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Le blog de Lucien PONS

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APPEL du 18 juin 1940 : le général de Gaulle entre en RÉSISTANCE

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La guerre, #l'horreur économique, #L'armée française, #l'Allemagne, #le nazisme, #Le fascisme

Appel du 18 juin 1940 - DIscours enregistrée le 22 juin 1940 par le Général de Gaulle

« Canempechepasnicolas » se souvient :

Dès le 17 juin 1940, le jour où Pétain demande l’armistice - celui-ci acceptera les conditions humiliantes de l'Allemagne - Charles de Gaulle refuse la capitulation et entre en résistance. Il est bien seul parmi les représentants de sa classe à prendre le chemin de la dissidence. Il sera quelques semaines plus tard condamné à mort par les tribunaux de Vichy...pour trahison !

Et à Montoire, en octobre 40, Pétain rencontre Hitler et « entre dans la collaboration », appuyé par les industriels et financiers qui, pour maintenir leurs profits, acceptent de travailler pour l'Allemagne.

A l'opposé, les premières manifestations populaires hostiles à la Collaboration se développent à l'appel de syndicalistes et de communistes entrés en clandestinité. La répression commence dès cet été 40 à l'encontre des « saboteurs » d'installations allemandes et nombre de militants PCF, dont 27 seront fusillés un an plus tard à Chateaubriand...

Depuis Londres, le général de Gaulle prononce, le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, un appel à la résistance invitant les Français à refuser la défaite et à combattre. Celui-ci n'a pas été enregistré, les techniciens de la BBC étant alors trop occupés à préparer l'enregistrement du discours de Winston Churchill, Premier ministre britannique. Retrouvez ci-dessous les circonstances et le texte exact du discours du 18 juin 1940 du général de Gaulle.

 

APPEL du 18 juin 1940 : le général de Gaulle entre en RÉSISTANCE

Le contexte

Le 16 juin 1940 suite à la démission du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général de Gaulle décide de partir le lendemain pour l'Angleterre afin de poursuivre le combat.
Accompagné de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel, il s'installe provisoirement dans un appartement prêté par un Français, près de Hyde Park, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place.

Il y rédige le texte de l'Appel qu'il prononce le 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Dans ses Mémoires de Guerre le Général décrit les circonstances qui ont entouré l'Appel.
« La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s'offrait pour cela. Dès l'après-midi du 17 juin, j'exposai mes intentions à M. Winston Churchill.

Naufragé de la désolation sur les rivages de l'Angleterre qu'aurais-je pu faire sans son concours ?

Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l'utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l'armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu'il l'avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l'on connaît. »

SOURCE :

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il y a 77 ans : L'APPEL du 17 JUIN 1940 de Charles TILLON, éclipsé par celui du 18...

17 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #Le fascisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Charles Tillon

Charles Tillon

L’Appel longtemps « oublié » de Charles Tillon

Charles Tillon est né en Juillet 1897. Mobilisé en 1916 dans la marine, il est l’un des dirigeants de la mutinerie de la mer Noire en juin 1919, ce qui lui vaut d’être condamné à cinq ans de bagne au Maroc. Il adhère au PCF et à la CGTU, devient membre du Comité central du Parti Communiste en1932. En 1936 il est élu Député d’Aubervilliers.

En décembre 1939 Benoît Frachon au nom de la direction du Parti communiste, l’envoie à Bordeaux où dans la clandestinité il prend pour le PCF, la responsabilité de la région. Le 17 juin 1940, alors que les allemands sont entrés dans Paris, Philippe Pétain accède au Pouvoir. « C’est le cœur serré, annonce-t-il dans un discours radiodiffusé, que je vous dis qu’il faut cesser le combat. »

C’est ce même jour, après avoir entendu l’appel de Pétain à la capitulation, que Charles Tillon rédige un appel intitulé selon certains : « Peuple de France » et dont le soir même il entreprend la diffusion. Charles Tillon sera l’un des principaux organisateurs de la Résistance communiste et sera le chef du Comité militaire National des Francs- Tireurs et Partisans auquel, participa également Laurent Casanova en tant que représentant du Front National (1).

L’appel lancé par Charles Tillon le 17 juin 1940, est un appel à la résistance sur le territoire national. C’est explicitement un appel au combat antifasciste et pour la reconquête de l’indépendance nationale. … « Cet appel n’est pas une initiative purement personnelle. Lorsqu’il le rédige, Charles Tillon est mandaté par le Comité central pour réorganiser le parti communiste dans tout le Sud-Ouest de la France… » Lire ci-dessous, la présentation de l’appel rédigée par Antoine Porcu (L’Humanité 4 mars 2006).

Charles Tillon et d’autres prestigieux dirigeants communistes de la Résistance, tels Laurent Casanova, Marcel Servin, Pierre Hervé (membre du CNR), Maurice Kriegel-Valrimont, Jean Pronteau, Jean Pierre Vigier, Georges Guingouin…ont été démis de leurs responsabilités à la direction du PCF et le plus souvent, exclus du Parti.

Ce fut une erreur stratégique fondamentale aux conséquences euro-atlantiques toujours actuelles. L’Histoire montre que pour nous communistes, d’hier et d’aujourd’hui, une autre stratégie, que celle qui allait mener au pouvoir un pétainiste reconverti dans l’euro –atlantisme, pour installer la dictature maastrischienne, était et reste possible.

Après plus de 60 ans d’errance stratégique, il est bien tard, mais d’autant plus urgent de revenir à l’esprit de la Résistance et du rassemblement populaire autour du programme réactualisé du CNR.

(1) Le Front National dont il est question n’est pas celui des Le Pen mais un large rassemblement antifasciste et patriotique de la Résistance, créé à l’initiative des communistes et tout particulièrement de Pierre Villon.

Claude Beaulieu.

16 décembre2008

 

il y a 77 ans : L'APPEL du 17 JUIN 1940 de Charles TILLON, éclipsé par celui du 18...

Antoine Porcu présente le texte de cet appel et en explique le sens dans "L’Humanité":

« L’appel de Charles Tillon est un appel à la résistance sur le territoire national, tandis que celui du général de Gaulle s’adresse d’abord aux français présents en Angleterre pour leur demander de se rassembler autour de lui. Par ailleurs, l’appel de Charles Tillon est explicitement lancé au nom de la lutte contre le fascisme.

Cela le différencie également de l’appel de Thorez et Duclos du 10 juillet 1940, conforme à la ligne de la IIIe Internationale. Celle-ci réduisait la guerre en cours à un affrontement anti-impérialiste. Cela ne permettait pas de cerner la spécificité du phénomène fasciste. À l’inverse, Charles Tillon en appelle au rassemblement du peuple dans l’action contre le « fascisme hitlérien », dans le droit fil de la stratégie du Front Populaire pour laquelle Maurice Thorez s’était lui-même battu.

