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Le blog de Lucien PONS

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LE PS ET LA POLITIQUE EXTERIEURE DE LA FRANCE.

2 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

LE PS ET LA POLITIQUE EXTERIEURE DE LA FRANCE

Posté par 2ccr le 22 juin 2012

LE PS ET LA POLITIQUE EXTERIEURE DE LA FRANCE dans Politique PS-politique-extLa soumission des sociaux-démocrates aux intérêts des puissants à l’intérieur du pays, se reflète plus nettement encore dans leur politique extérieure et dans leur vision guerrière du monde.

 

Depuis 1914, la social-démocratie a participé à toutes les guerres impérialistes conformément aux intérêts exclusifs des classes dominantes. En août 1914, les sociaux démocrates allemands ont voté les crédits de guerre au Reichstag, se rangeant ainsi du côté de Guillaume II, c’est à dire du côté de la bourgeoisie allemande. La Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO), l’ancêtre du Parti Socialiste, se rallie, elle aussi, à «l’effort de guerre» juste après l’assassinat de Jean Jaurès ! Les sociaux-démocrates se sont ainsi mis au service de leurs bourgeoisies respectives et ont largement contribué à  dresser les ouvriers et les peuples les uns contre les autres. Rappelons tout de même que cette boucherie a fait 9 millions de morts !

 

«Les armes vont parler» disait François Mitterrand pour annoncer la première guerre du Golfe en 1991.

 

La guerre impérialiste en Yougoslavie a été menée, main dans la main, par Chirac et Jospin derrière les américains en 1999.

 

Les sociaux-démocrates ont soutenu sans hésitation aucune Nicolas Sarkozy pour l’intervention des forces de l’OTAN en Libye permettant, entre autres, à Total de pomper sans trop de contraintes le pétrole du peuple libyen au prix de dizaines de milliers de morts et de la destruction d’une grande partie du pays.

 

Deux semaines à peine après son installation au pouvoir, Hollande parle déjà d’intervention armée en Syrie encouragé par le «grand humaniste» de tous les temps, Bernard-Henri Lévy.

 

Le départ prévu des puissances impérialistes de l’Afghanistan est la conséquence directe de la défaite de l’OTAN face à la résistance afghane. Là encore la seule différence entre Sarkozy et Hollande est le calendrier ! Le premier prévoyait le retrait fin 2013, le second fin 2012. Sur les raisons impérialistes de l’intervention dans ce pays, les deux serviteurs de la bourgeoisie sont entièrement d’accord.

 

Les sociaux-démocrates français entretiennent, par ailleurs, d’excellentes relations avec les plus rétrogrades des régimes et les plus dangereux pour la paix de la planète. Il serait peut-être fastidieux d’énumérer ici toutes les dictatures qu’ils ont soutenues ou qu’ils soutiennent encore. Israël arrive en tête de ces États qui menacent la paix du monde et admiré par les sociaux-démocrates. Ni l’occupation, ni les massacres à répétition, ni les condamnations de l’ONU, ni les souffrances infligées au quotidien au peuple palestinien n’entament leur vénération et leur soutien inconditionnel à l’État sioniste.

 

Leur soutien va également aux régimes d’un autre âge comme celui de l’Arabie Saoudite, du Qatar et ceux de toutes les monarchies du Golfe. Aujourd’hui, les nouveaux serviteurs font beaucoup de bruit autour du cas de Mme. Ioulia Timochenko en boycottant l’Euro 2012 organisé en Ukraine : «aucun membre du gouvernement n’assistera aux matches en Ukraine» déclarait Valérie Fourneyron ministre de la jeunesse et du sport au journal l’Équipe. Cette déclaration contraste violemment avec le silence du candidat Hollande sur la Formule 1 qui s’est déroulée à Bahreïn du 20 au 22 avril 2012. Ce silence, qui dure toujours, est interprété par le peuple de Bahreïn comme un soutien à la dictature des Al Khalifa.

 

Les sociaux-démocrates ont également des amis un peu partout comme par exemple les Bongo, père et fils, en Afrique. Laurent Fabius, qui a visité le Gabon en février 2012, disait « Nous avons parlé des relations entre le Gabon et la France qui sont des relations excellentes et j’ai dit mon souhait qu’elles se développent dans le futur».

 

Il ne s’agit là que de quelques exemples montrant ce dévouement des sociaux-démocrates à servir les intérêts de la bourgeoisie française partout à travers le monde.

 

Article original de Mohamed BELAALI ici

 

« Le monde est dangereux a vivre! Non pas tant a cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire »…A.EINSTEIN

 

http://2ccr.unblog.fr/2012/06/22/le-ps-et-la-politique-exterieure-de-la-france/

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La nouvelle politique étrangère étasunienne.

23 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

La nouvelle politique étrangère étasunienne

Lors d’une récente conférence en Pologne, le stratège étatsunien Zbigniew Brzezinski a déclaré ceci : « Le déplacement actuel du centre de gravité du pouvoir politique mondial de l’Ouest vers l’Est, accentué par l’émergence de la Chine et de l’Asie plus généralement, annonce le début d’une distribution nouvelle et plus complexe du pouvoir mondial. »

Zbigniew Brzezinski n’est pas n’importe quel analyste. De 1977 à 1981, il a été conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter. Il est connu pour avoir recruté Ben Laden et planifié la guerre d’Afghanistan contre l’URSS. Zbigniew Brzezinski est surtout connu pour avoir créé, en 1973 avec David Rockefeller, le très puissante think tank la Trilatérale qui s’est fixé comme objectif la construction d’une coopération politique et économique entre les trois zones clés du monde : l’Amérique du Nord, l’Europe occidentale et l’Asie pacifique. L’ancien conseiller de Jimmy Carter a également été le conseiller de Barack Obama lors de la campagne présidentielle de 2008. Notons qu’après son élection, Barack Obama a nommé une dizaine de hauts fonctionnaires issus de la Trilatérale.

LES PRINCIPES DE LA POLITIQUE ETRANGERE ÉTASUNIENNE

Il y a une quinzaine d’années, Zbigniew Brzezinski parlait sur un autre ton. Dans son livre Le Grand Échiquier (1997), le cofondateur de la Trilatérale écrivait : « Il est impératif qu’aucune puissance eurasienne concurrente capable de dominer l’Eurasie ne puisse émerger et ainsi contester l’Amérique (...) Deux étapes fondamentales sont donc nécessaires. Premièrement, identifier les États géopolitiquement dynamiques qui ont le potentiel de créer un basculement important en terme de distribution internationale du pouvoir, et de décrypter les objectifs poursuivis par leurs élites politiques, et les conséquences éventuelles. Deuxièmement, mettre en œuvre des politiques US pour les compenser, coopter, et/ou contrôler. » Pourquoi Zbigniew Brzezinski a-t-il changé de ton dernièrement ?

En réalité, beaucoup de choses ont changé sur l’échiquier politique mondial. Les échanges économiques et militaires entre la Russie et la Chine ne cessent de se multiplier. En 2012, le groupe des BRICS, qui réunit le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, a annoncé son projet de banque Sud-Sud. Si les pays du Brics n’utilisent plus le dollar américain, ce sera la fin du système monétaire international actuel. Il faut savoir que les pays du BRICS représentent 40 % de la population mondiale et réalisent un quart du PIB planétaire. Par ailleurs, Moscou et Pékin renforcent de plus en plus leur coopération en matière de sécurité. L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) créée en 2001, regroupant six pays membres (Russie, Chine, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan Ouzbékistan) et quatre pays observateurs (Iran, Inde, Pakistan, Mongolie), reste une force politico-militaire non négligeable. Les pays membres de l’OCS effectuent des manœuvres militaires conjointes de manière régulière.

Mais la montée en puissance de la Russie et de la Chine a-t-elle vraiment poussé Zbigniew Brzezinski et ses congénères à faire des concessions ? Les États Unis ont-ils changé de politique étrangère ?

