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Le blog de Lucien PONS

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L’appel du 18 juin du Général de Gaulle il y a 77 ans et pourtant si proche...

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #le nazisme, #Politique étrangère, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Histoire

 L’appel du 18 juin du Général de Gaulle il y a 77 ans et pourtant si proche...

Français!

A l’appel de M. le président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l’affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes, sûr que par sa magnifique résistance elle a rempli son devoir vis-à-vis de nos alliés, sûr de l’appui des anciens combattants que j’ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.
En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés, qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat (*).

Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.
Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n’écouter que leur foi dans le destin de la patrie.

Philippe Pétain, 17 juin 1940

(*) Tel est le texte qui fut prononcé. Sur la suggestion de Paul Baudouin, ministre des Affaires étrangères, la phrase fut rectifiée – inutilement et maladroitement – de la manière suivante : “C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut tenter de cesser le combat.”

De Gaulle répondit ceci :

Le contexte

Le 16 juin 1940 suite à la démission du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général de Gaulle décide de partir le lendemain pour l’Angleterre afin de poursuivre le combat.
Accompagné de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel, il s’installe provisoirement dans un appartement prêté par un Français, près de Hyde Park, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place.
Il y rédige le texte de l’Appel qu’il prononce le 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Dans ses Mémoires de Guerre le Général décrit les circonstances qui ont entouré l’Appel.

« La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s’offrait pour cela. Dès l’après-midi du 17 juin, j’exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre qu’aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l’utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l’armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu’il l’avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l’on connaît. »

Texte de l’appel du 18 juin

“Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.”

L’appel du 22 juin

Il n’y a pas eu d’enregistrement (audio ou vidéo) de l’Appel du 18 juin 1940 contrairement à celui du 22 juin 1940 avec lequel on le confond souvent :

TEXTE DE L’APPEL du 22 JUIN 1940

Le gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît, maintenant, les conditions dictées par l’ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie.

On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une capitulation mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie.

Je dis l’honneur, car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec ses alliés.

Tant que ses alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi.

Le gouvernement polonais, le gouvernement norvégien, le gouvernement hollandais, le gouvernement belge, le gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens, car il est absurde de considérer la lutte comme perdue.

Oui, nous avons subi une grande défaite.

Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du gouvernement pendant ces derniers combats nous ont fait perdre la bataille de France.

Mais il nous reste un vaste empire, une flotte intacte, beaucoup d’or.

Il nous reste des alliés dont les ressources sont immenses, et qui dominent les mers.

Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine.

Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par cinq mille avions et six mille chars peuvent nous donner, demain, la victoire par vingt mille chars et vingt mille avions.

Je dis l’intérêt supérieur de la patrie car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande, qu’une bataille puisse décider.

Cette guerre est une guerre mondiale.

Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres, aujourd’hui, le resteront demain.

Même les alliés de l’Allemagne resteront-ils toujours ses alliés ?

Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible.

Tout ce qui peut être réuni en fait d’éléments militaires français et de capacité française de production d’armement doit être organisé partout où il y en a.

Moi, général De Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi. J’invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi. J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.

Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance !

Manuscrit de l’appel du 18 juin

Le manuscrit authentique de l’appel du 18 juin est composé de 4 feuillets. Ils sont la propriété de l’amiral Philippe de Gaulle (© amiral Philippe de Gaulle / Bridgeman Giraudon)

 

Réponses à [77 ans…] L’appel du 18 juin du Général de Gaulle

 

Georges Clounaud Le 18 juin 2017 
 
 

Mon cher Olivier, je reconnais bien toute votre malice dans ce salvateur rappel historique.
Ce 18 juin 2017, un raz-de-marée de marcheurs va envahir l’Assemblée Nationale et s’apprête à livrer le pays à la servitude néolibérale. “Un gouvernement de rencontre, oubliant l’honneur va capituler devant les marchés financiers. Mais rien n’est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces libres n’ont pas encore donné. Un jour ces forces écraseront l’ennemi…”
J’aurais pu reprendre jusqu’au bout ces phrases, ces mots qui n’ont jamais autant été d’actualité. En ce dimanche matin caniculaire, j’ai la rage, une rage de sans-dents !
Cette horde de “marcheurs progressistes” animée par la seule foi du profit et encouragée par la loi du plus fort cherchera à dépecer encore plus notre beau pays blessé par la mondialisation libérale et son “système social archaïque”.
Puissions-nous entendre une nouvelle fois cet appel, nous de la France d’en bas, quelles que soient nos origines et nous unir tous pour mettre fin à cette barbarie moyenâgeuse maquillée grossièrement en progressisme indépassable !

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Après le discours hostile de TRUMP à Miami : une déclaration du gouvernement révolutionnaire de CUBA

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Amérique Latine

Publié par El Diablo

Après le discours hostile de TRUMP à Miami : une déclaration du gouvernement révolutionnaire de CUBA

Le 16 juin 2017, Donald Trump, président des États-Unis, a prononcé dans un théâtre de Miami qui porte le nom d’un mercenaire de Playa Girón [Baie des cochons - NdR], un discours bourré d’une rhétorique hostile rappelant l’époque de la guerre déclarée contre notre pays, et dans lequel il a dévoilé la politique que son administration suivra contre Cuba et qui annule des progrès faits ces deux derniers années, après que les présidents Raúl Castro et Barack Obama eurent décidé, le 17 décembre 2014, de rétablir les relations diplomatiques et de s’engager sur la voie de la normalisation des liens entre les deux pays.

