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Le blog de Lucien PONS

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1er août 1914. Début de la Grande Guerre.

1 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Russie, #L'armée française, #l'Allemagne, #La guerre, #La paix, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance

1er août 1914

Début de la Grande Guerre

 

Le samedi 1er août 1914, à 4 heures de l'après-midi, tous les clochers de France font entendre un sinistre tocsin.

C'est la mobilisation générale.

Le même jour, l'Allemagne, avec une longueur d'avance, déclare la guerre à la Russie.

Ces événements font suite à l'assassinat d'un archiduc autrichien à Sarajevo, un mois plus tôt, le 28 juin 1914.

Cette guerre (que chacun espère courte... et victorieuse !) est le résultat de quelques folles journées de surenchères diplomatiques et militaires.

Mobilisations en cascade

Le 28 juillet, l'Autriche-Hongrie a déclaré la guerre à la Serbie et l'a aussitôt envahie. La Russie s'est émue de l'attaque d'un pays ami. Elle a obtenu de l'ambassadeur de France l'assurance que Paris serait solidaire de Saint-Pétersbourg en cas de conflit.

Cependant qu'à Paris, les journaux sont accaparés par le procès d'Henriette Caillaux, le 30 juillet, le tsar Nicolas II décrète la mobilisation générale au nom de la solidarité slave, suite au bombardement d'une forteresse des environs de Belgrade par les Austro-Hongrois.

À Paris, au café du Croissant, le 31 juillet, un déséquilibré assassine Jean Jaurès. Le leader respecté des socialistes et Joseph Caillaux étaient dans la classe politique française les derniers partisans de la paix ; le premier par humanité, le second par raison.

On peut dire que trois coups de revolver, ceux de Princip à Sarajevo, Henriette Caillaux et Villain à Paris auront eu raison de la paix mondiale !

Le même jour, l'Allemagne somme la Russie d'arrêter sa mobilisation et adresse un ultimatum à la France qui la soutient.

Le 1er août, à Berlin, le chancelier Bethmann-Hollweg, alarmé par la mobilisation russe, se laisse convaincre par son chef d'état-major, le général Helmut von Moltke, et par son ministre de la Guerre, le général Erich von Falkenhayn, de déclarer la guerre au tsar. Les Allemands veulent croire que les Britanniques, jusque-là silencieux (hélas), resteront à l'écart du conflit.

Le même jour, le président de la République française Raymond Poincaré décrète la mobilisation générale. À quatre heures de l'après-midi, tous les clochers de France font entendre le sinistre tocsin. La Grande Guerre commence.

Si quelques jeunes bourgeois et intellectuels de droite comme de gauche se laissent prendre à la frénésie nationaliste, il n'en va pas de même de la grande majorité des appelés. La plupart partent avec sérieux et détermination, sans manifestation de joie incongrue.

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Ils ont traversé l’Atlantique comme leurs ancêtres, les colons français.

30 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Histoire, #Le Québec

L’Espérence lors de son arrivée à Québec

L’Espérence lors de son arrivée à Québec
Crédit photo : Radio-Canada/Maxime Corneau

Ils ont traversé l’Atlantique comme leurs ancêtres, les colons français

 

 

À bord d’un trois-mâts, identique aux voiliers qui naviguaient sur l’océan dans les années 1700, une dizaine de braves ont affronté tempêtes et promiscuité pour reproduire le voyage de ceux et celles qui sont venus fonder la Nouvelle-France.

Leur voilier, L’Espérance, a quitté La Rochelle, en France, le 4 juin. Les 10 « colons des temps modernes» avaient des tâches à exécuter et devaient tenir un journal de bord.

En chemin, l’équipage s’est arrêté en Acadie, à Caraquet au Nouveau-Brunswick, avant de poursuivre sa route jusqu’au port de Québec, lieu fondateur de la Nouvelle-France, où le voilier est arrivé le 28 juillet en matinée.

Les aventuriers étaient accompagnés de 31 membres d’équipage et de 6 membres d’une équipe de tournage dans cette traversée de 54 jours. Mais ces derniers vivaient dans une autre section de l’embarcation.

Le grand voilier trois-mâts est arrivé à Québecle 28 juillet
Le grand voilier trois-mâts est arrivé à Québec le 28 juillet © Radio-Canada/Pascale Lacombe

La grande traversée

Ce voyage dans le passé était filmé dans le but de produire un documentaire d’aventure, de 10 épisodes d’une heure, qui sera diffusé en 2017 à ICI Radio-Canada Télé.

La télésérie coïncidera avec le 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

Les dix colons réunis avant le débarquement

 

Les dix colons réunis avant le débarquement © Radio-Canada/Maxime Corneau

Une aventure et non une compétition

Les 10 aventuriers ont été choisis parmi 1200 personnes qui avaient soumis leur candidature à travers le pays. On recherchait des passionnés d’histoire et d’aventure âgés de 19 à 55 ans qui n’étaient « pas du genre peureux ou frileux», qui étaient en excellente forme physique et que les défis intéressaient.

Avant le départ, les candidats, finalement âgés de 23 à 44 ans, ont reçu un petit cours d’histoire pour comprendre « le contexte de la quête des découvreurs de naguère. »

Le Picton Castle, voilier de trois-mâts de La grande traversée.
Le Picton Castle, voilier de trois-mâts de La grande traversée. © Courtoisie Johanne Boucher

Quant au trois-mâts, il a été trouvé, après d’intenses recherches, à Bristol, en Angleterre.

Le grand voilier, originalement nommé le Picton Castle, a été rebaptisé L’Espérance, pour les besoins de la série télévisée.

Dans chaque épisode de La grande traversée, des capsules fourniront des faits historiques et des données généalogiques.

Plusieurs historiens ont été mis à contribution pour détailler la réalité telle que vécue au 18e siècle.

« On pense que la série sera très importante pour tous les francophones du Canada. Elle permettra de se rattacher personnellement à cette histoire, parce que nos racines ont toujours le même départ.»  Michel Bissonnette, producteur à Zone 3.

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L’étrange cas d’un nazi devenu tueur à gages israélien… [Haaretz]

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #l'Allemagne, #le nazisme, #Chroniques du fascisme ordinaire, #Comité pour une Nouvelle résistance

Incroyable information issue du plus grand journal israelien…

Source : Haaretz, le 27/03/2016

Otto Skorzeny, l’une des meilleures recrues du Mossad, était un ancien lieutenant des Waffen-SS et l’un des SS préférés d’Hitler.

