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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #l'horreur economique tag

Chronique de Jacques Nikonoff: Mélenchon pas crédible raconte n’importe quoi sur l’Euro.

12 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #La mondialisation, #Les transnationales, #l'horreur économique, #l'ultralibéralisme

Le 11 octobre 2016.

Dans sa 3e chronique vidéo hebdomadaire, Jacques Nikonoff décrypte le passage qui concerne l’euro et l’Union européenne dans l’interview de Jean-Luc Mélenchon par Laurence Ferrari lors de l’émission du 25 septembre sur C8.

Sur l’euro et l’Union européenne, Jean-Luc Mélenchon apparaît pour ce qu’il est : un « insoumis » d’opérette puisqu’au-delà de son verbiage habituel, il montre qu’il est totalement soumis au système de Bruxelles !

Ça chauffe pour lui !

Une vidéo à regarder !

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Le traité Ceta avec le Canada menace l’agriculture et l’environnement .

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Le traité Transatlantique., #Agriculture

Le traité Ceta avec le Canada menace l’agriculture et l’environnement

17 septembre 2016 / Amélie Canonne
 

 

 

 
 

Le projet de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne est loin d’être enterré, avertit l’auteure de cette tribune. Qui alerte sur le Ceta, accord négocié avec le Canada et porteur des mêmes menaces pour l’emploi, l’agriculture, et l’environnement. Il sera discuté en octobre à Bruxelles. A Berlin, une manifestation a lieu ce samedi contre le Ceta.

Amélie Canonne est présidente de l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec) et membre du collectif Stop-Tafta.


C’est une antienne : tous les deux mois, Matthias Fekl, secrétaire d’État au commerce extérieur de la France, menace de mettre un terme aux négociations du célèbre Tafta, l’accord de commerce et d’investissement négocié depuis juin 2013 entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis. Outre leur effet publicitaire, les rodomontades du ministre visent un but précis : endormir l’opposition massive qui s’exprime depuis trois ans à l’encontre de ce traité dans presque toute l’Europe, notamment en Allemagne, en Autriche et en France, surtout à six mois d’élections qui s’annoncent difficiles pour les gouvernements sortants à Paris, Vienne ou Berlin. S’attribuer les lauriers de pourfendeur du traité serait bien opportun dans ce contexte.

Mais Paris souhaite-t-il véritablement la fin du Tafta ? Rien n’est moins sûr. Il convient de lire avec attention les déclarations de M. Fekl pour s’en convaincre : il justifie en effet son annonce par le fait que « les Américains ne donnent rien ou alors des miettes ». Décodage : l’UE joue le jeu et libéralise, mais Washington ne fait pas les concessions attendues en retour. Autrement dit, si Paris n’a aucun problème avec le principe du Tafta, et l’objectif de libéralisation qu’il comporte, elle estime en revanche que les États-Unis ne jouent pas le jeu.

Les fanfaronnades de Paris

Et pour cause : la campagne électorale bat son plein outre-Atlantique, et Trump et Sanders, chacun dans leur registre, ont imposé la politique commerciale en thème central, forçant même Hillary Clinton à se distancer de projets d’accords (traité transpacifique et Tafta) qu’elle n’avait jamais remis en cause lorsqu’elle était Secrétaire d’État [ministre des Affaires étrangères]. Les négociations sont longues et sensibles, et Paris sait depuis des mois que Washington ne fera aucune concession majeure avant début 2017 et l’installation de la nouvelle administration fédérale. D’ailleurs, le 29 juin dernier, quand Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, avait demandé aux 28 chefs d’État réunis en sommet à Bruxelles si l’un d’eux souhaitait remettre en cause les pourparlers en cours, personne, Paris compris, n’avait pipé mot.

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Manifestation contre le Tafta, à Paris, à l’automne 2014.

En effet pour faire des fanfaronnades de Paris une dynamique politique sérieuse, il faut plus qu’une interview sur RMC. Dans les faits, et même si les traités sont silencieux sur ce point, le mandat a été adopté à l’unanimité du conseil des ministres du Commerce en juin 2013, et c’est à l’unanimité qu’il devra être abrogé. Et sans initiative politique forte de la France, qui implique plusieurs chefs d’État et de gouvernement de l’UE, ce scénario n’a aucune chance de voir le jour. Or, si les socialistes jouissent de la majorité politique à Paris, ils sont minoritaires à Berlin, et les déclarations de Sigmar Gabriel, le ministre allemand de l’Économie, grand allié de M. Fekl, n’engagent pas la chancelière Merkel, qui a dit souhaiter poursuivre les négociations. L’homologue italien de M. Fekl a également confirmé le soutien de Rome aux pourparlers. Et la Commission, par les voix successives de MM. Juncker et Timmermans, son premier vice-président, a fait savoir que les négociations se poursuivraient, soutenues par Washington. Le Tafta est donc loin d’être enterré.

Le Ceta serait une catastrophe pour l’élevage européen, et notamment français

Les objections françaises au Tafta sont d’autant moins crédibles que M. Fekl soutient bec et ongles un autre accord de libre-échange, le Ceta (pour Comprehensive Economic and Trade Agreement), entre l’Union européenne et le Canada. Conclu en février, il doit, pour entrer en vigueur, être approuvé par le Conseil des ministres de l’UE le 18 octobre prochain, puis ratifié par le Parlement européen début 2017.

Or, le Ceta comporte déjà toutes les dispositions promises dans le Tafta, qui nuiront à l’environnement, à la qualité de vie, à l’emploi ou aux services publics en Europe comme en Amérique du Nord. Il comprend ainsi une version à peine édulcorée du fameux « ISDS », qui conserve intact l’arbitrage d’investissement et assure des privilèges inacceptables aux multinationales canadiennes. Pire : 80 % des entreprises américaines présentes en Europe ont une filiale au Canada, et pourront donc utiliser le chapitre 8 du traité UE-Canada pour poursuivre l’un ou l’autre État membre, si ce n’est Bruxelles, au nom de profits atrophiés par une décision publique.

Le Ceta s’annonce en outre une catastrophe pour l’élevage européen, et notamment français, car Bruxelles a accepté des contingents annuels de viande bovine et porcine qui risquent fort de déstabiliser gravement les filières de ce côté-ci de l’Atlantique. La perte de milliers d’emplois, sur un terrain économique et social déjà très fragile, est à craindre. Sans même parler des risques existants dans le domaine de la sûreté alimentaire : si rien n’est explicitement formulé dans le texte du traité concernant les OGM, le traitement chimique ou antibiotique des viandes, l’usage de pesticides..., les dispositions sont désormais en place pour affaiblir progressivement les réglementations sanitaires au bon vouloir des lobbies agro-industriels, qu’ils soient européens ou canadiens.

Stratégie perdante pour l’économie et mortifère pour la planète

Le traité s’annonce également une calamité pour l’environnement et le climat. Outre qu’il va accroître les échanges internationaux, alors que le commerce mondial est jugé responsable, selon les études, de pas loin de 15 % des émissions de gaz à effet de serre, il facilitera l’investissement des entreprises européennes dans les secteurs énergétiques sensibles au Canada, en particulier ceux de l’uranium et des sables bitumineux.

