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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #israel - palestine - moyen-orient tag

Après le putsch, un soldat turc décapité par des islamistes hystériques pro-Erdogan

18 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Turquie, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Daesch, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 Après le putsch, un soldat turc décapité par des islamistes hystériques pro-Erdogan
 

 

Suite à l’article de Jean Patrick Grumberg « Turquie : vidéo surréaliste de l’arrestation de soldats dans les bureaux de CNN Istanbul », voici … une autre vidéo sur le sort réservé à un soldat par les adorateurs d’Erdogan.

La vidéo sur les sévices infligés au soldat turc et sa décapitation est apparue sur le web et sur YouTube avant d’être enlevée. La nouvelle a été diffusée par divers quotidiens internationaux dont The Independent, le Mirror, la BBC, mais en France, aucun journaliste n’a fait son travail d’information : protéger l’islam est la priorité absolue des médias, et si le prix à payer est de désinformer les Français, c’est un prix à payer très très acceptable.

Les images montrent un soldat décapité, gisant dans une marre de sang, entouré des fidèles du sultan au comble de l’hystérie. D’autres images circulent exhibant des soldats qui s’étaient pourtant rendus, battus à sang par des islamistes armés de matraques, super excités, hurlant « allahou akbar ».

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Ces mêmes islamistes qu’Erdogan avait appelé à descendre dans la rue pour « sauver » son gouvernement “démocratiquement élu”, qui, aujourd’hui, n’a plus rien de démocratique. Comme dit un confrère, « Erdogan a évité un coup d’Etat, et il fait un coup d’Etat ».

Erdogan n’a rien à envier à feu Pinochet. Je n’ose imaginer ce que ce malade va faire subir à ces soldats. Et dire que la Turquie fait partie de l’OTAN, qu’elle aspire à devenir membre de l’UE, et qu’il se trouve des dirigeants européens pour lui ouvrir les bras !

Des rumeurs étranges circulent sur ce coup d’Etat avorté, dont Erdogan en ressort plus fort que jamais. Désormais, le sultan a devant lui la voie aplanie vers l’instauration de la République présidentielle via la modification probable de la Constitution, qu’il souhaite ardemment depuis son élection « démocratique » à la présidence de la Turquie.

Personne au Parlement n’osera refuser sa voix à celui qui se présente comme le paladin de la liberté et de la « démocratie » contre la dictature des baïonnettes. Il va pouvoir imposer sa république présidentielle – en enlevant le pouvoir aux militaires, qui depuis Atatürk sont les garants de la Constitution – et en s’arrogeant tous les droits.

N’oublions pas que le président turc, favorable à l’extension de ses prérogatives, a cité l’Allemagne nazie comme un exemple de régime présidentiel efficace. Question de démocratie et d’Etat de Droit, cela promet un bel avenir sous une dictature islamo-nazie à la turque.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

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Le Likoud a fait son entrée au “Parlement” Européen

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine, #La paix, #Palestine libre, #Europe supranationale

Israël se situe, géographiquement parlant, sur le continent asiatique, mais “l’État juif” auto-proclamé n’a de cesse d’affirmer son caractère “européen” chaque fois que l’occasion lui en est donnée. Ainsi, il a été admis à prendre part au “Concours Eurovision de la Chanson” depuis 1973, et la “Israeli Broadcasting Authority” (Autorité Israélienne de Radiodiffusion) est membre de la “European Broadcasting Union” (Union Européenne de Radio-Télévision) depuis 1957. Les clubs de football israélien ont commencé à disputer les compétitions européennes en 1991, et Israël est devenu membre de l'UEFAen 1994.

Mais, dans le domaine politique, ce qui est plus important encore et qui semble passer inaperçu aux yeux des médias, c’est le désir apparent de Tel Aviv de devenir un État européen à part entière.

En mars de cette année, une délégation du Likoud a visité Strasbourg à l’invitation du groupe des "European conservatives and Reformists" (ECR) du Parlement Européen. Selon le Jerusalem Post, la délégation a exposé les positions du Likoud devant 15 députés européens du groupe ECR et un accord a été passé qui lui permet de devenir un des “membres régionaux”, ce qui autorisera des représentants du Likoud à assister aux réunions du groupe ECR, et permettra au parti israélien d’influer sur ses prises de positions.

Dans un délai d’un an, le Likoud deviendra à part entière un “parti allié” du groupe des “European Conservatives and Reformists” du Parlement européen, ce qui devrait intensifier les relations entre l’Europe et le parti au pouvoir en Israël. Le groupe ECR a décidé que le Likoud peut dès à présent avoir le statut d’observateur en son sein, et qu’une délégation de membre du ECR sera reçue en Israël par le Likoud en octobre.

Eli Hazan, directeur général adjoint du Likoud chargé des relations internationales et publiques, a indiqué qu’il conduira les membres du Parlement Européen au mémorial de Yad Vashem, au “Menachem Begin Heritage Center”, le quartier général du Likoud, et dans des “communautés de Samarie”, c’est-à-dire des colonies juives en Cisjordanie occupée (en utilisant la terminologie géographique biblique adoptée par les sionistes).

“Ceci est un pas significatif, parce qu’alors que nous vivons une époque de boycotts d’Israël, le Likoud va être intégré dans un groupe qui exerce du pouvoir en Europe”, a dit Eli Hazan. “Quand des motions anti-israéliennes sont débattues au Parlement Européen, nous serons désormais en mesure d’envoyer à titre officiel des membres du Likoud pour défendre Israël devant les membres du Parlement”, a-t-il ajouté.

Eli Hazan dirigeait la délégation, dans laquelle se trouvaient des maires, des membres de conseils régionaux et des conseillers des dirigeants du Likoud. Aucun parlementaire israélien n’en faisait partie, car la coalition au pouvoir en Israël ne dispose que de 61 sièges sur 120 à la Knesset.

L’ECR a été fondée par des membres du Parti conservateur britannique et compte 75 députés appartenant à 17 pays, ce qui en fait le troisième plus important groupe au sein du Parlement européen. Il est officiellement allié au parti "islamiste" AKP (au pouvoir en Turquie), au Parti Républicain (USA), et à des partis conservateurs et pro-OTAN en Australie, au Canada, au Maroc et en Nouvelle-Zélande.

La réunion entre l’ECR et le Likoud a fait suite à une rencontre entre Eli Hazan et des dirigeants de l’ECR à Londres, ce qui n’est probablement pas une coïncidence. En effet, un reportage télévisé de 2009, “Dispatches: Inside Britain’s Israel Lobby”, avait mis en évidence que 80% des dirigeants du parti de David Cameron sont membres des “Conservative Friends of Israel”. “Le lobby pro-israélien dans ce pays est le plus puissant des lobbies. Il n’y a rien qui puisse les atteindre”, déclarait un homme politique britannique dans ce reportage.

Avant les élections de l’année dernière, le quotidien Haaretz avait publié un article sous le titre “David Cameron est-il le Premier ministre le plus pro-israélien de tous les temps?". Et le journal israélien faisait observer que “Le Royaume Uni n’est peut-être plus un acteur de premier plan sur la scène internationale, mais le premier ministre a toujours été en mesure de travailler discrètement en faveur de l’État juif”.

Durant une visite en Israël l’année dernière, Came­ron avait prononcé un discours devant la Knesset, au cours duquel il avait évoqué son arrière-arrière-grand-père, un banquier juif qui avait émigré d’Allemagne. Ce lien familial lui donne, avait-il assuré, “un certain sens de connexion” avec le peuple israélien, dont il avait salué “le parcours extraordinaire” et l’histoire parsemée de persécutions.

Dans son allocution, David Cameron avait juré de se tenir “épaule contre épaule” avec ce qu’il avait décrit comme “un État vulnérable” pour faire face au terrorisme, en dépit du fait qu’Israël est la puissance militairement dominante dans la région, qui est la seule qui détient l'arme nucléaire. “Nous sommes avec vous”, avait dit en hébreu le Premier ministre britannique.

Mon ascendance juive est relativement limitée, mais je ressens juste un certain sens de connexion. Du lexique de mon grand, grand-père Emile Levita, un Juif qui a émigré d’Allemagne en Grande-Bretagne il y a 150 ans à l’histoire de mon ancêtre Elie Levita qui a écrit ce qui est considéré comme le premier roman jamais écrit en yiddish" , a-t-il ajouté.

Même si la généalogie juive du Premier Ministre britannique est “relativement limitée”, les services discrètement rendus par son parti à l’État sioniste peuvent avoir un impact non négligeable sur ses relations bilatérales avec l’Union Européenne.

Malgré cela, seul le Jerusalem Post a jusqu’ici jugé digne d’intérêt cet épisode des efforts du Likoud pour tisser des liens de plus en plus étroits avec l’Europe, ce qui laisse les coudées franches aux Israéliens pour poursuivre leurs efforts pour tenter de contrer la montée en puissance constante de la campagne BDS et la menace pourtant de plus en plus improbable d’un boycott par l’UE.

Article traduit et adapté par Luc Delval – publié le 29/4/16 par le site pourlapalestine.be

Version originale: Likud Becomes a Regional Member of the European Parliament (Counterpunch)

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Le Likoud a fait son entrée au “Parlement” Européen

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #Palestine libre, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine

 

Le Likoud a fait son entrée au “Parlement” Européen

Par Maidhc Ó'Cathail

Mondialisation.ca, 04 mai 2016

counterpunch.org 27 avril 2016

 

Analyses: LA PALESTINE   

 

vote-likud

Israël se situe, géographiquement parlant, sur le continent asiatique, mais “l’État juif”auto-proclamé n’a de cesse d’affirmer son caractère “européen” chaque fois que l’occasion lui en est donnée. Ainsi, il a été admis à prendre part au “Concours Eurovision de la Chanson” depuis 1973, et la “Israeli Broadcasting Authority” (Autorité Israélienne de Radiodiffusion) est membre de la “European Broadcasting Union” (Union Européenne de Radio-Télévision) depuis 1957. Les clubs de football israélien ont commencé à disputer les compétitions européennes en 1991, et Israël est devenu membre de l’UEFA en 1994.

Mais, dans le domaine politique, ce qui est plus important encore et qui semble passer inaperçu aux yeux des médias, c’est le désir apparent de Tel Aviv de devenir un État européen à part entière.

