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Le blog de Lucien PONS

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Euro Espoirs de football en Israël, les droits des Palestiniens piétinés

10 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient

Euro Espoirs de football en Israël, les droits des Palestiniens piétinés
Olivier Pironet

5 juin 2013

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Israël accueille du 5 au 18 juin 2013 le championnat d’Europe de football des moins de 21 ans. De nombreuses voix s’élèvent contre l’impunité dont jouit le pays sur la scène internationale et appellent à boycotter l’événement.

 

 
« Nous les avons acceptés en Europe et leur avons garanti les conditions d’adhésion (1), ils doivent respecter le message des lois et réglementations sportives internationales, faute de quoi leur présence en Europe n’aura pas lieu d’être. Je vais peser de tout mon poids pour mettre un terme à la souffrance du joueur palestinien, notamment au football. (…) Israël n’a qu’un seul choix : laisser le sport palestinien se développer ou il doit assumer tout seul les conséquences de son attitude » (2).

Ainsi s’exprimait M. Michel Platini, le président de l’Union européenne des associations de football (UEFA), au sortir d’un entretien avec M. Jibril Rajoub, son homologue de la fédération palestinienne (PFA), le 22 septembre 2010, au siège de l’UEFA, en Suisse. L’ancien footballeur français semblait alors résolu à prendre à bras-le-corps le problème des restrictions sur la liberté de mouvement imposées par les autorités israéliennes aux joueurs palestiniens et celui du blocage par Tel-Aviv des fonds et des équipements sportifs offerts à la Palestine par les donateurs internationaux ou l’UEFA elle-même.

Pourtant, moins de six mois plus tard, le 27 janvier 2011, Israël se voyait confier par le bureau exécutif — dirigé par le même Platini — de l’instance européenne du ballon rond l’organisation de la phase finale du championnat d’Europe des moins de 21 ans (Euro Espoirs 2013), qui verra s’affronter huit pays du 5 au 18 juin. A l’été 2011, une quarantaine de clubs de football palestiniens signaient une déclaration commune pour faire part de leur consternation de voir Israël « récompensé pour son oppression de [leur] peuple, en toute impunité, par le privilège d’accueillir » la compétition, et demandaient à M. Platini de revenir sur sa décision. Ils entendaient lui rappeler qu’Israël, qui « pratique un mélange, unique au monde, d’occupation, de colonisation et d’apartheid dirigé contre la population indigène, c’est-à-dire les Palestiniens », n’est pas « un pays comme les autres » (3). L’initiative n’a pas permis de faire fléchir M. Platini.

Le 14 juin 2012, ce fut au tour de Jibril Rajoub de manifester son incompréhension dans une lettre ouverte au président de l’UEFA diffusée par les médias et accueillie froidement par l’intéressé. Le patron de la PFA y évoquait notamment le sort du jeune footballeur gazaoui Mahmoud Sarsak, arrêté par l’armée israélienne au cours de l’été 2009, torturé et incarcéré sans procès ni jugement (lire « Mahmoud Sarsak, une jeunesse brisée »), comme beaucoup des milliers de Palestiniens détenus en Israël (4). Quatre jours plus tard, M. Platini confirmait auprès du président de l’Association israélienne de football (IFA), M. Avraham Luzon, le maintien de l’épreuve dans son pays et se disait certain « que ce sera une belle fête du football, qui, une fois de plus, rassemblera les gens ».

Le 29 novembre 2012, au lendemain du tirage au sort de la phase finale de l’Euro (qui détermine les poules), il rencontrait le chef de l’Etat israélien, M. Shimon Peres, dans sa résidence de Jérusalem. Trois semaines plus tôt — les 8 et 11 novembre, soit quelques jours avant le début de l’opération militaire « Pilier de défense » contre la bande de Gaza (14-21 novembre 2012, plus de 180 morts du côté palestinien, en grande majorité des civils, dont une cinquantaine d’enfants) —, quatre adolescents étaient tués par des bombardements israéliens alors qu’ils jouaient au ballon rond à Gaza, sans que cela ne suscite aucune réaction de sa part. S’il suit l’actualité, M. Platini aura peut-être été interpellé par la récente décision de l’astrophysicien Stephen Hawking — qui provoque des remous en Israël — de ne plus participer à la conférence internationale placée sous l’égide de M. Peres, « Faire face à demain 2013 », organisée à Jérusalem du 18 au 20 juin, alors qu’il avait dans un premier temps accepté l’invitation lancée par le président israélien. Le célèbre scientifique britannique, qui entend par là protester contre la situation des Palestiniens et l’occupation de leurs terres, a également rejoint le boycott universitaire et culturel d’Israël (5).

Ironie du sort, la compétition se déroulera, entre autres, dans l’enceinte du stade Bloomfield (ex-Basa), qui fut autrefois celui du club palestinien Shabab Al-Arab de Jaffa, expulsé en janvier 1949 au profit du club israélien de l’Hapoël Tel-Aviv, et dans celle du stade Teddy de Jérusalem, situé tout près du village arabe d’Al-Maliha, vidé de ses habitants en juillet 1948 par les troupes israéliennes et presque entièrement rasé (6). Le stade Teddy est l’antre du club du Beitar Jérusalem, proche du Likoud (droite nationaliste). Ses supporters, ouvertement racistes et violents — deux de leurs slogans favoris sont « Mort aux Arabes » et « Beitar pur pour toujours » —, ont récemment créé la polémique en protestant contre l’arrivée dans l’équipe de deux joueurs tchétchènes de confession musulmane, allant jusqu’à mettre le feu au siège administratif du club, le 8 février dernier — les deux nouvelles recrues du Beitar, qui ne comptait jusqu’alors dans ses rangs que des joueurs juifs, sont systématiquement huées et insultées lorsqu’elles touchent la balle. Pour autant, le cas du Beitar Jérusalem est loin d’être isolé. Le football israélien est fortement touché par le racisme anti-arabe, des « ratonnades » se déroulant même régulièrement en marge des matchs de championnat (7).

Une coalition européenne d’organisations de défense des droits humains multiplie les actions pour tenter d’attirer l’attention de l’opinion publique et des dirigeants politiques (8). Elles ont mis sur pied la campagne Carton rouge pour l’apartheid israélien afin d’obtenir l’annulation de l’épreuve, sous peine de « renforce[r] le sentiment d’impunité » prévalant en Israël, et ce malgré les violations répétées des droits humains et les crimes commis par son armée à Gaza et en Cisjordanie, qui lui ôtent « toute légitimité à accueillir des événements sportifs internationaux ». La campagne est adossée au mouvement mondial Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS), créé en 2005 sur le modèle de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, qui avait notamment abouti à l’exclusion du pays de toute compétition sportive. Elle a reçu le soutien de nombreuses personnalités, dont l’intellectuel américain Noam Chomsky, le musicien britannique Roger Waters (ex-Pink Floyd), l’ancienne star française du ballon rond Eric Cantona, ou encore le cinéaste Ken Loach.

De leur côté, des footballeurs professionnels se sont également mobilisés, sous la houlette de l’attaquant franco-malien Frédéric Kanouté. Celui-ci est à l’origine d’un appel à boycotter l’Euro Espoirs, adressé à l’UEFA le 29 novembre dernier et signé par une soixantaine de joueurs internationaux. Ils y témoignaient notamment de « leur solidarité avec le peuple de Gaza qui vit depuis trop longtemps en état de siège, et dont on refuse les droits humains les plus fondamentaux : la dignité et la liberté. » — certains d’entre eux, parmi lesquels des joueurs de l’équipe de France et l’Ivoirien Didier Drogba, se sont depuis rétractés ou ont démenti faire partie des signataires, à la suite, selon M. Kanouté, de pressions exercées sur eux et sur leurs clubs respectifs (9).

Rares sont les politiques à s’être saisis de la question, à l’exception notable de Mme Marie-George Buffet. Il y a peu, la députée communiste de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre des sports (1997-2002) a adressé un courrier à M. Platini pour dénoncer la tenue du tournoi dans un pays dont les « pratiques » sont « incompatibles avec les valeurs du sport » (10). A notre connaissance, elle n’a obtenu aucune réponse officielle.

Le 25 janvier dernier, une délégation de militants venus de plusieurs pays (France, Royaume-Uni, Suisse, etc.) se sont rendus au siège de l’UEFA pour réclamer des explications à M. Platini. Ils se sont vus rétorquer que « le sport ne peut se mêler de politique, c’est pourquoi l’UEFA n’envisage pas de prendre des sanctions contre Israël » (11). Michel Platini feint-il d’ignorer que l’Afrique du Sud, pendant le régime d’apartheid (avec lequel collabora Israël, au mépris des sanctions internationales), fut suspendue de toutes les compétitions de football dès 1964, puis exclue des Jeux olympiques à partir de 1970, et n’a pu les réintégrer qu’après l’abolition du système ségrégationniste ? A l’époque, il est vrai, l’Europe avait pris part au boycott économique, académique et sportif du régime de Pretoria, tandis qu’elle fait preuve aujourd’hui d’une grande complaisance à l’égard d’Israël, dont les liens avec l’Union européenne n’ont cessé de se renforcer ces dernières années, malgré la poursuite de l’occupation militaire et de la colonisation en Palestine (12).

Emboîtant le pas de l’Union européenne, l’UEFA se serait-elle à son tour rangée au principe du « deux poids, deux mesures » ?
 
 

 
Dessin : Carlos Latuff
 
Notes :


(1) Israël participe aux compétitions de football en Europe depuis 1989, après avoir quitté la Confédération asiatique (AFC) en 1974. Il est devenu membre à part entière de la fédération européenne (UEFA) en 1994.

(2) Cité dans la brochure On ne peut pas s’en foot !, CAPJPO - EuroPalestine, Paris, 2012. Lire aussi « Platini menace Israël de sanction, Courrier international, 27 septembre 2010, et « UEFA mulls banning Israel over treatment of Palestinian athletes », Haaretz, 6 octobre 2010.

(3) « Appel des sportifs palestiniens à l’UEFA », 22 juin 2011.

(4) Près de 4 900 Palestiniens, dont 236 enfants, sont emprisonnés en Israël, parmi lesquels plusieurs ont cessé de s’alimenter. Certains ont récemment péri en détention, comme Maysara Abou Hamdiya (65 ans), mort d’un cancer le 2 avril dernier, faute de traitement, ou Arafat Jaradat (30 ans), décédé le 23 février 2013, après un interrogatoire. Sur la situation des prisonniers palestiniens en Israël, voir les données et informations fournies par l’organisation Addameer.

