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Le blog de Lucien PONS

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Le foulard, la burka et le burkini. Quand l’Occident se voile la face par Chems Eddine Chitour. Le 27 août 20

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La mondialisation, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #l'islamisme

Le foulard, la burka et le burkini. Quand l’Occident se voile la face.

Le foulard, la burka et le burkini. Quand l’Occident se voile la face par Chems Eddine Chitour. Le 27 août 20

«Cette polémique sur le burkini est une absurdité française ne pouvant être l’oeuvre que ‘d’esprits tordus .»

David Aaronovitch, éditorialiste du Times

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Cet été décidément, a été riche en scoops. Il y a le feuilleton journalier de dizaines de morts pour la plupart musulmans, il y a les évènements qui visent à diaboliser la Syrie en la bombardant illégalement alors qu’on est copain coquin avec les pourvoyeurs en armes et en argent de ceux que nous voulons démolir. C’est en tout cas l’avis de Bruno Guigue ancien haut fonctionnaire qui écrit:

«Curieux pays que la France. Ses dirigeants tentent d’abattre depuis cinq ans, par tous les moyens, le seul régime non confessionnel du Moyen-Orient. Ils livrent des armes aux djihadistes au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Ils bombardent les populations civiles en prétendant lutter contre le terrorisme qu’ils soutiennent par ailleurs. Ils distribuent des médailles honorifiques et vendent des avions de chasse aux sponsors saoudiens de la terreur planétaire. Mais cette absurdité permanente de notre politique étrangère n’offusque personne. (…) Car ce ne sont pas les événements d’Alep qui passionnent les foules. Ces affrontements exotiques auxquels on ne comprend rien n’intéressent personne; (…) Le vrai sujet est ailleurs, son urgence saute aux yeux. Son extrême gravité nous pétrifie d’angoisse. Le burkini! (…)» (1)

Le débat que je propose justement aux lectrices et lecteurs est celui de l’affaire du burkini, affaire créée de toutes pièces pour entretenir l’atmosphère de guerre contre des Français musulmans pratiquants ou pas où chaque camp fourbit ses armes trouvant dans ce filon de l’allogène, ancien indigène du bon temps des colonies, un exutoire et ceci à quelques encablures de la présidentielle ou la pêche aux voix quand il s’agit de taper sur l’allogène.

Vu de l’étranger. Burkini: la France se trompe de combat

Pour montrer les similarités des démarches de l’Europe, le journal la Croix ne boude pas son plaisir pour nous informer que l’Allemagne veut interdire la burqa, mais comme le relève Der Speigel :

«En France, la burqa est interdite depuis des années sans le moindre résultat. Le pays n’est pas plus sûr et les musulmans ne sont pas plus intégrés». La presse étrangère réagit vivement à la polémique.: «Pour de nombreux commentateurs, la France se trompe de cible. Principale raison invoquée: « Eviter les troubles à l’ordre public », comme a plaidé le Premier ministre Manuel Valls dans une interview accordée à La Provence. (…) » (2)

« La chroniqueuse du Washington Post Kathleen Parker estime que les maires français qui ont choisi d’interdire le burkini sur les plages se trompent de combat. L’interdiction du burkini ne s’explique que par une raison: l’islamophobie, selon la Süddeutsche Zeitung. Le quotidien rappelle que ce maillot de bain « n’est pas une burka »: le bannir des plages ne cherche donc pas « à libérer la femme et à défendre la laïcité, mais signifie plutôt nous ne voulons pas de vous ici » (…) le quotidien néerlandophone de centre droit De Standaard lit dans la réaction des édiles un aveu d’échec. « Au nom de la liberté et des valeurs occidentales, on dicte à des gens ce qu’ils doivent porter sur la plage ». Ce que montre cette polémique, qui « voit une menace partout « , c’est « un fébrile manque de confiance en soi ». (2)

« En Espagne, où le port du burkini est autorisé, la presse s’intéresse aussi de près au sujet. (…) De fait, comme le souligne encore l’éditorialiste du Washington Post Kathleen Parker, la polémique française autour du burkini s’inscrit dans « une longue tradition du contrôle des vêtements de plage des femmes par les hommes ». Pour elle, « le burkini est devenu le drapeau des confédérés de la France ». Comme le drapeau des confédérés, le burkini signifie des choses différentes pour les gens, mais il est devenu un symbole puissant de l’affrontement culturel entre patriotes français et immigrés musulmans au point de devenir un élément déclencheur pour tous ceux qui veulent monter sur les barricades.”» (2)

Les raisons profondes

L’une des premières choses qui m’a frappé est que la kabbale ressemble étrangement à ce qu’ont connu les Algériens pendant la nuit coloniale. C’est le même scénario colonial transposé dans le postcolonialisme. Je voudrai dans un premier temps proposer l’analyse lumineuse du docteur Franz Fanon, psychiatre bien placé pour étudier les névroses du colonat ensuite celle de la journaliste du New York Times qui décortique les raisons profondes

Pour rappel, le voile (haïk), tenue vestimentaire faisait partie pendant des siècles des coutumes vestimentaires des citadines. Symbole de pudeur et de décence, ce vêtement, qui tenait une grande place dans la société, laissa place sous l’effet de la mondialisation à des vêtements en provenance du Moyen-Orient. Ce voile permettait de réaffirmer l’attachement des femmes à leur identité et à leurs valeurs culturelles et civilisationnelles. La lente mutation nécessaire a fait que les musulmanes s’emparent de la modernité en continuant de préserver l’essentiel de leur credo, c’est -à-dire «lahya» autrement dit la décence, la pudeur et le non-exhibitionnisme qu’on veut lui imposer. Il n’est nullement question de soumission à un quelconque intégrisme ou une quelconque soumission.

Dans le premier chapitre de sa Sociologie d’une révolution «L’Algérie se dévoile», le docteur Frantz Fanon montre comment le voile est instrumentalisé par l’administration coloniale pour assoir son pouvoir.

«Nous allons voir que ce voile, élément parmi d’autres de l’ensemble vestimentaire traditionnel algérien, va devenir l’enjeu d’une bataille grandiose, à l’occasion de laquelle les forces d’occupation mobiliseront leurs ressources les plus puissantes et les plus diverses, et où le colonisé déploiera une force étonnante d’inertie. La société coloniale, prise dans son ensemble, avec ses valeurs, ses lignes de force et sa philosophie, réagit de façon assez homogène en face du voile(…) Les responsables de l’administration française en Algérie, préposés à la destruction de l’originalité du peuple, chargés par les pouvoirs de procéder coûte que coûte à la désagrégation des formes d’existence susceptibles d’évoquer de près ou de loin une réalité nationale, vont porter le maximum de leurs efforts sur le port du voile, conçu en l’occurrence, comme symbole du statut de la femme algérienne. Une telle position n’est pas la conséquence d’une intuition fortuite. (…) À un premier niveau, il y a reprise pure et simple de la fameuse formule: «Ayons les femmes et le reste suivra.»» (3)

« Le 13 mai 1958, des musulmanes sont installées sur un podium à Alger, place du Gouvernement. Dans une mise en scène très orchestrée, elles brûlent leur voile (En 1960, le photographe Marc Garanger, alors jeune appelé, fut bouleversé par le travail qu’on lui imposa: faire des photos d’identité de Kabyles, voile arraché). Jusqu’à ce que les gouvernants découvrent que derrière ces jeunes femmes «européanisées» pouvaient se cacher des combattantes déterminées.» (3)

Pour Amanda Tub, du New York Times, les interdictions du burkini’ en France ont à voir avec bien autre chose que la religion ou l’habillement (…) L’évidence de la contradiction – imposer des règles sur ce que les femmes peuvent porter sur la base de l’idée qu’il est injuste pour les femmes de devoir obéir à des règles sur ce que les femmes peuvent porter – montre clairement que quelque chose de plus profond doit être à l’oeuvre. (…)

« Ce genre de déclaration [celle de Manuel Valls, NdT] est une manière de sanctionner [ ce qui est français et ce qui n’est pas français,» explique Terence G. Peterson, un professeur de la Florida International University (…) Si cette bataille sur l’identité prend de l’ampleur, elle fait en réalité rage sous une forme ou une autre depuis des dizaines d’années dans la société française, affirme le Pr Peterson. Ce qui semble être une confrontation sur une petite question de vêtement islamique porte en réalité sur ce que signifie être français.»