En mars de cette année, une délégation du Likoud a visité Strasbourg à l’invitation du groupe des “European conservatives and Reformists” (ECR) du Parlement Européen. Selon le Jerusalem Post, la délégation a exposé les positions du Likoud devant 15 députés européens du groupe ECR et un accord a été passé qui lui permet de devenir un des “membres régionaux”, ce qui autorisera des représentants du Likoud à assister aux réunions du groupe ECR, et permettra au parti israélien d’influer sur ses prises de positions.

Dans un délai d’un an, le Likoud deviendra à part entière un “parti allié” du groupe des “European Conservatives and Reformists” du Parlement Européen, ce qui devrait intensifier les relations entre l’Europe et le parti au pouvoir en Israël. Le groupe ECR a décidé que le Likoud peut dès à présent avoir le statut d’observateur en son sein, et qu’une délégation de membre du ECR sera reçue en Israël par le Likoud en octobre.

Eli Hazan, directeur général adjoint du Likoud chargé des relations internationales et publiques, a indiqué qu’il conduira les membres du Parlement Européen au mémorial de Yad Vashem, au “Menachem Begin Heritage Center”, le quartier général du Likoud, et dans des “communautés de Samarie”, c’est-à-dire des colonies juives en Cisjordanie occupée (en utilisant la terminologie géographique biblique adoptée par les sionistes).

Ceci est un pas significatif, parce qu’alors que nous vivons une époque de boycotts d’Israël, le Likoud va être intégré dans un groupe qui exerce du pouvoir en Europe”, a dit Eli Hazan. “Quand des motions anti-israéliennes sont débattues au Parlement Européen, nous serons désormais en mesure d’envoyer à titre officiel des membres du Likoud pour défendre Israël devant les membres du Parlement”, a-t-il ajouté.

Eli Hazan dirigeait la délégation, dans laquelle se trouvaient des maires, des membres de conseils régionaux et des conseillers des dirigeants du Likoud. Aucun parlementaire israélien n’en faisait partie, car la coalition au pouvoir en Israël ne dispose que de 61 sièges sur 120 à la Knesset.

L’ECR a été fondée par des membres du Parti conservateur britannique et compte 75 députés appartenant à 17 pays, ce qui en fait le troisième plus important groupe au sein du Parlement Européen. Il est officiellement allié au parti AKP (au pouvoir en Turquie), au Parti Républicain (USA), et à des partis en Australie, au Canada, au Maroc et en Nouvelle Zélande.

La réunion entre l’ECR et le Likoud a fait suite à une rencontre entre Eli Hazan et des dirigeants de l’ECR à Londres, ce qui n’est probablement pas une coïncidence. En effet, un reportage télévisé de 2009, “Dispatches: Inside Britain’s Israel Lobby”, avait mis en évidence que 80% des dirigeants du parti de David Cameron sont membres des “Conservative Friends of Israel”. “Le lobby pro-israélien dans ce pays est le plus puissant des lobbies. Il n’y a rien qui puisse les atteindre”, déclarait un homme politique britannique dans ce reportage.

Avant les élections de l’année dernière, le quotidien Haaretz avait publié un article sous le titre “David Cameron est-il le Premier ministre le plus pro-israélien de tous les temps?”. Et le journal israélien faisait observer que “Le Royaume Uni n’est peut-être plus un acteur de premier plan sur la scène internationale, mais le premier ministre a toujours été en mesure de travailler discrètement en faveur de l’État juif”.

Durant une visite en Israël l’année dernière, Came­ron avait prononcé un discours devant la Knesset, au cours duquel il avait évoqué son arrière-arrière-grand-père, un banquier juif qui avait émigré d’Allemagne. Ce lien familial lui donne, avait-il assuré, “un certain sens de connexion” avec le peuple israélien, dont il avait salué “le parcours extraordinaire” et l’histoire parsemée de persécutions.

Dans son allocution, David Cameron avait juré de se tenir “épaule contre épaule” avec ce qu’il avait décrit comme “un État vulnérable” pour faire face au terrorisme, en dépit du fait qu’Israël est la puissance militairement dominante dans la région, qui est la seule qui détient l’arme nucléaire. “Nous sommes avec vous”, avait dit en hébreu le Premier ministre britannique.

Mon ascendance juive est relativement limitée, mais je ressens juste un certain sens de connexion. Du lexique de mon grand, grand-père Emile Levita, un Juif qui a émigré d’Allemagne en Grande-Bretagne il y a 150 ans à l’histoire de mon ancêtre Elie Levita qui a écrit ce qui est considéré comme le premier roman jamais écrit en yiddish” , a-t-il ajouté.

Même si la généalogie juive du Premier Ministre britannique est “relativement limitée”, les services discrètement rendus par son parti à l’État sioniste peuvent avoir un impact non négligeable sur ses relations bilatérales avec l’Union Européenne.

Malgré cela, seul le Jerusalem Post a jusqu’ici jugé digne d’intérêt cet épisode des efforts du Likoud pour tisser des liens de plus en plus étroits avec l’Europe, ce qui laisse les coudées franches aux Israéliens pour poursuivre leurs efforts pour tenter de contrer la montée en puissance constante de la campagne BDS et la menace pourtant de plus en plus improbable d’un boycott par l’UE.

 Maidhc Ó’Cathail

Version originale: Likud Becomes a Regional Member of the European Parliament(Counterpunch)

Article traduit et adapté par Luc Delval – publié le 29/4/16 par le site pourlapalestine.be

La source originale de cet article est counterpunch.org

Copyright © Maidhc Ó'Cathailcounterpunch.org, 2016

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http://www.aurdip.fr/le-nombre-des-enfants-palestiniens-1872.html

Le nombre des enfants palestiniens dans les prisons israéliennes monte en flèche

29 avril |Charlotte Silver pour The Electronic Intifada |Traduction JPP pour l’AURDIP |Rapports

en English

 

Israël s’est enfoncé un peu plus dans l’ignoble cette année : il a arrêté et emprisonné sa plus jeune détenue, Dima al-Wawi, âgée de 12 ans, la condamnant à près de cinq mois de prison.

Dima a été arrêtée en février parce qu’elle se serait approchée avec un couteau de la colonie de Karmei Tzur, dans le sud de la Cisjordanie occupée. Toutes les colonies d’Israël sont illégales en vertu du droit international.

Elle a déclaré qu’elle avait eu l’intention de poignarder un garde de la sécurité, mais l’incident n’a donné lieu à aucune blessure.

Israël a libéré Dima dimanche, après qu’elle eut purgé la moitié de sa peine, sa famille ayant fait appel avec succès contre sa mise en détention sur la base que la loi israélienne interdit l’incarcération des enfants de moins de 14 ans.

Mais cette année, Israël a aussi atteint de nouveaux sommets, en incarcérant un bien plus grand nombre d’enfants palestiniens de 12 à 15 ans, rendant l’emprisonnement de Dima inquiétant non pas tant par sa nouveauté que par son extrême banalité.

Fin décembre 2015, 116 enfants palestiniens de 12 à 15 ans étaient détenus en détention militaire israélienne, onze fois plus que l’année précédente.

Au total, ce sont 440 enfants âgés de moins de 18 ans qui sont actuellement retenus en détention militaire, c’est le nombre le plus élevé depuis que l’armée israélienne a commencé à publier ses statistiques en 2008, et c’est près de deux fois et demi le nombre d’emprisonnés d’il y a un an.

Selon Defense for Children Internatinal – Palestine (DCI-P, Défense internationale des enfants – section Palestine), aucun autre pays au monde ne poursuit systématiquement des centaines d’enfants devant les tribunaux militaires chaque année.

DCI-P documente minutieusement les tendances alarmantes dans l’incarcération israélienne des enfants dans un nouveau rapport, No Way to Treat Child (Ce n’est pas une façon de traiter un enfant), qui relate en détails l’ampleur avec laquelle Israël a avili les droits des enfants qui se trouvent sous son régime militaire.

Les chercheurs ont rassemblé 429 témoignages sous serment entre janvier 2012 et décembre 2015.

Le rapport révèle que dans 97 % des cas, aucun parent, aucun avocat, ne furent présents durant les interrogatoires et que dans 88 % des cas, les enfants ne furent même pas informés de la raison de leur arrestation.

Enchaînées

Après une sévère censure en 2013, pour son traitement des enfants palestiniens dans les tribunaux militaires, par le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance, l’UNICEF, et le Comité des Nations-Unies sur les droits de l’enfant, Israël a fait plusieurs tentatives pour se refaire une image sur la façon dont il traite les enfants palestiniens.

Israël a modifié ses ordonnances militaires pour l’interdiction d’arrêter les mineurs en pleine nuit, de bander les yeux des enfants et de les retenir avec des chaînes et des menottes.

Mais comme DCI-P le documente, ces pratiques sont toujours largement utilisées.

En outre, en novembre 2015, le parlement d’Israël, la Knesset, a amendé la loi sur la Jeunesse afin d’instaurer des peines minimales obligatoires pour les enfants suspectés d’être impliqués dans des jets de pierres, et pour augmenter les peines maximales pour les enfants qui jettent des pierres sur un véhicule en mouvement.

« En vertu du cadre juridique militaire », indique le rapport, « tout soldat ou policier est autorisé à arrêter les personnes, même des enfants, sans mandat, quand ils soupçonnent que la personne a commis un acte violant l’une des "infractions à la sécurité" dans la loi militaire israélienne. »

« La plupart des enfants sont arrêtés sur des soupçons, sans mandat d’arrêt. Il y a peu, voire aucun, contrôle indépendant sur ces arrestations », ajoute le rapport.

En attendant, selon DCI-P, Israël soutient qu’il n’est pas obligé d’étendre la législation internationale sur les droits de l’homme - qui inclut les protections énoncées dans la Convention relative aux droits de l’enfant - aux enfants palestiniens vivant en Cisjordanie occupée ; un argument qui a été rejeté par la Cour internationale de Justice et plusieurs organismes traitant des droits de l’homme aux Nations-Unies.

Le cas de Dima est emblématique des nombreuses violations documentées par DCI-P. Elle a été interrogée sans la présence de ses parents ou d’un avocat, et lors de ses séances au tribunal, elle avait les pieds enchaînés.

Elle a aussi été condamnée après qu’elle eut accepté un arrangement avec l’accusation, avec l’aveu d’une tentative d’homicide volontaire et de la possession illégale d’un couteau. Plus de 99 % des dossiers de DCI-P se terminent par la conclusion d’un arrangement.

