollandie…

Montebourg : béquille ou canne anglaise ?

Il faut maintenant parler de la candidature d’Arnaud Montebourg. On le sait, et je ne m’en suis jamais caché, que j’ai une certaine sympathie pour l’homme. Jusqu’à son éviction, il s’est battu avec courage dans le gouvernement et contre le gouvernement et les options désastreuses prises par l’Elysée. Il a eu des mots fort justes sur Hollande, son comportement, et la logique politique qu’il imposait. Mais, une fois remercié, il aurait pu faire l’effort de mise en cohérence de ses idées qui s’avérait nécessaire. Force est de reconnaître qu’il ne l’a pas fait. Il est resté, sur l’ensemble des sujets liés à l’économie et à l’UE, sur la position qui était la sienne à l’hiver 2011-2012. Or, il y a eu une évolution importante et rapide de la situation, du vote – honteux – du TSCG en octobre 2012 à la crise grecque de l’été 2015. On doit le répéter, cette crise grecque, et surtout le comportement des institutions européennes, ont changé le regard que l’on pouvait porter tant sur la zone euro que sur l’UE. Cette crise a montré que la coupure entre amis et ennemis, cette coupure qui définit le politique, passait là, sur le rapport avec ces institutions et la zone euro. De ces événements, certains à gauche en ont tiré les leçons, même si ce n’est qu’imparfaitement, comme Jean-Luc Mélenchon : mais pas Arnaud Montebourg.

La décrépitude du P «S» est aujourd’hui telle que cela n’a aucun sens.

Sa candidature apparaît donc comme une ultime manœuvre pour repeindre l’édifice en ruine du vieux P «S», un parti certes jeune eu égard à l’histoire mais qui, perclus de reniements et voûté par les trahisons, semble avoir l’âge de Mathusalem. Ce parti avait une béquille, la candidature de Benoît Hamon, pâle substitut d’une candidature de Martine Aubry. Arnaud Montebourg vient de se constituer comme la seconde. Ses déclarations, ce matin 23 août, sont éclairantes : «Le président de la République doit prendre la décision qui s’impose, ne pas être candidat». Interrogé par Jean-Claude Bourdin qui lui demande : «Mais quelle est la décision qui s’impose, qu’il ne soit pas candidat ?», il a répondu : «Je crois que vous avez deviné mes pensées. […] J’écoute les Français, je vis au milieu d’eux, travaille avec eux, je vois quand même la colère très présente, l’inquiétude aussi et l’absence d’espoir.»

Disons-le : la décrépitude du P «S» est aujourd’hui telle que cela n’a aucun sens.

Si, dans le discours prononcé à Frangy le dimanche 21 août, on pouvait trouver des thèmes intéressants, ce ne sont à l’heure actuelle que des mots. Si Arnaud Montebourg veut être pris au sérieux par les Français, il doit impérativement faire la preuve que ce discours n’est pas qu’une posture, un mouvement de menton. Il doit avancer des propositions claires, qui tranchent, et en particulier sur l’UE et sur la zone Euro. C’est son intérêt. S’il veut, dans le cas ou il serait élu, pouvoir affronter les institutions européennes et l’Allemagne avec un rapport de force raisonnable, il doit proposer un référendum portant au minimum sur le TSCG, et – mieux – donnant carte blanche à son gouvernement pour refonder l’UE et dissoudre la zone Euro. L’idée d’un tel référendum serait aujourd’hui immensément populaire en France. Elle constituerait alors non pas une béquille pour sa propre candidature, mais bien une canne anglaise.

Faute d’avancer des propositions concrètes, qui pourraient crédibiliser son discours, Arnaud Montebourg court le risque de rester dans un entre-deux, trop critique envers Hollande pour espérer de rallier les derniers carrés et les hiérarques du parti, pas assez pour apparaître comme naturellement légitime. Or, en politique, le temps n’attend pas. Arnaud Montebourg a devant lui quelques semaines pour prendre les bonnes décisions ou sa candidature s’essoufflera et ce d’autant plus que celle de Jean-Luc Mélenchon apparaît d’ores et déjà comme plus cohérente et mieux construite.

Source : russeurope.hypotheses.org

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Que sont ces "regains de tension" en Ukraine?

3 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN.

Que sont ces "regains de tension" en Ukraine?

Le mois dernier nous avions droit dans nos journaux à quelques évocations à caractère moqueur quant à une opération terroriste en Crimée qui aurait été "inventée". Une opération qui aurait été un prétexte pour que "la Russie attise des tensions avec l'Ukraine". Ecoutons comment Victoria Shilova (leader d'un parti ukrainien et du mouvement "anti-guerre") interprète cet événement ainsi que la façon dont il a été traité dans le contexte général, pour en venir ensuite à un constat décapant sur la situation en Ukraine. Pas de langue de bois, on ressent bien l'exaspération de V.Shilova!

