Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #l'otan. tag

Syrie : champs de bataille de la guerre mondiale ?

17 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'horreur économique, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch

Syrie : champs de bataille de la guerre mondiale ?

 

Pendant que l’OTAN s’évertue à barricader la frontière russe avec la panoplie de ses armes les plus sophistiquées, sous prétexte de parer à toute offensive russe contre l’Europe, la Russie se joint à la Syrie et à l’Iran pour combattre, cette fois-ci, tous les terroristes, sur le territoire syrien, ainsi que ceux qui les soutiennent d’une façon ou d’une autre. Le 9 juin dernier, les ministres de la Défense de la Russie, de l’Iran et de la Syrie se sont rencontrés pour mettre au point leur stratégie et la concertation indispensable entre leurs forces armées.

Cette détermination pour livrer ce combat à finir contre les terroristes et leurs alliés n’était pas sans exiger du gouvernement syrien une mise en garde des forces étrangères, illégalement présentes en territoire syrien, comme c’est le cas des États-Unis, de la France, de l’Allemagne, de la Turquie. Selon le correspondant en Syrie de Telesurtv.net, cette mise en garde a été faite le 14 juin. Elle fut également confirmée par Sputnik. La réaction de Washington ne s’est pas fait attendre. John Kerry, le Secrétaire d’État, a fait savoir à la Russie que la patience des É.U. avait ses limites et que le départ de Bachar al Assad faisait partie de la solution.

« La Russie doit comprendre que notre patience n’est pas infinie. En fait, elle est même très limitée quant au fait de savoir si Assad va ou non être mis devant ses responsabilités » et faire taire les armes sous la pression de son allié russe, a déclaré le secrétaire d’État à Oslo.

 

 

  Le ton monte au moment où la Russie a déjà pris ses décisions et que ces larmoiements du Secrétaire d’État des États-Unis ne sont plus de nature à influencer Vladimir Poutine. La patience de ce dernier a connu ses limites lorsque ce même Secrétaire d’État lui demandait de ne pas bombarder les terroristes d’Al-Quaïda. en Syrie, et qu’il a constaté que la trêve de cessez de feu n’était là que pour permettre aux forces terroristes de se réarmer et de reprendre du terrain.

 

Il faut donc s’attendre à ce que le gouvernement de Syrie, soutenu par la Russie et l’Iran, décide d’attaquer les forces étrangères présentes illégalement sur son territoire. Ces attaques ouvriront toute grande la porte à un affrontement en bonne et du forme, entre les forces de l’OTAN et celles de la Russie, de la Syrie, de l’Iran et de tous leurs alliés, dont la Chine.

Il s’agit évidemment d’une analyse hypothétique dont les possibilités vont, toutefois, en augmentant de jour en jour. Je ne pense pas que le Président de Russie va revenir sur sa décision d’en finir avec le terrorisme et ceux qui le rendent possible. De plus, cette confrontation, devenue inévitable, ne menace pas directement la Russie et son peuple. John Kerry, tout comme c’est le cas pour l’OTAN, n’a plus la confiance de la Russie. Sa fourberie et son hypocrisie ont mis à découvert ses véritables intentions qui en sont de domination et qui n’ont rien à voir avec la paix.

Quels sont les plans de Poutine pour reprendre le contrôle de cette guerre en Syrie contre les terroristes et ceux qui les supportent ? Les jours et les semaines qui viennent devraient nous apporter la réponse.

 

Oscar Fortin

Le 15 juin 2016

http://humanisme.blogspot.com

Lire la suite

A Marseille, des « supporters russes » pas si russes que ça

16 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La guerre, #La Russie, #l'horreur économique

A Marseille, des « supporters russes » pas si russes que ça

15 juin 2016

A Marseille, des « supporters russes » pas si russes que ça

A l’occasion du match Angleterre-Russie qui s’est tenu samedi à Marseille, les rues de la ville ont été le théâtre de combats de rue acharnés, la faute revenant aux hooligans présumément russes qui seront bientôt expulsés du pays à des fins de sécurité, ont annoncé les autorités françaises. Depuis lors, une vive polémique anti-russe s’est déclarée dans les médias…

Mais ces « ultras » sont-ils vraiment Russes? Voilà ce qu’ont aperçu des blogueurs français.

Les seules images de supporters violents dont on dispose sont de fait celles prises dans le stade Vélodrome lors des échauffourées survenues à la fin du match Angleterre-Russie de l’Euro-2016, lit-on dans le blog de Bertrand Du Gai Déclin.

Fait curieux: l’un des hooligans qui figure sur plusieurs photos porte un tatouage représentant Tarass Boulba, héros des nationalistes ukrainiens.
supporters russes 1 20160615

Sur d’autres photos, on retrouve des « Russes » en train de tabasser des Anglais dans les rues de Marseille, mais ces Russes ont le teint trop foncé pour être des Slaves. « Ou bien bronzent-ils très vite? », ironise le blogueur.

Autre aspect intéressant, les dérapages ont été organisés par des individus « beaucoup vêtus de noir, portant des cagoules et brandissant des matraques »: est-ce là une caractéristique russe?, s’interroge Erwan Castel.

supporters russes 2 20160615
Autre question: comment s’y est retrouvé le drapeau algérien?

Et pour couronner le tout, on ne fait état d’aucun Russe interpellé! Alors que 20 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début des incidents, dix personnes parmi elles ont été jugées lundi à Marseille pour être ensuite condamnées à des peines allant jusqu’à un an de prison. Il s’agit de six Britanniques, d’un Autrichien et de trois Français jugées lundi pour « violences avec arme par destination », mais il n’y a curieusement aucun hooligan d’origine russe parmi eux.

Il y a quelque chose qui cloche dans cette théorie sur les supporters russes, non?

supporters russes 3 20160615
De violents incidents ont éclaté tout au long du week-end à Marseille en marge du match Angleterre-Russie, impliquant notamment des supporters russes et anglais, mais aussi des Français. Dix personnes ont été jugées lundi à Marseille pour ces faits et ont été condamnées à des peines allant jusqu’à un an de prison ferme, mais aucun hooligan russe n’a été interpellé alors qu’ils semblent avoir déclenché les heurts avec les Anglais. Ces affrontements ont fait 35 blessés, quasiment tous Anglais. Le plus grave était toujours lundi dans un état « critique » mais stable, selon le procureur de Marseille Brice Robin.

source: http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=308878&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=26&s1=1

Lire la suite

Le général Tauzin, un homme politique qui inquiète la ploutocratie. Il est inquiété par le TPI et la justice de Kigali sur le massacre du RWANDA!

13 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #L'armée française, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le grand banditisme, #Les transnationales

Le général Tauzin, un homme politique qui inquiète la ploutocratie. Il est inquiété par le TPI et la justice de Kigali sur le massacre du RWANDA!

Le général Tauzin, un homme politique qui inquiète la ploutocratie. Il est inquiété par le TPI et la justice de Kigali sur le massacre du RWANDA!

TAUZIN inquiété par le TPI et la justice de Kigali sur le massacre du RWANDA!

En trente-six années de vie militaire, dont trente-et-un en postes de responsabilités, il effectue une vingtaine d'opérations extérieures, la plupart « opérations spéciales » (libération d’otages, assistance opérationnelle à armée étrangère en difficulté, etc.) sur la presque totalité des théâtres d’opération des années 1975 à 1996.

Outre les opérations extérieures, il occupe des fonctions très variées : chef de bureau d'études et prospective, responsable de formation des officiers, administration territoriale. Il conçoit et met en place la stratégie d'influence de l'armée de terre en région sud-ouest.

Il est à la tête, de 1992 à 1994, du commandement du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine, qui est un régiment de forces spéciales installé à Bayonne. Après avoir pris part au conflit au Rwanda, il est accusé, avec ses hommes, de la responsabilité du génocide. Il s'en défend dans ses livres Rwanda : je demande justice pour la France et ses soldats et La Haine à nos trousses de Kigali à Paris.

Général Didier Tauzin : Je précise d'abord que le général Lafourcade n'a été mon chef que lors de l'opération Turquoise. Pour ma part, j'ai eu à traiter de la guerre du Rwanda de manière quotidienne de l'été 1992 à l'été 1994, comme chef de corps du 1er RPIMa. Dans ce livre, je donne d'abord le témoignage de ce que j'ai fait et vu, mais aussi fait faire à mes paras au Rwanda pendant les deux années de mon commandement du régiment. Je traite en particulier de l'opération Birunga, improprement appelée "Chimère", que j'ai commandée en février et mars 1993, ce qui n'avait encore jamais été fait. J'explique également la stratégie de conquête du Rwanda par Kagamé et ses soutiens.

Je n'omets pas le soutien que lui a apporté l'association française Survie qui, depuis 1989, désinforme l'opinion française et travaille activement contre la France et son armée, en participant à la rédaction du rapport Mucyo, publié à l'été 2008 par Kigali, rapport qui n'est qu'un tissu de calomnies. Cette association tente de nouveau, ces jours-ci, de mobiliser des élus en prétendant mettre au jour des crimes qui auraient été, selon elle, commis par la France et son armée. Or, les responsabilités françaises dans cette affaire sont imaginaires, ce dont j'apporte la preuve.

