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Le blog de Lucien PONS

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« Les sanctions contre Poutine renforcent le nationalisme russe », par Vladimir Fédorovski.

30 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Europe supranationale, #Politique étrangère

30 juillet 2014.

« Les sanctions contre Poutine renforcent le nationalisme russe », par Vladimir Fédorovski

Intéressant article d’un opposant à Poutine dans Le Figaro

FIGAROVOX/ENTRETIEN – L’Union européenne a décidé de nouvelles sanctions pour punir la Russie de son soutien aux séparatistes ukrainiens. Pour l’écrivain Vladimir Fédorovski, ces mesures ne font que renforcer Poutine et la haine de l’Occident.

Vladimir Fédorovski est un écrivain russe d’origine ukrainienne, actuellement le plus édité en France. Diplomate, il a joué un rôle actif dans la chute du communisme, il fut promoteur de la perestroika puis porte-parole d’un des premiers partis démocratiques russes. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la Russie mythique, et dernièrement un essai sur Poutine intitulé Poutine, l’itinéraire secret, (Editions du Rocher, 2014). Il présente actuellement en France un spectacle de théatre total intitulé Les mystères de Saint -Petersbourg .

Figarovox: Pour la première fois depuis le début de la crise, l’Union Européenne prend des sanctions d’envergure pour punir la Russie de son soutien aux séparatistes ukrainiens: blocage des ventes d’armes, de l’accès aux marchés financiers, gels des avoirs financiers de plusieurs oligarques proches de Poutine… Ces sanctions sont-elles efficaces? Peuvent-elles faire plier Poutine?

Vladimir Fédorovski: La question des sanctions est celle de leur efficacité. Or je crois que ces sanctions n’auront pas l’effet escompté. Historiquement, j’ai été un des premiers à critiquer Poutine. Mais on est là dans l’esprit de confrontation tel que développé par Obama lors du discours de West Point où il parlait «d’isoler la Russie». Il aurait pu dire «isoler Poutine», mais en disant «isoler la Russie» il a commis une erreur. Une erreur de néophytes diplomatiques qui constitue une offense pour la Russie. La haine ne fait pas une politique.

Poutine a-t’il les moyens de mettre en place des représailles qui pourraient diviser les pays de l’UE?

Poutine va répondre, c’est évident! Aujourd’hui il a déjà commencé à bloquer l’importation de légumes d’Ukraine et de Moldavie. Les Russes vont souffrir, c’est certain, et perdent peut-être jusqu’à 20% de leur revenu.

Le pari de Washington et Bruxelles, serait d’affaiblir l’économie russe pour retourner l’opinion et les oligarques contre Poutine, et à terme, d’obtenir un changement de régime. Cela vous parait-il réalisable?

Poutine a 91% d’avis favorables pour sa politique en Ukraine. L’esprit de confrontation n’aura d’autres résultats que de renforcer Poutine. Oui, l’économie russe va souffrir, peut-être perdre 4% de croissance. Cela va casser la croissance allemande aussi et peut-être même européenne. Mais ce que les Occidentaux ne comprennent pas, c’est que les Russes ont l’habitude de souffrir. C’est un peuple triplement martyr: par les communistes (25 millions de morts), dans la guerre contre le nazisme (25 millions de morts) et la bêtise russo-occidentale de 1991-92 (1800% d’inflation, une économie démantelée).

Oui, l’économie russe va souffrir, peut-être perdre 4% de croissance. Mais ce que les Occidentaux ne comprennent pas, c’est que les Russes ont l’habitude de souffrir.

Cette volonté d’humilier la Russie ne risque-t-elle pas d’exacerber les tensions?

Les sanctions sont géopolitiquement contre-productives et moralement inacceptables. Plus l’Occident punit la Russie, plus le nationalisme russe en sort renforcé. Aujourd’hui, Poutine se retrouve piégé par la pression nationaliste, et apparait comme un modéré sur l’échiquier politique russe. L’opposition, bousillée, a été réduit à la dissidence.

L’opinion russe est-elle en train de se retourner contre l’Occident?

Les Russes sont aujourd’hui dans une mentalité post-versaillaise, comme les Allemands entre les deux guerres. Ils ont le syndrome de la citadelle assiégé, sont persuadés d’un complot occidental visant à leur nuire. Résultat: on a un retour esthétique, mental de l’URSS et de ses valeurs, qui aboutit à une négation de la réalité pro-

Les sanctions sont géopolitiquement contre-productives et moralement inacceptables.

occidentale de la classe moyenne russe qui était en train de naitre. Cela aura des répercussions en France, et pas qu’à Cannes et aux Galeries Lafayette!

Les russes sont de plus en plus antioccidentaux, et c’est une tragédie. Quand j’étais sur le char avec Elstine lors du putsh de 1991, l’opinion russe était à 90% pro-occidentale. Les Américains vivent sur l’illusion qu’ils ont gagné la Guerre Froide, mais c’est faux! C’est nous qui avons tué le communisme!

Le risque n’est-il pas, à terme de pousser la Russie dans les bras de la Chine et de l’Asie qui seront autant d’alliés et de marchés de substitution?

Bien sûr! La rupture historique avec Tchaïkovski, Dostoïevski et Tolstoï, cette Russie qui s’est construite en relation avec l’Europe, va pousser la Russie à faire une alliance économique avec la Chine , des alliances militaires avec les chiites (Iran).

La diplomatie américaine d’aujourd’hui n’est pas un chef d’œuvre de compétence. Obama a déclaré en juin que le monde n’avait jamais été aussi peu violent («The world is less violent than it has ever been»)! Un tel déni de réel, on dirait du Brejnev! Le monde n’a jamais été aussi dangereux!

Dans ce contexte international, si la Russie est repoussé dans son coin, il y aura des répercussions dans d’autres crises, notamment au Proche Orient. La Russie était un allié sûr en Orient. La vocation historique, civilisationnelle, et géopolitique de la Russie est d’être l’allié objectif de l’Occident contre l’islamisme radical.

Alors, quelle solution pour apaiser les tensions?

Je voudrais que se poursuive ce qui avait été ébauché lors de la rencontre pour la commémoration du Débarquement. «L’esprit de Normandie», cette diplomatie du dialogue qu’avait initié François Hollande était une attitude diplomatique plus intelligente que l’esprit de confrontation d’Obama.

L’urgence en Ukraine n’est pas politique, mais économique. Il faut absolument trouver 35 milliards d’euros pour sauver l’Ukraine avant l’automne où celle-ci basculera définitivement dans le chaos. Le magnat du chocolat Petro Porochenko doit trouver la force de se transformer en Nelson Mandela ukrainien pour apaiser les tensions, et permettre à nouveau aux deux Ukraine de coexister après cette guerre civile.

« Les sanctions contre Poutine renforcent le nationalisme russe », par Vladimir Fédorovski.

3 réponses à « Les sanctions contre Poutine renforcent le nationalisme russe », par Vladimir Fédorovski

http://www.les-crises.fr/les-sanctions-contre-poutine-renforcent-le-nationalisme-russe/

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Ukraine - Avion MH17 Malaysian - missiles et accusations.

30 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Europe supranationale

Ukraine - Avion MH17 Malaysian - missiles et accusations

Un expert un jour, un autre expert le lendemain qui remet en cause les explications plus ou moins techniques du premier, une hystérie entretenue par les propagandistes de Euromaïdan, des combats de tweets et de comptes Facebook usurpateurs, des enregistrements hétéroclytes rassemblés qui ne prouvent rien, beaucoup de choses ont été annoncées ces dernières 24 heures suite à la tragédie du vol MH17. Alors que cet avion de ligne survolait les zones où les combats étaient de la plus haute intensité, quels sont les faits palpables, les accusations et rétractations de la part des gouvernements et "experts"?

https://www.youtube.com/watch?v=F9XZhiwo7I0&index=4&list=UU-R4RhxWho7NYP10QEmxv0g

Notons qu'en France, il y a quelques semaines, de nombreux experts et expertes étaient déjà venus nous apprendre l'Ukraine. Jugez-en par vous-mêmes:
http://www.youtube.com/watch?v=cE5zJ7...

Toute la crise ukrainienne censurée depuis plusieurs mois, jusqu'à la date de cette tragédie:
http://www.youtube.com/playlist?list=...
http://www.les-crises.fr/ukraine/

Note du 28/07:
Depuis hier nous sommes repassés en mode: mensonge conscient. Les médias mainstream français (jusqu'alors simplement "orientés") reviennent au mode opératoire d'il y a deux mois (avant la période de black-out). De très bons billets à ce sujet, ici:
http://www.les-crises.fr/mh17-4-enorm...
http://www.les-crises.fr/mh17-une-enq...
http://www.les-crises.fr/travail-coll...
http://www.les-crises.fr/medias-le-n-...
http://www.les-crises.fr/mh17-suite/
http://www.les-crises.fr/et-pendant-c...
http://www.les-crises.fr/le-drame-aer...
http://www.les-crises.fr/theorie-avio...
http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/2...

