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Le blog de Lucien PONS

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Les amours compliquées d’Angela et d’Emmanuel Par Pierre Lévy

16 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #Economie

Les amours compliquées d’Angela et d’Emmanuel

Les amours compliquées d’Angela et d’Emmanuel© John MACDOUGALL Source: AFP
Angela Merkel et Emmanuel Macron lors de leur conférence de presse commune à Berlin le 15 mai 2017.
La visite du président français à Berlin a confirmé l’objectif fondamental des deux capitales d’accélérer l’intégration européenne, avec cependant quelques contradictions, analyse Pierre Lévy, rédacteur en chef du site et mensuel Ruptures.

Emmanuel Macron n’a pas attendu : dès son premier jour de plein exercice, le nouveau président français s’est rendu à Berlin. Peu de commentateurs ont relevé la délicieuse ambiguïté linguistique de cette formulation…

Nicolas Sarkozy, puis François Hollande avaient fait exactement de même. On notera que la chancelière allemande n’a jamais fait preuve d’une telle précipitation. Une habitude – certains diraient un atavisme… – des élites dirigeantes françaises ?

Cependant, il serait très caricatural de dépeindre le chef de l’Etat français venant simplement «prendre ses ordres» outre-Rhin. Ce dernier et Angela Merkel (qui avait clairement soutenu sa candidature) ont un objectif politique majeur en commun : tenter de faire franchir un nouveau pas à l’intégration européenne. Symboliquement, le nouveau maître de l’Elysée avait mis en scène son intronisation du 7 mai au son de l’hymne à la joie. Le 14 mai, lors de sa prise de fonctions, il martelait : «l’Europe dont nous avons besoin sera refondée et relancée.»

Usant d’une rhétorique paradoxale, Emmanuel Macron a ainsi expliqué que, puisqu’une large part des Français rejetait l’intégration européenne, il fallait donc… plus d’Europe

Le lendemain à Berlin, aux côtés de la chancelière, il justifiait cette volonté de relance par… la «colère» qui s’est exprimée dans les urnes à l’occasion du scrutin présidentiel. Usant d’une rhétorique paradoxale, il a ainsi expliqué que, puisqu’une large part des Français rejetait l’intégration européenne, il fallait donc… plus d’Europe.

On aurait tort de ne voir là que de l’autisme. Les dirigeants des deux côtés du Rhin mesurent le fossé qui sépare les discours officiels vantant les mérites de l’Union européenne, et le rejet populaire croissant que cette dernière suscite – et pas qu’en France. Mais, à l’Elysée en particulier, on juge qu’à la faveur de la recomposition politique intérieure, le moment serait propice pour accélérer le pas. Un peu comme le projet (explicitement encouragé par Angela Merkel) de réformer le code du Travail par ordonnances : plus c’est impopulaire, plus il peut être opportun d’agir vite, alors que la poussière du maelström électoral n’est pas encore retombée.

Car à Paris comme à Berlin, plus que jamais, on estime que l’outil communautaire est par excellence l’instrument capable d’inhiber et d’interdire toute velléité de remise en cause de l’ordre existant. Et pour cause : le principe même de l’Europe et des traités qui la fondent vise à inscrire chaque Etat membre dans des limites prohibant toute décision politique sortant du cadre.

Du côté français, on ne remet nullement en cause la dissymétrie existante : la prédominance économique allemande est acceptée

Sur le plan économique en revanche, les visions et les intérêts diffèrent quelque peu entre les deux capitales. Certes, du côté français, on ne remet nullement en cause la dissymétrie existante : la prédominance allemande est acceptée. Mais il y a des intérêts – notamment des grands groupes hexagonaux – à défendre, des paramètres conjoncturels dissemblables, et donc des priorités différentes.

Il en va ainsi du «renforcement de l’union monétaire». Les dirigeants français plaident de longue date pour une intégration renforcée incluant un budget propre aux 19 membres de la zone euro, un ministre des Finances commun qui aurait la haute main sur celle-ci, voire un «parlement» propre. L’idée d’une capacité d’emprunt commun («eurobonds») est également caressée à Paris, mais elle fait suffisamment frémir à Berlin (qui refuse, et pour cause, de payer pour les pays jugés budgétairement peu «vertueux») pour qu’Emmanuel Macron ne l’ait pas fait figurer dans son programme. A l’attention de la chancelière, il a du reste précisé qu’il était opposé à la «mutualisation des dettes du passé».

La chancelière semble s’être montrée plus ouverte, tout en restant prudente : «du point de vue allemand, il est possible de changer les traités, si cela fait sens»

Sur les autres points, la chancelière semble s’être montrée plus ouverte, tout en restant prudente : «du point de vue allemand, il est possible de changer les traités, si cela fait sens», a-t-elle précisé, alors que jusqu’à présent cette perspective était écartée. Et pour cause : le précédent de 2005, lorsque le projet de constitution européenne avait été refusé par les peuples français et néerlandais, a laissé des souvenirs cuisants. Le fringant maître de l’Elysée a pour sa part estimé qu’il n’avait «pas de tabou» à cet égard. L’intransigeant ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a de son côté indiqué qu’il convenait de «tout faire» pour aider ce dernier.

En matière de «projet de réforme à court terme», Emmanuel Macron a plaidé pour durcir (un peu) les règles européennes commerciales anti-dumping, ou anti-prise de contrôle, vis-à-vis d’Etats tiers. Un sujet qui, traditionnellement, enthousiasme peu des dirigeants allemands à la tête de l’économie la plus exportatrice du monde ; mais certains grands groupes semblent désormais intéressés par ce type de protection.

Lors de cette première entrevue officielle, il a été également question d’investissements dans les infrastructures (notamment numériques) qui pourraient être encouragés par la mise en place de fonds communs aux deux pays, associant capitaux privés et publics, dans une pure logique bruxelloise, et pour le plus grand profit des grandes entreprises avides de commandes publiques.

 

Dans un tout autre domaine, les deux dirigeants ont affiché leur entente : celui de la «relance de l’Europe de la Défense». L’idée n’est certes pas née le 15 mai, mais la perspective de sortie du Royaume-Uni, traditionnellement opposé à toute initiative en ce sens, a fait naître de nouveaux espoirs dans certaines capitales. A Berlin, certains rêvent déjà d’avancer dans la voie d’une future «armée européenne». A Paris, on voudrait surtout partager les coûts des expéditions militaires (comme en Afrique) visant à garantir la pérennité d’une certaine hégémonie – bien sûr au nom de la lutte contre le terrorisme.