(5) « Stephen Hawking joins academic boycott of Israel », The Guardian, 8 mai 2013.

(6) Comble du cynisme, la communauté palestinienne de Jérusalem-Est, victime de la politique discriminatoire menée par Israël, dénoncée en particulier par les Nations unies, a été mise à contribution à hauteur de 100 millions de shekels (plus de 20 millions d’euros) pour financer les travaux de rénovation du stade Teddy.

(7) Cf. Todd Warning, « Israel’s Arab-Free Soccer Team », Tablet, 14 mai 2012. Lire également Robert Kissous, « UEFA 2013 – lettre à Michel Platini », Association France Palestine Solidarité (AFPS), 26 avril 2012.

(8) Un rassemblement de protestation est notamment prévu à Londres le 24 mai, à l’occasion du congrès annuel de l’UEFA organisé dans la capitale britannique.

(9) « Kanouté accuse “certaines personnes” de censurer sa pétition sur la Palestine », France 24, 5 décembre 2012.

(10) « Non à la coupe des moins de 21 ans en Israël ! Marie-George Buffet écrit à Platini », CAPJPO - EuroPalestine, 13 mars 2013.

(11) « Coupe de foot junior en Israël : l’UEFA sommée de s’expliquer », CAPJPO - EuroPalestine, 26 janvier 2013.

(12) Lire à ce sujet « Comment l’Union européenne renforce les colonies israéliennes », par Alain Gresh, Nouvelles d’Orient (Les blogs du Diplo), 30 octobre 2012
 
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Euro 2013 des espoirs en Israël : témoignage d’un footballeur palestinien

10 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient

Euro 2013 des espoirs en Israël : témoignage d’un footballeur palestinien
Mouâd Salhi

 
 

7 juin 2013

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La coupe d’Europe de football espoir se déroule en Israël du 5 au 18 juin. Beaucoup de voix se sont élevées pour boycotter cet événement qui occulte la situation d’occupation dans laquelle sont confrontés les Palestiniens. Mahmoud Sarsak est le symbole de cette indignation. Ce jeune attaquant de l’équipe nationale palestinienne, alors âgé de 22 ans quittait Gaza pour rejoindre la Cisjordanie et le club de Balata (Naplouse) qui venait de le recruter. Le 22 juillet 2009, il sera arrêté par l’armée israélienne sans inculpation ni jugement en détention administrative. Il sortira trois ans plus tard après une grève de la faim de 92 jours. Investig’Action est revenu sur l’histoire d’un homme au rêve brisé.

 

Pour quel motif avez-vous été arrêté ?

Tout d’abord, j’ai passé trois ans en prison sans chef d’accusation. Je me demande encore à cet instant quel était le motif de mon incarcération. L’armée israélienne m’a accusé de plusieurs choses. L’accusation majeure était que je faisais partie du djihad islamique. L’armée n’a pas pu le prouver. Je n’ai jamais eu affaire avec ce mouvement.

 

Comment vous est venue l’idée de la grève de la faim ?

Les raisons qui m’ont poussées à la grève de la faim sont multiples. La première est due aux injustices que j’ai subies durant mes trois années d’emprisonnement. Je n’ai pas été considéré comme un être humain. Pour le gouvernement israélien, je n’étais qu’un chiffre. J’ai été destitué de mes droits. Je ne pouvais avoir aucune visite. Je ne pouvais pas rencontrer un avocat. Je ne pouvais pas comparaître devant un magistrat impartial. C’est pour toutes ces raisons que j’ai entamé la grève de la faim. Je devais me libérer de cette situation d’abus, seul ! Des dizaines de sportifs sont enfermés sans aucun motif dans les geôles israéliennes. Le monde doit le savoir.

 

Etiez-vous au courant de la mobilisation en faveur de votre libération ?

Non, nous, prisonniers, ne savions pas qu’un élan de solidarité s’était mis en place. Nous étions complètement coupés du monde extérieur. Le gouvernement israélien le fait systématiquement et ce pour tous les prisonniers palestiniens. Nous étions enfermés dans des cellules dans une totale obscurité.

 

L’ambassadeur d’Israël en France a déclaré que « certains sont footballeurs la journée et terroristes la nuit ». Que répondez-vous à cela ?

Malheureusement, les autorités israéliennes ressortent le même prétexte « terroriste » pour emprisonner des sportifs, commerçants ou étudiants. Pour se donner une belle image auprès de la communauté internationale, Israël agite toujours l’étendard du terrorisme pour justifier sa politique d’apartheid. Israël tue, détruit et emprisonne jour et nuit sans se soucier de qui que ce soit. Le gouvernement appelle Tsahal, l’armée de la défense. Il veut montrer au monde que cette dernière ne fait que se défendre, qualifiant à tort le peuple palestinien d’agresseur.

 

Deux de vos coéquipiers de l’équipe nationale palestinienne, Omar Abu Rouis et Mohammed Nimr sont encore emprisonnés. Etes-vous encore un contact avec eux ?

Je suis sans nouvelles de mes coéquipiers. Je tiens à rappeler qu’ils sont emprisonnés sans jugement.

 

Le président de la FIFA, Joseph Blatter s’est-il inquiété de votre situation ?

En effet, il s’est préoccupé de ma situation suite aux pressions qu’il a reçues de plusieurs sportifs et de personnes qui s’étaient mobilisées pour ma libération. Malheureusement, il ne se préoccupe pas de ce que subissent les autres joueurs encore incarcérés. Il ne se mobilise pas pour exiger leur libération.

 

Comment expliquez-vous le paradoxe du président de l’UEFA, Michel Platini qui s’est mobilisé pour votre libération mais qui dans le même temps a organisé l’Euro des -21 ans en Israël ?

En effet, il s’est mobilisé pour ma libération. Il avait menacé la délégation israélienne de ne plus organiser l’Euro espoir en Israël s’il m’arrivait quelque chose. Il y a deux ans, il s’était rendu en Palestine et avait vu de ses propres yeux la spoliation dont nous sommes victimes quotidiennement. Il avait décidé d’aider le sport palestinien et de mettre un terme aux injustices que subit le sport palestinien. Il n’a pas tenu sa parole. Il a fait volte-face suite aux pressions d’Israël. Il joue avec l’espoir des Palestiniens.


Vous êtes allés en France afin de participer à une campagne visant à obtenir l’annulation de l’Euro des -21 ans qui se déroule actuellement en Israël. Comment votre démarche a-t-elle été reçue ?

Je n’ai pas été qu’en France. J’ai aussi été en Belgique, Norvège, Pays-Bas, Italie, Grande-Bretagne et en Ecosse. Je me suis rendu compte de la mobilisation citoyenne qui nous soutient. Cependant, les autorités et institutions compétentes donnent un autre son de cloche. Elles donnent le feu vert à Israël pour poursuivre sa politique raciste. Preuve en est, aucun gouvernement n’a contesté l’organisation de l’Euro en Israël. Israël tue des sportifs, des enfants innocents, des civils. Israël bombarde des infrastructures sportives palestiniennes. Israël viole les droits de l’homme de tout un chacun, sportifs y compris.


Vous n’avez que 26 ans, avez-vous encore espoir de reprendre votre carrière de footballeur ?

Oui, j’ai des ambitions mais le fait que je sois à Gaza achève celles-ci compte tenu du blocus imposé. De plus, les infrastructures sont détruites suites aux bombardements de l’armée israélienne.

 

Quels sont vos joueurs de football modèles ?

J’en ai plusieurs. Tout d’abord Frédéric Kanouté qui a toujours été présent aux côtés du peuple palestinien, Abou Diaby, Zinedine Zidane et Eric Cantona qui a été l’un des premiers à me soutenir en demandant publiquement ma libération.

 

Si vous aviez un message à faire passer au nom du peuple palestinien, que nous adresseriez-vous ?

Le message au nom peuple palestinien que je peux donner est qu’il faut dénoncer toutes les atrocités que commet Israël à l’encontre des Palestiniens. Les citoyens européens doivent dénoncer la désinformation des médias mainstream qui tronquent la réalité. Israël est toujours présenté comme la seule démocratie du Moyen-Orient agressée par ses voisins. Les citoyens doivent dénoncer l’occupation, l’apartheid installés par cette dite démocratie. C’est en dénonçant cette face d’Israël que le citoyen européen fera avancer les choses dans la région.


Propos recuellis par Mouâd Salhi pour Investig’Action michelcollon.info

 

Dessin : yAce
http://www.michelcollon.info/Euro-2013-des-espoirs-en-Israel.html

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Israël : de 30 000 à 40 000 Bédouins déplacés de force. Par Paul Monmaur.

8 Mai 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient

Le vol des terres et le déplacement de personnes continue sous nos yeux, irrésistiblement, depuis 70 ans maintenant... Prompts à ”tirer” sur la Libye et le Mali et prêts à intervenir en Syrie et en Iran, les humanitaires auto déclarés occidentaux n'y voient rien à redire... Pas plus que sur la situation tragique des Gazaouis et des camps de réfugiés palestiniens...Evidemment !
Obtenu via Nice MRAP (FaceBook)
Cordialement
Paul Monmaur

Israël : de 30 000 à 40 000 Bédouins déplacés de force


 

lundi 6 mai 2013, par La Rédaction

Une commission interministérielle israélienne a approuvé lundi un projet de loi qui prévoit le déplacement des dizaines de milliers de Bédouins du désert du Néguev vers des villages reconnus. L’initiative a été dénoncée par des représentants des Bédouins. Ce projet de loi doit, selon la radio militaire, être examiné par le Parlement en trois lectures avant d’être appliqué. Il impliquerait le déménagement forcé de 30 000 à 40 000 Bédouins, tandis que 12 000 autres ont obtenu l’autorisation légale de rester sur leur lieu d’habitation actuel.

L’Association pour les droits civiques en Israël a dénoncé ce projet et appelé le gouvernement à reconnaître les villages bédouins afin d’assurer leurs "droits fondamentaux". "Ces déplacements forcés vont porter atteinte à des dizaines de villages et des dizaines de milliers de Bédouins, qui vont être dépossédés de leurs propriétés et de leurs droits historiques sur leurs terres, tout en détruisant le tissu social de leur communauté en condamnant des milliers de familles à la pauvreté et au chômage", selon le communiqué de l’ONG israélienne. "Parallèlement, le gouvernement promeut le développement de nouvelles localités juives dont certaines doivent même être érigées sur les ruines des villages de Bédouins", déplore l’ONG.

