Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #l'otan. tag

Un Boeing 777 de Malaysian Airlines s’écrase à l’est de l’Ukraine

17 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La nation .

17 juillet 2014

Un Boeing 777 de Malaysian Airlines s’écrase à l’est de l’Ukraine

Encore une horreur (et gigantesque !) – ils ne sont pas gatés cette année Malaysian Airlines…

Voilà ce qui arrive quand on laisse des conflits se développer, et qu’on n’impose pas une bonne fois pour toutes des cesser-le-feu (comme à Gaza d’ailleurs). Cela me rappelle l’histoire de l’Airbus iranien abattu par les USA et le Boeing coréen abattu par les soviétiques… Je en sais pas non plus quel est le fou qui laisse des corridors aériens au dessus d’une zone de guerre…

J’espère que cela l’occasion d’imposer un cesser-le-feu aux 2 parties et l’ouverture de négociations internationales pour résoudre enfin cette histoire sordide…

RIP aux victimes de la folie des hommes…

L’avion, qui transportait 295 personnes, s’est écrasé dans la région de Donetsk en Ukraine.

Un Boeing 777 de Malaysian Airlines s’écrase à l’est de l’Ukraine

Un avion de ligne malaisien parti d’Amsterdam aux Pays-Bas à destination de Kuala Lumpur en Malaisie a disparu des radars à 10.000 mètres d’altitude, puis s’est écrasé près de la ville de Chakhtarsk, dans la région de Donetsk, dans l’Est de l’Ukraine, ont rapporté jeudi 17 juillet les agences Itar-Tass et Interfax-Ukraine.

Cette dernière a cité une source “au sein des forces de l’ordre ukrainiennes”, ajoutant qu’un groupe de secouristes du ministère des Situations d’urgence se rendait sur place. L’agence russe Itar-Tass a cité “les milieux de l’aviation”. Une partie de la région de Donetsk est contrôlée par des séparatistes prorusses.

Il s’agit d’un Boeing 777 de la compagnie Malaysian Airlines transportant à son bord 280 passagers et 15 membres d’équipage.

Source : Nouvel Obs

94 réponses à Un Boeing 777 de Malaysian Airlines s’écrase à l’est de l’Ukraine

  1. Macarel Le 17 juillet 2014 à 18h24

    Relire ce texte de Michel Collon : Les règles de la propagande de guerre,

    pour l’exploitation qui va être faite par les différentes parties pour savoir ce qui, ou qui a causé ce drame ?

    link to michelcollon.info

    link to blogs.rue89.nouvelobs.com

    Les extrémistes Ukrainiens veulent entraîner l’UE dans une confrontation avec les Russes.

    L’UE doit se démarquer clairement et immédiatement de la surenchère guerrière des USA, et de leurs poulains ukrainiens envers la Russie.

    L’UE n’a pas les mêmes intérêts que les USA dans cette affaires. L’UE a tout a perdre d’une confrontation avec la Russie. De Gaulle, en de pareilles circonstances, nous aurait sorti de l’OTAN sur la champ. Mais nous sommes devenus des vassaux de l’Empire américain, c’est tout notre malheur !

    Que les USA gèrent leur déclin sans foutre le feu à la planète, Sacré Nom de Dieu !!!

    http://www.les-crises.fr/un-boeing-777-de-malaysian-airlines-secrase-a-lest-de-lukraine/

Lire la suite

[Exclusif] Le Manifeste du front populaire de libération de l’Ukraine.

15 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale

15 juillet 2014

[Exclusif] Le Manifeste du front populaire de libération de l’Ukraine

Je vous propose aujourd’hui la traduction exclusive d’un document fort intéressant, Le Manifeste du front populaire de libération de l’Ukraine.

On peut discuter le fond, mais cela me semble important de le lire pour comprendre le point de vue des russophones. Et cela a un petit parfum de Commune 1870…

En introduction, je reprends la présentation de Karine Bechet-Golovko.

Présentation

Dans un premier temps, le mécontentement populaire, organisé et structuré, a donné Maïdan. Pour les droits sociaux, contre les oligarques et le pouvoir de la corruption qui détruit l’État. Avec le coup d’État à Kiev, les oligarques ont pris les régions, se sont appuyés sur des forces armées radicales, et certaines néo-nazies, pour assurer leur pouvoir par la force. Une autre voie n’était pas possible : il fallait asservir la population par la peur. Finalement, les radicaux sont sur-représentés à la rada et un autre oligarque a pris le pouvoir, grâce à l’élection présidentielle, dont la campagne fut téléguidée, préparée et financée de l’étranger. Maïdan a perdu, le peuple ukrainien est à nouveau dépossédé et pressuré. En réaction, le sud-est se soulève et prend les armes. D’une intervention “anti-terroriste”, Kiev a fini, par incompétence politique ou par volonté profonde, par provoquer une guerre civile qui permet un nettoyage ethnique. Dans ce contexte, Novorossia est reconstituée par référendum local, les armes grondent, les civils meurent sous les coups de l’armée ukrainienne ou sont évacués malgré l’absence de corridor humanitaire. Dans ce contexte difficile, les dirigeants de Novorossia tentent de se positionner politiquement. Non, ils ne sont pas séparatistes, ils veulent vivre en Ukraine mais dans une autre Ukraine. Non ils ne sont pas pro-russes, ils sont ethniquement russes, pour une Ukraine libre, réellement européenne comme elle l’a toujours été et non corrompue, ce qu’elle n’est pas. Le Manifeste du Front Populaire de Libération Ukrainien est adopté.

Le 7 juillet, à Yalta, des représentants de différentes régions d’Ukraine, de différentes forces politiques, de différentes organisations agissant en Ukraine, ont adopté un Manifeste qui, pour la première fois, pose la vision politique de ce mouvement de résistance armée.

Habituellement, les combattants dans le Donbass sont considérés comme pro-russes, car contre le pouvoir à Kiev, comme si le seul fait de s’opposer au coup d’État faisaient d’eux des séparatistes pro-russes. Habituellement, ils sont montrés comme des marionnettes à la solde de Moscou qui tire les ficelles dans la région pour déstabiliser l’Ukraine, voire “annexer” les territoires contestataires, pour reprendre une expression qui plait aux médias occidentaux.

Or, ce Manifeste a pour but non seulement d’expliquer les buts politiques de la démarche des résistants, mais également de casser certaines images un peu trop confortables et trop éloignées de leur réalité.

On remarquera que l’internet russe le diffuse pour l’instant sans réels commentaires. On le trouve même sur le site des Echos de Moscou, ce qui est à la fois intéressant et surprenant. Il semble s’agir d’un acte important pour la compréhension de l’évolution politique de la situation en Ukraine, mais un acte que pour l’instant aucun média internet ne prend le risque de vraiment analyser. Un virage politique est pris ici, mais l’on ne sait pas encore ni sur quoi il va déboucher, ni s’il pourra arriver à son terme.

En ce qui concerne le texte lui-même, je ne vais pas le traduire, mais en donner les points qui me semblent les plus importants. Il montre ici l’échec de la révolution du Maïdan, car celle-ci a débouché sur la prise de pouvoir des oligarques, aidés par le bras armé des groupes extrémistes, constitués et de fanatiques et de contractuels. Il s’agit donc de revenir aux débuts de la contestation: un pouvoir qui appartienne au peuple, fonctionnant sur le mode de la représentation par des délégués, par l’intermédiaire d’élections et de référendums, contre la corruption, le pouvoir des oligarques, des bandits et contre l’intervention des forces étrangères.

Le but est l’établissement en Ukraine d’un régime social (par opposition au néolibéralisme prôné actuellement comme parangon des valeurs européennes), orienté vers l’individu, mais également un État libéral qui permette de créer son entreprise sans risque d’être attaqué par les bandits et les fonctionnaires corrompus, un État fédéral ou confédéral - comme les régions en décideront elles-mêmes. Bref, un État qui permette le respect de chacun, qui permette de reconstruire le lien social entre tous les habitants de l’Ukraine, qui, rappelons-le, sont ethniquement très diversifiés (russes, roumains, bulgares, polonais, etc). Pour restaurer le Vivre ensemble. C’est idéaliste? C’est un idéal, comme tout projet politique.

