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Le blog de Lucien PONS

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ALEP : DÉLUGE de PROPAGANDE… Par Richard Labévière.

9 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Les média, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie, #La Russie

Publié par El Diablo

ALEP : DÉLUGE de PROPAGANDE…

Depuis plusieurs semaines, radios, télévisions et journaux parisiens se déchaînent pour tenter de sauver Alep de l’horreur : une reconquête par l’armée gouvernementale syrienne. Quotidiennement, un déluge de propagande pilonne nos oreilles, nos yeux et notre intelligence collective. La première figure de cette orwellisation collective consiste à inverser la situation militaire opérationnelle : Alep n’est pas occupée par des groupes salafo-jihadistes (les mêmes qui commanditent les attentats à Paris et ailleurs), mais est assiégée par les forces nationales du « régime de Bachar la-Assad » ! Deuxième torsion du réel : la rébellion « modérée », voire « laïque » et « démocratique » – à savoir les égorgeurs de la Qaïda en Syrie – résiste vaillamment à Gengis Khan, ses Tartares syriens, russes, iraniens et hezbollahiz. Enfin, des dizaines de milliers de femmes et d’enfants meurent, tous les jours, sous les tapis de bombes… Bigre, voilà qui est effectivement préoccupant !

Dans ce concert de propagande et de désinformation, une fois de plus Le Monde tient la corde(1). Depuis les beaux quartiers de Beyrouth, son correspondant Benjamin Barthe témoigne : « Déluge de feu russo-syrien pour briser Alep – Très meurtriers, les bombardements visent à anéantir la rébellion et à décourager la population ». Chapeau : « Bombarder, encercler, affamer. Pendant des mois, des années, sans discontinuer. Jusqu’à ce que l’ennemi, à bout de forces, décide de baisser les armes et d’évacuer la zone qu’il défendait ».

Première « information » du Monde : les mêmes groupes terroristes, qui égorgent Chrétiens, Alaouites, Kurdes, Druzes, Sunnites loyalistes et autres en Syrie depuis plus de quatre ans, « défendent » Alep. C’est une nouvelle ! Remarquons au passage, que si chasseurs et drones de la Coalition américaine mènent des « frappes », le plus souvent « chirurgicales » et « ciblées », comme ce fût le cas dernièrement sur l’aéroport de Deir ez-Zor, tuant plus de 90 soldats syriens quelques heures seulement après la signature du cessez-le-feu, les avions russes et syriens – quant à eux – bombardent avec une cruauté sadique indifférenciée et sans limite, comme l’aviation alliée le fît sur les villes et villages de Normandie en 1944, puis sur Dresde et d’autres villes allemandes dénuées de tout intérêt stratégique…

Deuxième affirmation du Monde : « le régime syrien mène (…) une guerre d’étouffement, lente et cruelle, qui convient bien à l’armée loyaliste, patchwork de milices et d’unités régulières, aux capacités offensives limitées ». Benjamin Barthe connaît-il des guerres qui soient rapides, non cruelles, sinon douces et généreuses ? Sait-il seulement ce qu’est vraiment une guerre civile, civilo-régionale, civilo-internationale ? Quant aux « capacités offensives limitées », il devrait aller plus souvent sur le terrain pour constater la reconfiguration technique des trois corps de l’armée nationale syrienne, équipée des matériels russes et chinois les plus modernes. Du reste, quelques paragraphes plus bas, Benjamin Barthe cite des « armes sophistiquées »… Faudrait savoir !

Effectivement, l’armée syrienne a des alliés qui ont décidé de l’aider – quelle horreur ! – à reconquérir la totalité de son territoire nationale. Quant aux mercenaires tchétchènes, chinois, maghrébins, européens et particulièrement français : pas un mot. Silence absolu aussi sur l’acheminement d’armes et de mercenaires financés par l’Arabie saoudite et d’autres ploutocraties du Golfe avec l’aide de plusieurs services-actions occidentaux !

Troisième appréciation du Monde, très symptomatique du niveau culturel de la corporation des « journalistes » modernes : « la technique aux relents moyenâgeux… » Ignorance ou précipitation, notre envoyé spécial permanent à Beyrouth emploi – ici – le qualificatif scabreux de… « moyenâgeux » pour mieux nous persuader que la guerre de libération menée par l’armée syrienne et ses alliés nous fait régresser vers l’une des périodes les plus obscures de l’humanité ! Période de mille ans qui s’étend du Vème au XVème siècle, le Moyen-âge porte certainement mal son nom, mais un honnête homme un tant soit peu cultivé devrait savoir que cette époque charnière connût plusieurs révolutions techniques et intellectuelles essentielles à l’histoire du monde. Les médiévistes Jacques Le Goff et Johan Huizinga ont écrit là-dessus quelques livres définitifs que Benjamin Barthe ferait bien de se procurer…

Enfin, la fiction la plus malhonnête du Monde : « Alep-Est, le fief des insurgés (…) peuplé de 250 000 habitants ». Les experts militaires occidentaux les plus sérieux estiment le nombre des « insurgés » des quartiers Est de la ville à environ… 15 000. Les mêmes sources confirment que les civils sur place n’excèdent pas le nombre de 20 000 et se composent de deux catégories : ceux qui se sont ralliés aux jihadistes et ceux qui sont retenus contre leur volonté afin de servir de boucliers humains aux vaillants « insurgés ». Lorsque 49 d’entre eux ont voulu dernièrement emprunter les couloirs humanitaires ouverts par l’armée syrienne, ces derniers ont été froidement exécutés par les mêmes « insurgés ». Pour nombre de ces « civils », affirme un officier supérieur d’un service européen de renseignement, « il serait plus juste de parler d’otages… » C’est tout dire.

Alors pourquoi tant d’énergie à vouloir nous vendre cette imposture d’une bataille de « Stalingrad à l’envers », pour reprendre les termes d’un ambassadeur de France ? Ce dernier commence à douter – mieux vaut tard que jamais – des bienfaits des orientations de la politique étrangère de François Hollande, dont « tout le monde dans la région, se soucie comme d’une guigne… », ajoute-t-il dubitatif. Vu dernièrement dans les étranges lucarnes, notre ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault répondant à l’équipe d’une chaine audiovisuelle de service public : « il faut que cesse cette tuerie dont les images vues à la télévision sont insupportables ! » Depuis quand un ministre de la République fonde-t-il ses propos sur « des images vues à la télévision ». S’il restait à s’en convaincre, on atteint le fond…

Trois raisons fondamentales peuvent expliquer cette propagande panique, bête et méchante. Alep, cette bataille de Stalingrad remise sur ses pieds, où l’armée syrienne poursuit courageusement la reconquête de son territoire national, anticipe une double défaite : celle des mal nommées « révolutions arabes » à travers lesquelles Washington espérait mettre au pouvoir les Frères musulmans dans plusieurs capitales arabes ; celle de l’axe OTAN, Israël et pays du Golfe cherchant à faire de la Syrie ce qu’il a fait de l’Irak et de la Libye notamment, en fragmentant les Etats-nations de la régions en autant de micro-Etats purifiés ethniquement et religieusement. C’est tout le « Grand-Moyen-Orient » de Condoleezza Rice, l’ancienne secrétaire d’Etat de George W. Bush – repris par les administrations Obama successives – qui se retrouve par terre.

Au bout du compte, le bilan s’avère particulièrement désastreux pour les pays occidentaux, à commencer pour les Etats-Unis. Le néo-sultan Recep Erdogan se détache progressivement de l’OTAN et lorgne en direction du Groupe de Shanghai ; la Méditerranée n’est plus une mer occidentale (prochetmoyen-orient.ch du 12 septembre). Comme elle vient de la faire à Djibouti, la marine de guerre chinoise s’installe durablement à Tartous ; enfin, Vladimir Poutine impose son agenda et un « Yalta régional » au monde entier sans que personne ne soit en mesure de faire quoi que ce soit. Last but not least, l’Iran peut se targuer d’être redevenue la grande puissance régionale aux Proche et Moyen-Orient.