Depuis la Libération, la propagande anticommuniste affirme que les communistes ne sont entrés en résistance qu’en juin 1941, lorsque l’Union soviétique est attaquée par les nazis. C’est une parfaite falsification. D’ailleurs, l’importance de ce texte a été appréciée par la direction clandestine du Parti Communiste, laquelle intègre Charles Tillon, à la demande de Benoît Frachon. Mais derrière ce genre d ‘accusation, c’est le rapport même des communistes au peuple français de l’époque qui est questionné. L’appel de Charles Tillon permet de lever toute ambiguïté. Il prouve que l’engagement des communistes s’est fait indépendamment des directives de la IIIe Internationale.

Car cet appel n’est pas une initiative purement personnelle. Lorsqu’il le rédige, Charles Tillon est mandaté par le Comité central pour réorganiser le parti communiste dans tout le Sud-Ouest de la France. Son appel y rencontre un certain écho. Les kiosquiers de Bordeaux l’insèrent dans les journaux. Il parvient même jusqu’aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Le Parti communiste français a été traversé par de nombreuses et dramatiques contradictions. Mais il a toujours été avant tout un collectif de femmes et d’hommes mobilisés pour l’émancipation humaine. Le combat pour cette reconnaissance est crucial dans un contexte où la droite la plus réactionnaire reprend le flambeau de la virulente campagne anticommuniste d’après-guerre dans le but de briser tout espoir de transformation sociale. »

Antoine Porcu (1) dans un entretien donné à « l’Humanité » du 4 mars 2006.

SOURCE :

Un article du quotidien "La Montagne" publié

lors de la disparition de Charles Tillon en 1993:

Pour agrandir le texte, lien ci-dessous:

Pour agrandir le texte, lien ci-dessous:

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Un Américain du Nord a créé l’Euro. Par folamour 

16 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #le nazisme

Un Américain du Nord a créé l’Euro

Ce gars - Robert Mundell - est le père de l'euro :

 

Né au Canada, Mundell a enseigné à l'Université de Chicago pendant 7 ans, il a depuis enseigné à l'Université de Columbia, puis à New York pendant plus de 42 ans. *

Mais est-ce que Mundell a créé l'euro pour aider l' Europe ?

Pas selon le Guardian, l’Independent et le journaliste d’investigation de la BBC, Greg Palast, qui a expliqué dans son livre le pic nic des vautours :

Qui a donné naissance à cette cruelle petite pièce bâtarde ?

J'ai appelé son père, le professeur Robert Mundell. Mundell qui est connu comme le père de l'Euro. L'Euro est souvent indiqué comme le moyen d'unir les Européens après-guerre ensemble, émotionnellement et politiquement, et de donner à cette Europe unie la puissance économique de rivaliser avec l'économie américaine.

Quelle bêtise !

L'Euro a été inventé à New York, à l'Université de Columbia, par le professeur Mundell, qui a créé à la fois l'euro et la mouvance politique thatchérienne et reaganienne « Side Economics Supply » ou, comme George Bush père l’a appelé précisément « l’économie vaudoue », le vaudou reaganien et thatchérien et l'euro sont les deux faces de la même pièce de monnaie. (Aïe ! Certains jeux de mots font mal.)

Comme la dame de fer et le président gaga, l'euro est inflexible. Autrement dit, une fois que vous vous joignez à l'Euro, votre nation ne peut plus lutter contre la récession en utilisant la politique budgétaire ou monétaire. Cela laisse les « réductions des salaires, et les contraintes fiscales (suppressions d'emplois et prestations du gouvernement) comme le seul recours aux crises ». The Wall Street Journal explique avec joie la vente des propriétés du gouvernement (privatisations).

Pourquoi l'euro, le professeur Dr Mundell m'a dit qu'il était énervé par les règles locales en Italie qui ne lui permettaient pas de mettre ses commodités où il le voulait dans sa villa là-bas. « Ils ont des règles qui me disent que je ne peux pas avoir de toilettes dans cette salle. Peux-tu l’imaginer ? »

Je ne pouvais pas vraiment. Je n'ai pas une villa italienne, donc, je ne peux pas vraiment imaginer le fardeau de la restriction que constitue le placement de commodités.

L'euro finira par vous permettre de mettre vos toilettes à l’endroit où vous vous voulez.

Il voulait dire que la seule façon dont le gouvernement puisse créer des emplois, est de virer les gens, réduire les prestations, et, surtout couper les règles et les règlements qui limitent les entreprises.

Il m'a dit : « Sans la politique budgétaire, la seule façon qu’ont les nations de garder des emplois, c’est par la réduction compétitive des règles d'affaires. » Outre l'emplacement du réceptacle des WC, il parlait des lois du travail qui augmentent le prix des plombiers, des réglementations environnementales, et, bien sûr, des impôts.

Non, je ne fais pas cela. Et je ne dis pas que l'Euro a été imposé sur le vieux continent juste pour que le professeur puisse placer ses toilettes dans un lieu de plaisir maximal. L'Euro est façonné comme un carcan anti-réglementation qui permettrait d'éliminer les lois concernant le nombre de litres d’eau par chasse d'eau, la réglementation bancaire restrictive et tous les autres contrôles gouvernementaux.

Maintenant, est-ce que la destruction de la souveraineté de la Grèce a un peu plus de sens ?

Comme Palast l’a souligné dans le Guardian :

L'idée que l'euro a « échoué » est dangereusement naïve. L'euro est en train de faire exactement ce que ses progéniteurs - les riches de la caste des 1% qui l'ont adopté – avaient prédit et prévu qu’il fasse.

***

Pour lui, l'euro n’avait pas pour but de transformer l'Europe en une unité économique puissante, unifiée. C’était à propos de Reagan et Thatcher.

***

Et quand la crise arrivera, les nations économiquement désarmées ne pourront rien faire, sauf détruire la réglementation gouvernementale, en gros, et privatiser les industries d'État en masse, réduire les impôts et envoyer l'État-providence européen dans le caniveau.

***

Loin d'échouer, l'euro, qui était le bébé de Mundell, il a réussi probablement au-delà des rêves les plus fous de son géniteur.

En d' autres termes, l'euro était destiné à imposer un carcan de doctrines de chocs sur l'Europe, où les grandes banques ont dépouillé la Grèce et d' autres pays de leurs biens publics, et effectué le pillage de ces derniers, de leurs ressources naturelles et de leurs richesses.

Mise à jour : après avoir écrit cet article, nous sommes tombés sur un article écrit, en 2000, par l'écrivain financier principal au Telegraph, Ambrose Evans-Pritchard, notant :

« Des documents gouvernementaux américains déclassifiés montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années cinquante et soixante pour créer une dynamique pour une Europe unie. »

***

 À la tête de la Fondation Ford, l’ex-officier de l'OSS, Paul Hoffman, qui était aussi le chef de l’ACUE à la fin des années cinquante. Le département d’État a également joué un rôle. Une note de la section européenne, en date du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté économique européenne, Robert Marjolin, de poursuivre l'union monétaire par la ruse.

Il recommande de débattre jusqu'à ce que le point où « l'adoption de ces propositions serait devenu pratiquement incontournable ».

