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Le blog de Lucien PONS

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J’ai vu l’autre Ukraine, celle qui célèbre les SS et crimes nazis Lundi 20 octobre 2014. Par Louis Monnier, professeur retraité.

21 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #La guerre

J’ai vu l’autre Ukraine, celle qui célèbre les SS et crimes nazis

Lundi 20 octobre 2014. Par Louis Monnier, professeur retraité.

J’ai vu l’autre Ukraine, celle qui célèbre les SS et crimes nazis  Lundi 20 octobre 2014.  Par Louis Monnier, professeur retraité.

Ce témoignage, publié le 03-12-2013 sur le blog du Nouvel Observateur, est d’autant plus intéressant que le reportage a été réalisé au début des manifestations de la place du Maïdan, et donc bien avant les évènements qui ont fait connaitre à la face du monde, que les néo-nazis étaient de retour, qui plus est, au pouvoir dans un pays du continent européen, l’Ukraine, et soutenus par cette dictature capitaliste qu’est l’Union européenne.

Autre fait intéressant, cet article ne peut être taxé de partisan, car il est publié par un journal, le Nouvel Observateur, que l’on ne peut accuser d’être russophone ou pro-communiste, toutes tares qui comme on le sait bien, sont à la genèse de la désinformation. De plus, l’auteur de l’article semble être pour l’Union européenne...

En tous cas, ce reportage confirme, s’il en était besoin, que cette organisation des mouvements fascistes et néo-nazis en Ukraine, n’est pas née de rien, et qu’elle a été savamment mûrie, préparée et orchestrée depuis bien avant les évènements du Maïdan.

Pascal Brula

En ces temps où l’on parle de l’Ukraine pour son refus de signer un accord avec l’UE et les manifestations pro-européennes qui en découlent, voici un autre visage du pays, que j’ai pu voir de mes propres yeux.

Cet été, je me suis rendu dans la région de Brody, dans l’ouest ukrainien, avec une amie canadienne d’origine ukrainienne (et ukrainophone). Le 21 juillet 2013, j’ai assisté à un événement assez surprenant pour un européen occidental.

Un curieux anniversaire

A cette date, les nationalistes et leurs sympathisants, entraînés par le parti d’extrême droite Svoboda (dont on voit beaucoup flotter le drapeau ces jours-ci à Kiev), saluent le passé collaborationniste avec les nazis. Ils ont commémoré cette année le 70ème anniversaire de la création de la division SS Halychyna (désormais 1ère division ukrainienne), qui a combattu dans les rangs des Allemands lors de la bataille de Brody (juillet 1944).

Commémoration du 70ème anniversaire de la création de la division SS Halychyna, Ukraine, le 21/07/13 (Crédit : Louis Monnier)

Commémoration du 70ème anniversaire de la création de la division SS Halychyna, Ukraine, le 21/07/13 (Crédit : Louis Monnier)

Tout commence par une messe gréco-catholique auprès du monument érigé sur le mont Jbyr, un revers de côte qui domine la plaine, à la mémoire des divisionnistes ukrainiens qui y attendaient de pied ferme l’armée soviétique pour retarder sa progression dans la reconquête de l’Ukraine.

Des milliers de soldats sont tombés là, des milliers de civils se sont terrés sous les bombardements et beaucoup y ont péri… Les souvenirs des survivants sont terrifiants. Mais rien ne transparait plus dans cette manifestation où se pressent quelques anciens de la division, des nostalgiques, avec femmes et enfants, des militants de Svoboda portant la chemise brodée ukrainienne et quelques curieux des environs.

Le mont Jbyr (Crédit : Louis Monnier)

Le mont Jbyr (Crédit : Louis Monnier)

Les discours des autorités (maire, président des anciens de la division…) se succèdent tous plus enflammés les uns que les autres, clôturés par celui d’Iryna Sekh, députée de Brody au Parlement national et figure de Svoboda. Un chanteur "engagé" entonne ensuite des chants patriotiques, suivi d’un groupe formé de quelques anciens "Upistes", ces anciens membres de l’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA).

Discours, gerbes et sigle SS

Tout ce beau monde ne doute pas un seul instant de la grandeur du combat mené par la division SS et sans aucune attention à tous les méfaits qu’elle a pu commettre, notamment la destruction complète du village de Huta Pieniacka et de son millier d’habitants, le mitraillage de 365 habitants d’origine polonaise de Palykorovy en 1944, son entrainement en France contre les maquisards, sa chasse des partisans biélorusses, sa participation à la destruction du ghetto de Varsovie, etc.

Ce qui compte avant tout, c’est qu’elle a voulu "libérer l’Ukraine" des bolcheviques et du communisme, mais en semblant oublier que c’était au profit des nazis et du nazisme !

Une fois les gerbes déposées et les discours prononcés, ponctués d’un "Vive l’Ukraine ! Vive les héros !", les participants rejoignent les cars affrétés à cet effet et partent pour le lieu suivant : Pidhirtsi, autre point de la côte dominant la plaine et où se dresse un tumulus planté d’une croix et entouré de quelques tombes.

Le cimetière-mausolée de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

Le cimetière-mausolée de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

Nouvelle messe, nouveaux discours, nouveaux chants et nouveau départ pour la dernière et majeure étape : le cimetière de la division à Tchervone. Là sont enterrés ceux qui ont péri dans la bataille et ont été identifiés. La foule est cette fois beaucoup plus conséquente. Il semble que l’on soit venu de plus loin, les autorités viennent de la capitale régionale, Lviv, qui est à une soixantaine de kilomètres.

Il est prévu d’ensevelir, avec tous les honneurs, deux dépouilles de soldats de la division retrouvés récemment sur les lieux de la bataille. Cela se fait en grande pompe, sous l’égide des plus hautes autorités religieuses uniates, en présence d’une foule bigarrée.

Les dépouilles sont escortées par des figurants revêtus des uniformes allemands correspondant à ceux que portaient les divisionnistes et, après la bénédiction des cercueils, une salve d’honneur est tirée par deux soldats en uniformes allemands ornés du sigle SS sur leur col.

Au cimetière de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

Au cimetière de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

"Qui sont les Nôtres ?"

Impression bizarre, émotion mais uniquement personnelle, tout parait très normal aux présents ! Mais le clou du spectacle est à venir : la reconstitution jouée par une troupe de cascadeurs (russes parait-il, ce qui est un comble pour des nationalistes ukrainiens !) de la bataille elle-même.

Il faut rappeler qu’elle a duré trois jours et mis aux prises 15.000 divisionnistes SS (dont la moitié est restée sur le champ de bataille) et le double de troupes soviétiques. La foule apprécie cette agréable réjouissance, avec musique et commentaires diffusés par haut-parleurs, jeux pour les enfants, buvette, vente de souvenirs… Et de s’esclaffer devant la pantalonnade, comme devant un quelconque combat de catch, "Vas-y ! Mets-lui un coup dans le foie" !

Au premier rang, cinq gamins de 6 à 10 ans s’interrogent pourtant : "Qui sont les Nôtres ?" Sous-entendu "Qui sont les Ukrainiens ?" Or, des Ukrainiens, il y en avait dans les deux camps et parmi les spectateurs présents, tous ou presque avaient eu un membre de leur famille dans le camp soviétique (baptisé ici "bolcheviques" pour insister sur l’armée du "Mal" en ces temps très "anti-communistes/ anti-bolcheviques"), mais pas forcément dans celui des divisionnistes SS revêtus de l’uniforme allemand ! D’où l’embarras des parents, "Ici il n’y a pas ’les Nôtres’ et ’les Autres’", et la perplexité des enfants…

Une mémoire tronquée, un présent incertain

Comment peut-on donner de la tragédie de cette guerre une vision aussi grotesque et humiliante pour ses victimes, aussi partiale et peu éclairante pour leurs descendants maintenus dans une ignorance coupable ?!