On le voit, le professeur Peterson rejoint Franz Fanon quand il écrit:

«Pendant l’époque coloniale, quand la France contrôlait de vastes régions musulmanes, le voile était devenu un ‘ symbole hyperchargé ». Le voile était considéré comme un symbole de l’arriération des musulmans et les normes vestimentaires féminines françaises, plus flexibles, étaient considérées comme un signe de supériorité culturelle, des façons de voir qui justifiaient le colonialisme. (…) Le voile est resté un symbole puissant de l’altérité quand le colonialisme s’est effondré après la Seconde Guerre mondiale et que les musulmans des pays colonisés ont afflué en France. Mais maintenant, cette altérité se joue à l’intérieur même d’un pays qui tente de définir sa propre identité postcoloniale. Au fil des générations, le voile s’est répandu chez les musulmanes françaises, en tant que pratique religieuse et, peut-être, comme symbole de leur héritage culturel particulier. (…) »

« Le résultat a été que le voile est devenu le symbole non seulement d’une différence religieuse, mais du fait que les Français «de souche» n’avaient plus le monopole de la définition de l’identité française. Le symbole du voile à l’époque coloniale en tant que signe de l’infériorité musulmane en a fait une cible commode pour les arguments selon lesquels l’identité française «traditionnelle» devait demeurer non seulement dominante mais la seule identité culturelle en France. Beaucoup de Français, au lieu de croire que ces identités peuvent coexister, les perçoivent comme nécessairement concurrentes.(…) Les choses ont commencé en 1989 avec la fameuse affaire du foulard (…) Ostensiblement, la raison était que les foulards étaient des symboles religieux visibles et qu’ils contrevenaient donc avec la loi française sur la laïcité, ou sécularisme (…) Interdire les foulards dans les écoles françaises devenait une manière de gérer l’anxiété générée par les événements à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et d’affirmer le droit de protéger les valeurs françaises.»(4)

On le voit les raisons profondes peuvent se résumer à un voyeurisme ou le corps de l’autre doit être exposé à la lubricité des spectateurs avides d’exotisme et de sensations fortes comme l’ont fait la plupart des nations européennes avec les zoos humains et les Etats Unis avec les réserves. Ce mystérieux corps de l’Autre en l’occurrence est l’objet du combat de deux types de vision celle d’une vision fondamentaliste qui fait du corps de la femme une propriété privée et celle d’une vision dite moderne débridée qui tend à faire du corps de la femme au nom de la liberté une propriété publique . Les Etats Unis dans la plus pure tradition du bon temps des colonies ont fait de même quand ils ont démoli les structures de l’Afghanistan en s’attaquant aux structures patriarcales millénaires en diffusant par leurs GI’s en décembre 2001 des clips vidéo incitant la femme à enlever sa burqua !!

Solution Chevènement ou solution des élites scientifiques françaises musulmanes?

Que faire?

«La France, écrit Amanda Tub du NYT, a un autre choix: elle pourrait élargir sa définition de l’identité nationale pour inclure les musulmans français tels qu’ils sont. C’est quelque chose qui peut effrayer beaucoup de Français, qui la vivraient comme renoncer à une identité «traditionnelle» confortable et non comme l’ajout d’une nouvelle dimension à celle-ci.» Des associations juives réservent des piscines pour femmes exclusivement sans que personne, s’en émeuve. Apparemment, le gouvernement sort la carte Chevènement pour s’occuper des musulmans comme le fit un certain Michel (Sidna Michel pour Ferhat Abbas) qui gérait le culte musulman dans les années trente en Algérie. Chevènement fait une sorte d’unanimité qui transcende les clivages » (5)

Dans une contribution de Cide, la «ruée vers Chevènement» fut la véritable courroie de distribution de toutes les idées fascistes qui ont fini par s’imposer aujourd’hui dans le paysage politico-médiatique français. C’est que le Chevènementisme est le détroit de Béring de l’Échiquier politique français, seul permettant en effet de passer la ligne de changement de bord, de l’extrême gauche à l’extrême droite. (…) En fait, cette attitude résume toute l’histoire de la République française. A savoir chanter des valeurs universelles et agir en tribu gauloise assiégée par les Sarrasins. Et c’est justement ce déni de valeurs qui représente le talon d’Achille et le handicap premier de son entreprise coloniale. Dans la mesure où elle n’a jamais réussi à convaincre ses sujets coloniaux de la véracité de son discours. (…) Et c’est ainsi qu’en toute logique, la France a choisi pour cette nouvelle «pacification» un de ses grands serviteurs: Jean-Pierre Chevènement. Et son souverainisme bénin s’est transformé avec le temps en une brèche maline dans le sillage de l’État de droit. (…) De Philippot jusqu’à Zemmour en passant par Polony et Finkielkraut, du moment en effet que vous versiez dans la haine ethnique et xénophobe, la caution morale chevènementiste vous est d’une grande utilité pour crédibiliser vos élucubrations, les rendant par-dessus tout conformes à la démocratie et à la République». (5)

Cette contribution des élites scientifiques mérite d’être connue. Nous lisons :

«Alors que Manuel Valls a appelé les musulmans, à plus de ‘discrétion dans la manifestation de [leurs] convictions religieuses”» des médecins, des avocats et des patrons musulmans ont choisi de prendre publiquement position Pour l’astrophysicien Abd-al-Haqq Guiderdoni, c’est un travail d’éducation qui doit être entrepris. Il insiste sur l’interprétation du Coran, souvent perçu comme violent, en particulier à cause des événements ayant eu lieu à l’époque de l’écriture du texte sacré:« Ces événements ont été pour partie guerriers, et donc violents. Il ne s’agit pas de les supprimer du texte – il est absurde de vouloir ‘réformer’ le Coran comme on en a lu la proposition – mais de les placer dans cette perspective relative, où ils ne peuvent pas devenir des normes, sinon des normes symboliques, celles du combat contre soi-même pour s’améliorer.» L’école, qui a permis à l’élite musulmane de s’élever, a donc un rôle essentiel pour situer «le fait religieux dans sa dimension originelle (…) et intellectuelle».(5)

«A l’heure où médias et politiques regardent ces Français issus de l’immigration avec toute la hauteur d’un regard paternaliste, eux ont emprunté le chemin de l’ascension sociale, retroussant leurs manches. Il faut valoriser les exemples féminins, affirme Inès Safi polytechnicienne, physicienne au Cnrs, qui permettent de ‘déconstruire un discours essentialiste” et de ‘ se servir de la force de la suggestion positive”» pour lutter contre la dévalorisation de l’image de ‘ la femme musulmane”». (…) Abdel Rahmane Azzouzi, chef du service urologie du centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers enfonce le clou: «L’Etat français n’a jamais voulu un islam de France, C’est le signe que [les politiques] considèrent toujours l’islam comme une religion étrangère à la République.» Il préconise un financement émancipé des Etats d’origine de la communauté musulmane: «Je ne veux plus voir une seule âme étrangère rôder autour du Cfcm. L’islam de France doit être géré par des Français uniquement. La maison commune, c’est la France, pas le Maghreb!»(5)

Le ton est donné, les autorités devraient de notre point de vue, de plus en plus écouter non pas ce qui font, d’une façon ou d’une autre, de l’Islam un fonds de commerce pour des positions sociales, mais l’Islam des Lumières de ceux qui ne doivent rien au système, qui ont prouvé leur compétence et qui de ce fait apporteront une réelle valeur ajoutée. Naturellement, il ne faut pas verser dans la facilité, du y a qu’à pour tomber dans un islam sans épaisseur un islam mondain laïco-compatible

C’est un fait que le fond rocheux malgré les dénégations hypocrites, des uns et des autres est profondément chrétien, il n’est que de constater les dix jours fériés d’origine chrétienne fruit d’un deal douloureux entre une Eglise prépondérante et une République qui a laïcisé les fondements de la société d’alors avec ses haltes religieuses qui segmentent les espérances du chrétien. De plus il est compréhensible que le citoyen français lambda à qui on fait miroiter le grand remplacement, l’invasion, se sente assiégé notamment par un discours apocalyptique diabolisant l’islam. Seul un dialogue éclairé, apaisé, désarmé permettra d’aboutir à une république réellement équidistante des spiritualités. Les gouvernants devraient faire confiance aux élites scientifiques françaises d’espérance musulmane pour accompagner ce nécessaire aggiornamento qui tout en gardant les fondamentaux s’adapte en lieu et en temps et permettant ce que les Canadiens appellent des accommodements raisonnables loin de toute exploitation politicienne.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1. http://www.mondialisation.ca/burkini-le-choc-des-civilisations-a-lheure-du-pastis/5541452

2. http://www.courrierinternational.com/article/vu-de-letranger-burkini-la-france-se-trompe-de-combat

3. http://information.tv5monde.com/terriennes/viols-voiles-corps-de-femmes-dans-la-guerre-d-algerie-3406

4. http://reseauinternational.net/burkini-et-crise-de-lidentite-francaise-vus-par-le-new-york-times/#IbWG6K7uLQG8vJJb.99

5.http://www.alterinfo.net/De-Jacques-Soustelle-a-Jean-Pierre-Chevenement-Miseres-et-decadences-du-colonialisme-francais_a124684.html

6. Français musulmans, ils veulent peser dans les débats publics Le Monde 17.08.2016

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Non Monsieur Plenel, le BURKINI n'est pas un vêtement comme un autre! (par Fatiha Daoudi)

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Terrorisme, #l'horreur économique, #Comité pour une Nouvelle résistance, #l'islamisme

Publié par El Diablo

 

 

TIM WINBORNE -Reuters

TIM WINBORNE -Reuters

POLÉMIQUE - A vous entendre pérorer sur la liberté vestimentaire des femmes musulmanes, confortablement installé dans une démocratie centenaire dont les institutions sont solidement ancrées et où les libertés individuelles sont sacralisées, je sens mes cheveux se dresser sur ma tête non voilée et la colère m'envahir.