* Mundell est Canadien. Mais après avoir enseigné dans les universités américaines depuis plus de 50 ans, nous le traitons comme un Américain d'honneur. En tout état ​​de cause, il a créé l'euro entièrement à Columbia. Quoi qu’il en soit, ce qui est frappant, c’est que c’est un Américain du Nord – et pas un Européen – qui a créé la monnaie de la zone euro.

 

Source : Washingtonsblog.com

Traduction :  folamour 
Corrections :  Chalouette 

Informations complémentaires :

 
 
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L’Union européenne était une idée AMÉRICAINE… par folamour.

16 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Le fascisme

L’Union européenne était une idée AMÉRICAINE…

Vous savez la réalité dépasse souvent la fiction… Aussi voici un thème largement abordé dans la célébrissime conférence de François Asselineau : « Qui gouverne RÉELLEMENT la France et l'Europe ? » (ci-dessous). Cependant pour le comprendre, il faut visionner plus de 4 h de vidéo… Aussi quand j’ai vu cet article ce matin (comme quoi certains Américains ne sont pas pourris), je n’ai pu m’empêcher de vous le traduire fissa, pour l’avoir en référence ultérieure dans nos fameuses « informations complémentaires » en bas d’article ; )

Alors partagez et faites circuler !

Amicalement,

L'Amourfou.

L'Union européenne était une idée AMÉRICAINE…

Posté le 3 mars, 2016 par WashingtonsBlog

Une Europe unifiée : Born in the USA

L'ancien dirigeant de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, a dit cette semaine que la « dépression » en Europe « est arrivée presque comme un acte politique délibéré ». Plus précisément, King a dit que la formation de l'Union européenne a condamné l' Europe à un malaise économique.

Il souligne que la Grèce connaît « une dépression plus profonde que celle que les États-Unis ont connue dans les années 1930 ».

En outre - comme Martin Armstrong, il a mis en garde depuis des décennies – laisser les pays comme la Grèce rejoindre l’Euro sans avoir d'abord ajusté structurellement leurs dettes était une recette pour un désastre.

Donc, il est fascinant d'apprendre que les États-Unis étaient largement derrière la création tant de l'Union européenne que de l'euro.

L’Union Européenne : Financée par la CIA

Le professeur de la sécurité internationale à l'Université de Warwick Richard J. Aldrich a examiné les documents historiques disponibles, et conclut que l'Union européenne était en grande partie un projet américain :

Les autorités américaines tentant de reconstruire et de stabiliser l'Europe d'après-guerre ont travaillé à partir de l'hypothèse qu'il fallait une unification rapide, qui peut-être pourrait conduire aux États-Unis d'Europe. L'encouragement de l'unification européenne, l'un des éléments les plus constants de la politique étrangère de Harry S. Truman, a été encore plus fortement souligné par son successeur, le général Dwight D. Eisenhower. En outre, à la fois sous Truman et Eisenhower, les décideurs américains ont conçu l'unification européenne, non seulement comme une fin en soi, mais aussi comme un moyen de résoudre le problème allemand.
 

***

L'une des plus intéressantes opérations secrètes des États-Unis en Europe d'après-guerre était le financement du Mouvement européen. Le Mouvement Européen est une organisation paravent qui a été menée par un prestigieux et disparate groupe d'organisations, exhortant l'unification rapide en Europe, concentrant leurs efforts sur le Conseil de l'Europe, et comptant sur Winston Churchill, Paul-Henri Spaak, Konrad Adenauer, Léon Blum et Alcide de Gasperi, ainsi que ses cinq présidents d'honneur.

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L'injection discrète de plus de trois millions de dollars entre 1949 et 1960 (la plupart du temps des fonds du gouvernement américain), est au cœur des efforts visant à obtenir un soutien de masse pour le plan Schuman, la Communauté européenne de défense et une Assemblée européenne des pouvoirs souverains. Cette contribution secrète n'a jamais fait moins de la moitié du budget du Mouvement européen et, après 1952, probablement les deux tiers.

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La conduite de l'aide américaine était menée par le biais du Comité américain sur l'Europe unie (ACUE), dirigé par des personnalités de haut niveau de la communauté du renseignement américain. Cet organisme a été organisé au début de l'été 1948 par Allen Welsh Dulles, puis il a été à la tête d'un comité chargé d' examiner l'organisation de la Central Intelligence Agency (CIA) au nom du Conseil national de sécurité (NSC), avec William J. Donovan, ancien chef du Bureau de guerre des services stratégiques (OSS) [prédécesseur de la CIA].

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La division des organisations internationales [une branche nouvellement créée de la CIA] a également été impliquée dans le quatrième type d'opération américaine secrète - provoquant la dissonance dans les pays satellites. Cet effort a été acheminé par l'intermédiaire du Comité national pour une Europe libre, plus tard connu comme le Comité Free Europe, qui contrôlait Radio Free Europe et Radio Liberty. Une grande partie du travail a été faite avec l'aide de groupes d'exilés irascibles sous l'Assemblée des Nations Captives Européennes (ANCE), qui était coordonné par la nouvelle station de la CIA de Munich, et qui a également aidé les groupes de résistance en Europe orientale.

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L’ACUE, et son prédécesseur de courte durée, ne sont que deux des nombreux comités « américains » et « libres » établis en 1948 et 1949. Des exemples bien documentés comprennent le Comité national pour une Europe libre (plus tard le Comité Free Europe) et le Free Asia Comité (ensuite la Fondation pour l’Asie). Le Comité Europe libre, formé, en 1948 par le diplomate à la retraite Joseph E. Grew à la demande de Kennan, a travaillé en étroite collaboration avec la CIA pour maintenir le contact entre les groupes d'exilés en Occident et le bloc de l'Est. Leur campagne « pour maintenir en vie l'espoir de libération en Europe de l'Est » a été lancée publiquement, en 1949, par le gouverneur militaire américain qui a récemment pris sa retraite en Allemagne, le général Lucius D. Clay. « La composition initiale comprenait de nombreux hauts responsables du gouvernement, comme l'ex-adjoint au secrétaire d'État, Adolphe Berle, Allen Dulles et des ex-personnels OSS, tel que Frederic R. Dolbeare. Le Comité pour une Europe libre était censé tirer ses ressources des souscriptions privées et de diverses fondations, mais en réalité, la majorité de ses fonds provenait du gouvernement des États-Unis à travers des canaux gérés par la CIA.

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Les États-Unis ont persuadé la Grande-Bretagne et la France de donner la possibilité aux groupes d'exilés d’être membres associés du Conseil de l'Europe. Un an plus tard, la Maison Blanche a approuvé que le Département d'État envisage d'accélérer ces efforts. Décrivant leurs propositions dans un document d'orientation spécial intitulé « Le concept de l'Europe », où ils ont admis leur inquiétude sur le fait que le principal effort de propagande à l'Est manquait des « qualités positives nécessaires pour éveiller les nations ». Plusieurs études ont été faites dans une tentative de trouver un concept positif sur les thèmes de « l'unité européenne » et du « retour à l'Europe » qui pourrait remédier à ce problème. Son caractère « exclusivement européen » assurait qu'il ne pouvait pas être rejeté comme une autre manœuvre de « l'impérialisme américain ».

