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Le blog de Lucien PONS

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La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts.

30 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Europe supranationale

30 juillet 2014.

La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts

5 billets de Paul Craig Roberts à la suite aujourd’hui !

Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape, en général…

Il emploi ici des mots très durs – on sent son inquiétude face au risque de guerre grandir

La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ?

Paul Craig Roberts — 25 juillet 2014

L’Europe complice de sa propre chute

Le gouvernement russe a enfin réalisé qu’il n’avait aucun « partenaire » occidental, et se plaint amèrement de la propagande mensongère et de la désinformation publiée contre lui sans la moindre preuve par Washington, ses vassaux européens et la presse prestituée [jeu de mots composé avec presse et prostituée].

Peut-être le gouvernement russe pensait-il que seuls l’Irak, la Libye, la Syrie, la Chine et Edward Snowden feraient l’objet de mensonges et de diabolisation de la part de Washington.

Il était assez évident que la Russie serait la prochaine sur la liste.

Le gouvernement russe et l’Europe doivent voir plus loin que la propagande de Washington, parce que la réalité est bien pire.

Le Commandant Suprême de l’OTAN Breedlove et la proposition de loi n°2277 du Sénat montrent clairement que Washington prépare, avec l’Europe, la guerre contre la Russie (voir mon billet précédent).

L’Europe hésite à s’aligner sur Washington pour inclure l’Ukraine dans l’OTAN. Les Européens comprennent que si Washington ou ses larbins à Kiev provoquent une guerre contre la Russie, l’Europe sera la première victime. Washington s’impatiente du manque de complaisance de ses vassaux. Rappelez-vous de la tirade « fuck the EU » de la Secrétaire d’État adjointe, Victoria Nuland. Et c’est justement ce que Washington est sur le point de faire.

La « Loi sur la Prévention d’une Agression Russe » du Sénat des États-Unis, dont je parlais dans mon précédent billet, se révèle encore plus néfaste que je ne le disais. Si le projet de loi passe, ce qui est probable, Washington se donne la possibilité de contourner l’OTAN et d’accorder à l’Ukraine le statut de « nation alliée » indépendamment de son adhésion à l’OTAN. Ce faisant, Washington peut envoyer des troupes en Ukraine et ainsi engager l’OTAN dans une guerre contre la Russie.

Voyez avec quelle rapidité Washington transforme la « crise » orchestrée en Ukraine en « agression russe », sans l’ombre d’une preuve. Du jour au lendemain le Commandant Suprême de l’OTAN et les sénateurs des États-Unis prennent des mesures contre une « agression russe » sans que personne n’en ait aucune preuve.

Avec l’Irak, la Libye et la Syrie, Washington a appris que Washington pouvait agir sur la base de mensonges éhontés. Aucun État, ni le Royaume-Uni, ni la France, ni l’Allemagne, ni l’Italie, ni les Pays-Bas, ni le Canada, ni l’Australie, ni le Mexique,ni la Nouvelle-Zélande, ni Israël, ou le Japon, ou Taïwan ou (ajoutez ici le pays de votre choix…) ne s’est levé pour demander à Washington de répondre de ses mensonges flagrants et de ses crimes de guerre. L’ONU a même accepté l’ensemble des mensonges grossiers et manifestes que Colin Powell a proférés devant l’ONU. Les inspecteurs de l’ONU chargés d’enquêter sur les armes de destruction massives avaient déjà réfuté toutes les affirmations de Powell. Et pourtant les lopettes de l’ONU ont donné le feu vert à une guerre dévastatrice.

La seule conclusion est que tous les pourris ont été payés. Les pourris peuvent toujours compter sur l’argent de Washington. Contre de l’argent, ils sont en train de liquider la civilisation au service de la guerre de Washington, guerre qui sera probablement nucléaire et annihilera toute vie sur Terre. L’argent des pourris brûlera avec eux.

Il n’est guère surprenant que Washington vise désormais la Russie. Le monde a donné à Washington carte blanche pour agir à sa guise. Nous en sommes à la troisième administration de criminels de guerre américains accueillis et honorés où qu’ils aillent. Les autres gouvernements continuent de rechercher les invitations à la Maison Blanche comme autant d’indices de leur propre valeur. Être reçu par des criminels de guerre est devenu le plus grand des honneurs. Même le président chinois vient à Washington pour recevoir l’adoubement de l’Empire du Mal. Le monde n’a pas remarqué les crimes de guerre de Washington contre la Serbie et n’a pas réagi quand Washington a alors traîné le président serbe, qui avait essayé d’empêcher que son pays soit mis en pièces par Washington, devant un tribunal comme criminel de guerre.

Le monde n’a fait aucun effort pour tenir Washington responsable de la destruction de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye, et maintenant de la Syrie et de Gaza. Le monde n’a pas demandé que Washington arrête d’assassiner des gens au Pakistan et au Yémen, pays avec lesquels Washington n’est pas en guerre. Le monde regarde ailleurs quand Washington crée le Commandement des États-Unis pour l’Afrique. Le monde regarde ailleurs quand Washington envoie des armes mortelles à Israël avec lesquelles seront assassinés femmes et enfants du ghetto de Gaza. Washington vote des résolutions au Congrès applaudissant le meurtre des Palestiniens par Israël. Washington est habitué à ce que le monde lui donne carte blanche pour assassiner et mentir, et l’utilise actuellement contre la Russie.

Le président Poutine a fait le pari qu’en répondant à l’agression américaine en Ukraine sans provocation et d’une manière raisonnable, il démontrerait à l’Europe que la Russie n’est pas la cause du problème. Ce pari n’a pas porté ses fruits. Les pays européens sont des nations captives, incapables de penser et d’agir par elles-mêmes. Elles ploient devant la volonté de Washington. Pour l’essentiel, l’Europe est une non-entité qui suit les ordres de son maître. Si le gouvernement russe espère empêcher la guerre avec Washington, qui serait vraisemblablement la dernière pour la vie sur Terre, il doit agir maintenant et régler le problème ukrainien en acceptant la requête des provinces séparatistes : la réunification avec la Russie. Une fois votée la proposition de loi 2277, la Russie ne pourra sauver la situation sans une confrontation militaire avec les États-Unis, car l’Ukraine sera déclarée alliée des Américains.

Le pari de Poutine était raisonnable et responsable, mais l’Europe l’a laissé tomber. Si Poutine n’utilise pas la puissance russe pour mettre fin au problème ukrainien tant qu’il le peut, la prochaine action de Washington sera de lâcher la bride à ses centaines d’ONG (Organisations Non Gouvernementales) en Russie, dans le but d’accuser Poutine de trahison pour avoir abandonné les populations des anciennes provinces russes – que les responsables soviétiques ont de façon inconsidérée rattachées à l’Ukraine.

Le problème quand on est dirigeant, c’est que l’on hérite des problèmes suppurants laissés par ses prédécesseurs. Poutine, lui, est face aux problèmes légués par Eltsine. Eltsine a été un désastre pour la Russie. Il était la marionnette de Washington. Il n’est pas certain que la Russie survive aux erreurs d’Eltsine.

Si Washington parvient à ses fins, la Russie ne subsistera qu’en tant qu’État fantôche, marionnette des États-Unis.

Dans un éditorial précédent, j’ai décrit l’article de Foreign Affairs, le journal de la communauté washingtonienne des affaires étrangères, qui fait valoir l’argument selon lequel les États-Unis ont un tel avantage stratégique sur la Russie en ce moment qu’une “fenêtre d’opportunité” existe pour éliminer la Russie comme frein à l’hégémonie américaine, en lançant une frappe nucléaire préventive.

Il est presque certain que l’on est en train de dire à Obama que le président John F. Kennedy a eu cette opportunité mais ne l’a pas utilisée, et qu’Obama ne doit pas la laisser passer une seconde fois.

Comme Steven Starr l’a expliqué dans un éditorial invité, il n’y a pas de gagnants lors d’une guerre nucléaire. Même si les États-Unis échappent aux frappes de représailles, tout le monde mourra, quoi qu’il arrive.

L’opinion des néoconservateurs de Washington, qui contrôlent le gouvernement d’Obama, est qu’une guerre nucléaire peut être gagnée. Aucun expert ne soutient cette hypothèse mais ce sont les néocons qui sont au pouvoir, et non les experts.

Le peuple des États-Unis est aux abonnés absents. Il n’a aucune idée de son destin probable. Les Américains sont un peuple mal informé, préoccupé par leurs problèmes financiers et personnels croissants. Si les Européens ont une vision plus claire, ils ont décidé de vivre pour le moment avec l’argent de Washington.

La vie sur terre est confrontée à la lutte pour l’hégémonie de Washington dans l’indifférence générale du reste du monde.

Les Américains, préoccupés par les dettes non finançables de Washington et la viabilité de leur future pension de Sécurité Sociale, ne vivront pas assez longtemps pour en profiter.

Source : www.paulcraigroberts.org

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Le monde est condamné par l’indifférence occidentale

Paul Craig Roberts — 26 juillet 2014

Préparez-vous à mourir bientôt.

Les gouvernements européens et les médias occidentaux ont mis le monde en danger en ne s’opposant pas à la propagande de Washington et à son agression contre la Russie.

Washington a réussi par des mensonges flagrants à diaboliser la Russie, présentée comme un pays agressif et dangereux dirigé par un nouvel Hitler ou un nouveau Staline, tout comme Washington avait réussi à diaboliser Saddam Hussein en Irak, les Talibans en Afghanistan, Kadhafi en Libye, Assad en Syrie, Chavez au Venezuela et, bien sûr, l’Iran.

Les vrais démons – Clinton, Bush, Obama – sont ”les personnes exceptionnelles et indispensables”, hors de portée de toute diabolisation. Leurs crimes horribles, mais bien réels, passent inaperçus, tandis que des crimes fictifs sont attribués à des personnes et pays ordinaires et superflus.

La raison pour laquelle Washington diabolise un dirigeant ou un pays est que cela crée les conditions nécessaires permettant de justifier l’usage de la force contre ce dirigeant ou ce pays.

Les mensonges incessants de Washington alléguant d’une “agression russe” ont créé cette agression comme par magie. John Kerry et Marie Harf, du département d’État, profèrent quotidiennement de nouveaux mensonges, sans jamais les appuyer sur des faits. Le terrain étant préparé, le Sénat américain, le commandant de l’OTAN et le chef d’état-major des armées des États-Unis sont occupés à huiler la machine de guerre.

La proposition de loi 2277 du Sénat prévoit le renforcement des troupes aux frontières de la Russie et la promotion de l’Ukraine au statut d’”allié des États-Unis”, afin que les troupes américaines puissent aider les Ukrainiens dans leur guerre contre les “terroristes”. http://un.ua/eng/article/522930.html Voir aussi : http://www.globalresearch.ca/collapse-of-ukraine-government-prime-minister-yatsenyuk-resigns-amidst-pressures-exerted-by-the-imf/5393168

Le commandant Breedlove, de l’OTAN, prépare ses plans pour accumuler du matériel de guerre aux frontières de la Russie, afin que ses troupes puissent attaquer la Russie plus rapidement. http://rt.com/news/175292-nato-poland-supply-base/

Le chef d’état-major des armées des États-Unis, le général Martin Dempsey, prépare l’opinion américaine à une guerre prochaine.

Le 24 juillet Dempsey a dit au Forum sur la Sécurité d’Aspen, un groupe de haut niveau chargé d’orienter l’opinion américaine, que l’agression de Poutine en Ukraine est comparable à l’invasion de la Pologne par Staline en 1939, et que la menace russe n’est pas limitée à l’Ukraine ou à l’Europe de l’Est, mais est mondiale. http://www.commondreams.org/news/2014/07/25/gen-dempsey-were-pulling-out-our-cold-war-military-plans-over-ukraine

Les brillants cerveaux du Forum d’Aspen ont écouté sans rire Dempsey leur déclarer que l’engagement (supposé mais non prouvé) de la Russie en Ukraine était la première fois depuis 1939 qu’un pays choisissait délibérément d’utiliser ses forces militaires sur le territoire d’une autre nation souveraine pour atteindre ses objectifs. Personne n’a demandé à Dempsey ce qu’a fait Washington durant les trois derniers régimes présidentiels : Clinton en Serbie, Bush et Obama en Afghanistan, en Irak, en Somalie, au Pakistan et au Yemen, et Obama en Libye et en Syrie.

Voici les mots exacts de Dempsey : “Nous avons un gouvernement russe qui a délibérément choisi d’utiliser ses forces militaires sur le territoire d’une autre nation souveraine, pour atteindre ses objectifs. C’est la première fois depuis 1939 ou à peu près (sic) qu’une telle chose se produit. Ils sont clairement en voie de s’affirmer différemment, non seulement en Europe de l’Est, mais au cœur même de l’Europe, puis en direction des États-Unis.”

Le point de vue de Washington, considérant que le monde entier est à sa portée, est si enraciné que ni Dempsey, ni sa hiérarchie siégeant au Forum d’Aspen n’ont noté l’absurdité de sa déclaration.

Washington et la population américaine lobotomisée tiennent pour acquis que ”l’exceptionnelle et indispensable nation” n’est pas limitée dans ses actions par la souveraineté des autres pays.

Washington tient pour acquis que les lois américaines prévalent sur les lois nationales des autres pays, demander à la France et à la Suisse, que Washington peut dire à des institutions et à des entreprises financières avec qui elles peuvent ou non faire des affaires, demandez un peu aux pays et entreprises accusés de commercer avec l’Iran, que Washington peut envahir n’importe quel pays, en diaboliser et en renverser le dirigeant, demandez à l’Irak, au Honduras, à la Libye, à la Serbie, etc… et qu’enfin Washington s’arroge le droit de mener des opérations militaires contre les populations de pays étrangers, comme le Pakistan ou le Yémen, avec lesquels Washington n’est pas en guerre

Tout ceci est possible parce que Washington a revendiqué le titre d’Israël de “Peuple élu de Dieu”. Bien sûr, qu’Israël ait perdu ce titre ne l’empêche pas de se comporter encore comme tel.

