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Le blog de Lucien PONS

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Un discours essentiel de Donald Trump contre l’oligarchie et les médias mondialistes et corrompus incarnés par Hillary Clinton

16 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #L'OTAN., #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Les média, #Politique intérieure, #l'horreur économique

Un discours essentiel de Donald Trump contre l’oligarchie et les médias mondialistes et corrompus incarnés par Hillary Clinton

 

Voici une vidéo tout à fait exceptionnelle qui ne sera jamais relayée, soyez en sûr, par nos médias corrompus : il s'agit d'une dénonciation claire, franche, et directe, de l'emprise d'une minorité antidémocratique et cupide sur les États-Unis (et c'est la même chose d'ailleurs aussi dans le monde) et des raisons profondes qui peuvent expliquer le vote d'une grande partie des américains en faveur de cet homme. Les gens en ont plus que marre de se faire voler leur maison par des financiers cupides, de se faire escroquer par des banques, de voir des politiciens qui ne pensent qu'à servir la soupe à des multinationales, et à des lobbies de toutes sortes, sans jamais se soucier de l'intérêt général, du bien commun, et des citoyens en général.

 

Notez bien son discours droit et sans aucune marque de sexisme, de xénophobie, etc., et de toutes les tares dont l'affublent systématiquement nos médias alignés propagandistes, menteurs, et dissimulateurs.

 

Un discours qui permet de mesurer tout le décalage qu'il y a entre l'oligarchie et le peuple, ainsi que le rôle et la responsabilité terribles des médias. Une étude vient d'ailleurs de révéler que sur 200 médias américains, 194 avaient soutenu Hillary Clinton... C'est dément quand on y pense... Comme quoi, la pluralités des médias ne garantie aucunement la diversité des points de vue (Voir cette très édifiante [vidéo]).

 

Maintenant, Donald Trump va-t'il réussir à foutre dehors cette oligarchie ténébreuse et à reprendre le contrôle ? Pas sûr... La bataille risque d'être très rude (contrairement à ce que pensent certains optimistes) parce-qu'il suffit de regarder la pugnacité malfaisante au cours des années des oligarques bancaires, des ploutocrates comme Georges Soros, des dirigeants de l'OTAN, etc., pour comprendre que ces gens ne lâcheront pas leur bout de gras facilement, et qu'ils vont lutter jusqu'au bout du bout du bout contre les peuples pour asseoir leurs dessins de domination totale du monde. La lutte s'annonce donc absolument féroce (nos ennemis utilisent de surcroît tous les procédés, même les plus pervers et les plus iniques et dégueulasses, ils sont prêts véritablement à tout, même à tuer et à créer des conflits et des guerres), et les peuples ont donc encore un long chemin de lutte à parcourir pour en finir avec les tenants de cette oligarchie malfaisante et du Nouvel Ordre Mondial.

 

Souhaitons de tout cœur que Donald Trump parvienne à reprendre le contrôle !

 

Un must, à voir absolument !

 

 

Nota Bene :

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Dans le cas où les liens ci-dessus seraient brisés, vous pouvez les retrouver ici : http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=8509
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Election américaine : La victoire en chantant ou le triomphe d'un peuple

16 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #ACTUALITE, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Nation, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Le traité Transatlantique.

Election américaine : La victoire en chantant ou le triomphe d'un peuple

© lefigaro.fr
Ecrasante victoire de Donald Trump dans le Nevada
L'Amérique a voté et la messe est dite. Donald Trump sera donc le 45ème président des Etats-Unis. J'en suis ravi car au-delà de la personnalité du vainqueur et, partant de celle de son adversaire battue sur toute la ligne, c'est avant tout une victoire écrasante du peuple américain que je salue.

Peu m'importe, à la limite, que ce soit Trump qui a remporté cette élection, et sur ce point, je reste constant avec ma vision des deux impétrants que je qualifiais il y a peu de temps de peste et de choléra. Le peuple américain s'est déplacé en masse pour dire non à tout ce qu'il abhorre. Sans réellement savoir de quoi sera faite l'Amérique de demain. Une Amérique qui, à l'instar de l'Europe a peur. Mais la peur n'est pas là où l'on pensait la trouver. La peur est désormais dans le camp de ceux qui, durant de très longues années ont répandu la terreur et la désolation dans le monde. L'Amérique des va-t-en guerre vient de prendre un coup d'arrêt à l'issue d'une campagne terrifiante et nauséabonde. Jamais une campagne électorale américaine n'aura autant senti les excréments. Le fond a été touché.

La plus grande nation du monde a montré son véritable visage. Le candidat républicain a ainsi été humilié ad nauseam par le camp des démocrates emmené par l'abjecte Hillary Clinton au coeur de tous les scandales. Jamais un candidat n'avait été autant trainé dans la boue et avec une telle haine. Une gigantesque campagne d'intoxication a été orchestrée par la quasi totalité des médias américains à la botte des tenants du pouvoir et de sa continuité dans le temps. J'avais mal pour cette Amérique et ses citoyens.

Cette désinformation s'est poursuivie jusqu'à ce qu'il faille se rendre à la réalité : le peuple avait élu Donald Trump. Aux Etats-Unis comme en France, les mensonges continuaient. J'ai ainsi entendu répéter à l'envi "nous n'avons rien vu venir". Quelle plaisanterie. Je dis, moi, qu'ils n'ont surtout rien voulu voir venir. Et qu'il ont menti au monde entier.

Ainsi, et alors que la victoire de Trump était acquise, les journalistes de BFMTV insistaient lourdement en clamant "les résultats ne sont pas définitifs et nous voulons encore y croire". Pauvres journaleux sans foi ni loi. A la botte du système qui tremble désormais lui aussi dans ses bottes.

Ceci m'amène à dire "si le peuple américain l'a fait, alors le peuple français peut le faire également". Et c'est bien ce qui va faire trembler les uns et les autres de nos politiciens de carrière qui, depuis des décennies, n'ont eu de cesse de nous imposer la pensée unique, de nous avilir, de nous abêtir, de nous humilier nous le peuple.

Les Américains ne sont pas des veaux et ils viennent de le prouver. Alors, marchons dans leurs pas. Infligeons-leur la sanction qu'ils méritent.

Aujourd'hui, je veux dédier à nos alliés américains, à défaut d'être amis, ces quelques paroles qui me semblent être de bon augure :
La victoire en chantant
Nous ouvre la barrière.
La Liberté guide nos pas.
Et du Nord au Midi
La trompette guerrière
A sonné l'heure des combats.
Tremblez ennemis de la France
Rois ivres de sang et d'orgueil.
Le Peuple souverain s'avance,
Tyrans descendez au cercueil.

A l'instar des Américains, disons-le nous aussi : "Yes, We Can"     
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Mondialisme – Néocons : Les Clintons et Soros lancent la révolution pourpre d’Amérique !

15 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #ACTUALITE, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique

Mondialisme – Néocons : Les Clintons et Soros lancent la révolution pourpre d’Amérique !

WikiLeaks : une organisation financée par George Soros appelle à manifester contre Donald Trump

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Los Angeles, le 9 novembre 2016. La manifestation contre Donald Trump © Mario Anzuoni Source: Reuters
Los Angeles, le 9 novembre 2016. La manifestation contre Donald Trump

Dans la correspondance de John Podesta dévoilée par WikiLeaks, un échange entre le milliardaire George Soros et le conseiller de Hillary Clinton évoque le financement de l’organisation MoveOn.org, qui pousse aux manifestations anti-Trump.