Cette semaine justement, les ministres des 28 discutent de projet d’extension d’un Etat-major européen, ainsi que de la relance des «groupements tactiques», sortes de corps expéditionnaires susceptibles d’être envoyés aux quatre coins de la planète, qui n’ont jamais été utilisés. Mais le chef de la diplomatie britannique – qui participe encore pour deux ans aux réunions – a mis le holà…

Si la «refondation historique» de l’UE, évoquée par le président français, est bien sur la table, il y a cependant loin de la coupe aux lèvres. D’abord parce qu’un flou plane encore sur l’issue des élections législatives françaises de juin prochain.

L’époque est révolue où «le couple franco-allemand» pouvait faire la pluie et le beau temps au sein de l’Union

Ensuite parce que l’époque est révolue où «le couple franco-allemand» pouvait faire la pluie et le beau temps au sein de l’Union. La susceptibilité de plusieurs «petits pays» vis-à-vis d’un directoire de fait est plus que jamais à fleur de peau. L’UE n’est nullement sortie de ses contradictions internes, qui devraient plutôt se multiplier sur la prochaine période.

Enfin et surtout parce que ces contradictions sont fondamentalement issues des mécontentements populaires. Or il y a peu de chances pour que fonctionne mieux qu’avant la formule qu’on peut résumer ainsi : «Vous êtes de plus en plus réticents face à l’Europe ? Alors, on va en faire plus et accélérer…»

Ni Emmanuel Macron, ni Angela Merkel, ne manquent d’intelligence ni d’habileté. Pourtant, tout n’est pas toujours sous contrôle. Le premier a ainsi asséné : «Nous sommes le seul pays de l’Union qui n’a pas réussi à résoudre le problème du chômage de masse». Une déclaration qui a dû faire rire jaune en Grèce ou dans bien d’autres pays.

Quant à la seconde, elle a laissé échapper à l’égard de son hôte cette phrase de maîtresse d’école : «Ce dont la France a besoin, c’est de résultats.»

On ne se refait pas.

 

Du même auteur : Le très discret courrier des grands patrons à l’Elysée en vue de mettre la France au Pacte… européen

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Le 27 mai, journée de la Résistance. Par Jean ESTIVILL

16 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #l'horreur économique, #Services publics

Le 27 mai, journée de la Résistance. Par Jean ESTIVILL

Le 27 mai, journée de la Résistance

jeudi 11 mai 2017
 

La France soumise, pillée, humiliée que Pétain plongea dans la Collaboration dont l’un des aspects les plus abjects, l’antisémitisme, la conduisit à l’un des épisodes les plus tragiques et les plus honteux de son histoire, la rafle du Vél’ d’hiv aura sauvé son honneur aux yeux de ses enfants, du monde, et de l’Histoire.

Ce fut, au nom de la patrie, de l’humanisme, et de l’universalité de ses valeurs, que ce combat fut mené, cet honneur porte un nom : la Résistance.

La défaite avait permis au régime de Vichy de s’installer, cela avait été selon l’expression de l’Action française « une divine surprise ». Pour Pétain, sa police, la Milice, les Volontaires français contre le bolchevisme (LVF), enfin se réalisait la politique qui était leur credo, « plutôt Hitler que le Front populaire », préparée de longue date par les milieux industriels et financiers qui soutenaient l’extrême droite.

Balayant immédiatement la République, la démocratie et la laïcité, l’Etat français allait pouvoir reprendre sa revanche sur le peuple et en particulier la classe ouvrière qui lui avait fait si peur en 1936, quand il avait voulu la reconnaissance par la loi de son travail et de sa dignité.

C’en était terminé de la République, de la Gueuse qu’ils avaient supportée mais jamais acceptée, l’Ancien Régime, la France de Jeanne d’Arc et de Clovis, étaient rétablis.

Le 18 juin 1940, à Londres un homme, seul, isolé, avait dit NON !  Pétain le condamna à la peine de mort. Son appel à continuer la lutte était un appel à la Résistance, comme devait l’être l’acte héroïque, celui du jeune communiste, Pierre Georges, futur colonel Fabien de l’armée de De Lattre de Tassigny, au métro Barbès-Rochechouart, salué par Maurice Schuman à Radio Londres « les coups de feu tirés par le jeune Français sont la suite logique, fatale, inéluctable de l’attentat permanent contre la Nation française par l’ennemi et ses complices… »

La France des droits de l’Homme n’était pas morte et la Résistance allait se charger de rappeler que le drapeau tricolore que la LVF sous uniforme allemand utilisait, lui, avait été usurpé.

Les efforts conjugués contre le fascisme et pour libérer la France allaient progressivement s’accorder, ils étaient à l’image d’un homme que le général de Gaulle avait désigné, l’ancien chef de cabinet du ministre du Front populaire Pierre Cot, ancien préfet, Jean Moulin.

L’affiche rouge placardée pendant les trois mois qu’on les torturera et qui désignait les vingt-trois étrangers, résistants de la FTP-MOI, comme des terroristes, arrêtés par la Gestapo avec la complicité de la police française, et qu’on fusillera au Mont Valérien en février 1944, eut un effet contraire de celui escompté par les nazis et les vichystes. Ils combattaient pour libérer la France car elle était celle qui depuis 1789 incarnait les valeurs d’universalisme auxquelles étaient attachés les peuples.

La détermination du Général de Gaulle, face à la Grande-Bretagne et aux USA, et l’action déterminante de la résistance intérieure, celle des FFI, et des FTP dirigés par le Parti communiste, lors du débarquement en particulier, interdit aux alliés de considérer la France comme une ennemie et les conduisit à l’obligation de reconnaître les dirigeants que la Résistance s’était donnés par leur lutte contre l’occupant et le régime collaborationniste

Le Conseil national de la Résistance (CNR) par son programme attestait qu’acquis sociaux et libertés sont indissociables. En instituant l’obligation de la solidarité nationale, les constitutions qui ont suivi, lui ont été fidèles. L’un des fleurons des « jours heureux », la Sécurité sociale, par exemple fut voulue dans la forme actuelle par toutes les sensibilités politiques et syndicales.

