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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #l'otan. tag

Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.

10 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE, #l'horreur économique, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #L'OTAN.

Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.
Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.

Bonjour.

Comme durant la période noire de l'occupation et de la collaboration, les zélites au pouvoir en France n'ont de cesse de vanter un projet européen supranational qui a pour objet de faire disparaître complètement notre pays. Les occupants et pilleurs d'hier utilisaient la brutalité et la force pour soumettre notre peuple. Aujourd'hui ce procédé est employé dans d'autres lieux (Ukraine, La Syrie, etc...), mais pas dans l'espace européen où le carcan mis en place par l'Empire américain à l'issue de la seconde guerre mondiale fonctionne à merveille. La dictature de Bruxelles impose toutes les régressions, toutes les vassalités, tous les pillages, ..., plus besoin d'armée pour imposer la terreur! La perte de souveraineté, le droit américain imposé à la hussarde, et autres joyeusetés suffisent. Le sang ne coule plus officiellement mais la guerre à mort voulue par les américains est là! La France en tant que puissance indépendante doit disparaître.

Les "young leaders" formés par Washington sont chargés de veiller à la liquidation de notre indépendance. Par leurs actions sur les leviers essentiels de l'état, ils administrent cette colonie américaine. Ils sont équitablement répartis entre les partis de gouvernement. Quelques noms suffisent à comprendre la gravité de la situation: François Hollande, Arnaud Montebourg, Najat Belkacem, Marisol Tourraine, Pierre Moscovici, Fleur Pellerin, Mathias Felk, Emmanuel Macron, Aquilino Morelle, ...

Alain Juppé, Valérie Pecresse, Nathalie Kosciusko Morizet, Laurent Wauquiez, jeannette Bougrab, etc...

Vous pouvez compléter la liste en cherchant sur internet. Le lien ci-après est une bonne source d'informations:

http://philip.dru-administrateur.nwo.over-blog.com/article-liste-des-young-leaders-fran-ais-depuis-1981-105102778.html

Il faut remarquer que La French American Foundation n'est pas le seul outil de soumission du peuple français.

Les organisations humanitaires financées par George Soros poursuivent le même but. Les révélations du mois d'août 2016 jettent un regard nouveau sur les engagements antinationaux de partis, associations et ONG sensés défendre les classes opprimées.

Pour parfaire le tout, l'implication grandissante de l'ambassade américaine dans les affaires intérieures françaises (promotion des minorités dans les banlieues par exemple) donne la mesure de l'asservissement de notre nation.

Bien cordialement

Lucien Pons

Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.

Citation importante:

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Times Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le mponde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

 

David Rockefeller Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR. Propos tenus à la réunion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

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STOP à la guerre en Syrie ! Ne vous laissez pas tromper par la propagande de guerre ! Par Veterans for Peace, le 06 septembre 2016

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

STOP à la guerre en Syrie ! Ne vous laissez pas tromper par la propagande de guerre !

Par Veterans for Peace le 06 septembre 2016

 STOP à la guerre en Syrie ! Ne vous laissez pas tromper par la propagande de guerre ! Par Veterans for Peace, le 06 septembre 2016

Récemment, la photo poignante d’un enfant syrien ensanglanté et apparemment en état de choc, assis dans une ambulance à Alep, a été largement diffusée et commentée dans les médias nationaux et internationaux. En réponse, des journalistes ont appelé l’administration Obama à « prendre des mesures », y compris le bombardement de cibles militaires du gouvernement en Syrie.

«Veterans For Peace» éprouve une grande sympathie pour toutes les victimes en Syrie, et pour tous ceux qui ont perdu des membres de leur famille, des amis et des proches dans cette guerre terrible.

Beaucoup d’entre nous sont des vétérans de conflits militaires qui ont été « vendus » aux citoyens américains grâce à des messages et des images poignants mais trompeurs. Nous dénonçons la manipulation d’images choisies de souffrance humaine comme une propagande destinée à justifier de nouvelles agressions militaires qui ne peuvent conduire qu’à davantage et morts et de souffrances. Pourquoi ne voit-on pas d’image de souffrance des deux côtés de cette guerre en Syrie ? Pourquoi utilise-t-on l’image d’un enfant blessé pour appeler à plus de violence ?

Les «zones d’exclusion aérienne» et les « zones de sécurité » que certains pontes veulent imposer en Syrie sont des actes de guerre qui ne conduiraient qu’à davantage de violence et de destruction, comme cela a été le cas en Libye, un pays qui a été pratiquement détruit par une soi-disant «intervention humanitaire ».

Les «zones d’exclusion aérienne» et les « zones de sécurité » mettraient les pilotes américains au contact direct des pilotes russes, ce qui conduirait à une dangereuse escalade militaire entre deux puissances nucléaires – une menace existentielle pour toute vie sur terre.

Cette diffusion à grande échelle de la photographie de l’enfant syrien n’est que l’exemple le plus récent et le plus révélateur du climat de guerre psychologique engagé contre l’opinion publique américaine et mondiale. Les médias déforment presque quotidiennement la guerre qui se déroule en Syrie en la présentant comme un combat entre des « rebelles » épris de démocratie et le « cruel dictateur Assad ». Ce qui se passe réellement en Syrie, ce sont des interventions étrangères visant à détruire le dernier pays laïc et multi confessionnel du Moyen-Orient. Des groupes d’extrémistes radicaux reçoivent des Etats-Unis des armes, un entraînement militaire et du soutien logistique ; ils reçoivent aussi des milliards de dollars de l’Arabie Saoudite et du Qatar, deux monarchies non démocratiques, qu’un « changement de régime » en Syrie arrangerait bien.

Pour nous, la seule issue à cette crise syrienne et l’unique aide à apporter aux victimes de ce conflit, c’est l’arrêt des combats et non leur escalade. Le peuple syrien a le droit de choisir ses dirigeants et de décider de son avenir.

Nous appelons le gouvernement américain à cesser toute assistance armée, politique et économique aux groupes armés qui combattent contre l’Etat syrien syrienne et à prendre des mesures pour amener ses alliés à faire de même.

« Veterans for Peace » appelle aussi à l’arrêt de toutes les sanctions économiques prises à l’encontre de la Syrie, surtout en matière de médicaments, y compris les anti-cancéreux.

Nous appelons le gouvernement américain à fournir l’assistance humanitaire nécessaire aux millions de réfugiés syriens et à autoriser l’entrée de davantage de réfugiés aux Etats Unis.

Le peuple syrien a le droit de se défendre contre les agressions étrangères et de s’opposer aux projets de « changement politique » que les Etats Unis et leurs alliés imposent à leur pays. Nous appelons tous les protagonistes de cette guerre à faire tout ce qu’ils peuvent pour que cesse cette tuerie de civils innocents.

Il est temps d’en finir avec la guerre en Syrie. Il est temps de se mettre à soigner les blessures de ce terrible conflit qui a été imposé aux Syriens. Nous devons assumer nos responsabilités quant au rôle de notre propre gouvernement. Nous devons permettre aux peuples de Syrie et du Moyen-Orient de vivre en paix.

Veterans for Peace | 06 septembre 2016

Article original en anglais : Veterans for peace.org

Traduction : Sylvie Jolivet

Source: http://arretsurinfo.ch/stop-a-la-guerre-en-syrie-ne-vous-laissez-pas-tromper-par-la-propagande-de-guerre/

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Les pompiers pyromanes. Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés. Par Silvia Cattori, le 09 septembre 2015

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #AMERIQUE, #Terrorisme, #l'islamisme, #l'immigration

Les pompiers pyromanes.

Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés.

Par Silvia Cattori, le 09 septembre 2015.

Cet article a été publié il y a un an.

La manipulation médiatique apparait clairement avec le recul.

 

Grace aux révélations d'août 2016 sur le financement par George Soros de nombreuses de ces organisations, nous pouvons donc mieux comprendre le dessous des cartes.

 

L’initiateur et principal organisateur du rassemblement « pas en notre nom » du 5 septembre à Paris – se revendiquant « citoyen » et « spontané » – n’est autre que Raphaël Glucksmann, fils d’André Glucksmann et proche de Bernard-Henri Lévy.

Un rassemblement coloré politiquement programmé avant la « crise »des réfugiés syriens pour protester contre le gouvernement Assad.

N’est-il pas troublant de constater que l’un des principaux organisateurs du rassemblement qui a appelé à manifester via Face Book notamment « les « simples citoyens ne pouvant rester indifférents à une tragédie humaine qui déshonore la France et l’Europe » fasse précisément partie des idéologues fervents partisans des guerres « humanitaires » qui ont contribué à détruire des pays entiers et à jeter des millions de gens sur les routes de l’exode ?

Le drapeau qu’arborent les groupes terroristes en Syrie depuis 2011 porte trois étoiles

Le drapeau qu’arborent les groupes terroristes en Syrie depuis 2011 porte trois étoiles

Les groupes armés liés à l’ASL et le CNS, ont adopté en 2011 le drapeau à trois étoiles de l’indépendance ce qui est paradoxal et une profanation, car ce drapeau incarnait le refus de l’ingérence et du protectorat alors que les groupes d’ « opposants » armés ou pas, sont soutenus financièrement par les monarchies du Golfe et appellent à l’intervention occidentale contre la Syrie souveraine. Groupes qui se sont peu à peu fondu dans al-Nosra affilié à al-Qaida ou à l’EIIL.

Opposants armés brandissant les drapeaux d’Ahrar Al-Sham, de l’ASL  d’al-Nosra affilié à al-Qaida,  après la prise d’Idlib  le 29 mars 2015 REUTERS/Ammar Abdallah  [http://www.dailystar.com.]

Opposants armés brandissant les drapeaux d’Ahrar Al-Sham, de l’ASL d’al-Nosra affilié à al-Qaida, après la prise d’Idlib le 29 mars 2015 REUTERS/Ammar Abdallah [http://www.dailystar.com.]

Le drapeau officiel de l’Etat syrien porte deux étoiles. (*)

Le drapeau officiel de l’Etat syrien porte deux étoiles. (*)

Lors du rassemblement du 5 septembre à Paris, réclamant « l’accueil des réfugiés et le respect de la dignité humaine de tous les migrants », nous avons été fort surpris de voir flotter des drapeaux à trois étoiles, emblème des groupes djihadistes en Syrie, et de l’opposition au gouvernement Assad alignée sur les puissances engagées à déstabiliser la Syrie. Une déstabilisation qui a très largement provoqué la fuite de millions de Syriens.

Les drapeaux des groupes armés en Syrie et les drapeaux turcs – un Etat qui soutient les groupes terroristes en Syrie – étaient très présents lors du rassemblement de Paris le 5 septembre. Les 8 millions de Syriens qui ont fui la terreur instaurée par les « opposants » et sont allés dans les zones sous contrôle du gouvernement Assad qui leur assure protection doivent se sentir très offensés par ce genre de mélange des genres.

Place de la République à Paris le 5 septembre 2015 (Photo FB)

Place de la République à Paris le 5 septembre 2015 (Photo FB)

Au niveau des organisateurs de ce rassemblement se revendiquant « citoyen » et « spontané », appelé « Pas en notre nom – #RéfugiésMigrantsDignité », outre Glucksmann, il y avait Amnesty, Ensemble, le NPA, SOS racisme, l’Unef, Solidaires Etudiants, et plusieurs associations. Les militants du Parti de Gauche et du Parti Communiste y ont participé à titre individuel, laissant les drapeaux au placard.

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Amnesty a toujours montré sa vraie couleur dans la guerre qui frappe la Syrie.

Les Syriens qui en leur grande majorité sont fidèles à leur gouvernement et ont combattu l’intervention étrangère dans leur pays par groupes terroristes interposés, ne l’oublierons pas.

