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Le blog de Lucien PONS

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Le château de cartes européen

10 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La Russie, #AMERIQUE, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #L'OTAN., #La France

Le château de cartes européen

10 Mai 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Le château de cartes européen

L'Europe américaine sera-t-elle mise à mort par ceux-là même qui étaient censés la régénérer ? L'on peut sérieusement se poser la question quand on voit le divorce grandissant entre l'UE et les pays d'Europe centrale et orientale, fers de lance de la "Nouvelle Europe" si chère aux néo-cons. Le pied droit de Washington donne des coups au pied gauche et c'est tout le système vassalique européen qui risque de tomber. On comprend qu'Obama préfère penser à autre chose en jouant au golf...

Rappelons d'abord que la construction européenne fut, dès le départ, un projet américain. Des archives déclassifiées montrent que les soi-disant "pères de l'Europe" - Schuman, Spaak ou le bien-nommé Monet - travaillaient en réalité pour les Etats-Unis. Pour Washington, il était en effet plus aisé de mettre la main sur le Vieux continent par le biais d'une structure globale noyautée de l'intérieur que de négocier pays par pays avec des dirigeants indépendants.

La chute du Mur et l'intégration à l'UE des anciennes démocraties populaires n'étaient que le cache-sexe de l'avancée de l'OTAN vers la Russie. Mieux encore, ces pays nouvellement libérés de la tutelle soviétique et férocement anti-russes pour des raisons historiques compréhensibles étaient susceptibles d'établir un nouveau rapport de force très favorable aux Etats-Unis au sein de l'UE face à certaines poussées de fièvre frondeuse toujours possibles de la "vieille Europe" (De Gaulle, Chirac et Schroeder...)

Or, au moment où les institutions européennes sont noyautées et soumises comme jamais aux désidératas US, le château de cartes est en train de s'écrouler... Ce sont d'abord les sanctions anti-russes qui ont créé une brèche. Si elles furent accueillies avec des transports de joie par la Pologne et les pays Baltes, leur réception en Hongrie, en Slovaquie et même en République tchèque fut bien plus mesurée, c'est le moins qu'on puisse dire. Première cassure au sein de la "nouvelle Europe".

Et maintenant, la question des réfugiés pourrait bien sonner l'hallali. La Pologne, pays ô combien pro-US, refuse tout à fait d'obéir aux injonctions des institutions elles aussi ô combien pro-US de Bruxelles. Diantre, Brzezinski n'avait pas prévu ça...

Varsovie, ainsi que Budapest ou Bratislava, rejettent totalement ce qu'ils considèrent comme un diktat de Bruxelles et ses menaces d'amende (250 000 euros par réfugié refusé). Les mots sont intéressants :

  • Jaroslaw Kaczynski, chef du PiS au pouvoir : "Une telle décision abolirait la souveraineté des Etats membres de l'UE. Nous refusons cela car nous sommes et serons en charge de notre propre pays".
  • Peter Szijjarto, ministre hongrois des Affaires étrangères : "La menace d'amende de la part de la Commission est du chantage pur et simple".

Notons en passant la naïveté confondante de ces dirigeants qui croyaient apparemment benoîtement que l'entrée dans l'UE allait préserver la souveraineté de leur pays...

Il n'en fallait en tout cas pas plus pour que le système se mette en branle. La mafia médiatique occidentale a glosé sur la "manifestation monstre" de... 240 000 Polonais (sur 40 millions !) contre le gouvernement et pour l'Europe. Toute ressemblance avec des événements (le Maïdan par exemple) ayant existé serait le fruit de la plus pure coïncidence.

Le fidèle lecteur de ce blog aura été prévenu avant tout le monde, dès le mois de janvier, sur la possibilité d'une révolution colorée en Pologne :

La nouveauté est que, d'arme offensive à l'assaut de l'Eurasie, la "révolution colorée" se transforme de plus en plus en moyen coercitif défensif pour faire rentrer dans le rang des pays théoriquement alliés mais qui ont de dangereuses tendances à l'émancipation. Cela en dit long sur le reflux US. Il y a une décennie, les "révolutions de couleur" visaient à encercler la Russie - Ukraine, Géorgie, Kirghizstan etc. Depuis deux ans, elles sont beaucoup moins ambitieuses et ont surtout pour objectif de colmater les brèches d'un système qui prend l'eau : Macédoine (pour empêcher le passage de l'extension du Turk Stream), Hongrie (pour tenter de mettre au pas l'électron libre Orban, peu soumis à l'UE et susceptible de se rapprocher de Poutine).

Le dernier exemple en date pourrait bien être la Pologne du PiS, parti conservateur démocratiquement élu et peu en odeur de sainteté à Washington, donc à Bruxelles. C'est notamment ce que pense un journaliste d'investigation polonais réputé, Witold Gadowski. Le parallèle avec le Maidan ukrainien est en effet troublant.

Diabolisation du gouvernement dans le caniveau les médias occidentaux, protestations de rue (pour l'instant assez légères), grandes sorties d'hommes de paille du système sur la "dictature" qui s1111111'installerait en Pologne (la palme de la crétinerie revenant à l'ancien Premier ministre belge qualifiant le PiS de "nazis"). Quand tous ces gens (dont l'inévitable Soros) se mettent à prendre des grands airs, il y a du coup d'Etat dans l'air...

Et dans un addendum le jour suivant :

Certains lecteurs doutent de la réalité d'un Maidan polonais en recourant à un argument de bon sens : le PiS étant anti-russe, quel intérêt y aurait-il pour Washington et Bruxelles à déstabiliser la Pologne ? Au premier regard, l'argument fait mouche. Au premier regard seulement...

Il y a anti-russe et anti-russe. Le PiS n'a certes aucun penchant pour Moscou, mais il n'en a pas beaucoup plus pour Bruxelles. L'anti-russisme du PiS, c'est l'anti-troyisme d'Achille face à Hector : deux ennemis déclarés, mais qui se respectent et ont une certaine estime l'un pour l'autre. Au-delà de leurs différends, Poutine et Kaczynski partagent beaucoup de valeurs : même attachement sourcilleux à leur souveraineté nationale, même conception de la société (plutôt conservatrice et religieuse, familiale avec mariage hétérosexuel) ; ils sont tous deux atterrés par ce qu'ils considèrent comme étant la décadence civilisationnelle des pays occidentaux, la perte de leurs racines, morale et culture.

Kaczynski frère avait accepté l'invitation de Poutine en 2010, une sorte de paix des braves entre deux pays souverains. Et hop, un accident d'avion tombe à point nommé pour ne pas aller plus avant dans le réchauffement des relations polono-russes. Le défunt est remplacé par le clown américano-polonais Donald (sic) Tusk, libéral malléable et gluant aux ordres directs de Washington. Le système pousse un grand ouf de soulagement...

Et voilà que ça recommence avec l'autre frère ! La récente victoire du PiS a fait sonner quelques alarmes rouges à Bruxelles et outre-Atlantique, c'est certain. Des leviers, notamment médiatiques, ont été actionnés, on le voit. Les croisés des "révolutions de couleur" sont sortis de leur retraite. Il n'est pas sûr que cela finisse en Maidan polonais, mais ne pas s'interroger relèverait d'une grande naïveté.

