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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #l'horreur economique tag

Le documentaire réalisé par Jacques Cotta sur "La Violence Sociale" est diffusé mardi 23 mai à 23h15 sur France 2

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique

Le documentaire réalisé par Jacques Cotta sur "La Violence Sociale" est diffusé mardi 23 mai à 23h15  sur France 2

… Sa réalité, ses causes, ses responsables… Documentaire Mardi 23 mai - 23h15 - France 2.

Par Jacques Cotta • 

 

 
Le dernier documentaire que j'ai tourné concerne la violence sociale. En campagne électorale, les candidats ont coutume d’aller voir les ouvriers en détresse et de leur promettre un sort meilleur. Nicolas Sarkozy en 2008, François Hollande en 2011 dans la sidérurgie, Marine Le Pen et Emmanuel Macron dernièrement à l’usine Whirpool d’Amiens. Mais pour quel résultat ?

Octobre 2015. Le président de la république, François Hollande réaffirme une des priorités de son quinquennat, la « modernisation du dialogue social ». Quelques jours seulement après cette nouvelle déclaration de bonnes intentions, la chemise du DRH d’air France en lambeaux, arrachée dans une bousculade sans précédent au sortir d’un CCE de la compagnie par des employés en colère, vient montrer la distance qui existe de la coupe aux lèvres.

L’image fait le tour du monde. La réalité du « dialogue » au grand jour ? Il n’est plus question dans les commentaires des hommes politiques, des éditorialistes, des responsables de la compagnie que de « violence sociale inacceptable ».

Pierre Gattaz réclame une punition. Le premier ministre Manuel Valls lui emboite le pas. Il qualifie les salariés de « voyous » et affirme « qu’il n’existe aucune excuse, pas même la violence sociale, à des actes de violence contre les personnes » ....

Nous y voilà ! En creux le terme est évoqué. « La violence sociale ». Mais de quoi s’agit-il ? Dans le fond, la chemise du DRH est-elle anecdotique ou au contraire révélatrice d’une situation qui dépasse la seule compagnie aérienne et qui témoigne d’une réalité sociale insupportable à des millions de salariés ?

Vision exagérée ou au contraire lucide ?
Pour comprendre, il fallait se rendre auprès des principaux intéressés, les rencontrer, les écouter.

Faudrait-il comme pour se rassurer limiter la violence sociale aujourd’hui à quelques « excités » ou au contraire reconnaître qu’elle n’a rien de bien original et a toujours été une des conséquences des rapports sociaux. Air France ne fait-il pas suite à une série d’autres évènements qui expriment les mêmes malaises ? Manifestations, bousculades, affrontements, occupations d’usines, séquestration de patrons... Dernièrement la situation des « Goodyear » passés en justice pour s’être opposés à plus de 1200 licenciements et avoir retenu leur responsable durant une trentaine d’heures vient indiquer la réalité d’une violence visible, mais aussi et surtout de celle dont on ne parle pas, ou peu, la violence subie qui pousse à commettre des actes tout aussi déterminés qu’ils ne sont pas prémédités.

Les manifestations de colère à Air France ou Goodyear sont-elles le « privilège » de ces entreprises, ou au contraire susceptibles d’atteindre celles qui se croient à l’écart au nom d’un dialogue social souvent plus imaginaire que réel ?

La société évolue souvent sous le coup de tensions, d’affrontements, de violence aussi. Encore faut-il tenter d’en saisir la signification et s’interroger sur les causes réelles et profondes qui peuvent pousser n’importe quel salarié, là dans l’industrie, ici dans les services, là dans le privé, ici dans le public à utiliser des méthodes à l’encontre de son patron ou de son responsable jusque-là inenvisageables…

La violence sociale aujourd’hui ? Il ne sert à rien d’attendre de nouvelles manifestations ouvrières pour l’évoquer. Elle est annoncée, programmée avec la « réforme » du code du travail jusqu’au bout dans la foulée d’El Kohmri, par l’utilisation des ordonnances, comme l’a annoncé le nouveau président de la république, Emmanuel Macron, dans la campagne électorale.

Derrière la réalité de la violence sociale se trouve un système qui désespère et broie l’individu. Derrière la violence ouvrière se trouve la violence patronale. Appréciation d’un autre temps ? Avec la réalité des faits, c’est cela aussi qu’il me semblait important d’aborder. Les responsabilités politiques, économiques et sociales qui désespèrent et poussent à l’action. Bref qualifier le mal pour tenter de réfléchir à un remède…


Documentaire:
"
Dans le secret de la violence sociale"
Mardi 23 mai 2017 à 23h15
France 2


Jacques Cotta
le 19 mai 2017
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Emmanuelle Gaziello, candidate de la France Insoumise dans la 1° circonscription des Alpes de Haute Provence.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Emmanuelle Gaziello, soutien de Jean-Luc Mélenchon, revient sur les excellents scores du candidat de la France Insoumise dans les Alpes du Sud. Mais aussi sur le choix entre Macron et le Pen pour le second tour.
 
 
 
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La France "En Marche" de Pétain à Macron ! "En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron ! Par Christophe Certain.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Macron

lundi 8 mai 2017

 

La France "En Marche" de Pétain à Macron !

 
 

"En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron !

 

http://k6fm.com/images/stories/flexicontent/l_emmanuel-macron-en-marche-poing-lev.jpg





Toutes les dictatures sont "conduites" par un guide suprême !
Le Duce Benito Mussolini, le Führer Adolf Hitler ou le Conducător Nicolae Ceaucescu, ce sont au sens premier des conducteurs, bref des chauffeurs. 
"Führer" vient du verbe allemand "fahren" qui veut dire conduire. 
"Duce" vient du mot latin dux, qui signifie conducteur. 
Pas besoin de traduction pour le "conducator" Ceaucescu. 
Le dictateur est celui qui guide le peuple, dans une dynamique de mouvement. 
Un "mouvement" tellement présent dans le parti "En Marche" d’Emmanuel Macron qu’on ne peut qu’en conclure qu’il est lui-même le conducteur de ce "mouvement" et qu’il se propose d’être lui-même le "chauffeur" de la France.
Est-ce un hasard alors si "la France en Marche" était le slogan du gouvernement de Pétain ? 

