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Le blog de Lucien PONS

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Un chemin de guerre est balisé pour "Killary" Cinton

6 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La France, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La Russie

jeudi 6 octobre 2016

Une folle qui menace le monde

 
Un chemin de guerre est balisé pour "Killary" Cinton
 
 
Avant même de connaître le résultat des prochaines élections présidentielles, les néo conservateurs étasuniens préparent le champ de bataille d'une guerre prochaine contre la Russie, comme si cette dernière était inévitable quel que soit le futur locataire de la Maison Blanche. 
 
Bien sûr, les faucons de guerre préfèrent tourner autour de la candidate Clinton comme une volée de moineaux saluant une bienfaitrice nourricière qui les alimente de promesses de batailles futures en Syrie, Iran et Russie, plutôt qu'autour d'un candidat Trump qui veut recentrer la politique étasunienne sur son territoire et normaliser les relations avec Moscou...

Clinton, après un moment de faiblesse physique est vite remontée sur son destrier de campagne, encouragée par son premier débat public avec son opposant Trump qui n'a pas su la déstabiliser autrement que par des saillies verbales machistes impopulaires.
Hillary est même revenue au top de son hystérie, nous offrant chaque semaine de nouvelles bouffées délirantes telle cette suggestion d'assassiner par une attaque de drone Julian Assange, le cofondateur de Wikileaks qui menace de révéler des documents compromettants sur elle.

Ainsi cette va t-en guerre hystérique qui mérite chaque jour un peu plus son surnom de "Killary" malgré des dérapages verbaux de plus en plus inquiétants se croit invincible et au dessus des lois et de la morale, bénéficiant du soutien des anciens Président Bush, de l'actuel équipe Obama, de la puissante Goldman Sachs, sans compter la meute des généraux et d'industriels dont la guerre alimente un pouvoir profond et un fond de commerce au dessus des lois et interdépendants.

Seulement voilà, contre toute attente, Hillary voit l'excentrique milliardaire Trump caracoler au coude à coude avec elle dans la course à la Maison Blanche menaçant de défaire les projets incendiaires que les mondialistes ont lancé à travers le monde depuis les années où Bill son mari a organisé les destructions de la Serbie et de l'Irak...

Aussi, pour stimuler les foules et les attirer à elle, Hillary a décidé de jouer la carte de la peur et réanimant une propagande de guerre froide vielle de plus de 25 ans a entrepris de lancer une véritable croisade contre la Russie, autant au sens dogmatique qu'au sens militaire du terme...

 
Quand "Killary" menace de faire la guerre à la Russie
 

Plus l'échéance électorale approche, plus les faucons de guerre étasuniens agitent le spectre d'une guerre avec Moscou espérant apeurer regrouper les moutons votants autour de leur arrogance militaro-industrielle. A croire que l'escalade en Syrie provoquée par les étranges mais opportune "erreurs de tir" des avions de la coalition, vise en priorité des électeurs étasuniens indécis...

Du coup, dans les déclarations étasuniennes qui fusent dans une surenchère de provocations on a parfois du mal à faire la part entre les délires propagandistes et l'intention réelle de déclencher une guerre contre Moscou. Mais si on remonte dans le temps on peut s'apercevoir que la campagne électorale actuelle n'est pas la seule "excuse" à ce type de bouffées délirantes de la part de la miss Clinton qui se permettait déjà en mars 2014 de comparer ouvertement Vladimir Poutine à Adolf Hitler ! :

 
Une guerre froide réchauffée pour cacher une paix chaude

Cette guerre froide qui éclate aujourd'hui comme un bubon trop infecté est donc plus ancienne que les crises ukrainienne ou syrienne et mises à part les années Reagan Gorbatchev, où une paix s'était installée sur les ruines de l'ancien rideau de fer, force est de constater que de présidence en présidence, la Maison Blanche n'a eu de cesse que de souffler sur les braises encore chaudes de l'ancien équilibre de la terreur, dont on s'aperçoit aujourd'hui par comparaison qu'il protégeait plus qu'il ne menaçait alors les parties opposées, empêchant catégoriquement l'éclosion de toute forme d'ambition dans le camp adverse.

Or aujourd'hui, la comparaison des tensions nouvelles entre Moscou et Washington avec cette guerre froide des années 50 à 80 est une erreur grave, même si la propagande étasunienne tente de réanimer la russophobie caricaturale encore présente dans l'éducation occidentale.

En effet, durant la guerre froide (même dans les opérations "spéciales") il existait en Europe:
  • un réel équilibre militaire entre OTAN et Pacte de Varsovie, nucléaire et conventionnel,
  • une profondeur géostratégique réciproque avec le glacis des Républiques soviétiques,
  • un contrôle des actions politiques et militaires par un pouvoir déclaré et centralisé,
Or aujourd'hui, le Pacte de Varsovie a disparu quand l'OTAN, elle s'est développée depuis 1999 dans une conquête territoriale jusqu'aux frontières de la Russie, dont le budget militaire atteint à peine 8% de celui des occidentaux qui se massent devant les portes de son territoire national.
 


La notion d'équilibre qui prévalait à la conduite de la guerre froide n'existant plus, les occidentaux sûrs de leur suprématie ont même conduits des opérations militaires agressives ouvertes comme en Yougoslavie ou en Géorgie par exemple, sans compter les "révolutions colorées" téléguidées par les services étasuniens (ONG et CIA) de plus en plus violentes.

Il serait donc plus juste d'employer le terme de "Paix chaude" plus approprié à la nouvelle stratégie de préemption territoriale menée par les USA et leurs valets de l'Union Européenne, et qui éclate au grand jour dans la crise ukrainienne qui cristallise à elle seule toutes les tensions du passé et du présent.


La crise Ukrainienne s'invite dans la campagne étasunienne...
 

Le 21 septembre dernier le congrès étasunien a approuvé dans une grande majorité la livraison d'armes létales à l'Ukraine. Cette demande du gouvernement Porochenko qui faisait le siège de la Chambre des représentants Nord américains depuis plus d'un an a été approuvée précisément juste avant les élections présidentielles pour confirmer l'orientation stratégique et imposer une vision néoconservatrice belligène à la future politique étrangère de la Maison Blanche, qu'elle soit démocrate ou républicaine...

En effet cette loi appelée  « loi pour la stabilité et la démocratie en Ukraine »  (HR 5094) ne porte pas seulement sur l'aspect technique de livraisons "d'armes létales de défense" (quel doux euphémisme !) mais sur un ensemble de points qui révèlent plus une stratégie agressive globale et une volonté de poursuivre l'escalade des tensions avec la Russie :
  • Livraison de systèmes d'armes létales à l'Ukraine inscrite au budget de le défense,
  • Renforcement des "sanctions" (en réalité des représailles) économiques anti russes,
  • Confirmation de la non reconnaissance du retour de la Crimée en Russie,
  • Mise en oeuvre d'une stratégie de guerre de l'information contre Moscou.
Cette loi est l'expression même de l'appareil militaro-industriel étasunien qui a soumis depuis plus de 25 ans les pouvoir politiques à ses intérêts stratégiques. Le texte défendu notamment par Ashton Carter le secrétaire à la Défense et le général Philip Breedlove Commandant en Chef de l'OTAN en Europe a d'abord été validé par le Comité de la Chambre des affaires étrangères qui est contrôlée par le lobby néo conservateur le même qui au cours de l'année a fait nommer Fogh Rasmussen, l'ex Secrétaire général de l'OTAN conseiller spécial du Président Petro Porochenko et John Abizaid, l'ex Commandant du Centre opérationnel militaire US en Europe comme conseiller spécial de Stepan Poltorak, ministre ukrainien de la Défense.

On voit donc les néoconservateurs étasuniens assurer l'avenir de leur politique russophobe en balisant par des hommes et des lois la route de la future équipe de la Maison Blanche espérant bien sûr qu'elle sera dirigée par leur favorite Hillary Clinton...

Cette dernière d'ailleurs place déjà ses pions avec l'aide de l'actuelle administration Obama, comme par exemple avec sa fidèle porte parole Victoria Nuland, qui fut le "marraine" du Maïdan pendant l'hiver 2013-2014 et qui est actuellement en visite à Moscou pour rappeler la griffure occidentale en Ukraine auprès des autorités du Kremlin.

Le dossier des armes livrées à l'Ukraine n'est donc que la partie émergée et plus symbolique que réelle (1 million de dollars sur 5 ans) dans le flot médiatique d'une aide étasunienne à l'Ukraine qui n'a pas cessé depuis 1991 (Nuland a reconnu une aide de 5 milliards de dollars entre 1991 et 2014 à l'opposition politique ukrainienne pro UE). Cette aide désormais augmente de jour en jour pour arriver à ses fins, à savoir une intégration officielle ou factuelle dans l'OTAN.

Si Clinton est élue, la voie qu'elle préconise en Ukraine n'aura qu'à suivre la route tracée par cette loi et si c'est Trump qui emporte les élections cette même loi, dont l'abrogation est longue et difficile, sera une entrave majeure qui l’empêchera de réaliser ses promesses telles que la reconnaissance de la Crimée russe.