Encore bravo Messieurs Obama, Cameron, Juppé, Fabius et Hollande ! Quant au Monde, on comprend qu’il perde quotidiennement annonceurs, abonnés et lecteurs. Hubert Beuve-Méry, André Fontaine, Jacques Fauvet, réveillez-vous, ils sont devenus fous ! Tout cela est proprement pathétique, ouvrant des boulevards à d’autres Brexit, Trump et compagnie… Pour ne pas sombrer dans un complet désenchantement, on ne saurait que trop conseiller de lire et relire Jacques Le Goff, les autres grands médiévistes et les Pères de l’Eglise, de même que l’une des dernières livraisons de l’éditeur Pierre-Guillaume de Roux : De l’influence des intellectuels sur les talons aiguilles, du merveilleux Roland Jaccard. Bonne lecture et à la semaine prochaine…

Richard Labévière
3 octobre 2016

 

(1) Le Monde du 29 septembre 2016

 

SOURCE:

 

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Le discours de POUTINE à l’ONU: jugez sur pièces

9 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'ONU, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Publié par El Diablo

 

Le discours de Vladimir POUTINE à la tribune de l'ONU 

 

Vladimir ‪‎Poutine à la tribune de l'ONU

Vladimir ‪‎Poutine à la tribune de l'ONU

TRADUCTION SIMULTANÉE EN FRANÇAIS

Le président russe Vladimir Poutine a prononcé lundi 28 septembre 2015 un discours historique lors de la 70e session de l'Assemblée générale de l'Onu. Après dix ans d’absence, le dirigeant russe est de retour à la tribune de marbre vert.

Le 5 Octobre 2016

 

Ce que dit Poutine mérite d’être entendu, discuté, c’est une proposition basée sur ce qui fonde le droit international, c’est-à-dire la souveraineté des nations. C’est la vision fondatrice de Kant, de la modernité, et effectivement notre système qui est celui des croisades (avec des prétextes faussement humanitaires) est en contradiction avec ce droit international, donc un danger pour la paix. L’appel répété à une morale dont nous serions nous occidentaux les juges, les gendarmes et in fine les gangsters, s’appuie sur un système de propagande qui mène au désastre. On peut penser ce que l’on veut de Poutine, il est clair que son discours direct, prononcé après un entretien avec le président des Etats-Unis, est réaliste et l’accuser de volonté de domination c’est faire bon marché de l’histoire des agressions mondiales réelles. Le fait par exemple que ceux qui bombardent en Syrie sans accord avec le pays bombardé ce ne sont pas les Russes mais bien les Etats-Unis et la coalition qui viennent de faire échouer un cessez le feu en bombardant l’armée syrienne et en tuant une soixantaine de ses soldats dans leur pays.

Ce discours a été prononcé le lundi 28 septembre (2015) lors de la 70e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, en fin d’après-midi, alors que Barak Obama avait prononcé le sien en début d’après-midi. Cela faisait 10 ans que le président de la Russie ne s’était pas exprimé à l’ONU. Le sujet principal de son intervention concerne la crise du Proche-Orient et la lutte contre le terrorisme islamique.

« Le 70e anniversaire de l’ONU est l’occasion d’évoquer le passé mais aussi de réfléchir à notre avenir commun. En 1945, les pays vainqueurs du nazisme ont uni leurs efforts pour poser des fondements solides à l’ordre mondial de l’après-guerre. Je rappellerai que c’est dans mon pays en Crimée, à Yalta que se sont réunis les dirigeants de la coalition anti-hitlérienne pour décider de la création de l’ONU et des principes régissant les relations entre les États. 

Le traité de Yalta est donc né d’énormes souffrances, il incarne le pris payé par des millions de gens qui ont perdu la vie pendant la guerre; deux guerres mondiales qui ont ravagé la planète au XXème siècle. Et soyons ici objectif, c’est ce système qui a aidé l’humanité à traverser des événements turbulents aux suites parfois dramatiques et qui a préservé le monde de bouleversements plus grands encore.

L’Organisation des Nations-Unies est sans pareil pour ce qui est de son universalité et de sa représentativité. Or ces derniers temps l’ONU est le plus souvent critiquée parce qu’elle manquerait d’efficacité (…)

V.Poutine

« Ceux qui sont au sommet de la pyramide »

Nous savons tous qu’après la fin de la guerre froide, il n’y a eu plus qu’un centre de domination dans le monde entier et ceux qui étaient au sommet de la pyramide se sont dit: puisque nous sommes aussi forts et exceptionnels, personne ne sait mieux que nous ce qui est possible, ce qu’il faut faire et par conséquent il n’y a plus à rendre compte aux Nations-Unies, puisqu’il arrive très souvent que cette organisation gêne et ne fasse que mettre des bâtons dans les roues au lieu de faire adopter des décisions afin de légitimer les actes nécessaires. Des rumeurs ont surgi alors, disant que l’Organisation des Nations Unies dans la forme sous laquelle elle avait été créée a déjà rempli sa mission historique et était devenue obsolète. Naturellement le monde change et l’ONU doit aussi s’adapter à cette transformation. La Russie est prête à contribuer à cet effort avec ses partenaires sur la base d’un large consensus, mais nous considérons comme étant extrêmement dangereuses les tentatives qui visent à ébranler l’autorité et la légitimité des Nations unies. Cela risque à conduire à l’effondrement de toute l’architecture des relations internationales. Dans ce cas il ne resterait plus aucune règle sinon le droit du plus fort. Ce serait un monde dans lequel l’égoïsme se substituerait au travail d’équipe. Un monde dans lequel il y aurait de plus en plus d’oppression,  et de moins en moins d’égalité des droits, de démocratie réelle et de liberté, un monde dans lequel au lieu d’États véritablement indépendants existeraient des régimes qui, de facto seraient des protectorats et des territoires contrôlés de l’extérieur.

Pour un nouvel ordre mondial multipolaire

Comment définir la souveraineté nationale dont mes collègues ont déjà parlé ? Avant tout la question de la liberté, liberté de choix pour chaque individu et chaque État. Il se pose aussi la question de la légitimité étatique. Il ne faut pas jouer ici avec les mots. Chaque terme de droit international, chaque dossier de droit international doit être clair, transparent et se fonder sur des critères qui sont compris de manière uniforme.  Nous sommes tous différents et c’est là quelque chose qu’il faut respecter. Personne n’est obligé de s’adapter à un mode de développement unique qui serait reconnu une fois pour toutes par quelqu’un comme étant le seul valable. Nous devons tous garder présent à l’esprit le passé.

« L’histoire de l’Union soviétique n’a pas servi de leçon »

Ainsi il faut se souvenir de l’histoire de l’Union soviétique. Lorsque l’on exporte des expériences sociales, lorsque l’on exporte ses propres clichés idéologiques pour obtenir des changements dans tel ou tel pays on débouche très souvent sur des conséquences dramatiques, et sur un recul plutôt que sur un progrès. Pourtant on a l’impression que certains préfèrent répéter les fautes des autres plutôt que d’en tirer les leçons.

Aujourd’hui il s’agit de l’exportation des soi-disant révolutions démocratiques. Une exportation qui se poursuit. Il suffit de voir de plus près ce qui se passe au Proche-Orient et en Afrique du Nord dont ont aussi parlé les interlocuteurs précédents. Naturellement dans ces régions se posent des problèmes d’ordre politique et social et les populations souhaitaient un changement. Mais que s’est-il passé ?

« Les soi-disant révolutions démocratiques »

L’intervention agressive extérieure n’a guère débouché sur des réformes des institutions de l’État, le mode de vie tout entier a été anéanti et plutôt que le triomphe de la démocratie et du progrès, on a pu voir la pauvreté, la violence et la catastrophe sociale. Et les droits de l’homme, y compris le droit à la vie ont été gravement oubliés. On a envie de demander à ceux qui sont à l’origine de tout cela : est-ce que vous prenez au moins conscience de ce que vous avez fait ? Mais je crains que cette interrogation ne reste lettre morte, car les politiques qui se basent sur la confiance en soi excessive, le principe d’exclusivité et la certitude d’impunité, perdurent.

Il est alors évident que la vie politique qui s’est instaurée dans certains pays du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord ont eu comme répercussion la création de zones d’anarchie qui ont immédiatement commencé d’attirer extrémistes et terroristes. Des dizaines de milliers de terroristes sont déjà venus combattre sous les drapeaux de ce qu’on appelle l’Etat islamique. Avec parmi eux d’anciens soldats irakiens qui en 2003 se sont trouvés à la rue à la suite de l’invasion militaire en Irak.

Le recrutement était même organisé par le biais de la Libye dont les structures étatiques ont été démantelées suite à la violation flagrante de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. En ce moment des membres de l’opposition syrienne dite modérée et soutenue par l’Occident adhèrent à  ces mouvements radicalisés. On leur donne des armes, on leur fournit une formation militaire et ensuite ils se retrouvent du côté de l’Etat islamique.

