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Le blog de Lucien PONS

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L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA. Partie II

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #l'horreur économique, #Israël et la Palestine

L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA.

Partie II 

L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA. Partie II

La Turquie

Indice prémonitoire ? Deux des plus grands conjurés de Syrie, la France et la Turquie, -ses anciens équarrisseurs-, porteront les stigmates de la guerre, symboliquement, le même jour à la sixième année du conflit, la France, avec le carnage de Nice du 14 juillet 2016 et la Turquie avec le coup d’état anti-Erdogan, le lendemain.

Ployant sous le souffle du boulet, Recep Tayyib Erdogan a dû auparavant sacrifier deux des plus proches collaborateurs, -Abdullah Gûl et Ahmet Davutoglu-, victimes de la boulimie du sultan ottoman, alors que la Turquie, fer de lance de la guerre contre la Syrie, est désormais en proie à une guérilla interne, victime à la fois de la recrudescence de l’irrédentisme kurde et des coups de butoir de Daech, leur pupille vindicatif.

Le contre-coup d’état d’Erdogan a débouché sur le bilan suivant : 18. 000 personnes placées en détention, parmi elles, 9.677 officiellement arrêtées et attendent de passer en jugement et 50. 000 passeports confisqués.
66.000 employés du secteur public, dont 43. 000 dans l’enseignement, ont été limogés, une centaine d’établissements scolaires fermés et les médias durement muselés.

130 médias ont été interdits, 89 mandats d’arrêts émis contre des journalistes. 45 journaux, 16 chaînes de télévision, 3 agences de presse, 15 magazines, 23 stations de radio et 29 maisons d’édition fermés dans le pays.
Des journalistes compatissants ont même été jusqu’à déplorer la solitude de la Turquie face à son environnement hostile, constitué, selon eux, d’une brochette d’«états voyous», d’états sans foi ni loi : la Russie, l’Iran, l’Irak et la Syrie.

C’est oublier un peu vite le statut privilégié de la Turquie, membre de l’OTAN, unique pays musulman d’ailleurs membre de l’alliance atlantique et sa sentinelle avancée sur le flanc sud de la Russie. C’est occulter son partenariat stratégique avec Israël, unique pays musulman, là aussi, disposant d’un tel statut, à tout le moins publiquement, de même que son rôle de base arrière du djihadisme planétaire dans la guerre de Syrie.

L’impunité, enfin, dont elle jouit du fait du génocide arménien ou encore sa féroce répression des Kurdes de Turquie.

Machiavélique, manipulateur, un tantinet démagogue, Reccep Tayyip Erdogan avait inauguré son règne par une diplomatie néo-ottomane se proposant d’aboutir à «zéro problème» avec son voisinage arabe. Au terme de treize ans de règne sans partage, le nouveau Sultan se retrouve avec «zéro ami» dans son environnement hostile et une foultitude de problèmes dans son homeland sur fond d’irrédentisme kurde et de politique vindicative de Da’ech, son ancien pupille.

En 2015-2016, Istanbul et Ankara ont été secouées par une série d’attentats qui ont fait près de 300 morts, des centaines de blessés et créé un climat de forte insécurité. Depuis juin 2015, la Turquie est régulièrement le théâtre d’attentats terroristes meurtriers qui ont tué au moins 200 personnes. Les deux derniers en date ont visé Istanbul, l’aéroport Atatürk, le 28 juin 2016, puis six mois plus tard, la discothèque Reina, le 1er janvier 2017, lors de la soirée du nouvel an, faisant 39 tués, dont 16 étrnagers et 69 blessés.

L’isolement de la Turquie a conduit Erdogan a renoué dans des conditions humiliantes avec Israël, sans la levée du blocus de Gaza, fragilisant la branche palestinienne des Frères Musulmans, en accentuant le discrédit de son chef politique Khaled Mecha’al, placé, désormais, inéluctablement, sur un siège éjectable.

L’Arabie Saoudite : 30 attentats Da’ech en 2015, soit un attentat tous les 12 jours

En tête du palmarès morbide sur le plan arabe figure l’Arabie Saoudite, l’incubateur du djihadisme salafiste et destructeur du Monde arabe, avec trois morts sur le tapis ainsi que la dilapidation du patrimoine financier du Royaume en même temps que la puissance économique arabe.

À la trappe, le roi Abdallah, Saoud Al Faysal, l’inamovible ministre saoudien des Affaires étrangères pendant quarante ans et tenant d’une ligne dure de la diplomatie islamiste, enfin le Prince Bandar Ben Sultan, le cappo di tutti cappi du djihadisme planétaire, le grand vaincu de la guerre de Syrie, en traitement médical prolongé s’apparentant à un meurtre politique symbolique.

Le royaume saoudien, lui, est embourbé dans le marécage yéménite dans une guerre dérivative à son combat contre son pupille Daech, promu au rang d’ennemi N°1 d’une bonne fraction de la planète, dont il subit impitoyablement les coups de butoir. 30 attentats rien qu’en 2015, soit un attentat tous les douze jours.

Mieux, la fin du Ramadan 2016 a été saluée par trois attentats notamment contre le consulat américain à Djaddah, le 4 juillet, le jour de la fête nationale américaine, contre une mosquée chiite à Qoteif, en zone chiite, ainsi que devant un barrage de sécurité à proximité du sanctuaire de La Mosquée du Prophète à Médine, à l’heure de l’Iftar, le repas quotidien qui marque la rupture du jeune. Ces attentats qui ont fait 4 morts et 5 blessés sont intervenus à quelques semaines du début du grand pèlerinage annuel de La Mecque et témoignent de la porosité des services de sûreté saoudiens.

Le Qatar : Waddah Khanfar (Palestine), Youssef Al Qaradawi (Egypte) et Ahmad Al Assir (Liban)

Deuxième dans l’ordre des vaincus arabes, le peit wahhabite, le Qatar, avec la démission forcée sur ordre de leur parrain américain des deux démiurges du «printemps arabe», l’émir du Qatar, Cheikh Khalifa Ben Hamad Al Thani, Air and Field Marshall de la campagne de Tripolitaine et de la Cyrénaique, et son cousin et premier ministre, Cheikh Hamad Ben (HBJ), le tandem qui se proposait de faire de Bab-Amro, banlieue de Homs, en Février 2012, le «Stalingrad du Moyen-orient».

Dans la même fournée des trappés de l’histoire, le voltigeur en chef du Qatar, le prédicateur de l’Otan, Cheikh Youssef Al Qaradawi et le néo-islamiste Waddah Khanfar, Directeur de la chaîne «Al-Jazira», dégagé de son poste aussitôt sa sale besogne accomplie pour pantoufler au Conseil d’administration de l’«Open Society» du milliardaire George Soros.

Au passif du Qatar aussi, le cheikh salafiste libanais Ahmad Al Assir voué à couper, depuis son faux fief de Saida, le ravitaillement stratégique du Hezbollah vers la zone frontalière libano-israélienne.

L’homme de paille du Qatar a été piteusement intercepté à l’aéroport de Beyrouth alors qu’il tentait d’échapper à la justice vers le Nigeria, après avoir tendu une embuscade à l’armée libanaise, tuant lui et ses compagnons près de 30 soldats, soit autant que la totalité des pertes de l’armée libanaise face à Israël,en 70 ans d’hostilité.

La Confrérie des Frères Musulmans

La Confrérie des Frères Musulmans, le plus ancien parti pan-arabe, qui échoue pour la troisième fois de son histoire aux portes du pouvoir, avec le dégagement sans ménagement de Mohammad Morsi (Égypte), au terme d’un an de pouvoir et condamné depuis lors à la prison à vie.

Avec au titre de dommage collatéral, la mise en échec du duo tunisien Rached Ghannouchi et Mouncef Marzouki, la caution laïque d’un gouvernement néo islamiste ainsi que le discrédit politique du chef politique du Hamas, Khaled Mech’al, pour son alignement sectaire sur la frange la plus obscurantisme de l’Islam politique et sa quête d’un refuge à Doha, à 30 km de la plus importante base américaine du Tiers monde la Base du Centcom.

L’imposture de Tawakol Karmane

L’offensive collective du pacte sunnite de la contre-révolution arabe sous l’égide de l’Arabie Saoudite, en mars 2015, a révélé en outre l’imposture de la passionaria de la révolution yéménite, Tawakol Karmane, Prix Nobel de la Paix, première femme arabe proche de la confrérie des Frères Musulmans, à bénéficier de cette distinction, cas unique dans l’histoire du Monde.

Bénéficiaire des subsides de «National Endowment For Democracy» dans les trois ans qui ont précédé le «printemps arabe», Tawakol est la sœur de Safa Karmane, journaliste d’Al Jazira, le fer de lance de la guerre médiatique des Frères Musulmans pour la conquête du pouvoir lors du «printemps arabe».

La lauréate a en effet fait des offres de service aux Saoudiens pour faire office de «passerelle entre la jeunesse saoudienne et le gouvernement de Riyad», sans la moindre objection sur le statut des femmes en Arabie saoudite, l’un des plus restrictifs de la planète ; sans la moindre contrepartie concernant le statut des femmes yéménites dont 57 % sont des analphabètes, vivant sous la loi patriarcale du mariage forcé.

L’opposition off shore syrienne

 

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/bourhane-ghalioun.jpg

bourhane-ghaliounGrande perdante de cette épreuve de force, l’opposition syrienne off-shore, qui se proposait sous impulsion occidentale d’être la relève d’une «Syrie démocratique, pluraliste et laïque», a été phagocytée par l’inconsistance de ses meneurs, leurs querelles d’ego, leur cupidité et leur extrême servilité à l’égard de leurs anciens colonisateurs.

 

Exit les binationaux franco-syriens Bourhane Ghalioune, le premier président de la coalition islamo-atlantiste de l’opposition syrienne et sa porte-parole, Basma Kodmani, de même que bon nombre de dirigeants de l’Armée Syrienne Libre (ASL) notamment Abdel Kader Tlass de la brigade Farouk à la réputation sulfureuse, Ryad Al Assaad et Souheil Idriss

Malgré le budget de propagande de près de 4 millions de dollars alloué par le ministère britannique de la défense pour bonifier depuis la Turquie l’image des djihadistes via «Innovative Communications and Strategies, Inco str».

Malgré les colossaux contrats d’armement consentis par les pétromonarchies attribués à la France pour acheter sa consciente et accréditer l’image que les zombies criminogènes de la branche syrienne d’Al Qaida «Jabhat An Nosra» étaient éminemment fréquentables.

Qu’un universitaire français, par ailleurs auteur du «Malaise arabe», Bourhane Ghalioune, parachuté par la France à la tête de l’opposition off shore syrienne, fasse joujou, aux premiers jours du soulèvement anti-assad, avec un fusil mitrailleur, en compagnie du porte-parole d’un groupement djihadiste terroriste en Syrie, Mohammad Al Adanani, résume à lui seul la mystification occidentale et l’imposture des révolutionnaires du «printemps arabe» en Syrie.

Le dévoiement des figures de proue de la contestation progressiste arabe : Michel Kilo et Azmi Bishara

Deux figures de proue de la contestation progressiste arabe, Michel Kilo, ancien prisonnier politique en Syrie et Azmi Bishara, ancien député palestinien du parlement israélien, tous deux anciens communistes, ont opéré une reconversion spectaculaire faisant allégeance au Roi Dollar et aux vertus lubrifiantes des pétro-dollars.

Icône défraîchie de l’opposition syrienne, Michel Kilo, l’ancien pensionnaire des geôles du pouvoir baasiste mutera en commensal du prince Bandar, avant la carbonisation de l’ancien chef du djihadisme planétaire.

Membre de la Knesset (1996-2007), Azmi Bishara, issu d’une famille chrétienne palestinienne, membre fondateur du parti BALAD- farouche défenseur de la laïcité par opposition au concept d’«État juif»- se ralliera, lui, à la frange la plus obscurantiste de l’Islam, l’Islam wahhabite.

Azmi Bishara se fourvoiera en public, en direct, depuis les écrans de la chaîne du Qatar Al Jazira, en suggérant au présentateur du journal, hors antenne mais micros ouverts, de négliger les troubles de Jordanie, à l’époque violents, pour se focaliser sur la Syrie, exclusivement sur la Syrie, «aux événements prometteurs», avait-il prédit depuis son exil pétrodollarisé de Doha.

Boudé désormais par l’intelligentzia arabe, Azmi Bishara s’est replié sur son nouveau fief, pays le plus antinomique de la laïcité qu’il préconisait contre Israël, pour diriger le nouveau porte-voix de la principauté, le journal «The New Arab» (Les Nouveaux Arabes), qu’il souhaite façonner sans doute à son image : Reptile et Servile.

Autre dommage collatéral : La chaîne Al Jazira passée en trois mois du rôle prescripteur de l’hémisphère sud au lanceur d’alerte des menées atlantistes contre le Monde arabe. Avec à la clé le licenciement de 1.200 de ses employés.