D'ailleurs devant l'utilisation du levier de la peur par sa concurrente démocrate, le candidat républicain est obligé de suivre le mouvement russophobe pour ne pas se faire distancer par un discours patriotico-sécuritaire. Aussi s'est-il aligné sur la stratégie occidentale en Syrie en accusant Moscou de rompre le processus de paix et "de n'avoir aucun respect pour les autorité américaines".On voit donc ici que l'idéal du milliardaire fantasque s'arrête là où commencent ses intérêts électoralistes !


Un détonateur syrien pour une déflagration ukrainienne

 

En Syrie la situation de blocage semble aujourd'hui déboucher sur un escalade militaire étasunienne qui entraînerait dans une guerre contre le gouvernement Assad les pays de l'OTAN.

Après l'Irak et la Libye où pourtant la situation après le renversement de leurs "dictateurs" déclarés par la bien-pensance, est devenue chaos, Washington veut rejouer la carte de l'agression terroriste directe en Syrie après que celle de ses alliés djihadistes ait échoué.

Une telle option militaire aurait un triple objectif pour les néo-conservateurs : 
  • renverser Assad, 
  • offrir un argumentaire électoral à Hillary Clinton, 
  • provoquer Moscou qui réagira obligatoirement en cas d'attaque de l'OTAN contre Damas. 
Jamais pendant la guerre froide du passé Russes et Américains n'ont été aussi prêts de s'affronter directement et, sachant qu'une telle crise ne pourra être circonscrite à la seule Syrie et débordera obligatoirement sur le Moyen Orient et probablement en Europe où elle atteindra alors son paroxysme. 

Sur ce dernier théâtres d'opérations, le foyer ukrainien qui déjà infecté par cette "paix chaude" entre Moscou et Washington sera vraisemblablement l'épicentre de la déflagration éventuelle entre Moscou et Washington qui menace le Monde (le deuxième "point chaud" étant l’enclave russe de Kaliningrad entre Lituanie et Pologne).

Washington sait qu'après avoir découplé Kiev de Moscou avec le coup d'état du Maïdan, cette dernière se retrouve désormais sans profondeur stratégique et menacée par les ambitions d'un appareil militaro industriel russophobe de plus en plus agressif. 

C'est un peu comme si le Canada tombait dans l'asservissement d'une puissance anti-américaine supérieure en effectif et qui mène une politique militaire agressive dans sa zone d'influence politico-économique (comme l'OTAN qui a attaqué la Géorgie en 1994 puis la Serbie en 1999). 

C'est certainement dans cette hypothèse d'extension de la crise syrienne en Europe que Victoria Nuland est en ce moment à Moscou pour baliser par des menaces le chemin de la guerre que veut emprunter l'incendiaire Clinton à l'Est du Dniepr.

Dans ce nouveau bal de la terreur qui a ouvert la première danse sur le volcan syrien, les pires scénarios sont désormais possibles....

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article :

Strategic culture, le lien : ICI

 
 
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Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 



 
 
 
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Les mairies sont-elles tenues d’afficher le drapeau européen ? Par Magali Pernin.

6 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le fascisme

Les mairies sont-elles tenues d’afficher le drapeau européen ?

 

Drapeau européen mairie

La question symbolique avait été au cœur du débat en 2005 lorsqu’il s’agissait d’accepter ou non la nouvelle « Constitution européenne ». Troublant les français opposés à une vision fédéraliste de l’Union européenne, le Traité de Lisbonne a choisi de mettre ces questions de côté afin de rassembler le plus large consensus.

Ainsi, la démarche « constitutionnelle » a été abandonnée et, alors que le projet de Constitution avait prévu d’institutionnaliser le drapeau européen comme symbole de l’Union Européenne, Lisbonne s’est volontairement passé de ce symbole polémique.

Seize États membres avaient manifesté leur désaccord avec l’abandon des symboles et signé une déclaration commune (n° 52), annexée au traité de Lisbonne, par laquelle ils indiquent que les symboles européens «continueront d’être, pour eux, les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci». La France ne figure pas parmi les signataires.

Dès lors, pourquoi aujourd’hui le drapeau européen continue d’être quasi-systématiquement affiché au fronton des bâtiments publics français ?

Aucune obligation juridique de pavoisement

Beaucoup pourraient penser qu’il s’agit d’une obligation posée par le droit européen. Or il n’en est rien. Nous venons de le voir : aucun traité européen ne reconnait le drapeau aux douze étoiles comme un symbole de l’Union européenne. Une telle obligation n’aurait, dès lors, aucun fondement.

En réalité, le pavoisement des édifices publics ne fait l’objet d’aucune réglementation, que ce soit au sujet du drapeau français ou de tout autre drapeau.

Seule une circulaire en date du 4 mai 1963  indique que, sur instruction du préfet, les communes sont invitées, lors des seules journées de commémoration, à arborer le seul drapeau national.

Vous aurez soin cependant de rappeler aux maires, chaque fois que vous serez saisi d’une délibération prise dans ce but, que le drapeau tricolore reste le seul emblème qu’il convient d’arborer sur les bâtiments publics pour la célébration des fêtes nationales.

La présence continue de drapeaux européens sur les façades publiques lors des cérémonies officielles avait d’ailleurs été mise en exergue par le député Nicolas Dupont-Aignan lors d’une question écrite posée en 2000. Le ministre n’avait pas répondu directement sur ce point.

La même circulaire de 1963 autorise la présence du drapeau européen en dehors des journées de commémoration. L’affichage doit toujours se faire en association avec les couleurs françaises et à condition que le drapeau européen soit placé à droite du drapeau français (source : ministère de la défense). Il ne s’agit donc là que d’une possibilité offerte au responsable du bâtiment public.

L’Assemblée nationale refuse

Cette possibilité avait été l’objet d’un vif débat en 2007 lorsque Bernard Accoyer avait proposé au bureau du Palais Bourbon d’installer un drapeau européen à côté du drapeau français (1). Le Président de l’Assemblée nationale voulait ainsi faire suite à la décision du secrétaire d’État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet. Celui-ci avait fait hisser le drapeau européen sur le toit du Quai d’Orsay. Or, lors du débat au Bureau de l’Assemblée nationale, deux députés PS et un député UMP se sont opposés à cette demande, comme nous le rapporte Jean Quatremer.

Les allocutions publiques

De la même manière, il n’existe aucune obligation de pavoisement du drapeau européen lors des allocutions publiques de personnalités politiques.

Dans un article du 20 décembre 2012, le site Quoi.info, s’interroge sur la présence systématique du drapeau européen lors des allocutions du Président français en visite à l’étranger. On y apprend qu’il s’agit là d’une coutume essentiellement française et peu suivie par les dirigeants des autres Etats européens.

Les obligations de publicité pour les projets financés par l’UE

A côté de la question du drapeau, il faut cependant noter que la seule obligation de « publicité européenne » est posée par les conditions d’accès aux subventions communautaires (FEDER et FSE).

Pour les projets de plus de 500 000 euros, la personne publique a l’obligation d’apposer un panneau aux couleurs de l’Union européenne durant toute la durée des travaux. Ce panneau doit ensuite être remplacé par une plaque permanente.

En cas de non-respect de cette obligation, la personne publique s’expose à une amende.

 

Merci d’avance à tous ceux qui publient/relaient mes articles. Merci cependant de sélectionner un extrait et de mettre le lien vers l’article original! Magali

 

(1)    Le drapeau français avait été installé par Jean-Louis Debré fin 2006.

 
 
 
 

12 Commentaires

  1.  Les mairies sont-elles tenues d'afficher le dra...

  2. La seule obligation de pavoiser le drapeau européen a été prise en 2013 pour les collèges uniquement ????

    Code de l’éducation : Article L111-1-1
    Créé par LOI n°2013-595 du 8 juillet 2013 – art. 3

    La devise de la République, le drapeau tricolore et le drapeau européen sont apposés sur la façade des écoles et des établissements d’enseignement du second degré publics et privés sous contrat. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 est affichée de manière visible dans les locaux des mêmes écoles et établissements.

    Rien pour les établissements primaires ou universitaires ????
    Quelle cohérence !

     
    •  Magali Pernin 

      Bonsoir,
      Je viens de prendre connaissance de votre commentaire et je vous remercie.
      Je n’avais pas connaissance de cette disposition.
      Celle-ci a été intégrée par les parlementaires lors de l’approbation de la loi sur la refondation de l’école de la République.

      Les sénateurs avaient voté l’ajout de l’article suivant : « Art. L. 111-1-1. – La devise de la République et le drapeau tricolore sont apposés sur la façade des écoles et des établissements d’enseignement du second degré publics et privés sous contrat. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 est affichée de manière visible dans les locaux des mêmes écoles et établissements. »

      Lors de l’examen en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, les députés ont ajouté la mention au drapeau européen.