Svoboda a un très bon ancrage dans l’ouest de l’Ukraine. Pendant les trois mois que j’ai passé dans cette région du pays, j’ai pu constater à quel point ce parti, avec le soutien non négligeable de l’Eglise gréco-catholique, imposait sa vision de l’histoire de la guerre et de ses suites en URSS jusqu’au début des années 1950, dans le seul but de discréditer "l’occupation bolchevique" et de glorifier l’action de ses "combattants de la liberté" que furent les membres de l’armée insurrectionnelle ukrainienne et les soldats de la division SS.

Chemin faisant, non seulement la Seconde Guerre mondiale n’est guère plus commémorée, ses monuments vandalisés, abandonnés ou récupérés à d’autres fins, mais en plus est éliminé tout ce qui pourrait entacher la réputation des "nouveaux héros". Or ceux-ci ont laissé dans les mémoires le souvenir d’atrocités perpétrées contre la population civile qui ne les avait pas soutenus, des Ukrainiens mais aussi des Polonais. Quant aux Juifs, pourtant très nombreux dans la région, victimes de la Shoah par balles et des déportations de masse auxquelles les Ukrainiens sur place ont assisté, voire participé, ils se sont "évanouis" dans les mémoires et il n’en reste que quelques traces en voie de disparition.

Aujourd’hui, les quelques témoins survivants sont condamnés au silence et ne disposent d’aucuns moyens, d’aucun soutien pour pouvoir exprimer leur opposition. Aujourd’hui les drapeaux de Svoboda flottent dans les manifestations pro-européennes à Kiev. Pourtant, il reste du chemin à parcourir avant de faire partie de l’Europe !

Louis Monnier
Tiré du blog du Nouvel Observateur

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lundi 20 octobre 2014. Ukraine : Kiev tire des missiles balistiques sur Donetsk, silence des médias français! Le site "Le Blogue Noir de Brocéliande".

20 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La guerre, #La mondialisation, #La nation .

lundi 20 octobre 2014

Ukraine : Kiev tire des missiles balistiques sur Donetsk, silence des médias français!
lundi 20 octobre 2014. Ukraine : Kiev tire des missiles balistiques sur Donetsk, silence des médias français! Le site "Le Blogue Noir de Brocéliande".

Aujourd'hui, au moins un missile "Tochka-U" [MàJ : les derniers rapports parlent de 5 missiles] a frappé une usine chimique et la propagation de l'onde de choc a traversé Donetsk, et a non seulement brisé les vitres sur une large zone de la ville, mais aussi causé des dégâts plus importants sur les bâtiments les plus proches. Des blessés sont maintenant signalés, dont deux au moins dans la "Donbass Arena" où se tenait une réunion. Le Maire de Donetsk, Alexandr Lukyanchenko dit que la situation est extrêmement difficile.
Actuellement, l'approvisionnement en eau est coupé dans certaines parties de la ville. En dehors des attaques de missiles, des tirs de barrage de Grad ukrainiens ont coupé le courant et l'approvisionnement en eau du district Kirovsky, blessant au passage des ouvriers qui tentaient de maintenir le fonctionnement du réseau. Le Quartier Kuibyshev a été bombardé dans la nuit par des obus au phosphore et au thermite.

Donetsk, le 20 Octobre 2014, tirs de missiles balistiques ukrainiens sur les quartiers nord de la ville (Probablement des SS-21 Tochka-U)

La mairie de Donetsk a précisé dans un communiqué que, selon des données préliminaires, l'explosion avait eu lieu à proximité d'une usine chimique qui produit notamment des explosifs et qui se trouve à proximité de l'aéroport.(AFP)

MàJ : Reportage exclusif sur les lieux de l'explosion (S/T Anglais par Kazzura)
Comme le montre la vidéo, le missile est tombé tout près d'une conférence ou se trouvaient plusieurs responsables politiques opposés à Kiev dont notamment A. Pourguine le vice 1er ministre de la RPD.
Toutes les manifestations publiques de soutien et les rassemblements dans la ville ont ensuite été annulés par mesure de sécurité.

Les dégats sur la "Donbass Arena", le stade du célèbre Shaktyar Donetsk qui a également subi des dommages.

Publié par Bertrand Riviere

http://gaideclin.blogspot.fr/2014/10/ukraine-kiev-tire-des-missiles.html?spref=fb

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Richard Gage, invité du Washington Journal sur C-SPAN le 1er août 2014, montre que le bâtiment 7 du WTC a été soumis à une démolition contrôlée le 11 septembre 2001.

20 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #Le capitalisme;, #L'OTAN., #La mondialisation

C'est bien la preuve qu'il y a au moins 2200 architectes américains complètement fous et conspirationnistes ! (contrairement aux téléspectateurs ou lecteurs de TF1, l'Express, Libé et consorts, qui eux, savent de quoi ils parlent car ils sont informés par des gens sérieux et intègres...)

Le fondateur de AE9/11Truth, Richard Gage, invité du Washington Journal sur C-SPAN le 1er août 2014, montre que le bâtiment 7 du WTC a été soumis à une démolition contrôlée le 11 septembre 2001.

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Notes sur la “ligne rouge” des Russes... Le site dedefensa.org

20 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Le capitalisme;, #Europe supranationale, #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère, #La guerre

Notes sur la “ligne rouge” des Russes...

17 octobre 2014 – Plusieurs éléments très concrets montrent que la diplomatie russe est entrée dans une nouvelle époque. Il n’y a plus de “relations privilégiées” avec les USA, selon l’idée de la Guerre froide que les deux grandes puissances nucléaires devaient coopérer pour assurer une certaine stabilité de leurs relations et, partant, des relations internationales, idée reprise en filigrane lors de l’épisode dit du reset des relations Russie-USA, au début de 2009.

La Russie avait averti à de multiples reprises depuis le commencement de la crise ukrainienne, à mesure de la mise en évidence du comportement des différents acteurs de la crise, qu’elle serait conduite à devoir envisager une nouvelle attitude, complètement différente du point de vue structurel, qui prendrait en compte l’hostilité agressive manifestée par les USA (et le bloc BAO) à son encontre, à mesure que se confirmait cette hostilité. Personne, au sein du bloc BAO, n’a entendu la Russie, pour la raison d’ailleurs assez simple que personne n’écoutait puisque tout le monde était (et reste) accaparé par la narrative qui décrit la situation pour le compte exclusif du bloc BAO. La Russie est un pays sérieux, qui ne parle pas pour ne rien dire et qui, en matière diplomatique, entend dire précisément et substantiellement ce qu’elle pense et ce qu’elle fait. En conséquence, la Russie est passée à l’acte.

La fin d’une époque

Il s’agit de la confirmation de ce qu’écrivait Fédor Loukianov le 2 octobre 2014 dans The Moscow Times (voir notre texte du 16 octobre 2014). Nous reprenons l’extrait cité de l’article de Loukianov, qui décrit parfaitement la fin d’une époque :

«Current events could be compared to another of Russia's breaking points, 1917 — the point at which the Russian Empire was gone forever and its successor state became an international pariah. Hit by sanctions that fundamentally changed its status in the international system, Soviet Russia was placing its bets on autarchy, or creating a closed and self-sufficient economy. I am in no way suggesting that post-Crimea Russia is analogous to the country that emerged from the flames of the 1917 revolution. I am saying that once the ruling authorities in a country have been deemed unfit by foreign partners, they can never fully repair relations with them... [...]

»Following the end of the Cold War, Russia's dialogue with the West as a whole, but especially with Europe, was based on the assumption that Russia would eventually become part of an extended “Western society,” although both sides had different ideas of how that would happen and Moscow's ultimate role in it. However, they retained the idea of a “strategic partnership,” a relationship that required if not sincere mutual trust, then at least mutual silence to mask lingering suspicions. The application of sanctions has ended all that...

»Today, a single man personifies the entire Russian political system. Western attempts to apply pressure against him have produced very predictable retaliatory measures at both the personal and government levels. And unlike the former presidents of Iraq and Serbia, President Putin has very imposing political and economic tools at his disposal to enact his own retaliatory deterrence measures. In effect, Western sanctions are attempting to oust the very person who alone determines Russia's political course. For Putin, the question is not simply one of winning or losing a tactical position in a game. At stake is his own political survival and, by extension, Russia's future political landscape. With the stakes that high, why would anyone expect him to make serious concessions, especially knowing that he can never restore relations with the West?...»