Redisons-le ici, rien n'est sûr, mais un lecteur averti en vaut deux. Il se pourrait qu'on approche lentement mais sûrement de l'instant T

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Le terrorisme est le mode de gouvernement des sociétés occidentales, par Gilles Questiaux

9 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Daesch, #La Russie, #La guerre, #AMERIQUE, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #Histoire, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Publié par Jean Lévy

 

 

 

Réveil Communiste

 

 

Le terrorisme est devenu un mode d’être des sociétés occidentales depuis 30 ans. Il s’agit de la part des groupes terroristes, mais aussi de la part de gouvernants qui les combattent avec tant de mollesse, et qui les utilisent aussi quand ils veulent déstabiliser d’autres pays, d’une stratégie dont le but est de déposséder les peuples de leur histoire, de les rendre craintifs, impuissants et passifs, et de rendre impossible ou même carrément illégitime la lutte sociale.

Le terroriste est l’adversaire idéal pour les pouvoirs du capitalisme pourrissant, dont on peut dire que s’il n’existait pas il faudrait l’inventer. Et la paranoïa collective qu'il engendre lui permet de gouverner en état d'exception permanent.

Selon les cas, les attentats aveugles qui rompent la continuité historique et provoquent la sidération des masses depuis les années 1980 peuvent refléter réellement l’agenda de leurs auteurs ; ou bien ils peuvent être manipulés par des secteurs de pouvoir occidentaux, des services secrets ; ou ils peuvent n’être que de pure et simple provocation où il n’y a pas l’ombre d’un participant authentique.

Nous ne le saurons jamais assez vite pour faire de cette vérité une arme politique. Au contraire, le dévoilement trop tardif ne servira qu'à crédibiliser les futurs mensonges. Mais nous en saurons assez pour poser comme principe : lorsqu'ils prétendent lutter contre le terrorisme, ils mentent!

Il y a certainement des complots terroristes qui trouvent leur origine dans les États qui sont censés les combattre. Mais peu importe au fond, qu’il y ait complot, et quel soit exactement ce complot : même si tout ce que les médias nous disaient était vrai, ce qui serait très surprenant, il n’en resterait pas moins que le terrorisme est devenu le mode de gouvernement global de l’Occident, de ses politiciens et de ses médias (et les grands médias étant devenus enfin ce « quatrième pouvoir » qu’ils ont toujours rêvé d’être ; mais bien loin d’être en aucune façon « contre pouvoir », ils se chargent de donner à la terreur son éclat maximum). Le terrorisme est un substitut à l'histoire, et il convient au capitalisme car il n'y rien que le capitalisme redoute autant que la roue de l'histoire. Le terrorisme en cela a remplacé en 2015 la guerre de masse de 1915. C'est, si on veut, un progrès.

La renaissance régulière et permanente de menaces terroristes spontanées qui participent sans le savoir au fonctionnement normal de l'ordre social du capitalisme à son "nouvel âge" , et à son jeu de pouvoirs, de réseaux et de médias, condamne de manière bien plus radicale le système capitaliste le plus actuel (celui "des nomades", "du partage", "du care", de la pseudo-créativité et des bonnes actions) dans sa structure, dans son ensemble et à l'échelle mondiale, que l'existence pourtant avérée de certains complots ourdis dans les cercles dirigeants, par la CIA, d'opérations "false flag" etc.

En dénonçant ces complots sans disposer de preuves formelles, qui sont fort difficiles à réunir comme on s'en doute, on risque aussi de se décrédibiliser, et on ne peut, au mieux, que favoriser un secteur de la bourgeoisie contre un autre, suivant le schéma du Watergate, et donner le beau rôle aux libéraux de toute nuance. Sachant que certaines dénonciations de complots sont des règlements de compte internes et d'autres des "hoax" forgés précisément dans le but de discréditer les médias alternatifs de gauche. Mais il faut aussi garder à l'esprit que la lutte pour trainer devant les tribunaux des tortionnaires ou des terroristes d'État au rancard est mal orientée, parce que loin de faire jouer les contradictions internes du capitalisme, elle légitime aussi cette justice, un des piliers de l'État capitaliste.

La meilleure réponse au terrorisme et à ceux qui s’en servent, c'est une certaine indifférence devant ce mauvais spectacle sanguinaire, et c’est l'intensification de la lutte sociale la plus terre-à-terre, pour son droit, son salaire, son logement, son emploi ; la meilleure défense contre le terrorisme en France aujourd'hui, c'est de lutter contre la casse du droit du travail sans se laisser dévier de sa route !

Et c’est aussi la lutte concrète pour défendre la paix et instaurer le socialisme, dans un réseau communiste international d'un type nouveau, qui transcende les clivages et les haines communautaires entretenues par la bourgeoisie. Cette lutte comporte le soutien critique aux États qui luttent effectivement contre l'impérialisme et ses terroristes dans la mesure où ils sont directement menacés : Chine, Russie, Iran, Venezuela, etc. Et bien sûr, la Syrie.

La seule réponse aux complots de la bourgeoisie est de lutter pour son renversement.

GQ, 29 novembre 2015

PS : Bien entendu, ce qui précède vaut pour le terrorisme aveugle, et non pour le terrorisme ciblé, pratique de base de la CIA, qui a pour but l'extermination des cadres révolutionnaires, et de ceux des groupes terroristes qui ont échappé à son contrôle. Dans ce cas il faut au contraire exiger impérativement le passage en jugement des coupables, cela fait partie de la lutte judiciaire qui est un des aspect de la lutte du mouvement ouvrier depuis son origine.

 

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DISCOURS DE CONQUÊTE DE WALTER HALLSTEIN — 23 janvier 1939, Rostock, Mecklembourg-Poméranie antérieure

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #La nation ., #le nazisme, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire

DISCOURS DE CONQUÊTE DE WALTER HALLSTEIN — 23 janvier 1939, Rostock, Mecklembourg-Poméranie antérieure

11 octobre 2014, 14:33

11 octobre 2014, 14:33

Pour mémoire : Walter Halltein (1901-1981), juriste sous le régime nazi, a été le premier président de la Commission Européenne de Bruxelles entre 1958 et 1967. En particulier, le Général de Gaulle s'oppose au plan Hallstein de construction d'une Europe fédérale, présenté en 1965. C'est la politique de la chaise vide (1965-1966) qui bloque toute les décisions du Conseil des ministres de la CEE du fait de l'absence systématique de la représentation française.

La crise se termine par le Compromis de Luxembourg qui — en principe — entérine la règle de l'unanimité pour toutes les décisions présentant un « intérêt vital » et qui — en pratique — peut être simplement évoqué sans pour autant pouvoir bloquer le processus décisionnel (cf. http://europa.eu/legislation_summaries/glossary/luxembourg_compromise_fr.htm)

« Discours de conquête » prononcé par Walter Hallstein, futur président de la Commission Européenne (1958-1967), en 1939 à Rostock.

