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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #l'horreur economique tag

Un PUTSCH sans soldats [par le général (2S) Henri Roure]

31 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Un PUTSCH sans soldats [par le général (2S) Henri Roure]

L’élection présidentielle, qui a amené M. Macron à la présidence, est le fruit vénéneux d’un déni de démocratie. Il s’agit d’une spoliation, résultat d’un rejet masqué de l’idéal démocratique. La manipulation vient de loin. Elle est probablement la forme la plus élaborée du coup d’État car elle ne refuse pas le principe des élections sur lequel repose l’expression de la volonté populaire, mais, sciemment - j’allais écrire scientifiquement - elle pervertit, oriente, sculpte l’opinion publique. Elle repose sur l’énorme puissance d’un système qui a l’ambition de s’imposer au monde, à commencer par ce que nous appelons, aujourd’hui, improprement, l’Occident. Ses moyens sont, à l’évidence, considérables.

Nous sommes confrontés à un monstre que certains ont baptisé l’internationalisme financier, ou l’ultra libéralisme, mais qui, en tout état de cause, est intimement lié à la puissance étatsunienne. Il s’agit de l’avatar le plus ingénieux de l’impérialisme étatsunien relayé par son allié fidèle l’Union Européenne.

La vraie démocratie est trop dangereuse pour la finance internationale, car elle peut amener au pouvoir des personnes véritablement choisies par le peuple avec des idées aussi saugrenues que la défense des intérêts nationaux, la patrie, la protection sociale, la morale, l’éducation et la culture, le service public ou encore l’État de droit. Ce risque ne peut être accepté quand il s’agit de globaliser ou plus exactement d’américaniser et de subordonner les peuples au puissant réseau politico-bancaire piloté par Washington. Il est donc nécessaire de tendre vers une pensée unique.

Difficile cependant de s’affranchir des élections… Dès lors il faut les truquer à l’aide de la désinformation aboutissant à la manipulation de l’opinion publique ; c’est tellement plus simple et moins risqué puisque le système est propriétaire des médias et des instituts de sondage et peut s’appuyer sur quelques dirigeants, intellectuels ou bobos, bien placés et convaincus. Il ne faut pas s’étonner, ainsi, de l’assassinat politique de François Fillon, dont le programme trop judicieux et national pouvait éloigner la France de cette subordination. L’astuce fut de l’accuser de ce que l’immense majorité des parlementaires fait, en toute légalité, mais qui, pour lui, fut présenté, dans un acharnement médiatique sans limite, comme de la corruption. Aucun journaliste ne s’éleva pour regarder les faits avec objectivité. Et pour cause, tous dépendent du système…

Aude Lancelin, ancienne rédactrice en chef adjointe de l’Obs le dit clairement : « l’ensemble des médias est sous la coupe du CAC 40 ». En association avec eux quelques juges haineux trop liés à un pouvoir désireux de se survivre à lui-même et intimement impliqué dans le réseau. La suite se présentait d’évidence. Face à un éclatement consommé des partis traditionnels, résultat de primaires inspirées de la vision étatsunienne de la sélection des candidats et inadaptées à la culture politique française, un inconnu, issu directement du milieu bancaire, et présentant l’image de la nouveauté, put être propulsé dans le pseudo débat. Le système, alors, n’a même pas cherché à se dissimuler sous les atours d’une apparente objectivité. Les médias aux ordres n’eurent qu’à relayer l’habituelle hystérie anti Front National en utilisant tous les vieux procédés passant de l’association d’images aux citations hors contexte et à l’insinuation. Il fallait faire « barrage » sans que quiconque sache vraiment pourquoi, ou, plus justement, de crainte que le constat devienne trop clair que ce parti avait récupéré les idées gaullistes, imprudemment abandonnées par la droite classique.

Le matraquage, cette fois, fit l’éloge du néophyte et, toute honte bue, ceux qui auraient dû rester neutres ou au moins discrets, affirmèrent péremptoirement qu’il fallait voter pour lui. Preuve suprême de cet internationalisme bien loin d’être prolétarien, l’étatsunien Obama apporta bruyamment son soutien, Merkel de même et l’inénarrable Junker donna sa contribution. Des étrangers intervenaient dans une élection française ! Personne n’y vit un scandale… Dans un panorama politique trafiqué et disloqué, le banquier fut élu. Il le fut avec les voix d’électeurs qui, par opposition, viscérale et entretenue, à l’autre candidat, celui de la négation absolue de ce système, se sont piégés. Comment faire désormais pour se séparer de celui qu’ils ont, de fait, contribué fortement à porter à la magistrature suprême ?

Ajoutons que l’opération était tellement bien montée que le nouveau président a été élu alors que l’immense majorité du corps électoral lui était, sinon hostile, du moins opposée. Qui le dit ? Regardons les chiffres sous un angle particulier. La participation a été de 74,56% soit 25% d’abstentions. Il y a eu 66% de suffrages exprimés, c’est à dire 34% de nuls ou blancs. Si, à ce chiffre, nous ajoutons les 34% qui ont voté Le Pen, nous constatons que 68% des personnes qui se sont déplacées jusqu’aux urnes n’ont pas voté pour Macron. Dans cette élection nombreux sont ceux qui se sont abstenus par hostilité aux finalistes. En minorant leur nombre parmi les non-votants, nous pouvons les estimer à 6 ou 7%. Ce qui fait un total intermédiaire voisin de 75% qui ont refusé Macron. Si nous ajoutons à ce dernier chiffre ceux qui ont voté Macron par opposition à le Pen, mais pas par adhésion à ses idées, nous aboutissons, probablement, à 85% du corps électoral qui ne soutient pas le nouvel « élu » …

Le nouveau président est peut-être légal aux termes de la Constitution, mais illégitime au regard de la morale politique.