Washington a mis en route la machine de guerre. Maintenant que cette machine de guerre est lancée, l’élan la fait avancer. Les gouvernements et les médias européens, complétement stupides, ne semblent pas conscients de la façon dont Washington orchestre leur avenir (ou leur manque d’avenir), ou ils y sont indifférents. Ils [les européens] courent à leur perte, et toute l’humanité avec eux, à cause de leur insouciance. Que je sois damné si le Premier ministre britannique ou le président français ou la chancelière allemande n’ont pas été invités à la Maison Blanche ou si la non-entité polonaise n’a pas obtenu son pot-de-vin de Washington.

Les lecteurs qui ne peuvent tolérer de problèmes sans solutions réclament toujours des solutions. Ok, voici la solution :

La seule possibilité pour éviter une guerre est que Poutine plaide sa cause à l’ONU. Si Washington a pu envoyer Colin Powell à l’ONU, porteur d’aucune vérité, pour argumenter en faveur de leur guerre contre l’Irak, Poutine devrait être en mesure de plaider à l’ONU contre la guerre de Washington contre la Russie.

Le roi est nu, et il est facile de le démontrer.

Contrairement à Washington, Poutine est prêt à montrer les preuves dont il dispose de qui fait quoi en Ukraine. C’est une tâche aisée de démontrer que Washington a organisé un coup d’état qui a renversé un gouvernement élu, a soutenu les violences contre ceux qui protestent contre ce coup d’état, et a fait la sourde oreille aux demandes répétées de la Russie que s’ouvre une négociation entre Kiev et les séparatistes.

Poutine devrait montrer au monde entier que Washington continue son escalade militaire provocatrice à l’égard de la Russie, avec des concentrations de troupes aux frontières et des demandes pour en accroître le nombre; avec le projet de loi S.2277 qui ressemble à une préparation américaine pour la guerre : avec des provocations et des accusations du fait de généraux américains et de représentants du gouvernement contre la Russie, et avec des manœuvres pour isoler la Russie et l’affaiblir économiquement et politiquement.

Poutine devrait montrer au monde entier qu’il y a une limite aux provocations que la Russie peut accepter et que la Russie croit que la Russie est en danger d’essuyer une attaque nucléaire préventive de Washington.

Poutine peut décrire le retrait de Washington du traité ABM, la construction de bases anti-ballistiques aux frontières de la Russie et le changement annoncé de la doctrine de guerre de Washington qui élève les forces nucléaires américaines d’un rôle de représailles à un rôle d’attaque préventive. Ces actions sont clairement dirigées à l’encontre de la Russie (et de la Chine – Réveillez vous la Chine ! Vous êtes les prochains !).

Poutine doit établir clairement que la conséquence la plus probable si le monde continue de permettre les mensonges et les agressions de Washington ne sera pas simplement une autre guerre désastreuse mais bien la fin de toute vie.

Il doit être dit aux gouvernements du monde, et particulièrement aux vassaux de Washington en Europe, au Canada, en Australie et au Japon, qu’il est de leur responsabilité de ne plus donner leur assentiment aux agressions commises par Washington ou alors, d’accepter leur responsabilité dans le déclenchement d’une troisième guerre mondiale.

Au moins nous pourrions tous avoir le plaisir d’observer l’arrogante Samantha Powers et le lâche petit toutou britannique se lever et quitter les débats de l’ONU. Il n’y a aucun doute que Washington serait incapable de répondre aux accusations.

Rappelons une fois de plus la doctrine Wolfowitz, qui domine la politique étrangère américaine et qui condamne la planète à la destruction : “Notre premier objectif est d’empêcher la résurgence d’un nouveau rival, sur le territoire de l’ex-URSS ou ailleurs, qui serait une menace du même ordre que celle que représentait l’Union Soviétique. Ceci est un point de vue dominant qui souligne la nouvelle stratégie de défense régionale, et qui exige que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, sous un contrôle renforcé, être suffisantes pour nourrir une puissance mondiale.”

Une puissance hostile est définie comme étant n’importe quel pays qui n’est pas un vassal de Washington. La doctrine Wolfowitz engage les États-Unis, ses citoyens, ses alliés européens crédules et toute personne en conflit avec la Russie et la Chine. À moins que la Russie et la Chine ne se rendent, le monde sera détruit.

La destruction du monde est ce que les gouvernements imbéciles d’Europe et les médias occidentaux prostitués encouragent en facilitant la propagation des mensonges et de l’agressivité de Washington.

Source : www.paulcraigroberts.org

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Une autre intox du Département d’État ?

Paul Craig Roberts — 27 juillet 2014

J’ai un mail qui semble émaner de l’office de presse du département d”état. Il est daté du dimanche 27 juillet à 8 heures 45 minutes (EDT = UTC – 4 heures)

Il est écrit :

Corps de Presse du Département d’Etat :

Partageant avec vous le document ci-joint contenant les images du DNI ( Director of National Intelligence) — preuve que la Russie tire vers l’Ukraine.

Cordialement,

Bureau de Presse du département d’Etat

Il y a un fichier de 1,1Mo joint avec des photos et quelques mots disant que les images indiquent un tir Russe vers le territoire de l’Ukraine.

Étant quelqu’un disposant d’expérience dans l’information et la gouvernance, je suis confiant du fait que des informations présumées aussi importantes ne seraient pas publiées de cette manière. Cela fait plusieurs jours que des journalistes demandent à la porte-parole du Département d’État Marie Harf de fournir des preuves pour étayer leur affirmation que l’armée russe est en train d’attaquer les forces ukrainiennes.

Soudain voilà qu’apparait la preuve dans un courriel et elle se diffuse sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas crédible. Une telle preuve, si elle existait réellement, serait révélée dans une conférence de presse à Washington par de hauts responsables, le tout avec experts à l’appui pour éclaicir les journalistes sur chaque photo et répondre à leurs questions. Aucun journaliste sérieux, pour peu qu’il en reste, ne pourrait croire qu’une telle information puisse être révélée par courriel. De plus, les photos sont dénuées de sens pour les non initiés, et il n’y a aucun moyen d’en vérifier l’authenticité.

Qui plus est, il n’est pas crédible qu’une information aussi importante sorte à une heure creuse médiatiquement - 8h45 du matin un dimanche alors que la côte Ouest dort encore.

Que pouvons-nous en conclure ?

Une explication est que des gamins, inconscients de la gravité du sujet, ont fabriqué un canular pour s’amuser.

Une autre explication est qu’après qu’il ait été incapable de justifier une seule de ses accusations contre la Russie, le département d’État, a décidé d’utiliser les réseaux sociaux pour répandre de fausses informations dans le cadre de sa guerre de propagande contre le gouvernement Russe. C’est Geoffrey Pyatt, l’ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, qui a posté les images sur Twitter. Le même Pyatt s’était associé avec Victoria Nuland pour orchestrer le coup d’État contre le gouvernement ukrainien.

A 17h45 (UTC – 4) dimanche, aucun officiel du Département d’État dont j’ai connaissance n’a garanti qu’il s’agissait d’un communiqué dudit Département d’État ou pas. En effet, comme il est si peu professionnel de lâcher par courriel un communiqué important un dimanche matin, je ne crois pas que cette information soit valable, même dans le cas où Marie Harf l’incompétente serait derrière sa divulgation.

L’intérêt de ce “communiqué de presse” est de créer chez un public naïf l’image d’une Russie dangereuse, sans qu’en soient nécessairement convaincus les reporters, le tout grâce aux réseaux sociaux.

Une fois cette image établie, Washington peut l’utiliser afin de bâtir un soutien populaire lui permettant de mener sa politique, telle que l’augmentation des budgets de la défense ou l’envoi de troupes américaines en Ukraine.

A mon avis, il est imprudent de la part de Washington de convaincre la Russie qu’ils continueront de mentir pour la discréditer et qu’ils continueront de balayer d’un revers de main les protestations russes. Ainsi, Washington fait comprendre à la Russie qu’ils ont lancé une campagne de propagande très agressive à son égard, pouvant facilement faire basculer le monde dans une guerre.

En mon temps, si Washington avait une telle information comme le prétend ce courriel, Washington aurait fait usage de cette information pour désamorcer la situation. L’ambassadeur russe aurait été convoqué et invité a s’expliquer. L’ambassadeur comprendrait alors qu’il devrait dire au Kremlin de reculer sous peine de voir l’information révélée lors d’une conference de presse.

Aujourd’hui, avec le régime Obama cherchant la confrontation avec la Russie, le régime aurait sorti l’information lors d’une conférence de presse en présence de tous les chefs de bureau importants. Pour des journalistes de mon âge, faire cette révélation dans un email lambda destine aux réseaux sociaux aurait complètement discredité l’information.

Le UK Daily Mail a mordu a l’hameçon, reproduisant les images et les présentant comme des publications gouvernementales officielles, mais le Département d’État n’a fait aucune déclaration officielle en lien avec cet email, repassant au contraire les questions a l’ambassade US en Ukraine. Les médias russes ont répété les accusations avec scepticisme, contribuant ainsi a répandre la propagande.

Source : www.paulcraigroberts.org

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MISE A JOUR Une autre intox du Département d’État

Paul Craig Roberts — 26 juillet 2014

Le ministre de la défense Russe a déclaré comme fausses les prétendues photos satellites postées sur Twitter par l’ambassadeur états-uniens d’Ukraine. http://rt.com/news/176120-fake-ukraine-images-defence/

Je pourrais qualifier ces images de fausses, non seulement à cause de leur faible résolution et de l’absence d’appellation convenable, mais également à cause du manque de professionnalisme par lequel elles ont été révélées. http://www.paulcraigroberts.org/2014/07/27/another-state-department-hoax-paul-craig-roberts/

Bien entendu, beaucoup d’utilisateurs de réseaux sociaux n’auront pas l’expérience et auront tendance à se faire piéger par le canular, ce qui était une intention évidente du gouvernement US.

La campagne de propagande anti-Russe conduite par Washington suit trait pour trait la campagne conduite à l’encontre de Saddam Hussein, Kadhafi, Assad, et l’Iran. Les mensonges de Washington contre la Russie montrent l’absence d’intégrité du gouvernement états-uniens qui ne soucie pas que cette situation puisse conduire à la guerre.

Peter Duveen, qui a commenté mon article mettant en évidence l’intox du Département d’État, a expliqué que Washington contrôle l’explication des événements avant même qu’aucune preuve ne soit disponible, car il connait par anticipation les propres événements qu’il crée lui-même. Et le temps que des preuves soient réunies a posteriori, Washington a déjà imposé son récit et les preuves contradictoires sont ignorées:

Une partie de l’effort de la machine de propagande états-uniennes consiste à alimenter les discussions. Une fois que certains récits commencent à prendre, qu’ils soient vrais ou faux, ils en évincent certains autres. Ainsi, tout l’effort est dirigé afin d’avoir le contrôle du récit, d’alimenter les discussions quelque soit la qualité des sources disponibles, fausses la plupart du temps. Ensuite, bien entendu, l’information sera considérée comme vraie et la direction du récit sera établi. Par exemple, le récit mis en place est que la Russie serait en quelque sorte responsable de la chute du vol 17. Avec l’aide des médias, ils ont dans l’espoir que ce récit prendra de l’ampleur. Au point même que, si cette version devient incontournable, il sera alors impossible de la remettre en question sans être pris pour un conspirationniste, un peu comme les gens qui posent des questions sur la version officielle concernant les attentats du 11 septembre (9-11). Voici les raisons pour lesquelles les récits sont diffusés le plus rapidement possible. Nous avons alors pu voir avec quelle rapidité il a été annoncé que le vol 17 fut abattu par un missile sol-air. Ceci m’a poussé à croire qu’il ne s’agissait justement pas d’un missile sol-air. De même, avec cet incroyable effort d’amateurisme concernant le pilonnage russe de positions ukrainiennes. La réaction russes n’est par ailleurs jamais parvenu dans des articles sur ce sujet, et il n’est question de mentionner que l’armée ukrainienne a pilonné le territoire russe.”

Lavrov, le ministre des affaires étrangères Russe, a exprimé la préoccupation du gouvernement russe quant à la possibilité que Washington corrompe l’enquête officielle autour du MH-17: “Nous sommes inquiets quant au fait que certains de nos partenaires essayent d’organiser l’enquête en tenant des discussions bilatérales à part avec les autorités ukrainiennes.” La Russie espère que ”seule une participation collaborative et honnête de tous ceux qui possèdent des informations sur la catastrophe” puisse être considérée comme la bonne marche à suivre et que “personne n’essaiera de dissimuler des preuves.” http://rt.com/news/176040-lavrov-russia-ukraine-plane/

Source : www.paulcraigroberts.org

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La guerre approche

Paul Craig Roberts — 28 juillet 2014

La propagande extraordinaire déployée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et leurs Ministères de la Propagande (c’est-à-dire les “médias occidentaux”) à l’encontre de la Russie a pour but de mener le monde à une guerre que nul ne peut gagner. Les gouvernements européens doivent s’extraire de cette insouciance car l’Europe serait la première à partir en fumée du fait des missiles américains qu’elle abrite et qui sont sensés garantir sa “sécurité”.

Une Cour corrompue aux Pays-Bas, pourtant illégitime à se prononcer sur cette affaire, a condamné la Russie à payer une amende de 50 milliards d’euros au bénéfice des actionnaires de Yukos, une entité corrompue qui pillait la Russie et pratiquait l’évasion fiscale. Comme souligné par Tyler Durden du blog Zero Hedge, la réaction de la Russie face à cette décision est révélatrice : « Une guerre approche en Europe. Vous croyez que ce jugement ait quelque importance ? » a répondu un conseiller de Poutine.