On comprend bien dès lors, la menace qui pèse sur notre société quand Denis Kessler alors vice-président du Medef écrivait dans Challenges en octobre 2007 qu’il fallait détruire l’esprit même du programme du CNR  et qu’on voit que la pioche des démolisseurs est déjà à l’œuvre.

Mais que l’histoire de la Résistance leur serve de leçon, le peuple ne peut être que provisoirement soumis, et qu’ils s’imprègnent  de cette réflexion de François Mauriac : « Seule la classe ouvrière est restée dans sa masse fidèle à la patrie profanée. » Aujourd’hui comme hier, elle ne restera pas l’arme au pied.

La journée du 27 mai, qui consacre depuis 2013 l’anniversaire de la création du CNR, doit dans toutes les communes françaises être célébrée, afin de rappeler que la France ne saurait trahir les idéaux de ses « combattants de l’ombre ».

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Pour le juge italien Imposimato, "l'OTAN est une menace pour la Paix et la sécurité dans le monde"

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La guerre, #Le fascisme

Pour le juge italien Imposimato, "l'OTAN est une menace pour la Paix et la sécurité dans le monde" .

Voici le discours du juge italien antimafia Ferdinando Imposimato, président honoraire de la Cour de cassation italienne, prononcé lors d'une réunion à Rome le 26 octobre 2015 à l'initiative du journaliste italien Giulietto Chiesa. M. Imposimato est un personnage extrêmement respecté en Italie pour l'ensemble de son combat contre le crime organisé. Le seul fait qu'un homme de sa trempe, aussi connu et inattaquable que lui, se prononce de façon tranchée sur le danger que représente l'OTAN pour la paix dans le monde, mais aussi sur sa vision des attentats du 11-Septembre, devrait provoquer un débat national voire, européen, sur ces questions. Il n'en est rien, de telles paroles ne seront jamais relayées par les médias grands publics et les journaux télévisés. Dormez bonnes gens.

 

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Après 52 ans sur son pas de tir, la FUSÉE Lecanuet a enfin décollé… [par Philippe Arnaud]

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie

Publié par El Diablo

affiches : Jean Lecanuet en 1965 et Emmanuel Macron en 2017

affiches : Jean Lecanuet en 1965 et Emmanuel Macron en 2017

Les remarques ci-après ont déjà été présentées à de multiples reprises (par Atlantico, Le Point, Mediapart, France Inter, Les Échos, Boulevard Voltaire, etc.) lors de ces derniers jours. Néanmoins, en dehors des professeurs et étudiants d'histoire, et des férus d'histoire politique, elles ne peuvent parler qu'aux sexagénaires (et plus...). Je vais donc essayer de ne pas répéter ou recopier ces médias.

Qu'est-ce qui rapproche les deux hommes ?

1. Leur jeunesse et leur allure : Emmanuel Macron a 39 ans et Jean Lecanuet, pour la présidentielle de 1965, en avait 45. Même si 45 ans, en 2017, est vu comme un âge plus "tendre" qu'en 1965 (compte tenu de l'allongement de l'espérance vie et de l'amélioration de la santé et de la condition physique en 52 ans), il n'empêche que Lecanuet apparaissait comme "jeune" par rapport à de Gaulle (75 ans), à Mitterrand (près de 50 ans, mais une longue carrière derrière lui), à Tixier-Vignancour (58 ans), à Pierre Marcilhacy (55 ans). Dans l'allure, il s'agit d'hommes minces, élancés, au visage avenant. [Cette jeunesse et cette allure pouvait faire penser, aux Français, au souvenir tout proche du président Kennedy - récemment assassiné - et qui avait été président de son pays à 43 ans.]

2. Leur parcours de "bons élèves" : Jean Lecanuet avait été le plus jeune agrégé de philosophie à 22 ans, et, plus tard, directeur de cabinets ministériels. Emmanuel Macron a eu la mention très bien au bac, a été élève de Sciences Po, de l'ENA, est passé par la banque Rothschild, a été secrétaire général de l’Élysée, ministre de l’Économie...

3. Leur apparence "d'hommes neufs" : en 1965, même si Lecanuet avait une longue expérience des cabinets ministériels, cette expérience n'était pas de celles qui portent sur le devant de la scène. Même chose pour Emmanuel Macron jusqu'en 2014 : qui se souvient des secrétaires généraux de l’Élysée, en dehors de ceux qui ont eu plus tard une carrière ministérielle, comme, par exemple, Édouard Balladur ou Dominique de Villepin ?

4. Leur appartenance à un courant libéral en économie, pro-européen (ou européiste si l'on veut être péjoratif) et atlantiste, c'est-à-dire à la fois favorable à la politique étrangère des États-Unis et à l'OTAN comme alliance militaire, donc, corrélativement hostile à l'intervention de l’État dans l'économie et à une politique extérieure française trop favorable, jadis à l'URSS, en 2017 à la Russie ou aux pays non-alignés (on dirait aujourd'hui les BRICS).

5. Leur inscription dans ce courant qui, sous la IVe République (1946-1958), a vu se succéder, dans tous les gouvernements, le duopole SFIO et MRP, à la fois atlantiste, pro-américain, pro-européen, anticommuniste et anti-gaulliste. Or c'est le même courant qui voit le Parti socialiste pratiquer la même politique économique (privatisation, dérèglementation) et étrangère (retour dans l'OTAN, soumission à la Commission européenne, soutien aux États-Unis) que la droite au pouvoir. C'est le même courant qui voit les ministres ou élus passer alternativement des hautes fonctions de l’État aux hautes fonctions à Bruxelles ou dans le privé et qui servent (ou conseillent) indifféremment la droite ou la "gauche" (entendre le Parti socialiste). Des hommes tels que Jean-Pierre Jouyet (voire Jacques Attali), qui a servi à la fois Nicolas Sarkozy et François Hollande, sont emblématiques de ce courant.

6. Outre Jean Lecanuet, Emmanuel Macron peut être rapproché d'un autre homme, présenté, lui aussi, à son époque comme "jeune" et qui, lui aussi, s'inscrivait dans le même courant anti-gaulliste (en tant que ce courant contre le rôle de l'Etat dans l'économie et pour une politique étrangère européiste et favorable aux Etats-Unis), Valéry Giscard d'Estaing. Assisterions-nous à une revanche posthume, après 60 ans, de la IVe République sur la Ve République ?

Je vous saurais gré de vos remarques, précisions, rectifications et critiques.