À son retour de prison dimanche, Dima a dit que son seul répit durant son épreuve de deux mois et demi, fut d’avoir eu l’autorisation de jouer avec d’autres filles incarcérées.

Mais cela est révélateur d’une tendance inquiétante : bien que toujours minoritaire, le nombre des fillettes palestiniennes dans les prisons israéliennes atteint lui aussi de nouveaux sommets – elles sont douze à partir de février.

Des aveux sous la contrainte

« Alors que le nombre des arrestations d’enfants grandit en pleine escalade de la violence ces derniers mois, grandit aussi le nombre de cas où les normes internationales de protection de l’enfance sont violées », déclare Human Rights Watch, dans son dernier rapport sur la maltraitance des enfants palestiniens placés en détention.

Les rapports de DCI-P comme de Human Rights Watch démontrent que dans le système militaire israélien, le statut des Palestiniens en tant qu’enfants cède la place à leur statut de criminel présumé, justifiant ainsi le déni de toute une foule de protections qui devraient s’appliquer aux mineurs selon les normes internationales et même parfois, selon la législation israélienne.

La maltraitance systématique des enfants, depuis leur arrestation au beau milieu de la nuit en les arrachant à leurs parents, jusqu’à leur infliger des sévices physiques, a pour but d’obtenir des aveux sous la contrainte.

Bashir, 17 ans, qui fut convoqué pour interrogatoire, a dit à DCI-P, « (l’officier israélien qui m’interrogeait) m’a donné des coups de pieds deux fois dans les jambes, des coups de poing deux fois dans le ventre et trois fois sur la tête, et il criait, "tu ferais mieux d’avouer parce que je n’arrêterai pas de te battre, sauf si tu avoues" ».

DCI-P rapporte que 27,5 % des enfants ont subi une certaine forme de violence physique durant l’interrogatoire.

« La principale philosophie de l’interrogatoire est d’exercer autant de pression possible sur la personne interrogée et de maintenir sa résistance au niveau le plus bas possible », déclare Ayed Abu Eqtaish, directeur du programme de responsabilisation de DCI-P, dans Detaining Dreams (Détention des rêves), un nouveau court documentaire (ci-dessus), produit par l’organisation.

DCI-P écrit, « Les séances d’interrogatoire sont utilisées comme premier moyen pour recueillir des preuves contre les enfants ».

Le documentaire présente une interview de quatre adolescents qui furent arrêtés au printemps 2014, et sévèrement battus durant leur arrestation et les interrogatoires qui suivirent.

Abed, qui avait 14 ans à l’époque de son arrestation, se rappelle qu’il fut enchaîné à un mur, ses pieds touchant à peine le sol, pendant que les soldats lui portaient des coups sur le corps : « Il est arrivé un moment où tout ce que je ressentais était douleur ».

Un système de contrôle

DCI-P souligne que les changements « cosmétiques » à la législation militaire israélienne ne peuvent pas lutter comme il le faudrait contre la maltraitance des enfants dans le système judiciaire militaire, parce que « le système sert les intérêts de contrôle de l’occupation », plutôt que les intérêts de l’administration de la justice.

« La résistance de l’armée israélienne à mettre en œuvre un processus d’assignation pour les mineurs palestiniens ou d’autres changements pratiques pour s’opposer à la violence et aux sévices semble indiquer un conflit inhérent au sein du système judiciaire militaire entre la quête de justice et la légalisation du contrôle de la population palestinienne qui vit sous l’occupation militaire ».

 

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http://www.europalestine.com/spip.php?article11822

4 mai 2016

La « Brigade Juive », digne rejeton de la mafia franco-israélienne (photos)

A l’heure où commence à Paris le procès d’une bande d’escrocs franco-israéliens, dont le meneur est un ami intime de Netanyahou, on voit bien le lien avec les méthodes mafieuses, en France, des voyous de la dite « Brigade Juive », nouvel avatar de la « Ligue de Défense Juive », telles que le vol de données privées, N° de compte bancaire, avec la bénédiction du patron du CRIF Roger Cukierman.



Au Palais de Justice de Paris, on juge depuis lundi une douzaine d’accusés (dont la plupart sont absents, tranquillement réfugiés en Israël), responsables présumés d’une vaste opération de fraude à la TVA qui leur a permis de voler au bas mot 1,7 milliard d’euros (et jusqu’à près de 3 milliards d’euros, selon le site Mediapart), autrement autant que l’ensemble du trafic de drogue annuel dans l’hexagone.

L’affaire relève du tribunal correctionnel, bien qu’elle soit assortie d’une série de cadavres d’hommes français et israéliens, victimes de règlements de compte liés au partage de l’énorme butin engrangé par la fraude à la TVA sur les « droits de polluer » en 2008-2009.

L’inculpé-clé du procès parisien s’appelle Arnaud Mimran : ses liens « amicaux », pour ne pas dire plus, avec le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahou et le député franco-israélien Meyer Habib, ci-devant vice-président du CRIF, sont avérés, bien que contre toute évidence, les intéressés cherchent aujourd’hui à démentir.

(L’escroc Mimran et Netanyahu faisant bombance sur la Côte d’Azur)

(Habib et Mimran)

Rien de tout cela ne gêne apparemment l’honorable Cukierman, à qui le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve ira prêter allégeance lundi prochain en tant « qu’ami du CRIF ».

Non, ce qui préoccupe le représentant du lobby israélien en France, ce ne sont pas les turpitudes de ses coreligionnaires délinquants, c’est plutôt le développement de la campagne BDS, dont CAPJPO-EuroPalestine est partie prenante.

Et cela vient de conduire Cukierman à commettre un faux pas : d’ordinaire, quand on lui met sous le nez les exactions (violences, ratonnades, vols …) des bandes fascistes juives, il a l’habitude de répondre que « le CRIF ne connaît pas ces gens-là ».

Mais le président du CRIF n’a pu résister à la tentation de profiter lui aussi de l’opération de piratage-hackage dont notre association a été la cible ces derniers jours, la « Brigade Juive » se vantant d’avoir « capturé » de nombreuses données privées concernant notre association, bancaires par exemple.

Comme on peut le voir ci-dessous, la « Brigade Juive » présente une première pièce de son « butin », les coordonnées de notre compte bancaire à la BNP Paribas


Et le receleur de données volées Cukierman rebondit aussitôt, écrivant aux dirigeants de la BNP Paribas, pour leur demander la fermeture de notre compte !

Inutile de le dire, ces menaces n’auront pas d’effet sur notre détermination à poursuivre la dénonciation du régime d’apartheid israélien et à soutenir la résistance du peuple palestinien à l’oppression.

Des plaintes ont été déposées, avec tous les éléments que nous avons déjà pu recueillir sur les auteurs.

L’une d’entre elles vise aussi un de ces terroristes qui s’est livré dimanche 1er mai à une agression physique sur l’un de nos militants à Paris, devant témoins, et dont la police connait désormais l’identité.

SOLIDARITÉ FINANCIÈRE

Et puisque ces terroristes s’amusent à diffuser nos numéros de comptes bancaires, nous en profitons pour en appeler à votre solidarité financière pour l’ensemble de nos activités militantes et pour les procédures judiciaires que nous engageons contre eux.

Merci d’avance pour les dons que vous nous ferez parvenir à :

  • CAPJPO-EuroPalestine,

16 bis rue d’Odessa, 75014 Paris

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE CAPJPO-EUROPALESTINE

Nous comptons également sur la présence de nous nos adhérent(e)s le dimanche 29 mai à 13 H à l’occasion de notre assemblée générale annuelle à Paris.

CAPJPO-EuroPalestine

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Le boycott d’Israël n’est pas de l’antisémitisme, par Eric Hazan.

6 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Antifascisme

Le boycott d’Israël n’est pas de l’antisémitisme

D’un côté, il y a ceux qui défendent un Etat juif tout puissant ; de l’autre, des partisans d’un Etat commun où Juifs et Arabes vivraient en égaux. Entre les deux, la question de la souveraineté d’Israël.*

D’après Manuel Valls, «l’antisionisme est tout simplement le synonyme d’antisémitisme». Ce propos n’est pas surprenant de la part d’un homme politique pour lequel«l’état d’urgence, c’est l’Etat de droit», et qui entend lutter contre le chômage en facilitant les licenciements. Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que «l’antisionisme ?» Il y a deux réponses possibles.

  • La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives : l’Etat d’Israël parle au nom des Juifs du monde entier ; par conséquent, être «antisioniste», critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les Juifs - c’est de l’antisémitisme. Cette façon de voir occulte deux points essentiels : la grande majorité des Juifs vivent ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique ; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.
  • La deuxième réponse à la question qu’est-ce que «l’antisionisme ?» est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les Juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui.

Par la suite, dans l’entre-deux-guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine.

En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale chargée d’éclairer l’Assemblée générale, et plaida en faveur d’une fédération, d’un Etat binational sur le territoire de la Palestine mandataire.

Aujourd’hui, les termes du débat sont les mêmes. Il y a d’un côté

  • ceux qui défendent un Etat juif souverain, le plus puissant et le plus homogène possible, qui travaille à judaïser tout le territoire de la Palestine historique en maintenant en sujétion ses habitants non juifs, les Palestiniens d’Israël et ceux des Territoires occupés.
  • Et de l’autre côté, il y a ceux pour lesquels les quelque 11 millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un Etat commun. (On peut laisser de côté la solution des deux Etats, fiction destinée à faire accepter le statu quo). Pour ceux, Juifs ou Arabes, qui soutiennent la création d’un tel Etat, la présence juive en Palestine ne se discute plus depuis longtemps, c’est la souveraineté juive qui est le cœur du litige. Le boycott d’Israël est pour eux un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la «destruction d’Israël», d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien.

Le boycott n’est pas une arme contre les Juifs israéliens. Bien au contraire, il les aide à faire un jour partie intégrante de la région du monde où leurs aînés ont été autrefois conduits, à quitter leurs habits de colons pour devenir des égaux vivant enfin en paix dans un pays réconcilié.

Eric Hazan

A lire aussi:

“Un Etat commun entre le Jourdain et la mer”

d’Eric Hazan et Eyal Sivan. Editions la fabrique.