Si la population de l’Est s’est soulevée en premier, c’est parce qu’elle est doublement attaquée, rappelle le Manifeste: comme les autres, elle est attaquée sur le plan social et économique (réduction des salaires, des pensions, augmentation des prix, réduction des aides sociales, déstructuration de la médecine etc, sous le joug du FMI ou de l’Union européenne, pour obtenir des aides financières, sans lesquelles l’Ukraine ne peut plus vivre). Mais cette population est également attaquée dans ses fondements culturels, avec l’interdiction d’enseigner la langue russe, de tourner des films en russe, etc. Cette double attaque, et fondamentale car contre le “banditisme néolibéral” caché sous des couleurs européennes, et culturelle pour l’identité russe, a provoqué la révolte du Donbass.

Mais comme cette révolte n’a pas été écoutée, comme la volonté du nouveau pouvoir néolibéral extrémiste de Kiev a été d’empêcher toute contestation politico-juridique par la destitution immédiate de la Cour constitutionnelle, l’intimidation contre les députés et les demandes d’interdiction des partis politiques de réduire par les armes toute contestation, les habitants de la région ont pris les armes. Pour eux, le recours à la force est nécessaire pour se défendre, c’est un moyen de lutte pour arriver au résultat espéré, la libération de l’Ukraine.

Quant au soutien de Moscou, ils estiment que leur combat, principalement, dérange les élites russes, qui auraient préféré rapidement négocier avec Kiev la fin des hostilités, trouver un compromis et continuer leur business. Mais comme la population révoltée ne baisse pas les bras, comme une grande partie de la population russe les soutient, les élites russes sont obligées, au minimum, de faire semblant de soutenir le combat mené et de ne pas complètement le lâcher.

Bref, dans l’ensemble, nous sommes face à la seconde phase révolutionnaire ukrainienne. Sur le plan institutionnel, le modèle politique présenté est très simpliste, c’est un modèle populaire/révolutionnaire intermédiaire, fondé sur les représentants et les assemblées, mais permettant de sortir de cette gabegie sanglante et de construire ensemble des institutions qui correspondent à la volonté des habitants du pays.

Le premier Maïdan fut objectivement un échec, aucune des demandes des premiers manifestants ne fut satisfaites, bien au contraire. Aujourd’hui, en fait, ces demandes premières sont reprises par les combattants de l’Est.

Je serai vraiment curieuse de voir si nos élites bienpensantes, nos chercheurs et sociologues, qui se sont tellement attachés aux revendications du premier Maïdan, vont mettre autant de vigueur pour soutenir ce mouvement populaire-là. Car, pour eux la question est simple: ils sont contre la corruption, les oligarques, l’extrémisme, pour le respect de l’autre, le combat pour le vivre ensemble, ou bien cela dépend-il de qui formule ces revendications ?

Karine Bechet-Golovko , RussiePolitics

Le Manifeste

Quel est le but de notre lutte ?
La construction sur le territoire de l’Ukraine d’une république populaire équitable, sociale, sans les oligarques et la corruption de la bureaucratie.

Qui sont nos ennemis ?
Les élites dirigeantes libéral-fascistes – l’union criminelle des oligarques, des bureaucrates, des forces de sécurité, et du crime organisé, servant les intérêts des États étrangers.

Qui sont nos alliés ?
Tous les gens de bonne volonté qui reconnaissent les idéaux de justice sociale et qui sont prêts à se battre pour eux, pas ceux qui ont accepté l’état libéral-fasciste sur le territoire de l’Ukraine, indépendamment de leur citoyenneté et de la nationalité.

Qu’est-ce que la république sociale populaire pour laquelle nous nous battons ?
La république sociale populaire, c’est une forme d’organisation politique de la société, dans laquelle :

  • les intérêts du peuple et de son développement sur tous les plans (spirituel, intellectuel, social, physique) sont les buts et objectifs de la sociale de la république sociale populaire.
  • tout le pouvoir appartient au peuple et est accompli par les organes élus, ses représentants directs.
  • chaque citoyen-travailleur a droit à des soins médicaux, l’éducation, la retraite et la Sécurité sociale aux frais de l’État.
  • est autorisée toute initiative, privée ou collective, étant en faveur du peuple et à son développement
  • est interdit le capitalisme bancaire usurier, vivant aux dépens des intérêts d’emprunt – l’argent ne doit pas être gagné au travers de la servitude pour la dette, mais par la mise en œuvre de projets réussis
  • l’État, agissant au nom du peuple et contrôlé par ses représentants, est le plus gros détenteur de capital et contrôle toutes les industries stratégiques
  • la propriété privée est autorisée, mais les grandes fortunes et leurs investissements dans la politique et l’économie sont sous le contrôle de la société – personne n’a le droit d’être un oligarque et de régner sur le peuple par la création artificielle d’une situation d’exclusivité

Quelles sont les méthodes de notre lutte ?
Pour atteindre l’objectif fixé (la création sur le territoire de l’Ukraine de la république sociale populaire), nous sommes prêts à appliquer des méthodes de lutte violentes ou pacifiques. Nous considérons qu’un peuple armé est seul capable de protéger sa liberté, mais la violence n’est qu’un moyen forcé (de derniers recours) pour atteindre un objectif politique.

Ce qui se passe sur le territoire de l’Ukraine ?
Sur le territoire de l’Ukraine se produit un soulèvement de libération populaire contre le pouvoir libéral-fasciste, qui tente à l’aide de la terreur et de la propagande d’affermir dans notre pays un capitalisme libéral-fasciste et criminel.

Qu’est-ce que l’Ukraine ?
L’Ukraine est un territoire entre l’Union Européenne et la Russie avec des traditions chrétiennes (principalement orthodoxes), peuplée par des peuples divers (Ukrainiens, Russes, Biélorusses, Moldaves, Bulgares, Hongrois, Roumains, Polonais, Juifs, Arméniens, Grecs, Tartares, Ruthènes, Houtsoules, etc.) et qui a des siècles de tradition populaire d’autonomie politique et de lutte pour la liberté populaire.

Ce qui se passe au Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia) ?
Dans le Sud-Est (Novorossia) se produit un soulèvement populaire contre le parti libéral-fasciste au pouvoir, établie à Kiev avec l’argent et l’appui de patrons occidentaux. Dans cette rébellion prennent participation tous les peuples : les Ukrainiens, les Russes, les Grecs, les Arméniens, les Juifs, les Hongrois, les Roumains et ainsi de suite.

Est-ce une guerre entre les Russes et les Ukrainiens dans le Sud-Est (Novorossia)?
Ce n’est pas la guerre entre les Russes et les Ukrainiens, comme le dit la propagande libérale-fasciste, c’est une insurrection des peuples opprimés contre l’ennemi criminel commun – le parti libéral-fasciste capitaliste.
Des deux côtés du front combattent des Russes et des Ukrainiens (ainsi que d’autres peuples).
Du côté des «autorités de Kiev», des mercenaires et des oppresseurs dupés par la propagande se battent pour les intérêts du grand capital criminel et de la bureaucratie malfaisante, alors que du côté du Sud-Est (Novorossia), les insurgés défendent les intérêts du peuple et son avenir libre, équitable et démocratique.

Les intérêts des russes et des ukrainiens sont ils différents dans les événements qui se déroulent en Ukraine ?
Les Russes et les Ukrainiens sont unis par les mêmes intérêts socio-politiques – la libération de l’Ukraine du pouvoir du capital criminel, de la bureaucratie criminelle, des services de force criminels, et du crime organisé.

Pourquoi la révolte dans le Sud-Est (Novorossia) se passe sous des slogans russes ?
Parce que la population russe et russophone d’Ukraine s’est trouvée dans la double oppression socio-économique (tout comme la population ukrainophone), mais aussi culturel et politique.
L’oppression Socio-économique, c’est la corruption, le régime d’illégalité, le pouvoir du crime, l’impossibilité de mener une entreprise normalement et d’avoir une vie normale, des salaires de misère, d’être dépendant des «maîtres de la vie» – c’est la norme de l’existence de chaque citoyen travailleur de l’Ukraine.
L’interdiction de la langue russe dans les régions où 90 % et plus de la population, pense et parle en russe (c’est environ la moitié du territoire de l’Ukraine), l’interdiction de l’enseignement de la langue russe dans les écoles, l’interdiction de la publicité et du cinéma russe, l’interdiction d’utiliser le russe dans le domaine juridique et dans la pratique administrative et beaucoup d’autres interdictions et exigences absurdes et ségrégationnistes – c’est une humiliation de plus de la population russophone de l’Ukraine par le pouvoir criminel libéral-fasciste.
C’est pourquoi les Russes et russophones se sont soulevés en premier.
Et c’est le tour de tous les peuples opprimés de l’Ukraine !

