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Le blog de Lucien PONS

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Roumanie : le petit village de Deveselu, future base du bouclier antimissile de l’OTAN.

21 Novembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Le Courrier des Balkans

Roumanie : le petit village de Deveselu, future base du bouclier antimissile de l’OTAN

De notre correspondante à Bucarest
 

Mise en ligne : lundi 18 novembre 2013
 
La construction du bouclier anti-missile de l’OTAN a commencé le 28 octobre dernier dans le petit village de Deveselu, dans le sud de la Roumanie. L’événement a été qualifié « d’historique » par la presse roumaine, mais la Russie est inquiète, malgré le caractère officiellement défensif de ce dispositif.

Par Julia Beurq

Deveselu est un petit village de 3.500 âmes, situé dans l’immense plaine de l’Olténie, à une demie-heure de la Bulgarie et à deux et demie de la capitale roumaine. Ses habitants sont habitués à côtoyer l’armée, car les soviétiques y avaient installé en 1952 l’une de leurs plus grande base militaire. Cette dernière a fermé en 2002, mais elle s’apprête désormais à rouvrir ses portes, grâce à l’Organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN) qui a jeté son dévolu sur Deveselu. C’est ici, en effet, que ce sera construit sur 175 hectares, le bouclier défensif anti-missile de l’alliance militaire, négocié en 2011 par les autorités américaines et roumaines.

Le 28 octobre, lors de la cérémonie de lancement des travaux à Deveselu, le président Băsescu, a tenu à déclarer que « la Roumanie se trouvait maintenant à son niveau de sécurité le plus élevé de son histoire ». Le Sous-Secrétaire d’État américain à la Défense, James Miller a, quant à lui, affirmé que « ce bouclier représente une réalisation extraordinaire pour la Roumanie et qu’elle se devait d’en être fière. La Roumanie est devenue l’un des partenaires de confiance des États-Unis ». De manière générale, la presse roumaine a qualifié cet événement d’un ton assez enthousiaste, similaire à celui des propos tenus par ces deux hommes politiques. Le mot « historique » a même été utilisé à plusieurs reprises.

Réticences russes

Alors que les Roumains et les Américains se félicitent de cet événement, les Russes, eux, broient du noir. Aleksandr Gusev, le directeur de l’Institut russe de planification stratégique et de prévision, l’a expliqué récemment à la radio « La voix de la Russie » : « La Roumanie est un choix stratégique pour les États-Unis du point de vue logistique, mais ce choix est dangereux pour la Russie, pour la flotte de la mer Noire. 1.500 kilomètres seulement séparent Deveselu de Sébastopol ». « La Russie ne permettra pas aux Américains de transformer la Mer Noire en une zone de tensions », a-t-il par ailleurs affirmé.

De fait, la Russie doute de l’aspect purement défensif du bouclier anti-missile et a insisté à plusieurs reprises de recevoir la garantie que ce bouclier ne serait pas dirigé contre elle. Lors du Sommet OTAN-Russie, qui a eu lieu fin octobre à Bruxelles, le ministre de la Défense russe, Sergey Shoygu, a quitté la table des discussions en déclarant que les inquiétudes de la Russie n’étaient pas prises en considération. Anders Fogh Rasmussen, le Secrétaire général de l’OTAN, a pourtant réaffirmé que ce bouclier était destiné à contrer des attaques pouvant provenir du Moyen-Orient, de la Corée du Nord et de l’Iran.

Des travaux jusqu’en 2015

Le bouclier sera opérationnel à la fin de l’année 2015. En attendant sa mise en fonctionnement, ce sont 700 personnes qui travailleront sur le chantier pendant 760 jours. Du côté roumain, les autorités ont alloué 8 millions de lei pour mettre en place le système de surveillance, d’éclairage et construire les pavillons dans lesquels seront logés les 200 militaires américains qui y séjourneront en permanence.

Du côté américain, la compagnie KBR a obtenu un contrat de 134 millions de dollars de la part du corps d’ingénierie de l’armée américaine en Europe dollars pour installer le système de défense. KBR a également annoncé la construction de routes et de bâtiments aux usages divers.

 

http://balkans.courriers.info/article23630.html

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L’Ukraine dans les opérations UE et OTAN. Une volonté d’intégration.

25 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

oct 22, 2013

L’Ukraine dans les opérations UE et OTAN. Une volonté d’intégration

(BRUXELLES2) L’Ukraine ne cherche pas seulement à se rapprocher de l’Europe en termes politiques ou économiques. C’est aussi le cas sur le plan de la défense.

D’abord Ocean Shield puis Eunavfor Atalanta

La frégate ukrainienne « Hetman Sahaidachny » a ainsi rejoint l’Océan indien pour participer à l’opération anti-piraterie de l’OTAN (Ocean Shield). Le navire est doté d’un hélicoptère Ka-27 et d’un groupe spécial de visite. Il y restera plusieurs mois, avant de rejoindre, du 3 janvier au 5 mars 2014, l’opération européenne EUNavfor Atalanta. Entre l’Union européenne et l’OTAN, l’Ukraine ne choisit elle prend les deux… Et ceci ce n’est pas un fait isolé. Certaines unités participeront au battlegroup de permanence au premier semestre de l’année prochaine, le « Helbroc » sous direction grecque. C’est une première pour Kiev !