Otto Skorzeny | Credit: Wikimedia Commons / Kurt Alber

Otto Skorzeny | Credit: Wikimedia Commons / Kurt Alber

Le 11 septembre 1962, un savant allemand disparut. Les faits étaient simples : Heinz Krug s’était rendu à son travail mais il n’était jamais rentré chez lui.

La police de Munich disposait d’un seul élément important : les fréquents allers-retours de Krug au Caire. C’était l’un de ces dizaines d’experts nazis en fusées aux services desquels l’Égypte avait recours pour développer un armement sophistiqué.

HaBoker, journal israélien maintenant disparu, prétendit, de façon surprenante, avoir l’explication : les Égyptiens avaient kidnappé Krug pour l’empêcher de faire affaire avec Israël.

Par cette révélation un peu maladroite, cependant, Israël essayait de dissuader les enquêteurs de fouiller trop profondément pour élucider cette disparition, même si ceux-ci n’auraient jamais pu retrouver le savant de 49 ans.

Nous pouvons maintenant le révéler, en nous fondant sur des interviews avec d’anciens officiers du Mossad et avec des Israéliens qui ont accès aux archives secrètes de ce service depuis un demi-siècle, Krug a été assassiné pour intimider les chercheurs allemands qui travaillaient pour l’Égypte, et ce meurtre faisait partie d’un complot des services de renseignement israéliens.

En outre, la révélation la plus abasourdissante, c’est celle de l’identité de l’agent du Mossad qui a tiré les coups de feu mortels : Otto Skorzeny, l’une des meilleures recrues du service d’espionnage israélien, était un ancien lieutenant-colonel au sein de la Waffen-SS et l’un des chefs préférés d’Hitler. Le Führer, en effet, l’avait décoré de la médaille militaire la plus prestigieuse, la croix de chevalier de la croix de fer, pour avoir dirigé l’opération de sauvetage qui avait soustrait son ami Mussolini à ses ravisseurs.

Mais c’était avant. Dès 1962, selon nos sources — qui ne nous ont parlé que contre la promesse de ne pas voir leur identité révélée — Skorzeny avait un autre employeur. Le récit de la façon dont cela est arrivé est l’une des histoires les plus intéressantes, tenues secrètes à ce jour, des archives du Mossad, l’agence dont le nom entier, traduit de l’hébreu, signifie : « Institut pour le renseignement et les missions spéciales ».

Otto Skorzeny avec Mussolini qu'il vient de libérer - 12 septembre 1943. Credit: Wikimedia Commons /Toni Schneiders

Otto Skorzeny avec Mussolini qu’il vient de libérer – 12 septembre 1943. Credit: Wikimedia Commons /Toni Schneiders

Il faut, tout d’abord, pour comprendre cette histoire, savoir que le Mossad pensait devoir, en priorité, empêcher les chercheurs allemands qui collaboraient alors au programme de fusée de l’Égypte de continuer dans cette voie. Pendant plusieurs mois avant sa mort, en effet, Krug, tout comme d’autres Allemands qui travaillaient à la construction de fusées en Égypte, avait reçu des messages menaçants. Quand ils étaient en Allemagne, on leur téléphonait au milieu de la nuit, leur enjoignant d’abandonner le programme égyptien. Quand ils se trouvaient en Égypte, ils recevaient des lettres piégées et plusieurs d’entre eux avaient été blessés par ces explosions.

Krug, justement, était quasiment le premier sur la liste des cibles du Mossad.

Lors de la guerre qui s’était terminée 17 ans plus tôt, Krug faisait partie de l’équipe de superstars à Peenemünde, centre de recherche de l’armée, sur la côte de la mer Baltique, où des chercheurs allemands travaillaient pour Hitler et le troisième Reich. L’équipe, dirigée par Wernher von Braun, était fière d’avoir conçu les fusées qui, lors du Blitz, avaient presque vaincu l’Angleterre. Ils avaient de plus larges ambitions, et cela incluait des missiles qui pourraient avoir une beaucoup plus grande portée, une exactitude encore plus précise et un pouvoir de destruction plus important.

Selon les informations du Mossad, dix ans après la fin de la guerre, von Braun avait invité Krug et d’autres anciens collègues à le rejoindre en Amérique. Ce savant, dont le passé nazi avait été pratiquement gommé, dirigeait un programme de développement de missiles pour les États-Unis. Il était même devenu l’un des pères du programme d’exploration de l’espace de la NASA. Krug fit un autre choix, apparemment plus lucratif : il rejoignit en Égypte des chercheurs du groupe de Peenemünde, menés par le professeur allemand Wolfgang Pilz, qu’il admirait énormément. Ils allaient concevoir un programme de missiles secret pour ce pays arabe.

Selon les Israéliens, Krug ne pouvait pas ignorer qu’Israël, où tant de survivants de l’holocauste avaient trouvé refuge, était la cible visée par la capacité militaire de ses nouveaux maîtres. Pour un nazi convaincu, ce serait là une occasion de continuer la sinistre mission d’extermination des juifs.

Krug, cependant, était rendu fou par les coups de téléphone et les lettres de menaces. Ses collègues et lui savaient que les Israéliens en étaient à l’origine. C’était évident. En 1960, des agents israéliens avaient kidnappé, au fin fond de l’Argentine, Adolf Eichmann, l’un des principaux organisateurs de l’holocauste. Les Israéliens avaient, à la surprise générale, amené clandestinement ce nazi à Jérusalem, où il avait été jugé. Il avait été pendu le 31 mai 1962.

Que Krug songe que lui aussi, peut-être, allait se faire attraper par le Mossad n’était pas déraisonnable. C’est pour cela qu’il demanda de l’aide à un héros nazi, qui passait pour le meilleur des meilleurs au temps de la splendeur d’Hitler.

Otto Skorzeny (deuxième à partir de la gauche), 3 octobre 1943. Credit: Wikimedia Commons

Otto Skorzeny (deuxième à partir de la gauche), 3 octobre 1943. Credit: Wikimedia Commons

Le jour de sa disparition, selon de nouveaux renseignements émanant de sources dignes de foi, Krug quitta son bureau pour rencontrer Skorzeny, l’homme qui, d’après lui, serait son sauveur.

Skorzeny, qui avait alors 54 ans, n’était ni plus ni moins qu’une légende. Un soldat impétueux et inventif qui avait grandi en Autriche, célèbre pour sa longue balafre sur la joue gauche, conséquence d’une joute d’escrime un peu trop fougueuse dans sa jeunesse, et qui avait fini par devenir lieutenant-colonel dans la Waffen-SS. Grâce à ses exploits comme commandant de guérilla, il avait été remarqué par Hitler qui le voyait comme un homme capable de se surpasser au-delà de ce qu’on peut imaginer et que rien n’arrêtait dans l’accomplissement de sa mission.