Du côté djihadiste, Ad Patres, 10 des figures de proue de la nébuleuse :

  • Zohrane Alllouche, chef de Jaych Al Islam, tué dans un raid de l’aviation syrienne le 25 décembre 2015
  • Hassan Abboud, (Abou Abdallah Al Hamaoui), fondateur d’Ahrar Al Cham (les Hommes Libres du Levant), dont le mouvement a été décapité avec l’élimination de 40 de ses dirigeants lors d’un ténébreux attentat à l’automne 2014
  • Omar Al Shishani, le responsable militaire de Daech
  • Djamil Raadoun, chef du Soukour Al Ghab (Les Faucons de la Forêt), assassiné en Turquie même, l’autre parrain du djihadisme salafiste.
  • Abdel Rahman Kaddouli (de son nom de guerre Hjaji Imam), N°2 de Daech et son ministre des finances, tué par un raid aérien américain en Irak le 25 mars 2016.
  • Abou Hayjja Al Tounsi, dirigeant militaire de Daech, tué le 31 mars 2016, par un drone américian à Raqqa (Syrie)
  • Abou Firas Al Soury (de son vrai nom Radwane Al Nammous), porte-parole d’Al Nosra
  • Deux dirigeants de premier plan de Daech : Abou Mohammed Al-Adnani et Waêl Adil Hassan Salman Fayad. Seul Syrien au sein de la direction de Daech, Al-Adnani, né en 1977 dans la province d’Idlib, était considéré comme le «ministre des attentats» du groupe et le chef de ses opérations extérieures. Vétéran du djihad et porte-parole du groupement terroriste, Taha Sobhi Fallaha (de son vai nom) a été tué dans un raid aérien visant la ville d’Al Bab, le dernier bastion de l’EI dans la région d’Alep, le 30 août 2016. Quant à Waêl Adil Hassan Salman Fayad, ministre de l’Information du groupe Etat islamique, il a été tué dans un bombardement aérien de la coalition anti djihadiste le 7 septembre près de Raqqa en Syrie, soit une semaine après son compère Al Adnani.

Enfin, les chefs du «Front du Fatah Al Cham», la nouvelle mouture de Jabhat An Nosra :-Abou Omar Saraqeb, chef militaire de ce groupement et son adjoint Abou Mouslam Al Chami, mi septembre 2016, tués dans leur PC alors qu’ils préparaient un plan de reconquête d’Alep. Alors qu’il était à la tête de Jabhat An Nosra, Abou Omar Saraqeb avait conquis au début de la guerre Idlib et Jisr Al Choughour.

Liban

Wissam Al Hassan, la dague sécuritaire du dispositif saoudo américain au Moyen-Orient, chef de la section des informations des Forces de Sécurité Intérieures Libanaises du Liban et chouchou des Français, a lui aussi, été carbonisé, à la manière de son mentor Rafic Hariri, dans un attentat le 19 octobre 2012, dans ce qui apparaît comme une réplique contre le dynamitage du Quartier Général syrien commis quatre mois plus tôt à Damas.

Son patron Saad Hariri, le planqué de Beyrouth, a été, lui, caramélisé par sa gestion hasardeuse du patrimoine familial. Et son empire médiatique ébranlé, notamment son fleuron européen, Radio Orient, en état de quasi faillite.

Sous l’impulsion de Saad Hariri, la criminalisation du Hezbollah :

À l’instigation de Saad Hariri, furieux d’avoir été débarqué sans ménagement de son poste de premier ministre, des parlementaires américains d’origine libanaise, -Nick Rahhal, Charles Boustany et Darrel Issa- ont entrepris de criminaliser le Hezbollah, en 2011, par l’adoption par le congrès du HATA (Hezbollah Accountability Act), sur le modèle de la Syrian Accountability Act, adopté, lui, neuf ans plus tôt.
Deux textes législatifs américains adoptés dans le vain espoir de faire pression sur la formation chiite et son allié syrien en vue de les contraindre à souscrire à son retour au pouvoir à Beyrouth et se conformer à l’ordre saoudo américain.

Intervenu près d’un an avant la mise sur pied de la coalition de l’opposition syrienne off-shore, sous la houlette franco turque, la pression diplomatique du clan Hariri a été aiguillonnée notamment par un autre parlementaire américano-libanais, proche du lobby sioniste aux États-Unis, Anthony Nicy ainsi que par Walid Farès, ancien cadre dirigeant des milices chrétiennes libanaises durant la guerre civile libanaise (1975-1990) et recyclé aux États-Unis en tant que conseiller auprès de la commission de la lutte anti-terroriste au sein du sénat américain et conseiller diplomatique de Donald Trump. (Cf. Le journal libanais Al Akhbar en date 24 juin 2011)

Mais six ans après le déclenchement de la guerre de Syrie, Saad Hariri paraît abandonné par ses protecteurs saoudiens, en état de quasi faillite, déconsidéré auprès de ses électeurs, alors que le Royaume saoudien ploie sous la menace d’une arme de destruction massive la Loi Jasta votée par le Congrès américain ouvrant la voie à des poursuites contre l’Arabie pour sa responsabilité présumée dans le raid taliban contre les symboles de l’hyperpuissance américaine (11 septembre 2001) et dont les indemnités compensatoires sont estimées à trois trillions de dollars.

Buvant la coupe jusqu’à la lie, l’ancien chef de file du camp saoudo américain au Liban a dû ployer sous les fourches caudines de son rival, le Hezbollah, souscrivant à l’élection du candidat du parti chiite à la présidence libanaise, le général Michel Aoun, signant par là même un revers diplomatique majeur de ses anciens parrains saoudiens, au delà de leurs mentors communs, les pays occidentaux.

De quoi vous ôter l’envie de mener une dolce vita tapageuse sur la Riviera française.

René Naba


 
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L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA. Partie I

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Le grand banditisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Turquie, #Israël et la Palestine, #Le Liban

L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA.
 
L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA. Partie I

«Saladin ! Réveille-Toi Nous sommes revenus ! Le petit fils de Godefroy de Bouillon est devant toi, où sont les tiens ?»

Proclamation du Général Gouraud entrant à cheval à Damas et piétinant le catafalque du tombeau de Saladin à l’intérieur de la Mosquée des Ommeyyades.

Cet exergue est dédié à la cohorte des supplétifs binationaux franco-syriens engagés corps et âmes dans une entreprise de destruction de leur patrie d’origine afin de les inciter à cambrer l’échine dans un sursaut de dignité.

«La psychiatrie arabe devra un jour s’attacher prioritairement à interpréter cette singulière prédisposition des binationaux franco-syriens à se dévouer pour une fonction supplétive de deux pays (France-Turquie) à l’origine du démembrement de leur partie d’origine, Alexandrette (Syrie).

Les Arabes n’ont pas vocation à être des éternels harkis, ni à configurer leur pensée en fonction des besoins stratégiques de leurs prescripteurs occidentaux. Libres aux occidentalistes d’amplifier les mots d’ordre de leurs employeurs, mais il est impératif pour les Arabes de développer une pensée fondée sur les intérêts à long terme du Monde arabe. Wa Ou’zira Man Anzar». RN.

In Memoriam

François Hollande a abordé, en Janvier 2017, la phase crépusculaire de son mandat quinquennal en renonçant à briguer un second mandat, dans une démarche qui a été perçue comme une capitulation en rase campagne du foudre de guerre de Syrie, alors que la «bête noire de la France en Syrie», le président Bachar Al Assad, demeure en poste, aux commandes de son pays, sans la moindre perspective d’un dégagement immédiat, sans la moindre garantie d’une promesse de dégagement

En six ans de guerre, l’homme qui devait tomber tous les quinze jours, «l’homme qui ne méritait pas de vivre sur terre», a vu bon nombre de ses ennemis résolus, déraper vers les oubliettes de l’histoire, alors que le nouveau déploiement russe sur le littoral syrien a brisé le monopole des airs et de la navigation en Méditerranée, détenu jusque là par le camp atlantiste.

En dix sept ans de pouvoir, dont six de guerre, Bachar Al Assad, en un vieux remake de la guerre d’Irak, a assisté au trépas politique de ses principaux ennemis : Mohammad Morsi (Égypte), Rached Ghannouchi (Tunisie), l’Emir du Qatar, Khalifa Ben Hamad Al Thani, George Bush Jr, Condoleeza Rice, -les artisans de la Syrian Accountability Act (2002)- déclenchant le compte à rebours de la guerre contre la Syrie-, Barack Obama et Hillary Clinton (États-Unis), Tony Blair et David Cameroun (Royaume Uni), François Hollande et Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls et Laurent Fabius, le petit télégraphiste des Israéliens exfiltré vers le Conseil Constitutionnel en guise de congélation définitive de toute vie politique, ainsi que le Général Manaf Tlass, Chef de la garde présidentielle syrienne, le camarade d’enfance du président syrien, le trophée exfiltré des Français transformé en «four médiatique de la France», dans la guerre psychologique contre la Syrie ; enfin son collègue le commandant Abdel Kader Tlass, chef de la brigade Farouk du Front Islamique de Syrie, de sinistre réputation, artisan de la destruction de Homs dans la désastreuse bataille de Bab Amro, février 2012, qui sonna le glas des ambitions françaises en Syrie.

Sans parler des gardes chiourmes de l’opposition off shore syrienne, Robert Ford (Etats Unis) et Eric Chevallier (France).

Et sur le plan militaire, le général David Petraeus, emporté par une opération embedded, son poulain, le chef des djihadistes, le prince saoudien Bandar Ben Sultan, de même que sa roue dentée libanaise Wissam Al Hassan, et son poulain Omar Al Shishani, le chef militaire de Daech, longtemps opérationnel dans le nord de Syrie, enfin, dernier et non le moindre, l’«Armée Syrienne Libre», en voie de réanimation par des anesthésistes turcs.

Pour aller plus loin sur ce sujet, le remake de la guerre d’Irak.

Sur la réalité de la guerre de Syrie

L’implosion d’Hillary Clinton

Sur le bûcher de ses vanités, Hillary Clinton s’est consumée. Par sa cupidité, son avidité et son ambition dévorante, celle qui se rêvait la «Première Dame» élue à la magistrature suprême américaine, aura été, paradoxalement, la plus haïe des aspirants démocrates à la Maison Blanche, infligeant à son parti le plus retentissant camouflet de l’histoire électorale américaine, le sinistrant en même temps qu’elle défigurait l’image de l’Amérique.

Que son directeur de campagne, John Podesta, ait été en même temps un conseiller en communication de l’Arabie saoudite, qu’elle ait mis à profit ses responsabilités à la tête du département d’état pour ponctionner au profit de la Fondation Clinton les bienfaiteurs de sa future campagne, -à l’instar du Maroc, ou du Qatar-, donne la mesure de la confusion d’intérêts qui s’est établie dans l’exercice de ses fonctions, en même temps que son sentiment d’impunité.

Hormis l’Arabie saoudite, qui avait tout misé sur Billary (le tandem Bill et Hillary Clinton) pour se sortir du guêpier yéménite et syrien, et du Maroc, dont il espérait de ses contributions un infléchissement de la position des États Unis en sa faveur sur la question du Sahara occidental, le Monde arabe ne regretta pas la défaite de Hillary Clinton, elle, l’alliée souterraine de la Confrérie des Frères Musulmans dans la séquence dite du «printemps arabe», de la yéménite Tawakol Karman Prix Nobel de la Paix 2011) de la pakistanaise Huma Abeedin, sa conseillère occulte, toutes deux membres de la confrérie, elle, qui a outrepassé le mandat des Nations Unies sur la Libye, en tandem avec les philo sionistes Nicolas Sarkozy et le botuliste Bernard Henry Lévy.

En pleine campagne de Libye, débarquant à l’improviste à Tripoli pour y sonner l’Hallali en vue de la mise à mort du Colonel Mouammar Al Kadhafi, sans égard pour les destructions qu’elle vient d’imposer à la Libye, elle aura ce terme d’une indécence méprisante à l’égard de sa future victime : «We came, We saw and He died», dit elle en s’esclaffant de son rire caquetant et sociopathe si reconnaissable.

Six ans après, la malédiction de Kadhafi a frappé Hillary, qui lui renvoie d’outre tombe, tel un effet boomerang, sa sentence morbide. «We came, We Saw, SHE DIED». Triste fin pour Hillary Clinton, en retraite forcée anticipée aux cachetons de ménagère dévalués.

Le naufrage de David Cameroun : Du «chaos constructeur au KO destructeur» et «de la Grande Bretagne à la petite Angleterre ?

Dommage collatéral de la destruction de la Libye et de la Syrie, dont il aura été l’un des grands coordonnateurs, David Cameron passera dans l’histoire comme le pire premier ministre britannique depuis la fin de la II me Guerre Mondiale (1939-1945), le responsable du BREXIT, la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, premier cas de suicide en Mondovision d’un cynique qui aura sacrifié le destin de son pays et vraisemblablement de l’Europe pour sa survie politique.

Pour David Cameron, la Libye et la Syrie auront été ce que l’Irak a été pour Tony Blair, le «caniche britannique de George Bush jr»: Une tache indélébile. Son point de fragmentation.

Pathétique épilogue d’une parfaite illustration du «splendide isolement des élites», coupées des réalités du monde commun qui les entoure dans une solidarité des surclasses globales, développant une sorte d’irresponsabilité et d’immaturité qui les prive de toute forme de «sensibilité pour les grands devoirs historiques», selon l’expression du philosophe anglais Christopher Lasch.

Plate-forme de reconquête de l’Europe et de sa libération du joug nazi lors de la 2eme Guerre mondiale (1939-1945), le Royaume Uni, en un retournement tragique, se retrouve au terme de quarante ans de cohabitation houleuse au sein de l’Union européenne, au ban de l’Europe.

Pitoyable épilogue d’un parcours erratique généré par la médiocrité du leadership européen, de la cécité de la technostructure bruxelloise, sur fond de récession économique, de xénophobie, de gabegie, de démagogie et de populisme.