Pourquoi la Russie aide le Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia)?
Une grande partie de l’élite russe a peur de la protestation socio-politique populaire. Elle se ferait un plaisir de trouver un accord avec le pouvoir de Kiev et de mettre fin à la guerre dans le Sud-Est (Novorossia). Mais la fureur du soulèvement populaire contre le capitalisme oligarcho-bureaucratique libéral-fasciste ne le permet pas. Les peuples de la Russie soutiennent la juste lutte du Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia). Et cela oblige toute l’élite de la Russie (russe d’origine, mais pas d’opinion) de maintenir ou de faire semblant, souvent à l’encontre de ses intérêts stratégiques, qu’elle soutient la rébellion du Sud-Est de l’Ukraine.

Pourquoi les États-UNIS et de l’UE aident le régime de Kiev ?
L’objectif principal des États-Unis, c’est l’affrontement avec la Russie, son principal concurrent géopolitique. Les États-Unis doivent soit créer un État ukrainien anti-russe avec des bases de l’OTAN aux frontières de la Russie, soit semer le chaos, en déstabilisant la région.
L’UE a besoin de marchés supplémentaires pour écouler ses marchandises et des sources de matières premières bon marché.

Qu’est-ce qui soutient la lutte du Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia) ?
La lutte des peuples d’Ukraine, dont le Sud-Est (Novorossia) est la base de support, est soutenu et développée par la volonté inébranlable des peuples d’Ukraine de se libérer de la domination des élites libéral-fascistes au pouvoir et par la prise de conscience progressive de leurs intérêts socio-politiques et des objectifs de la lutte.

Est-ce que la lutte dans le Sud-Est (Novorossia) soutient le séparatisme ?
Non, le territoire de la lutte est l’ensemble du territoire de l’Ukraine. Les rebelles du Sud-Est (Novorossia) tendent la main à leurs frères et sœurs dans toutes les régions de l’Ukraine avec l’appel : «Levez-vous contre l’ennemi commun!»
Nous allons créer une nouveau pouvoir populaire libre et socialement responsable sur l’ensemble du territoire de l’Ukraine et de la Novorossia.

Que se passera-t’il après la victoire de la révolution de libération populaire et la naufrage du régime libéral-fasciste ?
La formation d’un nouvel état sur le territoire de l’Ukraine, dans lequel le pouvoir appartiendra au peuple, non pas en paroles, mais en actes.
La population de chaque région va déterminer l’avenir de sa région par la voie d’un référendum (comme forme suprême de la démocratie) et choisira soit de rester dans le cadre d’un état uni fédéral (ou confédéral), soit de devenir indépendante.

Comment se construira le pouvoir politique après la victoire de la révolution de libération populaire ?
Le pouvoir politique sera fondée sur le principe de la représentation populaire directe (démocratie) – du bas vers le haut.
Les organes de la Démocratie vont se former, en commençant par les Conseils régionaux et le Conseil Suprême, selon le principe de la représentation des délégués des territoires ; des délégués des organisations des travailleurs, des corporations professionnelles et des syndicats ; des délégués de organisations politiques, religieuses et communautaires.
Les pilier de la Démocratie populaire seront les conseils locaux.
Ils délègueront des représentants dans les conseils régionaux.
L’organe suprême de la représentation populaire (Conseil Suprême) se composera de délégués des conseils régionaux.
Le Conseil suprême choisira le gouvernement, responsable devant le peuple en la personne de ses représentants.
Nous préconisons l’éligibilité des juges et des chefs des structures des forces de l’ordre sur le terrain (localement).

Quels seront les droits de régions à la suite de la victoire de la révolution de libération populaire ?
Chaque région aura le droit de disposer de sa Constitution ou d’un autre document fondamental pour garantir aux peuples résidant sur son territoire leurs principaux droits politiques, économiques, sociaux, culturels, religieux.
Chaque région sera en droit de choisir, outre les langues nationales, les langues régionales pour le développement culturel, politique, juridique ou administratif.
Chaque région aura le droit de former son budget sur la base de l’imposition des personnes physiques ou juridiques exerçant des activités sur son territoire.
Chaque région sera en droit d’avoir une activité autonome dans le commerce extérieur.

Quelles seront les responsabilités des régions à la suite de la victoire de la révolution de libération populaire ?
Chaque région sera obligée d’acquitter une partie de ses impôts dans le fond anti-crise commun (pour les circonstances de catastrophe naturelle ou autres cataclysmes).
Chaque région sera obligé d’acquitter une partie de ses impôts pour les besoins généraux de l’État national – la défense, le dépenses de l’appareil d’état commun, la construction de structures d’importance nationale.
Chaque région devra obéir aux principes nationaux communs des rapports réciproques du travail et du capital, des libertés civiles et politiques.
Chaque région doit maintenir l’ordre et protéger les droits et les libertés des citoyens, dans le cadre de la législation nationale.

Ce sont les principes de base et les objectifs de notre combat.
Chaque honnête citoyen et patriote doit les accepter et les soutenir.

Nous comptons sur la solidarité internationale et le soutien de tous ceux pour qui les idéaux d’égalité, de démocratie et de justice sociale ne se traduisent pas qu’en paroles mais en faits.

Ensemble – nous vaincrons !

Approuvé par la résistance de la conférence de Yalta 07/07/2014

Source : Msk, et RabKor

Source : Msk, et RabKor

https://www.les-crises.fr/manifeste-fpl-ukraine/

Lire la suite

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).

14 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation

14 juillet 2014

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque)

Je commence par le rapport d’Amnesty International, dont la presse a beaucoup parlé :

Rapport Amnesty Est Ukraine publié par les-crises

Le rapport fait état des enlèvements et actes de tortures (évidemment inacceptables) dans l’Est, avec un vrai sens de la mesure et de la prudence :

Ah, en fait, on comprend ensuite qu’ils sont allés à Kiev et dans les zones liberées – et pas trop dans les zones hors contrôle de Kiev – ce qui limite quand même bien l’objectivité…

Donc en fait, il n’y a pas de chiffres fiables, mais la majorité des enlèvements sont du côté des séparatistes (côté dans lequel ils ont peu enquêté). Du lourd quoi.

Le rapport s’ouvre sur le récit atroce de Hannah, rapporté encore ici. On se demande pourquoi un tel voyeurisme (ils auraient aussi pu ouvrir avec des russophones hachés menus par l’aviation…), d’autant qu’on ne sait pas ce qui s’est vraiment passé et qui sont vraiment ces gens (on n’a pas son nom – et les gentilles filles qui soignent les blessés, et qui en fait sont membres de Svoboda et Pravy Sektor, j’ai déjà donné… – Ce qui ne justifie en rien des tortures, évidemment). (N.B : vous vous rappelez de la pauvre infirmière “Je meurs” : membre de Secteur Droit en fait…)

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).

Une telle partialité est étonnante – même si Amnesty rappelle à la fin que les troupes pro-Kiev ne sont pas blanches (ce qui n’a pas été repris par la presse qui s’est jetée sans prudence dessus).

Pas un mot d’Amnesty sur le corps sans vie du journaliste russophile Sergey Dolgov qui vient d’être retrouvé dans l’Est après avoir été torturé…

Lire d’ailleurs ici un papier sur la partialité de la presse sur cet épisode

Quand à Amnesty, je suis au regret de constater qu’eux-aussi ne sont pas impartiaux, il n’y a qu’à voir leur billet du 28/02 :

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).

Bizarre : depuis qu’on a compris que la plupart des morts n’étaient pas le fait de la police, ils ne parlent plus du sujet…

Bref, on retrouve le manque total de prudence dont cette association avait fait montre au Koweit, dans son fameux rapport de décembre 1990 :

Rapport Amnesty International sur le Koweit du 19 décembre 1990 publié par les-crises

Accusations totalement fantaisistes, issues de la propagande américaine

Bref, ce n’est pas pour blanchir qui que ce soi, mais il est clair que dans des zones de guerre, oui, il y a des atteintes aux Droits de l’Homme en général – et c’est regrettable…

Mais enfin, pendant ce temps là, les morts et destructions continuent, et on s’en moque…

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).
Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).