L’occident s’est ligué contre la Russie, parce que les occidentaux sont totalement corrompus. La richesse des élites est non seulement basée sur le pillage des pays plus faibles dont les dirigeants peuvent être achetés (lire Confessions of an Economic Hit Man de John Perkins pour savoir comment fonctionne ce pillage), mais aussi sur celui de leurs propres citoyens. Les élites américaine sont passées expertes dans le pillage de leurs propres concitoyens et ont anéanti la majorité de la classe moyenne américaine en ce début de XXIe siècle. Par contre, la Russie a émergé de la tyrannie et d’un gouvernement construit sur des mensonges, pendant que les États-Unis et la Grande-Bretagne plongent, eux, dans une tyrannie protégée par des mensonges. Les élites occidentales désirent procéder à un pillage de la Russie, une juteuse cagnotte, mais voila que Poutine se mets au travers de leur chemin. La solution est de se débarrasser de ce dernier comme ils se sont débarrassé du président Yanukovich en Ukraine.

Les élites prédatrices ainsi que les néconservateurs hégémonistes ont le même but : faire de la Russie un État vassal. Un but qui réunit les impérialistes financiers et politiques. J’ai souligné pour les lecteurs la propagande dont il est fait usage aux fins de diaboliser Poutine et la Russie. J’ai pourtant été surpris par les stupéfiant et vicieux mensonges du journal anglais “The Economist” (26 juillet 2014). La couverture montre le visage de Poutine dans une toile d’araignée, avec comme titre – vous l’aurez deviné – “Une Toile de Mensonges” (http://www.economist.com/news/leaders/21608645-vladimir-putins-epic-deceits-have-grave-consequences-his-people-and-outside-world-web?spc=scode&spv=xm&ah=9d7f7ab945510a56fa6d37c30b6f1709).

Vous devez lire ces textes afin de mesurer le niveau dégoutant de propagande atteint en occident et la manœuvre évidente visant à mener à la guerre contre la Russie. Il n’existe aucune preuve d’aucune sorte qui soutiennent les accusations sauvages [rapides ?] de The Economist ainsi que son appel à mettre un terme à « l’apaisement » occidental envers la Russie, de même qu’une action ferme envers Poutine.

Le genre de mensonges imprudents et la propagande évidente relayés par “The Economist” n’ont pour autre but que de mener le monde à une guerre.

Les élites et les gouvernements occidentaux ne sont pas simplement corrompus, ils sont déments. Ainsi que je l’ai précédemment écrit, n’espérez pas vivre trop longtemps. Dans cette vidéo, un des conseillers de Poutine ainsi que des journalistes russes parlent ouvertement de projets américains d’une frappe préventive sur la Russie: http://financearmageddon.blogspot.co.uk/2014/07/official-warning-u-s-to-hit-russia-with.html.

Source : www.paulcraigroberts.org

La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts.

Source : FT

27 réponses à La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts

http://www.les-crises.fr/la-russie-et-lhumanite-ont-elles-un-avenir/#!prettyPhoto

Source : FT

27 réponses à La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts

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L’Alliance atlantique à la recherche de nouvelles missions. Ce que voulait de Gaulle en 1966

30 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #La mondialisation, #Politique étrangère, #La nation .

L’Alliance atlantique à la recherche de nouvelles missions.  Ce que voulait de Gaulle en 1966

L’Alliance atlantique à la recherche de nouvelles missions

Ce que voulait de Gaulle en 1966.

En quittant le commandement militaire intégré de l’OTAN, le général de Gaulle cherchait moins à réformer l’Alliance qu’à redéployer la politique étrangère de la France en toute indépendance.

par Dominique Vidal, avril 2008

« La France considère que les changements accomplis ou en voie de l’être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l’évolution de sa propre situation et de ses propres forces ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d’ordre militaire prises après la conclusion de l’Alliance. » C’est ainsi que, le 7 mars 1966, Charles de Gaulle – réélu trois mois plus tôt président de la République, mais au suffrage universel direct, par 55 % des voix contre 45 % à François Mitterrand – annonce au président américain Lyndon Baines Johnson le retrait de Paris du commandement militaire intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN, créée en 1949).

Concrètement, la France, précise le général, « se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN ». Certes, elle « est disposée à s’entendre avec [ses alliés] quant aux facilités militaires à s’accorder mutuellement dans le cas d’un conflit où elle s’engagerait à leurs côtés ». Bref, elle « croit devoir, pour son compte, modifier la forme de [l’]alliance sans en altérer le fond ».

Un an plus tard, c’est chose faite : le 14 mars 1967, le général américain Lyman Lemnitzer, commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur) et des forces américaines en Europe, préside, à Saint-Germain-en-Laye, la cérémonie de départ. La bannière étoilée, descendue et soigneusement pliée, sera hissée au nouveau siège de Casteau, près de Mons (Belgique). Au total, les Etats-Unis ont dû évacuer vingt-sept mille soldats, trente-sept mille employés et trente bases aériennes, terrestres et navales. Enfin, le 22 août, les généraux Lemnitzer et Charles Ailleret, chef d’état-major de l’armée française, signent un protocole prévoyant le maintien des forces françaises en Allemagne sous le contrôle opérationnel de l’OTAN pour une mission et un temps donnés, en cas d’agression extérieure…

Pour les observateurs, cette décision n’aurait pas dû constituer une surprise : dès le 17 septembre 1958, moins de trois mois après son retour au pouvoir, de Gaulle avait envoyé – en vain – à l’Américain Dwight David Einsenhower et au Britannique Harold Macmillan un mémorandum exigeant une « direction tripartite » de l’Alliance. Et, depuis, il avait multiplié les prises de distance. Sa lettre à Johnson semble pourtant cueillir à froid la presse parisienne.

De droite, mais antigaulliste, L’Aurore réagit le premier, dès le 8 mars : « On ne se paiera pas de mots, écrit André Guérin. La présence américaine pendant des années a été pour nous comme pour nos voisins la garantie, la seule, de nos libertés nationales. Le général semble estimer aujourd’hui qu’il n’y a plus de danger d’absorption communiste ? Non, poursuit l’éditorialiste, il entend aujourd’hui que les Américains s’en aillent. Supposons quand même qu’on n’oubliera pas de les remercier. » Le 11, le journal accuse de Gaulle, « au moment précis où les Etats-Unis sont engagés tout entiers dans la guerre du Vietnam, bastion avancé du monde libre en Asie », de leur donner un « coup de poignard dans le dos ».

Philogaulliste, Le Figaro attend le 11 mars pour réagir. André François-Poncet redoute non seulement la résurgence du « péril russe » (« Demain, un Staline peut renaître », écrit-il), mais « d’autres dangers » : « Mao Tsé Toung est un autre Hitler. A sa place peut surgir un Gengis Khan, un Tamerlan, un Mahomet qui, muni d’armes atomiques, entraînera les populations affamées d’Asie et d’Afrique à l’assaut des peuples nantis et prospères, à l’assaut des Blancs et de leur civilisation. »

De cette philosophie du « choc des civilisations » avant la lettre, Combat prend l’exact contre-pied, le 12 mars. « Que l’Alliance atlantique se perpétue dans l’hypothèse, de moins en moins vraisemblable, d’une agression soviétique, soit. Mais qu’elle entraîne la France dans toutes les aventures où pourront s’engager les USA, c’est ce que refuse le général de Gaulle. Car, grisés par leur puissance militaire et suivant un chemin habituel, les Etats-Unis entendent faire régner partout leurs conceptions. » Evoquant le risque d’une guerre avec la Chine, l’auteur de l’article, Jean Fabiani, s’interroge : « Au nom de quelle obligation la France serait-elle tenue de se lancer dans cette aventure ? »

Dès le 8 mars, L’Humanité avait souligné la singularité des communistes (qui représentaient encore un électeur sur cinq) : « Bien entendu, écrivait Yves Moreau, notre opposition au pacte atlantique a un caractère fondamentalement différent de celle du pouvoir gaulliste. Dès sa création, nous avons pour notre part dénoncé le bloc atlantique comme une nouvelle Sainte Alliance réactionnaire. » L’éditorialiste ajoutait néanmoins : « Quelles que soient les raisons qui ont inspiré la démarche du général de Gaulle auprès du président Johnson, nous l’approuvons puisqu’elle va dans le sens du désengagement et de la coexistence pacifique. »

Quatre décennies plus tard, comment ne pas être frappé par l’étonnante actualité de ces débats, mais aussi par la cohérence, sur la longue durée, de la pensée stratégique du général de Gaulle ? Il n’est évidemment pas antiaméricain : à preuve, sa solidarité sans faille avec le grand allié, dans les crises de Berlin (1961) comme de Cuba (1962). Ce qui le motive, c’est la défense de la souveraineté de la France, et donc de son autonomie de décision, contre quiconque la remet en cause, fût-il américain.

Chef de la France libre, il a mis en échec les tentatives anglo-saxonnes visant à réduire la France, après-guerre, à un statut de protectorat (1). Chef du gouvernement provisoire de la République française, il a signé à Moscou, le 10 décembre 1944, un « traité d’alliance et d’assistance mutuelle », qu’il qualifie de « belle et bonne alliance ». Il faut mener, expliquera-t-il « une politique française d’équilibre entre deux très grandes puissances, politique que je crois absolument nécessaire pour l’intérêt du pays et même celui de la paix (2) ». Son départ du gouvernement, début 1946, puis l’entrée dans la guerre froide ramènent la France dans le giron atlantique, notamment via l’OTAN à partir de 1949.

Revenu au pouvoir en 1958, de Gaulle reprend sa quête de souveraineté, fort d’un contexte en pleine mutation. Les rapports de forces Est-Ouest évoluent en raison – notamment – du renforcement de l’URSS, y compris sur le plan militaire : Moscou, qui a fait exploser une bombe A en 1949 et une bombe H en 1953, peut désormais – à preuve, le vol de son satellite Spoutnik en 1957 – atteindre le territoire des Etats-Unis. Ceux-ci substituent alors à leur stratégie de « représailles massives » une « riposte graduée » (flexible response), fondée sur l’utilisation d’armes nucléaires sur le champ de bataille.

Ce tournant aggrave une crainte : exposés aux missiles soviétiques, les Américains feront-ils la guerre à l’URSS… jusqu’au dernier Européen ? La prise de conscience des limites de la garantie nucléaire américaine devrait, estime de Gaulle, inciter les voisins de la France à souhaiter un rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’Alliance. D’autant que, selon Washington, « la solidarité occidentale, pierre angulaire de l’Alliance, ne doit pas être “limitée aux problèmes de la zone nord-atlantique” mais “couvrir l’ensemble des problèmes Est-Ouest où que ce soit” (3) » – y compris en Asie. La reconstruction des économies du Vieux Continent et la création de la Communauté économique européenne – à six pays à l’époque (4) – au printemps 1957 créent théoriquement de meilleures conditions pour l’affirmation de l’autonomie par rapport aux Etats-Unis.

De Gaulle espère-t-il remporter cette bataille ? Tout, dans ses interventions, témoigne qu’il ne sous-estime ni la détermination de Washington à sauvegarder son hégémonie ni la difficulté qu’ont les capitales européennes à s’en affranchir. La France a sur ses voisins un avantage décisif : elle a fait exploser en 1963, dans le désert du Sahara, sa première bombe atomique, et possède ainsi de quoi se défendre – le Royaume-Uni aussi, mais il est viscéralement lié à Washington. Pour le reste, le général se sait isolé : à défaut de réformer l’Alliance atlantique, il se contentera d’échapper à une intégration qui corsetait sa politique extérieure.

Rien d’étonnant si, dans l’histoire de cette dernière, le retrait de l’OTAN apparaît comme le pivot d’une série de gestes spectaculaires :

– le 27 janvier 1964, Paris avait été la première capitale occidentale à établir des relations diplomatiques avec la Chine populaire ;

– le 30 juin 1966, de Gaulle est à Moscou, où, dans un discours radiotélévisé, il appelle Soviétiques et Français à se « donner la main » pour « faire en sorte que notre ancien continent, uni et non plus divisé, reprenne le rôle capital qui lui revient, pour l’équilibre, le progrès et la paix de l’univers » ;

– le 1er septembre 1966, à Phnom Penh, il prend acte que la guerre au Vietnam « n’aura pas de solution militaire » et appelle les Etats-Unis à « renoncer, à leur tour, à une expédition lointaine dès lors qu’elle apparaît sans bénéfice et sans justification et [à] lui préférer un arrangement international organisant la paix et le développement d’une importante région du monde » ;

– le 24 juillet 1967, de Gaulle conclut une allocution improvisée à Montréal, à proximité des Etats-Unis, par cette formule-choc : « Vive le Québec libre ! » ;

– le 27 novembre 1967, il déclarera qu’Israël, après la guerre de juin, qu’il a condamnée, « organise, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions ; et il s’y manifeste contre lui une résistance qu’à son tour il qualifie de terrorisme »

L’échappée belle n’aura qu’un temps. Après la démission, puis la disparition du général, ses successeurs – de Georges Pompidou à François Mitterrand – referont progressivement le chemin à l’envers. Et, comme pour préparer le trentième anniversaire de la lettre à Johnson, la France réintègrera, le 5 décembre 1995, le conseil des ministres et le comité militaire de l’OTAN (5). Héritier déclaré du général de Gaulle, le président Jacques Chirac ouvrira ainsi la porte à une réintégration de la France dans l’OTAN, que M. Nicolas Sarkozy cherche à parachever.

Dominique Vidal

Journaliste et historien, coauteur avec Alain Gresh de l’ouvrage Les 100 Clés du Proche-Orient, Fayard, Paris, 2011.

(1) Lire Annie Lacroix-Riz, « Quand les Américains voulaient gouverner la France », Le Monde diplomatique, mai 2003.

(2) Cité par Paul-Marie de La Gorce, « Le général de Gaulle et les Etats-Unis », Espoir, n° 136, Paris, septembre 2003.

(3) Cité par Frédéric Bozo, « De Gaulle, l’Amérique et l’Alliance atlantique. Une relecture de la crise de 1966 », Vingtième Siècle, n° 43, Paris, juillet-septembre 1994.

(4) Allemagne fédérale, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas.

(5) Lire Paul-Marie de La Gorce, « Retour honteux de la France dans l’OTAN », Le Monde diplomatique, janvier 1996.

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Philippe Rekacewicz, avril 2014

Philippe Rekacewicz, avril 2014

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Affaire Yukos : la Russie vient de s’offrir une leçon à 50 milliards de dollars.