En fait, la politique étrangère étasunienne a des principes immuables. Elle repose sur le principe de l’explorateur britannique Walter Raleigh (1552-1618) : « Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce du monde tient la richesse du monde ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même. » En 1919, l’un des adeptes de l’école de la maîtrise des mers, le géographe anglais John Mackinder a établi une théorie selon laquelle le monde peut être partagé en trois espaces : 1) Le « Heartland », une zone qui comprend l’Europe de l’Est et la Russie, considérée comme le centre du monde. 2) Le « Rimland » (croissant intérieur), région composée de l’Europe de l’Ouest, du Proche et Moyen-Orient, et de l’Extrême-Orient. 3) « The Off-Shore Continents » (croissant extérieur) ou reste du monde, composé de la Grande-Bretagne, Japon, Australie, Amériques du Sud et du Nord, Afrique. (Voir l’encyclopédie Wikipedia).

Selon John Mackinder, la domination du monde passe obligatoirement par la domination la zone pivot, le Heartland. Le géographe anglais voulait empêcher la Russie, qui possédait des ressources naturelles importantes et des infrastructures développées, de dominer le continent eurasien et d’accéder à l’ensemble des mers et des terres de la planète.

La théorie de John Mackinder a été développée par son disciple l’Américain Nicholas Spykman. Ce dernier considère que la zone pivot est le Rimland (région intermédiaire entre le Heartland et les mers riveraines). Les rapports de force entre la puissance continentale et la puissance maritime se jouent donc dans cette zone du Rimland. Il faut, par conséquent, à tout prix éviter l’union du Rimland et du Heartland. Pour Nicholas Spykman : « Celui qui domine le Rimland domine l’Eurasie ; celui qui domine l’Eurasie tient le destin du monde entre ses mains. » (Voir Les Cahiers du RMES « Réseau Multidisciplinaire d’Etudes Stratégiques », volume IV, numéro 1, 2007).

Afin de garantir l’hégémonie des États-Unis sur Eurasie, les Américains ont établie une stratégie à plusieurs axes. L’éclatement de l’Union soviétique a été provoqué afin d’affaiblir de manière irrémédiable la Russie. Après avoir divisé la Yougoslavie, envahi l’Afghanistan et détruit l’Irak, une opposition sunnite-chiite a été montée en toute pièce pour isoler l’Iran. Ensuite, le printemps arabe a été déclenché. La jeunesse arabe, révoltée contre les tyrans, a été exploitée. L’Empire espérait engendrer un effet domino afin de neutraliser la Syrie et l’Algérie, les derniers pays méditerranéens qui réfutaient le système mondial unipolaire. Sans aucun répit, l’empire américain continue de faire main basse sur les ressources naturelles dont la Chine a tellement besoin. Toutefois, l’axe anti-USA Russie-Iran-Chine est devenu très fort. Les États-Unis en sont tout à fait conscients. C’est pourquoi ils ont décidé une nouvelle politique étrangère. Pour l’administration américaine, il s’agit d’une part de maintenir l’Union européenne dans son état d’inféodation et d’autre part de neutraliser la Russie et la Chine en adoptant le soft power qui consiste à faire recours aux guerres par pays interposés, aux services secrets, aux ONG et aux multinationales. L’administration étatsunienne renonce pour le moment à la domination totale du continent eurasiatique et se concentre sur l’Europe occidentale.

LE BLOC TRANSATLANTIQUE

Les États-Unis s’apprêtent à construire un bloc transatlantique qui réunit les pays de l’Amérique du Nord et l’Union européenne. Le projet d’un vaste bloc transatlantique dominé par les États-Unis ne date pas d’aujourd’hui.

En 1997, Zbigniew Brzezinski écrivait : « Pour l’Amérique, les enjeux géostratégiques sur le continent eurasien sont énormes. Plus précieuse encore que la relation avec l’archipel japonais, l’Alliance atlantique lui permet d’exercer une influence politique et d’avoir un poids militaire directement sur le continent. Au point où nous en sommes des relations américano-européennes, les nations européennes alliées dépendent des États-Unis pour leur sécurité. Si l’Europe s’élargissait, cela accroîtrait automatiquement l’influence directe des États-Unis. A l’inverse, si les liens transatlantiques se distendaient, c’en serait finit de la primauté de l’Amérique en Eurasie. »

La plupart des macroéconomistes estiment que le bloc transatlantique représente environ un tiers du volume des échanges commerciaux internationaux. L’émergence de ce bloc de 800 millions de consommateurs permettra aux Étatsiniens de contrer la concurrence chinoise et russe, mais aussi d’établir un nouveau système monétaire international en leur faveur. D’après le professeur le Pierre Hillard, auteur du livre La marche irrésistible du nouvel ordre mondial (2007), l’instauration d’un marché transatlantique sans entraves est en train de s’accélérer. Elle pourrait devenir une réalité dès la mi-2014.

Les États-Unis sont donc à deux doigts de devenir la plus grande puissance de l’histoire. Apparemment, ils sont prêts à tout pour atteindre leurs objectifs. Mais l’axe Russie-Iran-Chine n’a pas encore dit son dernier mot. L’histoire est loin d’être terminée.

Belhaouari Benkhedda

http://www.lequotidien-oran.com

* Universitaire

URL de cet article 19425
http://www.legrandsoir.info/la-nouvelle-politique-etrangere-etasunienne.html
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Hommage de Chantal Dupille à Claude Covassi, militant engagé disparu mystérieusement. Sur le blog de Chantal Dupille.

12 Février 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Mardi 12 février 2013

 

http://www.mecanopolis.org/?p=27137

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Hommage de Chantal Dupille

au militant Claude Covassier

 

 

Suite à l'avis de parution du dernier article sur Mecanopolis, j'écris à Claude.

 

L'avis de parution, d'abord :

Nous reproduisons ci-après le courrier adressé par Alain Benajam, président du Réseau Voltaire France, à l'attention du Directeur général de France télévision, Monsieur Rémy Pflimlin, à propos du programme qui sera diffusé demain soir, mardi 5 février à 20h35 sur F5, dirigé par Caroline Fourest et intitulé « Les Réseaux de L'extrême ».

Claude Covassi, fondateur de Mecanopolis

 

Je réponds en annonçant que je vais le relayer.

 

Un mot de Claude, Mardi 5 février 2013, 1h24 :

 

Merci Eva. Je t'embrasse fort.
Claude 

Envoyé de mon iPhone

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Puis je lui demande des infos concernant l'émission à venir:
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Claude, à nouveau Mardi 5 février 13 h 43


Bonjour Eva,

Je t'avais préparé un long mail, mais pour une raison inconnue il n'est pas passé... Peu importe. Si tu veux tu peux me joindre au +41(..) ou me communiquer ton numéro pour que nous parlions de tout ça.

En attendant, et pour te répondre :

 

1. J'étais plutôt d'avis d'attendre la diffusion de l'émission plutôt que d'en parler avant et d'en faire ainsi la promotion. C'est Alain Benajam qui a beaucoup insisté pour que nous diffusions sa lettre.

 

2. Il sera surtout question de Thierry Meyssan. Peut-être de Mecanopolis puisque nous sommes proche de lui, mais comme ils n'ont pas pris contact avec nous je doute qu'ils en fassent des tonnes (il serait quand même très malhonnête de nous mentionner sans nous avoir préalablement interrogé).

 

3. Ils vont sans doute mentionner d'autres sites. Le tien peut-être également dans le collimateur, dans cette émission ou les suivantes.

 

Bises,

Claude

 

Claude a vu l'émission, mardi. Trois jours plus tard, il nous a quittés, à 42 ans. Mort "accidentellement" dans son lit. Alors qu'il allait publier le fruit d'une enquête courageuse, non-alignée, sur la mafia au Kosovo. Et il animait un des sites les plus engagés, MECANOPOLIS.

 

Je voudrais surtout rendre hommage à l'homme qui a refusé d'organiser pour le compte du Renseignement Intérieur suisse un attentat sous faux drapeau. Avec lui, on peut mieux saisir l'arrière-plan des politiques fétides...