Juste après l’annonce des résultats des présidentielles le 9 novembre, la plateforme MoveOn.org, affiliée au milliardaire mondialiste George Soros, a publié un communiqué de presse où les Américains étaient appelés à manifester. 

«Les citoyens étasuniens sont invités à se rassembler par centaines afin de participer à des rassemblements pour exprimer solidarité, résistance et convictions face aux résultats des élections. Des centaines d’Américains et des dizaines d’organisations appellent à se réunir de manière pacifique, aux abords de la Maison Blanche et dans les villes et mégalopoles de tout le pays, afin de s’opposer à la misogynie, au racisme, à l’islamophobie et à la xénophobie», lit-on dans le communiqué.

«Ces rassemblements, organisés par MoveOn.org et leurs alliés, serviront à affirmer notre rejet face à l’intolérance, la xénophobie, l’islamophobie et la misogynie de Donald Trump, et à montrer notre détermination à combattre ensemble pour que les États-Unis auxquels nous croyons aient un avenir», poursuivit l’organisation dans son communiqué.

Depuis la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles, les manifestations, dans plusieurs villes américaines, ne cessent pas. Au moins une dizaine de grandes villes, dont Chicago, New York, Los Angeles, Philadelphie, Boston, Washington D.C., Portland, Saint Paul et Seattle, en sont le théâtre depuis le 9 novembre. Certains manifestants même appellent à faire sécession des Etats-Unis pour dénoncer la victoire des républicains.

Voir l'image sur Twitter

Les relations de George Soros et Donald Trump sont connues pour ne pas être des meilleures. Pendant la campagne présidentielle, George Soros a investi dans la fondation Clinton environ 13 millions de dollars. 

Voir l'image sur Twitter
 Même avant l’annonce des résultats, WikiLeaks avait publié une lettre de John Podesta à George Soros, où était évoqué le financement de MoveOn.org.

«Les groupes qui opèrent sur le terrain ont besoin d’un financement conséquent. Des groupes comme MoveOn.org», y écrivait ainsi John Podesta.

https://francais.rt.com/international/28856-wikileaks-organisation-financee-par-george-soros-contre-donald-trump

Les Clintons et Soros lancent la révolution pourpre d’Amérique

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La candidate démocrate à la présidentielle Hillary Rodham Clinton n’est pas prête à partir «couler une retraite  tranquille». Le lendemain de sa défaite étonnante et imprévue (pour les médias officiels) face à Donald Trump, Mme Clinton et son mari, l’ancien président Bill Clinton, sont entrés dans la salle de bal de l’hôtel artdéco new-yorkais dans le centre de Manhattan en tenue pourpre. La presse a immédiatement remarqué la couleur et a demandé ce qu’elle représentait. Les porte-paroles de Clinton ont affirmé que c’était pour représenter le rassemblement de l’ «Amérique bleue» démocrate et de l’«Amérique rouge» républicaine, dans un mélange pourpre uni. Cette déclaration est une ruse, comme le savent les citoyens des pays déjà ciblés dans le passé par les opérations politiques viles et criminelles de George Soros appelées encore « révolution de couleur » ou « printemps arabe ».

Les Clintons, qui ont reçu de Soros des millions de dollars en contributions de campagne et en donations à la Fondation Clinton, ont en fait aidé à lancer la «révolution pourpre» de Soros en Amérique. La Révolution Pourpre résistera à tous les efforts de l’administration Trump visant à rejeter la politique mondialiste des Clintons et (de bientôt) l’ex-président Barack Obama. La Révolution pourpre cherchera également à écourter au maximum la  marge de manœuvre de l’administration Trump grâce à des manifestations de rue et de perturbations politiques de style Soros.

Il est peu probable  que les collaborateurs du président Trump pousseront le nouveau président à mener une enquête criminelle sur les serveurs privés de messagerie de Mme Clinton et sur les activités de la Fondation Clinton, surtout lorsque la nation est confrontée à tant d’autres problèmes autrement plus pressants : emplois, immigration et soins de santé.

Toutefois, Jason Chaffetz, président du Comité de surveillance et de réforme gouvernementale de la Chambre, a déclaré qu’il poursuivrait les audiences du Congrès républicain sur Hillary Clinton, sur la Fondation Clinton et sur le bras droit de Mme Clinton, Huma Abedin.

Le président Trump ne devrait pas se laisser bener par ces déclarations, Chaffetz n’était pas un des partisans les plus fidèles de Trump.

Les mondialistes et les néocons  ne se bousculent pas actuellement au portillon de Trump, car ces «experts» militaires, d’establishment et de sécurité nationale se sont opposés à la candidature de Trump. Cependant, Trump est «obligé» d’en appeler quelques uns à se joindre à son administration parce qu’il n’y a pas assez d’experts dans son cercle de conseillers.

Les néo-conservateurs discrédités issus de la Maison Blanche de George W. Bush, comme le l(initiateur de la guerre d’Irak, Stephen Hadley, sont mentionnés comme pouvant rejoindre Trump pour le Conseil de Sécurité Nationale et d’autres postes supérieurs. Le secrétaire d’État sous George H. W. Bush, James Baker, un fidèle loyaliste de Bush, est également présenté comme possible membre de l’équipe de Trump à la Maison Blanche. Il n’y a cependant absolument aucune raison pour que Trump demande les conseils de ces vieux fossiles républicains comme Baker, Hadley, ou bien les anciens secrétaires d’État Rice et le super menteur Powell, ou bien encore l’ancien ambassadeur des États-Unis, John Bolton et d’autres. Il y a beaucoup de partisans de Trump qui ont une riche expérience sur les questions de sécurité nationale et étrangère, y compris les questions d’origine africaine, haïtienne, hispanique et arabe, et qui ne sont pas des néoconservateurs, qui peuvent donc occuper les postes de haut niveau et de niveau intermédiaire de Trump.

Trump doit s’éloigner des néocons, des aventuristes, des militaristes et des interventionnistes, il doit être  soucieux de ne pas les laisser infester son administration.

Si Mme Clinton avait remporté la présidence, un article sur l’administration entrante serait comme suit:

«Sur la base du militarisme et de l’aventurisme à l’étranger déjà vu sous son mandat de secrétaire d’État et sous la présidence  de son mari Bill Clinton en tant que président, tout le monde s’attend à une imminente et importante agression militaire américaine sur plusieurs fronts dans le monde. La présidente élue Hillary Clinton n’a pas caché son désir d’affronter la Russie militairement, diplomatiquement et économiquement au Moyen-Orient, aux portes mêmes de la Russie en Europe de l’Est, et même à l’intérieur des frontières de la Fédération de Russie. Mme Clinton a redécouvertla politique de «confinement» longtemps discréditée mise en vigueur par le professeur George F. Kennan dans les suites de la guerre mondiale. L’administration de Mme Clinton favorisera probablement les guerriers néo-cons les plus stridents de l’administration Barack Obama, y compris la secrétaire d’État adjointe pour les affaires européennes et eurasiennes, Victoria Nuland, (la dame qui encule les Européens) la favorite de Clinton ».

Le président élu Trump ne peut pas permettre à ceux qui sont dans le même tissu que Nuland, Hadley, Bolton et d’autres de rejoindre son administration qu’ils pourraient métastaser comme une forme agressive de cancer. 

Ces individus ne mèneraient pas la politique de Trump mais chercheraient à continuer à endommager les relations de l’Amérique avec la Russie, la Chine, l’Iran, Cuba et d’autres nations.

Non seulement Trump doit se méfier comme de la peste bubonique des néo-conservateurs républicains qui tentent de s’introduire dans son administration, mais il doit faire face à la tentative de Soros de perturber à la fois sa présidence et les États-Unis par une révolution pourpre.