Votre première expérience contre le FPR (Front patriotique rwandais) et les troupes de son chef Paul Kagamé remonte à l'opération Birunga de 1993. Quelles conclusions en avez-vous tirées ?
En février 1993, Kagamé déclenche une offensive générale sur un front d'environ 250 kilomètres en profitant de la tenue d'élections législatives en France. L'armée rwandaise est en déroute, Kigali menacé, les expatriés commencent à quitter le pays. Avec 69 hommes, en une semaine, je rétablis la situation qui était totalement désespérée. Mis en place le 21 février, je suis de retour à Bayonne début avril. Mais en France, les élections législatives changent la donne. Pierre Bérégovoy cède la place à Édouard Balladur.

Nous avons immédiatement senti, sur le terrain, le changement de la politique française à l'égard du Rwanda, changement qui m'a conduit à annuler, contre mon gré, une contre-offensive dont je reste persuadé qu'elle aurait renvoyé le FPR d'où il venait : l'Ouganda.

Malgré cela, l'essentiel de la mission que j'avais reçue était réalisé, le FPR arrêté, Kigali sauvé, et nous avions donné aux politiques du temps pour travailler à une solution. Donc c'est un vrai succès militaire. Mais ce temps que nous leur avons donné, les politiques l'ont gâché ! Car le désengagement politique et militaire de la France a été si radical et si rapide que ce succès militaire n'a finalement donné au Rwanda qu'un sursis d'un an, et je reste persuadé que, si nous avions pu poursuivre quelques jours à peine notre contre-offensive, une situation tout autre serait apparue dans laquelle le génocide avait infiniment peu de chances de se produire.

Cette absence de cohérence et de continuité dans la politique française au Rwanda est sans doute la principale cause indirecte des massacres d'environ six millions de personnes. Je m'élève contre cette politique à courte vue.

Le 6 avril 1994, l'avion du président rwandais, le Hutu Habyarimana est abattu par un missile. Le génocide des Tutsis commence. Plus de deux mois et demi plus tard, vous revenez au Rwanda avec l'opération Turquoise, avec pour mission de "mettre fin aux massacres". Estimez-vous l'avoir remplie ?

Bien sûr ! Je relève avec émotion, sur Internet, les témoignages de Rwandais réagissant à mon livre. L'un d'eux, par exemple, écrit que la France et son armée, lors de Turquoise, ont sauvé deux millions de personnes menacées par les massacres et s'élève contre les mauvais procès qui nous sont intentés. Il relève aussi un fait majeur : seule la France, aidée de quelques maigres contingents africains, est intervenue pour faire cesser les massacres.

Par contre, je veux dire que cette opération Turquoise était bien trop tardive. Dès que j'ai connu la mort du président Habyarimana, c'est-à-dire le 6 avril vers 20 heures, j'avais placé le 1er RPIMa en alerte pour une opération que je pensais devoir être déclenchée dans la nuit même. J'estimais en effet que la situation ne pouvait que dégénérer, ce qui n'a pas manqué de se produire, car les massacres ont commencé dès le lendemain et que le président Mitterrand ne pouvait pas l'accepter.

Mais nous ne sommes partis que deux mois et demi plus tard ; les massacres étaient pratiquement terminés, et Kagamé finissait de conquérir le Rwanda.

J'ai personnellement très mal vécu de rester "l'arme au pied", alors que se déroulaient les massacres et que s'écroulait un pays que nous avions tenu à bout de bras pendant quatre ans en prenant des risques parfois énormes.

Si la France a commis une faute dans cette guerre du Rwanda, c'est bien à ce moment-là, en s'abstenant d'intervenir dès le 7 avril pour arrêter les massacres. Mais elle n'est pas la plus coupable, et de beaucoup ! Plus coupables, tous les pays qui ont tout fait pour empêcher la France d'intervenir ! Plus coupables surtout, ceux qui ont exécuté, commandité, organisé et planifié ces massacres, bien sûr ! Mais il reste à les désigner précisément, car, contrairement à ce qui est répété à l'infini, les vrais coupables ne sont pas désignés, comme le confirment les travaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda qui, à ce jour, a relaxé tous les Hutus présentés comme les cerveaux du génocide.

Vous demeurez aujourd'hui accusé par la justice de Kigali d'avoir participé au génocide rwandais. Estimez-vous avoir été suffisamment défendu par les autorités françaises contre cette accusation infamante ?

Seules quelques voix se sont élevées pour affirmer que nous avions rempli notre mission avec honneur et s'élever contre une réécriture de l'histoire au détriment de la France. Je rends hommage à Messieurs Juppé et Védrine, mais ils n'ont pas été vraiment entendus.

Surtout, les très graves calomnies proférées contre le président Mitterrand, contre des ministres, des ambassadeurs et contre une quinzaine d'officiers généraux et d'officiers supérieurs auraient dû provoquer la réaction du président de la République, chef suprême des armées. Cette réaction, Jean-David Levitte nous avait assuré qu'elle devait être faite avant le 7 novembre 2008 ; nous l'attendons encore aujourd'hui ! Et pendant ce temps, les calomniateurs réécrivent l'histoire de la guerre du Rwanda. Je ne peux pas me résoudre à ce que les enfants de France apprennent, contre toute vérité et toute justice, que leur pays a participé au Rwanda à un génocide que certains s'ingénient à comparer à la Shoah. Car c'est cela qui est aujourd'hui écrit !

Que reprochez-vous aux autorités françaises ?

La politique française au Rwanda a été marquée par la légèreté, l'incohérence et le manque de continuité. Aujourd'hui, je m'adresse à nos élus, en particulier au président de la République, pour leur demander de faire établir la vérité sur ce qui s'est passé au Rwanda et de faire rendre justice à la France, traitée par certains comme si elle avait été l'Allemagne nazie, et à ses soldats traités par les mêmes comme des Waffen SS.

Le gouvernement français a renoué des relations d'État à État avec le Rwanda. Que pensez-vous de cette situation, et du fait que vous n'avez pas été lavé des accusations pesant contre vous ?

Il fallait bien sûr un jour rétablir les relations avec le Rwanda. Mais cela a été fait dans des circonstances déshonorantes pour la France. Lorsque le juge Bruguière a émis des mandats d'arrêt internationaux contre des personnalités rwandaises très proches de Kagamé, ce dernier a rompu les relations avec la France.

Sans même s'indigner publiquement contre l'infamant rapport Mucyo, Paris a entamé les démarches pour le rétablissement des relations diplomatiques, qui a été décidé le 29 novembre 2009.

Ce faisant, le président de la République a infligé un camouflet au juge Bruguière et à la justice française ; mais il a aussi fait très peu de cas de la réputation et de l'honneur de la France et des soldats dont il est le chef suprême. Pour la petite histoire, j'ajouterai que, le jour où était annoncé le rétablissement des relations diplomatiques franco-rwandaises, étaient aussi annoncées l'admission du Rwanda au Commonwealth et sa décision d'adopter l'anglais au détriment de la langue française ! Nous n'avons décidément plus aucune fierté nationale...

Didier Tauzin, préface de Jean-Dominique Merchet, Rwanda, je demande justice pour la France et ses soldats, Jacob-Duvernet, 260 pages, 19,90 euros, ISBN : 978-2847243352

De 2004 à 2005, il commande le service militaire adapté, service d’insertion sociale et économique de jeunes ultramarins défavorisés : huit régiments répartis dans tous les départements et territoires d’Outre Mer, 3500 garçons et filles par an.

De 2005 à 2006, à la demande de Michèle Alliot-Marie, il conçoit, puis crée l’Établissement public d'insertion de la Défense (EPIDe), qui est un service d’insertion de jeunes Français métropolitains défavorisés, à partir de son expérience du service militaire adapté (SMA). Il propose d'impliquer le plus grand nombre possible de Français dans cette œuvre, qui est selon lui politique au sens le plus fort du terme, et pour cela de fonder le développement de l'EPID sur un partenariat très large entre l'Etat, maître d'œuvre, les collectivités territoriales, les associations, les entreprises et syndicats. Cette proposition n'est pas retenue par les services du ministre et le directeur général nommé.

Il quitte alors l'armée.

Une retraite active

Didier Tauzin.
Il enseigne d'abord à l'université de Sceaux l’éthique comportementale du cadre, la prise de décision et l’éthique dans les relations internationales, dans le mastère de diplomatie dirigé par Sélim el-Sayegh. Il prononce de nombreuses conférences, essentiellement sur la guerre du Rwanda, la situation internationale et l’Afrique, et participe à des colloques, notamment à l’université de Kaslik, au Liban.

Il conçoit, avec son épouse, un projet d'école financièrement autonome au Sénégal. Ce projet est concrétisé à Sédhiou, en Casamance. Pour le mettre en œuvre, Didier Tauzin crée, en France, une association (les Compagnons bâtisseurs d'espoir) et une entreprise commerciale (CBE Eco), aujourd'hui fermée. Il crée également, au Sénégal, une association, une exploitation agricole (banane, produits maraîchers) et une école. Celle-ci compte désormais une trentaine d'élèves.

Engagement politique
Intéressé à la politique depuis l'âge de vingt-cinq ans, il étudie, en autodidacte, beaucoup de doctrines politiques : il lit Karl Marx, Antonio Gramsci, Jacques-Bénigne Bossuet, Charles Maurras, Le Petit Livre rouge de Mao Zedong, Le Livre vert de Mouammar Kadhafi, la plupart des textes relatifs à la doctrine sociale de l'Église, les Mémoires de Charles de Gaulle, comme Le Coup d'État permanent de François Mitterrand.