Trois événements décrivent la nouvelle époque

Nous distinguons trois éléments, trois événements apparus ces trois derniers jours qui fixent effectivement la nouvelle ligne de la Russie. Il y a désormais une “ligne rouge”, comme aiment à dire les “communicants” de Washington et du bloc BAO, entre la Russie et le bloc, mais plus spécifiquement entre la Russie et les USA. On a pu en distinguer le tracé ces trois derniers jours, au gré des trois événements en question.

Il est probable qu’avec l’Europe, la Russie peut travailler à chercher des arrangements moins stricts que cette “ligne rouge” qui concerne essentiellement les USA. Mais cela devra être payé, pour les Européens, par un éloignement des USA à mesure. Emettre cette restriction, c’est mettre en évidence le caractère extrêmement incertain de l’hypothèse. (Notre sentiment est sans aucun doute qu’il faudrait des bouleversements en Europe, au niveau des gouvernements des États-membres, pour s’orienter vers de telles conditions qui pourraient rétablir de bonnes relations avec la Russie, au prix d’une certaine distance mise avec les USA. Il s’agirait, par exemple, de changements radicaux de directions, comme l’arrivée de partis “eurosceptiques” à la tête des exécutifs.)

Nous détaillons ces trois événements intervenus dans la politique et la diplomate russes, dans l’ordre chronologique plus que selon un jugement de leur ordre d’importance. Il s’agit ici d’identifier les éléments constitutifs de la nouvelle ligne suivie par la Russie.

La colère de Medvedev

Le premier de ces événements est survenu le 15 octobre 2014, du fait du Premier ministre russe Medvedev lors d’une interview à la chaîne de télévision CNBC. Le choix du moyen de communication lui-même est marquant : CNBC est une chaîne US d’audience nationale. On en déduit évidemment que l’intervention de Medvedev a été faite pour avoir le maximum de retentissement.

Cette intervention est particulièrement dure, dite dans des termes particulièrement crus. Cela est d’autant plus remarquable que Medvedev est un homme jugé en général comme “libéral” dans le sens moderniste du terme, c’est-à-dire un modéré plutôt de la tendance occidentaliste de Moscou, autant qu’un homme calme et mesuré. Qu’importe, Medvedev ne mâche pas ses mots. Il affirme purement et simplement que le président Obama doit être “mentalement dérangé” pour avoir placé, dans son discours de l’ONU, parmi les “menaces contre l’humanité”, la Russie en deuxième position derrière le virus Ebola et avant ISIS/EI/Daesh... (Voir notre texte du 25 septembre 2014.) Cet extraordinaire classement qui relève du plus pur “esprit neocon” sinon d’une dialectique-guignol comme on en fabrique à Kiev, avec le sens des responsabilités à mesure, semble avoir été ressentie à Moscou comme une insupportable insulte faite à la Russie. La réaction de Medvedev est, elle aussi, à mesure.

Obama est-il dérangé (dans sa tête) ?

L’intervention de Medvedev, évidemment présentée sur le site de la CNBC le 14 octobre 2014, est présentée par Russia Today le 15 octobre 2014 dans ces termes :

«The Russian PM has suggested that Obama’s charges against Russia were caused by a “brain aberration” and added that such rhetoric saddened him. “I am very upset by the fact that President Obama, while speaking from the United Nations’ podium and listing the threats and challenges humanity is currently facing, put Ebola in first place, the Russian Federation second and the Islamic State organization was only in the third place. I don’t even want to comment on this, this is some sort of aberration in the brain,” Dmitry Medvedev said in an interview with CNBC television.

»The top Russian official stressed that his country was not isolating itself from the rest of the world, but sought mutually beneficial cooperation with foreign nations. “We want to communicate with all civilized peoples on friendly grounds. Of course, this includes our partners from the United States of America, but for this the situation must be leveled,” Medvedev said. However, the Russian PM also noted that the Western sanctions have inflicted considerable damage to Russia’s cooperation with the US, and without cancellation of this policy there can be no return to partnership...»

Le danger de la confrontation suprême

Il y a ensuite l’avertissement discret mais bien réel de Poutine lui-même, qui constitue le deuxième événement de la tendance générale qu’on analyse ici. Le président russe a glissé en fin de sa longue interview au journal serbe Politika (à l’occasion de sa visite en Serbie) quelques mots qui constituent ce qui devrait sans aucun doute être considéré, – si l’on porte quelque attention à ce qui se dit, surtout dans le chef du président d’une puissance comme la Russie, – comme un avertissement sur les dangers d’une confrontation nucléaire au plus haut niveau, particulièrement pour les deux principales puissances nucléaires.

Là aussi, la chose est présentée dans des termes assez fermes puisqu’elle décrit le contexte d’une tentative de “faire chanter” la Russie. Il s’agit bien entendu des relations de la Russie et des USA, dans le cadre de la crise ukrainienne et des relations brutalement détériorées entre les deux puissances. A notre connaissance, c’est la première fois que Poutine évoque, en des termes aussi précis quoique très courtement et d’une façon implicite, la responsabilité marquant les relations entre les deux puissances nucléaires, et le risque suprême si cette responsabilité n’est pas assumée d’une façon satisfaisante, – nous allions écrire “d’une façon responsable“... (Le texte complet de l’interview est notamment publié par Russia Today le 16 octobre 2014.)

On ne fait pas chanter la Russie

Nous présentons ces quelques mots qui concluent l’interview dans le contexte général où ils sont dits, en réponse à la dernière question portant sur les relations de la Russie avec l’Ukraine et avec les USA («What do you think the future holds for Russian-Ukrainian relations? Will the United States and Russia re-establish a strategic partnership after all that has happened, or will they build their relations in a different way?») Le passage que nous choisissons, qui termine l’interview concerne effectivement et spécifiquement les relations entre la Russie et les USA... (Nous soulignons en gras le passage sur l’“avertissement” de Poutine.)

« As for Russian-US ties, our aim has always been to build open partnership relations with the United States. In return, however, we have seen various reservations and attempts to interfere in our domestic affairs. Everything that has happened since the beginning of this year is even more disturbing. Washington actively supported the Maidan protests, and when its Kiev henchmen antagonized a large part of Ukraine through rabid nationalism and plunged the country into a civil war, it blamed Russia for provoking the crisis.

»Now President Barack Obama in his speech at the UN General Assembly named the “Russian aggression in Europe” as one of the three major threats facing humanity today alongside with the deadly Ebola virus and the Islamic State. Together with the sanctions against entire sectors of our economy, this approach can be called nothing but hostile. The United States went so far as to declare the suspension of our cooperation in space exploration and nuclear energy. They also suspended the activity of the Russia-US Bilateral Presidential Commission established in 2009, which comprised 21 working groups dedicated, among other things, to combating terrorism and drug trafficking.

»At the same time, this is not the first downturn in relations between our countries. We hope that our partners will realize the futility of attempts to blackmail Russia and remember what consequences discord between major nuclear powers could bring for strategic stability. For our part, we are ready to develop constructive cooperation based on the principles of equality and genuine respect for each others’ interests.»

Le bloc BAO et son problème pathologique

Divers autres sujets ont été abordés dans cette interview, autour des thèmes de la crise ukrainienne et des relations avec le bloc BAO. Il a été question des sanctions, sur le fond général du jugement de Poutine qu’il est particulièrement difficile de comprendre pourquoi elles ont été décidées, en fonction de leur chronologie et des événements en Ukraine, et selon l’appréciation du même Poutine qu’il est complètement absurde de prétendre “isoler la Russie” comme il est dit en général pour commenter les sanctions, par divers personnels politiques du bloc BAO, dont notamment le POTUS washingtonien... Bref, à la question concernant l’“objectif ultime” des sanctions décidées par l’UE et les USA, Poutine répond que cette question «doit être posée à l’UE et aux USA, dont le raisonnement à cet égard est particulièrement difficile à comprendre...».