Quelque 200 manifestants, dont une majorité de Bédouins, ont protesté lundi devant le bureau du Premier ministre, Benyamin Netanyahou, en brandissant une banderole sur laquelle était écrit : "Le but est de nous déraciner". Environ 160 000 Bédouins vivent en Israël, la plupart dans ou aux alentours du désert du Néguev. Plus de la moitié habitent dans des villages non reconnus et sans services publics. La plupart des autres vivent également dans des conditions d’extrême pauvreté.

(06-05-2013 - Avec les agences de presse)

 

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Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
 
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Un article de Muhammad Idrees Ahmad. Ce n’est pas le pétrole qui a conduit à la guerre contre l’Irak.

29 Avril 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient

Un article de Muhammad Idrees Ahmad 
L’exposé de Muhammad Idrees Ahmad est limpide. On est obligé d’admettre, si on prend sa thèse au mot, que le pétrole n’était en aucun cas un motif décisif dans l’invasion de l’Irak par les Etats Unis (l’exploitation du pétrole irakien est d’alleurs maintenant davantage entre les mains des sociétés chinoises, les firmes américaines n’ayant plus qu’une activité assez marginale, en dehors des sociétés de services pétroliers comme Halliburton) ; et que l’entrée en guerre contre l’Irak s’explique en premier lieu par la "rencontre" de George W. Bush avec une bande de néoconservateurs qui cherchent avant tout à agir dans ce qu’ils considèrent être l’intérêt d’Israël. [Ndlr)
5 avril 2013

Dix ans après « choc et effroi », les raisons qui ont conduit les Etats Unis à la guerre contre l’Irak n’ont toujours pas été explicitées de façon satisfaisante.

Des journalistes, des intellectuels, des soldats et des idéologues se sont tous triturés les méninges pour donner leur réponse. Le pétrole, l’impérialisme, le militarisme, la démocratie, Israël et l’économie de marché ont été proposés en guise d’explications. Certaines d’entre elles s’excluent mutuellement, et elles semblent toutes mettre en lumière plus qu’elles ne satisfont le besoin qu’ont les humains de la simplification. D’un autre côté, chez les universitaires les explications tendent inévitablement vers le « complexe » (le marqueur obligatoire pour séparer l’homme ordinaire du mandarin).

Dire que les causes de la guerre contre l’Irak sont assez simples à expliquer ne veut pas dire qu’elles sont simples. Mais le manque de simplicité ne signifie pas non plus indétermination [du fait d’une trop grande quantité de causes]. La réalité peut être complexe mais est tout à fait du domaine de l’explicable.

On n’a pas besoin de souscrire à la notion tolstoïenne de l’histoire – une force insondable, sans agents, prédestinée et avec des causes infinies – pour accepter qu’un phénomène aussi compliqué qu’une guerre puisse avoir des causes multiples. Celle contre l’Irak en avait beaucoup. Chacune de celles mentionnées plus haut ont joué un certain rôle dans les calculs des décideurs politiques ; mais elles n’ont pas toutes la même importance. Les acteurs décisifs n’étaient pas animés par les mêmes motifs, pas plus qu’ils n’avaient forgé leurs décisions simultanément.

George W Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld voulaient la guerre, mais elle fut conçue par les néoconservateurs. Le 11 septembre 2001 en fut le catalyseur, mais ce sont les néoconservateurs qui s’employèrent à l’instrumentaliser. Le désir des néoconservateurs de renverser le régime irakien préexistait à celui de M. Bush, M. Cheney ou M. Rumsfeld. Le changement de régime était une doctrine officielle aux Etats Unis depuis 1998 et une doctrine officieuse depuis plus longtemps encore. Mais les moyens imaginés étaient la pression diplomatique, l’étranglement économique et l’action secrète – pas l’invasion et l’occupation.

M. Bush commença à recevoir des briefings sur ce sujet seulement dans le cours de sa campagne présidentielle. Les Vulcans – le groupe chargé de réfléchir à la politique étrangère – étaient animés par Condoleeza Rice qui, dans un document de situation pour les affaires étrangères avait soutenu que la puissance militaire irakienne était « considérablement affaiblie » et que les Etats Unis pouvaient vivre même avec un Irak nucléaire.

M. Cheney avait passé les années 1990 à se plaindre de la politique de sanctions [‘’sanctions-happy’’] de l’administration Clinton. Il dirigeait aussi USA*Engage, un consortium d’industriels qui faisait pression pour l’abrogation de l’Iraq Libya Sanctions Act de 1996, un cadeau du lobby israélien.

M. Rumsfeld avait manifesté peu d’intérêt pour l’Irak dans la quinzaine d’années entre sa tristement célèbre poignée de mains avec Saddam Hussein et sa signature d’une lettre rédigée par le Project for the New American Century, un think tank néoconservateur. A l’hiver 2001, M. Bush, M. Cheney et M. Rumsfeld étaient cependant tous convaincus de la nécessité de la guerre.

Le 11 septembre explique partiellement ce changement d’état d’esprit. Mais il n’avait pas pour autant rendu la guerre inévitable. Il fallait encore manipuler l’opinion publique, surmonter les obstacles bureaucratiques. Il fallait mettre l’Irak sur l’agenda en le présentant comme une menace imminente. C’est seulement ainsi qu’une guerre préventive pouvait être justifiée. A cette fin, la conjonction de liens présumés de l’Irak avec al Qaïda et sa possession d’armes de destruction massive (ADM) était nécessaire. Ensemble, cela constituait une menace qui renvoyait au rang d’exercice d’irresponsabilité pointilleuse toute recherche de preuves supplémentaires. Comme le soulignait l’argumentaire de la Maison Blanche, la preuve décisive risquait fort d’être le champignon d’une explosion atomique. Un inventaire des articles parus dans le sillage immédiat du 11 septembre et liant l’Irak aux attentats révèle qu’ils provenaient Presque exclusivement des cercles néoconservateurs. La plupart des articles que j’ai pu lire citent les assertions non étayées d’une seule personne, l’idéologue néoconservatrice Laurie Mylroie. Ses théories étaient promues avec ardeur au sein du gouvernement par Paul Wolfowitz qui avait aussi chargé son protégé, Douglas Feith, de trouver du matériel pour appuyer les assertions de Mlle Myrloie. M. Feith avait créé deux groupes à cet effet – le Policy Counterterrorism Evaluation Group et l’Office of Special Plans – pour fabriquer la connexion Irak – al Qaïda et des preuves sur les ADM irakiennes présumées. Il était assisté par des exilés et des escrocs de l’ Iraqi National Congress et, plus important selon moi, par la correspondante du New York Times Judith Miller, co-auteure avec Mlle Myrloie d’un livre sur l’Irak publié en 1991.

Pendant ce temps, la cheville ouvrière néoconservatrice Richard Perle s’était arrangée pour que M. Cheney soit briefé personnellement en plusieurs occasions par Bernard Lewis, un doyen de l’orientalisme, qui assurait au vice président revanchard que le seul langage que les Arabes comprenaient était la force. « Choc et effroi » était donc le corollaire obligé. Quid du pétrole ? Malgré sa plausibilité au premier abord, la thèse de la « guerre pour le pétrole » ne semble résister ni à l’épreuve des faits ni à l’analyse. En 2003, l’Irak ne refusait pas de vendre son pétrole mais était sous embargo. Les sociétés pétrolières avaient passé une dizaine d’années à faire pression non pour la guerre, mais pour une levée des sanctions. Leur état d’esprit a pu changer en 2003, mais il existait beaucoup de moyens moins coûteux et moins aléatoires que la guerre.

A au moins trois reprises dans les six mois qui avaient précédé l’entrée en guerre, Saddam Hussein avait fait des efforts désespérés pour maintenir son pouvoir en offrant aux Etats Unis un accès privilégié au pétrole irakien. Les compagnies pétrolières n’avaient pris le train en marche qu’une fois la guerre devenue inévitable, et encore pas sans appréhension. Elles craignaient toutes la déstabilisation qui pouvait s’ensuivre.

Pour M. Cheney et M. Rumsfeld, la première motivation n’était pas le pétrole, mais l’effet d’exemplarité de la guerre – une affirmation sanglante de la puissance militaire des Etats Unis pour intimider quiconque envisagerait de nuire aux USA en livrant des ADM à des terroristes. Pour Bush, selon des gens très proches de lui, la motivation principale était des plus simplistes, une croyance messianique dans le combat contre un régime « diabolique » - un régime qui avait précédemment tourmenté son père. Il était aussi flatté par des conseillers et des exilés Irakiens qui l’encourageaient à endosser son nouveau rôle de guide de l’humanité, de libérateur des peuples, de diffuseur de la démocratie.

M.Bush, M. Cheney et M. Rumsfeld auraient peut-être pu décider d’entrer en guerre contre l’Irak sans l’encouragement des néoconservateurs. Mais sans leur aide, il est peu probable que le parti de la guerre eut pu surmonter la résistance d’establishments militaires, diplomatiques et du renseignement hésitants. Par leur cohésion sociale, leur cohérence idéologique et leur domination sur l’appareil de la sécurité nationale, et avec les ressources et le soutien institutionnel du lobby israélien, les néoconservateurs avaient des atouts dont ne disposait aucune autre faction.

Dans la longue série de textes produits par les néoconservateurs pendant la décennie qui avait précédé – en particulier les deux documents politiques rédigés par M. Perle, M. Feith et David Wurmser pour le premier gouvernement benjamin Netanyahou – des idées que M. Wurmser avait par la suite développées dans son livre Tyranny’s Ally – ces motivations [pour la guerre] sont affirmées sans équivoque.

Le néoconservatisme s’enracine idéologiquement dans le sionisme révisionniste et c’est pourquoi Israël est sa grande priorité. Pour les néocons, la guerre est désirable parce qu’elle fragmenterait un Etat arabe potentiellement puissant et laisserait l’Iran, le véritable ennemi juré d’Israël dans une situation plus vulnérable. Elle renforcerait aussi l’isolement des Palestiniens, les rendant plus enclins au compromis. Pour eux, la route de Jérusalem passait par Bagdad.

Près d’un million de morts Irakiens plus tard, avec plus de 3 000 milliards de dollars perdus et 5 000 soldats tués, on ne sait pas toujours vraiment si les Etats Unis en ont tiré une quelconque leçon. La guerre du Vietnam avait été suivie de beaucoup d’introspection ; ce ne fut guère le cas avec l’Irak. La rhétorique reste belliqueuse et l’enthousiasme pour la guerre a à peine faibli.