Bien à vous

Philippe Arnaud

Amis du Monde Diplomatique Tours

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Les Français ont veauté ! Par Jean-Pierre Brighelli

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Le fascisme

Les Français ont veauté !

 

 

http://blog.causeur.fr/bonnetdane/les-francais-ont-veaute-001671.html

 

 

Emmanuel Macron est donc le huitième président de la Vème République. Élu par une conjuration de bobos friqués et de pseudo-démocrates inquiets. C’est à ces derniers que j’aimerais dire des douceurs.

Vous vous êtes crus très malins en portant au pouvoir un homme qui est l’émanation des grands groupes qui contrôlent les finances et les médias. Qu’un financier vote Macron, rien à redire : il est l’homme des banques, qui depuis quinze jours qu’il est arrivé en tête du premier tour, pavoisent à la Bourse. Inutile de parier que les cours des dites banques s’envoleront mardi.
Les autres…

 

Comme je veux que les choses soient claires, autant les dire.
Pendant cinq ans, j’ai subi les jérémiades de ceux qui avaient voté Hollande — le chœur des cocus ! Et qui, tout implorants et furieux qu’ils fussent, ont avalé les couleuvres néo-libérales et germanophiles de la Promotion Voltaire. La loi El Khomri, la France à l’encan européen, le communautarisme triomphant, et la réforme du collège. Carton plein.
Un clou chasse l’autre. Le bébé Hollande est arrivé à maturité, et il aggravera la politique de son mentor marionnettiste. Après la Promotion Voltaire, place à la promotion Senghor, qui d’ailleurs n’a pas attendu l’élection du mieux-disant d’entre eux pour s’installer aux postes de commande. Aussi bien sous Sarkozy que sous Hollande — Boris Vallaud, l’époux de celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, est de ceux-là.

 

Je dénie à tous ceux qui ont voté Macron le droit de se plaindre dans les cinq ans à venir.
Je dénie aux profs qui ont voté Macron — obéissant scrupuleusement aux consignes de la FSU, du SGEN et du SU-UNSA — le droit de manifester quand le recrutement sera délégué aux établissements en fonction d’un « projet » défini par les plus pédagos du coin, et qu’ils seront notés par une commission tripartite réunissant administration locale, parents et élèves. Les bonnes notes, dorénavant, vous les mettrez en espérant être à votre tour bien notés.
Je dénie aux jeunes qui ont voté Macron le droit de protester quand ils n’auront plus le choix qu’entre un CDD à temps partiel et la file d’attente de Pôle Emploi.
Je dénie à tous les travailleurs qui ont voté Macron le droit de rouspéter quand le tarif horaire français rejoindra celui des Polonais — au nom de la directive Bolkenstein.
Je dénie à tous ceux qui ont voté Macron le droit de vilipender les extrémistes religieux de l’UOIF qui pourront désormais faire acquérir la nationalité française à Tariq Ramadan — après tout, son frère Hani, l’homme qui justifie la charia en général et la lapidation en particulier, a appelé lu aussi à voter pour le candidat de l’entente cordiale des intérêts bien compris. Ce n’est pas demain qu’il y aura moins de voiles islamiques dans les rues en général et dans les facs en particulier. Sûr que la laïcité y gagnera.
Je dénie à tous les gens de gauche qui ont voté Macron le droit de lui reprocher de faire une politique de droite. Ils l’ont voulu, ils l’ont eu. Comment dit Dorine déjà, dans Tartuffe ? « Vous serez, ma foi, macronisés » — ou à peu près.

« Mais tout se passera sur le front des luttes ! » protestent ces imbéciles heureux. C’est la politique Poutou, qui devrait réviser son petit Marx portatif — et particulièrement Guy Debord. Les médias à sa solde ont constitué Macron en objet de désir, en le divisant en autant de quartiers qu’il y avait de segments de population à conquérir. Onfray l’a merveilleusement analysé le 25 avril dernier sur Public Sénat, expliquant qu’en fait cette présidentielle était une élection à un tour — la pantalonnade de dimanche 7 mai se contente d’entériner le résultat acquis. Oui, ils auraient dû relire ce que Marx explique sur la fétichisation de la marchandise (en l’occurrence la marchandise Macron, parée de toutes les vertus) et ce que Debord pensait d’une société médiatique capable de vendre n’importe quel produit, pourvu qu’il soit assez martelé. Surtout quand le produit concurrent paraît faible.

Mais le produit concurrent, ce n’était pas Marine Le Pen, dont je ne fais pas grand cas ! C’était la souveraineté de la France — déjà cocufiée en 2005, quand la même collusion d’intérêts supra-nationaux a renversé le vote des Français. Péché originel de cette classe politique qui s’est assise sur la volonté populaire.
Les mêmes s’apprêtent à gouverner ensemble : parions que Macron sortira finalement de sa poche un gouvernement de coalition copié sur le principe que Merkel a fait jouer pour asseoir son autorité en Allemagne et étouffer toute opposition. À ceci près que la France n’est pas l’Allemagne, et que les Français ont la tête plus près du bonnet. Mais enfin, avec quelques émissions de télé-réalité et quelques matches de foot, on devrait régler assez facilement les émotions populaires. Relis Marx, Poutou ! Il n’y a pas que la religion, aujourd’hui, qui soit l’opium du peuple. Il y a aussi l’OM et Koh-Lanta.

Au Vème siècle avant J.C., lors de la guerre contre les Volsques, le Sénat promit aux plébéiens d’effacer leurs dettes — et s’empressa d’oublier sa promesse, une fois la première victoire acquise. Il ne fallait pas heurter les banquiers de l’époque. Le peuple vexé se retira sur l’Aventin, l’une des collines de la ville, refusant toute participation ultérieure aux combats. C’est alors que Ménénius Agrippa, envoyé en délégation, improvisa sa fable des membres et de l’estomac — reprise plus tard par La Fontaine — pour les convaincre de revenir sur leur décision de s’abstenir. Parce que l’abstention — ou le vote blanc —, ça compte, n’en déplaise aux commentateurs !