« L’Etat islamique lui-même n’a pas surgi de nulle part »

L’Etat islamique lui-même n’a pas surgi de nulle part. Il a été au départ nourri et choyé car apparaissant comme outil de lutte contre des régimes laïcs indésirables. Une fois sa ligne de déploiement acquise en Syrie et en Irak, l’Etat islamique continue inexorablement sa progression vers d’autres territoires pour assurer sa domination sur le monde islamique et au-delà. Son intention est manifestement loin de se borner à ces projets. L’état de chose actuel est donc plus que dangereux. Il est hypocrite et irresponsable de dénoncer solennellement la menace du terrorisme international tout en fermant les yeux par ailleurs sur ses canaux de financement et les soutiens au terrorisme. Notamment le trafic de drogue, la contrebande de pétrole et d’armes. Il est aussi irresponsable de manipuler ces réseaux extrémistes afin de les engager à ses propres services pour défendre ses propres fins politiques, tout en espérant ensuite leur régler leur compte et les anéantir.

Ceux qui se comportent ainsi doivent l’entendre mesdames et messieurs, vous avez affaire là à des gens cruels, mais absolument pas stupides pour autant et pas primaires. Ils ne sont pas plus bêtes que vous et on ne sait pas en définitive qui manipule qui ?

Les données récentes sur les transferts d’armes à l’opposition « modérée », entre guillemets, en sont la meilleure preuve.

« Flirter avec les terroristes »

Nous considérons que toute tentative de flirter avec les terroristes ou de les armer est une approche myope qui risque de provoquer l’incendie et de faire déborder la menace terroriste qui pourrait se propager à de nouvelles régions de la planète. D’autant plus que dans les camps d’entrainement de l’Etat islamique se retrouvent des combattants en provenance d’un peu partout, y compris de pays européens.

Malheureusement et je le dis très clairement, la Russie ne fait pas exception, on ne doit pas tolérer que les criminels qui ont déjà flairé le sang puissent aussitôt revenir chez eux et continuer leur œuvre sinistre. Nous ne souhaitons pas que cela se passe ainsi et je pense que personne ne le souhaite.

La Russie soutient « l’Irak, la Syrie et d’autres pays »

La Russie s’est toujours prononcée de manière ferme et conséquente contre le terrorisme sous toutes ses formes. Aujourd’hui nous apportons notre soutien militaire et technique à l’Irak, à la Syrie et à d’autres pays de la région qui mènent le combat contre les groupements terroristes. Nous pensons que c’est une grave erreur de refuser de coopérer avec les autorités et l’armée gouvernementale syrienne, alors qu’ils font preuve de beaucoup de courage en affrontant la terreur. Il faut dire aussi qu’il n’y a plus personne d’autre en Syrie qui mène le combat contre l’État islamique et autres organisations terroristes, sinon l’armée gouvernementale du président Assad.

Nous savons les problèmes de la région, nous savons ses contradictions, il faut partir de ces réalités. Chers collègues, je dois aussi souligner que cette approche honnête et directe a été récemment utilisée comme un prétexte pour accuser la Russie de faire montre d’ambitions croissantes, comme si ceux qui le disaient n’avaient pas eux-mêmes des ambitions [dit-il d’un air ironique]. De fait il ne s’agit pas ici des ambitions de la Russie, chers collègues, mais du fait qu’on ne peut tolérer la situation qui est en train de se développer dans le monde.

« Création d’une véritable  coalition contre le terrorisme »

Dans la réalité nous proposons de suivre les valeurs et les intérêts communs et non pas de nous inspirer d’ambitions quelconques et d’unir nos efforts sur la base du droit international pour résoudre les problèmes qui se posent et pour créer une véritable coalition à portée mondiale contre le terrorisme qui pourra rallier des forces prêtes à agir comme on l’a fait contre le nazisme.

Naturellement les pays musulmans sont les pays clef de cette coalition car non seulement l’État islamique représente une menace directe, mais bien au-delà par leurs crimes sanglants, ils sont les terroristes profanes d’une des plus grandes religion qui soit, l’Islam. Les idéologues et combattants islamiques se moquent de l’Islam et le dénaturent. J’en profite pour lancer un appel aux maîtres spirituels du monde musulman. Plus que jamais aujourd’hui nous avons besoin de votre autorité et de vos prêches pour prévenir la démarche inconsciente de ceux qu’on essaye de recruter, mais aussi pour essayer de venir en aide à ceux qui se font duper et qui, dans certaines circonstances, se sont retrouvés dans les rangs terroristes. Il faut les aider à revenir à la vie normale, à déposer les armes et à mettre fin à leur (?). Dans quelques jours la Russie va présider une réunion du  Conseil de sécurité qui sera consacrée à l’analyse en profondeur des menaces qui existent dans l’espace du Proche-Orient. L’idée est avant tout de discuter d’une nouvelle résolution visant à coordonner les démarches de toutes les forces qui font face à l’Etat islamique et à d’autres structures terroristes.

Je le répète une telle coordination doit se fonder sur le respect des principes inscrits dans la Charte des Nations-unies. Nous comptons que la communauté internationale saura élaborer une stratégie globale de stabilisation politique et de redressement social et économique du Moyen-Orient.

« Il ne sera plus nécessaire de construire des camps pour les réfugiés »

Alors, mesdames et messieurs, il ne sera plus nécessaire de construire des camps pour accueillir les réfugiés. Aujourd’hui une personne sur cinq a quitté son pays d’origine déferle sur les pays voisins et d’abord dans l’Europe et on les compte déjà par centaine de milliers et bientôt par millions. Il s’agit d’une nouvelle et tragique grande vague de migration et des leçons à tirer notamment pour les européens.

Je voudrais souligner que les réfugiés sans aucun doute ont besoin de compassion et de soutien, mais pour venir à bout de ce problème il n’y a d’autres remèdes que de rétablir les structures de l’Etat là où elles ont été anéanties. Ceci par le renforcement des institutions étatiques encore intactes ou en cours de reconstitution. Grâce aussi à la fourniture de l’assistance militaire, économique et matérielle pour les pays en difficulté et naturellement  par une assistance apportée aux personnes qui malgré les épreuves ne quittent pas leurs pays.

« Assistance aux personnes qui ne quittent pas leurs pays »

Il va de soi que toute assistance apportée aux états souverains ne doit pas leur être imposée, mais doit être proposée en pleine conformité avec la charte des nations unies. En d’autres termes, tout ce qui est fait, tout ce qui sera fait doit l’être conformément aux normes du droit international et doit être approuvé et doit être appuyé par l’ONU. Tout ce qui va à l’encontre de la charte universelle doit être rejeté.

Et avant cela il est essentiel de reconstituer les structures gouvernementales en Libye et soutenir le gouvernement. (…) »

Le retour de la guerre froide et Ukraine

Ensuite Vladimir Poutine déplore la manière de penser bloc contre bloc comme au temps de la Guerre froide qui domine actuellement avec l’élargissement de l’OTAN. Tôt ou tard, selon lui, cette logique devait mener à une crise géopolitique, comme avec l’Ukraine où une guerre civile a été déclenchée. Il traite rapidement le sujet de l’Ukraine et de la révolution Orange orchestrée depuis l’extérieur, avec la volonté manifestée du respect des accords de Minsk et de tenir compte des droits des populations du Donbass pour que l’Ukraine soit un Etat civilisé, un maillon entre l’Europe et l’Asie.

« Un petit cercle d’amis décident en cachette »

Il déplore la façon sournoise qui transgresse les lois internationales concernant les sanctions unilatérales qui sont devenues la norme et servent à supprimer des concurrents. Des unions se créent, dit-il, sans consulter les habitants des différents pays. Tout se fait en cachette, on nous met devant le fait accompli. « Il s’agit d’un réel petit cercle d’amis qui décide »

La Russie propose d’harmoniser les différents projets économiques fondés sur des règles uniques.

Quant au changement climatique, nous voulons que la conférence sur le climat de Paris porte ses fruits, dit-il.(…)

__________

Ce discours de Vladimir Poutine, a été retranscrit au mot-à-mot, pour sa majeure partie, tel qu’il a été diffusé en direct selon la traduction orale instantanée de l’ONU. E.D.