Le «chaos constructeur» qu’il a voulu imposer à ses anciens colonisés lui revient en pleine figure, tel un boomerang, sous forme d’un «K O destructeur». Juste châtiment pour l’un des grands responsables, au même titre que la France et la Turquie, du chaos généré par l’interventionnisme frénétique néo-colonialiste européen contre le Monde arabe, du phénomène djihadiste qu’il a parrainé, et du flux migratoire du sud de la Méditerranée qu’il a généré vers l’Europe en crise systémique ; l’élément déclencheur du réflexe d’autodéfense identitaire-sécuritaire et du vote xénophobe en Europe.

À l’origine des grands maux du Monde arabe, -la création du «Foyer National Juif en Palestine», l’intronisation de la dynastie wahhabite sur les Lieux Saints de l’Islam (La Mecque et Médine) et de la dynastie hachémite en Jordanie, par ailleurs un des grands artisans de la balkanisation du Monde arabe avec les accords Sykes Picot (1916)-, le Royaume Uni, juste retour des choses, subit à son tour le spectre de sa décomposition avec les tendances séparatistes en Écosse et en Irlande du Nord.

Cent ans après sa proclamation, la «Malédiction de la Promesse Balfour» frappe le Royaume Uni du fait de son machiavélisme éhonté et de ses déboires répétitifs en terre arabe dans la séquence du «printemps arabe». Cent ans après, la Grande Bretagne pourrait céder la place à la petite Angleterre. Sic transit Gloria Mundi.

Le paradoxe français : Principale usine occidentale à produire des terroristes et principale victime du terrorisme islamiste

Un massacre à la tronçonneuse digne d’une séquence du film de Quentin Tarantino : Les principaux dirigeants français du désastre de Syrie ont été projetés vers les oubliettes de l’histoire, à l’automne 2016. Tous d’un coup, dans un magistral coup de pied populaire à leur auguste postérieur : François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls, auparavant Laurent Fabius. Pour solde de tout compte.

Engagée dans une sarabande mortifère -Toulouse-Montauban (2012), Charlie Hebdo, Isère et Paris-Bataclan en 2015, puis Nice et Saint Etienne du Rouvray, banlieue de Rouen, en 2016, la France s’est propulsée, paradoxalement, au rang peu envieux de «principale usine occidentale à produire des terroristes», selon l’expression du politologue américain William McCants et de principale victime du terrorisme islamiste.

Unique pays au Monde à avoir donné quitus à l’organisation terroriste «Jabhat an Nosra», qui «fait du bon travail en Syrie», unique pays au Monde à avoir décerné la Légion d’Honneur au prince héritier d’un Royaume incubateur du djihadisme takfiriste éradicateur, la France, circonstance aggravante, est aussi l’un des rares pays au Monde à gratifier d’un poste envié le responsable d’un des désastres majeurs de son histoire contemporaine : Le ronfleur des forums internationaux.

Promouvoir à l’un des postes les plus prestigieux de la République, le Conseil Constitutionnel, un homme passible de poursuites pénales pour apologie du terrorisme, donne la mesure de la déflagration mentale de la nomenklatura française, particulièrement la caste des apparatchiks socialistes.

Sur fond de somnolence sur son nouveau perchoir, Laurent Fabius, le plus capé des hiérarques socialistes, mais le plus présomptueux aussi de tous les protagonistes occidentaux, est désormais à l’abri des séquelles de la décomposition du Parti Socialiste dont il aura été l’un des grands fossoyeurs. Piètre consolation pour un parcours de désolation. Un champ de ruines politique et moral.

À défaut d’éternité, faute d’immortalité, Laurent Fabius aura droit à une postérité au rabais, une postérité par défaut, sans panache, par sa promotion abjecte du djihadisme, donnant quitus à «Jabhat an Nosra» de ses turpitudes. «Fanfan, le fanfaron» traînera comme un boulet ses fanfaronnades, comme la marque des stigmates hideux des turpitudes de la technostructure française et de la caste politico-médiatique.

Dans ses deux composantes néo gaulliste atlantiste et socialo philo sioniste, la France passera à la postérité comme l’un des grands perdants de la campagne de Syrie. Un désastre comparable par ses effets à long terme à l’expédition de Suez, en 1956, contre le chef de file mythique du nationalisme arabe, Gamal Abdel Nasser.

De Charlie Hebdo, en janvier 2015, à Saint Etienne du Rouvray, juillet 2016, le terrorisme islamiste a fait 236 morts en France en 18 mois.

Alain Juppé, le rescapé français du naufrage syrien, l’homme à qui Sergueï Lavrof, ministre russe des Affaires étrangères, a raccroché au nez le téléphone, terme ultime d’une conversation houleuse, pensait développer une approche moins arrogante du conflit syrien, conséquence de sa mésaventure avec son homologue russe et des déboires de la France en Syrie dont elle était son mandataire colonial. Mais là aussi le couperet tomba et la tête de Juppé roula.

Le 14 juillet 2015, l’accord international sur le nucléaire iranien a achevé de déconsidérer la France, particulièrement son ministre des Affaires étrangères, le petit télégraphiste des Israéliens dans cette affaire. Le 14 juillet 2016, le carnage de Nice dans le prolongement du Bataclan et de Charlie Hebdo, a plongé la France dans la stupéfaction et discrédité durablement la politique wahhabite de la France, substitut à sa traditionnelle politique arabe. Au vu de ces événements, «Bastille Day», sous l’ère des néo conservateurs socialistes français, paraît devoir exercer une fonction traumatique dans l’imaginaire français.

Fin de la partie I .

(A suivre)
 

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La fin d'Israël. Par Hannibal Genseric.

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine, #Je suis Charlie?

mardi 3 janvier 2017

La fin d'Israël

 
 
Le discours de John Kerry du 28 décembre 2016 est un acte d'accusation révélateur d'Israël. Bien que prolixe et bourré de platitudes, ce discours a des accents de "J'accuse", d’Émile Zola. Une grande partie du monde a longtemps considéré l'État juif comme un tueur en série voleur de terres. Indirectement, Kerry a convergé avec ce consensus : "l'ordre du jour des colons est de définir l'avenir d'Israël. Et leur objectif déclaré est clair. Ils croient en un seul État: le plus grand Israël ".
Effectivement, ce programme de colonisation est la définition même d'Israël, car ce pays a été fondé sur le vol des terres d'autrui et par l’élimination physique des propriétaires légitimes, à l’image de ce qu’ont fait les Européens dans les Amériques et en Océanie. Vol des terres et nettoyage ethnique, tel a été leur crédo « civilisationnel » contre les « sauvages » autochtones. Incontrôlé, Israël engloutira encore plus de territoires de ses voisins. Éric Margolis souligne, "Israël peut paraître petit sur la carte mais c'est un géant militarisé, rempli de gens très intelligents qui savent exactement ce qu'ils veulent et comment l'obtenir."
Protest outside AIPAC Convention, Washington 2015
Le 29 novembre 2012, les Nations Unies ont voté en faveur de la reconnaissance de la Palestine comme un «État observateur non membre». 139 pays ont donné leur consentement, 41 se sont abstenus et seulement 9 ont dit non. Les boudeurs étaient Israël, États-Unis, Canada, République Tchèque, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Nauru, Palaos et Panama. Le lendemain, Israël a annoncé qu'il allait construire 3.000 logements supplémentaires pour les juifs en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. « Allez vous faire foutre », a donc répondu Israël au monde entier.
Résultat de recherche d'images pour "israël"
Kerry a cité Shimon Peres en disant que les 52% de la Palestine donnés aux Juifs avaient gonflé à 78%, à partir de 2014. Kerry:
Je ne pense pas que la plupart des gens en Israël, et certainement dans le monde, ont une idée de combien ce processus de colonisation est devenu immense et systématique. Mais les faits parlent d'eux-mêmes. Le nombre de colons dans les quelque 130 colonies israéliennes à l'est des lignes de 1967 n'a cessé de croître. La population de colons en Cisjordanie, à l'exclusion de Jérusalem-Est, a augmenté de près de 270.000 depuis Oslo, dont 100.000 seulement depuis 2009, date du début du mandat du président Obama.
Comme l'a dit Kerry, voler des terres aux Palestiniens est systématique et en cours, mais sans un vol de terre systématique et sanglant, il n'y aurait pas d'Israël du tout. Le vol de terre est le noyau d'Israël et son ADN.
Pour la plupart des Américains, cependant, la patrie juive est une victime éternellement sacrée, qui doit être défendue jusqu'à la fin des temps. L'Écriture juive est systématiquement évoquée pour défendre le larcin juif. Considérant cette nation , si peu naturelle, comme «l'avant-poste de Dieu», Pat Robertson croit que les Juifs doivent tout posséder. Il cite:
Je vais donner toute cette terre à toi et à ta postérité comme possession permanente (Genèse 13:15).
O notre Dieu, n'avez-vous pas chassé ceux qui ont vécu dans cette terre quand votre peuple est arrivé? Et n'avez-vous pas donné ce pays pour toujours aux descendants de votre ami Abraham? (Chroniques 20: 7)
Le blogueur influent Michael Snyder croit que Dieu a puni dix fois les États-Unis pour ne pas avoir suffisamment « embrassé le cul » d’Israël.
Lorsque Bill Clinton a rencontré Bachar al-Assad en 1994 pour discuter du possible retour des hauteurs du Golan, Yahvé, dieu des juifs, a répliqué.
- En 24 heures il a frappé la Californie avec le tremblement de terre de Northridge.
- Lorsque Clinton n'a pas montré assez d'amour à Netanyahu à la Maison Blanche en 1998, les sionistes ont sorti, le jour même, et comme par miracle, le scandale de Monica Lewinsky, dans les journaux.
- Lorsque Bush fils a fixé le 23 août 2005 comme la date limite pour retirer les colons juifs de Gaza, l'ouragan Katrina a frappé la Nouvelle-Orléans. Le fait qu'il a causé seulement des dommages minimes aux Bahamas et à Cuba montre à quel point le Dieu des juifs est un tireur d'élite inégalable.
- C'est grâce à Yahvé qu'Obama va être expulsé de la Maison blanche, car il a embauché le juif Kerry, cette honte de la patrie juive. Qu'est-ce qu'il y a dans votre placard, Barack? L'île aux esclaves sexuelles, créée par Jeffrey Epstein [1], un milliardaire juif mystérieusement financé, dans laquelle il a « invité » pour des orgies avec des enfants-esclaves certaines personnes parmi les plus puissants du monde, mais Obama, contrairement aux Clinton, n'y est jamais allé. [2].
Obama a-t-il commandé des pizzas et des glaces de Besta [Bestia, Beast] ? [3]
 
Les défenseurs d'Israël ont fustigé le discours de Kerry comme honteux, téméraire et destructeur. Voici ce qu’en pense le palestinien Tahsine al Khatib : « La seule bonne chose au sujet du discours de M. Kerry est que c'est la première fois que nous entendons des mots si brusques d'un diplomate américain! La réprimande de Kerry à l'égard d'Israël est chaleureusement accueillie dans tout le monde arabe, mais que se passe-t-il réellement? Je ne crois pas que la conscience de l'administration américaine se réveille soudainement. L'administration Obama n'a rien fait pour aider les Palestiniens à construire leur propre État libre et indépendant et rien pour empêcher la guerre d'Israël sur Gaza. Ils n'ont rien fait pour arrêter la construction des colonies. Alors pourquoi, au cours de leurs derniers jours au pouvoir, parlent-ils des droits des Palestiniens? Dans un proche avenir, rien ne changera avec ce pivot américain, mais symboliquement, nous vivons dans un monde nouveau, où Israël est universellement considéré comme criminel en essence, un fait qui est renforcé chaque jour, il refuse d'abandonner ses plus de 130 colonies illégales. »
 
Parlant aux dirigeants des pays musulmans en 2003, le président malaisien Mahathir Mohamad a décrit la création d'Israël comme venant des Européens qui déversent leur «problème juif» sur les musulmans, à cause de leur faiblesse. Après avoir maltraité les Juifs durant des siècles, les chrétiens font payer leurs crimes aux musulmans pour l'éternité. Ainsi: Il y a un sentiment de désespoir parmi les pays musulmans et leurs peuples. Ils sentent qu'ils ne peuvent rien faire de bien. Ils croient que les choses ne peuvent qu'empirer. Les musulmans seront toujours opprimés et dominés par les Européens et les Juifs. Ils seront pour toujours pauvres, arriérés et faibles.
 
En soutenant Israël dans ses crimes, les États-Unis et ses alliés chrétiens sont discrédités, et c'est pourquoi ils commencent à se laver les mains de ce cauchemar. En quittant son bureau, Obama peut finalement se permettre de dire quelque chose. En y entrant, Trump se prosterne devant Israël de manière encore plus abjecte. Peut-être est-il, lui aussi, victime du chantage de son « ami » et ex avocat, le mac pédophile Epstein ? [4]. Trump veut défendre cette nation profondément méprisée, aller contre le reste du monde, contre la vérité, la justice, le bon sens et même contre l'Amérique.
 
Un autre pays d'apartheid, l'Afrique du Sud, a dû se refaire après être délégitimé et universellement condamné, de sorte que la fin d'Israël est à portée de vue. Selon la CIA, Israël disparaîtra d'ici 20 ans.
Sans cette calamité qu’est Israël, synonyme de guerres sans fin, de chantage et de mendicité, le monde serait, sans aucun dote, bien meilleur.
 