Liens utiles pour justifications des faits relatés:
* A propos d'Eugène Panov, ce "touriste innocent capturé" selon Kiev et certains médias européens. Pourtant: http://theukrainians.org/mm-enerhodar/
* Rencontre G20 le 4-5 septembre : http://www.bloomberg.com/news/article... et: http://www.bloomberg.com/news/article...

Les "exploits" des bataillons de volontaires pro-Kiev, et leur état d'esprit:
(Dont les personnes citées dans la présente vidéo)
http://www.youtube.com/watch?v=iP3DaG...
http://www.youtube.com/watch?v=EvvknC...
http://www.youtube.com/watch?v=__t_Le...
http://www.youtube.com/watch?v=IdzBfD...
http://www.youtube.com/watch?v=9UadIl...
http://www.youtube.com/watch?v=3RU8jf...

Les fameuses "invasions russes":
http://www.youtube.com/watch?v=w4gT7R...
http://www.youtube.com/watch?v=iuoSPm...
http://www.youtube.com/watch?v=Lq1WaR...
http://www.youtube.com/watch?v=wHscBg...
http://www.youtube.com/watch?v=RD_Jq2...
http://www.youtube.com/watch?v=0dXUcd...

Allusion à l'affaire du MH17:
http://www.youtube.com/watch?v=4z5QJ4...

Les médias qui tuent:
http://www.youtube.com/watch?v=fhrFZP...

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Olga Vassilieva: la nouvelle ministre de l'enseignement et de la recherche en Russie qui redonne espoir. A quand la même chose en France?

2 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #La République, #Ecole, #Europe supranationale, #La mondialisation

vendredi 2 septembre 2016

Olga Vassilieva: la nouvelle ministre de l'enseignement et de la recherche en Russie qui redonne espoir

Alors que #Hollande annonce la prochaine mise à mort du Lycée, que l'enseignement en #France ressemble de plus en plus à une farce de mauvais goût ou à une usine à #propagande, la #Russie met un terme aux expérimentations #néolibérales qui destructurent sa politique d'enseignement et de #recherche depuis 20 ans. La nomination d'Olga #Vassilieva au ministère de l'éducation et de la recherche redonne en fin espoir. Qu'il est agréable de pouvoir annoncer une bonne nouvelle de cette ampleur!

 

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Olga Vassilieva, nouvelle ministre de l'enseignement et de la recherche fait partie de ces rares personnalités que l'on sent capable de rester droite au milieu d'une tempête et d'en ressortir sans avoir été décoiffée. Et elle aura besion de toute cette force de caractère et de conviction pour remettre en place un ministère crucial, malmené par ses prédécesseurs séduits par les charmes des réformes expérimentales. Un virage politique est pris, l'éducation et la recherche sortent de la sphère d'influence des néolibéraux. Ce qui ne va pas se passer simplement.
 

 
La presse dite "libérale" crtique, sans toujours se cacher derrière des formules de politesse, cette nouvelle ministre qui ose ne pas rejeter en bloc l'enseignement soviétique et soumettre à un esprit critique les expérimentations récentes. Il faut dire que d'un pays, l'Union soviétique, qui garantissait un niveau de formation général non égalé, la Russie est tombée, de réforme post-moderne en réforme néo-libérale à un système destructuré ne permettant ni l'apprentissage, ni la réflexion et difficilement la recherche.
 
Exemples pour illustrer l'étendue des dégâts:
 
  • Fin des compositions écrites et des examens oraux, le tout remplacé par des tests à choix multiples, auxquels les élèves sont préparés dès le primaire; 
  • introduction de matière inconsistante comme "le monde qui nous entoure" où l'on peut trouver comme question au test de fin d'année pour l'équivalent du CM1 "quel shampoing est meilleur pour les enfants?" et dont le programme passe du Bénélux (sans avoir appris la géographie de l'Europe) aux règles de circulation automobile; 
  • la mise sous tutelle des instituts de recherche de l'Académie des sciences qui doivent justifier l'intérêt scientifique de  programmes de recherche devant des fonctionnaires qui "gère le patrimoine" de l'Académie, puiqu'ils n'ont plus de budget;
  • la composition du salaire des enseignants fortement dépendant de facteurs extérieurs: primes, fonds etc Ce qui les pousse à inscrire les enfants à toute une série de concours inutiles organisés on ne sait par qui, par exemple.
  • Désengagement de l'Etat dans le financement de la recherche, laissé aux entreprises et diverses fondations;
  • Destructuration de l'enseignement professionnel et technique.
La liste peut être longue, c'est pourquoi l'ancien ministre Livanov, qui a réussi à mettre à genoux l'Académie des sciences, fondée sous l'Ancien régime, qui a introduit ce fameux test de fin d'études constituant en une suite de croix à mettre dans des cases, qui a destructuré les programmes scolaires, notamment en histoire, en favorisant la démultiplications des manuels et cahiers, cet individu  a réussi a faire l'unanimité - des parents et des chercheurs - contre lui. Il était en revanche plutôt bien vu dans les milieux dits "progressistes".
 