 

Naturellement, bien qu'il ait déjoué un complot organisé par sa hiérarchie, Claude Covassier a été traité par les larbins des Pouvoirs en place de "complotiste", de "fasciste", d'"antisémite", etc, toutes les accusations habituelles collées aujourd'hui aux militants et aux journalistes refusant la Pensée Unique, le politiquement correct, les manipulations ou les mensonges des Médias.

 

Parce qu'il a voulu, comme Icare, percer les secrets cachés au commun des mortels, il est mort dans son lit... la veille de la publication d'un dossier explosif. Comprenne qui pourra. Il est des disparitions qui arrangent beaucoup...

 

Ceux qui sont sincèrement épris de vérité, aujourd'hui, sont traînés dans la boue, salis, discrédités, diffamés. Et un jour, parfois, la mort est au bout de la route... une mort qui bien entendu, restera inexpliquée.

 

Continuons le combat pour la Vérité, coûte que coûte. Parce que le monde a cruellement besoin de résistants sincères, tout simplement.

 

     Chantal Dupille

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Claude Covassi ne pourra pas publier

son enquête sur le PJAK et l’UCK

 

 

Claude Covassi, fondateur du site Mécanopolis est décédé à l’âge de 42 ans.


Officier du renseignement intérieur suisse (Service d’analyse et de prévention), il avait été chargé d’infiltrer la confrérie des Frères musulmans (Opération Memphis). Par la suite, ses supérieurs lui auraient demandé d’organiser un attentat à la bombe qui eut été attribué à Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève . Il s’était alors rebellé, refusant de commettre un acte contraire à l’honneur.

 

Traqué, il avait obtenu —à la suite d’une course-poursuite en Espagne et en Égypte— que la Délégation des commissions de gestion du Parlement enquête sur cette affaire. En définitive, les députés s’étaient appliqués à clore le dossier à l’amiable, évitant des poursuites judiciaires aussi bien pour lui que pour le SAP.

Claude Covassi travaillait désormais pour une société de sécurité et organisait des stages de formation de survie.


Depuis un an et demi, il utilisait sa formation pour enquêter sur le rôle du PJAK et de l’UCK dans le narco-trafic en Europe. Le PJAK est une organisation kurde qui revendique de nombreux attentats terroristes en Iran. Il est financé par les USA, Israël et l’Allemagne et dispose d’un cabinet de lobbying à Bruxelles. L’UCK est une organisation kosovare dont le leader est devenu Premier ministre de l’État non-reconnu du Kosovo. Il a entrepris une campagne terroriste en Serbie (1997-99), dont la répression servit de justification à l’intervention de l’OTAN. Ses commandos étaient formés par les Forces spéciales allemandes sur une base de l’OTAN en Turquie.


Depuis quatre mois, Claude Covassi faisait l’objet de vives pressions pour le dissuader de poursuivre son enquête. Le 19 novembre, le quotidien Le Temps le prenait à partie en "une", sans aucune raison liée à l’actualité, juste pour souligner que Thierry Meyssan l’avait invité en Iran (où il avait débuté ses recherches sur le PJAK).


Claude Covassi devait publier cette semaine le résultat de son enquête. Il n’en a pas eu l’occasion. Il a été retrouvé chez lui, mort dans son lit. Selon la police genevoise, son décès serait imputable à une overdose de cocaïne. En état actuel, rien ne permet d’affirmer s’il l’a absorbée volontairement ou sous la contrainte, ni de savoir si cette drogue était acheminée ou non par le PJAK ou l’UCK.


Claude Covassi était pour nous un ami très cher et un compagnon de lutte. Nous étions en contact régulier avec lui et suivions attentivement ses travaux. Le Réseau Voltaire présente ses condoléances à sa famille et à ses amis.

 

Réseau Voltaire, décès de Claude Covassi
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http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2013/02/deces-de-claude-covassi-fondateur-de.html?showComment=1360589764000

http://chantaldupille.over-blog.com/article-hommage-de-chantal-dupille-a-claude-covassi-militant-engage-disparu-mysterieusement-115268489.html

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Gladio: Dague de l'OTAN Au cœur de l'Europe.

19 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Opération Gladio: La guerre froide "Black Op 'Continue

http://www.youtube.com/watch?list=UUvsye7V9psc-APX6wV1twLg&feature=player_embedded&v=wU0fxLS0BSQ

«La terreur est utilisée comme une arme pour détruire les libertés chéries des sociétés démocratiques»

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Gladio: l'OTAN wski sztylet w Sercu Europy

 

 

Gladio: Dague de l'OTAN Au cœur de l'Europe 
Objet
Id: BK-GLADIO-RC-1

 

http://www.infowarsshop.com/Gladio-NATOs-Dagger-At-The-Heart-Of-Europe_p_686.html

 

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http://www.infowarsshop.com/Gladio-NATOs-Dagger-At-The-Heart-Of-Europe_p_686.html

 

Description

Gladio: Dague de l'OTAN au coeur de l'Europe, l'axe Terreur Pentagone-nazi-mafia   (Broché 484 pages) par l'ancien député européen Richard Cottrell révèle la face cachée de l'OTAN. Ce livre explosif couvre un large éventail de l'assassinat de l'OTAN, faux drapeaux et autres opérations secrètes.  
 
La récente attaque sur la Libye mis à nu la poigne de fer derrière le gant de velours de slogans tels que   «Droits humains» et «communauté internationale». Cette dernière agression, comme la destruction de la Yougoslavie et le viol de l'Afghanistan, se déroule sous le couvert de l'OTAN. Et qu'est-ce que l'OTAN? Auteur Richard Cottrell raconte l'histoire de chaos, assassiner et de subversion derrière l '«alliance pour la paix." 
 
Masquerading comme une arrière-garde contre les envahisseurs soviétiques, l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a été promu au cours de la guerre froide comme une force pour la paix. Pourtant, l'OTAN a toujours eu son côté très sombre depuis sa création. Les forces secrètes de l'OTAN ont déformé dans le terrorisme psychologique et physique. Ce sont les «années de plomb», dans laquelle des centaines ont péri dans une guerre de synthèse dans les rues d'Europe. En outre, commandant de l'OTAN le général Lyman Lemnitzer a ordonné les attaques de série sur le président français Charles de Gaulle. Limogé par le Pentagone par John F. Kennedy pour insubordination envers un supérieur, puis exilé en Europe, ne Lemnitzer le moissonnera aussi sa revanche à Dallas? 
 
ne fois la menace soviétique a disparu, l'OTAN est devenue l'agresseur contre une série de petites nations indépendantes: la Yougoslavie, l'Irak, l'Afghanistan, la Libye avec la Syrie et l'Iran prochain sur la liste. Ces prétendus gardiens de la paix sont constamment engagés dans un cycle de renverser les gouvernements indépendants et de la guerre constante à la demande de leurs maîtres mondialistes.  

Un regard plus profond à l'OTAN révèle des faits encore plus troublants au sujet de cette force de police mondiale. Les armées secrètes tissé des liens avec le crime organisé et les néo-fascistes. OTAN adossés à des coups frappés gouvernements en Grèce et en Turquie, l'état île de Chypre a été scindé au milieu génocide amer. Guérilla urbaine comme les Brigades rouges et la bande Baader-Meinhof ont été habilement manipulé. Italie a gagné un gouvernement profondément l'état, l'ultra-secrète P2 pseudo-loge maçonnique, fondée par d'anciens chemises noires.

Les unités secrètes de l'OTAN continuera d'exploiter et de leurs empreintes digitales trouvées sur de nombreux événements mondiaux différentes. Suédois Olof Palme Premier ministre italien et ex-premier ministre Aldo Moro ont été assassinés. Le pape Jean-Paul II a été abattu par des bandits turcs qui avaient un travail régulier que les fusils Gladio pour la location. La fusillade en Norvège en Juillet 2011, et en Belgique, la France et l'Italie en 2012, portaient tous la bande classique de Gladio opérations sous faux pavillon.