A peine Trump a-t-il été déclaré le 45e président des États-Unis, que les opérations politiques financées par Soros ont lancé leurs activités pour perturber Trump pendant la période de transition d’Obama et par la suite. La rapidité de la Révolution pourpre rappelle la vitesse avec laquelle les manifestants ont frappé les rues de Kiev, la capitale ukrainienne, dans deux révolutions Orange parrainé par Soros, l’une en 2004 et l’autre, dix ans plus tard, en 2014.

 clintons

Alors que les Clintons embrassaient le pourpre à New York, des manifestations de rue, certaines violentes, toutes coordonnées par Moveon.org et «Black Lives Matter», financées par Soros, éclataient à New York, Los Angeles, Chicago, Oakland, Nashville, Cleveland, Washington, Austin, Seattle, Philadelphie, Richmond, St. Paul, Kansas City, Omaha, San Francisco et quelque 200 autres villes à travers les États-Unis.

Le groupe de chanteurs russes «Pussy Riot», financé par Soros, a diffusé sur YouTube une vidéo musicale anti-Trump intitulée «Make America Great Again». 

La vidéo est devenue «virale» sur Internet. La vidéo, qui est sacrilège et remplie d’actes violents, dépeint une présidence dystophique de Trump. Après le script de George Soros / Gene Sharp sur un tee-shirt, Nadya Tolokonnikova, membre des Pussy Riot a appelé les Américains anti-Trump à transformer leur colère en art, en particulier la musique et l’art visuel. L’utilisation du graffiti politique est une tactique populaire de Sharp. Les manifestations de rue et la musique et l’art anti-Trump furent la première phase de la Révolution pourpre de Soros en Amérique.

Le président élu Trump est confronté à une double attaque de ses adversaires. 

Le premier front est dirigé par des bureaucrates néoconservateurs, y compris l’ancien directeur de l’Agence centrale de renseignement et de la sécurité nationale Michael Hayden, l’ancien secrétaire à la Sécurité intérieure Michael Chertoff et les loyalistes de la famille Bush, qui cherchent à influencer sur qui Trump nommera comme chefs à la Sécurité Nationale, au Renseignement, à la politique étrangère et à la défense dans son administration. Ces néocons chantres de la guerre froide tentent de convaincre Trump qu’il doit maintenir l’agressivité et le militantisme d’Obama envers la Russie, la Chine, l’Iran, le Venezuela, Cuba et d’autres pays.  

Le second front provient des groupes politiques et des médias financés par Soros. Cette deuxième ligne d’attaque est une guerre de propagande, utilisant des centaines de journaux anti-Trump, des sites Web et des radiodiffuseurs, qui cherchent à saper la confiance du public dans l’administration Trump dès son début.

L’une des publicités politiques de Trump, publiée juste avant le jour du scrutin, a déclaré que George Soros, la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, et Lloyd Blankfein, directeur général de Goldman Sachs, faisaient tous partie d’une « structure de pouvoir mondiale responsable des décisions économiques qui ont volé notre classe ouvrière, dépouillé notre pays de sa richesse et mis cet argent dans les poches d’une poignée de grandes sociétés et entités politiques ». Soros et ses serviteurs attaquèrent immédiatement et ridiculement l’annonce comme « antisémite » !!!!

Le fils de Soros, Alexandre Soros, a appelé la fille de Trump, Ivanka, et son mari Jared Kushner, à désavouer publiquement Trump. 

La tactique de Soros ne vise pas seulement à diviser les nations, mais aussi les familles. Trump doit être en garde contre les machinations actuelles et futures de George Soros, y compris sa révolution pourpre.

 By Wayne Madsen / strategic-culture.org

EN BANDE SON : 

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Et si l’Empire s’effondrait le 9 novembre ?

4 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #l'horreur économique

Et si l’Empire s’effondrait le 9 novembre ?

26/10/2016 Si aucune «surprise» de type guerre totale ou remake du 11 Septembre ne vient empêcher sa tenue, l’élection présidentielle étasunienne devrait tenir toutes ses promesses sismiques. Quelle que soit l’issue de la farce, on voit mal en effet comment elle ne déboucherait pas sur une crise majeure et potentiellement fatale pour l’Empire. Que le trublion Trump l’emporte, qu’il concède la victoire à la furie du Parti de la guerre Hillary, ou qu’il la conteste en cas de tricheries malhabiles: tous les scénarios possibles disposent chacun d’une charge explosive dévastatrice qui pourrait faire du 9 novembre le jour où l’Empire s'est effondré, ou à tout le moins où les premiers pans de l'édifice ont commencé à dégringoler. Et disons d’entrée de jeu notre conviction que les Etats-Unis étant désormais une puissance éminemment dissolvante et responsable des pires guerres et atrocités qui ont ensanglanté le monde ces dernières décennies, un tel effondrement représenterait une forme d’apaisement et pour tout dire une véritable chance de salut pour The Rest of the World.
Trois raisons principales nous font considérer que l’effondrement de l’Empire est devenu une nécessité.

1. En finir avec un Empire criminel
Grâce à un budget militaire dépassant la moitié des dépenses mondiales de ce domaine, les Etats-Unis étendent aujourd’hui leurs tentacules dans près de 80 pays où ils ont imposé plus de 800 bases abritant des équipements lourds et des centaines de milliers de soldats. Ce maillage militaire à l’échelle planétaire correspond à 95% des bases militaires étrangères dans le monde (2), et caractérise dès lors clairement les USA comme un Empire.
En Europe, où des centaines de bases parfois équipées de lance-missiles à capacité nucléaire quadrillent le Vieux-Continent, dont près de 180 regroupant plus de 50'000 soldats pour la seule Allemagne (1), il ne s’agit plus d’une «présence» mais d'autre chose, qui ressemble de plus en plus à une véritable force d’occupation.
Ce dispositif sert à rappeler à ses administrés qu’en cas de résistance à sa domination, les canons de l'Empire restent toujours prêts à entamer leur rouge labeur, ce qu’ils font d’ailleurs quasiment en permanence.
De fait, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Empire a ainsi bombardé plus de 20 pays sous des prétextes plus ou moins fallacieux, et toujours dans son seul et unique intérêt.

Rien qu’en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, l’Empire US a ainsi massacré directement de plus de 2 millions de civils selon une récente étude, alors que le nombre total des victimes des guerres occidentales décidées et commandées par les Etats-Unis depuis 25 ans dépasse les 4 millions de morts (3). Des chiffres évidemment cachés par le service de presse de l’Empire qui regroupe la quasi-totalité des médias occidentaux.
En termes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de déni de démocratie, de tortures, de massacres de masse ou d’assassinats ciblés, l’Empire US devance donc de très loin tous les Etats-voyous et dictatures de la planète réunis.
Dire cela ne relève pas d’une posture anti-impérialiste ou anti-américaine, c’est énoncer un fait comptable.
Sauf qu’à l’inverse des (autres) Etats-voyous et dictatures de la planète, les Etats-Unis contrôlent un système de désinformation à l’échelle mondiale, et peuvent s’appuyer sur Hollywood et ses magiciens pour passer la serpillère et laver les cerveaux derrière leurs exactions.
Une machine de propagande globale dont ils ont une sublime maîtrise et qui leur permet d’abord d’imposer leur violente culture au monde entier en faisant croire à chacun que c’est ce qu’il désire le plus ardemment, et ensuite d’apparaître d’une guerre à l’autre toujours aussi angéliques et vertueux alors même que des morceaux de cervelles d’enfants maculent leur drapeau et dégoulinent de leurs bottes (4)
.