IMAGES TRES DURES (en russe, mais les images parent d’elles-mêmes) :

13 Je commence par le rapport d’Amnesty International, dont la presse a beaucoup parlé : Rapport Amnesty Est Ukraine publié par les-crises Le rapport fait état des enlèvements et actes de tortures (évidemment inacceptables) dans l’Est, avec un vrai sens de la mesure et de la prudence : Ah, en fait, on comprend ensuite qu’ils sont allés à Kiev et dans les zones liberées – et pas trop dans les zones hors contrôle de Kiev – ce qui limite quand même bien l’objectivité… Donc en fait, il n’y a pas de chiffres fiables, mais la majorité des enlèvements sont du côté des séparatistes (côté dans lequel ils ont peu enquêté). Du lourd quoi. Le rapport s’ouvre sur le récit atroce de Hannah, rapporté encore ici. On se demande pourquoi un tel voyeurisme (ils auraient aussi pu ouvrir avec des russophones hachés menus par l’aviation…), d’autant qu’on ne sait pas ce qui s’est vraiment passé et qui sont vraiment ces gens (on n’a pas son nom – et les gentilles filles qui soignent les blessés, et qui en fait sont membres de Svoboda et Pravy Sektor, j’ai déjà donné… – Ce qui ne justifie en rien des tortures, évidemment). (N.B : vous vous rappelez de la pauvre infirmière “Je meurs” : membre de Secteur Droit en fait…) Une telle partialité est étonnante – même si Amnesty rappelle à la fin que les troupes pro-Kiev ne sont pas blanches (ce qui n’a pas été repris par la presse qui s’est jetée sans prudence dessus). Pas un mot d’Amnesty sur le corps sans vie du journaliste russophile Sergey Dolgov qui vient d’être retrouvé dans l’Est après avoir été torturé… Lire d’ailleurs ici un papier sur la partialité de la presse sur cet épisode… Quand à Amnesty, je suis au regret de constater qu’eux-aussi ne sont pas impartiaux, il n’y a qu’à voir leur billet du 28/02 : Bizarre : depuis qu’on a compris que la plupart des morts n’étaient pas le fait de la police, ils ne parlent plus du sujet… Bref, on retrouve le manque total de prudence dont cette association avait fait montre au Koweit, dans son fameux rapport de décembre 1990 : Rapport Amnesty International sur le Koweit du 19 décembre 1990 publié par les-crises Accusations totalement fantaisistes, issues de la propagande américaine… Bref, ce n’est pas pour blanchir qui que ce soi, mais il est clair que dans des zones de guerre, oui, il y a des atteintes aux Droits de l’Homme en général – et c’est regrettable… Mais enfin, pendant ce temps là, les morts et destructions continuent, et on s’en moque… IMAGES TRES DURES (en russe, mais les images parent d’elles-mêmes) : (la mère de la jeune femme était près de la fenêtre ) :

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).

Oups, non, pardon, ça, c’était en février dans Libé sur Maidan…

P.S. tiens, un nouveau “spécialiste du monde russe” autoproclamé : Laurent Chamontin. Dans un édifiant papier pour le Nouvel Obs, il revient sur l’interview de Todd, avec de grandioses déclarations :

Et le problème actuel, c’est de trouver une langue commune avec la Russie, malgré son comportement agressif (Tchétchénie, Géorgie, Crimée) et des valeurs difficilement compatibles avec les nôtres.

Faute de s’intéresser à tout ceci, on risque de côtoyer les thèses complotistes, avec l’OTAN pour coupable, et Z. Brzezinski comme méchant loup.

Mais à l’époque des guerres de Tchétchénie, que fallait-il dire à la Pologne, pays assujetti à plusieurs reprises par la Russie ?[OB : et un peu par l'Allemagne aussi, me semble-il] Qu’on ne l’accepterait pas dans l’OTAN parce que le Kremlin était devenu rassurant ? [OB : non, qu'on en voulait pas, c'est tout, merci. Une alliance militaire, ce n'est pas le dernier club à la mode, cf l'important billet de George Kennan]

Que faut-il dire aujourd’hui aux Ukrainiens ? Qu’ils ont eu le tort de naître du mauvais côté de la barrière ?

P.P.S. Un autre gros dingue, le ministre des Affaires étrangères Suédois, Carl Bildt, candidat au remplacement de Ashton. Petits extraits de twitter – avant une analyse plus approfondie à venir :

=> Les civils palestiniens qui meurent c’est mal

=> Les civils palestiniens qui meurent c’est mal

=> Les civils yougoslaves qui meurent c’est mal

=> Les civils yougoslaves qui meurent c’est mal

=> Les civils ukrainiens qui meurent c’est inacceptable, mais c’est de leur faute…

=> Les civils ukrainiens qui meurent c’est inacceptable, mais c’est de leur faute…

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).
=> Le ministre tweete plein de rumeurs et autres conneries depuis des mois, mais c’est pas important…

=> Le ministre tweete plein de rumeurs et autres conneries depuis des mois, mais c’est pas important…

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).

=> Junker qui ne veut d’élargissement de l’Union dans les 5 ans, c’est mal.

Logique car : “If there is no enlargement, we will have security risks, Bildt said.” (Source)

Ben oui, quand on n’élargit pas, on a des soucis de sécurité, logiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiique !

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).
Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).

=>Donc le ministre réagit violemment à un article de propagande européiste, qui fait croire que la Russie mettrait un véto à l’accord de libre-échange UE-Ukraine (qui l’impactera, évidemment).

Ben pas de bol, la même réunion, rapportée par l’agence de presse chinoise a une tout autre apparence, bien plus proche de la vérité :

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).

De nouveau, on voit qu’on ne peu guère avoir confiance dans notre information sur ces sujets…

Pour finir, mon préféré : (à propos du foot) un vrai discours de chef de la diplomatie :

Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).
Tout roule pour les russophones à l’Est (ou presque).

Bon courage pour le prochain voyage en Argentine !

http://www.les-crises.fr/tout-roule-pour-les-russophones/#!prettyPhoto

Lire la suite

Nestor Makhno et la révolution en Ukraine.

14 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale

Nestor Makhno et la révolution en Ukraine

Makhno est né le 27 octobre 1889 à Gouliaï-Polié dans le Sud de l’Ukraine, nous dit Claude Kowal, d’une famille de paysans pauvres. Au lendemain de la révolution manquée de 1905, il intègre un groupe anarcho-communiste. Il est condamné à mort en 1910 pour avoir fomenté un attentat contre le poste de police. (Sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité). Durant son incarcération il s’instruit et perfectionne sa formation politique. La révolution de 1917 lui rend la liberté. De retour à Gouliaï-Polié, Makhno fonde une Union paysanne et procède à l’expropriation des grands domaines agricoles et des usines, dans la région qu’il contrôlait, établissant des communes rurales autonomes. Chaque commune était dotée d’une superficie de terre correspondant à ce que ses membres pouvaient cultiver...

Intéressant de connaître les luttes, la vie d'un tel personnage, dans ces périodes révolutionnaires.

Allons à sa rencontre.

Michel Peyret

Nestor Makhno

Par Claude Kowal, publié le 23 juin 2014

Nestor Makhno et la révolution en Ukraine.

Il y a des personnages historiques qui deviennent des légendes. Et les mythes ont la vie dure. Il en est ainsi avec Nestor Makhno, dirigeant anarchiste ukrainien qui, dans années vingt, joua un rôle majeur dans la lutte contre les armées blanches de Denikine. Si les mythes ont la vie dure ils sont rarement l’expression de la vérité mais avec Makhno il y a un double mythe : il y a la version Bolchevik et la version Libertaire. En fait comme le montre la rencontre de Makhno avec Lénine que nous publions à la suite la divergence est stratégique : Lénine appréciait la situation dans le contexte international avec le risque de défaite de la révolution, Makhno réduisait sa conception à la situation des paysans ukrainiens. Mais la réalité de la Tcheka et son rôle néfaste a tranché. La conception même des bolcheviks qui se considéraient comme LES dirigeants de la révolution poussait vers cette issue. Mais sur le terrain la Makhnovchtchina a joué un rôle très positif contre les blancs et a souvent appuyé des mesures autogestionnaires.