La guerre contre l’Irak semblait improbable jusqu’à ce qu’elle se produise. Dans ses mémoires, M. Feith regrette que ses démarches pour mettre l’Irak dans le collimateur de l’administration n’aient suscité que dérision aussi tardivement qu’à l’été 2001. Le 11 septembre avait tout changé.

De la même manière, une guerre contre l’Iran semble improbable aujourd’hui ; et c’est ce qui a encouragé les politiciens US à se lancer dans une stratégie de la corde raide avec l’Iran sans avoir peur des conséquences. Tout cela pourrait changer rapidement si un « évènement catalyseur - un nouveau Pearl Harbour » venait à rompre l’équilibre.

Si on doit tirer une leçon de la guerre contre l’Irak, c’est que l’histoire est contingente et que les idées ont des conséquences. Seul ce qui est inerte répond à la volonté humaine. Avec la prépondérance de leur puissance de destruction, les Etats Unis ont le devoir de ne pas être esclaves des circonstances.

Muhammad Idrees Ahmad - The National (EAU)

23 mars 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri


Muhammad Idrees Ahmad est un spécialiste de sociologie politique d’origine pakistanaise qui vit en Angleterre. A côté d’activités académiques il collabore avec divers médias tels Le Monde Diplomatique, Asia Times, IPS News, et Political Insight

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Roger Waters (Pink Floyd) interdit de conférence à New York par le lobby sioniste. Par Mounadil al Djazaïri.

29 Avril 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient


Même si les médias grand public en parlent peu, on sait néanmoins que Roger Waters, ancien membre du groupe musical anglais Pink Floyd, soutient la Palestine et est un partisan du boycott du régime sioniste.

 

Waters n’est pas la seule personnalité dont la presse évite de relever l’hostilité aux agissements du régime sioniste. Parmi ces personnalités, on compte notamment le footballeur portugais Cristiano Ronaldo et l’écrivain suédois Henning Mankell, connu entre autres pour ses romans policiers.

La raison de cette discrétion est que dans la société actuelle, ce qui n’existe pas médiatiquement n’existe pas du tout.

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Roger Waters

Donc Roger Waters est un militant du boycott du régime sioniste et il va sans dire que cette attitude déplait aux groupes de pression communautaires qui agissent en faveur de l’entité sioniste. Pour ces groupes de pression, Roger Waters n’est rien d’autre qu’un antisémite.

Comme si condamner sur la base de principes universels des criminels pouvait s’apparenter à de l’antisémitisme du simple fait que les criminels en question sont ou se prétendent juifs. Et commettent par-dessus le marché leurs crimes au nom de ce prétendu judaïsme.

 C’est en vertu de ce raisonnement communautariste fanatique que des groupes de pression ont réussi à obtenir l’annulation d’une conférence que devait donner le musicien anglais le 30 avril dans ce que l’article qualifie de manière erronée de YMCA à New York. La 92Y où devait intervenir Roger Waters est en fait une institution culturelle juive quoique sur le modèle de la YMCA semble-t-il.

 

La 92Y de New York annule la venue de Roger Waters  en raison de pressions de la communauté juive

Kevin Rutherford, Radio.com (USA) 4 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

La YMCA de la 92ème rue à Manhattan (92Y) a annulé une manifestation avec l’ancien bassiste/chanteur du Pink Floyd Roger Waters suite à des pressions émanant de membres de la communauté juive du fait des critiques que le rocker formule contre Israël depuis des années.

«Il est absolument scandaleux que des fonds de la communauté juive aillent aider Roger Waters à diffuser son message antisémite», a affirmé Richard Allen, l’organisation militante juive JCC Watch, a déclaré dans une déclaration faite le 3 avril avant l’annonce de l’annulation par la 92Y. Il a poursuivi en disant que les donateurs « contribuent à offrir à Waters les installations, le marketing et la respectabilité, ce qui lui permet de tromper encore plus de gens avec des mensonges anti-Israël. »

Waters, qui devait s’exprimer au centre culturel juif sur sa carrière longue et bien remplie de musicien, a affirmé par le passé qu’il voudrait voir Israël boycotté par les musiciens en soutien au mouvement international de solidarité avec la Palestine. Waters a récemment exhorté les musiciens à s’associer à lui pour une initiative pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre ce pays, qualifiant Israël de «régime d’apartheid»  qui opprime la Palestine et qui, en dépit des pourparlers de paix avec les Palestiniens, ne veut pas la paix en réalité.

Le musicien âgé de 69 ans s’est attribué le mérite de  la décision de Stevie Wonder de ne pas participer à un gala pour les amis de l’armée israélienne, indiquant qu’il avait envoyé une lettre à Wonder pour l’exhorter à annuler sa participation qui aurait été comparable à «jouer au bal de la police de Johannesburg le lendemain du massacre de Sharpeville en 1960.»

L’évènement avec Waters à la 92Y était prévu pour le 30 avril avec des tickets d’entrée ) 75 dollars. Une déclaration sur la page programmation du site web du centre révèle que la conférence a été annulée et que les tickets vendus seront remboursés.

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Le vice-président de la Knesset appelle à envahir el-Aqsa demain.

28 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient

PALESTINE

Le vice-président de la Knesset appelle à envahir el-Aqsa demain

 

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palestine-info.cc
Mardi 26 Mars 2013


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La Fondation d'el-Aqsa pour les legs pieux (Wakfs) et le patrimoine a déclaré que le vice-président de la Knesset israélienne, Moshe Feijlin, a appelé à une invasion commémorative dans la mosquée bénie d'el-Aqsa, demain mercredi, pour célébrer le début des cérémonies de la "Pâque juive".

La Fondation a mis en garde dans un communiqué des conséquences de telle invasion et ses dimensions, tenant l'occupant israélien responsable de cet acte criminel, confirmant au même temps que l'occupation et ses pratiques sont illégales et que la mosquée bénie d'el-Aqsa restera purement islamique et d'où l'existence de l'occupation est injuste, provisoire et disparaîtra bientôt. 

 La fondation a appelé la réunion de la ligue arabe qui sera tenue, aujourd'hui mardi, à Doha à prendre les décisions appropriées qui maintiennent la sainteté de la mosquée d'el-Aqsa et représentent un chemin pour sa libération.

Elle a ajouté :"L'existence des fidèles et le étudiants dans la mosquée durant toutes les heures de la journée et la nuit, en particulier durant l'aube, est le moyen approprié dans telles circonstances pour défendre el-Aqsa, et donc, l'intensification de l'existence quotidienne aidera à protéger la sainteté d'el-Aqsa". 

 La Fondation a conclu, en appelant le monde arabo-islamique et les Palestiniens à s'unir pour soutenir Jérusalem et el-Aqsa, alors que le devoir exige l'organisation des activités permanentes et continues depuis aujourd'hui, y compris les manifestations et les sit-in populaires qui confirment le refus aux plans de l'occupation et puis se réunissent sur un programme pour la libération de la mosquée bénie d'el-Aqsa

 

 

Appels à une manif

Soutien à la mosquée d'el-Aqsa:
estation de colère mercredi  27/03/2013
 
 
Des groupes de jeunes ont appelé, hier, par l'intermédiaire des réseaux sociaux à une Journée de colère en Cisjordanie, protestant contre la prise d’assaut de la cour de la mosquée bénie d'el-Aqsa et contre le racisme de l'occupation
 

 

Les groupes ont appelé à des marches dans la région d'Hébron arrivant à la rue Shuhada et Shalala, en soutien de la Mosquée sainte d'el-Aqsa et mettre fin à la poursuite de la profanation de ses cours par les colons.

D'autre part, les groupes de jeunes ont aussi appelé à sortir dans des marches et à affronter l'occupation, en soutien avec le prisonnier en grève de la faim Samer el-Issawi de Jérusalem, ainsi que pour protester contre l’assaut des cours sacrées de la mosquée d'el-Aqsa.

Ces événements auront lieu après une accalmie dans les villes de Cisjordanie, plusieurs jours après les affrontements qui ont conduit à la mort, blessure et arrestation des dizaines de Palestiniens qui soutenaient les prisonniers.

palestine-info.cc

Débats, à Doha : "Accord avec Israël" remplace "la Palestine"!

 
Selon Al-Alam, l'ordre du jour des débats, au Sommet de Doha, contient, désormais, le terme "Entente avec Israël", en lieu et place de la "question palestinienne", qui y figurait, depuis des années.
Sous l'auspice de Doha, les dirigeants arabes de la Ligue arabe se pencheront sur l'accord, avec l'entité sioniste, en prévision du remodelage du Moyen-Orient, tel que souhaité, par les Américains.
 

 

 dhamiro

 

 27 mars 2013

 

 Satanyahou rend hommage aux terroristes, djihadistes-sionistes qui tentent de détruire la Syrie et le reste du monde arabe, il les remercie de tout cœur, il leur dit que vous faites du bon boulot , vous menez le travail à notre place et à moindre cout et sans aucun effort de notre part..

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BRIAko1guwg#!

 

A Voir: mercredi, 27 mars 2013

Appel des Imams de Jérusalem -

Mise en garde contre Al Qaradawi.

http://www.youtube.com/watch?v=dzCAUbwPjD4&feature=player_embedded#
 

 Le Cheikh Al-Qaradâwî  de plus en plus critiqué dans le monde musulman
 http://www.oumma.com

La critique publique du Yûsuf Al-Qaradâwî  émanait jusqu'à présent des intellectuels musulmans qui se réclamaient de la modernité,  ou encore des milieux de la  gauche laïque du monde arabe. Depuis son soutien sans faille à la politique étrangère du Qatar,  le Cheikh Al-Qaradâwî essuie désormais des attaques virulentes de la part de religieux issus du cœur même du sunnisme, et notamment en provenance d’une ville sainte de l'Islam: Jérusalem ( voir vidéo à la fin de l'article).

 Ces critiques contre  le  cheikh Al-Qaradâwî   sont souvent assimilées à une fitna (divisions parmi les musulmans) dans certains milieux de l'islam politique,  pourtant la tradition de l’islam invite les musulmans à l’auto-critique.


 La paix et l'éthique, dont le bon conseil et la fraternité humaine, sont la quintessence du message de cette religion: le prophète de l'islam ( SAWS)  rappelait à ce sujet: "La religion, c'est le conseil ou la sincérité". "Répandez la paix". "J'ai été envoyé pour parfaire les plus nobles vertus".  Omar, deuxième calife de l'islam, surnommé "al-farûq" (celui qui distingue le bien du mal) affirmait : "Soyez les vicaires de Dieu en étant silencieux", et comment lui demanda-t-on: "Par votre éthique". "Que Dieu soit clément à l'égard de quiconque me montre mes faiblesses".