Vous dites que le burkini est un vêtement comme un autre alors que le terme lui-même est un carcan pour les femmes puisqu'il veut dire un mélange entre la burqa (voile total) et le bikini, vêtement de plage. Il ressemble à s'y méprendre à une combinaison de plongée sous-marine avec en plus une capuche qui couvre la tête. Imaginez ce qu'éprouve une femme ainsi couverte, sous le soleil!

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre et je sais de quoi je parle puisque je suis une femme de culture musulmane et vivant dans un pays, le Maroc, où l'islam est religion d'Etat. Pays où les droits des femmes ont évolué vers plus de liberté grâce aux femmes qui se sont battues becs et ongles pour que leur voix soit entendue et leur place dans l'espace public reconnue et qui continuent leur lutte encouragées par une volonté politique même si le gouvernement actuel est à majorité islamiste.

Cependant, leurs droits ne sont pas à l'abri d'une régression par ces temps où la pratique de l'islam est plus une ostentation qu'une dévotion.

Quand, Monsieur Plenel, vous comparez le burkini à la soutane en parlant de la sacro-sainte liberté individuelle, vous oubliez une chose importante c'est que la soutane est un habit porté par des personnes qui font de la religion une profession et qui bien entendu ne doivent aucunement être discriminées même lors de la séparation de l'Église et de l'Etat.

A l'opposé, le burkini n'est pas un vêtement professionnel mais une suite logique du voile et de la burqa. C'est un carcan sophistiqué dans lequel on enferme les femmes sur les plages qui sont censées être des lieux de villégiature et de détente. Par ce genre de vêtement, le corps des femmes est entravé afin, paraît-il, de ne pas mettre sans dessus dessous la libido masculine!

Qu'une personne qui a votre audience dans les médias français et francophones, affirme que le burkini est un vêtement dans lequel une minorité se cherche et qui est une mode passagère me choque car vous oubliez que les musulmans ne sont pas une minorité, l'islam étant la deuxième religion de France et que par conséquent, le burkini pourrait y constituer un danger pour les femmes toutes confessions confondues.

D'autre part, votre permissivité creuse la tombe des droits acquis par les femmes vivant dans les pays musulmans qui auront vite fait de légitimer cette entrave au corps féminin et toute autre en s'appuyant sur votre notoriété!

Je ne sais pas si vous en avez connaissance mais, dans ces pays musulmans, nos mères portaient, dans les années soixante, le maillot sur les plages et leurs corps profitaient librement du soleil avant qu'il ne se résume à leur entrejambes. De nos jours, nombreuses sont les femmes qui évitent de porter le maillot à la plage de peur d'être agressées par les fous de la religion qui ne sont en fait que de simples obsédés du sexe.

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre. Il fait partie d'une stratégie qui, si elle est encouragée par des avis permissifs, finira par arriver à son but final: interdire l'espace public aux femmes!

Fatiha Daoudi

Juriste, politiste et experte en genre et en droits humains

 

SOURCE:

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« Les RICHES N’ABANDONNENT que FACE à une MENACE SOCIALE ». Par François Ruffin.

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Les transnationales

Publié par El Diablo

 

« Les RICHES N’ABANDONNENT que FACE à une MENACE SOCIALE »

Déchirer des chemises, c’est déjà brutal. Mais un very distingué professeur nous recommande pire…

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Il y a deux ans, à peu près, je rencontrais, à York, l’épidémiologiste Richard Wilkinson, auteur de Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous. Et toute la séquence Air France / Goodyear m’a fait repenser à ça, à la fin de notre discussion. Je revêtais ma tenue « I love Bernard », pour évoquer avec lui mon patron préféré, le PDG du groupe LVMH, que je voulais « sauver de lui-même » :

François Ruffin. : Quand j’ai lu votre livre, je me suis dit, « Tiens, voilà une thérapie pour Bernard Arnault », parce qu’il paraît tellement triste, tellement hors du monde…

Richard Wilkinson : J’avais une tante, que j’aimais beaucoup, qui venait d’une famille très riche. Seulement, pendant la guerre, elle a été emprisonnée par les Japonais, elle a subi la famine. Elle a dit ensuite que cela lui avait fait beaucoup de bien. Elle a rencontré d’autres gens, elle a réalisé à quel point cette vie pouvait être dure. Elle est devenue une meilleure personne grâce à cela.

F.R. : Donc vous nous conseillez d’emprisonner Bernard Arnault et de l’affamer ? Moi, je ne suis pas aussi violent que vous. Je voudrais suggérer à Bernard Arnault de m’accompagner, de rencontrer les gens qu’il a licenciés il y a trente ans. D’aller dans ses usines en Pologne, en Inde, à Madagascar, et de voir comment ses employés vivent. J’ai pensé que, peut-être, s’il sort de ses bâtiments de verre, de ses chiffres, de son cercle d’amis très aisés, peut-être qu’il pourrait réintégrer la communauté humaine…

R.W. : Vous parlez de convertir des personnes riches. Ce n’est pas le sujet.
Le sujet, c’est la démocratie.
Les Etats-Unis et de nombreux pays développés sont devenus plus égalitaires pendant les années trente seulement parce qu’ils avaient peur du communisme et du syndicalisme. Pendant toute une période ils ont réduit les inégalités. Quand des protestataires ont secoué la voiture d’un dirigeant de la Bank of Scotland, ont cassé sa fenêtre, eh bien, ce jour-là, je crois que ce financier a commencé à s’inquiéter, à se soucier de comment il était vu, jugé.
Les riches n’abandonnent leur position que face à une menace sociale. C’est aux gens, pas aux riches, de prendre conscience de ces injustices, et du fait que les oligarques ne méritent pas ces privilèges.

F.R. : Donc, il faut créer une menace sociale pour changer Bernard Arnault ?

R.W. : Notre regard sur les riches doit changer, il faut en finir avec l’admiration, ou la déférence. On devrait les considérer comme des égoïstes, des antisociaux, les mépriser, et qu’ils le sachent.
C’était le cas dans la préhistoire. Christopher Boehm, un expert des sociétés de cueillette et de chasse, a rassemblé des données sur deux cents sociétés différentes. La plupart étaient extraordinairement égales, basées sur le partage de la nourriture, l’échange de dons. D’après lui, ils maintenaient l’égalité en ridiculisant ceux qui se voulaient supérieurs, ou ils les exilaient, et dans certains cas, ils étaient même tués. Il montre comment ce qu’il appelle des « stratégies contre les dominants » fonctionnaient.

F.R. : Maintenant, vous voulez le tuer !

R.W. : Dans une certaine mesure, les démocraties modernes sont une « stratégie contre les dominants », mais c’est une contrainte inefficace. Il faut la rendre plus efficace.

Retrouvez l’interview en intégralité dans notre livre:

L’égalité c’est la santé, Fakir éditions, 4 euros.

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George Soros fait plier le Conseil d’État

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La mondialisation, #La République, #La guerre, #Terrorisme, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #l'islamisme

George Soros fait plier le Conseil d’État
 

George Soros fait plier le Conseil d’État

 

Le Conseil d’État de la République française vient d’invalider la décision de la mairie de Villeneuve-Loubet d’interdire le port du burkini sur ses plages.

Il donne ainsi raison aux deux associations qui avaient contesté cette décision, la Ligue des droits de l’homme et le Collectif contre l’islamophobie en France, toutes deux largement subventionnées par le milliardaire George Soros.

Le maire de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca, et le premier ministre, Manuel Valls, plieront-ils devant les forces subversives de l’argent trouble ?

À suivre.

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L’unification européenne divise les Européens : Comment séparer les peuples en les forçant à s’unir, par Diana Johnstone

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Le grand banditisme

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Paris.