Selon la version Bolchevik on parle des bandes de Makhno, qui deviennent avec le temps les bandits de Makhno. Puis on rajoutera antisémites. Bande est un mot quasi neutre mais qui souligne un fonctionnement « désorganisé », en tous les cas non militaire ce qui s’explique par le fonctionnement du système de commandement très éloigné des modèles classiques. (Voir plus loin.)

Il permet surtout de passer de « bandes » à bandits ce qui n’est plus neutre. Quant à « l’antisémite » c’est un qualificatif qui pourrait sembler crédible dans un pays aux très anciennes traditions religieuses et arriérées. Tout juif venant d’Ukraine confirmera le climat antisémite dans les campagnes et même ailleurs. Sauf que pour Makhno c’est faux et la « Makhnovchtchina »a, à plusieurs reprises, condamné et fusillé les manifestations d’antisémitisme sans pour autant perdre sa popularité chez les paysans. On sait aussi qu’il s’est engagé nettement contre Simon Petlioura dont les campagnes antisémites sont notoires.

La Makhnovchtchinafut un mouvement révolutionnaire autonome de paysans largement influencé par les anarchistes dont le plus célèbre est Makhno. Ils ont constitué des entreprises agricoles sur les terres récupérées des Koulaks et pour certaines des entreprises autogérées. Mais leurs appréciations de la situation de l’encerclement de l’URSS étaient faibles et n’entraient pas en considération alors que c’était un des points majeurs des préoccupations de la direction du parti Bolchevik. Il faut dire aussi que les méthodes brutales de la Tcheka ne les aidaient pas.

C’est où, c’est quoi, c’est quand, c’est qui l'Ukraine

L’Ukraine est alors un pays très différent des autres provinces russes. C’est un pays agricole riche, suscitant la convoitise de ses voisins. Il est marqué par un fort esprit d’indépendance vis-à-vis de ses voisins qui l’ont occupé pendant des siècles (les Polonais et les Russes). Esprit d’indépendance allant parfois jusqu’à un nationalisme exacerbé avec une tradition de « Volnitza »(vie libre) qui freina l’implantation des différents partis politiques.

Avec l’abdication du tsar en mars 1917, et alors que Kérensky prenait la tête du gouvernement provisoire en Grande-Russie, on avait vu s’établir en Ukraine un pouvoir parallèle dirigé par la petite bourgeoisie nationaliste, désireuse de recréer un État indépendant.

Ce mouvement, animé par Vinitcheuko et Petlioura, s’établit surtout dans le nord du pays, alors que dans le sud les masses paysannes, sous l’influence des groupes anarchistes, s’en détachaient pour former un courant révolutionnaire qui, en décembre 1917 et janvier 1918, expulsa les gros propriétaires et commença à organiser lui-même le partage et la mise en valeur des terres

Mais tout fut remis en question lorsque, le 3 mars 1918, les Bolcheviks signèrent le traité de Brest-Litovsk qui permettait aux armées austro-allemandes d’entrer en Ukraine.

Celles-ci rétablirent aussitôt les nobles et les propriétaires fonciers dans leurs privilèges afin de s’assurer la neutralité de la région. La nomination du commandant en chef des armées à la tête de la Rada centrale (Parlement) marqua un véritable le retour au tsarisme. Les propriétaires chassés peu de temps auparavant se hâtèrent, par esprit de vengeance, de resserrer leur étreinte sur les paysans, qui subissaient par ailleurs le brigandage des troupes d’occupation.

Devant cette répression impitoyable, le pays se dresse dans un mouvement insurrectionnel des paysans et des ouvriers et va se déclarer pour la « révolution intégrale » sans que le programme en soit très défini. On assiste à une organisation de corps de francs-tireurs par les paysans eux-mêmes. C’est l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle ukrainienne dite « Makhnovchtchina« .

Mais les représailles de la Rada ukrainienne, appuyée par les troupes austro-allemandes, vont être sanglantes (juin-juillet-août 1918). La nécessité d’une certaine unification face à la répression se faisant sentir, ce sera le groupe anarchiste de Goulaï-Polé qui en prendra l’initiative.

Le mouvement prend alors un caractère différent : il se débarrasse aussitôt de tous les éléments non travailleurs et des préjugés nationaux, religieux ou politiques. Non seulement il lutte contre la réaction, mais il s’engage dans une voie antiautoritaire très influencée par les groupes anarchistes et en premier lieu celui de Gouliaï-Polié, duquel va se détacher un animateur de premier ordre Nestor Ivanovitch Makhno.

Makhno est né le 27 octobre 1889 à Gouliaï-Polié dans le Sud de l’Ukraine d’une famille de paysans pauvres. Au lendemain de la révolution manquée de 1905, il intègre un groupe anarcho communiste. Il est condamné à mort en 1910 pour avoir fomenté un attentat contre le poste de police. (Sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité). Durant son incarcération il s’instruit et perfectionne sa formation politique. La révolution de 1917 lui rend la liberté.

De retour à Gouliaï-Polié Makhno fonde une Union paysanne et procède à l’expropriation des grands domaines agricoles et des usines, dans la région qu’il contrôlait, établissant des communes rurales autonomes. Chaque commune était dotée d’une superficie de terre correspondant à ce que ses membres pouvaient cultiver.

Le traité de Brest-Litovsk signé entre l’URSS et l’Allemagne laissait l’Ukraine aux Austro-Hongrois puis, après la chute de « l’entente », aux mains des nationalistes ukrainiens alliés avec les blancs (Denikine), les forces anglaises et les Polonais qui luttaient contre l’armée rouge.

De 1918 à 1921 l’Union paysanne lutta d’abord contre les Allemands (après la signature du traité de Brest-Litovsk), puis contre les blancs de Denikine et leurs alliés anglais après la défaite de l’entente en alliance avec l’armée rouge.

Des combats incessants vont avoir lieu pendant des années au rythme des flux et reflux des divers combattants : troupes d’occupation austro-allemandes, bandes de l’Hetman Skoropadsky, armées blanches de Denikine puis celles de Wrangel, s’emparant des villes, les reperdant, multipliant les massacres, les pogroms, les pillages.

Personnage hors du commun, très controversé, vénéré comme une icône par les anarchistes du monde entier, mais quasiment ignoré de l’Histoire officielle, il reste très difficile à cerner en raison du manque de sources écrites directes et fiables, le concernant. On ne dispose pratiquement que des livres émanant des deux seuls intellectuels de ce mouvement : celui de Pierre Archinov et surtout celui de Voline, La révolution oubliée. Makhno lui-même a entrepris, à Paris, la rédaction de ses mémoires, mais il est mort en 1934 avant d’avoir pu aller au-delà du récit de ses années de jeunesse. Il a, toutefois, laissé un certain nombre d’articles parus dans une revue libertaire publiée à Paris en langue russe.

L’Ukraine et la Russie : une relation coloniale et économique.

La question de l’indépendance de l’Ukraine par rapport à la Russie fut vite un problème. Les bolcheviks ne voulaient pas se séparer de leur grenier à blé et la guerre civile posait durement la question du ravitaillement.

Les éléments d’intervention de l’Armée rouge se livreront dans le pays à de brutales répressions. La Tcheka fit régner un tel régime de terreur chez les paysans ukrainiens que le gouvernement soviétique dut se résoudre à constituer une commission, spécialement chargée d’enquêter sur les agissements en Ukraine de cet organisme policier, sinistre instrument de la terreur rouge qui souvent ne respectaosants libertaires puis les socialistes révolutionnaires. Makhno venu s’informer à Moscou (voir le compte rendu qu’il donne de sa rencontre avec Sverdlov et Lénine) de la conduite à tenir dans sa province n’eut pas de réponse satisfaisante. Il résolut donc de mettre en pratique sa propre solution : la guerre des paysans. Si le mouvement Makhnoviste ne pouvait espérer aucun secours du gouvernement de Moscou, en revanche il était en droit de compter sur une aide de la part des groupes anarchistes des villes.