29 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère, #Europe supranationale

Affaire Yukos : la Russie vient de s’offrir une leçon à 50 milliards de dollars - par Karine Bechet-Golovko

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4835

lundi 28 juillet 2014, par Comité Valmy

Affaire Yukos : la Russie vient de s’offrir une leçon à 50 milliards de dollars.

Affaire Yukos :
la Russie vient de s’offrir une leçon à 50 milliards de doll
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Il est des leçons qui coûtent cher, mais il peut être encore plus risqué de ne pas en tirer toutes les conséquences, aussi désagréables soient-elles. La Russie vient d’être condamnée en arbitrage international à payer plus de 50 milliards de dollar de compensation à trois actionnaires offshore de Yukos en violation des dispositions de la Charte européenne de l’énergie du 17 décembre 1994 dans le cadre de la CNUDCI, la Commission de l’ONU pour la mondialisation de la réglementation commerciale, qui s’est également trouvée dotée d’un mécanisme d’arbitrage international. Or, la Russie n’a pas ratifié cette Charte. Plusieurs questions se posent donc. Pourquoi la Russie a nommé un arbitre auprès d’un tribunal arbitral dont elle ne reconnaît pas la compétence ? Pourquoi un tribunal arbitral peut être compétent dans une affaire quand l’Etat visé ne reconnait pas sa compétence ? Pourquoi la Russie recours-elle à des cabinets d’avocats américains ? Quelles sont les conséquences ? Peut-on réellement dire que la décision est politique ?

Le 2 novembre 2004, trois compagnies offshores situées à Chypres, Hulley, YUL et UPL, qui sont trois actionnaires de la OAO Yukos Oil Company, s’adressent au Président russe pour contester ce qu’ils considèrent être l’expropriation illégale de Yukos faite par l’Etat russe au profit de compagnies étatiques. La procédure amiable échoue et ces trois actionnaires s’adressent à l’arbitrage institué auprès de la CNUDCI.

En effet, cette procédure a la particularité, par rapport aux autres procédures d’arbitrage, de prévoir la possibilité, grâce à l’article 26 de la Charte énergétique, de permettre aux investisseurs - ici aux actionnaires - de défendre leurs intérêts en arbitrage, sans que l’Etat ne donne son consentement inconditionnel. C’est un pas phénoménal dans la lutte contre la justice étatique, ressentie comme un mécanisme de soumission du business à la souveraineté des Etats. Par ce renversement des valeurs, l’on met des compagnies internationales au-dessus des lois nationales, quasiment au même niveau que les Etats.

Or, si la Russie des années 90 a eu la faiblesse de signer cette Charte, elle a eu le réflexe de ne pas la ratifier. Cette Charte, quelle que soit son appellation, est un simple traité international. Il ne peut donc être opposable qu’après ratification, dans le cas contraire il ne peut produire aucun effet juridique envers l’Etat qui ne l’a pas ratifié.

Donc comment apprécier la compétence de la juridiction ? Et en effet, la Russie a contesté pendant 4 ans cette question. Le 15 octobre 2005, elle rejette la compétence du tribunal arbitral, qui finira quand même par se reconnaître compétent lui-même en 2009. En effet, les investisseurs peuvent le saisir sans le consentement de l’Etat visé. C’est plus simple.

Etant dans une impasse, comprenant qu’elle peut de toute manière se faire condamner sans même avoir un arbitre pour la défendre, elle en nomme un, un américain. Donc concernant le droit russe, pour une affaire qui touche une société russe, qui se trouve en Russie, les règles de la Charte énergétique non ratifiée par la Russie seront appliquées contre elle par des "arbitres" dont aucun n’est russe.

Pour achever le tableau, la Russie recourt aux services de deux cabinets américains, Cleary Gottlieb Steen and Hamilton et Baker Botts LLP. La langue "choisie" est exclusivement l’anglais et le règlement se fait à La Haye.

Donc, la Russie accepte de jouer le jeu de cet arbitrage qu’elle ne reconnaît pas, selon des règles qu’elle ne maîtrise pas et sans reconnaissance de sa langue nationale comme langue de procédure.

Toutefois, si la Russie estime qu’une telle procédure est apte à être équitable, à respecter les intérêts légitimes de la Russie, pourquoi ne recourt-elle pas aux services de cabinets juridiques russes ? Peut-on réellement penser qu’un grand cabinet d’avocats américains va réellement se battre pour la Russie dans une affaire aussi politique au risque de perdre en image ? C’est absurde et naïf. Pourquoi aussi avoir choisi un arbitre américain ? En définitive, l’affaire se joue "entre soi", dans une logique exclusivement anglo-saxonne, à laquelle la Russie s’est alors pliée, soit par naïveté, soit par incompétence.

Ensuite, le déroulé du procès est intéressant. La personnalité des témoins-experts. D’un côté, l’on appelle, notamment, des personnalités à caractère politique en tant que témoins ou experts. Par exemple, Leonid Nevzlin, le numéro deux de Yukos qui est parti en Israel ou Andreï Illarionov, l’ex-conseiller du Gouvernement et l’un des symboles de l’opposition anti-Poutine. De véritables experts, en effet, d’une objectivité incontestable.

Face à cela, la position russe cherchant des experts juristes n’émettant qu’un avis "défensif" totalement décalé du contexte politique.

Résultat, la Russie est très lourdement condamnée. La somme est historique. L’agence Reuters affirme même que cela tombe dans une période de grande stabilité financière de la Russie et qu’il est possible qu’elle prenne fin. Surtout si l’on pense que dans quelques jours la CEDH va rendre une décision qui pèse également plusieurs milliards. La décision tant attendue apparaît juste après le crash du Boeing et dans le contexte de tension internationale que nous connaissons. Ce peut être le moyen de faire plier la Russie, si elle ne veut pas détruire son économie et renoncer à sa politique.

De plus, elle a 10 jours à compter du prononcé de la décision pour faire appel. Et comme le tribunal arbitral se trouve à La Haye, l’appel se ferait devant les juridictions nationales hollandaises. Après le crash, peut-on garantir une réelle impartialité ?

Sans entrer dans le fond de l’affaire, quelles leçons peuvent-être tirées.

Tout d’abord, si la Russie veut jouer selon les règles anglo-saxonnes, elle doit former ses propres juristes à cela. Quand une affaire est technique, il est possible de la "sous-traiter". Ici et maintenant c’est du suicide. La preuve en est faite.

Il est peut-être temps pour la Russie de sortir de sa traditionnelle position défensive pour être plus offensive. Pour cela aussi, elle a besoin d’avoir ses spécialistes à l’intérieur du pays. Mais elle doit surtout faire un choix. Car elle ne peut pas laisser jouer "les grands occidentaux" sur son dos, sans maîtriser ni le processus, ni les règles. C’est un renoncement de souveraineté et cela contrevient totalement à sa politique et à son discours souverainiste. Les effets s’annulent donc les uns les autres et entraînent une certaine confusion, notamment à l’intérieur.

Les réactions peuvent être de contester en justice, mais en attaquant réellement cette fois-ci. Ou alors le moment est peut-être venu de sortir de certains organismes internationaux dont les processus sont de plus en plus politisés. Rappelons que les Etats Unis sont particulièrement réticents à reconnaître la juridiction internationale.

Karine Bechet-Golovko

lundi 28 juillet 2014

Russie politics

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Sur le site du Comité Valmy.

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POURQUOI TOLÉRONS-NOUS LA MENACE D'UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE qui se mène en notre nom ?

29 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère, #Europe supranationale

JOURNAL d'un ORTHODOXE ORDINAIRE

description du blog

Partage des découvertes, étonnements, irritations, surprises, interrogations, indignations, émerveillements, intérêts ou admirations d'un Orthodoxe dans le monde, tentant de demeurer inséré dans les fibres du Corps du Christ et de filer entre les mailles des filets du malin... mis à part ça il estpossible qu'"Une voix crie dans le désert :préparez la route du Seigneur ". et ne soit guère entendue (Voici un nouveau blog de Maxime le minime)

dimanche 22 juin 2014

POURQUOI TOLÉRONS-NOUS LA MENACE D'UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE qui se mène en notre nom ?

Ukraine 2014 - les USA nous entraînent dans une guerre contre la Russie
The Guardian : les États-Unis nous entraînent dans une guerre contre la Russie (Ukraine)
Le rôle de Washington et son soutien aux néonazis a d’énormes implications dans le reste du monde
John PILGER Publié le 15 mai 2014

Pourquoi tolérons-nous la menace d’une nouvelle guerre mondiale qui se mène en notre nom ?
Pourquoi tolérons-nous les mensonges qui justifient ce risque ?

Nostalgie ?

Nostalgie ?

L’état de notre endoctrinement, comme l’a écrit Harold Pinter, est « un tour d’hypnose brillant, et couronné de succès », comme si la vérité « ne s’était jamais déroulée, même au moment où elle se déroulait ».
Chaque année l’historien américain William Blum publie son "archive actualisée du résumé de la politique étrangère des États-Unis" qui montre que, depuis 1945 les États-Unis

  • ont tenté de renverser plus de 50 gouvernements, la plupart démocratiquement élus ;
  • ont grossièrement interféré dans les élections de 30 pays ;
  • bombardé la population civile de 30 pays ;
  • utilisé des armes chimiques et biologiques ;
  • et tenté d’assassiner des dirigeants étrangers.

Dans bien des cas la Grande-Bretagne était complice. Le degré de souffrance humaine, et encore moins la criminalité, n’est jamais reconnu en Occident, malgré la soi-disant présence des technologies de communication les plus avancées, et du journalisme le plus libre du monde. Que les victimes les plus nombreuses du terrorisme – de notre terrorisme, soient des musulmans, est imprononçable. Que le djihadisme extrémiste, à l’origine du 11 septembre, fût créé comme arme de la politique étrangère britannique (Opération Cyclone en Afghanistan) est occulté. En avril le département d’État américain remarqua que, à la suite de la campagne de l’OTAN de 2011, « la Libye est devenue un paradis pour les terroristes ».
[…]
Le rôle de Washington en Ukraine est différent seulement parce que ses implications nous concernent tous. Pour la première fois depuis l’ère Reagan, les USA menacent d’entraîner le monde dans une guerre. Avec l’Europe de l’est et les Balkans devenus des bases militaires de l’OTAN, le dernier « état-tampon » frontalier de la Russie, est dévasté. Nous, les occidentaux, soutenons des Néo-nazis dans un pays ou les Ukrainiens nazis soutinrent Hitler. Ayant dirigé le coup d’état de Février contre le gouvernement démocratiquement élu à Kiev, la tentative de Washington de récupérer la base navale historiquement russe de Crimée a échouée. Les russes se sont défendus, comme ils l’ont toujours fait contre chaque invasion occidentale depuis presque un siècle.

Nostalgie ?

Nostalgie ?

Mais l’encerclement militaire de l’OTAN s’est accéléré, en même temps que des attaques orchestrées par les USA sur les ethnies russes d’Ukraine. Si Poutine peut être poussé à aller les aider, son rôle préétabli de paria justifiera une guerre menée par l’OTAN qui se propagera sans doute à l’intérieur du territoire Russe.

A la place, Poutine a embrouillé ses adversaires en cherchant un terrain d’entente avec Washington et l’Europe, en retirant ses troupes de la frontière ukrainienne et en incitant les ethnies russes d’Ukraine de l’Est d’abandonner le référendum provocant du week-end. Ces gens, russophones, bilingues – 1 tiers de la population de l’Ukraine – ont longtemps souhaité l’avènement d’une fédération qui reflète la diversité ethnique du pays et qui soit à la fois autonome et indépendante vis-à-vis de Moscou. La plupart ne sont ni des « séparatistes » ni « des rebelles », mais simplement des citoyens souhaitant vivre en sécurité dans leur pays.

Comme les ruines d’Irak et d’Afghanistan, l’Ukraine a été transformée en un camp d’entrainement pour la CIA – dirigé par le directeur de la CIA John Brennan à Kiev, avec des “unités spéciales” de la CIA et du FBI qui mettent en place une “structure de sécurité” afin de superviser les attaques sauvages de ceux qui se sont opposés au coup d’état de Février. Regardez les vidéos, lisez les rapports des témoins du massacre d’Odessa. Des bandits fascistes amenés par bus ont brulé les sièges des syndicats, tuant 41 personnes bloquées à l’intérieur. Regardez la police laisser faire. Un docteur a décrit sa tentative d’aller aider les gens, « mais j’ai étais stoppé par des nazis pro-Ukrainiens. L’un deux m’a violemment poussé, en me promettant que bientôt ce serait mon tour à moi et aux autres Juifs d’Odessa… Je me demande pourquoi le monde entier reste silencieux. »


Les ukrainiens russophones se battent pour leur survie. Quand Poutine a annoncé le retrait des troupes russes de la frontière, le secrétaire à la défense de la junte, à Kiev – un des membres fondateurs du parti fasciste « Svoboda », déclara que les attaques sur « les insurgés » allaient continuer. Dans un style Orwellien, la propagande occidentale a rejeté la faute sur Moscou « qui orchestre le conflit et la provocation », selon William Hague. Son cynisme peut être comparé à la grotesque félicitation d’Obama à la junte pour leur « retenue remarquable » à la suite du massacre d’Odessa. Illégale et fasciste, la junte est décrite par Obama comme « légalement élue ». Ce qui importe ce n’est pas la vérité, a un jour dit Henry Kissinger, mais « ce qui est perçu comme vrai ».

Dans les medias états-uniens, les atrocités d’Odessa ont été minimisées ; une affaire « louche » et une « tragédie » dans laquelle des « nationalistes » (Néo-nazis) ont attaqué des « séparatistes » (des gens en train de collecter des signatures pour un référendum sur une Ukraine fédérale). Le Wall Street Journalde Rupert Murdoch a maudit les victimes – « Un incendie meurtrier en Ukraine probablement allumé par les rebelles, selon le gouvernement ». La propagande en Allemagne est digne de la guerre froide, avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung(littéralement, « Journal général de Francfort ») qui met en garde ses lecteurs contre la Russie et sa « guerre non déclarée ». Pour les allemands, le fait que Poutine soit le seul leader à condamner la montée du fascisme au 21ème siècle relève de l’ironie.