Une plaidoirie d’un 60 pages. 14 €

Sommaire: 1) Le partage au lieu de la partition.

2) Qui a intérêt à maintenir le mythe de deux Etats ?

3) Un vrai Etat palestinien n’est pas possible.

4) Un Etat juif viable à long terme n’est pas possible non plus.

5) Les arguments contre l’Etat commun: bonne et mauvaise foi.

6) L’idée d’Etat commun ne sort pas d’un chapeau.

7) Thèses sur l’Etat commun.

http://www.liberation.fr/debats/2016/05/04/le-boycott-d-israel-n-est-pas-de-l-antisemitisme_1450552

D’un côté, il y a ceux qui défendent un Etat juif tout puissant ; de l’autre, des partisans d’un Etat commun où Juifs et Arabes vivraient en égaux. Entre les deux, la question de la souveraineté d’Israël.*

D’après Manuel Valls, «l’antisionisme est tout simplement le synonyme d’antisémitisme». Ce propos n’est pas surprenant de la part d’un homme politique pour lequel«l’état d’urgence, c’est l’Etat de droit», et qui entend lutter contre le chômage en facilitant les licenciements. Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que «l’antisionisme ?» Il y a deux réponses possibles.

  • La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives : l’Etat d’Israël parle au nom des Juifs du monde entier ; par conséquent, être «antisioniste», critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les Juifs - c’est de l’antisémitisme. Cette façon de voir occulte deux points essentiels : la grande majorité des Juifs vivent ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique ; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.
  • La deuxième réponse à la question qu’est-ce que «l’antisionisme ?» est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les Juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui.

Par la suite, dans l’entre-deux-guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine.

En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale chargée d’éclairer l’Assemblée générale, et plaida en faveur d’une fédération, d’un Etat binational sur le territoire de la Palestine mandataire.

Aujourd’hui, les termes du débat sont les mêmes. Il y a d’un côté

  • ceux qui défendent un Etat juif souverain, le plus puissant et le plus homogène possible, qui travaille à judaïser tout le territoire de la Palestine historique en maintenant en sujétion ses habitants non juifs, les Palestiniens d’Israël et ceux des Territoires occupés.
  • Et de l’autre côté, il y a ceux pour lesquels les quelque 11 millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un Etat commun. (On peut laisser de côté la solution des deux Etats, fiction destinée à faire accepter le statu quo). Pour ceux, Juifs ou Arabes, qui soutiennent la création d’un tel Etat, la présence juive en Palestine ne se discute plus depuis longtemps, c’est la souveraineté juive qui est le cœur du litige. Le boycott d’Israël est pour eux un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la «destruction d’Israël», d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien.

Le boycott n’est pas une arme contre les Juifs israéliens. Bien au contraire, il les aide à faire un jour partie intégrante de la région du monde où leurs aînés ont été autrefois conduits, à quitter leurs habits de colons pour devenir des égaux vivant enfin en paix dans un pays réconcilié.

Eric Hazan

A lire aussi:

“Un Etat commun entre le Jourdain et la mer”

d’Eric Hazan et Eyal Sivan. Editions la fabrique.

Une plaidoirie d’un 60 pages. 14 €

Sommaire: 1) Le partage au lieu de la partition.

2) Qui a intérêt à maintenir le mythe de deux Etats ?

3) Un vrai Etat palestinien n’est pas possible.

4) Un Etat juif viable à long terme n’est pas possible non plus.

5) Les arguments contre l’Etat commun: bonne et mauvaise foi.

6) L’idée d’Etat commun ne sort pas d’un chapeau.

7) Thèses sur l’Etat commun.

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Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry Mots-clefs : Mots-clefsAttentats du 11/09/2001 Commentaire(s) 3 commentaires Imprimer Share Le New York Post est un des plus anciens (ou, selon les critères, le plus ancien) journaux américains, encore publié de nos jours. Il a été créé en 1801. Sa ligne éditoriale est conservatrice. Il tire à près de 700 000 exemplaires… Ca chauffe bien une opinion publique… Source : Paul Sperry, New York Post, le 17/04/2016 nyp Dans son rapport sur les “28 pages”, toujours censurées, impliquant le gouvernement saoudien dans le 11-Septembre, “60 Minutes”, le week-end dernier, a dit que le rôle des Saoudiens dans les attaques a été sous-évalué pour protéger la délicate alliance de l’Amérique avec le royaume riche en pétrole. C’est vraiment un euphémisme. En réalité, l’implication du royaume a été délibérément dissimulée aux plus hauts niveaux de notre gouvernement. Et cette dissimulation va bien au-delà d’enfermer les 28 pages du rapport saoudien dans une chambre forte du sous-sol du Capitole américain. Les enquêtes ont été étouffées. Les complices ont été laissés tranquilles. Les agents responsables de l’enquête que j’ai interviewés à la Joint Terrorism Task Forces [l’unité de lutte contre le terrorisme du FBI, NdT] à Washington et à San Diego, la base avancée de certains pirates de l’air saoudiens, mais aussi les détectives du Département de police du comté de Fairfax (Virginie) qui ont enquêté sur plusieurs pistes concernant le 11 Septembre, disent que pratiquement toutes les routes mènent à l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington, et au consulat saoudien à Los Angeles. Et pourtant, encore et toujours, il leur a été demandé de ne pas remonter ces pistes. L’excuse en général était “l’immunité diplomatique”. Ces sources disent que les pages manquantes du rapport d’enquête du Congrès sur le 11 Septembre – qui comprennent le chapitre entier concernant “le soutien étranger aux pirates de l’air du 11-Septembre” – détaille “les preuves incontestables” réunies par la CIA et le FBI de l’assistance des Saoudiens pour au moins deux des pirates de l’air saoudiens qui étaient installés à San Diego. Certaines informations ont fuité des documents, y compris une frénésie d’appels téléphoniques avant le 11 Septembre entre un des soutiens saoudiens des pirates de l’air à San Diego et l’ambassade d’Arabie saoudite, et le transfert ensuite de quelque 130 000 dollars d’un compte du prince Bandar, ambassadeur saoudien, à un autre soutien saoudien des pirates de l’air à San Diego. Prince Bandar Photo: Reuters Prince Bandar Un enquêteur qui travaillait avec la Joint Terrorism Task Forces de Washington s’est plaint qu’au lieu d’enquêter sur Bandar, le gouvernement américain l’a protégé – littéralement. Il dit que le département d’État a assigné un détachement de sécurité pour protéger Bandar pas seulement à l’ambassade, mais aussi à sa résidence à McLean, en Virginie. La source a ajouté que l’équipe opérationnelle voulait incarcérer un certain nombre d’employés de l’Ambassade, “mais l’ambassade s’est plainte auprès du Procureur” et leurs visas diplomatiques ont été révoqués à titre de compromis. L’ancien agent du FBI John Guandolo, qui a travaillé sur les affaires liées au 11 Septembre et à al-Qaïda pour le bureau de Washington, affirme que Bandar aurait dû être un suspect clé dans l’enquête sur le 11-Septembre. “L’ambassadeur saoudien a financé deux des pirates de l’air du 11 Septembre via une tierce personne,” a affirmé Guandolo. “Il devrait être traité comme un suspect terroriste, tout comme les autres membres de l’élite saoudienne que le gouvernement américain connaît comme finançant actuellement le djihad mondial.” Mais Bandar a la haute main sur le FBI. Après sa rencontre avec le président Bush à la Maison-Blanche le 13 septembre 2001, où les deux vieux amis de famille ont partagé des cigares sur le balcon Truman, le FBI a effacé de la liste des terroristes à surveiller des dizaines d’officiels saoudiens de différentes villes, y compris au moins un membre de la famille d’Oussama ben Laden. Au lieu d’enquêter sur les Saoudiens, les agents du FBI ont servi d’escorte de sécurité pour eux, même si à cette période on savait déjà que 15 des 19 pirates de l’air étaient des citoyens saoudiens. a772_bandar_bush_cheney_2050081722-8697 « Le 13 septembre 2001, le Prince Bandar est reçu sur le balcon Truman de la Maison-Blanche par George W. Bush, Dick Cheney et Condoleezza Rice – probablement pour aider des Saoudiens à fuir les États-Unis… » “Le FBI a été empêché par la Maison-Blanche d’auditionner les Saoudiens que nous voulions entendre,” dit l’ancien agent du FBI Mark Rossini, qui a participé à l’enquête sur al-Qaïda et les pirates de l’air. La Maison-Blanche “les a tirés d’affaire”. De plus, Rossini déclare qu’il a été dit au bureau qu’aucune citation à comparaître ne pouvait être utilisée pour produire des preuves liant au 11 Septembre les Saoudiens suspects sur le départ. Le FBI a dès lors gelé les enquêtes locales qui conduisaient aux Saoudiens. “Le FBI s’est bouché les oreilles à chaque fois que nous mentionnions les Saoudiens,” affirmait Roger Kelly, ancien lieutenant de police du comté de Fairfax. “C’était trop politique pour y toucher.” Kelly, qui a dirigé le Centre de renseignement régional, ajoutait : “Vous pouviez enquêter sur les Saoudiens, mais les Saoudiens étaient ‘hors de portée’.” Photo: AP Photo: AP Même Anwar al-Awlaki, le conseiller spirituel des pirates de l’air, nous a échappé. En 2002, le religieux financé par les Saoudiens, détenu à l’aéroport JFK pour fraude au passeport, a seulement été remis à la garde d’un “représentant de l’Arabie saoudite.” Il a fallu attendre 2011 pour qu’Awlaki soit amené devant la justice – en raison d’une attaque de drone de la CIA. Étrangement, “le rapport de la commission sur le 11 Septembre”, qui a suivi l’enquête du Congrès, ne cite jamais l’arrestation et la remise en liberté d’Awlaki, et ne mentionne Bandar qu’en passant, son nom enterré dans les notes en bas de page. Deux avocats de la commission qui enquêtaient sur le réseau de soutien saoudien des pirates de l’air se sont plaints que leur supérieur, le directeur opérationnel Philip Zelikow, les a empêchés d’émettre des citations à comparaître et de mener des auditions des suspects saoudiens. John Lehman, membre de la commission sur le 11 Septembre, s’est intéressé aux liens entre les pirates de l’air et Bandar, sa femme et le bureau des affaires islamiques de l’ambassade. Mais à chaque fois qu’il a essayé d’obtenir des informations sur ce point, il a reçu une fin de non-recevoir de la Maison-Blanche. “Ils refusaient de déclassifier quoi que ce soit en rapport avec l’Arabie saoudite,” selon Lehman cité dans le livre “The Commission”. Les États-Unis ont-ils sabordé l’enquête sur le soutien étranger au 11 Septembre pour protéger Bandar et les autres membres de l’élite saoudienne ? “Les choses qui auraient dû être faites à l’époque ne l’ont pas été,” affirmait Walter Jones, élu républicain de Caroline du Nord, qui a déposé un projet de loi demandant au président Obama de déclassifier les 28 pages. “J’essaie de vous donner une réponse sans être trop explicite.” Un réformateur saoudien avec une connaissance directe de l’implication de l’ambassade est plus coopératif. “Nous avons fait un allié d’un régime qui a aidé à financer les attaques,” affirmait Ali al-Ahmed de l’Institut pour les affaires du Golfe basé à Washington. “Je veux dire, soyons réalistes.” Source : New York Post, le 17/04/2016 Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source. ==================================== En bonus, lettre de bin Sultan au président de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre… sultan-1 sultan-2 3 réponses à Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry DUGUESCLIN Le 29 avril 2016 à 02h52 Afficher/Masquer Selon Paul Sperry, les officiels saoudiens ont été protégés, alors qu’ils auraient du au contraire faire l’objet d’une enquête concernant une éventuelle implication. Mais l’Arabie Saoudite par princes interposés et leurs protégés wahhabites (qui sont leur bras armé) aurait-elle pris le risque d’un tel attentat qui aurait pu se retourner gravement contre elle? Si les princes d’Arabie Saoudite par wahhabites interposés ont, supposément, permis les attentats, ils ne pouvaient le faire que contre des garanties, ce qui pourrait expliquer leur protection. Si c’est le cas, qui aurait donné ces garanties aux princes concernant l’attentat qui a permis la “guerre du Golfe” souhaitée et programmée par les Etats-Unis? Le 11/09 a bel et bien été le facteur déclenchant nécessaire à la mise en oeuvre de cette politique de soumission des pays du Golfe par des bombardements et des embargos.