 

A noter que malgré le fait qu’Amnesty France a été impliquée dans l’organisation de cet évènement piloté par André Glucksmann, son site internet garde un profil bas à ce sujet.

 

 

Amnesty International 

Rassemblement citoyen #PasEnNotreNom à Paris

[du 05/09/2015 au 05/09/2015]

Notre organisation appelle à rejoindre le rassemblement citoyen en solidarité avec les réfugiés et migrants organisé ce samedi à 17 h, place de la République à Paris.

Rejoignez le groupe Facebook de ce rassemblement citoyen.

 Les pompiers pyromanes. Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés. Par Silvia Cattori, le 09 septembre 2015

Images montrant les drapeaux des « opposants » armés en Syrie et les drapeaux turcs – un pays qui soutient les groupes terroristes en Syrie – très présents dans la manifestation de Paris le 5 sept.

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Par Silvia Cattori | 8 septembre 2015

Source: http://arretsurinfo.ch/les-pompiers-pyromanes/

Arrêt sur Info se dégage de toute responsabilité concernant le contenu de cet article. Les opinions exprimées n'engagent que son auteur.

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Les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne Par Bruno Guigue le 01 septembre 2016

6 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne

Par Bruno Guigue le 01 septembre 2016

Fiction forgée de toutes pièces, la « révolution syrienne » devait fournir un alibi démocratique au « regime change » planifié de longue date par l’administration US. Comme l’écrit Hillary Clinton dans son fameux email, « la meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad ». Mais pour garantir le succès de cette opération, deux conditions étaient requises. La première, c’est la manipulation des desperados du djihad global, auxiliaires zélés et toujours prêts à l’emploi de l’impérialisme occidental. La seconde, c’est le déferlement d’une propagande destinée à persuader l’opinion mondiale que Bachar Al-Assad est un monstre sanguinaire.

La France s’étant rangée derrière les USA dans cette entreprise de déstabilisation d’un Etat souverain, une meute de charlatans, depuis 2011, y abreuve de ses affabulations les plateaux télévisés et les colonnes des journaux. Avec le concours de ces plumitifs, un déluge de mensonges s’est abattu sans répit sur la Syrie, ajoutant à la cruauté de cette guerre par procuration l’effet délétère d’une manipulation à grande échelle. Voici une première esquisse, non exhaustive, du florilège de ces impostures. Des experts douteux, des intellectuels vendus et des journalistes serviles y ont excellé depuis cinq ans. Ce sont les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne.

Les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne  Par Bruno Guigue le 01 septembre 2016

PERLE N°1 : La théorie des deux mamelles

« Les deux mamelles de Daech, c’est la guerre en Irak en 2003, et la répression menée par Bachar el-Assad depuis 2011. Ceux qui étaient pour la guerre d’Irak comme ceux qui soutiennent le président syrien sont mal placés pour nous donner des leçons sur la meilleure façon de gagner la guerre contre Daech. »

Pascal Boniface, Metronews, 15/11/2015.

Si l’agression américano-britannique de 2003 contre l’Irak est effectivement à l’origine de Daech, le gouvernement syrien, lui, n’est pour rien dans la percée d’une organisation qui a juré sa perte et qu’il affronte sans répit. En juxtaposant de façon maligne les deux événements, Pascal Boniface pratique un amalgame grotesque entre George W. Bush et Bachar Al-Assad. Mêlant le vrai et le faux, il attribue au président syrien, dans la genèse du prétendu « Etat islamique », une responsabilité qui n’existe que dans son imagination.

PERLE N°2 : Bachar extermine son peuple à l’arme chimique

« Syrie : l’extermination chimique que prépare Bachar » (titre de l’article)

Jean-Pierre Filiu, L’Obs-Rue89, 25/08/2013.

Pour ôter toute légitimité au pouvoir syrien, il fallait absolument lui imputer les pires horreurs. Une indignation vengeresse devait alors justifier, sur le modèle libyen, une intervention militaire occidentale. Pièce maîtresse de cette opération, l’imputation à Damas du massacre du 21 août 2013 n’a jamais fait l’objet du moindre commencement de preuve. L’ONU a confirmé la réalité d’une attaque au gaz de combat, mais elle ne l’a jamais attribuée à qui que ce soit. Une enquête indépendante menée par le « Massachusetts Institute of Technology », en revanche, a conclu sans hésitation que l’attaque chimique ne pouvait venir que de la zone rebelle.

PERLE N°3 : Le complot contre la Syrie est imaginaire

« Malgré la violence qu’il exerce contre son peuple, M. Bachar Al-Assad et son régime sont présentés comme les victimes d’un plan savamment concocté à Washington pour affaiblir l’un des rivaux régionaux de l’Etat hébreu. »

Akram Belkaïd, Le Monde Diplomatique, juin 2015.

Le propos se veut sans doute ironique, mais il sombre dans le ridicule. Comme l’a écrit Hillary Clinton, le renversement du gouvernement syrien visait à sanctuariser Israël en éliminant le principal allié de l’Iran et du Hezbollah. Que l’administration US et ses vassaux aient propagé le « chaos constructif » en Syrie par djihad interposé ne relève pas d’une interprétation subjective, c’est un fait avéré. Quitte à mettre le Moyen-Orient à feu et à sang, Washington a pactisé avec le diable en poursuivant son objectif de toujours : la fragmentation ethno-confessionnelle de la région.

PERLE N°4 : Les réfugiés fuient Bachar

« Les réfugiés syriens ne fuient pas Daech, ils fuient Bachar el-Assad. On n’a pas à choisir entre lui et Daech. »

Pascal Boniface, France TV Info, 24/09/2015.

Si les réfugiés syriens fuyaient Bachar Al-Assad, les régions contrôlées par le gouvernement n’accueilleraient pas la grande majorité des personnes déplacées à l’intérieur du pays. Les réfugiés syriens au Liban n’auraient pas provoqué une énorme cohue, à Beyrouth, pour aller voter en faveur de M. Assad lors de l’élection présidentielle du 3 juin 2014. Et puisqu’il affirme cyniquement que « les réfugiés ne fuient pas Daech », nous invitons M. Boniface à se rendre dans les zones où sévit cette organisation pour y vérifier par lui-même l’allégresse de la population.

PERLE N°5 : La division inter-confessionnelle, c’est la faute à Bachar

« Le régime ne protège pas vraiment les minorités mais il s’en sert habilement pour se protéger. C’est lui et certainement pas les islamistes qui a joué dès le début cette carte pernicieuse de la division sectaire. »

François Burgat, cité par Catherine Gouësët, L’Express, 15/03/2013.

Chez notre expert hexagonal de l’islamisme, l’inversion accusatoire est une seconde nature. Le régime baasiste a sans doute beaucoup de défauts, mais c’est un régime non confessionnel qui garantit la liberté des cultes et la coexistence des communautés. Attachées à ce modèle unique au Moyen-Orient, les autorités religieuses, musulmanes et chrétiennes, accordent un soutien unanime au gouvernement légitime. Et c’est l’opposition islamiste armée, inspirée par la détestation wahhabite pour les chiites et les alaouites, qui veut instaurer un Etat confessionnel fondé sur une lecture sectaire de la charia.

PERLE N°6 : Le régime syrien écrase la majorité sunnite

« Ceux qui s’indignent des menaces qui pèsent sur les chrétiens ou les alaouites ne s’embarrassent guère de justifier l’oppression de la majorité sunnite (70% de la population) : ils préfèrent la tyrannie exercée sur la majorité afin de préserver la minorité, constate Ziad Majed. »

Ziad Majed, cité par Catherine Gouësët, L’Express, 15/03/2013.

Cette lecture confessionnelle du conflit syrien est conforme aux exigences des parrains wahhabites de l’opposition syrienne, mais elle se situe à des années-lumière de la réalité. Aucune minorité religieuse n’opprime la majorité en Syrie, puisqu’il s’agit d’un Etat séculier qui ne favorise aucune confession. Si les sunnites sont victimes de la tyrannie alaouite, comme le sous-entend M. Majed, on se demande par quel miracle le premier ministre, la majorité des ministres, mais aussi la majorité des officiers et des soldats de l’armée arabe syrienne sont sunnites.

PERLE N°7 : Les pétromonarchies n’y sont pour rien

« Les élites politiques saoudiennes n’ont jamais soutenu les radicaux islamistes. »

François Burgat, auditionné par la Mission d’information de l’Assemblée nationale, 12/01/2016.

Venant de François Burgat, cette échappée hors du monde réel n’est pas étonnante. Depuis trente ans, il explique que l’islamisme, pour les peuples arabo-musulmans, est une voie express vers la démocratie. Que cette collusion entre les pétromonarchies et le jihadisme soit dénoncée inlassablement par Marc Trévidic, ex-juge anti-terroriste, Alain Chouet, ex-directeur du renseignement à la DGSE, ou encore par le général Vincent Desportes, ex-directeur du Collège Inter-armées de défense, est sans importance. Régulièrement invité à Riyad, M. Burgat est sans doute mieux informé par ses amis saoudiens.

PERLE N°8 : Les jihadistes sont quantité négligeable

« Les jihadistes ne représenteraient que 10 à 15% des combattants de la révolution syrienne, selon le chercheur Romain Caillet. Ils sont mieux entraînés, mais le rapport de forces sur le terrain est en train de changer en faveur des laïques et des islamistes modérés. »

Pierre Puchot, MediaPart, 12/09/2013.

Expert renommé en jihadisme, le moins qu’on puisse dire est que Romain Caillet connaît son sujet de l’intérieur. On peut toutefois douter de sa capacité d’analyse et de prévision. Car on n’a pas vu, depuis cinq ans, les « laïques » et les « islamistes modérés » prendre le dessus au sein de l’opposition armée en Syrie. C’est exactement le contraire. Les jihadistes d’Al-Nosra règnent désormais en maîtres, et leurs alliés islamistes se sont alignés sur leur agenda politique. Quant aux combattants présumés « laïques », cette fable est éventée depuis longtemps.

PERLE N°9 : La solution, c’est de livrer des armes

« Il s’agit d’une guerre où l’armée d’Assad ne recule devant rien pour écraser l’adversaire. Il faut donc envoyer des armes pour tenter de rééquilibrer ce rapport de forces ; et surtout des armes capables de tenir en échec les chars, les hélicoptères et les avions. »

Jean-Paul Chagnollaud, Confluences-Méditerranée, 28/09/2012.

Partisan enthousiaste d’une révolution imaginaire, Jean-Paul Chagnollaud est l’incarnation parfaite de « l’idiot utile » au service de l’impérialisme. Décidé à parler à leur place, il exige la démocratie pour les Syriens, dénonce Bachar Al-Assad et réclame des armes pour la rébellion. François Hollande l’a entendu et les armes ont été livrées. Malheureusement, cet arsenal a fini entre les mains d’Al-Qaida. La prochaine fois qu’il accompagnera François Hollande en visite officielle en Israël, il est souhaitable que M. Chagnollaud s’abstienne de lui parler de la Syrie.

PERLE N°10 : Bachar ne sert à rien contre Daech

« Et puis, soyons justement réalistes : que peut rapporter Assad dans la lutte contre Daesh? Des soldats? Non, il n’en a pas. Des informations? Il n’en a pas. Une légitimité politique? Il n’en a pas. Il n’y a plus d’Etat en Syrie. On est face à une bande mafieuse soutenue à bout de bras par la Russie et par l’Iran. »

Jean-Pierre Filiu, Le Soir, 05/02/2016.

Prenant ses désirs pour des réalités, le distingué professeur à Sciences-Po n’a visiblement pas entendu parler de Palmyre, arrachée en avril 2016 aux griffes des jihadistes qui y ont laissé 450 morts. Il ne sait pas que l’armée arabe syrienne affronte durement Daech à l’est d’Alep, qu’elle progresse vers Raqqa et qu’à Deir Ezzor la Garde républicaine met en échec depuis trois ans les offensives de l’organisation jihadiste. Quant à la légitimité politique de Bachar Al-Assad, elle est supérieure à celle d’un président français dont l’affligeante politique étrangère reflète largement les conseils insensés que lui prodigue M. Filiu.