NOTES
 
[1] voir
  
Les nouveaux courriels contiennent des documents de voyage et des itinéraires indiquant Hillary Clinton, Bill Clinton, Weiner et plusieurs membres du Congrès et d'autres fonctionnaires du gouvernement qui ont accompagné, à plusieurs reprises, le milliardaire, déjà condamné pour pédophilie, Jeffrey Epstein sur son Boeing 727 connu sous le nom de "Lolita Express" à son île privée dans les îles Vierges américaines, selon des sources. L'île d'Epstein a également été surnommée « Orgy Island » (l’île aux orgies) ou « Sex Slave Island » (l’île aux esclaves sexuelles), où Epstein offrait des filles et garçons mineurs à des dignitaires internationaux.
Naturellement, Epstein enregistre sur vidéo les ébats des invités avec des mineur(e)s, et fournit les films au Mossad, qui est son véritable employeur.
La suite, vous la devinez : le Mossad tient "par les couilles" la fine fleur de Washington D.C., de la Chambre des Représentants du Congrès, sans oublier la Maison Blanche. Qui osera s'opposer au diktat d'Israël ? Qui s'opposera au dépouillement des Américains pour enrichir les Khazars d'Israël ?
 
 
 
 
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Il n’y aura pas de partition de la Syrie . Par Sharmine Narwani

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Il n’y aura pas de partition de la Syrie


 

Le conflit est trop grand en Syrie pour qu’elle reste unifiée, et la désagrégation du pays est inévitable – les Etats-Unis et l’OTAN la proclament de leurs vœux. Sharmine Narwani, experte du Moyen-Orient, démonte cette argumentation point par point.

Il n’y aura pas de partition de la Syrie . Par Sharmine Narwani

 

© Omar Sanadiki Source: Reuters
Les partisans de Bachar el-Assad célèbrent la libération d’Alep

En février, quand Alep-Est contenait encore plein de combattants formés en Occident, alliés à Al-Qaïda, la question a été posée au président syrien Bashar el-Assad : «Pensez-vous pouvoir reprendre le contrôle sur tout le territoire syrien 

Il avait alors répondu positivement : «C’est un objectif que nous cherchons à atteindre sans aucune hésitation. Il n’y a pas de sens pour nous de dire que nous allons en abandonner une partie [du territoire syrien].»

Mais ce n’est pas le cas des hommes politiques occidentaux.

D’abord, c’est le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui a informé de façon évasive la Commission des relations étrangères du Sénat que l’administration de Barack Obama pouvait avoir un plan B pour la Syrie : «Il se peut qu’il soit bientôt trop tard pour préserver l’intégrité de la Syrie, si nous attendons plus longtemps.»

Ensuite, James Stavridis, ancien commandant suprême de l’OTAN et chef du commandement européen des Etats-Unis a écrit un article pour Foreign Policy, intitulé Il est l’heure de considérer sérieusement la partition de la Syrie, dans lequel il indiquait : «La Syrie en tant que nation est de plus en plus une fiction.»

Puis, le directeur de la CIA John Brennan a rejoint le chœur : «Tant de sang a été versé, je ne sais pas si nous serons en mesure de revenir à [une Syrie unifiée] de mon vivant.»

Mais dorénavant, la cuisante défaite des combattants soutenus par l’Occident à Alep-Est a rebattu les cartes concernant l’idée de la désintégration de la Syrie. Les néo-conservateurs frénétiques et les interventionnistes libéraux insistent sur l’idée de «partition» – faisant peu de cas de cinq années de pronostics erronés assurant que «Assad allait partir».

Mais Bachar el-Assad comprend quelque chose que les analystes occidentaux, les journalistes et les hommes politiques n’arrivent pas à saisir. Les alliés de la Syrie dans cette guerre – l’Iran, le Hezbollah, l’Irak, la Russie, la Chine – n’ont maintenu que deux lignes rouges tout au long du conflit :

la première est que Bachar el-Assad ne peut être destitué que par une élection nationale, par une majorité de Syriens.

La seconde est l’intégrité de la Syrie.

Leur logique est simple. Le changement de régime, le retraçage des frontières, les combats de mercenaires par procuration, diviser pour régner… les vieux trucs de l’hégémonie occidentale devaient cesser d’être utilisés en Syrie. Sinon, ils trouveraient à qui répondre à Moscou, Pékin et Téhéran.

En bref, un nouvel ordre mondial devrait apparaître sur les cendres du conflit syrien et pour cela, les alliés devront soigneusement contrecarrer les objectifs de l’OTAN et du Conseil de coopération du Golfe et maintenir à tout prix l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Etat syrien.

Le changement calculé dans l’équilibre du pouvoir

En 2013 on pouvait déjà prédire la formation d’une nouvelle alliance au Moyen-Orient, focalisée sur la sécurité et visant à combattre la menace djihadiste qui fait rage en Syrie et dans les pays voisins.

Il était déjà clair à l’époque que les guerres irregulières menées par les djihadistes et leurs puissants donateurs étrangers allaient forces ces quatre pays – le Liban, la Syrie, l’Irak et l’Iran – à coopérer dans le domaine militaire et politique pour éradiquer de leurs territoires les groupes terroristes influencés par les wahhabites.

L’«Arc de sécurité» serait formé d’une façon qui permettrait de protéger l’intégrité territoriale de ces quatre pays, et, en parallèle, adopter une vision du monde convergente qui ouvrirait la voie vers un nouveau système sécuritaire au Moyen-Orient.

Aujourd’hui, le Liban et l’Iran partagent des frontières sûres avec respectivement la Syrie et l’Irak. Les combattants, les conseillers militaires, les services de renseignement, les transferts d’armes de ces quatre pays sont en jeu, avec une coordination accrue et efficace sur terre et dans les airs.

La Russie et la Chine ont pesé «de toutes leurs forces» dans ce nouveau développement – soit au Conseil de sécurité de l’ONU, soit par des moyens militaires et financiers ou par des actions diplomatiques. Outre cela, galvanisées par la lutte féroce autour de la Syrie, Téhéran, Moscou et Pékin ont promu un nouvel ordre mondial multilatéral après lequel ils couraient – en assurant leur propre sécurité régionale, en renforçant les alliances globales, en en établissant de nouvelles et en créant des institutions politiques, financières et sécuritaires afin d’en finir avec celles contrôlées par l’Occident.

Après le succès de l’«Arc de sécurité» dans la lutte contre les groupes extrémistes, il a paru nécessaire pour ces trois Etats voisins d’impliquer d’autres participants dans cette nouvelle architecture de sécurité régionale – l’Egypte, la Turquie et la Jordanie – chacun d’entre eux pour des motivations différentes.

Mais de nouveaux adhérents pourraient rejoindre cette zone de sécurité, essentiellement parce qu’ils comprennent qu’un gouvernement central affaibli et la fragmentation de la Syrie déborderait dans leurs pays et y créerait des conditions similaires : chaos, instabilité, terrorisme.

Egypte : Sous la direction du Président Abdel Fattah al-Sissi, l’Egypte s’est détournée de ses mécènes saoudites, qui étaient, aux côtés du Qatar et de la Turquie, les principaux sponsors de l’extrémisme en Syrie et en Irak. Plus tôt cette année, Sissi a commencé à se détourner des alliés traditionnels de l’Egypte en Occident et dans la région, en ouvrant la porte à des relations approfondies dans les domaines politique, militaire et économique avec la Syrie, l’Iran, la Russie et la Chine.

Le docteur Christina Lin, professeur de l’Ecole des études internationales avancées de l’Université John Hopkins, explique : «Contrairement à Washington, Sissi considère Assad comme un rempart laïque s’érigeant à l’extrémisme islamique dans le Levant. Si Assad venait à être renversé, le Liban et la Jordanie suivraient, et l’Egypte ne veut pas finir comme la Libye à se faire dépecer entre les Frères musulmans et autres islamistes.»

Au cours de ces derniers mois, l’Egypte visait un dégel diplomatique à l’égard de l’Iran et une coopération militaire avec la Syrie, en se disputant publiquement avec l’Arabie saoudite. Outre cela, elle a été invitée par la Russie et par l’Iran à s’asseoir à la table des pourparlers de paix. Tandis qu’en arrière-plan, la Chine lance en Egypte un projet d’investissement en infrastructures, à hauteur de 60 milliards de dollars, dans un pays à court d’argent.

Turquie : Pour la Syrie, il n’y avait pas de bête noire plus grosse que la Turquie – le sponsor, l’exécuteur et l’organisateur du militantisme djihadiste qui traverse sa frontière sud dans une Syrie déchirée par la guerre. Mais le conflit syrien, à son tour, a estropié et épuisé la Turquie, en entrainant des attaques terroristes dans ses villes, en relançant le conflit «kurde», en isolant son président imprévisible, Recep Tayyip Erdogan, en paralysant son économie et en déclenchant des troubles politiques internes.

Alors, quand les Russes ont soi-disant averti Erdogan du coup d’Etat manqué de cet été – que les Turcs estiment être initié pas les Etats-Unis – l’orientation politique du président turc a commencé à se retourner, et il a commencé à avancer vers une série de compromis avec l’Iran et la Russie sur le conflit syrien. Le premier grand geste d’Erdogan envers Téhéran et Moscou était de débarrasser Alep d’une partie de ses combattants, en permettant ainsi aux forces alliées de la Syrie de concentrer leur pouvoir militaire sur les groupes affiliés à Al-Qaïda qui tenaient l’enclave Est.

A la suite de la libération d’Alep, les Turcs, les Iraniens et les Russes se sont rencontrés pour déterminer une autre série d’objectifs, y compris un cessez-le-feu au niveau national – une démarche qui a laissé de côté les alliés occidentaux d’Erdogan, soulignant le fait que personne n’a vraiment besoin des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou de la France à la table syrienne des négociations.

Jordanie : Pendant la majeure partie du conflit syrien, les intérêts de la Jordanie ont été bousculés par d’encombrants parrains qui ont transformé le Royaume hachémite en un centre d’opérations clandestines des services secrets occidentaux, des agents du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et des centres de formation des rebelles. Mais ces dernières années, le roi Abdullah de Jordanie a été contraint de s’occuper de son pays, financièrement exsangue par les conséquences engendrées de l’afflux massif de réfugiés syriens et par une explosion terrifiante du radicalisme intérieur. Du coup, la Jordanie a discrètement échangé des informations avec les autorités syriennes pour affaiblir le militantisme dans le sud de la Syrie et a fini par fermer sa frontière commune.

Le roi lui-même s’est engagé dans une sortie de navette diplomatique frénétique entre la Russie et la Chine, afin d’obtenir des investissements et une légitimité politique, pour que la Jordanie se trouve dans une position confortable pour suivre l’exemple de ses plus grands voisins, tandis que la tendance régionale des renversements de pouvoir tourne très nettement en faveur de la Syrie.

Ce sont les vainqueurs qui définissent l’avenir, non les vaincus

La libération d’Alep-Est des combattants alliés à Al-Qaïda, est un tournant décisif dans la guerre contre la Syrie. Les principales régions les plus peuplées et à l’infrastructure la plus développée, qui vont du nord au sud la partie ouest du pays, sont maintenant en majorité contrôlées par le gouvernement.

De plus, la libération d’Alep sert de rampe de lancement pour supprimer le corridor vital qui va de la Turquie à Mossoul, qui fournit combattants, équipements militaires et armes à Daesh depuis des années. Les troupes syriennes et leurs alliés seront maintenant capables de virer plein est, vers l’Euphrate, afin de couper cette ligne de vie entre la Turquie et l’Etat islamique.

Avec les points névralgiques de l’ouest syrien sécurisés et les combattants djihadistes sérieusement diminués dans le sud, seules les régions du nord-est posent un défi – mais ces régions sont occupées en majorité par Daesh, où les batailles finales seront menées pour mettre en déroute le groupe terroriste.

Alors, qui exactement les Américains veulent-ils diviser, et pourquoi ?

Les récentes guerres en Afghanistan, en Irak au Yémen et en Libye démontrent clairement qu’une autorité centrale faible ne crée que du vide politique et sécuritaire dans lequel les extrémistes se précipitent pour le remplir. Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, a déclaré lui-même qu’il préférait le règne d’hommes forts plutôt que l’instabilité qui prévaut lors des conflits de changement de régime. Ce sont l’Etat islamique et Al-Qaïda qui bénéficient essentiellement du démembrement de la Syrie – et toutes les parties au conflit en sont conscientes.

Les pays de l’«Arc de sécurité» et leurs alliés peuvent éradiquer de manière compétente le terrorisme sur leur sol. La Turquie et les Etats-Unis restent cependant des points de friction majeurs, luttant toujours, contre leurs propres intérêts sécuritaires, pour réclamer leurs droits sur des bandes de territoire du nord-est qui présentent à leurs yeux un intérêt stratégique.

Ce qui est amusant au passage, c’est de voir les intérêts opposés de deux alliés de l’OTAN. Le «projet kurde» des Etats-Unis a fait fuir Erdogan vers les Iraniens et les Russes pour leur demander de l’aide. C’est vraiment ironique que les efforts continus de l’Occident visant à semer la discorde entre les acteurs régionaux, les sectes et les groupes ethniques, puissent se retourner d’un seul coup par le soutien que les Américains fournissent aux nationalistes kurdes. Il n’y a pas de meilleur moyen d’assurer la solidarité entre Arabes, Iraniens et Turcs, que la perspective de l’unification de l’Etat kurde. Même la menace de l’Etat islamique n’en a pas été capable.