 


 Enfin  le Coran précise que : "L"homme a été crée faible"(Sourate Les Femmes) et ailleurs, dans la sourate XVII verset 85: "Il ne vous a été donné que peu de science".  La faillibilité et la finitude de la raison sont donc le lot congénital de l'humanité: si l'homme est faible ou faillible, alors les "oulémas" qui sont des hommes, le sont également en bon syllogisme.

 En septembre 2012, ce comité d'imams de Jérusalem, emmené  par Salahuddin Ben Ibrahim, imam de la mosquée d'Al Aqsa (troisième lieu saint de l’islam),  très populaire en Palestine et dans la galaxie musulmane, a organisé une conférence de presse pour lancer une sérieuse mise en garde contre le cheikh Al-Qaradâwî . Cet avertissement assumé publiquement  est  révélateur du discrédit qui frappe le prédicateur égyptien, dont la réputation a sérieusement été entachée. Son audience dans le monde musulman ne semble plus  tenir qu'à l'immense tribune offerte par Al Jazeera, un espace d’expression  dont ses détracteurs affirment,  qu'il s’est bien gardé d’utiliser pour dénoncer la présence d'une base américaine au Qatar. 

 De plus en plus de voix s'élèvent dans l'islam pour fustiger la compromission du cheikh  Al-Qaradâwî  avec la richissime dictature du Qatar. Considéré comme l’un des hommes religieux les plus riches au monde(1), pour la plupart des commentateurs, ce dernier est devenu un Oulama de cour, n'hésitant pas à apporter une caution religieuse à des expéditions guerrières menées contre des pays musulmans, comme ce fut le cas pour la  Libye.  En dépit de ce soutien de poids, le président Sarkozy ( grand ami de la monarchie du Qatar)  humiliera  publiquement  ce pays  et Al-Qaradâwî en refusant au cheikh, pourtant détenteur d'un passeport diplomatique,  l'accès au territoire français  pour venir assister  au 29ème Rassemblement Annuel des Musulmans de France du Bourget  du 6 au 9 Avril 2012.

A l'instar du cheikh saoudien,  Ibn Baz, qui avait émis  une fatwa en 1990 permettant à  l'armée américaine de partir à l'assaut d'un pays musulman, en l’occurrence l'Irak, et ce depuis l'Arabie saoudite,  Al-Qaradâwî risque fort de rester dans l'histoire comme le Oulama qui aura usé de son autorité religieuse pour délivrer une caution jurisprudentielle  à une  intervention occidentale en Libye, contribuant ainsi à la  destruction d'un autre pays musulman. C'est le sens du message transmis par cet aréopage d’imams, mais dont l'initiative  a  été totalement passée sous silence par la chaîne Al Jazeera, où officie le cheikh Al-Qaradhâwî .

Les partisans du  cheikh Al-Qaradâwî ne manqueront de voir dans cette initiative  la main  d' officines  syrano-iraniennes en vue de disqualifier le prédicateur Qaradawi. Or, ce comité d'imams de Jérusalem brille par son indépendance, puisque sa déclaration s'adresse à tous les dirigeants arabes, le président Assad compris.


 Soucieux de l'unité des musulmans et du règlement pacifique de la crise syrienne, dans un discours empreint d'une grande sagesse, l'imam  Salahuddin Ben Ibrahim a fixé le cadre de son intervention.  Il est clairement dans une démarche diplomatique visant à ménager les différents groupes qui s'affrontent dans ce pays, afin de les réunir autour d'une table de négociation.  A partir de 2'00', il précise l'objectif de cette conférence de presse: "Si nous sommes ici, c'est pour dire ce qui doit être dit devant Dieu, sans craindre quiconque. Si nous sommes ici, c'est pour nous détacher devant Dieu des fetwas qui ont été déversés (ndlr:  il fait notamment ici à la fetwa du cheikh  invitant à tuer le Président libyen Khadafi) et des intrigues et des tromperies qui ont rendu le sang enivrant et le haram autorisé.  Qu'Allah fasse miséricorde à tout opprimé et à tout blessé, et à tout naïf qui a rejoint par avidité et crédulité "

 Il  interpelle ensuite  le chef d’État syrien Assad (à partir de 9'00), en lui rappelant que le peuple syrien est sous sa responsabilité:  "Ces jeunes sont tes jeunes, ces aînés sont tes aînés, et ces proches sont tes frères. Redoute Allah et traite-les avec bonté. Et sache qu'Allah est bienveillant et aime  la bonté … Et sache qu'Allah est au-dessus de toi, comme tu es au-dessus d'eux. Alors demande lui pour toi et ton peuple,  le bon jugement et l'issue favorable.  Quant aux nobles gens en Syrie, savants et peuple syrien, nous leur demandons au nom d'Allah, le Sécurisant, le Salut, de cesser l'effusion de sang, de renoncer et de se tourner vers l'entente et la réconciliation, là est la satisfaction de leur Seigneur et la déchéance de leur ennemi. Voilà pour notre peuple et les musulmans

 

Puis à partir de 27'20, l'imam Salahuddin Ben Ibrahim désigne sans détour les responsables du chaos dans certains pays arabes:  "J'ai dès le début parler avec franchise, et ouvertement. Il y a trois pieux, tous mauvais: un média menteur, un dignitaire menteur, et un clan menteur. Le clan menteur est une base militaire dans les pays musulmans, le média menteur est Al Jazeera, et le savant menteur (ndlr : il s’agit de Qaradâwi), vous le connaissez. Il a fait des petits qui mentent comme lui. Celui qui s'écarte de ces trois préserve son honneur et sa foi. Ai-je transmis le message ?Allah sois témoin."

 (1) Voir le livre de Naoufel Brahimi El Mili, «  Le printemps arabe ; une manipulation ?

 Appel des Imams de Jérusalem - Mise en garde contre Al-Qaradâwî

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Les USA suscitent la discorde entre les musulmans pour la sécurité d’Israël.

28 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient

 

PS. ...La photo et les drapeaux agités dans la manif présentés ici démontrent toutefois qu'il existe une certaine confusion : le drapeau de l'Irak d'avant l'invasion US, le drapeau d'après l'invasion US, le drapeau de la Syrie de la fin du mandat français.  

LEMONDE.FR | 25.04.06 | 15h18 • Mis à jour le 03.05.06 | 23h50

Jacques Henno, journaliste nouvelles technologies, auteur de "Tous fichés" , mercredi 03 mai 2006

Le courrier électronique est-il discret ou non ?

Jacques Henno : Non. Tout courrier électronique qui circule sur Internet peut être intercepté par des tiers qui le veulent. On estime par exemple que la majorité du courrier électronique échangé dans le monde transite par les Etats-Unis. On est à peu près sûr que la NSA (National Security Agency), l'agence de surveillance électronique américaine, intercepte les courriers électroniques qui transitent par les Etats-Unis.

"Les USA suscitent la discorde entre les musulmans pour la sécurité d’Israël"

 


Le Mufti des sunnites en Irak, cheikh Mehdi al-Sumaydyi a déclaré dans une interview exclusive à l’agence d’informations iraniennes Farsnews que « les services de renseignement américains provoquent des conflits sectaires entre les musulmans et poussent les gens à les alimenter pour provoquer une guerre sectaire afin de préserver la sécurité de l’entité sioniste et détruire l’unité de l’Islam ».

"Il n’y a pas de différends entre les chiites et les sunnites, mais il y a une différence.  En Islam, le différend est prohibé mais pas les différences qui sont autorisées », a-t-il précisé

 

Et de souligner : "Aujourd’hui ce qui est posé sur la scène irakienne  n’est pas un différend chiito-sunnite mais un différend politique  que certains partis politiques  alimentent pour  gagner quelques points de plus et ce au détriment de la société qui n'accepte pas ce genre de conflit. La preuve c’est qu’il existe beaucoup de mariages entre  les  sunnites et les chiites."

Al-Sumaydyi a souligné qu’il existe  « des différences entre les gens d’une même école sur certaines questions, mais il n’y a pas de conflit » ajoutant que « le conflit est un mal et n’existe pas entre les gens de deux confessions».


Concernant ceux qui suscite la discorde entre les chiites et les sunnites, Cheikh Al-Sumaydyi a déclaré que « la carte que joue les renseignements américains est celle du sectarisme diffusé à travers leurs agents  pour entraîner la société dans la guerre civile et ainsi privilégier les intérêts des Etats-Unis et maintenir la sécurité de l’entité sioniste ». 

Le mufti des sunnites en Irak a dénoncé « les  tentatives émanant de certaines chaînes satellitaires irakiennes qui cherchent à provoquer la discorde entre les chiites et les sunnites ».

Et d’ajouter : « le projet est un seul : si ces chaînes satellitaires étaient liées à leurs gens, elles n’auraient pas diffusé et répandu ce genre de discorde. Pour ce qui est des chaînes satellitaires qui émettent depuis Londres et depuis les États-Unis, elles reçoivent leurs instructions de ces pays qui cherchent à réaliser leurs propres projets en Irak pour garder leur main mise de façon éternelle», affirmant qu’ « aucun musulman jaloux sur l’Islam ne permettra pas ce genre de discorde ».

Il a ajouté que «ce genre de questions est un commerce corrompu  et le peuple est conscient qu’il s’agit d’une  conspiration, les gens l’ont déjà vécu et savent comment s’en sortir ».

Sur la possibilité d'une coexistence pacifique entre les sunnites et les chiites, Cheikh Al-Sumaydyi a indiqué: «la coexistence pacifique et la coexistence islamique sont fondamentales. Celui qui a échangé ses vêtements musulmans avec ceux des juifs ou des chrétiens risque de confondre les choses ».

Et de conclure : « nous avons confiance en notre peuple  qui saura rejeter le projet américain et nous sortirons de cette crise sans effusion de sang et ce grâce à la détermination des fils de l’Irak et aussi à celle  des  tribus et des clans de ce pays ».

 

 

Source: Fars News

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Ils ont livré la France au Qatar ! Par Philippe Cohen et Marc Endeweld.

18 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient

Ils ont livré la France au Qatar !
Par Philippe Cohen et Marc Endeweld

samedi 12 janvier 2013, par Comité Valmy


Ils ont livré la France au Qatar !