Article du "Star" (presse malaisienne en Anglais) contre-disant les mensonges ignobles d'Antoine Giniaux (France Inter) à propos du comportement des séparatistes envers les experts malaisiens: http://www.thestar.com.my/News/Nation...

Autres chaînes Youtube à visiter traitant de la crise ukrainienne:
http://www.youtube.com/channel/UCAR5R...
http://www.youtube.com/user/cyborg0071

https://www.youtube.com/watch?v=F9XZhiwo7I0&index=4&list=UU-R4RhxWho7NYP10QEmxv0g

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Est Ukraine - 17 Juillet, avant, après, cessez-le-feu et mensonges.

30 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La mondialisation, #La nation ., #L'OTAN., #Europe supranationale

Est Ukraine - 17 Juillet, avant, après, cessez-le-feu et mensonges.

Avant, après, tout autant que ce jour du 17 juillet où l'Est de l'Ukraine a réapparu subitement sur les écrans TV, les forces de Kiev n'ont jamais amorcé de quelconque cessez-le-feu. Ca ne les a pas empêchés de reprocher aux séparatistes, et même à la Russie (sensée donc diriger l'Ukraine?) de gêner les enquêteurs sur les lieux du crash de l'avion de Malaysian Airlines.

Vous verrez que rien n'est terminé et que l'accident ne sera qu'une raison de plus pour les soutiens de Kiev (l'UE et les USA) pour attiser la guerre tant que la Russie se refuse à intervenir.

https://www.youtube.com/watch?v=nhDwI6KebT4&list=UU-R4RhxWho7NYP10QEmxv0g#t=542

Vous verrez que rien n'est terminé et que l'accident ne sera qu'une raison de plus pour les soutiens de Kiev (l'UE et les USA) pour attiser la guerre tant que la Russie se refuse à intervenir.

Toute l'actualité censurée sur l'Ukraine:
http://www.youtube.com/playlist?list=...
http://gaideclin.blogspot.fr/
http://www.les-crises.fr/ukraine/

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Ukraine - les enfants de la guerre. Soudain notre vie a changé... (vidéo)

30 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La nation ., #La mondialisation

samedi 12 juillet 2014

Ukraine - les enfants de la guerre. Soudain notre vie a changé... (vidéo)

Ukraine - les enfants de la guerre. Soudain notre vie a changé... (vidéo)

Les enfants dessinent et jouent à ce qu’ils voient dans la vie qui les entoure.

 

«Les enfants de guerre» dessinent la guerre.

Nous vous présentons ce dessin animé créé du 3 au 5 juillet 2014 par les enfants habitant le camp de réfugiés ukrainiens, qui se trouve en Russie, sur le site d’un camp de colonie de vacances «Pioner» de la région de Rostov.

 

 

 

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L'union européenne c'est la guerre avec l'OTAN

30 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Europe supranationale

L'union européenne c'est la guerre avec l'OTAN

Une vidéo intéressante.

https://www.youtube.com/watch?v=2st9BVIR1b4

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La Géorgie, comme la Moldavie, signera un accord d’association avec l’UE le 27 juin.

30 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Ecole, #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation .

La Géorgie, comme la Moldavie, signera un accord d’association avec l’UE le 27 juin

Repris sur le site des moutons enragés.

http://lesmoutonsenrages.fr/2014/05/14/la-georgie-comme-la-moldavie-signera-un-accord-dassociation-avec-lue-le-27-juin/

Avec ces deux entrées dans l’Union Européenne, on continue dans la stratégie des chaines décrite par François Asselineau dans sa conférence A VOIR ABSOLUMENT: « Qui dirige la France et l’Union Européenne« . Lorsque l’Europe était composée de 12 pays, les décisions étaient difficiles à prendre puisqu’il fallait que les 12 tombent d’accord, chacun y voyant ses propres intérêts avant tout, alors imaginez maintenant, en plus du fait qu’une crise majeure touche le continent, et que les lobbys se montrent toujours plus agressifs et puissants. Deux nouvelles entrées, mais pour quel résultat au final?

La Géorgie, comme la Moldavie, signera un accord d’association avec l’UE le 27 juin.
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La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts.

30 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Europe supranationale

30 juillet 2014.

La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts

5 billets de Paul Craig Roberts à la suite aujourd’hui !

Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape, en général…

Il emploi ici des mots très durs – on sent son inquiétude face au risque de guerre grandir

La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ?

Paul Craig Roberts — 25 juillet 2014

L’Europe complice de sa propre chute

Le gouvernement russe a enfin réalisé qu’il n’avait aucun « partenaire » occidental, et se plaint amèrement de la propagande mensongère et de la désinformation publiée contre lui sans la moindre preuve par Washington, ses vassaux européens et la presse prestituée [jeu de mots composé avec presse et prostituée].

Peut-être le gouvernement russe pensait-il que seuls l’Irak, la Libye, la Syrie, la Chine et Edward Snowden feraient l’objet de mensonges et de diabolisation de la part de Washington.

Il était assez évident que la Russie serait la prochaine sur la liste.

Le gouvernement russe et l’Europe doivent voir plus loin que la propagande de Washington, parce que la réalité est bien pire.

Le Commandant Suprême de l’OTAN Breedlove et la proposition de loi n°2277 du Sénat montrent clairement que Washington prépare, avec l’Europe, la guerre contre la Russie (voir mon billet précédent).

L’Europe hésite à s’aligner sur Washington pour inclure l’Ukraine dans l’OTAN. Les Européens comprennent que si Washington ou ses larbins à Kiev provoquent une guerre contre la Russie, l’Europe sera la première victime. Washington s’impatiente du manque de complaisance de ses vassaux. Rappelez-vous de la tirade « fuck the EU » de la Secrétaire d’État adjointe, Victoria Nuland. Et c’est justement ce que Washington est sur le point de faire.

La « Loi sur la Prévention d’une Agression Russe » du Sénat des États-Unis, dont je parlais dans mon précédent billet, se révèle encore plus néfaste que je ne le disais. Si le projet de loi passe, ce qui est probable, Washington se donne la possibilité de contourner l’OTAN et d’accorder à l’Ukraine le statut de « nation alliée » indépendamment de son adhésion à l’OTAN. Ce faisant, Washington peut envoyer des troupes en Ukraine et ainsi engager l’OTAN dans une guerre contre la Russie.

Voyez avec quelle rapidité Washington transforme la « crise » orchestrée en Ukraine en « agression russe », sans l’ombre d’une preuve. Du jour au lendemain le Commandant Suprême de l’OTAN et les sénateurs des États-Unis prennent des mesures contre une « agression russe » sans que personne n’en ait aucune preuve.

Avec l’Irak, la Libye et la Syrie, Washington a appris que Washington pouvait agir sur la base de mensonges éhontés. Aucun État, ni le Royaume-Uni, ni la France, ni l’Allemagne, ni l’Italie, ni les Pays-Bas, ni le Canada, ni l’Australie, ni le Mexique,ni la Nouvelle-Zélande, ni Israël, ou le Japon, ou Taïwan ou (ajoutez ici le pays de votre choix…) ne s’est levé pour demander à Washington de répondre de ses mensonges flagrants et de ses crimes de guerre. L’ONU a même accepté l’ensemble des mensonges grossiers et manifestes que Colin Powell a proférés devant l’ONU. Les inspecteurs de l’ONU chargés d’enquêter sur les armes de destruction massives avaient déjà réfuté toutes les affirmations de Powell. Et pourtant les lopettes de l’ONU ont donné le feu vert à une guerre dévastatrice.

La seule conclusion est que tous les pourris ont été payés. Les pourris peuvent toujours compter sur l’argent de Washington. Contre de l’argent, ils sont en train de liquider la civilisation au service de la guerre de Washington, guerre qui sera probablement nucléaire et annihilera toute vie sur Terre. L’argent des pourris brûlera avec eux.

Il n’est guère surprenant que Washington vise désormais la Russie. Le monde a donné à Washington carte blanche pour agir à sa guise. Nous en sommes à la troisième administration de criminels de guerre américains accueillis et honorés où qu’ils aillent. Les autres gouvernements continuent de rechercher les invitations à la Maison Blanche comme autant d’indices de leur propre valeur. Être reçu par des criminels de guerre est devenu le plus grand des honneurs. Même le président chinois vient à Washington pour recevoir l’adoubement de l’Empire du Mal. Le monde n’a pas remarqué les crimes de guerre de Washington contre la Serbie et n’a pas réagi quand Washington a alors traîné le président serbe, qui avait essayé d’empêcher que son pays soit mis en pièces par Washington, devant un tribunal comme criminel de guerre.