 

SOURCE:

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En réponse à leurs menaces nucléaires, Vladimir Poutine jette le gant aux USA : Ultimatum Rostislav Ishchenko sur RIA Novosti

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #le nazisme

07/10/2016

ULTIMATUM

1. SS. Hangover.JPG

 

La barre des enjeux monte

En réponse à leurs menaces nucléaires, Vladimir Poutine jette le gant aux USA :

Ultimatum

Rostislav IshchenkoRIA Novosti 5 octobre 2016

Traduit du russe par J. Arnoldski pour Fort-Russ

 

2. Ultimatum.jpg

 

Suite au décret du président de la Fédération de Russie de suspendre le respect des accords avec les États-Unis sur l'élimination du plutonium de qualité militaire par la Russie et la présentation du projet de loi correspondant à la Douma d'État, les controverses ont commencé dans les médias aux fins de savoir si cette décision est liée à la rupture de l'accord sur la Syrie. La seconde pierre d'achoppement est une question : Pourquoi la Russie, après avoir su que les États-Unis ne remplissaient pas leur part de l'accord [sur le plutonium, NdE], ne réagit-elle que maintenant, après plusieurs années ?

Certains experts nucléaires affirment que l'accord était objectivement bénéfique pour la Russie. Peut être. Je ne suis pas un expert dans ce domaine et il est difficile pour moi de juger de leur objectivité. En outre, ce qui est bénéfique du point de vue de l'industrie nucléaire peut être désavantageux du point de vue de la sécurité.

En principe, je pense qu'il n'y avait pas de problèmes de sécurité particuliers. La Russie dispose d'un arsenal nucléaire suffisant, capable d'infliger un coup mortel aux États-Unis. Washington le reconnaît d’ailleurs. Il y avait aussi plus que suffisamment de matériel pour la production de nouvelles têtes d’ogives. Dans le cas d’échange de frappes nucléaires à grande échelle, la production d'un autre lot d'armes serait déjà redondant et, en effet, physiquement impossible. Le vrai problème serait de préserver physiquement les vestiges de la civilisation au moins au niveau de l'âge de pierre.

Quant à la Syrie, ce n'est pas la première fois, et ce n’est pas seulement en Syrie, que les États-Unis ne concluent des accords que pour perturber leur application et ensuite les conclure à nouveau. La forme de la réaction russe n’est évidemment pas comparable au rejet public de coopération de Washington qui, en réalité, reste encore à faire.

Je pense que pour comprendre l'ampleur de cet incident, il est nécessaire de prêter attention au fait que Poutine n'a pas résilié purement et simplement un contrat signé par la Russie, il a annoncé la possibilité d’y revenir, mais il a fourni certaines conditions.

Regardons ces conditions: (1) les États-Unis doivent lever toutes les sanctions contre la Russie; (2) une compensation devrait être accordée, non seulement pour les pertes dues aux sanctions américaines, mais aussi pour les pertes subies à cause des contre-sanctions russes; (3) la Loi Magnitski devrait être abrogée; (4) la présence militaire des États-Unis en Europe de l'Est devrait être fortement réduite; et (5) les États-Unis devraient abandonner leur politique de confrontation avec Moscou. Un seul mot convient pour déterminer l'essence de la demande de Poutine : « ultimatum ».

Pour autant que je m’en souvienne, la dernière fois que Washington a reçu un ultimatum, c’était de la part du Royaume-Uni, à cause de l'incident du navire Trent. Et ce fut en 1861 pendant la guerre civile américaine. Même alors, dans des conditions extrêmement difficiles, l'Amérique a accepté de répondre partiellement aux demandes britanniques.

Il convient de noter que les demandes britanniques en 1861 ne contenaient rien d’humiliant pour les États-Unis. Le capitaine d'un navire de la marine américaine avait en effet violé la loi internationale, arrêté des gens sur un navire neutre (britannique), et ainsi empiété sur la souveraineté du Royaume-Uni, provoquant presque une guerre. Ensuite, l'Amérique a désavoué les actions de son capitaine et libéré les prisonniers, tout en refusant de présenter des excuses.

Mais Poutine ne demande pas des excuses ou la libération de quelques prisonniers, il exige le changement de l'ensemble de la politique américaine, et plus encore, le versement de compensations à la Russie pour les pertes dues aux sanctions infligées par les États-Unis. Ceci est une demande taboue, humiliante. Cette demande signifie essentiellement l’abandon complet et inconditionnel de la guerre hybride que Washington ne se résigne pas encore à considérer comme irrémédiablement perdue. Et il y a aussi tous les paiements des indemnités et des réparations.

Quelque chose de semblable a été, certes, demandé aux États-Unis par la Couronne britannique avant la fin de la guerre d'indépendance, quand les Américains étaient encore les sujets rebelles du roi George III. Mais au cours des 100 dernières années, personne n'a même imaginé parler à Washington sur un tel ton.

Et, donc, la première conclusion est : Poutine a délibérément et démonstrativement humilié les États-Unis. Il a montré qu'il est possible d’employer un ton dur avec les États-Unis, encore plus dur que celui que les États-Unis eux-même ont pris l'habitude d’utiliser envers le reste du monde.

Comment cela se fait-il ? À quoi Poutine a-t-il réellement réagi ? Avait-il pensé que les États-Unis réaliseraient l’accord Kerry-Lavrov et est-il maintenant bouleversé par ce qui est arrivé ? La Russie savait aussi que Washington n'avait pas observé l'accord du plutonium pendant des années, mais Moscou en a tiré un grand profit pour son industrie nucléaire en devenant presque un monopole mondial et n’est manifestement pas perturbé par le retard technologique des États-Unis les empêchant de disposer d'armes au plutonium tel que stipulé dans l'accord.

La réaction dure et presque immédiate de la Russie a suivi les déclarations du porte-parole du secrétaire d'État annonçant que la Russie va devoir commencer à renvoyer chez elle dans des sacs mortuaires ses troupes en Syrie, va commencer à perdre des avions, et que les attaques terroristes vont commencer à empoisonner les villes russes.

En outre, la déclaration du Département d'État a été immédiatement suivie par l'annonce du Pentagone disant qu'il est prêt à lancer une frappe nucléaire préventive sur la Russie. Le ministère russe des Affaires étrangères a, de son côté, indiqué que Moscou connaît l'intention des États-Unis de lancer une guerre aérienne contre les forces gouvernementales syriennes, ce qui signifie aussi, bien sûr, contre le contingent russe stationné légalement en Syrie.

Que trouve-t-on d’autre à l'arrière-plan de l'ultimatum de Poutine ? Les exercices d’il y a six mois impliquant la défense aérienne et antimissile et les systèmes de missiles stratégiques qui se sont entrainés à repousser une attaque nucléaire contre la Russie, puis à lancer une contre-attaque correspondante. Ajoutez à ceci les exercices d’urgence des jours derniers, qui ont impliqué jusqu'à 40 millions de citoyens russes pour vérifier l’état de préparation des infrastructures et de la défense civile en cas de guerre nucléaire, et qui leur ont fourni des informations supplémentaires sur le plan d'action à suivre en cas d’« heure X ». 

Si nous prenons tout cela ensemble, nous pouvons voir que les États-Unis essaient depuis longtemps, officieusement, d’effrayer la Russie avec un conflit nucléaire, et que Moscou a régulièrement laissé entendre qu'il est prêt à une telle éventualité et ne va pas reculer.

Toutefois, compte tenu de la fin du règne d'Obama et du manque de confiance absolue dans une victoire d’Hillary Clinton à l'élection présidentielle, les faucons de Washington ont décidé, une fois de plus, de parier plus gros. Aujourd’hui, les choses ont atteint une limite extrêmement dangereuse où le conflit en est arrivé au point où il peut se développer de façon indépendante. À ce stade, l'Armageddon nucléaire pourrait s’autodéclencher, à la faveur de n’importe quel incident résultant, par exemple, de l'incompétence de certains hauts responsables du Pentagone ou des administrateurs de la Maison Blanche.

À ce moment précis, Moscou a pris l'initiative de faire, de son côté, monter les enchères, mais en déplaçant la confrontation sur un autre plan. Contrairement à l'Amérique, la Russie ne menace pas de la guerre. Elle démontre tout simplement sa capacité à donner une réponse politique et économique dure qui en outre, en cas de comportement inapproprié des États-Unis, peut réaliser tout le contraire du rêve d'Obama : mettre en pièces l'économie et le système financier de Washington.

Par ces actions, la Russie compromet gravement le prestige international des États-Unis, en montrant au monde entier que l'Amérique peut être battue avec ses propres armes. Que le boomerang lui est revenu. Compte tenu de cette dynamique et de la tournure des événements, nous pourrions bien voir des centaines de représentants de l'élite américaine débarquer à La Haye, non seulement pendant notre vie, mais avant même que le prochain président américain ait servi son premier mandat de quatre ans à la Maison Blanche.

Les États-Unis sont face à un choix. Soit ils continueront leurs menaces et déclencheront une guerre nucléaire, soit ils accepteront le fait que le monde n’est plus unipolaire et commenceront à s’insérer dans le nouveau format.