Bruno Guigue | 1er septembre 2016

Les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne  Par Bruno Guigue le 01 septembre 2016

Bruno Guigue, ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

Publié dans le mensuel Afrique Asie, 1er septembre 2016

URL: http://arretsurinfo.ch/les-meilleures-perles-des-charlatans-de-la-revolution-syrienne/

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Une autre guerre est la dernière chose que désirent les Russes

6 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La finance dérégulée

Une autre guerre est la dernière chose que désirent les Russes

Une autre guerre est la dernière chose que désirent les Russes

Par Dmitry Orlov le 02 septembre 2016

Il y a comme un souffle de troisième guerre mondiale dans l’air. Aux États-Unis, le pays est en mode Guerre froide 2.0, et la rhétorique anti-russe émanant de la campagne d’Hillary Clinton, avec les médias de masse en caisse de résonance, nous ramène au Maccarthyisme et sa menace rouge. Par conséquent beaucoup commencent à penser que l’Armageddon est proche, un échange de feu nucléaire, suivi d’un hiver nucléaire et l’extinction du genre humain. Il semble que de plus en plus d’Américains pensent ainsi. Bonté divine !

La Russie est prête à répondre à toute provocation, mais une autre guerre est la dernière chose que désirent les Russes. Et si vous êtes accro aux nouvelles positives, c’est la seule bonne nouvelle que vous allez entendre.

Mais, voyez-vous, il n’y a rien de déraisonnable à penser ainsi. Les États-Unis foncent vers l’effondrement financier, économique et politique, perdant leur stature dans le monde, devenant un ghetto continental rempli d’abus de drogue, de violence, avec des infrastructures en ruine, une population accro aux vices, empoisonnée aux aliments génétiquement modifiés, frappée d’obésité morbide, soumise à la prédation des forces policières et des élus municipaux, sans oublier un vaste assortiment de rackets mafieux, de la médecine à l’éducation en passant par l’immobilier… Tout cela est bien connu.

Nous savons aussi combien est douloureuse la prise de conscience du fait que les États-Unis sont endommagés au delà de tout espoir, ou d’admettre le fait que la plupart de ces dommages viennent de l’intérieur : des guerres sans fin et sans but, la corruption sans limite de la politique par l’argent, une culture toxique et des guerres à propos du genre [Théorie du genre, NdT] et du marxisme culturel, et l’hubris impérial et l’ignorance volontaire qui sous tendent tout cela… Ce degré de déconnexion entre ce qui est espéré et ce qui est observable provoque certainement des souffrances, mais ces souffrances peuvent être évitées, pour un moment, par l’illusion des masses.

Ce genre de spirale vers la chute n’implique pas nécessairement une Apocalypse mais les spécificités de la religion d’État aux USA − une vieille religiosité entremêlée avec la religion séculière du progrès − sont telles qu’il n’y a pas d’autre issue : soit nous sommes sur le point de construire des colonies sur Mars, soit nous mourrons tous dans une boule de feu géante. Puisque l’humiliation de demander aux Russes la permission d’utiliser leurs fusées Soyouz pour rejoindre la Station spatiale internationale rend improbable la formation de colonies spatiales américaines, retour au plan B : boules de feu, nous voilà !

Par conséquent, la rhétorique guerrière américaine envers la Russie s’explique largement par le désir de trouver un bouc émissaire pour son effondrement en cours. Cette réaction psychologique est bien connue, projection sur une ombre, par laquelle on prend tout ce qu’on déteste de soi-même, sans pouvoir l’admettre, pour le projeter sur l’autre. Inconsciemment (et consciemment pour certaines personnes particulièrement stupides) les Américains voudraient atomiser la Russie jusqu’à la faire briller dans le noir, mais ils ne peuvent le faire en raison de la riposte russe. Ainsi les Américains projettent leurs propres fantasmes sur la Russie, et puisqu’ils doivent se considérer dans le camp du bien et la Russie dans celui du mal, le scénario de l’Armageddon peut sembler plausible.

Pourtant ce mode de pensée implique un divorce d’avec la réalité. Il n’y a qu’une seule nation sur terre ayant bombardé un autre pays à l’arme nucléaire : les États-Unis d’Amérique. Ils ont gratuitement atomisé le Japon, qui était prêt à capituler, uniquement parce qu’ils le pouvaient. Ils étaient prêts à atomiser la Russie au début de la Guerre froide, mais en ont été empêché par leur faible arsenal nucléaire naissant. Enfin ils ont tenté de rendre la Russie impuissante face à une attaque nucléaire, abandonnant le traité anti missiles balistiques de 2002. Ils ont été stoppés par les nouvelles armes russes, parmi lesquelles les missiles de croisière supersoniques à longue portée (Kalibr), et les missiles intercontinentaux suborbitaux à multiples charges nucléaires capables de manœuvres évasives à l’approche de leurs cibles (Sarmat). Tout ce nouvel arsenal est impossible à intercepter dans l’état actuel des technologies de défense. Dans le même temps, la Russie a développé ses propres capacités de défense, et le tout récent système S-500 va de facto verrouiller l’espace aérien de la Fédération de Russie, permettant l’interception des cibles aussi bien proche du sol qu’en faible orbite.

En parallèle, les États-Unis ont dilapidé des sommes astronomiques pour engraisser leur establishment de défense totalement corrompu, avec de nombreuses versions de la Guerre des étoiles mais tout cet argent n’a produit que peu de résultats. Les deux installations européennes du système Aegis (effective en Roumanie, planifiée en Pologne) seront inutiles face aux missiles Kalibr tirés depuis les sous-marins et les petits navires russes dans le Pacifique et l’Atlantique, proche des côtes américaines, ou face aux missiles intercontinentaux les contournant. L’installation du système THAAD en Corée du Sud (contre lequel des locaux protestent en se rasant la tête) n’y changera rien non plus.

Il n’existe sur la planète qu’un seul agresseur nucléaire, et ce n’est pas la Russie. Mais ce fait est sans importance. En dépit des efforts américains, la logique de la Destruction Mutuelle Assurée (MAD en anglais) garde son efficacité. La probabilité d’un échange de feu nucléaire n’est donc pas déterminée par la politique de quiconque, mais par la possibilité d’un échange accidentel. Puisque la guerre nucléaire ne produit que des perdants, aucune partie ne veut être à son origine. Jamais les USA ne pourront imposer leurs conditions à la Russie via la menace d’extermination nucléaire.

Puisque la guerre nucléaire est hors jeu, qu’en est-il d’un conflit conventionnel ? Les États-Unis font des rodomontades en accumulant des troupes et en organisant des manœuvres militaires dans les pays baltes, à la frontière occidentale de la Russie, en installant des systèmes de missiles en Roumanie, en Pologne et en Corée du Sud, en soutenant les nazis ukrainiens anti-russes etc. Tout cela semble provocateur : cela mènera-t-il a une guerre ? Quelle forme prendrait elle ?

Il faut examiner ici comment les Russes ont répondu aux provocations précédentes. Voici les faits connus, pouvant être employés pour prédire la suite, par contraste avec les déclarations fictionnelles, conjoncturelles sans lien avec les faits établis.

Quand les USA ou leurs vassaux attaquent une enclave peuplée de citoyens russes hors des frontières russes, voici le genre de réponses que nous avons pu observer :

1. Le cas de la Géorgie. Durant les Jeux olympiques d’été de Pékin (période de célébration pacifique) l’armée géorgienne, armée et entrainée par les USA et Israël, a envahi l’Ossétie du Sud. Cette région appartenait nominalement à la Géorgie, mais était majoritairement peuplée de russophones et de porteurs de passeport russe. Les troupes géorgiennes ont commencé à pilonner la capitale, Tskhinvali, tuant des troupes russes de maintien de la paix qui étaient basées dans la région et causant de nombreuses victimes civiles. En riposte, les troupes russes foncèrent sur la Géorgie, éliminant en quelques heures toute capacité militaire de ce pays. Ils annoncèrent que l’Ossétie du Sud n’appartenait plus à la Géorgie, jetant l’éponge en Abkhazie (une autre enclave russe disputée) pour faire bonne mesure, puis les Russes se retirèrent. Le président va-t-en-guerre de la Géorgie, Saakachvili était déclaré « cadavre politique » et livré à lui-même. Par la suite, il a dû fuir le pays, où il était recherché par la justice. Le Département d’État US lui a trouvé un boulot récemment, comme gouverneur d’Odessa en Ukraine. Récemment, les relations russo-géorgiennes se sont améliorées.

2. Le cas de la Crimée. Durant les jeux olympiques d’hiver à Sochi (période de célébration pacifique) un coup d’État, violent, illégal a été perpétré contre le gouvernement élu et constitutionnel de l’Ukraine, suivi de l’instauration d’une administration fantoche placée par les USA [Par Victoria « Fuck the UE » Nuland, NdT]. En réplique, la population russe de la région autonome de Crimée a tenu un référendum, où 95% des votants choisirent la sécession de l’Ukraine et la réintégration dans la Russie, dont ils faisaient partie depuis des siècles, et jusqu’à tout récemment. Les Russes utilisèrent alors leurs troupes, déjà présentes dans la région sous le mandat d’un accord international, pour assurer le respect des résultats du référendum. Pas un seul coup de feu ne fut échangé durant cet exercice de démocratie directe.

3. L’exemple de la Crimée encore. Durant les Jeux olympiques d’été de Rio (période de célébration pacifique) des commandos ukrainiens ont pris d’assaut la frontière de la Crimée mais ont été rapidement arrêtés par les Services fédéraux des russes, qui trouvèrent aussi une cache d’armes et d’explosifs. Plusieurs Ukrainiens furent tués ainsi que deux Russes. Les survivants du commando ukrainien avouèrent immédiatement avoir planifié des attentats terroristes contre le terminal de ferry (reliant la Crimée au reste de la Russie) et contre une gare de trains. Le leader du groupe a confessé s’être fait promettre une forte somme en dollars pour ces attaques. Tout les prisonniers ukrainiens peuvent s’attendre à une couchette chaude et sèche en prison et à trois repas par jour, gracieusement offerts par le gouvernement russe, se qui semble paradisiaque comparé à la violence, au chaos, à la misère et à la désolation caractérisant l’Ukraine d’aujourd’hui. En riposte, le gouvernement de Kiev a protesté contre la «provocation russe » et a placé ses troupes en état d’alerte en préparation d’une « invasion russe ».

Le prochain convoi d’aide américaine à l’Ukraine devrait inclure un stock de chlopromazine ou autre médication anti-psychotique.

Remarquez le refrain constant, « durant les Jeux olympiques ». Aucune coïncidence ici, mais l’indication d’un modus operandi des Américains. Eh oui, lancer des opérations guerrières dans un temps traditionnel de paix est aussi cynique que stupide. Mais la devise américaine semble être « Si on essaie quelque chose en le répétant et que nous frappons toujours un mur, il suffit d’essayer plus fort encore. » Dans l’esprit des planificateurs de tels actes, la raison de l’échec ne peut-être leur propre stupidité. On appelle cela le « Level 3 Stupid », une bêtise d’une telle profondeur que le sujet ne peut percevoir sa propre stupidité.