Ces mêmes milieux qui ont immédiatement voué une haine à la nouvelle ministre de l'éducation et de la recherche. Et son parcours et ses positions dérangent.
 
Olga Vassilieva a une formation en culturologie, en histoire et en relations internationales. Sa thèse avait porté sur la question des relations entre l'Eglise orthodoxe et le pouvoir soviétique dans les années 43-48. La question religieuse a toujours occupé son esprit et explique aussi son parcours d'enseignant-chercheur, thème récurrent dans ses publications scientifiques. Elle entre ensuite à l'Administration présidentielle en 2012 et va s'occuper de la mise en place d'un nouveau manuel d'histoire et de la restructuration du programme. Elle fait également partie de l'association internationale de l'histoire des religions et du comité scientifique de plusieurs revues comme Religion et sciences.
 
Cet intérêt non caché qu'elle porte à la religion orthodoxe, au fondement de la culture russe et de la construction de l'Etat en Russie, dérange ces nouveaux "progressistes", dont l'attitude est plus empreinte de bolchévisme à l'égard du religieux que de tolérance. Elle reçoit alors l'estampillage "conservateur", ce qui vaut bannissement pour ces milieux.
 
Et son discours confirme en effet leurs pires craintes, nous redonnant par la même espoir. En ce qui concerne l'enseignement, le ton change. Le système de test automatique auquel les élèves sont formés au long des années pour arriver, comme elle le souligne, dans un état qui ne leur permet pas d'écrire, d'argumenter et de réfléchir à l'Université doit être remis en cause. Si les tests peuvent, dans une certaine mesure être gardés, des compositions et des oraux doivent être réintégrés, ainsi que des exercices dans les sciences dures. D'une manière plus générale, l'idée de développer l'enseignement on-line est abandonnée, les salaires des enseignants et des chercheurs vont être revalorisés et les problèmes budgétaires ne peuvent être invoqués, l'Etat a la charge de l'enseignement et de la recherche, il faut relancer l'enseignement professionnel en étroite colaboration avec les entreprises, etc. Le temps est arrivé où l'on affirme enfin que le succès de ce domaine dépend surtout de la qualité des hommes et pas uniquement de la quantité d'ordinateurs dans la salle de classe, du tableau électronnique ou de la construction d'une piscine dans l'école.
 
Il s'agit bien d'un tounant profond dans la politique intérieure russe et dans le discours du Gouvernement. Un tournant qui était grandement attendu et redonne espoir. Comme O. Vassilieva l'affirme, il ne s'agit pas de tout rejeter, il faut bien analyser ce qui a été fait et prendre de chaque système, du système soviétique et des inovations récentes, ce qu'il y a de meilleur pour former cette nouvelle génération, qui est l'avenir du pays.
 
Enfin un discours constructif et sain. Espèrons qu'il fera tâche d'huile au sein d'un Gouvernement qui en a bien besoin.
 
 
 
 
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Quand l'armée ukrainienne profite du cessez le feu pour préparer son offensive avec ses mentors US

2 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme

Reculer pour mieux sauter

Quand l'armée ukrainienne profite du cessez le feu  pour préparer son offensive avec ses mentors US

 
 
Une délégation de l'Etat Major emmenée par le lieutenant général US Frederick Benjamin "Ben" Hodges est venue à Mariupol
Quelques jours avant que le Président ukrainien, "Piètre" Porochenko, vienne en état d'ébriété vociférer à Mariupol devant un parterre de collabos amusés, une visite plus discrète et pourtant beaucoup plus importante a été réalisée dans cette même ville située sur le front Sud du Donbass par Le lieutenant-général Frederick Benjamin "Ben" Hodges, Commandant en chef des armées étasuniennes en Europe. 
 
