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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #histoire tag

Vent de panique en Ukraine: le peuple du 9 mai est bien vivant. Par Karine Bechet Golovko

11 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #le nazisme

jeudi 11 mai 2017

 

Vent de panique en Ukraine: le peuple du 9 mai est bien vivant

 
Kiev, 9 mai 2017
 
 
En Ukraine, en ce moment, se déroule l'Eurovision. Cet évènement pourtant mineur a eu pour effet d'obliger le pouvoir ukrainien à montrer un visage "civilisé", notamment pour les célébrations du 9 mai. Le résultat est fulgurant: des dizaines de milliers de personnes dans les rues des villes du pays avec le portrait de leurs  proches ayant combattus contre Hitler au sein de l'armée rouge, des nationalistes arrêtés, la police qui protège les manifestants. Le pouvoir ukrainien n'était pas prêt à cela, à cette résurgence du peuple qu'ils pensaient avoir détruit.
 
 
Pourtant, tout avait bien commencé. Kiev s'était transformé en ce qu'elle imagine être une ville européenne, tolérante, même avec les collaborateurs et les nazis. Même si l'on n'imagine pas voir des photos géantes de soldats en uniforme nazi dans les rues des villes européennes. L'Ukraine remerciant particulièrement les étrangers, mais évidemment rien sur l'armée rouge qui a libéré la ville et par la même, semblerait-il, a empêché son destin allemand, donc européen. Les coquelicots ont remplacé les oeillets (trop soviétiques), quand la botanique rencontre la décommunisation. (Voir plus de photos ici)
 
Le ton est donné par cette ignoble photo confondant la réconciliation avec l'Allemagne et la normalisation du nazisme. Ici un vétéran de l'armée sovétique sert la main à un vétéran de l'armée nazie ukrainienne UPA. Voici ce à quoi conduit ce mouvement très à la mode de transitionnal justice:
 
 
 
Les membres de l'UPA (organisation militaires ukrainienne qui était dans les rangs de l'armée nazie) sont mis à l'honneur: 
 
 
 
A part les nombreuses photos à la gloire des nazis ukrainiens, l'on trouve quelques photos d'ukrainiens ayant combattus dans les rangs des armées US ou canadienne, mais aucune photo des nombreux soldats soviétiques. C'est une véritable insulte au peuple ukrainien.
 
En revanche l'on retrouve des choses très bizarres, mais devant certainement montrer le haut degré de "tolérance" de l'Ukraine, donc toute une série de photos d'invalides:
 
 
Et cette chose très improbable: "Les vainqueurs: 15 histoires étonnantes des vétérans de l'Opération anti-terroriste":
 
 
C'est dans cette ambiance très "nazi-friendly" que le Président P. Poroshenko a annoncé que c'était la dernière année que l'Ukraine rendrait le 9 mai férié, désormais il n'y aurait que le 8 mai, comme tout pays européen qui se respecte. L'Ukraine a son histoire et elle ne suivra plus le scénario russe, qui ne concerne pas le peuple ukrainien. Il s'est lourdement trompé.
 
Dans l'internet russophone en Ukraine, la parade du 9 mai à Moscou était dans le top des recherches par mots-clés. Mais surtout, des dizaines de milliers d'ukrainiens sont sortis dans les rues, avec les portraits de leurs proches ayant combattus dans l'armée rouge, ayant été partisans, ayant été blessés, tués, par les nazis et les membres de l'UPA, ceux dont le portrait est érigé dans le centre de Kiev.
 
 
 
 
Une véritable marée humaine qui tient des oeillets, dans la tradition nationale, les vétérans ont leur ruban de St George, les drapeaux rouges ont été remplacés par des ballons bleus ... avec le marteau et la faucille.
 
A Kiev, l'ampleur impressionne (environ 20 000 personnes), les drapeaux ukrianiens bordent le trajet et sont tenus par les militaires, mais ne sont pas particulièrement repris par la foule:
 
 
 
A Dnepropetrosk, la foule n'en fini pas d'avancer:
 
 
Il y a évidemment eu des débordements, mais la police a bizarrement fait son travail: elle a protégé les manifestants et de nombreux nationalistes ont été arrêtés, des policiers blessés. A Nikolaev, des vétérans d'Afganistan ont pris à part des néo-nazis de manière très énergique. A Kiev, à proximité de l'état-major des bandéristes, ils ont lancé de fumigènes sur la foule, mais la police les a contrôlé. La police a par ailleurs investi leur état major et arrêté 24 personnes. A Dnepropetrovk, une vingtaine de vétérans de l'Opération anti-terrorisme se fait frapper par la foule:
 
 
Quelques arrestations de manifestants ont également eu lieu. A Odessa, un automobiliste ayant sorti un "mauvais" drapeau s'est retrouvé embarqué en même temps que son véhicule:
 
Одессит попал в тюрьму за орден Великой Отечественной войны
 
A Kiev, le drapeau de la victoire a été sorti, ce qui a conduit à l'arrestation de ces personnes:
 
 
 
Tout cela n'est pas resté sans réaction. Les néo-nazis de Nikolaev sont allés attaquer le local des vétérans d'Afganistan et ont fait plusieurs blessés. Les membres de l'UPA ont menacé de tuer tous les manifestants du 9 mai l'année prochaine, de les fusiller ou les brûler si nécessaire. Les extrémistes ont demandé la démission de Avakov, ministre de l'intérieur, en raison de l'arrestation des nationalistes lors des provocations. A Kiev, par exemple, un policier, exaspéré, qui a interpelé un nationaliste, l'a forcé à manger sa casquette de Mazepa. Le nationaliste a été conduit à l'hôpital, plus choqué par le fait que physiquement en danger.
 
La plus forte réaction a concerné la ville de Dnepropetrovk, où la police a été particulièrement efficace ... contre les nationalistes. Avakov a immédiatement procédé à la démission de leurs fonctions des responsables de la police de la région et de la ville et a ouvert une enquête sur les agissements des policiers. Le maire de la ville a annoncé qu'il couperait les aides financières apportées aux associations de vétérans de la Seconde Guerre Mondiale et les reverseraient au profit des vétérans de l'Opération anti-terroriste dans le Donbass. A chaque époque ses héros ...
 
La panique provoquée par les manifestations du 9 mai en Ukraine est sincère ... et fondée. La presse ukrainienne explique que le Régiment immortel est une arme de cette guerre hybride menée par la Russie contre l'Ukraine. C'est en fait beaucoup plus grave que cela: malgré une propagande russophobe et "tolérante" particulièrement agressive, malgré les nombreuses répressions, dès que la population sent un certain relâchement de la pression exercée sur elle (cette fois-ci en raison de l'organisation de l'Eurovision), elle revient à sa véritable culture, elle revient au Monde russe. C'est l'échec du régime post-Maîdan et de sa tentative de créer un homme nouveau, coupé de ses racines. 
 