Un truisme populaire dit que “le monde a changé” à la suite du 11 septembre.
Mais qu’est-ce qui a changé ?

Selon le fameux lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état silencieux a eu lieu à Washington et un militarisme rampant dirige maintenant. Le pentagone dirige en ce moment des « opérations spéciales » – des guerres secrètes – dans 124 pays. Aux États-Unis, une pauvreté en augmentation et des libertés hémorragiques sont les corollaires historiques d’un état de guerre perpétuel. Ajoutez à cela le risque de guerre nucléaire, et la question qui reste est : Pourquoi tolérons-nous cela ?

POURQUOI TOLÉRONS-NOUS LA MENACE D'UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE qui se mène en notre nom ?

John Pilger

le 13 mai 2014

Traduction Nicolas CASAUX du Collectif 4ème singe http://4emesinge.com/

Source : theguardian.com-commentisfree / les-crises.fr /legrandsoir.info

transmis par le blog http://bendeko.blogspot.fr

http://orthodoxe-ordinaire-journal.blogspot.fr/2014/06/pourquoi-tolerons-nous-la-menace-dune.html

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Crimes de guerre étendues dans Donbass ( reportage vidéo )

28 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère, #Europe supranationale

Crimes de guerre étendues dans Donbass ( reportage vidéo )

Génocide de la population civile et la destruction délibérée de l'infrastructure de l'Ukraine orientale - écoles, hôpitaux, jardins d'enfants, les centrales électriques, les gares, etc
La majorité des images et des entrevues que vous verrez dans ce documentaire n'a jamais été diffusé à la télévision.

http://youtu.be/NE18iPQ1Euk

Ukraine Crisis: Death and destruction continues in Eastern Ukraine / Хунта убивает людей. [ENG SUB]

Ajoutée le 27 juil. 2014

Extensive war crimes in Donbass from July 2 to July 24, 2014. Kiev's warmongers/zionists continue genocide of civilian population and deliberate destruction of Eastern Ukraine's infrastructure - schools, hospitals, kindergartens, power plants, train stations, etc. The majority of the footage and interviews you will see in this documentary film have never been shown on TV.

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La nouvelle vague de mobilisation terrifie les Ukrainiens. Kiev mobilise contre la population du Dombass.

28 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère, #Europe supranationale

Lundi 28 juillet 2014

Kiev mobilise contre la population du Dombass

21 juillet, 12:21

La nouvelle vague de mobilisation

terrifie les Ukrainiens

© Photo: AP/Evgeniy Maloletka

© Photo: AP/Evgeniy Maloletka

MOSCOU, 21 juillet - RIA Novosti/

La Voix de la Russie

Sans en informer le public,

le ministère ukrainien de la Défense

a mis en œuvre le plan de mobilisation partielle,

écrit lundi 21 juillet le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Cette information a été annoncée hier par plusieurs médias ukrainiens. La revue Vesti, se référant au centre de recrutement de Nejine, région de Tchernigov, rapporte que cette petite ville doit mettre sous les armes dans les "unités de défense territoriale" d'ici le 25 juillet au moins 300 personnes, l'âge limite de mobilisation étant de 55 ans. Les militaires auraient déjà exigé des chefs d'entreprise et d'organisation locaux de fournir les listes de leurs employés concernés par la mobilisation.

Des informations similaires viennent d'Ivano-Frankovsk: 1 400 personnes doivent être informellement mobilisées dans cette ville d'ici le 25 juillet. Les villages devront envoyer dans l'armée 40 hommes chacun. Les plans de mobilisation dans la région d'Odessa ne sont pas moindres: 20 000 habitants de cette région seront envoyés dans le Donbass.

"Ce n'est pas encore la loi martiale, mais presque. Le personnel militaire manque cruellement pour maîtriser le Donbass. En principe, ce n'est pas un nouvel appel, mais la poursuite de l'ancien. Les bataillons territoriaux existaient déjà depuis mars. Simplement on les envoie aujourd'hui au front. Malgré la promesse de ne pas le faire. Les gars de Kherson, par exemple, pensaient passer la mobilisation dans la caserne, près de chez eux, mais ils ont été récemment envoyés dans le Donbass. La même chose à Nikolaev", a déclaré un ancien employé du ministère ukrainien de la Défense.

Le président Piotr Porochenko n'a pas encore signé un décret pour l'instauration de la loi martiale et la mobilisation générale, chose à laquelle le pousse son entourage et la situation dans le Donbass. L'ancien décret signé en mai par le président par intérim Tourtchinov reste en vigueur – il était prévu d'appeler avant le 4 juillet 37 000 hommes âgés de 18 à 25 ans, y compris des volontaires. De toute évidence, l'objectif n'a pas été rempli. Ainsi, dans la capitale de 3 millions d'habitants en trois jours les centres de recrutement ont réussi à mettre sous les armes seulement 1 558 hommes, dont seulement 150 volontaires.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-kiev-mobilise-contre-la-population-du-dombass-124213466.html
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_07_21/La-nouvelle-vague-de-mobilisation-terrifie-les-Ukrainiens-8454/

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Ukraine. Он не сможет - Il ne pourra pas. Par Hélène Richard-Favre.

28 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Europe supranationale, #Politique étrangère

Traduction: Premier café russe en Crimée russe

Traduction: Premier café russe en Crimée russe

A Simferopol,de toutes les personnes auxquelles j'ai parlé de l'intention du Président ukrainien, Petro Poroshenko, de récupérer la Crimée, pas une seule n'a eu d'autre réponse, oн не сможет- il ne pourra pas.

Et inutile de solliciter des arguments à l'appui, oн не сможет- il ne pourra pas, est répété en boucle à tout autre demande de précision.

On y lit la fierté et la détermination autant que la joie d'être redevenu russe. Partout elle s'affiche.

Certes, les tensions avec les Tatares existent et je les ai constatées. Or c'est bien elles que Kiev risque d'exploiter pour atteindre son but.

Que celui-ci favorise une guerre civile ne saura qu'ajouter du sang à celui qui inonde déjà l'est de l'Ukraine. Mais que ne ferait-on pour la démocratie? Les médias nous le rappellent chaque jour.

A l'envi et ad nauseam.

http://voix.blog.tdg.ch/

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Washington est en train est en train de transformer en guerre la “crise” orchestrée en Ukraine, par Paul Craig Roberts.

28 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère

28 juillet 2014.

Washington est en train est en train de transformer en guerre la “crise” orchestrée en Ukraine, par Paul Craig Roberts

2 billets de Paul Craig Roberts à la suite aujourd’hui !

Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape, en général…

Les service de Renseignements américains indiquent qu’il n’y a aucun indice pour accuser la Russie

Paul Craig Roberts, 23 juillet 2014.

Après avoir accusé pendant des jours la Russie d’être responsable du crash de l’avion de ligne malaisien, la Maison Blanche a autorisé les officiels des services de renseignements US à dire aux journalistes qu’il n’y a aucune preuve de l’implication du gouvernement russe. Evidemment, les images satellites US ne corroborent pas les mensonges de l’administration Obama. Si la Maison Blanche avait la moindre preuve de la complicité des Russes, elle l’aurait rendue publique haut et fort depuis plusieurs jours.

Heureusement, contrairement au Service des Opérations Speciales, le Service d’Analyse de la CIA a encore dans ses rangs des analystes intègres malgré la purge de l’agence ordonnée par Dick Cheney. Furieux que la CIA refuse de de s’aligner sur les mensonges guerriers du régime de Bush, Cheney avait purgé l’Agence. Le Service des Operations Speciales, c’est une autre histoire. Beaucoup pensent qu’il aurait fallut stopper ses activités et le démanteler, car cette partie de la CIA opère en violation des lois statutaires des Etats-Unis.

Ne vous attendez pas à ce que Washington abolisse les opérations secrètes ou que le régime Obama s’excuse auprès du gouvernement russe pour les accusations et insinuations sans fondement dirigées contre la Russie.

Malgré l’aveu du renseignement américain, le ministère de la propagande est déjà à l’œuvre pour saper cet aveu. Les responsables du renseignement eux-mêmes prétendent que la Russie est, peut-être, indirectement responsable, en “ayant créé les conditions” qui ont conduit Kiev à attaquer les séparatistes.

En d’autres termes, le coup d’Etat supervisé par Victoria Nuland du Département d’État (NdT: Ministère des Affaires étrangères)- qui a renversé un gouvernement ukrainien démocratiquement élu pour placer des russophobes extrémistes au pouvoir à Kiev, et qui ont attaqué les régions dissidentes d’anciens territoires russes qui furent rattachés à l’Ukraine par les dirigeants du Parti Communiste soviétique à une époque où la Russie et l’Ukraine faisaient partie du même pays – n’a aucune responsabilité dans la situation actuelle.

Washington est innocent. La Russie est coupable. Fin de l’histoire.

Le jour précédent (Jeudi 24 Juillet), la porte-parole du Département d’Etat, Marie Harf, l’une des va-t-en-guerre écervelées du régime Obama, s’est mise en colère contre des journalistes qui l’interrogeaient à propos du rejet officiel de responsabilité de la part du gouvernement russe. “Ne comprenez-vous pas que ce que le gouvernement américain dit est crédible et que ce que le gouvernement russe dit ne l’est pas !”.

Soyez assurés que les propriétaires des médias et les rédacteurs en chefs des journaux pour lesquels travaillent ces journalistes ont reçu des appels et des menaces. Je ne serais pas surpris que ces journalistes perdent leur travail pour avoir voulu vouloir faire leur travail. Là vous l’avez. La presse libre Américaine. La presse américaine est libre de mentir pour le gouvernement, mais ne doit pas oser exercer d’autre liberté.

Washington ne permettra jamais une clarification officielle sur le MH-17. Aujourd’hui (23 juillet), la BBC a déclaré : “Des sources de Whitehall (NdT: gouvernement britannique) disent qu’apparemment les preuves du crash du vol MH17 ont été délibérément altérées, quand les boîtes noires de l’avion sont arrivées au Royaume-Uni.”

Après avoir signalé l’altération des boîtes noires, la BBC s’est elle-même contredite : “Les services néerlandais de sécurité qui mènent l’investigation ont dit que des ‘données valides’ ont été téléchargées depuis les enregistrements des discussions du cockpit du MH17 (CVR) et vont être analysées”. Ces services ont déclaré : “Le CVR a été endommagé mais les modules mémoires sont intacts. De plus, il n’a été trouvé aucune preuve ni indication de manipulation du CVR.”

La BBC ne nous indique pas comment les boîtes noires ont pu se retrouver simultanément entre les mains des Britanniques et des Hollandais alors que les séparatistes les ont données aux Malaisiens avec l’assurance qu’elles seraient remises à L’Organisation Internationale de l’Aviation Civile (ICAO) pour être examinées par des experts indépendants.

Alors où sont donc les boîtes noires? Si les Malaisiens les ont remises aux Britanniques, Whitehall rapportera tous les mensonges que Washington lui demandera de proférer. Si c’est effectivement cette marionnette qu’est la Grande-Bretagne qui a les boîtes noires, nous ne connaîtrons jamais la vérité. À en juger par les accusations hostiles non fondées contre la Russie émises par le Premier ministre hollandais qui a été dûment acheté, nous pouvons nous attendre à ce que les Hollandais mentent également pour Washington. Apparemment, Washington est parvenu à priver l’ICAO de “l’enquête” pour la confier à ses marionnettes.

Le problème, lorsque vous écrivez des éditoriaux en vous basant sur les comptes-rendus de la presse occidentale, c’est que vous n’avez aucune idée de la véracité de ces comptes-rendus.

Lire : Le Washington Post

Selon toutes les apparences, le régime d’Obama a l’intention de transformer cette “enquête internationale” en acte d’accusation contre la Russie, et les Hollandais semblent s’être déjà alignés derrière cette utilisation détournée de l’enquête. Comme l’article du Washington Post le montre clairement, il n’y a aucune chance que l’enquête puisse amener à soupçonner la responsabilité de Kiev et Washington.

En maintenant sa confiance à l’égard d’un Occident corrompu dénué d’intégrité et de bonne volonté vis-à-vis de la Russie, les séparatistes et le gouvernement russe se sont une fois de plus exposés eux-mêmes à l’opprobre. N’apprendront-ils jamais ?

Au moment où j’écris, cette histoire devient encore plus confuse. Je viens de voir apparaître sur mon écran que Reuters rapporte qu’Alexander Khodakovsky, “un dirigeant rebelle puissant, a confirmé que les séparatistes pro-russes possédaient un missile sol-air du type dont Washington dit qu’il a servi à abattre le MH17 de la Malaysia Airlines et qu’il pourrait provenir de Russie.” Reuters dit que ce commandant séparatiste (ou peut être ancien commandant comme l’a rapporté plus tard Reuters en décrivant Khodakovsky comme “un ancien dirigeant de la cellule anti-terroriste ‘Alpha’ des services de sécurité de Donetsk”) est en conflit avec les autres chefs à propos de la conduite de la guerre.

Khodakovsky indique clairement qu’il ne sait pas quelle unité peut avoir été en possession du missile, ou encore d’où il pourrait avoir été tiré. Il dit clairement qu’il ne dispose pas d’information réelle et précise à ce sujet. Sa théorie est que le gouvernement Ukrainien a berné les séparatistes pour qu’ils tirent le missile en lancant un bombardement aérien dans la région dans laquelle l’avion de ligne volait. Le gouvernement a envoyé des avions de chasse dans la zone de l’avion civil afin de le faire passer pour un appareil militaire. Reuters cite Khodakovsky, “Même si il y avait un Buk, et même si ce dernier avait été utilisé, l’Ukraine a fait tout son possible pour s’assurer que l’avion civil soit abattu”.

Ne connaissant pas la nature du conflit entre Khodakovsky et les autres commandants ou encore ses motivations, il est difficile d’attester de la validité de son récit, mais son histoire explique pourquoi le contrôleur aérien ukrainien aurait envoyé l’avion de la Malaysian Airlines au-dessus d’une zone de combat, une décision jusqu’ici inexpliquée.