Dans ce discours, ainsi que dans un décret de politique intitulé : « Mémorandum présidentiel de sécurité nationale sur le renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba » signé au même endroit, Trump inflige une régression aux relations entre les deux pays : il élimine les échanges éducationnels « interpersonnels » que pouvaient faire les individus, il instaure un plus grand contrôle de tous les voyageurs se rendant à Cuba et il prohibe les transactions économiques, commerciales et financières de sociétés étasuniennes avec différentes entreprises cubaines liées aux Forces armées révolutionnaires et aux service de renseignement et de sûreté, en vue de priver notre pays des revenus correspondants. Le président étasunien a, pour justifier cette nouvelle politique, avancé comme prétexte son inquiétude devant l’état des droits de l’homme à Cuba et son obligation d’appliquer rigoureusement les lois du blocus, dont la levée ainsi que toute amélioration des relations bilatérales seront conditionnées, selon lui, par les modifications que notre pays devra opérer dans son ordre constitutionnel.

Trump a aussi dérogé le décret de politique intitulé : « Normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba”, émis par le président Obama le 14 octobre 2016. Ce décret, tout en n’occultant pas les visées interventionnistes de la politique étasunienne ni la volonté de la Maison-Blanche de fomenter des changements dans l’organisation économique, politique et sociale de notre pays, reconnaissait toutefois, d’une part, l’indépendance, la souveraineté et l’autodétermination de Cuba, d’autre part le gouvernement cubain comme un interlocuteur légitime sur un pied d’égalité, ainsi que les avantages qu’une coexistence civilisée procurerait aux deux pays et aux deux peuples, malgré les grandes différences existant entre leurs gouvernements. Le décret admettait aussi que le blocus devait être éliminé en tant que politique anachronique.

La nouvelle administration étasunienne en revient aux méthodes coercitives du passé et adopte des mesures qui renforcent le blocus toujours en vigueur depuis février 1962, lequel non seulement inflige des dommages et des privations au peuple cubain et constitue un obstacle indéniable au développement de notre économie, mais viole aussi la souveraineté et les intérêts de pays tiers, d’0ù son rejet par la communauté internationale.

Les mesures annoncées imposent des entraves supplémentaires aux occasions déjà fort limitées dont bénéficiait le secteur entrepreneurial étasunien pour faire du commerce et investir à Cuba.

Elles restreignent encore plus le droit des Étasuniens à visiter notre pays, alors pourtant qu’ils doivent déjà demander des autorisations discriminatoires, au moment même où le Congrès du pays, reflétant la volonté de vastes secteurs de la société, réclame la levée non seulement de cette prohibition aux voyages, mais aussi des restrictions imposées au commerce avec Cuba.

Les mesures annoncées par le président Trump prennent le contrepied de l’opinion publique étasunienne, dont celle de l’émigration cubaine, qui soutient dans sa majorité la levée totale du blocus et l’instauration de relations normales entre Cuba et les États-Unis.

Au contraire, de nouveau mal conseillé, le président étasunien prend des décisions favorables aux intérêts politiques d’une minorité extrémiste d’origine cubaine implantée dans l’État de la Floride qui, poussée par des motifs misérables, s’entête à vouloir punir le peuple cubain d’exercer tout simplement son droit légitime et souverain d’être libre et de prendre en main ses propres destinées.

Nous analyserons ensuite plus en profondeur la portée et les implications de cette annonce.

Tout en dénonçant ces nouvelles mesures visant à durcir le blocus, le gouvernement cubain tient à signaler qu’elles sont toutefois vouées à l’échec, comme le passé l’a démontré à maintes reprises, et qu’elles ne parviendront pas à affaiblir la Révolution ni à faire plier le peuple cubain qui a fait la preuve, pendant presque soixante ans, de sa capacité de résistance aux agressions, de quelque type ou origine qu’elles soient.

Le gouvernement cubain refuse la manipulation à des fins politiques et selon un deux poids deux mesures de la question des droits de l’homme. Le peuple cubain jouit des droits et libertés fondamentales, et peut se vanter avec fierté d’acquis qui restent une chimère dans de nombreux pays du monde, y compris aux États-Unis, tels que le droit à la santé, à l’éducation, à la sécurité sociale, le droit à un salaire égal à travail égal, les droits de l’enfant, le droit à l’alimentation, à la paix et au développement. Cuba a aussi contribué à améliorer les droits de l’homme dans de nombreux endroits du monde, malgré ses modestes ressources et malgré les limitations que lui impose sa condition de pays soumis à un blocus.

