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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #histoire tag

Des photos d'un ghetto en Pologne, prises par le photographe de Hitler

18 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La paix, #La guerre, #Terrorisme, #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La nation ., #Je suis Charlie?

Bonjour.

Devant les odieuses tentatives de récupérations et de manipulations suite aux évènements tragiques de janvier 2015 en France, je publie à nouveau un article du 23 octobre 2012 sur les photos prises dans le ghetto de Varsovie par le photographe de Hitler.

Il est bien sûr impossible de dire avec certitude dans quelles conditions ces photos ont été réalisées, visiblement pas sous la contrainte, et à l’exception d’une seule, sans présence de soldats. Qu’il l’ait voulu ou non, Hugo Jaeger a réalisé des portraits d’hommes, de femmes et d’enfants juifs promis à la destruction, dans toute leur humanité. Un témoignage unique et stupéfiant, d’autant plus fort que certaines de ces photos, tels ces portraits de jeunes femmes bouleversantes de beauté, semblent avoir été pris hier, et non voilà 72 ans dans un ghetto de Pologne, antichambre des camps de la mort.

Dans la totale confusion que nous subissons, revenir sur des fondamentaux permet de ne pas sombrer dans la bêtise et dans la possible division des citoyens. Il faut à tout prix éviter la stratégie du choc dans notre pays et ne pas permettre le choc des civilisations, qui j'en suis sûr arrangerait bien certaines personnes.

Cette humanité ainsi exposée, avec l'impression que le temps n'a aucune prise sur ces photos, permet je crois de trouver l'antidote à la haine.

Cordialement.

Lucien PONS

Des photos d'un ghetto en Pologne, prises par le photographe de Hitler. Bouleversant témoignage repris sur le blog de Jean Lévy.

 

 

DIEU ME PARDONNE C'EST SON MÉTIER…

 

Des photos rares d’un ghetto en Pologne,

sous l’objectif du photographe de Hitler

par Alain Granat

23OCT

Lundi 22 octobre 2012

Des photos rares d’un ghetto en Pologne, sous l’objectif du photographe de Hitler

Pourquoi Hugo Jaeger, célèbre photographe allemand dans les années 30, nazi de la première heure et l’un des rares photographes admis dans le cercle restreint des intimes d’Hitler pour immortaliser le Führer, a-t-il réalisé ces photos exceptionnelles de juifs du ghetto polonais de Kutno ?

Exceptionnelles, ces photos le sont à plus d’un titre. D’abord en raison de la personnalité du photographe,familier d'Hitler, envoyé en Pologne sous l’uniforme comme correspondant de guerre pour fixer des images de propagande telles qu’on en a vu des centaines. Ensuite parce que Jaeger est l’un des rares photographes allemand à utiliser alors la nouvelle technologie des films couleurs produits par Kodak, ainsi qu’un procédé permettant de visionner ces photos en 3D.

Ces clichés, une vingtaine, ont été pris entre la fin de l’année 1939 et 1940, dans le ghetto de Kutno, une ville se trouvant à une centaine de kilomètres de Varsovie, peu après l’invasion de la Pologne par les nazis. Le ghetto, qui comptait 8000 juifs, sera liquidé en 1942 et ses rares survivants déportés dans les camps d’extermination.

A contrario de la plupart des photos prises par les nazis dans les ghettos et connues jusqu’ici, visant à montrer les juifs comme des sous-hommes, des images de domination, de soldats aryens humiliant ces habitants, les photos prises par Hugo Jaeger font preuve d’empathie. De curiosité aussi, peut-être de fascination, du moins ne témoignent nulle hostilité, sinon de la misère et des privations régnant dans le ghetto.

Elles appartiennent au magazine Life, qui les a présentées à l’occasion du 72è anniversaire de l’établissement du ghetto de Varsovie. Leur histoire est également étonnante. Hugo Jaeger, craignant d’être arrêté par les alliés en 1945 en possession de plus de 2000 clichés d’Hitler, enterra ses négatifs dans des récipients en métal qu’il cacha aux abords de Munich. Il les retira de ses cachettes au fil des années qui suivirent la fin de la guerre, plaça les négatifs dans un coffre en Suisse en 1955, et les vendit à Life dix ans plus tard.

Il est bien sûr impossible de dire avec certitude dans quelles conditions ces photos ont été réalisées, visiblement pas sous la contrainte, et à l’exception d’une seule, sans présence de soldats. Qu’il l’ait voulu ou non, Hugo Jaeger a réalisé des portraits d’hommes, de femmes et d’enfants juifs promis à la destruction, dans toute leur humanité. Un témoignage unique et stupéfiant, d’autant plus fort que certaines de ces photos, tels ces portraits de jeunes femmes bouleversantes de beauté, semblent avoir été pris hier, et non voilà 72 ans dans un ghetto de Pologne, antichambre des camps de la mort.

Alain Granat

Photos © Time Life Pictures/Getty Images, merci à Clara Lainé Malinow

 

 
 
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Nous avons MAINTENANT des raisons d'être OPTIMISTES [le blog de Descartes]

14 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les média, #La France, #La République, #La nation ., #Ecole, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Histoire

Mercredi 14 janvier 2015 

blog-descartes

 

Une tribune de "Descartes" :

J’ai été à la manif géante du dimanche 11 janvier. Et je ne le regrette pas.