Quoique dit d’une façon moins tranchante, ce jugement renvoie, pour l’humeur et l’esprit, à ce qu’on a dit plus haut de l’intervention de Medvedev. Il montre d’une façon assez précise que la direction politique russe, avec toutes ses nuances, partage le même jugement sur le comportement du bloc BAO, en le situant au niveau quasi-pathologique d’un dérangement des capacités mentales.

D’une façon générale, l’“avertissement” de Poutine n’a pas été mis en exergue par les commentaires russes, suivant en cela la politique diplomatique russe qui est clairement de manifester avec discrétion une fermeté de fer concernant cette nouvelle ligne. Ainsi, RT, dans son commentaire sur l’interview de Poutine, titre sur l’observation où la tentative d’isoler la Russie est appréciée comme “un but illusoire et absurde”. La phrase sur la “stabilité stratégique”, elle, est citée dans l’avant-dernier paragraphe, sans commentaire particulier (RT, le 16 octobre 2014).

L’héroïsme milanais des FEMEN

D’une façon générale également, la réaction des médias du bloc BAO traite très accessoirement l’avertissement de Poutine, toujours selon cette attitude d’extrême légèreté et de complet mépris pour la position et les activités diplomatiques de la Russie. Ainsi, le Guardian, qui enterre le texte de l’interview dans un commentaire sur les relations de la Russie avec la Serbie, donnait la vedette dans ce domaine, le jour de la parution de l’interview, à ce qui semblait ainsi apparaître comme la grande nouvelle du jour : une manifestation de deux FEMEN à Milan, en marge de la conférence de l’ASEM où l’on reçoit les plus grands (de Poutine à Merkel, de Hollande à Porochenko). Les deux FEMEN avaient à l’esprit d’accueillir avec la vigueur qui convient “un tueur” couvert du “sang des Ukrainiens”. Elles étaient en mini-jupe rouge, sans rien au-dessus bien entendu puisqu’il s’agit d’être héroïque et de ne rien craindre de la violence et de l’injustice du monde ; à propos, le rouge entendait symboliser le fameux “sang des Ukrainiens” et “le tueur”, lui, n’est autre que le président russe. (Voir le Guardian du 16 octobre 2014.)

On observera avec intérêt avec quelle extraordinaire facilité les institutions les plus sérieuses et les plus professionnelles selon leur propre classement, – dito, le Guardian, – peuvent sombrer dans le ridicule et l’extrême futilité lorsque la passion idéologique et sociétale les emporte et leur dicte la narrative à suivre. Quant aux FEMEN, si besoin était la messe est dite, pour décrire ce petit groupe fastueusement financé par les habituelles sources de fric, Soros en tête, pour réduire la politique au degré du zéro absolu et conchier tout ce qui peut exister de structuré dans ce pauvre monde. Le Système fonctionne.

On notera tout de même que, sur l’internet, ZeroHedge.com a bien compris l’importance de l’intervention de Poutine (le 16 octobre 2014). Tyler Durden interprète clairement la déclaration lorsqu’il titre : « Putin Warns Of “Nuclear Power Consequences” If Attempts To Blackmail Russia Don’t Stop». Le texte est très court et cite pour l’essentiel une dépêche de Bloomberg.News, qui présente également la phrase de Poutine comme un avertissement sérieux. Durden le termine par cette seule ligne de commentaire qui reprend l’idée : «Opportune timing with markets weak for some nuclear sabre rattling...»

Kerry tout sourire

Le troisième élément que nous voulons mettre en évidence ponctue la rencontre Lavrov-Kerry qui s’est faite le 16 octobre à Paris, dans une bonne atmosphère puisque le secrétaire d’État, abandonnant sa dialectique type-Nuland, s’est montré tout sourire avec son “ami Sergei” pour tenter d’obtenir la coopération des Russes dans la lutte contre ISIS/EI/Daesh. Il s’agissait donc de demander à la “deuxième menace contre l’humanité” d’aider les USA, qui règlent ce qui est bon et ce qui est mauvais pour l’humanité, à lutter cotre la “troisième menace contre l’humanité” dont on sait qu’elle a été constituée, formée, financée, armée, par les USA eux-mêmes avec les amis habituels (Arabie, Qatar & compagnie). Tout cela est très logique et plein du sens des responsabilités.

Après la rencontre, les deux ministres ont fait des déclarations séparées. Russia Today en rapporte la substance le 16 octobre 2014 au soir. Comme on le voit, Kerry ne manque pas de rappeler que les deux puissances, – USA et Russie, – “ont des responsabilités communes importantes”. Il était en effet très important et particulièrement sage, de la part des USA, de rappeler la chose à la face du monde entier et singulièrement à l’ami Sergei. Une pratique aussi constante et en aussi parfaite inconscience de l’inversion, au rythme des narrative, ne laisse guère le temps de reprendre son souffle...

«Nevertheless, Kerry stressed on Wednesday the importance of cooperation in a wide range of issues, including counter-terrorism, saying that “we have major responsibilities together.” “In our discussions today I suggested Foreign Minister Lavrov that we intensify intelligence cooperation in respect ISIL and other counter-terrorism issues of the region and we agreed to do so. We also agreed to explore whether Russia could do more to support Iraqi security forces and FM indeed acknowledged their preparedness to help with respect to arms, weapons…they are doing that now and they already have provided some, and with also potentially training and advising aspects,” Kerry said.

»In a separate statement that summed up their meeting, Lavrov said that "we can cooperate better together” especially in issues concerning “the fight against terrorism, which has now become the main threat to the whole Mideast.” However, the Russian FM did not specify the details of such cooperation...»

Bras d’honneur de Lavrov

L’on fut assez prompt, après cette rencontre qui nous annonçait que les monstrueux et barbares tueurs russes étaient après tout extrêmement fréquentables et assez utiles, à conclure que les USA et la Russie, sur injonction souriante des premiers, avaient décidé d’échanger leurs renseignements sur ISIS/EI/Daesh. C’est-à-dire, traduisons, que les Russes acceptaient de fournir aux USA leurs renseignements à ce propos. Il n’en est rien, ont précisé les Russes, – mais vraiment rien du tout.

L’on revient au texte de RT, dont l’essentiel se trouve dans l’annonce du démenti, par le ministre russe des affaires étrangères, de toute coopération de la Russie avec les USA. La Russie explique ainsi que ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais simplement la force des choses telles qu’elles sont ... Fidèles à leur volonté de concevoir une politique extérieure selon les engagements, les structures et les principes, les Russes font observer par la bouche de Lavrov : 1) qu’il n’existe aucune résolution de l’ONU organisant une coalition contre ISIS/EI/Daesh, et donc aucun cadre légal international pouvant justifier cette coopération ; et 2) qu’une structure existe entre les USA et la Russie, pour organiser la coopération opérationnelle contre le terrorisme, mais que les USA l’ont eux-mêmes, unilatéralement, mise en sommeil, comme part des sanctions et autres décidées à l’encontre de la Russie dans le cadre de la crise ukrainienne interprétée selon la narrative qui dicte la marche du monde à Washington... Donc, pas de coopération au niveau du transfert de renseignements.

«Russia has refuted media reports that Washington and Moscow have agreed to share intelligence on Islamic State terrorists. The news reports followed Wednesday talks between Russian Foreign Minister Sergey Lavrov and US Secretary of State John Kerry.

»Following the Paris talks, the counterparts held separate media conferences. Reports suggested that the two officials agreed that their countries would share intelligence on Islamic State militants in Syria and Iraq, and Russia's participation in training and advising Iraqi security forces. On Friday, Russia’s foreign ministry issued a statement saying that “such issues were raised by US Secretary John Kerry.” Lavrov stressed that Russia has been consistently fighting terrorism and providing assistance to other countries in the face of the terrorist threat, and will continue its aid to Syria, Iraq, and other countries in the region to strengthen their combat capabilities in the fight against the extremists.

»However, the ministry’s statement added that Russia “will not be involved in any ‘coalitions’ set up in bypass of the UN Security Council and in violation of international law.” Kerry’s attention was also drawn to the fact that within the framework of the Russia-US Bilateral Presidential Commission, there was a counter-terror group which was aimed at improving the communication and cooperation between the two governments regarding terror threats. But the mutually beneficial exchange of information was suspended in 2014 by the US, the ministry reminded.»