Le monde n’a fait aucun effort pour tenir Washington responsable de la destruction de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye, et maintenant de la Syrie et de Gaza. Le monde n’a pas demandé que Washington arrête d’assassiner des gens au Pakistan et au Yémen, pays avec lesquels Washington n’est pas en guerre. Le monde regarde ailleurs quand Washington crée le Commandement des États-Unis pour l’Afrique. Le monde regarde ailleurs quand Washington envoie des armes mortelles à Israël avec lesquelles seront assassinés femmes et enfants du ghetto de Gaza. Washington vote des résolutions au Congrès applaudissant le meurtre des Palestiniens par Israël. Washington est habitué à ce que le monde lui donne carte blanche pour assassiner et mentir, et l’utilise actuellement contre la Russie.

Le président Poutine a fait le pari qu’en répondant à l’agression américaine en Ukraine sans provocation et d’une manière raisonnable, il démontrerait à l’Europe que la Russie n’est pas la cause du problème. Ce pari n’a pas porté ses fruits. Les pays européens sont des nations captives, incapables de penser et d’agir par elles-mêmes. Elles ploient devant la volonté de Washington. Pour l’essentiel, l’Europe est une non-entité qui suit les ordres de son maître. Si le gouvernement russe espère empêcher la guerre avec Washington, qui serait vraisemblablement la dernière pour la vie sur Terre, il doit agir maintenant et régler le problème ukrainien en acceptant la requête des provinces séparatistes : la réunification avec la Russie. Une fois votée la proposition de loi 2277, la Russie ne pourra sauver la situation sans une confrontation militaire avec les États-Unis, car l’Ukraine sera déclarée alliée des Américains.

Le pari de Poutine était raisonnable et responsable, mais l’Europe l’a laissé tomber. Si Poutine n’utilise pas la puissance russe pour mettre fin au problème ukrainien tant qu’il le peut, la prochaine action de Washington sera de lâcher la bride à ses centaines d’ONG (Organisations Non Gouvernementales) en Russie, dans le but d’accuser Poutine de trahison pour avoir abandonné les populations des anciennes provinces russes – que les responsables soviétiques ont de façon inconsidérée rattachées à l’Ukraine.

Le problème quand on est dirigeant, c’est que l’on hérite des problèmes suppurants laissés par ses prédécesseurs. Poutine, lui, est face aux problèmes légués par Eltsine. Eltsine a été un désastre pour la Russie. Il était la marionnette de Washington. Il n’est pas certain que la Russie survive aux erreurs d’Eltsine.

Si Washington parvient à ses fins, la Russie ne subsistera qu’en tant qu’État fantôche, marionnette des États-Unis.

Dans un éditorial précédent, j’ai décrit l’article de Foreign Affairs, le journal de la communauté washingtonienne des affaires étrangères, qui fait valoir l’argument selon lequel les États-Unis ont un tel avantage stratégique sur la Russie en ce moment qu’une “fenêtre d’opportunité” existe pour éliminer la Russie comme frein à l’hégémonie américaine, en lançant une frappe nucléaire préventive.

Il est presque certain que l’on est en train de dire à Obama que le président John F. Kennedy a eu cette opportunité mais ne l’a pas utilisée, et qu’Obama ne doit pas la laisser passer une seconde fois.

Comme Steven Starr l’a expliqué dans un éditorial invité, il n’y a pas de gagnants lors d’une guerre nucléaire. Même si les États-Unis échappent aux frappes de représailles, tout le monde mourra, quoi qu’il arrive.

L’opinion des néoconservateurs de Washington, qui contrôlent le gouvernement d’Obama, est qu’une guerre nucléaire peut être gagnée. Aucun expert ne soutient cette hypothèse mais ce sont les néocons qui sont au pouvoir, et non les experts.

Le peuple des États-Unis est aux abonnés absents. Il n’a aucune idée de son destin probable. Les Américains sont un peuple mal informé, préoccupé par leurs problèmes financiers et personnels croissants. Si les Européens ont une vision plus claire, ils ont décidé de vivre pour le moment avec l’argent de Washington.

La vie sur terre est confrontée à la lutte pour l’hégémonie de Washington dans l’indifférence générale du reste du monde.

Les Américains, préoccupés par les dettes non finançables de Washington et la viabilité de leur future pension de Sécurité Sociale, ne vivront pas assez longtemps pour en profiter.

Source : www.paulcraigroberts.org

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Le monde est condamné par l’indifférence occidentale

Paul Craig Roberts — 26 juillet 2014

Préparez-vous à mourir bientôt.

Les gouvernements européens et les médias occidentaux ont mis le monde en danger en ne s’opposant pas à la propagande de Washington et à son agression contre la Russie.

Washington a réussi par des mensonges flagrants à diaboliser la Russie, présentée comme un pays agressif et dangereux dirigé par un nouvel Hitler ou un nouveau Staline, tout comme Washington avait réussi à diaboliser Saddam Hussein en Irak, les Talibans en Afghanistan, Kadhafi en Libye, Assad en Syrie, Chavez au Venezuela et, bien sûr, l’Iran.

Les vrais démons – Clinton, Bush, Obama – sont ”les personnes exceptionnelles et indispensables”, hors de portée de toute diabolisation. Leurs crimes horribles, mais bien réels, passent inaperçus, tandis que des crimes fictifs sont attribués à des personnes et pays ordinaires et superflus.

La raison pour laquelle Washington diabolise un dirigeant ou un pays est que cela crée les conditions nécessaires permettant de justifier l’usage de la force contre ce dirigeant ou ce pays.

Les mensonges incessants de Washington alléguant d’une “agression russe” ont créé cette agression comme par magie. John Kerry et Marie Harf, du département d’État, profèrent quotidiennement de nouveaux mensonges, sans jamais les appuyer sur des faits. Le terrain étant préparé, le Sénat américain, le commandant de l’OTAN et le chef d’état-major des armées des États-Unis sont occupés à huiler la machine de guerre.

La proposition de loi 2277 du Sénat prévoit le renforcement des troupes aux frontières de la Russie et la promotion de l’Ukraine au statut d’”allié des États-Unis”, afin que les troupes américaines puissent aider les Ukrainiens dans leur guerre contre les “terroristes”. http://un.ua/eng/article/522930.html Voir aussi : http://www.globalresearch.ca/collapse-of-ukraine-government-prime-minister-yatsenyuk-resigns-amidst-pressures-exerted-by-the-imf/5393168

Le commandant Breedlove, de l’OTAN, prépare ses plans pour accumuler du matériel de guerre aux frontières de la Russie, afin que ses troupes puissent attaquer la Russie plus rapidement. http://rt.com/news/175292-nato-poland-supply-base/

Le chef d’état-major des armées des États-Unis, le général Martin Dempsey, prépare l’opinion américaine à une guerre prochaine.

Le 24 juillet Dempsey a dit au Forum sur la Sécurité d’Aspen, un groupe de haut niveau chargé d’orienter l’opinion américaine, que l’agression de Poutine en Ukraine est comparable à l’invasion de la Pologne par Staline en 1939, et que la menace russe n’est pas limitée à l’Ukraine ou à l’Europe de l’Est, mais est mondiale. http://www.commondreams.org/news/2014/07/25/gen-dempsey-were-pulling-out-our-cold-war-military-plans-over-ukraine

Les brillants cerveaux du Forum d’Aspen ont écouté sans rire Dempsey leur déclarer que l’engagement (supposé mais non prouvé) de la Russie en Ukraine était la première fois depuis 1939 qu’un pays choisissait délibérément d’utiliser ses forces militaires sur le territoire d’une autre nation souveraine pour atteindre ses objectifs. Personne n’a demandé à Dempsey ce qu’a fait Washington durant les trois derniers régimes présidentiels : Clinton en Serbie, Bush et Obama en Afghanistan, en Irak, en Somalie, au Pakistan et au Yemen, et Obama en Libye et en Syrie.

Voici les mots exacts de Dempsey : “Nous avons un gouvernement russe qui a délibérément choisi d’utiliser ses forces militaires sur le territoire d’une autre nation souveraine, pour atteindre ses objectifs. C’est la première fois depuis 1939 ou à peu près (sic) qu’une telle chose se produit. Ils sont clairement en voie de s’affirmer différemment, non seulement en Europe de l’Est, mais au cœur même de l’Europe, puis en direction des États-Unis.”

Le point de vue de Washington, considérant que le monde entier est à sa portée, est si enraciné que ni Dempsey, ni sa hiérarchie siégeant au Forum d’Aspen n’ont noté l’absurdité de sa déclaration.

Washington et la population américaine lobotomisée tiennent pour acquis que ”l’exceptionnelle et indispensable nation” n’est pas limitée dans ses actions par la souveraineté des autres pays.