      En seconde lecture au Sénat, Bruno Gilles avait déposé un amendement visant à la suppression de cette mention. Voici ses propos : « Afficher le drapeau européen au fronton de nos écoles ne se justifie pas encore aujourd’hui. La citoyenneté européenne n’a pas les mêmes implications puisque l’Europe ne constitue ni un État, ni un peuple, ni une nation. En fait, cette citoyenneté est en devenir. La juxtaposition du drapeau français et du drapeau européen risquerait donc de provoquer une ambiguïté chez nos jeunes élèves et de brouiller ainsi leur esprit sur la citoyenneté dans notre République. »
      Son amendement avait été rejeté.

      Source : http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/refondation_ecole_Republique.asp

       

       
  3. Pingback: Pourquoi faut-il faire tomber les drapeaux de l’Union Européenne | Vu sur les sites

  4. 13 décembre 2014 at 16:46Le sentiment d’appartenance.

  5. Lundi 1er décembre 2014, l’institut de sondage IPSOS publie un sondage explosif sur le sentiment d’appartenance.

  6. Question posée par IPSOS :

    « Avez-vous le sentiment d’être avant tout :

    français : 49 % des personnes interrogées
    citoyen du monde : 22 % des personnes interrogées
    habitant de votre région : 15 % des personnes interrogées
    européen : 14 % des personnes interrogées »

    Vous avez bien lu : le sentiment d’être européen arrive en toute dernière position, avec seulement 14 % des personnes interrogées !

    Ce sondage montre que, 57 ans après la signature du traité de Rome, la construction européenne a complètement dégoûté les citoyens français. Il montre que le XXIe siècle verra la mort de l’Union européenne, et le retour aux indépendances nationales dans chacune des 28 nations de l’UE.

    En Europe, le XXIe siècle verra le retour des Etats-nations libres et souverains.

    L’idée européenne est une idée morte.

    http://www.ipsos.fr/decrypter-societe/2014-12-01-vivre-ensemble-entre-unite-et-diversites

     
  7. Bonjour,

    La circulaire 246 du 4 mai 1963 se réfère au drapeau du conseil de l’Europe et non au drapeau de l’UE, institution qui n’a commencé son existence qu’après le traité de Maastricht en 1992. L’UE a repris le drapeau du conseil de l’Europe en 1992 et le drapeau du conseil de l’Europe contient désormais un « C » au centre. La circulaire à laquelle l’on se réfère est désormais caduque puisqu’elle ne correspond plus à l’existant.

    En revanche, la circulaire 70-416 du 27 octobre 1970 qui indique que « toutes exhibitions sur la voie publique de symboles associés au drapeau national est de nature à compromettre la sûreté et la tranquillité publique » n’est pas caduque et le trouble à l’ordre public est parfaitement codifié par l’art 431-3 du code pénal.

    Le symbole européen qui pavoise sur les frontons des bâtiments publics n’est rien d’autre qu’un symbole politique de propagande.
    C’est en outre un symbole discriminatoire envers la majorité des citoyens (55%) qui a voté « NON » au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen de Giscard.
    C’est enfin un viol des art 2 et 3 de la constitution française

    Cordialement,

     
  8. Est-on obligé d’orner, nos plaques d’immatriculations de véhicules de ce machin à étoiles ?

     
  9. Bonjour,

    Il aurait fallu commencer par définir ce qu’est un drapeau: c’est le symbole matériel d’une personnalité morale, ici de droit public. C’est un nom figuré qui représente une personnalité juridique, comme le fait sa dénomination légale.

    C’est d’autre part un signe de possession, ou de souveraineté, placé sur les bâtiment, les bateaux, les véhicules, les terrains, etc., dont la propriété est revendiquée par la personnalité représentée par le drapeau. Mettre un drapeau, c’est marquer sa souveraineté, l’enlever, c’est la retirer. C’est affirmer que cette chose ou cette institution est sous sa juridiction, son emprise.

    Le fait que le drapeau de la République française soit le drapeau bleu-blanc-rouge est un article constitutionnel, et de nombreux textes mentionnent que son apposition doit être faite sur les édifices et les possessions publiques, sur tout ce qui est national: mairies, commissariat de police, gendarmeries, écoles publiques, ministères, ambassades, bases militaires, édifices, institutions et propriétés nationales,…

    Les mairies ont aussi, de façon légale, leurs armoiries particulières déclinées en sceau et en drapeau, qui sont leur nom figuré. Les bâtiments municipaux, les documents municipaux, les véhicules et les propriétés municipales sont souvent revêtus de ces marques de propriété et de pouvoir (de police, fiscal), on peut dire aussi de souveraineté. Les villes libres étaient celles à qui était reconnu, par une charte de franchise, le droit de s’ administrer, de se défendre, d’avoir un sceau, une caisse commune, de lever des impôts et une milice, de prendre des règlements, de juger et de condamner.

    Il est donc parfaitement légal et légitime que les mairies de France arborent conjointement le drapeau municipal et celui de la France, le leur et celui de la personne morale de droit public souveraine dont elles sont une possession.

    Venons en à l’Union européenne.

    On parle par erreur de drapeau européen: il s’agit à l’origine du drapeau du Conseil de l’Europe, adopté par la suite l’Union européenne, de façon semble-t-il officieuse.

    L’Union Européenne n’est pas véritablement une personne morale de droit public international équivalente à un État ou à une fédération d’État, c’est une association d’États liés par une charte ou plus exactement des traités internationaux. Du point de vue de sa nature, ce n’est pas du tout l’équivalant des USA mais de l’OMC, de l’UNESCO, de l’OTAN, de l’ONU, de la Croix rouge internationale, de l’Union postale, etc.. Ces drapeaux représentent en général un comité qui administre l’exécution de la charte de fondation de l’Organisation et de tous ses avenants.

    Apposer le drapeau de l’Union européenne sur des édifices publics est la même chose que si on apposait le drapeau de l’OMC ou de lOTAN au fronton des mairies, des écoles, des musées nationaux, des ministères, de la Chambre des députés.

    C’est affirmer que ces organisations internationales sont souveraines sur la France.

    Apposer le prétendu drapeau de l’Union européenne c’est faire comme si l’Union européenne était un État fédéral et la France une région de cet État (comme un canton suisse ou un État des USA). C’est le rêve de certains, mais c’est objectivement faux.

    Que dirait l’Éducation nationale, que diraient les enseignants et que diraient les parents d’élèves si un directeur d’école ou un principal de collège mettait un drapeau de l’OMC ou de l’OTAN à côté du drapeau français ?

     
     
  10.  lora says:

    Bonjour,
    Je recherche une information que vous avez peut-être de 2014 ou 2015 concernant Valls qui refuse à la demande d’un député, porte-parole d’un groupement ou association, que le drapeau Français soit en pavoisement sur tout des édifices publics en permanence, écoles, administrations, etccc afin de mettre en cohérence le pays avec son identité symbolisée par un Drapeau comme dans tout les pays du monde.
    Je l’ai vu sur le net, je ne le retrouve plus?
    peut-être avez-vous cette information?
    Merci, bien cordialement,
    Lora

  11. Pingback: OUI nous avons moyen de leur imposer un référendum sur la sortie de la France de l’Union Européenne!!! – Les moutons enragés

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De la Syrie à la Normandie en passant par l'Espagne, par Jean LEVY

6 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #L'OTAN., #Daesch

 

Rennes  bombardée en juin par l'US Air Force et libérée en juillet 44...
Rennes  bombardée en juin par l'US Air Force et libérée en juillet 44...

Rennes bombardée en juin par l'US Air Force et libérée en juillet 44...

La bataille d'Alep et ses antécédants historiques

 

De la Syrie à la Normandie en passant par l'Espagne

 

par Jean LEVY


 

La bataille d'Alep, que l'armée syrienne est en train de libérer, est présentée par nos médias comme une conquête d'une ville étrangère . Les bombardements liés à cette opération militaire sont dénoncés comme des actes de barbarie...

Comment qualifier alors les bombardements de nos villes normandes par l'US Air Force en cet été 44, si ce n'est, d'après leurs auteurs, à la préparation de ces villes ?

Nos médias à l'unisson évoquent comme précédent historique l'écrasement de la ville espagnole de Guernica par l'aviation nazie en 1937, et aussi le siège de Sarajevo.

Il est bon alors de rétablir la vérité.

Mai 1936, le peuple espagnol vient de porter au pouvoir par voie électorale une majorité "Frente popular".

Le 18 juillet 1936, les forces armées se soulèvent contre la République. Elles sont écrasées par le peuple descendu dans la rue à  Madrid et  Barcelone. Mais des unités débarquent du Maroc et prennent pied sur le continent. Ainsi commence une guerre civile qui va durer trois ans. Très rapidement, des contingents des armées régulières italiennes et allemandes interviennent en faveur des troupes du général Franco, le "caudilo" du putsch armé. Les gouvernements de France - de front populaire - et de Grande-Bretagne déclarent la non-intervention, laissant libre champ aux fascistes, ne respectent même pas les accords antérieurs de livraison d'armes au gouvernement légal...