Mille marins vers l’intégration européenne ?

La signification de ces participations est, en effet, très politique. Le site officiel de la marine ukrainienne n’a d’ailleurs pas hésité à titrer pour l’occasion : « Mille marins pour l’intégration européenne ». Le président du comité militaire de l’UE, le général Patrick de Rousiers, a récemment été reçu au plus haut niveau à Kiev et Sébastopol. Il a ainsi rencontré non seulement le chef d’Etat major des armées ukrainiennes, Vladimir Zamana, et le commandant de la flotte ukrainienne l’amiral Yuri Ilinmais mais aussi le ministre de la Défense, Pavlo Lebedev, le vice-ministre des Affaires étrangères, Viktor Mayko, ainsi que l’adjoint du secrétaire du Conseil de sécurité nationale, Oleksandr Medvedko. Un signe !

Une volonté de participer davantage à la PSDC

« Tous ont confirmé leur volonté de voir l’Ukraine rejoindre rapidement et participer de façon plus étroite aux missions européennes de la PSDC », comme le confirme un témoin de ces réunions. Cerise sur le gateau : Le général a aussi pu tester le module de simulation pour la formation des pilotes, où il s’est livré à un combat aérien à bord d’un MiG-29 avec le chef de la brigade d’aviation tactique, le colonel Juli Mamtchur.

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La Force de réaction de l'OTAN à l'épreuve.

25 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

 

30 Sep. 2013

La Force de réaction de l'OTAN à l'épreuve

La Force de réaction de l'OTAN (NRF) va être mise à l'épreuve cet automne, à l'occasion d'une série d'exercices réels. Cette campagne, dont le point d'orgue sera l'exercice Steadfast Jazz, début novembre, doit permettre de former, de tester et de certifier les structures de commandement et les forces qui serviront dans le cadre de la rotation 2014 de la NRF. Cette force jouera un rôle de plus en plus important dans le maintien de l'état de préparation de l'OTAN lorsque le tempo opérationnel de l'Alliance ralentira suite à la fin de la mission de combat qu'elle dirige en Afghanistan.

« Le monde est empreint d'incertitudes et l'OTAN doit se préparer à relever les défis à venir, » a déclaré le général d'armée aérienne Philip M. Breedlove, commandant suprême des forces alliées en Europe.« Mon objectif est de faire en sorte que les quartiers généraux et les forces de la NRF soient prêts à faire face à tout type de menace, dans quelque environnement que ce soit. »

La NRF est une force multinationale à haut niveau de préparation, dotée de matériel de pointe, qui peut être déployée rapidement par l'Alliance partout où cela est nécessaire. Lorsqu'on les sollicite, 13 000 personnels sont prêts à réagir dans les cinq jours, pour une période allant jusqu'à 30 jours, ou plus en cas de réapprovisionnement. Ces effectifs peuvent être portés à 30 000 hommes environ en cas de besoin.

La NRF est conçue pour une intervention militaire rapide en cas de crise émergente, que ce soit pour des objectifs de défense collective ou pour des opérations de réponse aux crises.

« La Force de réaction de l'OTAN devrait devenir le moteur de notre préparation future. Nous allons revitaliser cette force, pour rester apte à nous entraîner et à opérer ensemble, en tant qu'Alliés, et avec nos partenaires. Et pour conduire plus fréquemment des exercices plus ambitieux et plus réalistes, » a indiqué le secrétaire général de l'OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen.

La NRF sera un élément essentiel de l'initiative d'interconnexion des forces, qui vise à préserver le haut niveau d'interopérabilité, de disponibilité et de cohésion des forces des Alliés et des partenaires par le biais d'une formation et d'un entraînement approfondis. Elle contribuera ainsi à la réalisation de l'objectif fixé par les dirigeants des pays de l'Alliance au sommet de Chicago de 2012 : « Les forces de l'OTAN à l'horizon 2020 », à savoir des troupes modernes et étroitement interconnectées, qui soient convenablement équipées, formées, entraînées et commandées.

Tester la Force de réaction de l'OTAN

Steadfast Jazz 2013 se déroulera sur différents sites en Pologne et dans les États baltes du 2 au 9 novembre. Il viendra couronner une série de 17 exercices conduits dans 14 pays. Fondé sur un scénario fictif se tenant dans un pays imaginaire, cet exercice réunira les composantes Terre, Air, Mer et Forces d'opérations spéciales qui assureront l'an prochain les missions de la NRF. C'est le premier exercice réel d'une telle envergure mené par l'OTAN depuis 2006.

Quelque 6 000 hommes venus de 20 pays membres ou partenaires, dont la Finlande, l'Ukraine et l'ex‑République yougoslave de Macédoine¹, y participeront. Par souci de transparence, la Russie a été invitée à observer l'exercice. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) seront également représentés.