Washington tient pour acquis que les lois américaines prévalent sur les lois nationales des autres pays, demander à la France et à la Suisse, que Washington peut dire à des institutions et à des entreprises financières avec qui elles peuvent ou non faire des affaires, demandez un peu aux pays et entreprises accusés de commercer avec l’Iran, que Washington peut envahir n’importe quel pays, en diaboliser et en renverser le dirigeant, demandez à l’Irak, au Honduras, à la Libye, à la Serbie, etc… et qu’enfin Washington s’arroge le droit de mener des opérations militaires contre les populations de pays étrangers, comme le Pakistan ou le Yémen, avec lesquels Washington n’est pas en guerre

Tout ceci est possible parce que Washington a revendiqué le titre d’Israël de “Peuple élu de Dieu”. Bien sûr, qu’Israël ait perdu ce titre ne l’empêche pas de se comporter encore comme tel.

Washington a mis en route la machine de guerre. Maintenant que cette machine de guerre est lancée, l’élan la fait avancer. Les gouvernements et les médias européens, complétement stupides, ne semblent pas conscients de la façon dont Washington orchestre leur avenir (ou leur manque d’avenir), ou ils y sont indifférents. Ils [les européens] courent à leur perte, et toute l’humanité avec eux, à cause de leur insouciance. Que je sois damné si le Premier ministre britannique ou le président français ou la chancelière allemande n’ont pas été invités à la Maison Blanche ou si la non-entité polonaise n’a pas obtenu son pot-de-vin de Washington.

Les lecteurs qui ne peuvent tolérer de problèmes sans solutions réclament toujours des solutions. Ok, voici la solution :

La seule possibilité pour éviter une guerre est que Poutine plaide sa cause à l’ONU. Si Washington a pu envoyer Colin Powell à l’ONU, porteur d’aucune vérité, pour argumenter en faveur de leur guerre contre l’Irak, Poutine devrait être en mesure de plaider à l’ONU contre la guerre de Washington contre la Russie.

Le roi est nu, et il est facile de le démontrer.

Contrairement à Washington, Poutine est prêt à montrer les preuves dont il dispose de qui fait quoi en Ukraine. C’est une tâche aisée de démontrer que Washington a organisé un coup d’état qui a renversé un gouvernement élu, a soutenu les violences contre ceux qui protestent contre ce coup d’état, et a fait la sourde oreille aux demandes répétées de la Russie que s’ouvre une négociation entre Kiev et les séparatistes.

Poutine devrait montrer au monde entier que Washington continue son escalade militaire provocatrice à l’égard de la Russie, avec des concentrations de troupes aux frontières et des demandes pour en accroître le nombre; avec le projet de loi S.2277 qui ressemble à une préparation américaine pour la guerre : avec des provocations et des accusations du fait de généraux américains et de représentants du gouvernement contre la Russie, et avec des manœuvres pour isoler la Russie et l’affaiblir économiquement et politiquement.

Poutine devrait montrer au monde entier qu’il y a une limite aux provocations que la Russie peut accepter et que la Russie croit que la Russie est en danger d’essuyer une attaque nucléaire préventive de Washington.

Poutine peut décrire le retrait de Washington du traité ABM, la construction de bases anti-ballistiques aux frontières de la Russie et le changement annoncé de la doctrine de guerre de Washington qui élève les forces nucléaires américaines d’un rôle de représailles à un rôle d’attaque préventive. Ces actions sont clairement dirigées à l’encontre de la Russie (et de la Chine – Réveillez vous la Chine ! Vous êtes les prochains !).

Poutine doit établir clairement que la conséquence la plus probable si le monde continue de permettre les mensonges et les agressions de Washington ne sera pas simplement une autre guerre désastreuse mais bien la fin de toute vie.

Il doit être dit aux gouvernements du monde, et particulièrement aux vassaux de Washington en Europe, au Canada, en Australie et au Japon, qu’il est de leur responsabilité de ne plus donner leur assentiment aux agressions commises par Washington ou alors, d’accepter leur responsabilité dans le déclenchement d’une troisième guerre mondiale.

Au moins nous pourrions tous avoir le plaisir d’observer l’arrogante Samantha Powers et le lâche petit toutou britannique se lever et quitter les débats de l’ONU. Il n’y a aucun doute que Washington serait incapable de répondre aux accusations.

Rappelons une fois de plus la doctrine Wolfowitz, qui domine la politique étrangère américaine et qui condamne la planète à la destruction : “Notre premier objectif est d’empêcher la résurgence d’un nouveau rival, sur le territoire de l’ex-URSS ou ailleurs, qui serait une menace du même ordre que celle que représentait l’Union Soviétique. Ceci est un point de vue dominant qui souligne la nouvelle stratégie de défense régionale, et qui exige que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, sous un contrôle renforcé, être suffisantes pour nourrir une puissance mondiale.”

Une puissance hostile est définie comme étant n’importe quel pays qui n’est pas un vassal de Washington. La doctrine Wolfowitz engage les États-Unis, ses citoyens, ses alliés européens crédules et toute personne en conflit avec la Russie et la Chine. À moins que la Russie et la Chine ne se rendent, le monde sera détruit.

La destruction du monde est ce que les gouvernements imbéciles d’Europe et les médias occidentaux prostitués encouragent en facilitant la propagation des mensonges et de l’agressivité de Washington.

Source : www.paulcraigroberts.org

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Une autre intox du Département d’État ?

Paul Craig Roberts — 27 juillet 2014

J’ai un mail qui semble émaner de l’office de presse du département d”état. Il est daté du dimanche 27 juillet à 8 heures 45 minutes (EDT = UTC – 4 heures)

Il est écrit :

Corps de Presse du Département d’Etat :

Partageant avec vous le document ci-joint contenant les images du DNI ( Director of National Intelligence) — preuve que la Russie tire vers l’Ukraine.

Cordialement,

Bureau de Presse du département d’Etat

Il y a un fichier de 1,1Mo joint avec des photos et quelques mots disant que les images indiquent un tir Russe vers le territoire de l’Ukraine.

Étant quelqu’un disposant d’expérience dans l’information et la gouvernance, je suis confiant du fait que des informations présumées aussi importantes ne seraient pas publiées de cette manière. Cela fait plusieurs jours que des journalistes demandent à la porte-parole du Département d’État Marie Harf de fournir des preuves pour étayer leur affirmation que l’armée russe est en train d’attaquer les forces ukrainiennes.

Soudain voilà qu’apparait la preuve dans un courriel et elle se diffuse sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas crédible. Une telle preuve, si elle existait réellement, serait révélée dans une conférence de presse à Washington par de hauts responsables, le tout avec experts à l’appui pour éclaicir les journalistes sur chaque photo et répondre à leurs questions. Aucun journaliste sérieux, pour peu qu’il en reste, ne pourrait croire qu’une telle information puisse être révélée par courriel. De plus, les photos sont dénuées de sens pour les non initiés, et il n’y a aucun moyen d’en vérifier l’authenticité.

Qui plus est, il n’est pas crédible qu’une information aussi importante sorte à une heure creuse médiatiquement - 8h45 du matin un dimanche alors que la côte Ouest dort encore.

Que pouvons-nous en conclure ?

Une explication est que des gamins, inconscients de la gravité du sujet, ont fabriqué un canular pour s’amuser.

Une autre explication est qu’après qu’il ait été incapable de justifier une seule de ses accusations contre la Russie, le département d’État, a décidé d’utiliser les réseaux sociaux pour répandre de fausses informations dans le cadre de sa guerre de propagande contre le gouvernement Russe. C’est Geoffrey Pyatt, l’ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, qui a posté les images sur Twitter. Le même Pyatt s’était associé avec Victoria Nuland pour orchestrer le coup d’État contre le gouvernement ukrainien.

A 17h45 (UTC – 4) dimanche, aucun officiel du Département d’État dont j’ai connaissance n’a garanti qu’il s’agissait d’un communiqué dudit Département d’État ou pas. En effet, comme il est si peu professionnel de lâcher par courriel un communiqué important un dimanche matin, je ne crois pas que cette information soit valable, même dans le cas où Marie Harf l’incompétente serait derrière sa divulgation.

L’intérêt de ce “communiqué de presse” est de créer chez un public naïf l’image d’une Russie dangereuse, sans qu’en soient nécessairement convaincus les reporters, le tout grâce aux réseaux sociaux.

Une fois cette image établie, Washington peut l’utiliser afin de bâtir un soutien populaire lui permettant de mener sa politique, telle que l’augmentation des budgets de la défense ou l’envoi de troupes américaines en Ukraine.

A mon avis, il est imprudent de la part de Washington de convaincre la Russie qu’ils continueront de mentir pour la discréditer et qu’ils continueront de balayer d’un revers de main les protestations russes. Ainsi, Washington fait comprendre à la Russie qu’ils ont lancé une campagne de propagande très agressive à son égard, pouvant facilement faire basculer le monde dans une guerre.

En mon temps, si Washington avait une telle information comme le prétend ce courriel, Washington aurait fait usage de cette information pour désamorcer la situation. L’ambassadeur russe aurait été convoqué et invité a s’expliquer. L’ambassadeur comprendrait alors qu’il devrait dire au Kremlin de reculer sous peine de voir l’information révélée lors d’une conference de presse.