Mais le peuple obtint tout de même l’effacement des dettes, et le droit d’être enfin représenté par des élus qui parleraient en son nom.
Mélenchon, qui connaît l’Histoire, y a sans doute pensé. Son attitude lors du second tour est un retrait — en attendant mieux. C’est digne — et intelligent. Mais les autres, tous les autres, ceux qui sont allés à la pêche aux postes et au retour d’ascenseur, ceux qui ont cru à la théorie de l’épouvantail (je trouve au passage immonde que l’on fasse encore porter à Marine Le Pen les outrances de son père — sans doute parce que c’est une femme, et que l’on persiste à l’imaginer sous influence), tous ceux qui ont voté Macron, quelle excuse ont-ils ? Ils ont offert la République au jeune ambitieux fringant et ils ont cinq ans pour la regarder se faire empapaouter.
On appelle ça du candaulisme… À l’échelle d’une nation, c’est inédit.

Alors, c’est décidé : je me retire sur mon Aventin personnel — et pour longtemps. Je renonce à parler de politique. Je causerai désormais de bons vins, de bons films, de bons livres et de belles personnes — autant me choisir mon propre opium. Et je me permettrai de rire chaque fois qu’un cocu de Macron jurera ses grands dieux qu’il n’avait pas voulu ça.

Jean-Paul Brighelli

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Vent de panique en Ukraine: le peuple du 9 mai est bien vivant. Par Karine Bechet Golovko

11 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #le nazisme

jeudi 11 mai 2017

 

Vent de panique en Ukraine: le peuple du 9 mai est bien vivant

 
Kiev, 9 mai 2017
 
 
En Ukraine, en ce moment, se déroule l'Eurovision. Cet évènement pourtant mineur a eu pour effet d'obliger le pouvoir ukrainien à montrer un visage "civilisé", notamment pour les célébrations du 9 mai. Le résultat est fulgurant: des dizaines de milliers de personnes dans les rues des villes du pays avec le portrait de leurs  proches ayant combattus contre Hitler au sein de l'armée rouge, des nationalistes arrêtés, la police qui protège les manifestants. Le pouvoir ukrainien n'était pas prêt à cela, à cette résurgence du peuple qu'ils pensaient avoir détruit.
 
 
Pourtant, tout avait bien commencé. Kiev s'était transformé en ce qu'elle imagine être une ville européenne, tolérante, même avec les collaborateurs et les nazis. Même si l'on n'imagine pas voir des photos géantes de soldats en uniforme nazi dans les rues des villes européennes. L'Ukraine remerciant particulièrement les étrangers, mais évidemment rien sur l'armée rouge qui a libéré la ville et par la même, semblerait-il, a empêché son destin allemand, donc européen. Les coquelicots ont remplacé les oeillets (trop soviétiques), quand la botanique rencontre la décommunisation. (Voir plus de photos ici)
 
Le ton est donné par cette ignoble photo confondant la réconciliation avec l'Allemagne et la normalisation du nazisme. Ici un vétéran de l'armée sovétique sert la main à un vétéran de l'armée nazie ukrainienne UPA. Voici ce à quoi conduit ce mouvement très à la mode de transitionnal justice:
 
 
 
Les membres de l'UPA (organisation militaires ukrainienne qui était dans les rangs de l'armée nazie) sont mis à l'honneur: 
 
 
 
A part les nombreuses photos à la gloire des nazis ukrainiens, l'on trouve quelques photos d'ukrainiens ayant combattus dans les rangs des armées US ou canadienne, mais aucune photo des nombreux soldats soviétiques. C'est une véritable insulte au peuple ukrainien.
 
En revanche l'on retrouve des choses très bizarres, mais devant certainement montrer le haut degré de "tolérance" de l'Ukraine, donc toute une série de photos d'invalides:
 
 
Et cette chose très improbable: "Les vainqueurs: 15 histoires étonnantes des vétérans de l'Opération anti-terroriste":
 
 
C'est dans cette ambiance très "nazi-friendly" que le Président P. Poroshenko a annoncé que c'était la dernière année que l'Ukraine rendrait le 9 mai férié, désormais il n'y aurait que le 8 mai, comme tout pays européen qui se respecte. L'Ukraine a son histoire et elle ne suivra plus le scénario russe, qui ne concerne pas le peuple ukrainien. Il s'est lourdement trompé.
 
Dans l'internet russophone en Ukraine, la parade du 9 mai à Moscou était dans le top des recherches par mots-clés. Mais surtout, des dizaines de milliers d'ukrainiens sont sortis dans les rues, avec les portraits de leurs proches ayant combattus dans l'armée rouge, ayant été partisans, ayant été blessés, tués, par les nazis et les membres de l'UPA, ceux dont le portrait est érigé dans le centre de Kiev.
 
 
 
 
Une véritable marée humaine qui tient des oeillets, dans la tradition nationale, les vétérans ont leur ruban de St George, les drapeaux rouges ont été remplacés par des ballons bleus ... avec le marteau et la faucille.
 
A Kiev, l'ampleur impressionne (environ 20 000 personnes), les drapeaux ukrianiens bordent le trajet et sont tenus par les militaires, mais ne sont pas particulièrement repris par la foule:
 
 
 
A Dnepropetrosk, la foule n'en fini pas d'avancer:
 
 
Il y a évidemment eu des débordements, mais la police a bizarrement fait son travail: elle a protégé les manifestants et de nombreux nationalistes ont été arrêtés, des policiers blessés. A Nikolaev, des vétérans d'Afganistan ont pris à part des néo-nazis de manière très énergique. A Kiev, à proximité de l'état-major des bandéristes, ils ont lancé de fumigènes sur la foule, mais la police les a contrôlé. La police a par ailleurs investi leur état major et arrêté 24 personnes. A Dnepropetrovk, une vingtaine de vétérans de l'Opération anti-terrorisme se fait frapper par la foule:
 
 
Quelques arrestations de manifestants ont également eu lieu. A Odessa, un automobiliste ayant sorti un "mauvais" drapeau s'est retrouvé embarqué en même temps que son véhicule:
 
Одессит попал в тюрьму за орден Великой Отечественной войны
 
A Kiev, le drapeau de la victoire a été sorti, ce qui a conduit à l'arrestation de ces personnes:
 
 
 
Tout cela n'est pas resté sans réaction. Les néo-nazis de Nikolaev sont allés attaquer le local des vétérans d'Afganistan et ont fait plusieurs blessés. Les membres de l'UPA ont menacé de tuer tous les manifestants du 9 mai l'année prochaine, de les fusiller ou les brûler si nécessaire. Les extrémistes ont demandé la démission de Avakov, ministre de l'intérieur, en raison de l'arrestation des nationalistes lors des provocations. A Kiev, par exemple, un policier, exaspéré, qui a interpelé un nationaliste, l'a forcé à manger sa casquette de Mazepa. Le nationaliste a été conduit à l'hôpital, plus choqué par le fait que physiquement en danger.
 