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L’unification était officiellement un élément central de la politique américaine - Le Congrès l’avait stipulé comme condition d'une nouvelle aide du Plan Marshall.

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Le travail de l'ACUE en Europe continentale au cours des années 1950 a également porté de plus en plus sur la propagande et l'action de masse.

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En 1951, la majorité des fonds de l’ACUE pour l'Europe a été employée sur une nouvelle entreprise - une campagne de l'unité parmi la jeunesse européenne. Entre 1951 et 1956, le Mouvement européen a organisé plus de 2000 rassemblements et festivals sur le continent, en particulier en Allemagne, où ils ont reçu l'aide de l'armée américaine. L'un des avantages supplémentaires du déploiement des fonds américains, sur les grands programmes pour la jeunesse, est qu'il a aidé à dissimuler la mesure dans laquelle le Mouvement européen dépendait de fonds américains. En mai 1952, Spaak a décidé que les fonds provenant de sources américaines, qui avaient déjà été utilisées dans le budget ordinaire du Mouvement européen, seraient désormais détournés pour une utilisation dans les « budgets spéciaux » utilisés pour soutenir leur gamme croissante de nouveaux programmes. Cette source déguisée leur évitait toute accusation de dépendance américaine. Encore une fois, en novembre 1953, Baron Boel, le trésorier du Mouvement européen, a expliqué qu'il était essentiel d'éviter une situation, où les adversaires de l'unité européenne pourraient les accuser d'être une création américaine. Pour cette raison « de l'argent américain, tout à fait acceptable pour les campagnes de la jeunesse européenne et certaines activités restreintes, ne pouvait pas être utilisé pour le fonctionnement normal du mouvement ». Grâce à l'utilisation de « budgets spéciaux », les grosses sommes provenant de sources américaines ne se présentaient pas dans le budget ordinaire du Mouvement européen.

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Dès 1949, à la demande de Allen Dulles, la Fondation Ford a coopéré avec la CIA sur un certain nombre de programmes européens. « En 1950, l'ACUE et la Fondation Ford ont coordonné leurs efforts pour soutenir le fédéralisme. » De plus, dans le milieu des années 1950, les personnalités qui ont dirigé le soutien américain à la fois visible et invisible étaient de plus en plus convergentes. En 1953, à la fois John J. McCloy et Shepard Stone, qui avaient joué un rôle déterminant dans l'organisation des fonds gouvernementaux secrets importants pour la campagne européenne de la jeunesse, étaient tous au conseil d'administration de la Fondation Ford. McCloy a également été administrateur de la Fondation Rockefeller. En 1955, McCloy était devenu président de la Fondation Ford, tout en servant en tant que président du Conseil des relations étrangères. En même temps, le même cercle, avec Retinger, McCloy, Allen Dulles, Harriman, David Rockefeller, Jackson et Bedell Smith étaient en train de créer le groupe de Bilderberg, encore une autre organisation qui a comblé les lacunes pour un rapprochement entre le gouvernement, le privé et les organisations publiques visibles et invisibles des deux côtés de l'Atlantique.

***

La plupart des fonds de ACUE provenaient de la CIA.

***

Des fonds de la Mutual Security Agency [une agence américaine créée par le Congrès] ont également été utilisés pour soutenir le Mouvement européen. En effet, la loi de sécurité mutuelle de 1951 a explicitement déclaré que ses ressources devaient être utilisées « pour encourager davantage la fédération économique et politique de l'Europe ».

 

 
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Déclaration de Pascal Chauvet, Président du mouvement politique RPS FIERS au soir du premier tour des législatives.

16 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique

Déclaration de Pascal Chauvet, Président du mouvement politique RPS FIERS au soir du premier tour des législatives.

QUE PENSER DES RÉSULTATS DU PREMIER TOUR DES LÉGISLATIVES ?

D'abord, le taux d'abstention le plus élevé de toute la Vème république : plus d'un Français sur deux n'a pas pris part au vote, c'est à dire plus de 24 millions de citoyens. Sans compter les non inscrits ou mal inscrits (environ 10 millions au dernier recensement), ce qui fait au total 34 millions de citoyens en âge de voter qui se sont détournés des urnes. C'est une tendance qui a démarré après le référendum de Maastricht et qui perdure et progresse depuis les années 93... La perte de souveraineté monétaire avait ouvert les yeux à presque la moitié des Français. Le non respect du vote lors du référendum contre la constitution européenne (TCE) a renforcé ce sentiment. Les élections présidentielles qui viennent de se dérouler constituent un cas d'école de fabrication de l'opinion par les médias et les groupes financiers. On peut les considérer, à ce titre, comme illégitimes. Le dicton populaire prend tout son sens : "Les politiques changent mais la politique reste!" S'en étonner ? Non, car c'est le strict plan programmé par l'Union européenne mise en place par les EUA, même si nous avons cru aux belles paroles d'une Europe sociale et d'une Europe de la Paix. La montée en puissance des inégalités, de la pauvreté, des conflits et des budgets de guerre doit nous ramener du rêve à la réalité, et au plus vite, si possible !!!

Car les Français qui se sont exprimés :

- savent-ils qu'ils ont voté pour la disparition de notre nation, notre nation qui protège notre peuple depuis plus de deux cent ans, le commandement de nos armées étant confié à l’Allemagne ?

- savent-ils qu'ils se sont prononcés pour la disparition de la Sécurité sociale, des hôpitaux publics, du salaire minimum, du Code du travail et de tous les services publics ?

- savent-ils qu'ils ont voté pour la fin du salariat et l’Ubérisation de la société, la baisse des salaires et des retraites, et la concurrence de tous contre tous ?

- savent-ils qu'ils vont engager les pays d'Europe dans des guerres aux confins de l'Oural, voire plus loin au Venezuela ? Nos armées sont déjà en place...

La France est maintenant promise au même sort que la Grèce : être « aidée » au même titre que les pays sous-développés et devenir des sous-citoyens germaniques.

N’oublions pas pourtant que l’Allemagne a aujourd’hui beaucoup plus de pauvres que la France, - même le dernier rapport du FMI du 15 Mai 2017 s'en est ému et a alerté.

A cause du CETA (traité de commerce entre le Canada et l'Union européenne), nos PME, artisans, commerçants et agriculteurs vont être mis en concurrence directe avec les multinationales nord américaines. On imagine aisément que beaucoup vont mettre la clé sous la porte. Sans oublier le triste sort fait à l'agriculture bio et le contenu de nos assiettes et celles de nos enfants dans les cantines scolaires. Les sociétés d'extraction et d'exploitation des huiles et gaz de schistes n'attendent que le feu vert du Parlement français (Le Parlement européen a déjà donné son accord).