Il se situait exactement dans la logique du "Führer" et du "Duce", puisque si la France était en marche, Pétain était forcément celui qui conduisait cette marche, le "conducator" à la française. 
Quand on tente de nous imposer le vote Macron comme un barrage contre le fascisme, on commence à se demander si le Front national n’est pas l’ennemi apparent, le véritable ennemi avançant masqué. 


 

 


 

Cette obsession pour le mouvement rappelle d’ailleurs étrangement l’injonction omniprésente de la "mobilité" dans le catéchisme managérial. 
Si vous n’avez pas de travail c’est parce que vous n’êtes pas assez mobile. 
Personne ne veut être "mobile". 
La mobilité permanente, comme fin en soi, c’est l’affaiblissement ou la destruction des liens, des structures, de la famille, des amis, des repères, pour que in fine, l’homme/femme sans lien et sans repère soit totalement soumis au "mouvement" qu’on va lui imprimer.

Dès lors, on peut s’inquiéter à juste titre du nom "En Marche" du parti politique d’Emmanuel Macron. 

En marche vers quoi exactement ? 
Quel est le sens de ce "mouvement" politique ? 
Peut-être vaut-il mieux que nous ne le sachions pas. 
Cette marche, comme la "mobilité", n’a pas d’autre but qu’elle-même, tourner sur place pour étourdir les gens et les rendre plus aisément manipulables, tout en rejetant sur eux leur incapacité à trouver une place dans la société. 
Attali dit que dans la société idéale ubérisée "pour ceux qui n’ont pas de talent ce sera plus difficile". 
Si vous êtes au chômage, ce n’est pas parce que votre usine a été délocalisée en Chine, c’est tout simplement parce que vous manquez de talent. 
C’est la mobilité des gobelets dans le bonneteau financier, le mouvement des travailleurs dans le jeu des chaises musicales.

 

L’Uber-chauffeur est le modèle macronien de l’homme nouveau !

 



 

Mais on touche le sublime lorsqu’on en arrive à l’éloge de l’homme "ubérisé". 
Si l’on reprend notre métaphore du dictateur comme "conducteur", du peuple, comment ne pas prendre acte du fait que l’emblème de la révolution macronienne est le "chauffeur" Uber ? 
"L’Ubérisation" de la France est sur toutes les lèvres. 
Attali le dit explicitement : "je pense qu’on va vers une ubérisation générale du travail qui n’est pas une mauvaise chose en soi".
Si l’ubérisation de la France est "en marche", alors Macron devient métaphoriquement le chauffeur Uber, l’Uber-chauffeur de la France !
Tout ce corpus est tellement riche de symboles, que c’en est même trop. 

Ce n’est plus une métaphore filée, c’est un feu d’artifice, c’est notre avenir qui s’écrit en lettres de feu dans cette ubérisation des esprits.
Le chauffeur de taxi est le prototype idéal de l’homme ubérisé. 

Par une incroyable conjonction du sens, le chauffeur de taxi est évidemment "mobile". 
"Automobile", même si l’on peut se permettre un jeu de mot, comme Macron qui n’hésite pas à dire que la société Uber "offre des perspectives de mobilité" à ses chauffeurs de taxi. 
Il s’agit également en l’occurrence de mobilité sociale, mais quelle perspective de mobilité sociale peut bien offrir un travail de semi-esclave sous-payé ? 
Assurément aucune, à part l’envie d’en sortir très vite. 
Macron se paye de mots. 
Aucune importance, qui a relevé ces paroles ? 
Comme tous les vrais dictateurs, Macron annonce ce qu’il va faire et il va le faire. 

 

http://www.solidariteetprogres.org/IMG/jpg/uber.jpg

 

 


"über" signifie "au-dessus de" en Allemand. 
Le modèle de l’homme nouveau hitlérien, celui que les dictatures les plus ambitieuses ont toujours cherché à créer, s’appelait l’Ubermensch, littéralement, le surhomme. 
"J’ai vu l’homme nouveau et j’ai eu peur" a pu ainsi déclarer Hitler dans l’un de ses discours. 
Le slogan de l’Allemagne hitlérienne était "Deutschland über alles". 
Un vocable décidément très connoté, même s’il s’agit d’un mot courant en Allemand. 
Depuis que l’on parle de cette société Uber, je m’étonne toujours d’une part que des dirigeants aient osé donner un nom pareil à leur société, connaissant les antécédents, et d’autre part que personne n’ait jamais fait le lien entre une société qui crée un modèle de chauffeur esclave et un mot dont le souvenir en France est directement lié au nazisme. Cela va au-delà d’une erreur de marketing. 
C’est un modèle de société qui voit le jour, un modèle revendiqué en filigrane, volontairement ou de façon inconsciente. 
On peut d’ailleurs remarquer au passage que ce mot "société" désigne aussi bien une société à but lucratif, comme Uber, que la structure civile dans laquelle nous vivons, "la société". 
Uber est donc le modèle futur de la société. 
C’est un modèle commercial.
 

