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Le blog de Lucien PONS

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Victorieuse Syrie, par Bruno Guigue

24 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Victorieuse Syrie, par Bruno Guigue

 Victorieuse Syrie, par Bruno Guigue
 
 

Armée syrienne arborant le drapeau de l’Etat syrien à deux étoiles. Crédit photo Sputnik


Comme par un matin calme, le paysage s’éclaircit peu à peu en Syrie. Partout à l’offensive, l’armée nationale a reconquis des milliers de kilomètres carrés de territoire à l’est d’Alep, de Homs et de Damas. Elle s’apprête à reprendre le contrôle intégral des frontières syro-jordanienne et syro-irakienne, traditionnelles voies de transit des mercenaires venus dévaster le berceau de la civilisation pour une poignée de pétrodollars. En restaurant la souveraineté de l’Etat sur le sol national, cette courageuse armée de conscrits inflige un camouflet à tous ceux qui rêvaient de détruire cet Etat récalcitrant, à tous ceux qui voulaient le mettre en charpie parce qu’il osait déjouer leurs plans néo-coloniaux.

Victorieuse sur le plan militaire depuis la libération d’Alep, la Syrie souveraine l’emporte aussi sur le plan politique. Le temps paraît lointain où “Le Monde diplomatique” pouvait prédire, sans craindre le ridicule, l’exil doré de la famille Assad quelque part en Sibérie. Ses adversaires, le président syrien les a vus défiler, qui psalmodiaient les mêmes stupidités sur un pays dont ils ignoraient tout. A en croire les Occidentaux, le départ de Bachar Al-Assad devait être un “préalable” à la solution de la crise. En réalité, c’était tout le contraire. La résistance de l’Etat syrien dont le président est la clé de voûte exigeait son maintien. Là où tant d’autres auraient pris la poudre d’escampette, le chef est resté à son poste, et il a bien fait.

Fervent admirateur d’Al-Qaida, Laurent Fabius estimait que le chef de l’Etat syrien “ne méritait pas d’être sur terre”. Mauvaise pioche ! Car si M. Fabius cultive son éthylisme mondain au Conseil constitutionnel, M. Assad, lui, est toujours aux commandes à Damas. Son armée élimine la nébuleuse de groupes sectaires dont l’ancien ministre espérait le triomphe, et le peuple syrien goûte l’espoir renaissant d’une issue à la guerre. Ce qui est frappant avec les dirigeants occidentaux, c’est leur tendance à parler trop vite. Pendant six ans, leur presse aux ordres répétait comme un mantra l’effondrement imminent du régime syrien. Heureusement pour les journalistes, ils ne sont pas payés au résultat.

Pour comprendre les raisons de cette résistance à une offensive internationale sans précédent, il suffisait de consulter des sources fiables et d’exercer son jugement critique. Les officines de propagande avaient beau prétendre qu’un peuple unanime se dressait contre le tyran, on pouvait voir sur “Al-Mayadeen”, en mars et octobre 2011, de gigantesques rassemblements populaires en faveur du “gouvernement et des réformes”. Clamant sa fidélité à l’Etat nationaliste laïc et son rejet de la charia wahhabite, la foule inondait les rues de Damas, Alep, Tartous et ailleurs. Mais les médias occidentaux préféraient braquer leurs caméras vers des attroupements de barbus en les faisant passer pour un soulèvement populaire.

Des faits majeurs, indispensables à l’intelligence des événements, ne firent donc l’objet d’aucune narration, tandis qu’on nous proposait une narration des “faits” qui consistait à les fabriquer pour les besoins de la cause. Les “rebelles modérés” massacraient les familles des fonctionnaires baasistes, par exemple, et ces horreurs étaient imputées à une armée nationale dont il était entendu qu’elle “tire sur les civils”. Les “neocons” de Washington étant à la manoeuvre, ce genre de supercherie était pourtant plus que prévisible. “Pendant que vous parlez de la réalité que nous produisons, nous produisons une nouvelle réalité”, disait Karl Rove, conseiller de George W. Bush et apôtre distingué du “chaos constructif”.