Nous ne savons pas quel choix Washington va faire. L'establishment politique américain a un nombre suffisant de membres idéologiquement aussi aveugles qu’incompétents, prêts à brûler dans un feu nucléaire avec le reste de l’humanité, plutôt que de reconnaître la fin de l'hégémonie mondiale des États-Unis, qui s’est avérée être de courte durée, insensée et criminelle. Mais ils doivent faire un choix, parce que plus Washington prétend que rien ne s’est passé, plus le nombre de ses vassaux (qui sont appelés ses alliés, mais sont depuis longtemps enlisés dans la dépendance) vont ouvertement et explicitement ignorer les ambitions américaines et passer du côté des nouvelles perspectives d'arrangement du pouvoir mondial.

En fin de compte, les États-Unis pourraient se retrouver n’être plus qu’un des centres du monde multipolaire et en outre ne plus être en état d’assumer même ce rôle. Non seulement les Africains, les Asiatiques et les Latino-Américains, mais aussi les Européens ne seront que trop heureux de se venger sur l'ancien hégémon de leur ancienne humiliation. Et ils ne sont pas aussi humains ni épris de paix que la Russie.

Enfin, l'ultimatum de Poutine est une réponse à tous ceux qui ont été outrés que les chars russes n’aient pas pris Kiev, Lvov, Varsovie et Paris en 2014 et qui se demandaient ce que véritablement Poutine a dans la tête.

Je ne peux que répéter ce que j'ai écrit à l'époque. Si vous devez affronter l’hégémon mondial, il vous faut être sûr que vous serez capable de répliquer à n’importe laquelle de ses actions. L'économie, l'armée, la société, de même que l'État et les structures administratives devraient toutes être prêtes. Et si tout n’est pas entièrement prêt, il faut gagner du temps tout en se renforçant.

Maintenant, les choses sont claires et les cartes ont été mises sur la table. Voyons ce que les États-Unis vont répondre. Mais la réalité géopolitique ne sera plus jamais la même. Le monde a déjà changé. Les États Unis se sont vu publiquement jeter le gant et ils n’ont pas encore osé le ramasser.

Source : http://www.fort-russ.com/2016/10/raising-stakes-putin-sla...

Traduction : Anna S. pour A.S.I. et Les Grosses Orchades

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

La Russie met en garde les États-Unis contre des frappes qui viseraient l'armée syrienne

Rédaction – RT Intl - 6 octobre 2016

 

4. US Air force.jpg

U.S. Air Force

 

Le ministère russe de la Défense a mis en garde la coalition dirigée par Washington contre des frappes aériennes contre l'armée syrienne, ajoutant que la Syrie avait sur son territoire des systèmes S-300 et S-400 de défense aérienne prêts à l'emploi.

Selon le ministère russe de la Défense, des frappes aériennes ou tirs de missiles contre les territoires contrôlés par le gouvernement syrien mettraient directement en danger le personnel russe.

 «Le personnel russe des systèmes de défense aérienne a peu de chances d'avoir le temps de déterminer les trajectoires exactes d'éventuels missiles et qui les a tirés. De plus, toutes les illusions d'amateurs sur l'existence d'avions "furtifs" feront face à une réalité décevante», a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

Il a également rappelé que la Syrie elle-même possédait des missiles S-200, ainsi que des systèmes BUK et que leurs capacités techniques avaient été mises à jour au cours de l'année écoulée.

Cette déclaration du ministère russe de la Défense répond aux «fuites» publiées par des médias occidentaux et selon lesquelles Washington envisagerait de procéder à des frappes aériennes contre les forces gouvernementales syriennes.

« Les informations selon lesquelles les initiateurs de ces provocations sont des représentants de la CIA et du Pentagone sont particulièrement préoccupantes », a ajouté Igor Konachenkov, invitant Washington à procéder à un «calcul approfondi des conséquences possibles de ces projets». 

Les avions de la coalition sous commandement américain ont bombardé les positions des forces gouvernementales syriennes le 17 septembre dernier, entraînant la mort de 83 militaires. 

Washington a déclaré que le raid aérien était une « erreur ». Damas a pour sa part condamné une « agression flagrante ».

 

5. S-300 en Syrie.jpg

 

Récemment, une batterie de missiles anti-aériens S-300 a été déployée en Syrie, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères russe. L'objectif de cette batterie est de protéger une base navale et ses navires de guerre.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense a assuré que le système S-300 était un « système purement défensif » qui ne constituait « aucune menace ». La Russie a aussi des systèmes de défense antimissile S-400 sur la base de Khmeimim à Lattaquié dans l'ouest de la Syrie, à proximité de la frontière turque. Ils y ont été placés après que la Turquie abattu un avion bombardier russe SU-24 en novembre 2015.

Source : https://francais.rt.com/international/27271-russie-met-ga...

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

Bon anniversaire !

Le président russe fête aujourd’hui ses 64 ans.

Gageons qu’il recevra beaucoup de cadeaux.

 

5. Poutine-Medvedev casual.jpg

 

Un insolite…

 

6. POUTINE DRESDE.jpg

 

Un graffiti illustrant M. Poutine, avec l’inscription « PACIFICATEUR » est apparu sur l’immeuble où le dirigeant russe a habité de 1985 à 1990, à Dresde, en Allemagne.

 

 

Dernière minute :

La France est-elle menacée
par les choix militaires de François Hollande ?

Par Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

A lire ici : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7682

 

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

 

Mis en ligne le 7 octobre 2016

 

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Maria Zakharova envoie promener le fauteur de guerre Boris Johnson qui accuse la Russie de "crimes de guerre" en Syrie.

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Maria Zakharova envoie promener le fauteur de guerre Boris Johnson qui accuse la Russie de "crimes de guerre" en Syrie.
La représentante officielle du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova répond aux accusations contre le Russie du ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson dans une interview au tabloïd The Sun, à Moscou, Russie, le 6 Octobre 2016.

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Rubicon en vue, article du blog "la chronique du grand jeu".

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Terrorisme, #Ukraine, #le nazisme

Rubicon en vue

7 Octobre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Russie

Rubicon en vue

La tension monte, atteint des niveaux rarement vus depuis la crise des missiles à Cuba et aucun des deux joueurs ne veut plus reculer. L'ours surtout, qui semble vouloir rester droit dans ses bottes et ne plus en partir, tandis que l'aigle virevolte de-ci de-là comme à son habitude, pris entre des courants contraires et attendant le résultat de la prochaine élection qui pourrait décider du chemin sur lequel s'engagera le monde. Temps incertains que nous vivons...

Aux menaces voilées (c'est le cas de le dire) américaines affirmant que "toutes les options sont sur la table", y compris bombarder l'armée d'Assad, Moscou a fermement répondu en envoyant plus de S-300 en Syrie. Poutine ne rigole plus. Le ministère de la Défense russe non plus qui a averti que les avions US pourraient être pris pour cible. La justification est délicieusement tournée : « Le personnel russe des systèmes de défense aérienne a peu de chances d'avoir le temps de déterminer les trajectoires exactes d'éventuels missiles et qui les a tirés.» En clair : on vous abattra.

Ce matin, l'ambassadeur russe à Washington en rajoute une couche avec un tweet qui en dit plus long que tous les discours :

Rubicon en vue

« Les Etats-Unis se demandent pourquoi la Russie envoie des S-300 en Syrie. Parce qu'on ne sait jamais quel soutien les terroristes peuvent recevoir ». La ligne est excellente et la flèche tombe en plein mille, mettant une fois de plus les Américains face à leurs contradictions.

De leur côté, les Folamour du Pentagone sont en mode rodomontade, avertissant de la possibilité réelle d'une guerre "totale, meurtrière" avec - sans surprise - la Russie, la Chine et l'Iran. L'argument est lui aussi sans surprise et très freudien : ces méchants pays sont agressifs avec nous et veulent nous détruire. L'hôpital qui se fout de la charité... Inutile évidemment de chercher ces déclarations incendiaires dans la presstituée de l'empire : puisqu'on vous dit que l'agresseur, c'est la Russie !

Au même moment, Poutine organise un exercice de simulation d'attaque atomique impliquant 40 millions de personnes et annule l'accord de coopération sur le plutonium (logique puisque Washington n'a respecté à peu près aucune de ses obligations sur l'équilibre nucléaire depuis 15 ans). A ce propos, un analyste russe y voit un ultimatum déguisé de Vladimirovitch à Barack à frites : la coopération reprendra si Washington annule les sanctions anti-russes, paie des dédommagements (!), réduit sa présence militaire en Europe orientale ou encore abolit la loi Magnitsky. Exigences représentatives d'un changement de ton tectonique : l'aigle ne fait plus peur et Moscou lui répondra désormais du tac au tac.