Makhno avait conscience de la difficulté de mettre en place une armée insurrectionnelle. Il savait que l’organisation d’une armée, avec ce que cela entraîne comme structures militaires, constituait un phénomène sans précédent et paradoxal dans la conception et l’application des idées anarchistes. Certes, cette armée avait fonctionné à partir des principes de démocratie directe : volontariat, élection et révocation par la base des responsables et commandants à tous niveaux, autonomie des détachements et des régiments, enfin symbiose totale avec la population laborieuse dont cette armée était l’émanation. Cependant il y avait un État-major central, où Makhno avait joué un rôle primordial, et un noyau dur et dynamique du mouvement, tant politiquement que militairement, composé par des anarchistes et surtout par les membres du groupe communiste libertaire de Gouliaï-Polié et qui formait une avant-garde. Makhno concevait cette avant-garde au sens littéral du terme, à savoir que ses membres devaient se trouver aux avant-postes de la lutte et donner l’exemple.

L’avant-garde des insurgés makhnovistes avait pris l’initiative de la lutte armée et de la détermination de ses objectifs ; les instances suprêmes de la population ayant été représentées par les soviets libres, leurs assemblées et congrès. Cette avant-garde-là était donc placée au cœur même de la masse et non au-dedans ou au-dessus. La différence est de taille.

Durant ses années d’exilés Makhno revint sur le rôle de l’organisation. Il en tira comme conclusion qu’une des grandes raisons de l’échec du mouvement de la Makhnovchtchina était que celle-ci n’avait pas su mettre en place une grande organisation spécifique, capable d’opposer ses forces vives aux ennemis de la révolution. Il conçoit donc un mode organisationnel qui puisse accomplir les tâches de l’anarchisme, non seulement lors de la préparation de la révolution sociale, mais également à ses lendemains. Et il conclut que l’anarchisme ne peut plus rester enfermé dans les limites étriquées d’une pensée marginale et revendiqué uniquement par quelques groupuscules aux actions isolées. L’anarchie doit se munir de moyens nouveaux et emprunter la voie de pratiques sociales. Cette réflexion aura une influence sur les libertaires espagnols de Catalogne et d’Aragon.

Malheureusement, les préjugés anti organisationnels, profondément ancrés dans les milieux libertaires, ne permirent pas à la Makhnovchtchina de sortir de son isolement. Comment faire admettre aux intellectuels et théoriciens anarchistes que la guerre, avec la stricte organisation qu’elle implique, pouvait passer pour un moyen d’action compatible avec les finalités de l’anarchie ?

Makhno pratiqua une guérilla terriblement efficace avec son armée de plus de 20 000 hommes, équipée en partie grâce à des armes prises à l’ennemi contre les armées blanches de Denikine et Wrangel. Malgré cela, l’implantation d’une société paysanne libertaire dans la région contrôlée par Makhno, de même que l’autonomie des makhnovistes, portait trop ombrage à un pouvoir central de plus en plus jaloux de ses prérogatives pour être tolérées plus longtemps.

Un conflit sanglant ne tarda pas à éclater entre les partisans de Makhno et l’Armée rouge. Après la prise de Gouliaï-Polié par les rouges, Makhno s’enfuit avec une poignée de cavaliers. Traqué, malade, blessé il parvint pourtant à échapper à ses poursuivants. Il trouve exil en France ou il mourut en 1934. L’aventure de la Makhnovchtchina subit les condamnations des propagandistes et des historiens soviétiques. L’image de l’anarchiste ukrainien est singulièrement floue. D’autant plus que la Makhnovchtchina, née de la Révolution et de la guerre civile, tient à la fois de la guerre d’indépendance et du mouvement libertaire, deux types d’action difficiles à concilier. Ce qui est sûr, c’est que Makhno, chef de guerre, fut tout autant un anarchiste authentique, conscient de l’importance primordiale de la liberté sociale. À la manière de ce qui se produira plus tard dans l’Espagne de la guerre civile, Makhno réussi à installer en Ukraine un embryon de société rurale libertaire.

Pour poursuivre la lecture:

- Mon entretien avec Sverdlov

- Mon entretien avec Lenine

Lire la suite

La "démocratie" occidentale en Ukraine : Liachko dans ses oeuvres à Slaviansk.

14 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN.

Lundi 14 juillet 2014

La "démocratie" occidentale en Ukraine : Liachko dans ses oeuvres à Slaviansk

Blog d'Olivier Berruyer

13

Juil

2014

Liachko dans ses oeuvres

à Slaviansk

Le député Oleg Liachko (8 % à la présidentille, nous avons déjà parlé de lui) est arrivé à Slaviansk.

Il dicte au secrétaire du conseil municipal une déclaration disant qu’il est un pleutre et un traître. (Pychy!=écris ! en Ukrainien)

Ça se termine par « Gloire à l’Ukraine, mort aux occupants ».

(merci de traduire ses propos en commentaire, et les suivants)

Là il interroge un prisonnier (mais que fait Caroline Fourest ?)

Comme c’est un nationaliste ukrainien, il porte “logiquement” une combinaison avec le drapeau allemand…

Enfin, un petit Best of dans le Dombass :

La "démocratie" occidentale en Ukraine : Liachko dans ses oeuvres à Slaviansk.
La "démocratie" occidentale en Ukraine : Liachko dans ses oeuvres à Slaviansk.

Sinon, normal :

Le président Porochenko alterne déclarations guerrières, telle sapromesse, vendredi, après la salve meurtrière de roquettes Grad, de venger chaque soldat mort “par des dizaines et des centaines” de rebelles tués, et propos rassurants à l’égard des habitants des zones sous contrôle rebelle.”

No comment…

Sinon :

A l’ONU, Moscou a proposé au Conseil de sécurité des “éléments” d’une future résolution qui exigerait de Kiev et des insurgés prorusses un cessez-le-feu et donnerait un rôle plus important à l’OSCE. Une des propositions russes est que le Conseil “exige de manière impérative des parties ukrainiennes au conflit qu’elles cessent la violence”. Cela s’adresse aussi aux insurgés prorusses dans l’Est, a précisé l’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Tchourkine.

mais bon, personne n’en parle…

Cela vient du NouvelObs (prose AFP) :

“Seule éclaircie à l’horizon, l’agence de notation financière Standard and Poor’s a qualifié de “stable”, au lieu de “négative” précédemment, la perspective de la dette souveraine de l’Ukraine, grâce au plan d’aide du Fonds monétaire international qui devrait permettre au pays de faire face à ses besoins financiers extérieurs.”

Belle “éclaircie”…

Bon, je chipote, car par exemple, sur leMonde, il n’y a bien entendu pas de reprise des propos de Porochenko…

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-la-democratie-occidentale-en-ukraine-124140036.html

Lire la suite

Ukraine : tous ensemble contre le fascisme le 24 avril

14 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale

Ukraine : tous ensemble contre le fascisme le 24 avril

Face à la gravité des événements en Ukraine, les communistes et au-delà l’ensemble des citoyens et des antifascistes ne peuvent rester inactifs et sans réaction. C’est pourquoi, le PRCF et notamment notre camarade Pierre Pranchère font un certains nombre de propositions, en s’adressant à tous ceux qui se sont associés pour signer un texte commun au sujet de la situation en Ukrainienne.

Chers camarades, 15 AVRIL 2014

Vous avez signé récemment, après l’avoir éventuellement amendé, le texte proposé par le PRCF sur la situation en Ukraine. Ce texte est plus urgent que jamais, étant donné la manière dont les néo-nazis de Kiev et de leurs mentors euro-états-uniens, attisent les braises en Ukraine avec des risques évidents de guerre civile ( « syrisation » de l’Ukraine), voire de guerre pure et simple avec la Russie (Poutine a prévenu que l’adhésion à l’UE, donc à l’OTAN, de l’Ukraine, serait « un casus belli »). Nous vous proposons donc de diffuser à nouveau ce texte unitaire par tous les moyens possibles dans la semaine durant la quinzaine qui vient, et qui comportera, si vous en êtes d’accord, une journée unitaire de solidarité communiste, antifasciste et anti-impérialiste avec le PC d’Ukraine.