 

 


Puisque l’on parle beaucoup du fascisme en ce moment, rappelons que la vraie nature du fascisme, comme il a été instauré en Italie, mais aussi en Espagne ou en Amérique du Sud, est l’alliance de l’état et des puissances financières et industrielles, contre les citoyens. 
Le fascisme interdit ou corrompt les syndicats, réprime les grévistes, supprime le droit du travail et capte tout l’argent disponible à son profit. 
En se focalisant sur les aspects purement répressifs, on perd de vue que la violence n’est qu’un moyen au service de l’asservissement du peuple. 
Le travail forcé, l’esclavage par la dette, l’ubérisation sont des méthodes fascistes. 
Toute la subtilité vient du fait qu’il n’est plus nécessaire de recourir à la schlague pour faire travailler le populo. 
En actionnant depuis 40 ans les leviers de la dette, en dérégulant le marché du travail, en délocalisant les usines, en important massivement des travailleurs immigrés, l’ingénierie sociale a "conduit" les Français à s’auto-fasciser, se mettant eux-mêmes en situation de demandeurs pour des travaux ingrats et sous-payés. 
Un rêve néo-libéral, un rêve fasciste prend forme.
Macron nous dit lui-même de l’homme ubérisé que "la rémunération ne suit pas toujours, mais il a accès à l’activité économique". 

 

 

https://lacgt44.fr/IMG/png/chomage-le-miracle-de-noel_5515454-l.png

 


De quoi parle-t-on ici ? 
Prenons acte tout d’abord de l’extraordinaire inversion des objectifs et des moyens : l’activité économique, c’est-à-dire le travail, nous est présenté dans cette citation comme le but essentiel. 
Il "a accès" à l’activité économique, comme si c’était un droit essentiel, au même titre qu’on "a accès" à l’éducation, ou à l’eau courante, mais un accès décorrélé d’un quelconque salaire. 
La rémunération, qui est pourtant le but essentiel du travail, et bien souvent le seul, nous est présentée ici comme accessoire, elle ne "suit pas toujours". 
C’est-à-dire qu’on peut à la limite travailler gratuitement, ou pour une rémunération symbolique, comme les contrats à 1€ de l’heure pour les migrants en Allemagne, l’essentiel étant pour Macron "d’avoir accès à l’activité économique".
Évidemment, dans une situation provisoire, il est toujours préférable d’avoir un travail mal payé que pas de travail du tout, mais l’ubérisation du monde ne permettra jamais que les choses s’améliorent, bien au contraire. 

Comme la "mondialisation heureuse" d’Alain Minc, autre mentor de Macron, l’ubérisation heureuse ne verra jamais le jour. 
Il faudra au contraire accepter toujours plus de précarité, pour des salaires toujours plus faibles. 
Faute de sortir de l’euro et de l’union européenne, la seule voie économique que suivent nos dirigeants est la baisse massive des revenus des Français. 
Voilà le programme réel de Monsieur Macron et consorts. 
Préparez-vous à être ubérisé.


Par Christophe Certain (son site ici)
Source :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/
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Un « modèle » pour MACRON ? 13 millions de nouveaux PAUVRES en ALLEMAGNE

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Allemagne, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Economie, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Le socialisme

Le FMI alerte sur la hausse du risque de pauvreté en Allemagne

Selon le Fonds, qui prône une « croissance inclusive », Berlin dispose de marges de manœuvre financières pour agir en faveur des travailleurs pauvres.

A qui profite l’insolente prospérité allemande ? Comment doivent se répartir les fruits de la croissance d’un pays dont la plupart des indicateurs économiques sont au vert ?

Septembre 2016: 13 millions de nouveaux pauvres en Allemagne

Ces questions, actuellement âprement discutées au sein des partis politiques du pays, devraient prendre encore plus d’importance avec la publication du rapport annuel du Fonds monétaire international (FMI), lundi 15 mai. Ce dernier s’inquiète de la « lente augmentation générale du risque de pauvreté » outre-Rhin en dépit d’une solide croissance et d’un taux de chômage historiquement faible.

« Malgré un filet de sécurité sociale bien développé et une forte progression de l’emploi, le risque de pauvreté relative [en Allemagne] demande une attention continue », écrit le FMI au neuvième point de son rapport.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Les origines psychologiques des inégalités socio-économiques. Par Sarah Sermondadaz.

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Daesch, #l'horreur économique

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Les origines psychologiques des inégalités socio-économiques

 

Une étude danoise a décrypté les mécanismes sociaux et psychologiques qui aggravent les inégalités économiques et la violence. À la clé, un phénomène d'auto-renforcement préoccupant.

 
Inégalités

Deux femmes passent à côté d'un sans-abri, dans la Sarthe

GILE MICHEL/SIPA
 
 
 
 

INÉGALITÉS. Pourquoi ceux qui auraient le plus à gagner dans la lutte contre les inégalités, c'est-à-dire les classes moyennes et populaires, ne s'engagent que peu pour les limiter ? Les raisons relèvent de la sociologie mais aussi de la psychologie. C'est ce qu'explique une étude danoise de l'université d'Aarhus, publiée dans les Proceedings of the National Academy of Science (PNAS). Cette dernière s'attache à comprendre, grâce à des indicateurs économiques, sociaux et psychologiques, le cercle vicieux des inégalités... et pourquoi la situation est d'autant moins susceptible de changer lorsque les écarts entre individus sont très importants.

Un individualisme nourri de la théorie des jeux

Les chercheurs partent d'un postulat issu de l'éthologie animale : "Les animaux en position dominante, ou aux caractéristiques physiques extraordinaires, vont plus souvent réagir avec agressivité, expliquent-ils. À l'inverse, les subordonnés et individus plus ordinaires ont plus facilement tendance à courber l'échine." Même les jeunes enfants qui ne maîtrisent pas encore le langage réagissent de la sorte, précisent-ils, afin d'estimer les chances de victoire avant une confrontation. Et chez les adultes civilisés ? Pour répondre à cette question, une vaste enquête a été réalisée à travers 27 pays (les Etats-Unis étant représentés par 30 états).

PROTOCOLE. Le mode opératoire des chercheurs a nécessité deux étapes distinctes, au niveau social mais aussi individuel : tout d'abord une méta-analyse réalisée à partir de données de la Banque mondiale et des Nations-Unies dans 27 pays, issues d'une enquête sur plus de 40.000 personnes économiquement privilégiées. Pour chaque pays, plusieurs critères ont été retenus pour quantifier objectivement les inégalités : absence de liberté de la presse, violence, inégalités de genre, absence de démocratie.... Résultat : le comportement social de domination exprimé dans les réponses est plus important dans les pays où les inégalités sont plus prononcées. 