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« Requin transtlantique », à Paris, à l’automne 2014.

Il armera les acteurs privés pour contrer les réglementations environnementales futures dans le domaine de l’exploration, de l’extraction et du transport d’énergie et va ouvrir la porte, par exemple, à des poursuites similaires à celles engagées par l’entreprise TransCanada contre les États-Unis en novembre dernier, lorsque le président Obama avait refusé d’autoriser l’extension du pipeline KeyStone.

Si la France avait réellement à cœur les droits des peuples et la protection de la planète, elle commencerait par faire barrage au Ceta. Or elle le soutient, pour deux raisons : les concessions du Canada dans le domaine des marchés publics, qui ravissent les grandes entreprises d’infrastructures françaises, et l’engagement d’Ottawa à protéger les indications géographiques européennes, ces fameuses appellations de qualité associées à des productions alimentaires, viticoles ou spiritueuses. Engagement qui répond surtout à la demande des agro-industriels français bien plus qu’à celle des petits producteurs, soucieux des marchés locaux et régionaux, de savoir-faire et de qualité.

Loin d’un aggiornamento commercial, la France préfère donc, aux côtés de Bruxelles, se cramponner à une stratégie perdante pour l’économie et mortifère pour la planète. Mais un échec du Ceta pourrait en sonner le glas. À nous, citoyens, sociétés civiles, élus locaux, de faire entendre nos voix.

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« Le marché va massacrer la Deutsche Bank jusqu’à son renflouement !! » L’édito de Charles SANNAT

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #La France, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #La mondialisation

« Le marché va massacrer la Deutsche Bank jusqu’à son renflouement !! » L’édito de Charles SANNAT

« Le marché va massacrer la Deutsche Bank jusqu’à son renflouement !! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Le problème avec l’odeur du sang c’est qu’elle attire les requins, les charognards et, de façon générale, tous ceux qui ne sont pas forcément pétris de bonnes attentions.

Le sang appelle le sang et cette réalité animale est également vraie sur les marchés financiers. Aujourd’hui, la dépouille à achever avant dépeçage c’est évidemment la Deutsche Bank.

Vous pourrez voir dans cet article qui est une traduction un terrible graphique qui montre peu ou prou où se trouve la Deutsche Bank aujourd’hui comparée à la situation de la « feue » Lehman Brothers… Autant dire que la ressemblance fait froid dans le dos.

Le marché continuera de pousser DB à la baisse jusqu’à son renflouement (Gundlach)

Comparaison Deutsche Bank / Lehman

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, la Deutsche Bank était quelque peu sortie des radars médiatiques en raison des soucis rencontrés par sa concurrente, Commerzbank, qui a fini par confirmer la rumeur d’un plan de licenciement portant sur près de 10 000 postes, soit 20 % de ses effectifs, et la suspension de ses dividendes. Mais le répit fut de courte durée pour DB, qui commence à voir certains de ses clients « hedge funds » retirer leurs billes… Le risque d’assister à un nouveau « Lehman » est plus que jamais d’actualité.

Un plan de sauvetage se profile-t-il ? Peut-être. Dans cet article de Zero Hedge, on apprend que Jeffrey Gundlach se méfie comme de la peste de la Deutsche Bank, un dossier devenu « trop binaire » :

« Les marchés sont paralysés alors que les investisseurs atterrés se rappellent au bon souvenir de la crise de 2008 à cause de Deutsche Bank, un établissement financier dont la taille représente la moitié de son pays d’origine, qui semble être au bord du précipice et qu’Angela Merkel refuse d’aider avant les prochaines élections allemandes. Que faire, faut-il acheter comme ils l’ont toujours fait durant ces 7 dernières années, ou vaut-il mieux attendre plus de clarté de la part des « renfloueurs-en-chef » avant d’allouer du capital à une nouvelle transaction risquée, qui pourrait bien devenir un nouveau Lehman ? Jeffrey Gundlach n’a pas arrangé les choses lorsqu’il a déclaré à Reuters que la prudence doit être de mise avec les titres de la Deutsche Bank vu qu’un plan de sauvetage gouvernemental n’est pas une impossibilité.

« Je préfère m’en tenir éloigné. C’est impossible à analyser, » a déclaré Gundlach à propos des titres Deutsche Bank et de sa dette. « C’est trop binaire.

Pour ceux qui parient contre l’action Deutsche Bank, leur tentative pourrait être futile, à moins de couvrir leurs positions short (courtes) juste avant le plus bas à venir, une stratégie que le marché cherchera activement à mettre en œuvre.

« Le marché va pousser à la baisse Deutsche Bank jusqu’à ce que les promesses de support soit faites. En cas de besoin, ils recevront de l’aide. » Et que se passera-t-il ensuite ? « Un jour, le titre Deutsche Bank bondira de 40 %, ce sera le jour du plan de sauvetage du gouvernement. Cette hausse pourrait avoir lieu en l’espace d’une minute, » a déclaré Gundlach. « Il s’agit d’un événement totalement imprévisible. »

À moins que le gouvernement décide de ne pas renflouer DB, comme l’a déclaré Merkel. Ce faisant, elle perd toute marge de manœuvre, pour des conséquences qui ne pourront être que néfastes. (…) »

La Deutsche Bank peut-elle être renflouée et les clients ruinés ?

C’est la seule question à mon sens qui vaille et je pense que la réponse sera affirmative, car oui… il y aura sauvetage et on le sait depuis des années et les marchés vont désormais achever la « bête ». Quels seront donc le contour du sauvetage ? That is the question !!

Non la Deustche Bank ne fera pas faillite, mais oui, ses actionnaires et ses clients seront mis à contribution et Angela Merkel risque de faire un exemple européen de la rigueur allemande dans la gestion d’une faillite bancaire « contrôlée » d’une banque systémique.

La probabilité pour que le gouvernement allemand, avec ou sans la BCE, sauve la banque en perdition contre la ruine des actionnaires, des porteurs obligataires et des clients dans la limite des 100 000 euros est à mon sens très forte.

Même si les banques sont encore sauvées, elles ne le seront pas exactement de la même manière que lors de la crise précédente et tous les mécanismes juridiques et techniques ont été prévus dans les législations européennes.

Normalement, c’est l’Italie qui aurait dû ouvrir le bal avec ses banques. Mais Renzi n’a pas voulu ruiner la totalité de ses citoyens avant le referendum qu’il a lancé pour le mois de novembre me semble-t-il. L’Italie n’a donc pas appliqué les dernières lois sur les « faillites » bancaires, ce qui a déclenché un fort courroux outre-Rhin, calmé par une promesse probable d’activation… après le vote !

Plus que jamais vous devez vous demander si votre banque est solide, car sur ce registre, toutes ne se valent pas et il y a de réelles différences entre elles. C’est pour cette raison que juste avant l’été j’avais consacré beaucoup de temps à étudier le bilan et la situation des banques françaises afin de savoir où mettre son argent et comment choisir la banque la plus sûre. Pour en savoir plus, c’est ici.

Sinon, sachez que tous ceux qui s’abonnent à la lettre STRATÉGIES ont également accès d’office et en cadeau aussi bien au Guide spécial placements 2016 qu’au dossier spécial « comment choisir la banque la plus sûre ? ». Plus de renseignements ici.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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« Éloge des frontières !! » L’édito de Charles SANNAT.