 

Notre président banquier, représentant officiel de la finance internationale, a réussi son coup d’état, bien aidé par les médias, tous propriétés des multimilliardaires, mais bien aidé également par les électeurs qui ont soit voté pour leur pire ennemi, soit ne sont pas allés voter au premier tour.

La société qui nous est promise par notre président va être la société du plus fort qui va écraser les plus faibles, alors que la société humaine, et à fortiori celle du pays des Lumières, de la révolution, de la commune, de 1936 et du CNR, se doit d’être solidaire et fraternelle (Devise de notre République).

Je remercie tous les électeurs qui ont voté pour moi et pour les autres candidats souverainistes ; ils sont les seuls à ne pas avoir agi comme des moutons qu’on mène à l’abattoir. Ils sont également les seuls à avoir compris que sans la Souveraineté du peuple, on peut élire qui on veut dans n’importe quelle élection, on aura toujours la même politique qui sera mise en place, celle de la dictature de l’oligarchie de l’UE au service des milliardaires esclavagistes.

Je ne suis propriétaire d’aucun vote, mais j’appelle nos concitoyens à faire barrage aux candidats « godillots » de monsieur Macron qui nous promettent, vous l’avez bien compris, le pire pour l’avenir, le pire et malheureusement de façon irréversible.

J’appelle également tous les patriotes, tous ceux qui portent fièrement le drapeau tricolore, symbole de notre histoire, tous ceux qui chantent la Marseillaise, tous ceux qui veulent que notre nation existe encore, tous ceux qui veulent que le peuple puisse décider de son destin, tous ceux qui sont fiers des conquis sociaux de notre peuple et de notre classe ouvrière, à s’unir, en dehors de tout clivage d’appareils ou d’égos, en dehors de clivages dépassés, gauche-droite ou libéraux-sociaux.

J’appelle à l’union de tous ceux qui veulent la souveraineté du peuple, une politique d’émancipation humaine, l’autodétermination des peuples et un internationalisme à visage humain et protecteur de notre planète ; c’est maintenant une urgence.

Le temps des atermoiements est révolu, ou alors, les changements, mortifères pour l’humanité, seront sinon irréversibles, bien difficiles à inverser.

Pascal CHAUVET,
Président du RPS FIERS

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La France est engagée dans une opération militaire contre le Venezuela ....

14 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Le capitalisme;, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Amérique Latine, #L'armée française

Dans la liste des pays participants on trouve aussi les Pays-Bas ( !), le Canada, la France ( !), le Royaume-Uni ( !), le Mexique et des pays des Caraïbes, outre les Etats-Unis.

Au travers de leurs « territoires d’outre-mer » ou colonies, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont partie prenante de ces nouvelles manœuvres militaires visant à intervenir au Venezuela. Et la Belgique ? elle risque d’être mêlée à cette opération maritime, du fait de la quasi-totale intégration de sa marine militaire avec celle des Pays-Bas, dans le cadre de l’OTAN.

C'est vrai que la France n'a plus de ministère de la défense nationale mais un ministère des armées entièrement dévoué à l'OTAN à travers l'intégration  (la dissolution) dans l'Union Européenne. 

 

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El ejercicio Tradewinds 2017 incluye la participación de 18 naciones asociadas al Comando Sur y aproximadamente 2.500 militares.

El Comando Sur de Estados Unidos inició este martes un ejercicio militar con la participación de 18 naciones asociadas y cerca de 2.500 militares en la isla de Barbados, 1,078 kilómetros de Venezuela .

La organización militar informó que el denominado Tradewinds 2017 es un "ejercicio multinacional de seguridad y respuesta a los desastres marítimos en el Caribe" y cuenta con la participación de Antigua y Barbuda, Bahamas, Barbados, Belice, Dominica, República Dominicana, Granada, Guayana, Haití, Jamaica, San Cristóbal y Nieves, Surinam, San Vicente y las Granadinas, Trinidad y Tobago, así como personal militar de EE.UU., Canadá, Francia, México y el Reino Unido.

Según el jefe del Comando Sur de los Estados Unidos, Kurt W. Tidd, estas maniobras militares permiten garantizar la seguridad de la región. Sin embargo, la fuerza militar ha sido acusada de intervencionista y de amenazar a gobiernos de la región, como el de Venezuela.

En abril, Kurt W. Tidd presentó un informe al Senado en el que advertía que Venezuela podría ser un elemento "desestabilizador" para la región.

Las declaraciones del funcionario han sido rechazadas por el Gobierno de Venezuela y se suman a otras acciones de Estados Unidos para ejercer presión sobre Venezuela, incluyendo las sesiones de la Organización de Estados Americanos (OEA) en las que intentan aplicar la Carta Interamericana a este país.

Además sigue vigente la declaración de Venezuela como una "amenaza a la seguridad Nacional de los Estados Unidos", que busca justificar una intervención extranjera, tal como ha dicho en reiteradas ocasiones el Gobierno venezolano.

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>> Gobierno venezolano responsabiliza a EE.UU. por terrorismo

Las maniobras militares se componen de dos fases. Tradewinds Fase I que está en Barbados desde el 6 al 12 de junio, y la Fase II que se realizará en Trinidad y Tobago (a unos 600 kilómetros de las costas venezolanas) desde el 13 al 17 de junio.

 

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Voici l’histoire véritable derrière la crise qui se déroule au Qatar

13 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La mondialisation

Voici l’histoire véritable derrière la crise qui se déroule au Qatar

http://www.independent.co.uk/voices/qatar-crisis-economy-diplomatic-links-torn-middle-east-russia-hacking-real-story-robert-fisk-a7778616.html

(This Is The Real Story Behind The Crisis Unfolding In Qatar)

Par Robert Fisk

Seules les pièces de Shakespeare peuvent s’approcher de décrire une telle traîtrise – les comédies, bien sûr.

Juin 11, 2017 "Information Clearing House" La crise du Qatar prouve deux choses : l’infantilisation continue des états arabes, et l’effondrement total de l’unité musulmane sunnite soi-disant créée par la présence grotesque de Donald Trump au sommet saoudien, il y a deux semaines.

Après avoir promis de combattre jusqu’à la mort « la terreur » chiite iranienne, l’Arabie saoudite et ses copains les plus proches se sont ligués contre un de leur voisins, le plus riche, le Qatar, pour être une origine de la « terreur .» Seules les pièces de Shakespeare peuvent s’approcher de décrire une telle traîtrise – les comédies, bien sûr.

Parce que, vraiment, il y a quelque chose de grandement fantastique au sujet de cette parodie. Les citoyens du Qatar ont certainement contribué à Isis. Mais il en va de même pour les citoyens d’Arabie saoudite.

Aucun Qatari n’a volé dans les avions du 9/11 à New York et Washington. Tous sauf quatre des 19 tueurs étaient saoudien. Bin Laden n’était pas un Qatari. Il était un Saoudien.