Au bilan, Macron est un usurpateur. En réalité, la démocratie française d’aujourd’hui n’est qu’une dictature qui se déguise. Elle est devenue le pire des régimes comme tous les autres. J’ose espérer que personne parmi ces profiteurs, qui vont suivre Macron, ne proférera la moindre critique sur la façon dont nos amis africains voient la démocratie…


Je ne suis donc pas en opposition mais en résistance, tout en sachant que le combat sera long et difficile. Je débute ma marche…


Général (2S) Henri Roure
Secrétaire national pour les questions de défense au CNIP (Centre National des Indépendant et Paysans)

SOURCE :

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Mascarade de l’antifascisme. Rédigé par L'oeil de Brutus .

23 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Macron

Mascarade de l’antifascisme

16 Mai 2017 , Rédigé par L'oeil de Brutus Publié dans #Idées

Mascarade de l’antifascisme

La plupart des réflexions ci-après sont issues de la lecture du Crépuscule de la France d’en Haut de Christophe Guilluy (Flammarion 2016)

 

 

Pier Paolo Pasolini soulignait déjà en 1974 (!) qu’en abandonnant la question sociale, la gauche chercherait à instrumentaliser un « antifascisme facile qui a pour objet un fascisme archaïque qui n’existe plus et n’existera plus jamais ». Lionel Jospin reconnaîtra plus tard que cette « lutte antifasciste en France n’a été que du théâtre » et que le « Front national n’est pas un parti fasciste ». Et ce n’est pas un hasard si de BHL à Pierre Bergé, du MEDEF au entreprises du CAC 40, de Hollywood à Canal plus, les plus grands pourfendeurs du « fascisme » sont aussi les meilleurs zélateurs de la mondialisation. On remarque également que bien souvent les groupes « antifa » recrutent leurs membres non parmi les ouvriers mais parmi les jeunes diplômés de la bourgeoisie.

Cette instrumentalisation de l’antifascisme permet à des élites, qui devraient pourtant être totalement délégitimées et décrédibilisées – ne serait-ce que de par leurs résultats et les scandales à répétition –, de se trouver à bon compte une supériorité morale d’une part et en réduisant toute critique de la mondialisation à une dérive fasciste et/ou raciste. Bien évidemment, cette posture nécessite un ennemi et celui-ci est trouvé : le Front national, qu’il faut alors sur-médiatiser. Pour « lutter contre le fascisme », il s’agit alors, ni plus ni moins, que d’en faire la promotion ! et l’on se lance dans un « combat à mort » où l’on évitera à tout prix de détruire son adversaire pour, tout au contraire, en assurer la longévité. Mais en pratique, ce n’est pas vraiment le FN qui est en ligne de mire mais les classes populaires dans leur ensemble, le problème étant que ce n’est pas tant le FN qui influence les classes populaires que l’inverse : « le FN n’est qu’un symptôme d’un refus radical des classes populaires du modèle mondialisé » et les classes supérieures cherchent alors à fasciser les classes populaires pour discréditer et délégitimer leur diagnostic, « un « diagnostic d’en bas » qu’on appelle populisme ».

 

 

Il ne s’agit ainsi donc pas tant de cesser de dénoncer le Front National pour ce qu’il est réellement (un parti démagogue, opportuniste, sans réelles convictions ni programme consistant[i], conservant encore et toujours ses relents xénophobes et ses fréquentations plus que douteuses – lire Ce qu’est le FN ce qu’il n’est pas), mais d’admettre qu’à lui seul il n’est certes pas en mesure de mettre la République en péril (sinon il aurait dû être interdit depuis longtemps !). Par contre, beaucoup plus inquiétante est l’évolution prise par le mouvement « En Marche ! » et son guide charismatique, tout frais moulu président de la République (lire

Emmanuel Macron : en marche vers le fascisme ?). D’autant plus que bien peu ont relevé (et se sont inquiété) du fait (entre tant d’autres choses !), qu’avant même l’élection de M. Macron, il était possible pour une grande radio publique de censurer quiconque n’appelait pas à voter pour le camp du Bien au point d’en acculer l’humoriste Emmanuel Barré à démissionner de France Inter[ii].

Rappelons également qu'historiquement l'extrême-droite n'a pas le monopole du fascisme, loin de là : les différents mouvements fascistes recrutèrent souvent abondamment à "gauche", à commencer par Benito Mussolini et Pierre Laval qui firent leurs premières armes politiques respectivement au parti socialiste italien à la SFIO (tandis qu'à l'opposé, par exemple, la Résistance française compta nombre de membres anciennement issus de mouvements d'extrême-droite).

 

 


1 t sur ce point la prestation de Mme Le Pen au débat de l’entre-deux-tours fut criante de vérité.

Benoît Rayski, “Censuré”, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter [archive], causeur.fr, 27 avril 2017

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« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre (vidéo Pravda) » L’édito de Charles SANNAT

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #Macron

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre (vidéo Pravda) » L’édito de Charles SANNAT

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre (vidéo Pravda) » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je me suis longuement entretenu avec nos amis russes au sujet de l’élection du nouveau président français et sur ce que cela risquait de changer pour nous autres pauvres petits « gens » d’en bas.

Voici comment la Pravda a résumé mes propos !

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre »

« Selon notre interlocuteur, Macron se voue corps et âme à l’œuvre de l’assujettissement de la France au grand capital mondial. Et il ne s’agit pas d’un complot parce que si complot il y a, il y a également un secret à garder. Or, ici, tout s’opère au vu et au su de tout un chacun sans que l’on s’en soucie ou prête attention. »

Pour ce qui est de l’ensemble européen, selon C. Sannat, il engendrerait un autoritarisme sans pareil à l’échelle de la feue Union soviétique.