Après la partie sensationnelle de son histoire, Reuters semble faire légèrement marche arrière. Reuters cite Khodakovsky disant que le mouvement séparatiste a plusieurs dirigeants différents et que “notre coopération est quelque peu conditionnelle.” Khodakovsky devient ensuite indécis quant à dire si les séparatistes possédaient ou non des missiles Buk opérationnels. Selon Reuters, Khodakovsky “a dit qu’aucun des Buks pris aux forces ukrainiennes n’était opérationnel.” Si tant est que ce missile existe, ceci implique que la Russie a fourni le missile en état de marche aux séparatistes. Je trouve la réponse des séparatistes probante. “Si nous avions eu ces missiles pourquoi les imbéciles de Kiev auraient ils envoyé un avion afin de nous bombarder, et pourquoi leurs bombardements ss si efficaces ?” Les séparatistes possèdent des systèmes de défense sol-air individuels du genre de ceux fournis par les américains aux afghans pendant l’invasion soviétique. Ce genre de missile n’est capable de toucher que des avions volant à basse altitude. Ils ne peuvent en aucun cas atteindre 33,000 pieds (10.050 m).

Selon Reuters, le compte-rendu de cet article provient d’une première personne, son écriture a été réalisée par une seconde et sa publication par une troisième. D’après mon expérience du journalisme, cela signifie que nous ne savons pas de qui est cet article, de quelle manière il a pu être modifié, et quelle peut être sa fiabilité.

Nous pouvons conclure avec certitude que “l’enfumage” ne fait que commencer, et qu’à l’instar du 11/9 ou de l’assassinat de John F. Kennedy, il n’y aura pas d’autre alternative pour les individus qui voudront bâtir leur propre opinion, que de chercher les preuves par eux-mêmes. Le gouvernement des Etats-Unis ne le reconnaîtra jamais, et le gouvernement britannique ainsi que les média prestituées [jeu de mots composé avec presse et prostituée] ne cesseront jamais de raconter des mensonges pour le compte de Washington.

Les pots-de-vin et les menaces de Washington peuvent produire tous les articles que Washington réclame. N’oubliez pas qu’une Maison Blanche totalement corrompue, malgré les objections de ses propres services de renseignement, a envoyé son Secrétaire d’Etat aux Nations Unies pour qu’il raconte au monde entier des mensonges concernant des armes de destructions massives irakiennes dont la Maison Blanche savait indubitablement qu’elles n’existaient pas. Avec comme conséquences des mensonges de Washington, des millions de tués, de mutilés ou déplacés, et la montée de l’instabilité au Moyen-Orient.

Le régime d’Obama a menti en utilisant des “preuves” fabriquées en affirmant qu’Assad avait utilisé des armes chimiques contre le peuple syrien, “preuves” provoquant alors le franchissement de la “ligne rouge” que la Maison Blanche avait elle-même fixée pour justifier une attaque du peuple syrien. Le gouvernement russe a dévoilé l’usage de fausses preuves et le parlement britannique a voté contre la participation du Royaume-Uni à l’attaque du régime d’Obama contre la Syrie. Ainsi isolé, le régime d’Obama n’a pas osé assumer le rôle évident de criminel de guerre.

Ansi bloqué, le régime d’Obama a financé et équipé des militants jihadistes étrangers pour attaquer la Syrie, ce qui a maintenant pour conséquence que l’EIIL est en train de créer un califat formé d’une partie de l’Irak et de la Syrie.

Rappelez-vous que les régimes de George W. Bush et d’Obama ont aussi menti comme des arracheurs de dents au sujet des “armes nucléaires iraniennes”.

La seule conclusion à tirer est qu’un gouvernement qui ment de façon aussi systématique n’est pas crédible. Depuis le régime corrompu de Clinton, les journalistes américains ont été forcés par leurs patrons à mentir dans l’intérêt de Washington. La confrontation de certains journalistes avec Marie Harf leur a permis de retrouver un peu de courage, et constitue un signe d’espoir. Espérons que cela prendra racine et se développera.

Je ne pense pas que les Etats-Unis puissent jamais se relever des dommages infligés par les néoconservateurs qui ont déterminé les politiques des gouvernements Clinton, George W. Bush et Obama. Cependant, lorsque nous voyons des signes d’opposition aux mensonges et tromperies massifs caractéristiques du gouvernement US au 21ème siècle, nous devons applaudir et encourager ceux qui se battent contre ces mensonges.

Notre futur et celui du monde en dépendent.

Source : paulcraigroberts.org, 23 juillet. Traduit collectivement pour www.les-crises.fr

Washington est en train est en train de transformer en guerre la “crise” orchestrée en Ukraine

Paul Craig Roberts, le 24 juillet 2014

En dépit du fait que les services de renseignement américains n’ont trouvé aucune preuve d’implication russe dans la destruction de l’avion malaisien et de tous ses passagers, Washington cherche à intensifier la crise et à la transformer en guerre.

Vingt-deux sénateurs états-uniens ont présenté, lors de la seconde session du Congrès, un projet de loi (S.2277) ayant, entre autres, pour objectif d’empêcher de futures agressions russes à l’encontre de l’Ukraine et d’autres états souverains d’Europe et d’Eurasie.

Le projet de loi est devant la Commission des Affaires étrangères : https://beta.congress.gov/113/bills/s2277/BILLS-113s2277is.pdf

Il est à noter qu’avant même qu’il n’y ait une quelconque preuve d’agression russe, 22 sénateurs se positionnaient déjà en faveur de la mise en place d’une prévention de toute future agression russe.
Accompagnant cet élan de propagande pour créer un environnement propice à une guerre, chaude ou froide, avec la Russie, le commandant général de l’OTAN Philip Breedlove a annoncé son plan pour un déploiement militaire massif en Europe de l’Est, qui permettrait d’apporter des réponses claires à l’encontre de la Russie, en vue de protéger l’Europe de toute agression russe.
Nous la retrouvons ici une fois de plus : l’agression russe. Répétez-le un certain nombre de fois et ça devient réel.

L’existence d’une “agression russe” est présumée, mais pas démontrée. Ni Breedlove, ni les sénateurs ne font référence à un plan d’attaque russe en Europe ou dans aucun autre pays. Il n’y a aucune référence à de quelconques documents mettant en exergue une idéologie expansioniste russe ou une croyance émanant de Moscou selon laquelle les russes seraient “un peuple exceptionnel, indispensable” ayant le droit d’exercer une hégémonie sur le monde. Aucune preuve montrant que la Russie a infiltré les systèmes de communication du monde entier à des fins d’espionnage n’a été présentée. Il n’y a pas non plus de preuves que Poutine a mis sur écoute les téléphones portables privés d’Obama ou de ses filles ou que la Russie télécharge les secrets des entreprises des Etats-Unis au profit du monde des affaires russe.

Néanmoins, le commandant de l’OTAN et les sénateurs américains considèrent urgent le besoin de mettre en place au sein de l’OTAN des moyens permettant de mener une blitzkrieg (« guerre éclair ») aux frontières de la Russie.

Le projet de loi 2277 du Sénat est constitué de trois titres : “Donner un Nouvel Elan à l’Alliance de l’OTAN”, “Dissuader de Futures Agressions Russes en Europe”, “Préparer l’Ukraine et les autres Pays d’Europe et d’Eurasie Contre les Agressions Russes”. Par qui pensez-vous que ce projet de loi a été écrit ? Indice : ce n’est pas l’oeuvre des sénateurs ou de leurs équipes.

Le Titre I parle du renforcement de l’implantation américaine en Europe et en Eurasie, ainsi que de l’alliance de l’OTAN, en accélérant la construction de bases d’ABM (Anti-Ballistic Missile, c.à.d. Missiles Anti-Ballistiques) installées au niveau des frontières russes, afin d’affaiblir la force stratégique de dissuasion nucléaire russe ; de fournir plus d’argent à la Pologne et aux Pays Baltes et de renforcer la coopération entre les Etats-Unis et l’Allemagne sur les problèmes de sécurité globale, et ceci, pour être certain que l’armée allemande devienne bien une composante de l’empire militaire américain.

Le Titre II concerne l’éventualité de sanctions contre “l’agression russe en Europe”, et le soutien financier et diplomatique “en faveur de la démocratie en Russie et de diverses organisations de la société civile”, ce qui signifie l’injection de milliards de dollars dans des ONG (Organisations Non-Gouvernementales) qui peuvent être sollicitées pour déstabiliser la Russie de la façon dont Washington a utilisé les ONG qu’elle a financées en Ukraine pour renverser le gouvernement élu. Pendant 20 ans, la négligence du gouvernement russe a permis à Washington de mettre en place à l’intérieur de la Russie une “cinquième colonne” qui se présente sous l’apparence d’organisations en faveur des droits de l’homme, etc.

Le Titre III traite de la mise en place d’une assistance militaire et de renseignement pour l’Ukraine,en vue d’intégrer l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie à l’OTAN, d’exporter du gaz naturel américain afin de mettre fin à la dépendance énergétique de l’Europe et de l’Eurasie envers la Russie, d’empêcher la reconnaissance de la Crimée comme faisant partie de la Russie, de développer la diffusion de programmes (propagande) dans les province russes, et toujours avec l’objectif “de soutenir la démocratie et les organisations de la société civile dans les pays de l’ancienne Union Soviétique”, ce qui signifie utiliser de l’argent pour corrompre la Fédération de Russie.

Quelle que soit la façon dont vous considérez ce message, il s’agit d’une déclaration de guerre. De plus, ces attaques provocatrices et coûteuses sont présentées comme nécessaires pour contrer l’aggression russe qui n’a toujours pas été prouvée.

Comment qualifier une loi qui n’est pas seulement stupide, inutile et dangereuse mais encore plus Orwellienne qu’Orwell ? Je suis ouvert à toute suggestion.

L’Ukraine actuelle est un état dépourvu d’histoire, avec des frontières artificielles. L’Ukraine est actuellement constituée d’une part de ce qui a été un ensemble plus grand auquel se rattachaient des provinces russes ajoutées à la République Soviétique d’Ukraine par les dirigeants Soviétiques. Quand l’Union Soviétique s’est effondrée et que la Russie a permis à l’Ukraine de prendre son indépendance, sous la pression américaine la Russie a malencontreusement autorisé l’Ukraine à garder ces provinces russes.

Quand Washington a réalisé son coup d’État l’année passée, les russophobes qui se sont emparés du pouvoir ont commençé à menacer en paroles et en actes les populations russes de l’Ukraine orientale et méridionale.

Les habitants de Crimée ont voté pour fusionner avec la Russie, et ont été acceptés par celle-ci. Cette réunification a été grossièrement déformée par la propagande occidentale. Quand d’autres anciennes provinces russes ont voté de façon analogue, le gouvernement russe, se soumettant à la propagande occidentale, n’a pas validé leurs demandes. Au lieu de cela, Vladimir Poutine a demandé à Kiev et à ces anciennes provinces russes de mettre au point une convention permettant de conserver ces provinces en Ukraine. Kiev et ses maîtres de Washington n’ont pas écouté cet appel de Poutine. Bien au contraire, Kiev a lancé des attaques militaires sur ces provinces et était en train de les bombarder au moment où l’avion de ligne malaisien fut descendu.

Washington et ses vassaux européens ont constamment travesti la situation en Ukraine et nié leur responsabilité dans la violence, rejetant toute la faute sur la Russie. Mais ce n’est pas la Russie qui mène ces bombardements et qui attaque les provinces avec troupes, tanks et artillerie. De la même manière que la récente opération militaire d’Israël contre les civils palestiniens ne suscite aucune critique de la part de Washington, des gouvernements européens et des média occidentaux, l’attaque de Kiev contre d’anciennes provinces de Russie n’est pas rapportée et n’est pas critiquée. En effet, il semble que peu d’américains soient même au courant que Kiev attaque les zones civiles des provinces qui souhaitent revenir dans leur mère patrie.

Des sanctions devraient être prises contre Kiev, qui est à l’origine de la violence militaire. Au lieu de cela, Kiev reçoit un support financier et militaire et des sanctions sont émises à l’encontre de la Russie qui n’est pas militairement impliquée dans ces événements.

Lorsque l’éclatement des violences contre les anciennes provinces russes a commencé, la Douma russe a voté pour octroyer à Poutine le pouvoir d’intervenir militairement. Plutôt que d’utiliser ce pouvoir, Poutine a demandé à la Douma d’annuler cette autorisation, ce qu’elle a fait. Poutine préférait régler le problème diplomatiquement, d’une manière raisonnable et sans provocation.

Poutine n’a reçu ni respect ni considération pour avoir encouragé la résolution non violente de la malheureuse situation ukrainienne, créée par un coup d’état initié par Washington, contre un gouvernement démocratiquement élu qui n’était seulement qu’à quelques mois des prochaines élections et d’un nouveau gouvernement.

Les sanctions que Washington a prises et auxquelles Washington presse ses valets européens de se joindre envoient de mauvais signaux à Kiev. Elles indiquent à Kiev que les Occidentaux approuvent et encouragent sa détermination de résoudre ses différends avec les anciennes provinces russes par la violence plutôt que par la négociation.

Cela signifie que la guerre va continuer, et c’est clairement l’intention de Washington. Les derniers rapports annoncent que des conseillers militaires américains seront bientôt en Ukraine pour aider à la conquête des anciennes provinces russes actuellement en rébellion.

La nature “presstituée” (contraction de presse et prostituée) des media occidentaux assure que la masse des populations américaines et européennes restera dans l’étau de la propagande anti-russe. Arrivera un moment où le gouvernement russe devra admettre qu’il n’a pas de “partenaires occidentaux”. La Russie a des ennemis occidentaux qui s’organisent pour l’isoler, la blesser économiquement et diplomatiquement, la soumettre militairement, la déstabiliser en appelant les ONG (Organisations Non Gouvernementales) d’origine américaine à descendre dans les rues, et à défaut de coup d’état pour installer un vassal américain à Moscou, l’attaquer à l’arme nucléaire.