« Le Protecteur de la loi national-socialiste possède trois tâches : il doit connaître la loi, l’appliquer et la développer davantage. La plus importante parmi ces tâches est la troisième, parce que tout ce que nous faisons est soumis à la loi du développement national-socialiste.Nous devons non seulement prêter attention à la législation en vigueur, mais tout particulièrement au processus législatif pour le futur du national-socialisme. Notre tâche de politique juridique consiste non seulement à maintenir l’ordre existant, mais aussi à en créer un meilleur pour le développement du national-socialisme.

Je dois expliquer la raison pour laquelle c’est le Protecteur de la loi nationale-socialiste qui possède la vocation particulière de faire face à cette tâche.

Le leadership de l’État européen national-socialiste possède le pouvoir inconditionnel et définitif dans toutes les décisions relatives à l’architecture de cette Communauté du Peuple.

Le leadership de l’État européen national-socialiste a-t-il besoin de juristes pour remplir sa tâche politique ? D’un point de vue individuel, le juriste pourrait souhaiter cette perspective professionnelle et psychologique, ce qui est compréhensible. Les juristes sont en effet généralement occupés, durant leur vie entière, à réglementer et contrôler le trafic de la Communauté à l’intérieur d’un cadre hermétiquement délimités par des milliers de paragraphes légaux, absorbés par des soucis quotidiens futiles, tels que« réparer les clôtures » et « nettoyer les tranchées ».

Ainsi, les juristes ressentiront puissamment l’élaboration de la loi nationale-socialiste comme un acte libérateur ; une sorte de défi viril dont chaque avancée constituera une conquête dans des territoires inconnus. Ils accueilleront avec reconnaissance l’opportunité de l’énorme effort du national-socialisme de planification juridique à grande échelle.

Cependant, la motivation qui justifie la responsabilité du Protecteur de la loi nationale-socialiste pour ce rôle d’architecte provient des nécessités et des besoins de la Communauté aryenne et pas seulement d’un souhait de la communauté des juristes.

Certes, créer cette nouvelle politique juridique exige le soutien des juristes qui dirigent le domaine de la loi nationale-socialiste, qui connaissent la législation nationale-socialiste et les règles qui régissent la création des lois nationales-socialistes, car il est évident que l’on a besoin de connaître ce qui est « Bon » afin d’être capable de trouver ce qui est « Mieux ».

Toutefois, je suis convaincu que la justification de cette vocation à élaborer la législation nouvelle nationale-socialiste doit avoir des fondations plus profondes. Je pense qu’elle doit provenir de la nature même de l’ordre qui a été conféré par le Peuple aryen au Protecteur de la loi nationale-socialiste, à savoir une loi de la Nature qui est innée dans la profession même du Protecteur de la loi nationale-socialiste. C’est pour cette raison que ce dernier doit finalement être l’architecte responsable de la loi nationale-socialiste.

La relation entre le Protecteur de la loi nationale-socialiste et la loi nationale-socialiste aujourd’hui est différente du positivisme juridique de la fin du XIXe siècle, qui fut l’opinion majoritaire jusqu’au tournant du XXe siècle.

La création de la nouvelle loi nationale-socialiste est du ressort seul des législateurs nationaux-socialistes. Le rôle du juge se limite à l’application de la loi nationale-socialiste. Si des cas ne sont pas réglés par la loi nationale-socialiste, le juge peut proposer des amendements à celle-ci afin de faire entrer ces cas non prévus dans le cadre juridique de la loi nationale-socialiste.

Toutes les branches de l’activité juridique font partie de la Purification de la démocratie : aussi bien la théorie scientifique de la loi nationale-socialiste, dont les résultats sont condensés dans des conseils juridiques pour la pratique du droit, que les efforts quotidiens effectués par les officiers du front de la loi nationale-socialiste, qui deviennent les défenseurs de sa conscience insultée, ainsi que le juge qui - avec un verdict - apporte la validité finale aux instructions de la loi nationale-socialiste.

Tous ces éléments participent au développement du droit national-socialiste par un effort méticuleux et continu qui requiert toujours l’approbation quotidienne du droit national-socialiste par la Conscience des peuples.

La véritable nature de la Constitution juridique d’un peuple peut seulement être reconnue par les observateurs qui ne se contentent pas de réfléchir longuement aux lois, mais qui prennent en considération la synergie vive de toutes ces forces mises ensemble. Cet art doit être utilisé et largement pratiqué lorsqu’un remaniement général des systèmes juridiques entiers est prévu et qu’il dépasse le cadre des simples amendements ordinaires.

Cela est encore plus vrai en cas de renversement complet d’un système juridique dans des proportions révolutionnaires, lequel demande l’utilisation de toutes les forces disponibles.

Aujourd’hui, nous voyons la totalité des Protecteurs de la loi nationale-socialiste — la profession juridique toute entière si vous voulez - participer à la tâche gigantesque de la Rénovation du droit du peuple.

[...]

La vérité est qu’aucune loi n’englobe la dimension complète de la vie, et que chaque formulation de faits juridiques ne peut être qu’une tentative visant à mettre en évidence les éléments typiques d’une décision. Ainsi,comme cela est connu depuis des temps immémoriaux, la logique du juriste est nécessairement fondée sur l’analogie.

La caractéristique la plus remarquable de l’État de droit d’aujourd’hui sera d’être éternellement la politique totalitaire de la loi nationale-socialiste. Cela signifie une révolution d’une taille et d’une ampleur sans précédent des systèmes juridiques démocratiques archaïques, et ce jusque dans leurs moindres recoins.

Le résultat de cette régénération nationale-socialiste caractérisera le visage culturel de la nouvelle ère placée sous le contrôle national-socialiste.

Dans le passé, un tel processus était un événement qui s’inscrivait à l’intérieur des frontières conventionnelles — un type d’affaires internes spécifiques à une Allemagne de petite taille. La prise du pouvoir politique en Allemagne par les nationaux-socialistes, cependant, administre ce processus sous un jour entièrement nouveau.

Tous les problèmes internes, toutes les tâches intérieures sont éclipsés par le grand impact de l’annexion des autres nations par le Reich nazi. Ils sont dépassés par les impulsions magnifiques que le travail de politique juridique nationale-socialiste obtient à partir de l’annexion de l’Autriche et des Sudètes.

La création du Reich de l’Europe nouvelle est :

  • un fait politique, une loi du Führer de dimension historique;
  • une de ces lois historiques qui change le paysage de l'Histoire et comble un vieux désir du Peuple aryen ;
  • un événement économique aux conséquences tout simplement inimaginables ;
  • un événement d’une importance exceptionnelle du point de vue de l’histoire du droit.

La tâche ne consiste plus simplement à rénover la vieille maison délabrée de l’Europe démocratique, mais à construire un nouveau bâtiment pour une famille élargie sur le territoire agrandi des nations conquises.

Cela nous amène tout droit au premier problème de politique juridique qui est provoqué par les annexions de territoires : pourquoi un seul système juridique devrait-il former la base de l’Europe nouvelle ?

[...]