 

Cela étonnera peut-être certains de mes lecteurs. Après tout, c’était bien moi qui m’étais inquiété de ce que pouvait donner une manifestation au départ convoquée par Jean-Christophe Cambadélis avec le but à peine déguisé de récupérer l’indignation populaire pour la mettre au service de François Hollande et de son gouvernement. Je m’étais aussi inquiété du cirque médiatique organisé autour d’une liste à la Prévert de « grands de ce monde » venus défendre en France une laïcité qu’ils piétinent souvent dans leurs pays. J’étais donc sceptique.

 

Et pourtant, j’ai changé d’avis. Pourquoi ? D’abord, parce que j’ai pris la mesure de l’indignation et de l’élan de la population. Avec deux cents mille personnes derrière lui, Hollande aurait été le héros de la fête. Mais avec deux millions, c’est le peuple qui devient le héros et Hollande l’accessoire. Avec deux cents mille manifestants, les journaux auraient glosé autour du président capable de mettre une telle foule dans la rue. Avec deux millions, un tel discours serait ridicule, tant il est évident que ce n’est pas le président, le gouvernement ou n’importe quel parti politique qui peut convoquer un tel évènement. J’ai aussi changé d’avis parce qu’à un certain moment, il faut laisser de côté la mesquinerie des raisonnements tactiques gauchistes, genre « si untel y va, j’y vais pas ». On pourra dire que pour une fois dans ma vie Clementine Autain aura réussi de me faire changer d’avis. Lorsqu’elle a déclaré en substance qu’elle ne saurait aller manifester avec deux millions de personnes si parmi elles se trouvait Sarkozy, je me suis dit qu’il fallait arrêter les conneries. Arrêter de se définir par rapport aux autres, par rapport à l’image qu’on craint de donner, et avoir le courage d’exprimer une opinion publiquement. Et finalement, je suis allé par curiosité. J’avais envie de voir les banderoles, d’écouter les gens, d’humer leur état d’esprit sans avoir à faire confiance aux intermédiaires journalistiques dont je connais la médiocre qualité.

 

Et je n’ai pas été déçu. Je dirais même que, cynique et pessimiste que je suis, je suis revenu requinqué. Non seulement parce que ce que j’ai vu confirme des analyses que je propose depuis un certain temps déjà, ce qui fait toujours plaisir, mais parce que dans cette mobilisation j’ai vu un espoir d’éclaircie dans la nuit noire dans laquelle nous sommes. A cette manifestation, j’ai vu des gens jeunes agiter des drapeaux tricolores et pratiquement qu’eux, sans que j’aie vu un seul drapeau européen. J’ai vu des soixante-huitards chanter « La Marseillaise », remercier la police et lui donner des fleurs. J’ai vu un peuple très divers manifester dans un climat de courtoisie, d’attention à l’autre que j’ai rarement perçu dans les dernières manifestations auxquelles j’ai participé. J’ai vu des gens simples mais aussi des commentateurs parler de la « nation française » et se déclarer « fiers d’être français ». Et oh, miracle des miracles, j’ai entendu une chronique de Bernard Guetta ou le mot « Europe » ne figure pas une seule fois !

 

Cette mobilisation est celle d’une prise de conscience. Pendant longtemps la majorité des français – et la quasi-totalité de nos élites – ont vécu dans une illusion, celle que les psychologues appellent celle du père tout puissant. De la même manière que l’enfant ou l’adolescent peut désobéir à ses parents ou les défier sans crainte que ceux-ci l’abandonnent ou disparaissent, de même que l’enfant croit que ses parents seront toujours là pour le protéger, nous pensions que nous pouvions conchier nos institutions, notre drapeau, notre Nation sans craindre qu’elles nous laissent tomber ou puissent disparaître, tant elles nous apparaissaient solides et inébranlables. Ce n’est pas un hasard si « l’esprit Charlie », celui d’une irrévérence qui ne respectait rien ni personne, tout comme celui de 1968, sont deux manifestations de ce phénomène d’adolescence politique nées alors que l’Etat gaullien était à son apogée et que les institutions léguées par l’histoire semblaient inébranlables.

 

Mais cette solidité n’était qu’apparente. Les idéologies « libérales-libertaires » sont tenables aussi longtemps qu’elles sont ultra-minoritaires dans une société riche qui pouvait nourrir sans dommage quelques parasites. Mais quand une telle idéologie devient le modèle massif, quand nous sommes tous invités à être « rebelles » et « insolents », le système s’effondre dans l’anomie. C’est ce qui se passe progressivement depuis l’aube des années 1980. Mais la plupart d’entre nous, et ce qui est pire, la plus grande partie de nos élites, ne s’en sont pas aperçus. Bien entendu, il y a des voix discordantes, comme celle d’un Finkielkraut alertant sur la fragilité de « cette chose belle, précieuse, fragile et périssable » qu’est notre Nation, notre culture, nos institutions. Mais qui écoute Cassandre ? Il est tellement plus facile de vivre dans le monde des Bisounours et se féliciter d’un « progrès sociétal » continu qui permet de déguiser l’affaiblissement social et institutionnel du pays.