La dépêche, stupéfiante, est tombée le 6 novembre dernier : l’ambassadeur du Qatar, Mohamed Jaham al-Kuwari, annonçait à l’Agence France-Presse que son pays avait l’intention d’investir 10 milliards d’euros dans des sociétés du CAC 40. Répondant au journaliste qui évoquait quelques rares déclarations de personnalités qui, comme Bernard-Henri Lévy, Jean-Luc Mélenchon ou Julien Dray, ont manifesté leur inquiétude sur l’influence du Qatar en France, l’ambassadeur a conclu l’interview par une formule aussi ironique qu’arrogante : « C’est quoi, le problème ? »

 

En effet, il n’y a, apparemment, aucun problème. Apprendre que le fonds souverain qatari va presque doubler le montant de ses participations dans le CAC 40 ne pose aucun problème au gouvernement ni à l’opposition. Organiser la Coupe du monde de football dans un pays où ce sport n’intéresse personne et va nécessiter la construction de stades munis de sols réfrigérants pour pouvoir supporter des températures à 45° C (bonjour Kyoto !), ça n’interpelle personne dans le monde du sport - pas même Michel Platini -, ni dans celui de l’écologie, surtout pas Yann Arthus-Bertrand. Coïncidence : son dernier film a été financé par des Qataris...

 

Savoir que des Qataris pourraient sélectionner des entrepreneurs de banlieue sur une base communautariste n’inquiète pas grand monde. Installer une annexe de Normale Sup à Doha, ville où l’on est payé 400 dollars ou 12 000 selon la couleur de sa peau, ne dérange personne, et surtout pas Monique Canto-Sperber, présidente du pôle interuniversitaire Paris Sciences et Lettres et Philosophe spécialiste de « l’éthique ».

 

Qu’enfin la France impose à tous ses partenaires l’admission directe du Qatar au sein de la francophonie, sans passer par la case « observateur », comme l’exigeaient les usages jusqu’alors, cela n’ennuie pas grand monde non plus.

 

A Doha, on appelle ça le « français sonnant et trébuchant ». Mais, à Paris, le silence est de rigueur. Depuis des années. On peut même dater l’origine de l’amitié franco-qatarie : le premier voyage de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, à Doha, en décembre 2005. Sarkozy s’est lié d’amitié avec le Premier ministre qatari, Hamad ben Jassem al-Thani, « HBJ » pour les intimes, au risque de mélanger les genres.

 

Lorsqu’il arrive à l’Elysée, Sarkozy prend l’habitude de recevoir tous les mois « HBJ ». Au menu des discussions, les emplettes en France du fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA). Selon un patron du CAC 40, « Guéant avait une liste de courses pour les Qataris. On avait l’impression que l’Elysée leur donnait à racheter la France ».

 

C’est durant le quinquennat Sarkozy que le Qatar est entré dans le capital de plusieurs groupes du CAC 40. Le président a même donné de sa personne, en faisant pression sur le président du PSG, Sébastien Bazin, gérant du fonds Colony Capital, pour lui demander de vendre le PSG selon les conditions du Qatar. Bazin proposait aux Qataris 30 % du club de foot parisien pour 30 millions d’euros. Après l’intervention présidentielle, ils en ont récupéré 70 % pour 40 millions (ils en sont désormais propriétaires à 100 %).

 

Convention fiscale

Mais le sport n’est qu’une conséquence d’une orientation stratégique prise à l’Elysée. C’est sous l’ère Sarkozy que le Qatar s’est imposé - sans provoquer un quelconque débat, même au sein du gouvernement Fillon - comme un médiateur de la diplomatie française au Proche et au Moyen-Orient : intervention financière pour libérer les infirmières Bulgares en Libye (juillet 2007), aide au rapprochement entre Nicolas Sarkozy et Bachar al-Assad, puisque, avant d’aider les combattants, le Qatar était un allié solide du régime baasiste.

 

Et, bien sûr, plus récemment, le Qatar, seul pays arabe à le faire, a participé - financement de l’armement, formation des combattants libyens et même présence de 5 000 hommes des forces spéciales - à l’intervention militaire occidentale contre Kadhafi.

 

La puissance grandissante du Qatar en France semble stimulée par la faiblesse de nos responsables politiques, déboussolés par la crise mondiale et appâtés, parfois, par les largesses supposées de ce petit pays. Ami personnel de la famille de l’émir, Dominique de Villepin, aujourd’hui avocat d’affaires, a pour principal client le Qatar Luxury Group, fonds d’investissement personnel de la cheikha Mozah bint Nasser al-Missned. A droite, parmi les habitués de Doha, on trouve aussi Philippe Douste-Blazy, Rachida Dati ou Hervé Morin.

 

Dans les milieux diplomatiques français, cette politique du « tout-Qatar » agaçait certains, qui espéraient que François Hollande, réputé partisan d’un resserrement des liens avec l’Algérie, allait en quelque sorte « rééquilibrer » la politique française dans la région.

 

Certes, François Hollande s’est rendu en Algérie le 19 décembre. Mais il avait vu le Premier ministre de l’émirat, Hamad ben Jassem al-Thani, dans un palace parisien dès le début de 2012. Les deux hommes s’étaient d’ailleurs déjà rencontrés une première fois en 2006, François Hollande le recevant en tant que premier secrétaire du PS. Depuis son élection, il l’a revu à deux reprises, et a accueilli l’émir Hamad ben Khalifa al-Thani à l’Elysée, le 22 août 2012. Un traitement privilégié.

 

Autre signe de continuité, l’entrée d’investisseurs qataris au capital de France Télécom en juin 2012... « Les gouvernements passent, mais les intérêts demeurent. Les accords financiers entre la France et le Qatar n’ont pas été interrompus, remarque le chercheur Nabil Ennasri, Hollande a seulement mis un terme à l’affichage publicitaire façon Sarkozy. »

 

Incroyable : la convention fiscale entre les deux pays - une sacrée niche fiscale qui dispense un investisseur qatari de tout impôt sur les plus-values réalisées sur la revente de biens immobiliers en France -, qui avait été tant décriée par le PS (du temps de l’opposition), n’a pas été abrogée...

 

Il faut dire que, même sous Sarkozy, les Qataris ont eu la prudence de créer ou de maintenir des liens solides avec la gauche française. L’ambassadeur du Qatar en France, Mohamed Jaham al-Kuwari, a préparé la transition politique de longue date en multipliant les contacts avec plusieurs dirigeants socialistes : Ségolène Royal, Laurent Fabius, Elisabeth Guigou, Jack Lang, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, mais aussi Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, qui a séjourné à Doha en pleine campagne de la primaire socialiste, ou encore Manuel Valls, seul émissaire du candidat à avoir rencontré l’émir en décembre 2011.

 

Sous nos latitudes tempérées, le Qatar est un sujet de consensus. Jusque dans les médias, où il est devenu le pays des Bisounours. Comme dans l’émission « Un œil sur la planète », diffusée sur France 2 l’automne dernier, le présentant comme un nouvel eldorado, terre d’accueil de tous les ambitieux et les entrepreneurs.

 

Ou encore dans une interview de l’ambassadeur de France au Qatar publiée dans la revue Géoéconomie (1). Le diplomate s’enthousiasme d’abord sur les perspectives de coopération entre les deux pays, faisant miroiter aux groupes français la perspective des 120 milliards mobilisés en vue de la Coupe du monde de football en 2022. Autant de beaux contrats pour Bouygues, Vinci, Carrefour et quelques autres.

 

Mais l’ambassadeur y ajoute le supplément d’âme indispensable aux esprits délicats que nous sommes supposés demeurer : le printemps arabe aurait ainsi révélé - comme l’a reconnu lui-même François Hollande - d’importantes convergences entre les deux pays. L’honneur est sauf.

 

Feuilletons le dossier de presse « Qatar en France ». Il s’y dessine peu à peu un véritable storytelling qatari, que l’on pourrait résumer comme suit : le Qatar est un « nanopays » richissime - 78 260 dollars de revenu par Qatari en 2009, ça fait rêver - mais coincé entre deux géants, l’Iran, avec lequel il doit partager le gisement de gaz North Dome, l’un des plus grands du monde, et l’Arabie saoudite, 14 fois plus peuplée et disposant d’avoirs neuf fois supérieurs.

 

Cette fragilité obligerait les Qataris à se montrer à la fois plus intelligents et plus diplomates que leurs voisins. Ils chercheraient ainsi une « assurance vie » - l’expression revient chez tous nos interlocuteurs - et seraient prêts à signer des chèques XXL à ceux qui sont susceptibles de lui garantir une protection. La France, avec son siège au Conseil de sécurité de l’ONU, constitue son meilleur allié.

 

Autre argument en faveur des Qataris, leurs investissements sont jugés « très professionnels ». Leur charte, « Vision nationale pour le Qatar 2030 », adoptée en 2008, prévoit que les revenus des placements des fonds souverains qataris se substitueront à ceux du gaz.

 

Il faudrait donc se réjouir, s’enthousiasme Patrick Arnoux, du Nouvel Economiste (2), de leur intérêt pour nos grands groupes : « L’entreprise Qatar, dirigée d’une main ferme par le cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, investit certes par milliards sur des actifs qui ont trois points communs : ils sont unitairement importants, prometteurs pour l’avenir et à forte rentabilité. » Et de vanter les financiers qataris, « issus des meilleures banques américaines comme Lehman Brothers » (curieux, cet éloge d’une banque qui a fait faillite en 2008, déclenchant la crise dans laquelle nous pataugeons encore !).

 

Et puis, nous assurent tous ces amis français des Qataris, ces derniers ne sont ni gourmands ni exhibitionnistes ; excepté chez Lagardère, ils n’exigent pas de siéger dans les conseils d’administration des sociétés dont ils deviennent actionnaires.

 

Une alternative aux Saoudiens

Riches en capitaux disponibles, respectueux de l’indépendance de leurs partenaires, les Qataris sont aussi, nous dit-on, modernes. Leur nouvelle constitution donne aux 200 000 Qataris le droit d’élire des représentants locaux qui pourront même être des femmes (au sein d’une chambre cependant strictement consultative).

 

La chaîne Al-Jazira, qu’ils ont créée en 1996, présentée comme une sorte de CNN arabe, aurait révolutionné l’information au Proche-Orient. La femme de l’émir, la cheikha Mozah bint Nasser al-Missned, a contribué à une véritable cité du savoir à la périphérie de Doha, ouverte aux musées et aux universités occidentales.