Face à la barbarie des forces franquistes, soutenues massivement par Hitler et Mussolini - la destruction de la ville basque de Guernica par l'aviation allemande en constitue un épisode sanglant - des volontaires venus de nombreux pays au secours de la République espagnole,  de France en particulier à l'appel du Parti communiste, constituent les Brigades internationales (d'où sortiront peu d'années après, les cadres des FTP, fer ce lance de la résistane armée contre l'Occupant allemand),  Mais face aux armées de métier allemande et italienne et à leur matériel, le peuple espagnol succombe en mars 1939. Les combattants républicains se réfugiant en France sont immédiatement internés dans des camps de concentration par les derniers gouvernements de la IIIème République. 

Six mois après, c'était la guerre avec l'Allemagne, puis la débâcle militaire préparée de longue date par la bourgeoisie française, le coup d'état du 10 juillet 40 installant l'état français à Vichy, une occupation du sol national durant quatre longues années, et la Résistance animée par nombre d'anciens des Brigades internationales.

Et aujourd'hui...

Ce rapide retour en arrière de ces  tragiques années s'inscrivent en faux contre le scandaleux amalgame qu'ose faire le pouvoir PS en assimilant les héros des Brigades internationales aux éléments terroristes soutenus par la France et les Etats-Unis, engagés dans la lutte contre le gouvernement légal de Syrie et de son président Bachar al-Assad !

Aussi les propos tenus avec frénésie par les journalistes, entre autres sur France Inter, concernant la situation militaire en Syrie, lors de ce dernier week-end, sont très inquiétants. 

En clair, nous serions en face d'un véritable génocide de la population d'Alep soumis à un déluge de feu d'une ampleur inédite, déversé par l'aviation syrienne (encore que on nous sous entend qu'il pourrait s'agir de bombardements effectués par des appareils russes...). Les immeubles s'écrouleraient comme des châteaux de cartes sur leurs habitants écrasés par les bombes et les missiles. Et cet enfer dure, nous dit-on, depuis quatre jours et quatre nuits...

Bilan annoncé : des centaines de victimes, et l'info relaie qu'il s'agit de civils, femmes et enfants de préférence...  De quoi secouer les cœurs les plus endurcis. Si ces nouvelles étaient vraies, on pourrait se poser la question sur le professionnalisme des aviateurs syriens, qui négligeraient de viser les forces djihadistes adverses... 

Les journalistes, des radios et télés en particulier, décrivent donc un climat d'apocalypse programmé froidement par le gouvernement de Damas, particulièrement par Bachar al-Assad, comparé à "un boucher qui massacre son propre peuple", comme l'aiment à le répéter nos ministres.

Bombarder une ville occupée que l'on veut libérer, est-ce un crime ?

Les journalistes se désespèrent, en duo avec les plus hautes autorités de la République de la non réaction des Occidentaux, bloqués au Conseil de sécurité par le veto russe. 

Le nom de Vladimir Poutine est voué aux gémonies.

Et le recours au souvenir de la guerre civile espagnole se retoure contre ceux qui osent l'évoquer. Car, s'il y avait comparaison entre les deux situations, elle serait en faveur de la République syrienne qui se défend, comme hier celle d'Espagne, contre ses "rebelles", armés et secondés par l'étranger, 

A l'inverse, les volontaires des Brigades internationales pourraient être assimilés à ceux du Hesbollah libanais venant au secours de leur voisin, victime d'une agression internationale. Et Franco,de son côté, réunit des volontaires d'autres pays, de France entre autres, des éléments acquis au fascisme, qui deviendront peu d'années plus tard, les Kollabos de l'Occupant allemand. Tels les fanatiques de l'Organisation islamique rejoignant le camp anti-Assad... avant de s'occuper de la France...

Nos journalistes, et le gouvernement PS encore davantage, connaissent fort bien cette histoire.Et s'ils la triturent de la sorte, c'est en connaissance de cause. 

Alors pourquoi mènent-ils  cette campagne avec une telle violence ?

Par haine des Russes, de la Russie et de leur allié syrien ? 

Poutine - le diable - représente pour la gente politique aux Affaires, celui qui reconstruit la souveraineté d'un état menacé de dislocation après la défaite de l'Union soviétique. C'était du temps béni de Boris Elsine au Kremlin, le pantin des Occidentaux, alors qu'il vendait son pays aux plus offrants. Ceux-ci ne supportent pas, aujourd'hui, que Vladimir Poutine y ait mis bon ordre et dote son pays d'une force militaire capable de faire face à toute provocation. 

Raison de voir le président russe comme l'ennemi.

Pourquoi ce déferlement médiatique hystérique, téléguidé de l'Elysée, pourquoi une telle violence, de tels mensonges répandus dans l'opinion ?

Qui croirait à l'humanisme de nos dirigeants, qui seraient heurtés par le coût humain de ces opérations militaires ?

Nous devons nous rappeler, il y a trois ans, François Hollande se désespérait du refus de la Chambre des Communes britannique d'intervenir militairement en Syrie, et du peu d'empressement d'Obama de se lancer dans une nouvelle aventure. Pourtant, le président français, lui,  avait déjà le doigt sur le bouton pour lancer ses missiles sur Damas ...Peu soucieux à l'occasion, des pertes civiles syriennes que ce geste aurait occasionnées. Et quand il vend des Rafales au gouvernement de l'Arabie saoudite, peu lui chaut des nombreux civils au Yémen assassinés par ces mêmes Rafales.

Alors, pourquoi cette déferlante campagne contre les dirigeants syriens et contre la Russie ?

On peut s'inquiéter des objectifs du pouvoir, à quelques mois d'une élection présidentielle plus que difficile. François Hollande aime parader comme "chef de guerre" au milieu des troupes françaises, engagées au Mali ou ailleurs. 

Mais il y a plus grave. 

La crise économique et sociale déferle et, en France comme au sein de l'Union européenne, des fissures, deviennent fractures. Le pouvoir oligarchique tremble sur ses bases. Aux États-Unis, un phénomène de même nature pousse au  rejet des "élites" et menace "l'establishment". Et cela au moment où la Chine est en passe de les détrôner sur le podium des puissances de ce monde...

Et on peut légitimement se demander si tout ce sinistre cirque médiatique ne s'inscrit pas dans un scénario de fin du monde, où la guerre mondiale serait le joker de l'impérialisme en perdition.

La guerre d'Espagne a précédé la Seconde guerre mondiale de six mois...

Soyons non seulement vigilants, mais aussi à l'initiative pour défendre la Paix.



 

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Le général Piquemal radié des cadres de l’armée.

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'armée française, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le fascisme, #l'immigration, #l'islamisme, #Terrorisme

Le général Piquemal radié des cadres de l’armée.

  • Par lefigaro.fr
  • Publié le 05/10/2016.

Le général Piquemal radié des cadres de l’armée.

- La justice a reproché à l'ancien parachutiste d'avoir organisé une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février dernier. Le port de son uniforme lui est désormais interdit.

Le général de corps d'armée Christian Piquemal, qui avait participé à une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février dernier, est, selon nos informations, radié des cadres. Cette mesure disciplinaire très forte intervient comme une surprise, cinq mois après sa comparution devant le tribunal de Boulogne-sur-mer, d'autant que l'institution judiciaire l'avait finalement relaxé le 26 mai.

Le général de 2e section, à la retraite depuis seize ans, ancien parachutiste et commandant de la Légion étrangère (de 1994 à 1999), était poursuivi pour «organisation d'une manifestation non autorisée» et «participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation». Depuis sa relaxe, le général Piquemal s'estimait «totalement blanchi», le Parquet n'ayant pas fait appel de ce jugement. Mais sur le plan administratif, une procédure disciplinaire, lancée en mars par le ministre de la Défense, vient d'aboutir à sa radiation des cadres, le devoir de réserve du militaire étant au cœur du dossier. Le général, qui l'a seulement appris mi-septembre par un courrier recommandé, avait été entendu le 14 juin par le Conseil Supérieur de l'Armée de Terre (CSAT), siégeant disciplinairement à l'Hôtel des Invalides à Paris. L'instance avait transmis son avis consultatif - non communiqué au général ni à ses deux avocats - au ministère de la Défense, et la radiation avait ensuite été prise par un décret du 23 août signé par le président de la République, le premier ministre et le ministre de la Défense.

«Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière»

«Profondément indigné par cette décision injuste et injustifiée, excessive et disproportionnée», réagit-il. Le général quatre étoiles entreprend aujourd'hui une procédure de recours devant le Conseil d'État, confie-t-il au Figaro, «avant d'aller devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), si besoin». «Cette sanction est un hiatus, une anomalie grave, en totale contradiction avec ma relaxe, se scandalise-t-il. C'est le désaveu du pouvoir judiciaire par le pouvoir administratif, cela bouleverse la hiérarchie des normes juridictionnelles, c'est tout simplement du jamais-vu!». Pour ce «serviteur de l'État respecté», «patriote et combattant d'élite», admiré par son entourage, la sanction a des conséquences particulièrement «humiliantes» et «vexatoires», admet le général d'une voix blanche. Si son grade ne peut lui être retiré, le port de son uniforme lui est en revanche interdit, tout comme sa carte d'identité militaire d'officier général - en principe accordée à vie. C'est l'atteinte à ces symboles forts et ce retour forcé au statut civil qui lui «font le plus mal», plus que les autres attributs, notamment financiers, liés à son statut. «Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière après avoir donné quarante années au service de la France, d'être rayé comme ça et traité comme un paria». Le 6 février, à Calais, l'arrestation et la garde à vue d'une quarantaine d'heures de cet homme de 75 ans avait créé l'émoi. Aujourd'hui, une ligue de défense se constitue. Un comité de soutien et de réhabilitation du général Piquemal est en train de se monter, composé de civils et de militaires, selon nos informations, et présidé par le général (2e section) Antoine Martinez.

Pour beaucoup de ses soutiens, cette sanction disciplinaire n'est rien d'autre qu'«un règlement de compte politique», dit l'un d'eux. «Si l'administration estime que j'ai transgressé mon devoir de réserve (valable pour tout militaire, même à la retraite, NDLR) en usant de ma liberté d'expression, analyse le général, cela veut dire une chose: c'est que ma liberté d'expression ne peut être que celle de la pensée dominante. Et si elle n'est pas conforme à la bien-pensance politique, alors elle est sanctionnée. La vérité, c'est que mon cas sert d'instrument pour faire taire la Grande Muette, car les officiers généraux s'expriment aujourd'hui beaucoup plus qu'avant. Ils veulent faire de moi un exemple pour imposer le silence dans les rangs».

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Ils nous refont le coup des armes de destruction massive. Par Peter Hitchens

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #La Russie, #l'islamisme

Ils nous refont le coup des armes de destruction massive

Par Peter Hitchens le 04 octobre 2016

Ne vous faites pas encore avoir.

Powell montrant la « preuve » que l’Irak possède des armes de destruction massive

Powell montrant la « preuve » que l’Irak possède des armes de destruction massive

Presque tout le monde (sauf un petit groupe d’hypnotisés) sait que Saddam Hussein ne possédait pas d’armes de destruction massive. La plupart des gens ont compris maintenant que le colonel Kadhafi ne prévoyait pas de massacre à Benghazi, ni d’ordonner à ses troupes de se livrer à des viols en masse.

Combien faudra-t-il de temps, avant que nous saisissions aussi que ni la Russie, ni la Syrie n’ont bombardé un convoi d’aide humanitaire de l’ONU à Alep ?

Cet incident, pour lequel aucun fait indépendamment testable, vérifiable n’a encore été exposé, est l’équivalent des armes de destruction massive pour la Syrie. Si nous tombons tous dans le piège, alors nous allons bientôt nous retrouver embarqués dans une confrontation internationale, la plus dangereuse depuis la crise des missiles de Cuba.

Sous l’immense pression exercée par les despotes de l’Arabie saoudite, les États-Unis ne renonceront pas à leurs efforts pour renverser le gouvernement syrien. Il est clair qu’ils sont maintenant prêts à risquer une confrontation ouverte avec Moscou pour y parvenir. Mais pour quoi faire ? Mais pour qui se prennent-t-ils, et comment leur cause peut-elle être si bonne, qu’ils prennent de tels risques pour elle ?

Le sabotage délibéré d’un accord de paix viable en Syrie (auquel le Pentagone s’est opposé dès le départ) est l’un des scandales de notre époque. C’était une chance pour mettre fin à la misère de millions de personnes, et elle a été gâchée.

Nous, en Grande-Bretagne, devons nous opposer à être entraînés dans une guerre syrienne, notamment parce que, si nous le sommes, les troupes que nous envoyons là-bas pourraient rapidement être menacées de poursuites, dans leur propre pays, pour crimes de guerre présumés.

Cela fait trop longtemps que nous sommes trompés par cette propagande. Arrêtez d’être dupes.

Peter Hitchens – 25 septembre 2016 – Daily Mail

Article original : Traduit par Wayan pour le Saker Francophone

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Syrie: Attention, ne tombez pas dans le piège d"Avaaz… Par Nabil Antaki

4 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #Daesch, #Terrorisme, #La République, #l'islamisme

Attention : le fait d’ouvrir seulement cette pétition d’Avaaz ou d’aller consulter leur site fait de vous quelqu’un qui est comptabilisé par Avaaz comme un de ses millions de membres. Même sans signer. Avaaz n’a jamais reculé devant aucune tromperie, depuis sa fondation. m-a

 

Syrie: Attention, ne tombez pas dans le piège…

Par Nabil Antaki le 02 octobre 2016

 

 

 

Syrie: Attention, ne tombez pas dans le piège d"Avaaz…  Par Nabil Antaki
 
 

Une amie Française vient de me consulter au sujet d’une pétition [1 ] qui circule sur le web à propos de « destructions commises par l’armée syrienne et les avions russes sur les hôpitaux d’Alep ». Pétition qu’il est demandé aux honnêtes gens de signer et qui sera ensuite envoyée comme lettre ouverte à Barak Obama et à Angela Merkel.

Voici ce que je lui ai répondu :

Attention. Ne signez pas cette pétition en pensant que vous nous rendez service en exprimant ainsi votre solidarité avec nous.

On veut profiter de la sympathie des gens pour les bonnes causes et de leur solidarité avec les personnes qui souffrent pour leur soutirer des appuis politiques.

Cette lettre est une fabulation et un outil de propagande très habile, exactement comme dans le cas de l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme); une officine basée à Londres proche des groupes armés qui, sous un nom qui inspire confiance, a été créé par la CIA pour faire de la désinformation sur la guerre en Syrie. Les communiqués de l’OSDH sont malheureusement repris par tous les médias occidentaux et présentés comme parole d’évangile. Souvenez-vous de la fausse nouvelle donnée il y a quelques mois disant que le « dernier pédiatre d’Alep avait été tué ».

Cette lettre à Obama est signée par 15 noms inventés (des personnages fictifs, sauf un ou deux). On y fait, comme d’habitude, l’amalgame entre les quelques quartiers d’Alep-Est tenus par les terroristes et le reste d’Alep. On y raconte dans cette lettre des mensonges en affirmant, par exemple, que « 15 hôpitaux d’Alep-Est ont été bombardés en un mois ». Si on devait compter tous les hôpitaux et structures sanitaires qui, selon les communiqués des terroristes ou de Médecins sans frontières ont été bombardés par l’armée arabe syrienne, il y aurait eu en Syrie plus d’hôpitaux qu’en France.

Nabil Antaki | Alep, le 1er octobre 2016 | Facebook

[1] Avaaz ou change.org

URL: http://arretsurinfo.ch/syrie-attention-ne-tombez-pas-dans-le-piege/

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Kiev refuse la Paix. L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix.

4 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #L'OTAN.

   Kiev refuse la Paix 

 

L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix 

Kiev refuse la Paix. L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix.

L'armée ukrainienne, en dépit des volontés marquées de mettre (enfin) en oeuvre le processus de paix, continue de saboter quotidiennement l'application des deux premiers des treize points du protocole de Minsk (1: Cessez-le-feu immédiat et 2: Retrait des armements de la ligne de contact).

En effet durant le week end, l'artillerie ukrainienne a bombardé la zone de front tuant 2 soldats républicains et occasionnant de nouvelles destructions matérielles importantes. Hier 90 tirs ukrainiens contre le territoire de la DNR ont été encore enregistrés.

Bombardements sur Yasinovataya (Nord de Donetsk)

pendant le week-end des Primaires électorales

Mais c'est surtout par des actions délibérées sur les secteurs de Petrovsky (Quartier Sud Ouest de Donetsk) et Stanitsa Lugansk (au Nord de Lugansk) que Kiev a exprimé son refus obstiné d'engager le processus de paix dans le Donbass. En effet, et conformément au point 2 du processus de Minsk, un retrait des forces combattantes doit être effectué au niveau des zones de contact or, sur les secteurs cités, les forces ukrainiennes ont non seulement refusé de se soumettre à ce protocole (au Nord de Lugansk) mais ont même ont perturbé par des tirs le retrait engagé par les forces républicaines (près de Petrovsky).

Les représentants de l'OSCE qui doivent "assurer le suivi et la vérification du cessez-le-feu" (Point 3 des accords) étaient présents à Petrovsky lors des provocations ukrainiennes (voir la vidéo ci dessous) et ils ont aussitôt demandé aux forces ukrainiennes de "prendre des mesures " pour respecter le cessez le feu, mais en vain...

La conséquence est que le commandement militaire de la DNR a donné l'ordre à une de ses divisions de revenir sur ses positions initiales tant que Kiev ne se soumettra pas également au processus de Minsk signé par elle en février 2015.