Avis de rupture

Il est manifeste que ce dernier élément est le plus significatif de ce tournant de la diplomatie russe, autant que de son tournant stratégique et de son tournant conceptuel. La réaction de Lavrov est une sorte de fin de non-recevoir, un avis de rupture non plus seulement dialectique, mais opérationnel. Il constitue une conclusion nette de la séquence qui dit que nous sommes passés d’une ère de coopération structurelle, et d’une certaine complaisance de la part des Russes, – il faut cela pour “coopérer” avec les USA, – à une ère de repli sur les intérêts nationaux avec une éventualité de coopération avec les USA mais selon les normes internationales et en jugeant sur pièces ce que vaut cette coopération.

Le plus original dans cet épisode, – cela n'étonnera personne, – c’est évidemment l’attitude des USA. Il est assuré que les échos de presse selon lesquels les Russes passeraient des renseignements aux USA sont venus d’“officiels” US, c’est-à-dire de la bureaucratie du département d’État. Cela signifie que le département d’État, comme l’administration entière, comme Washington, comme le Système dirons-nous pour faire bref, attendent sans le moindre doute que la Russie coopérera effectivement en fidèle “partenaire” des USA. Il n’est plus question d’Ukraine, d’“agression russe”, d’annexion expansionniste de la Crimée, de sanctions, de rien de tout cela. Tout redevient normal et a Russie tiendra le rôle auquel les USA veulent bien la convier. Il s’agit, à côté de l’affectivité qui triomphe dans la politique du bloc BAO, de l’inculpabilité et de l’indéfectabilité de la psychologie américaniste en mode-turbo, passés au tamis de la doctrine de l’exceptionnalisme... Effectivement, comment peut-on imaginer de refuser ce privilège extraordinaire de voir les USA vous offrir de “coopérer“ en leur passant les renseignements dont vous disposez ?

Hagel et la sagesse de l’OTAN

D’ailleurs, voici une confidence : au fond les USA s’en foutent puisqu’en réalité, seuls eux-mêmes les intéressent... Au même moment où Kerry entreprenait Lavrov et faisait dire par ses fidèles dans la presse-Système que les Russes allaient passer à la casserole du privilège de la coopération, le gentil Hagel, le secrétaire à la défense, l’homme dont on attendait qu’il mît un peu de sagesse et de mesure dans cet incommensurable bordel qu’est, notamment, la politique étrangère US, s’employait lui aussi à en mettre sa dose, de bordel, en agitant le spectre d’une agression russe contre les forces de l’OTAN. La chose n’est pas passée inaperçue du côté russe, et le gentil Hagel lui-même a été désigné à la vindicte de la nouvelle politique de sécurité nationale de la Russie... (Itar-Tass, le 16 octobre 2014) :

«Russian presidential press-secretary Dmitry Peskov has dismissed US Defense Secretary Chuck Hagel’s rhetoric to the effect Russia was on NATO’s doorstep as unprofessional and alarmist. “We can only regret that rather emotional, alarmist and unprofessional statements are being made,” Peskov told TASS. “Surely, they by no means reflect the real state of affairs.” The realities can easily be seen if one takes NATO maps of 1991 and 2012, he said. “Then nobody will feel in the mood of making any statements, emotional or whatever,” he remarked.

»Speaking at the Association of the US Army’s annual conference on Wednesday Hagel called upon the military to be prepared “to deal with Russia” which, he argued, was “on NATO’s doorstep.” “The demands on the (US) Army will grow more diverse and complicated. Threats from terrorists and insurgents will remain with us for a long time, but we must also deal with a revisionist Russia - with its modern and capable army - on NATO’s doorstep,” he claimed.»

Le coup de la red line

Mais lorsque nous disons que nous sommes passés de l’ère de la coopération à “une ère de repli sur les intérêts nationaux avec une éventualité de coopération mais selon les normes internationales et en jugeant sur pièces ce que vaut cette coopération”, – est-ce bien sûr ? On peut accepter ce jugement si on le tient comme transitoire et intermédiaire. Il indique surtout la rupture des liens du “partenariat stratégique“ de facto entre la Russie et le bloc BAO, principalement les USA, mais il ne limite pas la positon russe à ce seul événement. D’ores et déjà, la Chine attend la Russie, et les pays du BRICS également ... Ce “repli sur les intérêts nationaux” introduit en réalité, pour la Russie, une ouverture féconde et extrêmement rapide vers l’Est et le Sud, vers tout-ce-qui-n’est-pas-le-bloc-BAO, par conséquent un réaménagement de fond en comble des relations internationales.

Qui cela étonnera-t-il ? On devine depuis quelques temps que ce réaménagement est inévitable, au rythme de l’aggravation de la crise du bloc BAO, et des exigences et prétentions paradoxales qui accompagnent la chute de cette entité. On sait toutes ces choses et l’on se doute bien que l’on en reparlera plus qu’à leur tour. En attendant, le constat qu’il faut faire est que les Russes, qui sont des gens d’ordre et de rangement d’une part, qui entendent d’autre part gouverner leur propre destinée selon les principes fondamentaux des grandes structurations du monde et non selon les caprices de l’interprétation de communication des événements internes de Washington déclinés au rythme de l’exceptionnalisme US, les Russes donc ont tracé leur “red line” et ont signifié à leurs “partenaires” américanistes que, désormais, ils ne la franchiraient plus. Sans doute les “partenaires” américanistes ne se sont-ils aperçus de rien, ce qui n’a pas beaucoup d’importance puisqu’ils n’ont jamais vraiment tenu compte de la situation internationale et de l’avis et décisions des autres pour développer leur politique extérieure et leur politique de sécurité nationale.

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La famille royale saoudienne est derrière les crimes de l’EIIL en Syrie

20 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La guerre, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation .

La famille royale saoudienne est derrière les crimes de l’EIIL en Syrie

La famille royale saoudienne est derrière les crimes de l’EIIL en Syrie

Un membre de l’État Islamique de l’Irak et du Levant (EIIL) qui a été fait prisonnier a révélé que l’EIIL et d’autres groupes militants en Syrie ne sont pas seulement soutenus par un membre de la famille royale saoudienne, mais que l’individu en question est en fait le véritable chef de l’EIIL.

Dans une confession filmée, ce membre de l’EIIL a affirmé que le groupe radical est en réalité dirigé par le Prince Abdul Rahmane al-Faisal, le fils du défunt Roi Faisal d’Arabie Saoudite et frère de l’actuel Ministre des Affaires Étrangères saoudien, le Prince Saoud al-Faisal, a rapporté le WorldNetDaily jeudi dernier (vidéo).

La révélation suggère un haut niveau d’implication directe de la famille royale saoudienne dans des activités terroristes non seulement en Syrie mais dans d’autres lieux où opèrent des militants takfiristes.

Le terroriste de l’EIIL qui a été capturé a dit que son groupe supervisait les mouvements de la soi-disant Armée Syrienne Libre, qui forme la principale opposition au gouvernement syrien.

Cette révélation suggère que le pouvoir saoudien finance directement les groupes militants, qui ont de fait pris le contrôle des forces d’opposition, puisque l’ASL n’est pas estimée capable de démettre le gouvernement syrien.

Le prisonnier a dit qu’il était sous des ordres d’agir ainsi « de la part du commandement de l’État Islamique de l’Irak et du Levant ».

À la question de savoir qui, dans le commandement de l’EIIL lui a donné ces ordres, le militant captif a répondu sans hésitation, « le Prince Abdul Rahmane al-Faisal, qui est aussi appelé Abu Faisal ».

L’EIIL, aussi connu sous le nom d’EIIS (État Islamique de l’Irak et de Syrie, ndt), est la branche d’al-Qaeda en Irak et en Syrie. Son commandant sur le champ de bataille est Abu Bakr al-Baghdadi, qui a la réputation d’être sans pitié et qui a attaqué, et continue d’attaquer d’autres groupes militants qu’il croit ne pas être aussi sévères que lui.