4. L’exemple de la région du Donbass (Ukraine). Après les événements décrits précédemment au point 2, cette région peuplée, industrielle, qui appartenait à la Russie au XXe siècle et qui est russe de langue et de culture, a sombré dans l’agitation politique, car la plupart des populations locales ne voulaient rien savoir du gouvernement installé à Kiev, qu’elles percevaient comme illégitime. Le gouvernement de Kiev a aggravé la situation, d’abord en édictant des lois discriminatoires envers les russophones, ensuite en lançant l’armée sur la région, ce qu’ils continuent à faire à ce jour, avec trois invasions successives, toutes soldées par un échec et le pilonnage incessant des zones résidentielles et industrielles, durant lesquels des dizaines de milliers de civils ont été tués, et nombre d’autres blessés.

En guise de riposte, la Russie a aidé à la mise en place d’un mouvement de résistance local, soutenu par un contingent de volontaires locaux. Tout cela fut le fait de volontaires russes, agissant de manière officieuse, et par des citoyens russes donnant de l’argent pour la cause. Malgré les cris hystériques des Occidentaux hurlant à l’« invasion russe » et à l’« agression russe », aucune preuve n’existe. Au contraire le gouvernement russe n’a fait que trois choses : refus d’interférer avec le travail de ses citoyens décidés à aider le Donbass ; poursuite d’une stratégie diplomatique pour la résolution du conflit et organisation de plusieurs convois d’aide humanitaire aux résidents du Donbass. L’initiative diplomatique russe a conduit à deux accords internationaux − Minsk I et Minsk II − qui ont obligé Kiev et le Donbass à entreprendre une stratégie diplomatique pour la résolution du conflit, via la cessation des hostilités et la garantie d’une pleine autonomie pour le Donbass. Kiev a refusé avec constance de remplir ses obligations prévues par ces deux accords. Le conflit est donc gelé, mais les victimes s’accumulent en raison des bombardements ukrainiens, en attendant l’effondrement du gouvernement fantoche ukrainien.

Pour compléter le tableau, introduisons la récente opération militaire russe en Syrie, où la Russie est venue défendre un gouvernement syrien assiégé, détruisant rapidement des pans entiers du Califat de Daesh/ISIS et nombre d’autres organisations terroristes actives dans cette région. La logique russe derrière cette opération est que Moscou perçoit un foyer terroriste à financement étranger en Syrie comme une menace directe à la sécurité de la Fédération de Russie. Deux autres faits notables ici sont que la Russie a agi dans le respect du droit international, ayant reçu l’invitation du gouvernement légitime et internationalement reconnu, et que l’action militaire russe fut immédiatement réduite au minimum dès qu’il apparut possible pour toutes les parties (non terroristes) prenantes au conflit de revenir à une table de négociation. Ces trois éléments − utilisation d’une force militaire comme mesure sécuritaire réactive, adhésion scrupuleuse au droit international et action militaire au service de la diplomatie − sont vitales pour comprendre les méthodes et les ambitions russes.

Si on observe maintenant les aventures militaires, diplomatiques des États-Unis, la situation est fort différente. Les dépenses militaires étasuniennes constituent la moitié des dépenses discrétionnaires du gouvernement fédéral, écrasant d’autres secteurs vitaux, tels que les infrastructures civiles, la santé publique et l’enseignement public. Ces dépenses servent plusieurs objectifs. Au premier plan, elles constituent un programme d’emploi public : c’est une façon de garder au travail des gens non employables selon des critères de productivité normaux, dus à l’absence de toute intelligence, éducation et formation. Au second plan, c’est une méthode d’enrichissement personnel pour les politiciens et les entreprises privées liées au secteur de la défense, au détriment du bien public.

Troisièmement il s’agit d’un programme publicitaire pour les ventes d’armes, les USA étant le premier fournisseur de technologies mortelles au monde. Enfin c’est une façon de projeter leur puissance sur la planète, bombardant jusqu’à la soumission tout pays ayant l’audace de s’opposer aux ambitions hégémoniques de Washington, le plus souvent au mépris complet du droit international. Jamais il ne s’agit de développer une capacité effective de défense des USA.

Aucun de ces motifs ne peut fonctionner face à la Russie. En parité dollar, les dépenses militaires US écrasent celles de la Russie. Pourtant en terme de parité d’achat, la Russie réussit à acheter dix fois plus de capacité défensive par unité de richesse nationale que les USA, annulant essentiellement l’avantage en parité dollar. De plus, ce que les États-Unis obtiennent pour leur argent est de qualité inférieure : la Russie obtient les systèmes d’armement désirés ; l’armée US obtient ce que l’establishment politique corrompu et ses comparses du complexe militaro-industriel veulent bien produire dans le but de s’enrichir. En termes de campagne publicitaire pour la vente d’armes, la comparaison entre l’armement russe en action en Syrie, éliminant efficacement les terroristes via une campagne de bombardements reposant sur de faibles ressources, puis l’armement américain utilisé par les Saoudiens au Yémen, avec le plein soutien et l’encadrement US, constamment vaincu par une insurrection faiblement équipée, tout cela a peu de chance de générer des commandes supplémentaires. Enfin, le projet de maintien d’une hégémonie américaine semble au point mort.

La Russie et la Chine forment maintenant une union militaire de facto. La supériorité de l’armement russe, jumelée aux capacités infinies de l’infanterie chinoise, forment une combinaison indestructible. La Russie possède maintenant une base aérienne permanente en Syrie, a conclu un accord avec l’Iran pour l’utilisation de bases militaires iraniennes, est sur le point de sortir la Turquie de l’OTAN. En parallèle, la force militaire US, avec sa pléthore de bases inutiles à travers le monde et sa quantité de gadgets superflus, devient une source de honte internationale, et reste, pour l’instant, un programme d’emploi public pour des incompétents et une source de corruption lucrative.

Il est essentiel de comprendre combien sont limitées les capacités militaires américaines. Les États-Unis excellent dans l’attaque d’adversaires infiniment plus faibles. L’action contre l’Allemagne nazie fut un succès du fait que cette dernière était déjà défaite par l’Armée rouge [Wikipédia : 80% des pertes de la Wehrmacht ont été infligées par les Russes, NdT], à l’exception de quelques poches de résistance. C’est à ce moment que les USA sont sortis de leur timide isolement pour se joindre au conflit. Même la Corée du Nord et le Vietnam se montrèrent trop coriaces pour l’armée américaine, et même dans ces deux cas, ses misérables performances auraient été pire encore sans la conscription obligatoire, qui permit d’incorporer des non-incompétents dans ses rangs, mais produisit un effet indésirable lorsque des hommes enrôlés tuaient leurs officiers incompétents, un chapitre largement ignoré de l’histoire militaire américaine récente. Et aujourd’hui, avec l’ajout des LGBTQ dans les rangs, l’armée US devient une source mondiale de dérision. Avant, des termes comme « pédé » et « femmelette » étaient d’usage courant dans la formation de base de l’armée américaine. Les sergents utilisaient ce vocabulaire pour exhorter les abrutis sous leurs ordres à se comporter comme des hommes. Je me demande quels termes ces sergents vont utiliser maintenant qu’ils ont la tâche officielle de former ceux qu’ils nommaient «pédés » et « femmelettes ». Le potentiel comique de la situation ne passe pas inaperçu dans les rangs des militaires russes.

La comédie se poursuivra aussi longtemps que l’armée US fuira l’affrontement avec un adversaire sérieux, dans le cas contraire, la comédie virerait assez vite à la tragédie.

  • Si par exemple, les forces US essaient d’attaquer le territoire russe par des tirs de missiles postés aux frontières, ils seront neutralisés par la riposte immédiate d’une artillerie russe largement supérieure.
  • Si les Américains ou leurs vassaux provoquent jusqu’à la rébellion les russes vivant hors des frontières de la Fédération de Russie (ils sont des millions), des volontaires russes, agissant hors des canaux officiels avec un financement privé, seraient vites formés, équipés et armés, créant des insurrections populaires durant des années, si nécessaire, jusqu’à la capitulation des Américains ou de leurs vassaux.
  • Si les Américains s’abandonnent à la folie ultime et envahissent le territoire russe, ils seront annihilés, à l’image des troupes ukrainiennes dans le Donbass.
  • Toute tentative d’attaque contre la Russie via la flotte de porte-avions américains mènera au torpillage des navires via plusieurs systèmes d’armements russes : missiles balistiques anti-navires, torpilles de dernière génération ou missiles de croisière supersoniques.
  • Les bombardiers stratégiques, missiles de croisière et missiles balistiques seront éliminés par les systèmes de défense aériens russes.

Voilà pour toute agression. Mais qu’en est-il de la défense ? Et bien il y a ici toute une dimension distincte pour les forces engageant militairement la Russie. Gardez à l’esprit que les Russes ont perdu un grand nombre de civils durant leur guerre contre l’Allemagne nazie. Beaucoup de Russes, incluant des vieillards, femmes et enfants, sont morts de faim et de maladies, ou des bombardements allemands, ou des abus des mains même des soldats allemands. De l’autre côté, les victimes militaires soviétiques étaient à parité avec celles des Allemands. Cette calamité sans précédent frappa la Russie car elle a été envahie, et cela a conditionné les cadres militaires russes à cogiter sans cesse. La prochaine guerre de grande envergure, si elle a lieu, se poursuivra en territoire ennemi. Par conséquent, si les États-Unis attaquent la Russie, celle-ci contre-attaquera sur le sol américain. Gardez à l’esprit que les USA n’ont pas combattu sur leur sol depuis 150 ans, ce serait un choc énorme.

Bien évidement, cela sera fait de manière cohérente avec la doctrine militaire russe. Et plus important, l’attaque devra être menée de façon à réduire au minimum le risque d’échange nucléaire. De plus l’usage de la force sera gardé au seuil minimum pour obtenir une cessation des hostilités et un retour à la table des négociations selon des termes favorables à la Russie. Troisièmement, tous les efforts seront investis pour optimiser les révoltes populaires internes, afin de créer des insurrections à long terme, confiant aux volontaires le soin de fournir armement et formation. Enfin, gagner la paix est aussi important que gagner la guerre, et tous les efforts seront investis pour informer le public américain que ce qu’ils vivent est une juste rétribution face aux actions illégales de Washington. D’un point de vue diplomatique, il sera préférable de traiter le problème des criminels de guerre dirigeant les USA comme un problème politique interne, confié aux mains des Américains eux-même, avec une intervention absolument minime de l’extérieur. Tout cela sera bien mieux servi par un partage amical de renseignement, laissant aux parties intéressées aux USA les informations sur l’identité des criminels de guerre, de leurs familles et de leurs lieux de résidence.

La question reste de savoir quel est le niveau minimal d’action militaire requis, ce que je nomme « un millier de boules de feu » en hommage au «millier de points de lumière » de George Bush père, pour ramener la paix selon des termes favorables à la Russie. Il me semble que 1000 « boules de feu » est numériquement suffisant. Il s’agirait de relativement petites explosions, suffisantes pour détruire des bâtiments ou des installations industrielles, avec un minimum de victimes. Ce dernier point est crucial, car l’objectif est de détruire le système sans frapper directement les gens. Personne ne serait responsable si les gens aux USA souffraient du fait de leur refus de suivre les recommandations de leur organisme de prévention des catastrophes, la FEMA qui recommande de stocker un mois de nourriture et d’eau et de se doter d’un plan d’évacuation d’urgence. De plus, étant donné la trajectoire que suivent les États-Unis, obtenir un second passeport, expatrier son épargne et s’entraîner aux armes à feu au cas ou vous seriez coincé sur le territoire, semblent des idées raisonnables.