Le régime ukrainien n'a en fait que réussi à exacerber le conflit idéologique intérieur en glorifiant les bourreaux sans pouvoir faire baisser la tête aux victimes. C'est cette défaite qu'a vécu l'Ukraine "pro-européenne" ce 9 mai.
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NON, HITLER N'EST PAS PARVENU AU POUVOIR PAR UNE VOIE DÉMOCRATIQUE ! Quand le révisionnisme historique veut conduire au vote MACRON [par Jean Lévy]

2 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #le nazisme

Publié par El Diablo

La Une de "L'Humanité" du 6 mars 1933

La Une de "L'Humanité" du 6 mars 1933

NON, HITLER N'EST PAS PARVENU AU POUVOIR PAR UNE VOIE DEMOCRATIQUE

par Jean LÉVY

Les hommes-liges du monde de la finance font le forcing pour imposer aux Français la candidature du banquier Macron, ex-associé gérant de la banque Rothschild, afin de porter celui-ci à l'Elysée. Tous les arguments sont bons pour peser sur le choix des citoyens.

Y compris les mensonges historiques.

Le dernier en date, c'est de faire l'amalgame entre l'accession d'Adolf Hitler à la chancellerie du Reich et l'éventuelle élection de Marine Le Pen le 7 mai prochain. Ainsi, d'après nos faussaires en écriture historique, Hitler serait parvenu au pouvoir par la voie démocratique et et il s'en serait servi pour instaurer sa dictature. Voyez l'allusion...

Nous ne voulons pas ici donner quelque certificat de bonne conduite à Marine Le Pen. Elle est assez grande pour ça. Mais simplement rétablir la vérité sur l'histoire.

Non, Hitler n'est pas devenu chancelier du fait qu'il aurait disposé d'une majorité au Reichstag. Il a été porté au pouvoir par le complot de l'oligarchie allemande de l'époque. Les journaux français de cette période l'attestent. Ceux que nous citons sont, non seulement "de droite", mais également propriétés du Capital. Le Temps ne s'en cache pas : il appartient au fameux Comité des Forges où règnent alors les de Wendel et Schneider.

Mais lu par les gens de ce monde-là, nul besoin pour ces journaux de travestir la vérité. Et de ne pas cacher la tendresse que ce quotidien et ses confrères portent au nouveau chancelier allemand : un "pouvoir fort", matant la classe ouvrière, et d'abord les communistes, pour être en situation d'exercer le pouvoir sans entrave en faveur des Konzerns, que demander de mieux ?

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER ! Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

25 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #AMERIQUE, #Terrorisme

Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER !

Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER !  Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER !

Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article232

 

 

 

Le troisième Reich n'a pas été vaincu sur les plages de Normandie mais bien dans les plaines de Russie.

 

Par contre…

 

Pendant la guerre, ces industriels américains (Du Pont, Morgan, Rockefeller, Mellon, etc…) ont financé les organisations nazies établies sur le sol américain (Le procès engagé contre celles-ci par l' administration Roosevelt fût, ensuite étouffé). Ils avaient aidé Hitler à parvenir au pouvoir.

 

Prescott Bush, le grand-père de G.W. Bush, 1,5 Million de Dollars à son époque, et Auschwitz. La fortune de la famille Bush est liée au génocide des Juifs. Prescott Bush finança Hitler avant et pendant la guerre. Il finança et tira profit du multigénocide commis par Hitler et les nazis en se servant des Juifs et autres déportés comme esclaves !

 

Le but ultime des Amerloques en finançant Hitler était qu'il détruise l'URSS.

 

La "deuxième guerre mondiale" fut en réalité
une guerre contre la révolution,
une guerre qui commença en 1936 en Espagne,
une guerre qui détruisit le Front populaire en France,
une guerre qui voulut détruire aussi l'URSS
mais une guerre où les nazis furent vaincus par l'URSS !

 

L'article contient aussi deux vidéos essentielles. L'une avec Annie Lacroix-Riz, où elle parle ce son excellent bouquin "Le choix de la défaite" ; et l'autre avec Jacques R. Pauwels, au sujet de son livre "Le mythe de la bonne guerre".

 

Ainsi, vous aurez une démonstration complète.

 

Cliquer ici pour l'article, les vidéos et les commentaires :

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article232

 

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Comment Macron a-t-il pu être possible? Par Karine Bechet Golovko.

24 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République

lundi 24 avril 2017

Comment Macron a-t-il pu être possible?

 
 
 
Les nécrologies exigent un style bien particulier, trouver l'équilibre entre la mémoire du défunt et la douleur des survivants, tout en restant dans les limites de la décence. Finalement, ce n'est pas la meilleure façon de décrire ce qui s'est passé hier, la décence n'est plus de mise, l'on en a soupé. De toute manière, ce pays continuera certainement encore à s'appeler la France, la marque est vendeuse. 
 
Quelques remarques sur un suicide passé inaperçu. Tout le monde n'est pas autorisé. Entrée réservée aux incensés. 
 

 
Le Loup des steppes semble de circonstances. Propos préalables:
"Tu avais en toi une vision de l'existence, une foi, une exigence. Tu étais prêt à t'engager, à souffrir, à faire des sacrifices. Mais petit à petit, tu as remarqué que le monde n'exigeait de ta part aucun engagement, aucun sacrifice, aucune attitude de ce genre. Tu l'as compris: l'existence n'est pas une épopée avec des héros et des grands personnages; elle ressemble au contraire à un joli petit salon bourgeois où l'on se satisfait pleinement de manger et de boire, de déguster le café en tricottant des chaussettes, de jouer au tarot en écoutant la radio. Quant à celui qui est animé de désirs, qui porte en lui autre chose, la grandeur héroïque et sublime, le culte des grands poètes ou celui des saints, c'est un fou et un Don Quichotte."
Hermann Hesse l'avait parfaiement exprimé, notre société l'a porté à son comble. Les héros sont au placard et ressortis par les uns et les autres en fonction des nécessités du moment, sans en avoir pour autant la carrure, ni même tenter de l'avoir. Des années de travail minutieux de démontage ont enfin porté leurs fruits. L'ère des commerçants est arrivée, celle qu'ils n'ont pu mettre en place après la Monarchie. La revanche de la médiocrité, le culte du vide centré sur soi pour ne pas voir la désolation au-delà de son nombril. Félicitations, Macron incarne et portera parfaitement ces aspirations.
 
Comment en sommes-nous arrivés là? En plusieurs étapes.
 
La fin de l'Etat national
 
La fin de l'Etat national a été décrété après la Seconde guerre mondiale. L'Etat n'est plus l'affaire d'un peuple, d'un territoire, d'une histoire. L'Etat est "communautarisé", il est ce que la Communauté internationale accepte qu'il soit. Certains ont donc le droit d'exister, d'autres non, mais en aucun cas ce n'est au peuple de cet Etat d'en décider. L'Etat est un instrument du droit international. Une coquille vide qui est appréciée formellement. L'Ukraine doit exister comme Etat, alors que la Yougoslavie n'en a pas le droit. L'existence de l'Etat n'est plus liée à un critère juridique, celui de l'efficacité globale du système juridique dans le pays, mais son existence est politique, voire idéologique, indépendante de la réalité nationale.
 