Cette inquiétante escalade s'accompagne heureusement d'anecdotes plus triviales, quoique participant également à la bataille de l'information et de l'image. Ainsi, le pont de Manhattan a vu hier se déployer une énorme banderole avec le portrait de Poutine en "faiseur de paix" avant d'être retirée par la police. Diantre, après avoir, selon la doxa impériale, hacké le parti Démocrate, soutenu Trump, financé les indépendantistes texans et pris parti pour la communauté noire américaine, voilà que Vlad l'empaleur fait sa pub au coeur même de l'empire !

Campagne états-unienne, justement. Paniqué devant la possibilité que Trump arrive au pouvoir et se rapproche de la Russie, le système néo-conservateur fait feu de tout bois. L'on apprend ainsi que Clinton a reçu une semaine à l'avance les questions qu'on allait lui poser lors du premier débat présidentiel. Rien n'est laissé au hasard...

Les faucons sont en plein émoi à mesure que la date fatidique approche, balançant entre l'espoir d'une victoire hilarante et la peur d'un succès du Donald. Si le vacuum actuel, sorte de ni-ni dans lequel les branches de la pieuvre impériale se déchirent presque au grand jour, n'arrange finalement personne, l'avenir est à quitte ou double pour l'empire : la guerre (Clinton) ou le désastre (Trump). Pas de quoi affoler Moscou qui attend tranquillement l'issue...

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Les unités de l’armée syrienne avancent au coeur d’Alep (TV syrienne)

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

Les unités de l’armée syrienne avancent au coeur d’Alep (TV syrienne)

La bataille d’Alep est l’une des batailles les plus decisives de ce conflit: le sort de cette ville historique risque d’être le détonateur d’une guerre nucléaire généralisée entre les États-Unis, parrains officiels de la rébellion et des mouvements terroristes sévissant dans le monde musulman depuis les années 80, et la Russie, alliée de la Syrie.

Sur cette vidéo diffusée le 07 octobre 2016 par la chaîne syrienne Al-Ikhbarya, des éléments des unités d’infanterie mécanisée relevant de la 3e brigade blindée investissent les jardins du Pacha, en plein coeur de la ville d’Alep.

La perte d’Alep par les alliés de Washington et Tel-Aviv signifie la fin de tous les plans de déstabilisation du Proche et Moyen-Orient par les mêmes milieux qui ont déclenché la Grande guerre de 1914-1918 et la guerre de 1939-1945. Cet enjeu explique l’impatience des milieux bellicistes pro-sionistes et leur comportement suicidaire en voulant provoquer un nouvel holocauste si leur plans de domination échouent.

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Les nazis de Kiev ont détourné un avion afin d'arrêter un combattant brésilien du Donbass libre. Mobilisons-nous et écrivonsà l'ambassade brésilienne pour exiger sa libération.

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

Vendredi 7 octobre 2016

Les nazis de Kiev ont détourné un avion afin d'arrêter un combattant brésilien du Donbass libre.

Mobilisons-nous et écrivons à l'ambassade brésilienne pour exiger sa libération.

Flash, Rafael Lusvarghi arrêté !

Rafael Lusvarghi dans les griffes du SBU

Rafael Lusvarghi dans les griffes du SBU

Rafael Lusvarghi dans les griffes du SBU

Rafael Lusvarghi, "tovarich do Brazil"

 
Le 6 octobre, Rafael Lusvarghi, un volontaire brésilien, vétéran de la résistance Donbass en 2014 et 2015 vient d'être arrêté au terminal «D» de l'aéroport "Boryspil" de Kiev.

Les circonstances de sa présence à l'aéroport de Kiev ne sont pas encore confirmées mais certains évoquent déjà le détournement inopiné de son vol vers Kiev, (pour des raisons techniques ou judiciaires ?), car jamais Rafael ne se serait jeté ainsi "dans la gueule du loup" .

Cette arrestation en effet n'est pas improvisée, et elle révèle même une complicité internationale au régime répressif de Kiev, car à la veille qu'il prenne son avion, un mandat d'arrêt a été lancé par le procureur de la ville de Kiev à l'encontre de Rafael Lusvarghi.

Des sources évoquent même concernant cette arrestation l'action du Royaume uni . Cette hypothèse est plausible lorsque l'on sait que le vol pris par Rafael a transité par l'espace aérien britannique après une escale en Irlande à Dublin.

 Ce qui est sûr c'est que les services de sécurité ukrainiens l'attendaient de pied ferme, menottes et caméra en main pour faire une action politico-médiatique contre "un assassin, terroriste international" etc...  La propagande kiévienne s'en donne depuis à coeur joie !


Arrestation musclée de Rafael Lusvarghi à l'aéroport de Kiev

Rafael est un jeune homme franc et remarquablement social, son parcours atypique (légion étrangère, police brésilienne séjours à l'étranger etc...) font de ce polyglotte aimant la vie et les défis un homme d'exception mené par une réflexion métapolitique que son paganisme dote d'une profondeur spirituelle.

Dans le Donbass il a servi dans plusieurs unités dont le bataillon Prizrak d'Alexey Mozgovoï dont il rejoint les rangs dès 2014. Rafael continuera par la suite à servir dans les rangs de l'armée de la République de Donetsk, où il sera blessé sur le front en avril 2015. Aujourd'hui il risque 15 ans d'emprisonnement dans les geôles secrètes de l'Ukraine brune, à moins et nous sommes nombreux ici à l'espérer qu'ils soit échangé avec des prisonniers ukrainiens détenus dans le Donbass.

Une campagne de soutien va être organisée dans les prochains jours, mais déjà vous pouvez alerter le Ministre des affaires étrangères du Brésil pour qu'il fasse pression sur le gouvernement de Kiev et demande la libération de son ressortissant.

L'adresse mail du Ministère bréilien des affaires étrangères ici : Relacoes exteriores

En attendant d'avoir plus de précisions su ce triste événement, nous exprimons tout notre soutien à ce camarade de combat au grand coeur venu défendre le peuple du Donbass de l'agression génocidaire kiévienne...

Courage Rafael !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Sources de l'article

- Site ukrainien, le lien : ici
- Prometheo liberto, le lien : ici

Les nazis de Kiev ont détourné un avion afin d'arrêter un combattant brésilien du Donbass libre. Mobilisons-nous et écrivonsà l'ambassade brésilienne pour exiger sa libération.

Pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.


Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel

Bien à vous

Erwan

Publié par Erwan Castel

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Dangereux choix militaire de Hollande.

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #Terrorisme

Dangereux choix militaire de Hollande

Le 6 octobre 2016

La France va-t-elle participer à une guerre totale contre la Syrie?

La France va-t-elle participer à une guerre totale contre la Syrie?

Le président Hollande a deux obsessions: Etre réélu, garder le pouvoir même si les Français ne veulent pas de lui, ce qui n’est pas spécialement démocratique. Et comme Israël, se débarrasser de Assad – et si possible de Poutine, mais aussi de l’Iran. Car ce que François Hollande n’a jamais dit, c’est qu’il est un sioniste radical, comme les fanatiques qui gouvernent à Tel-Aviv.

Rien n’exaspère tant le Système oligarchique, que l’esprit rebelle des Français. Lorsque Jacques Chirac a dit non à la guerre contre l’Irak, avec un Dominique de Villepin applaudi à l’ONU, le sort de la France était scellé : Il fallait la soumettre, la mater, et du même coup, mettre fin à son modèle social gênant. L’agent Nicolas Sarkozy s’en chargea. La France colonisée (1) perdit sa souveraineté, en se mettant à la remorque des Anglo-Saxons au sein de l’OTAN. Et le Quai d’Orsay fut aussitôt « nettoyé » de ses éléments gaulliens.

François Hollande a succédé à Nicolas Sarkozy, et il a poursuivi la politique de son prédécesseur chère au régime ultra-sioniste qui avec Netanyahu, rêve d’un « Grand Israël » bâti sur les décombres des Etats voisins. Le rôle de « Chef de guerre » est celui que le Président français préfère : A cause de sa stature, et parce qu’il peut décider seul, en n’omettant jamais de servir les intérêts d’Israël. Son atout ? Une armée prestigieuse, et des outils militaires exceptionnels.