La révélation que de hauts échelons de la Maison des Saoud soient derrière les groupes militants en Syrie et ailleurs vient alors que le Président Barack Obama se prépare à visiter l’Arabie Saoudite en mars dans un effort pour apaiser les relations US/saoudiennes tendues par l’attitude états-unienne sur la Syrie et l’Iran.

Les Saoudiens se sont plaints des USA après qu’Obama ait décidé de ne pas passer à l’action militaire contre l’arsenal chimique syrien dans l’effort de démettre le gouvernement syrien. En plus, Obama a décidé d’avancer dans les négociations sur le programme nucléaire iranien.

Les Saoudiens, en effet, s’étaient sentis trahis et ont décidé sur les bases de l’approche de Washington sur la Syrie et l’Iran d’engager une politique étrangère indépendante visant à changer la direction syrienne et mettre un terme à tout programme nucléaire iranien.

Source: http://en.alalam.ir/news/1563016#sthash.TBdkBz6v.dpuf

Via : Global Relay Network

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[Poutine] Les tentatives de chantage à l’égard de la Russie sont insensées. repris sur le blog d'Olivier Berruyer.

18 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #La nation .

[Poutine] Les tentatives de chantage à l’égard de la Russie sont insensées. repris sur le blog d'Olivier Berruyer.

Interview accordée par Vladimir Poutine au quotidien serbe Politika le 15/10/2014.

Pas pour boire ses propos, mais pour comprendre le point de vue russe, et exercer notre esprit critique et de réflexion…

1/ Vous vous rendez à Belgrade pour participer aux célébrations du 70e anniversaire de sa libération des occupants nazis. Dans quoi réside l’importance de telles commémorations à l’heure actuelle ?

Il y a 70 ans nos peuples ont écrasé ensemble l’idéologie criminelle misanthrope qui menaçait l’existence de la civilisation.

Malheureusement le « vaccin » contre le virus nazi développé lors du tribunal de Nuremberg est en train de perdre de son efficacité dans certains Etats européens. Les manifestations ouvertes de néo-nazisme devenues habituelles en Lettonie et dans d’autres pays baltes en constituent un exemple flagrant. En ce sens, une préoccupation particulière est suscitée par la situation en Ukraine où un coup d’Etat anticonstitutionnel a été perpétré en février dernier et dont les nationalistes et d’autres groupes radicaux ont été la force motrice.

Aujourd’hui il est de notre devoir commun de faire face à la héroïsation du nazisme. De résister avec fermeté aux tentatives de révision des résultats de la Seconde guerre mondiale. De lutter avec esprit de suite contre toute forme et manifestation du racisme, de la xénophobie, du nationalisme agressif et du chauvinisme.

2/ Qu’avons-nous réussi à atteindre au cours de ces 20 dernières années et quelles sont vos attentes eu égard à la dynamique de la coopération russo-serbe ?

Pour l’heure les relations russo-serbes connaissent un essor. En 2013 le chiffre d’affaires de nos échanges a augmenté de 15 % pour atteindre 1,97 milliard de dollars et au premier semestre 2014 il a augmenté de 16,5 % jusqu’à 1,2 milliard de dollars. Nous escomptons un taux de 2 milliards de dollars à la fin de l’année.

Le montant total des investissements russes en Serbie a surpassé 3 milliards de dollars. Le gros de cette somme a été investi dans la branche énergétique ayant une importance stratégique. La mise en oeuvre du projet South Stream doit rapporter à la Serbie plus de 2 milliards d’euros de nouveaux investissements et renforcer notablement sa sécurité énergétique.

3/ Beaucoup a été dit à propos des réductions possibles des fournitures du gaz russe vers l’Europe à cause de la dette ukrainienne. Quel est l’avenir du projet South Stream dont la réalisation intéresse la Serbie ?

En tout premier lieu je tiens à souligner que la Russie honore entièrement ses engagements relatifs aux fournitures de gaz aux consommateurs européens.

Depuis les années 2000 nous sommes parvenus avec nos partenaires européens à réaliser plusieurs projets importants, Nord Stream compris, qui permettent de minimiser les risques liés au transit et d’assurer un approvisionnement ininterrompu des pays européens en gaz. Ces derniers mois Gazprom augmente à des rythmes accélérés les reserves de gaz dans les dépôts souterrains européens. Ces mesures visent à empêcher des perturbations du transit et à assurer les meilleures conditions pour surmonter la période de consommation de pointe en hiver.

Il va de soi que nous tenons compte des risques liés aux phénomènes de crise en Ukraine. Nous nous sommes vus obligés d’arrêter les livraisons dans ce pays en juin dernier car les autorités de Kiev avaient refusé de payer pour le gaz déjà reçu. A la fin de l’été et au début de l’automne une série de consultations trilatérales intenses a eu lieu entre la Russie, l’UE et l’Ukraine portant sur les dénouements mutuellement acceptables concernant le remboursement de la dette ukrainienne pour le gaz, la reprise des livraisons à l’Ukraine et le transit stable des hydrocarbures vers l’Europe. Nous sommes prêts à poursuivre les négociations constructives sur ces thèmes.

Il est évident que le problème de transit par le territoire ukrainien persiste. Une des solutions évidentes réside dans la diversification des itinéraires d’acheminement des fournitures. A cet effet, nous espérons que la Commission européenne va enfin régler la question sur l’utilisation à pleine puissance du gazoduc OPAL.

En outre il est nécessaire de débloquer la situation avec South Stream. Nous sommes convaincus que ce projet apportera une contribution sensible à la sécurité énergétique complexe de l’Europe. Alors tous seront gagnants : aussi bien la Russie que les consommateurs européens, la Serbie comprise.

[Poutine] Les tentatives de chantage à l’égard de la Russie sont insensées. repris sur le blog d'Olivier Berruyer.

(Lire ici sur ce projet)

4/ Quel est, à votre avis, l’objectif des sanctions économiques de l’UE et des Etats-Unis contre la Russie ? Dans quelle mesure peuvent-elles nuire à la Russie ?

Nos partenaires doivent prendre nettement conscience que les tentatives pour exercer la pression sur la Russie par le biais des mesures restrictives illégitimes unilatérales ne rapprochent pas le règlement et ne font que compliquer le dialogue. De quelle volonté de désescalade en Ukraine peut-il être question si les décisions sur de nouveaux paquets de sanctions sont introduites quasi simultanément avec l’adoption des accords faisant avancer le processus de paix ? S’il s’agit de vouloir isoler notre pays, cet objectif est absolument absurde et illusoire. Il est clair que c’est impossible bien qu’un préjudice non négligeable puisse être bien sûr causé à la santé économique de l’Europe et du reste du monde.

Pour ce qui est de la durée d’action des mesures restrictives, cela dépend également des Etats-Unis et de l’Union européenne. Il est évident qu’une baisse de la confiance mutuelle ne peut pas ne pas exercer un impact négatif aussi bien sur le climat des affaires internationales dans leur ensemble que sur l’activité des sociétés américaines et européennes en Russie pour lesquelles il sera difficile de réparer le préjudice réputationnel.

6/ Comment voyez-vous l’avenir des relations russo-ukrainienns ? Un partenariat stratégique sera-t-il rétabli entre les Etats-Unis et la Russie ou bien dans l’avenir les relations seront organisées autrement ?

Pour la Russie les relations avec l’Ukraine ont toujours joué et continueront de jouer un rôle très important. Nos peuples sont indestructiblement liés avec les racines spirituelles, culturelles et civilisationnelles communes.

L’étape actuelle des relations russo-ukrainiennes a beau être compliquée, mais nous sommes intéressés dans une coopération progressive, égale en droits et mutuellement avantageuse avec les partenaires ukrainiens.

Une possibilité réelle apparaît aujourd’hui d’arrêter la confrontation armée qui est, de fait, une guerre civile. Il est nécessaire d’engager le plus vite possible un dialogue pan-ukrainien réel avec la participation des représentants de toutes les régions et de toutes les forces politiques. Cette approche a été fixée dans la déclaration de Genève du 17 avril. Ce dialogue national doit donner lieu à une discussion détaillée de l’organisation constitutionnelle et de l’avenir du pays dans lequel tous les citoyens de l’Ukraine sans exception puissent vivre confortablement et en sécurité.