Mais sous le vernis de la propagande de masse, l’Empire répand sa violence et sa cruauté sur le monde pour assurer sa domination, ruine des pays entiers, assassine en toute impunité, torture dans ses caves, renverse des régimes, disloque des nations, crée et soutien des groupes terroristes, déclenche puis alimente des guerres civiles comme en Syrie. Dernier exemple en date: les Etats-Unis cherchent désormais à mettre à profit la prise de Mossoul en Irak pour organiser la fuite de Daesh dans l’Est de la Syrie où le groupe terroriste pourra survivre et continuer ainsi à servir la stratégie du chaos de l’Empire (5).  
La première raison qui plaide pour l'effondrement de l’Empire US est donc qu’il représente la principale force dissolvante du monde, qu’il est le principal responsable des guerres et des plus grands massacres perpétrés sur la planète ces dernières décennies.

2. Libérer l’Europe
La deuxième raison qui rend nécessaire l’effondrement de l’Empire découle de la première puisqu’il s’agit de permettre à l’Europe de s’émanciper d’une tutelle US qui nous conduit tous aujourd’hui aux portes d’une guerre avec la Russie et la Chine, éventuellement nucléaire (6).
Les peuples européens sont en effet prisonniers d’une pègre dirigeante totalement soumise à l’Empire US, une véritable assemblée de proconsuls qui lui obéit, soutient ses guerres, tente d’imposer ici son modèle, ses lois, ses Traités, son «mode de vie» et nous encage ainsi dans cette terrible dépendance qui nous rend absolument co-responsables de tous les crimes de l’Empire.

La chute de l’Empire serait dès lors incontestablement une libération pour l’Europe.
Concrètement, elle entraînerait immédiatement la fin de cette organisation criminelle qu’est l’OTAN, organisation mobilisée systématiquement pour faire le coup de feu contre tous les ennemis de l’Empire ou qui contrarient ses intérêts.
L’effondrement US entraînerait aussi immanquablement celle du projet américain que constitue l’UE «soviétique» que nous connaissons aujourd’hui. Exit donc toute cette caste de serviles petits fonctionnaires non-élus et surpayés, de technocrates atlantistes en guerre contre les peuples, acquis au libre-échange, vendus à Goldmann Sachs, à Wall Street et au néo-libéralisme le plus outrancier.
A la guerre économique de tous contre tous qu’impose aujourd’hui l’UE à ses membres pourrait ainsi succéder le retour aux souverainetés nationales, aux barrières douanières protégeant les citoyens et les économies, et à une coopération fructueuse entre chacun des Etats souverains dans l’intérêt bien compris de tous.
Enfin, le spectre d’une guerre avec la Russie et la Chine, quasi garantie avec une Hillary-Strangelove aux commandes, s’éloignerait d’autant pour laisser place à une Europe qui pourrait enfin devenir forte de l’«Atlantique à l’Oural».

3. Renverser le désordre établi
Enfin, la chute de l’Empire est nécessaire parce qu'elle entraînera la fin rapide des instruments de domination économique que sont l’OMC, la Banque Mondiale ou le FMI, qui travaillent exclusivement au profit des Etats-Unis et de leurs protectorats. Mais surtout la chute de l’Empire entraînera un séisme d’une ampleur telle qu’il provoquera immédiatement un effondrement économique mondial qui, bien que douloureux dans un premier temps, pourrait aussi offrir une opportunité historique d’en finir avec ce Système néolibérale et sa mécanique fondée sur la prédation, la spéculation, le pillage, l’esclavage, l’injustice, la destruction du tissu social et du vivant, l'abolition de l'Homme.
Contrairement à la narrative assénée par le Système américaniste qui martèle qu’il n’y a pas d’alternative à l’outrance scientiste et capitaliste, un tel effondrement pourrait à l’inverse donner l’opportunité aux peuples de reprendre leur destin en main et de développer d'autres modèles. Sur le plan politique d’abord, en imposant par la révolution au besoin, certainement, une démocratie réelle pour sortir de la farce d’une démocratie représentative perpétuant l’alternance entre les deux têtes d’un parti néolibéral unique. Sur le plan socio-économique ensuite, en développement là également de nouveaux modèles fondés sur l’entraide, la coopération, l'association, l’échange, la décroissance raisonnée et la sobriété heureuse par exemple.

Bref, l'effondrement de l'Empire devrait agir comme un détonateur entraînant la chute du Système néolibéral tout entier, offrant ainsi l’opportunité d’inventer une nouvelle forme de vie pour passer de la contre-civilisation juridico-marchande qui est la nôtre aujourd'hui, à une société restaurée dans son humanité et véritablement libre, égalitaire et décente.
C’est évidemment une option haute qui imposerait une révolution copernicienne, un renversement total du désordre établi par une pensée néolibérale nihiliste dont le triomphe a conduit le monde à la ruine (7).
Cette vision paraîtra certainement utopique à beaucoup, mais c’est oublier que la véritable utopie réside surtout dans le fait d’imaginer que l’humanité puisse survivre encore longtemps aux destructions engendrées par le capitalisme militarisé et belliqueux sous commandement US que nous connaissons aujourd’hui.

Trois scénarios d’implosion et un scénario catastrophe
Aujourd’hui, avec deux candidats chacun haïs par la moitié du pays; deux candidat dont une furie aux limites de la démence et un milliardaire dont la seule vertu, mais de taille tout de même, est d’être en quelque sorte antisystème sans même le vouloir, la Présidentielle US 2016 pourrait donc être ce moment où il va se passer quelque chose d’important, quelque chose qui pourrait signifier véritablement le début de la fin pour l’Empire.
Trois scénarios d’implosion se dessinent donc.
Premier scénario: si Trump gagne, c’est tout l’Etat profond US construit autour de Wall Street et du complexe militaro-industriel qui vacille. A travers son slogan «America first», Trump a en effet déclaré vouloir pacifier les relations avec la Russie et la Chine et réduire de ce fait d'autant la voilure militaire de l’Empire à l’extérieur.
Ce serait la version soft d’un Empire acceptant en quelque sorte de mourir dans son lit, pour en revenir au réalisme d’un monde multipolaire.
Mais il y a une inconnue de taille. Comme le veut la tradition étasunienne, le Président nouvellement élu n’entrera en fonction que le 20 janvier 2017. D’ici là, le pitre Obama restera aux manettes et si Trump est élu et qu'il se montre inflexible aux pressions qu'il subira immédiatement pour rentrer dans le rang, le risque est grand de voir l’Etat profond profiter de cet intervalle pour déclencher une guerre de haute intensité avec la Russie et renverser ainsi la table. C’est la première possibilité de notre scénario catastrophe.
Deuxième scénario: si l’Etat profond rate son coup et n’obtient qu’une victoire à l’arraché avec tricheries avérées de son poulain Killary, c’est la contestation attendue de Trump qui pourrait mettre alors le feu aux poudres, avec des troubles sociaux voire une guerre civile à la clé.
Les Etats-Unis sont aujourd’hui traversés par des fractures absolument radicales. Le rejet de Washington et de sa corruption est tel que certains Etats comme le Texas ou la Californie parlent ouvertement de sécession. Horizontalement, la population elle-même n’a jamais été aussi divisée dans une société minée par toute une série de crises économique, sociale et même à nouveau raciale.
Une élection volée par personne aussi haïe que Clinton déclencherait à n’en pas douter des troubles importants qui ont des chances de déraper là encore vers la guerre civile et l'implosion du pays.
Troisième scénario: même si le bourrage d’urnes réussit et que Clinton triomphe sans appel, elle explosera probablement en vol dès les premiers mois de son mandat du fait du poids de ses casseroles et/ou de ses pathologies. Le scandale d’un emailgate qui a lui seul aurait déjà dû la conduire en prison; celui de sa Fondation Clinton empêtrée dans des révélations de corruption à grande échelle; sa ou ses maladies cachées: toutes ces bombes à retardement exploseront rapidement une fois la bulle protectrice de la campagne présidentielle dégonflée, avec elle au milieu, entraînant à nouveau l’Empire dans la spirale d'une crise centrifuge sans fin.
Mais là encore, la même inconnue de taille ressurgit, qui conduit à la deuxième possibilité de scénario catastrophe. Car face à la perspective d'une explosion en vol quasi assurée, Hillary-Strangelove choisira très probablement d'engager sans délai l'Empire dans des gesticulations militaires soit en Iran, comme elle l’a déjà annoncé, soit beaucoup plus lourdement cette fois en Syrie, deux pays où elle est sûre de rencontrer la Russie sur son chemin, avec alors la garantie d’une escalade pouvant conduire à une guerre totale.