Les États-Unis ne sont pas en droit de nous faire la leçon. Nous sommes sérieusement préoccupés, pour notre part, devant la façon dont les droits de l’homme sont respectés et garantis dans ce pays, qui connaît de nombreux cas d’assassinats, de brutalités et d’abus de la police, notamment contre la population afro-étasunienne ; où le droit à la vie est violé à cause de la prolifération d’armes à feu ; où l’on peut constater le travail des enfants et de graves manifestations de discrimination raciale ; où les services de santé sont menacés de nouvelles restrictions qui laisseraient vingt-trois millions de personnes sans assurance-maladie ; où la femme ne touche pas le même salaire que l’homme ; où les émigrants et les réfugiés, notamment ceux provenant de pays islamiques, sont marginalisés ; où l’on prétend ériger des murs conçus pour discriminer et dénigrer les voisins ; et où les dirigeants bafouent des engagements internationaux visant à préserver l’environnement et à faire face aux changements climatiques.

Nous sommes tout aussi inquiets devant les violations des droits de l’homme que les États-Unis commettent dans d’autres pays, y compris dans le nôtre où ils maintiennent en détention arbitraire et torturent des dizaines de personnes sur le territoire qu’ils occupent illégalement dans la base navale de Guantánamo ; devant les exécutions extrajudiciaires et les assassinats de civils par drones interposés ; et devant les guerres déclenchées contre des pays comme l’Irak, fondées sur des mensonges tels que l’existence d’armes de destruction massive, avec toutes les conséquences néfastes que l’on sait pour la paix, la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient.

Nous rappelons que Cuba est partie à quarante-quatre instruments internationaux sur les droits de l’homme, alors que les États-Unis ne le sont qu’à dix-huit, de sorte que nous avons beaucoup à montrer, à dire et à défendre.

Quand ils ont décidé de renouer les relations diplomatiques, Cuba et les États-Unis ont ratifié leur intention de développer des liens de respect et de coopération entre leurs peuples et gouvernements, conformément aux buts et principes consacrés dans la Charte des Nations Unies. Dans sa Déclaration du 1er juillet 2015, le Gouvernement révolutionnaire de Cuba a réaffirmé : « Ces relations devront reposer sur le respect absolu de notre indépendance et de notre souveraineté, sur celui du droit inaliénable de tout État de choisir son système politique, économique, social et culturel, sans aucune ingérence de quelque nature qu’elle soit ; de l’égalité souveraine et de la réciprocité, tous principes incontournables du droit international », qui ont été d’ailleurs entérinés par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) quand ils ont signé à La Havane, à leur Deuxième Sommet, la Proclamation faisant de l’Amérique latine et des Caraïbes une Zone de paix. Cuba n’a pas renoncé à ces principes et elle n’y renoncera jamais !

Le gouvernement cubain réitère sa volonté de poursuivre un dialogue respectueux et une coopération dans des domaines intéressant les deux pays, ainsi que de négocier le contentieux bilatéral avec le gouvernement étasunien. Comme n’a cessé de le répéter Raúl Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de Cuba, les deux pays ont prouvé ces deux dernières années qu’ils pouvaient coopérer et coexister d’une manière civilisée, à condition qu’ils sachent respecter leurs différences et promouvoir tout ce qui est bénéfique aux deux nations et aux deux peuples. Mais qu’on n’espère pas en échange que Cuba fasse des concessions sur des questions inhérentes à sa souveraineté et à son indépendance, ni qu’elle accepte des conditions, de quelque nature qu’elles soient.

N’importe quelle stratégie visant à modifier le système politique, économique et social de Cuba, que ce soit par des pressions et des diktats, que ce soit par des méthodes plus subtiles, est vouée à l’échec.

Car c’est le peuple cubain qui continuera de décider en toute souveraineté, comme il l’a fait depuis 1959, des changements qu’il conviendra d’apporter à Cuba, telle, en l’occurrence, l’Actualisation de notre modèle économique et social.

Comme nous l’avons fait depuis le triomphe du 1er janvier 1959, nous courrons tous les risques et continuerons résolument, sûrs de nous, de bâtir une nation souveraine, indépendante, socialiste, démocratique, prospère et écologiquement durable.

La Havane, le 16 juin 2017

SOURCE :

VOIR ÉGALEMENT L'ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS:

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CANTAL : ses vaches dérangent ses nouveaux voisins, un agriculteur condamné à déménager ! [PÉTITION]

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Agriculture

Publié par El Diablo

photo d'illustration (source:Lozère Online)

photo d'illustration (source:Lozère Online)

Un agriculteur à la tête d'un troupeau de vaches, dans le village de Lacapelle-Viescamp, dans le Cantal, a été condamné à déménager sa ferme parce que ses voisins étaient incommodés par l'odeur de ses vaches et du fumier.

C'est une histoire qui agite tout le village de Lacapelle-Viescamp, dans le Cantal. Tout commence il y huit ans, lorsqu'un couple de citadins décide de s'installer dans ce petit village, calme et paisible, tout proche de la ferme de l'agriculteur. Mais quelques temps plus tard, cet éleveur de vaches Salers reçoit une convocation devant la justice, parce que ses voisins sont incommodés par l'odeur des vaches et du fumier. Sans avoir jamais dit un mot, ni pris la peine de discuter avec l'agriculteur, ce voisin grincheux décide de l'attaquer en justice. Le tribunal d'Aurillac est donc saisi, et finalement, rien n'est retenu contre le paysan, mais cette décision ne convient pas du tout au plaignant qui décide de faire appel.