En ce qui concerne les perspectives des liens russo-américains, nous avons toujours aspiré à avoir des relations de partenariat ouvertes avec les Etats-Unis.

Il ne reste qu’à déplorer ce qui se passe depuis le début de cette année. Washington a activement soutenu Maïdan et quand ses créatures à Kiev ont plongé le pays dans une guerre civile il s’est mis à accuser la Russie d’avoir provoqué la crise.

Maintenant le président Barack Obama du haut de la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU cite « l’agression russe en Europe » parmi trois principales menaces à l’humanité à côté de la fièvre mortelle Ebola et le groupe terroriste Etat islamique. Vu les restrictions imposées à des secteurs entiers de notre économie, il est difficile de qualifier cette approche autrement que d’hostile.

Les Etats-Unis sont allés jusqu’à faire des déclarations tapageuses sur la suspension de notre coopération dans l’exploration de l’espace et dans l’énergie atomique. Ils ont gelé l’activité de la commission présidentielle russo-américaine créée en 2009 et comprenant 21 groupes de travail qui s’occupaient, entre autres, de la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue.

Nous espérons que les partenaires prendront conscience du caractère insensé des tentatives de chantage à l’égard de la Russie et qu’ils se souviendront de quoi la discorde entre les grandes puissances nucléaires est lourde pour la stabilité stratégique.

Pour notre part, nous sommes prêts à développer la coopération constructive basée sur les principes d’égalité en droits et de prise en considération réelle des intérêts réciproques.

Source : La Voix de la Russie

http://www.les-crises.fr/poutine-les-tentatives-de-chantage-a-legard-de-la-russie-sont-insensees/

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Comment pense la classe dirigeante (La Jornada) par Raul ZIBECHI.

18 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #La guerre, #L'OTAN.

7 octobre 2014

Comment pense la classe dirigeante (La Jornada)

Raul ZIBECHI

Comment pense la classe dirigeante (La Jornada) par Raul ZIBECHI.

La crise continue de révéler tout ce qui était caché en temps normal. Cela inclut les projets stratégiques de la classe dirigeante, leur façon de voir le monde, le principal pari qu’ils font pour demeurer une classe dominante. C’est, en gros, son objectif principal, celui qui subordonne tout le reste, y compris les modes de production capitalistes dans l’économie.

Vous pensez peut-être que la crise est juste une parenthèse après laquelle tout redeviendra plus ou moins comme avant. Pas du tout. La crise n’est pas seulement un révélateur, mais le reflet de ceux d’en haut qui remodèlent le monde. Parce que la crise est, en grande partie, provoquée par eux pour écarter ou faire disparaître tout ce qui limite leurs pouvoirs. Fondamentalement, les secteurs populaires, indigènes, noirs et métis de notre continent.

D’autre part, une crise de cette ampleur (il s’agit d’une série de crises qui comprend une crise /chaos climatique, une crise de l’environnement, de la santé et, de façon transversale, une crise de la civilisation occidentale) implique des changements plus ou moins profondes dans la société, les relations de puissances et les pôles de pouvoir dans le monde, dans chaque région et pays. Il me semble nécessaire d’aborder trois aspects, qui ne recouvrent pas toutes les nouveautés de l’éventail de la crise, mais sont, à mon avis, les plus à même d’influencer les stratégies des mouvements anti-systémiques.

Tout d’abord, ce que nous appelons l’économie a subi des changements profonds. Un tableau préparé par l’économiste Tcherneva Pavlina, basé sur des études sur les inégalités de Thomas Piketty, révèle comment le système fonctionne depuis les années 1970, aggravée par la crise de 2008.

http://www.vox.com/xpress/2014/9/25/6843509/income-distribution-recove...

http://www.vox.com/xpress/2014/9/25/6843509/income-distribution-recove...

Le tableau couvre 60 ans de l’économie américaine, de 1949 à nos jours. Il décrit le part de la croissance qui est appropriée par les 10% les plus riches, et celle qui revient aux autres 90%. Dans les années 1950, par exemple, la tranche de 10% s’est appropriée entre 20 et 25 pour cent des nouvelles recettes annuelles. C’est ainsi que fonctionne une économie capitaliste normale, lorsque le patronat s’approprie la majeure partie des fruits du travail humain, que Marx a appelé la plus-value. C’est l’accumulation du capital par la production de masse.

A partir de 1970, un changement majeur se produit et devient tout à fait visible dans les années 1980 : les 10% de riches commencent à s’approprier 80 % de la richesse et seulement 20% de celles produites chaque année reviennent aux 90% restants. Cette période correspond à l’hégémonie du capital financier, ce que David Harvey a appelé l’accumulation par dépossession ou pillage.

Mais quelque chose d’extraordinaire s’est produite depuis 2001. Non seulement les plus riches raflent tout mais, depuis 2008, s’accaparent également d’une partie des biens des autres 90%, comme leur épargne ou leurs biens. Comment appeler un tel mode d’accumulation ? C’est un système qui n’est plus en mesure de reproduire les rapports capitalistes car il consiste à voler. Le capitalisme extrait de la plus-value et accumule des richesses (même par dépossession), tout en généralisant les relations capitalistes, et pour cela s’appuie sur le travail salarié et non sur l’esclavagisme (je dois ces réflexions à Gustavo Esteva, qui les a formulées à l’époque de la petite école zapatiste et lors d’échanges ultérieurs).

Il est probable que nous entrons dans un système encore pire que le capitalisme, une sorte d’économie du vol, plus proche du mode de fonctionnement des cartels du narcotrafic que de celui des entreprises que nous avons connues dans la majeure partie du XXe siècle. Il est probable aussi que cela n’avait pas été prévu par la classe dirigeante et que ce n’est que le résultat de la recherche excessive de profit dans l’exercice de l’accumulation par dépossession, ce qui a donné naissance à une génération de vautours/loups incapables de produire quoi que ce soit autre que la mort et la destruction autour d’eux.

Deuxièmement, le fait que le système fonctionne de cette manière implique que ceux d’en haut ont décidé de se sauver aux frais de l’humanité toute entière. À un moment donné, ils ont rompu tout lien émotionnel avec les autres êtres humains et sont prêts à provoquer une catastrophe démographique, comme le suggère le tableau ci-dessus. Ils veulent tout.

Par conséquent, eu égard au mode de fonctionnement du système, il serait plus approprié de parler de « Quatrième Guerre mondiale » (à l’instar du sous-commandant Marcos) que de « accumulation par dépossession », parce que l’objectif est l’humanité toute entière. Il semble que la classe dirigeante a décidé que le niveau actuel de développement technologique lui permet de se passer du travail salarié qui crée la richesse, et qu’elle ne dépend plus de consommateurs pauvres pour écouler ses produits. C’est peut-être du délire induit par l’orgueil, mais il paraît néanmoins clair que ceux d’en haut ne cherchent plus à diriger le monde selon leurs anciens intérêts, mais cherchent à créer des régions entières (et parfois des continents) où régnerait le chaos total (comme c’est le cas au Moyen-Est) et d’autres régions où régnerait une sécurité absolue (comme certaines parties des États-Unis et de l’Europe, et les quartiers riches de chaque pays).

Bref, ils ont renoncé à l’idée d’"une" société pour la remplacer par celle d’un camp de concentration.

Troisièmement, ceci a des implications énormes pour la politique de ceux d’en bas. La démocratie n’est plus qu’une arme brandie contre des ennemis géopolitiques (à commencer par la Russie et la Chine), mais ne s’applique pas aux régimes amis (Arabie Saoudite), et n’est plus le système qui a pu avoir en d’autres temps une certaine crédibilité. Il en va de même pour l’état-nation, à peine un obstacle à surmonter comme en témoignent les attaques contre la Syrie en violation de la souveraineté nationale.

Il n’y a pas d’autre voie que d’organiser nous-mêmes notre monde, dans nos espaces/territoires, notre santé, notre éducation et notre autonomie alimentaire. Avec nos propres pouvoirs pour prendre des décisions et les applique. Ou plutôt, avec nos propres institutions d’auto-défense. Sans compter sur les institutions de l’Etat.