Mais Bin Laden a favorisé la chaîne al-Jazeera du Qatar avec ses émissions personnelles, et c’est al-Jazeera qui a essayé de donner une moralité fallacieuse aux desperados d’al-Qaeda/ Jabhat al-Nusrah de Syrie en offrant à leurs dirigeants des heures de temps d’antenne gratuites pour expliquer quelle sorte de groupe modéré, aimant la paix, ils sont.

L’Arabie saoudite coupe les liens ave le Qatar au sujet de liens avec la terreur.

Premièrement, débarrassons-nous simplement des séquences hystériquement drôles de cette histoire. Je vois que le Yémen brise les liens aériens avec le Qatar. Un grand choc pour le pauvre émir du Qatar, le Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, alors que le Yémen – sous bombardement constant par ses anciens copains, saoudiens et des Emirats – n’a plus le moindre avion de ligne utilisable pour créer, et encore moins briser un lien aérien.

Les Maldives ont aussi brisé les relations avec le Qatar. Pour sûr, ceci n’a rien à voir avec la promesse récente saoudienne d’une facilité de prêt de $300 millions aux Maldives, la proposition d’une compagnie immobilière d’investir $100 millions dans un hôtel familial aux Maldives et une promesse par des intellectuels islamiques saoudiens de dépenser $100.000 dans 10 mosquées de « classe mondiale » aux Maldives. Et ne mentionnons pas le nombre relativement grand d’adeptes d’Isis et autres Islamistes qui sont arrivés pour combattre pour Isis en Irak et en Syrie venant, eh bien, des Maldives.

Maintenant, l’Emir quatari n’a pas assez de troupes pour défendre son petit pays si les Saoudiens décidaient de requérir qu’il demande que leur armée entre au Qatar pour restaurer la stabilité – comme les Saoudiens avaient persuadé le Roi du Bahreïn de le faire, en 2011. Mais le Cheikh Tamim espère sans aucun doute que la base aérienne militaire massive US au Qatar dissuadera une telle générosité saoudienne.

Quand j’avais demandé à son père, le Cheikh Hamad (plus tard déposé de manière peu charitable par Tamim) pourquoi il ne foutait pas les Américains hors du Qatar, il avait répliqué : « Parce que si je le faisais, mes frères arabes m’envahiraient. »

Tel père, tel fils, je suppose. Dieu bénisse l’Amérique.

Tout ceci a commencé – c’est ce qu’on est supposé croire – avec un soi-disant hacking de l’Agence d’information Qatar, qui avait produit certaines remarques peu flatteuses mais fâcheusement vraies par l’émir du Qatar sur la nécessité de maintenir une relation avec l’Iran. Le Qatar a nié la véracité de l’histoire. Les Saoudiens ont décidé qu’elle était vraie et diffusent le contenu sur leur propre réseau de télévision d’état normalement banal (et immensément ennuyeux). L’émir arriviste, disait le message, était allé trop loin cette fois-ci. Les Saoudiens ont décidé de la politique dans le Golfe, pas le minuscule Qatar. N’est-ce pas ce qu’a prouvé la visite de Donald Trump ?

Mais les Saoudiens avaient d’autres problèmes qui les préoccupent. Le Koweït, loin de couper les relations avec le Qatar, agit maintenant comme un conciliateur entre le Qatar et les Saoudiens et les Emirats. L’émirat de Dubaï est très proche de l’Iran, a des dizaines de milliers d’expatriés iraniens et suit à peine l’exemple de courroux anti-Qatar d’Abu Dhabi.

Oman avait même mis en place des manœuvres navales conjointe avec l’Iran, il y a deux mois. Le Pakistan, il y a longtemps avait décliné d’envoyer une armée pour aider les Saoudiens au Yémen, parce que les Saoudiens demandaient des soldats exclusivement sunnites et pas de soldats chiites ; l’armée pakistanaise était compréhensiblement indignée de réaliser que l’Arabie saoudite essayait de sectariser son personnel militaire. L’ancien commandant de l’armée du Pakistan, le Général Raheel Sharif, est supposé être sur le point de démissionner comme chef de l’Alliance musulmane sponsorisée par les Saoudiens pour combattre « la terreur ».

Cinq choses à savoir au sujet du premier stade de la Coupe du monde en 2022 au Qatar.

Le Président –maréchal al-Sissi d’Egypte a hurlé contre le Qatar pour son soutien aux Frères musulmans égyptiens – et le Qatar soutient effectivement le groupe maintenant interdit que Sissi prétend faussement faire partie d’Isis – mais significativement l’Egypte, bien que bénéficiaire de millions saoudiens, n’a pas non plus l’intention de fournir ses propres troupes pour appuyer les Saoudiens dans leur guerre catastrophique au Yémen. De plus, Sissi a besoins de ses soldats égyptiens à domicile pour résister aux attaques d’Isis et maintenir, avec Israël, le siège de la Bande palestinienne de Gaza.

Mais si on regarde un peu plus loin, il n’est pas difficile de voir ce qui préoccupe vraiment les Saoudiens. Le Qatar maintient aussi des liens tranquilles avec le régime d’Assad. Il a aidé à assurer la libération de nonnes chrétiennes syriennes aux mains de Jabhat al-Nusrah et a aidé à libérer des soldats libanais aux mains d’Isis en Syrie occidentale. Quand les nonnes ont émergé de captivité, elles ont remercié à la fois Bashar al-Assad et le Qatar.

Et il y a des soupçons croissants dans le Golfe que le Qatar a des ambitions beaucoup plus grandes : de financer la reconstruction de la Syrie post-guerre. Même si Assad restait président, la dette de la Syrie au Qatar placerait la nation sous le contrôle économique du Qatar.

Et cela donnerait au minuscule Qatar deux récompenses en or. Cela donnerait au pays un empire pour égaler son empire médiatique al-Jazeera. Et cela étendrait sa largesse aux territoires syriens, que beaucoup de compagnies pétrolières aimeraient utiliser comme une route de pipeline depuis le Golfe vers l’Europe via la Turquie, ou via des pétroliers du port syrien de Lattakia.

Pour les Européens, une telle route réduirait les chances de chantage du pétrole russe, et rendrait les routes par mer du pétrole moins vulnérables si les vaisseaux ne devaient pas passer par le Golfe d’Hormuz.

Des grappillages si riches pour le Qatar - ou pour l’Arabie saoudite, bien sûr, si les suppositions des deux émirs Hamad et Tamim sur le pouvoir US, s’avèrent sans valeur. Une force militaire saoudienne au Qatar permettrait à Riad d’enfourner tout le gaz liquide dans l’émirat.

Mais sûrement, « l’anti-terreur » des Saoudiens aimant la paix - oublions pour un moment le coupage de tête – n’envisagerait jamais un tel destin pour un autre frère arabe.

Alors, espérons que pour le moment, les routes du Qatar Airways soient les seules parties du corps politique qatari à être coupées.

Cet article a d’abord été publié par The Independent

 

D’où les supporters d’ISIS tweetent-ils.

Lieux principaux déclarés par des utilisateurs de Twitter soutenant Isis en 2015

 

 

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Troupes turques Au Qatar.