Au départ, je me suis dit : « Ho ben zut alors, dans cette France béat d’amour pour notre jeune monarque, pardon président, je vais encore passer pour un esprit chagrin, auprès de qui rien ne trouve grâce ! »

Ils y sont sans doute allés un peu fort, je vais être fiché comme opposant et obtenir ainsi une fiche non pas « S » pour radicalisation, mais « O » pour opposant, ou même une fiche « I » pour impertinent…

Et à tout bien y réfléchir, finalement, les Russes de la Pravda ont raison : le plan de Macron conduira la France au désastre, mais sans doute pas de la façon que vous croyez.

Le désastre de la France c’est le succès de l’Europe !

On peut aimer ou pas Macron, adhérer à son projet ou pas, force est de constater que Macron n’a en aucun cas menti sur sa vision et son projet européen et mondialiste. Il n’y a rien de caché là-dedans. Tout a été dit ou presque !

Le peuple ne pourra pas plaider la surprise.

Pourtant, nos europathes béats, ceux qui pensent parce que TF1 et Pujadas leur ont dit que « l’Europe c’est paix » blablablabla, n’ont pas compris du tout que plus d’Europe cela, par nature, signifie moins d’États nationaux.

Moins d’Espagne, moins de Portugal, de Grèce… d’Italie, et parce que nous sommes Français, évidemment moins de France.

Notre pays s’est construit dans le sang et les larmes des potentats locaux, des baronnies, de nos régions. Pour que la France émerge comme nation, il a fallu éradiquer – oui relisez bien ce mot, éradiquer –… les identités locales !

Vous avez le même phénomène à l’œuvre aujourd’hui sous vos yeux pour l’Europe.

Pour avoir plus d’Europe, il faut éradiquer les identités nationales !

Cela veut dire d’ailleurs que l’Europe ne supporte pas la diversité, la vraie, elle ne peut pas accepter le contre-pouvoir que peut présenter un pays, son droit, sa justice, et aussi son peuple.

L’Europe est donc un projet profondément, complètement et totalement fasciste en ce sens où il implique l’annihilation des pays qui composent l’Europe pour que l’Europe puisse émerger comme une véritable entité.

La question que l’on doit se poser est la suivante : peut-il y avoir respect de la démocratie, des peuples, dans un tel ensemble ?

La réponse est évidemment non.

Macron porte haut et sans s’en cacher l’étendard de l’européisme. C’est pour lui l’alpha et l’oméga.

Son projet économique, social, ou autre est en réalité profondément secondaire.

Ce que nous devons bien voir, bien comprendre, c’est que l’objectif de Macron est de faire plus d’Europe.

Pour faire plus d’Europe, il faudra brader les intérêts de la France et des Français.

Tout cela sera masqué comme il se doit par les écrans de fumée nécessaires, relayé et appuyé par une presse bien-pensante, sans que jamais on ne demande aux Français ce qu’ils pensent, sans que jamais on ne leur pose la véritable, la vraie question : voulez-vous, oui ou non, la disparition de la France ?

C’est cela l’objectif, car il ne peut pas y avoir d’Europe avec de grands pays.

Je refuse de nous voir disparaître sans nous battre car je considère qu’il n’y a de protection pour les peuples qu’à travers les nations. Il n’y a dans ce constat ni racisme, car un pays peut accueillir, aimer et intégrer, ni nationalisme, car une nation peut être ouverte et pacifiste.

Il y a là la volonté de préserver une certaine idée non pas de la France uniquement, mais d’une civilisation, d’une culture millénaire, dont la richesse et la diversité sans pareil permettent à ce minuscule pays de 65 millions d’âmes à peine de maîtriser toutes les technologies de pointe actuelles.

En ce sens uniquement, Macron pourrait effectivement mener la France au désastre pas tant économique qu’à travers une forme de dissolution pure et simple de notre pays.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
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 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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Le documentaire réalisé par Jacques Cotta sur "La Violence Sociale" est diffusé mardi 23 mai à 23h15 sur France 2

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique

Le documentaire réalisé par Jacques Cotta sur "La Violence Sociale" est diffusé mardi 23 mai à 23h15  sur France 2

… Sa réalité, ses causes, ses responsables… Documentaire Mardi 23 mai - 23h15 - France 2.

Par Jacques Cotta • 

 

 
Le dernier documentaire que j'ai tourné concerne la violence sociale. En campagne électorale, les candidats ont coutume d’aller voir les ouvriers en détresse et de leur promettre un sort meilleur. Nicolas Sarkozy en 2008, François Hollande en 2011 dans la sidérurgie, Marine Le Pen et Emmanuel Macron dernièrement à l’usine Whirpool d’Amiens. Mais pour quel résultat ?

Octobre 2015. Le président de la république, François Hollande réaffirme une des priorités de son quinquennat, la « modernisation du dialogue social ». Quelques jours seulement après cette nouvelle déclaration de bonnes intentions, la chemise du DRH d’air France en lambeaux, arrachée dans une bousculade sans précédent au sortir d’un CCE de la compagnie par des employés en colère, vient montrer la distance qui existe de la coupe aux lèvres.

L’image fait le tour du monde. La réalité du « dialogue » au grand jour ? Il n’est plus question dans les commentaires des hommes politiques, des éditorialistes, des responsables de la compagnie que de « violence sociale inacceptable ».