Il est essentiel que ces actions militaires russes évitent de tuer des civils : il y a trois millions de Russes résidant aux USA, en tuer n’est pas une option stratégique. Il y a encore plus de gens originaires de pays amis de la Russie, tels que la Chine et l’Inde, qui devront aussi être épargnés. Par conséquent toute stratégie débouchant sur une perte massive de vie est inacceptable. Un scénario nettement préférable implique de produire une crise destinée à convaincre les Russes résidant aux États-Unis (et nombre d’autres étrangers résidents et immigrants de première génération ou de deuxième génération) que les USA ne sont plus un lieu vivable. Ces gens pourront alors être rapatriés − un processus s’étalant sur plusieurs années. Actuellement la Russie est la troisième destination mondiale pour ceux qui cherchent un endroit meilleur où vivre, après les USA et l’Allemagne. L’Allemagne est au bord d’une révolte ouverte contre la politique pro-migratoire démente d’Angela Merkel. Les USA ne sont pas loin de cela aussi, et ne seront plus une destination attrayante dans peu de temps. Ce qui laisserait la Russie en tête. Cela constituerait une pression énorme, même pour un pays étalé sur 11 fuseaux horaires et doté de tout sauf de fruits tropicaux et de concentrations humaines.

Gardons aussi en tête qu’Israël − qui est, soyons franc, un protectorat US stationné temporairement en terre palestinienne − ne durera pas longtemps sans le soutien massif des États-Unis. Un tiers de la population israélienne est russe. À la minute ou le projet Israël s’effritera, la plupart de ces juifs russes, comme ils sont intelligents, vont amorcer un exode vers la Russie, ce qui est leur droit. Cela donnera de sérieux maux de tête aux services fédéraux russes en charge de la migration, car ils devront trier ces réfugiés, gardant les juifs russes normaux tout en refusant les zélotes sionistes, les criminels de guerre et les cinglés ultra-religieux. Tout cela prendra du temps.

De plus, les actions militaires avec risques majeurs de perte de vie se révèlent inutiles, car il existe une stratégie alternative efficace : détruire les éléments stratégiques de l’infrastructure gouvernementale et entrepreneuriale des USA, puis croiser les bras et attendre que l’ennemi vienne ramper à la table de négociation avec le drapeau blanc. Car voyez vous, il n’y a que quelques ingrédients magiques qui permettent aux USA de continuer à se maintenir en tant que pays développé et stable capable de projeter une force militaire outre-mer. Ces éléments sont : le réseau électrique ; le système financier ; le réseau autoroutier ; le fret ferroviaire et maritime ; les aéroports ; et les pipelines pétroliers, gaziers. Rendez les inactifs et c’est game over. Combien de « boules de feu » faudra-t-il ? Probablement moins de mille.
Neutraliser le réseau électrique américain est absurdement facile [Comme celui de la France d’ailleurs, NdT], car leur système est hautement intégré et interdépendant, consistant en seulement trois sous-réseaux nommés «interconnects» : Ouest, Est et Texas. Les éléments les plus vulnérables du système sont les Large Power Transformers (LPTs) qui atteignent une tension de millions de volts pour la transmission et la redistribution en aval. Ces unités ont la taille de maisons, construites sur mesure, elles coûtent des millions de dollars et il faut plusieurs années de travail pour les remplacer. Elles sont en majorité fabriquées hors des États-Unis, et tout comme le reste de l’infrastructure dans le pays, la plupart de ces LPTs sont vieux et sujets aux pannes. Il existe des milliers de ces pièces d’équipement, mais comme le réseau électrique américain roule à pleine capacité, avec plusieurs goulots d’étranglement critiques, le réseau complet serait neutralisé si une poignée seulement de ces LPTs stratégiques étaient détruits. Aux États-Unis, toute panne de courant prolongée dans les centres urbains causera automatiquement des pillages et des émeutes. Certaines estimations placent à deux semaines la durée nécessaire d’une panne à grande échelle pour que la situation atteigne un point de non-retour, ou le dommage aux infrastructures ne serait plus réparable.

Démanteler le système financier est une autre tâche relativement facile. Il n’existe que quelques nœuds vitaux, incluant la Réserve fédérale, quelques banques majeures, les centres de données des cartes de débit et crédit, etc. Ils peuvent être neutralisés via un vaste assortiment de méthodes, tels que des missiles de croisière, des cyberattaques, des perturbations du réseau électrique ou même des soulèvements civils. Il faut rappeler que le système financier aux USA est condamné à exploser même sans intervention étrangère. La combinaison d’une dette hors de tout contrôle, d’une gigantesque bulle financière, d’une Réserve fédérale piégée par des taux d’intérêts toujours plus faibles, des retraites par capitalisation et autres obligations sous-financées, un marché immobilier dramatiquement surévalué et un marché financier absurdement fondé sur du vide, tout cela est condamné à imploser.

Quelques autres frappes chirurgicales peuvent détruire les pipelines pétroliers et gaziers, les terminaux d’importation, les ponts et tunnels, voies ferrées et aéroports. Quelques mois sans accès à l’argent, l’électricité, l’essence, le diesel, le gaz naturel, le transport aérien ou l’importation de pièces détachées seront suffisants pour forcer la capitulation des États-Unis d’Amérique. S’ils entreprennent tout effort pour restaurer un de ces services, une frappe supplémentaire se chargera de vite leur dénier une telle occasion.
Le nombre de « boules de feu » peut être optimisé en profitant de synergies destructives : un brouilleur de GPS déployé prêt du site d’une attaque peut nuire aux secours tentant de rejoindre le site ; détruire un entrepôt de fournitures en même temps que les installations qu’il dessert, couplé avec des perturbations des systèmes de transport, tout cela peut retarder les réparations de plusieurs mois ; une simple alerte au bombardement peut immobiliser un réseau de transport, le transformant en une cible immobile, plutôt que des centaines de cibles en mouvement, etc.

Vous pensez peut-être que réaliser de telles attaques sophistiquées requiert un énorme travail de renseignement, qu’il serait difficile à matérialiser, mais tel n’est pas le cas. Premièrement, une grande part des informations d’utilité tactique sont constamment fuitées vers l’extérieur par desinsiders, qui se considèrent comme des patriotes. De plus ce qui n’a pas été fuité peut-être hacké, en raison de l’état désastreux de la cybersécurité aux USA. Gardez en tête que c’est en Russie que sont conçus les logiciels anti-virus, ainsi que quelques virus. La NSA a tout récemment été hackée, ses informations les plus précieuses pillées ; si la National Security Agency peut être hackée, qu’en est-il de tout ceux qui sont supposés être protégés par la NSA ?
Vous pensez peut-être que les USA, s’ils étaient attaqués de cette façon, pourraient riposter de façon similaire, mais ce scénario est difficilement envisageable. Nombre de Russes ne trouvant pas l’anglais si difficile, sont généralement familiers avec les USA, en raison de l’exposition aux médias américains, et les spécialistes parmi eux, surtout ceux ayant étudié ou enseigné dans les universités des États-Unis, peuvent naviguer dans leur champ d’expertise aussi facilement aux USA qu’en Russie. La plupart des Américains, en revanche, peuvent à peine trouver la Russie sur une carte du monde, ne peuvent pas comprendre l’alphabet cyrillique et trouvent la langue russe incompréhensible.

Gardez aussi en mémoire le fait que l’establishment russe de la défense a pour souci principal… la défense. Agresser des peuples sur des terres étrangères n’est généralement pas considéré comme stratégiquement important. « Une centaine d’amis plutôt qu’une centaine de roubles » est un dicton populaire russe. Ainsi la Russie réussit à être ami de l’Inde et du Pakistan dans un même mouvement, avec la Chine et le Vietnam. Au Moyen-Orient, elle maintient de cordiales relations avec la Turquie, la Syrie, Israël, l’Arabie saoudite, le Yémen, l’Égypte et l’Iran, aussi dans un même mouvement. Les diplomates russes ont l’obligation de maintenir des canaux de communication ouverts autant avec les amis qu’avec les adversaires, en tout temps. Oui, se positionner en adversaire de la Russie peut-être terriblement douloureux, mais vous pouvez y mettre fin à n’importe quel moment ! Il suffit d’un appel téléphonique.

Ajoutez à cela le fait que les vicissitudes de l’Histoire russe ont conditionné la population à imaginer le pire, et simplement faire avec. «Ils ne peuvent pas tous nous tuer» est un autre dicton populaire. Si les Américains parvenaient à le faire souffrir, le peuple russe trouverait un grand réconfort dans le fait que les Américains souffriraient encore plus, et nombre de Russes estimeraient que cet accomplissement constitue une victoire en soi. Et le peuple russe ne resterait pas sans aide ; ce n’est pas un hasard si le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, était précédemment ministre en charge des services d’urgence, sa performance à ce poste lui ayant valu éloges et recommandations. En clair, s’ils sont attaqués, les Russes vont simplement se serrer les coudes et passer en mode conquête et victoire contre l’agresseur, comme ils l’ont toujours fait.
Ce qui n’aide pas à désamorcer la situation, c’est que le peu d’informations que les Américains ont reçues concernant la Russie, ses chefs politiques et ses médias sont dans leur quasi-totalité fausses. Ils entendent parler de Poutine et de «l’ours russe» et imaginent probablement la Russie comme un vaste terrain vague ou Vladimir Poutine n’a pour seule compagnie que celle d’un ours joueur d’échecs, hacker de serveur internet, physicien nucléaire, ingénieur en balistique, inventeur de vaccin anti-Ebola et de surcroit polyglotte. Les ours sont magnifiques, les Russes adorent les ours, mais n’exagérons pas. Oui les ours russes savent faire du vélo, et savent parfois divertir les enfants, mais ce ne sont que des animaux sauvage et/ou des animaux domestiques (nombre de Russes ne sont pas fixés sur ce point). Et donc lorsque les Américains gémissent à propos d’un «ours russe», les Russes se demandent : mais lequel ?

Bref, la Russie est pour la majorité des Américains un mystère enveloppé d’une énigme et le nombre d’Américains intelligents ayant une fine connaissance de la Russie est largement insuffisant, alors que pour nombre de Russes, les USA sont un livre ouvert. Concernant les services américains de sécurité et de renseignement, ces planques bureaucratiques pléthoriques, paralysées par l’opportunisme politique et la pensée moutonnière n’excellent qu’à deux choses : suivre sans broncher des procédures absurdes et faire correspondre avec créativité les faits à la politique du jour. Prouver que l’Irak dispose d’armes de destruction massive, pas de problème ! Distinguer terroristes islamistes et grand-mères arabes dans un poste de contrôle d’aéroport, trop difficile !

La Russie ne fera usage de mesures militaires contre les États-Unis que si elle est dûment provoquée. Le temps et la patience sont du côté russe. Chaque année qui passe voit les USA faiblir, perdre amis et alliés, alors que la Russie se renforce, gagnant amis et alliés. Les États-Unis, avec une classe politique dysfonctionnelle, une dette incontrôlée, une infrastructure s’effondrant et une agitation populaire larvée, forment une nation mort-vivante. Il faudra du temps pour que chacun des États Unis s’auto-détruise et s’effondre en démolition contrôlée tout comme les trois tours du 11 septembre (WTC #1, #2, #7), mais la Russie est très patiente. La Russie est prête à répondre à toute provocation, mais le dernier souhait des Russes est une nouvelle guerre. Et ce fait, si vous voulez des nouvelles positives, est la seule bonne nouvelle que vous allez entendre. Mais si vous persistez à penser qu’il y aura une guerre avec la Russie, oubliez l’Armageddon, pensez au «millier de boules de feu», puis au silence qui va suivre

Dmitry Orlov | 23 Août 2016

Article original: Club Orlov

Source: http://versouvaton.blogspot.fr

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Objectif, tuer la France, comment et pourquoi.

5 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Le socialisme, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La mondialisation, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

3 septembre 2016

 

Tuer la France est un objectif primordial pour l'oligarchie financière, les anglo-saxons en général et les USA en particulier car la France possède une particularité dans son développement historique en comparaison avec d'autres nations européennes, seule la Russie se rapproche de cette particularité, dont notre pays est aujourd'hui la conséquence.