Au niveau national, l'Etat a été vidé de son sens, tout au moins en Europe. Traditionnellement, l'Etat servait à protéger une population contre des dangers extérieurs visibles, les guerres, et à l'intérieur à permettre le développement de la société. A l'extérieur, les guerres traditionnelles ont été bannies du territoire européen, ce qui rend, dans l'inconscient collectif, l'Etat avec ses frontières inutile. L'UE a continué à relativiser la notion de frontière, la montée du terrorisme international a permis de démontrer que l'Etat, à force de "rationnalisation" et de réductions d'effectif, n'est plus apte à lutter contre les menaces extérieures et les vagues d'immigrations rebaptisées "migrants" attribuent à n'importe quel groupe étranger le droit de franchir les frontières, qui ne sont plus des barrières. A l'intérieur, la société civile et le business sont censés être plus efficaces que l'Etat. Cette évolution est logique. A l'ère des commerçants, les barrières doivent être levées, la mondialisation doit permettre le développement du business et les êtres humains, après des années de réforme de l'éducation et la diffusion massive des réseaux sociaux, ne sont que des instruments de ce nouveau paradigme. Ils ont le droit d'aller à l'étranger, de monter leur business, de faire de l'argent. Que peuvent-ils vouloir de plus? Posséder pour ne plus être.
 
La démission des élites politiques
 
Ces élections marquent également la fin du système des partis politiques et de la classification droite gauche. La véritable frontière qui traversait les partis en les subdivisant en partisans d'une vision globale et ceux d'une vision nationale est aujourd'hui affichée. Le Parti socialiste et Les républicains ne se relèveront pas de cette défaite, qui est avant tout celle des partis "d'avant". 
 
Il est vrai que le paradigme gauche/droite ne correspond plus depuis longtemps aux véritables questions qui se sont posées à la société française, depuis Maastricht. Il était utile justement pour cela, pour que ces questions soient évacuées hors du débat politique et posées comme un fait acquis. Une personne sérieuse ne discute pas de l'Union européenne, de l'euro, des sanctions, de l'accueil des migrants. Le dogme est posé. Aucune élection ne peut risquer de le remettre en cause, les candidats s'interchangent dans ce cadre non-dit et puissant.
 
Le format Macron / Le Pen au deuxième tour est un coup magistral, car c'est la seule configuration qui permette au clan global de remporter ouvertement une élection, chacun de droite et de gauche peut le rallier en toute tranquilité d'esprit: le fumeux ralliement national contre le Front est censé les absoudre par avance. Finalement, ils ne trahissent pas, au contraire, ils sauvent la France. C'est beau. Non seulement ça ne leur coûte pas cher, mais en plus ils peuvent même espèrer ne pas tomber du bateau.
 
L'intronisation du nouveau paradigme sur la place publique a été possible en raison de la démission des élites nationales. Ces élites qui ont accepté au fur et à mesure les règles du jeu qu'elles ne posaient pas, passant du compromis à la compromission. Qui ont accepté de jouer la carte du renoncement en vue d'un intérêt personnel: rester dans l'élite. Celui qui critique le système mis en place est soit un fou, un Don Quichotte, soit un extrémiste. Les partis politiques et leurs dirigeants viennent de payer le pris de leur compromission. Ils sont devenus tellement faibles, qu'ils sont inutiles, les masques ont pu tomber.
 
Des règles du jeu inéquitables
 
Ces élites politiques, bien nourries et habituées à l'être, ont oublié ce qu'est le combat. Il n'y a plus de dangers visibles et identifiables, le pays ne va pas être envahi par une armée étrangère, alors quoi faire? L'on peut jouer entre soi, il n'y a pas de conséquences, rien n'est grave. L'invasion par les vagues migratoires est difficilement critiquable si l'on ne veut pas être marginalisé, voire poursuivi. Les terroristes que l'on ne combat pas réellement sont étiquetés "opposants" ou " Daesh" selon le pays et frappent toujours où il faut et quand il faut. La pression est maintenue sur la société, qui est ainsi prête à accepter n'importe quelle restriction à sa liberté réelle en contre partie d'une protection virtuelle.
 
Et cela marche parce que pour le clan globaliste il n'y a pas de règles, pas de limites autres que la victoire. Rien n'est sacré. A la guerre comme à la guerre. Or, notre élite politique n'est pas en guerre, pas plus que nous ne le sommes nous mêmes. Ils ont pu sacrifier la liberté et la pluralité des médias, qui est un des fondements de la société démocratique. Ils ont pu ouvertement instrumentaliser la justice, dont l'indépendance - du politique et non de l'Etat - est une condition de base de l'Etat de droit. Leur démarche est destructrice, car elle est révolutionnaire: détruire ce qui est, pour finaliser ce monde nouveau. Et nous regardons en relativisant.
 
Nos élites politiques continuent à se mettre au garde à vous face à la menace du Front national. Avant même l'annonce des résultats officiels, chacun appelant à voter Macron, posant sur la tombe de la Ve République des armes trop lourdes, encombrantes, qu'ils ne savent de toute manière plus manier. Et soulagés de n'avoir pas à le faire. A se battre. A gouverner. L'on va pouvoir reprendre les discours et les postures.
 
Ces élections ont ouvert la voie au refondement de la société. La nouvelle société qui s'annonce, personnellement, ne me plait pas. On la connait déjà. La méthode est trotskyste, le fond est Rothschild. Un régime libertaire-totalitaire. Il a été rendu possible car nous ne nous sommes plus battus. Car nous ne savons plus nous battre. Car pour toute une partie de la société, la France est quelque chose de plus ou moins sympa, selon ce qu'elle apporte, mais ne fait partie ni de son sang, ni de sa chair. Alors qu'y a-t-il à défendre? 
 
Ce système était déjà moribond, il est tombé. Difficile de le regretter. Mais ce qui va suivre n'engage guère plus à l'optimisme. Les Empires sont tombés. Les cultures ne sont pas éternelles, elles disparaissent dans les livres d'histoire. Certes, mais il n'est jamais gai d'aller à un enterrement.
 
Aujourd'hui pleurons le défunt. Demain, il faudra se lever.
 
PS: L'on notera avec surprise à quel point les résultats officiels correspondent à ceux annoncés par les médias dès 20h, qui ne suivaient absolument pas l'évolution en temps réel du décompte des voix fait par le Ministère de l'intérieur, qui donnait Marine Le Pen largement en tête jusqu'à 23h30. Comme s'ils savaient que ça ne servait à rien.
 
 
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BILLET D'HUMEUR : ENTRE HONTE ET COLÈRE. Par Erwan Castel.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme

Erwan Castel
Photo : Yana Basha

 
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Erwan Castel

BILLET D'HUMEUR : ENTRE HONTE ET COLÈRE

Au lendemain de l'attentat terroriste meurtrier qui a frappé la Russie dans son coeur historique et symbolique de Saint Petersbourg, la lie politico-médiatique française, étrons d'élite de la "société du spectacle" occidentale ne bouge pas...