 

Le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo nous ramène dans une réalité politique qui est, par essence, tragique. Il nous sort de notre état d’adolescents attardés pour nous faire entrer dans l’âge adulte. Tout à coup, les français ont compris combien ces valeurs « ringardes » que sont le drapeau ou la Nation, ces « beaufs » que sont les policiers et les gendarmes, sont nécessaires pour nous protéger du chaos. Cette manifestation, c’est la manifestation de la peur. Non pas la peur des terroristes, mais la peur de la désintégration du tissu social. Ce qui est extraordinaire, c’est de voir combien cette prise de conscience est forte et massive. Personne n’a forcé les manifestants à chanter « la Marseillaise », à agiter les drapeaux tricolores, à parler de « nation française ». Aucune organisation politique n’a conçu ce discours. Ce n’est pas un chanteur à la mode qui l’a propagé par les réseaux sociaux. Il n’y eut ni planification, ni concertation. Qu’une réaction spontanée de ce type puisse surgir chez tant d’individus en même temps montre qu’elle est, potentiellement, chez chacun d’entre nous. Elle nous a été transmise avec notre « roman national », cet accessoire tenace que tous donnaient pour mort et que l’on voit resurgir à cette occasion. Et avec lui, nous retrouvons un sentiment collectif, une discipline sociale, tout ce qui a permis au peuple français de se relever de situations qui paraissaient désespérées. Comme quoi, on a toujours tort de ne pas faire confiance au peuple français.

 

Bien entendu, il y a dans cette manifestation beaucoup de choses moins heureuses. Il est clair que la prise de conscience dont je parle, si elle est massive, n’est pas pour autant unanime, et que si les descendants d’immigrés étaient nombreux dans les cortèges, il s’agissait surtout d’immigrés assimilés, et très rarement de ce qu’on appelle « des jeunes de cité ». Ce n’est pas étonnant : comment ceux à qui n’a pas été transmis le « roman national » pourraient se reconnaître dans la manifestation d’hier ? On a pu aussi voir des gens qui confondent la « liberté de culte » - qui est protégée par la loi et la constitution – avec un « droit au respect des religions » qui n’existe pas. Ces difficultés existent, et il serait idiot de le nier. Mais elles ne sont que peu de chose comparées à la force de la prise de conscience que nous avons pu observer hier. Une prise de conscience qui ouvre toutes les possibilités. Et en particulier, celle d’en finir avec la haine de soi. Une haine de soi qui nous empêche en particulier d’assimiler nos immigrés : comment espérer qu’ils veuillent devenir comme nous si nous-mêmes nous ne sommes pas fiers de ce que nous sommes ?

 

Il y a aussi un autre point qui mérite d'être signalé: les partis politiques ont été complètement marginalisés. Eux qui devraient constituer le véhicule privilégié de l'expression démocratique sont restés dans leur coin avec leurs petits débats et leurs petits coups tactiques. Aucune voix politique ne s'est levée au dessus de la mêlée, aucune n'a indiqué une direction. Ils ont été balayés par l'ampleur de la réaction populaire. Ce fait éclaire avec acuité un problème qui est pour moi bien plus sérieux que tous les autres: nos élites politiques sont tout simplement à côté de la plaque. Elles ne sont pas à la hauteur. Si notre peuple à montré une fois encore qu'il reste un peuple responsable, éduqué et politique, le moins qu'on puisse dire est qu'il n'a pas trouvé de dirigeant digne de lui.

 

Et Charlie dans tout ça ? Ceux qui pointent le paradoxe ont parfaitement raison : nous ne sommes pas du tout Charlie. Plus que des Duduche, nous sommes en fait le « beauf » de Cabu. C’est le « beauf », et non Duduche, qui agite le drapeau tricolore. C’est le « beauf », et non Duduche, qui embrasse le policier. C’est le « beauf », et non Duduche, qui parle de « nation française » et se déclare « fier d’être français ». Hier, c’était un flot continu de « beaufs » qui ont rempli les rues de Paris. Des « beaufs » qui croient encore être des Duduche. Mais Duduche, le charmant adolescent d’un temps charmant où l’on pouvait faire un peu ce qu’on voulait sans se soucier des conséquences n’est plus. Au contact d’une réalité brutale, il est finalement devenu adulte.

 

Descartes

P.S. : je ne résiste pas à la tentation de reproduire ici les paroles de la chanson « Et si en plus il y a personne » de Souchon/Voulzy. Un véritable poème qui dit avec grâce et intelligence l’absurdité des religions combattantes. Souchon a eu le courage de la chanter hier lors de la soirée d’hommage.

 

Et si en plus il y a personne

Abderhamane, Martin, David

Et si le ciel était vide

Tant de processions, tant de têtes inclinées

Tant de capuchons, tant de peur souhaitées

Tant de démagogues, de Temples, de Synagogues

Tant de mains pressées, de prières empressées

Tant d'angélus, Ding

Qui résonne

Et si en plus, Ding

Y'a personne

Abderhamane, Martin, David

Et si le ciel était vide

Il y a tant de torpeurs

De musiques antalgiques

Tant d'anti-douleurs dans ces jolis cantiques

Il y a tant de questions et tant de mystères

Tant de compassions et tant de révolvers

Tant d'angélus, Ding

Qui résonne

Et si en plus, Ding

Y'a personne

Arour hachem, Inch Allah

Are Krishhna, Alléluia

Abderhamane, Martin, David

Et si le ciel était vide

Si toutes les balles traçantes

Toutes les armes de poing

Toutes les femmes ignorantes

Ces enfants orphelins

Si ces vies qui chavirent

Ces yeux mouillés

Ce n'était que le vieux plaisir

De zigouiller

Et l'angélus, Ding

Qui résonne

Et si en plus, Ding

Y'a personne

Et l'angélus, Ding

Qui résonne

Et si en plus, Ding

Y'a personne….

 

source: le blog de descartes

repris par eldiablo

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Le film "Les jours Heureux", la France en état de choc a besoin de retrouver notre histoire et de nos idéaux.