Conclusion
L'Etat de décomposition du système washingtonien a atteint un seuil inédit, aussi avancé qu'irréversible, qui coïncide avec une crise intérieure due à la faillite du modèle économique darwiniste des Etats-Unis. La précarité et l'injustice y sont en effet devenus la règle et la grogne social a dès lors atteint un niveau critique en passe de menacer la cohésion nationale.
Au plan géopolitique, la résistance des pays BRICs face aux menées des Etats-Unis, avec comme fer de lance une Russie devenue véritable nation antisystème, montre aussi le reflux de puissance d'un Empire qui semble à bout de souffle.

Plus généralement partout dans le monde, la perception des Etats-Unis a aussi radicalement changée. Hors Hollywood et les colonnes de la presse alignée bien sûr (qui se confondent), les peuples voient de plus en plus cet agglomérat d'intérêts privés abusivement appelé nation pour ce qu'ils est vraiment: un Empire malfaisant qui représente à la fois la principale menace pour la paix mondiale, et aussi le principal vecteur de ce Système néolibéral globalisé dont les peuples épuisés ne veulent plus et dont partout ils commencent à rejeter les représentants et la folie. En fait, tout bien considéré, jamais le Système et sa direction américaniste n'ont été à ce point mis à nu, jamais ils n'ont rencontré une opposition aussi formidable, aussi structurée, une aussi massive résistance.
C'est dans ce contexte global explosif que s'inscrit donc une Présidentielle US mettant aux prises deux personnages effarants: un trublion milliardaire dont la seule vertu connue est d'être antisystème, et le cadavre politique d'une Hillary-Strangelove dévorée d'ambition malsaine et puant la corruption et le mensonge à plein nez, bref, fabriquée sur mesure par le Système pour le faire perdurer.
Le moment arrive donc, où les temps et les circonstances semblent appeler d'immenses bouleversements.

Est-ce à dire que ce 9 novembre, lendemain d'élection, deviendra le jour où l’Empire a véritablement commencé à s'effondrer? Il serait audacieux de l'affirmer tant le mal peut se montrer résiliant et qu'il existe un risque élevé de dévissage vers l'incendie globalisé. Mais, pour la première fois depuis l'après-guerre, on peut sans doute dire que oui, la chose est bel et bien possible.
Quoi qu'il advienne ce qui est certain en revanche est que l'Empire, le Système néolibéral et notre contre-civilisation suivent une même trajectoire, qui pointe l'abîme.

Mis en ligne par entrefilets.com le 26 octobre 2016 

1 Présence militaire américaine dans le monde

2 Bases militaires dans le monde: les USA grands vainqueurs

3 Des victimes sans valeur : les quatre millions de musulmans tués dans les guerres occidentales depuis 1990

4 Au-delà des mots, au-delà des images, au-delà des faits, une manière de regarder la bête dans les yeux, de contempler l’âme damnée de l'Empire est de réécouter l’interprétation magistrale de l’hymne nationale étasunienne qu’a faite en 1969 Jimi Hendrix. Dans la fulgurance de cette improvisation évidemment inspirée par le martyre du Vietnam, surgit un déchaînement de plaintes et de haine métalliques d'une modernité absolue, où l’on entend autant les hurlements des suppliciés de l’Empire que ses propres cris d'effroi de ne pouvoir échapper à son propre instinct de mort, à sa propre folie destructrice.

5 Un aberrant désir de guerre

6 «Le plan est de refouler ISIS d’Irak, afin de s’assurer qu’il survit dans l’est de la Syrie»

7 Retour sur le fiasco libéral

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Les raisons cachées de la russophobie en Europe par Luc Etib

18 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La République, #La Russie, #Terrorisme, #l'horreur économique

Les raisons cachées de la russophobie en Europe par Luc Etib
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M6, une chaîne néo-réac? Islam, FN: les chiens de garde scandalisés. Par Hadrien Desuin dans "Causeur".

15 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #La République, #La France, #La mondialisation, #l'horreur économique, #l'islamisme, #UOIF-Frères Musulmans

M6, une chaîne néo-réac?

Islam, FN: les chiens de garde scandalisés

Auteur

Hadrien Desuin
Expert en géo-stratégie, sécurité et défense

Publié le 10 octobre 2016

Entre son émission "Dossier Tabou" sur l'islam français et l'entretien de Karine Le Marchand avec Marine Le Pen, M6 essuie ces derniers jours une polémique bien de chez nous.

 

m6 islam villardiere lepen

L’intrusion du journaliste Bernard de La Villardière au fin fond de la Seine-Saint-Denis vaut au présentateur de la sixième chaîne une indignation qui souffle du plateau de Cyril Hanouna au blog du directeur adjoint de L’Express en passant par le quotidien gratuit 20 minutes. Comme un écho du flot d’insultes déversés sur son compte Twitter. Le CSA a été saisi et Nicolas de Tavernost, président de la chaîne M6 a reçu une docte lettre du président de L’Observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco. Pour l’ancien secrétaire général de François Mitterrand « la généralisation des difficultés telles que présentées par ce reportage donne une vision déformée de la réalité ». Comble de la vanité, il s’étonne que M6 n’ait pas mentionné le « travail considérable » effectué par son organisme. La défense de la laïcité par Jean-Louis Bianco mériterait en effet un “Dossier Tabou” à lui tout seul…

 

L’islam, une vache sacrée médiatique

Le célèbre journaliste de “Zone Interdite” et “Enquête exclusive” a plutôt bien choisi le titre de sa nouvelle émission. Selon le Larousse, un tabu est étymologiquement en polynésien “un interdit de caractère religieux qui frappe un être, un objet ou un acte en raison du caractère sacré ou impur qu’on leur attribue.” Par extension, le tabou “a un caractère social et moral qu’il serait malséant d’évoquer, en vertu des convenances sociales ou morales.” “L’islam en France, la république en échec”: le titre de la première émission de Dossier tabou avait tout de la vache sacrée médiatique.