PSYCHOLOGIE. C'est au niveau des États-Unis que la composante psychologique a ensuite été étudiée, sur environ 5.000 personnes anonymes en situation de privilège social (c'est-à-dire des hommes blancs). "Notre démarche fut assez extrême : nous avons demandé aux participants s'ils étaient prêts à participer à une chasse aux migrants, si le gouvernement décidait de les déclarer hors-la-loi, et notamment s'ils étaient prêts à recourir à la force physique", explique Lotte Thomsen, co-auteur de l'étude. Une proposition qui flirte bon l'alt-right... et qui a été d'autant plus appuyée par les sondés qu'ils vivaient dans un état où les inégalités de revenus sont importantes (ce critère étant mesuré par le coefficient de Gini). "Evidemment, c'est extrêmement préoccupant. Notre étude confirme le lien entre domination socio-économique et racisme (...), sans parler de la violence", rapporte Jonas Kunst, qui a également travaillé sur le projet.

 

Les normes culturelles et les choix psychologiques se renforcent de façon négative afin de renforcer les inégalités / © Kunst et al.

Paradoxales classes moyennes : quand il est trop coûteux de se révolter

A priori, rien que de très logique : tout ceci relève de la théorie des jeux, qui postule que chaque acteur d'un système social va chercher à maximiser ses gains, quitte à en aggraver les inégalités s'il n'en souffre pas personnellement. "Les membres des groupes dominants répondent à l'inégalité perçue, non en réduisant leur domination, mais au contraire en l'appuyant : les retombées sont alors plus positives pour ces individus", expliquent les chercheurs. "Finalement, les inégalités structurelles, l'instabilité sociale et la violence des pays et États sont reflétées par l'état d'esprit de leur population, et inversement." 

COÛT. Tout ceci vaut pour les groupes sociaux en situation de domination ou de soumission extrême, mais quid des groupes intermédiaires, par exemple les classes moyennes ? "Même si les groupes subordonnés sont en situation de désavantage, ils peuvent trouver intérêt à éviter des conflits coûteux, en particulier lorsque les chances d'échecs sont grandes", écrivent les scientifiques. "Des expériences de psychologie ont déjà montré que les individus subordonnés préfèrent dans ce cas se taire et accepter leur sort." Et quant au fait que des participants se soient déclarés prêts à "participer à des actions violentes contre certains groupes ethniques" si les autorités ouvraient la voie... "Les résultats de notre étude montrent que les inégalités et la violence sociales forment un cercle vicieux, ajoute Lotte Thomsen. Vu l'accroissement des inégalités partout dans le monde, il y a de quoi s'inquiéter."

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Vers un « printemps latino » ? par Thierry Meyssan

19 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Amérique Latine, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

Vers un « printemps latino » ?

L’inquiétude grandit en Amérique latine : les États-Unis et le Royaume-Uni y préparent un « printemps », sur le modèle des « printemps arabes ». Bien sûr, il ne s’agira pas cette fois-ci de répandre la guerre en divisant les populations sur une ligne religieuse —les Latinos sont presque tous chrétiens—, mais d’utiliser des éléments d’identités locales. L’objectif serait pourtant le même : non pas remplacer des gouvernements par d’autres, mais détruire les États pour éradiquer toute possibilité de résistance à l’impérialisme.

| Caracas (Venezuela)  
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Avec le temps, de nombreux leaders politiques dans le monde ont réinterprété les « printemps arabes ». Ce qui apparaissait comme des révolutions spontanées contre des gouvernements autoritaires est aujourd’hui perçu pour ce qu’il est : un plan anglo-saxon de déstabilisation de toute une région du monde pour y placer au pouvoir les Frères musulmans. Le souvenir de la « révolte arabe de 1916 », au cours de laquelle Lawrence d’Arabie souleva la région contre l’empire ottoman en faisant rêver les peuples de liberté pour finalement les asservir dans l’empire britannique, atteste que Londres en a le savoir-faire.

Il semble que les Anglo-Saxons préparent une nouvelle vague de pseudo-révolutions en Amérique latine. Tout a commencé avec un décret de Barack Obama, le 9 mars 2015, déclarant un état d’urgence au vu de la menace extraordinaire que la situation au Venezuela ferait peser sur les États-Unis. Ce document suscita une vague d’indignation dans le continent contraignant le président US a présenter des excuses lors d’un sommet international. Mais le décret ne fut pas annulé et les préparatifs d’une nouvelle guerre se poursuivirent.

À la différence du Syrian Accountabilty Act de George W. Bush (2003), le texte d’Obama sur le Venezuela est un décret présidentiel et non pas une loi. Par conséquent l’Executif n’a pas à rendre compte des préparations au Législatif. S’il a fallu huit ans aux Anglo-Saxons pour passer à l’acte dans le monde arabe en général et en Syrie en particulier, de nombreux éléments laissent à penser qu’il leur faudra moins de temps pour lancer un programme de destruction de l’Amérique latine.

Des troubles ont éclaté au Brésil, à l’occasion des Jeux olympiques, contre la présidente Dilma Rousseff. Celle-ci a été destituée à l’issue d’une procédure parlementaire, certes légale, mais totalement contraire à l’esprit de la Constitution. Ce coup d’Etat a été conduit sous le contrôle de la Banque centrale —dont le n°2 était un brésilo-israélien— par des députés dont beaucoup sont aujourd’hui convaincus de corruption. Les services de sécurité de l’État sont restés étrangement passifs pendant ce coup. C’est que, durant les Jeux olympiques, ils avaient été placés sous la coordination… d’experts israéliens. Actuellement, le nouveau président, le brésilo-libanais Michel Temer, est à son tour largement contesté.