12 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La guerre, #La paix, #La justice, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance

Le film "Les jours Heureux", la France en état de choc a besoin de retrouver notre histoire et de nos idéaux.

Le film "Les jours Heureux", la France en état de choc. Nous avons besoin de retrouver notre histoire et de nos idéaux.

La signature du programme du Conseil National de la résistance, le 15 mars 1944, a permis d’installer le modèle social français à la Libération. Pour célébrer ce moment fondateur de notre vivre ensemble le film « Les Jours Heureux » de Gilles Perret est exceptionnel. Il est nécessaire de faire connaître la Résistance et le programme du Conseil National de la Résistance. Cette belle histoire n’a jamais été racontée !

Ce film permet de combler ces lacunes. Au moment où ceux qui décident pour nous, veulent supprimer les conquis de la Libération, c’est une lueur d’espoir. La fin de l’exception française est proche. Le modèle social auquel tous nos concitoyens sont attachés, est attaqué de toute part : la Sécurité Sociale, la Retraite par répartition, la Politique familiale, etc…, tout doit disparaître au bénéfice des transnationales sous couvert de modernité. Il appartient à chacun de nous de s’éveiller et d’affirmer son attachement à ces fondamentaux du pacte républicain.

Vous trouverez en PJ différents documents.

Bien cordialement.

Lucien PONS

Documentaire sur le Conseil National de la Résistance de la seconde guerre mondial.

https://www.youtube.com/watch?v=VjQR3Ef0VOM&feature=youtu.be

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La collaboration sous vichy - Documentaire.

4 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #La France, #La République, #La nation ., #Comité pour une Nouvelle résistance, #La guerre, #La paix

La collaboration sous vichy - Documentaire.

L'histoire de ces français qui ont choisit le nazisme en 1940, devenants ainsi les pires traitres de l'histoire de France

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Mort de Robert Chambeiron, figure de la Résistance. Le Monde.fr avec AFP

1 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Histoire, #La guerre, #La paix, #Comité pour une Nouvelle résistance

Mort de Robert Chambeiron, figure de la Résistance

Paris (AFP) - Robert Chambeiron, ancien parlementaire, compagnon de Jean Moulin et dernier survivant du Conseil national de la Résistance (CNR), est décédé à 99 ans, a annoncé mercredi à l'AFP l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement.

Entré en 1936, en même temps que Jean Moulin, au cabinet de Pierre Cot, ministre de l'Air du gouvernement Blum, M. Chambeiron, resté en contact étroit avec Jean Moulin pendant la guerre, avait pris une part active dans les négociations qui avaient abouti à la fondation du Conseil national de la Résistance (CNR), dont il était devenu secrétaire général adjoint.

Né le 22 mai 1915 à Paris, député radical puis progressiste sous la IVe République (1945-1951 et 1956-1958) puis député européen communiste entre 1979 et 1989, il s'était rapproché de Jean-Pierre Chevènement, dont il avait présidé le Comité national de soutien à la candidature à la présidentielle de 2007 avant que ce dernier ne renonce.

M. Chevènement a "salué sa mémoire" mercredi soir. "On ne peut mieux le faire qu'en rappelant ces mots qui étaient les siens: +le CNR a été un véritable lieu de rassemblement dans l'intérêt national (...) Il fallait que la France fût au bord du gouffre pour qu'une telle union puisse avoir lieu+", a souligné l'ancien sénateur du Territoire-de-Belfort. "Ce qui était vrai en 1944 le reste aujourd'hui", a-t-il ajouté.

 

Mort de Robert Chambeiron, figure de la Résistance

Le Monde.fr avec AFP |

 
Robert Chambeiron était l'un des derniers témoins de la première réunion du Conseil national de la Résistance.

Robert Chambeiron, ancien parlementaire, compagnon de Jean Moulin et l'un des derniers témoins de la création du Conseil national de la Résistance (CNR), est mort à 99 ans. C'est l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement qui l'a annoncé, mercredi 31 décembre.

Entré en 1936, en même temps que Jean Moulin, au cabinet de Pierre Cot, ministre de l'air du gouvernement Blum, M. Chambeiron, resté en contact étroit avec Jean Moulin pendant la guerre, avait pris une part active dans les négociations qui avaient abouti à la fondation du CNR.

Né le 22 mai 1915 à Paris, député radical puis progressiste sous la IVe République (1945-1951 et 1956-1958) puis député européen communiste entre 1979 et 1989, il s'était rapproché de Jean-Pierre Chevènement, dont il avait présidé le comité national de soutien à la candidature à la présidentielle de 2007, avant que ce dernier ne renonce.

« UNE FIGURE DE LA GAUCHE »

M. Chevènement a « salué sa mémoire » mercredi soir. « On ne peut mieux le faire qu'en rappelant ces mots qui étaient les siens : “le CNR a été un véritable lieu de rassemblement dans l'intérêt national [...] Il fallait que la France fût au bord du gouffre pour qu'une telle union puisse avoir lieu” », a déclaré l'ancien sénateur du Territoire de Belfort. « Ce qui était vrai en 1944 le reste aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a lui aussi rendu hommage à cette « figure de la gauche, dont il épouse les grandes batailles et conquêtes du XXe siècle ». Dans un billet publié sur son blog, le député socialiste de Seine-Saint-Denis écrit :