Après la victoire d’Alep, Assad s’est de nouveau prononcé sur la partition : «C’est l’espoir de l’Occident et de certains pays dans la région. Si vous regardez la société d’aujourd’hui, la société syrienne est plus unifiée qu’elle ne l’était avant la guerre. Il est hors de question que les Syriens l’acceptent – je parle maintenant d’une grande majorité de Syriens. Après presque six années [de conflit], je peux vous dire que la majorité des Syriens n’accepteront rien de lié à une désintégration – bien au contraire.»

Il a raison. Pour plus de 70% de Syriens habitant dans des régions contrôlées par le gouvernement, la volonté de continuer la guerre est nulle – et c’est ce que la partition impliquerait : encore des conflits. En outre, non seulement les Syriens, mais tous les pays de l’Arc de sécurité et leurs partenaires sont déterminés plus que jamais à se protéger, en éradiquant le terrorisme qui demeure dans des poches internes à leurs territoires. Comme Assad – et une grande partie de l’Europe aujourd’hui – ils savent que vous n’éliminerez jamais une menace à votre sécurité si vous ne l’écrasez pas et ne préservez pas l’Etat.

Dans le contexte sécuritaire, la partition est hors de question. Dans le contexte militaire, une partition forcée exigera l’engagement de troupes plus puissantes que les armées syrienne, russe, iranienne, égyptienne et du Hezbollah réunies – ce qui est impossible. Dans le contexte politique, la volonté internationale pour une partition «imposée», est nulle.

Donc non, il n’y aura pas de partition de la Syrie.

Sharmine Narwani | 31 déc. 2016

Article original: https://www.rt.com/op-edge/372142-us-russia-syria-partition-turkey/

Source: https://francais.rt.com/opinions/31587-il-aura-pas-partition-syrie

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Psalmodier “deux États, deux États” ne sert qu’à perpétuer l’occupation. Par Gideon Levy

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #L'OTAN., #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine

Psalmodier “deux États, deux États” ne sert qu’à perpétuer l’occupation.  Par Gideon Levy

Psalmodier “deux États, deux États” ne sert qu’à perpétuer l’occupation

 

Une question à ceux qui soutiennent ouvertement la “solution à deux États”, c’est-à-dire à peu près tout le monde, depuis le Secrétaire d’État U.S. John Kerry jusqu’au professeur Shlomo Avineri : vous dites tous que cette solution est en grand danger, peut-être même agonisante. Mais que faudrait-il qu’il advienne pour que vous admettiez qu’elle a rendu son dernier soupir ? Que faut-il de plus pour que vous admettiez qu’elle est morte ? Dix mille colons de plus ? Ou vingt mille ? Cinq ans de plus dans l’impasse ? Quand est-ce que vous allez l’admettre ?

La plupart des gens connaissent la vérité, mais refusent de l’admettre. Ils savent que le nombre des colons a atteint une masse critique. Ils savent qu’aucun parti israélien ne les fera jamais évacuer. Et sans qu’ils soient tous évacués – et cela aussi c’est une chose que chacun sait – il n’y a pas d’État palestinien viable.

Ils savent que le colonisateur israélien n’a jamais eu l’intention de mettre en œuvre la “solution à deux États”. Le fait est que tous les gouvernements israéliens – absolument tous – ont continué l’entreprise de colonisation.

Les supporters des deux États sont préoccupés par la situation, même effrayés. Ils se conduisent comme les proches d’un patient moribond, qui est déjà en état de mort cérébrale, et dont on a besoin de prélever les organes pour les transplanter, mais qui refusent, espérant que d’une manière ou d’une autre un miracle va survenir qui le ramènera à la vie. De Kerry à Avineri, c’est exactement ainsi que se conduisent les partisans des deux États : ils espèrent un miracle et pour cette raison ils s’opposent à des transplantation s qui sauveraient des vies.

Il est difficile de tout reprendre à zéro. La “solution à deux États” était idéale [1]. Elle garantissait une relative justice  aux deux parties, et un État pour chaque nation. Mais Israël a tout fait pour la détruire, via ses colonies, le seul facteur irréversible dans l’équation de la relation entre Israël et la Palestine.

C’est la raison pour laquelle la colère du monde contre les colonies s’est soudain intensifiée : il sait qu’elles sont irréversibles. Mais pour autant les soutiens des deux États, que ce soit à Jérusalem ou à Washington, n’ont jamais rien entrepris pour y mettre fin quand il était encore temps. La conclusion est inévitable : déclarer la mort de la “solution à deux États”. Mais au lieu de cela, ils continuent à attendre un miracle.

Kerry, Avineri et leurs semblables sont pleins de bonnes intentions. Ils ont raison, d’ailleurs, de dire que c’était la seule solution [1]. Mais en niant qu’elle soit morte, ils ne font rien d’autre que consolider le status quo, l’occupation, ce qui est le but du gouvernement israélien.

En Europe, aux États-Unis, à l’Autorité Palestinienne et en Israël, des gens continuent à psalmodier “deux États”, par inertie et par peur des conséquences du changement. Et ce faisant, ils anesthésient et étouffent toute réflexion adaptée à la nouvelle situation.

S’accrochant de toute leur volonté à la solution d’hier, les soutiens de la “solution à deux États” répondent agressivement à quiconque essaie de remettre en question leur foi irrationnelle en un miracle. C’est la manière de faire classique pour les croyance religieuses, quasiment messianiques : malheur à qui essaie de les mettre en doute. Et c’est ainsi qu’ils se conduisent actuellement envers A.B. Yehoshua, qui a proposé une solution typiquement dans le bon vieux style israélien à la situation nouvelle [2].

Yehoshua a proposé d’accorder un statut de résident permanent à des Palestiniens qui vivent dans la “zone C” [de la Cisjordanie occupée], sous contrôle israélien total. C’est trop étriqué, trop nationaliste et trop discriminatoire. Yehoshua croit encore en la supériorité des Juifs, dans des accords intérimaires et dans les petits pas au-dessus des abysses. Mais, contrairement aux tenants de la “solution à deux États”, au moins a-t-il le courage et l’intégrité de reconnaître la nouvelle réalité et d’essayer d’y offrir des solutions. Et cela seul suffit pour qu’il soit considéré comme un hérétique par ses pairs.

En effet, la solution d’un seul État démocratique est une hérésie au regard de toutes les croyances dans lesquelles nous avons été élevés. Elle nous impose de tout repenser : repenser le sionisme et tous les privilèges qui ne sont accordés qu’à un seul peuple. C’est ici que commence une longue et pénible route. Mais c’est la seule qui nous reste encore ouverte.

Cette route conduit à l’une des deux destinations : un État d’apartheid ou un État démocratique. Il n’y a pas de troisième option. Le discours croissant de l’annexion et les loi anti-démocratiques adoptées à la hâte démontrent qu’Israël est en train de jeter les bases idéologiques et légales pour mettre en œuvre la première option, un État d’apartheid.

Le combat contre cela doit se concentrer sur la seconde option : l’État démocratique. Ceux qui continuent à jacasser à propos des deux États sabotent cet effort.

Un rappel : la “solution à un État” existe depuis déjà longtemps. Au cours de l’année qui commence aujourd’hui, on va célébrer le 50ème anniversaire de sa fondation. Le moment est venu de lancer une bataille à propos de la nature de son régime.

Gideon Levy

Cet article a été publié par Haaretz le 1er janvier 2017 sous le titre “The Two-state Solution Is Already Dead”. Traduction : Luc Delval

[1] Cette affirmation est hautement contestable, si on veut bien de rappeler que les “accord d’Oslo” – s’ils avaient pu être concrétisés – n’ouvraient d’autre perspective en guise de « rêve national » que de permettre à environ un tiers du peuple palestinien, qui vit dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, et d’avoir un État dépouillé entre autres attributs étatiques essentiels de la maîtrise de ses frontières et du droit d’avoir une armée, sur rien de plus que 22% de la superficie de la Palestine historique, sur lesquels Israël aurait stationné pour au moins 50 ans des troupes. Le “droit au retour” des réfugiés, consacré par le droit international, est pratiquement ignoré par cette “solution idéale”. Qui plus est elle n’aurait apporté aucune solution en ce qui concerne le statut de citoyens de troisième catégorie (les deux premières étant les Juifs blancs, et la seconde les autres Juifs) des Palestiniens d’Israël et l’apartheid qui existe déjà de facto à l’intérieur d’Israël et est inscrit dans un nombre croissant de ses lois. Consultez notre “dossier Oslo”.  Il y a trois ans déjà nous avons publié un article d’un professeur de sciences politique de l’Université de Pennsylvanie : “La chimérique solution à deux États est moribonde”. L’agonie est longue, mais son issue n’en est pas moins inéluctable. – NDLR

[2] Le romancier A.B. Yehoshua (80 ans) a proposé d’ “accorder” – en usant du droit divin de l’occupant – un statut de “résident israélien” à 100.000 Palestiniens. Il ne s’agit en aucun cas d’une réelle citoyenneté, l’objet n’étant de l’aveu même du romancier que de réduire la “malignité” de l’occupation, de manière à ce qu’elle puisse mieux se poursuivre. – NDLR

Source: http://www.pourlapalestine.be/psalmodier-deux-etats-deux-etats-ne-sert-qua-perpetuer-loccupation-gideon-levy/

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Publié depuis Overblog et Twitter et Facebook

13 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #l'Arabie, #La guerre, #Terrorisme, #Daesch

Les mercenaires de DynCorp remplacent ceux d’Academi au Yémen

 

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Au Yémen, les mercenaires d’Academi (ex-Blackwater) ayant été tués les uns après les autres par la coalition des Houthis et des militaires fidèles au président Saleh, ils sont remplacés par un nouveau personnel fourni par DynCorp.

Cette armée privée sera payée par les Émirats arabes unis, pour 3 milliards de dollars. DynCorp est la propriété du fonds de placement Cerberus dirigé par l’Israélien Steve Feinberg et l’ancien vice-président des États-Unis, Dan Quayle.

Réseau Voltaire

 

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Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective. Par Diana Johnstone

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La Turquie, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective

Par Diana Johnstone – Le 4 octobre 2016 – Source CounterPunch

Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective. Par Diana Johnstone

Tout le monde prétend vouloir mettre fin à la guerre en Syrie et restaurer la paix au Moyen-Orient.

Enfin, presque tout le monde.

«C’est un jeu éliminatoire où vous avez besoin que les deux équipes perdent, mais vous ne voulez surtout pas que l’une gagne – donc nous allons faire en sorte que ce soit un match nul, a dit Alon Pinkas, un ancien consul général israélien à New York, selon le New York Times en juin 2013. Laissons-les se saigner tous les deux, jusqu’à l’hémorragie mortelle : telle est la réflexion stratégique ici.»

Efraim Inbar, directeur du Begin-Sadat Center for Strategic Studies [Centre Begin-Sadat d’études stratégiques] a souligné les mêmes éléments en août 2016 :

L’Occident doit chercher a affaiblir État islamique, mais pas à le détruire […] Laisser des méchants tuer d’autres méchants sonne vraiment cynique, mais il est usuel et même moral d’agir ainsi si cela maintient les méchants occupés et moins en mesure de nuire aux bons types […] En outre, l’instabilité et les crises contiennent parfois des signes de changement positif […] L’administration américaine ne semble pas capable de reconnaître le fait qu’État islamique peut être un instrument utile pour saper l’ambitieux plan de Téhéran de domination du Moyen-Orient.

Okay, alors pas exactement tout le monde.

Mais le site humanitaire Avaaz veut sûrement mettre fin à la guerre et restaurer la paix.

Le veut-il vraiment ?

Avaaz fait actuellement circuler une pétition qui a recueilli plus d’un million de signatures et en vise un million et demi. Elle est susceptible de les obtenir avec des mots comme ceci :

«100 enfants ont été tués à Alep depuis vendredi dernier.»

«Trop, c’est trop !»

Avaaz poursuit en déclarant : «La solution parfaite pour mettre fin au conflit n’existe pas, mais il n’y en a qu’une pour faire cesser cette terreur tombant du ciel – que des gens, partout, demandent une zone d’exclusion aérienne pour protéger les civils.»

Zone d’exclusion aérienne ? Cela ne sonne-t-il pas familier ? C’était le stratagème qui a servi à détruire les défenses aériennes de la Libye et a permis un changement de régime en 2011. Cette solution était promue avec zèle par Hillary Clinton, qui appuie aussi totalement la même approche en Syrie.

Et lorsque l’Occident dit «exclusion aérienne», cela signifie que certains peuvent voler et d’autres non. Pendant la zone d’exclusion aérienne en Libye, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis y volaient autant qu’ils voulaient, tuant d’innombrables civils, détruisant les infrastructures et permettant aux rebelles islamistes de servir dans certaines parties du pays.

La pétition d’Avaaz fait la même distinction. Certains pourraient voler et d’autres non.

«Lançons un appel mondial à Obama et aux autres dirigeants pour qu’ils résistent à la terreur de Poutine et d’Assad. C’est peut-être notre dernière chance, notre meilleure chance d’aider à mettre fin à ce meurtre massif d’enfants sans défense. Ajoutez votre nom.»

Donc s’il s’agit de meurtre massif d’enfants sans défense, et de le stopper, nous devrions faire appel au roi des drones, Obama, pour qu’il mette fin à la «terreur venue du ciel».