 

Enfin, le sentiment de fragilité des Qataris les pousserait à devenir une tête de pont entre le monde arabo-musulman et l’Occident. Songez que la plus grosse base militaire américaine, autrefois à Bahreïn, a déménagé à Doha et que les Qataris maintiennent des liens avec Israël. Ils constituent ainsi une alternative plus présentable que les Saoudiens, qui soutiennent les salafistes dans la région. Et si le Qatar représentait cet islam modéré dont tant d’Occidentaux espèrent l’avènement depuis des années ?

 

Bien sûr, comme tout storytelling, celui portant sur le Qatar reflète une partie de la réalité. L’émir, qui a chassé son père du pouvoir en 1995, s’est révélé un fin stratège. « Le Qatar est le premier à avoir acheté des méthaniers, analyse l’économiste Hakim el-Karoui, et à garder ainsi la maîtrise du transport du gaz. » Résultat : le pays frôle les 20 % de croissance en 2012, après 16 % en 2010 et 12 % en 2009.

 

Ensuite, il semble bien que la stratégie qatarie soit la plus subtile des pays du Golfe. « Les Qataris ne sont pas que des payeurs, observe l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, ils sont astucieux et mènent une stratégie d’équilibre, entre Al-Jazira d’un côté, le phare du printemps arabe, la base américaine sur leur territoire et leurs relations assez bonnes avec Israël. »

 

Enfin, il est patent que les Qataris ne mélangent pas forcément leur politique diplomatique, pas facile à décrypter, et leurs investissements pour lesquels ils recherchent, c’est un banquier qatari qui parle, un « absolute return », autrement dit une garantie de retour sur investissement.

 

Mais ces indéniables atouts - prospérité économique, stratégie au long cours, subtilité diplomatique - ne doivent pas occulter la face moins reluisante du petit Etat. La condamnation à perpétuité, le 28 novembre, du poète Mohammed al-Ajami, coupable... d’un court texte critique sur l’émir, jette une lumière blafarde sur la modernité qatarie.

 

Et il y a surtout la relation très particulière que le Qatar entretient avec l’islamisme politique. L’émirat a été, depuis quinze ans, le refuge de bien des activistes radicaux, tel Abassi Madani, l’ex-patron du FIS algérien. Le Hamas a déménagé ses bureaux de Damas à Doha, et la récente visite de l’émir à Gaza n’est pas passée inaperçue.

 

La chaîne de télé Al-Jazira s’est fait connaître en devenant le diffuseur exclusif des communiqués d’Al-Qaida, et certains ne manquent pas de souligner que Doha a été exempt de tout attentat terroriste. Exilé au Qatar depuis quarante ans, le plus célèbre prédicateur islamiste, Youssef al-Qardaoui, officie chaque semaine sur Al-Jazira.

 

L’homme a déclaré que « les opérations martyres sont l’arme que Dieu a donnée aux pauvres pour combattre les forts », et que, « tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux juifs des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. [...] C’était un châtiment divin. Si Allah le veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans ».

 

Cet activisme n’étonne pas Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité de la DGSE (services secrets français) : « Comme la famille régnante veut ravir à la famille Al-Saoud d’Arabie saoudite son rôle moteur dans le contrôle de l’islam sunnite à l’échelle mondiale, elle héberge volontiers les imams et prêcheurs de tout poil, à condition qu’ils soient plus extrémistes que les oulémas saoudiens, de façon à leur rendre des points. Et le Qatar finance partout et généreusement tous les acteurs politico-militaires salafistes, dont la branche la plus enragée des Frères musulmans, hostiles à la famille Al-Saoud et bien sûr au chiisme, mais aussi aux régimes "laïcs" et nationalistes arabes susceptibles de porter ombrage aux pétromonarchies. »

 

Enfin, le Canard enchaîné affirme que les services français ont repéré une présence qatarie dans le nord du Mali, où sévissent des groupes jihadistes. « On pense, explique Roland Marchal, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (Ceri), qu’un certain nombre d’éléments des forces spéciales qataries sont aujourd’hui dans le nord du Mali pour assurer l’entraînement des recrues qui occupent le terrain, surtout d’Ansar Dine. » Ansar Dine, un groupe jihadiste non lié à Al-Qaida.

 

Bref, la famille régnante au Qatar n’a sans doute pas de doctrine bien établie, mais son jeu diplomatique, fondé sur une double exigence - concurrencer les Saoudiens dans le monde musulman et diaboliser l’Iran - peut l’amener à des positions fort lointaines de « l’islam des Lumières ».

 

Y compris en France. « Si quelqu’un, affirme un bon connaisseur du dossier, avait la curiosité de se poster en face de l’ambassade du Qatar, il pourrait y prendre en photo d’éminents animateurs de la mouvance islamiste radicale. »

 

Premier instrument de l’influence du Qatar dans le monde arabe, la chaîne Al-Jazira s’est révélée être « le DRH du printemps arabe », selon l’expression de Naoufel Brahimi el-Mili, professeur de science politique et auteur du livre le Printemps arabe, une manipulation ?

 

Ce dernier a passé des mois à décrypter les émissions de la chaîne qui fut la première à mettre en scène le martyre du vendeur de légumes tunisien Mohamed Bouazizi, dont le suicide, le 4 janvier 2011, a embrasé la Tunisie, avant que la révolte ne se propage en Libye ou en Egypte. A chaque fois, Al-Jazira accompagne et « feuilletone » les mouvements et les combats.

 

Il apparaît que, partout, les Qataris soutiennent les Frères musulmans, qui constituent la principale force politique du printemps arabe. Et qu’Al-Jazira est leur bras armé. Brahimi note ainsi que le nouveau ministre des Affaires étrangères libyen, Mohamed Abdelaziz, était un journaliste de la chaîne, de même que Safwat Hijazi, devenu une sorte de « conseiller spécial » du gouvernement égyptien. Pour Brahimi, le projet du Qatar est limpide : « Imposer la révolution "démocratique" par le bas, puisque les révolutions par le haut, façon néoconservateur bushiste, ont échoué. »

 

Autre sujet d’inquiétude, l’activisme sportif des Qataris - Grand Prix de l’Arc de triomphe, achat du PSG, Mondial de handball (2015) et Coupe du monde de football (2022) - ne relève pas forcément d’un amour désintéressé du sport mais bien d’une stratégie délibérée de soft power.

 

C’est d’ailleurs Nicolas Sarkozy lui-même, cumulant le rôle de superconsultant des Qataris avec celui de président de la République, qui aurait conseillé à l’émir de « passer par le sport » pour implanter Al-Jazira en France. D’où la création de la chaîne BeIN Sport, au risque de déstabiliser le système audiovisuel français, et notamment le financement du cinéma.

 

Enfin, et ce n’est pas le moins inquiétant, les Qataris manifestent un intérêt particulier pour les secteurs industriels sensibles et stratégiques. Cette inclination est d’abord apparue dans le dossier EADS. A la fin des années 90, l’émir sympathise avec Jean-Luc Lagardère, avec lequel il partage une passion des chevaux.

 

Les deux couples sympathisent, Bethy Lagardère initiant la cheikha Mozah aux joies de la vie parisienne, tandis que les équipes Lagardère apportent à l’émir leurs conseils avisés dans l’audiovisuel lors de la création d’Al-Jazira. Avant même la mort de Jean-Luc Lagardère, en 2003, l’émir avait émis le vœu d’entrer au capital d’EADS.

 

Mais Jean-Paul Gut, alors haut dirigeant d’Airbus, avait habilement orienté les Qataris vers une prise de participation dans le groupe Lagardère lui-même, ce qui était moins intéressant pour le Qatar mais répondait à l’inquiétude de l’héritier, Arnaud Lagardère, qui souhaitait s’assurer des alliés solides dans sa société holding. Mais, quand le groupe allemand Daimler a voulu vendre ses parts dans EADS, le Qatar s’est porté acquéreur, ce qui entraîna une vive réaction d’Angela Merkel aboutissant à un engagement de l’Etat allemand à la place de Daimler.

 

Si les Qataris se sont senti l’audace d’avancer sur des dossiers aussi sensibles, c’est que les liens entre la France et le Qatar sont anciens : 80 % de l’équipement militaire qatari est français et, pour l’anecdote, les 15 ha que la Direction générale de l’armement loue à Bagneux (Hauts-de-Seine) appartiennent à une banque qatarie...

 

Poker menteur

Autre indice de l’intérêt des Qataris pour les secteurs stratégiques, l’affaire Altis, une société de semi-conducteurs en difficulté que les Qataris voulaient acheter en 2009 pour créer une industrie similaire au Qatar. Mais Augustin de Romanet, alors patron de la Caisse des dépôts, a jugé le projet suspect, et le Fonds stratégique industriel s’est finalement substitué à l’émirat.

 

Encore plus inquiétant, le jeu de poker menteur autour d’Areva : il s’en est fallu de peu que l’émirat mette la main sur les mines d’uranium du groupe nucléaire ! A la manœuvre, l’ancien secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant, l’intermédiaire de choc Alexandre Djouhri, Henri Proglio, le PDG d’EDF, et François Roussely, du Crédit suisse - une des banques conseil en France des Qataris avec la banque Rothschild.

 

L’alternance est, apparemment, un concept qui ne s’applique pas à cet aréopage. C’est d’ailleurs peut-être ce qui a conduit l’ambassadeur du Qatar à annoncer de nouveaux investissements dans les groupes français.

 

A ce rythme-là, la France va finir par avoir plus besoin du Qatar que l’inverse.

 

IMMOBILIER : 4 MILLIARDS NET D’IMPÔTS

Les avoirs immobiliers en France des Qataris se partagent entre différents membres de la famille régnante. Ils comprennent des immeubles de luxe et de nombreux hôtels. Au total, l’immobilier détenu par l’émirat dans notre pays atteindrait ainsi 4 milliards d’euros.

 

Début 2008, les Qataris ont obtenu le vote au Parlement français d’un statut fiscal qui les exonère d’impôt sur leurs plus-values immobilières en France. Et ils en profitent : ces dernières années, ils ont racheté des hôtels de luxe comme le Martinez et le Carlton, à Cannes, le Royal Monceau, le Concorde Lafayette, l’hôtel du Louvre, à Paris, le Palais de la Méditerranée, à Nice.