À plusieurs reprises au cours de sa vie professionnelle, il lui est proposé d'entrer en politique. Il refuse toujours, au motif qu'il devrait alors s'inscrire à un parti.

Participant, en 2012 et 2013, aux manifestations contre le mariage pour tous, il n'accepte pas de s'entendre traiter de fasciste par Manuel Valls et craint une dérive sécuritaire anti-démocratique.

Il décide d'agir en politique et publie, en janvier 2015, Rebâtir la France. Ses propositions parlent de la nécessité de « refonder la politique comme service de l'homme et du citoyen », base sur laquelle l'économie, l'enseignement, la médecine et toute activité humaine seront progressivement replacées au service de l'homme et du citoyen. Il déclare dans un entretien en 2015 : « Mais ces 20 prochaines années seront aussi des années de crise intérieure car les tenants de la société qui disparaît ne voudront pas laisser la place. Nous courons de gros risques ; c’est cela qui m’a décidé à m’engager, avec la certitude que le combat est gagné, certes, mais avec le désir profond qu’il le soit au moindre coût humain. J’ai vécu quatre guerres civiles sur le terrain, et je n’accepte pas de rester à ne rien faire quand la France risque de sombrer dans ce genre d’épreuve, même si, je le répète, l’issue ne fait pour moi aucun doute : la France vivra ».

À plusieurs reprises, il laisse entendre qu'il pourrait présenter sa candidature à l'élection présidentielle de 2017. Il publie, en février 2016, un nouveau livre : Rebâtir la France. Le projet présidentiel. Dans ce livre, il milite d'abord pour la responsabilisation de chaque citoyen avec notamment l'instauration d'une démocratie plus directe, notamment au moyen du référendum d'initiative populaire, et la création d'un « chèque-politique » d'un montant modique ; remis à chaque électeur avant toute élection, ce « chèque-politique » sera ensuite donné par ce dernier au candidat de son choix, que celui-ci soit membre d'un parti ou non.

Il milite aussi pour une réforme de l'État, celui-ci devant prioritairement se concentrer sur ses missions régaliennes (sécurité intérieure et extérieure, justice, affaires étrangères, monnaie). Il prône une politique libératrice des initiatives personnelles et collectives des Français dans tous les autres domaines, sauf dans les domaines qui ont un intérêt national majeur, dans lesquels l'Etat doit jouer un rôle stratégique de pilote et de fédérateur d'énergies. Mais, assure-t-il, rien ne sera possible sans la revitalisation de notre économie par sa libération et par la réduction volontariste et drastique de la dette et de la dépense publique.

En février 2016, il déplore l'arrestation du général Christian Piquemal, qui participait à Calais à une manifestation contre l'« islamisation » de l'Europe, déclarant qu'« en France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui tentent de l'éteindre ».

Il se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2017 le 12 mai 2016.

Les lacunes de Tauzin

« Si la France a commis une faute dans cette guerre du Rwanda, c’est bien à ce moment-là, en s’abstenant d’intervenir dès le 7 avril pour arrêter les massacres. Mais elle n’est pas la plus coupable, et de beaucoup ! Plus coupables, tous les pays qui ont tout fait pour empêcher la France d’intervenir ! Plus coupables surtout, ceux qui ont exécuté, commandité, organisé et planifié ces massacres, bien sûr ! Mais il reste à les désigner précisément, car, contrairement à ce qui est répété à l’infini, les vrais coupables ne sont pas désignés, comme le confirment les travaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda qui, à ce jour, a relaxé tous les Hutus présentés comme les cerveaux du génocide ».

C’est un des principaux arguments de Tauzin, répété à longueur d’interview et qui lui sert de démonstration pour exclure toute complicité de la France : le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) n’a pas reconnu la planification du génocide.

Mais le TPIR n’a pas seulement condamnés la plupart des accusés pour « génocide », il a bel et bien condamné certains d’entre eux pour « entente en vue de commettre le génocide ». Et non des moindres, puisqu’il s’agit de l’ancien Premier ministre du GIR, Jean Kambanda, et de l’ancien ministre de l’Information, Eliézer Niyitegeka. La planification du génocide des Tutsi est donc reconnue par le tribunal.

Quant à la complicité des autorités françaises, elle ne se limite pas à la période de sa préparation (octobre 1990 – 6 avril 1994). C’est pendant le génocide lui-même, une fois le massacre des Tutsi déclenché, que nos dirigeants se sont entêtés dans une alliance avec ceux qui le perpétraient, jusqu’à les évacuer au Zaïre pendant l’opération Turquoise, après qu’ils eurent été finalement vaincus par les troupes du FPR.

Le résumé des faits

L’opération Amaryllis (évacuation des Français et des Européens par des militaires français) s’est déroulée dans un contexte marqué par « l’élimination des opposants et des Tutsi », comme en fait état son ordre d’opération daté du 8 avril 1994. Signataire de la convention de 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide, la France était tenue d’enjoindre à ses troupes présentes sur place de s’opposer aux massacres.

Le gouvernement français n’a cependant nullement enjoint à nos soldats de secourir les victimes. Au contraire, il a donné l’ordre de ne pas montrer aux médias « des soldats français n’intervenant pas pour faire cesser des massacres dont ils étaient les témoins proches ». Et il a fait livrer des armes aux Forces armées rwandaises (FAR) dans la nuit du 8 avril, comme en ont témoigné des officiers de la MINUAR (Mission des Nations unies d’assistance au Rwanda).

Les extrémistes hutus à l’Elysée

Le 21 avril 1994, la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a, comme les autres grandes puissances, voté la réduction drastique du contingent de Casques bleus, abandonnant les Rwandais tutsi à leur sort tragique. Mais nos dirigeants ont fait pire : le 27 avril 1994, les plus hautes autorités françaises ont reçu à Paris deux des extrémistes hutu les plus virulents, responsables du génocide en cours : Jérôme Bicamumpaka, ministre des Affaires étrangères du GIR, et Jean-Bosco Barayagwiza.

Ils sont accueillis à l’Elysée par Bruno Delaye, conseiller Afrique de François Mitterrand, et à Matignon par Edouard Balladur, Premier ministre, et Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères. La France reconnaissait ainsi de fait le Gouvernement intérimaire rwandais, couverture politique du génocide. Elle a été le seul pays occidental à le faire.

Du 9 au 13 mai 1994, le lieutenant-colonel Rwabalinda, conseiller du chef d’Etat-major des FAR, qui encadraient le génocide, a rencontré à Paris le général Jean-Pierre Huchon, chef de la Mission militaire de coopération. Pendant toute la durée du génocide, ce même général Huchon a reçu régulièrement le colonel Kayumba, directeur du service financier du ministère rwandais de la Défense. Celui-ci a organisé six livraisons d’armes aux tueurs entre le 18 avril et le 19 juillet 1994.

Le 22 mai 1994, devant l’avancée des troupes du FPR, le président rwandais par intérim, Théodore Sindikubwabo, adresse une lettre à François Mitterrand : « Le Peuple Rwandais Vous exprime ses sentiments de gratitude pour le soutien moral, diplomatique et matériel que vous lui avez assuré depuis 1990 jusqu’à ce jour. En son nom, je fais encore une fois appel à Votre généreuse compréhension et à celle du Peuple Français en vous priant de nous fournir encore une fois Votre appui tant matériel que diplomatique. »

A cette date, au moins un demi-million de Tutsi a déjà été massacré au Rwanda...

Comment le chef d’un Etat en train de commettre le crime des crimes a-t-il pu se sentir autorisé à solliciter l’aide de la France ? Est-ce en réponse à cette demande que le président Mitterrand trouve urgent, à la mi-juin 1994, d’intervenir afin de mettre fin aux massacres, alors qu’il n’avait pas jugé bon de le faire en avril ?

1994, le retour de Tauzin au Rwanda

C’est le moment où Didier Tauzin revient au Rwanda, prêt à en découdre à nouveau avec le FPR, comme il le déclare ouvertement. La Zone humanitaire sûre créée par l’opération Turquoise à l’ouest du Rwanda est immédiatement utilisée comme refuge par les auteurs du génocide, en passe d’être défaits militairement par le FPR.

Face à cette situation, l’ambassadeur Yannick Gérard envoie un télégramme à Paris le 15 juillet 1994 en indiquant : « [...] dans la mesure où nous savons que les autorités portent une lourde responsabilité dans le génocide, nous n’avons pas d’autre choix, quelles que soient les difficultés, que de les arrêter ou de les mettre immédiatement en résidence surveillée en attendant que les instances judiciaires internationales compétentes se prononcent sur leur cas. »

Les responsables et les auteurs du génocide (soldats des FAR, miliciens...) présents dans la Zone humanitaire sûre mise en place par Turquoise n’y sont pas arrêtés. Au contraire, ils sont laissés libres d’aller se réfugier au Zaïre, impunément, avec armes et bagages.

Le numéro d’octobre 1994 de la revue de la Légion étrangère, Képi blanc, écrit même que « l’état-major tactique [de Turquoise] provoque et organise l’évacuation du gouvernement rwandais vers le Zaïre ». Le colonel Théoneste Bagosora, principal artisan du génocide, avait déjà été évacué par nos soldats début juillet.

Les conséquences désastreuses pour la région des Grands Lacs

La fuite des génocidaires au Zaïre, orchestrée par les Français, est à la racine de la tragédie congolaise, qui a fait plusieurs millions de victimes.