« Steadfast Jazz 2013 fait partie d'une série d'exercices visant à conférer à la structure de commandement et aux forces de l'OTAN un haut niveau de préparation, pour assurer leur interopérabilité et leur interconnexion, » a précisé le général d'armée Hans-Lothar Domröse, commandant du Commandement des Forces alliées interarmées (JFC) de Brunssum (Pays-Bas).

Steadfast Jazz permettra de former, de tester et de certifier le personnel militaire du Commandement des Forces alliées interarmées (JFC) de Brunssum, qui sera responsable de la rotation 2014 de la NRF. À l'issue de l'exercice, il sera officiellement certifié pour diriger des opérations interarmées de l'OTAN en cas de crise nécessitant l'intervention de la NRF.

À l'heure actuelle, le commandement opérationnel de la NRF est assuré en alternance par le JFC de Brunssum et par celui de Naples. Les JFC sont placés sous l'autorité du Commandement allié Opérations (ACO), qui est responsable de l'ensemble des opérations de l'OTAN et implanté au Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE), à Mons (Belgique).

Préserver la vitalité de l'OTAN

La brigade Ironhorse de Fort Hood (Texas) participera à Steadfast Jazz 2013. Cette brigade basée aux États‑Unis a été chargée d'appuyer les opérations et les entraînements réguliers de la NRF. La présence de ces forces témoigne de l'engagement constant des États-Unis envers l'OTAN, et envers la paix et la prospérité régionales en Europe.

« Les États-Unis ont durablement intérêt, d'un point de vue tactique, politique et économique, à favoriser la paix et la prospérité en Europe, ainsi qu'à contribuer à aiguiser la force et la vitalité de l'Alliance, » a déclaré le général Breedlove, qui outre ses fonctions à l'OTAN, commande les forces américaines en Europe.

De nouveaux exercices multinationaux tels que Steadfast Jazz devraient se dérouler à l'avenir, et une campagne de plus grande envergure aura lieu en 2015. Les pays seront également encouragés à ouvrir à l'OTAN leurs exercices nationaux, ce qui offrira de nouvelles occasions d'accroître l'interopérabilité au sein de l'Alliance.

« Les déploiements et exercices futurs de la NRF permettront à l'Alliance de continuer de développer et d'affiner ses capacités actuelles et émergentes, d'utiliser de nouvelles technologies et de rester apte à déployer des forces avec rapidité et efficacité. Les exercices comme Steadfast Jazz nous donnent l'occasion d'essayer des approches nouvelles et innovantes pour résoudre les problèmes d'aujourd'hui, de tirer les leçons de nos expériences, et donc d'améliorer nos forces, » conclut le général Breedlove.

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La mouche (transatlantique) de Pieter par Nicolas Gros-Verheyde.

25 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

oct 25, 2013

La mouche (transatlantique) de Pieter

F35 JsfEnvol@Lockheed(BRUXELLES2) Le ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, est un homme pressé et consciencieux. Discrètement, mais intelligemment, il laboure les travées de l’Alliance pour faire son chemin comme un recours possible à la tête de l’Alliance, l’année prochaine. Certes pour remplacer un Premier ministre, le Danois A.F. Rasmussen, un (simple) ministre de la Défense, cela peut faire un peu cheap. Mais comme l’Alliance est en retrait(e), un peu partout, mieux vaut un bon profil de ministre qu’une aventure. C’est ainsi que de Crem se taille le portrait du parfait challenger du genre : si vous n’arrivez pas à vous mettre d’accord sur un numéro 1, je suis là.

Multi-linguiste

Le multilinguiste qu’il est (allemand, anglais, espagnol, portugais…) sait user de son charme. Relativement discret dans les médias jusqu’à présent, son nouveau rôle de vice-premier ministre, arrivé un peu par surprise, lui permet d’avoir une certaine stature qu’il n’avait pas encore. La discrétion n’a cependant qu’un temps. Dès qu’il s’agit de défendre un projet américain, Pieter sait y faire. Avec un enthousiasme débordant, il fait ainsi campagne pour le JSF / F-35 américain. Il est bien loin le temps de Gand où le ministre de la Défense faisait les louanges de l’Europe de la Défense. Le sentiment transatlantique bien connu du ministre a repris le dessus.

Un axe La Haye / Bruxelles / Washington

Le rapprochement avec les Pays-Bas, dans plusieurs domaines, notamment aérien lui donne une occasion en or pour glisser qu’il y a une certaine logique à avoir le même type d’appareil dans le sud et le nord de ce qui formait autrefois un seul territoire. Et La Haye qui a décidé de réduire la voilure de la commande en ne prenant que 35 appareils sur les 80 pressentis ne serait pas mécontent de fournir une solution de rechange outre-Atlantique. Cette position louable sert-elle les intérêts de son pays ou de sa campagne ? On peut en douter. Sert-elle la cause européenne ? Assurément non…

Légère entorse aux règles européennes

D’après les informations obtenues par B2, le ministre De Crem privilégierait en effet les relations d’Etat à Etat (lire article sur le Club). Un argumentaire qui cache à peine la volonté de contourner l’obligation de faire un appel d’offres selon la nouvelle procédure européenne de marches publics (les marchés d’Etat à Etat constituent en effet une exemption). Il existe actuellement trois modèles d’avions de chasse européen : l’Eurofighter (ou Typhoon), le Gripen suédois et le Rafale. Il parait étonnant qu’aucun des trois appareils ne répondre pas à la fois aux nécessités militaires belges (surveillance aérienne et engagement dans des opérations multinationales).