Documents Cottrell comment le virus Terrain infâme Northwoods a été transformé dans le courant de fauteur de terreur qui a frappé le monde occidental dans le sillage de 9/11. L'ancien communiste croque-mitaine a été remplacé par de nouveaux ennemis: les djihadistes et les anarchistes soi-disant opposition à l'ordre mondial. Il montre que le virus Gladio n'est pas passé, mais il est très actif aujourd'hui. Il écrit: «La terreur est utilisée comme une arme pour détruire les libertés chéries des sociétés démocratiques. C'est le précurseur du système autocratique autoritaire qui aspirait Lemnitzer."

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Loi Magnitski: Moscou adopte une "liste Guantanamo".

19 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Loi Magnitski: Moscou adopte une "liste Guantanamo"

Dossier: Loi Magnitski Le  18/01/2013

MOSCOU, 18 janvier - RIA Novosti

La Russie adopte une "liste Guantanamo" en réponse à l'adoption par le Congrès américain de la "loi Magnitski" comportant une "liste noire" des Russes qui, selon les Etats-Unis, violent les droits de l'homme, a déclaré vendredi à Moscou le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

"La pratique de nos rapports avec les Etats-Unis se caractérise pas l'existence de listes restrictives. Les noms des personnes figurant sur ces listes ainsi que les critères d'inclusion ne font pas l'objet de discussions publiques. Les informations qui ont filtré sur la "liste Guantanamo" sont assez correctes. Les listes peuvent être modifiées avec le temps", a indiqué M.Riabkov.

Des médias russes ont rapporté vendredi, se référant au président d'un comité parlementaire russe Alexeï Pouchkov, que Moscou avait porté à 60 le nombre d'Américains figurant sur sa "liste Guantanamo" et qui seront frappés de sanctions russes.

Il faut avoir des raisons sérieuses pour interdire l'accès de telle ou telle personne au territoire national. "Quant à la liste Guantanamo, les raisons (d'interdire ces personnes d'accès en Russie-ndlr.) sont vraiment sérieuses", a précisé le vice-ministre Riabkov.

"Les autorités et les organes judiciaires américains ont plusieurs fois pris des décisions illégitimes imposant la législation des Etats-Unis à des pays tiers", ont violé les droits de l'homme, y compris les droits des ressortissants russes sur le territoire des Etats-Unis. "Nous ne pouvons pas laisser cela sans réponse. Limiter l'accès des personnes impliquées dans ces délits au territoire russe est une forme de réponse", a conclu M.Riabkov.

La loi Magnitski prive de visas les fonctionnaires russes qui, selon les Etats-Unis, sont impliqués dans la mort du juriste Sergueï Magnitski décédé dans une prison de Moscou faute d'avoir reçu des soins médicaux. La loi bloque également les avoirs des responsables russes concernés dans les banques américaines. La "liste noire" peut être élargie à tout moment.



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Droit d’ingérence ou droit international ? Réponse à la gauche anti-antiguerre, par Jean Bricmont

19 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

 

Droit d’ingérence ou droit international ?

Réponse à la gauche anti-antiguerre

Incapable de se reconstruire idéologiquement depuis la disparition de son grand frère soviétique, la gauche européenne s’est abîmée dans les combats sociétaux à l’intérieur et l’interventionnisme humanitaire à l’extérieur. En pleine incohérence, elle appelle à la protection des peuples par l’impérialisme états-unien. Mais comment peut-on souhaiter protéger qui que ce soit quand on a soi-même renoncé à sa liberté ?

 | 26 décembre 2012
  
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Depuis les années 1990 et en particulier depuis la guerre du Kosovo en 1999, les adversaires des interventions occidentales et de l’OTAN ont dû faire face à ce qu’on pourrait appeler une gauche (et une extrême gauche) anti-antiguerre, qui regroupe la social-démocratie, les Verts, et le plus gros de la gauche « radicale » (le Nouveau Parti Anticapitaliste [1], divers groupes antifascistes etc.) [2]. C’est une gauche qui ne se déclare pas ouvertement en faveur des interventions militaires occidentales et est parfois critique de celles-ci (en général, uniquement par rapport aux tactiques suivies et aux intentions, pétrolières ou géostratégiques, attribuées aux puissances occidentales), mais elle dépense le plus gros de son énergie à « mettre en garde » contre les dérives supposées de la partie de la gauche qui reste fermement opposée à ces interventions.

Elle nous appelle à soutenir les « victimes » contre les « bourreaux », à être « solidaires des peuples contre les tyrans », à ne pas céder à un « anti-impérialisme », un « antiaméricanisme », ou un « antisionisme » simplistes, et, surtout, à ne pas nous allier à l’extrême droite. Après les Albano-Kosovars, en 1999, on a eu droit aux femmes afghanes, aux Kurdes irakiens, et plus récemment aux peuples libyen et syrien, que « nous » devons protéger.

On ne peut pas nier que la gauche anti-antiguerre ait été extrêmement efficace. La guerre en Irak, qui était présentée sous forme d’une lutte contre une menace imaginaire, a bien suscité une opposition passagère, mais il n’y a eu qu’une très faible opposition à gauche aux interventions présentées comme « humanitaires », telles que celle du Kosovo, le bombardement de la Libye, ou l’ingérence en Syrie aujourd’hui. Toute réflexion sur la paix ou l’impérialisme a simplement été balayée devant l’invocation du « droit d’ingérence », de la « responsabilité de protéger », ou du « devoir d’assistance à peuple en danger ».

Une extrême gauche nostalgique des révolutions et des luttes de libération nationale tend à analyser tout conflit à l’intérieur d’un pays donné comme une agression d’un dictateur contre son peuple opprimé aspirant à la démocratie. L’interprétation, commune à la gauche et à la droite, de la victoire de l’Occident dans la lutte contre le communisme, a eu un effet semblable.

Qui est ce « nous » qu’on appelle à « protéger et intervenir » ?

L’ambigüité fondamentale du discours de la gauche anti-antiguerre porte sur la question de savoir qui est le « nous » qui doit protéger, intervenir, etc. S’il s’agit de la gauche occidentale, des mouvements sociaux ou des organisations de défense des droits de l’homme, on doit leur poser la question que posait Staline à propos du Vatican : « combien de divisions avez-vous ? » En effet, tous les conflits dans lesquels « nous » sommes supposés intervenir sont des conflits armés. Intervenir signifie intervenir militairement et pour cela, il faut avoir les moyens militaires de le faire.

Manifestement, la gauche européenne n’a pas ces moyens. Elle pourrait faire appel aux armées européennes pour qu’elles interviennent, au lieu de celles des Etats-Unis ; mais celles-ci ne l’ont jamais fait sans un appui massif des Etats-Unis, ce qui fait que le message réel de la gauche anti-antiguerre est : « Messieurs les Américains, faites la guerre, pas l’amour ! ». Mieux : comme, après leur débâcle en Afghanistan et en Irak, les Américains ne vont plus se risquer à envoyer des troupes au sol, on demande à l’US Air Force, et à elle seule, d’aller bombarder les pays violateurs des droits de l’homme.

On peut évidemment soutenir que l’avenir des droits de l’homme doit être confié aux bons soins et à la bonne volonté du gouvernement des des Etats-Unis, de ses bombardiers et de ses drones. Mais il est important de comprendre que c’est cela que signifient concrètement tous les appels à la « solidarité » et au « soutien » aux mouvements sécessionnistes ou rebelles engagés dans des luttes armées. En effet, ces mouvements n’ont nul besoin de slogans criés dans des « manifestations de solidarité » à Bruxelles ou Paris, et ce n’est pas cela qu’ils demandent. Ils veulent des armes lourdes et le bombardement de leurs ennemis et, cela, seuls les Etats-Unis peuvent le leur fournir.