La situation n’est guère meilleure au Mexique. Le pays est de facto déjà divisé en quatre. Le Nord connaît une forte croissance, tandis que le Sud est en pleine récession. Les dirigeants politiques ont vendu la société pétrolière nationale et toutes ses réserves, Pemex, aux États-Unis (qui n’ont donc plus besoin du pétrole moyen-oriental). Seule l’armée semble encore croire en la patrie.

Exploitant des erreurs économiques du gouvernement, l’opposition vénézuélienne a réussi à rassembler quelques grandes manifestations pacifiques. Simultanément, elle a organisé de minuscules rassemblements extrêmement violents au cours desquels des policiers et des manifestants ont été tués. Créant la confusion, les agences de presse internationales donnent l’impression qu’une révolution a débuté contre les chavistes, ce qui n’est pas du tout le cas.

Ainsi, les trois principaux États latino-américains sont déstabilisés au même moment. Il semble que les néoconservateurs états-uniens anticipent une possible paix en Syrie et hâtent leur projet latino-américain.

Vendredi, dans une allocution télévisée, le président vénézuélien Nicolás Maduro a mis en garde son peuple contre le projet anglo-saxon de « printemps latino ». Il a répétitivement et longuement cité les précédents libyens et syriens, devant un parterre d’intellectuels de la région, auquel, Syrien de cœur, j’étais associé.

Source
Al-Watan (Syrie)

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Le 27 mai, journée de la Résistance. Par Jean ESTIVILL

16 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #l'horreur économique, #Services publics

Le 27 mai, journée de la Résistance. Par Jean ESTIVILL

Le 27 mai, journée de la Résistance

jeudi 11 mai 2017
 

La France soumise, pillée, humiliée que Pétain plongea dans la Collaboration dont l’un des aspects les plus abjects, l’antisémitisme, la conduisit à l’un des épisodes les plus tragiques et les plus honteux de son histoire, la rafle du Vél’ d’hiv aura sauvé son honneur aux yeux de ses enfants, du monde, et de l’Histoire.

Ce fut, au nom de la patrie, de l’humanisme, et de l’universalité de ses valeurs, que ce combat fut mené, cet honneur porte un nom : la Résistance.

La défaite avait permis au régime de Vichy de s’installer, cela avait été selon l’expression de l’Action française « une divine surprise ». Pour Pétain, sa police, la Milice, les Volontaires français contre le bolchevisme (LVF), enfin se réalisait la politique qui était leur credo, « plutôt Hitler que le Front populaire », préparée de longue date par les milieux industriels et financiers qui soutenaient l’extrême droite.

Balayant immédiatement la République, la démocratie et la laïcité, l’Etat français allait pouvoir reprendre sa revanche sur le peuple et en particulier la classe ouvrière qui lui avait fait si peur en 1936, quand il avait voulu la reconnaissance par la loi de son travail et de sa dignité.

C’en était terminé de la République, de la Gueuse qu’ils avaient supportée mais jamais acceptée, l’Ancien Régime, la France de Jeanne d’Arc et de Clovis, étaient rétablis.

Le 18 juin 1940, à Londres un homme, seul, isolé, avait dit NON !  Pétain le condamna à la peine de mort. Son appel à continuer la lutte était un appel à la Résistance, comme devait l’être l’acte héroïque, celui du jeune communiste, Pierre Georges, futur colonel Fabien de l’armée de De Lattre de Tassigny, au métro Barbès-Rochechouart, salué par Maurice Schuman à Radio Londres « les coups de feu tirés par le jeune Français sont la suite logique, fatale, inéluctable de l’attentat permanent contre la Nation française par l’ennemi et ses complices… »

La France des droits de l’Homme n’était pas morte et la Résistance allait se charger de rappeler que le drapeau tricolore que la LVF sous uniforme allemand utilisait, lui, avait été usurpé.

Les efforts conjugués contre le fascisme et pour libérer la France allaient progressivement s’accorder, ils étaient à l’image d’un homme que le général de Gaulle avait désigné, l’ancien chef de cabinet du ministre du Front populaire Pierre Cot, ancien préfet, Jean Moulin.

L’affiche rouge placardée pendant les trois mois qu’on les torturera et qui désignait les vingt-trois étrangers, résistants de la FTP-MOI, comme des terroristes, arrêtés par la Gestapo avec la complicité de la police française, et qu’on fusillera au Mont Valérien en février 1944, eut un effet contraire de celui escompté par les nazis et les vichystes. Ils combattaient pour libérer la France car elle était celle qui depuis 1789 incarnait les valeurs d’universalisme auxquelles étaient attachés les peuples.

La détermination du Général de Gaulle, face à la Grande-Bretagne et aux USA, et l’action déterminante de la résistance intérieure, celle des FFI, et des FTP dirigés par le Parti communiste, lors du débarquement en particulier, interdit aux alliés de considérer la France comme une ennemie et les conduisit à l’obligation de reconnaître les dirigeants que la Résistance s’était donnés par leur lutte contre l’occupant et le régime collaborationniste

Le Conseil national de la Résistance (CNR) par son programme attestait qu’acquis sociaux et libertés sont indissociables. En instituant l’obligation de la solidarité nationale, les constitutions qui ont suivi, lui ont été fidèles. L’un des fleurons des « jours heureux », la Sécurité sociale, par exemple fut voulue dans la forme actuelle par toutes les sensibilités politiques et syndicales.

On comprend bien dès lors, la menace qui pèse sur notre société quand Denis Kessler alors vice-président du Medef écrivait dans Challenges en octobre 2007 qu’il fallait détruire l’esprit même du programme du CNR  et qu’on voit que la pioche des démolisseurs est déjà à l’œuvre.

Mais que l’histoire de la Résistance leur serve de leçon, le peuple ne peut être que provisoirement soumis, et qu’ils s’imprègnent  de cette réflexion de François Mauriac : « Seule la classe ouvrière est restée dans sa masse fidèle à la patrie profanée. » Aujourd’hui comme hier, elle ne restera pas l’arme au pied.