Par ses exploits pendant la guerre, le colonel galvanisait les Allemands et inspirait aux ennemis de l’Allemagne un certain respect. Les renseignements militaires américain et britannique appelaient Skorzeny « l’homme le plus dangereux d’Europe ».

Krug contacta Skorzeny en espérant que ce grand héros, qui vivait alors en Espagne, arrive à trouver le moyen d’assurer la sécurité des chercheurs.

Les deux hommes se trouvaient dans la Mercedes blanche de Krug et s’éloignaient de Munich par le nord quand Skorzeny déclara qu’il avait recruté trois gardes du corps. Ils étaient juste dans la voiture derrière, dit-il, et ils allaient les accompagner dans un endroit sûr, dans la forêt, pour bavarder. C’est à ce moment et à cet endroit que Krug fut assassiné, sans avoir été mis en accusation ni condamné. L’homme qui appuya sur la détente n’était autre que le célèbre héros nazi. Les services d’espionnage israéliens avaient réussi à faire d’Otto Skorzeny un agent secret de l’État juif.

Après que Krug eut été tué, les trois israéliens versèrent de l’acide sur son corps, attendirent un moment avant de l’enterrer dans un trou qu’ils avaient creusé auparavant. Ils recouvrirent alors cette tombe improvisée de chaux vive, pour que les chiens policiers et les animaux sauvages ne flairent jamais la piste de restes humains.

La troïka qui avait coordonné cette exécution judiciaire était dirigée par un futur premier ministre, Yitzhak Shamir, qui était alors le chef de l’unité des opérations spéciales du Mossad. Il y avait aussi Zvi « Peter » Malkin, qui s’était attaqué à Eichmann en Argentine et qui, plus tard, allait se faire une place dans le monde de l’art en tant que peintre new-yorkais. C’est Yosef « Joe » Raanan, le responsable des services de renseignement en Allemagne, qui supervisait de loin l’opération. Tous trois avaient perdu de nombreux membres de leur famille lors de ce génocide barbare de 6 millions de juifs, étendu à tout un continent, qu’Eichmann, entre autres, avait organisé.

Otto Skorzeny (à gauche) et Adrian von Folkersam (à droite) à Budapest, 16 octobre 1944. Credit: Wikimedia Commons

Otto Skorzeny (à gauche) et Adrian von Folkersam (à droite) à Budapest, 16 octobre 1944. Credit: Wikimedia Commons

Israël avait des motivations claires en travaillant avec un homme comme Skorzeny, il s’agissait de se rapprocher autant que possible des nazis qui aidaient l’Égypte à fomenter un nouvel holocauste.

Les méthodes du Mossad pour protéger Israël et les juifs ne suivent pas de règles établies d’avance. Les espions de ce service ont fait fi des lois de beaucoup de pays, quand ils ont agi dans le but d’éliminer les ennemis d’Israël : les terroristes palestiniens, les chercheurs iraniens, et même un inventeur d’armement canadien, Gerald Bull, qui travaillait pour Saddam Hussein jusqu’à ce que quelques balles n’interrompent sa carrière, à Bruxelles, en 1990. Les agents du Mossad à Lillehammer, en Norvège, ont même tué un serveur marocain qu’on soupçonnait, à tort, d’être le cerveau derrière le massacre, en 1972, de 11 israéliens aux Jeux olympiques de Munich par le groupe terroriste Septembre noir. Ahmed Bouchikhi a été assassiné en 1973 alors qu’il sortait d’un cinéma, en compagnie de son épouse, qui était enceinte. Le gouvernement israélien a ensuite versé un dédommagement à sa veuve, sans toutefois admettre officiellement sa responsabilité. Cette mission bâclée a retardé d’autres exécutions du Mossad, mais elle n’y a pas mis fin.

Pour se rendre aux endroits imprévus où accomplir ces invraisemblables missions, le Mossad s’est parfois trouvé obligé d’avoir des associés peu ragoûtants. Quand les Israéliens devaient conclure des alliances à court terme, ils étaient prêts, comme dit le proverbe, à danser avec le diable si cela semblait nécessaire.

Mais pourquoi donc Skorzeny travaillait-il avec le Mossad ?

Il était né à Vienne, en juin 1908, dans une famille bourgeoise, fière que certains de ses membres aient servi dans l’armée de l’empire austro-hongrois. Depuis son tout jeune âge, il s’était montré intrépide, hardi et doué d’un talent certain pour inventer des fables emberlificotées qui lui permettaient de duper les autres. C’était là des caractéristiques essentielles pour un officier de commando en temps de guerre et sûrement aussi des qualités très appréciées par le Mossad.

Il avait adhéré à l’antenne autrichienne du parti nazi en 1931, alors qu’il avait 23 ans, il avait servi dans ses milices armées, les SA, et il adulait Hitler. Le Führer avait été élu chancelier en 1933 avant de s’emparer de l’Autriche en 1938. Quand il avait envahi la Pologne et que la Seconde Guerre mondiale avait éclaté, Skorzeny avait abandonné son entreprise de construction et s’était engagé non dans l’armée régulière, la Wehrmacht, mais dans la division SS Leibstandarte qui servait, en quelque sorte, de garde du corps à Hitler.

Dans des mémoires rédigés après la guerre, il a raconté ses années de service en qualité de SS comme s’il n’avait fait que voyager, sans quasiment jamais verser le sang, dans la Pologne, la Hollande et la France occupées. Ses activités ne pouvaient pas avoir été aussi anodines que son livre le laissait entendre. Il avait participé à des batailles en Russie et en Pologne et les Israéliens pensaient sûrement qu’il avait très probablement été impliqué dans l’extermination des juifs. Les Waffen-SS, après tout, n’étaient pas l’armée régulière, c’était le bras armé du parti nazi et de son plan génocidaire.

Otto Skorzeny, en Poméranie, rendant visite au 500ème bataillon de parachutistes, février 1945. Credit: Wikimedia Commons

Otto Skorzeny, en Poméranie, rendant visite au 500ème bataillon de parachutistes, février 1945. Credit: Wikimedia Commons

Sa mission la plus célèbre et la plus audacieuse, il l’avait accomplie en septembre 1943 à la tête de commandos qui volaient dans des planeurs dépourvus de moteurs pour aller porter secours, dans une station de montagne haut perchée, à l’ami et allié d’Hitler, le dictateur fasciste Mussolini, récemment déposé. Il l’avait enlevé à ses ravisseurs dans des conditions impossibles.