L’unification de l’Europe a engendré de nouvelles et profondes divisions à l’intérieur de ce bloc. La plus notable de ces fractures, c’est celle qui a eu lieu entre le peuple et ses dirigeants politiques.

Le 23 juin, le vote majoritaire des Britanniques en faveur de la sortie de l’UE a révélé la profondeur de la division entre la nouvelle classe dominante qui prospère dans ce monde globalisé sans frontière, et tous les autres qui doivent subir des politiques qui détruisent les emplois, réduisent les prestations sociales, diminuent les salaires et rejettent les coutumes nationales surannées – au premier rang desquelles les choix démocratiques – tout cela pour que les premiers puissent investir leurs capitaux partout dans le monde sans courir aucun risque.

En fait, les clivages ne sont pas aussi nets. Les choix politiques ne correspondent jamais entièrement aux intérêts économiques et l’idéologie intervient pour estomper les divisions entre les classes. La mondialisation n’est pas simplement un processus d’intégration économique réglementé par les afflux de capitaux qui, dans les pays occidentaux, accroît l’opposition entre les riches et les pauvres. C’est aussi une idéologie puissante, qui fonde ses certitudes morales sur des leçons simplistes tirées des guerres mondiales du XXème siècle : elle est sous-tendue par l’idée qu’à l’origine des guerres se trouve essentiellement une attitude mentale appelée « racisme » qui s’exprime dans le nationalisme des États nations. Cette idéologie recueille une adhésion semi-religieuse grâce à sa référence à l’Holocauste qui, considère-t-on, a prouvé la validité du raisonnement. Par conséquent, pour le bénéfice de l’humanité, on se doit d’effacer les frontières nationales en acceptant une immigration sans limite, afin de fonder, partout dans le monde, une société multiculturelle où les différences à la fois coexistent et cessent d’avoir de l’importance.

C’est là une idée utopiste aussi peu corroborée par les faits que le rêve soviétique de créer un « nouvel homme » qui travaillerait volontairement, d’une façon désintéressée, pour le bénéfice de tous. De la même façon, selon cette théorie, des dispositions économiques et institutionnelles peuvent changer en bien la psychologie de l’être humain. Et surtout le brassage multiculturel, conséquence de l’immigration encouragée par cette idéologie, est censé provoquer l’amour universel. Il y a même des lois nationales qui punissent les expressions présumées de « haine ». On juge que l’UE est l’expérience la plus avancée de cette Utopie mondiale. Ceux qui la soutiennent, comme le gourou politique français Jacques Attali, la voient comme une avancée irréversible de civilisation. Pour ses chantres fanatiques, la pensée même de supprimer l’UE équivaudrait à un retour à l’Âge de pierre.

Un chœur d’européistes pousse de grands cris, la fin du monde est imminente, et la responsable c’est la classe ouvrière britannique trop stupide et trop raciste pour apprécier à sa juste valeur le merveilleux monde globalisé que l’élite européenne lui prépare. L’un des plus rapides à prendre la plume a été le propagandiste hystérique Bernard-Henri Lévy qui a craché son venin dans les pages du Monde et d’autres journaux bien-pensants. BHL a débité sans réfléchir toute sa gamme d’insultes pour fustiger le vote LEAVE qu’il considère comme la victoire de la démagogie, de la xénophobie, de l’extrême droite et de l’extrême gauche, de la haine des immigrants, du nationalisme stupide, de la violence de la haine, du déchaînement de la foule, de la stupidité des gens de gauche, de ces ivrognes d’hooligans, des forces des ténèbres contre la civilisation et même des nains de jardin contre Michel-Ange. Beaucoup d’autres ont dit la même chose, sans autant de verbiage.

On s’est beaucoup lamenté et on a beaucoup grincé des dents, en alléguant surtout que c’était seulement le racisme qui avait motivé le vote LEAVE, le racisme étant la seule raison possible pour laquelle on pourrait s’opposer à une immigration massive et non réglementée. Mais il y a, en fait, d’autres raisons.

En réalité, la majorité des électeurs de la classe ouvrière peuvent être opposés à l’immigration illimitée pour une question d’intérêt économique. Depuis qu’avec l’extension de l’UE aux pays de l’Est il a été mis fin aux contrôles d’immigration pour les ressortissants des anciens pays communistes, des centaines de milliers de travailleurs originaires de Pologne, de Lituanie et d’autres pays d’Europe de l’Est sont arrivés massivement en Grande-Bretagne et ont rejoint une importante population immigrée issue des pays du Commonwealth établie depuis longtemps. C’est un fait pur et simple que l’immigration de masse fait baisser le niveau des salaires d’un pays. Une étude de l’Université de Glasgow montre, statistiques à l’appui, qu’à mesure que l’immigration augmente, le niveau des salaires baisse par rapport aux bénéfices, sans oublier l’augmentation du chômage.

Ceux qui trouvent agréable de voyager à travers l’Europe sans avoir à s’arrêter aux frontières ni changer leur argent et qui aiment la grande diversité culturelle peinent à comprendre l’angoisse de ceux qui n’ont ni diplômes supérieurs, ni relations familiales ni aptitude pour les langues étrangères et qui se sentent marginalisés dans leur propre pays. Bien sûr, certains de ces derniers aiment probablement les nains de jardin. Cependant, on ne peut pas convaincre des millions de gens d’avoir comme seule perspective dans la vie de se sacrifier pour la gloire du Marché Mondialisé.

En outre, quel que soit leur statut social, beaucoup en Grande-Bretagne ne supportent pas l’idée de renoncer à leur démocratie parlementaire traditionnelle, afin d’obéir à des Directives et des Régulations rédigées à Bruxelles sans aucune discussion publique.

Les Britanniques

La grande surprise et l’indignation des européistes en voyant les Britanniques choisir la sortie est étrange si l’on considère que les Britanniques n’ont jamais vraiment eu l’impression d’être entrés dans l’Europe. Quand je travaillais comme attaché de presse au Parlement européen, j’ai constaté que les seuls journalistes vraiment présents et intéressés par le sujet étaient les Britanniques, toujours avidement à l’affût du dernier en date des règlements ou des dispositions absurdes que la bureaucratie de Bruxelles refilait en douce à ses États membres. Les médias britanniques s’intéressaient à l’UE parce qu’ils la détestaient. C’était si drôle de la ridiculiser. Les autres médias européens ne s’intéressaient généralement pas à ces réglementations, c’était ennuyeux et tout le monde s’en moquait. Seule exception : quelques Allemands sérieux qui faisaient leur métier.

Dans les années 80, Margaret Thatcher a forcé l’UE à revoir ses dispositions en exigeant « je veux qu’on me rende mon argent ». Le Royaume-Uni n’a pas appliqué le traité de Schengen sur la libre circulation des personnes. Il a refusé l’euro et gardé la livre sterling. Plus profondément, les Anglais, insulaires, ont toujours eu le sentiment très fort de ne pas appartenir au « continent » et ils se sont aussi montrés particulièrement sensibles au tristement célèbre « déficit démocratique » de l’Union européenne, qui abandonne à la bureaucratie de Bruxelles le pouvoir de légiférer.

La Grande-Bretagne étant insulaire, par nature, avec un état d’esprit éloigné de ceux des Européens du continent, il est trop tôt pour s’attendre à ce que d’autres États membres de l’UE suivent l’exemple britannique. En effet, certaines des populations maintenant les plus eurosceptiques étaient, dans le passé, les plus enthousiastes, particulièrement la France et l’Italie, et il est délicat de faire un virage à 180 degrés. Pour les membres fondateurs comme la France, l’Italie, le Benelux et l’Allemagne, la rupture serait beaucoup plus dramatique. Néanmoins, même dans ces principaux pays de l’Euro-zone, le désenchantement vis-à-vis de l’Union européenne s’accroît rapidement. Le Brexit est perçu comme un signal d’alerte. Ainsi la classe dominante occidentale va se hâter d’essayer de consolider la forteresse OTAN-EU. Le Washington Post s’est vite prononcé pour un « renforcement de l’OTAN ». Voilà qui annonce probablement des dénonciations plus véhémentes encore, si tant est que ce soit possible, de Poutine et de la « menace russe ». Rien de tel, dit-on, qu’une menace extérieure pour rapprocher les peuples.

Et après ?

Malheureusement, ce référendum n’a pas marqué une rupture nette et l’on se trouve en présence de deux menaces. D’abord, le statut de l’UE exige, pour qu’un pays se retire, que s’enclenche un processus long et compliqué, une question d’années ; ensuite, il n’existe pas de force politique capable de guider la Grande-Bretagne durant ce processus. En conséquence, la classe politique se trouve encore plus éloignée du peuple qu’elle devrait représenter.