La journée du 27 mai, qui consacre depuis 2013 l’anniversaire de la création du CNR, doit dans toutes les communes françaises être célébrée, afin de rappeler que la France ne saurait trahir les idéaux de ses « combattants de l’ombre ».

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La Commission fait monter la pression budgétaire sur la France, moins d’une semaine après l’élection présidentielle Le journal "Ruptures".

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'horreur économique, #Le fascisme, #Macron

La Commission fait monter la pression budgétaire sur la France, moins d’une semaine après l’élection présidentielle

Moscovici présentation

A l’occasion de la présentation des prévisions économiques européennes, le Commissaire Pierre Moscovici a salué l’élection du très pro-UE Emmanuel Macron, tout en l’appelant à accélérer les coupes dans les dépenses publiques

C’est peu dire que Bruxelles a accueilli l’élection d’Emmanuel Macron avec soulagement et enthousiasme. Pour autant, l’engagement pro-UE du nouveau maître de l’Elysée ne lui vaudra aucune indulgence particulière de la part de la Commission européenne. Cela va certes de soi, mais on n’est jamais trop prudent, a dû estimer Jean-Claude Juncker, président de l’exécutif européen. Dès le lendemain du scrutin, celui-ci le rappelait sans guère prendre de gants diplomatiques.

Le Commissaire aux Affaires économiques a réitéré le message jeudi 11 mai. Présentant les prévisions conjoncturelles européennes de printemps, Pierre Moscovici – qui fut lui-même locataire de Bercy avant Michel Sapin – a gentiment remis la pression, tout en s’en défendant officiellement.

Il s’est d’abord bien sûr réjoui du verdict des urnes : « personne ne devrait bouder son plaisir », a-t-il affirmé tout sourire, prévoyant que le nouveau chef de l’Etat français « aura à cœur de faire progresser la gouvernance de la zone euro et les politiques économiques européennes ». Il défendra fortement le projet de créer un budget propre de la zone euro et un ministre des Finances commun, s’est réjoui M. Moscovici.

Ces intentions se situent en fait dans la droite ligne de ce que défend traditionnellement Paris – déjà en son temps, Lionel Jospin plaidait pour « un gouvernement de la zone euro » – mais n’enchantent guère Berlin, peu enthousiaste à l’idée que les finances allemandes servent peu ou prou à renflouer les pays « à la traîne », notamment du sud.

Conscient de cela, l’ex-banquier de chez Rothschild a insisté lors de sa campagne sur son intention d’accélérer les coupes budgétaires et les « réformes » en France de manière à se présenter en élève modèle face aux dirigeants allemands, qui seraient ainsi plus enclins à faire des concessions.

Cette démarche a les faveurs de l’ex-dirigeant socialiste Pierre Moscovici, mais celui-ci est conscient des oppositions qu’elle devrait rencontrer : « il reste à voir si les conditions seront entièrement favorables » a noté prudemment ce dernier.

Prévisions puis « recommandations »

Passant aux prévisions proprement dites, le Commissaire a passé en revue les différents pays sur la base du rapport de ses services. Une semaine plus tard (le 18 mai), la Commission présentera ses « recommandations » (contraignantes) pour chacun des Etats membres.

Pour la zone euro, les pronostics de croissance se veulent « optimistes » : le PIB s’accroîtrait de 1,7% en 2017, et 1,8% en 2018 (cette dernière prévision est évidemment très aléatoire). Les taux officiels de chômage devraient légèrement diminuer : 9,4% en 2017, et même 8,9% en 2018. Quant aux déficits publics, ils s’établiraient en moyenne pour les Dix-neuf à 1,4% du PIB en 2017, et à 1,3% en 2018.

Dans ce contexte, la France apparaît toujours aux yeux de Bruxelles comme un cancre. Certes, le déficit fin 2017 devrait s’établir à 3% du PIB, juste à la limite de la norme autorisée. Mais, encore à l’automne dernier, Michel Sapin affirmait mordicus qu’il réussirait à atteindre l’objectif préalablement imposé par Bruxelles, soit 2,7%.

Le locataire de Bercy se félicitait même de pouvoir réaliser « 46 milliards d’économies entre 2015 et 2017 », un montant qui aura cruellement manqué aux budgets de l’Etat, des collectivités locales, et de la protection sociale. Mais il s’agissait d’un engagement pris en février 2016 en échange d’un « délai de grâce » exceptionnel de deux ans accordé à la France pour rentrer dans les clous.

Procédure de déficits excessifs

Or en 2018, prédit d’un œil noir la Commission, le déficit français pourrait remonter à 3,2%, sur la base d’une croissance pronostiquée à 1,7%. Si une telle « dérive » se confirmait, Paris resterait soumis à la procédure de surveillance rapprochée prévue en cas de « déficits publics excessifs ». Aujourd’hui, outre la France, l’Espagne et le Portugal font l’objet de cette procédure infamante.

Certes, le nouveau président s’est engagé à renouer avec une stricte obéissance aux normes budgétaires européennes. Reste que passer en dessous des 3% semble quelque peu contradictoire avec des promesses de campagne, non pas tant en faveur du monde du travail (qui n’a pas grand-chose à attendre) que des entreprises : M. Macron a en effet promis de pérenniser le Crédit d’impôt dit pour la compétitivité et l’emploi (CICE), soit 20 milliards – une paille.

Le nouveau maître de l’Elysée compte sur sa réforme choc « du marché du travail » (et donc du code du même nom) par ordonnances pendant l’été pour négocier une indulgence provisoire de Bruxelles… et de Berlin. Le grand argentier allemand, Wolfgang Schäuble, a certes affirmé le 9 mai que son gouvernement « ferait tout pour soutenir Macron » ; mais cela ne signifie certainement pas qu’il faiblira sur les exigences budgétaires.