Le Charles-de-Gaulle est le seul porte-avions français, mais il est extrêmement puissant : « Il a beau être identique à ce qu’il était l’an dernier, le Charles de Gaulle n’a jamais été aussi puissant(..). Pour la première fois depuis sa mise en service en 2001, (il sera) en mode « tout Rafale ». Une capacité militaire plus que doublée (..). « Pour faire simple, la force militaire du porte-avions est doublée en capacité d’emport d’armement et même démultipliée puisque le Rafale est multi-missions et dispose d’un potentiel de combat sans commune mesure avec son prédécesseur ». Un avion apte à toutes les missions.. » (2)

Dangereux choix militaire de Hollande.

Le Charles-de-Gaulle – quel nom inapproprié pour une France aujourd’hui prisonnière de l’OTAN ! – est donc « en mode tout Rafale », et reconfiguré base nucléaire ; il a la capacité nucléaire de détruire ses cibles AVANT d’être lui-même détruit. Un tel porte-avions peut « mettre en situation » ses douze bombardiers stratégiques en moins de 6 mn. une fois dans les airs, leur électronique ainsi que leur plan de vol (15 mètres SEULEMENT au-dessus de la surface) les rend indétectables jusqu’au moment du « largage ». Quant aux mirages 2000, ils créent un « black-out » complet. A part la Russie, la France a les meilleurs avions du monde. Et pour perfectionner son matériel, notre pays a réactivé trois bases aériennes. Ainsi, les Rafales dernière génération seront configurés bombardements stratégiques. Ce qui exige un entraînement spécial… Tout cela est visible : Un satellite militaire peut tout voir depuis sa position, même… lire un livre ! Et bien sûr des avions en entraînement.

Et à quoi tout ce matériel high-tech va-t-il servir ? Je me suis posée la question dans un tweet. Que fait le Charles-de-Gaulle au large de la Syrie ? Surtout désormais avec la nouvelle configuration militaire de l’UE, et par exemple, avec à ses côtés une composante nucléaire anglaise. Lorsqu’on connaît l’obsession de François Hollande, comme hier Fabius et aujourd’hui Ayrault, de se débarrasser du Président Assad (légitimement élu devant des observateurs internationaux, avec 88% des voix, un score a faire pâlir de jalousie beaucoup), on est en droit de se poser des questions. En sachant aussi que des Rafale sont également déployés en Jordanie : http://www.air-cosmos.com/les-rafale-deployes-en-jordanie-81715.

Je lis sur le compte https://twitter.com/LDDC_info : » Syrie 1. Les Russes ont déployé pour la première fois des missiles anti-missiles en Syrie – Syrie2. Le FSB russe semble craindre 1 attaque ss False Flag avec des Cruise contre des cibles sensibles à Damas comme le palais présidentiel « . Ah bon ? Par ailleurs, voici un article qui s’interroge : « Pourquoi le Charles de Gaulle est-il ainsi positionné et reconfiguré ? Pourquoi l’engagement français en Syrie ? » (3) : « Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, ne fait pas mystère en indiquant que la ville de Raqqa, fief de Daech en Syrie serait l’objectif suivant, à échéance de quelques mois, espère-t-on. On ne connaît pas la mission précise des avions qui ont décollé vendredi matin, qui peuvent aussi bien effectuer des reconnaissances comme frapper les positions terroristes. Il est certain en revanche que les forces françaises véhiculées par le Charles-de-Gaulle sont sorties des manœuvres d’entraînement pour entrer en phase opérationnelle » (3).

Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense

Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense

Donc Raqqua, officiellement. Contre Daech ? (4). Ou contre Damas, dont on ne parle pas, où se trouve le Palais présidentiel ? Voilà une cible certainement tentante pour le Régime français obsédé par le désir de voir tomber le Gouvernement syrien. D’ailleurs, on peut être perplexe lorsque le Ministre français de la Défense annonce qu’ « il va y avoir bientôt une action majeure qui va être déclenchée » (3). Où ça ? Mystère ! Et pourquoi ? «

1-Le président de la République a besoin d’une action d’éclat pour se faire réélire comme le président bush sur le porte-avion nucléaire USS Abraham Lincoln en annonçant « mission accomplie » le 1er mai 2003.

2-possibilité intentionnelle ou involontaire d’un affrontement avec l’ aviation russe ou syrienne. Nous avons vu plusieurs fois les Etats-Unis utiliser un prétexte fabriqué comme casus belli. Dans ce cas là les avions français aideraient les Américains pour bombarder Damas et provoquer la chute du président Assad (3).

Nous sommes sur un volcan. François Hollande utilisera-t-il la compétence de l’armée française pour réaliser avec ses alliés son rêve de destruction de la Syrie – puis de l’Iran et de la Russie comme son mentor israélien le souhaite ardemment ? Dans ce cas, la France sera lourdement victime des choix de son Président, malgré le dévouement de son admirable armée pour la défendre. A moins que nos militaires ne s’opposent à François Hollande, le ramenant « à la raison » ?

Nous serons bientôt fixés, en espérant que les graves décisions de François Hollande ne menaceront pas le pays tout entier – et même le monde.

Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

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(1) La France colonisée: http://www.dailymotion.com/video/xyt8pb_le-drame-francais-c-est-aujourd-hui-un-pays-colonise-r-sistons-video-16_news

(2) http://www.meretmarine.com/fr/content/le-porte-avions-charles-de-gaulle-lheure-du-tout-rafale.

(3) http://presstv.com//DetailFr/2016/10/03/487486/Syrie-engagement-franais-pourquoi

(4) http://lemamouth.blogspot.com.es/2016/08/bientot-une-quarantaine-de-rafa


Source: http://reseauinternational.net

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Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ? En savoir plus sur http://reseauinternational.net/peut-on-encore-prevenir-la-guerre-generalisee/#fr2pP7rHLlB9wCT6.99

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La guerre, #Terrorisme

Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ? En savoir plus sur http://reseauinternational.net/peut-on-encore-prevenir-la-guerre-generalisee/#fr2pP7rHLlB9wCT6.99

Les événements s’accélèrent autour de la crise syrienne et révèlent l’ampleur du conflit entre le camp atlantiste et le bloc russo-chinois. Après avoir observé le risque grandissant de guerre généralisée conventionnelle, voire nucléaire, Thierry Meyssan analyse les manœuvres des États-Unis et les réponses de la Russie.

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Après la destruction du fleuron de la Marine des Émirats Arabes Unis, le 1er octobre, les armées des pétro-dictatures du Golfe hésitent à poursuivre seules la guerre contre la République arabe syrienne. Il est clair pour tous que le missile sol-mer qui a détruit le catamaran perce-vagues est une arme extrêmement sophistiquée que l’on n’avait jamais vue sur un champ de bataille. Il n’a été tiré ni par les Houthis, ni par les partisans de l’ancien président Saleh, qui ne disposent pas d’une telle arme, mais par la Russie, qui est secrètement présente depuis l’été au Yémen.

L’idée d’une coordination des jihadistes sans intervention des États-Unis, par leurs seuls alliés locaux, est d’autant plus difficile à imaginer que la rivalité entre l’Arabie Saoudite et le Qatar n’a cessé de miner les étapes précédentes de la guerre.

Washington envisage donc sérieusement l’unique option restante : la confrontation militaire directe.

Les États-Unis ont sollicité les 64 États et les 3 institutions internationales qui ont rejoint leur Coalition dite anti-Daesh afin de lancer une attaque contre Damas. Dans la pratique, seuls le Canada, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont présents. L’idée est de tirer des missiles de croisières sur Damas et Lattaquié, et de bombarder l’Armée arabe syrienne. Ce projet avait été annoncé aux membres de l’Otan, lors du Conseil atlantique du 27 septembre. Il a été soutenu par le sénateur John McCain dans le Wall Street Journal.

Cette opération implique une réorganisation de la préparation actuelle de la libération de Mossoul en Irak, occupé par Daesh. D’ores et déjà, chacun a pu constater que l’objectif de cette Coalition n’est pas celui qu’elle a annoncé, mais le changement d’occupant de Mossoul. Il s’agit de mettre en place non pas des autorités représentatives de l’Irak, ni de ses habitants historiques, mais des seuls sunnites irakiens de manière à créer un « Sunnistan ». La Coalition n’a pas bombardé Daesh, mais n’a pas hésité à anéantir « par erreur » une milice de volontaires chiites venue, elle, délivrer la ville de l’obscurantisme. Le président Recep Tayyip Erdoğan a vendu la mèche en déclarant au journal Sabah qu’une fois Mossoul libérée, la ville appartiendrait à ses habitants, « seuls les Arabes sunnites, les Turkmènes et les Kurdes sunnites pourront y rester ». En d’autres termes, la Coalition se propose de terminer le travail que Washington avait confié à Daesh. Son véritable objectif est d’avaliser le nettoyage ethnique pratiqué par les jihadistes, notamment l’expulsion ou le massacre des Chrétiens et des Kurdes yazidis, afin de créer un État religieusement homogène.