C’est cette équipée qui valut à Skorzeny sa promotion au grade de lieutenant-colonel et à celui de contrôleur opérationnel des forces spéciales d’Hitler. Le Führer le récompensa aussi par un tête-à-tête de plusieurs heures, en plus de la médaille de chevalier si convoitée. Cependant c’est loin d’être son seul exploit.

En septembre 1944, au moment où le dictateur de la Hongrie, l’amiral Miklos Horthy, un allié des nazis, allait demander la paix à la Russie alors que les puissances de l’Axe commençaient à s’effondrer, Skorzeny se rendit à Budapest, à la tête d’un contingent des Forces spéciales, pour kidnapper Horthy et remplacer son gouvernement par un régime à la ligne plus dure, celui du mouvement fasciste des croix fléchées qui, pour sa part, se mit à assassiner ou à déporter dans des camps de concentration des dizaines de milliers de juifs hongrois qui avaient jusque-là réussi à survivre.

En 1944 aussi, Skorzeny choisit 150 soldats, dont certains parlaient un anglais assez bon voire excellent, pour mettre en œuvre un plan hardi qui visait à repousser les Alliés après leur débarquement en Normandie, le jour J du débarquement. Les Alliés avançant sur le territoire français, Skorzeny fit endosser à ses hommes des uniformes étasuniens pris sur des prisonniers et leur fournit des tanks américains pour qu’ils attaquent et plongent dans la confusion les troupes alliées derrière leurs propres lignes.

Cette mystification, d’une grande hardiesse, à laquelle il faut ajouter le vol des biens des soldats américains, valut à Skorzeny, après la fin de la guerre, deux années d’interrogatoires, d’emprisonnement et de procès. Les juges militaires alliés finirent cependant par l’acquitter en 1947. Une fois de plus, il fut présenté dans les gros titres des journaux du monde entier comme l’homme le plus dangereux d’Europe. Il savoura sa célébrité et publia ses mémoires traduites dans de nombreuses langues et éditions, y compris celle des Greenhill Books « Skorzeny special missions: the autobiography of Hitler’s commando ace » (Les missions spéciales de Skorzeny : l’autobiographie du meilleur chef commando d’Hitler). Dans ses ouvrages, il brodait de façon hyperbolique sur la réalité des faits tout en minimisant incontestablement ses contacts avec les plus sanguinaires des dirigeants nazis. Il évoquait ses conversations avec Hitler en présentant le dictateur comme un stratège militaire bienveillant et prévenant.

Il y a cependant beaucoup de choses que Skorzeny n’a pas dévoilées, y compris la façon dont il a échappé aux autorités militaires américaines qui l’avaient retenu après son acquittement. Les procureurs réfléchissaient à sa mise en accusation devant les tribunaux de Nuremberg, mais il réussit à s’enfuir lors d’un transfert, grâce à l’aide présumée de soldats SS qui auraient endossé des uniformes de la police militaire américaine.

La fuite de Skorzeny aurait pu être facilitée aussi par l’organisation qui a précédé la CIA, le Bureau des services spéciaux, pour lequel il a un peu travaillé après la guerre. On peut noter qu’on lui a permis de s’installer en Espagne, un paradis pour les vétérans nazis, avec la protection du Généralissime Francisco Franco. Dans les années qui suivirent, il a collaboré, en tant que conseiller, avec le Président Peron d’Argentine et le gouvernement égyptien. C’est à cette époque qu’il s’est lié d’amitié avec les officiers égyptiens qui dirigeaient le programme des missiles et employaient des experts allemands.

Otto Skorzeny, témoin aux procès de Nuremberg, attendant dans une cellule, 24 novembre 1945. Credit: Wikimedia Commons

Otto Skorzeny, témoin aux procès de Nuremberg, attendant dans une cellule, 24 novembre 1945. Credit: Wikimedia Commons

En Israël, une équipe du Mossad se mit au travail pour trouver le lieu où il serait le plus facile de tuer Skorzeny. Le chef de l’agence, Isser Harel, avait toutefois un plan plus hardi. Au lieu de le tuer, il voulait l’attraper dans ses filets.

Les officiers du Mossad savaient depuis un certain temps que pour cibler les chercheurs allemands, ils avaient besoin d’un homme à l’intérieur du groupe ciblé. En fait, le Mossad avait besoin d’un nazi.

Les Israéliens ne trouveraient jamais un nazi en qui ils pourraient avoir confiance, mais ils pensaient à un nazi sur qui ils pourraient compter, quelqu’un de sérieux et de déterminé qui aurait, dans le passé, exécuté des plans risqués, et qui saurait garder des secrets. La décision, à première vue bizarre, de recruter Skorzeny ne fut pas facile à prendre, d’un point de vue personnel, cette tâche étant dévolue à Raanan, né lui aussi à Vienne, et qui avait échappé de peu à l’holocauste. Après que les nazis eurent envahi son pays en 1938, ce juif autrichien, qui s’appelait alors Kurt Weisman, fut envoyé, à l’âge de 16 ans, en Palestine. Sa mère et son frère cadet restèrent en Europe et périrent.

Comme beaucoup de juifs en Palestine, il rejoignit les rangs de l’armée britannique, dans l’espoir d’aider à renverser l’Allemagne, et il servit dans la Royal Air Force. Après la création de l’État d’Israël en 1948, il prit, comme beaucoup, un nom hébreu et, devenu Joe Raanan, il fit partie des premiers pilotes de la toute petite armée de l’air de cette nouvelle nation. Le jeune homme fut nommé rapidement commandant de base aéronautique et, plus tard, chef du renseignement de l’armée de l’air.

Le CV exceptionnel de Raanan, y compris son travail dans la RAF dans le service de la guerre psychologique, suffit à attirer l’attention de Harel, qui le recruta dans le Mossad en 1957. Quelques années plus tard, il fut envoyé en Allemagne pour y diriger les opérations secrètes avec ordre de se concentrer sur les savants allemands qui travaillaient en Égypte. Ainsi, c’est Raanan qui dut concevoir et commander l’opération destinée à établir un contact avec Skorzeny, le célèbre chef des commandos nazis.

L’espion israélien eut du mal à surmonter son dégoût, mais quand il lui en fut donné l’ordre, il rassembla une équipe qui partit en Espagne pour « collecter des renseignements avant d’agir. » Ses membres observèrent Skorzeny, sa villa, son bureau et ses habitudes quotidiennes. Il y avait avec eux une Allemande de 28-29 ans qui n’était pas un véritable agent à plein temps du Mossad, mais « une assistante ». On appelait ce genre de personnes en hébreu « saayani » si c’était une femme et « saayan » si c’était un homme. Cette jeune femme était, en quelque sorte, figurante dans un film pompeusement mélodramatique, jouant n’importe quel rôle demandé, une saayani faisant souvent semblant d’être la petite amie d’un combattant clandestin du Mossad.