Ce 28 août, lors de ce qu'il convient d'appeler une tournée d'inspection, le Généralissime US en Europe, visitant le groupe opérationnel tactique "Mariupol a prononcé des discours lourds de signification : "Quand nous nous souvenons de nos camarades morts et de blessés, nous comprenons que nous devons nous préparer pour l'exécution des tâches officielles plus efficaces et répondre sérieusement aux demandes pour préparer les jeunes soldats, qui sont l'avenir de l'armée. Par conséquent, les forces américaines continueront à fournir une assistance à l'armée ukrainienne"
 
Cette coopération entre les forces américaines et l'armée de Kiev a commencé avec un programme de modernisation et de formation des unités ukrainiennes restées dans des concepts désuets datant des années 70-80. Ces programmes de formation encadrés par des unités étasuniennes de canadiennes se déroulent officiellement à Yavoriv dans la région de Lviv (Ouest de l'Ukraine) où un "Centre de sécurité internationale et de maintien de la paix" a été créé. Le premier bataillon ukrainien vient d'ailleurs d'y achever sa formation...
 
Ces actions faites dans le cadre de l'OTAN qui a nommé l'Ukraine "pays allié non intégré" sont complétées par des fournitures d'équipements et de matériels militaires de plus en plus importantes, ainsi que d'exercices et manœuvres "interalliées" auxquelles participent les forces ukrainiennes et dont beaucoup se déroulent sur leur territoire. 
 
Lorsqu'on observe l'évolution des coopérations entre l'armée américaine et des pays ou des structures "alliées" (je pense à l'Irak, ou aux djihadistes en Syrie) on sait que les GI's de l'Oncle Sam ne se limitent pas à jouer les professeurs dans des écoles militaires et à fournir des radios et des médicaments à leurs élèves... D'ailleurs un lot de drones de combat américains destinés à guider les tirs d'artillerie est arrivé par avion sur l'aéroport de Kramatorsk au Nord Ouest de Donetsk.
 
Pour finir avec cette inspection du patron des forces étasuniennes en Europe à Mariupol, imaginez un court instant le concert d'aboiements que les merdias occidentaux nous auraient gratifié si un général russe (et même un simple caporal) était venu à Donetsk ou Lugansk visiter des unités républicaines déployées sur le front. Or ici cette visite étasunienne sur le front qui est autant une inspection qu'une provocation, passe inaperçue, pour ne pas dire normale aux yeux des journalopes qui hurlent à longueur à l'invasion russe dans le Donbass...
 
Une veillée d'armes entre fleurs et obus

Sans vouloir jouer les Cassandre, et briser les espoirs de paix que devrait normalement générer ce nouveau cessez le feu engagé à partir du 1er septembre à minuit, force est de constater que sur le front si le fracas des canons a effectivement diminué, en revanche le grondement des chenilles, lui, ne cesse de se rapprocher des lignes de défense républicaines.

Pendant la soirée, un nouveau civil du village d'Aleksandrovka (au Sud-Ouest de Donetsk) a été victime d'un tir de sniper ukrainien embusqué à Marinka qui l'a. sérieusement blessé à l'épaule .

Mais c'est dans la nuit du 1er au 2 septembre à 00h15, que le cessez le feu a été le plus violé, quand des combats ont éclaté dans le secteur Nord de Donetsk suite à des tirs ukrainiens engagés contre les positions républicaines de Spartak et Yasinovataya, avec des véhicules blindés, des Lances Grenades Automatiques et des armes d'infanterie. 

Ces accrochages ont confirmé le renforcement important du dispositif d'assaut ukrainien et son déploiement au plus près des lignes républicaines de ce secteur vital pour la défense du Donbass 
 
Devant le carrefour stratégique de Yasinovataya, les forces ukrainiennes continuent, malgré le cessez le feu en vigueur de réaliser une pression offensive sur les positions républicaines et de déployer de plus en plus d'unités d'assaut et de bombardement dans la zone d'Avdeevka
Ici le secteur très tendu de la zone industrielle située entre Avdeevka (en haut de la photo) et Yasinovataya (en bas). En bleu la ligne de front ukrainienne, en rouge, la ligne de front républicaine
Point positif, dans cette atmosphère de veillée d'armes au calme trompeur d'un œil de cyclone, la rentrée scolaire des enfants du Donbass a pu se dérouler ce 1er septembre dans la quiétude, et des milliers d'enfants, bouquets de fleurs traditionnels à la main ont pu retrouver leurs enseignants pour apprendre à construire un monde meilleur bâti sur la paix et la fraternité.

La veille, les familles s'étaient rassemblées par milliers sur la place centrale de Donetsk pour rendre hommage à leurs enfants tués par les soudards ukrainiens et porter au monde un message de Foi et d'espérance...