Aujourd’hui, avec le régime Obama cherchant la confrontation avec la Russie, le régime aurait sorti l’information lors d’une conférence de presse en présence de tous les chefs de bureau importants. Pour des journalistes de mon âge, faire cette révélation dans un email lambda destine aux réseaux sociaux aurait complètement discredité l’information.

Le UK Daily Mail a mordu a l’hameçon, reproduisant les images et les présentant comme des publications gouvernementales officielles, mais le Département d’État n’a fait aucune déclaration officielle en lien avec cet email, repassant au contraire les questions a l’ambassade US en Ukraine. Les médias russes ont répété les accusations avec scepticisme, contribuant ainsi a répandre la propagande.

Source : www.paulcraigroberts.org

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MISE A JOUR Une autre intox du Département d’État

Paul Craig Roberts — 26 juillet 2014

Le ministre de la défense Russe a déclaré comme fausses les prétendues photos satellites postées sur Twitter par l’ambassadeur états-uniens d’Ukraine. http://rt.com/news/176120-fake-ukraine-images-defence/

Je pourrais qualifier ces images de fausses, non seulement à cause de leur faible résolution et de l’absence d’appellation convenable, mais également à cause du manque de professionnalisme par lequel elles ont été révélées. http://www.paulcraigroberts.org/2014/07/27/another-state-department-hoax-paul-craig-roberts/

Bien entendu, beaucoup d’utilisateurs de réseaux sociaux n’auront pas l’expérience et auront tendance à se faire piéger par le canular, ce qui était une intention évidente du gouvernement US.

La campagne de propagande anti-Russe conduite par Washington suit trait pour trait la campagne conduite à l’encontre de Saddam Hussein, Kadhafi, Assad, et l’Iran. Les mensonges de Washington contre la Russie montrent l’absence d’intégrité du gouvernement états-uniens qui ne soucie pas que cette situation puisse conduire à la guerre.

Peter Duveen, qui a commenté mon article mettant en évidence l’intox du Département d’État, a expliqué que Washington contrôle l’explication des événements avant même qu’aucune preuve ne soit disponible, car il connait par anticipation les propres événements qu’il crée lui-même. Et le temps que des preuves soient réunies a posteriori, Washington a déjà imposé son récit et les preuves contradictoires sont ignorées:

Une partie de l’effort de la machine de propagande états-uniennes consiste à alimenter les discussions. Une fois que certains récits commencent à prendre, qu’ils soient vrais ou faux, ils en évincent certains autres. Ainsi, tout l’effort est dirigé afin d’avoir le contrôle du récit, d’alimenter les discussions quelque soit la qualité des sources disponibles, fausses la plupart du temps. Ensuite, bien entendu, l’information sera considérée comme vraie et la direction du récit sera établi. Par exemple, le récit mis en place est que la Russie serait en quelque sorte responsable de la chute du vol 17. Avec l’aide des médias, ils ont dans l’espoir que ce récit prendra de l’ampleur. Au point même que, si cette version devient incontournable, il sera alors impossible de la remettre en question sans être pris pour un conspirationniste, un peu comme les gens qui posent des questions sur la version officielle concernant les attentats du 11 septembre (9-11). Voici les raisons pour lesquelles les récits sont diffusés le plus rapidement possible. Nous avons alors pu voir avec quelle rapidité il a été annoncé que le vol 17 fut abattu par un missile sol-air. Ceci m’a poussé à croire qu’il ne s’agissait justement pas d’un missile sol-air. De même, avec cet incroyable effort d’amateurisme concernant le pilonnage russe de positions ukrainiennes. La réaction russes n’est par ailleurs jamais parvenu dans des articles sur ce sujet, et il n’est question de mentionner que l’armée ukrainienne a pilonné le territoire russe.”

Lavrov, le ministre des affaires étrangères Russe, a exprimé la préoccupation du gouvernement russe quant à la possibilité que Washington corrompe l’enquête officielle autour du MH-17: “Nous sommes inquiets quant au fait que certains de nos partenaires essayent d’organiser l’enquête en tenant des discussions bilatérales à part avec les autorités ukrainiennes.” La Russie espère que ”seule une participation collaborative et honnête de tous ceux qui possèdent des informations sur la catastrophe” puisse être considérée comme la bonne marche à suivre et que “personne n’essaiera de dissimuler des preuves.” http://rt.com/news/176040-lavrov-russia-ukraine-plane/

Source : www.paulcraigroberts.org

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La guerre approche

Paul Craig Roberts — 28 juillet 2014

La propagande extraordinaire déployée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et leurs Ministères de la Propagande (c’est-à-dire les “médias occidentaux”) à l’encontre de la Russie a pour but de mener le monde à une guerre que nul ne peut gagner. Les gouvernements européens doivent s’extraire de cette insouciance car l’Europe serait la première à partir en fumée du fait des missiles américains qu’elle abrite et qui sont sensés garantir sa “sécurité”.

Une Cour corrompue aux Pays-Bas, pourtant illégitime à se prononcer sur cette affaire, a condamné la Russie à payer une amende de 50 milliards d’euros au bénéfice des actionnaires de Yukos, une entité corrompue qui pillait la Russie et pratiquait l’évasion fiscale. Comme souligné par Tyler Durden du blog Zero Hedge, la réaction de la Russie face à cette décision est révélatrice : « Une guerre approche en Europe. Vous croyez que ce jugement ait quelque importance ? » a répondu un conseiller de Poutine.

L’occident s’est ligué contre la Russie, parce que les occidentaux sont totalement corrompus. La richesse des élites est non seulement basée sur le pillage des pays plus faibles dont les dirigeants peuvent être achetés (lire Confessions of an Economic Hit Man de John Perkins pour savoir comment fonctionne ce pillage), mais aussi sur celui de leurs propres citoyens. Les élites américaine sont passées expertes dans le pillage de leurs propres concitoyens et ont anéanti la majorité de la classe moyenne américaine en ce début de XXIe siècle. Par contre, la Russie a émergé de la tyrannie et d’un gouvernement construit sur des mensonges, pendant que les États-Unis et la Grande-Bretagne plongent, eux, dans une tyrannie protégée par des mensonges. Les élites occidentales désirent procéder à un pillage de la Russie, une juteuse cagnotte, mais voila que Poutine se mets au travers de leur chemin. La solution est de se débarrasser de ce dernier comme ils se sont débarrassé du président Yanukovich en Ukraine.

Les élites prédatrices ainsi que les néconservateurs hégémonistes ont le même but : faire de la Russie un État vassal. Un but qui réunit les impérialistes financiers et politiques. J’ai souligné pour les lecteurs la propagande dont il est fait usage aux fins de diaboliser Poutine et la Russie. J’ai pourtant été surpris par les stupéfiant et vicieux mensonges du journal anglais “The Economist” (26 juillet 2014). La couverture montre le visage de Poutine dans une toile d’araignée, avec comme titre – vous l’aurez deviné – “Une Toile de Mensonges” (http://www.economist.com/news/leaders/21608645-vladimir-putins-epic-deceits-have-grave-consequences-his-people-and-outside-world-web?spc=scode&spv=xm&ah=9d7f7ab945510a56fa6d37c30b6f1709).

Vous devez lire ces textes afin de mesurer le niveau dégoutant de propagande atteint en occident et la manœuvre évidente visant à mener à la guerre contre la Russie. Il n’existe aucune preuve d’aucune sorte qui soutiennent les accusations sauvages [rapides ?] de The Economist ainsi que son appel à mettre un terme à « l’apaisement » occidental envers la Russie, de même qu’une action ferme envers Poutine.

Le genre de mensonges imprudents et la propagande évidente relayés par “The Economist” n’ont pour autre but que de mener le monde à une guerre.

Les élites et les gouvernements occidentaux ne sont pas simplement corrompus, ils sont déments. Ainsi que je l’ai précédemment écrit, n’espérez pas vivre trop longtemps. Dans cette vidéo, un des conseillers de Poutine ainsi que des journalistes russes parlent ouvertement de projets américains d’une frappe préventive sur la Russie: http://financearmageddon.blogspot.co.uk/2014/07/official-warning-u-s-to-hit-russia-with.html.

Source : www.paulcraigroberts.org

La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts.

Source : FT

27 réponses à La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts

http://www.les-crises.fr/la-russie-et-lhumanite-ont-elles-un-avenir/#!prettyPhoto

Source : FT

27 réponses à La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts

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L’Alliance atlantique à la recherche de nouvelles missions. Ce que voulait de Gaulle en 1966

30 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #La mondialisation, #Politique étrangère, #La nation .

L’Alliance atlantique à la recherche de nouvelles missions.  Ce que voulait de Gaulle en 1966

L’Alliance atlantique à la recherche de nouvelles missions

Ce que voulait de Gaulle en 1966.