L'agriculteur risque de cesser son activité

La Cour d'appel de Riom vient de donner raison au couple de citadins, et condamne l'agriculteur à éloigner ses vaches et ses bâtiments de stockage du fumier. La ferme, qui existe depuis 1802,

[...]

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

CANTAL : ses vaches dérangent ses nouveaux voisins, un agriculteur condamné à déménager ! [PÉTITION]

PÉTITION :

Soutien à mon voisin paysan de Lacapelle-Viescamp (Cantal)

Aujourd’hui, en 2017, et ici, à Lacapelle Viescamp, un agriculteur se meurt !

A cause d’un voisin grincheux, l’exploitant agricole du lieu-dit Jalles se voit contraint par la justice de modifier à grand frais son exploitation agricole, voire même d’envisager une cessation.

Comme le coq qui chante trop fort, comme les cloches des églises qui sonnent trop tôt, les vaches salers dérangent… Leur vue, leur odeur, leurs déplacements incommodent le plaignant.
Dans les colonnes de notre quotidien régional nous lisons souvent de pareilles histoires. Avouons-le, il nous arrive même d‘en sourire tant l’absurdité de ces querelles de voisinages parait inconséquente.

Et pourtant, voilà déjà 8 ans que cela dure ! Sans tentative de discussion préalable, sans un mot, ce voisin dépose une plainte. L’huissier remet à notre jeune exploitant une convocation chez le conciliateur. Le motif ? Des ballots d’enrubannage incommodants. Avant même les recommandations du médiateur, les balles sont stockées sur un lieu choisi par le plaignant. Mais là encore c’est insuffisant. S’ajoutent ensuite les vaches, la grange, un bâtiment, la fosse à fumier évidemment...même le passage sur la petite route communale pose problème.

Malgré l’entente trouvée avec le conciliateur, le tribunal d’Aurillac est saisi. Rien n’est retenu contre l’agriculteur.
Mécontent de cette décision le plaignant fait appel.

Le jugement tombe :

L’agriculteur de Jalles a 8 mois pour se mettre en conformité :

- Obligation de placer les ballots d’enrubannage à 50m de l’habitation du voisin.

> Cette distance n’est pas réglementée par la loi.
(Les balles sont à la bonne distance depuis le passage du conciliateur il y a 6 ans.)

- Interdiction d’utiliser les bâtiments pour loger les animaux.

> La grange existait bien avant l’installation du riverain
(Les vaches devront dormir dehors été comme hiver.)

- Obligation de mettre les ouvrages de stockage fumier et lisier à 50m de cette maison (aujourd’hui à 35m).

> Ces ouvrages respectent pourtant les normes en vigueur.

Les conséquences sont dramatiques !

Même avec la meilleure volonté du monde, cette mise en conformité est impossible !
L’exploitation est ancienne (depuis 1802), les limites de propriété ne sont pas modulables, les riverains sont de tout cotés.
Dans 8 mois, notre exploitant, qui n’a pas les moyens de s’installer ailleurs, n’aura d’autres choix que de cesser son activité.

C’est la consternation à Jalles!

D’autant plus que cette décision fera certainement jurisprudence.
Les agriculteurs de la commune et d’ailleurs se retrouveront donc à la merci de n’importe quel caprice de voisins malveillants.

Et les agriculteurs ne sont potentiellement pas les seuls concernés.

Le plaignant a obtenu gain de cause mais cela lui suffira-t-il ?
A qui le tour ensuite ? Un chien qui aboie, des enfants qui jouent, des randonneurs qui passent, une fête d’anniversaire, le bac à poubelle qui claque, un cop qui chante, une voiture bruyante…
Nous sommes tous coupables et condamnables !

Pourtant ce conflit aurait pu être évité.
L’exploitant et ses soutiens regrettent que les représentants communaux n’aient pas joué leur rôle de médiateur au début de l’affaire. La réunion des deux parties aurait pu calmer les esprits. Cette rencontre n’a jamais eu lieu. Pire, seul le son de cloche du voisin grincheux a été pris en compte par la mairie et personne n’est venu prendre la version du deuxième protagoniste en 8 ans.

Notre paysan a décidé de se pourvoir en cassation En attendant cette nouvelle audience (en 2020 ou 2021), il a le moral au plus bas !
« Ça fait six générations que mes ancêtres travaillent cette terre et on vient nous mettre dehors ? »

Nous pouvons l’aider de façon simple :
Apportez votre soutien en signant cette pétition qui sera transmise à nos élus ainsi qu'au ministre de l'agriculture qui rappelons-le est Cantalien.

Merci pour votre lecture.

Soutien à Nicolas.

Cette pétition sera remise à:

Ministre de l'agriculture

POUR SIGNER LA PÉTITION LIEN CI-DESSOUS :

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Une nouvelle performance postmoderne de l’europarlement. Par le journal "RUPTURES"

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique

Une nouvelle performance postmoderne de l’europarlement

le 13 juin 2017
l'europarlement s'attaque à l'étiquetage

L’Assemblée de Strasbourg, au terme d’un long processus de décision, vient de réformer à nouveau l’étiquetage des appareils electro-ménagers. Chapeau bas !