 
 

Pendant ce temps là, à Odessa, ville russe occupée par l'armée ukrainienne, les parents ont été obligés de donner de l'argent pour l' "Opération Spéciale anti-terroriste" dans le Donbass au lieu du traditionnel bouquet de fleurs... 

Chacun ses priorités, pour les uns la guerre, pour les autres la fraternité !

 
Dans le Donbass, les enfants ont pu retrouver le chemin de l'école sans regarder le ciel avec inquiétude, mais pour combien de temps ?
En attendant, de part et d'autres du front, chacun multiplie chaque jour les alertes criant "au loup" comme le berger d'Esope, et j'ai conscience de faire partie de ces pessimistes (en espérant secrètement me tromper) mais tout, sur le terrain diplomatique comme militaire, laisse a penser que le front du Donbass est au bord d'une nouvelle éruption...

Car si les canons ont diminué leurs aboiements meurtriers, en revanche ils sont toujours là et de plus en plus nombreux, rapprochant chaque jour leurs gueules noires et béantes des positions républicaines.

Et si d'un côté nous avons les enfants du Donbass, fleurs à la main, qui portent des espoirs de paix dans leurs écoles, de l'autre c'est un général US, la haine aux lèvres, qui visite le front de Mariupol chargé de promesses de guerre...


Ce cessez le feu ressemble plutôt à l'oeil d'un cyclone grandissant !

Voilà pourquoi, contrairement à la fable d'Esope où à la "drôle de guerre" de 1940, il ne faut pas s'endormir dans nos tranchées de combats et laisser s'émousser par les vagues d'alertes répétées nos sens réactifs car, provoquée volontairement ou exploitée circonstanciellement par l'ennemi, cette attention prolongée sur les remparts présente toujours le risque d'user les sens et fatiguer les muscles des défenseurs de la cité.

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
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«L'Ouest n'entend pas vraiment lutter contre le terrorisme», selon la conseillère de Bachar el-Assad

1 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #l'immigration, #l'islamisme, #Terrorisme, #Daesch

«L'Ouest n'entend pas vraiment lutter contre le terrorisme», selon la conseillère de Bachar el-Assad
Bouthaina Shaaban© StringerSource: Reuters
Bouthaina Shaaban
 

Bouthaina Shaaban, conseillère politique et médiatique du président Bashar el-Assad, raconte à la journaliste Eva Bartlett comment les médias occidentaux font taire les voix syriennes en propageant de fausses accusations contre le gouvernement.

Concernant la réaction de ces médias aux libérations par l'armée arabe syrienne des territoires contrôlés par les terroristes à qui l'Occident accorde une assistance (parmi les exemples les plus récents la libération des districts industriels d'Alep Bani Zaid et Layramoune de la soi-disant «armée syrienne libre» (FSA), du Front al-Nosra, du Harakat Nour al-Din al-Zenki et de l'Ahrar al-Sham, parmi d'autres groupes terroristes), Bouthaina Shaaban les a accusés d’avoir «deux poids deux mesures». Ils ont accueilli ces nouvelles par un silence assourdissant.

Ils se moquent non seulement des vies des civils à Alep et en Syrie, mais aussi des vies des civils à Nice, à Paris ou aux Etats-Unis

«Si l’Occident veut vraiment mettre fin à ces actes de terrorisme, pourquoi sont ils si mécontents de la libération de Bani Zaid, à Alep, où des milliers de civils ont péri ? Ils auraient dû saluer l’armée arabe syrienne qui avait affranchi les citoyens syriens du terrorisme, ils auraient dû se réjouir du fait que les groupes terroristes qui créaient l'enfer à Alep aient subi une défaite.»

Il n'y a pas vraiment de position contre le terrorisme», a ajouté la conseillère du président syrien. «Ils se moquent non seulement des vies des civils à Alep et en Syrie, mais aussi des vies des civils à Nice, à Paris ou aux Etats-Unis. Les vies de la population civile en Syrie valent autant que celle de n'importe quel pays européen, il faut être humain à cet égard.»

Comparant la méthode russe de lutter contre le terrorisme en Syrie à celle des forces de la coalition occidentale,  Bouthaina Shaaban a indiqué que les forces occidentales manquaient de la volonté nécessaire pour accomplir leur mission.

«La Russie perçoit le terrorisme comme une tumeur mondiale contre laquelle il faut vraiment lutter de façon radicale pour éviter qu'elle se propage dans d'autres pays. Mais l’Occident n’a pas cette conviction, cette volonté ou cette intention.

Le président a publié un décret accordant la clémence aux mercenaires et groupes anti-gouvernementaux. C'est le paroxysme de l'amnistie.