Pas seulement Obama, mais aussi d’autres «bons» dirigeants, membres de l’OTAN :

Au Président Obama, au Président Erdogan, au Président Hollande, à la Premier ministre May et à d’autres dirigeants mondiaux : en tant que citoyens du monde entier, horrifiés par le massacre d’innocents en Syrie, nous vous appelons à imposer une zone d’exclusion aérienne au nord de la Syrie, y compris Alep, pour mettre fin au bombardement de civils en Syrie et garantir que l’aide humanitaire atteigne ceux qui en ont le plus besoin.

Le calendrier de cette pétition est éloquent. Elle arrive exactement au moment où le gouvernement syrien est désireux de mettre fin à la guerre en reconquérant la partie est d’Alep. Elle fait partie de la campagne de propagande massive actuelle qui vise à réduire la conscience qu’a l’opinion publique de la guerre en Syrie à deux éléments : les enfants victimes et l’aide humanitaire.

Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective. Par Diana Johnstone

A partir d’un tel point de vue les rebelles disparaissent. Donc également tous leurs soutiens étrangers, l’argent saoudien, les fanatiques wahhabites, les recrues d’EI venus du monde entier, les armes étasuniennes et le soutien français. La guerre n’est plus que l’étrange caprice d’un «dictateur», qui s’amuse à bombarder des enfants sans défense et à bloquer l’aide humanitaire. Cette manière de voir réduit la guerre de cinq ans en Syrie à la situation décrite en Libye pour justifier la zone d’exclusion aérienne : rien d’autre qu’un méchant dictateur qui bombarde son propre peuple.

Pour le public qui aime à consommer les événements mondiaux sous forme de contes de fées, tout cela se tient. Signez une pétition sur votre ordinateur et sauvez les enfants.

La pétition d’Avaaz ne vise pas à mettre fin à la guerre et à restaurer la paix. Elle vise clairement à faire obstacle à l’offensive du gouvernement syrien pour reprendre Alep. L’Armée syrienne a subi de lourdes pertes en cinq ans de guerre, ses recrues potentielles ont en effet été invitées à éviter un service militaire dangereux en allant en Allemagne. La Syrie a besoin de puissance aérienne pour réduire ses pertes. La pétition d’Avaaz appelle à paralyser l’offensive syrienne et se met donc du côté des rebelles.

Attendez – cela ne signifie-t-il pas qu’ils veulent que les rebelles gagnent ? Pas exactement. Les seuls rebelles vraiment assez forts pour gagner, c’est État islamique. Personne ne veut vraiment ça.

Le constat est que pour mettre fin à cette guerre, comme pour mettre fin à la plupart des guerres, il faut qu’un camp sorte par le haut. Lorsqu’on sait qui est le camp gagnant, il peut y avoir des négociations fructueuses pour des choses comme l’amnistie. Mais cette guerre ne peut pas être «terminée par des négociations». C’est un résultat que les États-Unis ne pourraient soutenir que si Washington pouvait utiliser les négociations pour imposer ses propres marionnettes – pardon, des exilés pro-démocratie vivant en Occident. Mais en l’état actuel, ils seraient rejetés comme traîtres par la majorité des Syriens qui soutiennent le gouvernement et comme apostats par les rebelles. Donc un camp doit l’emporter pour mettre fin à cette guerre. Le résultat le moins mauvais serait que le gouvernement Assad vainque les rebelles afin de préserver l’État. Pour cela, les forces armées syriennes doivent reprendre la partie est d’Alep occupée par les rebelles.

Le boulot d’Avaaz est d’obtenir que l’opinion publique s’oppose à cette opération militaire en la décrivant comme rien d’autre qu’un effort commun russo-syrien pour assassiner des civils, en particulier des enfants. Pour cela, ils appellent à une opération militaire de l’OTAN pour abattre (c’est ce que signifie «exclusion aérienne») les avions syriens et russes qui assurent un soutien aérien à l’offensive de l’armée syrienne.

Même des mesures radicales comme celles-ci ne visent pas à mettre fin à la guerre. Elles signifient affaiblir le camp vainqueur pour l’empêcher de gagner. Pour faire durer le blocage. Cela signifie – pour recourir à l’absurde expression populaire utilisée pendant la guerre en Bosnie – créer un «terrain de jeu équitable», comme si la guerre était un événement sportif. Cela signifie laisser la guerre continuer encore et encore jusqu’à ce qu’il ne reste rien de la Syrie et que ce qui reste de la population syrienne remplisse les camps de réfugiés en Europe.

Comme le New York Times l’a rapporté de Jérusalem en septembre 2013, «la synergie entre les positions israéliennes et américaines, bien qu’elles ne soit pas explicitement formulée par les dirigeants de chaque pays, pourrait être une source critique de soutien, puisque M. Obama cherche l’approbation du Congrès pour des frappes chirurgicales en Syrie». Il ajoutait que «les problèmes de sécurité nationale d’Israël recueillent un large soutien bipartisan à Washington, et l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), l’influent lobby pro-Israël à Washington, a fait pression mardi en soutien à l’approche de M. Obama». (C’était lorsque Obama projetait de «punir le président Bachar al-Assad pour utiliser des armes chimiques sans le forcer à quitter le pouvoir» – avant qu’Obama décide de se joindre à la Russie pour désarmer plutôt l’arsenal chimique syrien, une décision pour laquelle il est toujours condamné par le lobby pro-Israël et et le Parti de la guerre.) La déclaration de l’AIPAC «n’a rien dit, cependant, sur le résultat préféré de la guerre civile…»

En effet. Ainsi que le rapport de 2013 de Jérusalem continuait, «comme les espoirs se réduisaient de voir l’émergence d’une force rebelle modérée laïque qui pourrait forger un changement démocratique et même un dialogue constructif, avec Israël, une troisième approche a gagné du terrain : laisser les méchants se brûler eux-mêmes. ‹La poursuite du conflit sert absolument les intérêts d’Israël›, a déclaré Nathan Thrall, un analyste pour l’International Crisis Group basé à Jérusalem.»

La pure vérité est que la Syrie est la victime d’une entreprise criminelle collective planifiée depuis longtemps, afin de détruire le dernier État nationaliste arabe laïque au Moyen-Orient, à la suite de la destruction de l’Irak en 2003. Alors que la répression des «manifestations pacifiques» de 2011 est attribuée au gouvernement, le soulèvement armé a été planifié depuis des années et était soutenu par des puissances étrangères : l’Arabie saoudite, les États-Unis et la France, parmi d’autres. Les motifs français restent mystérieux, à moins qu’ils ne soient liés à ceux d’Israël, qui voit la destruction de la Syrie comme un moyen d’affaiblir son principal rival dans la région, l’Iran. L’Arabie saoudite a des intentions similaires pour affaiblir l’Iran, mais avec des motifs religieux. La Turquie, l’ancienne puissance impériale dans la région, a des ambitions territoriales et politiques propres. Le dépeçage de la Syrie peut les satisfaire tous.

Cette conspiration flagrante et parfaitement transparente pour détruire la Syrie est un crime international majeur, et les États mentionnés ci-dessus sont des co-conspirateurs. Ils sont rejoints dans cette entreprise criminelle collective par des organisations prétendument «humanitaires» comme Avaaz, qui propagent la propagande sous le couvert de protéger des enfants. Cela fonctionne parce que la plupart des Américains ne peuvent tout simplement pas croire que leur gouvernement ferait des choses pareilles. Parce que les gens normaux ont de bonnes intentions et haïssent voir des enfants tués, ils imaginent que leur gouvernement doit être semblable. Il est difficile de dépasser cette foi réconfortante. Il est plus naturel de croire que les criminels sont des gens méchants dans un pays auquel nous ne comprenons vraiment rien.

Il n’y a aucune chance que cette entreprise criminelle éveille jamais l’attention des procureurs de la Cour pénale internationale qui, comme la plupart des grandes organisations internationales, est totalement sous le contrôle des États-Unis. Par exemple, le Secrétaire général adjoint pour les questions politiques des Nations unies, qui analyse et élabore les questions politiques pour le Secrétaire général Ban Ki Moon, est un diplomate américain, Jeffrey Feltman, qui était un membre important de l’équipe de Hillary Clinton lorsqu’elle effectuait un changement de régime en Libye. Et les complices dans cette entreprise incluent toutes les organisations pro-gouvernementales «non gouvernementales» comme Avaaz, qui pousse l’hypocrisie à de nouvelles extrémités en exploitant la compassion pour des enfants afin de justifier et de perpétuer ce crime majeur contre l’humanité et contre la paix dans le monde.

Diana Johnstone est l’auteur de Fools’ Crusade: Yugoslavia, NATO, and Western Delusions. Son dernier livre est Queen of Chaos: the Misadventures of Hillary Clinton [Hillary Clinton : la reine du chaos, Editions Delga]. Elle peut être atteinte à diana.johnstone@wanadoo.fr

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francophone

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Le plan de l'apocalypse de l'OTAN: 800 chasseurs bombarderont la Syrie.

6 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'Italie., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Daesch

Le 5 octobre 2016 
Vers une intervention de l'Otan en Syrie?
Vers une intervention de l'Otan en Syrie?

Des sources bien informées à Moscou et à Berlin font état d'un plan concocté par l'Otan visant à frapper l'armée syrienne à l'aide des dizaines d'escadrons et en présence de 14 pays. 

Le site d'analyse et d'information allemand Firil.net qui rapporte cette information évoque la présence de "plus de 800 chasseurs bombardiers" dans cette opération qui " aurait lieu dans les jours à venir". 

"L'Otan avait déjà conçu un plan similaire en juillet dernier, plan qui n'a pas vu le jour : à l'époque certains des membres de l'Alliance et leurs alliés régionaux n'étaient pas militairement disposés et un certain niveau de coordinations entre Moscou et Washington empêchait l'Otan de réfléchir sérieusement à l'option militaire. En effet, le plan précité visait à reproduire le même scénario qu'en Serbie des années 90 à l'exception près que la Russie de 2016 n'a rien de comparable à la Russie d'il y a 20 ans" 

La rupture du dialogue entre Washington et Moscou d'une part et la fulgurante progression de l'armée syrienne à Alep de l'autre semblent avoir décidé l'Otan à lancer une grande offensive contre l'armée syrienne. 

Mais que cherche l'Otan? 

La libération d'Alep par l'armée syrienne aplanira le terrain aux victoires encore plus grandes voire à la reprise totale des régions syriennes par l'armée syrienne. 

-Les évolutions sur le terrain ont prouvé aux Américains et à leurs alliés une chose:  le " régime Assad a besoin d'un an au maximum pour libérer la totalité du territoire syrien et mettre en échec les plans qui visent à le démembrer. Or la crise en Syrie aurait dû éroder les capacités militaires et économiques de la Syrie, de l'Iran et de la Russie par sa longueur voire sa pérennité. 

- Le fait que la Syrie et ses alliés iraniens et russes sortent la tête haute de cette crise revient à offrir sur un plateau d'or le contrôle de la moitié du Moyen-Orient à la Russie , ce qui signifie le déclin progressif de l'Otan et une détérioration de la situation dans laquelle se trouvent les alliés régionaux de l'Alliance à savoir la Turquie, l'Arabie saoudite et les pays arabes du golfe Persique. 

-L'écart très réduit entre Hillary Clinton et Donald Trump pousserait les démocrates à recourir à l'option militaire et ce, dans l'objectif d'augmenter les chances d'une victoire démocrate à la présidentielle US. 

-Une victoire syrienne garantirait la montée en puissance du Hezbollah, et élargirait le pouvoir de marchandage du camp pro Assad aux négociations. 

La Russie n'a d'ailleurs pas caché son inquiétude de voir Washington couper le dialogue car cette décision signifie " le retour des Etats Unis à l'option militaire". 

C'est d'ailleurs pour répondre à cette même inquiétude que Moscou, bien au fait du plan de l'Otan a envoyé ses S300 en Syrie. Les batteries de missiles S300 seront déployées dans la base de Lattaquié mais les S400 sont déjà envoyés en Syrie. 

Toujours selon les sources allemandes, la réunion de John Kerry et l'opposition syrienne à Washington et son opposition à une solution militaire en Syrie n'ont pas été qu'un leurre, destinée à prendre de court la Russie et ses alliés, une fois l'offensive lancée. 

Suivant le plan de l'Otan, l'attaque va commencer par des frappes aériennes d'envergure qui dureront de 3 à 5 jours et viseront essentiellement le centre de commandement et l'Etat major de l'armée syrienne! il y aura également question d'assassinat de haut commandants de l'armée syrienne et d'attaques contre les bâtiments publics aussi bien dans la banlieue de Damas que dans la banlieue d'Alep et de Lattaquié. 

800 chasseurs bombardiers décolleront de la Turquie, de la Jordanie et de la Méditerranée et les missiles de croisière et Tomahawk seront tirés depuis les bases américaines dans le golfe Persique. Les chasseurs éviteront évidemment cette partie de l'espace aérien syrien qui est exposées aux S400 russes. Ils pénétreront donc le ciel syrien via le nord-est , l'Irak, la Jordanie et Israël. 

" C'est une opération qui ressemble à " Renard du désert", laquelle s'est déroulée en 98 et c'est l'Arabie saoudite qui va la financer", selon les sources allemandes. Aucune intervention terrestre n'aura pas lieu mais les "rebelles formés par la CIA" prendront d'assaut dans les heures suivant les bombardements des lieux visés. Des camions bourrés d'armes venus de la Turquie et de la Jordanie les alimenteront au préalable en armes et en munition. 

L'offensive sera déclenchée d'ici quelques jours à moins qu'une trêve parvient à s'installer. Israël n'interviendra que dans le cas d'urgence. 

Les Etats Unis ne pourront pas perdre en Syrie car cela signifierait la défaite de leurs alliés ...... 