Bruxelles condescend à « donner sa chance » à la France…

Si Pierre Moscovici entendait rappeler que la Commission n’oublierait pas d’appliquer ses règles, il a cependant voulu adopter un ton bienveillant vis-à-vis de son pays d’origine : descendre au-dessous des 3% à la fin de 2017 (et quitter ainsi la procédure de déficits excessifs), c’est « jouable », c’est « à portée de la main », a affirmé le Commissaire, faisant allusion aux engagements du nouveau président.

Puis il a résumé : « mon message n’est pas un message de pression, en aucun cas un message de sanction, c’est un message de confiance et de bienvenue » à l’égard d’un homme qui « connait bien les règles européennes ». « Donnons-lui sa chance », a-t-il conclu.

Bruxelles qui condescend à « donner sa chance » à la France… Parfois, une brève formule en dit bien plus qu’un long discours.

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Ils votent MACRON et se prennent pour des RÉSISTANTS [par Gilles Questiaux]

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'horreur économique, #Macron

Publié par El Diablo

Paul von Hindenburg

Paul von Hindenburg

En réponse à des délires moralisateurs qui sévissent sur le net :

Il est historiquement totalement faux que « les communistes n'ont pas voulu choisir entre Hitler et les sociaux-démocrates » parce qu'on ne leur a pas proposé un tel choix. Le SPD (Parti social-démocrate allemand), qui avait utilisé les proto-nazis des corps-francs pour massacrer les communistes en 1919, a voté contre Hitler pour Hindenburg, vieille ganache ultra droitière comme moindre mal, qui a été élu, et qui a appelé Hitler au pouvoir quelques semaines plus tard, où il a interdit le KPD (parti communiste allemand), puis les autres partis d'opposition. Hitler n'a donc pas non plus été "démocratiquement élu", répéter cela c'est ignorance pure. Il a été choisi par l'élite qui l'a placé au pouvoir pour qu'il puisse faire son coup d'État.

S'imaginer qu'on est une espèce de résistant parce qu'on a voté Macron est trop bête et ridicule pour mériter un commentaire.

Par ailleurs, si Marine Le Pen était un danger pour la pseudo-démocratie de marché qui fait les délices de la go-goche, son parti aurait été interdit depuis longtemps. C'est un épouvantail pour petits-bourgeois, et un leurre pour prolos. La comparaison avec le parti nazi en 1933 témoigne d'une ignorance crasse teintée de mauvaise foi absolue : le parti nazi était appuyé par les mêmes forces économiques et médiatiques qui nous ont imposé Macron, et par l'armée, par les structures de l'État, et il faisait régner la terreur dans la rue.

Les gens qui s'enflent d'indignation contre l'abstention et le vote blanc auraient mieux fait d'essayer de convaincre les gens de ne pas voter Le Pen que de vouloir forcer les gens à voter Macron. Et s'ils avaient aussi peur de Marine Le Pen qu'ils disent, pourquoi n'ont-ils pas voté Mélenchon au premier tour?

Mais ils ont eu finalement ce qu'ils désiraient vraiment : un nouveau bail pour le capitalisme.

Quant à ceux qui pensent que le vote Macron, malgré tout, a préservé les libertés publiques, ils se trompent : le niveau de répression de la loi Khomri, qu'il avait directement inspirée, devrait rester dans les mémoires moins d'un an après. Le résultat le meilleur de ce point de vue aurait été qu'il gagne avec un ou deux millions de voix d'avance, et non dix ! maintenant, lui, et surtout la clique de technocrates libéraux qui l'entoure vont se croire tout permis. Un tel résultat impliquait de prendre le risque (très modéré) d'une victoire de Marine Le Pen, sachant qu'elle n'avait en main aucun des instruments qui ont permis aux fascistes et aux nazis d'instaurer la dictature en 1922 et en 1933.

Il est d'ailleurs curieux de voir tant de défenseurs de la démocratie du bulletin de vote ne pas s'inquiéter d'une situation où l'un des deux candidats parait exclu a priori de la victoire (et l'a d'ailleurs intériorisé). Ce n'est pas la peine de s'égosiller contre la menace de la dictature si elle existe déjà.

Ils ne comprennent pas qu'il ne fallait pas voter pour Marine Le Pen, non parce qu'elle serait une émanation du démon, mais pour les mêmes raisons qu'il ne fallait pas voter pour Macron : c'est une ennemie des travailleurs, ni plus, ni moins.

Gilles Questiaux

Le 8 mai 2017

SOURCE :

 

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Les Français ont veauté ! Par Jean-Pierre Brighelli

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Le fascisme

Les Français ont veauté !

 

 

http://blog.causeur.fr/bonnetdane/les-francais-ont-veaute-001671.html

 

 

Emmanuel Macron est donc le huitième président de la Vème République. Élu par une conjuration de bobos friqués et de pseudo-démocrates inquiets. C’est à ces derniers que j’aimerais dire des douceurs.

Vous vous êtes crus très malins en portant au pouvoir un homme qui est l’émanation des grands groupes qui contrôlent les finances et les médias. Qu’un financier vote Macron, rien à redire : il est l’homme des banques, qui depuis quinze jours qu’il est arrivé en tête du premier tour, pavoisent à la Bourse. Inutile de parier que les cours des dites banques s’envoleront mardi.
Les autres…

 

Comme je veux que les choses soient claires, autant les dire.
Pendant cinq ans, j’ai subi les jérémiades de ceux qui avaient voté Hollande — le chœur des cocus ! Et qui, tout implorants et furieux qu’ils fussent, ont avalé les couleuvres néo-libérales et germanophiles de la Promotion Voltaire. La loi El Khomri, la France à l’encan européen, le communautarisme triomphant, et la réforme du collège. Carton plein.
Un clou chasse l’autre. Le bébé Hollande est arrivé à maturité, et il aggravera la politique de son mentor marionnettiste. Après la Promotion Voltaire, place à la promotion Senghor, qui d’ailleurs n’a pas attendu l’élection du mieux-disant d’entre eux pour s’installer aux postes de commande. Aussi bien sous Sarkozy que sous Hollande — Boris Vallaud, l’époux de celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, est de ceux-là.