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #AMERIQUE, #Europe supranationale

« Éloge des frontières !! » L’édito de Charles SANNAT.

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Les mondialistes ont peur… et c’est en soi une excellente nouvelle. Ils ont peur. Enfin !

Je vais donc vous livrer quelques réflexions autour de l’idée de frontière qui est devenue, au fil du temps, un gros mot que l’on n’a pas le droit de prononcer sans être immédiatement taxé de facho-nazi-mangeur-d’enfants ou de rappeler tout aussi vite à la bien-pensance « lézeuresléplusombredenotrehistoire ».

Le FMI sonne l’alarme contre la « menace » protectionniste

Voilà ce que vient de déclarer presque en panique notre Christine nationale qui représente les intérêts des grandes multinationales et du totalitarisme marchand le plus abject :

« De l’ascension de Donald Trump en passant par le Brexit, le protectionnisme a la cote sur le globe et donne des sueurs froides au FMI, qui y voit un péril majeur pour une économie planétaire en berne.

« Les pressions croissantes vers des mesures de repli constituent une menace exceptionnelle pour la croissance mondiale », résume le Fonds monétaire international dans ses nouvelles projections économiques publiées mardi. »

« Cette croissance morose, qui s’accompagne d’un chômage persistant, de salaires stagnants et d’inégalités croissantes, a désormais un coût, selon le FMI : elle nourrit un discours « accusant la mondialisation de tous les maux » et prônant le repli sur soi économique. »

La mondialisation est déflationniste… par nature !

Bossuet aimait à dire que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » et la mondialisation en est un parfait exemple.

Nos faux naïfs de dirigeants déplorent la déflation actuelle et nous expliquent qu’il faut lutter contre elle, tout en sachant qu’elle est l’effet de cette mondialisation bâtie et construite sur un dumping social et fiscal sans précédent qui est déflationniste par définition.

La mondialisation actuelle ne vise pas la concurrence libre et non faussée mais vise bien à faire produire le plus possible par les moins-disants et les moins chers, tout en revendant de plus en plus cher aux consommateurs.

La mondialisation c’est le dumping fiscal, social, mais aussi environnemental. Nous transférons vers d’autres pays aux normes inexistantes nos industries polluantes plutôt que de payer le prix de la protection de notre environnement et de nos ressources.

Alors oui, cette mondialisation n’est ni heureuse, ni vertueuse, et rien ne nous oblige à l’accepter, à la supporter et encore moins à la soutenir sans pour autant plaider pour un retour au Moyen Âge !

La mondialisation est encore une fois comme bien souvent une idée protéiforme. La mondialisation a déjà existé à de multiples reprises dans l’histoire humaine avec ou sans frontière, avec ou sans mur entre les peuples !

Avant la Première Guerre mondiale, vous aviez l’Union latine, qui était une union monétaire avant l’heure ! Un euro d’avant l’euro, où de nombreux pays européens utilisaient les mêmes pièces d’or ayant la même taille et le même poids afin de faciliter les échanges ! À cette époque, il n’y avait strictement aucun problème de change car nous avions tous la même monnaie en or avec le même étalon et le même poids.

Cette union monétaire n’a pas empêché la guerre de 14-18 tout comme l’euro n’empêchera pas la probabilité de plus en plus forte de « guerres civiles » européennes.

Le monde entre les deux guerres est totalement mondialisé ; avec les colonies, les échanges sont nombreux, les barrières douanières faibles ou inexistantes, et la libre circulation des individus est une réalité.

L’Empire romain est un exemple de mondialisation… certes un peu forcé. Bref, il n’existe pas une forme unique et indiscutable de mondialisation, mais une multitude de choix possibles.

Refuser cette mondialisation-là, n’implique pas de devenir la Corée du Nord ! Rien n’est plus faux. Rien n’est plus réducteur et il s’agit, encore une fois, d’empêcher les gens de penser pour éviter d’avoir à aborder les véritables solutions alternatives. Oui un autre monde est possible, une autre mondialisation est envisageable et non les droits de douane, fussent-ils évoqués par un Trump, ne sont pas une sottise mais des outils de simple bon sens destinés justement à pallier des situations de dumping.

Or c’est le dumping qui est déflationniste puisqu’il vise à produire de moins en moins cher donc à faire baisser les salaires ! Des salaires qui baissent c’est moins de consommateurs solvables donc moins de croissance.

Logiquement, pour lutter contre la déflation, il faut lutter… contre la mondialisation. CQFD.

L’éloge des frontières !

Ce titre n’est pas de moi, c’est un ouvrage de Régis Debray, qui n’est pas à proprement parler un « lézeuresléplussombriste » ni un « fasciste ». Voici ce qu’il dit :

« La frontière n’est pas du tout la fermeture angoissante. La frontière est une marque de modestie. Je ne suis pas partout chez moi. Il y a une ligne au-delà de laquelle il y a d’autres personnes que je reconnais comme autres. »

Pour se définir soi-même, il faut accepter d’être différent dans le sens de ne pas être pareil ni identique aux autres. La frontière marque une limite, une souveraineté, un territoire, une histoire, et aussi… une protection.

Il n’y a rien de plus important pour un pays que ses frontières qui sont aussi ses limites géographiques. Un pays se définit par son espace.

Presque tout est frontière dans la vie. L’éducation d’un enfant vise à lui faire entendre et comprendre les frontières entre le bien et le mal, le possible et l’impossible. Toutes les limites posées, pensées ou réfléchies sont des frontières à franchir ou à ne pas franchir, jusqu’à votre porte d’entrée qui elle aussi est une frontière.

On dit même que la « frontière est ténue ». Bref. Rejeter l’idée de frontière est une absurdité de la « novlangue » et du politiquement correct qui ne vise qu’à l’abrutissement des masses.

Je remarque d’ailleurs que cela ne pense plus beaucoup dans ce pays, et que dès que quelqu’un pense, il est excommunié par ce système qui n’est au service, comme Madame Lagarde, que de ce totalitarisme marchand que nous devons combattre sans relâche et sans merci.

Nous ne risquons rien que du mieux et du bien avec des frontières. Ceux qui les redoutent sont ceux qui, aujourd’hui, se gavent sur des cadavres. Les mondialistes, les grandes multinationales, celles qui font de l’évasion fiscale à grande échelle, polluent en Inde, en Chine ou en Afrique, relâchent les produits polluants au large de la Somalie (d’où les piratages massifs, représailles de pêcheurs qui ne peuvent plus exploiter leurs réserves halieutiques), celles qui exploitent femmes et enfants au Bangladesh dans des usines cadenassées où par centaines les ouvriers meurent chaque année dans l’indifférence la plus totale.

Oui tous ces mondialistes sans foi ni loi, sans morale, ont tout à redouter du retour des frontières et de la chute de leurs bénéfices.

Enfin, à tous les idiots utiles d’extrême gauche qui, pétris de bons sentiments humanistes, pensent faire le bien, ils font en réalité le jeu des grandes multinationales en faisant là encore pression à la baisse sur les salaires d’ici sans que cela fasse augmenter les salaires de là-bas !