Ainsi que nous l’avons déjà plusieurs fois annoncé, Daesh devrait migrer de Mossoul vers Rakka et Deir ez-Zor, à la manière dont il a évacué Jarablous devant l’armée turque, sans livrer de combat.

Réagissant au projet de bombardement de la République arabe syrienne, la Russie a révélé l’installation en Syrie de batteries d’armes anti-aériennes S-300 et S-400. Selon les experts russes, ces armes sont capables non seulement de détruire n’importe quel avion en vol, y compris les avions furtifs, mais aussi les missiles de croisière. La situation ne s’étant jamais présentée sur le champ de bataille, personne n’en sait rien. Mais, depuis des siècles, les Russes n’ont jamais menti quant aux performances de leur armement.

Cette annonce a soulevé un vif émoi en Israël où les experts sont désormais persuadés que ce sont ces armes russes qui ont abattu un de ses avions et touché un autre, lorsque Tsahal a violé la cessation des hostilités de l’Aïd, le 13 septembre. L’état-major israélien a déclaré avoir perdu la dominance aérienne à la fois en Syrie et au Liban.

Les États-Unis ont répondu en faisant bombarder l’ambassade de Russie à Damas par des jihadistes. La Russie a annoncée l’arrivée en Méditerranée de trois nouveaux bâtiments de guerre, tandis que son porte-avion —qui était espéré en juillet— est en route.

Consciente du risque de guerre nucléaire, la France a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Moscou. Celui-ci a présenté un projet de résolution qu’il entend déposer au Conseil de sécurité à propos d’Alep. Ce pourrait être un moyen pour les Occidentaux de sortir la tête haute de cette confrontation. Ne l’ayant pas encore lu, je ne peux commenter ce projet de résolution. Cependant la presse française regorge d’articles sur la crise d’Alep basés sur des données fausses. Actuellement, la partie Ouest de la ville héberge entre 1,4 et 1,5 million d’habitants partisans de la République. La partie Est héberge entre 25 000 et 30 000 personnes. Le rapport se situe donc entre 46 et 50 fois plus de population et non pas à égalité comme on le suggère. Ce sont les jihadistes qui ont abattu les habitants d’Alep-Est qui tentaient de fuir durant la trêve de l’Aïd. Ce sont encore eux qui ont brûlé le convoi humanitaire du Croissant rouge syrien destiné aux civils qu’ils tiennent en otages à Alep. Après avoir offert lors de l’Aïd la possibilité à tous les résidents d’Alep-Est, qu’ils soient civils ou combattants, syriens ou étrangers de quitter la ville, l’armée arabe syrienne et ses alliés libanais, russes et iraniens ont lancé une opération contre les jihadistes au risque de tuer également les civils qu’ils tiennent en otages. C’est exactement la même logique qu’évoquent le Canada, les États-Unis, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni lorsqu’ils annoncent se préparer à bombarder les 1,5 million d’habitants de Mossoul.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a fait part à son homologue français, Jean-Marc Ayrault, de plusieurs amendements qu’il souhaiterait voir figurer dans le projet de résolution. Il a proposé que l’on revienne aux termes de l’accord de cessation des hostilités de l’Aïd. Mais il peu probable que ce retour en arrière soit accepté par Washington, c’est-à-dire qu’il reconnaisse qu’il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie. Le projet —amendé ou pas— sera présenté samedi au Conseil de sécurité. Le président Poutine se rendra en France le 19 octobre.

Thierry Meyssan

source: http://www.voltairenet.org/article193560.html

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L’épreuve de force

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre

L’épreuve de force

Pour Thierry Meyssan, le conflit syrien peut dégénérer à tout instant en Guerre Mondiale. Les États-Unis ne sont plus en mesure de tenir leurs engagements, comme on l’a vu avec l’accord de l’Aïd, mais ne veulent pas pour autant abandonner son objectif (empêcher le développement de la Chine et de la Russie afin de maintenir un ordre mondial unipolaire). Moscou et Pékin, de leur côté, estiment être désormais en position de force. Nous approchons du moment clé de renversement de l’ordre mondial ou de la Guerre nucléaire.

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Jamais Moscou n’a cru à la sincérité de Washington. Pourtant, depuis le 30 juin 2012, il n’a cessé d’enchaîner les accords, jamais tenus. Il ne considère pas les États-Unis comme le maître du monde, mais comme un empire en déclin. Conscient des énormes pouvoirs militaires du Pentagone, notamment nucléaires, il entend amener gentiment Washington au cimetière, en évitant qu’il ne se rebiffe et ne déclenche de Guerre Mondiale.

En conduisant pas à pas les États-Unis à signer la cessation des hostilités de l’Aïd en Syrie, la Russie entendait limiter un peu plus les options de son « partenaire ». De fait, malgré ses déclarations lénifiantes, Washington n’a pas été capable de séparer le moindre « modéré » des « extrémistes ». Or, l’accord prévoyait que les modérés désignés par John Kerry seraient intégrés au dispositif de lutte contre les jihadistes, puis seraient inclus dans le gouvernement d’union nationale du président Bachar el-Assad [1]. Washington ne se trouve plus qu’avec deux options : soit se retirer du conflit syrien, soit entrer en guerre frontale contre la Russie, à l’échelle planétaire.

Washington a alors rendu public des extraits choisis d’une discussion entre John Kerry et des représentants de l’opposition de salon syrienne, prétendument enregistrée « à son insu », le 22 septembre à New York [2]. On y entend le secrétaire d’État déplorer que le Congrès US refuse d’envoyer des hommes renverser la République arabe syrienne et conseiller aux opposants de se trouver une autre puissance militaire pour faire le travail à leur place et les porter au pouvoir. Ce nouveau parrain ne pourrait être que l’alliance déjà en place de l’Arabie Saoudite, d’Israël, de la Jordanie, du Qatar et de la Turquie. En d’autres termes, Washington renonce à la guerre, mais rien ne change vraiment sur le terrain. Elle se poursuit sous l’unique responsabilité de ses vassaux.

De son côté, loin de craindre elle-même l’épreuve de force, la Russie maintient ses prétentions en Syrie et s’est secrètement déployée militairement au Yémen durant l’été. Samedi, elle a tiré un missile sol-mer sur le HSV-2 Swift, le catamaran perce-vagues de l’armée émiratie et l’a détruit. Bien que selon la presse altantiste, le missile ait été tiré par les Houthis et le fleuron de la Marine émiratie n’aurait été qu’endommagé, les faits sont têtus. Le message était adressé à la fois à l’Otan et aux pétro-dictatures du Golfe : la Guerre générale est possible et Moscou ne fuira pas.

Washington ne réagit pas à l’incident yéménite et s’en remet à ses vassaux.

Considérant que le contentieux ne se limite pas à la Syrie, mais que les problèmes s’accumulent depuis des années, Moscou considère que la Troisième Guerre Mondiale est déjà déclenchée même si elle ne se tient que sur un territoire limité, la Syrie. Depuis cinq ans, 129 États et 16 organisations internationales soutiennent les États-Unis contre la Syrie, l’Algérie, l’Iran, la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Vladimir Poutine révoque l’accord russo-états-unien sur la limitation du plutonium militaire ; une décision qui ressort de la dissuasion nucléaire. Déposant un projet de loi à la Douma, il pose que l’accord sur le plutonium ne sera restauré que lorsque Washington tiendra ses promesses : retrait des armes installées par l’Otan dans d’anciens États soviétiques, abrogation des sanctions anti-Russes qui s’accumulent depuis la loi Magnitski jusqu’au coup d’État de Kiev ; toutes revendications qui nous ramènent 15 ans en arrière.

Washington a cru qu’il pouvait limiter l’espace et l’influence russes ; qu’il pouvait promettre, ne pas tenir et adresser des excuses. C’était vrai lors de l’effondrement de l’URSS. Ce ne l’est plus aujourd’hui.

Thierry Meyssan

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[1] « Confirmations », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 27 septembre 2016.

[2] “Audio Reveals What John Kerry Told Syrians Behind Closed Doors”, Anne Barnard, The New York Times, September 30, 2016.

source: http://www.voltairenet.org/article193544.html

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