La plus forte réaction a concerné la ville de Dnepropetrovk, où la police a été particulièrement efficace ... contre les nationalistes. Avakov a immédiatement procédé à la démission de leurs fonctions des responsables de la police de la région et de la ville et a ouvert une enquête sur les agissements des policiers. Le maire de la ville a annoncé qu'il couperait les aides financières apportées aux associations de vétérans de la Seconde Guerre Mondiale et les reverseraient au profit des vétérans de l'Opération anti-terroriste dans le Donbass. A chaque époque ses héros ...
 
La panique provoquée par les manifestations du 9 mai en Ukraine est sincère ... et fondée. La presse ukrainienne explique que le Régiment immortel est une arme de cette guerre hybride menée par la Russie contre l'Ukraine. C'est en fait beaucoup plus grave que cela: malgré une propagande russophobe et "tolérante" particulièrement agressive, malgré les nombreuses répressions, dès que la population sent un certain relâchement de la pression exercée sur elle (cette fois-ci en raison de l'organisation de l'Eurovision), elle revient à sa véritable culture, elle revient au Monde russe. C'est l'échec du régime post-Maîdan et de sa tentative de créer un homme nouveau, coupé de ses racines. 
 
Le régime ukrainien n'a en fait que réussi à exacerber le conflit idéologique intérieur en glorifiant les bourreaux sans pouvoir faire baisser la tête aux victimes. C'est cette défaite qu'a vécu l'Ukraine "pro-européenne" ce 9 mai.
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NON, HITLER N'EST PAS PARVENU AU POUVOIR PAR UNE VOIE DÉMOCRATIQUE ! Quand le révisionnisme historique veut conduire au vote MACRON [par Jean Lévy]

2 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #le nazisme

Publié par El Diablo

La Une de "L'Humanité" du 6 mars 1933

La Une de "L'Humanité" du 6 mars 1933

NON, HITLER N'EST PAS PARVENU AU POUVOIR PAR UNE VOIE DEMOCRATIQUE

par Jean LÉVY

Les hommes-liges du monde de la finance font le forcing pour imposer aux Français la candidature du banquier Macron, ex-associé gérant de la banque Rothschild, afin de porter celui-ci à l'Elysée. Tous les arguments sont bons pour peser sur le choix des citoyens.

Y compris les mensonges historiques.

Le dernier en date, c'est de faire l'amalgame entre l'accession d'Adolf Hitler à la chancellerie du Reich et l'éventuelle élection de Marine Le Pen le 7 mai prochain. Ainsi, d'après nos faussaires en écriture historique, Hitler serait parvenu au pouvoir par la voie démocratique et et il s'en serait servi pour instaurer sa dictature. Voyez l'allusion...

Nous ne voulons pas ici donner quelque certificat de bonne conduite à Marine Le Pen. Elle est assez grande pour ça. Mais simplement rétablir la vérité sur l'histoire.

Non, Hitler n'est pas devenu chancelier du fait qu'il aurait disposé d'une majorité au Reichstag. Il a été porté au pouvoir par le complot de l'oligarchie allemande de l'époque. Les journaux français de cette période l'attestent. Ceux que nous citons sont, non seulement "de droite", mais également propriétés du Capital. Le Temps ne s'en cache pas : il appartient au fameux Comité des Forges où règnent alors les de Wendel et Schneider.

Mais lu par les gens de ce monde-là, nul besoin pour ces journaux de travestir la vérité. Et de ne pas cacher la tendresse que ce quotidien et ses confrères portent au nouveau chancelier allemand : un "pouvoir fort", matant la classe ouvrière, et d'abord les communistes, pour être en situation d'exercer le pouvoir sans entrave en faveur des Konzerns, que demander de mieux ?

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER ! Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

25 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #AMERIQUE, #Terrorisme

Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER !

Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER !  Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER !

Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article232

 

 

 

Le troisième Reich n'a pas été vaincu sur les plages de Normandie mais bien dans les plaines de Russie.

 

Par contre…

 

Pendant la guerre, ces industriels américains (Du Pont, Morgan, Rockefeller, Mellon, etc…) ont financé les organisations nazies établies sur le sol américain (Le procès engagé contre celles-ci par l' administration Roosevelt fût, ensuite étouffé). Ils avaient aidé Hitler à parvenir au pouvoir.

 

Prescott Bush, le grand-père de G.W. Bush, 1,5 Million de Dollars à son époque, et Auschwitz. La fortune de la famille Bush est liée au génocide des Juifs. Prescott Bush finança Hitler avant et pendant la guerre. Il finança et tira profit du multigénocide commis par Hitler et les nazis en se servant des Juifs et autres déportés comme esclaves !

 

Le but ultime des Amerloques en finançant Hitler était qu'il détruise l'URSS.

 

La "deuxième guerre mondiale" fut en réalité
une guerre contre la révolution,
une guerre qui commença en 1936 en Espagne,
une guerre qui détruisit le Front populaire en France,
une guerre qui voulut détruire aussi l'URSS
mais une guerre où les nazis furent vaincus par l'URSS !

 

L'article contient aussi deux vidéos essentielles. L'une avec Annie Lacroix-Riz, où elle parle ce son excellent bouquin "Le choix de la défaite" ; et l'autre avec Jacques R. Pauwels, au sujet de son livre "Le mythe de la bonne guerre".

 

Ainsi, vous aurez une démonstration complète.

 

Cliquer ici pour l'article, les vidéos et les commentaires :

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article232

 

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Comment Macron a-t-il pu être possible? Par Karine Bechet Golovko.

24 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République

lundi 24 avril 2017

Comment Macron a-t-il pu être possible?

 
 
 
Les nécrologies exigent un style bien particulier, trouver l'équilibre entre la mémoire du défunt et la douleur des survivants, tout en restant dans les limites de la décence. Finalement, ce n'est pas la meilleure façon de décrire ce qui s'est passé hier, la décence n'est plus de mise, l'on en a soupé. De toute manière, ce pays continuera certainement encore à s'appeler la France, la marque est vendeuse. 
 