Heureusement, vient un moment où l’épreuve des faits dissipe les mensonges les plus grossiers. Difficile de répéter les sornettes habituelles lorsque les populations fuient manifestement les zones rebelles, l’armée reconquiert peu à peu le territoire national et le gouvernement syrien, à l’évidence, bénéficie du soutien sans faille de ses alliés. Après avoir renoncé à la formule rituelle sur le “régime aux abois”, la presse occidentale a fini par proscrire son ironie coutumière sur les “victoires en trompe-l’oeil” de Damas. Pour se divertir, il aurait fallu conserver les centaines d’articles expliquant que les Russes et les Iraniens allaient “lâcher Bachar” et que c’était cuit pour le “despote”. Seul Jean-Pierre Filiu, tel un disque rayé, s’obstine à dire qu’il n’y a “plus d’armée syrienne”, mais on se demande sur quelle planète il habite.

Victorieuse sur le plan militaire face aux milices takfiristes, soutenue par la majorité du peuple syrien qui veut en finir avec cette tragédie, confortée par un jeu d’alliances qui penche en sa faveur, la Syrie souveraine entrevoit le bout du tunnel. L’impérialisme n’ayant pas l’habitude de lâcher le morceau, la route sera encore longue, mais l’évolution favorable de la “guerre du désert” laisse augurer une accélération des événements. Combat d’arrière-garde mené par une puissance en déclin, les provocations militaires US n’y changeront rien. La dernière agression, qui a vu un SU-22 syrien abattu par un F-16 près de Raqqa, a eu pour seul effet de torpiller les velléités de coopération russo-américaine contre Daech, Moscou ayant annoncé que tout aéronef étranger serait dorénavant ciblé par la DCA russe.

Cette provocation a aussi incité les Iraniens à effectuer leur premier tir de missile en territoire syrien contre Daech, l’implication militaire de Téhéran ayant fait preuve d’une discrétion qui n’est plus de mise dès lors que le bras de fer avec Washington atteint un seuil critique. En réalité, cette montée des tensions sert Damas, qui condamne fermement la présence occidentale sur le territoire national, et dont l’allié russe joue sa crédibilité à chaque provocation US. Même s’ils prennent Raqqa, les alliés arabo-kurdes des Etats-Unis vont se retrouver le bec dans l’eau, et l’armée syrienne y retournera sous peu. Bientôt chassé de ses pseudo-capitales (Mossoul et Raqqa), privé de ses voies de ravitaillement, pris en tenailles par les forces irakiennes et syriennes, Daech est en mauvaise posture.

Mais ce n’est pas tout. Une enquête du “Wall Street Journal” vient de donner de précieuses informations sur le soutien d’Israël aux rebelles syriens qui assurent la garde rapprochée du Golan occupé. Peu préoccupé par le sort de ces supplétifs, le journal de la finance new-yorkaise ironise sur le “cash” touché par les chefs de milices. Lorsque Damas en aura fini avec Daech, ces collaborateurs de l’occupant auront du souci à se faire. Quant aux pseudo-défenseurs de la cause palestinienne qui réclamaient des armes pour la “rébellion syrienne”, ils ont l’air malin. “Provoquer la chute de Bachar al-Assad est le meilleur moyen de protéger Israël”, écrivait Hillary Clinton. Après six années de mensonges, les masques tombent. La Syrie a affronté l’envahisseur sioniste en 1948-49, 1967, 1973 et 1982, et elle n’a jamais capitulé. Aujourd’hui, l’heure de vérité approche, mais on sait déjà qui a gagné la partie.

Bruno Guigue | 22 juin 2017

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Tout savoir sur les RÉVOLUTIONS COLORÉES en préparation en Russie et ailleurs : CONFÉRENCE-DÉBAT à Saint Ouen (93) samedi 24 juin 2017 à 15 heures

23 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La finance dérégulée, #La guerre, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Tout savoir sur les RÉVOLUTIONS COLORÉES en préparation en Russie et ailleurs : CONFÉRENCE-DÉBAT à Saint Ouen (93) samedi 24 juin 2017 à 15 heures

Les révolutions colorées : Une ingénierie sociale éprouvée, peu chère et qui fonctionne bien.