Des rapports internes du Mossad révélèrent plus tard qu’elle s’appelait Anke, qu’elle était jolie, vive et aimait beaucoup flirter. Voilà qui était parfait pour le travail dont il s’agissait, on allait jouer au couple.

Un soir des premiers mois de 1962, Skorzeny, prospère, doué d’un certain charme viril en dépit de sa balafre, se trouvait dans un bar huppé de Madrid en compagnie de sa femme, nettement plus jeune que lui, Ilse von Finckenstein. Une vraie nazie à n’en pas douter, elle aussi : elle était la nièce de Hjalmar Schacht, le talentueux ministre des Finances d’Hitler.

Ils savouraient des cocktails et se détendaient quand le barman les présenta à un couple germanophone qu’il venait de servir. La femme était jolie et avait dans les 28-29 ans et son compagnon, un homme élégant, avait, lui, près de 40 ans. Ils dirent être des touristes allemands et évoquèrent l’histoire pénible qui leur était arrivée : on venait de les dépouiller complètement dans la rue.

Leur allemand était parfait, même si l’homme avait un léger accent autrichien, qui rappelait celui de Skorzeny. Ils donnèrent leur nom, de faux noms, il s’agissait, en fait, d’un agent du Mossad dont l’identité ne peut pas encore être révélée et son « assistante », Anke.

Ils prirent quelques verres de plus, puis on commença à flirter sans retenue, et la femme de Skorzeny ne tarda pas à inviter le jeune couple, qui avait tout perdu, argent, passeports et bagages, à passer la nuit dans leur somptueuse villa. Le charme des nouveaux-venus opérait de façon irrésistible, c’était comme si les deux couples étaient liés par un désir réciproque. Après qu’ils eurent pénétré dans la maison, toutefois, au moment crucial où ce flirt espiègle avait atteint le point où le moment semblait arrivé de passer à l’étape suivante, Skorzeny, cet hôte si charmant, braqua un révolver sur le jeune couple et déclara : « Je sais qui vous êtes et je sais pourquoi vous êtes là. Vous êtes des agents du Mossad et vous êtes venus pour me tuer. »

Le jeune couple ne broncha pas. L’homme déclara : « Vous avez à moitié raison. Nous sommes effectivement du Mossad mais si nous étions venus pour vous tuer, vous seriez mort depuis des semaines. »

« Ou peut-être, dit Skorzeny, c’est moi qui vais juste vous tuer. »

Anke intervint : « Si vous nous tuez, ceux qui nous suivent ne vont pas se donner la peine de prendre un verre avec vous. Vous ne verrez même pas leur visage avant qu’ils ne vous fassent sauter la cervelle. Nous vous demandons seulement de nous aider. »

Après une longue minute qui sembla une heure, Skorzeny, le révolver toujours braqué sur le jeune couple, demanda cependant : « Quel genre d’aide ? Vous avez besoin qu’on vous aide pour quelque chose ? » L’officier du Mossad, dont maintenant encore les collègues ne dévoilent pas l’identité, dit à Skorzeny qu’Israël avait besoin de renseignements et était prête à le payer grassement.

Le chef de commando préféré d’Hitler se tut quelques instants, réfléchit, et surprit l’israélien en disant : « L’argent ne m’intéresse pas, j’en ai suffisamment. »

L’homme du Mossad fut encore plus étonné d’entendre Skorzeny évoquer ce qu’il voulait réellement : « J’ai besoin que Wiesenthal enlève mon nom de sa liste. » Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de nazis basé à Rome, l’avait mis sur sa liste de criminels de guerre, mais voilà que l’accusé soutenait n’avoir commis aucun crime.

L’israélien ne croyait pas aux protestations d’innocence des officiers supérieurs nazis, mais le recrutement d’un espion exige des mensonges opportuns et des subterfuges. « O.K., dit-il, ce sera fait. On va s’en occuper. »

Skorzeny finit par baisser son arme et les deux hommes se serrèrent la main, l’agent du Mossad cachant son dégoût.

« Je savais que cette histoire à propos de l’attaque dont vous aviez été victime était fausse, dit Skorzeny, avec le sourire fanfaron d’un professionnel du renseignement. Je savais que c’était juste une couverture. »

L’étape suivante consista à le faire venir en Israël. Son agent traitant du Mossad, Raanan, organisa un voyage secret à Tel Aviv où Skorzeny fut présenté à Harel. Le nazi fut interrogé et reçut aussi des instructions et des recommandations plus spécifiques. Pendant cette visite, on fit visiter à Skorzeny Yad Vashem, le musée de Jérusalem, dédié à la mémoire des 6 millions de juifs victimes de l’holocauste. Le nazi resta silencieux et se conduisit avec respect. Il y eut un instant étrange quand un survivant de la guerre pointa son doigt en la direction de Skorzeny et le traita de « criminel de guerre ».

Raanan, excellent acteur comme se doivent d’être tous les espions, sourit à cet homme et répondit calmement : « Non, vous faites erreur. C’est un membre de ma famille, qui est lui-même un survivant des camps. »

Naturellement, beaucoup dans le renseignement israélien se posèrent des questions sur la réalité et l’apparente facilité du recrutement de ce célèbre soldat dévoué à son pays. Est-ce parce qu’il se souciait tant de son image qu’il avait exigé d’être rayé de la liste des criminels de guerre ? Skorzeny indiqua que se trouver sur la liste faisait de lui une cible. En coopérant avec le Mossad, il s’achetait une assurance-vie.

Le nouvel agent semblait donner des preuves de sa totale fiabilité. Comme les Israéliens le demandaient, il partit pour l’Égypte et dressa une liste détaillée des savants allemands et de leurs adresses.

Il fournit aussi les noms de nombreuses sociétés écrans européennes qui vendaient et livraient des composants destinés aux projets militaires de l’Égypte, comme la firme de Heinz Krug à Munich, Intra.

Raanan continua à être le responsable de l’opération contre les savants allemands, mais il réserva la tâche de rester en contact avec Skorzeny à deux de ses meilleurs agents, Rafi Eitan et Avraham Ahituv.