L’immigration est un outil aux mains d’une élite mondialisée et apatride qui se fiche comme d’une guigne du bonheur des peuples ou des gens, n’ayant d’autres ambitions que d’accumuler argent et pouvoir sur le dos des pauvres bougres.

Cette immigration incontrôlée ne peut qu’à terme faire le malheur des « déjà-là » et des « tout-juste-arrivés » et ce en dehors de toute considération de religion ou de couleur, car en économie tout est aussi question d’équilibres, toujours précaires.

Personne ne tire de bénéfices de tout cela, sauf encore une fois le « patronat » comme en Allemagne, qui peut désormais faire travailler les migrants pour… 80 euros par mois ! Oui, vous avez bien lu, 80 euros par mois. Voici de la belle exploitation, car derrière tous les sentiments humanistes dégoulinant utilisés uniquement pour fabriquer le consentement des populations, la réalité, c’est la mise en exploitation. C’est la raison pour laquelle jamais, jamais un grand communiste comme Georges Marchais n’a été favorable à l’immigration ou à la disparition des frontières, ce qui ferait aujourd’hui que Georges Marchais serait taxé de fascisme… ce qui ne manque pas de sel !

Mais ce qui est mauvais pour le totalitarisme marchand est excellent pour les peuples.

Comme Régis Debray, il est temps de proclamer haut et fort, cet « éloge aux frontières ».

Vive la France.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Pour commander l’ouvrage « éloge des frontières c’est ici sur Amazon.com

Les derniers propos de la mondialiste Lagarde ici AFP via Boursorama

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Comment la France passa de l’ère allemande à l’ère américaine.

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #l'immigration, #l'islamisme, #Terrorisme

Comment la France passa de l’ère allemande à l’ère américaine

Comment la France passa de l’ère allemande à l’ère américaine.

 

Dans deux de ses livres, Le choix de la Défaite : les élites françaises dans les années 1930 et De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République 1938-1940 (Paris, Armand Colin, 2010 et 2008), Annie Lacroix-Riz, spécialiste d’histoire contemporaine et professeur à l’université Paris 7, a expliqué comment, dans les années trente, l’élite de la société française – politiciens, militaires de haut rang, industriels, banquiers, le haut clergé, etc. – a voulu et planifié l’ « étrange défaite » de 1940. C’est par le biais de cette trahison que l’élite put triompher de l’« ennemi intérieur » gauchiste, empêcher d’autres réformes politiques et surtout sociales comme celles introduites par le Front Populaire, et éliminer le système, trop démocratique à son goût, de la 3e République en faveur du régime autoritaire et collaborateur de Vichy. Ce régime choya tous les éléments de l’élite du pays, mais surtout le patronat, et tandis qu’il fut un paradis pour celui-ci, il fut un enfer pour les salariés, et pour le peuple français en général ; Annie Lacroix-Riz l’a bien démontré dans un autre ouvrage, Industriels et banquiers sous l’Occupation (Armand Colin, Paris, 2013). Or, dans une toute nouvelle étude, Les Élites françaises entre 1940 et 1944 (Armand Colin, Paris, 2016), l’historienne se penche sur un autre aspect de la saga de la couche supérieure de la société française des années trente et quarante : leur passage de la tutelle allemande à la tutelle américaine.

Les défaites subies par la Wehrmacht devant Moscou (fin 1941) et surtout Stalingrad (hiver 1942-1943) ainsi que l’entrée en guerre des États-Unis et le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (novembre 1942) firent comprendre à l’élite française que l’Allemagne perdrait la guerre et que l’inévitable victoire soviétique impliquerait fort probablement pour la France le triomphe de la Résistance, « majoritairement ouvrière et communiste », et par conséquent une épuration des collaborateurs et des changements révolutionnaires. Afin d’éviter un tel scénario, catastrophique pour eux-mêmes et pour leur ordre socio-économique, la majorité des politiciens, militaires, industriels, banquiers, et autres « gens très bien », responsables directement ou indirectement pour la trahison de 1940 et la politique collaboratrice, répressive et même meurtrière de Vichy, commencèrent à se dissocier discrètement de la tutelle allemande et à préparer un « avenir américain ». Ils espéraient que l’occupation allemande de la France serait suivie par une occupation américaine, ce qui éviterait des « désordres », mot de passe pour les changements révolutionnaires associés avec la Résistance; et dans le contexte d’une Pax Americana engendrée par une victoire américaine leurs péchés pro-nazis seraient pardonnés et oubliés, leur permettant de conserver les privilèges traditionnels et nouveaux dont ils avaient joui grâce à Vichy. Sous les auspices du nouveau tuteur américain, la France serait un « Vichy sans Vichy ».

Il était possible de rêver à tout cela parce que les leaders américains détestaient également l’idée que, après le départ des Allemands, les Résistants communistes et autres puissent prendre le pouvoir en France, y provoquer des « mutations [politiques et socio-économiques] profondes » et ouvrir la porte à l’influence soviétique. À Washington on n’avait rien contre le régime de Vichy, avec lequel on maintenait jusqu’en janvier 1943 de bonnes relations diplomatiques ; et les autorités étatsuniennes, Roosevelt en tête, espéraient longtemps que dans l’après-guerre Pétain ou un des autres dirigeants vichyssois pas trop souillés par leur germanophilie – comme Weygand ou Darlan – resterait au pouvoir en France, peut-être après un léger « replâtrage parlementaire » du système vichyssois. « L’avenir américain » fut préparé dans des négociations en Afrique du Nord, où les É.-U. avaient plusieurs consulats, en Espagne et en Suisse, où Berne fut le pied-à-terre de l’agent secret étatsunien Allen Dulles, qui y « veillait à l’avenir de la France » et de l’Europe en général.

Les Allemands étaient à la hauteur mais toléraient ces initiatives parce que l’élite du Reich préparait son propre « avenir américain », ce qui impliquait des industriels et banquiers allemands avec de bons contacts américains – y compris Dulles – et même des chefs de la SS/Gestapo. Afin de permettre à quelques-uns des plus fermes suppôts du nazisme au sein de de l’élite allemande, par exemple le banquier Hjalmar Schacht, de se poser en « résistants » quand le régime nazi s’écroulerait, on les enferma dans des camps de concentration comme Dachau, où ils étaient « entièrement séparés de la masse des détenus du camp proprement dit » et bien traités. De façon similaire, les autorités allemandes en France eurent la gentillesse d’arrêter de nombreux « collaborationnistes de premier plan » et de les « déporter » vers le Reich pour y attendre la fin de la guerre dans un confortable lieu de « détention d’honneur », par exemple des hôtels à Bad Godesberg et au Tyrol. Cette expérience devait servir de « brevet de ‘résistance’ » à ces personnages, leur permettant de poser en héros patriotiques à leur retour en France en 1945.