CONFÉRENCE-DÉBAT

avec

Célestin KOMOV, Docteur en histoire de l’Art et musicologue

Elena BERNARD est journaliste, Agence d’information rossaprimavera.ru

Tous les deux membres du mouvement citoyen Essence du Temps basé à Moscou

Bruno DRWESKI, enseignant chercheur à l’INALCO sera le modérateur du débat.

à l’Espace Maymana le samedi 24 juin 2017 à 15 heures

8 rue Raspail 93400 Saint-Ouen

(à 5 mn du métro Garibaldi Ligne 13)

Le maintien de l’hégémonie de la puissance économique et militaire dominante de la fin du vingtième siècle et du tout début du suivant est plus aisé à conduire de cette manière « douce ». D’abord, cette technique est beaucoup moins coûteuse. Financer quelques ONG droits de l’hommistes, former à bonne école quelques opposants des régimes cibles, leur donner des moyens logistiques de diffusion de leur propagande est un investissement bien plus rentable que les lourdes machineries d’agression militaire directe.

Ensuite, bouleverser de l’intérieur des Etats non parfaitement alignés à l’économie mondialisée au profit des firmes étasuniennes est plus facile à faire accepter à l’opinion des peuples des pays qui comptent, en fait les Occidentaux. Moyennant quelques gros mensonges suffisamment relayés par les médias mainstream appuyés par des mises en scène à peine vraisemblables, l’argument d’une subversion en faveur de la démocratie trouvera toujours la faveur du public.

Toute cette ingénierie sociale est travaillée souvent très en amont des évènements « révolutionnaires ».

La révolution « orange » en Ukraine de 2004 puis celle du Maydan en février 2014 ont été préparées dès 1991 et sont revenues à 5 milliards de dollars pour le département d’Etat, selon l’aveu même de Victoria Nuland. De plus toutes sortes d’ONG ont contribué à la mise en place d’une mouvance pro-Otan. Freedom House, officine de la CIA, Open Society Foundation de Georges Soros, Carnegie Endowment, le National Democratic Institute figurent parmi les promoteurs connus des révolutions démocratiques conformes aux vœux des USA, en Ukraine comme en Serbie, Géorgie, Tunisie, Egypte, Libye, Syrie et ailleurs.

Ces préparatifs de longue haleine, formation et entraînement d’organisations politiques, estudiantines, syndicales, s’ordonnent autour de la diabolisation du régime ou de l’homme d’Etat à renverser.

Or, s’il est un homme politique particulièrement visé depuis ces dernières années, c’est bien l’actuel Président élu de la Fédération de Russie. Vladimir Poutine qui jouit d’une forte popularité et d’un taux d’approbation de près de 80% de ses électeurs, et ne connaît pas de désaffection liée à un exercice prolongé du pouvoir, est présenté comme un affreux dictateur aux ambitions impérialistes sur les pays de l’ancienne zone d’influence soviétique.

En mars 2018, aura lieu le premier tour des Présidentielles en Russie.

Les couteaux s’aiguisent, des groupes paramilitaires et des conseillers en communication sont recrutés par diverses officines de la CIA. Des membres du mouvement citoyen Essence du Temps (http://eu.eot.su/a-propos/) dont le siège est à Moscou et qui sont très critiques envers le pouvoir du Kremlin et ses politiques néolibérales menées depuis 1991 viendront nous parler de ce qui se prépare dans les coulisses contre la Fédération de Russie et aussi de la Biélorussie qui a su résister aux assauts des "révolutions colorées" en 2001 et de 2004. (http://eu.eot.su/a-propos/histoire-de-edt/)

SOURCE:

 

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Macron à Las Vegas : la ministre Pénicaud dans la tourmente après une perquisition

23 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Daesch, #l'horreur économique

Macron à Las Vegas : la ministre Pénicaud dans la tourmente après une perquisition

Macron à Las Vegas : la ministre Pénicaud dans la tourmente après une perquisition
Hamilton/REA

La ministre du Travail pourrait être mise en cause car Business France, qu’elle a présidé, a, sans appel d’offres, confié l’organisation d’une soirée avec Emmanuel Macron à Havas.