« On peut difficilement sous-estimer les conséquences de la politique française. La fuite des génocidaires au Zaïre engendra, ce qui était presque inévitable, une nouvelle étape plus complexe de la tragédie rwandaise et la transforma en un conflit qui embrasa rapidement toute l’Afrique centrale ». Ainsi s’exprimait, en 2000, le groupe international d’éminentes personnalités auteur du rapport de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) intitulé Le génocide qu’on aurait pu stopper (§15.85).

Alors le comble du cynisme est atteint quand Didier Tauzin prétend rendre le FPR responsable des six millions de morts des Grands Lacs (au Rwanda et au Congo Kinshasa) parce que ce mouvement a déclenché la guerre de 1990.

Des événements historiques d’une telle magnitude qu’un génocide et deux guerres sont la résultante du jeu de multiples acteurs.

Mais de même qu’on peut affirmer que la France pouvait, entre 1990 et avril 1994, empêcher le génocide en retirant son soutien au régime Habyarimana, elle pouvait, en arrêtant ses auteurs à l’été 1994, prévenir l’explosion de l’Afrique des Grands Lacs.

Le général Tauzin, un homme politique qui inquiète la ploutocratie. Il est inquiété par le TPI et la justice de Kigali sur le massacre du RWANDA!

Général Didier Tauzin : Conférence de Nice

Lire la suite

Les Antifas, une force européenne au service de la ploutocratie mondiale?

12 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #La paix, #Les Antifafs.

Les Antifas, une force européenne au service de la ploutocratie mondiale?

Les Antifas, une force européenne au service de la ploutocratie mondiale?

Bonjour.

Les masques tombent et c’est tant mieux. Qui sont ces antifas si prompts à défendre les intérêts supérieurs de l’Empire atlantique. Dans cette période particulière que nous vivons – la contestation de la loi travail qui ne faiblit pas, les provocations otanniennes à la frontière russe par l’opération Anaconda un mois avant le sommet de l’OTAN à Varsovie les 6 et 7 juillet 2016 – ces « défenseurs » de la démocratie que l’on nomme Antifas, tombent le masque et montrent ainsi leur vrai visage. Que ce soit les « Black Blocks » ou les « No Border » ces révolutionnaires biberonnés à l’idéologie post-moderne sont de tous les mauvais coups. Lors des manifestations contre la loi El Khomri ils deviennent les casseurs masqués et les agresseurs de la police. Ils vont même jusqu’à incendier une voiture de police au risque de tuer les fonctionnaires qui l’occupaient. Sans parler du cordon sanitaire installé lors des réunions « Nuit-Debout » afin d’exclure les infâmes nationalistes que sont les vrais patriotes. Nos amis du PARDEM ont connu ce penchant particulier de la liberté d’expression dans cette « vraie gôche anticapitaliste ». Ils avaient déjà exclu Sylvain Baron. Etienne Chouard était passible d’agression physique s’il se rendait à ces rendez-vous et ce malgré la multiplicité des ateliers constituants directement inspirés de sa réflexion sur ce sujet. Ce sont d’ailleurs des personnes de ces rassemblements qui ont réclamé sa venue…

Ces nouveaux croisés de l’ultralibéralisme ne sévissent pas seulement en France. En Allemagne depuis longtemps déjà, leur violence permet de disqualifier toute contestation légitime de l’ordre néolibéral imposé par les psychopathes qui dirigent le monde. « Les manifestations du lundi » qui dénoncent les manœuvre étasuniennes pour déstabiliser l’Europe sont régulièrement polluées de violences venant de ces « pacifistes » nouvelle formule. « Les manifestations du lundi » existent depuis deux ans déjà en Allemagne, elles ont lieu dans de nombreuses villes et sont très suivies. Le but est d’alerter sur la dangerosité du soutien occidental aux néonazis de Kiev. Le coup d’Etat du 22 février 2014 à Kiev a été mené par les services américains afin d’atteindre la Russie au cœur de sa zone d’influence. Pour ce faire ils ont utilisés les forces néonazis du Pravy Sektor sans aucun état d’âme ! C’est très curieux que les « Antifas » ne combattent jamais ces vrais nazis ! Cherchez l’erreur !

En Allemagne ces sinistres antifas ont agressé Sarah Wagenknecht députée de la gauche radicale du parti « Die Linke ». Pourtant cette personne dénonce de façon très courageuse la politique du pire imposée par les maîtres du monde.

Pierre Lévy dans l’excellent article ci-dessous nous permet de mieux comprendre les motivations de ces Antifas.

Puis l’article d’Erwan Castel complètera le tableau. Il est vivement conseiller d’apprécier la qualité de l’engagement politique de Sarah Wagenknecht dans les trois vidéos proposées.

Un petit rappel, n’oublions pas cependant l’aveu presque innocent d’un antifa dans son blog et la définition de leur mission.

Fiche technique : comment reconnaître un Rouge-Brun ?

https://reflets.info/fiche-technique-comment-reconnaitre-un-rouge-brun/

– La haine de l’Europe, mère de tous les maux

Quelles sont les caractéristiques qui permettent de savoir que ce fond rouge est bien le rouge des Rouge-Bruns ?

Facile :

La mondialisation, c’est le mal

– Le libéralisme, c’est le mal

– L’Etat devrait reprendre la main et brider l’oligarchie économique en place

– La Palestine c’est toujours bien, Israël, c’est toujours mal

– Antisioniste, oui…mais jamais antisémite

– Les travailleurs, le prolétariat, doivent prendre le pouvoir qui leur a été retiré par la bourgeoisie, la classe dominante en général

– Les USA dominent la planète aidés d’Israël : il faut toujours être du côté opposé aux USA (il faut être pour Poutine, pour Assad, pour le pouvoir iranien, par exemple)

Bien cordialement

Lucien Pons.

Les autoproclamés «antifas» au service

de l’ordre établi

Les Antifas, une force européenne au service de la ploutocratie mondiale?

Par Pierre Lévy

Censés combattre «la peste brune», les «antifas» semblent faire preuve d’une fascination mimétique pour les méthodes de cette dernière, selon le spécialiste des questions européennes Pierre Lévy.

Des groupes autoproclamés «antifascistes» tentent régulièrement d’apparaître sous les feux de la rampe. Encore tout récemment à Paris, samedi 4 juin, certains ont affronté la police… pour rendre hommage au jeune Clément Méric, décédé le 5 juin 2013.

Des militants se réclamant de cette mouvance ont également réussi à faire parler d’eux à l’occasion desdites Nuits debout parisiennes, et, surtout, à la faveur de la mobilisation syndicale contre le projet de loi El Khomri. Certains se sont illustrés en amont des cortèges en faisant reprendre le slogan «tout le monde déteste la police» par quelques centaines de jeunes. Un slogan qui avoisine le degré zéro de la pensée politique.

La dénomination «antifasciste» revendiquée sonne du reste étrangement, dès lors qu’il s’agit de rouer de coups des journalistes, ou de blesser plus d’une dizaine de membres du service d’ordre CGT lors de la manifestation du 12 mai dernier.

La mouvance dite «antifa» a certes des contours flous tant en France qu’en Allemagne

De l’autre côté du Rhin, leurs homologues s’en sont pris, le 28 mai, à une des responsables du parti Die Linke (La gauche). Sarah Wagenknecht, agressée et «entartée», s’est vu reprocher ses prises de position en matière de crise migratoire : elle défend l’idée qu’on ne peut laisser entrer sans discernement tous les migrants, d’autant que l’ouverture des frontières, décrétée en août dernier par Angela Merkel, a évidemment abouti à un afflux de main d’œuvre à bas coût – afflux souhaité et applaudi par le patronat pour mieux mettre en concurrence les travailleurs.

La mouvance dite «antifa» a certes des

contours flous tant en France qu’en Allemagne.

D’une part s’y rattachent par exemple des idéologues-détectives, qui consacrent leur vie à dénicher et dénoncer les individus ou groupes qualifiés de «rouges-bruns». Un vocable que nos modernes inquisiteurs attribuent à tous ceux qu’ils soupçonnent de vouloir associer tradition communiste historique (se réclamant du marxisme-léninisme) et sympathies d’extrême droite.

Dans les années 1990, cette chasse typiquement maccarthiste avait tenté d’influer sur les choix internes du PCF : ce dernier était alors en passe de trancher entre une ligne en faveur de la souveraineté nationale et du large rassemblement populaire qui pouvait la sous-tendre ; et une orientation favorable à l’alliance avec le PS, au prix de l’acceptation de l’intégration européenne. C’est cette seconde ligne qui l’a finalement emporté (avec les conséquences que l’on sait), les tenants de la première ayant été accusés de céder au «nationalisme», quelques-uns étant dénoncés comme «rouges-bruns».

Un quart de siècle plus tard, certains sites se sont fait une spécialité de pister les sympathies ou rapprochements supposés, forcément suspects. Les cyber-Torquemadas balayent large. Ainsi, le journal Fakir et son rédacteur en chef François Ruffin, auteur du film Merci patron !, n’ont pas échappé au bûcher, coupables d’avoir défendu le protectionnisme – donc, c’est évident, d’être «nationaliste» et de sympathiser avec l’extrême droite…

Egalement récemment en Allemagne, des rassemblements en faveur de la paix (souvent à ce titre accusés de sympathiser avec la Russie) ont été dénoncés par certains «antifas» comme suspects, puisque ce n’était pas seulement des militants de gauche qui s’y pressaient, mais également beaucoup de jeunes non politisés dont certains pouvaient être influencés par le mouvement Pegida ou autre. Nos actuels disciples de McCarthy ont été prompts à jeter l’opprobre sur ces initiatives du lundi.