Rafi Eitam a été l’un des personnages les plus extraordinaires du renseignement israélien. Il a gagné le surnom « M. Kidnapping » pour son rôle dans l’enlèvement d’Eichmann et d’autres hommes recherchés par les agences de sécurité israéliennes. Il a aussi aidé Israël à se procurer ce qu’il fallait pour son programme nucléaire secret. Il a été au centre d’un scandale dans les années 80 en recrutant Jonathan Pollard, ce juif américain qui s’était mis à espionner le gouvernement de son pays.

Après une vie dans l’ombre, ce personnage, qui a surpris par son originalité, est devenu en 2006, à l’âge de 79 ans, député, à la tête d’un parti qui représente les personnes âgées.

« Oui, j’ai rencontré Skorzeny et j’ai été son agent traitant, » nous a-t-il confirmé récemment. Comme d’autres vétérans du Mossad, il a refusé de nous donner plus de détails de façon officielle.

Ahituv, né en Allemagne en 1930, s’est trouvé, lui aussi, impliqué dans de nombreuses opérations clandestines tout autour du monde. De 1974 à 1980, il a dirigé le service de sécurité intérieure, le Shin Bet, dont les archives recèlent aussi de nombreux secrets et qui a souvent mené des projets conjointement avec le Mossad.

Les agents du Mossad ont effectivement essayé de persuader Wiesenthal d’enlever Skorzeny de sa liste de criminels de guerre, mais le chasseur de nazis a refusé. Alors le Mossad, avec son chutzpah (toupet) habituel, a rédigé une fausse lettre, censée avoir été écrite par Wiesenthal et adressée à Skorzeny où il est spécifié que Skorzeny est disculpé.

Skorzeny a continué à surprendre les Israéliens par l’intensité de sa coopération. Pendant un voyage en Égypte, il a même envoyé par la poste des colis remplis d’explosifs, et une bombe fabriquée par des israéliens a tué cinq Égyptiens sur le site militaire consacré aux fusées, Factory 333, où travaillaient des savants allemands.

La campagne d’intimidation a été couronnée de succès : la plupart des Allemands ont quitté l’Égypte. Israël n’a cessé sa violence et ses menaces, toutefois, que lorsqu’une de ses équipes a été arrêtée en Suisse, en train d’exercer des pressions verbales sur la famille d’un savant allemand. Un homme du Mossad et un savant autrichien qui travaillait pour Israël ont été jugés. Par chance, le juge suisse a compris la peur d’Israël devant le programme de fusées égyptien. Les deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir proféré des menaces, mais ils ont été remis aussitôt en liberté.

Le Premier ministre, David Ben Gourion, cependant, a conclu que toute cette publicité était désastreuse pour l’image d’Israël et surtout qu’elle pouvait nuire à un accord passé avec l’Allemagne de l’ouest pour des ventes d’armes.

Harel a envoyé sa lettre de démission, qu’à son extrême surprise, Ben Gourion a acceptée. Le nouveau directeur du Mossad, le commandant du renseignement de l’armée, le Général Meir Amit, a renoncé à poursuivre les nazis ou à les intimider.

Amit a « réveillé » Skorzeny au moins une fois encore. Le chef des services secrets voulait explorer la possibilité de négociations secrètes de paix et il a demandé au nazi payé par Israël d’organiser une rencontre avec un haut responsable égyptien, mais cela n’a rien donné.

Skorzeny n’a jamais expliqué les raisons exactes pour lesquelles il avait aidé Israël. Dans son autobiographie, on ne trouve ni le mot « Israël » ni même le mot « juif ». Certes il a eu l’assurance-vie qu’il cherchait, le Mossad ne l’a pas assassiné.

Il avait aussi un goût très prononcé pour l’aventure et l’idée de faire un travail secret avec des espions fascinants, même si c’était des juifs, devait agir comme un aimant pour l’homme à qui ses équipées risquées avaient valu la croix de fer décernée par Hitler. Skorzeny était tout à fait le genre d’homme que les tueries rajeunissaient et ragaillardissaient, du moins en avait-il l’impression.

Il est possible que les regrets et le besoin de rédemption aient aussi joué un rôle. Les psychologues du Mossad n’y croyaient pas, mais peut-être a-t-il regretté ce qu’il avait fait pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sans doute a-t-il été motivé par la combinaison de tous ces facteurs et peut-être même d’autres, mais Otto Skorzeny a emporté son secret dans la tombe. Il est mort d’un cancer, à 67 ans, à Madrid, en juillet 1975.

Il a eu deux enterrements : l’un dans une église de la capitale espagnole et l’autre pour enterrer ses cendres dans la concession familiale à Vienne. Des dizaines de vétérans allemands et leurs épouses, qui n’ont pas hésité à faire le salut nazi et à entonner quelques-uns des chants préférés d’Hitler, ont assisté à ces deux cérémonies. Figuraient en bonne place quatorze des médailles de Skorzeny, sur la plupart desquelles on ne pouvait manquer de remarquer des croix gammées noires.

Au service de Madrid, il y avait un homme que, dans la foule, personne ne connaissait, mais qui, par habitude, essayait de cacher son visage autant qu’il le pouvait. C’était Joe Raanan qui, à cette époque, était devenu un homme d’affaires israélien prospère.

Ce n’est pas le Mossad qui avait envoyé Raanan aux obsèques de Skorzeny, c’est lui qui avait décidé de s’y rendre et à ses propres frais. C’était l’hommage personnel d’un soldat né en Autriche à un autre, et d’un vieil agent traitant au meilleur, mais plus méprisable, agent qui n’ait jamais été sous ses ordres.

Dan Raviv, un correspondant de CBS News à Washington, et le journaliste israélien Yossi Melman sont les co-auteurs de cinq livres qui traitent de l’espionnage israélien et des agences de sécurité.

Source : Haaretz, le 27/03/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

11 réponses à L’étrange cas d’un nazi devenu tueur à gages israélien… [Haaretz]

Commentaires recommandés

noDJ Le 25 juillet 2016 à 02h14
 
 

Pas si étonnant que cela. Entre psychopathes ont se comprend.

Après la guerre les américains ont exfiltrés plus de 1500 scientifiques allemands, lors de l’ opération Paperclip. Un des résultats fut le Projet MK-ultra, M pour Mind, K pour Kontrol (en all.), sans doute le plus horrible de tous. Pour créer une dissociation cognitive permettant une meilleure programmation mentale, on expérimenta le LSD, les éléctrochocs, et autres tortures y compris le viol, et ce, même sur des enfants orphelins.

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[Vidéo] Brexit, Frexit, Valssit et Colegram (avec Annie Lacroix-Riz)

23 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Culture, #Chroniques du fascisme ordinaire

Une intéressante interview d’Annie Lacroix-Riz.