Où sont les "Charlie" et les "Je suis Saint Petersbourg" ?

De la Mairie de Paris à la porte de Brandebourg les officines occidentales s'étaient empressées lors des derniers attentats d'exprimer une solidarité légitime avec les pays frappés en leur coeur par la pire lâcheté meurtrière existante...

Mais hier et aujourd'hui, alors que la Russie pleure ses victimes...

Rien !

Ce silence insultant la Russie n'est pas nouveau, souvenons - nous par exemple de la disparition tragique des chœurs de l'armée rouge en début d'année. Mépris total de la majorité des francais à commencer par le Tartuffe qu'ils ont choisi comme maître.

Cela prouve 2 choses :

1 / Que la russophobie portée par la propagande de guerre occidentale à complètement conditionné la majorité des francais qui nouveau sont plus que des moutons débiles.

2 / Que les manifestations "Je suis Charlie" and Co présentées comme des élans humanistes libres des citoyens de la "patrie des droits de l'Homme", n'étaient en fait que des bouffonneries d'esclaves sortant les mouchoirs de leur maître.

Mais souvenons nous aussi des milliers de fleurs déposées à Moscou devant les ambassades de France, de Grande Bretagne ou d'Allemagne lors des précédents attentats...

C'est cela que je veux retenir...

Car en Russie, la compassion n'est pas un cirque organisé pour créer une diversion politicienne par des bouffons médiatiques meneurs d'un troupeau abruti qui descend dans la rue comme le cochon dans sa fange....

Ici pour leurs peuples de la Fédération de Russie et leurs frères du monde slave, la compassion est un acte de conscience, libre et individuel, et qui n'obéit qu'à un appel du Cœur et non à une mode dont le cynisme invite les assassins Netanyahu ou Porochenko à déposer des fleurs de sang tandis que leurs soldats massacrent des populations civiles.

Au lendemain des attentats du Bataclan, dans Donetsk bombardée par une armée ukrainienne que la France subventionne (via le FMI et l'UE), des amis m'ont salué avec tristesse et condoléances. Malgré ses malheurs, la population du Donbass reste attentive à la destinée des autres peuples européens, humblement, sans gesticulations ostentatoires, mais toujours avec la main sur le coeur.

J'imagine déjà la prochaine défécation du torchon "Charlie Hebdo" pour lequel des milliers de russes sont venus fleurir l'ambassade de France au moment des attentats qui l'ont frappé.

Les occidentaux en général et les français en particulier dans leur servitude volontaire me font parfois vomir de honte car ils se déshumanisent totalement, rabaissant leur sens critique, leur liberté de conscience et leur intelligence de coeur bien en dessous de ceux des animaux qui nombreux, sont capables de nous donner des leçons de compassion quotidiennes.

Et j'ai peur que les résultats de la reptation présidentielle en cours ne confirment bientôt mon aigreur matutinale.

Ce matin je suis allé déposer une fleur sur le placître de l'église locale, pour me réconcilier avec l'humanité, étouffer ma colère et remercier le peuple russe du Donbass de m'offrir à chaque instant la liberté et l'humanisme que nombre des miens ont trahi et perdu....

Aujourd'hui je ne suis pas plus "Saint Petersbourg" que je n'étais "Charlie" en 2015, je veux juste être "humain"....

Erwan Castel

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Comment Hitler et le Kaiser créèrent l’Union européenne. Par le Saker Francophone.

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La nation ., #Ukraine

Comment Hitler et le Kaiser créèrent l’Union européenne

Note du Saker Francophone

Le texte de Nicolas Bonnal que nous vous présentons est paru sur le site dedefensa.org le 2 mars 2017, nous avons traduit les fragments en anglais

Nicolas BonnalPar Nicolas Bonnal – Le 2 mars 2017 – Source dedefensa

La domination allemande est absolue en Europe : 252 milliards d’euros d’excédent commercial. L’Allemagne contrôle et domine le continent ruiné par son euro (mais pourquoi faire la guerre ? demandait déjà Le Bon), culbute les élections qui ne lui plaisent pas (Portugal, Grèce), les supprime (Italie) ou ordonne pour qui voter (Macron ici).

 

Comme l’a vu Emmanuel Todd, l’Allemagne dirige aussi l’offensive à l’Est contre la Russie, certainement plus que les États-Unis de Trump. Tout cela ne se fait pas dans l’intérêt du peuple allemand, mais le peuple allemand a été programmé depuis Kleist (voyez la fable des marionnettes à laquelle je consacrerais un livre) sur le devenir-animal ou mécanique de l’homme, pour ne pas rigoler. Comme dit mon ami le chanteur-humoriste Pierre Méchanick la différence entre l’humour juif et l’humour allemand, c’est l’humour. Les Allemands font des guerres ou des affaires, pas de l’humour. Et la venue sur leur sol de millions de migrants répond en substance au programme Zimmermann (celui du télégramme !) : le réveil des mahométans aux quatre coins de la planète à l’époque, pour en chasser les infidèles français ou britanniques (nous y sommes sauf qu’on va cette fois être aussi chassés de notre sol). On veut aussi au passage faire baisser les salaires, Car le dumping reste la plus efficace arme secrète allemande. Voyez Gustave Le Bon qui en parle déjà il y a cent-trente ans. Le but final du racisme – anglo-saxon ou germanique –,  comme l’a montré Philippe Grasset dans son dernier livre, c’est de remplacer l’homme – fût-il aryen – par la machine.

Pour ceux qui comme moi pensent que depuis 1815 ou les temps baroques l’histoire moderne est un présent permanent uchronique et dystopique, je recommanderai la lecture de Fritz Fischer sur les buts de guerre allemands en 1914. On l’écoute dans un anglais très simple !

« Les buts de la guerre comprenaient la création d’une grande Mitteleuropa sous le contrôle militaire et économique complet de l’Empire allemand et rendu inattaquable par les annexions dans l’ouest et l’est, ainsi que l’établissement d’un anneau d’États satellites. Dans l’ouest, la Belgique devait être une dépendance allemande et la Lorraine française, riche en fer, annexée. »

À l’est le programme du kaiser est le même que celui des nazis ou du Lebensraum germano-américain de Merkel sous les traits de l’OTAN aujourd’hui (comme dit Angela, on n’est pas un club de vacances !) :

« À l’est, la Lituanie et la Courlande devaient être soumises à la domination allemande, une grande partie de la Pologne centrale devait être annexée, et le reste de la Pologne, avec la Galice autrichienne, devaient former un État polonais qui, malgré quelques liens politiques avec l’Autriche-Hongrie, serait dominé sur le plan économique et militaire par l’Allemagne. La Roumanie aussi devait être maintenue dans la servitude économique. »

Tout le monde s’y fait. Kaiser d’abord !