Le paysage politique britannique est un champ de ruines. Le Premier ministre conservateur, David Cameron, a appelé au référendum pour des raisons de politique intérieure. Il ne s’était pas rendu compte que, si on leur en donnait l’occasion, les Britanniques voteraient pour quitter le navire. Son nom est maintenant conspué à travers toute l’Europe et il est condamné pour sa décision stupide d’avoir laissé voter le peuple sur l’UE. Cameron a annoncé sa démission, mais son gouvernement traîne les pieds pour s’engager dans le processus de retrait. Certains exigent même qu’on ignore les résultats du référendum ou qu’on en organise un autre jusqu’à ce que le peuple vote comme il le doit, procédure utilisée à la suite de précédents référendums dont les résultats étaient en défaveur de l’UE. Pendant ce temps, les dirigeants de l’UE exigent que Londres se dépêche de sortir, afin qu’ils puissent travailler à consolider l’édifice.

Le Parti pour l’indépendance du Royaume Uni de Nigel Farage, qui a fait campagne pour la sortie de l’UE, ne s’occupe que de cette question, n’a pas de programme et n’aspire pas à gouverner. L’ancien maire de Londres, Boris Johnson, s’est positionné pour prendre la direction du parti en prônant le Brexit, mais la plupart des membres de son propre parti ne le prennent pas au sérieux et lui aussi ralentit la procédure de sortie.

La situation du Parti travailliste est critique. Jeremy Corbyn a été élu à la tête du parti grâce à la rébellion des militants de base qui exprimaient ainsi un vif désir du peuple de voir le parti plus à gauche, tendance similaire à celle du mouvement de Bernie Sanders dans les primaires du parti démocrate. Il a toujours rencontré l’opposition des Blairistes qui dominent encore l’appareil du parti et la représentation parlementaire. Dans cette situation inconfortable, Corbyn, un homme courtois, a essayé d’exercer ce qui se veut une forme de leadership pluriel et écoute toutes les opinions. Cette souplesse l’a déjà conduit à échouer à défendre vigoureusement les membres du parti faussement accusés d’« antisémitisme » par des fanatiques pro-israéliens. Maintenant les Blairistes blâment Corbyn pour ce qu’ils considèrent comme la catastrophe du Brexit. Tout est censé être la faute de Corbyn qui n’aurait pas soutenu assez énergiquement le REMAIN.

Effectivement, Corbyn n’a pas soutenu le REMAIN avec beaucoup de vigueur, certains disent d’ailleurs qu’il était effectivement en faveur du LEAVE, mais qu’il se pliait à la majorité des cadres du parti. Cette concession, si c’en était une, n’a pas empêché les Blairistes d’exiger la démission de Corbyn de son poste de chef du parti. Des pétitions circulent aussi bien pour que contre lui.

On n’a pas, et c’est le problème, contrebalancé la caricature standard des électeurs du Brexit présentés comme des racistes à l’esprit borné, voire des protofascistes, par l’explication du profond rejet de l’UE. Cette organisation constitue, en effet, un déni de démocratie et elle est sous la coupe autoritaire d’une élite pro mondialisation contente d’elle, qui affiche un mépris total pour ce que peut réellement vouloir le peuple.

Il n’existe pas, en Grande-Bretagne, de parti politique qui soit, un tant soit peu, préparé à se détourner de la mondialisation, de plus en plus discréditée et désavouée, afin de conduire à une vraie alternative démocratique.

Source : CounterPunch, le 29/06/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ? Par Gabriel Rabhi

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La dette, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ? Par Gabriel Rabhi

Ajoutée le 21 mars 2014

La monnaie fait partie de notre quotidien. Elle est au cœur de nos économies : elle permet les échanges des biens et des services. Pourtant, personne ne sait vraiment qui la fabrique, ni comment elle fonctionne. En partant de ce que tout le monde connait, ce document explique les fondements des systèmes monétaire et bancaire, et en décrypte certaines conséquences. Car c'est bien l'incompréhension du système monétaire par la majorité des citoyens, des journalistes, des politiciens et de nos élites au sens large, qui permet à la finance et aux banques de régner sans entraves.

Ce document citoyen n'a aucune couleur politique. Par des exemples simples, didactiques, il décrit les mécanismes bancaires peu connus, énonce des faits et matérialise des liens avec les principaux enjeux de notre temps. Il débouche sur une critique des systèmes financier, politique et médiatique, et se termine par des objectifs et alternatives fondamentaux pour le monde de demain.

Avec la supervision de deux spécialistes du domaine que sont Gérard Foucher et André Jacques Holbecq, tous deux auteurs de nombreux ouvrages sur le système monétaire, ainsi que des analyses techniques précises comme celle de Jean Bayard, Gabriel RABHI a mit à profit ses compétences en imagerie. La sélection des informations et des principes à exposer, leur simplification sans induire d'erreurs, ainsi qu'une orientation critique de la création monétaire a nécessité six mois de travail.

A diffuser largement sous toute forme utile. A faire publier par les blogs et les sites de réinformation. D'autres vidéos, extraits, informations, bibliographie et liens : http://www.inter-agir.fr

Notions abordées :

La monnaie centrale / la monnaie scripturale / la banque centrale / les banques commerciales privées / le mythe du troc / le crédit à l'époque Sumérienne / l'invention de la monnaie / la monnaie papier et les orfèvres / la couverture partielle des dépôts / la monnaie fiduciaire / lien états - banques / le cours légale / conversion entre monnaie scripturale et centrale / définition d'un dépôt bancaire / transfert intra-bancaire / transfert interbancaire / le règlement bancaires / la compensation / les chambres de compensation / la disparition potentiel des dépôts / le trésor public / le risque systémique / les actifs / les créances / actifs financier, actifs matériels / bilan financier / bilan d'une banque / dépôts au passif / créances à l'actif / la monétisation / le crédit bancaire / la création monétaire ex-nihilo / destruction monétaire / le risque de contrepartie / la circulation de la monnaie / la masse monétaire / la croissance / une système de Ponzi / évolution exponentielle de la masse monétaire / les agrégats monétaires / variation des agrégats monétaires / le refinancement / prise en pension de titres par la banque centrale / le marché interbancaire / l'effet domino / crise de liquidité / crise de 2008 / les saisies bancaires / le sauvetage bancaire / l'assouplissement quantitatif / notions des endettements / l'usure / la concentration des richesses / rôle de la banque centrale / évasion fiscale / l'état et les marchés financiers / les intérêts de la dette / la planche à billet / inflation et déflation / l'hyperinflation / lien entre forces armées et monnaie / la réserve fédérale américaine / la banque des règlements internationaux / démocratie / aristocratie / oligarchie / le gouvernement représentatif / finance et médias / l'union européenne / le lobbying / la destruction de la planète / la décroissance / l'esclavage par la dette / la création de monnaie centrale / la monnaie du futur / intérêt général et intérêt particulier / la dictature parfaite / le conditionnement des peuples / le prêt à penser / les solutions et alternatives.

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Un scientifique attaqué pour avoir prouvé les dangers des OGM gagne son procès en diffamation devant les tribunaux

25 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

Un scientifique attaqué pour avoir prouvé les dangers des OGM gagne son procès en diffamation devant les tribunaux

Par Alain Mirak -

27 mai 2016

Un scientifique attaqué pour avoir prouvé les dangers des OGM gagne son procès en diffamation devant les tribunaux

image: http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/wp-content/uploads/2016/05/seralini.jpg

Leur étude a découvert que les rats nourris avec des OGM ont développé des tumeurs et sont morts prématurément. Mais ça n’était pas l’objet de leur étude. Il était prévu qu’elle évalue la toxicité potentielle à long terme de la consommation de maïs OGM ainsi que de l’exposition inhérente au Roundup.

Lorsque les résultats de l’étude de Séralini sur la toxicité à long terme ont été publiés avec les présentations des rats avec leurs énormes tumeurs, un tsunami d’indignation des scientifiques pro-OGM et des journalistes complices a reçu un écho favorable de la presse et des médias grand public.

Les centaines de scientifiques qui ont défendu le travail de Séralini ont été la plupart du temps ignorés. De nombreux indécis sont restés dans la confusion et prêts à se mettre du côté des chiens qui aboient de l’industrie de la biotechnologie.

Monsanto a influencé une revue scientifique pour qu’elle retire le rapport de Séralini

Cette attaque très médiatisée de Séralini et son équipe a été un assaut aérien et naval pour affaiblir la défense de la minuscule île des partisans de la vérité sur les OGM. Puis l’assaut sur le terrain contre cette île de science intègre a été perpétré en nommant furtivement l’ancien scientifique de Monsanto, Richard E. Goodman, à un poste nouvellement créé à la revue Food and Chemical Toxicology (FCT), une publication Elsevier.