Par ailleurs, à l’initiative de notre camarade Pranchère, ancien député et ancien Résistant FTPF, une lettre appelant à censurer le gouvernement français sur son attitude scandaleuse en Ukraine (soutien à des néo-nazis, hostilité systématique à l’encontre de la Russie, ingérences, alignement sur les milieux les plus agressifs de l’OTAN et des USA) a été diffusée avec plus de 150 signatures, dont celles de Résistants prestigieux, à l’ensemble des parlementaires français et des élus corréziens.

Mais au vu des derniers évènements, qui accentuent le danger de fascisation, de chasse aux communistes et d’affrontement de l’Europe atlantique contre la Russie, nous proposons d’aller plus loin. Nous suggérons que le 24 avril prochain, en hommage au héros franco-ukrainien Vasil Porik, dirigeant de la Grand Grève Patriotique des mineurs français du nord en mai-juin 41, fusillé par les nazis, soit retenu comme une journée où chacun de nos mouvements dira :

  • HALTE AUX PERSÉCUTIONS CONTRE LE PARTI COMMUNISTE UKRAINIEN, HALTE AUX PERSÉCUTIONS CONTRE LES RUSSOPHONES UKRAINIENS, PAIX EN UKRAINE !
  • HONTE A LAURENT FABIUS QUI APPUI UN RÉGIME NÉO-NAZI EN UKRAINE AUX RISQUES D’ATTISER LA GUERRE CIVILE ET ÉTRANGÈRE EN UKRAINE ET ENTRE L’UKRAINE ET l’ UNION EUROPÉENNE. RETRAIT DE LA FRANCE DE L’OTAN.

Fraternel salut à tous les camarades !

Pierre Pranchère, président de la commission internationale du PRCF

Antoine Manessis, responsable du PRCF aux relations unitaires.

La lettre de Pierre Pranchère :

Ukraine : tous ensemble contre le fascisme le 24 avril
Oleg Tyanibok chef du parti nazi Svoboda

Oleg Tyanibok chef du parti nazi Svoboda

Oleh Tyahnybok, leader du Parti national-socialiste ukrainien rebaptisé « Liberté » (Svoboda) le 4 juin 2004 (parti membre du Front National Européen), est à la tête des violents événements qui visent à déstabiliser l’Ukraine.

Le conflit qui ensanglante Kiev a été sciemment allumé par les partisans d’un projet qui vise à annexer l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN, comme l’ont déjà été, depuis l’éclatement de l’URSS et du camp socialiste, les pays de l’Est et une partie de l’ex-Union soviétique (les pays baltes) ; les impérialistes occidentaux savent bien évidemment qu’un tel projet est inacceptable pour la Russie dont le territoire est de plus en plus encerclé par l’OTAN et par les bases américaines, de la Baltique à l’Asie centrale.

Malgré la présentation scandaleusement partiale qui en est faite par les médias occidentaux, les forces qui attisent le conflit ukrainien à coups d’ingérence (présence permanente et propos incendiaires des représentants de l’UE et des Etats-Unis d’Amérique aux mobilisations factieuses de l’ « opposition ») n’ont rien à voir avec la démocratie ; il s’agit notamment :

  • En Ukraine, des fascistes et des antisémites patentés du parti national-socialiste ukrainien rebaptisés « Liberté » (Svoboda) ; ces nostalgiques du Reich, qui veulent régler leur compte aux communistes ukrainiens, en découdre avec la Russie, réduire à l’esclavage la classe ouvrière minière russophone de l’Est, amener de force l’Ukraine dans le giron de l’Europe impériale, comme l’avaient fait leurs précurseurs « collaborateurs » des années 40/45 ;
  • Les vrais chefs de file de l’insurrection réactionnaire sont en fait l’UNION EUROPEENNE impérialiste, l’OTAN et l’UNION TRANSATLANTIQUE en construction derrière l’AXE WASHINGTON-BERLIN. La classe dominante « française », MEDEF en tête, est partie prenante de ce projet impérialiste global, comme le montre en filigranes le manifeste « BESOIN D’AIRE » adopté par le MEDEF fin 2011.

Déjà, les factieux ont tenté de s’emparer des monuments publics, ils ont détruit les statues de Lénine et tout ce qui rappelle la victoire de l’Armée rouge sur Hitler, ils ont engagé l’épreuve de force avec les institutions du pays et attaqué les forces de l’ordre, pourtant mille fois plus patientes jusqu’ici que ne le sont en général chez nous les forces de répression en cas de manifestation populaire un peu offensive. Tout montre que ces fascistes même pas déguisés, et que nos médias présentent comme des combattants de la liberté, veulent désormais engager la lutte armée et la guerre civile en provoquant l’internationalisation du conflit et en attisant la tension, en pleins JO d’hiver, entre l’UE et la Russie. Les dangers sont immenses pour la paix et pour la démocratie.

L’UE fait aujourd’hui semblant de vouloir « apaiser » la situation. La réalité est que ce pompier est un pyromane international dont les peuples doivent voir à temps la nature de classe réactionnaire, impérialiste, contre-révolutionnaire et fascisante de l’EMPIRE EURO-ATLANTIQUE en construction.

On savait déjà, par les politiques d’austérité et de délocalisation industrielle, que l’UE, ce n’est pas la prospérité mais la misère de masse, le chômage, les inégalités explosives. On savait aussi, par le viol systématique de la volonté populaire exprimée par référendum, que l’UE est le contraire d’un espace démocratique. On voit maintenant, après le tragique épisode des Balkans, avec l’exemple ukrainien que l’UE n’est pas l’espace de paix que ses promoteurs ont vanté, mais peut être un appui de la guerre civile et soutenir des forces fascistes. Déjà, dans le silence de nos médias « démocratiques », des BHL et autres pseudo-philosophes, les forces soutenues par l’UE en Ukraine persécutent et interdisent le parti communiste ukrainien et le parti des régions qui s’opposent aux putschistes.

Cela ne signifie en rien qu’il faille soutenir la politique de Poutine en Russie. Nous sommes naturellement solidaires des communistes russes qui restent les défenseurs les plus conséquents de la paix et de l’indépendance nationale dans leur pays. Il ne s’agit pas de soutien politique mais de lutte anti-impérialiste et de défense du droit de tous les peuples d’Europe et du monde au droit élémentaire à disposer d’eux-mêmes. Il s’agit d’empêcher l’étranglement programmé des peuples ukrainien, biélorusse et russe auxquels les Français doivent tant (« les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération », De Gaulle, 1966). Il s’agit de contrer la marche à la guerre mondiale. Il s’agit de faire échec à la fascisation rampante ou galopante du sous-continent européen.

C’est pourquoi les mouvements communistes signataires déclarent :

  • Leur solidarité totale avec les communistes ukrainiens dans leur lutte pour la démocratie, la paix civile, l’entente entre les peuples de l’est et de l’ouest du sous-continent européen.
  • Leur condamnation totale de l’intervention impérialiste de l’UE, des Etats-Unis, et du gouvernement « socialiste » de France dans les affaires intérieures de l’Ukraine.

Alors qu’en France le pouvoir d’achat populaire s’effondre, que les services publics souffrent, que la protection sociale est attaquée, que les licenciements se succèdent, le peuple de France n’a que faire de s’embarquer derrière Hollande dans une nouvelle croisade extrêmement dangereuse venant s’ajouter aux interventions ouvertes ou non déclarées en Afrique ou au Proche-Orient.

Les communistes seront au premier plan de la lutte pour la paix et la solidarité internationale et ils lieront, plus que jamais, ce positionnement à ladénonciation radicale de l’UE et de l’OTAN dans l’esprit du texte produit par les Assises du communisme et publié en septembre 2013.

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/ukraine-contre-fascisme-24-avril/

Lire la suite

Les nazis de Pravy Sektor comme les diihadistes sèment la terreur pour l'Empire atlantique.

14 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #Europe supranationale

Les nazis de Pravy Sektor comme les diihadistes sèment la terreur pour l'Empire atlantique.

Les nazis de Pravy Sektor dans leur basses œuvres préférées. Il s'agit de terroriser et d'éliminer a population du Dombass en Ukraine de l'est. Le silence assourdissant de nos média fait vraiment mal aux oreilles sensibles. La lâcheté et le suivisme sont en tous points détestables.