Le temps de la justice n’est pas celui de la vie politique… Alors qu’Edouard Philippe est en train de remanier son équipe, un membre du gouvernement est de nouveau mis dans l’embarras. Le nom de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est en effet cité dans un dossier délicat. Deux perquisitions conduites ce mardi viennent remettre cette histoire sous les projecteurs. Au centre des soupçons : une soirée organisée par Havas en janvier 2016 lors d’un déplacement d’Emmanuel Macron au CES de Las Vegas, grand-messe mondiale de la high-tech, lorsqu’il était encore ministre de l’Économie.

Le coût de cet événement s’était élevé à 381.759 euros, selon le Canard Enchaîné qui avait mis le doigt sur le problème en mars dernier. Business France, organisme lié à Bercy, est soupçonné d’avoir missionné Havas pour l’organisation de la soirée, sans appel d’offres. Alors que l’hebdomadaire évoquait une opération montée à la demande du cabinet d’Emmanuel Macron, ses proches démentaient toute implication du ministre. “C’est un dysfonctionnement de Business France”, affirmait alors Michel Sapin, son successeur. “Emmanuel Macron, son cabinet et le ministère étaient totalement hors de cause”.

Vraiment ? L’affaire pourrait finalement rattraper le président de la République, plusieurs mois après les révélations du Canard Enchaîné. Car la directrice générale de Business France au moment des faits n’est autre que Muriel Pénicaud, aujourd’hui ministre du Travail. Des perquisitions ont été conduites ce mardi dans les bureaux de l’organisme à Paris et au siège de Havas, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte mi-mars pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme.

acron à Las Vegas : la ministre Pénicaud dans la tourmente après une perquisition

Macron à Las Vegas : la ministre Pénicaud dans la tourmente après une perquisition

Macron à Las Vegas : la ministre Pénicaud dans la tourmente après une perquisition
Hamilton/REA

La ministre du Travail pourrait être mise en cause car Business France, qu’elle a présidé, a, sans appel d’offres, confié l’organisation d’une soirée avec Emmanuel Macron à Havas.

Le temps de la justice n’est pas celui de la vie politique… Alors qu’Edouard Philippe est en train de remanier son équipe, un membre du gouvernement est de nouveau mis dans l’embarras. Le nom de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est en effet cité dans un dossier délicat. Deux perquisitions conduites ce mardi viennent remettre cette histoire sous les projecteurs. Au centre des soupçons : une soirée organisée par Havas en janvier 2016 lors d’un déplacement d’Emmanuel Macron au CES de Las Vegas, grand-messe mondiale de la high-tech, lorsqu’il était encore ministre de l’Économie.

Le coût de cet événement s’était élevé à 381.759 euros, selon le Canard Enchaîné qui avait mis le doigt sur le problème en mars dernier. Business France, organisme lié à Bercy, est soupçonné d’avoir missionné Havas pour l’organisation de la soirée, sans appel d’offres. Alors que l’hebdomadaire évoquait une opération montée à la demande du cabinet d’Emmanuel Macron, ses proches démentaient toute implication du ministre. “C’est un dysfonctionnement de Business France”, affirmait alors Michel Sapin, son successeur. “Emmanuel Macron, son cabinet et le ministère étaient totalement hors de cause”.

Vraiment ? L’affaire pourrait finalement rattraper le président de la République, plusieurs mois après les révélations du Canard Enchaîné. Car la directrice générale de Business France au moment des faits n’est autre que Muriel Pénicaud, aujourd’hui ministre du Travail. Des perquisitions ont été conduites ce mardi dans les bureaux de l’organisme à Paris et au siège de Havas, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte mi-mars pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme.