L'ouverture au dialogue [des antifas] est à peu

près aussi considérable que celle des protecteurs

de la planète ou des zélateurs de l’austérité

heureuse face à qui l’on voudrait défendre le progrès

D’autre part, les «antifas» ne disposent pas seulement de théologiens, d’enquêteurs et de procureurs. Nombre d’entre eux relèvent plutôt des forces de l’ordre – à leur manière : casqués ou masqués, armés d’ustensiles autrement plus frappants que des arguments rhétoriques. Avec ceux-là, le dialogue est plutôt difficile, tant les idées sont aussi courtes que leurs bâtons sont longs. Inutile (par expérience) et même dangereux de tenter de parler – pour ne pas dire de débattre.

Et pas seulement parmi ceux qui ont investi les manifestations anti-loi Travail. Des «blacks blocs» aux «no borders» (on notera que, significativement, les appellations relèvent désormais de l’anglais globalisé), jusqu’à certains activistes desdites «zones à défendre» (ZAD), leur ouverture au dialogue est à peu près aussi considérable que celle des protecteurs de la planète ou des zélateurs de l’austérité heureuse (communément baptisée «décroissance») face à qui l’on voudrait défendre le progrès, le développement économique, l’énergie nucléaire ou le charbon…

S’il est impossible de cerner une homogénéité idéologique, certains points de repère peuvent cependant attirer l’attention. Ainsi, dans le tract accompagnant l’agression de Sarah Wagenknecht évoquée plus haut, les auteurs dénoncent «le ressentiment contre l’Union européenne et les Etats-Unis» dont serait porteuse la dirigeante… Du reste, les mêmes groupes, en Allemagne, stigmatisent régulièrement les militants antisionistes – qualifiés d’antisémites – et s’indignent de la manière dont Israël est «maltraité».

Le paradoxe n’est pas mince, surtout au regard de l’évolution de l’Etat juif, dont le gouvernement – voire la société elle-même – semble en voie d’extrême-droitisation accélérée, bien réelle celle-là. Une situation qui ne semble guère émouvoir nos «antifas» très occidentaux, pas plus que ces derniers ne paraissent particulièrement bouleversés par la situation en Ukraine.

Il n’est pourtant un secret pour personne, ou presque, que la «révolution de Maïdan» a été fortement structurée et encadrée par des groupes nostalgiques du nazisme. Et que, par exemple, le nouveau président de la Rada (le Parlement) fut le fondateur, en 1991, du Parti social-nationaliste d’Ukraine (devenu Svoboda) qui arborait un logo analogue à la croix gammée…

Les «antifascistes» autoproclamés

constituent un leurre dont tirent aisément

profit les classes dominantes

Il est évidemment flatteur de s’auto-arroger le titre d’antifasciste. Encore serait-il utile de redonner aux mots leur véritable sens. Historiquement, le terme fasciste est né dans l’Italie mussolinienne. Et l’entre-deux-guerres a illustré dans de nombreux pays ce que ce phénomène historique, ou cette tentation, recouvrait : une dictature ouverte et sanglante de la partie dominante des forces capitalistes.

Certes, ces dernières n’excluent peut-être pas de réintroduire un jour une telle perspective si elles le jugeaient utile. Force est cependant de constater qu’elles ont inventé, ces dernières décennies, des méthodes bien plus efficaces pour maintenir leur domination : l’alternance de forces politiques défendant au fond les mêmes orientations, l’effacement des souverainetés nationales – autrement dit de la démocratie véritable – au profit d’instances supranationales, et la promotion du «dialogue social» (il y a même un commissaire européen spécialement chargé de cela). Ce que La Boétie nommait en son temps la servitude volontaire.

Face à cela, les «antifascistes» autoproclamés ne sont d’aucune utilité. Pire, ils constituent un leurre dont tirent aisément profit les classes dominantes.

Censés combattre la peste brune, les «antifas» semblent faire preuve d’une fascination mimétique pour les méthodes de cette dernière. Dès lors, il serait sans doute pertinent de réfléchir au placement des guillemets. Et de pointer plutôt des «anti»-fascistes.

Pierre Lévy

"Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes". Par Erwan Castel

Sarah Wagenknecht

Sarah Wagenknecht

Sarah Wagenknecht, dirigeante du parti Die Linke et députée allemande au Bundestag allemand, a été victime d'une agression ce samedi 4 juin, lors d'un congrès du parti à Magdebourg. Même si le mode choisie de l'entartrage n'a pas blessé physiquement cette femme, il révèle la barbarie dans lequel notre société occidentale est tombée.
Personnellement je n'ai jamais applaudi à ce genre de manifestation imbécile, et ceci même à l'encontre d'abjects personnages comme BHL à qui je reconnais mériter amplement tribunal et peloton d’exécution..

Non ce genre de démonstration est indigne, surtout venant d'un homme attaquant une femme.

Agression de Madame Wagenknecht,

https://youtu.be/CrityZYU75E

Ce minable, qui mérite d'être bastonné et emprisonné, a revendiqué son geste comme une "initiative antifasciste" !... c'est un peu comme si un végétalien s'attaquait à un agriculteur bio ! En effet, nous nageons ici en plein délire quand des pseudos pacifistes gauchistes viennent défendre violemment les intérêts du grand capitalisme belliciste et s'attaquant aux personnalités qui le dénoncent haut et fort.

Car il suffit d'écouter les discours et positions de Sarah Wagenknecht, cette femme de gauche dont l'intelligence et le courage politique n'ont d'égal que l'élégance et la retenue pour s'apercevoir que cet "antifa" est de fait un fasciste de la pire espèce !

"Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes", cette citation de Huey Pierce Long (1893-1935) (et non de Winston Churchill comme il est souvent rapporté) pourrait résumer à elle seule le geste de cet "antifa", débile et violent et qui illustre autant la lâcheté de son auteur que sa servilité à un système mondialiste dénoncé par sa victime.

Je profite donc de ce triste fait divers pour rendre hommage à cette femme courageuse qui porte haut et fort les couleurs de l'antimondialisme, et dénonce quotidiennement la camisole de l'Union Européenne et de l'OTAN imposé par les USA aux peuples d'Europe...

Voici pour vous en convaincre et au-delà de toute appartenance politicienne, quelques discours pertinents prononcés par Madame Wagenknecht et que j'avais à l'époque partagé sur les réseaux sociaux. (voir notamment sur le groupe Facebook "Soutien à la rébellion du Donbass", le lien ici : Sarah Wagenknecht)

Le 26 novembre 2014, S. Wagenknecht accuse Merkel de privilégier les intérêts US

https://youtu.be/UpR_AOYBHu0

Le 19 mars 2015, S. Wagenknecht sur la politique étrangère et la crise ukrainienne.

https://youtu.be/3xbI4anc5NU

Le 17 février 2016, S. Wagenknecht, fustige l’hypocrisie d'Angela Merkel

https://www.youtube.com/watch?v=Tq6iB5MIM3w&feature=youtu.be

Lire la suite

L'OTAN joue aux gros bras. Opération Anaconda en cours en Europe de l'Est

12 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'Allemagne, #L'armée française, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre

L'OTAN joue aux gros bras

 
Opération Anaconda en cours en Europe de l'Est
 
Dans l'escalade des tensions entre les USA et la Russie on voit apparaître une résurrection de la guerre froide qui devient une véritable "paix chaude" dans certaines régions comme l'Ukraine et la Syrie où les USA ont lancé des guerres de préemption par procuration.
 
Depuis la crise ukrainienne et la réactions défensives des populations de Crimée qui est retournée par référendum en Russie et du Donbass qui a pris l'indépendance par les armes on assiste à un réarmement rapide de l'OTAN qui a multiplié des exercices et manœuvres d'intimidation sous les remparts de la Fédération de Russie et développant un discours de plus en plus agressif contre Moscou.
 
Derniers en date les exercices Anaconda se déroulent en ce moment en Pologne et dans les pays baltes. Manœuvres militaires autant qu'opération de propagande, elles se veulent importantes (31 000 hommes) et sous couvert d'exercices militaires classiques réalisent en fait une mise place logistique et une répétition d'un mouvement offensif en direction de la Russie. Drôle de façon de concevoir un "défense face à une agression russe";

Un exemple parmi tant d'autres pour illustrer cette stratégie agressive : la construction d'un pont militaire sur la Vistule pour permettre le passage de troupes devant "défendre" les pays baltes... 
 
Comme lors des exercices en Ukraine, l'OTAN sous commandement américain installe ses startings bloks pour la prochaine guerre...
 
La seul chose qui ne soit pas hypocrite dans cette gesticulation est le nom donné à ces manœuvres : "Anaconda" . elles s'inscrivent effectivement dans une volonté de constriction de la Russie correspondant à la stratégie du "contaitment" de l'Empire du milieu...

Mais face à ces contorsion des convois bariolés des troupiers de Washngton, la Russie a décidé de rester sereine et souriante 
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
  
Source le lien ici RT
 
 
 
L'OTAN lance l'exercice militaire le plus grand depuis 1989, 
Moscou récuse toute volonté belliqueuse
 
Intitulé Anaconda 2016, cet exercice militaire qui doit durer dix jours va impliquer près de 31 000 militaires et des milliers de véhicules à travers 24 pays. Il a été lancé ce lundi 6 juin en Pologne, à Varsovie.
 