En préliminaire, la présentation de l’émission avait le mérite de ne pas tourner autour du pot. ” Nous avons découvert que les imams les plus extrémistes gagnent du terrain aux dépens de modérés républicains, parfois menacés de mort  (…)  L’Union des Organisations Islamiques de France a pour but de déconnecter la communauté musulmane du reste de la société, de grignoter peu à peu l’espace public au nom de la liberté d’expression pour installer la charia en France. Elle organise de grands rassemblements et attire des centaines de milliers de personnes qui peuvent écouter des prédicateurs étrangers souvent homophobes, antisémites et favorables à la lapidation des femmes. D’anciens Frères Musulmans ont accepté de témoigner pour dévoiler la stratégie cachée du mouvement qui veut former les élites islamistes de demain.
Aussitôt accusé de racolage télévisuel, le sujet choisi par La Villardière avait en effet l’inconvénient d’intéresser le français moyen, au point de réaliser pour sa première un très joli score d’audience, 2,4 millions de téléspectateurs. La « mosquée Daech » de Sevran, louée par un imam de l’UOIF, la branche française des frères musulmans, ne méritait sans doute pas qu’un journaliste se déplace jusque là. Filmer à Sevran une mosquée salafiste clandestine ou une école coranique sur un terrain municipal, franchement quel intérêt sinon de stigmatiser les salafistes? Pour Stéphane Gatignon, maire écolo de Sevran interrogé sur RMC, la venue de l’équipe de M6 n’est rien d’autre que “de la provoc””. Bernard de la Villardière a voulu “faire de l’audience sur le dos de la ville de Sevran” Dans un communiqué il dénonce “une polémique politicienne cherchant à faire de Sevran un Molenbeek français”. Si les jeunes de Sevran partent en Syrie, c’est donc la faute de la course à l’audimat chez M6. Allez comprendre.

Complotisme mainstream

Les chiens de garde du PAF ont aussi pointé, avec un soupçon de complotisme, le montage de la scène d’agression dont La Villardière était forcément le déclencheur. S’appuyant sur une vidéo amateur censée dédouaner les jeunes de Sevran, un certain Ousmane, venait donner du grain à moudre à l’observatoire de l’islamophobie, pardon à l’Observatoire de la laïcité (pardonnez la confusion, mais l’équipe de Jean-Louis Bianco passe visiblement plus de temps à traquer les pourfendeurs de l’islam radical que les ennemis de la laïcité). Silence gêné en revanche quand le Ousmane en question se révèle être un grand admirateur de Dieudonné. La vidéo complète diffusée ensuite par M6 pour éteindre la polémique ne laisse aucun doute sur la bande de voyou ceinturant l’équipe de reportage. Frappés et mis au sol, les journalistes sont contraints de quitter les lieux.
Un geste de solidarité ou un mot de soutien était bien le minimum qu’on pouvait attendre de la part des confrères de La Villardière. Face à un délit d’entrave à la liberté de la presse, la gauche morale, d’habitude si prompte à défendre les libertés, s’est retournée sur l’agresseur blanc à particule. Lequel n’aurait pas dit « bonjour » aux individus qui tentaient d’interrompre son interview (la vidéo de M6 devait démentir cette accusation grotesque). Un peu de sérieux et d’honnêteté suffisent à constater que le journaliste et son équipe étaient au contraire d’une patience infinie avant leur prise à partie.
Au lieu de s’interroger sur la violence de l’islamisme dans certains territoires perdus de la République, les petits marquis de la bien-séance médiatique reprochent à l’équipe de M6 de ne pas avoir demandé aux caïds de la cité l’autorisation de filmer leur terrain de jeu. Pour ne pas traiter le fond du sujet, on lance un contre-feu qui en dit long sur l’état de la liberté d’expression en France.

 

 

 

Hadrien Desuin

Expert en géo-stratégie, sécurité et défense

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Vade retro Halloween ! Par Didier Catineau.

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française., #La France, #La République, #La nation ., #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #l'horreur économique

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HOLLANDE LAURÉAT DE LA FAF EN 1996...

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La République, #Histoire, #l'horreur économique

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Un dirigeant du 21ème siècle. Par Marc Rameaux

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #ACTUALITE, #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique, #La dette

vendredi 14 octobre 2016

Un dirigeant du 21ème siècle

 
 
 
Président, j’en ai tant rêvé. Lors de ma campagne, seule comptait la victoire. Je ressens maintenant un léger goût d’amertume et d’ennui, une fois dans la place. Je voudrais être sans cesse dans cette effervescence où mes promesses sont gratuites, où il me suffit de communiquer et de faire rêver sans avoir à rendre de comptes.
 
Car ma vie est dure, savez-vous ? Oh, je vous vois sourire. Mais cela est difficile de rêver d’être puissant et de ne pouvoir rien.
 
 
 
Dès lors que je prends une initiative économique, les marchés réagissent comme une machinerie ultra-sensible, détectant le moindre de mes mouvements. Et quiconque contrarie les banques centrales ou les fonds d’investissement voit les taux se tendre dans la seconde, son crédit se renchérir. Lorsque l’on a une dette à près de 100% du PIB, cela ne laisse pas beaucoup de choix.

Alors je dis oui. Au FMI. A la commission européenne. Avec leurs critères qui m’enferment dans des cercles vicieux, m’obligeant à me démunir toujours plus pour économiser, et ne pouvant sortir du trou parce que je n’ai pas assez investi.
 
De toute façon, les grandes entreprises de mon pays ou d’autres se moquent totalement de mes actions. Elles n’interviennent plus seulement sur le terrain économique. Elles engagent des bouleversements technologiques, sociaux ou comportementaux qui vont beaucoup plus vite que tout ce que pourrait faire mon gouvernement, et agissent bien plus en profondeur sur le tissu social qu’aucune de mes lois ne pourrait le faire. Alors je suis à leur remorque. Je ne fais qu’accompagner leur mouvement, en faisant semblant de prendre des décisions et d’y pouvoir quelque chose.
 

Oh je sais, avec un peu de courage, je développerais des filières sur des métiers dans lesquels mon pays excelle : je ne ferais pas qu’être à la traîne, j’aiderais ceux qui prennent des initiatives, je me renseignerais sur les compétences clés, je les subventionnerais, je protégerais leurs connaissances les plus stratégiques pour qu’elles ne soient pas copiées trop vite.
 
Je sais qu’il faudrait faire tout cela mais je ne le fais pas. Cela va contrarier trop de monde. La commission européenne, qui exige que tout soit en concurrence, tout de suite, et qui ne voit pas que cela empêche ceux qui excellent de se distinguer des autres parce qu’ils sont copiés trop vite. Il y a une concurrence de court-terme et une concurrence de long-terme, je n’arrive pas à le leur faire comprendre, qui sont toutes deux en conflit, la première tuant la deuxième si on la favorise trop et qu’elle empêche de développer les savoirs-faire sur lesquels se différencier.
 
Et puis cela contrarierait les américains. Qui craignent à tout instant que nous fassions cela, et qui emploient toute la puissance de leurs fonds d’investissement pour nous en empêcher. Pourtant ils ne s’en privent pas, eux, de protéger leurs activités phares, de leur laisser le temps de devenir compétitives. Ils ne sont nullement protectionnistes sur les biens marchands, mais ils le sont sur les savoirs et les savoir-faire stratégiques, ils ont bien compris comment cela marche. Mais je n’ai pas le courage de leur tenir tête, d’oser développer des activités sur lesquelles ils n’auraient aucun droit de regard, ni droit à être informés de tout ce que l’on fait.
 
Et de toute façon ceux qui m’entourent seraient incapables de mettre cela en place. Ils sont tous énarques, ils n’ont jamais mis les pieds en entreprise, ou seulement deux ou trois ans, pour toucher leurs jetons de présence, lorsque je les ai parachutés. Ils n’apprécieraient pas que je me passe d’eux pour l’économie. J’ai trop d’ascenseurs à leur renvoyer, ils me feraient la peau vous savez ? Et puis ils s’entendent bien avec la commission européenne, ces énarques. Cela les arrange bien après tout. Oh, ils sont comme moi, ils savent que cela nous fait glisser chaque jour un peu plus sur la pente. Mais à titre personnel, ils en seront récompensés financièrement. Alors je n’ai pas intérêt à toucher à leur petite rente.
 