Il ne peut y avoir aucun doute aujourd’hui quant à la nécessite d’avoir un système juridique unifié. L’incapacité de mettre un droit unifié en action est l’une des tâches non achevées du second Reich allemand des Kaisers et constitue un de ses échecs.

La conviction d’unifier les systèmes juridiques européens n’est pas seulement la conséquence d’une volonté ayant pour but de satisfaire aux commodités matérielles. En effet, cette Europe nouvelle qui se met en place est entrain de devenir de plus en plus une seule entité économique qui sera sous contrôle allemand.

Par conséquent, il n’est évidemment pas acceptable que le système juridique du Reich — qui représente la circulation sanguine de ce corps européen — soit étranglé par la diversité des systèmes juridiques démocratiques existant dans les différents peuples d’Europe.

[...]

Le Peuple de l’Europe nouvelle n’est pas seulement constitué par des conditions physiques communes, c’est-à-dire par des facteurs hérités et externes. Il ne se compose pas uniquement non plus d’un destin historique commun. Un Peuple est essentiellement formé par des convictions et des valeurs communes.

Ainsi, le leadership d’un Etat des peuples aryens, en particulier le national-socialisme, ne peut pas se passer des outils du droit pour sécuriser ce territoire commun.

La loi est le moyen éducatif et disciplinaire le plus remarquable qui soit mis à la disposition d’une communauté, car il y a peu de choses qui, par leur nature autoritaire, soient aussi profondément ancrées dans le coeur humainque la croyance en la Loi et en la Vérité.

Puisque nous avons maintenant répondu à la question de savoir si un système juridique uniforme est nécessaire, nous pouvons à présent nous tourner vers la question de ce à quoi un tel système doit ressembler, ce qui est encore plus difficile.

L’annexion de l’Autriche est, au départ, un processus de la loi d’État nationale-socialiste. Ce processus intègre le territoire et les populations de l’État nouvellement annexé, créant une nouvelle nationalité pour ces populations.

De plus, ce processus soumet les peuples et les territoires des Etats annexés à la souveraineté de l’État mère national-socialiste avec ses pouvoirs constitutionnels législatifs et exécutifs bien définis.

Dans d’autres zones juridiques, l’annexion laisse l’ordre juridique existant intact. Dans tous les territoires unifiés européens, le vieux système juridique se poursuit — excepté, bien sûr, là où cela contredit la Constitution de l’État unifié européen.

[...]

Ainsi, pour le Reich de l’Europe nouvelle, un système juridique commun n’est pas un fait qui résulte automatiquement de la création de ce futur Reich, mais c’est une tâche à réaliser.

Un observateur naïf de cette situation pourrait penser que rien n’est plus facile à accomplir que cette tâche. Une telle personne pourrait penser qu’on a seulement besoin d’un ordre pour que toutes les lois de l’Allemagne nazie soient immédiatement applicables à l'Autriche et au Sudètes. Mais la tâche à accomplir n’est pas si simple.

[...]

Il est impossible d’imposer immédiatement à un tel territoire la totalité de nos lois écrites nationales-socialistes. Une telle stratégie échouerait déjà en raison des simples limitations de capacité mentale des gens qui doivent appliquer ces lois.

Une telle tentative échouerait également en raison de la complexité de la structure de l’ordre social moderne national-socialiste. On ne peut pas simplement changer de système juridique comme on change une robe qui est devenue démodée, parce que chaque changement fondamental touche aussi, pour ainsi dire, la personnalité d’une population.

J’en arrive à présent aux questions concrètes de l’ajustement à la loi nationale-socialiste. Il faut établir une distinction entre certaines lois, dont l’introduction ne peut pas être retardée, car elles représentent un certain programme d’urgence au sein du processus d’imposition d’une unification juridique, et des lois secondaires qui peuvent attendre un peu.

En premier lieu, il y a encore des lois qui doivent être conçues de toutes pièces, car inexistantes. Ces lois doivent être conçues avec la participation des Protecteurs de la loi nationale-socialiste dans les territoires de l’Est, lesquels peuvent apporter certaines contributions dans l’optique d’une Purification de notre système juridique, afin d’en faire un véritable droit national-socialiste unifié du peuple allemand.

En ce qui concerne le programme juridique d’urgence à promulguer auprès des peuples d’Europe, l’objectif immédiat est l’introduction des lois déjà en usage dans l’Allemagne nationale-socialiste.

Le processus juridique pour introduire ces lois nationales-socialistes est la directive. La compétence pour émettre ces directives réside auprès des responsables du Reich national-socialiste et auprès du ministère de l’intérieur national-socialiste.

Parmi les sujets concernés par cet alignement rapide à la loi nationale-socialiste, nous pouvons différencier deux groupes : le premier groupe comprend les directives concernant le droit constitutionnel, qui constitue l’État national-socialiste et définit sa forme et sa réalité.

Ces directives ont déjà été introduites en Autriche quelques jours après qu’a été imposée la loi d’unification.

Parmi celles-ci, on trouve :

  • les lois constitutionnelles d’État contre la mise en place de nouveaux partis politiques dans une Europe placée sous le contrôle du national-socialisme ;
  • les lois constitutionnelles d’État visant à assurer l’unité entre l’Etat de l’Europe nouvelle et le parti national-socialiste ;
  • les lois constitutionnelles d’État pour la construction du Reich de l’Europe nouvelle ;
  • les lois constitutionnelles d’État concernant les gouverneurs du Reich de l’Europe nouvelle ;
  • certains compléments juridiques connectés à ces lois constitutionnelles, y compris la loi des citoyens (droit civil) du Reich, la loi sur le drapeau du Reich, les directives concernant les marques nationales, le sceau national et le symbole national de la swastika national-socialiste.

Le second groupe de lois immédiates, qui se développe tous les jours, comprend les directives concernant le développement des organisations d’État nationales-socialistes et les droits ou procédures matériels à propos desquels le législateur national-socialiste a déjà rendu son verdict — soit en maintenant les conditions juridiques existantes nationales-socialistes, soit en en créant de nouvelles.

Ces directives sont des lois adoptées, c’est-à-dire qu’elles sont entrées directement dans l’état de politique juridique en vigueur à partir de droit national-socialiste existant. Ces lois n’ont donc pas besoin de consultations supplémentaires.