13 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #Les transnationales, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Troupes turques

Par Halil Celik

Mondialisation.ca, 11 juin 2017

 

 

 

 

 

 

http://www.mondialisation.ca/wp-content/uploads/2017/06/Qatar-Turquie-400x320.jpg

Après qu’une coalition des émirats du Golfe persique dirigée par l’Arabie saoudite a présenté un ultimatum au Qatar, lundi, et a bloqué son économie, le parlement turc a approuvé deux accords militaires avec le Qatar, permettant des déploiements de l’armée turque au Qatar. Les forces turques formeront également la gendarmerie qatarienne.

Dans le cadre d’un accord signé entre Ankara et Doha en 2015, Ankara construit déjà une base militaire au Qatar, où 500 à 600 soldats turcs y seront stationnés. L’installation pourrait accueillir jusqu’à 3000 soldats.

Le projet de loi a été porté au parlement par le parti de la justice et du développement (AKP) en Turquie, juste après que le président turc Recep Tayyip Erdogan ait critiqué les sanctions saoudiennes contre le Qatar. S’exprimant lors d’un dîner du mardi 6 juin, Erdogan a déclaré : « Je veux dire clairement que nous désapprouvons les sanctions contre le Qatar. »

Le projet de loi a été adopté avec 240 voix pour et 98 contre, avec l’appui des députés de l’AKP et du fascisant Nationalist Movement Party (MHP).

Cependant, le parti populaire républicain (CHP) pro-Union européenne (UE) a critiqué le projet de loi pour son « timing ». Le vice-président du groupe parlementaire CHP, Levent Gok, a déclaré que son parti était prêt à soutenir le gouvernement chaque fois que ses politiques profitent aux gens. Il a demandé : « Est-ce que c’était vraiment nécessaire d’élever l’affaire Qatari, du centième au premier rang des priorités ? »

Le gouvernement turc a clairement indiqué qu’il se met du côté du Qatar contre les sanctions diplomatiques et commerciales et la menace d’une intervention militaire de cinq pays arabes : l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et le Yémen. Ils ont accusé Doha de soutenir le terrorisme et d’avoir une attitude « douce » à l’égard de l’Iran. Les émirats du Golfe avaient déjà rappelé leurs ambassadeurs qui étaient au Qatar en 2014, en raison du soutien de ce pays aux Frères musulmans.

Comme en 2011, quand les forces armées saoudiennes ont envahi le Bahreïn pour intervenir contre des manifestations de masse peu de temps après que les luttes révolutionnaires de la classe ouvrière en Égypte ont renversé Hosni Moubarak, l’Arabie saoudite pourrait intervenir militairement au Qatar si elle avait un soutien tacite de Washington. La décision turque indique cependant clairement qu’une telle intervention pourrait impliquer l’Arabie saoudite dans une confrontation militaire directe avec la Turquie.

Les relations apparemment bonnes de la Turquie avec l’Arabie saoudite et les autres émirats du Golfe se sont considérablement détériorées depuis que Washington et les puissances européennes ont soutenu un coup militaire en Égypte qui a renversé le président Mohamed Morsi. Morsi est membre des Frères musulmans, soutenue par la Turquie et le Qatar.

Le mouvement saoudien contre le Qatar est une extension de l’agression américaine contre l’Iran, visant à fouetter le petit émirat, qui a des liens économiques avec l’Iran, conformément à la politique de Trump sur le Moyen-Orient. Mardi, Trump a écrit sur Twitter : « C’est tellement bon de voir la visite en Arabie saoudite avec le Roi et 50 pays porter déjà ses fruits. Ils ont dit qu’ils prendraient une ligne dure contre le financement de l’extrémisme, et toutes les références indiquaient le Qatar. Peut-être que ce sera le début de la fin de l’horreur de terrorisme ! »

Au cours de son premier voyage à l’étranger en mai, Trump est allé à Riyad et a donné à l’Arabie saoudite son plein soutien, et a accusé l’Iran de soutenir le terrorisme et ajoutant que les États arabes ne devraient pas laisser les « terroristes trouver un sanctuaire sur leurs sols ».

Suite à l’attaque agressive de l’Arabie saoudite contre le Qatar, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a appelé son homologue qatari Khalid bin Mohammad Al Attiyah. Mattis a réaffirmé qu’il n’y avait pas eu de changement dans la coopération militaire entre les États-Unis et le Qatar, dont la base aérienne d’Al-Udeid abrite le siège central du commandement central des États-Unis et quelque 10 000 soldats américains. Néanmoins, un conflit a clairement éclaté sur la politique du golfe Persique entre la Turquie et le gouvernement Trump.

Le danger d’une guerre régionale majeure au Moyen-Orient croît rapidement, au milieu des tensions profondes entre Washington et les puissances européennes sur les politiques de Trump, y compris en Iran, l’intervention de l’OTAN en Syrie et le conflit saoudo-qatari. En passant au soutien du Qatar pour contrer l’Arabie saoudite, Ankara s’appuie, au mimimum, sur l’assentiment tacite des puissances européennes.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a déjà accusé le président des États-Unis de susciter des conflits au Moyen-Orient et de risquer une « nouvelle spirale de vente d’armes », disant que l’isolement du Qatar « est une politique complètement erronée et certainement pas la politique de l’Allemagne ».

Il semble que la Turquie coordonne sa politique avec le président français nouvellement élu, Emmanuel Macron, qui est un allié proche de Berlin. Macron a appelé le dirigeant du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani, le lendemain du jour où l’Arabie Saoudite a émis ses menaces et, selon les informations de la presse, a déclaré que la France avait l’intention de maintenir la stabilité dans le golfe Persique et de parler à toutes les parties impliquées. Macron a également téléphoné à Erdogan le même jour pour discuter de la crise dans le golfe Persique.

Les puissances européennes sont à maintes reprises entrées en conflit avec Washington alors qu’elles cherchent à rétablir les relations commerciales avec l’Iran. La société énergétique française Total veut exploiter l’important champ gazier de South Pars, le plus grand du monde, qui est partagé entre l’Iran et le Qatar.

La Turquie et le Qatar ont également hésité à participer au dernier embargo international imposé par Washington à l’Iran en 2008, que la Turquie a enfreint à plusieurs reprises. Pour le moment au moins, la Turquie et le Qatar s’opposent à des sanctions sévères ou à d’éventuelles mesures militaires contre l’Iran, ce qui aurait au minimum un effet dévastateur sur leurs propres économies.

Mercredi, le même jour que les attaques jumelles ont visé le parlement iranien et le sanctuaire de l’Ayatollah Khomeini à Téhéran, le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a visité Ankara pour échanger ses vues sur les derniers développements dans la région. « Il y a des développements inquiétants dans la région pour nous. Nous devons avoir un échange étroit d’idées avec la Turquie concernant ces incidents », a déclaré Zarif aux journalistes, avant de rencontrer son homologue turc et Erdo&;an.