Pierre Gattaz réclame une punition. Le premier ministre Manuel Valls lui emboite le pas. Il qualifie les salariés de « voyous » et affirme « qu’il n’existe aucune excuse, pas même la violence sociale, à des actes de violence contre les personnes » ....

Nous y voilà ! En creux le terme est évoqué. « La violence sociale ». Mais de quoi s’agit-il ? Dans le fond, la chemise du DRH est-elle anecdotique ou au contraire révélatrice d’une situation qui dépasse la seule compagnie aérienne et qui témoigne d’une réalité sociale insupportable à des millions de salariés ?

Vision exagérée ou au contraire lucide ?
Pour comprendre, il fallait se rendre auprès des principaux intéressés, les rencontrer, les écouter.

Faudrait-il comme pour se rassurer limiter la violence sociale aujourd’hui à quelques « excités » ou au contraire reconnaître qu’elle n’a rien de bien original et a toujours été une des conséquences des rapports sociaux. Air France ne fait-il pas suite à une série d’autres évènements qui expriment les mêmes malaises ? Manifestations, bousculades, affrontements, occupations d’usines, séquestration de patrons... Dernièrement la situation des « Goodyear » passés en justice pour s’être opposés à plus de 1200 licenciements et avoir retenu leur responsable durant une trentaine d’heures vient indiquer la réalité d’une violence visible, mais aussi et surtout de celle dont on ne parle pas, ou peu, la violence subie qui pousse à commettre des actes tout aussi déterminés qu’ils ne sont pas prémédités.

Les manifestations de colère à Air France ou Goodyear sont-elles le « privilège » de ces entreprises, ou au contraire susceptibles d’atteindre celles qui se croient à l’écart au nom d’un dialogue social souvent plus imaginaire que réel ?

La société évolue souvent sous le coup de tensions, d’affrontements, de violence aussi. Encore faut-il tenter d’en saisir la signification et s’interroger sur les causes réelles et profondes qui peuvent pousser n’importe quel salarié, là dans l’industrie, ici dans les services, là dans le privé, ici dans le public à utiliser des méthodes à l’encontre de son patron ou de son responsable jusque-là inenvisageables…

La violence sociale aujourd’hui ? Il ne sert à rien d’attendre de nouvelles manifestations ouvrières pour l’évoquer. Elle est annoncée, programmée avec la « réforme » du code du travail jusqu’au bout dans la foulée d’El Kohmri, par l’utilisation des ordonnances, comme l’a annoncé le nouveau président de la république, Emmanuel Macron, dans la campagne électorale.

Derrière la réalité de la violence sociale se trouve un système qui désespère et broie l’individu. Derrière la violence ouvrière se trouve la violence patronale. Appréciation d’un autre temps ? Avec la réalité des faits, c’est cela aussi qu’il me semblait important d’aborder. Les responsabilités politiques, économiques et sociales qui désespèrent et poussent à l’action. Bref qualifier le mal pour tenter de réfléchir à un remède…


Documentaire:
"
Dans le secret de la violence sociale"
Mardi 23 mai 2017 à 23h15
France 2


Jacques Cotta
le 19 mai 2017
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Emmanuelle Gaziello, candidate de la France Insoumise dans la 1° circonscription des Alpes de Haute Provence.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Emmanuelle Gaziello, soutien de Jean-Luc Mélenchon, revient sur les excellents scores du candidat de la France Insoumise dans les Alpes du Sud. Mais aussi sur le choix entre Macron et le Pen pour le second tour.
 
 
 
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La France "En Marche" de Pétain à Macron ! "En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron ! Par Christophe Certain.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Macron

lundi 8 mai 2017

 

La France "En Marche" de Pétain à Macron !

 
 

"En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron !

 

http://k6fm.com/images/stories/flexicontent/l_emmanuel-macron-en-marche-poing-lev.jpg





Toutes les dictatures sont "conduites" par un guide suprême !
Le Duce Benito Mussolini, le Führer Adolf Hitler ou le Conducător Nicolae Ceaucescu, ce sont au sens premier des conducteurs, bref des chauffeurs. 
"Führer" vient du verbe allemand "fahren" qui veut dire conduire. 
"Duce" vient du mot latin dux, qui signifie conducteur. 
Pas besoin de traduction pour le "conducator" Ceaucescu. 
Le dictateur est celui qui guide le peuple, dans une dynamique de mouvement. 
Un "mouvement" tellement présent dans le parti "En Marche" d’Emmanuel Macron qu’on ne peut qu’en conclure qu’il est lui-même le conducteur de ce "mouvement" et qu’il se propose d’être lui-même le "chauffeur" de la France.
Est-ce un hasard alors si "la France en Marche" était le slogan du gouvernement de Pétain ? 

Il se situait exactement dans la logique du "Führer" et du "Duce", puisque si la France était en marche, Pétain était forcément celui qui conduisait cette marche, le "conducator" à la française. 
Quand on tente de nous imposer le vote Macron comme un barrage contre le fascisme, on commence à se demander si le Front national n’est pas l’ennemi apparent, le véritable ennemi avançant masqué. 


 

 


 

Cette obsession pour le mouvement rappelle d’ailleurs étrangement l’injonction omniprésente de la "mobilité" dans le catéchisme managérial. 
Si vous n’avez pas de travail c’est parce que vous n’êtes pas assez mobile. 
Personne ne veut être "mobile". 
La mobilité permanente, comme fin en soi, c’est l’affaiblissement ou la destruction des liens, des structures, de la famille, des amis, des repères, pour que in fine, l’homme/femme sans lien et sans repère soit totalement soumis au "mouvement" qu’on va lui imprimer.

Dès lors, on peut s’inquiéter à juste titre du nom "En Marche" du parti politique d’Emmanuel Macron. 