Tandis qu’à l’occasion du choix du tuteur allemand comme « protecteur des coffre-forts » en 1940, « un chef français compatible avec le guide allemand » se tenait déjà prêt dans les coulisses, à savoir Pétain, la sélection d’un chef français compatible avec le nouveau guide américain était nettement moins facile. Le tandem de l’élite française et les autorités américaines détestaient celui qui apparaît aujourd’hui comme un choix manifeste, à savoir Charles de Gaulle, le chef des « Français libres ». La raison ? Ils le regardaient comme un « fourrier du bolchevisme », « un simple tremplin vers le pouvoir des communistes ». Ce n’est que très tard, à savoir le 23 octobre 1944, donc plusieurs mois après le débarquement en Normandie et le début de la libération du pays, que de Gaulle fut reconnu officiellement par Washington comme chef du Gouvernement provisoire de la République française. La chose devint possible à cause de plusieurs facteurs. Primo, les Américains ont fini par se rendre compte que le peuple français ne tolérerait pas qu’après le départ des Allemands « le tout-Vichy [fût] maintenu en place ». Ils ont compris que, inversement, de Gaulle bénéficiait d’une grande popularité et du soutien d’un grande partie de la Résistance. Par conséquent, ils avaient besoin de lui pour « neutraliser les communistes au lendemain des hostilités ». Secundo, de Gaulle négocia auprès de Roosevelt afin d’adopter une politique « normale », ne menaçant aucunement « le statu-quo socio-économique » ; et il donna des gages en « repêchant » de nombreux collaborateurs vichyssois qui avaient été les favoris des Américains.  Tertio, le chef des « Français libres » avait pris ses distances avec l’Union Soviétique. C’est ainsi que le gaullisme s’est « respectabilisé » et que de Gaulle est devenu « un leader de la droite », acceptable à élite française aussi bien qu’aux Américains, les successeurs des Allemands dans le rôle de « protecteurs » des intérêts de cette élite. Or, du point de vue des nouveaux vrais maîtres de la France – et de la plupart du reste de l’Europe – il fut et resta une sorte de « rebelle » qui continua longtemps à leur causer des ennuis.

Les Élites françaises entre 1940 et 1944 est une étude surprenante, fascinante, rigoureusement et minutieusement documentée, comme les autres livres d’Annie Lacroix-Riz. De ceux-ci, il faut encore mentionner Aux origines du carcan européen (1900-1960) : La France sous influence allemande et américaine (Paris, Éditions Delga, 2014). On peut y apprendre comment, à la suite de la fin de la Seconde guerre mondiale, les États-Unis ont su consolider leur domination politique et économique de l’Europe occidentale par le biais de la création d’institutions européennes. Et ils l’ont fait en collaboration avec des élites françaises, allemandes et autres – y compris des collaborateurs vichyssois « recyclés » tels que Jean Monnet. Dans ce contexte aussi, leur ancien antagoniste, de Gaulle, leur a causé quelques ennuis.

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Hillary Clinton a proposé de faire éliminer Julian Assange par un drone. Par Bertrand Rivière

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La France, #l'horreur économique, #Terrorisme, #Le grand banditisme

mardi 4 octobre 2016

Hillary Clinton a proposé de faire éliminer Julian Assange par un drone

 

Selon une information publiée par le site « True Pundit », la candidate démocrate à la Maison Blanche aurait demandé lors d’une réunion en novembre 2010 comment parvenir à tuer Julian Assange, le fondateur de Wikileaks. « Ne pouvons-nous pas simplement "droner" cet homme? », aurait-elle demandé à ses collaborateurs, alors qu’elle était Secrétaire d’Etat.
Le site base ses affirmations sur des sources travaillant au sein même du Département d’État, et soutient que Hillary Clinton se serait explicitement interrogée sur la possibilité de tuer Julian Assange, en raison de la lenteur de la stratégie visant à faire tomber WikiLeaks et son fondateur, Julian Assange. True Pundit évoque également la possibilité que la tête d’Assange ait été mise à prix, et avance même une somme de 10 millions de dollars comme possible récompense pour sa capture et éventuellement son extradition.
Le site True Pundit explique également disposer d’une une copie de l’email envoyé par une employée du Département d’État après cette rencontre du 23 novembre 2010 intitulé évoquant les possibilités d’employer des moyens « légaux ou non-légaux » pour faire tomber Wikileaks.
Atlantico 
Hillary Clinton a proposé de faire éliminer Julian Assange par un drone. Par Bertrand Rivière
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Quelles alliances pour la "démondialisation"…. Par Jacques Cotta.

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #Europe supranationale, #Grèce, #L'Italie., #Le socialisme, #La mondialisation, #La lutte des classes, #l'horreur économique

Quelles alliances pour la "démondialisation"…. Par Jacques Cotta.

Quelles alliances pour la "démondialisation"….

Intervention faite au troisième forum «No Euro » de Chianciano Terme les 16 et 17 septembre 2016.

Par Jacques CottaActualités • Dimanche 02/10/2016 •

Chers amis,

Georges Orwell nous a appris qu’i est aisé pour mieux duper le peuple d’utiliser un mot pour son contraire. La guerre c’est la paix, la fraternité c’est l’égoïsme, et la mondialisation c’est le bonheur n’est-ce pas ? Pour aborder le thème du jour, « quelles alliances pour démondialiser », parlons d’abord rapidement de ce qu’est la mondialisation dont il s’agit de se défaire. Car « démondialiser » n’est sans doute pas ce qu’il y a de plus simple à comprendre. Par contre, le terme et son contenu sont assez simples à pervertir. La mondialisation dont on parle, c’est la mondialisation capitaliste. A travers le libre-échange, la mondialisation financière au moyen d’institutions à son service vise à assujettir l’homme, la nature, le travail à la loi exclusive du profit. C’est notre opposition au capitalisme qui nous guide à combattre le capitalisme financier et qui donne son sens à la « démondialisation ». Pour le reste, nous sommes pour l’internationalisme qui sera le genre humain. D’ailleurs ici, à Chianciamo terme, ces jours-ci, chez les étrusques, avec la présence de délégations de tous les pays d’Europe, l’internationalisme s’impose.

Le point de départ est donc le capitalisme, ses méfaits, la nécessité de rompre. Et tout le monde aspire à la voie la plus simple, la plus économique pour atteindre son objectif. Si le plus simple est l’aménagement des institutions supranationales qui pourraient de la sorte passer du service du capital à celui du travail, alors aménageons !

En d’autres termes, si le plus simple, le plus économique est la modification de l’union européenne, sa réforme, celle de la commission, des institutions qui du service de l’oligarchie pourrait passer au service des peuples, alors réformons ! C’est bien là-dessus que surfent –ou tentent de surfer- les eurosceptiques, les partisans d’une Europe sociale, les thuriféraires de la transformation de l’Europe technocratique en Europe démocratique. Ceux-ci s’accommodent de l’UE, de l’Euro, de la BCE, de la commission ou encore de l’OMC ou de l’OTAN…

Le concept de « démondialisation », aussi juste soit-il, ne permet ni bloc de forces organisées, ni une adhésion populaire.

  • Pour l’adhésion populaire, il manque de clarté et exige une approche théorique. Or, c’est l’expérience concrète qui permet d’avancer.
  • Pour un bloc de forces organisées, rares sont ceux qui n’ont pas été absorbés par le système. Pour les quelques autres, la survie de petites boutiques, de petites épiceries s’oppose de fait à la création d’une grande surface.