Un coût qui pèse …

Une compétition pourrait cependant être assez utile aux finances publiques belges (qui ne sont pas déjà très en point). Le JSF/F-35 n’est pas vraiment un modèle de vertu. En la matière, on peut même dire que l’avion du futur américain, est un champion de l’inflation. Une envolée telle que si on a le comparait à un rôle lyrique, on serait passer un baryton au rôle de soprano. Au point que même les Canadiens (dont on ne peut critiquer le penchant americanophile) sont pris d’un doute et demandent à revoir la copie. On est actuellement à un prix budgété de plus de 110 millions d’euros l’appareil, et plus d’un demi-milliard d’euros par appareil sur sa durée de vie si on inclut le soutien et les coûts opérationnels, selon une étude KMPG. De fait, on est largement au-dessus des coûts annoncés par le ministre de la Défense à la chambre des députés il y a quelques jours.

L’Europe passée par tribord

A quelques semaines d’un sommet européen consacré à la défense, la Belgique ne donne pas ainsi le meilleur exemple de la solidarité européenne. Certes rien n’oblige un pays à prendre un appareil européen plutôt qu’un appareil américain. Mais ce choix apparait irrationnel à la fois au regard de la logique économique et de la logique politique. L’appareil US est, pour l’instant, le plus cher du marché. Sa fiabilité n’est pas encore parfaitement assurée ainsi que le démontre un rapport du Pentagone. Et la Belgique n’a négocié aucune retombée pour son industrie nationale.

Un plan européen serait opportun

Consolider l’industrie européenne oblige à ne pas faire que des discours mais faire des choix. Des choix qui ne dépendent pas de préoccupations de court terme ou personnelles mais d’un travail de longue haleine, de consolidation. Et c’est là le problème européen. Aujourd’hui, plusieurs pays sont placés devant le même choix : remplacer leur aviation de chasse. Un plan coordonné européen d’achat en commun serait plus opportun. Si la Belgique, connu pour ses convictions européennes, lâche elle-même le train européen, qui y croira demain…

http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/armees-europeennes/la-mouche-transatlantique-de-pieter.html
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TIME TO GO, LES ARMES NUCLÉAIRES HORS DE BELGIQUE.

18 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Time to Go, les armes nucléaires hors de Belgique

 

Qu’ont en commun Guy Verhofstadt, Philippe Mahoux, Isabelle Durant, Louis Michel, Juliette Boulet, Pierre Galand, Jean-Marc Nollet, Jean-Luc Dehaene et Olivier Deleuze? Eux aussi disent “le désarmement nucléaire de la Belgique, c’est maintenant!”.

Rendez-vous ce dimanche 20 octobre au parc du Cinquantenaire pour dire TIME TO GO, NON AUX ARMES NUCLEAIRES SUR LE SOL BELGE !

L’actualité n’a de cesse de nous montrer que, si la guerre froide est terminée, le danger des armes nucléaires reste plus que jamais d’actualité. Elles sont dangereuses, inhumaines[1], inutiles, coûteuses et contraire au DIH.

Récemment, la présence d’armes nucléaires américaine B-61 sur le sol belge était « dévoilée » par Wikileaks. La modernisation de ces dernières et surtout le coût engendré par le renouvellement de la flotte aérienne belge ad hoc (des F-35) pèseront lourd sur le portefeuille du contribuable belge : le coût total pour le département de la Défense nationale pour le programme de modernisation Mid Life Update est estimé à 464,5 millions d'euros.

L’accord de gouvernement de 2011 prévoit la nécessité de travailler au désarmement nucléaire, sans pourtant n’avoir encore proposé d’étape concrète allant dans ce sens. Paradoxalement, la  Belgique était parmi les 24 pays à l’ONU qui ont voté contre la résolution pour le désarmement nucléaire, alors que certains pays membres  de l’Otan s’étaient bien abstenus, pourquoi ?

Le mouvement de la paix veut donc pousser le Gouvernement à prendre des mesures concrètes dans les derniers mois de la législature. La campagne Time to Go demande que les armes nucléaires quittent le sol belge, un premier pas vers un désarmement total. Ce dimanche 20 octobre aura lieu un grand rassemblement festif au parc du cinquantenaire à Bruxelles dès 14h, avec  des concerts gratuits d’Helmut Lotti, James Deano et Jaune Toujours.