L'amnistie gouvernementale ignorée

Dès le début de la guerre le gouvernement syrien a fait preuve de sa volonté de trouver une solution politique, y compris en créant en 2012 un ministère de la réconciliation qui a supervisé de nombreux accords permettant aux Syriens emprisonnés pendant la guerre de rendre leurs armes et de bénéficier d'une amnistie officielle.

Or, les médias occidentaux ont ignoré cette volonté de mettre en place des moyens politiques de réintégration dans la société syrienne.

«Indépendamment de ce que [les mercenaires/groupes anti-gouvernementaux] ont fait, le président a publié un décret leur accordant la clémence, sans avoir recours aux mesures pénitentiaires, les appelant à retourner dans leur pays et à le reconstruire. C'est le paroxysme de l'amnistie. Je ne pense pas qu'un autre pays ou un autre président en soit capable.

Mais les médias occidentaux n'en ont pas dit un mot. Même le médiateur des Nations Unies ne l'a jamais mentionné, ce qui en dit long sur les «efforts» qu’ils déploient pour trouver une solution politique en Syrie.»

La population occidentale n'entend pas notre voix. Nous n’avons aucun moyen de communication, les médias importants bloquent toute communication entre nous et l'Occident.

A cette étape de l’interview, la conseillère présidentielle a eu des mots durs, évoquant l'état actuel des médias occidentaux qui «falsifient les faits» de manière régulière.

«A l'Ouest il n’y a aucune liberté de presse. Les grands médias ont un agenda et cherchent à tout représenter sous sa lumière. Soit ils cataloguent contre nous des accusations, soit ils falsifient les fait et publient des choses qui n’ont rien à voir avec la vérité...»

Bouthaina Shaaban a déploré que les médias les «aient diabolisés aux yeux de la population occidentale qui ne sait pas qui ils sont.»

«La population occidentale n'entend pas notre voix. Nous n’avons aucun moyen de communication ; les médias importants bloquent toute communication entre nous et l'Occident», a-t-elle ajouté.

Rien, en Syrie, ne peut être appelé "opposition modérée

La conversation a ensuite porté sur l'annonce récente selon laquelle le Front al-Nosra avait changé de nom et si cela voulait dire qu'ils n'étaient plus des terroristes.

«Ce sont des terroristes», a répondu Bouthaina Shaaban. «Ce sont les actes qui comptent, pas le nom. C'est un excellent sujet pour un film hollywoodien : une organisation terroriste, branche d'Al-Qaïda, qui a passé cinq ans à tuer des gens en Syrie, change désormais de nom, ce qui veut dire qu'elle ferait partie de  «l'opposition modérée». C'est absolument ridicule et aucune personne sensée ne prendrait cela au sérieux.»

Bouthaina Shaaban a exprimé de sérieux doutes concernant le terme d’«opposition modérée» qui, selon elle, n'existe pas en Syrie.

«Rien, en Syrie, ne peut être appelé "opposition modérée". Tous ces groupes criminels tuent des gens, confisquent des terrains, pillent les hôpitaux et les usines. Ils sont tous pareils, peu importe quels noms ils prennent.»

La résolution de l’ONU disparue

Bouthaina Shaaban s'est egalement prononcée au sujet de la lutte de l’Occident contre le terrorisme, qu’elle décrit comme une «farce». Pour appuyer ses propos, elle a fait référence au fait que les dirigeants occidentaux, et l'ONU elle-même, n'avaient pas tenu compte de la Résolution 2 253 du Conseil de sécurité de l'ONU qui appelait à mettre fin au terrorisme en Syrie. Ils ont en même temps soutenu la résolution 2 254 et le plan de l'OTAN pour la mise en œuvre d’un changement du gouvernement en Syrie.

«Je voudrais que quelqu'un, à l'ONU, réponde à mes questions : Vous souhaitez la mise en œuvre de la résolution 2 254 ? Pourquoi ne parlez-vous pas de la résolution 2 253 ? Ce serait logique de les mettre en œuvre dans l'ordre dans lequel elles ont été adoptées : d'abord la 2 253, ensuite ce serait plus facile de réaliser la 2 254», a-t-elle estimé.

C’est l’hypocrisie de l’Occident : ils présentent au public leur position contre le terrorisme et leur volonté de le combattre, alors que, en réalité, ils le favorisent.