Kiev ne peut pas la guerre et ne veut pas la paix

On voit donc une armée ukrainienne qui est bloquée dans les tranchées politiques et militaires creusées par Kiev. Incapables de relancer une offensive, les unités ukrainiennes ne veulent pas pour autant se plier aux consignes données par les accords de Minsk. Aussi les soudards se contentent-ils de maintenir le front sous un feu minimum afin d'alimenter la politique de terreur lancée par Kiev au Printemps 2014, de fixer les forces républicaines et de saboter le processus de Paix...

Depuis la semaine précédent la tenue des Primaires électorales dans le Républiques, l'artillerie ukrainienne a repris ses tirs contre les populations civiles du Donbass.

Après une trop courte trêve la population du Donbass

est à nouveau sous les obus de l'armée ukrainienne

Le satrape kiévien pris à son propre piège 
 
Ce sabotage permanent du processus de paix, sans toutefois s'accompagner d'un retour à une dynamique offensive, révèle la situation de blocage du Président Porochenko, qui militairement ne peux plus attaquer le Donbass sans risquer une Bérézina catastrophique et politiquement ne peut s'y désengager sans risquer la perte des territoires occupés (de Mariupol à Slaviansk) et surtout un coup d'état immédiat des nationalistes radicaux.
 
La marionnette étasunienne de Kiev de plus en plus impopulaire en Ukraine mais aussi dans les pays occidentaux est donc aujourd'hui sur un trône éjectable. Complètement isolé Porochenko ne doit le sursis de son pouvoir qu'à la perfusion économique de ses parrains occidentaux que sa présence maintient ouverte et la guerre dans le Donbass qui nourrit satisfait les radicaux et nourrit les oligarques et alimente encore une "union sacrée" politique de plus en plus fragile...


Un conflit aux ordres de Washington
 
De toute évidence l'évolution de la situation du front du Donbass, aujourd'hui gelée entre la guerre et la paix, est dépendante du contexte international et notamment du bras de fer engagé entre Washington et Moscou en Syrie. L'Ukraine reste un "front de réserve" pour la Maison Blanche qui profite de cette guerre dans le Donbass pour renforcer sa présence militaire en Europe et faire pression sur Moscou via une "otanisation" factuelle de l'Ukraine, tant politique et économique que militaire.
 
Par exemple, alors que le mythe de l'intervention russe dans le Donbass ne survit plus que dans les bas fonds des officines propagandistes occidentales, Anders Fogh Rasmussen, l'ancien secrétaire Général de l'OTAN qui a été nommé conseiller spécial du Président Porochenko tel un fanatique possédé  invoque encore la pseudo déstabilisation de l'Ukraine causée par Moscou et appelle à "la livraison d'armes défensives mortelles pour l'Ukraine, de sorte que l'Ukraine serait mieux en mesure de se défendre". Rasmussen n'est pas le seul occidental présent dans l'appareil d'Etat ukrainien et faisnt pression avec le lobbying de la communauté ukrainienne implantée en Amérique du Nord sur les décisions nord américaines.
Ainsi, la semaine dernière le congrès étasunien a donné son accord pour la livraison d' "armes de défense létales" à l'Ukraine, ce qui constitue une nouvelle provocation et surtout une décision contraire aux accords de Minsk.
 
En attendant l'évolution syrienne, l'échéance électorale étasunienne, les forces armées ukrainiennes quant à elles, appliquant des ordres précis de leur commandement militaire et politique entretiennent "à feu doux"  le front du Donbass qui peut exploser à nouveau à tout moment.
 
Combats près de Yasinovataya (Au Nord de Donetsk) 
au niveau du blok post Kroutaya Balka, le 2 octobre
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
*
*   *
 
Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
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Un nouveau conflit dans les Balkans ? Le « Oui » massif du référendum serbe rend fous de rage l’OTAN et Al Qaïda

4 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Yougoslavie, #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #l'islamisme, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch

Un nouveau conflit dans les Balkans ? Le « Oui » massif du référendum serbe rend fous de rage l’OTAN et Al Qaïda

 

Joaquin Flores – Fort Russ News 26 septembre 2016

 

14. Milorad Dodik meeting Banja Luka.jpg

Le premier ministre Milorad Dodik prend la parole à un meeting pré-victoire à Banja Luka, capitale de facto de la Republika Srpska

 

La Républika Srpska – l’état serbe autonome enchâssé dans la Bosnie-Herzégovine – a tenu hier un référendum qui change la donne. Ce référendum portait théoriquement sur la reconnaissance d’un jour férié : le Jour de l’Indépendance. Il a été publiquement approuvé et soutenu par le Premier ministre de la Republika Srpska, Milorad Dodik.

Dans la soirée d’hier [25 septembre, NdT], les derniers bulletins ont été dépouillés et le résultat a été publié : 99,8% des votants se sont prononcés pour la reconnaissance d’un Jour de l’Indépendance.

 

15. Vote Serbie.jpg

 

Mais les uns et les autres, des deux côtés, sont d’accord pour reconnaître qu’il s’agissait d’un galop d’essai pour un autre référendum, qui porterait, celui-là, sur une réelle déclaration d’indépendance, c’est-à-dire une volonté de séparation d’avec la Bosnie-Herzégovine et la possibilité d’une réunion avec la République de Serbie et sa capitale, Belgrade. Cette aspiration a le soutien la Russie.

Ce qui veut dire qu’un référendum portant sur la question d’une véritable indépendance pourrait bien se tenir à n’importe quel moment entre aujourd’hui et l’année 2018, qui a déjà été publiquement évoquée. En fait, la date précise dépendra de la rapidité avec laquelle l’OTAN poussera le fragile état multi-ethnique et multi-confessionnel vers une intégration à l’Alliance et exigera de lui des réformes constitutionnelles grosses d’orages.

Le référendum d’hier était une réplique aux avertissements officiels – et même aux menaces de violences – de l’OTAN, interdisant la tenue d’un référendum dans la capitale sous domination bosniaque de la Bosnie-Herzégovine, Sarajevo.

Ces menaces n’ont pas laissé indifférent le gouvernement, siégeant à Belgrade, de la République de Serbie, état indépendant reconnu par l’ONU, à l’est de la Republika Srpska et de la Bosnie-Herzégovine.

La République de Serbie (à ne pas confondre avec la Republika Srpska) ne fait partie ni de l’Union Européenne ni de l’OTAN. La Bosnie-Herzégovine, qui comprend la Republika Srpska, ne fait pas non plus partie de l’OTAN, mais l’équipe au pouvoir à Sarajevo a multiplié ces dernières années les démarches pour y être admise.

 

16. Carte Balkans2010.png

 

 Au départ, le Premier ministre serbe Aleksandar Vučić, respectant les normes diplomatiques de non-intervention dans les affaires intérieures d’autres états, avait exprimé une position neutre vis-à-vis du référendum bosniaque.

Mais, suite aux menaces de violence contre la population ethnico-religieusement différente de la Republika Srpska, le ministre des Affaires étrangères, Ivica Dačić, après un échange de vues avec le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, a été forcé de se prononcer plus clairement, en déclarant que les forces de sécurité serbes ne resteraient pas les bras croisés, si un référendum, dans la Republika Srpska voisine, était en butte à des violences de la part des forces de Sarajevo.

On n’avait pas entendu des discours de ce genre au niveau officiel depuis la guerre « civile » de Yougoslavie, qui a fait rage de 1991 à 2001. Les intellectuels occidentaux qui se sont exprimés sur le sujet – y compris Noam Chomsky – ont démontré que le démantèlement de la Yougoslavie avait résulté d’un projet dirigé par les États-Unis et l’Allemagne, l’Albanie et la Croatie étant les premiers bénéficiaires ex-yougoslaves de l’entreprise.

Il y a peu de chances pour que les USA et la Russie trouvent un terrain d’entente sur ce problème, vu son parallélisme avec d’autres guerres où s’affrontent actuellement les deux puissances. Le désir des Russes de construire un gazoduc à travers les Balkans et la volonté de l’OTAN de s’y opposer augmentent considérablement les chances d’un nouveau conflit dans les Balkans.

 

Ce qui a déclenché le mouvement du référendum.

Depuis 2013, l’OTAN a organisé plusieurs rencontres au sommet avec l’équipe au pouvoir à Sarajevo, en vue d’accélérer l’entrée de la Bosnie-Herzégovine dans l’Alliance.

Ces tractations ont été synchronisées, en 2014, avec un mouvement de revendications sociales  portant apparemment sur les droits du travail et les problèmes de chômage à Tuzla, l’ancienne capitale industrielle de la Bosnie, que l’auteur de ces lignes et notre collègue russe Andrew Korybko ont signalé à l’époque comme un stratagème de l’UE et de l’OTAN [ébauche de révolution colorée en somme, NdT]. Leur conviction s’était fondée alors sur le fait que les manifestants réclamaient des changements de la Constitution qui auraient court-circuité son état actuel, lequel reconnaît à la Republika Srpska un important degré d’autonomie. Cet état présent de la Constitution accorde à la Republika Srpska le droit d’entretenir une force de sécurité ethnique dotée d’une autonomie équivalente à la force de sécurité ethnique bosniaque, à la frontière séparant les deux états associés.