En Ukraine, près de Donetsk, ce sont des Massacres "punitifs"... Où sont les indignés ? Pour la Palestine on entend des condamnations. Mais pour le Dombass, on dirait que les victimes ne méritent même pas cette attention. Pourquoi ? Parce qu'ils ne veulent pas l'UE ? Parce qu'il faudrait expliquer qu'ils n'en veulent pas ?
https://www.youtube.com/watch?v=7lBNadXxp04

Attention aux âmes sensibles, images très dures!

https://www.youtube.com/watch?v=7lBNadXxp04

Lire la suite

Right Sector leader: Kiev should be ready to sabotage Russian pipelines in Ukraine.

14 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #Europe supranationale

Right Sector leader: Kiev should be ready to sabotage Russian pipelines in Ukraine

Published time: March 16, 2014

Dmytro Yarosh.(Reuters / David Mdzinarishvili)

Dmytro Yarosh.(Reuters / David Mdzinarishvili)

The leader of ultranationalist group Right Sector, Dmitry Yarosh, has threatened to destroy Russian pipelines on Ukrainian territory if a diplomatic solution is not reached with Moscow.

In a fiery address loaded warmongering rhetoric, Yarosh told his followers they should be ready to resist the Russian “occupiers.” The leader of the Right Sector made his address to the coup-appointed government in Kiev, as Crimeans made their way to ballots Sunday to vote to join with Russia or to remain within Ukraine.

“We cannot allow the enemy to carry out a blitzkrieg attack on Ukrainian territory. We mustn’t forget that Russia makes money sending its oil through our pipelines to the West. We will destroy these pipelines and deprive our enemy of its source of income,” Yarosh said.

Continuing the bellicose rhetoric, Yarosh appealed to his followers, urging them to take up arms against Russia, if a diplomatic solution cannot be reached.

Yarosh said that Crimea was too small to satisfy the appetite of the “Russian Empire,” and that the Kremlin would seek to take over the whole of Ukraine.

“Let the ground burn under the feet of the occupiers! Let them choke on their own blood when they attack our territory! Not one step back! We will not allow Moscow’s beserk, totalitarian regime to spark a Third World War!”

The phrase “Not one step back!” was used in a famous order by Joseph Stalin during WWII and became a popular slogan for the Soviet people’s resistance against the Nazis. Yarosh’s use of this particular rhetoric attracted attention from many observers, given that the members of his Right Sector group are known to use Nazi insignia.

Russia put Yarosh on an international wanted list and charged him with inciting terrorism after he urged Chechen terrorist leader Doku Umarov to launch attacks on Russia over the Ukrainian conflict.

Yarosh has declared his intentions of running for Ukrainian president in May.

The Right Sector movement, an amalgamation of several far-right groups, was formed in November 2013.

Members of the radical movement were very active in the violence which triggered the ouster of President Viktor Yanukovich. The Right Sector refused to recognize the Feb. 21 agreement between Yanukovich and the opposition leaders, and declared that they would fight him until his ouster.

Right Sector’s fighters used clubs, petrol bombs and firearms against the Ukrainian police. Even after the coup, some members of the movement continued to use rifles and pistols.

Last week, a proposal was submitted to the Ukrainian parliament, suggesting that Right Sector be transformed into a regular unit of the armed forces.

http://rt.com/news/yarosh-destroy-russia-pipelines-186/

Lire la suite

REPLIS MILITAIRES DE L’ARMEE DU DONBASS : EST-CE LA FIN DE NOVOROSSIYA ?

13 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La mondialisation, #L'OTAN., #Europe supranationale

REPLIS MILITAIRES DE L’ARMEE DU DONBASS : EST-CE LA FIN DE NOVOROSSIYA ?

REPLIS MILITAIRES DE L’ARMEE DU DONBASS : EST-CE LA FIN DE NOVOROSSIYA ?

Suite à nos différentes dépêches sur la situation dans les régions de Donetsk et de Lugansk, nous avons reçu un grand nombre de messages nous demandant « si c’était la fin de Novorossiya ». A l’heure d’aujourd’hui, personne ne peut répondre à cette question. Mais il faut tout autant se garder du défaitisme que du triomphalisme.


L’objectif de Poroshenko est d’obtenir au mieux une victoire totale, au pire une avancée majeure. Si il tient à négocier, il cherche alors à marquer des points pour arriver en force dans la négociation. Si il suit le chemin de l’affrontement jusqu’à la fin, selon les conseils de la CIA qui est chez elle à Kiev, alors nous aurons une confrontation qui cette fois-ci sera très sanglante.ANALYSE DE LA SITUATION APRES LES REPLIS DES FORCES DU DONBASS

La ligne de Front Nord est actuellement repliée sur un axe Donetsk-Gorlivka-Lugansk. Cela veut dire que les prochains affrontements auront lieu en milieu urbain dense. Et vu la tactique des forces ukrainiennes, avec des soldats peu formés qui se sont toujours fait battre en confrontation directe, l’emploi de l’artillerie ne fait aucun doute. Nous avons vu ce qu’ils ont fait deux jours avant la prise de Slaviansk sur une ville sans aucune présence militaire “rebelle”.

Nous sommes donc dans une course à la montre. Et déjà les forces de la Junte du Front Sud se dirigent non pas vers Donetsk mais vers Lugansk. Car Lugansk c’est la frontière avec la Russie. C’est donc le prochains objectif de la Junte. Si Lugansk tombe alors Donetsk aussi.

REPLIS MILITAIRES DE L’ARMEE DU DONBASS : EST-CE LA FIN DE NOVOROSSIYA ?

Le choix est selon moi déjà fait à Kiev : on ne veut aucune négociation, seulement la reddition pure et simple des républicains de Donetsk et Lugansk. Nous allons donc vers une confrontation armée majeure.

Mais le but de l’OTAN n’est pas “cette” victoire que vise Kiev, mais d’attirer l’Armée russe à intervenir pour diviser durablement les deux Europe. C’est dans ce cadre qu’hier samedi les forces de la Junte de Kiev ont attaqué sciemment un poste frontière russe. Les tirs n’étaient pas des balles ou des obus perdus mais bel et bien une provocation … de plus.

QUE VA-T-IL SE PASSER MAINTENANT ?

Voilà donc le dilemme de Moscou, qui ne peut pas rester sans rien faire face à l’aggravation de la guerre à sa frontière ouest et au bain de sang qui s’annonce, et qui sait en même temps très bien que c’est un piège des occidentaux contre la Russie pour la pousser à intervenir directement.

Je dis cela pour raisonner ceux de nos amis, en Russie ou ailleurs, qui ne veulent absolument aucune intervention russe en Ukraine, et calmer ceux qui veulent à tout prix que la Russie intervienne militairement.

La seule question qui mérite d’être posée à l’heure actuelle c’est : que la Russie intervienne ou pas, est-ce que cela va changer la politique agressive de l’OTAN vis-à-vis d’elle ? Est-ce que cela va arrêter l’intervention nord-américaine dans les affaires de politique intérieure en Russie ? Est-ce que l’UE, totalement OTANisée, va adopter une politique de la main tendue, sincèrement ou continuer sa politique de suivisme de l’impérialisme yankee ?

Nous n’avons pas à proposer de solution. Le Kremlin sait très bien ce qu’il doit faire et quand il le devra. Je ne participerai pas à la cohorte des critiques professionnels et souvent agents de l’étranger (l’Autre Russie made in CIA et autres agents provocateurs stipendiés, subitement redevenus « patriotes » le 16 mars dernier …) contre VVP.

Mais ce que je sais, c’est que la situation militaire se doit d’être stabilisée en faveur des forces républicaines de Novorossiya ou alors une décision devra être prise. A Kiev, en pleine guerre de propagande, on déclare « être à un tournant des opérations militaires ». Ils ont raison et tord à la fois. Nous sommes à un tournant géopolitique que la Russie ne peut se permettre de perdre.

Pour ce qui nous concerne, nous continuons de soutenir le peuple du Donbass dans son combat pour la liberté contre le fascisme assassin et de l’aider en participant à la lutte pour diffuser les vérités que les media de l’OTAN cachent aux peuples des pays de l’UE.

Fabrice BEAUR,

Secrétaire-général du PCN

http://eburnienews.net/replis-militaires-de-larmee-du-donbass-est-ce-la-fin-de-novorossiya/

Lire la suite

UKRAINE - La face hideuse du nazisme, vidéo.

11 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale

Lire la suite