Quelques remarques sur un suicide passé inaperçu. Tout le monde n'est pas autorisé. Entrée réservée aux incensés. 
 

 
Le Loup des steppes semble de circonstances. Propos préalables:
"Tu avais en toi une vision de l'existence, une foi, une exigence. Tu étais prêt à t'engager, à souffrir, à faire des sacrifices. Mais petit à petit, tu as remarqué que le monde n'exigeait de ta part aucun engagement, aucun sacrifice, aucune attitude de ce genre. Tu l'as compris: l'existence n'est pas une épopée avec des héros et des grands personnages; elle ressemble au contraire à un joli petit salon bourgeois où l'on se satisfait pleinement de manger et de boire, de déguster le café en tricottant des chaussettes, de jouer au tarot en écoutant la radio. Quant à celui qui est animé de désirs, qui porte en lui autre chose, la grandeur héroïque et sublime, le culte des grands poètes ou celui des saints, c'est un fou et un Don Quichotte."
Hermann Hesse l'avait parfaiement exprimé, notre société l'a porté à son comble. Les héros sont au placard et ressortis par les uns et les autres en fonction des nécessités du moment, sans en avoir pour autant la carrure, ni même tenter de l'avoir. Des années de travail minutieux de démontage ont enfin porté leurs fruits. L'ère des commerçants est arrivée, celle qu'ils n'ont pu mettre en place après la Monarchie. La revanche de la médiocrité, le culte du vide centré sur soi pour ne pas voir la désolation au-delà de son nombril. Félicitations, Macron incarne et portera parfaitement ces aspirations.
 
Comment en sommes-nous arrivés là? En plusieurs étapes.
 
La fin de l'Etat national
 
La fin de l'Etat national a été décrété après la Seconde guerre mondiale. L'Etat n'est plus l'affaire d'un peuple, d'un territoire, d'une histoire. L'Etat est "communautarisé", il est ce que la Communauté internationale accepte qu'il soit. Certains ont donc le droit d'exister, d'autres non, mais en aucun cas ce n'est au peuple de cet Etat d'en décider. L'Etat est un instrument du droit international. Une coquille vide qui est appréciée formellement. L'Ukraine doit exister comme Etat, alors que la Yougoslavie n'en a pas le droit. L'existence de l'Etat n'est plus liée à un critère juridique, celui de l'efficacité globale du système juridique dans le pays, mais son existence est politique, voire idéologique, indépendante de la réalité nationale.
 
Au niveau national, l'Etat a été vidé de son sens, tout au moins en Europe. Traditionnellement, l'Etat servait à protéger une population contre des dangers extérieurs visibles, les guerres, et à l'intérieur à permettre le développement de la société. A l'extérieur, les guerres traditionnelles ont été bannies du territoire européen, ce qui rend, dans l'inconscient collectif, l'Etat avec ses frontières inutile. L'UE a continué à relativiser la notion de frontière, la montée du terrorisme international a permis de démontrer que l'Etat, à force de "rationnalisation" et de réductions d'effectif, n'est plus apte à lutter contre les menaces extérieures et les vagues d'immigrations rebaptisées "migrants" attribuent à n'importe quel groupe étranger le droit de franchir les frontières, qui ne sont plus des barrières. A l'intérieur, la société civile et le business sont censés être plus efficaces que l'Etat. Cette évolution est logique. A l'ère des commerçants, les barrières doivent être levées, la mondialisation doit permettre le développement du business et les êtres humains, après des années de réforme de l'éducation et la diffusion massive des réseaux sociaux, ne sont que des instruments de ce nouveau paradigme. Ils ont le droit d'aller à l'étranger, de monter leur business, de faire de l'argent. Que peuvent-ils vouloir de plus? Posséder pour ne plus être.
 
La démission des élites politiques
 
Ces élections marquent également la fin du système des partis politiques et de la classification droite gauche. La véritable frontière qui traversait les partis en les subdivisant en partisans d'une vision globale et ceux d'une vision nationale est aujourd'hui affichée. Le Parti socialiste et Les républicains ne se relèveront pas de cette défaite, qui est avant tout celle des partis "d'avant". 
 
Il est vrai que le paradigme gauche/droite ne correspond plus depuis longtemps aux véritables questions qui se sont posées à la société française, depuis Maastricht. Il était utile justement pour cela, pour que ces questions soient évacuées hors du débat politique et posées comme un fait acquis. Une personne sérieuse ne discute pas de l'Union européenne, de l'euro, des sanctions, de l'accueil des migrants. Le dogme est posé. Aucune élection ne peut risquer de le remettre en cause, les candidats s'interchangent dans ce cadre non-dit et puissant.
 
Le format Macron / Le Pen au deuxième tour est un coup magistral, car c'est la seule configuration qui permette au clan global de remporter ouvertement une élection, chacun de droite et de gauche peut le rallier en toute tranquilité d'esprit: le fumeux ralliement national contre le Front est censé les absoudre par avance. Finalement, ils ne trahissent pas, au contraire, ils sauvent la France. C'est beau. Non seulement ça ne leur coûte pas cher, mais en plus ils peuvent même espèrer ne pas tomber du bateau.
 
L'intronisation du nouveau paradigme sur la place publique a été possible en raison de la démission des élites nationales. Ces élites qui ont accepté au fur et à mesure les règles du jeu qu'elles ne posaient pas, passant du compromis à la compromission. Qui ont accepté de jouer la carte du renoncement en vue d'un intérêt personnel: rester dans l'élite. Celui qui critique le système mis en place est soit un fou, un Don Quichotte, soit un extrémiste. Les partis politiques et leurs dirigeants viennent de payer le pris de leur compromission. Ils sont devenus tellement faibles, qu'ils sont inutiles, les masques ont pu tomber.
 
Des règles du jeu inéquitables
 
Ces élites politiques, bien nourries et habituées à l'être, ont oublié ce qu'est le combat. Il n'y a plus de dangers visibles et identifiables, le pays ne va pas être envahi par une armée étrangère, alors quoi faire? L'on peut jouer entre soi, il n'y a pas de conséquences, rien n'est grave. L'invasion par les vagues migratoires est difficilement critiquable si l'on ne veut pas être marginalisé, voire poursuivi. Les terroristes que l'on ne combat pas réellement sont étiquetés "opposants" ou " Daesh" selon le pays et frappent toujours où il faut et quand il faut. La pression est maintenue sur la société, qui est ainsi prête à accepter n'importe quelle restriction à sa liberté réelle en contre partie d'une protection virtuelle.
 