La frontière entre la Republika Srpska et la République de Serbie est plutôt poreuse, avec un contrôle des frontières qui ressemble beaucoup plus à un péage qu’à une frontière nationale entre deux états distincts.

Là-dessus,vient se greffer un mouvement social bosniaque, vendu au public occidental comme une initiative syndicale laïque de centre-gauche, qui est en réalité un mouvement salafiste djihadiste lié à Al Qaïda, utilisant les procédés d’agitation des Frères Musulmans, dont le but est de consolider le contrôle de Sarajevo sur la Republika Srpska actuellement autonome, en conformité avec les intentions publiquement affichées de l’UE et de l’OTAN de réformer la Constitution.

Dans un document intitulé « Réformer les institutions de la Défense de Bosnie-Herzégovine » publié par le journal officiel de l’OTAN, NATO Review, James R. Locher III et Michael Donley analysent les progrès accomplis par la Bosnie-Herzégovine dans le domaine de la réforme de son armée.

Ils écrivent :

La Bosnie-Herzégovine a réussi à satisfaire presque toutes les attentes de l’OTAN. Succédant à une intense période de recherche de consensus (consensus building) et de négociations entre mai et septembre 2003, la Commission de Réforme de la Défense est arrivée à un accord unanime qui a fait l’objet d’un rapport de 293 pages, fixant la voie à suivre. Ce rapport comportait le brouillon des changements à apporter aux constitutions des deux entités, trois lois de niveau-entité et deux lois de niveau-état, ainsi que deux propositions de lois comprenant une loi sur la défense au niveau de l’état.

L’OTAN a planté profondément ses crocs dans la Bosnie (aussi appelée Bosnie-Herzégovine dans cet article) et elle n’est pas du tout disposée à lâcher prise. Les réformes sur la sécurité impliquent la centralisation du commandement et l’élimination de toutes les forces de sécurité autonomes de la Republika Srpska, qui sont déjà en sous-effectifs, du fait de la signature forcée d’accords léonins.

Une autre preuve que la situation, dans la région, est instable, c’est que la principale menace envers les forces de sécurité serbes est constituée par l’armée bosniaque elle-même.

En février dernier, la Fédération de Russie a annoncé qu’elle allait entraîner les forces de sécurité de la Republika Srpska, dans le cadre d’un projet d’entraînement commun.

L’OTAN et les Monarchies du Golfe ont, de leur côté, préparé leurs propres forces paramilitaires en parallèle avec l’armée officielle. Ces forces font, pour l’essentiel, partie des brigades d’ISIS et d’Al-Nosra, mais les centres de recrutement et d’entraînement sont en Bosnie.

Le plus grand camp d’entraînement des troupes d’ISIS et d’Al Qaïda à l’ouest d’Istamboul se trouve en Bosnie. Les plus grands groupes ethnico-religieux indigènes à l’Europe actuellement engagés dans les guerres de Syrie et de Libye sont bosniaques. Les Bosniaques, à l’origine, étaient des Serbes qui, pour différentes raisons, au temps de la domination ottomane, ont adopté la religion musulmane. La langue parlée par les Bosniaques, aujourd’hui encore, est le serbe. Ils restent, en général, d’un point de vue phénotypique, indiscernables des Serbes, les deux principales différences entre les deux communautés étant religieuses et historiques.

Mais les liens historiques entre les musulmans de Bosnie et la Turquie existent encore. Les médias occidentaux qui ont rendu compte des manifestations de Tuzla se sont bien gardés de jamais faire allusion au fait que les groupes organisateurs étaient soutenus par l’Arabie Saoudite et la Turquie. Pourtant, l’essentiel du travail d’organisation  a été fait par le plus grand parti « islamiste modéré » de  Bosnie, le SDA (Parti d’Action Démocratique).

Financé significativement par les monarchies du Golfe et par le Parti populaire européen de Jean-Claude Juncker (dont il fait partie), le SDA, est un parti conservateur de droite (Chari’a) pro-Union Européenne et islamiste, qui est aussi le parti politique le plus important de Bosnie.

 

17.  Local SDA candidates.jpg

Candidats du SDA

 

En ce sens, ce croisement de mouvements pro-OTAN, pro-UE et islamistes se faisant passer pour des progressistes de centre gauche, répète à l’identique la stratégie politico-médiatique utilisée en Libye avec le CNT ou Conseil national de transition, et en Syrie avec le CNS ou Conseil national syrien et l’ASL ou Armée syrienne libre.

En conséquence des avertissements sans équivoque de Sarajevo quant à sa volonté d’abolir le statut autonome de la Republika Srpska, le ministre des Affaires étrangères russe Lavrov a prévenu très clairement en 2014 que si Sarajevo mettait à exécution sa menace de changer la Constitution, la Russie serait en position de « reconnaître le droit à l’autodétermination des deux peuples composant l’État » de la République à trois peuples de Bosnie-Herzégovine, se référant ainsi non moins clairement au précédent historique des Croates et des Serbes, bien que sa remarque concernât surtout la Serbie, puisque les Serbes de Bosnie ont ouvertement exprimé leur volonté de faire sécession en cas de crise constitutionnelle.

Toutes ces circonstances rassemblées font de la consultation d’hier un « référendum-test » sur l’indépendance de la Republika Srpska.

 

Contexte

La structure actuelle de la Bosnie-Herzégovine résulte de deux déterminants historiques : la structure d’origine de la République socialiste fédérale de Yougoslavie et les accords de Dayton. Les accords de Dayton ont été négociés et signés en 1995, lors de la guerre civile (sic) de Yougoslavie, quatre ans avant le bombardement de la Serbie en général et de Belgrade en particulier, par l’aviation de l’OTAN. Les institutions et les réalités politiques créées par les accords de Dayton sont, pour l’essentiel, le point de convergence de la dispute.

La République actuelle de Bosnie-Herségovine est composée de la Republika Srpska d’une part, et de la Fédération de Bosnie et d'Herzégovine d’autre part, celle-ci ayant été auparavant nommée Fédération bosniaco-croate, parce qu’elle était elle-même composée de deux groupes religieux distincts.

Comme l’auteur de ces lignes l’a écrit dans le passé, la période qui s’annonce et la crise qu’elle amène vont offrir à la Republika Srpska l’occasion rêvée de s’unir à la Serbie.

La Serbie est dans la position délicate de pouvoir soit récupérer la Republika Srpska et le Kosovo, tout en conservant des régions comme la Voïvodine, soit d’éclater davantage, en prenant part à un véritable conflit entre des pouvoir locaux aspirant au transfert et des états régionaux hostiles.

Un des rédacteurs de Fort-Russ et directeur de projets spéciaux du Centre d’Études Syncrétiques, Jafe Arnold, a écrit une étude fouillée et prémonitoire sur le sujet pour Global Independent Analytics, au début de cette année. Il y disait notamment :

Au cours des derniers mois, on a constaté un accroissement des tensions entre les deux entités politiques formant la Bosnie-Herzégovine - la Fédération de Bosnie-Herzégovine et la Republika Srpska - au point que la bouilloire sur le feu qu’est l’arrangement géopolitique de cet espace de l’ex-Yougoslavie a failli déborder.

Tandis que les événements continuaient leur escalade et que l’axe OTAN/islamistes apparaissait au grand jour, la situation, dans les pays de l’ex-Yougoslavie est devenue plus instable qu’elle ne l’a jamais été depuis 2001.

 

Des ONG serbes pour éduquer et tenter de stabiliser.

Le Centre pour les Études Syncrétiques (Center for Syncretic Studies) a été fondé en 2013 à Belgrade, comme une réponse spécifique au spectre grandissant d’un nouveau conflit majeur dans la région. En tant qu’organisation éducative à but non lucratif, il a travaillé à disséminer l’information accessible au public, à l’intention à la fois des publics anglophones et serbes, pour aider à comprendre ce que signifient les Balkans occidentaux et  en particulier la Serbie, dans la crise mondiale en cours.

Fort-Russ News a plusieurs rédacteurs, qui sont aussi des chercheurs, et des directeurs au sein du CSS. Le CSS travaille en partie sur des questions relatives aux efforts de déstabilisation de l’OTAN dans la région, et il étudie les outils de mobilisation politique et idéologique capables de s’y opposer. Le CSS a travaillé en collaboration avec le consulat de Syrie et avec des dirigeants politiques serbes, afin d’être mieux préparé aux événements que de nombreux analystes considèrent comme inéluctables.

Les événements de Syrie et d’Ukraine ont confirmé plusieurs des thèses opératoires du CSS sur l’idéologie syncrétique, les tactiques de printemps colorés dans le contexte de la 4GW (« Fourth Generation Warfare ») ou  Guerre de Quatrième Génération* et la guerre des nouveaux médias, qu'il peut s’avérer utile de bien connaître, au fur et à mesure que surgiront des problèmes similaires dans les mois ou les années qui viennent, dans ce qui fut la Yougoslavie.