 

Voilà qui va – enfin ! – faire taire tous ceux qui se permettent de moquer l’europarlement, voire les impies qui mettent en doute sa légitimité. Ce 13 juin, les 750 eurodéputés viennent de procéder, en séance plénière, à un vote dont l’importance pour les fondements de la pensée contemporaine n’échappera à personne.

Les honorables parlementaires ont réussi à réformer une nouvelle fois l’étiquetage énergétique des appareils électro-ménagers. Plus précisément, ils ont solennellement décidé d’abolir les catégories A+, A++, et même A+++, celles-là mêmes qu’ils avaient de leur propre chef ajoutées en 2010. Et ce, à l’époque, afin de mettre en valeur les efforts exceptionnels des industriels pour soigner la planète grâce à des économies d’énergie.

L’on en reviendra donc à l’échelle précédente, graduée de A (adaptée à cette louable catégorie de consommateurs qui coupent le robinet en se lavant les dents et en pensant à leurs petits enfants) à G (destinée à la clientèle insensible à l’environnement en général, et aux hamsters de la pampa en particulier).

Le processus de décision a bien sûr inclus la phase de « trilogue » qui vise à concilier les positions de l’europarlement avec celles de la Commission et du Conseil européens

Le processus de décision européen qui a abouti à revenir à la position initiale sur cette thématique anthropologique considérable a duré deux ans. Il a bien sûr inclus la phase dite de « trilogue » qui vise à concilier les positions de l’europarlement avec celles de la Commission et du Conseil européens.

Et pour montrer que décidément, à Strasbourg, on ne rigole pas, le résultat législatif sera non plus une directive (qui nécessite d’être transposée dans les droits nationaux) mais un règlement (qui est d’application immédiate dans tous les Etats membres).

Il serait donc gentil, lorsque vous achèterez votre prochaine machine à laver, d’avoir une petite pensée reconnaissante pour l’énergie qu’a déployée l’europarlement afin de vous aider à choisir le modèle le plus environnemental et citoyen.

A moins que vous ne décidiez – la planète le mérite bien – de désormais laver votre linge à la main. Ca sera sans doute la prochaine recommandation européenne. A+.

 

https://ruptures-presse.fr/perles/europarlement-electromenager-etiquetage/

 

 

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GRÈCE: la violence imbécile des créanciers !

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Grèce, #Le fascisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Grève et manifestation, le 25 mai 2017, des motocyclistes livrant de la nourriture

Grève et manifestation, le 25 mai 2017, des motocyclistes livrant de la nourriture

Par Michel Husson

Le 18 mai 2017, le Parlement grec a voté à une courte majorité (les députés de Syriza et ANEL: soit 153 députés sur 300) un nouveau train de mesures d’austérité qui couvre la période 2018-2021. En réalité, il s’agit de la transposition d’un volumineux document de 941 pages préparé par les créanciers et de la mise en musique de «l’accord» conclu avec la Commission européenne le 2 mai. Le document préparatoire, le Draft Preliminary Agreement [1] (que le site Keep Talking Greece a fait fuiter) donne un aperçu de l’étendue des champs couverts. La Grèce n’est plus une démocratie: ce sont les créanciers qui rédigent les lois.

L’acharnement

Cela n’a pourtant pas suffi. La réunion du 22 mai de l’Eurogroupe (la réunion des ministres des finances) devait acter la bonne mise en œuvre des réformes en cours. Cela aurait permis de débloquer une nouvelle tranche de prêt de 7,5 milliards d’euros permettant de faire face à une échéance de 7 milliards en juillet et de rendre les titres de la dette grecque éligibles à la BCE (Banque centrale européenne). Mais les ministres européens ont refusé de donner quitus à leur collègue grec, certaines des réformes, notamment des retraites, n’étant pas assez avancées à leurs yeux.

La position des Européens était dictée par Wolfgang Schäuble et le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Elle consiste à maintenir une pression constante sur les Grecs et à repousser autant que possible toute discussion sur un nouvel allègement de la dette grecque que demande le FMI. Les motivations sont évidemment d’ordre politique (les prochaines élections en Allemagne), doctrinal (le respect des règles) et punitif (tuer toute velléité de politiques alternatives).

Il existe par ailleurs une divergence de vues entre les institutions européennes et le FMI. Ce dernier souffle le chaud et le froid: il déclare que la dette grecque est insoutenable, mais préconise en même temps des mesures supplémentaires encore plus dures que celles des Européens. Cette position difficile à interpréter renvoie à la volonté de ne plus reproduire l’erreur commise en 2010, qui avait consisté à violer ses statuts qui lui interdisent de prêter à un pays dont la dette est insoutenable [2]. A l’appui de cette interprétation, on peut remarquer que le FMI débat actuellement des State-contingent Debt Instruments for Sovereigns. Il s’agit de titres de la dette publique dont les intérêts et le principal sont indexés sur le PIB (GDP-linked bonds) ou à maturité variable (sovereign cocoscontingent convertibles). Mais les directeurs exécutifs sont partagés comme le montre le compte-rendu de la discussion sur le rapport du staff du FMI [3], publié par coïncidence le même jour que la réunion de l’Eurogroupe. Le FMI est donc divisé, en butte aux obstructions des représentants européens en son sein.