Le plus important est donc l’adhésion populaire pour laquelle on assiste à un paradoxe : d’une part l’intérêt général passe par la rupture avec la mondialisation capitaliste et avec ses institutions, d’autre part celle-ci ne parvient pas à s’imposer sinon qu’occasionnellement, en France en 2005, en Grande Bretagne avec le Brexit dernièrement.


Il s’agit de convaincre sur le fait essentiel que toute sauvegarde des acquis collectifs, et à fortiori toute avancée, ne peut passer que par la rupture avec la mondialisation capitaliste, avec ses institutions dont font partie l’UE, l’Euro, l’OTAN par exemple. Mettre à jour dans ce travail de persuasion pédagogique le double discours qui en fait devient un des derniers remparts de ces institutions, la nécessité par exemple « de rompre avec les traités » sans mettre en avant la condition politique incontournable pour y parvenir, à savoir la rupture avec l’UE elle-même.

Concernant le double discours, sans aller chercher en France les spécialistes à « la gauche de la gauche » qui durant tout un temps ont proclamé la « nécessité d’une Europe sociale » pour s’accommoder dans les faits de l’UE, de l’Euro, de la BCE et de la commission, nous pouvons faire un détour par la Grèce. Alexis Tsipras dont l’Europe connaît maintenant les exploits se déclare pour d’autres décisions que celles dictées par la Troïka, d’autres mesures qui permettraient de desserrer l’étau sur le peuple grec. La situation en Grèce est connue. Le taux de chômage dépasse les 25%, la misère explose, les privatisations opérées par « la gauche de la gauche » dépassent la pire des imaginations. Et dans le quotidien « le monde » en date du 9 septembre 2016, Alexis Tsipras déclare donc, je cite : « Nous sommes toujours contraints d’appliquer une stricte politique d’ajustement budgétaire (…). Nous ne constatons pas la nécessaire générosité de nos partenaires sur la question de l’allégement de la dette ». Le double discours se double là d’une hypocrisie qui n’échappe à personne. Contraint dit Tsipras, mais par qui ? Il a été élu en janvier 2015 sur un programme de rejet des mémorandums de la Troïka. En juillet 2015 ce mandat a été confirmé par référendum. Et quelques jours plus tard seulement Alexis Tsipras cédait au chantage de l’UE, de la BCE et du FMI et commençait à mettre en œuvre leurs plans, promettant d’ailleurs que chacun serait le dernier avant qu’un nouveau plus dur encore vienne frapper les grecs dans leur grande masse.

Revenons donc à l’essentiel. La question est donc de convaincre qu’il n’y a d’issue en définitive que dans la rupture avec l’UE et l’Euro. Comment faire ? Depuis des années nous mettons en relation la misère et les difficultés grandissantes subies par le peuple avec la mondialisation capitaliste, avec l’UE, l’Euro et les institutions supranationales. Si cet élément de la démonstration est nécessaire, il est de toute évidence insuffisant. Il nous revient d’indiquer aussi qu’une autre voie est possible et qu’elle passe inévitablement par la rupture nécessaire avec l’UE et l’euro.


Nous assistons à la mise en pièce des conquêtes sociales :

  • · Les droits sociaux, l’assurance maladie, les retraites, la protection contre le chômage alors qu’en 1945, lorsque la France était à genoux, elle décidait de se payer la sécurité sociale.
  • · Le bradage de tout ce qui est partagé par les membres de la communauté politique, les services publics notamment.


Tout se passe comme si cela était inévitable. Comme si nous n’avions aucune prise. Comme si les hommes politiques n’avaient d’autre choix que d’appliquer une politique dont le plus grand nombre ne comprend vraiment ni les causes, ni l’identité des fautifs, les Hollande ou Sarkozy en France, les représentants de la Troïka au pouvoir.

Créer des alliances pour « démondialiser », pour sortir de l’UE et de l’Euro, cela passe donc par un double éclairage :

  • · Le rapport entre la marche à la barbarie et la mondialisation capitaliste.
  • · Le rapport entre un programme transitoire permettant de répondre aux besoins urgents de la collectivité et de ses membres et les obstacles à la mise en place d’un tel programme, le capitalisme mondialisé.

Parmi les éléments constitutifs d’un tel programme de transition quelques éléments sont urgents et devraient être mis en avant.

a/ assurer une vie décente pour tous.

Il existe aujourd’hui en France 9 millions de pauvres selon les chiffres officiels. Je préfère pour ma part évoquer les travailleurs pauvres, car la pauvreté a une cause. Les salaires trop bas, l’absence de travail, la précarité, etc… Le travail est toujours au départ, la pauvreté n’étant jamais le produit d’un choix venant d’on ne sait où ! 9 millions donc de travailleurs pauvres.

La précarité a explosé.

Une vie décente cela signifie pouvoir se loger, se soigner, se nourrir, se vêtir, éduquer ses enfants…

Une vie décente cela signifie un principe de vie collectif dans la société, le secours apporté par la collectivité à chacun, quel que soit ses moyens… Bref, le principe fondateur de la sécurité sociale.

Au centre d’une vie décente se trouvent évidemment les services publics. Je ne développe pas…

  • Mais cela est contradictoire avec les politiques d’austérité imposée par l’UE, ses directives, ses institutions…
  • Cela est contradictoire avec le pillage des fonds publics pour payer les dettes privées.

Certains des éléments que j’évoque ci-dessus sont assez démonstratifs. Les retraites par exemples. Il faut reprendre au capital les 8 à 10% qui ont été volé au travail dans les 20 dernières années. Les objections énoncées régulièrement pour s’opposer au paiement des retraites, tel par exemple le vieillissement de la population, ne tiennent pas. Un retraité sur deux aujourd’hui donne son temps aux associations pour préserver un sens à leur vie.

  • Mais les retraites sont contradictoires avec le capitalisme mondialisé, au service exclusif duquel sont l’UE et ses institutions, qui préfère les fonds de pension, et qui produit le « chacun pour soi » au détriment de tout lien social.


Une vie décente pour tous, c’est l’eau, l’électricité, l’assainissement, les transports…. Une vie décente pour tous exige la renationalisation de ce qui est passé dans les mains d’actionnaires avides de dividendes.

  • Mais cela est contradictoire avec le capitalisme mondialisé dont les intérêts sont défendus par les directives européennes au nom de la concurrence libre et non faussée.

A ce stade nous pouvons faire comprendre aisément je crois que l’UE n’est pas fondée pour assurer un projet économique, assurer une prétendue croissance, préserver du chômage, mais bien pour imposer un modèle politique : celui que l’ancien N°2 du Medef Denis Kessler, aujourd’hui un des patrons des compagnies d’assurance, exprimait en 2007 dans un article intitulé « Adieu 1945 » : la mise en compétition des hommes les uns avec les autres contre toute aspiration à vivre ensemble.

  • Ainsi, une vie commune décente dans laquelle chacun peut préserver et développer l’estime de soi, le sens de sa propre dignité, où chacun est appelé à remplir ses devoirs sociaux et à faire valoir son mérite est contradictoire avec le capitalisme mondialisé, l’UE et les institutions à son service.

b/ Remettre l’éducation au centre des priorités

L’école est l’institution républicaine par laquelle l’idée même de république s’est consolidée en France.