L’Europe nordique devra suivre (elle se fera même une joie de suivre) :

« On a supposé que les Pays-Bas et les pays scandinaves se sentiraient obligés de se joindre au puissant bloc commercial qui résulterait de la guerre. En outre, le gouvernement allemand avait l’intention d’acquérir la plus grande partie de l’Afrique centrale d’un océan à l’autre. »

La Mitteleuropa sera donc une des maîtresses du monde :

« Faire de la Mitteleuropa une force qui placerait l’Allemagne à égalité avec les puissances mondiales établies et potentielles : l’Empire britannique, la Russie et les États-Unis. »

En septembre 1914, Bethmann-Hollweg dévoile son programme pour la future Europe unifiée façon Bruxelles. Et cela donne :

« En outre : un traité commercial qui rend la France économiquement dépendante de l’Allemagne, assure le marché français pour nos exportations et permet d’exclure le commerce britannique de la France. Ce traité doit nous garantir la liberté de circulation financière et industrielle en France… »

Ensuite, comme l’appétit vient en dévorant (la gula, dit mon génie absolu Balthazar Gracian, c’est le défaut des Allemands, ils ont un appétit dévorant).

« Nous devons créer une association économique européenne centrale au moyen de traités communs, y compris avec le Danemark, l’Autriche-Hongrie, la Pologne [sic] et peut-être l’Italie, la Suède et la Norvège. Cette association n’aura pas d’autorité suprême constitutionnelle commune et tous ses membres seront formellement égaux, mais dans la pratique seront sous la direction de l’Allemagne qui devra stabiliser la domination économique de l’Allemagne sur la Mitteleuropa. »

Le but allemand est de chasser Russie et Grande-Bretagne du continent européen sous dominance allemande. Brexit ? Ruxit ?

« Après avoir éliminé la France comme grande puissance, exclu l’influence britannique du continent et repoussé la Russie, l’Allemagne avait l’intention d’établir sa propre hégémonie sur l’Europe. »

Le chancelier allemand, issu d’une famille proche des Rothschild d’ailleurs (tout ceci pour dire qu’il avait été bien germanisé et que le complot juif me fatigue),  ajoutait :

« La formation d’une grande unité économique européenne centrale sous la direction de l’Allemagne ‘ne pouvait se faire sur la base d’un accord à partir d’intérêts communs. . . Mais seulement sous la pression de la supériorité politique, si nous étions en mesure de dicter les conditions de paix’. »

Quant à la Russie elle était bonne pour retourner chez les Tartares (un peu comme aujourd’hui) :

« En ce qui concerne l’est, Class a écrit ‘le visage de la Russie doit être retourné de force vers l’est et ses frontières doivent être réduites, approximativement, à celles de Pierre le Grand’. »

Fritz Fischer évoque ensuite Erzberger, le bon catholique Erzberger qui signera plus tard la fausse paix à Versailles :

« Pour atteindre ces objectifs, Erzberger (en accord total avec Bethmann Hollweg) a exigé le commandement suprême allemand sur la Belgique et les côtes de la Manche, de Calais à Boulogne ; l’annexion de tout les gisements de minerai de fer de Longwy-Briey ; la libération des peuples non russes du joug moscovite sous le contrôle suprême allemand ; et l’établissement d’un royaume de Pologne sous souveraineté allemande. L’Autriche-Hongrie devait s’étendre en Ukraine, en Roumanie et en Bessarabie. »

Les rêveries africaines (penser à Jünger) sont alors plus fortes que sous le nazisme (qui aura fait une guerre au rabais en fait, par anglophilie et par médiocrité du caporal bohémien. Je le dis d’autant plus que c’est Curd Jurgens qui l’affirme dans l’excellent film de Dick Powell Torpilles sous l’Atlantique (The Enemy below). Curd Jurgens en sous-marinier allemand luttant contre le distrait Mitchum explique que cette guerre est moins pure que la précédente, dont le peuple teutonique était sorti plus fort !

« Lui aussi a rêvé de la création d’une grande Afrique centrale allemande de Dar-es-Salaam à la Sénégambie, pour y incorporer les Congos belge et français, le Nigeria (britannique), le Dahomey et la côte Ouest africaine. »

On a dit que sous la chancelière en fer blanc les industriels allemands ont poussé à l’immigration des migrants. C’est vrai et ils sont traditionnellement plus durs et plus cruels que leurs domestiques politiques (observation d’Engels après la guerre de 1870). Voici ce que le baron Thyssen propose, une génération avant que son fils ne finance le nazisme :

« Plus extrême encore, il y eut un mémorandum d’August Thyssen, que Erzberger transmit au gouvernement le 9 septembre 1914. Ce document demandait l’incorporation de la Belgique et des départements français du Nord et du Pas-de-Calais avec Dunkerque, Calais et Boulogne, le département de Meurthe-et-Moselle avec la ceinture française des forteresses et la Meuse et les départements des Vosges et de Haute-Saône avec Belfort. À l’est, Thyssen voulait les provinces baltes et peut-être le bassin du Don avec Odessa, la Crimée, la région de Lvov et le Caucase. Il a justifié ses revendications par la nécessité de sécuriser les futures réserves de matières premières de l’Allemagne. »

La Crimée objectif allemand ? Mais selon le pangermanisme créé sans le vouloir par la tzarine Catherine, tous les objectifs où l’on parle allemand sont des objectifs allemands, et Thyssen rêve ensuite de tout conquérir dans l’île-monde :

« Les rêves très vastes de Thyssen ont abouti à l’idée d’acquérir une voie de passage terrestre à travers le sud de la Russie, l’Asie Mineure et la Perse, de là le coup décisif contre l’Empire britannique – le véritable ennemi de cette guerre – en Inde et en Égypte. »

Ensuite on rêve de l’Afrique. Ce sont les Jeux africains du jeune Jünger (et si c’était le plus dangereux celui-là, sous sa bonhomie cultivée ?)

« Ce n’est qu’ainsi que Thyssen voit l’assurance, pour l’Allemagne, de s’élever au niveau d’une grande puissance, cela d’autant plus si l’augmentation de sa force économique, par rapport à son dernier concurrent, la Grande-Bretagne, provient de nouveaux marchés dans un empire colonial allemand en Afrique centrale, avec les Congos français et belge et le Maroc. »

Tout cela nous ramène à la prophétie de Balzac que j’explicite dans mon livre Littérature et conspiration.