La gauche anti-antiguerre devrait, si elle était honnête, assumer ce choix, et appeler ouvertement les Etats-Unis à bombarder là où les droits de l’homme sont violés ; mais elle devrait alors assumer ce choix jusqu’au bout. En effet, c’est la même classe politique et militaire qui est supposée sauver les populations « victimes de leur tyrans » et qui a fait la guerre du Vietnam, l’embargo et les guerres contre l’Irak, qui impose des sanctions arbitraires contre Cuba, l’Iran et tous les pays qui lui déplaisent, qui soutient à bout de bras Israël, qui s’oppose par tous les moyens, y compris les coups d’Etat, à tous les réformateurs en Amérique Latine - d’Arbenz à Chavez en passant par Allende, Goulart et d’autres - et qui exploite de façon éhontée les ressources et les travailleurs un peu partout dans le monde. Il faut beaucoup de bonne volonté pour voir dans cette classe politique et militaire l’instrument du salut des « victimes », mais c’est, en pratique, ce que la gauche anti-antiguerre prône, parce que, étant donné les rapports de force dans le monde, il n’existe aucune autre instance capable d’imposer sa volonté par des moyens militaires.

Evidemment, le gouvernement des Etats-Unis sait à peine que la gauche anti-antiguerre européenne existe ; Washington décide de faire ou non la guerre en fonction de ses chances de succès, de ses intérêts, de l’opposition interne et externe à celle-ci, etc. Et, une fois la guerre déclenchée, Washington veut la gagner par tous les moyens. Cela n’a aucun sens de lui demander de ne faire que de bonnes interventions, seulement contre les vrais méchants, et avec des gentils moyens qui épargnent les civils et les innocents.

Ceux qui ont appelé l’OTAN à « maintenir les progrès pour les femmes afghanes », comme Amnesty International (USA) l’a fait lors du meeting de l’OTAN à Chicago [3], appellent de fait les Etats-Unis à intervenir militairement et, entre autres, à bombarder des civils afghans et à envoyer des drones sur le Pakistan. Cela n’a aucun sens de leur demander de protéger et pas de bombarder, parce que c’est ainsi que les armées fonctionnent.

Un des thèmes favoris de la gauche anti-antiguerre est d’appeler ceux qui s’opposent aux guerres à ne pas « soutenir le tyran », en tout cas pas celui dont le pays est attaqué. Le problème est que toute guerre nécessite un effort massif de propagande ; et que celle-ci repose sur la diabolisation de l’ennemi et, surtout, de son dirigeant. Pour s’opposer efficacement à cette propagande, il faut nécessairement dénoncer les mensonges de la propagande, contextualiser les crimes de l’ennemi, et les comparer à ceux de notre propre camp. Cette tâche est nécessaire mais ingrate et risquée : on vous reprochera éternellement la moindre erreur, alors que tous les mensonges de la propagande de guerre sont oubliés une fois les opérations terminées.

Bertrand Russell et les pacifistes britanniques étaient déjà, lors de la Première Guerre mondiale, accusés de « soutenir l’ennemi » ; mais, s’ils démontaient la propagande des Alliés, ce n’était pas par amour du Kaiser, mais par attachement à la paix. La gauche anti-antiguerre adore dénoncer « les deux poids deux mesures » des pacifistes cohérents qui critiquent les crimes de leur propre camp mais contextualisent ou réfutent ceux qui sont attribués à l’ennemi du moment (Milosevic, Kadhafi, Assad, etc.), mais ces « deux poids deux mesures » ne sont jamais que la conséquence d’un choix délibéré et légitime : contrer la propagande de guerre là où l’on se trouve (c’est-à-dire en Occident), propagande qui elle-même repose sur une diabolisation constante de l’ennemi attaqué ainsi que sur une idéalisation de ceux qui l’attaquent.

La gauche anti-antiguerre n’a aucune influence sur la politique états-unienne, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas d’effets. D’une part, sa rhétorique insidieuse a permis de neutraliser tout mouvement pacifiste ou antiguerre, mais elle a aussi rendu impossible toute position indépendante d’un pays européen, comme ce fut le cas pour la France sous De Gaulle, et même, dans une moindre mesure, sous Chirac, ou pour la Suède d’Olof Palme. Aujourd’hui, une telle position serait immédiatement attaquée par la gauche anti-antiguerre, qui possède une caisse de résonance médiatique considérable, comme un « soutien au tyran », une politique « munichoise », coupable du « crime d’indifférence ».

Ce que la gauche anti-antiguerre a accompli, c’est de détruire la souveraineté des Européens face aux Etats-Unis et d’éliminer toute position de gauche indépendante face aux guerres et à l’impérialisme. Elle a aussi mené la majorité de la gauche européenne à adopter des positions en totale contradiction avec celles de la gauche latino-américaine et à s’ériger en adversaires de pays comme la Chine ou la Russie qui cherchent à défendre le droit international (et ont parfaitement raison de le faire).

Un aspect bizarre de la gauche anti-antiguerre c’est qu’elle est la première à dénoncer les révolutions du passé comme ayant mené au totalitarisme (Staline, Mao, Pol Pot, etc.) et qu’elle nous met sans cesse en garde contre la répétition des « erreurs » du soutien aux dictateurs faite par la gauche de l’époque. Mais, maintenant que la révolution est menée par des islamistes, nous sommes supposés croire que tout va aller bien et applaudir. Et si la « leçon à tirer du passé » était que les révolutions violentes, la militarisation et les ingérences étrangères n’étaient pas la seule ou la meilleure façon de réaliser des changements sociaux ?

Au lieu de prôner l’intervention,
exigeons le strict respect du droit international

On nous répond parfois qu’il faut agir « dans l’urgence » (pour sauver les victimes). Même si on admettait ce point de vue, le fait est qu’après chaque crise, aucune réflexion n’est menée à gauche sur ce que pourrait être une politique autre que l’appui aux interventions militaires. Une telle politique devrait opérer un virage à 180° par rapport à celle qui est prônée actuellement par la gauche anti-antiguerre. Au lieu de demander plus d’interventions, nous devrions exiger de nos gouvernements le strict respect du droit international, la non ingérence dans les affaires intérieures des autres Etats et le remplacement des confrontations par la coopération. La non ingérence n’est pas seulement la non intervention sur le plan militaire, mais aussi sur les plans diplomatique et économique : pas de sanctions unilatérales, pas de menaces lors de négociations et le traitement de tous les Etats sur un pied d’égalité.

Au lieu de « dénoncer » sans arrêt les méchants dirigeants de pays comme la Russie, la Chine, l’Iran, Cuba, au nom des droits de l’homme - ce que la gauche anti-antiguerre adore faire - nous devrions les écouter, dialoguer avec eux, et faire comprendre leurs points de vue politiques à nos concitoyens.

Evidemment, une telle politique ne résoudrait pas les problèmes des droits de l’homme en Syrie ou Libye ou ailleurs. Mais qu’est-ce qui les résout ? La politique d’ingérence augmente les tensions et la militarisation dans le monde. Les pays qui se sentent visés par cette politique, et ils sont nombreux, se défendent comme ils peuvent ; les campagnes de diabolisation empêchent les relations pacifiques entre Etats, les échanges culturels entre leurs citoyens et, indirectement, le développement des idées libérales que les partisans de l’ingérence prétendent promouvoir. A partir du moment où la gauche anti-antiguerre a abandonné tout programme alternatif face à cette politique, elle a de fait renoncé à avoir la moindre influence sur les affaires du monde. Il n’est pas vrai qu’elle « aide les victimes » comme elle le prétend. A part détruire toute résistance ici à l’impérialisme et à la guerre, elle ne fait rien, les seuls qui agissent réellement étant, en fin de compte, les gouvernements états-uniens. Leur confier le bien-être des peuples est une attitude de désespoir absolu.

Cette attitude est un aspect de la façon dont la majorité de la gauche a réagi à la « chute du communisme », en soutenant l’exact contrepied des politiques suivies par les communistes, en particulier dans les affaires internationales, où toute opposition à l’impérialisme et toute défense de la souveraineté nationale est vue à gauche comme une forme d’archéo-stalinisme.