En marche vers quoi exactement ? 
Quel est le sens de ce "mouvement" politique ? 
Peut-être vaut-il mieux que nous ne le sachions pas. 
Cette marche, comme la "mobilité", n’a pas d’autre but qu’elle-même, tourner sur place pour étourdir les gens et les rendre plus aisément manipulables, tout en rejetant sur eux leur incapacité à trouver une place dans la société. 
Attali dit que dans la société idéale ubérisée "pour ceux qui n’ont pas de talent ce sera plus difficile". 
Si vous êtes au chômage, ce n’est pas parce que votre usine a été délocalisée en Chine, c’est tout simplement parce que vous manquez de talent. 
C’est la mobilité des gobelets dans le bonneteau financier, le mouvement des travailleurs dans le jeu des chaises musicales.

 

L’Uber-chauffeur est le modèle macronien de l’homme nouveau !

 



 

Mais on touche le sublime lorsqu’on en arrive à l’éloge de l’homme "ubérisé". 
Si l’on reprend notre métaphore du dictateur comme "conducteur", du peuple, comment ne pas prendre acte du fait que l’emblème de la révolution macronienne est le "chauffeur" Uber ? 
"L’Ubérisation" de la France est sur toutes les lèvres. 
Attali le dit explicitement : "je pense qu’on va vers une ubérisation générale du travail qui n’est pas une mauvaise chose en soi".
Si l’ubérisation de la France est "en marche", alors Macron devient métaphoriquement le chauffeur Uber, l’Uber-chauffeur de la France !
Tout ce corpus est tellement riche de symboles, que c’en est même trop. 

Ce n’est plus une métaphore filée, c’est un feu d’artifice, c’est notre avenir qui s’écrit en lettres de feu dans cette ubérisation des esprits.
Le chauffeur de taxi est le prototype idéal de l’homme ubérisé. 

Par une incroyable conjonction du sens, le chauffeur de taxi est évidemment "mobile". 
"Automobile", même si l’on peut se permettre un jeu de mot, comme Macron qui n’hésite pas à dire que la société Uber "offre des perspectives de mobilité" à ses chauffeurs de taxi. 
Il s’agit également en l’occurrence de mobilité sociale, mais quelle perspective de mobilité sociale peut bien offrir un travail de semi-esclave sous-payé ? 
Assurément aucune, à part l’envie d’en sortir très vite. 
Macron se paye de mots. 
Aucune importance, qui a relevé ces paroles ? 
Comme tous les vrais dictateurs, Macron annonce ce qu’il va faire et il va le faire. 

 

http://www.solidariteetprogres.org/IMG/jpg/uber.jpg

 

 


"über" signifie "au-dessus de" en Allemand. 
Le modèle de l’homme nouveau hitlérien, celui que les dictatures les plus ambitieuses ont toujours cherché à créer, s’appelait l’Ubermensch, littéralement, le surhomme. 
"J’ai vu l’homme nouveau et j’ai eu peur" a pu ainsi déclarer Hitler dans l’un de ses discours. 
Le slogan de l’Allemagne hitlérienne était "Deutschland über alles". 
Un vocable décidément très connoté, même s’il s’agit d’un mot courant en Allemand. 
Depuis que l’on parle de cette société Uber, je m’étonne toujours d’une part que des dirigeants aient osé donner un nom pareil à leur société, connaissant les antécédents, et d’autre part que personne n’ait jamais fait le lien entre une société qui crée un modèle de chauffeur esclave et un mot dont le souvenir en France est directement lié au nazisme. Cela va au-delà d’une erreur de marketing. 
C’est un modèle de société qui voit le jour, un modèle revendiqué en filigrane, volontairement ou de façon inconsciente. 
On peut d’ailleurs remarquer au passage que ce mot "société" désigne aussi bien une société à but lucratif, comme Uber, que la structure civile dans laquelle nous vivons, "la société". 
Uber est donc le modèle futur de la société. 
C’est un modèle commercial.
 

 

 


Puisque l’on parle beaucoup du fascisme en ce moment, rappelons que la vraie nature du fascisme, comme il a été instauré en Italie, mais aussi en Espagne ou en Amérique du Sud, est l’alliance de l’état et des puissances financières et industrielles, contre les citoyens. 
Le fascisme interdit ou corrompt les syndicats, réprime les grévistes, supprime le droit du travail et capte tout l’argent disponible à son profit. 
En se focalisant sur les aspects purement répressifs, on perd de vue que la violence n’est qu’un moyen au service de l’asservissement du peuple. 
Le travail forcé, l’esclavage par la dette, l’ubérisation sont des méthodes fascistes. 
Toute la subtilité vient du fait qu’il n’est plus nécessaire de recourir à la schlague pour faire travailler le populo. 
En actionnant depuis 40 ans les leviers de la dette, en dérégulant le marché du travail, en délocalisant les usines, en important massivement des travailleurs immigrés, l’ingénierie sociale a "conduit" les Français à s’auto-fasciser, se mettant eux-mêmes en situation de demandeurs pour des travaux ingrats et sous-payés. 
Un rêve néo-libéral, un rêve fasciste prend forme.
Macron nous dit lui-même de l’homme ubérisé que "la rémunération ne suit pas toujours, mais il a accès à l’activité économique". 