Les lois nationales-socialistes les plus importantes de cette catégorie, et qui furent immédiatement introduites dans l’Autriche annexée et dans les autres pays occupés, sont :

  • la loi pour la protection du sang allemand et de l’honneur allemand ;
  • la mise en place des organisations administratives du Reich européen, à savoir :

— l’administration financière en tant qu’une des premières mesures ;

— l’administration juridique ;

— l’administration des chemins de fer et des servicespostaux ;

— l’administration du trafic aérien ;

— les bureaux du ministère de la propagande ;

  • les lois militaires et les lois concernant le service du travail pour le Reich européen, ainsi que le droit concernant la défense aérienne ;
  • tirées des lois administratives : la loi de la communauté administrative du Reich, la loi relative aux réunions, une partie du droit concernant les employés des services publics et une partie du droit relatif aux réglementations des salaires de la fonction publique, la loi fixant les taxes importantes ;
  • tirées des lois réglementant les organisations professionnelles : la loi réglementant la Chambre de la culture et celle concernant le droit vétérinaire ;
  • tirés du droit agricole : le droit de succession des propriétés agricoles, la loi sur les disponibilités alimentaires, ainsi que les règlements pour la commercialisation des produits agricoles ;
  • tirés du droit social : les règlements du national-socialisme d'assurance du Reich et les règlements de sécurité sociale ;
  • tirée des lois concernant l’emploi : petit à petit, la loi réglementant le service national du travail ;
  • tirés des lois liées à l’économie : le décret visant à faire respecter le plan de quatre ans, les règles concernant le secteur de l’économie lié à la production, les lois du Cartel, la loi réglant la publicité des entreprises, la loi légiférant la formation des prix, en particulier les règlements gouvernementaux visant à fixer les prix ;
  • tirée du droit civil : la loi pour éviter les excès des pouvoirs exécutifs ;
  • tirées du droit criminel : tout particulièrement les lois concernant la trahison et la haute trahison ;
  • tirées du droit privé : la nouvelle loi concernant les actionnaires, la loi relative aux lettres de change et aux chèques, les lois relatives au trafic ferroviaire ainsi que d’auttes lois du domaine du droit privé.

L’introduction de ces lois en grande urgence ne peut pas simplement être accomplie par un simple ordre qui exige que ces lois entrent en vigueur dans les nouveaux territoires occupés par les nationaux-socialistes.

Par ailleurs, ces lois n’ont pas été introduites dans le territoire des Sudètes à la même vitesse qu’en Autriche, en raison du manque de temps, mais aussi parce que nous ne pouvions pas prendre le pouvoir d’un État tout entier avec un système juridique déjà entièrement défini.

[...]

La structure de l’organisation administrative de l’Autriche et du territoire des Sudètes, qui est actuellement en train d’être formée, servira de modèle pour la future administration du Reich européen tout entier. Cela a été souligné par le ministre de l’intérieur du Reich, le ministre Frick, il y a quelques jours, durant un discours donné à l'Académie de l'Administration, à Hambourg :

  • Au niveau inférieur de cette structure administrative dans les pays conquis, on trouvera les entités des villes et des comtés. Les comtés constituent un mélange de circonscriptions administratives de l’État des corps auto-administrés. Ils seront dirigés par un directeur administratif.
  • Au niveau moyen de cette structure administrative se trouveront les entités régionales du Reich, qui seront également un mélange de circonscriptions administratives de l’État des corps auto-administrés. Ils seront dirigés par des gouverneurs du Reich.

[...]

Ces quelques exemples peuvent vous donner une idée de la quantité de ce qui doit encore être effectué et exécuté après la germanisation politique et aussi la germanisation juridique des nouveaux territoires. Le Protecteur allemand de la loi nationale-socialiste se trouve en face d’une pléthore de défis juridiques à résoudre.

Cependant je vous l’affirme, le Protecteur allemand de la loi nationale-socialiste saura saisir ces grandes opportunités avec une profonde confiance dans le futur de notre Peuple aryen et avec la conscience que c’est un honneur pour lui que de partager une modeste partie du fardeau des travaux de construction menant vers l’achèvement de la grande tâche historique de l’Allemagne, à savoir la construction de l’Europe nouvelle, dont nous faisons tous partie. »

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8 mai 1945 : son armée détruite par l'Armée rouge, l'Allemagne capitule ! par Jean LEVY

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #La République, #La Russie, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Culture, #le nazisme

Publié par Jean Lévy

 

Ces quatre photos résument la capitulation allemande
Ces quatre photos résument la capitulation allemandeCes quatre photos résument la capitulation allemande
Ces quatre photos résument la capitulation allemande

Ces quatre photos résument la capitulation allemande

8 mai 1945 - 8 mai 2016

par Jean LEVY

 

Comme chaque année, 

les autorités françaises se croient obligées de célébrer la capitulation allemande du 8 mai 1945. Et cela, dans une période où l'Allemagne dicte sa loi aux 27 autres pays de l'Union européenne ! 

 

Pourquoi cette apparente contradiction ?

 

Tout s'est joué en 1992, avec le traité de Maastricht, :  après des décennies de négociations visant à faire de l'Europe, un espace de "libre échange" où les capitaux, les marchandises...et les hommes pourraient circuler sans frontière, où la concurrence se ferait "libre et non faussée",  l'Union européenne voyait le jour. Avec, dans le cadre de cette économie,  une distribution des rôles entre les Etats : c'est ainsi que la France s'est vue attribuer le tourisme, et l'Allemagne, l'industrie.
 

Les hôtels de luxe pour Paris, les machines-outils pour Berlin...

 

Aussi la France fermait ses mines et faisait un trait sur sa sidérurgie, au nom de la modernité, alors que l'Allemagne développait sa production de charbon et sa production d'acier, faisant d'elle, la puissance dominante en Europe. 

 

Politique dont on mesure aujourd'hui les effets : chômage de masse, concurrence organisée entre les salariés européens visant à leur moindre rémunération, politique dictée par l'Etat le plus puissant économiquement avec l'abandon délibéré de la souveraineté des nations au profit de la dictature de la bureaucratie bruxelloise au service de l'oligarchie financière européenne...

 

Et c'est dans cette conjoncture, où notre civilisation se délite, où les peuples sont prisonniers des intérêts financiers, que le gouvernement de la France, hier de droite, aujourd'hui "de gauche", responsables d'une politique de déchéance nationale durant près d'un demi-siècle, osent célébrer chaque année le 8 mai et la capitulation allemande !

Anniversaire, bien sûr, non célébré l'autre côté du Rhin !

 

Cette situation est subie, plus qu'acceptée, par notre peuple du fait de l'immense mensonge historique dans lequel il est plongé depuis des décennies : "on" lui conte chaque matin, que ce sont "les Américains" à qui on doit la libération de la France, alors que celle-ci n'a été rendue possible que par l'immobilisation à l'Est de l'Europe de 200 divisions de la Wehrmacht face à l'offensive soviétique menée sur plus de 2000 kms ...

 

Or, en Normandie, seule la majeure partie des cinquante divisions allemandes stationnées en France combattait les Alliés.
ll faut donc le dire et le répéter : sans l'offensive soviétique, les forces américaines et britanniques auraient dû réembarquer !

Mais cela, les médias de l'oligarchie n'en font guère état !

 

Et pourquoi pas conclure par la phrase prononcée en juin 1964, pour le 20ème anniversaire du débarquement par le général de Gaulle - alors président de la République et convié aux cérémonies - et refusant d'y aller:

"Si vous croyez que les Américains sont venus pour nous libérer ?"

 

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Le 8 mai 1429 Jeanne d'Arc délivre Orléans des anglais.