Je respecte la confiance qu’a Poutine en la diplomatie et le bon-vouloir au lieu de la force. Le problème avec l’approche de Poutine, c’est que Washington ne fait pas preuve de bon-vouloir, donc il n’y a pas de réciprocité. Washington a un ordre du jour. L’Europe est constituée de nations captives et ces nations n’ont pas de dirigeants capables de se libérer du projet de Washington.

J’espère me tromper, mais je pense que Poutine a mal calculé. Si Poutine avait accepté la demande des anciennes provinces russes de se réunir avec la Russie, le conflit en Ukraine serait terminé. Je suis certain que l’Europe n’aurait pas rejoint Washington pour une invasion dans le but de reconquérir pour l’Ukraine les anciennes provinces russes. Quand Washington dit que Poutine est responsable du crash de l’avion de ligne malaysien, Washington a raison d’une façon qu’elle ne soupçonne pas. Si Poutine avait achevé sa tâche commencée avec la Crimée et réuni les provinces russes à la Russie, il n’y aurait pas eu de guerre pendant laquelle un avion de ligne aurait été abattu, que ce soit par accident ou par complot pour diaboliser la Russie. L’Ukraine n’a pas la capacité d’affronter la Russie militairement et n’aurait pas eu d’autre alternative que d’accepter la réunification des territoires russes.

L’Europe aurait été témoin d’une décision cruciale de la Russie et aurait mis la plus grande distance entre elle et le projet provocateur de Washington. Cette réponse européenne aurait empêché Washington de provoquer l’escalade de la crise en augmentant graduellement la température sans que la grenouille européenne ne saute hors de la marmite.

Dans ses négociations avec Washington, l’Europe s’est accoutumée à l’usage de la corruption, des menaces et de la coercition. Les nations captives sont habituées à l’impuissance de la diplomatie. Les européens voient la diplomatie comme la carte faible jouée par la partie faible. Et bien sûr, tous les européens veulent de l’argent, que Washington imprime avec largesse.

La Russie et la Chine sont désavantagées dans leur conflit contre Washington. La Russie et la Chine ont émergé de la tyrannie. Les peuples de ces deux pays ont été influencés par la propagande américaine de la guerre froide. Ces deux pays ont des gens éduqués qui croient que l’Amérique a la liberté, la démocratie, la justice, les libertés civiles, le bien-être économique et qu’elle est l’amie des autres pays voulant la même chose.

C’est une dangereuse illusion. Washington a un ordre du jour. Washington a mis en place un état policier pour réprimer sa propre population, et Washington estime que l’histoire lui a transmis le droit d’exercer son hégémonie dans le monde entier. L’année dernière, le président Obama déclarait au monde qu’il croyait sincèrement que les Etats-Unis était la nation d’exception dont le monde dépendait pour sa direction.

En d’autres termes, tous les autres pays et les autres peuples sont ordinaires. Leur opinion ne compte pas. Et leurs aspirations sont mieux servies sous la direction de Washington. Ceux qui ne sont pas d’accord – la Russie, la Chine, l’Iran, et le nouvel état de l’EIIL – sont vus par Washington comme étant des obstacles aux finalités de l’histoire. Toute chose, qu’il s’agisse d’une idée ou d’un pays, faisant obstacle à Washington fait obstacle aux Nécessités de l’Histoire et doit être écrasée.

Vers la fin du dix-huitième siècle et le début du dix-neuvième, l’Europe se trouva face à la détermination de la Révolution française d’imposer à l’Europe la Liberté, l’Égalité, la Fraternité. De nos jours, l’ambition de Washington est plus vaste, c’est d’imposer son hégémonie au monde entier. À moins que la Russie et la Chine ne se soumettent, cela signifie la guerre.

Source : paulcraigroberts.org, 23 juillet. Traduit collectivement pour www.les-crises.fr

Washington est en train est en train de transformer en guerre la “crise” orchestrée en Ukraine, par Paul Craig Roberts.

18 réponses à Washington est en train est en train de transformer en guerre la “crise” orchestrée en Ukraine, par Paul Craig Roberts.

http://www.les-crises.fr/washington-est-en-train-est-en-train-de-transformer-en-guerre-la-crise-orchestree-en-ukraine/

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[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

28 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère

28 juillet 2014.

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Ce qui m’aura vraiment frappé dans cette histoire du MH 17 (mais sans grande surprise, hélas, Mark Twain disait déjà avec justesse au XIXe siècle : “Si vous ne lisez pas le journal, vous n’êtes pas informé ; si vous lisez le journal, vous êtes mal informé.”) c’est la capacité des médias à sauter sur n’importe quelle information allant dans leur sens, la répéter en boucle comme si c’était parole d’évangile sans même faire preuve d’une once d’esprit pragmatique ou de méfiance élémentaire (chapeau le 4e pouvoir ! D’une servilité quasi absolue au 1er…), de laisser de coté ou de mépriser ce qui pourrait affaiblir cette information, et d’à peine évoquer son caractère faux quand il est révélé.

Petit récapitulatif.

1 “Le colonel Strelkov a avoué sur sa page VK”

“L’information” dans nos médias
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…
Source : Métro

Source : Métro

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Source : Le Figaro

On note que la fabuleuse source est Twitter et Facebook (ouahou… du solide)

Ce qu’on peut en dire

Oh, 3 fois rien : Strelkov n’a pas de compte vk officiel comme il l’a plusieurs fois indiqué (le gars est juste en guerre là…).

Comme c’est pourtant indiqué sur la page vk en question, ou un simple particulier sympathisant rediffuse à la fois les communiqués officiels de Strelkov (et ce n’en était pas un), et ce qu’il trouve lui même sur les réseaux sociaux.

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Source : ici et ici

Bref, un peu comme si j’ouvrais une page Facebook au nom de “Laurent Fabius” quoi…

Donc fiabilité : 0 %

2 “Les pro-russes ont avoué dans une conversation transmise par le SBU”

“L’information” dans nos médias
Source : Le Huffington Post

Source : Le Huffington Post

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Source : Le Parisien (finalement, il vaut mieux l’avoir en voisin…)

Ce qu’on peut en dire

Comme cela était sorti sur Internet, et comme plusieurs lecteurs du blog l’ont analysé ici (merci à vous), on a un montage de plusieurs conversations distinctes (avec des types d’enregistrement mono/différents), sans disposer de l’intégralité des conversations. Rien en dit donc qu’elles ont été tenues le même jour parlant de la même chose. Cela pourrait bien être l’aveu d’avoir abattu un avions milliaire la veille avec celles de la découverte de l’épave.

L’agence russe ITAR-TASS le confirme :

“Le deuxième fragment de l’enregistrement est composé de trois parties, mais on l’a présenté comme un seul et unique enregistrement audio. Toutefois, une analyse spectrale et temporelle a montré que le dialogue avait été découpé en plusieurs parties puis assemblé. De brèves pauses lors de l’enregistrement sont tout à fait éloquentes : le fichier audio a gardé des marques montrant que le dialogue a été assemblé à partir de plusieurs passages, d’après les experts. L’analyse linguistique du document démontre aussi que ceux qui ont fabriqué l’enregistrement falsifié manquaient clairement de temps et de matériel, ajoute l’expert. C’est pourquoi, pour ce qui est du sens, des fragments de discours sont à peine cohérents les uns par rapport aux autres, et l’image spectrale des matériaux audio diffère également, toujours selon l’expert. Mais l’aspect le plus révélateur est que l’enregistrement audio indique clairement qu’il a été créé presque un jour avant que l’avion de ligne ne s’écrase, conclut l’expert.”

Et on parle donc d’un document fabriqué par les services secrets ukrainiens, et “authentifié” par l’ambassade américaine à Kiev – on croit rêver.

L’affaire des scandaleux montages bidons des photos dans le New York Times en avril (manipulation par les mêmes services) n’a donc servi à rien – et on voit bien l’importance de les dénoncer haut et fort, ce qui n’a pas été fait.

Donc fiabilité : 0 %

Alors comme France Télévision a fait un beau papier disant : Crash du MH17 : pourquoi les séparatistes pro-russes sont pointés du doigt, on voit donc que la réponse est : RIEN DE FIABLE.

3 “Les corps des victimes ont été mal traités”

“L’information” dans nos médias
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Source : Le Parisien (finalement, il vaut mieux l’avoir en voisin…)

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Source : Libération

Et puis ce n’est pas tout : il les enlèvent, et puis ils les laissent pourrir ensuite :

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Source : Nouvel Obs

Ce qu’on peut en dire

Alors donc on a, dixit, “critiqué les séparatistes prorusses (sic.) qui se sont précipité pour enlever les corps“.

Je n’avais pas connaissance que la procédure standard consistait à laisser pourrir les corps sur place au soleil pendant plusieurs jours ou dans les maisons dans lesquelles ils étaient tombés (je suis un peu bête). Pour vous dire, il me semblait même qu’on les enlevait assez rapidement en général…

Après, que le relevé précis des endroits ou étaient les corps aurait pu être mieux fait, je pense que c’est une évidence, tout comme l’est le fait que c’est une zone de guerre dans la région la plus pauvre d’Europe…

Et puis ce qu’il y a de bien, c’est que je peux vous communiquer en exclusivité le titre du Huffington Post s’ils n’avaient rien fait : “L’Horreur : non évacués par les pro-russes, les corps de certaines victimes ont été dévorés par les animaux !” (non ?)

Quand au train, ce n’est pas parce qu’il y a une odeur, qu’il n’est pas réfrigéré : il y a plus de 250 corps morts depuis plusieurs jours dedans…

On va donc conclure en laissant la parole non plus à de pseudo-journalistes mais à un vrai expert insoupçonnable…

Si on le lit dans le Monde, on a, en tout tout petit dans un long article :

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

C’est déjà pas mal, mais bon, la vérité émerge clairement si on lit la dépêche Reuters :

déjà pas mal, mais bon, la vérité émerge clairement si on lit la dépêche Reuters :

L’expert néerlandais dit que l’équipe de récupération des corps « a fait un sacré boulot »

Hrabové/Grabové – Ukraine (Reuters) — Le chef d’une équipe des Pays-Bas envoyée pour identifier les corps des victimes du vol MH 17 de la Malaysia Airlines a félicité l’équipe ukrainienne de récupération qui a retrouvé des centaines de corps sur une immense superficie dans une zone de guerre : elle « a fait un sacré bon boulot ».

Peter van Vliet, chef d’une équipe néerlandaise composée de trois experts en identification des corps néerlandais, les premiers enquêteurs internationaux à se rendre sur la zone de l’accident, a déclaré que sa priorité était de déplacer les centaines de dépouilles actuellement stockées dans des wagons frigorifiques vers un endroit où ils pourront être identifiés et renvoyés à leur famille.

En dépit des rapports selon lesquels certains des corps auraient été dépouillés et qu’ils n’ont pas été mis à l’abri, mais laissés dans le soleil d’été pendant plusieurs jours, Van Vliet a exprimé son admiration pour les équipes qui ont récupéré les dépouilles.

« Je suis très impressionné par le travail qui a été accompli ici », a-t-il déclaré après avoir inspecté le site principal de l’écrasement, où l’on retrouvait encore la veille des corps coincés sous des débris de l’épave.

Faisant allusion à la chaleur et aux dimensions du lieu, il a ajouté : « Je pense qu’ils ont fait un sacré boulot dans une zone infernale ». [...]

Van Vliet a déclaré qu’à son avis la récupération n’était pas terminée, mais il a reconnu qu’une coopération internationale de grandeur ampleur pourrait bien ne jamais être possible dans la zone de conflit. « Selon mon avis professionnel, ce n’est pas terminé », a-t-il dit.

Quant à savoir ce qu’il faudrait faire, il a répondu : « Un ratissage médico-légal de l’ensemble de la zone. Mais, je ne sais pas si c’est possible. »

Plus tôt, Van Vliet a examiné les wagons frigorifiques où les corps ont été rassemblés et s’est dit satisfait de la façon dont ils ont été stockés.

Les corps sont conservés dans un train de cinq wagons de marchandise gris réfrigérés au diesel, garés derrière une locomotive le long du quai principal d’une gare complètement délabrée à Torez, une petite ville située à environ 40 minutes en voiture du lieu principal de l’écrasement.

À l’ouverture des portes pour permettre à l’équipe de Van Vliet d’y pénétrer, on pouvait voir des tas de sacs mortuaires noirs en plastique. La puanteur était insupportable. Van Vliet et ses deux collègues ont grimpé à l’intérieur avec des gants de plastique bleu et des masques chirurgicaux pour examiner les sacs.

Les responsables ukrainiens espèrent que les dépouilles parviendront en train à Kharkov, une ville de l’Est à l’extérieur de la zone de conflit, où des équipes internationales d’identification pourront les examiner. [...]

Donc fiabilité : 0 %. Et félicitations aux journalistes pour la justesse du rendu envers ces hommes.

P.S. tiens, pour Air Algérie, c’est pas pareil – là c’est juste “très difficile”, j’imagine que c’est parce que l’avion est tombé du ciel et que ce n’est pas une zone de guerre, rien à voir donc… (Source : Libération)

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Bon alors, après un crash, les corps, on est censé les récupérer ou pas finalement ? J’ai du mal à comprendre…)

4 “Un chef séparatiste avoue avoir des missiles ‘Bouk’ “

“L’information” dans nos médias
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Source : Le Monde

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Source : Le Figaro

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Source : Nouvel Obs

On note que la fabuleuse source est Twitter et Facebook (ouahou… du solide)

Ce qu’on peut en dire
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

DONETSK, 24 juillet – RIA Novosti

Alexandre Khodakovski, chef du bataillon Vostok qui combat les troupes de Kiev, a démenti avoir reconnu dans une interview à l’agence Reuters que les insurgés ukrainiens possédaient des missiles Bouk, rapporte jeudi la chaîne RT.

“Nous avons discuté d’éventuelles pistes, mais une phrase constituait le fil directeur de cette discussion, consistant à dire que je ne dispose pas de données sur la présence de ce type d’armes chez les forces d’autodéfense”, a indiqué M.Khodakovski dans une interview à la chaîne russe.