La politique d’ingérence, comme d’ailleurs la construction européenne, autre attaque majeure contre la souveraineté nationale, sont deux politiques de droite, l’une appuyant les tentatives états-uniennes d’hégémonie, l’autre le néo-libéralisme et la destruction des droits sociaux, qui ont été justifiées en grande partie par des discours « de gauche » : les droits de l’homme, l’internationalisme, l’antiracisme et l’antinationalisme. Dans les deux cas, une gauche désorientée par la fin du communisme a cherché une bouée de secours dans un discours « humanitaire » et « généreux », auquel manquait totalement une analyse réaliste des rapports de force dans le monde. Avec une gauche pareille, la droite n’a presque plus besoin d’idéologie, celle des droits de l’homme lui suffit.

Néanmoins, ces deux politiques, l’ingérence et la construction européenne, se trouvent aujourd’hui dans une impasse : l’impérialisme états-uniens fait face à des difficultés énormes, à la fois sur le plan économique et diplomatique ; la politique d’ingérence a réussi à unir une bonne partie du monde contre elle. Presque plus personne ne croit à une autre Europe, à une Europe sociale, et l’Europe réellement existante, néo-libérale (la seule possible) ne suscite pas beaucoup d’enthousiasme parmi les travailleurs.

Bien sûr, ces échecs profitent à la droite et à l’extrême droite, mais cela uniquement parce que le plus gros de la gauche a abandonné la défense de la paix, du droit international et de la souveraineté nationale, comme condition de possibilité de la démocratie.

source : http://www.michelcollon.info/Repons...

http://www.voltairenet.org/article176897.
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Les Etats-Unis n'ont plus les moyens de jouer les gendarmes du monde. Repris sur le blog de Jean Lévy.

12 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Mercredi 12 décembre 2012

 

Clap 36 - Pour le cinéma documentaire indépendant

 

Les Etats-Unis n'ont plus les moyens de jouer les gendarmes du monde. Ce constat pressenti par notre film documentaire désormais visionnable en version anglaise, « Après l'hégémonie : propositions pour un monde multipolaire», est aujourd'hui affirmé par l'un des conseillers influents du Nouvel Ordre Mondial, Zbigniew Brzezinski.

 

Malgré sa main-mise sur les leviers financiers et politiques des principaux états occidentaux, l'oligarchie financière ne peut avancer son agenda militaire de guerres de prédations sur le pétrole du Moyen-Orient, tel que dénoncé par le général Clark, ancien dirigeant de l'OTAN.

 

La machine impérialiste anglo -américano- israélienne et ses séides français, turcs, ou des monarchies du Golfe, est bloquée, déplore non sans cynisme Brzezinski , par un réveil d'une conscience politique universelle de masse. Et d'ajouter : le résultat en est le développement d'un activisme hostile aux ingérences des puissances étrangères qui ne peuvent plus agir comme à l'époque du colonialisme ou de l'impérialisme...

Le complot est le mode opératoire de cette oligarchie, qui pour empêcher le peuple de poser des questions qui dévoileraient son imposture, pratique la diffamation, la censure et l'amalgame, comme ce fut le cas avec René Balme, le maire de Grigny, dont nous saluons ici le redémarrage de son site oulala.net, et avec qui nous nous interrogeons sur les dérives d'une certaine gauche et les méthodes indignes qu’elle emploie.

Plus que jamais, notre collectif Clap36 pour un cinéma indépendant vous propose de visionner librement ses vidéos d'analyse et de proposition pour une démocratie participative directe.

 


After Hegemony,
proposals for a multipolar world

After Hegemony,How to avoid that the New World Disorder, set in motion by the decline of the United States and its Atlanticist or Zionist allies, keep putting the world to fire and sword?

Anti-imperialist activists from Israel, Palestine, United States, Europe, India, Russia, Latin America and the Arab world, met to conceive concrete alternatives to the logic of domination.

Among them, Thierry Meyssan, Ahmad Tibi, Uri Avnery, James Petras, Jean Bricmont, Andreas Von Bülow, Leonid Ivashov.

> Watch on Clap36.net

 
Le blog de Jean Lévy:
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Désagréger la Russie et l'Iran: un objectif pour les Etats-Unis ? Par Jean-Marie Chauvier.

9 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

001-1007135133-Pax-AmericanaDésagréger la Russie et l'Iran: un objectif pour les Etats-Unis ?

par  Jean-Marie Chauvier

www.globalresearch.ca le 13  juin 2004

The URL of this article is: http://globalresearch.ca/articles/CHA406A.html


Les plans du stratège états-unien Zbigniew Brzezinski, animateur de la mobilisation internationale pour le placement de la Tchétchénie sous mandat international. Après le basculement de l'Azerbaidjan et de la Géorgie dans le camp "euro-atlantique" et le chantier du nouvel oléoduc de la Caspienne (BTC)., ce serait un vaste dessein pour les Etats-Unis, l'Union Européenne et l'OTAN, agissant de concert.

La campagne eurasienne de "Zbig".

Dans son nouveau livre "Le Vrai Choix", consacré aux moyens d'assurer la suprématie mondiale des Etats-Unis, pas en action "unilatérale" (façon Bush) mais en étroite coopération avec l'Union européenne, le stratège qui s'était vanté d'avoir "piégé l'URSS en Afghanistan" en activant la rébellion islamiste, maintient le cap sur "l'enjeu eurasien" capital à ses yeux, à savoir la maîtrise et la colonisation de la Russie et de l'espace ex-soviétique. Zbigniew Brzezinski, qui s'était déjà dit favorable à un démantèlement de la Russie en plusieurs états ne dissimule pas qu'à court terme, les républiques russes du Caucase, dont la Tchétchénie en guerre, pourraient être le point de départ d'une désagrégation de la Fédération de Russie. Or, "Zbig" est également l'un des militants actifs, aux Etats-Unis, de la mobilisation occidentale "pour la paix en Tchétchénie" et plus précisément pour son placement sous mandat de l'ONU, le "plan Akhmadov"

Auquel il a contribué et qui est soutenu en Europe par le parti radical transnational (soutenu par "Endowment for Democracy" USA) les Verts européens, Daniel Cohn-Bendit, André Glucksman et divers mouvements pacifistes et des "Droits de l'Homme", russes et internationaux. Une campagne à mettre en rapport avec la déstabilisation de la Géorgie et de l'Ukraine par la "nébuleuse" Soros et d'autres institutions et fondations américaines vouées à "l'expansion de la Démocratie" dans la Confédération des Etats Indépendants. (CEI) A la différence de George W.Bush, qu'il critique, le démocrate "Zbig" milite pour une action concertée entre les Etats-Unis et leurs alliés de l'OTAN, assurant la suprématie mais non la "domination" des Etats-Unis sur le monde: "L'Union européenne et l'OTAN n'ont donc pas le choix : elles doivent travailler à leur élargissement ou perdre le bénéfice de la victoire qui a conclu la guerre froide (…) "L'extension de l'orbite euro-atlantique rend impérative l'inclusion des nouveaux états indépendants ex-soviétiques et en particulier l'Ukraine"

Lire: Zbigniew Brzezinski "Le Vrai Choix" ed.Odile Jacob, 2004. En anglais: "The Choice. Domination of Leadership" Basic books, Perseus Books.USA.

Principal objectif: l'or noir. Gros danger: la Russie.