Amusant comme certaines personnes hurlent “ATTANTION c’est une historienne communiste !” dès qu’ils la voient, comme s’il y avait seulement 2 types d’historiens : les communistes et ceux qui disent la vérité… Comme si l’Histoire n’était pas une matière complexe dès qu’on s’intéresse à des macro-faits, à des interprétations, etc. On voit bien qu’on n’arrive pas à comprendre en France l’Ukraine, la Russie, la Syrie, la Turquie, l’Arabie, alors que c’est sous nos yeux, et on voudrait qu’il n’y ait aucun problème pour comprendre des faits d’il y a 70 ans !

Donc oui, vous aurez ici un regard orienté, car tous les regards sont orientés. Et Annie Lacroix-Riz fait un énorme travail sur les sources, vous n’avez qu’à lire ses livres, qui ouvrent des perspectives souvent très intéressantes.

Après, il faut bien comprendre que, quand on propose ici une analyse différente pour sortir d’une propagande (classique, je rappelle le “L’histoire est un mensonge que personne ne conteste” de Napoléon), cela ne signifie pas que le regard est une vérité tombée du ciel, où il faut tout croire sans se poser de questions – ce qui serait retomber dans une autre propagande…

Bref, recul et esprit critique indispensables, comme dans tout ce que vous lisez, ici et ailleurs…  🙂

Source : Dailymotion, 02/07/2016

ZIEtf

Vers l’infini et au-delà… tel est donc désormais le projet planétaire de l’Union Européenne. En clair : il s’agit bien toujour de sauver la Planète libérale, mais vu la montée des périls, les planètes proches ne seront pas de trop !
Une extension du domaine de la lutte impériale que ses amis de l’OTAN ont sans doute inspirée à J-C.Juncker. Un Jean-Claude qui, depuis son douillet paradis fiscal, est à L’U.E ce que l’autre J-C. (Van Damme) est à la “maison mère” (l’OTAN) : un “dircom” spectaculaire mais parfois excessif dans son zèle à motiver les foules européennes (et sentimentales).
Le désarroi manifeste de ces propagandistes, un peu déboussolés par les effets collatéraux de la démocratie (populaire), est l’occasion de demander à Annie Lacroix-Riz de leur dispenser ses éclairages d’historienne éminente et son efficace pédagogie anti-impérialiste, en sorte de les sortir des ténèbres confuses et anxiogènes dans lesquelles ils semblent s’engager.
Une précaution que nous avions pourtant prise dès la veille du “BREXIT” … et si J.C. avait eu la bonne idée de venir assister à la soirée sans doute aurait-il pu échapper au tropisme euro-raëlien qui le guette désormais.

Première partie de la soirée d’éducation populaire et civique,
consacrée à la présentation de la nouvelle édition du livre d’Annie Lacroix-Riz :
“Aux origines du carcan européen” :

Les trois Parties à visionner par le lien ci-dessous

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Face au bradage de l'histoire nationale à l'école, Jean LEVY donne son point de vue sur un manuel qui revient aux fondamentaux des années 30...

20 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La mondialisation, #Europe supranationale, #l'horreur économique, #Ecole, #Culture, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance

 

 

Couverture Nouveau Manuel Histoire Casali

 

LE COMMENTAIRE DE JEAN LEVY

 

En France, depuis des décennies, la classe dominante - l'oligarchie financière - brade l'histoire de France. Celle-ci  n'est plus enseignée dans les écoles de la République. Les multinationales stigmatisent les frontières, jugées comme un obstacle à la libre circulation des capitaux, des marchandises et des hommes, réduits au rôle de main d'œuvre...De là, les gouvernements à la botte du capital estiment en conséquence que l'idée de nation est dépassée et donc qu'apprendre l'histoire de la nation est un anachronisme dangereux  en opposition  à l'idée même de construction européenne.  Celle-ci substitue aux Etats indépendants un espace de libre concurrence administré centralement - l'Union européenne - en vue d'imposer aux différents peuples une politique commune dictée par le capital concentré.

D'où, plus d'histoire chronologique de l'évolution de la société française. En substitution, une diversité de thèmes éclectiques, sans rapport avec le temps et l'espace, qui fragmente la connaissance de l'évolution politique, économique et culturelle de notre peuple. Avec une perte de repaires  pourtant fondamentaux dans la compréhension de l'enchaînement des faits historiques.  

Cet enseignement, qui veut se parer de couleurs "progressistes" fait la part belle aux séquences noires de notre histoire : l'esclavage, le colonialisme, la guerre de 14-18, celle-ci dénoncée comme une boucherie divisant le "peuple européen" ...Mais ces critiques mettent en cause la France et son peuple, comme si ces crimes n'avaient pas pour origine la cupidité d'une classe aristocratique, puis bourgeoise, avide de profits et de dividendes !

Cette mainmise sur l'histoire par la classe qui nous gouverne est dénoncée justement par des universitaires et hommes politiques qui prône le retour à un enseignement plus conforme aux méthodes pédagogiques du passé.

Un ouvrage vient de paraître, qui exprime cette volonté :

"LE NOUVEAU MANUEL D'HISTOIRE", de Dimitri Casali,

préface de Jean-Pierre Chevènement

aux éditions de la Martinière

pour les classes de cinquième, de quatrième et de troisième.

On peut saluer, dans ce manuel,  le retour à l'enseignement chronologique de l'histoire, seule pédagogie qui permette de comprendre l'évolution des sociétés, les raisons des changements, l'apport des personnages, qui, sous tous les régimes, ont contribué positivement à la construction de notre histoire, à faire ce que nous sommes. 

Certes, les appréciations des évènements peuvent donner lieu à controverse : 

sur la Terreur montagnarde, la Commune de Paris, les origines de la guerre de 14-18, sur la "construction européenne", par exemple.

Encore faut-il, pour qu'un débat s'instaure que soit connue, dans sa perspective historique, l'évolution de la société et les faits qui y ont contribué.

L'éclairage donné par "LE NOUVEAU MANUEL D'HISTOIRE"  aux faits relatés ou trop laissés dans l'ombre,  offre matière à critiques, même vives. Cependant, n'est-ce pas mille fois préférable à une histoire désossée, sans repaire, qui fracasse notre passé ? 

C'est la question posée

 

http://fr.calameo.com/read/0048146550d5fdab964a4?IdTis=XTC-FZHX-G8CJXU-DD-FOQF8-0FE

Tag(s) : #Histoire
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Cinque Terre, un parfum d'Italie

20 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'Italie., #Histoire, #Patrimoine, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Culture

Cinque Terre, un parfum d'Italie.