Le chef militaire a notamment démenti les informations selon lesquelles les insurgés luttant aux alentours de la ville de Snejnoïe (région de Donetsk), située non loin de la zone du crash du Boeing 777 malaisien, disposaient de missiles sol-air Bouk.

Alexandre Khodakovski a annoncé qu’il possédait un enregistrement vidéo de son interview avec l’agence Reuters et pouvait le fournir à tout moment pour prouver ses propos.

Khodakovski a indiqué avoir expliqué à l’agence que n’étant pas un expert, il ne pouvait pas commenter la chute de l’avion.

Mercredi, l’agence Reuters a diffusé une interview avec M.Khodakovski dans laquelle ce dernier aurait reconnu que les insurgés de la république autoproclamée de Donetsk pouvaient posséder un système de missiles Bouk.

Mieux encore, le blog RussiePolitics sort des informations très intéressantes à propos de cet homme – car QUI s’est demandé qui était cet Alexandre Khodakovski, et au nom de quoi il parlait ?

“Alexandre Khodakovski, « échoue » lors de l’attaque de l’aéroport de Donetsk et détruit littéralement son bataillon Vostok dans la petite ville de Marinovka par une très mauvaise attaque. Les erreurs commises sont à ce point surprenantes, que, selon la rumeur, il l’aurait fait exprès et est accusé de trahison. Son capital de confiance chez les rebelles, depuis ce jour, est quasi-inexistant. Sa réputation d’agent infiltré, pour le compte de l’oligarque Akhmetov notamment, est faite. [...]

A ce jour, on peut définir Khadokovski comme :

  • en conflit avec Strelkov et son équipe;
  • soumis à Akhmetov qui est à Kiev;
  • militairement discrédité, voire qualifié de traître;
  • politiquement écarté et inexistant.

La première question qui vient à l’esprit est : pourquoi l’agence Reuters avait-elle besoin de prendre une interview auprès d’un individu qui n’a plus aucune fonction, ni militaire, ni politique, et qui est totalement discrédité dans le clan qu’il est censé représenter ? [...]

Et finalement, que restera-t-il de tout cela? En Europe, la communication américaine se porte bien, personne n’entendra parler du démenti que Khodakovski a fait sur la chaîne Russia Today au lendemain de son interview à Reuters. La position américaine sera sauve.

Donc fiabilité : 0 % (comme les journalistes ont apparemment décidé une bonne fois pour toute qu’ils ne consulteraient jamais RIA par principe, il y a évidemment des conséquences sur la qualité de notre information…)

Bonus, spécial Nouvel Obs, à propos de la photo du séparatiste avec le “doudou”, qui a déjà fait l’objet d’une édifiante analyse chez RT que nous traduisons :

Vérité dénaturée : Comment des rebelles qui pleurent les victimes du vol MH17 sont devenus des pilleurs brandissant un trophée

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Twitter est rapide, trop rapide parfois — Récemment, il regorgeait de photos d’un vil milicien ukrainien qui s’était emparé à titre de trophée d’un ours en peluche appartenant à une victime de l’accident d’avion de la Malaysia Airlines. Pourtant la vidéo complète montre qu’il ne faisait que rendre hommage aux victimes.

« Pro-Russe brandit jouet en peluche comme trophée. M. @PutinRF_Eng, êtes-vous fier de vos compatriotes ? », d’écrire l’utilisateur de Twitter John Gosling.

Une photo légendée « combattant pro-russe brandit un jouet trouvé parmi les débris du site de l’accident du vol MH17 » a été reprise par les grands médias comme la BBC et NBC. Certains médias sont allés jusqu’à dire que des « combattants pro-russes » s’emparaient des biens des passagers du funeste vol MH17 de la Malaysia Airlines.

Pro-Russe brandit jouet en peluche comme trophée. M. @PutinRF_Eng, êtes-vous fier de vos compatriotes ? http://t.co/3nqxAQbSuX via @NBCNews
— John Gosling (@thedownwinder) 19 juillet 2014

La NBC a titré « Militants pro-russes fouillent les débris sur le site de l’écrasement », la photo servant de preuve.

Plusieurs internautes ont affiché cette photo en disant que les forces d’auto-défense accompagnées des observateurs de l’OSCE ont « fouillé dans les débris du vol #MH17 ».

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Michael Alexander @Wuyelaolaoshi
Séparatiste ukrainien soutenu par Poutine tient un singe en peluche comme trophée. La famille aimerait sans doute le ravoir.
18 h 17 – 20 juillet 2014

Certains utilisateurs de Twitter ont réclamé une « réaction » :
Photo de séparatiste tenant un singe en peluche près de l’épave est révoltante pour un parent. Réponse des États-Unis fait défaut. Naguère, nous dénoncions le mal.
– Le maire Matt Powell (@MayorPowell) 19 juillet 2014

Les médias ukrainiens étaient encore moins charitables envers les membres des forces d’auto-défense présents sur la scène de l’écrasement ; pour eux l’homme était un terroriste qui volait le jouet.

« Les militants s’emparent des jouets des enfants, des cartes des touristes, des carnets des hommes d’affaires », écrivait le site ukrainien de nouvelles Без цензуры (Sans censure).

« Des terroristes de la République populaire de Donetsk avec un trophée. [Il est] prêt à négocier », commentait le portail ukrainien de nouvelles 24ua.me.

F**trement incroyable #MH17 qui tient un nounours comme si c’était un trophée… #russie #écrasementukraine pic.twitter.com/6CxWho4fg9
– Dutch Design Photos (@ Artstudio23), 19 juillet 2014

Une image poignante et décisive pour moi aujourd’hui : un homme en Ukraine, arme et clope dans une main, peluche d’un enfant assassiné dans l’autre.
– Parkey (@PiscatorRedux), 19 juillet 2014

Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?

En réalité, la photo a été prise lors d’une visite de 30 observateurs internationaux de l’OSCE qui sont arrivés sur les lieux de l’écrasement de l’avion pour y enquêter. Des membres des forces d’auto-défense de la région de Donetsk les accompagnaient.

La vidéo montre que l’un des membres de troupes d’auto-défense aperçoit soudain un ours en peluche qui appartenait apparemment à un enfant parmi les 298 passagers à bord du l’avion malaisien. [OB : c'est à 1'00, regardez cela vaut le coup]

« Nous voulons que ces salauds voient qui ils ont abattus », dit l’homme. « Vous voyez ? » Il voulait de la sorte souligner la présence d’innocents enfants parmi les victimes de l’accident.

Puis, il a soigneusement replacé le jouet parmi un tas d’autres effets qui appartenaient aux passagers. Ensuite, il a ôté sa casquette et s’est signé en hommage aux victimes de la catastrophe.

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

[OB : QUI a vu dans nos médias la photo d'un "pro-russe" se signant par respect envers les victimes ? Bah non, ce serait un coup à avoir une bonne image d'eux...]

Les débris de l’avion de la Malaysia Airlines jonchent une vaste superficie, de 10 à 50 kilomètres carrés selon diverses sources, car le Boeing 777 du vol MH17 s’est désagrégé à plusieurs kilomètres d’altitude et les débris pleuvaient sur les champs qui entourent le village de Grabovo. [Est-ce le même Grobové qu’en haut ? « o » écrit est souvent prononcé « a » en russe, cf. Rossia]

Cela explique pourquoi les services d’urgence de la République de Donetsk ont décidé de rassembler les effets personnels des passagers récoltés sur ce vaste territoire. Faute de quoi, certains objets auraient pu se perdre tant répertorier un si grand nombre de fragments et d’articles semble être une tâche monumentale.

Les experts internationaux ont insisté pour qu’on ne touche pas aux dépouilles. Toutefois, après une vaine attente de plusieurs jours pendant lesquels aucun des experts internationaux n’est parvenu à quitter Kiev pour se rendre sur le site de l’accident, où la température pendant la journée atteignait 30 degrés Celsius, les forces d’auto-défense ont décidé de recueillir les corps qui se décomposaient et de les entreposer dans des wagons réfrigérés.

Conclusion

Les malheureuses victimes méritaient autre chose que cette propagande américano-ukrainienne de bas étage…

Cependant, ce billet n’a absolument pas pour but de dire que les résistants pro-Donetsk sont innocents.

Mais simplement de montrer qu’il n’y a – à ce jour – pas de réelle raison de les accuser plus que l’armée – dont nous sommes sûrs que elle : 1/ a des Bouk 2/ sait les faire fonctionner (même mal) 3/ a déjà abattu par erreur un avion civil en 2001…

Plus encore, tout ce débat conduit à ne pas se poser la question : “mais que fera-t-on quand on aura une certitude, en restant cohérents avec ce qu’on a fait dans les précédentes catastrophes de ce type ?” (comme expliqué dans ce billet)

Enfin, on peut noter ce miracle : les journalistes tombent TOUJOURS dans la propagande de Kiev, mais alors, c’est étrange, JAMAIS dans celle de Moscou – ce serait bien qu’ils emploient leurs techniques d’analyse du second cas au premier…

P.S. Comme ce billet sera peu repris dans les écoles de journalisme, je compte sur vous pour le diffuser largement, car comme l’a écrit Jean-François Revel :

« Ce que le XXe siècle a montré, c’est que l’ennemi du pouvoir personnel n’est pas le suffrage universel, mais l’information du suffrage universel. » [Jean-François Revel, Les origines de la France contemporaine]

P.P.S. Un rajout. La déclaration de Laurent Fabius le 24 juillet sur France Inter :

7. Ukraine – Vol Malaysia Airlines – Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec «France Inter»(Paris, 24/07/2014)

(…)

Q – Les Pays-Bas et la communauté internationale peuvent-ils espérer voir les responsables des 298 du vol MH17 de la Malaysia Airlines traduits devant une cour pénale internationale ? Peut-on parler d’un simple accident quand on utilise un matériel de guerre aussi complexe ? Et, enfin, cet acte ne pourrait-il pas tout simplement être qualifié d’acte de guerre ?

R – Ce n’est pas un accident, c’est un attentat, vous avez raison de le souligner.

Avant-hier, nous avons eu une réunion avec notre collègue, le ministre des affaires étrangères des Pays-Bas. Ce sont pourtant des professionnels qui étaient là, mais il y avait vraiment une émotion terrible, lorsqu’il nous a raconté que, pendant plusieurs jours, on a empêché les enquêteurs de venir sur le terrain mais qu’on a pu voir quand même qu’un certain nombre de corps étaient détroussés, que des bagues de certaines personnes étaient enlevées de leur doigt – c’est mon collègue, ministre des affaires étrangères des Pays-Bas, qui me l’a dit.

À l’issue de cette réunion, et c’était évidemment notre intention initiale, nous avons exigé que l’enquête soit poursuivie et que les responsables, puisqu’il y en a, soient traduits devant les tribunaux. Malheureusement, cela prend du temps et il y a des gens qui freinent, qui bloquent, et c’est toute la question de l’attitude russe. Nous exigeons que les coupables soient découverts et punis parce que c’est un attentat, parce que c’est un crime. (Source : Ministère)

Primo, je suis content de bien comprendre la règle, donc. OK. Alors quand va-t-on poursuivre les USA contre leur attentat contre le vol Iran Air 655 en 1988, et la France pour Ustica en 1980 ?

Secundo, encore un délire, issu du désormais “mon cousin qui a lu qu’un journaliste avait vu sur Twitter que….” – qui nous promet un bel avenir de manipulation grâce aux “réseaux sociaux”.

Quand on cherche, on arrive à ceci, qui a circulé sur Twitter, avec cette photo :

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…
[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

C’est issu de cette vidéo :

Spontanément, je n’y avait strictement rien vu. Zoom :

20min.ch, assez prudent :

Une photo, qui circule actuellement sur Twitter, a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Le cliché montre un homme, en habits militaires, fouiller dans les débris du vol MH17 et ramasser une bague en or. La photo laisse sous-entendre que le séparatiste empoche le bijou. De nombreux internautes dénoncent un «acte odieux et inhumain». D’autres, en revanche, pensent que le rebelle essaie simplement d’identifier les victimes du crash d’avion à l’aide des objets personnels retrouvés sur les lieux du drame.

Conclusion du Daily Mail anglais, pas prudent du tout :

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

The suggestion is that it could have been found amid a victim’s belongings or even taken from a body.

On pense qu’elle aurait été trouvé au milieu des affaires de la victime ou même prise sur une corps.

“- Bonjour, c’est quoi ton métier ? – Journaliste. – Oh pardon, désolé, je ne pouvais pas savoir…”

Sérieusement, on n’est bien d’accord qu’on n’y voit strictement rien ? QUELLE BAGUE ? On voit un truc brillant de 2 pixels, c’est tout !

Et puis on voit clairement sur la vidéo qu’il remet le truc dans le carton à destination de la poubelle (il n’a rien dans sa main après) – une bague précieuse, il l’aurait probablement mise dans sa poche – pour la garder comme pour la confier aux enquêteurs.

[Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

Non mais, on a juste une sale rumeur sans fondement, et ce truc circule, arrive dans la bouche de Laurent Fabius puis dans l’oreille de millions de Français ? Mais qu’est-ce qu’il en sait Fabius de ce qui s’est réellement passé dans cette zone, sérieusement ?

AU SECOURS, la Diplomatie Twitter du XXIe (et dernier ?) siècle débarque ! Prenez bien des photos de la paix, ça ne durera pas…

Pour ma part, j’arrête de suivre tout ça, il faudrait une équipe de 5 personnes à plein temps vu le niveau ambiant de connerie… Restez vigilants !

6 réponses à [Analyse des médias, spécial journaliste] MH17 : 4 énormes manipulations colportées par nos médias, et jamais corrigées…

http://www.les-crises.fr/mh17-4-enormes-manipulations-colportees-par-nos-medias-et-jamais-corrigees/#!prettyPhoto

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L' UKRAINE et la construction des camps.

27 Juillet 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La mondialisation, #Politique étrangère

http://www.communcommune.com/article-construction-de-camps-de-concentration-en-ukraine-pour-quoi-faire-124220087.html

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