 

Pourquoi la France a toujours été un état fort et qui a compté dans le concert des nations, en dépit de sa petite superficie.

 

La France est, comme la Russie, une nation extraordinairement multiethnique et multiculturelle, il y a à peine plus de 100 ans on y parlait couramment une centaine de langues et dialectes différents dont des langues représentant des cultures fort diverses. Quelques exemples : les langues romanes du nord ou langues d'oïl, (wallon, picard, normand, français), les langues romanes du sud ou langues d'oc auxquelles on peut rattacher le provençal et le catalan. Au nord et à l'est des langues germaniques, flamand, alsacien, lorrain. Une grande langue celtique, le breton. Une langue paléo européenne, le basque et avec toutes ces langues de multiples variantes dialectales. Sous l'ancien régime il y avait deux langues officielles le français de langue d'oc et le français de langue d'oïl.

La France, comme la Russie fut perpétuellement attaquée tout au long de son histoire et connue peu de périodes de paix ; les anglais avec qui nous nûment que guerres, l'empire germanique, l’Espagne, De siècle en siècle la France dut se militariser et posséder un pouvoir central fort et particulièrement organisé, c'était ça ou disparaître.

La France ne disparue pas , bien que plusieurs fois dans son histoire elle fut au bord de l'élimination comme après le désastre d'Azincourt en 1415 suivi du traité de Troyes en 1420 qui consacrait sa fin au profit de l'Angleterre. A chaque fois que la France fut au bord du désastre, elle parvint à se redresser mais en générant un état central plus fort et mieux organisé avec une armée à chaque fois plus efficace. « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort » disait Nietzsche, la France devint de plus en plus forte

 

Pour se renforcer la France inventa la légalité où la loi nationale devait primer sur tous les rapports entre français. La France inventa le concept de nation civique et le concept d'état-nation. La France se méfia très tôt des capitalistes et des marchants, Philippe Le Bel à la fin du 13ème siècles les mis au pas, Lombards, Juifs, et surtout Templiers qui sous prétexte de religion amassaient des fortunes sur le dos du petit peuple. La France freina également le pouvoir de l'église et du pape de Rome en développant une église gallicane sous contrôle exclusivement français. On pourrait faire une très longue description historique depuis le 11ème siècle pour évoquer la naissance d'une nation ferme, guerrière, jalouse de son indépendance et de ses particularités.

 

Bien évidemment cette France, forte légalisée et centralisée ne fut jamais du goût des financiers, ceux-ci préférèrent toujours le contrat privé basé sur un rapport de force et non sur la loi nationale identique pour tous. Pour les riches et puissants cette loi identique pour tous ne serait que tyrannie.

 

La France de Philippe Auguste, de Charles V, de Philippe le Bel, d'Henri IV, de Louis XIV, de la Révolution de 1789, de la Convention de 1793, de Napoléon et son Code, de la Commune et des lois laïques de 1905 a toujours été une exception, un obstacle pour les usuriers et les banquiers. Ceux-ci, dés le 17ème siècle se mirent à préférer l'Angleterre et son « free trade ». La défaite de Napoléon en 1815 fut pour eux une aubaine et depuis, l'Angleterre ne possède à leurs yeux que vertus à singer, la France depuis suit la perfide Albion comme un toutou en perdant ses particularités et son âme.

Pourtant cette âme est bien chevillée à son corps car de nombreuses années encore seraient nécessaires pour qu'une forte culture venant de 1000 ans puisse être entamée.

 

 

Comment tuer la France définitivement et parachever Waterloo?

 

Quand j'étais conseiller spécial de Sylvain Floirat de 1980 à 1985, l'un des créateurs avec Marcel Dassault de l'industrie de défense indépendante française, celui-ci me dit un jour que la France avait deux piliers historiques et que, si ces deux piliers s'affaissaient s'en serait fini de notre pays, ces piliers étaient pour lui, le nationalisme gaulliste et le parti communiste dont l'alliance avait été particulièrement efficace contre l'envahisseur nazi. Ce patriote avait bien compris l'essence de la Nation.

Le gaullisme ou nationalisme de droite est mort avec le général de Gaulle celui-ci eu peu d'héritiers politiques. Les politiciens se réclamant du gaullismes n'était plus que de la droite classique prête à se compromettre avec l'impérialisme, comme il fut fait rapidement.

La disparition du PCF pris plus de temps. Les cadres du Parti Communiste étaient jusqu'aux années 70 issues de la résistance au nazisme, ceux-ci gardaient encore la nation au cœur, une nation qui par ses lois protège ses citoyens et les communistes de l'époque comprirent bien que pour défendre le petit peuple et la classe ouvrière il fallait une nation indépendante et des lois sociales.

Nous allons voir comment ils perdirent cette âme et se perdirent en même temps. gaullisme disparu avec le général, les communistes ne tardèrent pas à disparaître également laissant la nation à la merci de l'impérialisme. C'est bien la gauche qui  portait encore les coups les plus sérieux au peuple de France en remplaçant un PCF qui distillait ses valeurs morales nationales et laborieuses au sein de la classe ouvrière par une gauche pseudo libérale, pro impérialiste, anti nationale et méprisante pour le petit peuple.

 

Chronique d'un désastre.

 

Quand les trotskystes liés aux USA s’emparèrent du PS et de la France par la même occasion.

 

Dés 1945, le PCF en dépit des combats nationaux auquel il avait participé pour libérer la France, eu du mal à reconnaître le fait national et indépendantiste pour protéger la classe travailleuse. Le PCF ne soutint plus le Général de Gaulle qui devint à ses yeux un ennemi. Le PCF accentua son erreur et son défaut d'analyse en essayant de faire la promotion d'une alliance avec les socialistes, en espérant peut être refaire le congrès de Tour de 1920 qui avait divisé socialistes et communistes. Le PCF devenu furieusement anti gaulliste militait pour un programme commun avec un PS devenu après la guerre une marionnette de l'impérialisme US, pourtant il comptait bien l'entraîner sur ses positions ce qui était déjà ridicule.

Après la refondation du parti Socialiste au congrès d'Epinay de 1971, Mitterrand qui avait pris le pouvoir dans ce Parti, dut faire appel à de jeunes cadres trotskystes de la secte lambertiste pour diriger un PS ne possédant à ce moment que des cadres vieillissants. Ce néo PS trotskysé signa ce programme commun proposé par le PCF en 1972 avec l’appoint du Parti Radical qui à cette occasion se divisa.

Les conséquences de cette union de la gauche furent rapidement catastrophiques pour le PCF et particulièrement bénéfiques pour le PS et ses cadres lambertistes. Face à une hémorragie électorale le PCF commença à se poser quelques questions sur l'intérêt qu'il eu à se lancer dans une Union de la Gauche qui parvenue au pouvoir en 1981, non seulement fut incapable d'améliorer le sort des français mais aggrava comme on le vit plus tard leur situation. La gauche changea de nature avec une composition sociale qui se transforma rapidement, les ouvriers furent les premiers à se méfier de cette alliance quittèrent le PCF et se réfugièrent de plus en plus dans l'abstention. Les idées de « Gauche » perdirent leurs analyses marxistes pour ne devenir que des idées de « bon sentiments » portées par des classes moyennes de plus en plus aisées qui remplaçaient la classe ouvrière. L'ouvriérisme et son moralisme commença à être fustigé au sein même du PCF.

Mitterrand avait prévenu.
« Si j’ai signé le programme commun, c’est pour prendre 2 à 3 millions de voix au PCF. » Mais comment le PCF a t-il pu se laisser prendre par un tel complot, justifié dernièrement par François Hollande. Il rassurait ainsi dernièrement les financiers de la City de Londres en disant qu’en France le PCF étant affaibli, ils ne risquaient rien avec lui.

Le décor étant installé comment la mort de la France fut programmée.

 

1-La vague migratoire.

 

Ce qui parait le plus simple et le plus traditionnel pour tuer un pays c'est l'invasion. Mais une invasion à l'aide d'une force armée comme en 1940 serait contre productive car déclencherait immédiatement une réaction de défense du peuple français comme ce fut souvent le cas dans son histoire et cette invasion aurait toutes les chances d'être rejetée. Il faudrait alors que cette invasion fut acceptée. Les accords de Grenelle de 1968 favorables aux salariés déclenchèrent une réaction de l'oligarchie, de nombreux immigrés devaient venir peser sur les salaires et noyer la classe ouvrière française et ses traditions de revendication. Les vannes furent ouvertes après 1968 et ne cessèrent de s'ouvrir. Le Parti Communiste Français était encore puissant son candidat aux élections présidentielles de 1969 Jacques Duclos avait fait 21% des voix. Au sein de la gauche française le PCF pesait le plus lourd.

Le Parti Communiste Français s'opposa naturellement à la vague migratoire et de plus en plus vivement à mesure ou celle-ci s'accentuait.

 

Encore en 1981 Georges Marchais disait.

 

« En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes. Il faut stopper l'immigration officielle et clandestine »,

« Nous pensons que tous les travailleurs sont frères, indépendamment du pays où ils sont nés (...) » Mais « dans la crise actuelle, elle [l'immigration] constitue pour les patrons et le gouvernement un moyen d' le chômage, les bas salaires, les mauvaises conditions de travail, la répression contre tous les travailleurs, aussi bien immigrés que français. C'est pourquoi nous disons : il faut arrêter l'immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. »
Ce fut une levée de bouclier, surtout venant du PS. On ressorti le passé de Marchais qui avait travaillé au STO pendant la guerre chez Messerschmidt. Une campagne de diabolisation fut entreprise par les médias déjà aux ordres. Les ouvriers français, les premiers touchés par cette vagues migratoire abandonnèrent définitivement la gauche pour voter Front National.
Le PCF délaissa rapidement sa critique de l'immigration et se coula dans la bien-pensance de gauche. Les encore nombreuses municipalités communistes accueillirent alors en masse les familles d'immigrés, tandis que les populations autochtones durent partir vers d'autres cieux. Les fameuses « ceintures rouges » de Paris comme des grandes villes devinrent des zones exclusivement réservées aux immigrés nord-africains et africains et pour la plus part devinrent des zones de non droit favorables aux trafics en tous genres pour palier la misère et le chômage, la police et l'état ayant abandonné les lieux.
Ce « grand remplacement » eu un effet accélérateur dans la décomposition du PCF car ces nouvelles populations remplaçant les ouvriers français qui avaient pour habitude de voter communiste ne votaient pas,ou mieux, pour ceux qui devenus français, votèrent pour le parti qui était le plus favorable à l'immigration, c'est à dire le parti socialiste..
 

2- Effacer le concept de nation et supprimer toute souveraineté.

 

La gauche influencée par les trotskystes lambertistes pris le pouvoir en 1981 et du haut de ce nouveau pouvoir pu prendre la main sur les médias dont la tendance éternelle est d'être toujours aux ordres des puissants, ce sont eux qui financent. Le concept de Nation pourtant révolutionnaire en 1789 et constitutif des mythes français fut attaqué selon l'idéologie trotskyste qui l'a toujours combattu. Nous savons maintenant que Trotski lui même était un agent britannique et qu'il s'opposa à Lénine puis à Staline en URSS en niant la possibilité de réaliser une révolution socialiste dans un seul pays car il niait le fait national.

A cet effet les dits trotskystes à la tête du PS et qui ne sont pas républicains, oublièrent le concept français de nation civique édicté par la révolution française de 1789 qui faisait de la nation l'ensemble des citoyens constituant l'état et ce, quels que soient leurs origines et religions. Les français par la même occasion inventèrent le concept d'état-nation, concept aujourd'hui généralisé sauf pour les anglo-saxons. En oubliant ce concept de nation civique d'origine français, ils mirent en avant le concept germanique de nation ethnique. Bien entendu la France ne peut être une Nation ethnique, car il n'y jamais eu d'ethnie française, en plus ce concept typiquement germanique engendra par ses excès le nazisme en Allemagne. La gauche, oubliant ses origine révolutionnaires privilégia le concept ethnique de la Nation pour mieux le dénigrer en le rapprochant du nazisme allemand.