Depuis 150 ans, l’école existe comme instruction permettant de développer esprit critique et raison, comme éducation permettant la formation de chacun au cadre républicain commun, celui de la citoyenneté.

Depuis 50 ans nous assistons à une accélération des réformes liquidatrices des savoirs, des programmes, du goût de l’effort, de l’humilité pour apprendre, de la notion de mérite…

Une bonne réforme à venir serait notamment d’abroger toutes celles qui se sont succédées.

  • Mais ce saccage organisé s’inscrit dans les objectifs du capitalisme mondialisé, de l’UE, de ses institutions, de l’OCDE dont certains textes, dans les années 1990-2000 indiquaient le but à atteindre : une éducation au rabais pour le plus grand nombre, peu coûteuse, une éducation améliorée, notamment dans le cadre privé, pour le petit nombre chargé d’encadrer les premiers.

c/ Affirmer l’écologie comme une priorité majeure

Il s’agit simplement du problème de la vie, de la terre…

En partant de la question écologique, ce ne sont pas que les petites fleurs qui sont concernées, mais bien le mode de production qui est à mettre en cause, la recherche du profit sans limite, le gaspillage des ressources naturelles, bref c’est la question du passage du profit à la satisfaction des besoins humains qui est posée.

  • Mais cela est contradictoire avec le capitalisme mondialisé qui repose sur les seules préoccupations de produire, consommer, jeter, sacrifier…

La question agricole est un bon exemple avec l’installation des agros managers, des hommes d’affaires, en lieu et place des exploitations à taille humaine et des paysans qui se trouvent condamnés. Une agriculture de qualité, des familles pouvant vivre de leur travail, tout le monde en comprend l’exigence…

  • Mais cela est contradictoire avec le capitalisme mondialisé…

d/ Dégager les moyens de l’œuvre collective

Evidemment la question de la propriété est posée. En opposition à la propriété privée, il ne s’agit pas de répondre comme par le passé par les formules magiques du genre propriété collective généralisée. Nous pouvons répondre au souci majoritaire qui concerne, avec la question de la propriété de l’organisation de la société, de la place que chacun peut occuper. Il est possible d’articuler la propriété privée, la propriété collective et la propriété d’état.


La propriété du produit de son travail rentre la première catégorie, la propriété privée.

La séparation entre moyen de production et salariat n’est pas satisfaisante. Sous la forme coopérative des outils de production et des structures, elle permet de définir une forme de propriété collective.

Enfin ce qui relève des secteurs stratégiques mérite d’être nationalisé.

  • Mais de toute évidence cela est contradictoire avec le capitalisme.

Un bon exemple est donné ces jours-ci par Alsthom avec l’exigence d’arrêt immédiat du plan de démantèlement de Belfort, l’exigence de la nationalisation, l’exigence d’arrêt des appels d’offre régis par l’UE.

e/ Instaurer la démocratie à tous les étages

Il s’agit d’une démocratie laïque, égalitaire, fraternelle, libertaire. Depuis des années la confiscation de toute démocratie est ressentie et impose la nécessité de combattre pour imposer le pouvoir d’en bas, le pouvoir du peuple.


Au centre de cette question, la place des communes menacées par la succession de lois sur la décentralisation depuis les années 80, les régions, les communautés de communes, les métropoles, … ce mille-feuilles contradictoire à l’exercice de la démocratie. Avec les communes se pose la place menacée des départements. Communes, départements à défendre et préserver…

  • Mais cela est contradictoire avec l’UE et l’Europe des régions, la mise en place de territoires censés permettre le développement de l’activité, des profits d’une part, de territoires déshérités et abandonnés, dignes des réserves d’indiens d’autre part.

Derrière cette question se trouve plus généralement celle de la possible régénérescence de la vie politique française.

  • Mais cela est contradictoire avec le capitalisme mondialisé dont un des outils en France est la cinquième république bonapartiste. Contradictoire avec l’exigence d’une constituante pour une proportionnelle intégrale permettant la représentation de toute la nation.

f/ La souveraineté et l’union des peuples.

Nous voilà au cœur du problème. Il n’est pas besoin de s’étendre. L’Union Européenne pour s’opposer aux aspirations légitimes et aux intérêts des peuples n’est qu’une construction politique dont l’objet est la négation de la souveraineté populaire et nationale.

Un des moyens politiques dont se dote l’UE est la destruction des Nations avec les drames humanitaires qu’elle provoque et qui sous nos yeux ne peuvent aller qu’en se développant.

Interdiction faite aux peuple de décider de leurs propres affaires et rejet dans la misère de centaines de milliers jetés sur les routes et sur les mers sont deux phénomènes étroitement liés. La résolution de la question migratoire va s’imposer de fait comme une réalité incontournable.

  • Mais cela est contradictoire avec le capitalisme mondialisé qui :

o Organise les guerres de pillage et met à genoux des pays entiers.

o Apporte son soutien à des dictateurs qui assument les basses œuvres.

o S’oppose à une politique qui permette un accueil humain et décent des populations jetées sur les routes et sur les mers.

En conclusion :


Je voudrais revenir au point de départ, « quelles alliances pour démondialiser » ?


J’ai voulu montrer que seul au point de départ un programme accessible, compréhensible, partagé, peut permettre de quitter l’incantation pour entrer dans le monde de la persuasion.

Ce programme peut permettre de mettre en relation la situation réelle, les besoins, les solutions et donc l’impossibilité de concilier avec le capitalisme mondialisé et ses institutions que sont notamment l’UE, la commission, la BCE, l’OTAN, et l’outil du capital financier que constitue l’Euro.

Quelles alliances ? Existe-t-il une autre alliance susceptible de porter un tel programme qu’une nouvelle alliance populaire faite des hommes et des femmes qui s’empareront des éléments de ce programme ? Avec deux écueils à éviter, deux raccourcis qui ne peuvent apparaître que pour ce qu’ils sont.

- Chercher au nom de la rupture avec l’UE et l’euro des alliances de droite ou de gauche. Mais que signifie aujourd’hui ce clivage ? C’est le programme qui permet de trancher, pour entrainer vers la rupture avec le capitalisme mondialisé. Or admettons que ni « droite » ni « gauche » ne se réclame de mesures allant dans le sens indiqué précédemment. Une fois encore c’est le programme qui incarne la rupture nécessaire avec le capitalisme mondialisé, donc avec ses institutions, l’UE, l’Euro, etc…

- Chercher avec la gauche de la gauche -sous prétexte que cela signifie plus à gauche- une alliance qui relève de la logique orwellienne. En effet, Jean Luc Mélenchon évoque la rupture avec les traités européens. Ce qui indiscutablement va dans le bon sens lorsqu’on a en souvenir tous les discours sur « l’Europe sociale ». Mais que signifie une telle volonté de « rupture avec les traités » si elle n’est accompagnée de sa conséquence logique, la rupture avec l’UE en tant que construction politique pour y substituer une union des nations libres choisissant de coopérer librement les unes avec les autres sur un sujet, un autre, ou plusieurs ? Encore un effort Jean Luc…

Jean Luc Mélenchon a d’ailleurs indiqué ce qu’il fallait éviter. Beaucoup ont vu une bouée de sauvetage lorsqu’il a décidé de rompre avec le PS. Mais il a fallu déchanter. En une après-midi, la messe était dite, bonne pour ceux qui acceptaient le catéchisme, hostile aux autres. Il annonçait le nouveau nom « parti de gauche », il donnait la direction, il proclamait autour de lui le parti, sa nouvelle direction, et son programme. Cela sans démarche collective, sans discussion, sans possibilité dans la confrontation de rassembler plus largement, pour arriver à des formules creuses, trompeuses, fausses sur l’essentiel, l’UE et l’Euro et aboutir à une aventure personnelle calquée sur le fonctionnement des institutions de la 5ème république.