29 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #Les média, #Terrorisme, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Le New York Post est un des plus anciens (ou, selon les critères, le plus ancien) journaux américains, encore publié de nos jours. Il a été créé en 1801. Sa ligne éditoriale est conservatrice. Il tire à près de 700 000 exemplaires

Ca chauffe bien une opinion publique…

Source : Paul Sperry, New York Post, le 17/04/2016

nyp

Dans son rapport sur les “28 pages”, toujours censurées, impliquant le gouvernement saoudien dans le 11-Septembre, “60 Minutes”, le week-end dernier, a dit que le rôle des Saoudiens dans les attaques a été sous-évalué pour protéger la délicate alliance de l’Amérique avec le royaume riche en pétrole.

C’est vraiment un euphémisme.

En réalité, l’implication du royaume a été délibérément dissimulée aux plus hauts niveaux de notre gouvernement. Et cette dissimulation va bien au-delà d’enfermer les 28 pages du rapport saoudien dans une chambre forte du sous-sol du Capitole américain. Les enquêtes ont été étouffées. Les complices ont été laissés tranquilles.

Les agents responsables de l’enquête que j’ai interviewés à la Joint Terrorism Task Forces [l’unité de lutte contre le terrorisme du FBI, NdT] à Washington et à San Diego, la base avancée de certains pirates de l’air saoudiens, mais aussi les détectives du Département de police du comté de Fairfax (Virginie) qui ont enquêté sur plusieurs pistes concernant le 11 Septembre, disent que pratiquement toutes les routes mènent à l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington, et au consulat saoudien à Los Angeles.

Et pourtant, encore et toujours, il leur a été demandé de ne pas remonter ces pistes. L’excuse en général était “l’immunité diplomatique”.

Ces sources disent que les pages manquantes du rapport d’enquête du Congrès sur le 11 Septembre – qui comprennent le chapitre entier concernant “le soutien étranger aux pirates de l’air du 11-Septembre” – détaille “les preuves incontestables” réunies par la CIA et le FBI de l’assistance des Saoudiens pour au moins deux des pirates de l’air saoudiens qui étaient installés à San Diego.

Certaines informations ont fuité des documents, y compris une frénésie d’appels téléphoniques avant le 11 Septembre entre un des soutiens saoudiens des pirates de l’air à San Diego et l’ambassade d’Arabie saoudite, et le transfert ensuite de quelque 130 000 dollars d’un compte du prince Bandar, ambassadeur saoudien, à un autre soutien saoudien des pirates de l’air à San Diego.

Prince Bandar Photo: Reuters

Prince Bandar

Un enquêteur qui travaillait avec la Joint Terrorism Task Forces de Washington s’est plaint qu’au lieu d’enquêter sur Bandar, le gouvernement américain l’a protégé – littéralement. Il dit que le département d’État a assigné un détachement de sécurité pour protéger Bandar pas seulement à l’ambassade, mais aussi à sa résidence à McLean, en Virginie.

La source a ajouté que l’équipe opérationnelle voulait incarcérer un certain nombre d’employés de l’Ambassade, “mais l’ambassade s’est plainte auprès du Procureur” et leurs visas diplomatiques ont été révoqués à titre de compromis.

L’ancien agent du FBI John Guandolo, qui a travaillé sur les affaires liées au 11 Septembre et à al-Qaïda pour le bureau de Washington, affirme que Bandar aurait dû être un suspect clé dans l’enquête sur le 11-Septembre.

L’ambassadeur saoudien a financé deux des pirates de l’air du 11 Septembre via une tierce personne,” a affirmé Guandolo. “Il devrait être traité comme un suspect terroriste, tout comme les autres membres de l’élite saoudienne que le gouvernement américain connaît comme finançant actuellement le djihad mondial.”

Mais Bandar a la haute main sur le FBI.

Après sa rencontre avec le président Bush à la Maison-Blanche le 13 septembre 2001, où les deux vieux amis de famille ont partagé des cigares sur le balcon Truman, le FBI a effacé de la liste des terroristes à surveiller des dizaines d’officiels saoudiens de différentes villes, y compris au moins un membre de la famille d’Oussama ben Laden. Au lieu d’enquêter sur les Saoudiens, les agents du FBI ont servi d’escorte de sécurité pour eux, même si à cette période on savait déjà que 15 des 19 pirates de l’air étaient des citoyens saoudiens.

a772_bandar_bush_cheney_2050081722-8697

« Le 13 septembre 2001, le Prince Bandar est reçu sur le balcon Truman de la Maison-Blanche par George W. Bush, Dick Cheney et Condoleezza Rice – probablement pour aider des Saoudiens à fuir les États-Unis… »

Le FBI a été empêché par la Maison-Blanche d’auditionner les Saoudiens que nous voulions entendre,” dit l’ancien agent du FBI Mark Rossini, qui a participé à l’enquête sur al-Qaïda et les pirates de l’air. La Maison-Blanche “les a tirés d’affaire”.

De plus, Rossini déclare qu’il a été dit au bureau qu’aucune citation à comparaître ne pouvait être utilisée pour produire des preuves liant au 11 Septembre les Saoudiens suspects sur le départ. Le FBI a dès lors gelé les enquêtes locales qui conduisaient aux Saoudiens.

Le FBI s’est bouché les oreilles à chaque fois que nous mentionnions les Saoudiens,” affirmait Roger Kelly, ancien lieutenant de police du comté de Fairfax. “C’était trop politique pour y toucher.”

Kelly, qui a dirigé le Centre de renseignement régional, ajoutait : “Vous pouviez enquêter sur les Saoudiens, mais les Saoudiens étaient ‘hors de portée’.”

Photo: AP

Photo: AP

Même Anwar al-Awlaki, le conseiller spirituel des pirates de l’air, nous a échappé. En 2002, le religieux financé par les Saoudiens, détenu à l’aéroport JFK pour fraude au passeport, a seulement été remis à la garde d’un “représentant de l’Arabie saoudite.”

Il a fallu attendre 2011 pour qu’Awlaki soit amené devant la justice – en raison d’une attaque de drone de la CIA.

Étrangement, “le rapport de la commission sur le 11 Septembre”, qui a suivi l’enquête du Congrès, ne cite jamais l’arrestation et la remise en liberté d’Awlaki, et ne mentionne Bandar qu’en passant, son nom enterré dans les notes en bas de page.

Deux avocats de la commission qui enquêtaient sur le réseau de soutien saoudien des pirates de l’air se sont plaints que leur supérieur, le directeur opérationnel Philip Zelikow, les a empêchés d’émettre des citations à comparaître et de mener des auditions des suspects saoudiens.

John Lehman, membre de la commission sur le 11 Septembre, s’est intéressé aux liens entre les pirates de l’air et Bandar, sa femme et le bureau des affaires islamiques de l’ambassade. Mais à chaque fois qu’il a essayé d’obtenir des informations sur ce point, il a reçu une fin de non-recevoir de la Maison-Blanche.

Ils refusaient de déclassifier quoi que ce soit en rapport avec l’Arabie saoudite,” selon Lehman cité dans le livre “The Commission”.

Les États-Unis ont-ils sabordé l’enquête sur le soutien étranger au 11 Septembre pour protéger Bandar et les autres membres de l’élite saoudienne ?

Les choses qui auraient dû être faites à l’époque ne l’ont pas été,” affirmait Walter Jones, élu républicain de Caroline du Nord, qui a déposé un projet de loi demandant au président Obama de déclassifier les 28 pages. “J’essaie de vous donner une réponse sans être trop explicite.”

Un réformateur saoudien avec une connaissance directe de l’implication de l’ambassade est plus coopératif.

Nous avons fait un allié d’un régime qui a aidé à financer les attaques,” affirmait Ali al-Ahmed de l’Institut pour les affaires du Golfe basé à Washington. “Je veux dire, soyons réalistes.”