Pourquoi effacer la Nation civique ? Celle-ci ne peut aller qu'avec la souveraineté du peuple qui la constitue selon l'article 3 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

 

Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

 

C'est bien cela que l'impérialisme veut effacé avec ses supplétifs de gauche.

 

3- Effacer les lois nationales.

 

Effacer une nation c'est effacer ses lois, les lois sont liées également à des frontières à l'intérieure desquelles elles s'appliquent. Les lois imposées dans un pays ont une histoire liée à ce pays, elles ont un sens particulier pour ses citoyens. Les luttes menées par les ouvriers, les salariés du peuple français ont eu pour effet d'imposer des lois sociales régissant l'emploi de ces salariés en ne les exposant plus à un rapport de force entre employeur et employés comme cela est le cas aux USA. La « Loi Travail » est une première tentative de destruction du droit français pour le remplacer par des contrats privés. Parallèlement à cette destruction, un décret a supprimé le délit d'entrée clandestinement sur le sol français en vertu d'une volonté « humaniste » d'accueil de « réfugiés ». Nous comprenons que le flot migratoire est organisé parallèlement à la destruction de notre droit, ces nouveaux arrivants pouvant alors être employés à bas prix. Nous voyons qu'un ordre moral, imposé par les médias et les politiciens à grand renfort de propagande pseudo humaniste doit à terme remplacer notre système légal bâti depuis des siècles. L'égalité des citoyens devant la loi serait à terme supprimé en supprimant les lois, un des fondement de notre république et de nos institutions partirait ainsi en fumée.

 

Dans ce travail de destruction de notre nation, de notre république et de ses valeurs légalistes, la néo gauche joue un rôle primordial, trotskisée par le PS elle est devenue le fer de lance de l'idéologie mondialiste dont la promotion est nécessaire au grand capital financier.

 

Pour recouvrer ses lois, la France doit recouvrer son indépendance, dans ce but tous les français doivent s'unir en oubliant ce que médias et politiciens nomment droite et gauche.

Pour ne pas mourir, la France et les français doivent retrouver l'esprit de la Résistance au nazisme quand un Conseil National de la Résistance ou gaullistes et communistes collaboraient pour le plus grand bien de la Nation.

 

Alors un sursaut, il est encore temps.

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La France chassée du marché iranien… par Washington

5 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #La guerre, #La mondialisation, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

On devrait se pencher plus souvent sur la presse économique, riche d’enseignements politiques, enseignements assez peu relayés par les autres médias mainstream.

La preuve par le mensuelChallenges du mois d’août dernier et ce volumineux dossier intitulé « Iran, la face cachée de l’Eldorado ». Soit l’occasion pour le lecteur d’apprendre l’existence de l’UANI (United Against Nuclear Iran).

De quoi s’agit-il ? D’une discrète officine qui, depuis fin juin, « appelle Airbus, Air France, Renault, Total, Engie, Vinci à renoncer à leurs contrats en Iran, » tout en sommant Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale de « défendre les droits de l’homme » à l’occasion de son récent voyage à Téhéran.

Qui sont les responsables de ce puissant lobby ?

« Un coup d’œil à la liste des fondateurs et membres du conseil de surveillance de l’UANI met en évidence des motivations moins nobles. On y trouve l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey, ainsi que d’anciens patrons du Mossad, Tamir Pardo et Meir Dagan (décédé en mars dernier), dont le mandat avait été marqué par l’assassinat ciblé de scientifiques iraniens. »

Et le mensuel en question de révéler, citant « un ponte français de l’intelligence économique » : « Cette ONG est le faux nez des faucons américains et de leurs alliés de la ligne dure du Likoud israélien. C’est organisé par une vingtaine de types à peine, mais après le traumatisme de l’amende de BNP Paribas, ça peut faire du dégât. »

À ce titre, on rappellera que cette banque avait dû s’acquitter d’une amende record de neuf milliards pour avoir « violé » l’embargo unilatéralement décidé par les USA sur l’Iran…

Il y a effectivement de quoi faire peur aux plus grandes entreprises françaises, ce d’autant plus qu’elles savent n’être que de loin protégées par la diplomatie élyséenne. Exemple ? Le groupe PSA, récemment obligé, sous pression de General Motors, son actionnaire américain et minoritaire, de rompre le contrat historique le liant au groupe Khodro, géant de l’automobile iranienne, à la grande indifférence de notre gouvernement et au ravissement des constructeurs d’outre-Atlantique qui en profitèrent alors pour prendre notre place…

Pis, les gigantesques transactions financières qu’impliquent de tels accords commerciaux demeurent encore et toujours, de près ou de loin, soumis au contrôle bancaire américain. D’où la nécessité pour la France de faire transiter ses fonds par de complexes réseaux pouvant impliquer Dubaï, la Chine ou la Russie ; ce qui implique un important surcoût financier et une évidente baisse de compétitivité pour les entreprises tricolores.

En attendant, que fait l’État ? Quel État, au fait ? Le nôtre ? Quand on voit celui dans lequel il se trouve, on comprend mieux. Et quand on constate celui des instances européennes, on ne comprend que trop bien…

Nicolas Gauthier

http://eurolibertes.com/lobbies/usa-chassent-france-marche-iranien/

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Syrie : « La France doit sortir de son aveuglement néoconservateur au plus vite », par Renaud Girard.

5 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #l'islamisme, #l'immigration, #Daesch

Renaud Girard est un journaliste, reporter de guerre et géopoliticien français, auteur de livres sur le Moyen-Orient, le Pakistan et l’Afghanistan et d’essais sur les relations internationales. Grand Prix 2014 de la Presse Internationale de L’Association de la presse étrangère pour « l’ensemble de sa carrière de Grand reporter international et pour l’excellence de ses chroniques internationales ».

Voici sa vision, dans la Revue des Deux Mondes, assez décapante.

On n’oubliera cependant pas non plus les exactions commises par les troupes du gouvernement syrien (voir ici par exemple).

Cela illustre la complexité de la Diplomatie.

Source : Revue des Deux Mondes, Jean-Loup Bonnamy, 23-08-2016

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Revue des Deux Mondes – Quelles sont les vraies causes de la guerre en Syrie ? S’agit-il d’un nouvel épisode de la guerre entre sunnites et chiites ? 

Renaud Girard – De manière générale, le monde arabe connaît actuellement une crise liée à des mutations sociologiques et anthropologiques. La Syrie est un cas particulier de cette crise globale. La crise y est renforcée par trois éléments particuliers. Tout d’abord, la société syrienne, sunnite à 70 %, est profondément divisée entre d’une part des islamistes sunnites et d’autre part tous ceux qui sont hostiles à l’islamisme et soutiennent le pouvoir. Parmi ces soutiens du régime, on compte d’ailleurs non seulement toutes les minorités mais aussi de nombreux sunnites, comme la femme de Bachar al-Assad ou Ali Mamlouk, le chef des services de renseignement.

Cette division est en partie due au fait que la région ne s’est jamais relevée de la chute de l’Empire ottoman et que les frontières de la Syrie et de l’Irak reposent sur une décision franco-britannique prise en 1916 sans égard pour les réalités historiques et sociologiques, forçant à vivre ensemble des populations très différentes.

« Les jeunes fraîchement déracinés des campagnes et installés dans les périphéries des grandes agglomérations constituent des cibles idéales pour la propagande islamiste. »

Ensuite, de 2000 à 2008, la Syrie a connu un boom économique permis par la libéralisation partielle de son économie, Internet, le tourisme. Mais les fruits de cette expansion n’ont pas été répartis équitablement, ce qui a provoqué le ressentiment de beaucoup de sunnites des classes populaires et moyennes.

Enfin, la crise a une origine écologique trop souvent négligée : de 2006 à 2011, la Syrie a été touchée par une grande sécheresse qui a poussé peut-être un million de personnes à migrer des campagnes vers les villes. Ce fut très déstabilisateur pour la société syrienne, les jeunes fraîchement déracinés des campagnes et installés dans les périphéries des grandes agglomérations constituent des cibles idéales pour la propagande islamiste.

La crise syrienne n’est donc pas en soi une guerre entre sunnites et chiites puisque de nombreux sunnites soutiennent le gouvernement de Damas. Mais au niveau international, elle s’intègre dans le Kriegspiel entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite. 

Revue des Deux Mondes – Comment jugez-vous la politique de la France sur l’affaire syrienne depuis le début de la guerre civile, en 2011 ? 

Renaud Girard – Très négativement. Nous avons péché par ignorance historique, manichéisme politique et wishful thinking diplomatique. Par ignorance historique, nous avons méconnu les profondes divisions de la société syrienne. Comme l’avait vu Michel Seurat, la société syrienne est partagée entre des islamistes très puissants, par exemple à Alep, et la coalition de ceux qui souhaitent éviter que les islamistes prennent le pouvoir (chrétiens, druzes, alaouites, Kurdes, bourgeois sunnites).

Par manichéisme politique, nous avons considéré que puisque le régime de Damas était une dictature (ce qui est vrai), ses opposants devaient être de gentils démocrates (ce qui est faux). Nous avions imaginé que ceux qui combattaient Bachar al-Assad en Syrie étaient des héros de la liberté, comparables à nos jeunes polytechniciens lors des Trois Glorieuses de la révolution de juillet 1830, alors qu’il s’agit d’islamistes radicaux hostiles à nos intérêts et à nos valeurs. Il est vrai que les manifestants des premières protestations du printemps 2011 étaient en partie de jeunes démocrates sincères. On comptait même parmi eux des chrétiens, ce que l’archevêque de Homs m’a confirmé. Mais dès qu’on a cessé d’avoir affaire à un « printemps » pour passer à une situation de lutte armée et de guerre civile, l’opposition en Syrie s’est aussitôt réduite aux seuls islamistes, habitués à la clandestinité.

« La fermeture de l’ambassade a privé la France d’un formidable instrument de dialogue et de renseignement. »

Par wishful thinking diplomatique, c’est-à-dire en formant un vœu pieux, nous avons refusé de regarder la réalité en face et de parler avec des acteurs pourtant indispensables à tout processus de paix. Nous avons exclu Bachar al-Assad et l’Iran de la table des négociations alors qu’il incarne l’État et jouit de nombreux soutiens parmi la population et que l’Iran est le premier soutien du régime syrien. 

Résultat ? La Syrie connaît une guerre terrible depuis cinq ans. En avril 2012, la France a fermé son ambassade à Damas, en faisant le pari d’une chute imminente de Bachar. Manque de chance pour elle, cette chute n’a pas eu lieu. Mais la fermeture de l’ambassade a privé la France d’un formidable instrument de dialogue et de renseignement. Une bonne diplomatie doit parler avec tout le monde, sans préjugés ni barrières morales ou idéologiques. La réalité exerce un pouvoir de contrainte : c’est pourquoi on ne peut faire de la politique que sur des réalités et donc, comme le disait le général de Gaulle au moment de reconnaître la Chine populaire en 1964, il faut prendre les réalités telles qu’elles sont et non telles qu’on voudrait qu’elles fussent.

Si la France avait maintenu son ambassade, elle aurait pu continuer à parler avec Assad, l’exhorter à plus de modération et se proposer comme médiatrice, ce qui aurait peut-être permis d’éviter beaucoup de morts inutiles. Et elle aurait aussi pu utiliser son ambassade comme relais pour collaborer avec les services secrets syriens afin de lutter contre l’ennemi commun, les djihadistes. Peut-être que des citoyens français sont morts ou vont mourir dans des attentats qui pourraient être évités si nous collaborions avec les services secrets syriens.