À la fin de la nouvelle, un jeune nordique nommé Wilfrid fait une déclaration amoureuse et militaire à son aimée ; la guerre, le destin, l’Europe, l’orage (Blitzkrieg), tout annonce le führer allemand, je redonne tout le paragraphe :

« Sachez mon secret. J’ai parcouru tout le Nord, ce grand atelier où se forgent les races nouvelles qui se répandent sur la terre comme des nappes humaines chargées de rafraîchir les civilisations vieillies. Je voulais commencer mon œuvre sur un de ces points, y conquérir l’empire que donnent la force et l’intelligence sur une peuplade, la former aux combats, entamer la guerre, la répandre comme un incendie, dévorer l’Europe en criant liberté à ceux-ci, pillage à ceux-là, gloire à l’un, plaisir à l’autre ; mais en demeurant, moi, comme la figure du Destin, implacable et cruel, en marchant comme l’orage qui s’assimile dans l’atmosphère toutes les particules dont se compose la foudre, en me repaissant d’hommes comme un fléau vorace. »

Tout cela ne sonne pas vraiment comme le message des Lumières. De toute manière Hitler est allé se recueillir sur le tombeau de Napoléon au cours de sa brève escapade parisienne. Wilfrid souligne ensuite son rôle messianique et sanglant. Son Europe messianique a une attente romantique :

« Ainsi j’aurais conquis l’Europe, elle se trouve à une époque où elle attend ce Messie nouveau qui doit ravager le monde pour en refaire les sociétés. L’Europe ne croira plus qu’à celui qui la broiera sous ses pieds. »

Enfin, Wilfrid souligne le rôle eschatologique de son combat contre l’Angleterre et la nécessité de conquérir l’Inde, de recourir au Heartland de McKinder (pas encore nommé ainsi !) et au Caucase comme lieu suprême de ressourcement du monde… C’est l’Elbourz qu’escaladeront les alpinistes nazis, et c’est dans le prométhéen Caucase d’ailleurs que le Troisième Reich ira se perdre. Citons Eschyle et son Prométhée : « Nous voici sur le sol d’une contrée lointaine, sur les confins de la Scythie, au fond d’un désert inaccessible… ».

« Mais, chère Séraphîta, mes observations m’ont dégoûté du Nord, la force y est trop aveugle et j’ai soif des Indes ! Mon duel avec un gouvernement égoïste, lâche et mercantile, me séduit davantage. Puis il est plus facile d’émouvoir l’imagination des peuples assis au pied du Caucase que de convaincre l’esprit des pays glacés où nous sommes. Donc, je suis tenté de traverser les steppes russes, d’arriver au bord de l’Asie, de la couvrir jusqu’au Gange de ma triomphante inondation humaine, et là je renverserai la puissance anglaise. »

On pourrait dire que le jeune personnage joue avec l’aura de Napoléon. Mais je ne le crois pas. On est sur les hauteurs de Haushofer ici. Il termine dans le style enlevé qui marque cette époque de sublime littéraire :

« Sept hommes ont déjà réalisé ce plan à diverses époques. Je renouvellerai l’Art comme l’ont fait les Sarrasins lancés par Mahomet sur l’Europe ! Je ne serai pas un roi mesquin comme ceux qui gouvernent aujourd’hui les anciennes provinces de l’empire romain, en se disputant avec leurs sujets, à propos d’un droit de douane. Non, rien n’arrêtera ni la foudre de mes regards, ni la tempête de mes paroles ! Mes pieds couvriront un tiers du globe, comme ceux de Gengis-Khan ; ma main saisira  l’Asie, comme l’a déjà prise celle d’Aurangzeb. »

Guerre de quatorze, guerre de quarante, Europe de Bruxelles. Les buts de guerre sont les mêmes. Et le butin.

Fritz Fischer confirme aussi deux choses : Lord Grey a beaucoup fait pour éviter la guerre. Wilson a tout fait (cela donne tort aux historiens libertariens, mais pourquoi pas pour une fois ?) pour se concilier la rage allemande qui ne connaît plus de limites (l’Allemagne est plus teigneuse et mondialiste alors qu’en 1942) sur les mers et ailleurs (Zimmermann et la guerre sainte islamiste  pour en finir avec l’Occident !!!). Et en 1916 l’Angleterre qui n’a pas encore fait entrer les USA dans la danse (malgré le Lusitania qui fut et reste un leurre) propose une paix à l’Allemagne. Belgique et France libérées, et main libre (free hand) à l’est contre la Russie. Pauvre Russie ! Wilson acclame la révolution russe qui est plus allemande que russe ou juive (là aussi les antisémites commencent à nous barber, lisez Denikine enfin).

Tout cela me confirme dans ce que j’ai toujours pensé. Aussi faible qu’en 40 la France n’aurait pas attaqué l’Allemagne. Celle-ci n’avait pas besoin de l’attaquer et pouvait dès juin 14 finalement attaquer et découper en rondelles la seule Russie, ce que tout le monde aurait accepté avec enthousiasme (les libéraux, les socialistes, les nationalistes de tous les pays). Vingt divisions à l’ouest pour dissuader la France aurait suffi. Mais comme les automates ou les animaux dont ils s’inspirent (Kleist, toujours, qui évoque les ours), les Allemands ne savent pas s’arrêter.

Fritz Fischer écrit sur cette proposition de paix anglo-saxonne au détriment de la Russie :

« Le colonel House arriva juste d’Angleterre et rapporta que la Grande-Bretagne n’était pas d’humeur avec l’Amérique. Grey et Lloyd George n’étaient pas du tout aussi peu disposés à la paix qu’il s’y attendait. Les conditions de paix britanniques, selon House, étaient l’évacuation par l’Allemagne de la Belgique, du nord de la France et de la Pologne, mais sans indemnité de guerre. Il a dit que Lloyd George avait expressément garanti à l’Allemagne toutes ses possessions coloniales et un blanc-seing contre la Russie..

Tout cela confirme la vision de Veblen-Preparata plusieurs fois recensée par moi : la destruction mutuelle germano-russe est un rêve anglo-saxon. Mais c’est aussi un rêve allemand, malheureusement !

Nicolas Bonnal

Bibliographie :

Balzac – Seraphita

Bonnal – Chroniques sur la Fin de l’Histoire ; Histoire et conspiration (sur Kindle)

Fritz Fischer – Les buts de guerre allemands,  Germany’s aims

In the, first world war by  fritz fischer With Introductions by Hajo Holborn, Norton Company, Inc New York (sur archive.org)

Philippe Grasset – La Grâce de l’histoire, le Deuxième cercle, Éditions mols, pp. 355-366

Kleist – Scènes de la vie des marionnettes (sur ebooksgratuits.com)

Fragments en anglais traduits par jj, relus par M pour le Saker Francophone

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Europe de la défense : saisie de la dissuasion nucléaire de la France par l’Allemagne et des Etats-Unis. (Manlio Dinucci, Initiative Communiste).

21 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #AMERIQUE

Europe de la défense : saisie de la

dissuasion nucléaire de la France par

l’Allemagne et des Etats-Unis.

 
 
 

 


 

Par Manlio Dinucci, 

Edition du mardi 14 mars 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/il-grande-gioco-nucleare-in-europa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


 


Cet article est suivi d’un commentaire du journal mensuel « Initiative Communiste » qui ne laisse pas indifférent votre serviteur. Le titre est très évocateur « Europe de la défense : saisie de la dissuasion nucléaire de la France par l’Allemagne et les Etats-Unis. » Autant dire que je partage cette brève analyse et que je vois d’un très mauvais oeil se mettre en place les sombres desseins de l’Union Européenne. //RO


La torpille lancée à travers le New York Times -l’accusation contre Moscou de violer le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI)- a touché son objectif : celui de rendre encore plus tendus les rapports entre Etats-Unis et Russie, en ralentissant ou empêchant l’ouverture de cette négociation annoncée par Trump dès sa campagne électorale. La torpille porte la signature d’Obama, qui en juillet 2014 (immédiatement après le putsch de Place Maïdan et la crise consécutive avec la Russie) accusait Poutine d’avoir testé un missile nucléaire de croisière, dénommé SSC-X-8, violant le Traité FNI de 1987 qui interdit le déploiement de missiles avec base à terre et portée comprise entre 500 et 5500 km.