 

 

Voir la vidéo de soutien :

·           En français : lien http://www.cnapd.be/Nouvel-article644.html

·           En néerlandais : lien https://www.youtube.com/watch?v=Sff_SX1y2vE&feature=youtu.be


Informations en ligne:

o   www.timetogo.be

o   https://www.facebook.com/Timetogo20.10.13

[1]La Croix Rouge a reconnu et souligné le danger de l’utilisation de telles à armes à cause de l’impossibilité de secourir les gens après une seule explosion, « l’hiver nucléaire » qui serait engendré par une guerre nucléaire seulement entre deux pays, le caractère « écocide » des armes nucléaires, les problèmes immenses soulevés par l’accumulation des déchets des essais nucléaires.

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Une religieuse risque jusqu’à 30 ans de prison pour avoir manifesté contre une installation d’armes nucléaires.

16 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Une religieuse risque jusqu’à 30 ans de prison pour avoir manifesté contre une installation d’armes nucléaires

Le juge de district rejette l’appel de Sœur Megan Rice, 83 ans, et deux autres militants, citant leur intention de « désarmer » Oak Ridge

Karen McVeigh
theguardian.com, Vendredi, 4 octobre 2013 11.57 EDT

Sœur  Megan Rice avant le début de son procès à Knoxville, Tennessee, en mai dernier.
Photograph: J Miles Cary/AP

Une religieuse catholique romaine octogénaire, emprisonnée pour être entrée par effraction dans un établissement d’armes nucléaires au Tennessee, risque jusqu’à 30 ans de prison après avoir perdu son appel à laisser tomber la charge la plus grave.

Sœur Megan Rice, 83 ans, et deux compagnons, militants de la paix, avait organisé une manifestation non-violente pour désarmer symboliquement l’établissement d’armes nucléaires d’Oak Ridge, l’endroit de fourniture le plus important du pays en uranium fortement enrichi, en juillet. Ils avaient initialement été inculpés pour s’être introduit dans une propriété privée, un délit punissable jusqu’à un an de prison, mais des charges de crimes ont rapidement suivi. Ils ont finalement été condamnés pour interférence contre la sécurité nationale et dommage de propriété fédérale.  

Cette semaine un juge a refusé une motion pour les acquitter d’interférer contre la sécurité nationale sous la section de sabotage du code criminel US, qui entraîne une sentence de prison plus grave jusqu’à 20 ans. Rice et ses deux compagnons, Greg Boertje-Obed, 57 ans, un charpentier, et Michael Walli, 68 ans,  un ancien combattant risquent maintenant 30 ans de prison, bien que le jugement du juge de district Amul Thapar dans le district est du Tennessee, suggère que leurs condamnations seront plus clémentes que le maximum autorisé.

Les trois se décrivent eux-mêmes comme  des « Transformer maintenant les charrues », un référence à un passage de la bible, Isaïe 2 :4, qui dit : « Ils frapperont leurs sabres en socs de charrues et leurs lances en ébranchoirs ; une nation ne lèvera pas son sabre contre une nation, et elles n’apprendront plus la guerre. »

Ils sont actuellement dans le centre de détention du comté d’Irwin en Géorgie, attendant leur sentence.

Dans son jugement refusant la motion dite Règlement 29, Thapar écrit ; Les accusés ont le droit à leurs opinions concernant la moralité d’armes nucléaires. Mais les croyances morales sincères des accusés ne sont pas une carte de non emprisonnement qu’ils peuvent déployer pour échapper à la responsabilité pénale. »

Bill Quigley, un professeur de droit à l’Université Loyola de New Orleans qui travaille pro bono pour les trois, a dit “tout le monde est désappointé » par cette décision. « Nous croyons vraiment fortement qu’ils n’ont rien fait qui pourrait être considéré comme un sabotage ou une violation de la sécurité nationale des US. Le ministère public admet que la sécurité nationale n’a pas été endommagée. Leur théorie est que même si elle n’ pas été endommagée, ils avaient l’intention de le faire.

Cependant, il a dit qu’il a apprécié la reconnaissance du juge que la nature non violente des manifestants et leur caractère seraient pris en considération pour la sentence.   

Le New York Times a décrit l’entrée par effraction  comme «  la plus grande violation de la sécurité » dans l’histoire atomique de la nation.

Les manifestants expliquent que bien qu’ils soient entré dans l’usine avec l’intention de causer quelques dommages symboliques, y compris peindre des slogans sur les bâtiments, leur comportement non violent et leurs natures pacifiques ne pouvaient pas être interprétés comme essayant d’interférer avec la défense nationale. Ils argumentent qu’aucun jury raisonnable n’aurait pu trouver une intention de faire du mal, que le gouvernement n’a prouvé la moindre intention et que leurs actions non-violentes n’ont en réalité pas porté atteinte à la défense nationale.

Cependant, dans son jugement datant du 1eroctobre, le juge cite des communications téléphoniques des accusés pendant qu’ils étaient en garde à vue, y compris une où Rice disait que les trois étaient entré dans Y-12 pour « commencer le travail du désarmement » ; Thapar prétend que ceci était une preuve qu’ils agissaient pour contrecarrer la mission de l’usine de stocker et d’enrichir l’uranium. La mission, dit-il, se situait parmi « des activités de préparation nationale ».  