C’est la revue dans laquelle l’étude de Séralini « Toxicité à long terme de l’herbicide Roundup et d’un maïs génétiquement modifié pour tolérer le Roundup » avait été à l’origine examinée par des pairs et publiée. Avec Goodman aux commandes de l’assaut, le rédacteur en chef de FCT, Wallace Hayes a retiré l’étude de Séralini de la revue en 2013, un an après avoir été examinée par des pairs et publiée.

Hayes a admis que l’étude n’était pas frauduleuse ni inexacte, mais a expliqué qu’elle n’était pas concluante. Des scientifiques intègres ont réagi vivement, expliquant que les études examinées par des pairs et publiées sont souvent non concluantes, et recommandent de « nouvelles études ».

Pour le cas où vous penseriez que je tire trop vite sur Goodman, à la même époque, une étude brésilienne prouvait que les gènes de départ du maïs Bt avec insecticide, ne se désintègrent pas dans l’estomac des mammifères comme le prétend Monsanto, mais survivent intacts et nuisent aux cellules sanguines des mammifères. Cette étude a également été retirée de FCT.

Cette étude a maintenant été publiée dans une autre revue. D’ailleurs l’étude de Séralini a été également vite republiée en 2014 par une autre revue éloignée des envahisseurs de Monsanto: Environmental Sciences Europe.

Et aussi, à la suite des réactions indignées de scientifiques internationaux contre la revue FCT, voici une mise à jour du 26 février 2015 de Scientists for Global Responsibility:

Des changements importants sont intervenus cette année à la revue Food and Chemical Toxicology, dont le rédacteur en chef, A. Wallace Hayes avait retiré l’étude capitale de l’équipe de Séralini. Le Comité de Rédaction de la revue a maintenant un nouveau rédacteur en chef, José L. Domingo, qui a publié des documents montrant que l’innocuité des cultures génétiquement modifiées n’est pas un fait établi, et le comité de rédaction a exclu Richard Goodman, l’ex-employé de Monsanto, qui était devenu rédacteur en chef adjoint de la biotechnologie peu de temps avant que l’étude de Séralini soit retirée. (Caractères gras ajoutés par l’auteur).

Séralini riposte avec succès

Séralini et son équipe de recherche ne se sont pas contentés de voir leur étude republiée dans une revue qui intéresse peu et n’est pas soutenue par les médias grand public. Ils ont alors formé un groupe appelé le CRIIGEN, acronyme de Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique, et ont riposté.

Gardez à l’esprit que les attaques sur Séralini et al ont porté sur les tumeurs, qui ont eu un fort impact visuel dans les médias. Mais Séralini et son équipe ne recherchaient a priori pas les effets cancéreux. Leur analyse de toxicité était axée sur les effets à long terme sur la santé du foie et des reins, où ils ont trouvé des preuves irréfutables de dommages graves.

L’étude du professeur Séralini concernait la toxicité chronique, et non une étude de carcinogénicité à grande échelle. Par conséquent, il n’a pas mené une analyse statistique des tumeurs et des résultats de mortalité. Au lieu de cela, il les a simplement rapportés, sans en tirer de conclusions définitives.

C’était conforme au protocole de toxicité chronique de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique), qui exige que toutes les « lésions », y compris les tumeurs, observées soient enregistrées.

Donc, Séralini et le

le CRIIGEN ont décidé d’attaquer plutôt que de simplement se défendre; ce qu’ils ont fait avec le soutien de nombreux scientifiques internationaux. Ils ont contesté avec succès le magazine Marianne, et son journaliste responsable, Jean-Claude Jaillet qui avait prétendu publiquement en 2012 que Séralini et son équipe étaient coupables de « fraude scientifique dans laquelle la méthodologie avait servi à renforcer des résultats prédéterminés ».

Ce même article indiquait également que « des chercheurs du monde entier » avaient émis des « paroles sévères » au sujet de la longue recherche (deux ans) de Séralini sur la toxicité du maïs OGM résistant au Roundup sur les rats. Séralini et le CRIIGEN, avec l’aide de leurs avocats Bernard Dartevelle et Cindy Gay ont gagné leur procès contre le magazine Marianne.

Puis après une enquête de trois ans se terminant le 25 novembre 2015, la Haute Cour de Paris a inculpé Marc Fellous, l’un des accusés dans le procès en diffamation. Il se trouvait qu’il était le président de la Commission du Génie Biomoléculaire qui avait approuvé sans discuter de nombreux produits génétiquement modifiés à la consommation.

Aucun détail n’a été révélé publiquement, mais apparemment Fellous a été accusé de faux et usage de faux, utilisant la signature d’un scientifique pour « prouver » que Séralini et son équipe s’étaient trompés dans leur étude qui a conclu que le maïs Roundup Ready de Monsanto était impropre à la consommation, jusqu’à ce que d’autres études soient entreprises. Le jugement et la condamnation finale est attendue début 2016.

L’enquête de la cour a découvert que le journaliste américain Henry Miller, via le magazine Forbesnotoirement pro-OGM avait commencé les attaques diffamatoires. Ce Henry Miller est l’un de ces mercenaires professionnels employés par les industries dangereuses pour la santé et le bien-être de l’humanité et de la planète, y compris l’industrie du tabac. Un sale travail, mais ça paye bien.

Source: realfarmacy.com

image: http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/wp-content/uploads/2016/05/seralini.jpg

Leur étude a découvert que les rats nourris avec des OGM ont développé des tumeurs et sont morts prématurément. Mais ça n’était pas l’objet de leur étude. Il était prévu qu’elle évalue la toxicité potentielle à long terme de la consommation de maïs OGM ainsi que de l’exposition inhérente au Roundup.

Lorsque les résultats de l’étude de Séralini sur la toxicité à long terme ont été publiés avec les présentations des rats avec leurs énormes tumeurs, un tsunami d’indignation des scientifiques pro-OGM et des journalistes complices a reçu un écho favorable de la presse et des médias grand public.

Les centaines de scientifiques qui ont défendu le travail de Séralini ont été la plupart du temps ignorés. De nombreux indécis sont restés dans la confusion et prêts à se mettre du côté des chiens qui aboient de l’industrie de la biotechnologie.

Monsanto a influencé une revue scientifique pour qu’elle retire le rapport de Séralini

Cette attaque très médiatisée de Séralini et son équipe a été un assaut aérien et naval pour affaiblir la défense de la minuscule île des partisans de la vérité sur les OGM. Puis l’assaut sur le terrain contre cette île de science intègre a été perpétré en nommant furtivement l’ancien scientifique de Monsanto, Richard E. Goodman, à un poste nouvellement créé à la revue Food and Chemical Toxicology (FCT), une publication Elsevier.

C’est la revue dans laquelle l’étude de Séralini « Toxicité à long terme de l’herbicide Roundup et d’un maïs génétiquement modifié pour tolérer le Roundup » avait été à l’origine examinée par des pairs et publiée. Avec Goodman aux commandes de l’assaut, le rédacteur en chef de FCT, Wallace Hayes a retiré l’étude de Séralini de la revue en 2013, un an après avoir été examinée par des pairs et publiée.

Hayes a admis que l’étude n’était pas frauduleuse ni inexacte, mais a expliqué qu’elle n’était pas concluante. Des scientifiques intègres ont réagi vivement, expliquant que les études examinées par des pairs et publiées sont souvent non concluantes, et recommandent de « nouvelles études ».

Pour le cas où vous penseriez que je tire trop vite sur Goodman, à la même époque, une étude brésilienne prouvait que les gènes de départ du maïs Bt avec insecticide, ne se désintègrent pas dans l’estomac des mammifères comme le prétend Monsanto, mais survivent intacts et nuisent aux cellules sanguines des mammifères. Cette étude a également été retirée de FCT.

Cette étude a maintenant été publiée dans une autre revue. D’ailleurs l’étude de Séralini a été également vite republiée en 2014 par une autre revue éloignée des envahisseurs de Monsanto: Environmental Sciences Europe.

Et aussi, à la suite des réactions indignées de scientifiques internationaux contre la revue FCT, voici une mise à jour du 26 février 2015 de Scientists for Global Responsibility:

Des changements importants sont intervenus cette année à la revue Food and Chemical Toxicology, dont le rédacteur en chef, A. Wallace Hayes avait retiré l’étude capitale de l’équipe de Séralini. Le Comité de Rédaction de la revue a maintenant un nouveau rédacteur en chef, José L. Domingo, qui a publié des documents montrant que l’innocuité des cultures génétiquement modifiées n’est pas un fait établi, et le comité de rédaction a exclu Richard Goodman, l’ex-employé de Monsanto, qui était devenu rédacteur en chef adjoint de la biotechnologie peu de temps avant que l’étude de Séralini soit retirée. (Caractères gras ajoutés par l’auteur).