"Au cours des prochaines décennies, la région la plus instable et la plus dangereuse- au point de pouvoir plonger la planète dans le chaos- sera celle des Balkans mondiaux" (L'auteur inclut dans cette notion assez floue le Moyen-Orient, l'Iran et les territoires d'ex-URSS compris comme "Balkans eurasiens". Il souligne que cette région contient les plus grandes réserves de pétrole et de gaz, qu'elle est très instable et que les Etats-Unis "n'ont pas le choix", ils doivent ) maintenir une stabilité minimale dans une région structurée par des Etats chancelants (…) Du point de vue des intérêts américains, la configuration géopolitique actuelle dans la principale zone productrice d'énergie laisse à désirer.(…) Au nord, soit dans le sud du Caucase et en Asie centrale, les nouveaux Etats indépendants exportateurs de pétrole vivent encore les premières phases de leur consolidation politique (Mais) la Russie poursuit une politique agressive afin de s'assurer un monopole d'accès aux ressources d'énergie (En attendant quer le nouvel oléoduc BTC exportant les pétroles de la Caspienne hors des contrôles russe et iranien soit construit) la région est exposée aux manœuvres de la Russie et de l'Iran (…) Jusqu'à présent, la Russie ne s'est pas mise en travers des projets militaires américains, visant à modifier les réalités stratégiques de la région. (Mais le "tremblement de terre" du Golfe persique pourrait tout remettre en question et si les Etats-Unis n'y prennent garde) "la Russie accentuerait ses efforts visant à saper une présence militaire et politique durable des Etats-Unis en Asie centrale"

("Le Vrai Choix" ch.2 "Le nouveau désordre mondial et ses dilemmes" passages soulignés par nous)

Enlever à la Russie ses républiques caucasiennes ?

Placée naguère sous le contrôle impérial exclusif de la Russie, la région comprend aujourd'hui trois états indépendants, dont la sécurité est mal assurée (la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaidjan), ainsi qu'une constellation de petites enclaves ethniques dans la partie septentrionale toujours sous domination russe." ("Le Vrai Choix" p.135)

(Souligné par nous. Sous ces curieux éphémismes, l'auteur parle des républiques nord-caucasiennes membres de la Fédération de Russie ! Imaginons l'application de ce vocabulaire à la France, "les enclaves ethniques de Corse et de Bretagne toujours sous domination française", ou à l'Espagne: "les enclaves basque et catalane, toujours sous domination espagnole". Les termes employés, "enclaves" et "toujours", indiquent la volonté de détacher ces pays de la Russie, autrement dit d' amorcer par le Caucase la désagrégation de la Russie telle que l'envisageait déjà "Zbig" dans son précédent ouvrage "Le Grand Echiquier". Or, "Zbig" anime le Comité pour la Paix en Tchétchénie et est connu comme le co-auteur, avec le ministre des affaires étrangères séparatiste tchétchène Akhmadov, du "Plan Akhmadov" en vue d'établir sur la Tchétchénie un mandat de l'ONU prélude à l'indépendance. Autrement dit, consciemment ou non, les militants "pacifistes" de ce plan jouent le jeu orchestré par la frange de l'établishment US et de la CIA liée à Zbigniew Brzezinski

Azéris d'Azerbaidjan ex-soviétique et d'Iran pourraient vouloir se réunir, donc faire exploser l'Iran !

"La région demeure, en outre, le point de rencontre et de confrontation entre la Russie, l'Iran et la Turquie. A ces frictions traditionnelles (ethniques, religieuses) est venue s'ajouter, depuis le début de l'ère post-soviétique, la compétition vigoureuse pour la répartition des ressources en énergie de la mer Caspienne. A terme, il est par ailleurs probable que la très importante population azérie du nord-ouest iranien voudra obtenir la réunification de son territoire avec l'Azerbaidjan indépendant et relativement prospère, allumant un nouveau foyer d'incendie dans la région." (souligné par nous) (p.135)

(Zbig constate donc la "possibilité" d'un éclatement de l'Iran. Est-ce une "possibilité" ou plutôt une "opportunité" que pourraient saisir les Etats-Unis pour encore affaiblir les états de la région et imposer leur loi ? Et alors qu'ils contrôle déjà l'Azerbaidjan et la Géorgie…

Remarquons que, très vigilant envers les déficits démocratiques de nombreux pays, ne semble pas excessivement préoccupé par ceux du régime allié d'Azerbaidjan, pourtant l'un des plus répressifs de la région.

Notons aussi qu'un pays azéri (turc) réunifié pourrait devenir un espace considérable d'influence pour la Turquie)

L'OTAN en Ukraine et au Caucase, c'est pour bientôt !

Après l'élargissement de l'UE à 25 puis à 27, de l'OTAN à 26 membres "la définition d'un processus adapté, qui encouragerait l'Ukraine à préparer son adhésion (peut-être envisageable avant la fin de la décennie) apparaît, en toute logique, comme l'étape suivante. Dans une certaine mesure, les mêmes considérations valent aussi pour le très volatil Caucase. "

Outre le détachement de l'Ukraine et du Sud Caucase de l'influence russe

"la responsabilité de la stabilisation du Caucase pourrait bien échoir- comme elle le devrait - pour une part déterminante, à l'OTAN"(…) Une fois que la Russie se résignera à l'inévitable - à défaut du désirable- c'est-à-dire à la poursuite de l'élargissement de l'OTAN(…) les obstacles à un prolongement du rayon d'action de l'OTAN jusque dans l'espace ex-soviétique s'effondreront".

("Le Vrai Choix", ch.3 "La gestion des alliances et ses dilemmes")

(L'auteur loue le "réalisme" de Vladimir Poutine depuis le 11 septembre, mais indique clairement les enjeux de la bataille pour l'Eurasie: les ressources énergétiques de la Caspienne et de la Sibérie actuellement sous contrôle ou sous influence russes. Depuis l'affaire Youkos, en 2003, la pénétration du capital US au cœur des industries pétrolières sibériennes de Russie est à l'ordre du jour. Mais la résistance de Vladimir Poutine aux ambitions de l'ex-patron de Youkos, Mikhaïl Khodorkovski, a momentanément entravé certains projets communs à Exxon-Mobil et Youkos-Sibneft.)

Elargir à l'Est, de concert, l'U.E. et l'OTAN.

"L'Union européenne et l'OTAN n'ont donc pas le choix : elles doivent travailler à leur élargissement ou perdre le bénéfice de la victoire qui a conclu la guerre froide (…) "L'extension de l'orbite euro-atlantique rend impérative l'inclusion des nouveaux états indépendants ex-soviétiques et en particulier l'Ukraine"

("Le Vrai Choix", ch.3 "La gestion des alliances et ses dilemmes")

Objectif transnational: coloniser la Sibérie.

"Un effort transnational pour développer et coloniser la Sibérie serait susceptible de stimuler la relation euro-russe(…) Avec une présence européenne plus marquée, la Sibérie deviendrait en quelque sorte un bien eurasien commun, exploité par accord multilatéral (qui) offrirait à la société européenne rassasiée ke défi d'une "nouvelle frontière". (Mais) la coopération avec la Russie doit s'accompagner d'initiatives complémentaires destinées à mieux asseoir le pluralisme géopolitique."

(italique par nous. "Le Vrai choix", p.141)


Pour rappel, dans un ouvrage précédent:

"Décentraliser" ou démembrer la Russie.

"Une Russie plus décentralisée aurait moins de visées impérialistes. Une confédération russe plus ouverte, qui comprendrait une Russie européenne, une république de Sibérie et une république extrême-orientale, aurait plus de facilités " (avec l'Europe, les nouveaux états, l'Orient, les Etats-Unis)

Cette option pour "décentraliser" la Russie, qu'on retrouve à l'époque (1997-1998) dans des appels américains à développer les "relations directes" avec les régions plutôt qu'avec Moscou correspond à une situation donnée : plusieurs régions russes étendent leur autonomie, voire établissent des frontières commerciales et traitent directement avec l'étranger. La Russie vient d'essuyer une défaite en Tchétchénie (1996) où les oléoducs transportant les pétroles de la Caspienne vers la Russie sont sabotés et où prennent place les groupes islamistes armés. La voie semble ouverte d'un démantèlement de la Fédération de Russie. Poutine n'est pas encore arrivé…

( Zbiegniew Brzezinski "The Grand Chessboard" 1997, en français "Le grand échiquier", Bayard ed.1997)


Pour rappel, dans un ouvrage précédent:

L'Ukraine, prochaine étape de l'UE et de l'OTAN.

"La défaite et la chute de l'Union Soviétique ont parachevé l'ascension rapide des Etats-Unis comme seule et, de fait, première puissance mondiale réelle. (...) Ils sont devenus du même coup la première et la seule vraie puissance globale"(...) Pour l'Amérique, l'enjeu géopolitique principal est l'Eurasie.(...)