 

Mais ils ont également fait main basse sur le somptueux hôtel Lambert sur l’île Saint-Louis, à Paris, le splendide hôtel d’Evreux de la place Vendôme, à Paris, l’immeuble Virgin des Champs-Elysées, le siège de Vivendi, avenue de Friedland, à deux pas des Champs-Elysées, le siège d’Areva près de l’Opéra, et la tour Pacific à la Défense, ainsi que sur le centre de conférences Kléber, lieu chargé d’histoire - le haut commandement militaire allemand s’y était installé sous l’Occupation et c’est là qu’ont été signés les accords de Paris mettant fin à la guerre du Vietnam. Le destin du centre Kléber est de devenir un palace pour milliardaires...

 

Par Philippe Cohen et Marc Endeweld

Sources :
Marianne

Al Manar
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php ?fromval=1&cid=19&frid=19&eid=91516

http://sos-crise.over-blog.com/article-ils-ont-livre-la-france-au-qatar-114384401.html
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Irak : un député tué dans un attentat.

16 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient

Irak : un député tué dans un attentat

Mardi 15 janvier 2013, par La Rédaction

 

Aïfan Saadoune al-Issawi, un député irakien engagé dans la lutte contre Al-Qaïda, est mort mardi dans un attentat suicide à proximité de son fief de Fallouja, à l’ouest de Bagdad, foyer de la contestation contre le Premier ministre Nouri al-Maliki.

Le bilan de l’attaque s’élève à sept morts, dont M. Issawi, quatre gardes du corps et deux civils, et six blessés, a indiqué le docteur Assem al-Hamdani de l’hôpital de Fallouja.


Cet attentat risque d’aviver un peu plus les tensions déjà fortes entre M. Maliki et ses alliés gouvernementaux d’Iraqiya, un bloc laïque.


Son décès survient d’ailleurs 48 heures après que le ministre des Finances Rifaa al-Issawi, membre de la même tribu que la victime, a échappé à une tentative d’assassinat.


Aïfan Saadoune al-Issawi était, comme son lointain parent, membre du bloc laïque Iraqiya, qui participe au gouvernement Maliki. Il a été tué alors qu’il inspectait une route en construction au sud de Fallouja, dans la province majoritairement sunnite d’Anbar.

Le député "venait juste de garer sa voiture. Au moment où il est descendu pour inspecter la route qui relie Fallouja à Amriyah, un homme s’est approché, il l’a étreint, a dit +Allah Akbar+ (Dieu est le plus grand) puis s’est fait exploser", a indiqué Sohaib Haqi, le chef de son bureau, à l’AFP. Selon lui, le kamikaze portait un uniforme de chantier.


Au Parlement, M. Issawi, 37 ans, avait succédé à Khaled al-Fahdawi, tombé en août 2011, lors d’un attentat suicide dans une mosquée sunnite de Bagdad.


Aïfan Saadoune al-Issawi assumait également de hautes responsabilités au sein des Sahwa (Le réveil, en arabe), une milice composée de tribus farouchement opposées à Al-Qaïda.


L’attentat de mardi n’a pas été revendiqué, mais l’Etat islamique d’Irak, la branche de l’organisation extrémiste dans le pays, prend régulièrement pour cibles les forces de sécurité, la communauté chiite et les responsables politiques qui lui sont hostiles.


Au plan politique, cette attaque risque de nourrir la crise actuelle entre Iraqiya et le reste du gouvernement de M. Maliki.


 Ce bras de fer trouve sa traduction dans les manifestations anti-gouvernementales organisées depuis trois semaines.

 

(15 janvier 2013 - Avec les agences de presse)

http://www.Assawra.Info/spip.php?article2064

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Le terrorisme islamique est une création des États-Unis. Article du Capitaine Martin.

16 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient

Mardi 15 janvier 2013

La puissance médiatique s’est rapidement mise en branle pour apporter son soutien à l’intervention militaire  de la France au Mali. L’article du Time : « the crises in Mali : will french air stries stop the islamiste avance ? » montre décidément que les vieilles ficelles ont toujours cours, en l’occurrence « la guerre au terrorisme ». Le Time soutient que cette intervention a pour but d’empêcher les terroristes islamistes de s’emparer d’une partie de l’Afrique avant d’étendre leur influence jusqu’en Europe. Dans ce même article, le journaliste affirme « qu’il y a une crainte, particulièrement fondée, que le Mali, devenu islamiste radical, menace par-dessus tout la France dans la mesure où la plupart des islamistes sont francophones et qu’ils ont des parents en France. (Des indications issues des milieux du renseignement à Paris laissent entendre que des candidats au djihad, partant de la France pour rejoindre le Mali afin de s’entraîner et y combattre, avaient été identifiés. AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique), un des trois groupes qui composent l’alliance islamiste au Mali et qui en constitue une grande partie de l’encadrement, a également désigné la France, la représentante de la puissance occidentale dans la région, comme objectif premier pour les attaques ».

 

Ce que le Time ne raconte pas au lecteur, c’est qu’AQMI est étroitement lié au Groupe islamique combattant en Libye (que la France a soutenu durant l’invasion de la Libye par l’OTAN en 2011, en lui fournissant des armes, assurant sa formation, et l’appuyant même de ses forces spéciales et de ses moyens aériens). Bruce Riedel, qui a travaillé à la CIA de 1977 à 1990 et qui est aujourd’hui un des experts de l’association Brookings Institution, écrivait en août 2011 un article intitulé « l’Algérie sera la prochaine à tomber », dans lequel il prédisait que le succès des coalisés en Libye encouragerait les éléments radicaux en Algérie, et AQMI en particulier. Entre les violences extrémistes et la perspective des frappes aériennes françaises, Riedel espérait en fait voir la chute du gouvernement algérien. Ironie du sort, il observait que « l’Algérie exprimait des préoccupations selon lesquelles la crise libyenne pouvait conduire à la création d’un sanctuaire important pour Al-Qaïda et d’autres extrémistes djihadistes ». Et c’est précisément grâce à l’OTAN que la Libye est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, à savoir un refuge sponsorisé par l’OTAN… pour Al-Qaïda. Avec la présence d’AQMI au nord du Mali et la participation française aux frappes dans ce secteur, nous saurons très rapidement si le conflit ne s’étendra pas à l’Algérie limitrophe.

 

Il est à noter que Riedel, qui est coauteur du livre « which path to Persia ? », pousse ouvertement à armer un autre groupe défini comme terroriste par le département d’État américain, l’organisation Mujahedin-e-Khalq, dans le but de provoquer le chaos en Iran et aider à faire pression sur l’administration locale, ce qui illustre clairement l’usage qui peut être fait des formations terroristes dans l’exécution des basses œuvres en matière de politique étrangère des pays occidentaux. 

 

Selon un autre analyste géopolitique, Pepe Escobar, un lien très étroit unit le Groupe islamique combattant en Libye et AQMI. Dans un de ses articles intitulé « How-Qaeda got to rule in Tripoli », il écrit : « le numéro deux d’Al-Qaïda, Zawahiri, a annoncé officiellement la fusion entre les deux groupes. Á partir de là, le Groupe islamique combattant en Libye et AQMI sont les deux faces d’une même pièce, dont Belhadj en est l’émir ».  Abdelhakim Belhadj, chef du Groupe islamique combattant en Libye, a obtenu des armes, de l’argent et la reconnaissance de l’OTAN lors de la tentative de renversement de la Jamahiriya arabe libyenne, et il a depuis jeté le pays dans la guerre civile. Cette intervention a vu aussi l’épicentre de la révolte, Benghazi, se détacher lentement mais sûrement de Tripoli pour devenir une région aujourd’hui semi-autonome, « l’émirat du terrorisme ». La dernière campagne de Belhadj doit probablement se dérouler aux confins de la frontière turco-syrienne, où il participe à la logistique de l’armée syrienne libre… avec la bénédiction de l’OTAN.


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L’intervention des coalisés en Libye a ainsi ressuscité le Groupe islamique combattant en Libye, une formation affiliée à Al-Qaïda. Il avait déjà combattu en Irak et en Afghanistan. Il envoie aujourd’hui des combattants, de l’argent et des armes à partir du Mali vers la Syrie, là encore grâce aux bonnes faveurs de l’OTAN. Le redoutable « califat » dont les néoconservateurs nous ont rebattu les oreilles pendant une bonne dizaine d’années est en train de prendre réellement forme du fait des intrigues menées par les États-Unis, l’Arabie saoudite, le Qatar et Israël… et non de l’islam, régulièrement instrumentalisé par ces derniers.

 

Le Groupe islamique combattant en Libye, qui est en train de mener la bataille en Syrie avec l’assentiment de la diplomatie française, a donc officiellement fusionné avec Al-Qaïda selon lecombatting terrorism center de West Point. Selon ce centre, AQMI et le Groupe islamique combattant en Libye n’ont pas seulement des objectifs idéologiques, mais aussi stratégiques et tactiques. Les armes que le groupe a reçues proviennent d’AQMI et ont probablement passé à travers les frontières poreuses du Sahara et du nord du Mali. En effet, ABC News a relaté dans un article en date du 10 novembre 2011 qu’un important représentant d’un groupe affilié à Al-Qaïda que l’organisation avait fait main basse sur quelques milliers d’armes disparues durant les événements libyens, alimentant les craintes des Occidentaux. « Nous (Al-Qaïda, NDLR)sommes les premiers bénéficiaires des révolutions arabes », a dit à l’agence de presse mauritanienne ANI Mokhtar Belmokhtar, un des leaders nord-africains d’AQMI.

 

Un autre conflit éclatait donc au nord du Mali dès la fin des combats en Libye. Ce n’est pas un hasard. Cela fait partie d’une vaste entreprise préméditée de réorganisation géopolitique qui a commencé avec la chute de Kadhafi. La Libye est utilisée aujourd’hui comme tremplin pour envahir d’autres pays bien ciblés, tels le Mali, l’Algérie et la Syrie. Les terroristes armés jusqu’aux dents, financés et appuyés par l’OTAN, ne sont rien moins que les mercenaires de ce projet. L’Algérie a réussi jusque-là à déjouer les plans subversifs échafaudés par les États-Unis en 2011 dont les révolutions arabes ont été la partie visible de l’iceberg, mais elle n’a certainement pas échappé à l’attention de l’Empire, qui aimerait bien transformer toute une région qui s’étendrait de l’Afrique jusqu’aux abords de Pékin et Moscou, en utilisant les terroristes soit comme casus belli à de futures invasions, soit comme mercenaires de leurs sombres besognes.

 

L’Empire apporte la guerre comme la nuée l’orage. Lui résister, de quelque manière que ce soit, est un véritable acte de Résistance.

 

Capitaine Martin 

 

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