« A l'heure où des voix funestes tentent d'exploiter leurs audiences pour réhabiliter le régime fasciste de Vichy, où des forces extrémistes instillent la haine et le désir de violence en souhaitant le retour des guerres civiles, la vie de Robert Chambeiron rappelle à tous les amoureux de la liberté et de l'égalité que ces mots ne sont pas abstraits s'ils sont portés par la conviction que les hommes peuvent changer la vie et orienter l'Histoire. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/12/31/mort-de-robert-chambeiron-dernier-survivant-du-conseil-national-de-la-resistance_4548236_3382.html#ejaMmB7Oe7Jcmm5h.99
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A propos de la politique de Georges MARCHAIS et de ceux qui l’ont suivi [par Danielle Bleitrach]

31 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Histoire, #La nation ., #La République, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #Le socialisme, #La mondialisation

marchais1981.jpg

Dans l’interview d’Olivier Marchais par "l’Humanité", j’ai été frappée par la lucidité de cet homme et la manière dont il positionnait la mémoire de son père au service des habitants de Villejuif, des travailleurs et de la nation française, c’était très juste et il était un facteur d’unité et de rassemblement y compris avec le cancérologue gaullisteGeorges Mathé auquel il ne voulait pas opposer son père. Tout cela était d’une grande justesse, comme l’était sa dénonciation des propos de Le Pen qui avait prétendu que si Georges Marchais était vivant il aurait voté FN. (vidéo ci-dessous)

 

Autant cette intervention d’Olivier Marchais relève d’un devoir de mémoire, autant la mienne, ici, ne jouit d’aucune légitimité particulière sur la pensée de Georges marchais. Il s’agit simplement de la mémoire d’une ancienne dirigeante et du bilan que je peux à ce titre comme tout autre tirer de ces années écoulées? comme l’on dit : une contribution au débat.

 

Un de mes ultimes souvenirs concernant Georges marchais était sa fidélité à la révolution cubaine. Quand Fidel Castro était venu en France pour l’enterrement de Mitterrand pour honorer non seulement le discours de Cancun malheureusement non suivi d’effets, mais l’amitié de toujours avec danielle Mitterrand, il avait voulu diner en famille chez Georges Marchais. Parce qu’à l’inverse de ses piètres sucesseurs et du journal qui l’a trahi comme il a dans le même temps trahi la Révolution Cubaine, Georges marchais est toujours resté aux côtés de la Révolution cubaine. mais revenons à notre souvenir, quand Georges Marchais était à la fin de sa vie à Cuba, il y avait eu une tentative de le pen déjà pour organiser la confusion à travers des thèmes chers à Georges Marchais, le « produisons français » (dont on mesure aujourd’hui toute la pertinence) , mais aussi justement le soutien à Cuba que Le pen voulait déjà s’approprier… Georges Marchais était fou de rage, il n’avait cessé de protester contre un tel amalgame.


Avec son sens politique acéré, son sens de classe mais aussi celui du rassemblement politique y compris sur des bases des intérêts populaires et nationaux, Georges marchais n’a jamais toléré le moindre amalgame avec l’extrême-droite.  Dans le même temps où il s’employait à dénoncer  la manière dont les dirigeants socialistes étaient prêts à tous les abandons et atlantisme, il gardait une position de classe qui était le meilleur garde-fou face aux dérives potentielles d’un nationalisme susceptible de virer au chauvinisme au profit du patronat.. Malheureusement, le PCF a abandonné les leçons, qui n’étaient pas seulement celles de Georges marchais, mais de l’ensemble du parti depuis Maurice Thorez.

 

Il a noter que les piètres successeurs d’une longue lignée de dirigeants communistes, qui ont su jouer un rôle essentiel en France et aux yeux des tous les dirigeants communistes de l’Internationale, à la mort de Georges Marchais n’ont pas mieux traité la mémoire de Georges Marchais que celle de Maurice Thorez. Parce qu’il ne s’agissait pas seulement de nier l’apport de dirigeants, mais pire encore celui de la grande masse des militants qui par leur dévouement, leur compétence, leur vie parfois avaient fait du parti ce qu’il était et s’étaient reconnus dans de tels dirigeants. Donc les successeurs ont nié la mémoire des dirigeants, mais pas seulement ils ont d’abord sous estimé  le rôle du part, de son organisation, du respect des militants en tant que force politique agissante et organisée. y compris en utilisant les réflexes les plus « staliniens » de l’obéissance, la légitimité du dirigeant… Le fait que le militant était pour le meilleur et aussi pour le pire un « soldat »… et peu à peu les intérêts des employés des collectivités locales sont venus relayer cette obéissance désintéressée…

 

Ils l’ont fait en nous soumettant aux analyses non seulement du PS, mais à travers celles-ci à celle du classe dominante de moins en moins nationale, de moins en moins productive et de plus en plus financiarisée et ce depuis les choix de nationalisation-privatisation de Mitterrand qui avaient forcé le PCF du temps de Marchais de quitter le gouvernement. Aujourd’hui, nous voyons les résultats d’une France qui a joué la désindustrialisation et les choix financiers plus que tous les autres pays. Nos fleurons industriels y compris ceux stratégiques ont été ainsi bradés et notre dette que l’on veut imputer à l’excès de protection sociale relève en réalité du déséquilibre de notre commerce extérieur. Quand Georges marchais et les dirigeants de cette époque, la social démocratie non seulement pro-européenne mais atlantiste dénonçait abusivement le chauvinisme du propos, jouait comme un Leipitz déjà aux pseudo écologistes pour mieux se rallier au capital en train de devenir néo-libéral et totalement acquis au bellicisme atlantiste. Cette réalité de la politique du PCF historique a été bradée par les successeurs de Georges marchais, tous ceux qui l’approuvaient ont été éliminés comme des « staliniens »…