Séralini riposte avec succès

Séralini et son équipe de recherche ne se sont pas contentés de voir leur étude republiée dans une revue qui intéresse peu et n’est pas soutenue par les médias grand public. Ils ont alors formé un groupe appelé le CRIIGEN, acronyme de Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique, et ont riposté.

Gardez à l’esprit que les attaques sur Séralini et al ont porté sur les tumeurs, qui ont eu un fort impact visuel dans les médias. Mais Séralini et son équipe ne recherchaient a priori pas les effets cancéreux. Leur analyse de toxicité était axée sur les effets à long terme sur la santé du foie et des reins, où ils ont trouvé des preuves irréfutables de dommages graves.

L’étude du professeur Séralini concernait la toxicité chronique, et non une étude de carcinogénicité à grande échelle. Par conséquent, il n’a pas mené une analyse statistique des tumeurs et des résultats de mortalité. Au lieu de cela, il les a simplement rapportés, sans en tirer de conclusions définitives.

C’était conforme au protocole de toxicité chronique de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique), qui exige que toutes les « lésions », y compris les tumeurs, observées soient enregistrées.

Donc, Séralini et le CRIIGEN ont décidé d’attaquer plutôt que de simplement se défendre; ce qu’ils ont fait avec le soutien de nombreux scientifiques internationaux. Ils ont contesté avec succès le magazine Marianne, et son journaliste responsable, Jean-Claude Jaillet qui avait prétendu publiquement en 2012 que Séralini et son équipe étaient coupables de « fraude scientifique dans laquelle la méthodologie avait servi à renforcer des résultats prédéterminés ».

Ce même article indiquait également que « des chercheurs du monde entier » avaient émis des « paroles sévères » au sujet de la longue recherche (deux ans) de Séralini sur la toxicité du maïs OGM résistant au Roundup sur les rats. Séralini et le CRIIGEN, avec l’aide de leurs avocats Bernard Dartevelle et Cindy Gay ont gagné leur procès contre le magazine Marianne.

Puis après une enquête de trois ans se terminant le 25 novembre 2015, la Haute Cour de Paris a inculpé Marc Fellous, l’un des accusés dans le procès en diffamation. Il se trouvait qu’il était le président de la Commission du Génie Biomoléculaire qui avait approuvé sans discuter de nombreux produits génétiquement modifiés à la consommation.

Aucun détail n’a été révélé publiquement, mais apparemment Fellous a été accusé de faux et usage de faux, utilisant la signature d’un scientifique pour « prouver » que Séralini et son équipe s’étaient trompés dans leur étude qui a conclu que le maïs Roundup Ready de Monsanto était impropre à la consommation, jusqu’à ce que d’autres études soient entreprises. Le jugement et la condamnation finale est attendue début 2016.

L’enquête de la cour a découvert que le journaliste américain Henry Miller, via le magazine Forbesnotoirement pro-OGM avait commencé les attaques diffamatoires. Ce Henry Miller est l’un de ces mercenaires professionnels employés par les industries dangereuses pour la santé et le bien-être de l’humanité et de la planète, y compris l’industrie du tabac. Un sale travail, mais ça paye bien.

Source: realfarmacy.com

dans laquelle la méthodologie avait servi à renforcer des résultats prédéterminés ».

Ce même article indiquait également que « des chercheurs du monde entier » avaient émis des « paroles sévères » au sujet de la longue recherche (deux ans) de Séralini sur la toxicité du maïs OGM résistant au Roundup sur les rats. Séralini et le CRIIGEN, avec l’aide de leurs avocats Bernard Dartevelle et Cindy Gay ont gagné leur procès contre le magazine Marianne.

Puis après une enquête de trois ans se terminant le 25 novembre 2015, la Haute Cour de Paris a inculpé Marc Fellous, l’un des accusés dans le procès en diffamation. Il se trouvait qu’il était le président de la Commission du Génie Biomoléculaire qui avait approuvé sans discuter de nombreux produits génétiquement modifiés à la consommation.

Aucun détail n’a été révélé publiquement, mais apparemment Fellous a été accusé de faux et usage de faux, utilisant la signature d’un scientifique pour « prouver » que Séralini et son équipe s’étaient trompés dans leur étude qui a conclu que le maïs Roundup Ready de Monsanto était impropre à la consommation, jusqu’à ce que d’autres études soient entreprises. Le jugement et la condamnation finale est attendue début 2016.

L’enquête de la cour a découvert que le journaliste américain Henry Miller, via le magazine Forbesnotoirement pro-OGM avait commencé les attaques diffamatoires. Ce Henry Miller est l’un de ces mercenaires professionnels employés par les industries dangereuses pour la santé et le bien-être de l’humanité et de la planète, y compris l’industrie du tabac. Un sale travail, mais ça paye bien.

Source: realfarmacy.com

image: http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/wp-content/uploads/2016/08/bandeau4.png

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La SNCF supprime les contrôleurs dans de nombreux trains...En Lorraine, le conducteur d'un TER victime d'un malaise secouru par les voyageurs !

25 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #La lutte des classes, #Le syndicalisme, #Services publics

La SNCF supprime les contrôleurs dans de nombreux trains...En Lorraine, le conducteur d'un TER victime d'un malaise secouru par les voyageurs    !

(En Lorraine, la CGT SNCF s'indigne. Des passagers ont dû porter secours à un conducteur victime d'un malaise © MaxPPP)

"Nos grands médias" si soucieux du sort des usagers en temps de grève sont bien discrets lorsqu'il s'agit du quotidien qui se dégrade en raison des politiques d'austérité et de dérégulation sous l'emprise de l'Union européenne et de la sacro-sainte concurrence "libre et non faussée"!

Des passagers d'un TER au secours d'un conducteur victime d'un malaise, la CGT s'indigne

Il y a une semaine, des passagers d'un TER qui reliait Metz à Verdun ont dû porter secours à leur conducteur, victime d'un malaise vagal. Lundi 1er août 2016, la CGT de la SNCF s'indigne car le conducteur, seul, a alors été obligé d'ouvrir la porte de sa cabine, pour alerter les passagers. "Les usagers se retrouvent livrés à eux-mêmes (...) abandonnés sans solution" déplore la CGT

La CGT de la SNCF en Lorraine s'est indignée lundi 1er août 2016 après que des passagers ont dû venir en aide à un conducteur de TER, victime d'un malaise vagal, en pleine voie à Waville en Meurthe-et-Moselle, alors que le train reliait Metz à Verdun, a rapporté France Bleu Sud Lorraine.

"Les usagers se retrouvent livrés à eux-mêmes (...) abandonnés sans solution" a déploré Rémy Guéhin de la CGT Cheminots en Lorraine. Selon France Bleu Lorraine, lundi dernier, le conducteur a en effet dû ouvrir la porte de sa cabine et alerter les passagers. Les usagers ont alors utilisé le téléphone du cheminot et sont entrés en contact avec le PC trafic de la SNCF.

Le syndicaliste a ainsi indiqué avoir alerté régulièrement la SNCF "sur l'utilité d'avoir un contrôleur minimum sur chaque train" afin d'éviter ce genre d’incidents.

La SNCF, interrogé par France Bleu Lorraine Sud, a répondu que la présence d'un contrôleur à bord d'un train n'était pas systématique, et que des protocoles de sécurité existent en cas de problème.

Le directeur de la SNCF en Lorraine, Jacques Weil, a en effet affirmé que "quand un conducteur a un malaise, qu'au bout de 55 secondes il n'a actionné aucun levier dans la cabine de conduite, le train s'arrête automatiquement et c'est bien ce qu'il s'est passé. Si les voyageurs ne sont pas en contact avec le conducteur et s'il n'y a pas de contrôleur, il y a un numéro de téléphone affiché à différents endroits dans le train que les voyageurs peuvent utiliser pour joindre quelqu'un au sol".

SOURCE:

Des passagers d'un TER au secours d'un conducteur victime d'un malaise, la CGT s'indigne

http://www.francetvinfo

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Syrie: la France pourrait être derrière le massacre à l'arme chimique de Ghouta. Par Karine Béchet Golovko

25 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #l'horreur économique, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Politique étrangère, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

jeudi 25 août 2016

Syrie: la France pourrait être derrière le massacre à l'arme chimique de Ghouta

 
Les rebelles modérés soutenus par les USA utilisent des gaz toxiques à Alep
 
L'insistance avec laquelle la France et le Etats Unis veulent à tout prix imputer au régime d'Assad l'utilisation d'armes chimiques contre la population syrienne est étrange. Partant du principe que l'attaque est la meilleure des défenses, l'on s'interroge sur la déclaration du représentant syrien à l'ONU accusant les services de renseignement français d'être derrière la barbarie de Ghouta, qui a permis de justifier l'opération en Syrie.
 