D’après ce que déclarent des fonctionnaires anonymes du renseignement étasunien, deux bataillons russes en sont déjà armés, chacun doté de 4 lanceurs mobiles et 24 missiles à tête nucléaire.
Avant de quitter l’an dernier sa charge de Commandant suprême allié en Europe, le général Breedlove prévenait que le déploiement de ce nouveau missile russe « ne peut rester sans réponse ». Il taisait par contre le fait que l’Otan garde déployées en Europe contre la Russie environ 700 têtes nucléaires étasuniennes, françaises et britanniques, presque toutes prêtes au lancement vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et au fur et à mesure qu’elle s’est étendue à l’Est jusqu’à l’intérieur de l’ex URSS, l’OTAN a de plus en plus rapproché ses forces nucléaires de la Russie.

C’est dans la cadre de cette stratégie que s’insère la décision, prise par l’administration Obama, de remplacer les 180 bombes nucléaires B-61 -installées en Italie (50 à Aviano et 20 à Ghedi Torre), Allemagne, Belgique, Hollande et Turquie – par les B61-12 : nouvelles armes nucléaires, chacune à quatre options de puissance sélectionnables selon l’objectif à frapper, capables de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. Un programme de 10 milliards de dollars, par lequel chaque B61-12 coûtera plus que son poids en or.

En même temps les USA ont réalisé en Roumanie la première batterie de missiles terrestre de la « défense anti-missile », qui sera suivie d’une autre en Pologne, composée de missiles Aegis, déjà installés à bord de 4 navires de guerre étasuniens déployés en Méditerranée et Mer Noire. C’est le soi-disant « bouclier » dont la fonction est en réalité offensive : s’ils arrivaient à le réaliser, USA et Otan tiendraient la Russie sous la menace d’un first strikenucléaire, en se fiant à la capacité du « bouclier » de neutraliser les représailles. De plus, le système de lancement vertical Mk 41 de Lockheed Martin, installé sur les navires et dans la base en Roumanie, est en mesure de lancer, selon les techniques spécifiques fournies par le même constructeur, « des missiles pour toutes les missions », y compris celles d’ « attaque contre des objectifs terrestres avec missiles de croisière Tomahawk », armables aussi de têtes nucléaires.

Moscou a averti que ces batteries, étant en mesure de lancer aussi des missiles nucléaires, constituent une violation du Traité FNI.

Que fait l’ dans cette situation ? Alors qu’elle déclame son engagement pour le désarmement nucléaire, elle est en train de concevoir dans ses cercles politiques ce que le New York Times définit comme « une idée auparavant impensable : un programme d’armements nucléaires Ue ». Selon ce plan, l’arsenal nucléaire français serait « reprogrammé pour protéger le reste de l’Europe et placé sous un commun commandement européen», qui le financerait par un fonds commun. Cela adviendrait « si l’Europe ne pouvait plus compter sur la protection américaine ». En d’autres termes : dans le cas où Trump, se mettant d’accord avec Poutine, ne déploierait plus les B61-12 en Europe, c’est l’UE qui penserait à poursuivre la confrontation nucléaire avec la Russie.

Dans une tribune parue récemment, Le Grand jeu nucléaire de l’Europe,  Manlio Dinucci fait le bilan des manœuvre de l’ pour doter l’Allemagne d’une réelle capacité nucléaire et renforcer la capacité offensive des Etats Unis. Dans son rapport au Comité Central du PRCF (12 mars 2017), Georges Gastaud a montré que l’enjeu central de la « défense européenne » intégrée à l’ est de mettre l’arme nucléaire française à la disposition de l’Union Eeuropéenne, c’est-à-dire à la fois de l’impérialisme allemand résurgent et de l’impérialisme américain. A la fois pour

  1.  Désarmer définitivement la France en la privant de la , lui interdire tout retour à l’indépendance politique, donc, à une politique de Frexit progressiste orientée vers la rupture anticapitaliste
  2.  faire de l’Allemagne capitaliste, sous masque européen (comme pour le mark et l’euro) une puissance nucléaire mondiale
  3. Permettre à l’Empire européen sous dominance berlinoise de devenir un Etat capable de faire la à la fois à l’Est et, certaines « dérives continentales » restant relativement stables à travers les âges, à l’Ouest si nécessaire.

Alors que le PCF-PGE, qui a renié les principes communistes et qu’il fait même les yeux doux à Hamon (partisan de l’OTAN et du renforcement de l’UE !), il est urgent pour tous les communistes véritables de dénoncer l’OTAN (cf le texte commun de la Coordination communiste Nord et du PRCF), la « défense » européenne, la remilitarisation galopante de l’impérialisme allemand. Déjà dans les années 50, le PCF de Duclos avait fait échec, parallèlement aux députés gaullistes, la Communauté Européenne de Défense (C.E.D.), le faux nez du réarmement allemand.

 

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Marche SS à Riga: L'Europe aime les nazis quand les nazis n'aiment pas la Russie. Par Karine Bechet Golovko.

18 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch

vendredi 17 mars 2017

 

Marche SS à Riga: L'Europe aime les nazis quand les nazis n'aiment pas la Russie

 
 
 
Alors que chacun jouait à se faire peur avant les élections aux Pays Bas, alors que l'on nous serine avec le danger que représente le Front national en France, l'Europe ne voit rien à redire lorsqu'une Marche célébrant la mémoire des légionnaires SS est organisée à Riga. Bref, comme on peut le lire de plus en plus souvent dans les réseaux sociaux russes: en principe l'Europe est contre les nazis, mais si les nazis sont contre les russes, alors l'Europe n'est pas contre. Toute l'hypocrisie d'une Europe décadente.
 

Riga organise chaque année une Marche en l'honneur de ses morts dans les bataillons SS de légionnaires. Voici en image:
 
 

 
Des manifestants antifascistes se sont fait arrêtés par la police:
 
 
 
Ainsi, environ 2000 personnes, des vétérans et des jeunes, viennent célébrer la mémoire de leurs héros, des SS. Dans le défilé ont pris part également des députés lettoniens, mais également des "collègues" venus d'Ukraine et d'Estonie.
 
Alors que le ministère russe des affaires étrangères est inquiet face à la normalisation dans l'espace européen de mouvements en soutien aux nazis et apelle la communauté internationale à réagir, le silence se fait dans les chancelleries occidentales. Elles sont beaucoup plus préoccupées à célébrer la victoire - sans surprise - de la démocratie européenne sur l'extrême droite aux Pays Bas ou bien à s'inquiéter des tweets de Marine Le Pen. 
 