En réalité les alliances sont à construire. Un nouveau bloc est possible que seul l’intérêt collectif peut rassembler. Ces forces n’existent pas aujourd’hui de façon organisée, mais objectivement elles peuvent se révéler, là dans un référendum –le Brexit dernièrement- là dans un conflit donné –grèves, occupations, Goodyear par exemple- là dans un colloque où nous nous retrouvons de France notamment, le Pardem par exemple et « la sociale », à cette tribune.

Jacques Cotta
Le 16 septembre
2016

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Chez Smart, les ouvriers passent aux 39 heures payées 37h.

4 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Europe supranationale, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #La lutte des classes, #Le capitalisme;

Environ 100.000 véhicules par an sortent de l'usine d'Hambach en Moselle qui emploie huit cents employés. - SIPA

Environ 100.000 véhicules par an sortent de l'usine d'Hambach en Moselle qui emploie huit cents employés. - SIPA

Après des mois de bras de fer entre les syndicats et la direction, la nouvelle mesure concernant le temps de travail a été actée. Depuis le 1 er octobre, les employés de l'usine sont passés aux 39h payées 37.

A l'usine Smart de Hambach en Moselle, le passage aux 39 heures payées 37 est désormais effectif . Une nouvelle durée de travail actée après un long bras de fer entre la direction et les organisations syndicales.

Soumise à un référendum consultatif le 11 septembre 2015, la mesure avait été adoptée par 56% des employés, mais rejetée par les syndicats. Pour contourner cette opposition, la direction a alors fait signer des avenants à chaque employé.

Un effort pour améliorer la compétitivité

"On risquait le chômage, donc on n'a pas trop eu le choix", avance Thierry Drouin, qui a, comme plus de 95% des employés, signé un avenant à son contrat de travail le faisant passer aux 39 heures.

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Le travail à temps partiel après la loi Travail

Le « Pacte 2020 » de l'entreprise prévoit une augmentation provisoire du temps de travail jusqu'à 39 heures avant un retour aux 37 heures en 2019, puis aux 35 heures en 2020. En échange de cet effort - devant permettre d'"améliorer la compétitivité" de l'usine en faisant baisser le coût horaire du travail - la direction s'engageait à ne procéder à aucun licenciement économique d'ici là.

La CGT et la CFDT, majoritaires car représentant plus de 50% des salariés à eux deux, avaient opposé leur droit de veto - sur fond de tension autour de la loi Travail, dont un des articles les plus disputés concernait le référendum d'entreprise.

Mesure loin d'être inédite dans le monde de l'automobile

Environ 100.000 véhicules par an sortent de l'usine, mais en ce moment la production est basse, expliquent les employés, qui se demandent donc à quoi serviront les heures en plus.

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L'usine emploie 800 personnes directement, mais 800 autres salariés qui travaillent sur le site pour des sous-traitants de Smart pourraient être touchés par les changements d'emploi du temps.

Ce n'est pas la première fois dans l'automobile que ce genre de changement a lieu. Michelin , Renault, PSA ou Continental ont par le passé négocié des accords temporaires pour augmenter le temps de travail et la flexibilité , baisser les salaires ou supprimer des avantages.

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La Bosnie-Herzégovine, fief du salafisme européen, par France 24

4 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #Economie, #l'islamisme, #Terrorisme, #Daesch, #La guerre, #l'horreur économique

Il y aurait aujourd’hui environ 300 jihadistes bosniens en Syrie, dont un certain nombre de musulmans s’étant radicalisés au contact de prêcheurs salafistes apparus en Bosnie-Herzégovine pendant la guerre dans les années 1990. Pour les autorités de ce petit état balkanique, leur retour éventuel et leurs appels à agir en Europe constituent la principale menace sécuritaire.

Sarajevo, cinq jours après les attentats qui ont endeuillé Paris le 13 novembre. Un homme de 34 ans entre dans un bureau de jeux de hasard en criant “Allah Akbar”. Il abat deux soldats à l’arme automatique. En quittant les lieux, il tire sur un bus et blesse trois personnes puis se retranche dans une maison où il se suicide en activant un engin explosif. Né en France, l’homme serait lié aux milieux islamistes, selon la police bosnienne. Pour le ministre adjoint de la Défense, Emil Suljagic, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un acte terroriste.

Vingt ans après la fin de la guerre de Bosnie, des actes terroristes attribués aux islamistes radicaux ensanglantent régulièrement la petite République balkanique.

Environ 300 Bosniens font actuellement le jihad armé en Syrie, selon la Sipa, l’agence de sûreté de l’État de Bosnie-Herzégovine. Ramené au nombre d’habitants, il s’agit du taux de départs pour le jihad le plus élevé d’Europe. Si tous les salafistes ne sont pas jihadistes, tous les jihadistes armés se déclarent salafistes. Longtemps réputée pour sa pratique d’un islam modéré et tolérant, la Bosnie-Herzégovine pourra-t-elle résister aux sirènes du jihadisme international ?

Voir le témoignage de l’ex premier ministre Lagumdzija, Zlatko

Clés de compréhension : 
Le wahhabisme est une mouvance créée au XVIIIe siècle par Muhammad ibn Abd-al Wahhab. Il prône un mode de vie islamique basé sur les préceptes du coran appliqués à la lettre. Il bannit l’intercession d’un prophète ou d’un saint pour se rapprocher de Dieu, ce qui justifie aux yeux de ses adeptes la destruction de tous les lieux de culte pour prévenir des pratiques polythéistes. L’objectif : revenir au califat des premiers temps de l’islam.

Le salafisme, courant également rigoriste bien que postérieur au wahhabisme, s’en distingue dans ses applications politiques. Il est apparu sous sa forme violente et jihadiste dans les années 1980 sur fond de guerre en Afghanistan. Si tous les salafistes ne sont pas jihadistes, tous les jihadistes se disent salafistes.

Source : France 24, Alexandra RENARD , Luke BROWN , Mersiha NEZIC, 18/12/2015

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Donc, “logiquement” :

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Une réponse à La Bosnie-Herzégovine, fief du salafisme européen, par France 24

  1. Le 04 octobre 2016 à 01h08

    Les fous suivent leur propre logique, une logique de fou. L’UE est soumise en grande partie aux lobbies, sa priorité c’est le Marché et non le bien-être de ses citoyens et pas non plus leur sécurité. Plus de pays membre, plus de délocalisation, plus de dumping salarial, etc. c’est bon pour le Marché. Le reste importe peu.
    La folie est celle de cette soumission de tout un système (économique, politique, médiatique) qui ne profite qu’à une infime minorité au détriment de tous les autres.

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