L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord cherche de nouveau à faire une démonstration de force face à la Russie. Les pays partenaires ont salué cette initiative bien que les experts sécuritaires avertissent que toute mésaventure pourrait déclencher une réaction offensive de Moscou. Un attaché de défense au sein d'une ambassade européenne de Varsovie a déclaré que le «scénario catastrophe» de l'exercice, nommé Anaconda 2016, serait «un accident, une erreur de calcul que les Russes interprètent, ou choisissent d'interpréter, comme une action offensive», rapporte le Guardian.
 
Moscou a catégoriquement rejeté l'existence d'un projet d'agression russe contre l'alliance et a déclaré que le bloc atlantiste tombait dans l'hystérie anti-russe pour justifier l'augmentation des dépenses de défense en Europe. «Je suis convaincu que tout homme politique sérieux et honnête est bien conscient que la Russie n'essaiera jamais d'envahir un pays membre de l'OTAN. Nous n'avons pas de tels projets», a réagi le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Il a affirmé qu '«il n'y a pas de menaces dans cette partie du monde, qui justifierait [que l'OTAN] se développe».
 
Dans l'intervalle, a déclaré le chef de la diplomatie russe, la décision de l'OTAN de transférer son infrastructure militaire au plus près des frontières de la Russie et d'accepter de nouveaux membres serait vu de façon négative à Moscou. «Dans ce cas, le droit souverain de la Russie d'assurer sa sécurité entrera en vigueur, [faisant usage] de méthodes adéquates pour [répondre aux] défis d'aujourd'hui».
 
Près de 14 000 soldats américains, 12 000 polonais
 
L'exercice, que les responsables américains et polonais ont officiellement lancé lundi 6 juin près de Varsovie, est présenté comme un test de la coopération entre les commandements et les troupes alliées en réponse aux menaces militaires, chimiques et cybernétiques. Il représente le plus grand mouvement de troupes alliées étrangères en Pologne en temps de paix. Pour la première fois depuis l'invasion nazie du pays, occupé ensuite par les Soviétiques, les chars allemands vont traverser le pays d'ouest en est.
 
Géré par le général polonais Marek Tomaszycki, l'exercice comprend 14 000 soldats américains, 12 000 soldats polonais, et 800 de Grande-Bretagne et d'autres en provenance de pays non membres de l'OTAN. Les opérations multinationales médiatisées jusqu'à présent comprennent un parachutage impliquant 2 000 parachutistes sur la ville polonaise de Torun ce mardi 7 juin, au nord du pays, la construction d'un pont permettant le transport de 300 véhicules sur la rivière Vistule et une nuit «agression» impliquant 35 hélicoptères.
 
Des paramilitaires polonais participent à l'opération
 
Anaconda 2016 est le prélude à un sommet de l'OTAN à Varsovie les 8 et 9 juillet prochain, où les membres de l'organisation devraient se mettre d'accord sur le positionnement d'un nombre important de troupes et de matériel en Pologne et dans les Etats baltes.
 
L'exercice intervient à un moment sensible pour les militaires de Pologne, après la mise à la retraite forcée d'au moins cinq hauts généraux depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement conservateur, à qui l'on reproche de s'être engagés dans l'armée au moment de l'époque soviétique. A tel point que les forces armées polonaises se sont récemment trouvées incapables de fournir un général pour le centre de commandement multinational de l'OTAN à Szczecin.
 
Selon des sources sécuritaires polonaises, le moral serait au plus bas chez les militaires depuis la nomination de Antoni Macierewicz en tant que ministre de la défense, rapporte le Guardian. Les soldats professionnels sont particulièrement préoccupés par un manque de clarté entourant la création et le rôle d'une armée territoriale de 17 brigades, formés à partir des 35 000 membres des clubs de tir de Pologne et des groupes paramilitaires, dont certains, seraient liés à des mouvements hooligans racistes. Deux de ces brigades de volontaires vont aider l'armée professionnelle polonaise pendant l'opération Anaconda.
 
Lire aussi :
 
Lire la suite

Cauchemars de Brzezinski : Russie, Chine et sous l’angle de la vraie guerre

12 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #l'immigration, #La France, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

Cauchemars de Brzezinski : Russie, Chine et sous l’angle de la vraie guerre

Dans sa dernière diatribe publique («Vers une réorientation globale," http://www.the-american-interest.com/…/toward-a-global-rea…/ ), de toute évidence usé et sénile, Zbigniew Brzeziński montre avec succès que les vieux chiens ne peuvent pas apprendre de nouveaux trucs.

Il est évident que son ego ne permet pas à ce criminel de guerre décrépit de se retirer de son rôle de stratège en faillite de l'élite américaine. Il veut encore convaincre les grands requins de Wall Street qu'il peut les sauver de ce qu'il dit être une catastrophe imminente. Oubliant que la politique étrangère des États-Unis a été menée sur ses plans fous (en particulier, mais pas seulement, depuis l'élection de son protégé Barak Obama), Brzeziński dit à ses maîtres que les Etats-Unis pourraient bientôt perdre leur position dominante, et / ou ils pourraient même être solidement défait militairement si ils font à la guerre à leurs «rivaux» la Russie et la Chine.

Ce qui peut être fait? Quel est son plan? Sa seule solution consiste à séparer la Chine de la Russie et de convaincre l'un des deux "rivaux" de collaborer avec Washington contre l'autre. Loin d'être pathétique, pour le moins.

Il est clair que se référant au refus catégorique de la Russie de se laisser vaincre par la guerre économique, financière, militaire et psychologique déchaînée contre elle, Brzeziński met en garde contre un «rival» qui pourrait être en mesure de déployer de "nouveaux systèmes d'armes» qui forceront les États-Unis à choisir entre un suicide mutuel assuré et la perte de sa domination mondiale.

Ainsi : «l'acquisition soudaine par un certain état de la capacité à rendre l'Amérique militairement inférieure signifierait la fin du rôle global de l'Amérique."

Brzeziński avertit que cela conduit au «chaos probablement mondial» (sic). Voilà pourquoi les Etats-Unis ont envie de découpler la Russie de la Chine, immédiatement; et de transformer l'un des deux en un partenaire. Mais (dilemme douloureux) qui devrait être l'ennemi et qui devrait être le partenaire? Zbig explique que l'élite américaine doit «contenir » le moins prévisible mais potentiellement le rival le plus susceptible de dépasser l’Amérique ..." Mais qui est-ce? "Actuellement, c'est la Russie." Alors, faut-il une alliance avec la Chine contre la Russie de Poutine? Pas si vite, siffle le serpent douteux. En effet, « à plus long terme le plus susceptible de dépasser les Etats-Unis pourrait être la Chine. »
Hmmmm !!!

Peut-être, que le maître pénalement incompétent, pense que les requins de Wall Street tentent de séparer les deux «rivaux» offrant un «partenariat» pour le premier qui lève la main. Dans ce cas, nous serions témoin d'une illusion abyssale et d’un spectacle d'impuissance embarrassant!

La dernière élucubration bâclée du stratège reptilien contient également son appréciation de l'Europe et des Européens; ce qu'il pense d'eux. Mais ne se soucie pas de le dire ouvertement. Apparemment si hésitant sur ce qu'il faut faire à l'échelle mondiale, Brzeziński n'a aucun doute sur les Européens. Selon lui ils sont totalement inertes, sous contrôle, incapable de présenter un danger réel ou potentiel pour la domination anglo-américaine. Ils vont continuer à obéir à tout ordre contre leur souveraineté et leurs intérêts économiques de base; ils vont renforcer la cage masochiste de l'OTAN; ils seront progressivement et irréversiblement affaibli et réduits à l'insignifiance et au chaos par les migrations bien organisées venues du Sud (connu sous le nom "Awakening" dans le langage Brzezinskite).

Les États-Unis ferons en sorte que les problèmes arabes et les guerres civiles dans cette partie du monde continuent à dégénérer afin d’atteindre deux oiseaux avec une seule pierre:

  1. Permettre, grâce à des moyens secrets, la déstabilisation en spirale du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA); Algérie en premier;
  2. Privilégiant, par des moyens secrets, l'augmentation des vagues de réfugiés en Europe à partir de ces pays déstabilisés.

Brzeziński justifie et incite à la violence de ces masses désespérées (un résultat délibéré de sa politique) contre l'Europe. Ce qui est expliqué par une hypocrisie sans limite, «Actuellement l'éveil politique violent parmi les musulmans post-coloniaux est une réaction tardive à leur répression parfois brutale réalisée principalement par des puissances européennes ... "

Ainsi, les Européens doivent maintenant être soumis à la vengeance pour leurs péchés coloniaux, souligne Brzeziński.

Il est incroyable qu'aucun gouvernement majeur, parti ou organisation en Europe et MENA (pays d'Afrique) ne réagisse en dénonçant cette double agression froidement conçue. L'expression "Global Awakening politique» (comme l’expression "Grand Echiquier" pour le plan consistant à isoler et à déstabiliser la Russie de l'ensemble de l'Eurasie), a été inventé exactement par Zbigniew Brzeziński. Voir The Awakening politique global publié dans le The New York Times , le 16 Décembre, 2008, comme un ordre de marche public pour « son protégé juste élu », Barak Obama. Http://www.nytimes.com/2008/12/16/opinion /16iht-YEbrzezinski.1.18730411.html

Brzeziński, en 2008, était très occupé à essayer de trouver la pilule magique pour assurer la survie de la puissance des vampires de Wall Street qui avait été sérieusement érodée par les criminels déments de la présidence Cheney-Bush, et faisait face à une rébellion de plus en plus forte de l'Europe (en particulier la France, l'Allemagne, l'Italie) voulant poursuivre activement un partenariat économique et politique avec la Russie.