 

 

https://lacgt44.fr/IMG/png/chomage-le-miracle-de-noel_5515454-l.png

 


De quoi parle-t-on ici ? 
Prenons acte tout d’abord de l’extraordinaire inversion des objectifs et des moyens : l’activité économique, c’est-à-dire le travail, nous est présenté dans cette citation comme le but essentiel. 
Il "a accès" à l’activité économique, comme si c’était un droit essentiel, au même titre qu’on "a accès" à l’éducation, ou à l’eau courante, mais un accès décorrélé d’un quelconque salaire. 
La rémunération, qui est pourtant le but essentiel du travail, et bien souvent le seul, nous est présentée ici comme accessoire, elle ne "suit pas toujours". 
C’est-à-dire qu’on peut à la limite travailler gratuitement, ou pour une rémunération symbolique, comme les contrats à 1€ de l’heure pour les migrants en Allemagne, l’essentiel étant pour Macron "d’avoir accès à l’activité économique".
Évidemment, dans une situation provisoire, il est toujours préférable d’avoir un travail mal payé que pas de travail du tout, mais l’ubérisation du monde ne permettra jamais que les choses s’améliorent, bien au contraire. 

Comme la "mondialisation heureuse" d’Alain Minc, autre mentor de Macron, l’ubérisation heureuse ne verra jamais le jour. 
Il faudra au contraire accepter toujours plus de précarité, pour des salaires toujours plus faibles. 
Faute de sortir de l’euro et de l’union européenne, la seule voie économique que suivent nos dirigeants est la baisse massive des revenus des Français. 
Voilà le programme réel de Monsieur Macron et consorts. 
Préparez-vous à être ubérisé.


Par Christophe Certain (son site ici)
Source :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/
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Un « modèle » pour MACRON ? 13 millions de nouveaux PAUVRES en ALLEMAGNE

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Allemagne, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Economie, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Le socialisme

Le FMI alerte sur la hausse du risque de pauvreté en Allemagne

Selon le Fonds, qui prône une « croissance inclusive », Berlin dispose de marges de manœuvre financières pour agir en faveur des travailleurs pauvres.

A qui profite l’insolente prospérité allemande ? Comment doivent se répartir les fruits de la croissance d’un pays dont la plupart des indicateurs économiques sont au vert ?

Septembre 2016: 13 millions de nouveaux pauvres en Allemagne

Ces questions, actuellement âprement discutées au sein des partis politiques du pays, devraient prendre encore plus d’importance avec la publication du rapport annuel du Fonds monétaire international (FMI), lundi 15 mai. Ce dernier s’inquiète de la « lente augmentation générale du risque de pauvreté » outre-Rhin en dépit d’une solide croissance et d’un taux de chômage historiquement faible.

« Malgré un filet de sécurité sociale bien développé et une forte progression de l’emploi, le risque de pauvreté relative [en Allemagne] demande une attention continue », écrit le FMI au neuvième point de son rapport.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Les origines psychologiques des inégalités socio-économiques. Par Sarah Sermondadaz.

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Daesch, #l'horreur économique

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Les origines psychologiques des inégalités socio-économiques

 

Une étude danoise a décrypté les mécanismes sociaux et psychologiques qui aggravent les inégalités économiques et la violence. À la clé, un phénomène d'auto-renforcement préoccupant.

 
Inégalités

Deux femmes passent à côté d'un sans-abri, dans la Sarthe

GILE MICHEL/SIPA
 
 
 
 

INÉGALITÉS. Pourquoi ceux qui auraient le plus à gagner dans la lutte contre les inégalités, c'est-à-dire les classes moyennes et populaires, ne s'engagent que peu pour les limiter ? Les raisons relèvent de la sociologie mais aussi de la psychologie. C'est ce qu'explique une étude danoise de l'université d'Aarhus, publiée dans les Proceedings of the National Academy of Science (PNAS). Cette dernière s'attache à comprendre, grâce à des indicateurs économiques, sociaux et psychologiques, le cercle vicieux des inégalités... et pourquoi la situation est d'autant moins susceptible de changer lorsque les écarts entre individus sont très importants.

Un individualisme nourri de la théorie des jeux

Les chercheurs partent d'un postulat issu de l'éthologie animale : "Les animaux en position dominante, ou aux caractéristiques physiques extraordinaires, vont plus souvent réagir avec agressivité, expliquent-ils. À l'inverse, les subordonnés et individus plus ordinaires ont plus facilement tendance à courber l'échine." Même les jeunes enfants qui ne maîtrisent pas encore le langage réagissent de la sorte, précisent-ils, afin d'estimer les chances de victoire avant une confrontation. Et chez les adultes civilisés ? Pour répondre à cette question, une vaste enquête a été réalisée à travers 27 pays (les Etats-Unis étant représentés par 30 états).

PROTOCOLE. Le mode opératoire des chercheurs a nécessité deux étapes distinctes, au niveau social mais aussi individuel : tout d'abord une méta-analyse réalisée à partir de données de la Banque mondiale et des Nations-Unies dans 27 pays, issues d'une enquête sur plus de 40.000 personnes économiquement privilégiées. Pour chaque pays, plusieurs critères ont été retenus pour quantifier objectivement les inégalités : absence de liberté de la presse, violence, inégalités de genre, absence de démocratie.... Résultat : le comportement social de domination exprimé dans les réponses est plus important dans les pays où les inégalités sont plus prononcées. 

PSYCHOLOGIE. C'est au niveau des États-Unis que la composante psychologique a ensuite été étudiée, sur environ 5.000 personnes anonymes en situation de privilège social (c'est-à-dire des hommes blancs). "Notre démarche fut assez extrême : nous avons demandé aux participants s'ils étaient prêts à participer à une chasse aux migrants, si le gouvernement décidait de les déclarer hors-la-loi, et notamment s'ils étaient prêts à recourir à la force physique", explique Lotte Thomsen, co-auteur de l'étude. Une proposition qui flirte bon l'alt-right... et qui a été d'autant plus appuyée par les sondés qu'ils vivaient dans un état où les inégalités de revenus sont importantes (ce critère étant mesuré par le coefficient de Gini). "Evidemment, c'est extrêmement préoccupant. Notre étude confirme le lien entre domination socio-économique et racisme (...), sans parler de la violence", rapporte Jonas Kunst, qui a également travaillé sur le projet.