Il est vrai que ces légions SS lettoniennes ne sont rien comparées à ce danger ... Elles furent simplement constituées sur le territoire lettonien occupé par les nazis et sous leur commandement. Elles comptaient jusqu'à 150 000 personnes, militaires ou policiers. Leurs exactions contre les populations civiles sont telles, qu'elles furent condamnés comme structure au procès de Nuremberg. Pourtant, leur popularité auprès du pouvoir balte est très fort. Ces individus sont reconnus comme ancien combattant et touchent en cette qualité une pension de retraite spéciale, qui n'est pas reconnue aux vétérans qui ont lutté contre le nazisme. Ce n'est pas l'allemand nazi qui est désigné comme occupant, mais le russe. Cette manière de réécrire l'histoire est très en vogue en Europe, ce qui est compréhensible lorsque l'on voit combien de pays se sont réellement battus contre les nazis, et elle est reprise par cette opposition russe dite libérale qui a table ouverte et garnie en Occident.
 
Ainsi, le seul site qui remette en cause le caratère nazi de cette manifestation est Meduza, dont voici le reportage:
 
 
Ils reprennent le discours habituel, ni nazis ni communistes, mettant sur le même pied Hitler et celui qui l'a vaincu, Staline et ainsi l'Allemagne nazie et l'ensemble de l'URSS, même si, étrangement, l'attaque ne vise que la Russie, une de ses composantes. Au fait, Staline était géorgien. Et quid du parti communiste en France alors? Il y a beaucoup d'incohérences dans cette démarche, incohérences qui montrent que le but est ailleurs.
 
Donc ces légionnaires ne seraient pas nazis, d'ailleurs certains le disent devant caméra, ils luttaient pour "la libération"  de leur pays. Et regrettent manifestement encore la défaite des nazis. Pendant ce temps-là, des slogans russophobes fusent et également antisémites. L'on voit des croix gammées, des saluts nazis, etc. Mais évidemment, ce ne sont pas des nazis. Comme nous pouvons le voir ici:
 
 
 
 
Pourquoi Meduza propage ce reportage alors? Parce que Meduza est un site en russe destiné à faire la propagande anti-russe dans les populations russophones. Il a été fondé en 2014 avec le soutien de M. Khodorkovsky et enregistré justement en Lettonie.
 
La boucle est bouclée. L'on retrouve ces individus qui toujours attendaient la "libération" par l'Allemagne civilisée depuis la chute de l'Empire russe, à chaque fois, cette libération d'eux-mêmes, de leur pays qu'ils détestent encore plus qu'ils ne se détestent. D'être nés en Russie et non ... à Paris. A la rigueur en Allemagne. Finalement le temps passe, les gens ne changent pas, n'apprennent pas. Ils n'ont toujours pas compris que sans l'armée rouge, ils ne seraient plus là pour en parler.
 
 
 
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CIA, la France la vaut bien! Par Hélène Richard-Favre

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Les média

CIA, la France la vaut bien! Par Hélène Richard-Favre

12/03/2017

CIA, la France la vaut bien

 

Surfer sur le registre moral pour capter l’attention d’un électorat, voici qui semble décidément être devenu de mise. Ce qui se passe dans le cadre de la campagne présidentielle française révèle la crédulité citoyenne et le cynisme de qui la manipule.

Et puis, maintenant que l’UPR François Asselineau a obtenu ses parrainages pour entrer dans la course à l’Elysée, c’est désormais au tour des souverainistes de se déchirer.

Autant de fractures dans les partis ne peuvent que renforcer le candidat qui n'affiche, pour sa part, aucune ligne distincte.

L’intérêt à voir triompher Emmanuel Macron est tel que polariser l’attention sur tout ce qui peut détourner l’attention de son parcours et de ses visées est bon. 

Aujourd’hui, ce sont les costumes de François Fillon qui font la une. L’homme est, à l’évidence, dans le collimateur des  cercles proches du candidat en marche. Il n’est pas le seul et écarter du pouvoir tout ce qui menace certains intérêts précis s’impose.

Que la CIA s’intéresse à ce qui se passe en France a été explicitement admis par nombre de médias. Qu’elle se soit arrêtée à l’élection de 2012, à chacune et à chacun d’en décider. 

Le fait est que nombreuses sont les belles âmes qui estiment la France mériter de se mettre en marche.

Bien leur en prenne et bonne route à elles! Car quel(le) que soit celle ou celui qui accèdera à la fonction suprême, la tâche qui l’attend sera rude.

Inutile d’être grand sage pour le prédire. 

 

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l’Alsace disparaît des écrans radar. C’est l’une des conséquences de la réforme des régions.

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation

l’Alsace disparaît des écrans radar. C’est l’une des conséquences de la réforme des régions.

EST-CE POSSIBLE ?

José Meidinger

Il fallait s’y attendre… C’est l’une des conséquences de la réforme des régions : l’Alsace disparaît des écrans radar. La nouvelle édition du manuel scolaire d’histoire-géographie de Hachette ne mentionne plus l’Alsace dans les cartes des nouvelles régions administratives (page 240), ce qui était prévisible. Mais, plus étonnamment, l’Alsace n’existe plus sur la carte des reliefs du pays (page 241), qui mentionne pourtant encore les Vosges et la Lorraine.

L’effacement de l’Alsace des programmes scolaires va de pair avec d’autres mesures prises par la région Grand Est. Depuis le 1erjanvier 2017, les plaques d’immatriculation sont estampillées « Grand Est » et les annonces dans les trains TER ont substitué le terme « Grand Est » à celui d’« Alsace ».

L’Alsace en tant que telle est rayée également des statistiques : les publications économiques régionales ignorent, désormais, l’économie alsacienne. Ainsi, l’INSEE regroupe ses publications régionales dans une rubrique « acalienne »(ACAL pour Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine).

Mais il y a plus grave : voilà que nos jacobins du Grand Est veulent, également, faire sortir l’Alsace de l’Histoire… Annoncée comme une réforme purement administrative, qui ne changerait rien à l’identité et au quotidien des gens, il s’agit bien d’une tentative d’imposer une nouvelle identité. La preuve : en 2017, l’assemblée du Grand Est souhaite « donner corps à une politique mémorielle qui puisse s’appliquer sur l’ensemble du territoire régional », à travers la mise en place d’un Comité d’histoire régionale du Grand Est. En clair, il s’agit de créer de toutes pièces une histoire régionale du Grand Est, en effaçant l’Alsace (idem pour la Lorraine) partout où c’est possible…

Une usurpation d’identité, en quelque sorte, d’ethnocide culturel dont l’historien tchèque Milan Hübl avait dénoncé le mécanisme :

« Pour liquider les peuples, on commence par leur enlever leur mémoire. On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire. Puis quelqu’un d’autre leur écrit d’autres livres, leur donne une autre culture, leur invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était. Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite. »

Les futures générations ignoreront totalement que l’Alsace, ou la Lorraine, ont existé un jour. Leur disparition semble en bonne voie. Pour la Corse il n'y a pas de soucis... eux on leur fout la paix, sinon "BOUM" !!!

Soumission pour l'Alsace ! MERCI Philippe RICHERT !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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