 

Ce traitement minable du passé des communistes s’est situé dans une période d’abandon généralisé d’un échec, du retour de la contrerévolution néolibérale, que l’on a transformé en débâcle, qui a engendre ses doubles opportunisme:  d’abord le choix politique de sauvegarder les élus en même temps que l’on détruisait le parti, son organisation, la formation de ses militants, en  privilégiant  avant tout les élus et les alliances avec le PS, quitte à choisir tous les reniements, ce qui a engendré également un gauchisme qui s’est rapidement accommodé de tous les amalgames avec l’extrême-droite en particulier au plan international mais pas seulement. Et je dois dire, chacun le sait mon désespoir quand je vois certains communistes ne plus reconnaître le fascisme à partir du moment où il semble adopter des positions qu’ils croient celles des communistes… Les réseaux sociaux, les textes qu’ils osent diffuser me semblent un bon test de cette déchéance politique. Au risque d’apparaître « sectaire », jamais un communiste ne peut accepter l’amalgame raciste…

 

Je voudrais conclure cette rapide réflexion personnelle par une anecdote, récemment sur les réseaux sociaux, à la lecture d’un texte d’hommage à Georges marchais, un militant nouvelle mouture du PCF s’exclamait :« C’est du culte de la personnalité, j’ai l’impression de lire la prose du Parti de gauche face à Melenchon! ». Je lui ai répondu: « Nous respections nos dirigeants parce que nous avions l’impression qu’ils traduisaient ce que nous pensions, mais nous n’aurions jamais accepté que ces mêmes dirigeants pour franchir l’étape des présidentielles, se donne à un socialiste un peu gauchiste, désorganisé, bête des médias et dans l’excès permanent. Nous n’aurions pas adhéré au fait  qu’il nous impose des rapprochements avec d’autres socialistes aussi peu crédibles et très anti-communistes. Et pour couronner le tout que les dirigeants du PCF pour mieux faire oublier leur responsabilité dans un tel échec nous jette contre lui, Mélenchon, en feignant de découvrir à qui ils avaient donné le parti, inventé des forces et perdu in fine… Ce n’est pas la faute à Mélenchon qui est ce qui est, qui est souvent courageux, mais bien à nos choix.  Nous n’aurions accepté ni de nous donner à Mélenchon, ni de le transformer en bouc émissaire pour mieux éviter d’analyser nos propres erreurs. L’exemple type de la poursuite d’une telle démarche erronée se retrouve dans la dernière fête de l’Huimanité, une grande réussite mais sans débouché politique parce que tout y a été une fois de plus placé  dans le dialogue avec  un quarteron de députés socialistes, faux frondeurs que l’on a même pas réussi à faire voter contre le budget… »

 

Alors que l’essentiel est non pas seulement dans l’autocritique de notre démarche mais de développer l’union à la base , le rassemblement du peuple français et pour cela la politique du parti a un rôle central qu’il s’agisse du redressement économique, de la défense des services publics et des protections sociales, de la grande question de la paix, une politique  qui comme du temps de Maurice Thorez, Waldeck Rochet et georges Marchais doit savoir coller au peuple français, aux intérêts de classe et combattre l’extrême-droite, le fascisme qui reste d’abord le recours de la classe dominante quand la démocratie à leur manière s’avère insuffisante .pour tenir les peuples…

 

Cette classe dominante qui partout nous mène au fascisme et à la guerre plutôt que d’affronter la nécessité du changement et qui aujourd’hui est en train de transformer le continent européen en poudrière parce que sa survie passe par les vieilles recettes de la guerre froide jusqu’à quelque Hiroshima.

 

Danielle Bleitrach

 

source : histoire et société

Parvis débaptisé de Villejuif : le combat d'Olivier Marchais

L'Humanité.fr a rencontré Olivier Marchais afin d'évoquer la décision scandaleuse du conseil municipal de Villejuif de débaptiser le parvis Georges Marchais, député de la circonscription durant vingt-quatre ans au bénéfice du cancérologue Georges Mathé.

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TRÊVE de NOËL de 1914, LÉNINE et la fraternisation dans les tranchées : « Paix entre esclaves, guerre aux esclavagistes ». Le blog d'Eldiablo.

26 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #La guerre, #Le socialisme, #La lutte des classes, #Le capitalisme;, #Comité pour une Nouvelle résistance

TRÊVE de NOËL de 1914, LÉNINE et la fraternisation dans les tranchées : « Paix entre esclaves, guerre aux esclavagistes ». Le blog d'Eldiablo.

La fraternisation dans les tranchées :

 le mot d'ordre de Guerre civile illustré


 

Article de Lénine, 29 mars 1915, dans Sotsial-Demokra, n° 40


 

Traduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/


 

Ce 8 janvier, les journaux suisses recevaient de Berlin le message suivant: « Dernièrement, la presse a rapporté maintes fois des tentatives pacifiques entre les tranchées allemandes et françaises de nouer des relations amicales. Selon la Tägliche Runschau, un ordre de l'armée datant du 29 décembre interdit toute fraternisation et tout rapprochement avec l'ennemi dans les tranchées ; toute infraction à cet ordre sera considérée comme de la haute trahison ».


 

Donc, la fraternisation et les tentatives de nouer des relations amicales avec l'ennemi sont un fait. Les autorités militaires allemandes s'en montrent inquiètes, ce qui signifie qu'ils y attachent une importance considérable.