Dans son article, Brzeziński se vantait d’Obama qui était en fait, son homoncule faustien docile. Il a également donné à l'élite la recette magique anglo-américaine classique sur la façon de sauver leur domination. Il entonna « Un nouveau président » assume son rôle ! Au milieu d'une crise de confiance généralisée dans la capacité de l'Amérique à exercer un leadership efficace dans les affaires mondiales, cela peut être une pensée rigide, mais il c’est un fait ... Le défi qui en résulte est aggravée par des questions telles que le climat, la santé et les inégalités sociales - les questions qui sont de plus en plus controversée parce qu'elles ont fait surface dans le contexte de ce que j'appelle «l'éveil politique mondial».

Qu’est- ce qu'il a appelé «le réveil politique mondial" ? ce n’était rien d’autre qu'une mise à jour de son principal sale tour de 1978-79: la création d'Al - Qaeda en Afghanistan pour "donner aux Russes leur Vietnam." Http: //dgibbs.faculty.arizona. edu / brzezinski_interview

La création et la manipulation des bouleversements sociaux - appelés diversement révolutions de couleur, printemps arabes, et ainsi de suite - étaient le perfectionnement des mêmes sales besognes criminelles. Comment déclencher un coup d'État sans avoir à en payer les conséquences ? La capacité géopolitique de Brzeziński a été limitée principalement à la création et à la manipulation du terrorisme. Le crime organisé, les campagnes médiatiques, la propagande - tout pour brouiller et couvrir les opérations criminelles – seraient considérées dans d'autres circonstances comme des actes de guerre.

Mais maintenant, le serpent en ruine ne peut rien faire ou très peu pour couvrir non seulement sa longue liste de crimes de guerre, mais aussi son impuissance.

Version originale.

In his last public rant (“Toward a Global Realignment,”

http://www.the-american-interest.com/2016/04/17/toward-a-global-realignment/

, an obviously worn-out and senile Zbigniew Brzezinski successfully shows that old dogs can't learn new tricks.

Obviously his ego doesn’t allow this decrepit war criminal to retire from his bankrupt role as strategist of the US elite. He still wants to convince the Wall Street big sharks that he can save them from what he say is an imminent catastrophe. Forgetting that the foreign policy of the US has been based on his crazy plans (especially, but not only, since the election of his protégé Barak Obama), Brzezinski tells his masters that the US could soon lose their dominant position, and/or they could even be soundly defeated militarily if they go to war with their “rivals” Russia and China.

What can be done? What is his plan? His only solution is to split China from Russia and to convince one of the two “rivals” to partner with Washington against the other. Far fetched to pathetic, to say the least.

Clearly referring to Russia’s adamant refusal to surrender to the economic, financial, military and psychological warfare unchained against it, Brzezinski warns of a “rival” who could be able to deploy “new weapons systems” that will force the US to choose between a mutual assured suicide and the loss of its dominance.

Thus, “the sudden acquisition by some state of the capacity to render America militarily inferior would spell the end of America’s global role.”

Brzezinski warns that this will mean “probably global chaos” (sic). That is why the US has to decouple Russia and China, immediately; and transform one of the two into a partner. But (painful dilemma) which one should be the enemy and which one should be the partner? Zbig explains that the US elite must “contain the least predictable but potentially the most likely rival to overreach…“ And who is that? “Currently, the more likely to overreach is Russia.” So, an alliance with China against Putin’s Russia? Not so fast, hisses the doubtful snake. In fact “in the longer run [the more likely to overreach] could be China.”
Hmmmm.

Maybe, the criminally incompetent maître a penser of the Wall Street sharks is trying to split the two “rivals” offering a “partnership” to the first who raises his hand. In this case, we would be witnessing an abysmal delusion, an embarrassing show of impotence!

The last sloppy lucubration of the reptilian strategist also contains his assessment of Europe and the Europeans; what he thinks of them but doesn’t care to say openly. While apparently so hesitant on what to do globally, Brzezinski has no doubt about the Europeans. They are totally defanged, under control, unable to present any actual or potential danger for Anglo-American dominance. They will keep obeying every order against their sovereignty and basic economic interests; they will masochistically strengthen the NATO cage; and they will be progressively and irreversibly weakened to irrelevance and chaos by the well-organized migrations from the South (known as “Awakening” in Brzezinskite language).

The US shall make sure that the Arab Springs and civil wars will continue and escalate in order to get two birds with one stone:

1) Enabling, through covert and overt means, the spiraling destabilization of Middle East and North African (MENA) countries;

2) Favoring, through covert and overt means, increasing refugee waves into Europe from these destabilized countries.

Brzezinski justifies and incites violence from these desperate masses (a deliberate result of his policies) against Europe, explaining with unlimited hypocrisy, “the currently violent political awakening among post-colonial Muslims is a belated reaction to their occasionally brutal suppression mostly by European powers…”

Thus, the Europeans must now be subjected to revenge for their colonial sins, stresses Brzezinski.

It is unbelievable that no major government, party or organization in Europe and MENA is reacting and denouncing this coldly engineered double assault. The expression “Global Political Awakening” (like the expression “Grand Chessboard” for the plan to isolate and destabilize Russia and the whole Eurasia), was invented exactly by Zbigniew Brzezinski. See The Global Political Awakening published in the The New York Times on December 16th, 2008, as a public marching order for his just elected protege’, Barak Obama. http://www.nytimes.com/2008/12/16/opinion/16iht-YEbrzezinski.1.18730411.html

Brzezinski, also then, in 2008, was very busy trying to find the magic pill to assure the survival of the Wall Street vampires’ power that had been seriously eroded by the criminally demented Cheney-Bush presidency, and was facing a growing rebellion from Europe (especially France, Germany, Italy) who were actively pursuing an economic and political partnership with Russia.

In his article, Brzezinski was visibly boasting that Obama was in fact, his docile Faustian homunculus. He was also giving the Anglo-American elite his regular magic recipe on how to save their dominance. "A new president is assuming office – he intoned - in the midst of a widespread crisis of confidence in America's capacity to exercise effective leadership in world affairs. That may be a stark thought, but it is a fact…The resulting challenge is compounded by issues such as climate, health and social inequality - issues that are becoming more contentious because they have surfaced in the context of what I call "the global political awakening.”

What he called “global political awakening” was nothing else than an update of his main dirty trick in 1978-79: the creation of Al Qaeda in Afghanistan to “give the Russians their Vietnam.” http://dgibbs.faculty.arizona.edu/brzezinski_interview

The creation and manipulation of social upheavals — variously called Color Revolutions, Arab Springs, and so on — were the perfecting of the same criminal dirty tricks: how to trigger a coup d’état without paying for the consequences of public involvement. Brzezinski’s so much over-estimated geopolitical ability has been mostly limited to the creation and manipulation of terrorism, organized crime, media campaigns, propaganda -- all to obfuscate and cover up criminal operations that otherwise would be simply and openly acts of wars.

But now, the crumbling snake can do very little not only to cover his long list of war crimes, but also his impotence.

Lire la suite

Turquie: «L’accord de réadmission sera suspendu si l’UE renonce à lever les visas», d'après le ministre Cavusoglu.

8 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La Turquie, #Europe supranationale, #l'Allemagne, #l'immigration, #l'horreur économique

«L’accord de réadmission sera suspendu si l’UE renonce à lever les visas» (ministre)

« L’Accord de Réadmission a été signé à condition d’être appliqué en même temps que la Levée des visas. Ce n’est pas une menace ou un chantage. S’il n’y a pas l’un, il n’y aura pas l’autre » a continué M. Cavusoglu

07.06.2016 ~ 08.06.2016

   Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a fait savoir qu’Ankara suspendrait l’Accord de Réadmission si l’Union européenne renonçait à lever les visas pour les citoyens turcs.

M. Cavusoglu a participé à une émission sur TRT Haber.

Il a dit souhaiter l’application réciproque de la « Levée des visas » et de « l’Accord de Réadmission », ajoutant qu’un nouveau processus avait commencé après la condition apportée par l’UE pour une modification de la loi anti-terroriste en Turquie.

Le chef de la diplomatie turque a déclaré qu’une nouvelle feuille de route était préparée pour les prochaines démarches avec l’UE.

« Ce processus va continuer. L’Accord de Réadmission a été signé à condition d’être appliqué en même temps que la Levée des visas. Ce n’est pas une menace ou un chantage. S’il n’y a pas l’un, il n’y aura pas l’autre » a continué M. Cavusoglu.

« Nous serons dans l’obligation de suspendre l’Accord de Réadmission si les visas ne sont pas levés pour les ressortissants turcs. Il devait être appliqué dès le 1er juin. Nous n’aurons pas d’autre choix si ce processus ne donne aucun résultat. Nous mettrons de côté cet accord et les autres » a-t-il dit.

Le ministre turc des Affaires étrangères M. Cavusoglu a souligné que la Turquie n’avait pas renoncé à l’adhésion à l’UE et que le processus était une politique internationale des plus stratégiques pour la Turquie.