En quittant le commandement militaire intégré de l’OTAN, le général de Gaulle cherchait moins à réformer l’Alliance qu’à redéployer la politique étrangère de la France en toute indépendance.

par Dominique Vidal, avril 2008

« La France considère que les changements accomplis ou en voie de l’être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l’évolution de sa propre situation et de ses propres forces ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d’ordre militaire prises après la conclusion de l’Alliance. » C’est ainsi que, le 7 mars 1966, Charles de Gaulle – réélu trois mois plus tôt président de la République, mais au suffrage universel direct, par 55 % des voix contre 45 % à François Mitterrand – annonce au président américain Lyndon Baines Johnson le retrait de Paris du commandement militaire intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN, créée en 1949).

Concrètement, la France, précise le général, « se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN ». Certes, elle « est disposée à s’entendre avec [ses alliés] quant aux facilités militaires à s’accorder mutuellement dans le cas d’un conflit où elle s’engagerait à leurs côtés ». Bref, elle « croit devoir, pour son compte, modifier la forme de [l’]alliance sans en altérer le fond ».

Un an plus tard, c’est chose faite : le 14 mars 1967, le général américain Lyman Lemnitzer, commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur) et des forces américaines en Europe, préside, à Saint-Germain-en-Laye, la cérémonie de départ. La bannière étoilée, descendue et soigneusement pliée, sera hissée au nouveau siège de Casteau, près de Mons (Belgique). Au total, les Etats-Unis ont dû évacuer vingt-sept mille soldats, trente-sept mille employés et trente bases aériennes, terrestres et navales. Enfin, le 22 août, les généraux Lemnitzer et Charles Ailleret, chef d’état-major de l’armée française, signent un protocole prévoyant le maintien des forces françaises en Allemagne sous le contrôle opérationnel de l’OTAN pour une mission et un temps donnés, en cas d’agression extérieure…

Pour les observateurs, cette décision n’aurait pas dû constituer une surprise : dès le 17 septembre 1958, moins de trois mois après son retour au pouvoir, de Gaulle avait envoyé – en vain – à l’Américain Dwight David Einsenhower et au Britannique Harold Macmillan un mémorandum exigeant une « direction tripartite » de l’Alliance. Et, depuis, il avait multiplié les prises de distance. Sa lettre à Johnson semble pourtant cueillir à froid la presse parisienne.

De droite, mais antigaulliste, L’Aurore réagit le premier, dès le 8 mars : « On ne se paiera pas de mots, écrit André Guérin. La présence américaine pendant des années a été pour nous comme pour nos voisins la garantie, la seule, de nos libertés nationales. Le général semble estimer aujourd’hui qu’il n’y a plus de danger d’absorption communiste ? Non, poursuit l’éditorialiste, il entend aujourd’hui que les Américains s’en aillent. Supposons quand même qu’on n’oubliera pas de les remercier. » Le 11, le journal accuse de Gaulle, « au moment précis où les Etats-Unis sont engagés tout entiers dans la guerre du Vietnam, bastion avancé du monde libre en Asie », de leur donner un « coup de poignard dans le dos ».

Philogaulliste, Le Figaro attend le 11 mars pour réagir. André François-Poncet redoute non seulement la résurgence du « péril russe » (« Demain, un Staline peut renaître », écrit-il), mais « d’autres dangers » : « Mao Tsé Toung est un autre Hitler. A sa place peut surgir un Gengis Khan, un Tamerlan, un Mahomet qui, muni d’armes atomiques, entraînera les populations affamées d’Asie et d’Afrique à l’assaut des peuples nantis et prospères, à l’assaut des Blancs et de leur civilisation. »

De cette philosophie du « choc des civilisations » avant la lettre, Combat prend l’exact contre-pied, le 12 mars. « Que l’Alliance atlantique se perpétue dans l’hypothèse, de moins en moins vraisemblable, d’une agression soviétique, soit. Mais qu’elle entraîne la France dans toutes les aventures où pourront s’engager les USA, c’est ce que refuse le général de Gaulle. Car, grisés par leur puissance militaire et suivant un chemin habituel, les Etats-Unis entendent faire régner partout leurs conceptions. » Evoquant le risque d’une guerre avec la Chine, l’auteur de l’article, Jean Fabiani, s’interroge : « Au nom de quelle obligation la France serait-elle tenue de se lancer dans cette aventure ? »

Dès le 8 mars, L’Humanité avait souligné la singularité des communistes (qui représentaient encore un électeur sur cinq) : « Bien entendu, écrivait Yves Moreau, notre opposition au pacte atlantique a un caractère fondamentalement différent de celle du pouvoir gaulliste. Dès sa création, nous avons pour notre part dénoncé le bloc atlantique comme une nouvelle Sainte Alliance réactionnaire. » L’éditorialiste ajoutait néanmoins : « Quelles que soient les raisons qui ont inspiré la démarche du général de Gaulle auprès du président Johnson, nous l’approuvons puisqu’elle va dans le sens du désengagement et de la coexistence pacifique. »

Quatre décennies plus tard, comment ne pas être frappé par l’étonnante actualité de ces débats, mais aussi par la cohérence, sur la longue durée, de la pensée stratégique du général de Gaulle ? Il n’est évidemment pas antiaméricain : à preuve, sa solidarité sans faille avec le grand allié, dans les crises de Berlin (1961) comme de Cuba (1962). Ce qui le motive, c’est la défense de la souveraineté de la France, et donc de son autonomie de décision, contre quiconque la remet en cause, fût-il américain.

Chef de la France libre, il a mis en échec les tentatives anglo-saxonnes visant à réduire la France, après-guerre, à un statut de protectorat (1). Chef du gouvernement provisoire de la République française, il a signé à Moscou, le 10 décembre 1944, un « traité d’alliance et d’assistance mutuelle », qu’il qualifie de « belle et bonne alliance ». Il faut mener, expliquera-t-il « une politique française d’équilibre entre deux très grandes puissances, politique que je crois absolument nécessaire pour l’intérêt du pays et même celui de la paix (2) ». Son départ du gouvernement, début 1946, puis l’entrée dans la guerre froide ramènent la France dans le giron atlantique, notamment via l’OTAN à partir de 1949.

Revenu au pouvoir en 1958, de Gaulle reprend sa quête de souveraineté, fort d’un contexte en pleine mutation. Les rapports de forces Est-Ouest évoluent en raison – notamment – du renforcement de l’URSS, y compris sur le plan militaire : Moscou, qui a fait exploser une bombe A en 1949 et une bombe H en 1953, peut désormais – à preuve, le vol de son satellite Spoutnik en 1957 – atteindre le territoire des Etats-Unis. Ceux-ci substituent alors à leur stratégie de « représailles massives » une « riposte graduée » (flexible response), fondée sur l’utilisation d’armes nucléaires sur le champ de bataille.

Ce tournant aggrave une crainte : exposés aux missiles soviétiques, les Américains feront-ils la guerre à l’URSS… jusqu’au dernier Européen ? La prise de conscience des limites de la garantie nucléaire américaine devrait, estime de Gaulle, inciter les voisins de la France à souhaiter un rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’Alliance. D’autant que, selon Washington, « la solidarité occidentale, pierre angulaire de l’Alliance, ne doit pas être “limitée aux problèmes de la zone nord-atlantique” mais “couvrir l’ensemble des problèmes Est-Ouest où que ce soit” (3) » – y compris en Asie. La reconstruction des économies du Vieux Continent et la création de la Communauté économique européenne – à six pays à l’époque (4) – au printemps 1957 créent théoriquement de meilleures conditions pour l’affirmation de l’autonomie par rapport aux Etats-Unis.

De Gaulle espère-t-il remporter cette bataille ? Tout, dans ses interventions, témoigne qu’il ne sous-estime ni la détermination de Washington à sauvegarder son hégémonie ni la difficulté qu’ont les capitales européennes à s’en affranchir. La France a sur ses voisins un avantage décisif : elle a fait exploser en 1963, dans le désert du Sahara, sa première bombe atomique, et possède ainsi de quoi se défendre – le Royaume-Uni aussi, mais il est viscéralement lié à Washington. Pour le reste, le général se sait isolé : à défaut de réformer l’Alliance atlantique, il se contentera d’échapper à une intégration qui corsetait sa politique extérieure.