Source : New York Post, le 17/04/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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En bonus, lettre de bin Sultan au président de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre…

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réponse à Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry

  1. DUGUESCLIN Le 29 avril 2016 
     

    Selon Paul Sperry, les officiels saoudiens ont été protégés, alors qu’ils auraient du au contraire faire l’objet d’une enquête concernant une éventuelle implication.
    Mais l’Arabie Saoudite par princes interposés et leurs protégés wahhabites (qui sont leur bras armé) aurait-elle pris le risque d’un tel attentat qui aurait pu se retourner gravement contre elle?
    Si les princes d’Arabie Saoudite par wahhabites interposés ont, supposément, permis les attentats, ils ne pouvaient le faire que contre des garanties, ce qui pourrait expliquer leur protection. Si c’est le cas, qui aurait donné ces garanties aux princes concernant l’attentat qui a permis la “guerre du Golfe” souhaitée et programmée par les Etats-Unis? Le 11/09 a bel et bien été le facteur déclenchant nécessaire à la mise en oeuvre de cette politique de soumission des pays du Golfe par des bombardements et des embargos.

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Interview – Bahar Kimyongür : «L’Algérie connaît mieux que quiconque les ravages du wahhabisme»

20 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Le capitalisme;, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme

Interview – Bahar Kimyongür : «L’Algérie connaît mieux que quiconque les ravages du wahhabisme»

 
Bahar Kimyongür. D. R.
Bahar Kimyongür. D. R.

Algeriepatriotique : La France vient de remettre au prince héritier des Al-Saoud la Légion d’honneur tandis que la Belgique décore le président Erdogan de l’Ordre de Léopold. De hautes distinctions pour deux pays qui soutiennent le terrorisme. Comment expliquez-vous que l’Occident récompense ainsi le soutien au terrorisme ?
Bahar Kimyongür :
Elites occidentales et monarchies du Golfe font partie du même monde. Nos rois et leurs rois ont les mêmes objectifs, les mêmes intérêts, la même (im)moralité. Les dirigeants français et belges veulent entretenir de bons rapports avec leurs amis, leurs clients et leurs alliés stratégiques. Ils sont prêts aux pires compromissions pour satisfaire leurs intérêts personnels. Comme l’a d’ailleurs écrit le conseiller de Hollande pour le Moyen-Orient David Cvach, «c’est le moment d’acheter des actions MBN», initiales de Mohammed Ben Nayef. Le chef de la patrie des droits de l’Homme achète les faveurs de tortionnaires, de bourreaux et de criminels de guerre et vice-versa. C’est le contraire qui aurait été surprenant. Nos dirigeants nous font passer la pilule en arguant que les régimes saoudien et erdoganien luttent contre le terrorisme alors que ces deux régimes sont les principaux sponsors du terrorisme au Moyen-Orient. On dit que l’argent n’a pas d’odeur. L’argent que le prince Mohammed Ben Nayef a offert à Hollande en a bien une : l’odeur du sang des victimes du terrorisme.
Il fut un temps où l’Occident avait fait le pari de greffer l’islam turc, dit islam modéré et libéral, sur le monde arabe. Cependant, l’implication directe d’Erdogan dans les conflits internes de l’Irak, de l’Egypte, du Liban et de la Syrie a fait de lui l’homme le plus détesté de la région. Comment expliquez-vous son passage de réformateur éclairé à dictateur ?
Erdogan a toujours été un insatiable dictateur. Au début, il devait cacher son jeu, s’appuyer sur la confrérie Gülen, draguer l’élite intellectuelle, composer avec des forces politiques et des acteurs économiques concurrents, séduire l’Union européenne, surfer sur la cause palestinienne comme il l’a fait face à Shimon Peres au Forum économique de Davos. Il a dû pratiquer la taqiyya,la ruse, pour gravir les échelons et s’emparer des pleins pouvoirs. Si sa popularité convertie en victoires électorales retentissantes et l’appui international que le réseau des Frères musulmans lui a prodigué ont trahi son tempérament de fier-à-bras, c’est surtout la tape dans le dos de Barack Obama qui a fait d’Erdogan un faucon du Moyen-Orient. L’administration Obama a poussé Erdogan à s’impliquer dans la guerre contre Al-Assad lorsque le gouvernement syrien a commencé à vaciller face à l’insurrection islamiste tout comme les administrations Carter et Reagan poussèrent Saddam Hussein à affronter l’Iran de Khomeiny. Les pressions américaines sur Erdogan pour qu’il s’implique dans le conflit syrien ont été révélées par le journal Sabah,un média pro-Erdogan qui fait état d’une réunion entre le leader turc et le directeur de la CIA Leon Panetta en mars 2011. La mission de Panetta fut de convaincre Erdogan de lâcher Al-Assad et c’est ce qui se produisit. Erdogan a fini par accueillir l’ASL, la Coalition nationale syrienne (CNS) puis, en toute logique, les terroristes de la terre entière. Toutes ces forces combattent par procuration pour le compte d’Erdogan qui, lui-même, combat en Syrie par procuration pour le compte des Etats-Unis. Finalement, Erdogan est certes un dictateur, mais il reste un simple exécutant aux ordres de Washington et un intermédiaire entre les Etats-Unis et la galaxie Daech-Nosra-Ahrar-ASL.
«Daech disparaîtra quand Al-Assad s'en ira», a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al-Jubeir, en visite en France, il y a quelques jours. Est-ce un aveu indirect que le groupe terroriste est actionné et soutenu par l'Arabie Saoudite ?
Le régime wahhabite est conscient que sa doctrine est en adéquation et donc en concurrence directe avec Daech. Il constate non sans crainte que la sympathie de la population sunnite saoudienne envers Daech grandit. La monarchie redoute Daech à domicile. Par contre, cette même monarchie voit Daech comme un moindre mal en Syrie, au Yémen ou en Irak tant que ce groupe combat les Etats, les idéologies ou les communautés jugées hostiles : Syrie laïque, Iran chiite, minorités alaouite, chrétienne ou zaydite. Il y a une instrumentalisation évidente de Daech de la part du régime saoudien. Lors de la prise de Mossoul par Daech, certains médias saoudiens proches du pouvoir se réjouissaient du triomphe de la «révolution sunnite» contre Maliki le chiite. Le nombre de Saoudiens chez Daech, dont des membres de l’armée saoudienne de haut rang, est une illustration parmi d’autres de la proximité idéologique et stratégique qui existe entre Daech et les Saoud. Les guerres du régime saoudien contre l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen constituent un soutien indirect à Daech dans la région. Si les Saoud avaient réellement voulu le bien du peuple yéménite, ils se seraient alliés aux Houthis et aux troupes de Saleh contre Daech et Al-Qaïda. Eh bien, non ! Le roi Salmane préfère se concentrer sur l'anéantissement des seules forces yéménites qui résistent contre les deux groupes terroristes les plus barbares de notre siècle.
La Tunisie fait face, depuis l’année passée, à des attaques terroristes sur son sol, la dernière étant l’attaque de Ben Guerdane. L’arsenal découvert et le nombre de terroristes impliqués dans l’opération renseignent sur l’existence de cellules terroristes sur le sol tunisien. Le triomphalisme des Tunisiens ne risque-t-il pas d’avoir un effet néfaste sur la lutte contre le terrorisme ?
Au lendemain d’un événement aussi traumatisant que l’opération djihadiste de Ben Guerdane, le triomphalisme peut s’avérer utile pour souder le peuple tunisien autour de son armée. Mais le gouvernement tunisien devra veiller à ne pas sombrer dans l’ivresse du succès, car le djihadisme tunisien n’est pas près de se tarir. Près de 5 000 Tunisiens combattent en Syrie et plus d’un millier en Libye. La Tunisie est de plus en plus fréquemment le théâtre d’attaques terroristes d’ampleur : attentat du musée de Bardo, de Sousse, explosion dans un bus militaire à Tunis. Sans oublier les assassinats ciblés contre des militants laïcs et de gauche comme Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Le sanctuaire terroriste libyen est aux portes de la Tunisie. La guerre du peuple tunisien contre Daech est donc loin, très loin d’être finie.
Avez-vous des échos sur la situation qui prévaut en Syrie ?
Depuis l’intervention russe, les terroristes n’ont plus remporté de victoire. Les raids qu’ils lancent contre l’armée syrienne finissent en Bérézina. Damas est solidement sécurisée. Les quartiers d’Alep occupés par les terroristes sont en passe d’être repris par l’armée. La province de Latakia a été entièrement libérée. A Deraa, les groupes terroristes sont en recul. Palmyre se transforme en cimetière pour Daech. Restent les provinces d’Idlib sous la férule d’Al-Nosra et puis Raqqa et Deirezzor, deux provinces quasi entièrement occupées par Daech. Sur le front nord, les Forces démocratiques syriennes (FDS) chapeautées par les Kurdes YPG, sont parvenues à chasser Daech de la province de Hassaké et avancent face à Daech dans le nord de la province d’Alep. L’annonce par le président Poutine du retrait prochain de ses troupes du front syrien indique que la Syrie est à même d’affronter les reliquats terroristes. Cela dit, l’armée syrienne continuera d’être appuyée dans les airs par Moscou. Au sol, elle le sera par les miliciens des Forces de défense nationale (NDF), par Téhéran, par le Hezbollah libanais, par des volontaires afghans et irakiens chiites, par des volontaires internationaux arabes sunnites (Garde nationale arabe), par des tribus syriennes sunnites (Shaïtat, Maghawir), par des ex-rebelles mobilisés dans l'Armée de la loyauté, par les Brigades Baath, par les forces kurdes (YPG), par les Druzes du Bouclier de la nation, par les brigades assyriennes (Sotoro)... Parallèlement, de timides initiatives de réconciliation voient le jour en marge des négociations de Genève tandis que l’étau se desserre autour de certaines zones acquises aux forces anti-gouvernementales, permettant l’accès aux convois humanitaires. Cinq ans après le début de la contre-révolution syrienne, on peut enfin croire en la fin du cauchemar.
L’Algérie a refusé de participer à la guerre au Yémen et de classer le Hezbollah comme organisation terroriste. Reste-t-elle le seul bastion contre l’hégémonisme saoudien après l’écroulement de l’Irak, de la Libye et de la Syrie ?
L’Algérie connaît mieux que quiconque le colonialisme occidental et le terrorisme djihadiste. Le peuple algérien a subi ces deux fléaux durant deux décennies et a fini par les vaincre : 1954-1962 et de 1991 à 2002. Elle connaît mieux que n’importe quel pays musulman les ravages idéologiques et culturels du wahhabisme au sein du monde islamique et les valeurs sacrées et universelles de la résistance incarnées dans le monde islamique par le Hezbollah. Même durant les moments les plus critiques de la crise syrienne, l’Algérie n’a jamais caché ses sympathies envers le peuple syrien, son gouvernement et son armée tout en insistant sur la nécessité de trouver une solution politique à la crise syrienne. Cette position respectueuse de la souveraineté nationale syrienne a valu à l’Algérie d’être continuellement attaquée par le régime saoudien. Plusieurs pays arabes ont plus ou moins poursuivi leurs relations avec la Syrie, notamment l’Egypte, la Tunisie et Oman. Mais seule l’Algérie a assumé sa solidarité avec fermeté. Malgré les pressions saoudiennes et occidentales, l’Algérie entretient d’excellentes relations avec l’Iran, détruisant par la même occasion tous les clichés sur la soi-disant guerre entre monde sunnite et monde chiite. L’Algérie, en tant que capitale du tiers-mondisme, est restée fidèle à son histoire. C’est tout à son honneur. Le peuple syrien résistant lui en est infiniment reconnaissant.


Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi
Bahar Kimyongür a fait l’objet d’un mandat d'arrêt international lancé par le régime islamiste d’Ankara à son encontre.

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Alerte ! Les dirigeants de l'Arabie saoudite, récemment décorés par François Hollande, s’apprête à décapiter un jeune opposant de 21 ans...

14 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Arabie Saoudite, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Israël - palestine - Moyen-Orient

Publié par Jean Lévy

 

 

 

Quand les assassins sont décorés au nom de la France : Ali Mohammed al Nimr menacé d'être décapité
Quand les assassins sont décorés au nom de la France : Ali Mohammed al Nimr menacé d'être décapité

Quand les assassins sont décorés au nom de la France : Ali Mohammed al Nimr menacé d'être décapité

Le blog Cap corse

 

L’Arabie Saoudite s’apprête à décapiter un jeune homme de 21 ans avant de crucifier son cadavre et de l’exposer en public. C’est ce même pays qui vient d’être choisi pour présider un panel du Conseil des droits de l’homme à l’ONU. Si le sujet n’était pas si dramatique, c'en serait presque comique…

Ali Mohammed al-Nimr a été arrêté à 17 ans alors qu’il participait à des manifestations contre le gouvernement. Il a été reconnu coupable sur la base d'aveux obtenus sous la torture. Mais son cas n’est pas une exception dans le Royaume: l’Arabie Saoudite a déjà exécuté plus de 100 personnes cette année, soit une personne tous les 2 jours!

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Les Russes sont rapides par Iisraël Adam Shamir

27 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Les Russes sont rapides
par Iisraël Adam Shamir

samedi 27 février 2016, par Comité Valmy

Les deux présidents Assad et Poutine affirment lors d’un contact téléphonique la nécessité de poursuivre la lutte contre “Daech” et “Nosra” Agence SANA - 24 février 2016

Les Russes sont rapides

Autour des stations de métro centrales, à Moscou, on dirait Alep après un raid aérien. Des ruines, des carcasses de bâtiments, des pelleteuses charriant les gravats. Ce n’est pas une attaque terroriste, c’est la démolition programmée de centaines de petites et plus grandes baraques édifiées en dépit des lois d’urbanisme, tout autour des stations de métro dans les années 90, quand la loi était élastique et facile à tourner avec du liquide. La plus grande, la Pyramide, au-dessus de la station Pouchkinskaïa, est tombée cette semaine. Les agents municipaux ont rapidement évacué les décombres, sous le regard incrédule des ex-propriétaires.

 

Ils ont été surpris par l’offensive de la municipalité contre les bidonvilles illégaux ; certains ont continué à faire leurs petites affaires jusqu’à la dernière minute. Ils ont reçu un avis de démolition il y a quelques mois, mais ils ne s’attendaient pas à ce que le décret soit concrètement appliqué. Ils étaient persuadés qu’il serait invalidé à la dernière minute. Ce qui n’a pas eu lieu, et des centaines d’immeubles sont tombés en une nuit.

 

Cruel rappel que les autorités russes peuvent agir, après tant de palabres creuses. Les Russes prennent leur temps pour seller leur monture, mais ensuite ils sont rapides comme la foudre, disait le chancelier Bismarck, citant un proverbe russe (il avait servi à la cour russe et s’y connaissait quelque peu). Bien des gouvernants et rebelles ne prenaient pas au sérieux les avertissements russes, se moquaient de leur lenteur pour les préparatifs, et ont souvent eu l’occasion de le regretter.

 

Les Moscovites étaient enchantés de ces démolitions ; les structures étaient laides et bloquaient l’accès aux métros. Pire, ils rappelaient à tout le monde l’époque d’Eltsine, lorsqu’elles avaient poussé comme des champignons. Dépouillées de ces vestiges, les stations édifiées par les meilleurs architectes de l’ère stalinienne dans un style classique ont retrouvé belle allure.

 

Peu de gens ont réfléchi à une raison supplémentaire, peu connue, pour cette rénovation soudaine. Les stations de métro avaient été doublées pour servir d’abris anti-aériens, pendant la guerre. Les baraques illégales auraient fait obstacle à cet usage. Après la démolition, des centaines de stations de métro ont été habilitées pour abriter la population civile en cas d’attaque.

 

Au même moment, l’armée russe et l’armée de l’air ont entrepris des manœuvres soudaines dans le sud du pays. Les journaux télévisés ont couvert ces exercices avec délectation. La Russie espère encore que la paix prévaudra, mais les dirigeants préfèrent prévoir. Il y a un réel risque de conflagration, à partir de la guerre par procuration qui a lieu en Syrie.

 

La cessation des hostilités

Les Russes ont accepté la proposition russe de cessez-le-feu en Syrie (ou plutôt d’arrêt des hostilités). Ils avaient fait une proposition semblable quelques semaines plus tôt, c’est donc dans la ligne de leur analyse. Ils ont eu de grands succès en Syrie ; ils ont remporté une victoire inattendue et étourdissante avec très peu de pertes.

 

Il s’agit d’une victoire au niveau de l’image autant que sur le plan militaire. La guerre était au point mort, au niveau international, quand la Russie est intervenue. Les US et l’UE ont déclenché une guerre sévère au niveau commercial, financier et diplomatique (ce qu’ils appellent « sanctions ») contre l’Ours ; celui-ci était isolé, à l’Ouest et au Sud. Le rouble s’effondrait, la société faisait grise mine et en voulait à Poutine de sa décision prudente de rester en retrait de la tourmente ukrainienne (se bornant à un soutien très limité aux séparatistes russes) au lieu de s’imposer, alors que la Russie avait été de toute façon condamnée à titre d’agresseur.

 

L’intervention dans la guerre de Syrie avait suscité incrédulité et doutes. L’armée russe pouvait-elle gagner si loin de ses bases ? Leurs avions allaient-il vraiment décoller, et leurs tanks démarrer, ou bien se disloquer en masse, par suite des négligences de l’ère post-soviétique ? Dans le pays comme au-delà, des Cassandres prophétisaient la catastrophe, « le Vietnam », « l’Afghanistan » qui les attendaient, et spéculaient sur le nombre de cercueils à rapatrier. Mais ce ne fut qu’un chemin de roses, les militaires ont fait de superbes performances, avions, missiles et chars ont fait leurs preuves. Le régime de Bachar al Assad a été sauvé, les rebelles battent en retraite. Pour les Russes, la fin des hostilités permettrait la consolidation de leur victoire.

 

Dans chaque guerre, quand un cessez-le-feu est accepté, il y a des voix pour réclamer « la guerre jusqu’à la victoire complète ». Je me souviens, quand j’étais un jeune soldat israélien dans la guerre de 1973, quand Kissinger a imposé le cessez-le-feu, les observateurs militaires étaient indignés de n’être pas autorisés à ratatiner la Troisième Armée égyptienne acculée sur la rive orientale du Canal de Suez. Combien d’entre nous auraient été tués si cette attaque avait eu lieu ?

 

La guerre de Syrie n’est pas une exception. L’armée syrienne est au bord d’une victoire retentissante, d’après les experts militaires belliqueux ; les rebelles sont encerclés à Alep, leur accès vital à la Turquie a été coupé, c’est le moment d’en finir avec la menace et de débarrasser la Syrie des djihadistes. Mais l’élimination des poches ennemies peut être une opération très coûteuse en termes de vies humaines, surtout s’agissant d’un ennemi fanatique et solide dans ses retranchements. Les terribles attentats-suicide à Damas et à Homs ont prouvé que les rebelles sont aussi meurtriers que leurs prédécesseurs, la secte des Assassins. Seuls les Mongols de Genghis Khan avaient réussi à en venir à bout. Les Russes ont préféré négocier et envisager un gouvernement de coalition qui inclurait certains rebelles modérés, élargissant de la sorte le soutien à Assad.

 

Les derniers jours avant le cessez-le-feu vont permettre à l’armée d’Assad de gagner du terrain dans la région d’Alep et de se retourner contre le front sud. Je m’attends à la reprise de Palmyre dans les prochains jours, prenez-le comme un tuyau que je vous donne.

 

Pourtant, le cessez-le-feu s’est avéré être un but fuyant, dans cette étape. Les rebelles ont accepté avec hésitation une « cessation des hostilités », mais avec tant de pré-conditions que cela n’a plus de sens. Les forces gouvernementales n’avaient pas envie de déposer les armes non plus, tant que le vent de la victoire soufflait dans leurs voiles. Les Russes n’ont pas l’intention d’arrêter les opérations contre les « terroristes » ; les US étaient bien d’accord, mais qui sont les « terroristes » et qui sont les « modérés », voilà ce qu’il va falloir trancher dans les négociations.

 

Le Conseil de Sécurité de l’Onu déclaré Daech et al Nosra (la branche syrienne d’al Quaida) « terroristes », mais ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Il y a des centaines de petites organisations qui leur sont affiliées, depuis les Brigades Abdullah Azzam jusqu’à Jamaat Abu Banat (qui « opère dans les faubourgs des villes syriennes d’Alep et d’Idlib, rackettant et enlevant contre rançon, avec exécutions publiques des habitants syriens », selon la liste de terroristes de l’Onu. Va-t-il falloir les protéger au titre du cessez-le-feu ?