 

Je dénie à tous ceux qui ont voté Macron le droit de se plaindre dans les cinq ans à venir.
Je dénie aux profs qui ont voté Macron — obéissant scrupuleusement aux consignes de la FSU, du SGEN et du SU-UNSA — le droit de manifester quand le recrutement sera délégué aux établissements en fonction d’un « projet » défini par les plus pédagos du coin, et qu’ils seront notés par une commission tripartite réunissant administration locale, parents et élèves. Les bonnes notes, dorénavant, vous les mettrez en espérant être à votre tour bien notés.
Je dénie aux jeunes qui ont voté Macron le droit de protester quand ils n’auront plus le choix qu’entre un CDD à temps partiel et la file d’attente de Pôle Emploi.
Je dénie à tous les travailleurs qui ont voté Macron le droit de rouspéter quand le tarif horaire français rejoindra celui des Polonais — au nom de la directive Bolkenstein.
Je dénie à tous ceux qui ont voté Macron le droit de vilipender les extrémistes religieux de l’UOIF qui pourront désormais faire acquérir la nationalité française à Tariq Ramadan — après tout, son frère Hani, l’homme qui justifie la charia en général et la lapidation en particulier, a appelé lu aussi à voter pour le candidat de l’entente cordiale des intérêts bien compris. Ce n’est pas demain qu’il y aura moins de voiles islamiques dans les rues en général et dans les facs en particulier. Sûr que la laïcité y gagnera.
Je dénie à tous les gens de gauche qui ont voté Macron le droit de lui reprocher de faire une politique de droite. Ils l’ont voulu, ils l’ont eu. Comment dit Dorine déjà, dans Tartuffe ? « Vous serez, ma foi, macronisés » — ou à peu près.

« Mais tout se passera sur le front des luttes ! » protestent ces imbéciles heureux. C’est la politique Poutou, qui devrait réviser son petit Marx portatif — et particulièrement Guy Debord. Les médias à sa solde ont constitué Macron en objet de désir, en le divisant en autant de quartiers qu’il y avait de segments de population à conquérir. Onfray l’a merveilleusement analysé le 25 avril dernier sur Public Sénat, expliquant qu’en fait cette présidentielle était une élection à un tour — la pantalonnade de dimanche 7 mai se contente d’entériner le résultat acquis. Oui, ils auraient dû relire ce que Marx explique sur la fétichisation de la marchandise (en l’occurrence la marchandise Macron, parée de toutes les vertus) et ce que Debord pensait d’une société médiatique capable de vendre n’importe quel produit, pourvu qu’il soit assez martelé. Surtout quand le produit concurrent paraît faible.

Mais le produit concurrent, ce n’était pas Marine Le Pen, dont je ne fais pas grand cas ! C’était la souveraineté de la France — déjà cocufiée en 2005, quand la même collusion d’intérêts supra-nationaux a renversé le vote des Français. Péché originel de cette classe politique qui s’est assise sur la volonté populaire.
Les mêmes s’apprêtent à gouverner ensemble : parions que Macron sortira finalement de sa poche un gouvernement de coalition copié sur le principe que Merkel a fait jouer pour asseoir son autorité en Allemagne et étouffer toute opposition. À ceci près que la France n’est pas l’Allemagne, et que les Français ont la tête plus près du bonnet. Mais enfin, avec quelques émissions de télé-réalité et quelques matches de foot, on devrait régler assez facilement les émotions populaires. Relis Marx, Poutou ! Il n’y a pas que la religion, aujourd’hui, qui soit l’opium du peuple. Il y a aussi l’OM et Koh-Lanta.

Au Vème siècle avant J.C., lors de la guerre contre les Volsques, le Sénat promit aux plébéiens d’effacer leurs dettes — et s’empressa d’oublier sa promesse, une fois la première victoire acquise. Il ne fallait pas heurter les banquiers de l’époque. Le peuple vexé se retira sur l’Aventin, l’une des collines de la ville, refusant toute participation ultérieure aux combats. C’est alors que Ménénius Agrippa, envoyé en délégation, improvisa sa fable des membres et de l’estomac — reprise plus tard par La Fontaine — pour les convaincre de revenir sur leur décision de s’abstenir. Parce que l’abstention — ou le vote blanc —, ça compte, n’en déplaise aux commentateurs !

Mais le peuple obtint tout de même l’effacement des dettes, et le droit d’être enfin représenté par des élus qui parleraient en son nom.
Mélenchon, qui connaît l’Histoire, y a sans doute pensé. Son attitude lors du second tour est un retrait — en attendant mieux. C’est digne — et intelligent. Mais les autres, tous les autres, ceux qui sont allés à la pêche aux postes et au retour d’ascenseur, ceux qui ont cru à la théorie de l’épouvantail (je trouve au passage immonde que l’on fasse encore porter à Marine Le Pen les outrances de son père — sans doute parce que c’est une femme, et que l’on persiste à l’imaginer sous influence), tous ceux qui ont voté Macron, quelle excuse ont-ils ? Ils ont offert la République au jeune ambitieux fringant et ils ont cinq ans pour la regarder se faire empapaouter.
On appelle ça du candaulisme… À l’échelle d’une nation, c’est inédit.

Alors, c’est décidé : je me retire sur mon Aventin personnel — et pour longtemps. Je renonce à parler de politique. Je causerai désormais de bons vins, de bons films, de bons livres et de belles personnes — autant me choisir mon propre opium. Et je me permettrai de rire chaque fois qu’un cocu de Macron jurera ses grands dieux qu’il n’avait pas voulu ça.

Jean-Paul Brighelli

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