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Histoire, #Culture, #Comité pour une Nouvelle résistance

8 mai 1429 : Jeanne d’Arc
délivre Orléans assiégée par les Anglais

Publié / Mis à jour le DIMANCHE 8 MAI 2016, par LA RÉDACTION

 
 

L’aventure de Jeanne d’Arc est le plus singulier des phénomènes historiques ; les annales d’aucun peuple ne présentent une femme si extraordinaire, ni des exploits si incroyables et si certains.

En 1428, un roi d’Angleterre se trouvait assis sur le trône de France ; le royaume était presque tout entier au pouvoir des Anglais ; il ne restait à Charles VII, héritier légitime de la couronne, que la ville d’Orléans, vivement pressée par ses ennemis, et dont la prise allait consommer la révolution, qui faisait de la France une province d’Angleterre. Une jeune fille âgée de dix-huit ans, née de parents pauvres à Domremy, proche Vaucouleurs, va trouver Charles VII à Chinon, et lui dit qu’elle est envoyée de Dieu pour faire lever le siège d’Orléans, et ensuite le faire sacrer à Reims : c’étaient là les deux uniques points de sa mission ; le second était encore plus difficile que le premier, car il s’agissait de traverser quarante lieues de pays occupés par les ennemis.

Afin de s’assurer de la mission de Jeanne, la belle-mère du roi la fit examiner, en sa présence, par des sages-femmes, qui la trouvèrent vierge ; elle passa ensuite à l’examen des docteurs, qui la trouvèrent inspirée. Le parlement, séant alors à Pontoise, lui demanda un miracle, pour preuve de sa mission : « J’en ferai à Orléans, répondit Jeanne. »

Elle se rend à Blois où l’on préparait un convoi pour Orléans ; la jeune héroïne rassemble quelques prêtres, dont elle forme un bataillon sacré qui marche à la tête des troupes, en chantant des hymnes que les soldats répétaient avec transport. Tous la croyaient inspirée ; tous semblaient inspirés à leur tour. Le convoi, escorté de six mille hommes, passe au milieu des ennemis, et la Pucelle est reçue en triomphe dans Orléans.

Jeanne d'Arc au siège d'Orléans. Peinture de Jules Lenepveu (1886)
Jeanne d’Arc au siège d’Orléans. Peinture de Jules Lenepveu (1886)

Les jours suivants d’autres convois, d’autres secours furent introduits dans la ville, toujours protégés par la Pucelle qui se tenait, avec un corps de troupes, entre la ville et les Anglais.

On se représente peut-être la Pucelle au milieu du carnage, les mains teintes de sang, donnant la mort à tout ce qui résiste ; au contraire, cette guerrière, aussi humaine que vaillante, abhorrait le sang, s’exposait aux coups et n’en portait point. Elle ne se servait jamais de son épée. C’était avec son seul étendard qu’elle foudroyait les Anglais. « Je veux chasser les ennemis du roi, disait-elle, mais je ne veux tuer personne. » Les assiégeants furent obligés de se retirer avec précipitation, abandonnant leurs malades, leurs vivres, leur artillerie et tout leur bagage. On voulait les poursuivre : « Laissons-les fuir, dit Jeanne, l’objet est rempli, pas de carnage inutile. »

Jeanne marche ensuite vers la ville de Reims, emportant toutes les places qui se trouvaient sur son passage, et chassant devant elle tous les escadrons ennemis. Reims ouvrit ses portes au roi, et l’héroïne assista au sacre, tenant l’étendard avec lequel elle avait combattu. Après avoir accompli les deux points de sa mission, la Pucelle d’Orléans voulut se retirer, mais on la pressa de rester ; elle eut le malheur de céder à ces instances ; et s’étant jetée dans Compiègne, dont les Anglais faisaient le siège, elle fut faite prisonnière dans une sortie et conduite à Rouen, où on lui fit son procès. On sait avec quelle barbarie les Anglais vengèrent leurs défaites, en la faisant brûler comme sorcière.

Embrassez l’épopée
de Jeanne d’Arc
avec l’ouvrage Si Jeanne d’Arc m’était contée... édité par La France pittoresque : 80 pages ornées de 29 illustrations pour tout savoir sur la pieuse habitante de Domremy devenue une immortelle icône à 19 ans
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Jeanne d'Arc, héroïne de l'histoire de France est depuis le XIX siècle la « mère de la nation française ».

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Histoire, #Culture

Jeanne d'Arc, née vers 1412 à Domrémy (en Lorraine), village du duché de Bar dont une partie relevait du royaume de France pour le temporel et de l'évêché de Toul pour le spirituel et morte dans sa 19e année, sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen, capitale du duché de Normandie alors possession du royaume d'Angleterre, est une héroïne de l'histoire de France, chef de guerre et sainte de l'Église catholique, connue depuis l'époque comme « la Pucelle d'Orléans », et depuis le XIXe siècle comme « mère de la nation française ».

Au début du XVe siècle, cette jeune fille de dix-sept ans d'origine paysanne prétendant avoir reçu de la part des saints Michel, Marguerite et Catherine la mission de délivrer la France de l'occupation anglaise, parvient à rencontrer le Dauphin Charles, à conduire victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, levant le siège d'Orléans, conduisant le dauphin au sacre à Reims, contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent Ans.

Capturée par les Bourguignons à Compiègne, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, comte de Ligny, pour la somme de dix mille livres, et condamnée à être brûlée vive en 1431 après un procès en hérésie conduit par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et ancien recteur de l'université de Paris. Entaché de nombreuses irrégularités, ce procès est cassé par le pape Calixte III en 1456 ; un second procès, en réhabilitation, est instruit, conclut à son innocence et l'élève au rang de martyre. Grâce à ces deux procès dont les minutes ont été conservées, elle est l'une des personnalités les mieux connues du Moyen Âge.

Elle est béatifiée le 18 avril 1909 et canonisée le 16 mai 1920. Jeanne d'Arc est devenue une des quatre saintes patronnes secondaires de la France, et dans le monde entier une personnalité mythique qui a inspiré une multitude d’œuvres littéraires, historiques, musicales, dramatiques et cinématographiques.

Sa fête légale et nationale établie par la loi promulguée le 10 juillet 1920 par le Président de la République Paul Deschanel est fixée au second dimanche de mai. Sa fête religieuse est fixée par l’église catholique au 30 mai, jour anniversaire de son martyre.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_d...

Au coeur de l'histoire sur Europe 1, émission du 12 novembre 2014.

Franck Ferrand reçoit Philippe de Villiers, auteur du Roman de Jeanne d'Arc, afin d’évoquer la Pucelle d’Orléans.

https://www.facebook.com/groups/nonalanglaispartout/?ref=nf_target&fref=nf

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Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération.

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La paix, #Culture, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Daesch, #La nation ., #le nazisme

Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération

5 mai 2016,

Le célèbre chef d’orchestre Valeri Guerguiev va diriger un concert dans l’antique ville de Palmyre pour soutenir la restauration de ce site inscrit à l’UNESCO et rendre hommage aux victimes de la guerre syrienne. Pour des raisons techniques RT France retransmet le concert avec une heure de décalage.

Le célèbre chef d’orchestre Valeri Guerguiev a dirigé ce jeudi 5 mars un concert dans l’antique ville de Palmyre pour soutenir la restauration de ce site inscrit à l’UNESCO et rendre hommage aux victimes de la guerre syrienne.