 

Le britannique Labour leader du 7 janvier 1915, a publié une série de citations tirées de la presse bourgeoise britannique sur des cas de fraternisation entre soldats britanniques et allemands, qui ont convenu d'une « trêve de 48 h » pour Noël, se sont rencontrés de façon amicale dans le no-man's land, etc. Les autorités militaires britanniques ont publié un ordre spécial interdisant la fraternisation.


 

Et pourtant, avec une infinie suffisance et le sentiment confortable que la censure militaire les prémunirait de tout déni ultérieur, les opportunistes socialistes et leurs partisans (ou laquais?) ont assuré les travailleurs, par voie de presse (comme Kautsky l'a fait), qu'aucune entente sur une action contre la guerre, menée par les socialistes des pays belligérants, n'était possible (expression littéralement utilisée par Kautsky dans Die Neue Zeit) !


 

Essayez d'imaginer Hyndman, Guesde, Vandervelde, Plekhanov, Kautky et les autres – au lieu d'aider la bourgeoisie (c'est ce qu'ils font maintenant) – formant un comité international d'agitation pour « la fraternisation et les tentatives d'établir des relations amicales » entre les socialistes des pays bélligérants, à la fois dans les « tranchées » et dans les troupes en général.


 

Quels seraient les résultats dans quelques mois, si maintenant, six mois après le début de la guerre et malgré tous les leaders et sommités politiques qui ont trahi le socialisme, l'opposition montait de tous côtés contre ceux qui voté les crédits de guerre, contre ceux qui ont accepté des strapontins ministériels, alors que les hautes autorités militaires brandissent la menace de la peine capitale à quiconque oserait « fraterniser » ?


 

« C'est la seule question pratique – victoire ou défaite pour son pays », c'est ce que Kautsky, laquais des opportunistes, a écrit, en accord avec Guesde, Plekhanov and co.


 

En fait, si on oublie ce qu'est le socialisme et la lutte de classe, ce serait la vérité. Cependant, si on ne perd pas de vue le socialisme, c'est faux.


 

Il y a une autre question pratique : devons-nous périr comme des esclaves aveugles et impuissants, dans une guerre entre esclavagistes, ou devons-nous tomber dans des « tentatives de fraternisation » entre esclaves, avec pour but d'abolir l'esclavage ?


 

Voilà, en réalité, la question « pratique »

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L’alliance sur la base de l’anticommunisme primaire… minable… Par Danielle Bleitrach.

21 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #La France, #La République, #La gauche, #Histoire, #Socialisme, #Le capitalisme;, #La lutte des classes

L’alliance sur la base de l’anticommunisme primaire… minable…

L’alliance sur la base de l’anticommunisme primaire… minable… Par Danielle Bleitrach.

Ils s’y sont tous mis de l’UMP  aux « écologistes » pour prendre Villejuif la Rouge… mais non contents de cet exploit il leur faut effacer le passé de cette ville rouge et de l’un de ses enfants… Georges Marchais était une force de la nature et l’affronter tenait de l’exploit, mais il était dénué de véritable rancune si la bonne foi était mutuelle et si cela ne nuisait pas au parti qu’il avait en charge.  J’ai toujours respecté la manière dont il était proche des exploités, des pauvres, des faibles, la manière dont il prétendait leur faire un rempart de sa force. J’aimais aussi la tendresse qu’il éprouvait pour Aragon, la manière dont il a assuré au vieil homme une aide discrète et amicale jusqu’au bout. Alors quand je vois ces gens oser effacer son nom, j’ai l’impression d’un temps qui se désagrège un peu plus dans la haine et le déshonneur… Ils n’auraient pas osé l’affronter vivant, ils crachent sur sa tombe…

C’était  un homme superbement intelligent et un travailleur acharné, il était bon, attentif à la misère, respectueux des militants… Que cette bande de nains de toutes obédiences, ce ramassis de minables veuille effacer son nom de la mémoire de sa ville est une infamie, ils ne l’atteignent pas, il se rendent aujourd’hui un peu plus crasseux… Il semble qu’ils aient pris cette décision dans la foulée d’un renforcement de la police, tout un programme… Comme j’aurais aimé qu’il soit là et dresse sa haute silhouette, les toise de son regard bleu pour qu’ils se taisent, parce qu’ils l’auraient fermé, c’est sûr…

Je pourrais dire et tant dire en particulier comme ce chêne fut foudroyé, sa faiblesse était le cœur… Je n’ai qu’un regret que certains de ses camarades si serviles devant lui, le flattant dans ses travers, ne l’aient pas assez défendu, assez honoré sa mémoire, ce qui permet aussi à ces gens-là de se conduire aussi mal…

Peut-être faut-il faire oublier ce qui est dit de toute part encore aujourd’hui : s’il y avait un Georges Marchais, ils n’oseraient pas se conduire contre nous comme ils le font…

Danielle Bleitrach

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Le mystère des cendres de Jean Moulin. Par Benoît Hopquin dans "Le Monde.fr".

20 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #La nation ., #La République, #La guerre, #La paix

Le mystère des cendres de Jean Moulin

Le Monde.fr | 19.12.2014 à 22h14 • Par Benoît Hopquin

Le 19 décembre 1964, la voix chevrotante de Malraux accueillait les cendres du héros de la Résistance au Panthéon. Mais s’agissait-il bien des restes de Jean Moulin ?