 
Le 21 août 2013, du gaz sarin est utilisé dans l'oasis de Ghouta, faisant plus d'un millier de morts et blessés parmi la population civile. L'arsenal chimique syrien a ensuite été détruit, la France et les Etats Unis ont immédiatement attribué cet acte ignoble au régime d'Assad et ont pu ainsi justifier la furture intervention militaire en Syrie.
 
Comme l'écrit le journal Le Point:
Bachar el-Assad est en revanche incriminé par deux synthèses des services de renseignements américains et français, publiées respectivement le 30 août et le 3 septembre 2013, pour ainsi justifier publiquement des frappes occidentales à venir. "La simultanéité de l'attaque, dans des endroits différents, réclame un savoir-faire tactique indéniable que seul le régime syrien possède", assure encore aujourd'hui Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques à la Fondation pour la recherche stratégique.
Or, le rapport de l'ONU du 12 décembre 2013 n'a "pu" établir les responsabilités, autrement dit n'a pu imputer l'acte au régime d'Assad. Et pour cause, en février 2014, un rapport du Massachusets Institut of Technology aux Etats Unis affirme lui sans aucun doute que le régime syrien n'est pour rien dans cette attaque chimique, mais il est passé sous silence en France et Fabius maintient la responsabilité d'Assad. En effet:
 
Un ancien inspecteur de l'ONU et spécialiste des missiles, Richard Lloyd, et un professeur du MIT, Theodore Postol, avaient conclu que l’attaque chimique n’avait pu être lancée que depuis une zone tenue par les milices de l’opposition.
Or, cette opposition est soutenue par les Etats Unis et la France. La presse également tient le cap:
 


C'est alors que deux évènements se croisent ces derniers jours. L'ONU rend un nouveau rapport sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie:
 
Au terme d’un an de travail, une enquête conjointe des Nations unies (ONU) et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a déterminé qu’en Syrie, les forces du président syrien Bachar Al-Assad s’étaient rendues coupables de deux attaques toxiques et l’organisation Etat islamique (EI) d’une troisième.
Dans 6 autres cas, les responsabilités "n'ont pu être établies". Soit. Nous avons pris l'habitude des "rapports d'enquête" et des "commissions indépendantes", ce qui ne peut être prouvé officiellement signifie simplement que ça n'entre pas dans la vision nécessaire du monde .
 
A cette occasion, justement, le représentant syrien à l'ONU accuse les services français d'avoir organisé le massacre de Ghouta, pour masquer un autre massacre que venait de commettre la fameuse "opposition modérée". Cette information est diffusée par la presse britanique, dans The Independant, étrangement elle n'est pas reprise par la presse française. Selon Bachar Al-Jaafari:
«L'utilisation d'armes chimiques dans la région de Damas était destinée à empêcher Oke Selstrem [chef du groupe des inspecteurs] de se rendre à Alep, car la France savait qui avait utilisé des armes chimiques à Alep. Ils voulaient empêcher Oke Selstrem d'atteindre Alep par tous les moyens, de ce fait, ils ont utilisé des armes chimiques à Damas, avec l'implication du renseignement français»
Evidement, la France considère ces accusations comme absurdes et maintient ses accusations contre Assad. Pourtant, les dernières attaques chimiques menées en Syrie, par les "rebels modérés" à Alep ne soulèvent pas l'opinion internationale qui préfère s'accrocher au portrait du petit Omrane photographié par un "rebelle" qui maîtrise bien l'art de la décapitation, mais une trentaine de morts et de blessés, bien réels, ne seront que des dégâts collatéraux. Ils ont eu la malchance d'être massacré par les "gentils", ceux qui sont soutenus par la coalition américaine, donc rien à voir, on circule:
Les militants du mouvement Nour al-Din al-Zenki ont tiré plus de sept obus sur le marché local d'al-Awamid dans la vieille ville d'Alep, dans le but de forcer l'armée gouvernementale à arrêter les opérations militaires sur la ville et d'obtenir un nouvel instrument de pression. "J'étais près de l'endroit où l'un des obus a été largué. Une autre bombe a été larguée sur le marché d'Al-Awamid. Quelques minutes plus tard, je suffoquais et j'avais des nausées, j'ai été soigné sur place, puis transporté à l'hôpital. Cela a sauvé ma vie"
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Etats-Unis: Retour de la drogue qui rend cannibale

23 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Terrorisme, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

Etats-Unis: Retour de la drogue qui rend cannibale

jeudi 18 août 2016 Benji 6 commentaires Modifier l'article

La drogue qui rend cannibale fait son grand retour avec une nouvelle agression relativement atroce. C’est sous le nom de « flakka » qu’elle est vendue actuellement aux Etats-unis et serait produite en Chine. Les différents articles de la presse donnent des informations intéressantes, mais qu’il convient de compléter comme nous le verrons dans la suite de l’article…

image: http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/uploads/2016/08/everything-you-need-to-know-about-the-new-street-drug-flakka-its-insane-side-effects-arent-even-the-worst-part.jpg


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http://lesmoutonsenrages.fr/2016/08/18/etats-unis-retour-de-la-drogue-qui-rend-cannibale/#K4FEpu8pQTBeemrk.99

La flakka, drogue qui rendrait cannibale

La flakka, drogue qui rendrait cannibale

 

Les policiers de Tequesta (Floride) ont dû faire face à un double homicide particulièrement violent. Lorsque les forces de l’ordre sont arrivées sur place après un appel, lundi 15 août au soir, un jeune homme était en train d’arracher des morceaux du visage de l’une de ses victimes avec les dents.

Sic… Les policiers du comté de Martin rapportent qu’il a fallu l’intervention de plusieurs hommes, chiens et l’utilisation d’un pistolet paralysant pour que l’agresseur arrête de s’acharner sur sa victime. « Le suspect dans cette affaire était anormalement fort », a expliqué le shérif William Snyder. Il indique également que cet étudiant à l’université d’Etat de Florida n’avait pas d’antécédent de violence signalé. sic…

 

Pour William Snyder, cette agression « déconcertante et inexplicable » est sans doute liée à la consommation de flakka. Cette drogue de synthèse bon marché provoque des problèmes cardiaques et génère également une forte agressivité et une paranoïa qui peuvent dégénérer en psychose. La prise de flakka par le jeune homme suspecté du double homicide n’a pas encore été prouvée mais des analyses de sang ont déjà écarté la présence d’héroïne et de cocaïne. Le shérif a ainsi affirmé : »Je ne vais pas faire de spéculation sauf à dire que nous savons dans notre boulot que les personnes sous l’emprise de la flakka ont ce type de comportement dans lequel elles attaquent leur victime et mordent et arrachent des morceaux de chair. »

 

La flakka est aussi appelée « folie à 5 dollars » en raison du prix de la dose. Cette drogue est fabriquée en Chine puis importée sous une forme de granules translucides ressemblant à des sels de bain. L’alpha-PVP, son nom chimique originel, est vendu sur internet et dans les rues. sic… Des dizaines de morts causées par la flakka ont été relevés au court de l’année 2015 aux Etats-Unis et les faits divers se sont multipliés.

Article en intégralité sur le Nouvelobs.com

Si cette drogue est récente, elle est alors incontestablement un dérivé du « sel de bain » dont les effets étaient similaires et qui a fait parler d’elle en 2012 avec l’agression cannibale d’un SDF par un consommateur de « sel de bain« . En effet, la drogue flakka dont le véritable nom est alpha-PVP voit sa composition extrêmement proche du sel de bain, C15H21NO pour la première, C11H16N2  pour la seconde.

Souvenez-vous de cette actualité de 2012:

La police de Miami met en garde contre la consommation d’une nouvelle drogue de synthèse appelée « sels de bain » ou « septième ciel ». Elle serait à l’origine de comportements cannibales ayant conduit à plusieurs agressions.

Une drogue déclenche la psychose aux États-Unis. La police de Miami a lancé un avertissement sur une nouvelle drogue de synthèse, baptisée « sels de bain », après plusieurs agressions à caractère cannibale, dont une pendant laquelle des policiers ont tué un assaillant.

La direction de la police a appelé ses unités à la plus grande prudence, après un deuxième incident impliquant cette drogue, de type « ecstasy », lors duquel un suspect a menacé de « manger » deux policiers et tenté d’en mordre un. Suite sur l’Express

À surveiller de près….


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