Raúl Zibechi

Traduction "dis comme ça, ça donne envie d’un grand Grand Soir" par VD pour le petit Grand Soir avec très probablement plus de fautes et de coquilles que d’habitude.

»» http://www.jornada.unam.mx/2014/10/03/opinion/026a2pol

URL de cet article 27148
http://www.legrandsoir.info/comment-pense-la-classe-dirigeante-la-jornada.html

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Ukraine Crisis | OSCE regarding crime of Urkainian Army.

16 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #Europe supranationale, #La nation ., #Politique étrangère

Ukraine Crisis | OSCE regarding crime of Urkainian Army.

Voila ce qui se passe quand l'armée ukrainienne régulière est remplacée par les bataillons de volontaires fascistes de Svoboda et Praky Sektor

https://www.youtube.com/watch?v=x0oTWRF5GR4

Ukraine Crisis | OSCE regarding crime of Urkainian Army

http://www.youtube.com/user/2014AntiMaidan Ukraine Crisis: Latest News For those who are fed up with mass media. Latest news, latest footage on Ukraine Crisi...


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Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev… Le blog d'Olivier Berruyer le 16 10 2014

16 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #Europe supranationale, #La guerre, #Le capitalisme;

16 octobre 2014.

Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev…

Une excellente vidéo de Vincent Parlier sur les évènements dans et devant le Parlement ukrainien le 14/10.

Les députés devaient voter le statut d’ancien combattant aux membres survivants de l’UPA – l’armée des partisans nationalistes ukrainiens durant la guerre -, c’est une forte revendication des nationalistes, Svoboda en tête.

Mais pas que, le Président s’y est mis aussi comme on l’a vu dans ce billet :

Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev… Le blog d'Olivier Berruyer le 16 10 2014

Bien évidemment, si ce n’est toujours pas fait plus de 70 ans après les faits, c’est qu’il y a une raison…

On ne va pas aller bien loin, tout est dans Wikipedia :

Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev… Le blog d'Olivier Berruyer le 16 10 2014

80 000 civils massacrés par les “héros” de l’UPA…

Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev… Le blog d'Olivier Berruyer le 16 10 2014

Cf. le billet [U3-6] L’UPA en action et les Massacres de la Volhynie

Et voici le commandant de l’UPA Roman Choukhevytch :

Roman Choukhevytch dans le bataillon Nachtigall de la Wehrmacht en 1941 (en bas 2e à gauche)

Roman Choukhevytch dans le bataillon Nachtigall de la Wehrmacht en 1941 (en bas 2e à gauche)

  Roman Choukhevytch en habit de la Wehrmacht en 1941

Roman Choukhevytch en habit de la Wehrmacht en 1941

Les militants de l”UPA ayant en grande partie accompagné la Wehrmacht en juin 1941 dans l’invasion de l’URSS, avant de prendre le maquis plus tard, surtout contre les Soviétiques.

Bref, des “héros”, mais principalement dans l’idéologie des fascistes ukrainiens…

Voici donc la vidéo d’avant hier. Problème : dans la Constitution ukrainienne, il y a encore un peu de Démocratie (absente chez nous en l’espèce). Pour ce genre de lois, il faut avoir l’accord de la moitié des députés inscrits – et non pas simplement de la moitié des députés présents. Ce qui donne ceci (une bonne partie de l’opposition ne se risquant pas à venir pour ce genre de vote) :

Ukraine - Nouveau maidan en Octobre ? Vincent Parlie

Vous reconnaissez le Président du Parlement, proche de Timochenko, qui a été Président par intérim de l’Ukraine pendant 3 mois.

On sent le grand démocrate, avec une certaine idée du rôle du Président du Parlement…

Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev… Le blog d'Olivier Berruyer le 16 10 2014
Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev… Le blog d'Olivier Berruyer le 16 10 2014

Bah oui, Poutine tremble de la réhabilitation de 150 nonagénaires fascistes… Je pense que c’est même sa préoccupation en ce moment – tout comme ces députés dans un pays ne guerre civile et ruine économique. Cela en dit long…

Devant le parlement, pendant ce temps (cela ne vous rappelle rien ?) :

Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev… Le blog d'Olivier Berruyer le 16 10 2014
Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev… Le blog d'Olivier Berruyer le 16 10 2014
Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev… Le blog d'Olivier Berruyer le 16 10 2014
Maïdan 2.0 ? Ca se passe comme ça au parlement à Kiev… Le blog d'Olivier Berruyer le 16 10 2014

Tiens quelques balles ont été tirées dans les vitres du Parlement – normal quoi…

P.S. bien entendu, vous en avez entendu parler sur TF1 ou France Culture ?

http://www.les-crises.fr/maidan-2-0-ca-se-passe-comme-ca-au-parlement-a-kiev/

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L'OSCE visé par des tirs. Par Hélène Richard-Favre.

16 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La nation ., #Europe supranationale, #La guerre

14/10/2014

OSCE visé par des tirs
      chef reliquaire de saint Candide

chef reliquaire de saint Candide

Au début du mois d'octobre, Vladimir Poutine avait téléphoné à Didier Burkhalter pour aborder différents sujets relatifs à la situation en Ukraine.

La RTS avait alors interviewé le Président suisse suite à cet entretien avec le Président russe.*

Entre autres sujets abordés, il avait été question de renforcer la mission de l'OSCE dont la Suisse a cette année la présidence.

Or voici qu'on apprend que des tirs ont visé les observateurs de l'OSCE dépêchés sur le lieu du crash de l'avion de la Malaysian Airlines survenu le 17 juillet dernier.

Comme il fallait s'y attendre, les compte-rendus de ces attaques divergent.

De là à dénoncer la propagande des uns pour adhérer à celle des autres, il n'y a qu'un pas que d'aucuns n'hésitent pas à franchir.

En mémoire des victimes, souhaitons qu'un jour enfin, la vérité puisse être établie.

Si l'espérer c'est être candide, osons l'être!

Commentaires

Hélène,

Soyons candide, c'est la dernière posture diplomatique qu'il reste pour les familles des victimes des 3 derniers avions abattus sans aucune raison apparente. Il reste inquiétant que, au delà de cette candeur, nous avons obligation de constater la franche incompétence des organes d'enquête qui devraient, à tout le moins, déclencher un principe de précaution interdisant l'utilisation de l'avion comme moyen de transport. La convention de Varsovie est bafouée, les organismes de l'aviation civile mentent délibérément et les familles des victimes sont étrangement silencieuses.
Je ne fais aucune concession sur ce sujet aussi grave ; au regard de ce qu'il s'est passé dans l'est de l'Ukraine et en l'absence d'élément de preuve, seule l'OTAN qui couvre ce gouvernement est coupable, donc l'UE et les USA. Il leur appartient de fournir les éléments en leur possession pour se dédouaner. Sans quoi, sans parler des USA, chaque citoyen européen porte du sang sur les mains.

Écrit par : Idoine | 14/10/2014

Russian version sous-titrée en anglais : MH17: EXCLUSIVE NEW REPORT | All The Truth Behind The Crash
http://diamantageperlant.blog4ever.com/mh17-exclusive-new-report-all-the-truth-behind-the-crash

Quand le commissaire européen Frans Timmermans en dit juste un peu trop sur le vol MH17
http://diamantageperlant.blog4ever.com/quand-le-commissaire-europeen-frans-timmermans-en-dit-juste-un-peu-trop-sur-le-vol-mh17

Crash du MH17 en Ukraine : de nouveaux éléments sur les circonstances du drame
http://diamantageperlant.blog4ever.com/crash-du-mh17-en-ukraine-de-nouveaux-elements-sur-les-circonstances-du-drame

Candide, naïf, ingénu.... un comportement d'enfant qui ne peux pas faire de déduction par manque d'expérience. De la part d'un adulte qui sait dans quel monde on vit, c'est un peu similaire à la politique de l'autruche. Les familles des victimes luttent pour la vérité, mais sont impuissants devant la monstruosité des mensonges d'Etat et la politique belliciste.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/14/osce-vise-par-des-tirs.html

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