Business France avait d’ailleurs reconnu un dysfonctionnement. “Il est apparu ultérieurement que, au vu des délais, le choix d’un prestataire capable de prendre en charge l’organisation de l’événement aux Etats-Unis (...) avait été fait selon une procédure pouvant potentiellement être affectée d’irrégularité”, avait admis l’établissement public en mars. Muriel Pénicaud sera-t-elle la prochaine ministre sur le départ ? "Absolument pas", a répondu Christophe Castaner mercredi sur Europe 1. "Business France a passé un marché, une commande, il y a eu une irrégularité. Muriel Pénicaud, qui était directrice générale, a provoqué immédiatement un audit, puis une inspection générale. Puis l'inspection générale a validé un accord, et c'est elle qui a donné cette information, donc je ne suis pas inquiet sur les conséquences de cette information", a affirmé le porte-parole du gouvernement.
 
 
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Selon un rapport des Nations unies, Israël soutient les groupes jihadistes en Syrie. Par Stefano Mauro.

23 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Daesch, #Terrorisme

Selon un rapport des Nations unies, Israël soutient les groupes jihadistes en Syrie

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Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a récemment exprimé ses préoccupations au sujet des contacts entre les soldats de l’armée israélienne et les combattants de différents groupes djihadistes dans le sud de la Syrie (province de Deraa) et dans les hauteurs du Golan.

Dans rapport produit par l’ONU le 8 juin, Antonio Guterres a mis l’accent sur la montée progressive des contacts entre les deux parties, contacts vérifiés par les observateurs de l’ONU situés dans le Golan.

Les observateurs ont documenté au moins 16 rendez-vous entre les forces israéliennes et les milices « rebelles » dans les zones frontalières qui incluent « le mont Hermon, la zone de Quneitra et les hauteurs du Golan » dans la période qui va de mars 2017 jusqu’au mois dernier. Le rapport poursuit en disant que « pour la période entre mars et mai, il y a eu de nombreuses rencontres entre l’armée israélienne et les militants djihadistes, le long de la frontière avec des échanges d’armes, de médicaments et de matériel militaire ».

Ces derniers jours, même le journal Wall Street Journal a rapporté qu’« Israël continue à fournir et à soutenir  différents groupes rebelles engagés dans la lutte contre Assad et ses alliés russes, iraniens et libanais » afin de maintenir une zone tampon près de ses frontières.

Selon le journal étasunien, en 2016, Israël a créé une unité spéciale qui a eu pour mission de distribuer l’aide israélienne aux différents groupes. L’aide consistait en « armes, munitions et salaires à donner aux djihadistes ».

Interviewé par le WSJ, le porte-parole du groupe rebelle Fursan al-Joulan, ou Chevaliers du Golan, (groupe lié à Al-Qaida), Motassam al Golani, a remercié Tel-Aviv pour avoir combattu à leurs côtés : indirectement, en fournissant armes et, directement, avec l’aviation et le soutien de l’artillerie. Le même Al Golani est venu déclarer que « s’il n’y avait pas Israël, on ne pourrait jamais tenir tête à l’armée syrienne de Bashar Al Assad ».

La chaîne Russia Today (RT) a repris la nouvelle et a interviewé d’autres militants. Le chef d’un autre groupe djihadiste dans le Golan, Abou Sahib, a déclaré : « à titre de commandant, je perçois un salaire annuel de 5 000 dollars versé par Israël ». Au cours de l’entretien, le chef du groupe a indiqué que la collaboration avec Tel-Aviv continue depuis 2013 et a joué un rôle crucial pour continuer à s’opposer à l’armée loyaliste d’Assad dans toute la région, vu qu’« Israël continue d’envoyer des armes et de l’argent pas seulement à notre groupe, mais à tous les groupes rebelles dans le Golan ».

Selon les autorités de Damas, le rapport de l’ONU « confirme ce que nos agences de presse ont longtemps soutenu ». À plusieurs reprises, en effet, les troupes loyalistes avaient confisqué des armes aux rebelles en provenance d’Israël ou avaient documenté le transport des djihadistes blessés dans les hôpitaux israéliens. Damas, dans un communiqué officiel, a ajouté que « les réseaux djihadistes qu’Israël maintient en Syrie, en fournissant des armes, sont les mêmes terroristes qui commettent des attentats en Europe ».