Et cela marche parce que pour le clan globaliste il n'y a pas de règles, pas de limites autres que la victoire. Rien n'est sacré. A la guerre comme à la guerre. Or, notre élite politique n'est pas en guerre, pas plus que nous ne le sommes nous mêmes. Ils ont pu sacrifier la liberté et la pluralité des médias, qui est un des fondements de la société démocratique. Ils ont pu ouvertement instrumentaliser la justice, dont l'indépendance - du politique et non de l'Etat - est une condition de base de l'Etat de droit. Leur démarche est destructrice, car elle est révolutionnaire: détruire ce qui est, pour finaliser ce monde nouveau. Et nous regardons en relativisant.
 
Nos élites politiques continuent à se mettre au garde à vous face à la menace du Front national. Avant même l'annonce des résultats officiels, chacun appelant à voter Macron, posant sur la tombe de la Ve République des armes trop lourdes, encombrantes, qu'ils ne savent de toute manière plus manier. Et soulagés de n'avoir pas à le faire. A se battre. A gouverner. L'on va pouvoir reprendre les discours et les postures.
 
Ces élections ont ouvert la voie au refondement de la société. La nouvelle société qui s'annonce, personnellement, ne me plait pas. On la connait déjà. La méthode est trotskyste, le fond est Rothschild. Un régime libertaire-totalitaire. Il a été rendu possible car nous ne nous sommes plus battus. Car nous ne savons plus nous battre. Car pour toute une partie de la société, la France est quelque chose de plus ou moins sympa, selon ce qu'elle apporte, mais ne fait partie ni de son sang, ni de sa chair. Alors qu'y a-t-il à défendre? 
 
Ce système était déjà moribond, il est tombé. Difficile de le regretter. Mais ce qui va suivre n'engage guère plus à l'optimisme. Les Empires sont tombés. Les cultures ne sont pas éternelles, elles disparaissent dans les livres d'histoire. Certes, mais il n'est jamais gai d'aller à un enterrement.
 
Aujourd'hui pleurons le défunt. Demain, il faudra se lever.
 
PS: L'on notera avec surprise à quel point les résultats officiels correspondent à ceux annoncés par les médias dès 20h, qui ne suivaient absolument pas l'évolution en temps réel du décompte des voix fait par le Ministère de l'intérieur, qui donnait Marine Le Pen largement en tête jusqu'à 23h30. Comme s'ils savaient que ça ne servait à rien.
 
 
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BILLET D'HUMEUR : ENTRE HONTE ET COLÈRE. Par Erwan Castel.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme

Erwan Castel
Photo : Yana Basha

 
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Erwan Castel

BILLET D'HUMEUR : ENTRE HONTE ET COLÈRE

Au lendemain de l'attentat terroriste meurtrier qui a frappé la Russie dans son coeur historique et symbolique de Saint Petersbourg, la lie politico-médiatique française, étrons d'élite de la "société du spectacle" occidentale ne bouge pas...

Où sont les "Charlie" et les "Je suis Saint Petersbourg" ?

De la Mairie de Paris à la porte de Brandebourg les officines occidentales s'étaient empressées lors des derniers attentats d'exprimer une solidarité légitime avec les pays frappés en leur coeur par la pire lâcheté meurtrière existante...

Mais hier et aujourd'hui, alors que la Russie pleure ses victimes...

Rien !

Ce silence insultant la Russie n'est pas nouveau, souvenons - nous par exemple de la disparition tragique des chœurs de l'armée rouge en début d'année. Mépris total de la majorité des francais à commencer par le Tartuffe qu'ils ont choisi comme maître.

Cela prouve 2 choses :

1 / Que la russophobie portée par la propagande de guerre occidentale à complètement conditionné la majorité des francais qui nouveau sont plus que des moutons débiles.

2 / Que les manifestations "Je suis Charlie" and Co présentées comme des élans humanistes libres des citoyens de la "patrie des droits de l'Homme", n'étaient en fait que des bouffonneries d'esclaves sortant les mouchoirs de leur maître.

Mais souvenons nous aussi des milliers de fleurs déposées à Moscou devant les ambassades de France, de Grande Bretagne ou d'Allemagne lors des précédents attentats...

C'est cela que je veux retenir...

Car en Russie, la compassion n'est pas un cirque organisé pour créer une diversion politicienne par des bouffons médiatiques meneurs d'un troupeau abruti qui descend dans la rue comme le cochon dans sa fange....

Ici pour leurs peuples de la Fédération de Russie et leurs frères du monde slave, la compassion est un acte de conscience, libre et individuel, et qui n'obéit qu'à un appel du Cœur et non à une mode dont le cynisme invite les assassins Netanyahu ou Porochenko à déposer des fleurs de sang tandis que leurs soldats massacrent des populations civiles.

Au lendemain des attentats du Bataclan, dans Donetsk bombardée par une armée ukrainienne que la France subventionne (via le FMI et l'UE), des amis m'ont salué avec tristesse et condoléances. Malgré ses malheurs, la population du Donbass reste attentive à la destinée des autres peuples européens, humblement, sans gesticulations ostentatoires, mais toujours avec la main sur le coeur.

J'imagine déjà la prochaine défécation du torchon "Charlie Hebdo" pour lequel des milliers de russes sont venus fleurir l'ambassade de France au moment des attentats qui l'ont frappé.

Les occidentaux en général et les français en particulier dans leur servitude volontaire me font parfois vomir de honte car ils se déshumanisent totalement, rabaissant leur sens critique, leur liberté de conscience et leur intelligence de coeur bien en dessous de ceux des animaux qui nombreux, sont capables de nous donner des leçons de compassion quotidiennes.

Et j'ai peur que les résultats de la reptation présidentielle en cours ne confirment bientôt mon aigreur matutinale.

Ce matin je suis allé déposer une fleur sur le placître de l'église locale, pour me réconcilier avec l'humanité, étouffer ma colère et remercier le peuple russe du Donbass de m'offrir à chaque instant la liberté et l'humanisme que nombre des miens ont trahi et perdu....

Aujourd'hui je ne suis pas plus "Saint Petersbourg" que je n'étais "Charlie" en 2015, je veux juste être "humain"....

Erwan Castel

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