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http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2014/12/19/le-mystere-des-cendres-de-jean-moulin_4544076_4497186.html#ksop1kwW7uB2ezB8.99

Le 19 décembre, 1964, André Malraux, ministre de la culture, prononce son discours pour la réception des cendres de Jean Moulin au Panthéon. | AFP / AFP

Le 19 décembre, 1964, André Malraux, ministre de la culture, prononce son discours pour la réception des cendres de Jean Moulin au Panthéon. | AFP / AFP

Bien des mystères continuent d’entourer la fin de Jean Moulin, qui n’ajoutent ni ne retranchent à la grandeur du personnage. Les causes de son arrestation à Caluire, dans la banlieue de Lyon, le 21 juin 1943, déchaînent toujours les passions. Mais la mort quelques jours plus tard du héros de la Résistance reste également nimbée de flou. Au point que les cendres déposées solennellement au Panthéon, il y a cinquante ans tout juste, le 19 décembre 1964, ne peuvent avec certitude être considérées comme les siennes. Est-ce bien lui ? « A tout prendre, on ne saurait l’exclure », comme l’écrit un de ses grands biographes, Jean-Pierre Azéma, avec la prudence qui sied.
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Le procès en 1987 de son bourreau, Klaus Barbie, n’a pas levé les hypothèques sur l’agonie de Jean Moulin. Après avoir été durement interrogé à Lyon, le premier chef du Conseil national de la Résistance fut conduit en voiture jusqu’à Paris, sans doute le 28 juin. Il fut détenu à Neuilly, dans la villa du chef de la Gestapo en France, Karl Boemelburg. C'est là qu’André Lassagne, arrêté en même temps que lui à Caluire, le retrouve pour la dernière fois. « Il était méconnaissable, décrit-il. Il n’avait plus que les yeux de vivants, la tête enveloppée de pansements, réellement moribond. »

« Il n’avait plus que les yeux de vivant »

Ensuite, il faut se fier aux rapports ou aux témoignages, parfois de seconde main, de ses tortionnaires allemands. La Gestapo décide de transporter le prisonnier en Allemagne, sans doute dans un hôpital de la police situé à Berlin. Jean Moulin aurait expiré dans le train. Certaines sources affirment que le corps aurait été vu en gare de Francfort tandis que d’autres expliquent qu’il aurait été descendu à Metz. L’acte de décès allemand précise comme lieu cette dernière ville et comme date le 8 juillet 1943. Mais il fut rédigé six mois plus tard, le 3 février 1944... Accompagnant cet acte de décès figure une copie du certificat médical constatant la mort, certificat qui est, lui, daté du 25 juillet 1943. Lassagne situe de mémoire au 10 ou 11 juillet le moment où il vit pour la dernière fois Jean Moulin à Neuilly. Pour ajouter à la confusion, d’autres sources de la Résistance affirmeront avoir reconnu l’homme dans la prison de Fresnes, plusieurs semaines plus tard.

L’acte de décès du 3 février 1944 donne pour cause de la mort une « défaillance cardiaque », quand Jean Moulin, on le sait parfaitement, a succombé aux tortures infligées et, peut-être, à des tentatives de suicide qu’il aurait faites pour être sûr de ne pas parler. Henri Michel, son premier biographe, n’excluait pas dans un livre paru en 1964 que « Max », un des pseudos du chef, soit mort à Neuilly et que son cadavre ait été mis dans le train pour couvrir la bévue. « Toutes ces pièces d’état civil sont-elles des faux destinés à dissimuler la faute commise par de trop zélés tortionnaires en tuant un prisonnier avant d'avoir réussi à le faire parler ? » Le stratagème aurait visé à éviter le courroux de Berlin.

« Il n’est pas enterré, il est brûlé »

La mort n’est rendue publique que le 19 octobre1943, quand un membre de la Gestapo de Montpellier vient l’annoncer à Laure Moulin, la sœur de Jean. Six jours plus tard, elle se rend courageusement à Paris, au siège de la Gestapo. Elle rencontre Heinrich Meiners, qui s’occupa du dossier de son frère. Il se montre évasif. Elle obtient cependant cette bribe d’information : « Il n’est pas enterré, il est brûlé. » Elle arrache la promesse que l’urne lui sera remise plus tard. Le 2 mai 1944, la famille reçoit à Montpellier l’acte de décès officiel. Laure Moulin retourne une semaine plus tard à Paris, rencontre une autre personne chargée des interrogatoires, Ernst Misselwitz, qui se montre particulièrement désagréable. Elle redemande l’urne. Il la congédie. Le 25 mai, un Allemand se rend au domicile de la sœur et lui annonce que sa requête est rejetée, sans fournir de motif probant.

Laure Moulin poursuit ses recherches à la Libération. Un policier de la DST, Roger Wybot, mène également une enquête. Ils apprennent que le corps aurait été rapatrié à Paris. On découvre dans les archives une note manuscrite qui ordonne le 9 juillet 1943 l’enlèvement à la gare de l’Est et l’incinération immédiate d’« un ressortissant français décédé en territoire allemand », avec un numéro de case, 10137. La famille découvre au père Lachaise une urne avec ce numéro et cette seule mention : « Inconnu incinéré, 09-07-43 ». Elle la fait déplacer dans le carré de la Résistance du cimetière avec une nouvelle inscription : « Cendres présumées de Jean Moulin ». En 1964, l’urne fut transférée au Panthéon, accompagnée des célèbres mots de Malraux : « Entre, ici, Jean Moulin. » Mais était-ce bien ce martyr qui franchissait le seuil ? N’était-ce pas un autre héros, inconnu, quelque camarade en clandestinité, figure du « cortège d’ombres », anonyme du « peuple de la nuit » que le chef de la Résistance incarne aujourd’hui ?

 

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