La résolution 2 253 se focalise précisément sur la lutte contre le terrorisme de «Daesh, d' Al-Qaïda et des groupes et des individus associés» en Syrie, pour qu’une résolution politique du conflit syrien puisse voir le jour. Parmi ses disposition figurent la cessation du financement des groupes terroristes (y compris les rançons), l'interdiction de voyager, l'embargo sur les armes et la nécessité de «traduire en justice, extrader ou poursuivre en justice toute personne qui soutient, favorise le financement direct ou indirect des activités menées par Daesh, Al-Qaïda et des personnes ou des groupes associés, participe ou tente de participer à leur financement...», ainsi que l’indique le communiqué de presse des Nations Unies au sujet de la résolution.

Evoquant la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU 2 253, Bouthaina Shaaban a affirmé : «C'est une résolution du Conseil de sécurité adopté en conformité avec le chapitre 7, elle donne plus d'obligations que la résolution 2 254. Pourtant même ceux qui travaillent aux Nations Unies ne la mentionnent pas. C’est l’hypocrisie de l’Occident : ils présentent au public leur position contre le terrorisme et leur volonté de le combattre, alors que, en réalité, ils le favorisent, sans même mentionner cette résolution du Conseil de sécurité adopté en conformité avec le chapitre 7, 24 heures avant que ne sois passée la résolution 2 254.

Je pense qu'ils ne l'évoquent pas, parce que cette résolution a la condition sine qua non pour mettre fin au terrorisme, parce qu'elle implique la punition pour le financement, l'armement et le soutien aux terroristes en Syrie. Si cette résolution était mise en œuvre, cela signifierait la fermeture de la frontière turque, l’Arabie saoudite et le Qatar seraient rappelés à l'ordre pour avoir financé le terrorisme, les terroristes ne pourraient plus traverser la frontière et venir en Syrie.»

Il n’y a pas de volonté internationale réelle de mettre fin à cette guerre contre la Syrie, malgré tout ce qu’ils disent

En conclusion, le docteur Shaaban a expliqué ce que ce non respect de cette résolution 2 253, disparue et non discutée, signifiait pour elle : «Cela montre d'abord que ceux qui ont pris la décision, y compris l’ONU et l’Occident, n'ont pas sérieusement envie de lutter contre le terrorisme. En fait, ils n'ont pas envie de lutter contre le terrorisme. Ce qu'ils veulent, c'est utiliser le terrorisme à leurs propres fins, pour réaliser leur agenda avec le terrorisme comme arme.

Ensuite, ils ne seraient pas capables de mettre en place la résolution 2 254, même avec toutes les bonnes intentions du monde, car pour ce faire, il faut remplir la condition sine qua non, en mettant le terrorisme au moins sous contrôle. Sinon, comment peut-on aspirer à une solution politique en Syrie ? Comment peut-on négocier et libérer Raqqa, Deir ez-Zor et le reste d'Alep sans affaiblir le terrorisme d'abord ?

Il n’y a pas de volonté internationale réelle de mettre fin à cette guerre contre la Syrie, malgré tout ce qu’ils disent. Peu importe ce qu'ils disent, ce qui importe, c'est ce qu'ils font. Malheureusement, le premier à en payer le prix est le peuple syrien.

Ceux qui ont dès le début visé la Syrie, que ce soit des partenaires régionaux ou internationaux, ne veulent pas la fin de cette guerre contre la Syrie. Cela devient donc une guerre d'usure contre le peuple syrien.»

Lire aussi : Poursuivant ses objectifs bellicistes, l'Occident exploite sans vergogne l'image d’un garçon syrien

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT. 

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Ukraine, deux ans après. Par Guy Mettan

1 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La guerre, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

Ukraine, deux ans après

Par Guy Mettan le 31 août 2016

Deux ans après le début du conflit en Ukraine, le moment est venu de faire un bilan provisoire. La poussière des événements est suffisamment retombée pour qu’on puisse en reconstituer la trame. Peu à peu, grâce aux enquêtes réalisées par des observateurs avisés comme le dénonciateur de l’Irangate et Prix Pulitzer Robert Parry, la vérité commence à se faire jour.

Et comme d’habitude, elle n’est pas très reluisante. La belle histoire de la révolution populaire qui jette à bas un régime honni et corrompu apparaît dans sa réalité crue: ce n’était qu’une fiction, une fable habilement tissée pour tromper un public avide de contes qui finissent bien.
Souvenez-vous du crash du vol MH 17 qui a fait près de 300 morts en juillet 2014 et semé l’effroi dans le monde entier, dont John Kerry déclara qu’il était dû à un missile « probablement russe » et qui servit de prétexte au second train de sanctions économiques contre la Russie.