 

Les normes culturelles et les choix psychologiques se renforcent de façon négative afin de renforcer les inégalités / © Kunst et al.

Paradoxales classes moyennes : quand il est trop coûteux de se révolter

A priori, rien que de très logique : tout ceci relève de la théorie des jeux, qui postule que chaque acteur d'un système social va chercher à maximiser ses gains, quitte à en aggraver les inégalités s'il n'en souffre pas personnellement. "Les membres des groupes dominants répondent à l'inégalité perçue, non en réduisant leur domination, mais au contraire en l'appuyant : les retombées sont alors plus positives pour ces individus", expliquent les chercheurs. "Finalement, les inégalités structurelles, l'instabilité sociale et la violence des pays et États sont reflétées par l'état d'esprit de leur population, et inversement." 

COÛT. Tout ceci vaut pour les groupes sociaux en situation de domination ou de soumission extrême, mais quid des groupes intermédiaires, par exemple les classes moyennes ? "Même si les groupes subordonnés sont en situation de désavantage, ils peuvent trouver intérêt à éviter des conflits coûteux, en particulier lorsque les chances d'échecs sont grandes", écrivent les scientifiques. "Des expériences de psychologie ont déjà montré que les individus subordonnés préfèrent dans ce cas se taire et accepter leur sort." Et quant au fait que des participants se soient déclarés prêts à "participer à des actions violentes contre certains groupes ethniques" si les autorités ouvraient la voie... "Les résultats de notre étude montrent que les inégalités et la violence sociales forment un cercle vicieux, ajoute Lotte Thomsen. Vu l'accroissement des inégalités partout dans le monde, il y a de quoi s'inquiéter."

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Vers un « printemps latino » ? par Thierry Meyssan

19 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Amérique Latine, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

Vers un « printemps latino » ?

L’inquiétude grandit en Amérique latine : les États-Unis et le Royaume-Uni y préparent un « printemps », sur le modèle des « printemps arabes ». Bien sûr, il ne s’agira pas cette fois-ci de répandre la guerre en divisant les populations sur une ligne religieuse —les Latinos sont presque tous chrétiens—, mais d’utiliser des éléments d’identités locales. L’objectif serait pourtant le même : non pas remplacer des gouvernements par d’autres, mais détruire les États pour éradiquer toute possibilité de résistance à l’impérialisme.

| Caracas (Venezuela)  
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Avec le temps, de nombreux leaders politiques dans le monde ont réinterprété les « printemps arabes ». Ce qui apparaissait comme des révolutions spontanées contre des gouvernements autoritaires est aujourd’hui perçu pour ce qu’il est : un plan anglo-saxon de déstabilisation de toute une région du monde pour y placer au pouvoir les Frères musulmans. Le souvenir de la « révolte arabe de 1916 », au cours de laquelle Lawrence d’Arabie souleva la région contre l’empire ottoman en faisant rêver les peuples de liberté pour finalement les asservir dans l’empire britannique, atteste que Londres en a le savoir-faire.

Il semble que les Anglo-Saxons préparent une nouvelle vague de pseudo-révolutions en Amérique latine. Tout a commencé avec un décret de Barack Obama, le 9 mars 2015, déclarant un état d’urgence au vu de la menace extraordinaire que la situation au Venezuela ferait peser sur les États-Unis. Ce document suscita une vague d’indignation dans le continent contraignant le président US a présenter des excuses lors d’un sommet international. Mais le décret ne fut pas annulé et les préparatifs d’une nouvelle guerre se poursuivirent.

À la différence du Syrian Accountabilty Act de George W. Bush (2003), le texte d’Obama sur le Venezuela est un décret présidentiel et non pas une loi. Par conséquent l’Executif n’a pas à rendre compte des préparations au Législatif. S’il a fallu huit ans aux Anglo-Saxons pour passer à l’acte dans le monde arabe en général et en Syrie en particulier, de nombreux éléments laissent à penser qu’il leur faudra moins de temps pour lancer un programme de destruction de l’Amérique latine.

Des troubles ont éclaté au Brésil, à l’occasion des Jeux olympiques, contre la présidente Dilma Rousseff. Celle-ci a été destituée à l’issue d’une procédure parlementaire, certes légale, mais totalement contraire à l’esprit de la Constitution. Ce coup d’Etat a été conduit sous le contrôle de la Banque centrale —dont le n°2 était un brésilo-israélien— par des députés dont beaucoup sont aujourd’hui convaincus de corruption. Les services de sécurité de l’État sont restés étrangement passifs pendant ce coup. C’est que, durant les Jeux olympiques, ils avaient été placés sous la coordination… d’experts israéliens. Actuellement, le nouveau président, le brésilo-libanais Michel Temer, est à son tour largement contesté.

La situation n’est guère meilleure au Mexique. Le pays est de facto déjà divisé en quatre. Le Nord connaît une forte croissance, tandis que le Sud est en pleine récession. Les dirigeants politiques ont vendu la société pétrolière nationale et toutes ses réserves, Pemex, aux États-Unis (qui n’ont donc plus besoin du pétrole moyen-oriental). Seule l’armée semble encore croire en la patrie.

Exploitant des erreurs économiques du gouvernement, l’opposition vénézuélienne a réussi à rassembler quelques grandes manifestations pacifiques. Simultanément, elle a organisé de minuscules rassemblements extrêmement violents au cours desquels des policiers et des manifestants ont été tués. Créant la confusion, les agences de presse internationales donnent l’impression qu’une révolution a débuté contre les chavistes, ce qui n’est pas du tout le cas.