Et la Russie? la réponse est bien claire.... il n'est pas question pour le camp pro Assad non plus de perdre. 

ADDENDUM

Les commentaires bizarrement ne s'affichent pas.

A propos de cet article je vous transmets deux commentaires intéressants

Supasupz • 10-07-2016 19:24 • Le plan de l'apocalypse de l'OTAN: 800 chasseurs bombarderont la Syrie.

Vous ne publiez pas mon commentaire?

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Supasupz • 10-07-2016 14:30 • Le plan de l'apocalypse de l'OTAN: 800 chasseurs bombarderont la Syrie.

"Des sources bien informées à Moscou et à Berlin".

Pouvez vous citez les sources russes s'il vous plait? Vous n'en faites pas état dans votre article.

Et concernant les sources allemandes, à vrai dire je n'en vois qu'une (tous les sites parlant de cet hypothétique bombardement massif des américains renvoient vers cette seule et unique source), le "Firil center for studies", dont le site n'est accessible qu'en langue arabe, et qui semble avoir été réalisé entièrement en flash, puisque il n'y a aucune possibilité de traduire les pages, aucune possibilité de copier le texte ou enregistrer les liens, et dont on ne sait rien sur qui en est responsable.



Merci d'apporter des précisions, ça me paraît fondamental pour établir la vérité.

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La CIA et son armée de mercenaires du sexe.

29 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #AMERIQUE, #Terrorisme, #L'OTAN., #Le grand banditisme, #l'horreur économique

La CIA et son armée de mercenaires du sexe.

Le jeu est appelé la théorie du chaos. L’objectif est la déstabilisation, il faut pousser le monde « dans ce jeu». L’outil est la frustration sexuelle guidée par les préjugés culturels et des difficultés économiques. Il est mis en jeu par la CIA pour déplacer littéralement des armées de jeunes hommes islamistes à travers le monde.

Ils sont soit  envoyés comme djihadistes pour ISIS soit pour ses armées de substitution. Ces  « terroristes modérés», inondent maintenant les villes du monde, dans lesquelles la presse orchestre soigneusement les incidents organisés et le terrorisme sous faux drapeau. Ce qui cause un véritable désastre social et radicalise les Américains et les Européens craintifs, afin de les conduire à un suicide politique. Rien de tout cela n’est fait par accident.

Pour la CIA et d’autres agences qui sont gérées par des spécialistes des sciences sociales avec une flexibilité morale excessive, tout conflit est bon. Tout agent de changement et tout changement peuvent et doivent être contrôlés, dirigés et gérés.

Les agents de changement sont généralement le terrorisme, les conflits politiques, la pauvreté et, moins bien connu, le sexe.

Vous voyez, l’agent actuel de chaos, celui qui domine la scène mondiale, c’est la testostérone. Cet agent de « couplage » agit comme un aimant sur  une population infinie de jeunes hommes prêts à se déraciner d’une vie sans espoir pour aller partout où ils sont dirigés et pour n’importe quelle action qu’on leur assigne.

Tout ce qu’ils demandent, c’est la promesse de sexe et peut-être l’espoir d’une vie autre que la leur, même si le travail qu’on leur confie inclut la tyrannie, la torture et les décapitations.

Les maîtres d’œuvre de ces migrations de mâles, pour la plupart musulmans sunnites, sont la CIA, le MI6, le Mossad et la DGSE française.

Les agences de renseignement sont des agents de changement « pour pas cher » et fonctionnent mieux lorsque les gouvernements tombent, lorsque les alliances s’effritent et lorsque l’agitation sociale suppure et éclate en conflit ouvert.

En Amérique, cela est fait à partir de Fort Huachuca, Arizona, l’École du renseignement de l’armée américaine. On y utilise tous les dialectes arabes connus, chaque réseau social est pénétré, voici ce qu’ils écrivent: là, règnent  les «maîtres de l’univers» que sont les think tanks de Washington et de Tel-Aviv, les génies autoproclamés de Whitehall. Tous ces chacals servent un maître invisible, manipulent le monde avec Google, Twitter et Facebook. Il faut reconnaître la merveilleuse efficacité des médias sociaux, anonymes, confidentiels, pas chers et sales, et même très dégueulasses.

« Les femmes allemandes sont toutes des putes, vous pouvez simplement déchirer leurs vêtements et faire votre affaire avec elles. Les autorités allemandes sont des lâches, le peuple allemand est faible, et cerise sur le gâteau, le gouvernement allemand va vous payer pour vivre comme un nabab et vous n’aurez jamais à travailler.  »

Les Israéliens, qui travaillent en étroite collaboration avec leurs amis saoudiens et turcs des centres dotés de femmes au foyer sans emploi, ont leur propre version, celle qui réussit à merveille des Philippines au Sahel africain, et qui a drainé une centaine de milliers ou plus de  candidats venant de leurs obscurs villages pour intégrer les bataillons de terroristes  au Moyen-Orient:

«Venez en Syrie et en Irak  rejoindre ISIS. Voyagez à travers le monde, d’un aéroport à un autre, pas de visa, pas de billets. Vous vous déplacez à travers le monde comme par magie, dans un monde où tout est à vous, toute femme ou tout garçon que vous voulez. Vous êtes protégés par l’US Air Force, payés par Arabie Saoudite (les gardiens des lieux saints de l’Islam !). Vous pouvez violer, voler et assassiner à satiété. Quand vous avez terminé, vous pouvez vivre tranquillement à Paris ou Francfort ou Stockholm « .

 

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/09/aladdin_et_le_roi_des_40_voleurs_aladdin_et_le_roi_des_voleurs_aladdin_and_the_king_of_thieves_1996_reference-320x2561.jpg

aladdin_et_le_roi_des_40_voleurs_aladdin_et_le_roi_des_voleurs_aladdin_and_the_king_of_thieves_1996_reference-320x256Et en effet, ils se déplacent comme par magie, environ 13000 km ou plus, à travers les aéroports les plus sûrs du monde, à travers des frontières impénétrables, nourris, habillés et protégés, payés, armés et fournis en femmes parmi les dizaines de milliers d’esclaves sexuelles qui vivent dans l’angoisse et la terreur, sous l’emprise de la CIA et de ses groupes sœurs terroristes qui, de plus en plus, reconnaissent qu’ISIS et tout autre groupe terroriste sur la planète leur appartiennent.

 

Ils sont appelés « acteurs non étatiques » armés (ANSA Armed Non State Actors) et sont catalogués par l’Appel de Genève, un groupe suisse qui vit dans le déni capiteux de la réalité de notre temps. Donc ANSA, ce sont les armées de substitution qui agissent comme agents de déstabilisation au nom de la criminalité mondiale organisée, également connue sous le nom de «l’économie mondiale. »

Ce que nous traitons aujourd’hui est la composante sexuelle de cette « guerre pas chère » et comment la biologie humaine rend tout cela si facile. Ce n’est pas un secret que les jeunes hommes sont vulnérables aux mauvaises décisions. Chez les hommes, des scientifiques sociaux disent que le cortex cérébral de l’homme ne se développe pas correctement jusqu’à la trentaine.

Lorsque vous ajoutez à cela certains principes de l’Islam, comme la diabolisation de la sexualité en dehors du mariage, et les nombreuses interprétations controversées du Coran [1] qui, selon les wahhabites talmudistes saoudiens,  permettent aux djihadistes le viol de leur vivant, et après leur trépas, et s’ils se font kamikazes, 72 vierges houris au paradis [1]. Ainsi, ce puissant message, relayé par les médias et les mosquées qui parsèment le monde, financés par les Saoudiens, alors vous avez créé un puissant message qui motive des millions de jeunes musulmans ultra frustrés sexuellement. En outre, le taux de natalité élevé dans  les pays islamiques, aux économies en ruine, exacerbe le problème, et encourage ces pays, comme la Tunisie [2], à fermer les yeux sur ces nouveaux « postes d’emploi » en Syrie, en Libye, en Irak, et en Europe.

Ajoutez à cela le fait que, pour ces jeunes musulmans désargentés, le sexe hors mariage est pratiquement impossible, et que pour pouvoir se marier, il faut disposer d’un revenu, donc d’un boulot qu’ils n’ont pas, et vous voyez que le pauvre jeune ne peut qu’être attiré par le sexe offert par la CIA et puis, en cas de mort kamikaze, par Allah, selon les doctes saoudiens.

Placez quelques I-Phones autour, chargez des médias sociaux avec des histoires de parties de sexe à Alep, Manjib ou Mossoul, des chèques de paie saoudiens envoyés aux familles nécessiteuses, aux élites islamistes et aux imams des mosquées, vantez la guerre héroïque contre les athées, les juifs et les croisés (alors qu’en réalité, les djihadistes vont se battre pour le bénéfice exclusif de ces « juifs et ces croisés »), et vous comprenez que , non seulement  le recrutement de djihadistes est ultra facile, mais que, dans certains cas, comme en Tunisie, on prend les plus méritants parmi les trop nombreuses candidatures. Ils ne savent pas qu’ils travaillent pour Israël ou Washington, Londres ou Paris, car ils sont tous du même moule : politiquement incultes, intellectuellement limités, psychologiquement malades.

Derrière tout cela, il y a un mécanisme de support qui contrôle les aéroports du monde grâce à des entreprises comme ICTS d’Israël (que nous avons déjà rencontré dans les attentats sous faux drapeau à Paris et à Bruxelles) [3]  et les bases de données mondiales des terroristes qui semblent autoriser seulement les terroristes de se déplacer sans être interrogé, et il vient tous ensemble.

Toute ce système est aussi aidé par l’ONU et par un nombre infini d’Organisations Non Gouvernementales, qui fournissent la formation, le transport, les soins médicaux, la nourriture et, bien sûr, les plus belles armes de haute technologie possibles, les meilleurs missiles, fusils de sniper, renseignement par satellite, les F16 en l’air comme couverture et des diplomates occidentaux fournissant subterfuge nécessaire.

Il n’y aurait pas de terrorisme, pas de « guerre pas chère » sans ces œuvres de bienfaisance fictives, et la plupart des organismes de bienfaisance, surtout « islamiques » ne sont que cela.

—————————————————————————————-

[Note de l’éditeur: VT (Veterans Today) a longtemps éditorialisé sur la facilité avec laquelle les djihadistes peuvent se déplacer dans le monde entier, entrant et sortant à leur guise des zones de conflit, comme s’ils disposaient, chacun, d’un tapis magique offert discrètement par une ONG extra terrestre. Pour les autres quidams comme nous, une surveillance constante nous est imposée…

Autre exemple : Boko Haram est miraculeusement capable de sécuriser l’utilisation des téléphones par satellite, ce qui très difficile à obtenir sans l’assistance de grands spécialistes et sans un calendrier de paiement traçable, alors que, normalement, l’utilisation d’un tel téléphone devrait attirer un drone tueur aussi sûrement que la merde attire les mouches. N’étant pas suicidaires, les terroristes de Boko Haram ont donc des garanties de ne pas se faire attaquer par les possesseurs de drones en Afrique: les Américains et le Français.

Et pourtant, nous ne trouvons personne dans les Services de Renseignement, les médias d’investigation, ou dans la politique qui soit un tout petit peu curieux au sujet de ces « anomalies » en dépit de leur clignotement aussi visible qu’une lampe au néon dans une nuit noire au Sahara. Lorsque nous interrogeons les professionnels à ce sujet, ils vous donnent l’impression que cette question n’a jamais hanté leur esprit auparavant.

C’est comme s’ils avaient, dans leur ADN, un instinct  de survie  activé sur « no go », et qui les rend sourds, muets, aveugles et stupides, lorsqu’ils savent qu’il est de leur intérêt d’être ainsi. Cet échec, cet échec orchestré de ne pas poser les bonnes questions est gravé dans le bronze de l’histoire de ce canular qu’on appelle  « guerre contre le terrorisme ».

Jim W. Dean

 Source : NEO – The CIA Sex Mercenary Army

via: http://vilistia.org/archives/12163


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http://reseauinternational.net/la-cia-et-son-armee-de-mercenaires-du-sexe/#joMHM1oqkeyt4Alt.99

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Syrie : Nous sommes passés d’une guerre par procuration à une vraie guerre ! Par Bachar al-Jaafari

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Turquie, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Terrorisme, #Daesch

Syrie : Nous sommes passés
d’une guerre par procuration à une vraie guerre !
Par Bachar al-Jaafari

dimanche 25 septembre 2016, par Comité Valmy

Syrie : Nous sommes passés
d’une guerre par procuration à une vraie guerre !

Ce 21 septembre lors d’une énième session du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation en Syrie, Ban Ki-moon aurait déclaré :

« C’est l’occasion de rétablir la cessation des hostilités, faciliter l’aide humanitaire à Alep et dans tout le pays, maintenir au sol la force aérienne syrienne et voir une action militaire conjointe contre les groupes terroristes tels que Daech et Al Nosra… cela permettrait d’ouvrir la voie vers des négociations politiques » [*].


Maintenir au sol la force aérienne syrienne ! Pour quoi faire, sinon légitimer les mensonges, la cruauté et la rapacité de ses donneurs d’ordre ?

Pour mémoire, voici la réponse du Docteur Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies [NdT].


Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis dans cette salle alors qu’au dehors nombre de manifestants sur la 47ème rue exigent que certains membres de ce Conseil ne touchent plus à la Syrie [Hands off Syria !], cessent leurs frappes et arrêtent de soutenir les organisations terroristes ; de telles manifestations ayant lieu dans plusieurs villes américaines, en Californie et ailleurs.