A un endroit du jugement, le juge se réfère à l’accusation de sabotage et pose la question : « Et quoi au sujet du fait de la non violence de l’accusée – cela a-t-il du sens d’agir aussi sévèrement avec des manifestants non violents qu’avec des saboteurs étrangers ? » Il conclut que le tribunal doit interpréter le statut criminel par ses termes et « et ne peut pas façonner cas par cas des exceptions d’accusés sympathiques ». Il continue en disant que la non violence des accusés sera prise en compte dans la sentence.

Le tribunal doit tenir compte à la fois de la « nature et des circonstances du délit et de l’histoire et des caractéristiques » des accusés, dit-il. Il a aussi rejeté la motion « Règlement 33 des accusés, qui demandait un rejugement basé sur le délit mineur du ministère public.

Ralph Hutchinson, coordinateur de l’Alliance de paix environnementale d’Oak Ridge a dit qu’il était désappointé mais non surprise par le jugement. Il a dit qu’il avait parlé avec Rice après le jugement et qu’elle lui a dit : « Nous allons bien, nous allons bien, tout va bien. »

Ralph Hutchinson a dit : « Nous ne nous attendions pas à ce que le juge se montre à la hauteur de la situation. Le juge a dit pourtant, qu’il se sentait contraint par le langage technique de la loi et a suggéré qu’il n’allait pas être trop sévère en condamnant.

 

La condamnation est prévue pour le28 janvier de l’an prochain. 

J’ajoute ce commentaire  (ER) qui semble expliquer « le délit » ;

« Ces trois personnes très paisibles ont utilisé des pinces coupantes pour arriver au building principal du Y-12 où nous traitons nos armes nucléaires, elles ont écrit des slogans sur les murs, elles ont trouvé un garde sous contrat, endormi dans son camion, l’ont éveillé et ont dit « nous venons d’entrer par effraction et avons écrit des slogans sur les buildings, vous feriez mieux de nous arrêter ».

Cette sécurité au sommet de ces clowns a été contrecarrée par une vieille nonne de 80 ans et deux de ses vieux amis. Ces trois doivent être punis pour embarrasser une défense nucléaire sous contrat, pénétrable par des enfants du jardin d’enfants.

 

http://www.theguardian.com/world/2013/oct/04/nun-protesting-nuclear-weapons-denied-appeal

 

 

 

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Drogue, pétrole et guerre.

11 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

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Les ministres de la Défense réaffirment le soutien de l'OTAN aux efforts de réforme de la Géorgie

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Les ministres de la Défense réaffirment le soutien de l'OTAN aux efforts de réforme de la Géorgie

Le mercredi 5 juin 2013, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont rencontré leur homologue géorgien, Irakli Alassania, dans le cadre de la Commission OTAN-Géorgie, et ils ont examiné les projets de réformes de la Géorgie et exploré d'autres possibilités de coopération. Les ministres ont également remercié la Géorgie, principal contributeur non OTAN à la FIAS, pour son apport significatif aux opérations dirigées par l'OTAN.

« Nous sommes vivement reconnaissants envers la Géorgie pour le soutien actif qu'elle apporte à nos opérations - passées et actuelles », a déclaré le secrétaire général. « Nous apprécions grandement le professionnalisme et le courage des troupes géorgiennes, et nous rendons hommage à leur sacrifice. Ces efforts sont d'autant plus impressionnants compte tenu des réformes ambitieuses de la défense que la Géorgie entreprend actuellement ».

Les ministres ont remercié la Géorgie de s'être déclarée prête à participer à la mission post-2014 de l'OTAN en Afghanistan, mission qui consistera à former, à conseiller et à aider les forces de sécurité afghanes après 2014. Ils ont également salué les efforts résolus déployés par la Géorgie et les résultats qu'elle a obtenus sur la voie de l'intégration euro-atlantique. Le secrétaire général a expliqué que l'OTAN continuait à suivre avec beaucoup d'intérêt les défis et les développements au niveau national en Géorgie.

« Nous attendons du gouvernement géorgien qu'il respecte l'état de droit, les droits de l'homme et les droits des minorités.Et nous encourageons la Géorgie à poursuivre ses réformes clés et à tenir des élections présidentielles libres et régulières à la fin de cette année », a souligné le secrétaire général, qui a par ailleurs clairement affirmé qu'une Géorgie stable et démocratique avait sa place dans la communauté euro-atlantique.

« Je crois à un avenir dans lequel la Géorgie fera partie de l'Alliance. Les décisions prises au sommet de l'OTAN à Bucarest sont toujours valables. La Géorgie deviendra membre de l’OTAN, pourvu qu’elle réponde aux critères d'adhésion ».

Les ministres ont décidé que l'OTAN continuerait de collaborer avec la Géorgie pour l'aider dans ses réformes importantes. L'Alliance se tient prête à aider la Géorgie à atteindre ses objectifs.