La feuille de route de Bruno Le Maire

Yanis Varoufakis rappelait récemment [4] les promesses de soutien en faveur d’une « solution durable» que lui avait faites Emmanuel Macron, alors qu’ils étaient tous deux ministres.

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BREST (Finistère) : Les salariés DCNS de l’Île Longue en grève

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le syndicalisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

source photo : Ouest-France

source photo : Ouest-France

Depuis jeudi [15/06/2017], les salariés de DCNS basés à l’Île Longue sont en grève. Selon eux, la direction envisagerait de leur supprimer neuf jours de repos compensateurs.

80 à 90 % des 250 ouvriers et techniciens de DCNS basés à l’Île Longue, près de Brest, seraient concernés par le mouvement de grève démarré jeudi.

Ils protestent contre une proposition de la direction qui envisagerait, selon eux, de supprimer neuf de leurs jours de repos compensateurs liés aux contraintes du site de l’Île Longue.

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Régression sociale c'est non. Par le Front Syndical de Classe.

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Le syndicalisme, #l'horreur économique, #Le socialisme

Régression sociale c'est non.

Régression sociale c'est non. Par le Front Syndical de Classe.

 

 

 

Georges Séguy au lendemain des élections législatives de 1978 remportées contre toute attente par la droite : « Ce que les travailleurs n'ont pas pu avoir avec leur bulletin de vote, ils l'obtiendront par l'action. »

 

La régression sociale, c'est non !

Progrès social, paix, démocratie !

 

Un système médiatique confisqué par les plus riches qui assènent chaque jour une propagande totalitaire, un système politique qui donne la présidence et 75 % des députés à un parti représentant 15 % des électeurs, des euro-politiques uniques appliquées par la droite et par le parti « socialiste » depuis plus de 30 ans qui ont écœuré les jeunes et les classes populaires trouvant dans l'abstention de masse le moyen de protester, après le « sursaut Mélenchon » au 1er tour de la présidentielle...

 

Le résultat est que le Medef et l'UE vont exercer directement le pouvoir en la personne du président-banquier Macron pour imposer leur potion amère aux classes populaires et favoriser toujours plus les profits des grands groupes privés avec au programme : ubérisation et casse du code du travail, privatisations, compression des salaires et des pensions, casse de l'indemnisation du chômage, de la sécu et des retraites par répartition, militarisation et Otanisation, euro-dissolution des conquêtes du CNR et de la souveraineté nationale et populaire, alignement culturel et linguistique sur les USA avec le retour en vue du TAFTA (grand marché transatlantique entre l'UE de Merkel et les EU de Trump)…

 

Bien entendu, le pouvoir sait que dans « le pays classique de la lutte des classes » qu'est la France, cette offensive généralisée entraînera une riposte du monde du travail d'autant que la période électorale n'a été marquée par aucun attentisme social mais a connu au contraire de nombreuses luttes contre les fermetures d'usines ou de services hospitaliers (plus de 1000 hôpitaux, ehpad, cliniques, établissements de santé divers, en lutte depuis le début de l'année), contre la criminalisation du syndicalisme ou l'épuisement au travail, pour des augmentations de salaires et les conditions de travail (commerce, conducteurs matières dangereuses, chauffeurs Uber...).

L'idée du pouvoir est donc aussi d'en finir une fois pour toutes avec la résistance populaire française admirée dans de nombreux pays étrangers en lui infligeant une défaite décisive.

C'est pourquoi les grandes manœuvres sont entamées pour isoler la CGT et briser le Front Syndical qui mena la lutte contre la loi travail en 2016.

C'est pourquoi aussi Macron veut intégrer à la loi normale les mesures d’exception de l’État d'urgence (permettant au préfet d'interdire n'importe quelle manifestation, site internet ou d'assigner à résidence quiconque s'en prendrait à la politique des pouvoirs publics…), allant jusqu'à susciter l'inquiétude du New York Times sans qu'en France les éditorialistes aux ordres ne s’émeuvent beaucoup. Il faut dire qu'ils n'avaient pas hésité à comparer le syndicalisme à du terrorisme et la CGT à Daesh l'an dernier en pleine lutte contre l'euro-loi el-khomri...

 

Sans attendre que le gouvernement daigne préciser ses projets dont nous connaissons déjà la dangerosité et l'étendue, l'urgence aujourd'hui est de soutenir toutes les luttes en cours et de préparer l'affrontement de classe qui vient en faisant tout pour être à la hauteur de l'offensive construite et planifiée par le pouvoir contre le monde du travail et les classes populaires. Et en posant la perspective d'un mouvement d'ensemble bloquant la production du profit indispensable pour gagner.