Ajoutée le 11 févr. 2015

Archive de l'émission "Des Racines et Des Ailes : De la Riviera à l'arrière-pays" diffusée le 29/05/2013.
Reportage "Cinque Terre, un parfum d'Italie" en intégralité.
Plus d'infos sur http://www.france3.fr/emissions/des-r...

Entre Monterosso et Porto Venere, les « Cinque Terre » ont été classées au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1997 et Parc national en 1999. Avec leur zone maritime protégée, leurs villages colorés, leurs falaises abruptes et leurs restanques s'étirant à flanc de collines, les Cinque Terre se déploient sur la côte ligure. Ce paysage remarquable a été modelé par l'homme depuis mille ans, en particulier pour les besoins de l'agriculture. Un paysage où l'homme vit encore de nos jours en harmonie avec la nature… Aujourd'hui, le Parc national relève un véritable défi : préserver ce patrimoine et le concilier avec un tourisme florissant. Un enjeu énorme pour ce petit territoire !

Davide, tailleur de pierre, construit des restanques sur les collines escarpées de Monterosso. Avec l'aide du Parc national, il remet ainsi au goût du jour la technique de construction traditionnelle : les murs des terrasses sont toujours en pierre sèche. Davide perpétue, par la même occasion, l'identité des Cinque Terre si fortement associée à la présence de ces restanques. Pour lui, comme pour tous les habitants, ces murs sont d'abord une nécessité : impossible en effet de cultiver et de vivre dans les collines sans ces terrasses !

Gianni est architecte. Il a restauré plusieurs maisons anciennes à Porto Venere, l'un des plus beaux sites de la Ligurie. Il nous fait découvrir le front de mer : la Palazzata, construit au Moyen Âge, avec ses maisons-tours, très colorées. Porto Venere est à l'image de tous les villages des Cinque Terre : face à la mer, les maisons sont blotties les unes contre les autres ; les ruelles sont étroites, sinueuses et pentues... Il nous emmène jusqu'à l'île de Palmaria, juste en face de Porto Venere. Une île restée authentique, où l'on cultive un art de vivre particulièrement agréable...

Leonardo est apnéiste. Il nous fait partager sa passion pour la plongée. Ici, dans la zone maritime protégée, il vit des moments d'exception parmi la faune et la flore aquatiques. Il a créé une association, « 5 Terre Academy », pour mieux protéger la mer. La préserver, c'est aussi consolider le lien qui unit les habitants des Cinque Terre à la Méditerranée…

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Une de nos plus belles régions de France. La côte d'Azur.

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #la France, #La nation ., #La République, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #patrimoine

Une de nos plus belles régions de France,la Côte d'Azur .

Afin de vous permettre d'avoir un avant gout de vos vacances à Sospel , voici une rediffusion de l'excellente émission 'Des racines et des ailes " sur notre magnifique région . Bon visionnage .

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MA FRANCE. La Turbie - Alpes-Maritimes - Provence-Alpes-Côte d'Azur.

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Europe supranationale, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Patrimoine

D'après une publication de Valérie Faisien.

« Au Laurier de La Turbie »

Village de charme et d’histoire
Théodore de Banville – Nice, février 1860

Toi qui jusques au ciel montes, colosse droit,
Et qui poses tes pieds dans le roc dur et froid,
O symbole ! géant ! bel arbre aux feuilles lisses!
Laurier, ma lâche envie et mes saintes délices !

Fantôme que Pindare ému reconnaîtrait!
Compagnon de la Lyre idéale! Portrait
De tout ce que j'adore et de tout ce qui m'aime !

Arbre mélodieux, grand comme Phoebos même !
Sombre feuillage, hélas ! mon immortel affront!

Jamais ton noir rameau ne couvrira mon front ;
Ami, c'est comme un vain passant
que tu m'accueilles ;

A peine si dans l'ombre une seule des feuilles
Que l'âpre vent du soir t'arrache avec effroi,
Brille, chimère folle, et glisse autour de moi.

Et pourtant, Laurier vert,
gloire de la campagne,
Je n'ai souhaité, moi, ni la douce compagne
Dont les regards nous font un ciel dans la maison,
Ni les petits enfants à la blonde toison,
Ni la richesse aux doigts parfumés d'ambroisie,

Et tout ce dont l'esprit jaloux se rassasie,
Ni le repos, si cher à des bohémiens;
Et ces enchantements sans nombre, et tous ces biens
Que notre solitude avidement réclame,
Arbre mouvant ! Laurier ! tu le sais, moi dont l'âme
Bondissait jusqu'aux cieux d'un vol démesuré,
Je n'en ai rien connu, je n'ai rien désiré !

J'ai vécu seul, penché sur le monde physique,
Toujours étudiant le grand art, la Musique,
Dans le cri de la pourpre
et dans le chant des fleurs

Où dort la symphonie immense des couleurs,
Dans les flots que la mer jette de ses amphores,
Dans le balancement des étoiles sonores,
Dans l'orgue des grands bois éperdus sous le vent !

J'ai mis tout mon orgueil à devenir savant,
Pâle et muet, j'entends le murmure des roses,
Et de tous les trésors et de toutes les choses
Qui plantent dans nos cœurs un regret meurtrier,
Tu le sais bien, je n'ai voulu que toi, Laurier !

 
Photo de Valérie Faisien.

Situé sur la Côte d'Azur, le village médiéval de La Turbie, célèbre pour son monumental Trophée d'Auguste, est perché au-dessus de la Principauté de Monaco, entre Nice et Menton.

Dans ce beau village au charme authentique, tout est réuni pour vous séduire : les panoramas les plus célèbres de la Riviera Française, un patrimoine historique et architectural riche et varié à visiter avec les nouvelles technologies, de nombreux sentiers de randonnée aménagés, des loisirs sportifs variés, et le Parc Naturel de la Grande Corniche

Au plus haut point de la Grande Corniche, sur l'ancienne Via Julia Augusta, sa position de promontoire a conféré à La Turbie un rôle stratégique depuis la nuit des temps et façonné sa destinée exceptionnelle. Les Romains ont choisi le lieu pour y ériger le monumental Trophée d'Auguste, à la gloire de l'Empereur, les Comtes de Provence l'ont transformé en forteresse et les premiers hivernants de la Côte d'Azur en ont fait l'une de leur destination préférée.

Si les siècles et l'histoire ont immanquablement transformé le village, ce dernier a gardé son caractère défensif.
Grâce à la richesse et l'originalité d'un patrimoine remarquablement préservé, La Turbie propose de nombreuses visites et randonnées.

PPS de Hanahis mis en vidéo par Jean Marc Coquelle

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