Deux ans après, toujours aucune preuve malgré les promesses. Les résultats de l’enquête ne sont toujours pas publiés et les Etats-Unis, dont les satellites espions arrivent pourtant à lire les plaques de nos voitures, refusent de livrer leurs images aux enquêteurs alors que le SBU, le service secret ukrainien, multiplie les cajoleries envers les experts occidentaux chargés du dossier.

Souvenez-vous des fameux tirs de la police qui avaient décimé les manifestants « pacifiques » de la place Maidan en février 2014. Ici aussi, on nous a promis une enquête. Toujours sans résultat. Les arbres et le mobilier de rue qui avaient reçu des impacts de balle et auraient permis de repérer l’origine des tirs ont été détruits par le nouveau régime alors que les vidéos montrent que ces tirs visaient aussi bien les manifestants que les policiers qui les combattaient, dans le but de pousser ces derniers à réagir et à tirer sur la foule qui leur faisait face. À l’examen, il ressort que le procureur et les responsables de service de police chargés de l’enquête sont des agents zélés du nouveau pouvoir et d’anciens militants des mouvements d’extrême droite actifs dans le service d’ordre de Maidan. Qui sait que Andriy Paruby, aujourd’hui chef du Conseil de sécurité d’Ukraine et qui paradait comme un grand démocrate devant les télévisions occidentales en sa qualité de chef du « service d’auto-défense » de Maidan, est le cofondateur du parti national-social d’Ukraine qui a donné naissance au parti d’extrême-droite Svoboda en 2004? Et que son organisation de jeunesse, « Patriote ukrainien » est une composante du mouvement paramilitaire Secteur Droit?

De fait, il apparaît désormais que le mouvement de Maidan, loin d’être l’expression démocratique et spontanée d’un peuple en colère, a été encadré, géré et organisé par les leaders des réseaux ultra-nationalistes originaires de l’ouest de l’Ukraine. La plupart de ses membres ont été formés dans les camps de jeunesse d’extrême droite qui ont proliféré dans les années 2000 et transportés par cars jusqu’à Kiev. Les photos et films non censurés des manifestations de Maidan montrent une abondance d’insignes, de symboles et de portraits de nationalistes héritiers des partis qui ont dirigé l’Etat ukrainien mis en place par les nazis. Quant aux références antisémites, encore nombreuses au début du mouvement, elles ont été soigneusement expurgées afin de ne pas braquer les néoconservateurs américains proches d’Israël et les médias occidentaux.

De même, le passé compromettant des nouvelles autorités a été gommé afin de leur redonner une nouvelle virginité. Qui se souvient que le président Porochenko, présenté comme un simple homme d’affaires à succès, a été ministre aussi bien dans le gouvernement corrompu du tandem Yushchenko-Timoshenko que dans celui du président Yanukovitch? Il n’y a décidément pas que Staline qui retouchait les photos…

De fait, la formation idéologique des « héros » de Maidan qui occupent aujourd’hui les postes les plus en vue du gouvernement s’inspire directement des ultra-nationalistes des années 1920-1940 et des collaborateurs du régime ukrainien qui a exterminé les juifs et les Polonais de Volhynie en 1941-1944 – armée insurrectionnelle d’Ukraine (UPA), organisation des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera (OUN-B) – et de théoriciens racistes comme Yaroslav Stetsko, ancien premier ministre de l’Etat ukrainien en 1941 et partisan des « méthodes allemandes de dépopulation juive excluant leur assimilation ».

Les recherches montrent que nombre de ces dirigeants nationalistes ont émigré en Europe et aux Etats-Unis à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qu’ils ont ensuite servi de relais avec les groupes de pression occidentaux jusqu’à leur prise du pouvoir en 2014. On peut citer comme exemples la femme de l’ancien président orange Yushchenko et Nadia Diuk, vice-présidente de National Endowment for Democracy et proche de l’actuelle secrétaire d’Etat américaine Victoria Nuland, celle qui a mis au pouvoir l’ex-premier ministre Iatseniuk après Maidan.

Mais arrêtons-là. Le plus déplaisant de toute cette affaire, ce n’est ni d’avoir été trompé ni qu’on nous ait vendu des manifestants fascisants comme de bons démocrates – après tout chacun peut évoluer – mais que rien n’ait changé dans le pays. Jusqu’à quand supporterons-nous que les oligarques et la corruption continuent à sévir, que l’actuel président renie sa promesse de vendre ses entreprises, que des obus continuent à être tirés sur les populations civiles du Donbass sous prétexte de « provocations rebelles »? Il serait temps que les médias et les dirigeants européens mettent fin à cette stupéfiante hypocrisie.

Guy Mettan | 30/08/2016

Journaliste, homme politique suisse

Source : guymettan.blog.tdg.ch

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