Ainsi, les trois principaux États latino-américains sont déstabilisés au même moment. Il semble que les néoconservateurs états-uniens anticipent une possible paix en Syrie et hâtent leur projet latino-américain.

Vendredi, dans une allocution télévisée, le président vénézuélien Nicolás Maduro a mis en garde son peuple contre le projet anglo-saxon de « printemps latino ». Il a répétitivement et longuement cité les précédents libyens et syriens, devant un parterre d’intellectuels de la région, auquel, Syrien de cœur, j’étais associé.

Source
Al-Watan (Syrie)

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Le 27 mai, journée de la Résistance. Par Jean ESTIVILL

16 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #l'horreur économique, #Services publics

Le 27 mai, journée de la Résistance. Par Jean ESTIVILL

Le 27 mai, journée de la Résistance

jeudi 11 mai 2017
 

La France soumise, pillée, humiliée que Pétain plongea dans la Collaboration dont l’un des aspects les plus abjects, l’antisémitisme, la conduisit à l’un des épisodes les plus tragiques et les plus honteux de son histoire, la rafle du Vél’ d’hiv aura sauvé son honneur aux yeux de ses enfants, du monde, et de l’Histoire.

Ce fut, au nom de la patrie, de l’humanisme, et de l’universalité de ses valeurs, que ce combat fut mené, cet honneur porte un nom : la Résistance.

La défaite avait permis au régime de Vichy de s’installer, cela avait été selon l’expression de l’Action française « une divine surprise ». Pour Pétain, sa police, la Milice, les Volontaires français contre le bolchevisme (LVF), enfin se réalisait la politique qui était leur credo, « plutôt Hitler que le Front populaire », préparée de longue date par les milieux industriels et financiers qui soutenaient l’extrême droite.

Balayant immédiatement la République, la démocratie et la laïcité, l’Etat français allait pouvoir reprendre sa revanche sur le peuple et en particulier la classe ouvrière qui lui avait fait si peur en 1936, quand il avait voulu la reconnaissance par la loi de son travail et de sa dignité.

C’en était terminé de la République, de la Gueuse qu’ils avaient supportée mais jamais acceptée, l’Ancien Régime, la France de Jeanne d’Arc et de Clovis, étaient rétablis.

Le 18 juin 1940, à Londres un homme, seul, isolé, avait dit NON !  Pétain le condamna à la peine de mort. Son appel à continuer la lutte était un appel à la Résistance, comme devait l’être l’acte héroïque, celui du jeune communiste, Pierre Georges, futur colonel Fabien de l’armée de De Lattre de Tassigny, au métro Barbès-Rochechouart, salué par Maurice Schuman à Radio Londres « les coups de feu tirés par le jeune Français sont la suite logique, fatale, inéluctable de l’attentat permanent contre la Nation française par l’ennemi et ses complices… »

La France des droits de l’Homme n’était pas morte et la Résistance allait se charger de rappeler que le drapeau tricolore que la LVF sous uniforme allemand utilisait, lui, avait été usurpé.

Les efforts conjugués contre le fascisme et pour libérer la France allaient progressivement s’accorder, ils étaient à l’image d’un homme que le général de Gaulle avait désigné, l’ancien chef de cabinet du ministre du Front populaire Pierre Cot, ancien préfet, Jean Moulin.

L’affiche rouge placardée pendant les trois mois qu’on les torturera et qui désignait les vingt-trois étrangers, résistants de la FTP-MOI, comme des terroristes, arrêtés par la Gestapo avec la complicité de la police française, et qu’on fusillera au Mont Valérien en février 1944, eut un effet contraire de celui escompté par les nazis et les vichystes. Ils combattaient pour libérer la France car elle était celle qui depuis 1789 incarnait les valeurs d’universalisme auxquelles étaient attachés les peuples.

La détermination du Général de Gaulle, face à la Grande-Bretagne et aux USA, et l’action déterminante de la résistance intérieure, celle des FFI, et des FTP dirigés par le Parti communiste, lors du débarquement en particulier, interdit aux alliés de considérer la France comme une ennemie et les conduisit à l’obligation de reconnaître les dirigeants que la Résistance s’était donnés par leur lutte contre l’occupant et le régime collaborationniste

Le Conseil national de la Résistance (CNR) par son programme attestait qu’acquis sociaux et libertés sont indissociables. En instituant l’obligation de la solidarité nationale, les constitutions qui ont suivi, lui ont été fidèles. L’un des fleurons des « jours heureux », la Sécurité sociale, par exemple fut voulue dans la forme actuelle par toutes les sensibilités politiques et syndicales.

On comprend bien dès lors, la menace qui pèse sur notre société quand Denis Kessler alors vice-président du Medef écrivait dans Challenges en octobre 2007 qu’il fallait détruire l’esprit même du programme du CNR  et qu’on voit que la pioche des démolisseurs est déjà à l’œuvre.

Mais que l’histoire de la Résistance leur serve de leçon, le peuple ne peut être que provisoirement soumis, et qu’ils s’imprègnent  de cette réflexion de François Mauriac : « Seule la classe ouvrière est restée dans sa masse fidèle à la patrie profanée. » Aujourd’hui comme hier, elle ne restera pas l’arme au pied.

La journée du 27 mai, qui consacre depuis 2013 l’anniversaire de la création du CNR, doit dans toutes les communes françaises être célébrée, afin de rappeler que la France ne saurait trahir les idéaux de ses « combattants de l’ombre ».

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