D'expliquer que l'Ukraine y occupe une position cruciale, du fait même qu'elle peut permettre ou empêcher la reconstitution au coeur de l' Eurasie et autour de la Russie d'une puissance contestant la suprématie des Etats -Unis.

"L'indépendance de l'Ukraine modifie la nature même de l'Etat russe. De ce seul fait, cette nouvelle case importante sur l'échiquier eurasien devient un pivot géopolitique. Sans l'Ukraine, la Russie cesse d'être un empire en Eurasie"

L'Asie centrale, le Caucase, les "Balkans eurasiens" et leurs ressources énergétiques sont au coeur de la stratégie états-unienne, mais

"L'Ukraine constitue cependant l'enjeu essentiel. Le processus d'expansion de l'Union Européenne et de l'OTAN est en cours. A terme, l'UKraine devra déterminer si elle souhaite rejoindre l'une et l'autre de ces organisations"

( Zbiegniew Brzezinski "The Grand Chessboard" 1997, en français "Le grand échiquier", Bayard ed.1997)

 


Pour rappel, dans un ouvrage précédent:

 

L'Azerbaidjan ex-soviétique: une pièce maîtresse. (Sans oublier la Géorgie)

 

"L' Azerbaidjan (…) recouvre une zone névralgique, car elle contrôle l'accès aux richesses du bassin de la Caspienne et de l'Asie centrale(…)Un Azerbaidjan indépendant, relié aux marchés occidentaux par des pipe-lines qui évitent les territoires sous influence russe permet la jonction entre les économies développées, fortes consommatrices d'énergie, et les gisements convoités des républiques d'Asie centrale"(souligné par nous: ce projet se concrétise, depuis 2002, par la mise en chantier de l'oléoduc BTC, Bakou-Tbilissi-Ceyhan, dont la réalisation doit être facilitée par la mise en place, en novembre 2003, d'un régime aligné sur les Etats-Unis en Géorgie)

( Zbiegniew Brzezinski "The Grand Chessboard" 1997, en français "Le grand échiquier", Bayard ed.1997, passage cité de la page 75)


Les Balkans eurasiens" selon ZBIG

L'expression "Balkans eurasiens" pour désigner la partie non-russe (méridionale) de l'ex-Union Soviétique, est employée par le célèbre stratège US Zbignew Brzezinski dit "Zbig" qui entend par là, à l'instar des Balkans européens, une vaste région exposée au morcellement et aux interventions des grandes puissances dont celle, contestable, de la Russie, et celle, jugée prioritaire et légitime, des Etats-Unis.

Cette région instable va de l'Ukraine orientale à l'Asie centrale, en passant par le Caucase et la Mer Caspienne. Le riche bassin d'hydrocarbures de la Caspienne et les voies d'exportation du pétrole et du gaz sont le lieu de rivalités entre l'ancienne puissance dominante, la Russie (l'ex-URSS "dégradée" en CEI) et les Etats-Unis, qui revendiquent la prédominance en Eurasie, en raison de leur vocation à diriger le monde. C'est du moins la façon de voir des stratèges américains, qu'ils soient proches de Bush ou adversaires, libéraux et démocrates, tel "Zbig". La Transcaucasie (ou Caucase du sud ou Caucasie méridionale) est la région la plus avancée dans la voie du basculement dans le camp des Etats-Unis et de l'OTAN. Elle comporte trois états: l'Azerbaidjan, où est extrait le pétrole de la Caspienne, la Géorgie, où il transite, et l'Arménie, qui échappait jusque récemment à ce basculement, en raison de ses sympathies pro-russes et, surtout, de ses conflits avec l'Azerbaidjan et la Turquie voisine. Cette situation géopolitique est en train d'évoluer rapidement. Comme l'Azerbaidjan et la Géorgie, l'Arménie pourrait être candidate à l'OTAN. Les échecs russes en Tchétchénie pourraient amener "la communauté internationale" à s'en occuper activement, du moins dès que les Etats-Unis le jugeront opportun.

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Terminator : Des prix Nobel et des ONG se mobilisent contre les "robots-tueurs"

26 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

 
Lundi 26 novembre 2012 1 26 /11 /Nov /2012 00:15

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Des prix Nobel et des associations de droits de l'homme ont appelé lundi à une "interdiction préventive" mondiale des "robots-tueurs", ces armes sophistiquées agissant sans supervision humaine, en cours de recherche, avant que "la science-fiction ne devienne réalité".


Human Rights Watch, International Human Rights Clinic et les Prix Nobel de la paix de la Nobel Women's Initiative, ont annoncé devant la presse à Washington une campagne pour l'instauration "d'un traité international qui interdirait totalement le développement, la production et l'utilisation de ces armes totalement autonomes", surnommées les "robots-tueurs".


Publié le même jour, un rapport de 50 pages, "Losing Humanity", fait pour la première fois le point sur les recherches en cours sur ces armes, "capables de choisir et faire feu sur des cibles sans intervention humaine" et qui pourraient être opérationnelles dans 20 ou 30 ans.


Les militants s'inquiètent du fait que "sans débat public", des gouvernements développent ces armes qui "mettent les civils en danger de manière inacceptable lors d'un conflit, sans être comptables des lois humanitaires", a indiqué devant la presse Steve Goose, de Human Rights Watch.


Et en cas de "violation inévitable des droits de l'homme, on ne peut savoir qui peut être tenu pour responsable", a-t-il ajouté.


Ce type d'armes, conçues pour n'éprouver "ni crainte ni colère", ne montrera non plus "aucune compassion", a ajouté Bonnie Docherty, de HRW. Elles ne peuvent ainsi distinguer entre une femme qui, à l'approche d'un soldat, crie à ses enfants de laisser tomber les armes-jouets qu'ils tiennent et une réelle menace armée, explique-t-elle.


Elles sont aussi "un outil parfait pour les dictatures", dit-elle.


Il faut "que le public soit mis au courant, il faut réunir les organisations non gouvernementales, travailler avec les gouvernements", a ajouté de son côté Jody Williams, prix Nobel de la paix en 1997 pour son combat contre les mines antipersonnels, "horrifiée" à l'idée de ces armes.

 


"Terminator"


"Je ne peux pas m'empêcher de penser au film Terminator", a-t-elle ajouté, évoquant le cyber-robot tueur joué par Arnold Schwarzenegger.


Son organisation Nobel Women's Initiative --la réunion de six femmes Prix Nobel de la paix-- s'associe à la campagne qui devrait démarrer à la première moitié 2013.


Les gouvernements doivent d'abord interdire ces armes à titre individuel, comme premier pas vers un traité international, indiquent les militants, qui appellent également les scientifiques à la mise en place d'un "code de conduite".


Ce type d'armes totalement autonomes n'existe pas encore mais des modèles, qui se déclenchent sous supervision humaine, les préfigurent, indique le rapport qui cite les antimissiles MK Phalanx de la Navy américaine, Iron Dome en Israël ou le NBS Mantis développé par l'Allemagne.


Des robots terrestres ou aériens sont également créés pour "prendre les humains pour cibles", comme le SGR-1S en Corée du sud qui peut détecter une présence humaine et tirer, sous le contrôle d'un humain, ou le Guardium en Israël qui, selon le rapport, patrouillerait à la frontière avec Gaza.

 


La Grande-Bretagne a également dévoilé le prototype d'un avion de combat Taranis qui pourrait attaquer des personnes comme des biens, sous supervision humaine, tout en laissant une porte ouverte à "une plus grande autonomie".


Le développement de ces armes "doit être stoppé maintenant, avant que ce ne soit trop tard et que leur progression, de la science-fiction à la réalité, ne soit irréversible", a réaffirmé M. Goose, ajoutant que "donner à des machines le pouvoir de décider qui vit et meurt sur le champ de bataille porte la technologie trop loin".

 

Nouvel Observateur

 

http://www.mleray.info/article-terminator-des-prix-nobel-et-des-ong-se-mobilisent-contre-les-robots-tueurs--112790830.html

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