« Par son attitude, la France s’est ridiculisée et a été sortie du jeu. »

En octobre 2012, nous avons violé l’embargo international sur les armes pour livrer des armes à la rébellion. Ces armes, payées par le contribuable français, ont fini entre les mains de Daesh, soit qu’elles aient été prises au cours de combats, soit qu’elles aient été vendues, soit que les rebelles « modérés » aient rejoint les rangs de Daesh avec armes et bagages. Il est curieux de voir que la France, au risque de sa réputation et de ses emplois, a refusé d’honorer sa signature pour vendre des armes à la Russie ; or ces armes ne changeaient rien à l’équilibre stratégique des forces et n’auraient pas été utilisées en Ukraine ; la France a violé un embargo pour donner des armes qui finalement ont servi à détruire le patrimoine mondial de l’humanité à Palmyre et qui peut-être serviront un jour à nous attaquer.

En 2013, au moment de l’affaire des armes chimiques, elle s’est humiliée deux fois. D’une part, elle a affirmé vouloir attaquer le régime de Damas, ce qui aurait été une catastrophe. Heureusement, le plan Lavrov mis en place par la Russie et accepté par les États-Unis a permis d’obtenir le désarmement chimique de la Syrie et d’éviter toute intervention. D’autre part, elle a fait volte-face lorsqu’elle a vu que ni les États-Unis ni le Royaume-Uni n’étaient prêts à la suivre. Même si cette idée de guerre était une grave erreur, la politique de la France ne doit pas être dictée par l’attitude de ses alliés. Par son attitude, elle s’est ridiculisée et a été sortie du jeu. Si bien qu’en 2015, la France n’a même pas été invitée à la conférence internationale de Genève, alors qu’elle avait été la puissance mandataire en Syrie jusqu’en 1946 et que le Moyen-Orient était censé être l’une des régions phares de son activité diplomatique […]

Source : Revue des Deux Mondes, Jean-Loup Bonnamy, 23-08-2016

 

 réponses à Syrie : « La France doit sortir de son aveuglement néoconservateur au plus vite », par Renaud Girard

Commentaires recommandés

Caliban Le 05 septembre 2016 à 01h02
 
 

Merci pour cette interview.

Je relève : “En avril 2012, la France a fermé son ambassade à Damas,”. On rappellera que le Président était M. Sarkozy et que le ministre des Affaires étrangères était M. Juppé. Au cas où un de ces deux irresponsables sollicite un jour nos suffrages.

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Que sont ces "regains de tension" en Ukraine?

3 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN.

Que sont ces "regains de tension" en Ukraine?

Le mois dernier nous avions droit dans nos journaux à quelques évocations à caractère moqueur quant à une opération terroriste en Crimée qui aurait été "inventée". Une opération qui aurait été un prétexte pour que "la Russie attise des tensions avec l'Ukraine". Ecoutons comment Victoria Shilova (leader d'un parti ukrainien et du mouvement "anti-guerre") interprète cet événement ainsi que la façon dont il a été traité dans le contexte général, pour en venir ensuite à un constat décapant sur la situation en Ukraine. Pas de langue de bois, on ressent bien l'exaspération de V.Shilova!

Liens utiles pour justifications des faits relatés:
* A propos d'Eugène Panov, ce "touriste innocent capturé" selon Kiev et certains médias européens. Pourtant: http://theukrainians.org/mm-enerhodar/
* Rencontre G20 le 4-5 septembre : http://www.bloomberg.com/news/article... et: http://www.bloomberg.com/news/article...

Les "exploits" des bataillons de volontaires pro-Kiev, et leur état d'esprit:
(Dont les personnes citées dans la présente vidéo)
http://www.youtube.com/watch?v=iP3DaG...
http://www.youtube.com/watch?v=EvvknC...
http://www.youtube.com/watch?v=__t_Le...
http://www.youtube.com/watch?v=IdzBfD...
http://www.youtube.com/watch?v=9UadIl...
http://www.youtube.com/watch?v=3RU8jf...

Les fameuses "invasions russes":
http://www.youtube.com/watch?v=w4gT7R...
http://www.youtube.com/watch?v=iuoSPm...
http://www.youtube.com/watch?v=Lq1WaR...
http://www.youtube.com/watch?v=wHscBg...
http://www.youtube.com/watch?v=RD_Jq2...
http://www.youtube.com/watch?v=0dXUcd...

Allusion à l'affaire du MH17:
http://www.youtube.com/watch?v=4z5QJ4...

Les médias qui tuent:
http://www.youtube.com/watch?v=fhrFZP...

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Quand l'armée ukrainienne profite du cessez le feu pour préparer son offensive avec ses mentors US

2 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme

Reculer pour mieux sauter

Quand l'armée ukrainienne profite du cessez le feu  pour préparer son offensive avec ses mentors US

 
 
Une délégation de l'Etat Major emmenée par le lieutenant général US Frederick Benjamin "Ben" Hodges est venue à Mariupol
Quelques jours avant que le Président ukrainien, "Piètre" Porochenko, vienne en état d'ébriété vociférer à Mariupol devant un parterre de collabos amusés, une visite plus discrète et pourtant beaucoup plus importante a été réalisée dans cette même ville située sur le front Sud du Donbass par Le lieutenant-général Frederick Benjamin "Ben" Hodges, Commandant en chef des armées étasuniennes en Europe. 
 
Ce 28 août, lors de ce qu'il convient d'appeler une tournée d'inspection, le Généralissime US en Europe, visitant le groupe opérationnel tactique "Mariupol a prononcé des discours lourds de signification : "Quand nous nous souvenons de nos camarades morts et de blessés, nous comprenons que nous devons nous préparer pour l'exécution des tâches officielles plus efficaces et répondre sérieusement aux demandes pour préparer les jeunes soldats, qui sont l'avenir de l'armée. Par conséquent, les forces américaines continueront à fournir une assistance à l'armée ukrainienne"
 
Cette coopération entre les forces américaines et l'armée de Kiev a commencé avec un programme de modernisation et de formation des unités ukrainiennes restées dans des concepts désuets datant des années 70-80. Ces programmes de formation encadrés par des unités étasuniennes de canadiennes se déroulent officiellement à Yavoriv dans la région de Lviv (Ouest de l'Ukraine) où un "Centre de sécurité internationale et de maintien de la paix" a été créé. Le premier bataillon ukrainien vient d'ailleurs d'y achever sa formation...
 
Ces actions faites dans le cadre de l'OTAN qui a nommé l'Ukraine "pays allié non intégré" sont complétées par des fournitures d'équipements et de matériels militaires de plus en plus importantes, ainsi que d'exercices et manœuvres "interalliées" auxquelles participent les forces ukrainiennes et dont beaucoup se déroulent sur leur territoire. 
 
Lorsqu'on observe l'évolution des coopérations entre l'armée américaine et des pays ou des structures "alliées" (je pense à l'Irak, ou aux djihadistes en Syrie) on sait que les GI's de l'Oncle Sam ne se limitent pas à jouer les professeurs dans des écoles militaires et à fournir des radios et des médicaments à leurs élèves... D'ailleurs un lot de drones de combat américains destinés à guider les tirs d'artillerie est arrivé par avion sur l'aéroport de Kramatorsk au Nord Ouest de Donetsk.
 
Pour finir avec cette inspection du patron des forces étasuniennes en Europe à Mariupol, imaginez un court instant le concert d'aboiements que les merdias occidentaux nous auraient gratifié si un général russe (et même un simple caporal) était venu à Donetsk ou Lugansk visiter des unités républicaines déployées sur le front. Or ici cette visite étasunienne sur le front qui est autant une inspection qu'une provocation, passe inaperçue, pour ne pas dire normale aux yeux des journalopes qui hurlent à longueur à l'invasion russe dans le Donbass...
 
Une veillée d'armes entre fleurs et obus

Sans vouloir jouer les Cassandre, et briser les espoirs de paix que devrait normalement générer ce nouveau cessez le feu engagé à partir du 1er septembre à minuit, force est de constater que sur le front si le fracas des canons a effectivement diminué, en revanche le grondement des chenilles, lui, ne cesse de se rapprocher des lignes de défense républicaines.

Pendant la soirée, un nouveau civil du village d'Aleksandrovka (au Sud-Ouest de Donetsk) a été victime d'un tir de sniper ukrainien embusqué à Marinka qui l'a. sérieusement blessé à l'épaule .

Mais c'est dans la nuit du 1er au 2 septembre à 00h15, que le cessez le feu a été le plus violé, quand des combats ont éclaté dans le secteur Nord de Donetsk suite à des tirs ukrainiens engagés contre les positions républicaines de Spartak et Yasinovataya, avec des véhicules blindés, des Lances Grenades Automatiques et des armes d'infanterie. 

Ces accrochages ont confirmé le renforcement important du dispositif d'assaut ukrainien et son déploiement au plus près des lignes républicaines de ce secteur vital pour la défense du Donbass 
 
Devant le carrefour stratégique de Yasinovataya, les forces ukrainiennes continuent, malgré le cessez le feu en vigueur de réaliser une pression offensive sur les positions républicaines et de déployer de plus en plus d'unités d'assaut et de bombardement dans la zone d'Avdeevka
Ici le secteur très tendu de la zone industrielle située entre Avdeevka (en haut de la photo) et Yasinovataya (en bas). En bleu la ligne de front ukrainienne, en rouge, la ligne de front républicaine
Point positif, dans cette atmosphère de veillée d'armes au calme trompeur d'un œil de cyclone, la rentrée scolaire des enfants du Donbass a pu se dérouler ce 1er septembre dans la quiétude, et des milliers d'enfants, bouquets de fleurs traditionnels à la main ont pu retrouver leurs enseignants pour apprendre à construire un monde meilleur bâti sur la paix et la fraternité.

La veille, les familles s'étaient rassemblées par milliers sur la place centrale de Donetsk pour rendre hommage à leurs enfants tués par les soudards ukrainiens et porter au monde un message de Foi et d'espérance...

 
 

Pendant ce temps là, à Odessa, ville russe occupée par l'armée ukrainienne, les parents ont été obligés de donner de l'argent pour l' "Opération Spéciale anti-terroriste" dans le Donbass au lieu du traditionnel bouquet de fleurs... 

Chacun ses priorités, pour les uns la guerre, pour les autres la fraternité !

 
Dans le Donbass, les enfants ont pu retrouver le chemin de l'école sans regarder le ciel avec inquiétude, mais pour combien de temps ?
En attendant, de part et d'autres du front, chacun multiplie chaque jour les alertes criant "au loup" comme le berger d'Esope, et j'ai conscience de faire partie de ces pessimistes (en espérant secrètement me tromper) mais tout, sur le terrain diplomatique comme militaire, laisse a penser que le front du Donbass est au bord d'une nouvelle éruption...

Car si les canons ont diminué leurs aboiements meurtriers, en revanche ils sont toujours là et de plus en plus nombreux, rapprochant chaque jour leurs gueules noires et béantes des positions républicaines.

Et si d'un côté nous avons les enfants du Donbass, fleurs à la main, qui portent des espoirs de paix dans leurs écoles, de l'autre c'est un général US, la haine aux lèvres, qui visite le front de Mariupol chargé de promesses de guerre...


Ce cessez le feu ressemble plutôt à l'oeil d'un cyclone grandissant !

Voilà pourquoi, contrairement à la fable d'Esope où à la "drôle de guerre" de 1940, il ne faut pas s'endormir dans nos tranchées de combats et laisser s'émousser par les vagues d'alertes répétées nos sens réactifs car, provoquée volontairement ou exploitée circonstanciellement par l'ennemi, cette attention prolongée sur les remparts présente toujours le risque d'user les sens et fatiguer les muscles des défenseurs de la cité.

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
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