Lire la suite

Il est urgent de sortir de l'OTAN. Message de Jocelyne Galy.

8 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #La guerre, #La Russie, #Ukraine, #L'OTAN., #La finance dérégulée

Il est urgent de sortir de l'OTAN. Message de Jocelyne Galy.

Message de Jocelyne Galy sur la nécessité

de sortir de l'OTAN.

Pendant que la France se délite (richesses, terres, acquis sociaux etc..), que l'OTAN approche ses forces (bases, équipements militaires) des frontières russes, et semble vouloir engager les états d'Europe dans une guerre contre la Russie il apparaît une urgence. La première, prioritaire:
sortir de l'OTAN. Maria France Garaud le soulignait déjà en 2014.

Extrait : ... aujourd'hui la Russie est de retour !

Elle [ la Russie] n'avait évidemment pas apprécié quelques manquements de parole commis par les Etats-Unis, telle la rupture des accords par lesquels Moscou et Washington s'étaient interdit de construire des boucliers antimissiles. Elle avait encore moins goûté les avancées de l'Otan vers l'Est et le démantèlement de la Yougoslavie organisé en 1999 contre Belgrade, sans l'accord du Conseil de sécurité. Non plus que l'occupation illégale d'une partie de Chypre par la Turquie : opérations inacceptables !


Le président Poutine n'ignore évidemment rien des manœuvres conduites sans discrétion lors de l'éclatement de l'empire, notamment en Europe centrale et orientale, et rien non plus du rôle de l'Otan dans ces révolutions « orange ». Mais quelle maladresse pour le pouvoir ukrainien d'invoquer des principes violés par les plaignants eux-mêmes et de limiter l'usage du russe pour ceux dont c'est la langue naturelle ! En revanche, l'Occident se scandalisant de voir la Russie modifier des tracés autrefois définis par l'Union soviétique ne manque pas d'humour...


En fait, une conclusion s'impose pour la France : d'abord et avant tout, profiter de la situation actuelle pour sortir du commandement intégré de l'Otan. Notre solidarité de principe demeurera inchangée, mais sans l'étroite rigidité dont le général de Gaulle avait déchargé la France et dans laquelle Nicolas Sarkozy a eu la malencontreuse idée de nous enfermer de nouveau. C'est le moment.


Il faut prendre la mesure de l'histoire toujours en marche : nous voyons se dessiner l'évolution politique, au demeurant naturelle, d'une puissance à la fois européenne et asiatique. Le président russe rêve évidemment d'une politique eurasienne. Il en tient déjà des cartes : membre du groupe de coopération de Shanghai, avec la Chine et quatre des anciennes Républiques soviétiques, il constitue aussi avec la Biélorussie et le Kazakhstan une union douanière destinée à la détermination d'un espace économique commun. La Russie et la Chine, une histoire d'empires ?

* Marie-France Garaud est présidente de l'Institut international de géopolitique

M.F. GARAUD - Ukraine : Obama oublie l'histoire

Sur MARIANNE

Ukraine : Obama oublie l'histoire

Lundi 12 Mai 2014 à 05:00

Pour Marie-France Garaud, ancienne députée européenne et présidente de l'Institut international de géopolitique, le chef de l'Etat américain commet une erreur en « se lançant dans une offensive antirusse ». « La Russie, explique-t-elle, n'est pas, comme les Etats-Unis, un Etat encore adolescent, créé il y a quelque deux siècles et demi »...

Quelle mouche a donc piqué le président Obama pour que celui-ci se lance dans une offensive antirusse sur la finalité de laquelle on s'interroge ? Et comment se fait-il que personne n'ait tenté de lui rappeler quelle importance historique, politique et religieuse revêtait Kiev dans l'histoire russe ?

La Russie n'est pas, comme les Etats-Unis, un Etat encore adolescent, créé il y a quelque deux siècles et demi. La Russie a plus de mille ans d'histoire et ses racines sont indissociables de la terre où elle est née, laquelle est précisément celle de Kiev, dans le bassin du Dniepr, à l'ombre de l'Empire byzantin. Moscou s'en proclama héritière au XVIe siècle et l'aigle des armoiries russes porte toujours les deux têtes couronnées fondatrices, surmontées de la couronne impériale.

Par leurs histoires, Etats-Unis et Russie, Etats contemporains de l'Est et de l'Ouest se révèlent parfaitement antinomiques : l'Etat russe s'est construit à partir d'un espace géographique donné et d'un passé historique partagé, car les Russes n'ont cessé de devoir se battre pour leurs territoires, face aux Mongols, à la France napoléonienne, à l'Allemagne. Les citoyens américains eux aussi savent se battre et ils l'ont fait généreusement pour pallier nos faiblesses, mais ils n'aiment pas faire la guerre, ils se sont même exilés pour la fuir... et ont créé un bras séculier, l'Otan.

La Seconde Guerre mondiale terminée en 1945, le partage des zones d'occupation réglé, on aurait pu penser que les tensions entre les deux grands vainqueurs deviendraient moins houleuses. Mais, non, les Américains constatèrent que Moscou n'allégeait pas la pression et répliquèrent par la création de l'Otan. Sa finalité ? Assurer la défense commune des pays occidentaux : en réalité constituer le bras armé des Etats-Unis face à l'Union soviétique. De fait, l'Otan étendit peu à peu son influence et la formidable campagne déclenchée sous la présidence Reagan contre « l'empire du mal » souligna crûment les carences minant en profondeur l'Empire soviétique.

Il était impérieux pour l'URSS de restaurer sa puissance. La politique étrangère demeurant, autant que sous les tsars, l'élément déterminant de la politique intérieure, la perestroïka gorbatchévienne commença par là. Les confrontations entre les blocs durent s'effacer devant «la solution en commun des problèmes globaux que pose la planète», mais la politique de désarmement liée à ce renversement politique conduisit l'URSS à se retirer d'une large partie de l'empire, puis à se fissurer dans nombre des Républiques membres... et ce fut la chute du Mur...

Paradoxalement, la crise financière de 2008 permit le début de la renaissance russe. Evgueni Primakov puis Vladimir Poutine mirent en œuvre une politique de diversification ouvrant ainsi une période de croissance ininterrompue... et aujourd'hui la Russie est de retour !

Elle n'avait évidemment pas apprécié quelques manquements de parole commis par les Etats-Unis, telle la rupture des accords par lesquels Moscou et Washington s'étaient interdit de construire des boucliers antimissiles. Elle avait encore moins goûté les avancées de l'Otan vers l'Est et le démantèlement de la Yougoslavie organisé en 1999 contre Belgrade, sans l'accord du Conseil de sécurité. Non plus que l'occupation illégale d'une partie de Chypre par la Turquie : opérations inacceptables !

Le président Poutine n'ignore évidemment rien des manœuvres conduites sans discrétion lors de l'éclatement de l'empire, notamment en Europe centrale et orientale, et rien non plus du rôle de l'Otan dans ces révolutions « orange ». Mais quelle maladresse pour le pouvoir ukrainien d'invoquer des principes violés par les plaignants eux-mêmes et de limiter l'usage du russe pour ceux dont c'est la langue naturelle ! En revanche, l'Occident se scandalisant de voir la Russie modifier des tracés autrefois définis par l'Union soviétique ne manque pas d'humour...

En fait, une conclusion s'impose pour la France : d'abord et avant tout, profiter de la situation actuelle pour sortir du commandement intégré de l'Otan. Notre solidarité de principe demeurera inchangée, mais sans l'étroite rigidité dont le général de Gaulle avait déchargé la France et dans laquelle Nicolas Sarkozy a eu la malencontreuse idée de nous enfermer de nouveau. C'est le moment.

Il faut prendre la mesure de l'histoire toujours en marche : nous voyons se dessiner l'évolution politique, au demeurant naturelle, d'une puissance à la fois européenne et asiatique. Le président russe rêve évidemment d'une politique eurasienne. Il en tient déjà des cartes : membre du groupe de coopération de Shanghai, avec la Chine et quatre des anciennes Républiques soviétiques, il constitue aussi avec la Biélorussie et le Kazakhstan une union douanière destinée à la détermination d'un espace économique commun. La Russie et la Chine, une histoire d'empires ?


* Marie-France Garaud est présidente de l'Institut international de géopolitique







AUTRES INTERVENTIO
NS de M. France GARAUD:

Posté par Jocegaly

Lire la suite

"Sommes nous en démocratie?" par Régis Chamagne.

8 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Economie, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Les transnationales

"Sommes nous en démocratie?" par Régis Chamagne.

Ajoutée le 14 mars 2014

Conférence de Régis Chamagne, de l'UPR, qui date du 31/01/2014 et présente le grand mérite de mettre à nu et au grand jour l'état de démocratie, ou plutôt de l'absence de démocratie, dans l'Union Européenne.

Lire la suite

Comprendre le déclin de la défense française suivis de questions géopolitiques (Régis Chamagne)

8 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #L'OTAN., #L'armée française, #AMERIQUE, #Europe supranationale

Comprendre le déclin de la défense française suivis de questions géopolitiques (Régis Chamagne).

Ajoutée le 18 déc. 2013

Pilote de l'armée de l'air, Commandant d'escadrille, officier rédacteur à l'Inspection générale de l'Armée de l'air, commandement de base aérienne, Régis Chamagne nous dévoile l'état géostratégique et militaire des plus grandes puissances.

Lire la suite