 

De nombreuses initiatives locales, départementales ou régionales de mobilisation sont d'ores et déjà annoncées en ce sens en particulier par des organisations de la CGT, à l'image de l'appel de la fédération CGT de la Chimie à « engager une guerre totale de mobilisation et à construire un processus de luttes au plus haut niveau et dans la durée » ou de la manifestation du 27 juin à Paris à l'initiative de l'URIF avec pour mot d'ordre : « la régression sociale sauce Macron, c'est non ! »

 

Le Front Syndical de Classe appelle à participer massivement à toutes ces initiatives, à renforcer les liens intersyndicaux et interpro entre organisations de base, à mettre en lumière le lien entre toutes les contre-réformes à venir et à construire des plate-formes revendicatives offensives et unificatrices.

 

C'est bien le capitalisme en crise qui est responsable des régressions sans limite et des guerres impérialistes. C'est bien l'Union européenne, avec l’aide de la Confédération Européenne des Syndicats, qui pilote et formate les plans de contre-réformes dans tous les secteurs.

 

Et c'est bien le monde du travail public-privé, de la jeunesse, des retraités qui, unis, ont la solution entre leurs mains pour imposer un changement de société permettant tout à la fois de retrouver la voie du progrès social, de la paix, de la démocratie et de la souveraineté populaire.

 

Front Syndical de Classe, 17 juin 2017

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Natacha Polony écartée définitivement des médias, en voilà l'explication claire et nette en une vidéo de 3 minutes !

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Les média

Natacha Polony écartée définitivement des médias, en voilà l'explication claire et nette en une vidéo de 3 minutes !
Dans celle ci on entend clairement Natacha Polony dire toute la vérité sur ce système autoritaire! C'est une vraie pro ! Mais cela lui a coûté sa place à Paris Première TV et Europe 1 Radio !
Et oui une journaliste professionnelle et objective maintenue à son poste mais ça va pas ou quoi !!!
Il faut être un Patrick Cohen ou un Hanouna pour passer d'un média à un autre et cela sans talent, sans objectivité et crétin comme pas possible !
Donc il est logique que la grande Natacha Polony oublie Polonium et autres émissions dans ces médias mainstream aux ordres !
Bienvenue dans la résistance chère Amie !

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APPEL du 18 juin 1940 : le général de Gaulle entre en RÉSISTANCE

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La guerre, #l'horreur économique, #L'armée française, #l'Allemagne, #le nazisme, #Le fascisme

Appel du 18 juin 1940 - DIscours enregistrée le 22 juin 1940 par le Général de Gaulle

« Canempechepasnicolas » se souvient :

Dès le 17 juin 1940, le jour où Pétain demande l’armistice - celui-ci acceptera les conditions humiliantes de l'Allemagne - Charles de Gaulle refuse la capitulation et entre en résistance. Il est bien seul parmi les représentants de sa classe à prendre le chemin de la dissidence. Il sera quelques semaines plus tard condamné à mort par les tribunaux de Vichy...pour trahison !

Et à Montoire, en octobre 40, Pétain rencontre Hitler et « entre dans la collaboration », appuyé par les industriels et financiers qui, pour maintenir leurs profits, acceptent de travailler pour l'Allemagne.

A l'opposé, les premières manifestations populaires hostiles à la Collaboration se développent à l'appel de syndicalistes et de communistes entrés en clandestinité. La répression commence dès cet été 40 à l'encontre des « saboteurs » d'installations allemandes et nombre de militants PCF, dont 27 seront fusillés un an plus tard à Chateaubriand...

Depuis Londres, le général de Gaulle prononce, le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, un appel à la résistance invitant les Français à refuser la défaite et à combattre. Celui-ci n'a pas été enregistré, les techniciens de la BBC étant alors trop occupés à préparer l'enregistrement du discours de Winston Churchill, Premier ministre britannique. Retrouvez ci-dessous les circonstances et le texte exact du discours du 18 juin 1940 du général de Gaulle.

 

APPEL du 18 juin 1940 : le général de Gaulle entre en RÉSISTANCE

Le contexte

Le 16 juin 1940 suite à la démission du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général de Gaulle décide de partir le lendemain pour l'Angleterre afin de poursuivre le combat.
Accompagné de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel, il s'installe provisoirement dans un appartement prêté par un Français, près de Hyde Park, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place.

Il y rédige le texte de l'Appel qu'il prononce le 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Dans ses Mémoires de Guerre le Général décrit les circonstances qui ont entouré l'Appel.
« La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s'offrait pour cela. Dès l'après-midi du 17 juin, j'exposai mes intentions à M. Winston Churchill.

Naufragé de la désolation sur les rivages de l'Angleterre qu'aurais-je pu faire sans son concours ?

Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l'utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l'armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu'il l'avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l'on connaît. »

SOURCE :

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il y a 77 ans : L'APPEL du 17 JUIN 1940 de Charles TILLON, éclipsé par celui du 18...

17 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #Le fascisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Charles Tillon

Charles Tillon

L’Appel longtemps « oublié » de Charles Tillon

Charles Tillon est né en Juillet 1897. Mobilisé en 1916 dans la marine, il est l’un des dirigeants de la mutinerie de la mer Noire en juin 1919, ce qui lui vaut d’être condamné à cinq ans de bagne au Maroc. Il adhère au PCF et à la CGTU, devient membre du Comité central du Parti Communiste en1932. En 1936 il est élu Député d’Aubervilliers.