La garde révolutionnaire iranienne a accusé l’Arabie saoudite et l’administration Trump pour les attentats terroristes, déclarant : « Cette attaque terroriste s’est produite une semaine seulement après la rencontre entre le président américain et les dirigeants arriérés [saoudiens] qui soutiennent les terroristes. Le fait que l’État islamique ait revendiqué sa responsabilité prouve qu’ils ont été impliqués dans cette attaque brutale. »

Le même jour, Reza Nourani, responsable de l’Union nationale des produits agricoles de l’Iran, a déclaré que l’Iran était prêt à fournir au Qatar tous les produits alimentaires dont le pays arabe a besoin. « Compte tenu de l’apparition de tensions dans les relations du Qatar avec les États arabes, il est possible [pour l’Iran] de satisfaire toutes les demandes de produits agricoles du Qatar », a-t-il déclaré.

Selon le journal iranien Tasnim, les négociations entre l’Iran et le Qatar sont en cours et « une décision sur les exportations alimentaires sera finalisée d’ici la semaine prochaine ».

Halil Celik et Alex Lantier

Article paru d’abord en anglais, WSWS, le 9 juin 2017

La source originale de cet article est wsws.org

Copyright © Halil Celik, wsws.org, 2017

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[Vidéo] Ordre mondial, conflits et géopolitique avec Gérard Chaliand

13 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Le Nouvel Ordre Mondial, #Etat, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique

Une passionnante vidéo d’un de nos grands géopolitologues.

N’hésitez pas à mettre en commentaires ses citations que vous jugerez les plus intéressantes…

Source : Youtube, Gérard Chaliand, 25-04-2017

Interview réalisée sur Buenos Aires, Argentine en avril 2017 par François Soulard – Forum Démocratique Mondial.

Source : Youtube, Gérard Chaliand, 25-04-2017

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Syrie : vent de panique dans le camp israélo-américain par PressTV.

13 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Syrie : vent de panique
dans le camp israélo-américain
par PressTV.

lundi 12 juin 2017, par Comité Valmy

Voir en ligne : Les forces armées accomplissent la 1ère phase de leurs opérations militaires dans le désert syrien - Agence SANA

Syrie : vent de panique dans le camp israélo-américain

Le fait que les forces syriennes aient fini par atteindre les frontières syro-irakiennes constitue une évolution géopolitique de taille qui va changer très rapidement la donne stratégique dans la région.

 

L’expert iranien en géopolitique, Hadi Mohamadi, revient sur la fulgurante avancée des forces armées syriennes et l’acquis très important qu’elles ont réalisé vendredi dans l’ouest du désert de Syrie à savoir la reprise du contrôle des frontières communes avec l’Irak. Selon l’expert, cette "prise" est importante sur un double plan : d’abord, elle permet l’ouverture d’un corridor terrestre reliant l’Iran au Liban, aux portes d’Israël. Ensuite, le corridor en question permet une présence militaire permanente dans le Levant, région qui inclut la Syrie, le Liban, mais aussi la Palestine et la Jordanie. Cette présence est consolidée dans le contexte où Daech est sur la pente du déclin en Irak et en Syrie et que ses sponsors cherchent par tous les moyens possibles et imaginables à lui trouver un remplaçant.

 

Les soldats syriens et leurs alliés atteignent la localité d’Al-Tanf, le 9 juin 2017. ©Al-Alam

Que deviendra Daech ? C’est la question...La réponse définira l’avenir même du Moyen-Orient. La prise du contrôle des frontières syro-irakiennes est donc un enjeu majeur qui jette réellement de l’ombre sur la victoire en demi-teinte qu’a été pour Daech et ses sponsors, le double attentat terroriste de Téhéran. Les milieux militaires en Israël évoquent depuis quelques jours avec crainte, " des photos du commandant en chef de la force Qods, le général Soleimani" qui sont accrochées dans les localités frontalières syro-irakiennes.

 

La victoire stratégique de vendredi s’est produite alors que les Américains s’étaient emparés de la localité d’Al-Tanf, y installant leurs forces spéciales. Buvant le calice jusqu’à la lie, ils s’étaient mis à larguer des tracts à l’adresse de l’armée syrienne et du Hezbollah, les mettant en garde contre toute "tentative destinée à s’approcher d’un périmètre de sécurité" qu’ils avaient eux-mêmes mis en place et qui incluait effectivement Al-Tanf et son point de passage frontalier avec l’Irak. Indifférents à ces mises en garde qui relèvent ni plus ni moins de la violation de l’intégrité territoriale de la Syrie, l’axe de la Résistance a suivi toutefois ses plans. Et rien n’a pu les faire reculer : ni les trois frappes aériennes US qui ont visé leurs positions depuis le 19 mai, ni les menaces et les pressions politiques et sécuritaires.

 

Jeudi les unités de la DCA de la Résistance ont intercepté un drone de reconnaissance US sans que le pilote s’en aperçoive. Une fois les images publiées, les experts militaires ont réagi : Al-Manar qui a interrogé le général de brigade à la retraite Hicham Jaber, l’a cité en ces termes : « À travers cette interception, l’Iran a indiqué très clairement aux Américains qu’il est là et qu’il surveille attentivement tous les agissements des forces spéciales US à Al-Tanf (point de passage frontalier syro-irakien, NDLR) ainsi que les opérations aériennes américaines dans le Nord syrien. L’Iran veut faire comprendre aux Américains qu’il est en Syrie et qu’il compte agir. Sur cette base, l’équation syrienne comme la concevaient les Américains n’est plus d’actualité. » Les analystes militaires israéliens sont eux aussi allés de leur commentaire : Ehud Yaari, expert des questions militaires de la chaîne 2 de la télévision israélienne, a estimé : « Le message qu’ils (les Iraniens) nous envoient est le suivant : nous sommes capables de viser les Américains dans leur base même à Al-tanf. Nous ne resterons donc pas les bras croisés face aux frappes américaines. » Selon cet expert, Israël a bien compris le sens du message de l’Iran et il en va de même pour Washington. Une confrontation USA-Israël/Iran n’est pas du tout à écarter".

 

Al-Tanf atteint

Ce fut dans ce contexte que les unités de l’armée syrienne et le Hezbollah sont arrivées ce vendredi 9 juin sur les frontières communes de la Syrie avec l’Irak, au nord-est du passage d’Al-Tanf, une région qui fait partie du désert de Palmyre. Brandissant le drapeau national syrien alors qu’ils se tenaient sur la ligne de démarcation des frontières syro-irakienne, les forces de "la Résistance" ont remporté une victoire clé. Dans la foulée, le ministère russe de la Défense a déclaré que les forces alliées à l’armée syrienne ont réussi à libérer 105 km² des régions frontalières avec la Jordanie. Le commandant en chef des forces armées russes en Syrie a aussi annoncé que l’armée syrienne y avait construit 9 points de contrôle.

 

La tuerie du 7 juin de Daech à Téhéran, défendue implicitement par le président américain et certains des membres du Congrès, vient d’être en partie vengée, et beaucoup plus rapidement que prévu ...

 

10 juin 2017

PressTV 

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