Rien d’étonnant si, dans l’histoire de cette dernière, le retrait de l’OTAN apparaît comme le pivot d’une série de gestes spectaculaires :

– le 27 janvier 1964, Paris avait été la première capitale occidentale à établir des relations diplomatiques avec la Chine populaire ;

– le 30 juin 1966, de Gaulle est à Moscou, où, dans un discours radiotélévisé, il appelle Soviétiques et Français à se « donner la main » pour « faire en sorte que notre ancien continent, uni et non plus divisé, reprenne le rôle capital qui lui revient, pour l’équilibre, le progrès et la paix de l’univers » ;

– le 1er septembre 1966, à Phnom Penh, il prend acte que la guerre au Vietnam « n’aura pas de solution militaire » et appelle les Etats-Unis à « renoncer, à leur tour, à une expédition lointaine dès lors qu’elle apparaît sans bénéfice et sans justification et [à] lui préférer un arrangement international organisant la paix et le développement d’une importante région du monde » ;

– le 24 juillet 1967, de Gaulle conclut une allocution improvisée à Montréal, à proximité des Etats-Unis, par cette formule-choc : « Vive le Québec libre ! » ;

– le 27 novembre 1967, il déclarera qu’Israël, après la guerre de juin, qu’il a condamnée, « organise, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions ; et il s’y manifeste contre lui une résistance qu’à son tour il qualifie de terrorisme »

L’échappée belle n’aura qu’un temps. Après la démission, puis la disparition du général, ses successeurs – de Georges Pompidou à François Mitterrand – referont progressivement le chemin à l’envers. Et, comme pour préparer le trentième anniversaire de la lettre à Johnson, la France réintègrera, le 5 décembre 1995, le conseil des ministres et le comité militaire de l’OTAN (5). Héritier déclaré du général de Gaulle, le président Jacques Chirac ouvrira ainsi la porte à une réintégration de la France dans l’OTAN, que M. Nicolas Sarkozy cherche à parachever.

Dominique Vidal

Journaliste et historien, coauteur avec Alain Gresh de l’ouvrage Les 100 Clés du Proche-Orient, Fayard, Paris, 2011.

(1) Lire Annie Lacroix-Riz, « Quand les Américains voulaient gouverner la France », Le Monde diplomatique, mai 2003.

(2) Cité par Paul-Marie de La Gorce, « Le général de Gaulle et les Etats-Unis », Espoir, n° 136, Paris, septembre 2003.

(3) Cité par Frédéric Bozo, « De Gaulle, l’Amérique et l’Alliance atlantique. Une relecture de la crise de 1966 », Vingtième Siècle, n° 43, Paris, juillet-septembre 1994.

(4) Allemagne fédérale, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas.

(5) Lire Paul-Marie de La Gorce, « Retour honteux de la France dans l’OTAN », Le Monde diplomatique, janvier 1996.

Dossier Dossier OTAN

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http://www.monde-diplomatique.fr/2008/04/VIDAL/15800

Philippe Rekacewicz, avril 2014

Philippe Rekacewicz, avril 2014

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Affaire Yukos : la Russie vient de s’offrir une leçon à 50 milliards de dollars.

29 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère, #Europe supranationale

Affaire Yukos : la Russie vient de s’offrir une leçon à 50 milliards de dollars - par Karine Bechet-Golovko

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4835

lundi 28 juillet 2014, par Comité Valmy

Affaire Yukos : la Russie vient de s’offrir une leçon à 50 milliards de dollars.

Affaire Yukos :
la Russie vient de s’offrir une leçon à 50 milliards de doll
ars

Il est des leçons qui coûtent cher, mais il peut être encore plus risqué de ne pas en tirer toutes les conséquences, aussi désagréables soient-elles. La Russie vient d’être condamnée en arbitrage international à payer plus de 50 milliards de dollar de compensation à trois actionnaires offshore de Yukos en violation des dispositions de la Charte européenne de l’énergie du 17 décembre 1994 dans le cadre de la CNUDCI, la Commission de l’ONU pour la mondialisation de la réglementation commerciale, qui s’est également trouvée dotée d’un mécanisme d’arbitrage international. Or, la Russie n’a pas ratifié cette Charte. Plusieurs questions se posent donc. Pourquoi la Russie a nommé un arbitre auprès d’un tribunal arbitral dont elle ne reconnaît pas la compétence ? Pourquoi un tribunal arbitral peut être compétent dans une affaire quand l’Etat visé ne reconnait pas sa compétence ? Pourquoi la Russie recours-elle à des cabinets d’avocats américains ? Quelles sont les conséquences ? Peut-on réellement dire que la décision est politique ?

Le 2 novembre 2004, trois compagnies offshores situées à Chypres, Hulley, YUL et UPL, qui sont trois actionnaires de la OAO Yukos Oil Company, s’adressent au Président russe pour contester ce qu’ils considèrent être l’expropriation illégale de Yukos faite par l’Etat russe au profit de compagnies étatiques. La procédure amiable échoue et ces trois actionnaires s’adressent à l’arbitrage institué auprès de la CNUDCI.

En effet, cette procédure a la particularité, par rapport aux autres procédures d’arbitrage, de prévoir la possibilité, grâce à l’article 26 de la Charte énergétique, de permettre aux investisseurs - ici aux actionnaires - de défendre leurs intérêts en arbitrage, sans que l’Etat ne donne son consentement inconditionnel. C’est un pas phénoménal dans la lutte contre la justice étatique, ressentie comme un mécanisme de soumission du business à la souveraineté des Etats. Par ce renversement des valeurs, l’on met des compagnies internationales au-dessus des lois nationales, quasiment au même niveau que les Etats.

Or, si la Russie des années 90 a eu la faiblesse de signer cette Charte, elle a eu le réflexe de ne pas la ratifier. Cette Charte, quelle que soit son appellation, est un simple traité international. Il ne peut donc être opposable qu’après ratification, dans le cas contraire il ne peut produire aucun effet juridique envers l’Etat qui ne l’a pas ratifié.

Donc comment apprécier la compétence de la juridiction ? Et en effet, la Russie a contesté pendant 4 ans cette question. Le 15 octobre 2005, elle rejette la compétence du tribunal arbitral, qui finira quand même par se reconnaître compétent lui-même en 2009. En effet, les investisseurs peuvent le saisir sans le consentement de l’Etat visé. C’est plus simple.

Etant dans une impasse, comprenant qu’elle peut de toute manière se faire condamner sans même avoir un arbitre pour la défendre, elle en nomme un, un américain. Donc concernant le droit russe, pour une affaire qui touche une société russe, qui se trouve en Russie, les règles de la Charte énergétique non ratifiée par la Russie seront appliquées contre elle par des "arbitres" dont aucun n’est russe.

Pour achever le tableau, la Russie recourt aux services de deux cabinets américains, Cleary Gottlieb Steen and Hamilton et Baker Botts LLP. La langue "choisie" est exclusivement l’anglais et le règlement se fait à La Haye.

Donc, la Russie accepte de jouer le jeu de cet arbitrage qu’elle ne reconnaît pas, selon des règles qu’elle ne maîtrise pas et sans reconnaissance de sa langue nationale comme langue de procédure.

Toutefois, si la Russie estime qu’une telle procédure est apte à être équitable, à respecter les intérêts légitimes de la Russie, pourquoi ne recourt-elle pas aux services de cabinets juridiques russes ? Peut-on réellement penser qu’un grand cabinet d’avocats américains va réellement se battre pour la Russie dans une affaire aussi politique au risque de perdre en image ? C’est absurde et naïf. Pourquoi aussi avoir choisi un arbitre américain ? En définitive, l’affaire se joue "entre soi", dans une logique exclusivement anglo-saxonne, à laquelle la Russie s’est alors pliée, soit par naïveté, soit par incompétence.

Ensuite, le déroulé du procès est intéressant. La personnalité des témoins-experts. D’un côté, l’on appelle, notamment, des personnalités à caractère politique en tant que témoins ou experts. Par exemple, Leonid Nevzlin, le numéro deux de Yukos qui est parti en Israel ou Andreï Illarionov, l’ex-conseiller du Gouvernement et l’un des symboles de l’opposition anti-Poutine. De véritables experts, en effet, d’une objectivité incontestable.

Face à cela, la position russe cherchant des experts juristes n’émettant qu’un avis "défensif" totalement décalé du contexte politique.

Résultat, la Russie est très lourdement condamnée. La somme est historique. L’agence Reuters affirme même que cela tombe dans une période de grande stabilité financière de la Russie et qu’il est possible qu’elle prenne fin. Surtout si l’on pense que dans quelques jours la CEDH va rendre une décision qui pèse également plusieurs milliards. La décision tant attendue apparaît juste après le crash du Boeing et dans le contexte de tension internationale que nous connaissons. Ce peut être le moyen de faire plier la Russie, si elle ne veut pas détruire son économie et renoncer à sa politique.

De plus, elle a 10 jours à compter du prononcé de la décision pour faire appel. Et comme le tribunal arbitral se trouve à La Haye, l’appel se ferait devant les juridictions nationales hollandaises. Après le crash, peut-on garantir une réelle impartialité ?

Sans entrer dans le fond de l’affaire, quelles leçons peuvent-être tirées.

Tout d’abord, si la Russie veut jouer selon les règles anglo-saxonnes, elle doit former ses propres juristes à cela. Quand une affaire est technique, il est possible de la "sous-traiter". Ici et maintenant c’est du suicide. La preuve en est faite.