En décembre 1939 Benoît Frachon au nom de la direction du Parti communiste, l’envoie à Bordeaux où dans la clandestinité il prend pour le PCF, la responsabilité de la région. Le 17 juin 1940, alors que les allemands sont entrés dans Paris, Philippe Pétain accède au Pouvoir. « C’est le cœur serré, annonce-t-il dans un discours radiodiffusé, que je vous dis qu’il faut cesser le combat. »

C’est ce même jour, après avoir entendu l’appel de Pétain à la capitulation, que Charles Tillon rédige un appel intitulé selon certains : « Peuple de France » et dont le soir même il entreprend la diffusion. Charles Tillon sera l’un des principaux organisateurs de la Résistance communiste et sera le chef du Comité militaire National des Francs- Tireurs et Partisans auquel, participa également Laurent Casanova en tant que représentant du Front National (1).

L’appel lancé par Charles Tillon le 17 juin 1940, est un appel à la résistance sur le territoire national. C’est explicitement un appel au combat antifasciste et pour la reconquête de l’indépendance nationale. … « Cet appel n’est pas une initiative purement personnelle. Lorsqu’il le rédige, Charles Tillon est mandaté par le Comité central pour réorganiser le parti communiste dans tout le Sud-Ouest de la France… » Lire ci-dessous, la présentation de l’appel rédigée par Antoine Porcu (L’Humanité 4 mars 2006).

Charles Tillon et d’autres prestigieux dirigeants communistes de la Résistance, tels Laurent Casanova, Marcel Servin, Pierre Hervé (membre du CNR), Maurice Kriegel-Valrimont, Jean Pronteau, Jean Pierre Vigier, Georges Guingouin…ont été démis de leurs responsabilités à la direction du PCF et le plus souvent, exclus du Parti.

Ce fut une erreur stratégique fondamentale aux conséquences euro-atlantiques toujours actuelles. L’Histoire montre que pour nous communistes, d’hier et d’aujourd’hui, une autre stratégie, que celle qui allait mener au pouvoir un pétainiste reconverti dans l’euro –atlantisme, pour installer la dictature maastrischienne, était et reste possible.

Après plus de 60 ans d’errance stratégique, il est bien tard, mais d’autant plus urgent de revenir à l’esprit de la Résistance et du rassemblement populaire autour du programme réactualisé du CNR.

(1) Le Front National dont il est question n’est pas celui des Le Pen mais un large rassemblement antifasciste et patriotique de la Résistance, créé à l’initiative des communistes et tout particulièrement de Pierre Villon.

Claude Beaulieu.

16 décembre2008

 

il y a 77 ans : L'APPEL du 17 JUIN 1940 de Charles TILLON, éclipsé par celui du 18...

Antoine Porcu présente le texte de cet appel et en explique le sens dans "L’Humanité":

« L’appel de Charles Tillon est un appel à la résistance sur le territoire national, tandis que celui du général de Gaulle s’adresse d’abord aux français présents en Angleterre pour leur demander de se rassembler autour de lui. Par ailleurs, l’appel de Charles Tillon est explicitement lancé au nom de la lutte contre le fascisme.

Cela le différencie également de l’appel de Thorez et Duclos du 10 juillet 1940, conforme à la ligne de la IIIe Internationale. Celle-ci réduisait la guerre en cours à un affrontement anti-impérialiste. Cela ne permettait pas de cerner la spécificité du phénomène fasciste. À l’inverse, Charles Tillon en appelle au rassemblement du peuple dans l’action contre le « fascisme hitlérien », dans le droit fil de la stratégie du Front Populaire pour laquelle Maurice Thorez s’était lui-même battu.

Depuis la Libération, la propagande anticommuniste affirme que les communistes ne sont entrés en résistance qu’en juin 1941, lorsque l’Union soviétique est attaquée par les nazis. C’est une parfaite falsification. D’ailleurs, l’importance de ce texte a été appréciée par la direction clandestine du Parti Communiste, laquelle intègre Charles Tillon, à la demande de Benoît Frachon. Mais derrière ce genre d ‘accusation, c’est le rapport même des communistes au peuple français de l’époque qui est questionné. L’appel de Charles Tillon permet de lever toute ambiguïté. Il prouve que l’engagement des communistes s’est fait indépendamment des directives de la IIIe Internationale.

Car cet appel n’est pas une initiative purement personnelle. Lorsqu’il le rédige, Charles Tillon est mandaté par le Comité central pour réorganiser le parti communiste dans tout le Sud-Ouest de la France. Son appel y rencontre un certain écho. Les kiosquiers de Bordeaux l’insèrent dans les journaux. Il parvient même jusqu’aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Le Parti communiste français a été traversé par de nombreuses et dramatiques contradictions. Mais il a toujours été avant tout un collectif de femmes et d’hommes mobilisés pour l’émancipation humaine. Le combat pour cette reconnaissance est crucial dans un contexte où la droite la plus réactionnaire reprend le flambeau de la virulente campagne anticommuniste d’après-guerre dans le but de briser tout espoir de transformation sociale. »

Antoine Porcu (1) dans un entretien donné à « l’Humanité » du 4 mars 2006.

SOURCE :

Un article du quotidien "La Montagne" publié

lors de la disparition de Charles Tillon en 1993:

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