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* Lire aussi : « Syrie, le laboratoire d’une guerre de quatrième génération ? » - Le Grand Soir, 27 décembre 2012.

 

Source : http://www.fort-russ.com/2016/09/new-balkans-conflict-ser...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

Si nous comprenons bien tout, la République serbe de Bosnie se trouve aujour’dhui ou se trouvera demain dans la situation où était la Crimée, au lendemain du coup d’État Otano-nazi d'Ukraine. Si les choses pouvaient évoluer de la même manière, les deux Serbie réunies ne formeraient plus qu’un seul état, auquel pourrait se joindre, on ignore comment mais c’est envisagé, le Kosovo. Par superstition, on n’ose presque pas dire que ce serait là un premier pas vers une reconstitution, à plus ou moins long terme, de la Yougoslavie démantelée par nos soins (honte éternelle sur l’Europe !) mais il faut l’espérer.

 

2. Ministère Défense russe logo.GIF

Et voilààààà !

 

Le Conseil européen accueille favorablement la demande d’adhésion de la Bosnie-Herzégovine

Olivier Berruyer – Les crises – 2 octobre 2016

 

19. guillemets anglais.GIF

Eh oui, la Bosnie dans l’UE, génial ! Tout va bien se passer… Vivement l’Albanie ! (parce que je ne plaisante pas en plus)

C’est fascinant un machin qui sombre dans la folie, comme l’OTAN…

 

18. Juncker + Bosniaque.jpg

Denis Zvizdic a rencontré à Bruxelles Christian Danielsson, commissaire européen à l’élargissement (photo gouvernement de Bosnie-Herzégovine)

 

BOSNIE-HERZÉGOVINE. Suite à sa demande d’adhésion présentée le 15 février 2016, le Conseil européen rappelle, mardi 20 septembre 2016, “son attachement sans équivoque à la perspective européenne de la Bosnie-Herzégovine en tant que pays unique, uni et souverain”.

Dans ces conclusions, le Conseil “réaffirme que l’avenir des Balkans occidentaux est dans l’Union européenne.”

Le président  bosnien du Conseil des ministres, Denis Zvizdic s’est félicité de ces propos : “Aujourd’hui, nous vivons véritablement un moment historique pour l’orientation européenne et l’avenir européen de la Bosnie-Herzégovine.

Tout en saluant “les progrès significatifs réalisés dans la mise en oeuvre du programme de réformes”, Bruxelles demande au pays de poursuivre ses réformes économiques mais aussi celles dans le domaine de l’Etat de droit et de l’administration publique.

La route vers l’Union européenne semble donc toute tracée.

 

Un accord de stabilisation et d’association déjà signé avec Bruxelles

La Bosnie-Herzégovine a conclu un accord sur un mécanisme de coordination concernant les questions relatives à l’UE. Ses gouvernements successifs travaillent depuis 2015 à un programme de réformes pour entrer dans les critères de Bruxelles.

Pays de 3,87 millions d’habitants, la Bosnie-Herzégovine (51 000 km²) est née en 1992 de l’éclatement de la Yougoslavie. Elle est constituée, depuis les accords de paix de Dayton (décembre 1995) mettant fin aux conflits interethniques, de deux entités : la Republika Srpska (majorité de Serbes) et la Fédération de Bosnie-Herzégovine (Bosniaques et Croates).
Le pays a signé, en 2007, un accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’Union européenne. Il est entré en vigueur en juin 2015.

Doté d’une banque centrale depuis 1997, sa monnaie est, depuis juin 1998, le mark bosnien (1,96 Marks = 1 €). Avec un PIB de 15,57 mrds€ en 2015, l’économie est portée par le secteur tertiaire (66% du PIB) avec le commerce, les services aux entreprises et le transport. Le secteur industriel (produits métalliques et bois) assure un quart du PIB, l’agriculture 8%.

Le pays connaît un taux de chômage de 27% (26,5% en prévision pour 2016).

Parmi ses voisins, la Croatie est devenue en juillet 2013 le second membre de l’ex-Yougoslavie à rejoindre l’Union européenne après la Slovénie en mai 2004.

Le Monténégro et la Serbie se trouvent également sur le chemin de l’intégration en tant que candidats officiels.

Source : Econostrum, Frédéric Dubessy

Notre source : https://www.les-crises.fr/le-conseil-europeen-accueille-f...

 

P.S. Sur les camps djihadistes prêts à donner un coup de main en cas de besoin, pour mater la République serbe, voir les commentaires en fin d’article.

 

2. Ministère Défense russe logo.GIF

 

 

Mis en ligne le 3 octobre 2016.

Précisons :

L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord nous prépare une guerre de Yougoslavie bis.

Personnages : Les groupes salafistes « rebelles modérés » sont sur place, fin prêts pour un « regime change ». Mais la résistance aussi s’organise.

Décor : La Republika Srpska ou République serbe de Bosnie (RS) au milieu. La République fédérale de Bosnie-Herzégovine – moitié croate, moitié bosniaque – (BH) à droite. La République de Serbie (S), à gauche. Par la grâce de nos protecteurs et amis, la Yougoslavie a été morcelée de façon que la première – RS – fasse partie de la deuxième (BH) et ait une frontière commune avec la troisième (S).

Action : avec le référendum dont il est question plus haut, on pourrait croire à une provocation de la part de la RS, mais il s’agit en fait d’une manœuvre de défense contre une provocation BH-UE-OTAN préparée de longue date.

Rideau :

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Un État de la Charia bientôt dans les Balkans?

4 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #les néocons, #La Yougoslavie, #Europe supranationale, #l'Allemagne, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #l'islamisme, #Terrorisme

Un État de la Charia bientôt dans les Balkans?

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201609301027988062-etat-charia-balkans/

Un État de la Charia bientôt dans les Balkans?
Le  30.09.2016
 
Selon l’ancien vice-président serbe Emil Vlajki, l’Occident cherche à se venger de Milorad Dodik, le turbulent patron de la «Republika Srpska» (RS) et figure de proue d’un nouveau référendum d’indépendance, en soutenant par tous les moyens un climat d’instabilité dans les Balkans.

Dans une interview accordée à Sputnik, l'ancien vice-président serbe et professeur de l'Université de Banja Luka, Emil Vlajki, explique pourquoi les récents événements en Bosnie-Herzégovine devraient être considérés dans le contexte d'une « Nouvelle guerre froide » et pourquoi la Cour constitutionnelle du pays a volontairement provoqué Belgrade. En guise de préambule, il a rappelé que la RS empêchait toujours la Bosnie-Herzégovine d'intégrer l'Otan. Ainsi, la Cour constitutionnelle ne ferait, selon lui, qu'accomplir des « commandes reçues depuis l'étranger ». À ces fins, elle cherchait à « destituer le président Dodik » et à « ouvrir au pays les portes de l'Otan ». C'est pour cela, poursuit-il, que l'Occident ne prête pas attention aux discours va-t'en-guerre de Bakir Izetbegović, le président du Présidium bosniaque, adversaire intransigeant de Dodik.
 
D'après M. Vlajki, l'Occident — et avant tout les États-Unis — se mêlerait de choses beaucoup plus dangereuses que la simple imposition de sa politique à la Serbie. Il s'agirait en fait d'une islamisation des Balkans. « Depuis 1992, ils (les États-Unis, ndlr) épaulaient la communauté musulmane. Ils ont littéralement aidé les moudjahidin à pénétrer dans le pays. Ils ont fermé les yeux sur le trafic d'armes depuis la Croatie. D'ailleurs, je dispose de documents prouvant que le président croate Franjo Tuđjman s'indignait contre cet état de choses. Cependant, il n'avait pas le choix, tant il craignait alors de perdre le soutien des États-Unis », fustige-t-il.
 
Et d'expliquer que « l'objectif ultime des États-Unis est de créer de la Bosnie-Herzégovine un État unitaire, un État de la Charia. Et ils ne vont pas y renoncer. »
 
À en croire M. Vlajki, au moins 100 000 wahhabites résident actuellement en Bosnie-Herzégovine. Ils sont à tel point radicalisés, poursuit-il, qu'ils sont faciles à manipuler. Parmi eux, il y en aurait même « cinq ou six mille prêts à recourir à une provocation armée en cas de nécessité ». « Il n'est pas exclu qu'en cas de conflit le Présidium à Sarajevo fasse appel à l'Otan pour stabiliser la situation », relève l'expert. Concernant la déclaration du Parlement européen, qui accuse la Russie de soutenir le référendum en vue de propager la confrontation dans la région, Emil Vlajki fait remarquer que « le désir de s'accaparer des ressources russes est toujours à l'ordre du jour ». « Les Russes peuvent faire ce qu'ils veulent. Ils peuvent ne rien faire du tout. Dans tous les cas, il seront accusés de tous les maux », conclut-il.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201609301027988062-etat-charia-balkans/
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