 

Monsieur le Président,

Cette importante séance du Conseil de sécurité sur la situation en mon pays se tient à un moment extrêmement sensible où nous constatons de dangereux déséquilibres contredisant les signaux indicateurs d’un dénouement positif la semaine passée.

 

Ceci, à cause des dérobades des États-Unis à l’accord conclu avec la Fédération de Russie, le 9 septembre dernier, et de leur absence de volonté d’obliger les organisations terroristes soutenues par ladite « Coalition internationale » à le respecter, en notant au passage que le caractère prétendument international de cette coalition ne correspond pas à la réalité des faits, étant donné qu’elle s’est constituée en dehors du cadre de la légalité internationale, sans résolution du Conseil de sécurité et sans consultations préalables de la partie concernée ; en l’occurrence, le Gouvernement de la République arabe syrienne.

 

Ce qui nous rappelle d’autres « coalitions destructrices », évoquées par certains intervenants que nous remercions, lesquelles coalitions n’ont engendré que des catastrophes sur des États, comme l’Irak, la Libye et le Yémen.

 

Mesdames et Messieurs,

Il y a deux ans, quand l’Administration américaine a programmé son ingérence militaire aérienne unilatérale sur mon pays, les responsables américains sont venus nous trouver pour nous signifier l’engagement de Washington à ne pas cibler l’Armée syrienne et les infrastructures vitales du pays, assurant qu’ils ne s’en prendraient qu’aux terroristes de Daech. Ce sont là des paroles qui m’ont été confiées par la déléguée permanente des USA auprès des Nations Unies, au nom de son gouvernement, et que j’ai transmises à mon gouvernement.

 

Mais voilà que deux ans plus tard, les responsables américains oublient les engagements et les promesses faites au nom de leur pays, et que l’aviation américaine frappe les bases de l’Armée syrienne ainsi que les infrastructures du pays, après avoir déployé ses soldats sur le territoire syrien.

 

L’agression militaire américaine à l’est de notre pays, l’agression turque au nord et l’agression israélienne au sud signifient clairement que nous sommes passés de l’étape d’une guerre par procuration à celle d’une vraie guerre.

 

Mon pays avait accueilli favorablement les déclarations russo-américaines du 9 septembre, lesquelles soutenaient explicitement que les deux parties avaient réussi à trouver un accord concernant la lutte contre Daech et le Front al-Nosra, quel que soit le nom qu’ils se donnent ; un accord conclu à la connaissance et avec le consentement du gouvernement syrien.

 

Il n’empêche que la Communauté internationale, représentée par ce Conseil, est restée de marbre sans exprimer, ne serait-ce que par un bref communiqué, le moindre blâme ou inquiétude devant l’immense choc provoqué par l’agression barbare et injustifiée de l’aviation militaire des USA, de la Grande Bretagne, de l’Australie et du Danemark sur des positions de l’Armée syrienne, laquelle se battait contre l’organisation terroriste Daech sur le mont de Tharda autour de l’aéroport de Deir ez-zor.

 

Aucune condamnation et pas le moindre blâme face à cette agression caractérisée contre des unités de l’Armée syrienne, pourtant connues pour défendre depuis deux ans des dizaines de milliers de civils assiégés par Daech à l’intérieur de cette ville, avec pour résultat la mort de dizaines de soldats et d’officiers syriens : 82 martyrs et plus d’une centaine de blessés.

 

Une agression qui a duré cinquante minutes… cinquante minutes de frappes, précédées par le survol de drones ayant analysé la zone pendant deux jours.

 

Une agression qui a ouvert la route aux terroristes de Daech pour occuper ces positions militaires volontairement ciblées, avant que l’Armée syrienne ne réussisse à les reprendre.

 

Pire encore, ces soldats et officiers de notre Armée ont dû subir un deuxième tour de frappes aériennes par drones de combats, alors qu’ils se retiraient de leurs positions sur le mont de Tharda.

 

Avant cette agression délibérée, le gouvernement de mon pays accordait une grande importance à la séparation entre les diverses organisations armées conformément au contenu de la Déclaration de Vienne 2, du 14 novembre 2015, quant à la définition de qui était terroriste et qui ne l’était pas, qui était opposant et qui ne l’était pas. Désormais, il faut croire que dix mois n’ont pas suffi à l’identification des indices de cette embarrassante énigme, d’autant plus que certains semblent avoir été frappés d’un Alzheimer précoce.

 

Dans ce même contexte, Damas attendait que Washington respecte ses engagements consistant à mettre un terme aux agissements des régimes de certains États impliqués dans le soutien du terrorisme politiquement, médiatiquement, logistiquement, financièrement et idéologiquement. Nous attendions aussi que cesse l’afflux des terroristes et des armes à travers les frontières de pays voisins et que cesse l’utilisation du terrorisme comme arme de chantage politique.

 

Monsieur le Président,

Les avions de reconnaissance et les satellites espions américains, ainsi que tous les Services du renseignement de ladite Coalition internationale, n’ont pas réussi à distinguer entre Daech et ceux qui combattent Daech. Ce qui n’est pas étonnant puisqu’ils auraient échoué, depuis de longues années, à repérer les milliers de terroristes étrangers exportés en Syrie et en Irak à partir de différents pays ; sujet évoqué par le Premier ministre espagnol que nous remercions.

 

Ils ont échoué à repérer des éléments terroristes étrangers infiltrés en Syrie à travers notre frontière avec la Turquie et d’autres pays voisins, comme ils ont échoué à repérer les convois de véhicules armés et les milliers de terroristes de l’organisation Daech, partis de leurs bases irakiennes pour un long périple de deux cents kilomètres, en plein désert syrien, en direction de Palmyre.

 

Comme ils ont échoué à repérer les milliers de camions acheminant le pétrole syrien volé, vers la Turquie, avant de le vendre à Israël pour financer les opérations terroristes de Daech.

 

Comme ils ont échoué à mettre fin au financement et à l’armement des organisations terroristes, bien qu’ils connaissent la source du moindre dollar encaissé par Daech, le Front al-Nosra et autres organisations qui leur sont étroitement liées.

 

En revanche, leur grand succès a consisté en la fabrication d’accusations mensongères, d’événements falsifiés, de rapports politisés et de films frelatés dans le but de diaboliser le gouvernement syrien et ses alliés.

 

Le plus étonnant est d’entendre le ministre américain des Affaires étrangères se fonder sur le témoignage d’un « témoin oculaire » qui aurait remarqué la présence d’engins volants au dessus du convoi d’aide humanitaire détruit hier, [le 20 septembre], par des frappes aériennes. Cet unique témoignage d’un témoin issu de ladite opposition syrienne, génétiquement modifiée en opposition armée « modérée », a suffi à Monsieur Kerry pour étayer ses accusations impliquant la Syrie et la Russie !

 

D’où la question : est-il possible qu’une seule personne ait pu remarquer la présence d’avions de combat dans le ciel d’une région peuplée par des centaines de milliers de personnes, devenues toutes aveugles à ce moment précis ?

 

D’ailleurs, ce problème des « témoins oculaires » suscite désormais beaucoup d’ironie, notamment si l’on se souvient que le gouvernement syrien a été accusé d’avoir utilisé des armes chimiques sur la foi d’un témoin oculaire, toujours issu de ladite opposition modérée génétiquement modifiée, lequel a déclaré avoir aperçu un hélicoptère lancer quelque chose qui s’est transformé en fumée orange. Là aussi, un seul de ces témoins a suffi pour en arriver à incriminer le gouvernement syrien, comme si personne ne disposait d’hélicoptères dans la zone concernée, ni l’armée turque, ni l’armée américaine, ni même les terroristes ayant notoirement volé quelques hélicoptères des aéroports syriens.

 

Pour rafraîchir la mémoire des États membres de ce Conseil je rappellerai quelques incidents qualifiés d’« erreurs » par les responsables américains, qualification qui insulte notre intelligence et suggère qu’apparemment les États-Unis ne tirent pas les leçons de leurs erreurs.

 

Ainsi, les Forces américaines se sont trompées, plusieurs fois, depuis la formation de ladite « Coalition internationale » ; laquelle a bombardé, par erreur, une école primaire pour enfants sourds et muets à Raqqa ; a balancé, par erreur, des armes, des grenades à main et des missiles tombés entre les mains de Daech à Aïn al-Arab ; a tué, par erreur, des civils syriens près de la ville de Raqqa sous prétexte d’avoir voulu détruire une usine de fabrication d’armes dépendant de Daech.

 

Et puis, les avions américains et français ont commis une grosse erreur lorsque leur raid s’est soldé par la mort de deux cents civils dans la ville de Manbej, près d’Alep ; Alep, sur laquelle vient de pleurer l’un d’entre eux, ses avions ayant frappé et tué, par erreur, les deux cents civils de Manbej.

 

Monsieur le Président,

Les dernières accusations calomnieuses portées contre le gouvernement de mon pays et de ses alliés, tous engagés dans la guerre contre le terrorisme, pour leur imputer la responsabilité de la destruction du convoi d’aide humanitaire près d’Alep, sont arrivées dans le sillage d’une guerre médiatique sans précédent et d’une sale politique, menées par des parties bien identifiées, lesquelles continuent à exploiter les souffrances du peuple syrien dans le seul but de nourrir une propagande médiocre et un chantage politique odieux censés concrétiser leurs propres calendriers. Faisant fi du prix exorbitant payé par le peuple syrien, elles sont déterminées à prolonger la crise et à torpiller tout espoir d’une solution qui serait incompatible avec leurs agendas politiques.

 

Dès l’annonce de l’accord russo-américain et avant même sa mise en exécution, mon pays a prévenu et continue à mettre en garde contre les velléités de certaines forces régionales cherchant à torpiller cet accord.

 

À cet effet, il a alerté le Conseil de sécurité pour qu’il prête son attention aux agressions israéliennes caractérisées sur le territoire syrien tout au long des semaines passées, avec une fréquence dangereusement accrue depuis que l’accord russo-américain a révélé que les deux parties s’était entendues pour mener la guerre contre le Front al-Nosra au même titre que d’autres organisations terroristes, dont le Liwa’ chouhada’ al-Yarmouk.

 

Des agressions couvertes par le terrible silence du Département des Opérations de Maintien de la Paix [DOMP ou DPKO], en dépit d’une dizaine de lettres que nous avons adressées à son Secrétaire général et à vous-même, concernant le soutien d’Israël aux terroristes du Front al-Nosra sur la ligne de séparation au Golan et les soins prodigués aux blessés de cette organisation dans les hôpitaux israéliens.

 

Par ailleurs, j’attire l’attention du Conseil de sécurité sur les opérations guerrières illégales menées par les forces aériennes et terrestres de la Turquie en territoire syrien, sous prétexte de frapper Daech et sans coordination avec le gouvernement syrien ou la direction des opérations russe ; ce qui constitue en soi un « crime d’agression » selon la Charte des Nations Unies, le Droit international et les principes du Conseil de sécurité.

 

Monsieur le Président,

Mon pays est disposé à poursuivre le dialogue entre Syriens, sans conditions préalables, conformément aux résolutions, accords et principes fixés dès le départ en faveur d’une solution politique décidée par les seuls Syriens et sans ingérence étrangère. Je souligne en rouge un million de fois « par les seuls Syriens et sans ingérence étrangère ».

 

Une solution qui fera qu’ils décideront de leurs choix et de leur avenir sous direction syrienne, avec la volonté de préserver la souveraineté, l’unité et l’intégrité de la Syrie. Nous ne permettrons jamais que notre pays soit transformé en une autre Libye ou un autre Irak. Jamais !

 

À ce sujet, nous affirmons que tout processus politique en Syrie nécessite l’entière coopération et l’entière coordination avec le gouvernement syrien, en sa qualité de partenaire fondamental à tout point de vue et dans tous les dossiers en rapport avec ce processus.

 

Car, aucun comité, aucune réunion, aucun congrès prétendant aboutir à une solution de ladite crise syrienne ne peuvent réussir tant que certaines parties prenantes travaillent, volontairement ou involontairement, à soustraire le gouvernement syrien, à semer le doute sur sa réelle coopération avec les Nations Unies, à dénigrer le succès des ses efforts de réconciliations nationales fondées sur l’engagement volontaire des individus armés à abandonner leurs armes avant règlement de leur situation par une amnistie et, sinon, sur l’acheminement des récalcitrants vers d’autres zones pour assurer le retour à une vie normale dans les régions qu’ils quittent, et permettre aux institutions étatiques de réparer et de reconstruire dans le cadre de leurs missions respectives.

 

Monsieur le Président,

Je terminerai par une question. Est-il concevable que des centaines de groupes armés avec des dizaines de milliers de terroristes soient capables de mener, pendant plus de cinq ans, un tel terrorisme contre le gouvernement, le peuple, l’Armée et les infrastructures de mon pays, sans soutien de l’étranger ?

 

N’est-il pas venu le temps que certains admettent cette vérité au lieu d’égarer le monde en soutenant que ce qui se passe en Syrie est une guerre civile ?

 

Merci, Monsieur le Président

Dr Bachar al-Jaafari
Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies
21/09/2016

Source : You Tube / Al-Fadaiya TV [Syrie]
https://www.youtube.com/watch ?v=ASxdzUu2yQ8

Transcription et traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

[*] Syrie : Ban Ki-moon met le Conseil de sécurité face à ses responsabilités
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp ?NewsID=38103#.V-bIScnw_

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