Je pourrais me concentrer sur mes fonctions régaliennes bien sûr, puisque je n’ose pas toucher à l’économie. Là aussi, je sais pertinemment ce qu’il faudrait faire. Mais lorsque mes policiers se font attaquer au cocktail molotov et brûler au troisième degré par des petites frappes qui sèment la terreur dans leur quartier, tout ce que je sais dire c’est qu’ils auront des voitures renforcées et des tenues ignifuges. Je sais, c’est pitoyable, on peut difficilement faire plus lâche. Alors que je sais très bien qu’il faudrait frapper à mort les quatre ou cinq meneurs pour que cela s’arrête, parce qu’il suffit d’une poignée de ces petits crétins pour rendre la vie d’un quartier impossible si l’on ne fait rien.
 
D’ailleurs j’ai toutes les informations sur eux, ils sont parfaitement fichés et répertoriés par les services de police. Il faut dire qu’avec des dizaines de récidives chacun, il faudrait être aveugle pour ne pas les détecter. Mais je n’en fais rien. Alors qu’en les éliminant, en montrant bien pour l’exemple ce qui leur est arrivé pour dissuader d’autres de prendre leur place, cela s’arrêterait bien vite. Mais je n’agis pas.
 
Oh, il faut dire que pour être élu, j’ai dû donner des gages aux ailes les plus « humanistes » de mon parti, enfin c’est comme cela qu’ils s’appellent eux-mêmes. Et eux recommandent de ne jamais réprimer, de laisser faire, surtout s’ils pensent que les auteurs ont été brimés par la société. Tout laisser faire, après tout, ils s’entendent bien aussi avec la commission européenne sur ce point-là.
 
Bon, si les victimes sont atrocement battues, mutilées ou tuées, ils me disent qu’elles l’ont toujours un peu bien cherché, qu’elles étaient des privilégiées, et puis que cela arrive, que cela fait partie de la vie, et qu’il faut traiter cela avec des psychologues et de la compréhension. J’avoue que j’ai du mal avec ces « humanistes », on n’est jamais avare de la souffrance d’autrui. Mais ils sont trop puissants au sein de mon parti, je dois leur donner des gages.
 

Je sais, je ne suis pas très sympathique. Même pas du tout. J’ai su très bien pendant quatre ans tout ce qu’il fallait faire, mais je n’ai pas du tout bougé, j’ai laissé pourrir la situation. J’ai même écrit un livre ou je montre très bien que je savais depuis longtemps où se situaient les problèmes importants, et je dis que c’est ce qu’il faut faire juste à la veille des nouvelles élections. Je sais, c’est terriblement cynique, mais il y a encore des imbéciles pour se laisser prendre au piège, se dire que je commence à prendre conscience de ce qui ne va pas, et penser que cette fois je parle bien et que j’ai raison. S’ils savaient comme je les méprise.
 
 
J’ai l’impression d’être pour moitié un pantin et pour moitié un produit marketing. Faute d’avoir eu le courage d’agir, je me défoule sur d’autres professions dans mon livre, que je traite de lâches alors que je suis devenu la lâcheté même. Je me console en me disant qu’il y en a maintenant beaucoup de mon profil, parmi les dirigeants. Un peu mous, un peu lâches, envoyant toujours les autres s’engager, mimant la fermeté à la perfection dans le discours mais sans jamais faire suivre d’actes courageux, obsédés par la communication et l’effet de ce que les gens pourront penser, sans se soucier de savoir s’il y a eu action réelle ou non.
 
 
D’ailleurs le réel n’existe plus. Il est entièrement défini par mes conseillers en communication, qui cherchent à tourner tout événement en rêverie qui soit conforme à mon petit cénacle de protégés. 

Mais je sais que cela ne fonctionne plus, même les plus bêtes s’en aperçoivent. Je ne sais pas comment l’histoire me jugera. Je me sens seul. J’ai peur.




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TOUT ce que vous souhaitez savoir sur la DÉSINDUSTRIALISATION de la FRANCE

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #Europe supranationale, #Economie, #La mondialisation, #AMERIQUE, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Le capitalisme;

Publié par El Diablo

 

 

TOUT ce que vous souhaitez savoir sur la DÉSINDUSTRIALISATION de la FRANCE

Un emploi industriel génère 3 à 12 emplois dans les services, l'inverse non. La France est devenue depuis plus de 30 ans le théâtre d'une désindustrialisation orchestrée dans des domaines aussi variés que la recherche médicale, les télécommunications, l'atome, l'aéronautique, la sidérurgie, les transports, l'agriculture, l'énergie, la culture. Nous reprenons l'analyse de Jean-Pierre Escaffre portée par une réflexion collective du Groupe Babeuf.

 

Politique industrielle : un système qui se délite

On assiste depuis plus de vingt ans à un inexorable processus de désindustrialisation de la France qui se traduit par une perte de souveraineté dans des secteurs clés de l’économienationale et amplifie de façon dramatique le chômage de masse. Il est important de comprendre les mécanismes invariants qui interviennent dans cette dérive et de voir qu’il s’agit là d’une conséquence directe de la mise en œuvre institutionnelle et économique de la logique néo-libérale telle qu’elle a été formalisée par le projet de Traité constitutionnel européen (TCE), devenu par la suite le Traité de Lisbonne.

En politique, il faut distinguer deux plans : celui des règles du jeu définies par les institutions, les lois, et celui du jeu proprement dit, soit la façon dont les peuples et leurs gouvernants se comportent dans le cadre de ces règles. En effet, une fois définies, les règles du jeu politique ne laissent souvent aux dirigeants qu’une marge de manœuvre réduite qui a peu de chances d’influer sur le cours des événements. Or, ces fameuses règles qui régissent les grands leviers de l’économie en Europe depuis plus de trente ans sont maintenant bien connues. Il s’agit:  du libre-échange généralisé,  d’une monnaie forte,  de la financiarisation dérégulée de l’économie.

Ces principes ont été constitutionnalisés il y a onze ans dans le fameux TCE. Parmi les nombreuses conséquences sociales et économiques particulièrement délétères de ces principes, il y en a une que la plupart des médias passent sous silence ou qu’ils évoquent hypocritement en accusant le « coût salarial trop élevé » ou le poids insupportable des « charges sociales » : il s’agit du processus progressif et inexorable de destruction de l’activité industrielle dans notre pays.

On peut souligner que ce déclin s’est traduit par la perte sèche, en France, de plus d’un million d’emplois dans le secteur industriel depuis dix ans ou une perte de 2,2 millions d'emplois durant ces 40 dernières années. La part de ce secteur dans le PIB est en chute constante : 22% en 1970, 18,4% en 1999, 13,6% en 2008 et 11% en 2011. Représentant 9,3% du PIB, la part dans la valeur ajoutée du secteur manufacturier en France est désormais parmi les plus faibles d'Europe. La part de marché de la France au sein de la zone euro entre 2000 et 2010 n'a cessé de diminuer, l'écart avec l’Allemagne serait de 250 milliards d’euros. La France depuis plusieurs années est passée d'un pays à haute technologie à un pays à moyenne et basse technologie.

Mais il n’est pas inutile de regarder - en passant en revue quelques secteurs essentiels de l’économie – comment, et au bénéfice de qui, a été organisé ce naufrage national.