 

Les rebelles « modérés » (soutenus par les Saoud) répondent oui. Ils veulent inclure les affiliés à Al Nosra dans les accords de cessez-le-feu, car sans al Nosra, ils seraient perdus. Ceci est inacceptable pour le gouvernement syrien et pour ses alliés russes. A reculons, les Américains ont essayé d’inclure al Nosra dans le schéma, au moins à Alep. On aura bientôt la solution du casse-tête, si elle existe.

 

Le nettoyage des accès au métro à Moscou avait plus à voir avec un danger de guerre avec la Turquie. La Turquie est entrée en guerre, volontairement de façon limitée, en bombardant les Kurdes syriens. Les Russes se sont préparés à une confrontation armée avec la Turquie, mais seulement comme riposte dans le cas d’une invasion turque à grande échelle. Cette préparation militaire (qui inclut le transport d’armes lourdes, par voie aérienne, vers la base aérienne russe en Arménie) et la déclaration de l’Otan (qui dit que l’Otan ne suivra pas la Turquie si elle ouvre les hostilités) a aidé à affaiblir la détermination turque. Les Russes se sont adressés au Conseil de Sécurité pour demander la condamnation de la Turquie ; mais il s’agit d’une déclaration, et non pas d’une résolution, comme le voulaient les Russes.

 

Cela a quand même refroidi les Turcs quelque peu, et il semble que leur envie d’envahir et de s’installer à Alep se soit évanouie. Les troupes saoudiennes ne se sont pas encore matérialisées, comme je l’annonçais dans mon article précédent.

 

La guerre de Syrie est donc loin d’être finie, mais il y a de bonnes chances qu’au premier mars, des accords de cessez-le-feu se concrétisent. Si les rebelles saisissent l’occasion et entreprennent des négociations sérieuses pour un gouvernement de coalition, la paix est possible. S’ils arrivent à Genève avec leur vieux mantra « Assad doit partir », ils auront raté l’occasion. Même si (ce qui est très improbable) la Russie acceptait de sacrifier Assad pour la paix, elle n’en aurait pas les moyens. Assad est quelqu’un de solide et un dirigeant qui a un pouvoir réel. La Russie ne pourra pas le déposer. Assad est incontournable, qu’on le veuille ou non. A mon avis, c’est un bon dirigeant dans le présent contexte.

 

Il y a deux changements importants : une vision plus réaliste du conflit syrien s’est frayé un chemin dans les médias mainstream américains. La publication de deux articles de Stephen Kinzer dans le Boston Globe, « Sur la Syrie, merci la Russie » et « En Syrie les médias nous égarent », premier évènement révolutionnaire d’envergure. Pour la première fois dans l’histoire, le lecteur des journaux américains a pu lire que « depuis trois ans, des militants violents règnent sur Alep. Leur gouvernement a commencé par une vague de répression. Ils ont affiché des avertissements aux résidents : ‘n’envoyez pas vos enfants à l’école. Si vous le faites, nous garderons les cartables et vous reprendrez les cadavres’. Ensuite ils ont détruit les usines, espérant que les ouvriers au chômage seraient bien obligés de s’enrôler. Ils ont emporté en camion les équipements pillés vers la Turquie, pour les vendre. » Kinzer est arrivé à la conclusion : « Nous aurions été une nation plus sûre, et aurions contribué à un monde plus stable, si nous avions suivi la politique étrangère russe d’autrefois », référence à l Afghanistan, l’Irak et la Syrie. Certes le monde serait différent. Souhaitons que l’on puisse bientôt relier ces publications au nouveau style américain qui s’est fait jour lors des primaires en faveur de Trump et de Sanders.

 

Le second changement d’envergure est la position claire d’Israël contre le cessez-le-feu, contre Assad, en faveur de Daech et d’al Nosra. Pendant longtemps cette position avait été masquée par les observateurs et politiciens israéliens. Israël a beaucoup apprécié que les Arabes s’entretuent. Maintenant que la fin de la guerre approche, Israël donne de la voix. Amos Harel, observateur militaire en vue, avec accès au haut commandement, l’a clarifié : « la guerre en Syrie a largement servi les intérêts israéliens. L’armée syrienne n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était, grâce aux combats en cours. Et le Hezbollah, le principal adversaire d’Israël au nord, perd des douzaines de combattants tous les mois sur le champ de bataille. Israël a souhaité la victoire tranquillement aux deux camps et n’aurait pas été contre la poursuite de l’hécatombe pendant quelques années de plus, sans gagnant clair. » Maintenant, après l’intervention russe, Israël déclare ouvertement qu’une « victoire d’Assad serait funeste pour Israël », et appelle l’Occident a « envoyer une aide militaire réelle pour les rebelles sunnites les moins extrémistes. »

 

Autrement dit, le bon plaisir d’Israël et du lobby israélien aux US est en franche contradiction avec la volonté du peuple, comme l’a dit en toute lucidité Stephen Kinzer. Vous pouvez vous laisser piloter par votre lobby israélien, ou avoir la paix et la sécurité, mais vous ne pouvez pas avoir les deux à la fois, c’est aussi simple que ça.

 

Iisraël Adam Shamir

Pour écrire à l’auteur : israel.shamir@gmail.com

Publication originale sur the Unz Review

Traduction de l’anglais : Maria Poumier

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Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères: Justice et liberté pour Salah Hamouri, Elsa et leur enfant !

20 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine, #La paix, #Palestine libre, #la liberté, #La justice

Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères: Justice et liberté pour Salah Hamouri, Elsa et leur enfant !

Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères: Justice et liberté pour Salah Hamouri, Elsa et leur enfant !

Pourquoi c'est important

Après Salah Hamouri, sa
femme et leur enfant frappés par l’arbitraire israélie
n !


L’acharnement israélien contre Salah Hamouri continue obstinément. Trois ans après qu’il soit sorti de prison où il a passé 7 ans de sa jeune vie, sur la base d’un dossier vide, les dirigeants israéliens le poursuivent pour l’empêcher d’avoir une vie normale sur la terre où il est né : en Palestine. Des ordres militaires succèdent aux ordres militaires restreignant sa liberté de mouvement et d’études, cherchant à l’empêcher de vivre « normalement ».

Et maintenant, en plus de ces attaques contre lui, c’est sur sa femme, enceinte de 6 mois et demi, que les foudres viennent de tomber brutalement, cyniquement, sans la moindre humanité, et en toute illégalité, en ce début 2016.

Salah Hamouri et Elsa Lefort se sont mariés en mai 2014. A Jérusalem. Ceci après mille tracasseries administratives, résultats du fait que Jérusalem-Est, où ils habitent, est annexée illégalement et sous juridiction israélienne.

Normalement, ce mariage étant dûment acté et enregistré, Elsa aurait du recevoir un « visa épouse » lui permettant de voyager librement non seulement en Israël et en Cisjordanie mais aussi l’autorisant à sortir pour aller à l’étranger et en rentrer. Demande a été faite pour ce visa et un premier refus est tombé après plus d’un an de démarches. Motif : « Votre mari est un danger pour Israël » et donc pas de visa pour vous ! Appel, rendant suspensive cette décision, a été fait. Elsa se trouvant
néanmoins limitée dans ses mouvements et ne pouvant pas circuler à l’étranger sous peine d’être interdite d’entrée.

Elsa travaille pour le Consulat général de France à Jérusalem et à ce titre elle a obtenu un « visa de service » délivré par le Bureau des Affaires Consulaires du Ministère des Affaires étrangères israélien lui permettant d’aller et venir sur place et à l’étranger, valable jusqu’au 12 octobre 2016.

Le 21 décembre 2015, utilisant cette possibilité légale, elle est venue en France. Elle en est repartie le 5 janvier. Et à l’arrivée à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv le 5, en milieu de journée, le cauchemar a commencé.

Les autorités israéliennes l’attendaient avec un plan sordide, calculé à l’avance. Ils contestèrent la validité du visa de service au prétexte qu’elle n’avait pas de « visa épouse ». Ils la mirent en prison deux jours, sans le moindre ménagement malgré sa grossesse visible.

Avec l’aide d’un avocat dépêché sur place, elle fit appel de cette décision inique. Réponse ? Cette fois ce n’était plus seulement son mari mais c’était elle-même qui était « dangereuse » aux yeux des autorités israéliennes ! Ceci étant écrit par le « juge » sous la dictée du Shin Beth lequel affirmait, sans la moindre preuve évidemment et pour cause, ce mensonge total aboutissant néanmoins à un déni de droit et à un arbitraire
absolu. Elle fit de nouveau appel le lendemain, soit le 7 janvier, et la réponse du « tribunal » fut identique : « Vous êtes une
terroriste » ! Ni plus ni moins. En conséquence, Elsa fut expulsée du territoire avec impossibilité, à l’heure qu’il est, d’y retourner.

Elsa enceinte de 6 mois et demi ne pourra plus prendre l’avion d’ici 3 semaines. L’enfant « risque » donc de naître en France et ne pas avoir le « statut » de Jérusalémite ce qui sera d’emblée un obstacle pour lui pour son devenir.

Il faut absolument empêcher ce terrible déni de justice et cet arbitraire inacceptable qui s’abat désormais sur la femme de Salah et sur leur enfant avant même qu’il ne soit né – un arbitraire qui ne repose sur strictement rien d’autre que des mensonges inventés de toute pièce par les services secrets israéliens.

Nous en appelons avec force aux autorités françaises : la « justice » n’a rien à voir dans cette situation qui n’est en rien un « affaire intérieure » à Israël. Tout le stratagème cynique israélien est politique et il n’est rien d’autre. C’est la politique qui doit régler cette situation afin que Salah, Elsa et leur enfant puissent vivre ensemble, tous les trois, à Jérusalem et puissent circuler librement.

Nous en appelons aux soutiens des élu-e-s et personnalités de toutes tendances, aux citoyen-ne-s, pour relayer cette exigence et soutenir les droits de cette jeune famille tels qu’en dispose les Conventions internationales. Israël ne peut pas, ne doit pas, être au dessus des lois et du droit ! La liberté est universelle ou elle n’est pas.

Justice et liberté pour Salah, Elsa et leur enfant !

Signez la pétition en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Laurent_Fabius_Ministre_des_Affaires_etrangeres_Justice_et_liberte_pour_Salah_Hamouri_Elsa_et_leur_enfant/?pv=6&fb_action_ids=10208595958438881&fb_action_types=avaaz-org%3Aengage

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