Il est peut-être temps pour la Russie de sortir de sa traditionnelle position défensive pour être plus offensive. Pour cela aussi, elle a besoin d’avoir ses spécialistes à l’intérieur du pays. Mais elle doit surtout faire un choix. Car elle ne peut pas laisser jouer "les grands occidentaux" sur son dos, sans maîtriser ni le processus, ni les règles. C’est un renoncement de souveraineté et cela contrevient totalement à sa politique et à son discours souverainiste. Les effets s’annulent donc les uns les autres et entraînent une certaine confusion, notamment à l’intérieur.

Les réactions peuvent être de contester en justice, mais en attaquant réellement cette fois-ci. Ou alors le moment est peut-être venu de sortir de certains organismes internationaux dont les processus sont de plus en plus politisés. Rappelons que les Etats Unis sont particulièrement réticents à reconnaître la juridiction internationale.

Karine Bechet-Golovko

lundi 28 juillet 2014

Russie politics

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4835

Sur le site du Comité Valmy.

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POURQUOI TOLÉRONS-NOUS LA MENACE D'UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE qui se mène en notre nom ?

29 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère, #Europe supranationale

JOURNAL d'un ORTHODOXE ORDINAIRE

description du blog

Partage des découvertes, étonnements, irritations, surprises, interrogations, indignations, émerveillements, intérêts ou admirations d'un Orthodoxe dans le monde, tentant de demeurer inséré dans les fibres du Corps du Christ et de filer entre les mailles des filets du malin... mis à part ça il estpossible qu'"Une voix crie dans le désert :préparez la route du Seigneur ". et ne soit guère entendue (Voici un nouveau blog de Maxime le minime)

dimanche 22 juin 2014

POURQUOI TOLÉRONS-NOUS LA MENACE D'UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE qui se mène en notre nom ?

Ukraine 2014 - les USA nous entraînent dans une guerre contre la Russie
The Guardian : les États-Unis nous entraînent dans une guerre contre la Russie (Ukraine)
Le rôle de Washington et son soutien aux néonazis a d’énormes implications dans le reste du monde
John PILGER Publié le 15 mai 2014

Pourquoi tolérons-nous la menace d’une nouvelle guerre mondiale qui se mène en notre nom ?
Pourquoi tolérons-nous les mensonges qui justifient ce risque ?

Nostalgie ?

Nostalgie ?

L’état de notre endoctrinement, comme l’a écrit Harold Pinter, est « un tour d’hypnose brillant, et couronné de succès », comme si la vérité « ne s’était jamais déroulée, même au moment où elle se déroulait ».
Chaque année l’historien américain William Blum publie son "archive actualisée du résumé de la politique étrangère des États-Unis" qui montre que, depuis 1945 les États-Unis

  • ont tenté de renverser plus de 50 gouvernements, la plupart démocratiquement élus ;
  • ont grossièrement interféré dans les élections de 30 pays ;
  • bombardé la population civile de 30 pays ;
  • utilisé des armes chimiques et biologiques ;
  • et tenté d’assassiner des dirigeants étrangers.

Dans bien des cas la Grande-Bretagne était complice. Le degré de souffrance humaine, et encore moins la criminalité, n’est jamais reconnu en Occident, malgré la soi-disant présence des technologies de communication les plus avancées, et du journalisme le plus libre du monde. Que les victimes les plus nombreuses du terrorisme – de notre terrorisme, soient des musulmans, est imprononçable. Que le djihadisme extrémiste, à l’origine du 11 septembre, fût créé comme arme de la politique étrangère britannique (Opération Cyclone en Afghanistan) est occulté. En avril le département d’État américain remarqua que, à la suite de la campagne de l’OTAN de 2011, « la Libye est devenue un paradis pour les terroristes ».
[…]
Le rôle de Washington en Ukraine est différent seulement parce que ses implications nous concernent tous. Pour la première fois depuis l’ère Reagan, les USA menacent d’entraîner le monde dans une guerre. Avec l’Europe de l’est et les Balkans devenus des bases militaires de l’OTAN, le dernier « état-tampon » frontalier de la Russie, est dévasté. Nous, les occidentaux, soutenons des Néo-nazis dans un pays ou les Ukrainiens nazis soutinrent Hitler. Ayant dirigé le coup d’état de Février contre le gouvernement démocratiquement élu à Kiev, la tentative de Washington de récupérer la base navale historiquement russe de Crimée a échouée. Les russes se sont défendus, comme ils l’ont toujours fait contre chaque invasion occidentale depuis presque un siècle.

Nostalgie ?

Nostalgie ?

Mais l’encerclement militaire de l’OTAN s’est accéléré, en même temps que des attaques orchestrées par les USA sur les ethnies russes d’Ukraine. Si Poutine peut être poussé à aller les aider, son rôle préétabli de paria justifiera une guerre menée par l’OTAN qui se propagera sans doute à l’intérieur du territoire Russe.

A la place, Poutine a embrouillé ses adversaires en cherchant un terrain d’entente avec Washington et l’Europe, en retirant ses troupes de la frontière ukrainienne et en incitant les ethnies russes d’Ukraine de l’Est d’abandonner le référendum provocant du week-end. Ces gens, russophones, bilingues – 1 tiers de la population de l’Ukraine – ont longtemps souhaité l’avènement d’une fédération qui reflète la diversité ethnique du pays et qui soit à la fois autonome et indépendante vis-à-vis de Moscou. La plupart ne sont ni des « séparatistes » ni « des rebelles », mais simplement des citoyens souhaitant vivre en sécurité dans leur pays.

Comme les ruines d’Irak et d’Afghanistan, l’Ukraine a été transformée en un camp d’entrainement pour la CIA – dirigé par le directeur de la CIA John Brennan à Kiev, avec des “unités spéciales” de la CIA et du FBI qui mettent en place une “structure de sécurité” afin de superviser les attaques sauvages de ceux qui se sont opposés au coup d’état de Février. Regardez les vidéos, lisez les rapports des témoins du massacre d’Odessa. Des bandits fascistes amenés par bus ont brulé les sièges des syndicats, tuant 41 personnes bloquées à l’intérieur. Regardez la police laisser faire. Un docteur a décrit sa tentative d’aller aider les gens, « mais j’ai étais stoppé par des nazis pro-Ukrainiens. L’un deux m’a violemment poussé, en me promettant que bientôt ce serait mon tour à moi et aux autres Juifs d’Odessa… Je me demande pourquoi le monde entier reste silencieux. »


Les ukrainiens russophones se battent pour leur survie. Quand Poutine a annoncé le retrait des troupes russes de la frontière, le secrétaire à la défense de la junte, à Kiev – un des membres fondateurs du parti fasciste « Svoboda », déclara que les attaques sur « les insurgés » allaient continuer. Dans un style Orwellien, la propagande occidentale a rejeté la faute sur Moscou « qui orchestre le conflit et la provocation », selon William Hague. Son cynisme peut être comparé à la grotesque félicitation d’Obama à la junte pour leur « retenue remarquable » à la suite du massacre d’Odessa. Illégale et fasciste, la junte est décrite par Obama comme « légalement élue ». Ce qui importe ce n’est pas la vérité, a un jour dit Henry Kissinger, mais « ce qui est perçu comme vrai ».

Dans les medias états-uniens, les atrocités d’Odessa ont été minimisées ; une affaire « louche » et une « tragédie » dans laquelle des « nationalistes » (Néo-nazis) ont attaqué des « séparatistes » (des gens en train de collecter des signatures pour un référendum sur une Ukraine fédérale). Le Wall Street Journalde Rupert Murdoch a maudit les victimes – « Un incendie meurtrier en Ukraine probablement allumé par les rebelles, selon le gouvernement ». La propagande en Allemagne est digne de la guerre froide, avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung(littéralement, « Journal général de Francfort ») qui met en garde ses lecteurs contre la Russie et sa « guerre non déclarée ». Pour les allemands, le fait que Poutine soit le seul leader à condamner la montée du fascisme au 21ème siècle relève de l’ironie.

Un truisme populaire dit que “le monde a changé” à la suite du 11 septembre.
Mais qu’est-ce qui a changé ?

Selon le fameux lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état silencieux a eu lieu à Washington et un militarisme rampant dirige maintenant. Le pentagone dirige en ce moment des « opérations spéciales » – des guerres secrètes – dans 124 pays. Aux États-Unis, une pauvreté en augmentation et des libertés hémorragiques sont les corollaires historiques d’un état de guerre perpétuel. Ajoutez à cela le risque de guerre nucléaire, et la question qui reste est : Pourquoi tolérons-nous cela ?

POURQUOI TOLÉRONS-NOUS LA MENACE D'UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE qui se mène en notre nom ?

John Pilger

le 13 mai 2014

Traduction Nicolas CASAUX du Collectif 4ème singe http://4emesinge.com/

Source : theguardian.com-commentisfree / les-crises.fr /legrandsoir.info

transmis par le blog http://bendeko.blogspot.fr

http://orthodoxe-ordinaire-journal.blogspot.fr/2014/06/pourquoi-tolerons-nous-la-menace-dune.html

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