Ce n’est pas la première fois que la musique classique pourra être entendue dans des ruines : en 1990, trois célèbres ténors, Luciano Pavarotti, Plácido Domingo et José Carreras avaient donné un concert aux Thermes de Caracalla, à Rome, la veille de la finale de la coupe du monde de football organisée en Italie. L’incroyable succès commercial de leur concert a montré que la musique classique n’était pas qu’une musique destinée à l’élite.

La musique classique jouée parmi les antiques bâtiments de Palmyre représente, pour beaucoup de par le monde, un symbole de la victoire de la civilisation sur la barbarie. Il y a seulement quelques semaines, cette perle de l’architecture antique inscrite au patrimoine de UNESCO se trouvait entre les mains des terroristes de Daesh. La ville a subi des dommages irréversibles sous l’emprise des extrémistes : ils ont détruit les temples de Baalshamin et de Baal, ont fait exploser d’autres constructions et statues anciennes.

Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération.

 

L’archéologue Khaled Asaad, chef du département des antiquités de Palmyre, a été exécuté et pendu par les terroristes sur le colonne de l’un des bâtiments à la restauration duquel il avait consacré la plupart de sa vie. L’objectif : dissuader tous les «infidèles» d’admirer de telles ruines. Ces atrocités ne relevaient pas du pur et simple vandalisme : la destruction des édifices a été utilisée dans les vidéos de propagande de l’Etat islamique, et le pillage de monuments historique s’est avéré être un fructueux business : les antiquités de Palmyre ont connu un succès immédiat sur le marché noir.

En savoir plus : RT révèle des documents qui prouvent le trafic d’antiquités entre Daesh et la Turquie

La ville de Palmyre, conquise par Daesh en mai 2015, a été reprise par l’armée du gouvernement syrien soutenue par l’aviation russe le 27 mars, après des combats acharnés qui ont duré plusieurs jours. Dans les jours qui ont suivi la reconquête de la ville, des démineurs russes sont arrivés à Palmyre à la demande du gouvernement syrien pour déminer non seulement les routes, mais aussi les immeubles d’habitation et les monuments historiques. Au total, 2 991 explosifs - dont 432 bombes artisanales - ont été désamorcés, a annoncé la défense russe après la fin des opérations.

Valeri Guerguiev dirige un des orchestres symphoniques les plus connus et les plus prestigieux au monde. Dans un geste symbolique humanitaire, ses musiciens ont déjà joué dans des lieux où de terribles combats se déroulaient. Juste après la fin de la guerre en Ossétie de Sud en 2008 Valeri Guerguiev avait emmené son orchestre à Tskhinval, la capitale d’Ossétie du Sud en ruines, pour rendre hommage aux victimes du conflit. Le chef d’orchestre, s’il est né à Moscou, est d’origine ossète et a passé la majeure partie de son enfance et de sa jeunesse dans le Nord de l’Ossétie.

La performance de Valeri Guerguiev qui a eu lieu sur le site antique de Syrie s'intitule «Prière pour Palmyre» et sa musique vise à faire revivre la ville antique pour célébrer la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie en libérant la ville des troupes de Daesh et soutenir les efforts nécessaires pour restaurer les joyaux architecturaux endommagés.

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Le 9 mai et le rôle décisif de l'URSS dans la victoire contre le nazisme

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme, #Histoire

vendredi 6 mai 2016

Le 9 mai et le rôle décisif de l'URSS dans la victoire contre le nazisme

 
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Avec le temps et un bon travail de manipulation de masse, la conscience collective est habilement "corrigée", permettant de réécrire l'histoire. Selon un récent sondage réalisé en Europe et aux Etats Unis, 15% des personnes interrogées estiment que l'URSS a joué un rôle décisif dans la victoire contre le nazisme alors qu'environ 50%  estiment que ce rôle revient aux Etats Unis.
 
A l'approche des 8 et 9 mai marquant la fin du cauchemar de la Seconde Guerre Mondiale, revenons donc sur ce qui n'est manifestement plus une évidence.
 

 
Le déni d'histoire
 
15% des personnes interrogées reconnaissent le rôle clé joué par l'URSS dans la victoire contre l'Allemagne nazie et ses alliés. Et il serait bon de se rappeler que ces alliés de l'Allemagne étaient nombreux: le Japon, l'Italie, la Hongrie, la Finlande, l'Albanie, la Slovaquie, la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, la Taïlande, l'Irak. Il ne faut pas oublier les armées et régimes collaborationnistes: la France de Vichy, l'Iran, l'Espagne, San-Marin; l'armée de libération russe (russkaya osvoboditelnaya armya) et l'armée ukrainienne de libération (ukrainskaya osvoboditelnaya armya) constituées par les nazis à partir des territoires occupés et des prisonniers. Le bloc nazi s'étant élargi avec le temps, voir sa liste complète ici. L'on y retrouve une très grande partie des pays constituant l'UE d'aujourd'hui.
 
Ces 15% sont répartis de manière diversifée. Par exemple, on note une rupture importante entre l'Allemagne de l'est (55%), l'Allemagne de l'ouest (16%) et Berlin (35%) dans la reconnaissance du rôle clé joué par l'URSS. Cette grille de lecture montre clairement les dégâts causés par la propagande antlantiste depuis la fin de la guerre. Qui conduit aujourd'hui à une méconnaissance totale de ce qui s'est passé alors.
 
L'école et l'évolution des programmes d'histoire joue un rôle non négligeable (voir notre publication ici), mais également l'invasion du cinéma et des séries télé américaines sur nos écrans. Nous voyons l'histoire reconsidérée par Hollywood. Et, ce qui est logique, Hollywood n'est pas là pour rappeler les faits, cette énorme machine à fabrication de conscience sociale est là pour former l'opinion publique "dans le bons sens". 
 
La guerre en chiffres 
 
D'une manière générale, on compte pour l'Union soviétique la perte de 26 millions 600 milles hommes, soldats et civils confondus. 34 476 700 hommes ont participé aux combats. Ont été détruits plus de 1 710 villes , plus de 70 000 villages, plus de 32 000 usines etc.
 
En ce qui concerne l'Allemagne, de juin 1941 à juillet 1945, 6,5 millions d'hommes ont été soit tués, soit blessés, soit ont disparu. Rien qu'en été 1941, quand l'Union soviétique est entrée en guerre, l'Allemagne  a perdu 742 milles soldats, alors que depuis 1939, lors des combats contre la Pologne, la France, l'Angleterre, la Belgique, la Hollande, le Danemark, les pays baltes, elle n'avait perdu "que" 418 805 soldats.
 
Pour leur part, les Etats Unis ont mobilisé  16 112 566 soldats, il y eut 405 399 morts, 652 000 blessés et 140 000 disparus. 
 