 

05 juin 2013 - www.nato.int

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Le Président Maduro recommande aux unités militaires de faire une profonde analyse quant à l'intérêt de l'OTAN à s'approcher de l'Amérique Latine

7 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Le Président Maduro recommande aux unités militaires de faire une profonde analyse quant à l'intérêt de l'OTAN à s'approcher de l'Amérique Latine

Le Président de la République Bolivarienne du Vénézuéla a recommandé au Haut Commandement Militaire de la Force Armée Nationale Bolivarienne (FANB) de débattre en profondeur, dans chaque unité militaire et dans chaque enceinte académique, sur les intentions de l'OTAN de s'approcher de l'Amérique Latine.
A l'occasion d'une rencontre avec des officiers supérieurs au Palais de Miraflores, siège de l'Exécutif vénézuélien, il a dénoncé les plans de guerre de l'OTAN dans la région, suite à l'annonce par le Président de la République de Colombie, Juan Manuel Santos, d'un possible accord de coopération de son gouvernement avec l'OTAN.
"Il faut évaluer, dans les unités militaires,  ce que l'OTAN signifie, afin de présenter suffisamment de vérités et d'arguments à transmettre aux armées d'Amérique du Sud, lorsque se tiendra le Conseil de Défense" (de l'UNASUR, Union des Nations d'Amérique du Sud).
Il a également commenté que ces estimations coïncident avec la proposition  du Président bolivien Evo Morales, de convoquer une réunion d'urgence du Conseil de Défense Sud-Américain pour évaluer le rapprochement de la nation de Nouvelle Grenade (= Colombie) avec l'OTAN.
Maduro a rappelé que, aujourd'hui plus que jamais, il faut analyser quelle est la voie que nous voulons suivre: défendre la Doctrine Monroe, "l'Amérique aux Américains", la défense impériale, ou au contraire, défendre le projet unioniste et profondément latino-américain que nous a légué Simon Bolivar, le Libérateur.
Un soldat latino-américain est-il censé défendre les intérêts des transnationales?" dit Maduro qui n'a pas hésité à qualifier d'aberrante" l'idée qu'une nation bolivarienne rejoigne l'OTAN.
 
En soulignant la nouvelle pensée profondément bolivarienne et patriotique qui prime dans la Force Armée Nationale Bolivarienne, le chef d'Etat et commandant en chef de la FANB, a mis en évidence les valeurs et la loyauté des soldats vénézuéliens à la Patrie, au peuple, aux principes du Libérateur Simon Bolivar, à la Constitution et à l'héritage du commandant suprême Hugo Chavez.
Il a déclaré également qu'il attend les rapports définitifs avant de conclure le processus d'évaluation et des décisions de promotions "sur la base de la transparence, de la justice, des principes légués par le Commandant Chavez pour renforcer la morale, la discipline, l'organisation et la capacité de défense de la Patrie". Il a rappelé que le président Chavez avait créé un système d'évaluation basé sur le mérite, le patriotisme, la morale, la capacité professionnelle, et que c'est ce système qui est mis en pratique.

Presse Présidentielle - Lundi 3 juin 2013

 

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L’Italie dans le business de guerre du F-35. Par Manlio Dinucci et Tommas Di Francesco.

1 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

 

L’Italie dans le business de guerre du F-35

 

Manlio Dinucci, Tommas Di Francesco

 

Il y a onze ans, le 30 mai 2002, nous exposions dans il manifesto dans quelle situation se trouvait amenée l’Italie en adhérant au programme du Joint Strike Fighter, le chasseur construit par la firme Lockheed Martin (rebaptisé ensuite F-35 Lightning parce que « comme la foudre il frappe l’ennemi avec une force destructive et de façon inattendue »). La veille, on avait annoncé l’entrée des principales industries aérospatiales italiennes dans le programme Jsf, en louant les avantages qu’il aurait apportés en termes d’emploi et de gains.

  Il était clair alors que dans un secteur à haute-technologie, comme celui de l’aérospatiale, l’augmentation de postes de travail aurait été très limitée et que, tandis que l’argent des contrats serait entré dans les caisses de sociétés privées, celui de l’achat des chasseurs serait sorti des caisses publiques. Il était dès lors prévisible que le chasseur aurait coûté beaucoup plus que prévu et qu’à ce coût allait s’ajouter celui d’une centaine d’Eurofighter Typhoon, que l’Italie s’était déjà engagée à acheter.

  Mais désormais la décision politique avait été prise. C’était le gouvernement D’Alema (centre-gauche, NdT), le 23 décembre 1998, qui avait signé le premier mémorandum d’accord pour participer au programme Jsf. Dans un style bipartisan parfait, l’honneur de la deuxième place revint au gouvernement Berlusconi (centre-droit, NdT) : ce fut l’amiral Di Paola, en habits de directeur national des armements, qui, le 24 juin 2002,  signa au Pentagone l’accord qui engageait l’Italie à participer au programme comme partenaire de second rang. Il fut perfectionné, en 2007, par le gouvernement Prodi (centre-gauche, NdT). Et en 2009 ce fut de nouveau un gouvernement Berlusconi qui délibéra l’achat de 131 chasseurs pour lequel on doit à la vérité de dire qu’il avait déjà été décidé par le gouvernement Prodi.