Un cas exemplaire : la Compagnie Générale d’Électricité (CGE)

La Compagnie Générale d’Électricité (CGE) est née en 1898. Très liée au pouvoir politique et s’appuyant essentiellement sur des marchés publics, elle va s’accroitre par fusions et acquisitions successives suivant cinq spécialités : le transport ferroviaire, l’électricité, les télécommunications, le matériel de défense et l’électronique. Ả partir des années 1980, on assiste à un scénario type de cette période qui est une gestion capitaliste par le duo droite-gauche: nationalisation quand ça va mal et privatisation quand l’entreprise est à flot, le tout agrémenté de scandales divers. Ainsi en 1982 (Mauroy) la CGE est nationalisée, en 1987 (Balladur) elle est privatisée, et à la suite d’un véritable jeu de piste labyrinthique de nouvelles fusions-acquisitions, elle donne naissance en 1998 à trois grandes sociétés différentes : Alcatel,Alstom et Cegelec.

La suite n’est qu’un lent naufrage. Ces trois sociétés vont représenter dix ans plus tard trois énormes échecs industriels que l’on peut caractériser avec quelques invariants présents dans de nombreux secteurs :

- Une gestion hasardeuse et désastreuse — avec la complicité d’un corps d’État peu soucieux de l’intérêt de la Nation — entraînant, sous la pression de la concurrence, des vagues de licenciements.

- Une corruption généralisée doublée d’enrichissements personnels indécents.

- Et surtout la perte de pouvoir et de souveraineté de l’État français sur des secteurs clés de l’économie avec la pénétration de capitaux et entreprises anglo-saxonnes dont la plus emblématique dans le cas évoqué est certainement la société américaine General Electric (GE).

Ce dernier point est méconnu et mérite d’être illustré. D’abord en revenant sur trois sites emblématiques : à Belfort, GE a acheté des savoirs à Alstom dans les turbines électriques, à Buc, GE a acheté la Compagnie générale de radiologie qui va devenir GE Healthcare — la France perdant ainsi son industrie en imagerie médicale — et GE s’est aussi installé au Creusot (GE oil and gas). On notera ensuite qu’Alstom, dans sa débâcle, a vendu en 2006 un des fleurons industriels de notre pays, la société Converteam devenant en 2011 la propriété de GE qui a acquis ainsi les savoirs français dans la conversion électrique, y compris celles concernant les nouvelles énergies. On rappellera enfin — évidemment sans aucune arrière-pensée polémique — que GE France est gérée par Mme Clara Gaymard, épouse de l’ancien ministre UMP…

La Compagnie Générale des Eaux

L’histoire de la Compagnie générale des Eaux, créée sous Napoléon III, ressemble à celle de la CGE. En 1996 elle est devenue la société Vivendi dont le PDG J.M. Messier se faisait appeler J6M (Jean Marie Messier, Moi-même, Maître du Monde). Cela n’empêche pas Vivendi, embourbé dans l’achat des studios Universal, de déclarer en 2002 des pertes records. J.M. Messier doit démissionner en réclamant au passage la bagatelle de 20 millions de dollars d’indemnités… Vivendi va alors, suivant la technique de l’enfumage par le changement de nom, se scinder en deux : Vivendi (médias, jeux) qui est endetté à hauteur de 14 milliards d’euros et Veolia (eau, transport, énergie). Mais Veolia, à son tour, va sombrer. Son PDG , Henri Proglio — futur invité de Sarkozy au Fouquet’s — va bénéficier de la part de l’État d’un régime fiscal de faveur. Mais ça ne suffit pas !! L’État va donc « coller » Véolia à EDF dans une société commune et fin 2012, EDF est endetté de 40 milliards d’euros. EDF a donc servi de « vache à lait » pour Véolia avec les conséquences que l’on connaît : les effectifs d’EDF ont diminué de plus de 30 000 postes et le prix de l’électricité pour le consommateur n’a cessé d’augmenter.

France-Télécom

Le dossier France-Telecom pourrait prêter à sourire tant il illustre jusqu’à la caricature les pratiques du capitalisme financiarisé. Créée par la puissance publique et issue de la recherche publique, la société de haute technologie France Telecom (FT) naît en 1988. Elle est privatisée par la droite en 1996 sous Alain Juppé et après six années d’une gestion ultra-compétitive par Michel Bon — et l’acquisition d’Orange — FT est en dépôt de bilan et devient la deuxième entreprise la plus endettée au monde avec une dette de 70 milliards d’euros ! Alors, on appelle un autre prodige de la gouvernance, Thierry Breton, qui doit « dégager » 15 milliards d’euros d’économie en interne. En 2004, l’État passe en dessous de la barre des 50% du capital et, 115 ans après sa nationalisation, le téléphone redevient complètement privé en France. En 2005, arrive à la tête de FT-Orange, Didier Lombard. Celui-ci commence par s’octroyer un salaire de 1,7 million d’euros, impose une gestion « à l’américaine » en donnant l’ordre de pratiquer un management violent avec un objectif simple : licencier plus de 20 000 employés. Bilan des courses : entre 2008 et 2009 plus de trente suicides ont lieu à FT et Didier Lombard a reçu — pour ses bons et loyaux services — la Légion d’Honneur remise par …Thierry Breton. Fin 2011 la dette de FT s’élevait à 33 milliards d’euros, près de 80% des résultats étaient distribués aux actionnaires et le nombre de salariés était passé de 240 000 en 1993 à 170 000.

La sidérurgie

Encore une fois, dans la sidérurgie, le même scénario se répète. Après la deuxième guerre mondiale, c’est la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) qui organise la concurrence. Renforcée par le choc pétrolier de 1973, elle va provoquer un effondrement de la sidérurgie que cela soit sur le mode privé (famille Wendel) ou public (nationalisation en 1981). Les chiffres ici sont impressionnants même s’ils traduisent difficilement l’étendue des dégâts sociaux notamment dans une région comme la Lorraine : entre 1975 et 1987, plus de 80 000 emplois sont détruits et plus de 100 milliards de Francs sont engloutis. Une fois « le ménage » effectué, on assiste comme par hasard à une dernière privatisation (Usinor-Sacilor en 1995) et à la pénétration du capital par les fonds de pension américains à hauteur de 40%. En 2006 l’indien Mittal lance une OPA contre Arcelor, appuyée par la banque Goldman Sachs et l’Union européenne (UE). Depuis 2009, Mittal a commencé à fermer les hauts fourneaux de Gandrange, Florange, ainsi qu’en Belgique, au Luxembourg etc… Rassurez-vous quand même : le groupe de Wendel s’appelle Wendel Investissement ; c’est une société financière investissant dans des entreprises à des fins de spéculation et dont le chiffre d’affaire annuel est de 5 milliards d’euros ; la famille de Wendel détient 35% de la société et nourrit 950 membres de « sa tribu ». Mais à la différence de l’Allemagne, la France n’a plus de sidérurgie.

Nous pourrions continuer sur la lancée en évoquant les chantiers navals de Saint Nazaire, le bradage de l’aluminium avec Péchiney, le scandale du rattachement de GDF à Suez, celui de la société Vinci et la chute lamentable de Thomson. Mais une constatation s’impose maintenant à tout citoyen soucieux de la souveraineté de sa Nation : depuis trente ans une oligarchie financière, renforcée par l’Union européenne, a méthodiquement dépossédé notre pays de la majeure partie de son industrie. Le récent « sauvetage » du site d'Alstom à Belfort n'est qu'un pis-aller mis en place en urgence pour éviter une trop forte contestation des ouvriers qu'il faut « rassurer » à six mois des élections présidentielles. C’est une politique à court terme qui ne garantit pas la pérennité du site de Belfort

 

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