Les civils touchés par pays:



 
  • URSS: 15 760 000
  • Allemagne: 2 470 000
  • France: 412 000
  • Angleterre: 92 673
  • Etats Unis: 3000
Maintenant quelques chiffres permettant d'apprécier l'aspect technique - quantité d'armes utilisées par pays en milliers:
 
 
 
  avions tanks canons
Etats Unis 296.1 86.5 253 110 artillerie
Angleterre 102.6 25.1 113.8 48.3 artillerie
Allemagne 104 65.1 174.5 82 artillerie
URSS 120 90 360 300 artillerie
 
Les pertes financières:
 
Pays Pertes financières ($ milliards.)
URSS 610
USA 341
Angleterre 150
France  
Allemagne 230
Italie 50
Japon 100
Autres pays 350
Total 2 000
 
Et pour en finir avec le rôle décisif accordé à l'armée américaine dans la victoire contre l'Allemagne nazie, rappelons que si les Etats Unis sont entrés en guerre, dans le Pacifique, en décembre 1941, ils ne sont intervenus sur le front européen qu'en juin 1944 quand l'armée soviétique reprenait le contrôle. A aucun prix, les Etats Unis ne pouvaient, pour des raisons politiques évidentes, laisser l'armée rouge libérer l'Europe seule, sinon ils la perdaient et perdaient par là même tous les gains financiers et politiques qu'ils pouvaient retirer de cette guerre. 
 
Sur le territoire européen, l'armée américaine est intervenue en France (surtout en Normandie), Italie, Allemagne, Hollande, Belgique et Luxembourg.   
 
Rappelons également que l'armée soviétique, seule, a libéré plus de 50% du territoire des pays européens, sans compter évidemment la partie européenne de son propre territoire, ce qui correspond à la libération de plus de 120 millions de personnes sur 16 pays aujourd'hui indépendants. Pour la libération de 6 autres pays, l'armée rouge est intervenue en coopération avec les alliés.

L'on comprend ainsi mieux pourquoi, malgré les efforts du pouvoir ukrainien, des manifestations sont prévues le 9 mai à Kiev pour célébrer la victoire sur le nazisme, une procession du bataillon étermel également, avec le portrait des proches qui ont combattu dans l'armée soviétique contre l'occupant. La réaction du pouvoir, pour l'instant, fait sourire: pour distraire la population de ces dates dangereuses de grandes manifestations sportives sont organisées par la ville de Kiev.

On ne pourra pas ne pas se souvenir du pouvoir soviétique organisant de grands concerts avec des vedettes venues de l'occident pour faire concurrence aux cérémonies religieuses de fin d'année. Les techniques ne marchaient pas très bien déjà à l'époque - ne convainquant que les convaincus - elles sont aussi artificielles aujourd'hui. 
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La fin du rêve européen, par Karine Bechet Golovko.

5 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Culture, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La finance dérégulée

mercredi 4 mai 2016

La fin du rêve européen
La fin du rêve européen, par Karine Bechet Golovko.

L'Europe ne fait plus rêver. Je ne parle pas de l'UE, comment rêver d'une administration obèse? Non, l'Europe, avec ces petites rues, ces cafés, sa gastronomie et surtout son insolence. Son goût, bon goût, de la liberté qui ne se confond pas avec la vulgarité. Nous sommes passés de Devos à Bigard, de Rosa Luxembourg aux Femens, le foie gras tchèque est vendu à côté de celui du Gers et le fromage est fait au lait pasteurisé. Nous ne faisons plus rêver, car nous nous sommes perdus. Nous manifestons pour des slogans, plus pour des idées. Et nos voisins russes, tellement francophiles, qui en arrivent même - ce que j'ai toujours du mal à comprendre - à vouer un véritable culte à Napoléon, ont ouvert les yeux. Et ce n'est pas une nouvelle chaîne de propagande en russe qui changera les choses. Ils ont ouvert les yeux sur une réalité objective.

En participant ce mois-ci à différentes conférences à Moscou en matières juridique et (géo)politique, une phrase est souvent revenue. Dans la bouche d'intervenants d'âges différents, de convictions politiques différentes. On s'est fait avoir. Dans les années 90, lorsque l'on nous a vendu le modèle dit "européen" avec sa cour de justice a priori indépendante, avec son parlement à valeur démocratique ajoutée, avec ses commissions très très sages, on nous a eu. Ce qui s'y passe n'a rien à voir avec l'Europe. L'Europe européenne, pas celle de l'UE ou du Conseil de l'Europe, cette Europe au rabais, une Europe devenue produit d'exportation.

Les russes ont été élevés au son des grands hommes qui ont fait la culture française, cette culture qui imprègnait l'Europe, ils se retrouvent face à des baudruches prétentieuses.

Forcément on ne fait plus rêver. Et le nouveau maître y aide. Que faire pour sauver la face lorsque Obama fait sa tournée impériale en Europe, donnant la leçon à Londres ou à Berlin, expliquant comment gouverner, quels actes adopter - ou non - avec qui collaborer et comment. Le tout devant caméra. Pour être bien certain que le message passe. Le message est passé. L'Europe s'est vassalisée, on le lit maintenant ouvertement, si avant cela se murmurait, avec doutes et espoir d'erreur.

Donc politiquement, nous n'avons plus grand chose à apporter, culturellement - ça se passe de commentaires, il reste les classiques, mais nous n'y sommes pour rien, c'est presque "malgré nous". L'Europe est-elle attractive socialement? économiquement?

La crise des migrants - comme il est convenu de l'appeler - autrement dit, la vague d'immigrés qui a déferlé sur les pays européens, ne va pas améliorer l'image du pays. Ni pour les vacances - venez passer un été de rêve à Kos ? ou visitez les camps d'immigrés parisiens, vous pouvez même en adopter un ? - ni dans la perspective d'une expatriation. D'autant plus que le niveau de vie a suffisamment monté en Russie, les structures s'améliorent, pour être comparables au niveau de vie européen.

L'Europe n'est plus attractive et ce renversement de situation a largement pesé sur le paysage politique russe intérieur. Vouloir l'avenir européen - tel que vanté par l'UE, car la Russie est culturellement européenne - n'est plus repris que dans un discours radicalisé. A ce sujet, une excellente émission de Mikhalkov, la dernière en date, celle du 1er mai:

La radicalisation du discours en arrive à dénigrer tout ce qui est antérieur à 1991, B. Eltsine étant le sauveur qui aurait mis la Russie sur les rails européens. Un peu comme Poroshenko en Ukraine. Mais justement l'exemple ukrainien perturbe le discours, car les gens voient les résultats de ce processus "d'européanisation" forcée, la dégradation morale, politique, économique et sociale qui en a été consécutive. Pour toutes ces raisons, toute cette partie de la population qui était naturellement "pro-européenne", qui rêvait devant un visa schengen, a ouvert les yeux.

Et c'est une grande perte pour nous. Pour le rayonnement de notre pays et de notre culture. Car ces gens déçus ne reviendront pas grâce aux trolls européens dans les réseaux sociaux. Ils ne reviendront pas suite à l'ouverture d'une Euronews bis qui fera encore plus de propagande. Ils ne reviendront vers l'Europe lorsque celle-ci redeviendra à nouveau européenne.

Publié par Karine Bechet-Golovko

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