  En 2012, pour démontrer que face à la crise tout le monde doit se serrer la ceinture, le gouvernement Monti a décidé de « recalibrer » l’achat des F-35 de 131 à 90 unités. La même coalition bipartisane, qui avait approuvé l’acquisition des chasseurs dans savoir combien ils allaient coûter, s’est félicité de l’épargne ainsi obtenue, elle aussi non quantifiable, le coût réel du chasseur restant dans les nuages. Dans le budget 2013 du Pentagone on prévoit un coût unitaire de 137 millions de dollars, mais il s’agit de l’avion « nu » qui, une fois doté de moteur et avionique, coûte beaucoup plus. Comme admet le Pentagone même, en 11 années le coût du programme F-35 a augmenté dans une moyenne journalière de 40 millions de dollars. En raison, aussi, de continuels problèmes techniques : on a découvert par exemple que le « Foudre » est vulnérable à la foudre, inconvénient dont la solution nécessitera une grosse dépense supplémentaire.

  L’Italie veut acheter, en plus des 60 chasseurs à décollage conventionnel, 30 à décollage court et atterrissage vertical, beaucoup plus coûteux. Il faut en outre tenir compte que, pour garder opérationnels 90 F-35, on dépensera un milliard et demi de dollars annuels. D’autres milliards devront être dépensés pour les modernisations et pour des systèmes d’armes de plus en plus sophistiqués. Sans parler de ce que coûtera, en termes économiques, l’engagement des F-35 dans des actions guerrières, du type de celle de 2011 en Libye. Rester dans le programme signifie donc signer un chèque en blanc.

   Chèque en blanc pas seulement du point de vue financier. Les plus de vingt industries impliquées –Alenia Aeronautica, Galileo Avionica, Datamat et Otomelara de Finmeccanica, et d’autres dont Piaggio- deviennent des départements de la « grande fabrique » du F-35, qui aux Etats-Unis comprend 1 400 fournisseurs dans 46 Etats.  Sous la direction de Lockheed Martin, qui ne concède à chaque industrie que le know how des parties de l’avion qu’elle produit : à Alenia Aermacchi, par exemple, celui de la production des ailes dans les usines de Foggia (région des Pouilles) et Nola (Naples), et de Cameri (Novare). Le know how total, surtout celui concernant le software du chasseur, reste de la compétence exclusive de Lockheed. Les industries italiennes contribueront de ce fait à renforcer la prédominance des industries aérospatiales étasuniennes.

    Les pilotes et les techniciens du F-35 seront formés aux Etats-Unis et seront en conséquence dépendants de la US Air Force plus que de l’aéronautique italienne. De plus les F-35 « italiens » seront intégrés dans le système C4 (commandement, contrôle, communications, computer) Usa/Otan. Ils seront donc de fait insérés dans la chaîne de commandement du Pentagone. C’est celui-ci qui décidera de leur utilisation dans une guerre et leur assignera les missions à accomplir. Il faut ici rappeler que les 70-90 bombes nucléaires étasuniennes, stockées à Aviano et à Ghedi-Torre, seront transformées en de nouvelles bombes nucléaires à guidage de précision, particulièrement adaptées aux nouveaux chasseurs F-35.

   Avec la participation au programme F-35, l’Italie devient ainsi encore plus dépendante de la puissance étasunienne, de ses intérêts, de ses politiques de guerre. Faire sortir l’Italie du programme veut dire non seulement épargner des milliards, à investir dans des secteurs civils qui créent du véritable emploi et de meilleures conditions de vie, mais affirmer, non pas en paroles mais dans les faits, que la Constitution est encore vivante.

 

Edition de vendredi 31 mai de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20130531/manip2pg/03/manip2pz/341047/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Communiqué transmis par l’auteur :

« Rome, 30 mai.

Le groupe interparlementaire pour la paix a présenté une motion à la Chambre pour engager le gouvernement à arrêter l’achat des 90 Joint strike fighter. Plus de 160 signatures, du Mouvement Cinque Stelle et de Sinistra e libertà (Gauche et liberté) mais aussi de 14 députés du Partito democratico (Pd). C’est l’intergroupe parlementaire pour la paix qui soutient l’initiative, mais des sources à Montecitorio (siège de la Chambre des députés italienne) font état de lourdes pressions par les sommets du groupe Pd qui ont rendu impossible la signature d’au moins 20 autres démocrates intéressés. Aucun des signataires Pd n’a participé à la conférence de presse à la Chambre pour la présentation de la motion. »

 

Apostille de la traductrice :

Il faut préciser que, pendant la dernière campagne électorale, les signataires actuels de la motion contre les F-35 ont presque totalement ignoré le thème de la politique étrangère et militaire italienne, et ceux déjà présents au parlement ont quasiment tous soutenu les guerres contre la Libye et actuellement contre la Syrie. La demande de ne pas acheter les F-35 est donc pour eux largement inscrite dans les rivalités internes pour la bataille des fauteuils au parlement et dans la tentative de gagner quelque consensus chez les électeurs.

 

Traduit par Marie-Ange Patrizio.

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