Officiellement, le gouvernement Netanyahou a démenti les accusations sur le financement des groupes takfiristes, les qualifiant comme « fausses ». Il semblerait, cependant, que l’ancien ministre israélien des Affaires militaires, Moshe Yaalon, soit plus crédible. Il y a quelques mois, le ministre avait déclaré que Daesh « avait présenté ses excuses pour avoir attaqué par erreur Israël pour la première fois », en admettant tacitement l’alliance avec des groupes liés à la galaxie salafiste.

 

Source originale: Nenanews

Traduit de l’italien par Stefano Mauro pour Investig’Action

Source: Investig’Action

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Tectonicus orientalis, Rédigé par Observatus geopoliticus .

22 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #Terrorisme

Tectonicus orientalis

22 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

 

Alerte dans les officines du système impérial, la plaque européenne commence à dangereusement se rapprocher de sa consoeur russe et nos hypothèses se voient une nouvelle fois confirmées. Après la réception de Poutine par Macron à Versailles, nous écrivions :

Ces invraisemblables délires [médiatiques] ont toutefois mis la puce à l'oreille de certains observateurs un peu plus sérieux. Quand le roi est nu, on l'habille de dithyrambes, c'est bien connu. Si la journaloperie se vautre dans la louange servile et embellit tous les aspects de la forme, c'est pour mieux cacher le fond. Ficelle vieille comme le monde...

D'abord, pourquoi inviter Poutine, dans les fastes de Versailles qui plus est ? Notons que, mis à part le traditionnel voyage du 15 mai à Berlin pour retrouver Merkel, c'est le premier dirigeant étranger que rencontre Macron dans un format bilatéral (les discussions avec Trump, Trudeau, Erdogan & Co ayant eu lieu en marge des sommets de l'OTAN et du G7). Relevons également que la somptueuse réception du "tsar de toutes les Russie" au château du roi-soleil n'a pas été du goût des habituels thuriféraires du système impérial.

Ainsi, le président français était demandeur, ce que l'enguirlandement médiatique fanfaron tente d'occulter (...)

Un reset franco-russe, qu'évoque également le peu russophile Financial Times, serait donc dans les tuyaux à la demande de Paris. Ceci pourrait expliquer pourquoi, au-delà des pathétiques flonflons médiatiques et du sauvetage de face macronien sur des questions aussi existentielles que les LGBT de Tchétchénie ou les méchants médias russes, on a furieusement l'impression que Bobobankster s'est aligné sur Poutine.

Sur la Syrie, "l'objectif absolu est la lutte contre le terrorisme, l'éradication des groupes terroristes, en particulier Daech". Tiens, il y aurait des modérés pas si modérés que ça finalement et Assad ne doit plus partir... Plus intéressant encore, la fameuse phrase sur les armes chimiques que toute la MSN saoudisée a rapportée, persuadée qu'elle est dirigée contre Damas, mais que personne n'a pris la peine de décrypter :

"J'ai indiqué qu'une ligne rouge très claire existe de notre côté : l'utilisation d'une arme chimique par qui que ce soit fera l'objet de représailles et d'une riposte immédiate."

Les mots importants sont en gras. Ainsi, Assad ne serait pas le seul à disposer et à être susceptible d'utiliser des armes chimiques... Est-ce une reconnaissance en creux du false flag de Khan Cheikhoun ? A noter que le soir même, Vladimirovitch a répété dans une interview destinée au public français qu'il n'y avait aucune preuve de l'implication du gouvernement syrien dans cette attaque. Pour mieux appuyer ce qu'il a dit, voire prouvé, quelques heures plus tôt à Macron sous les lambris versaillais ?

Concernant l'Ukraine, Poutine a pris le bâton, déclarant que c'était une affaire intérieure à ce pays et qu'il fallait tenir Kiev pour responsable des atteintes aux accord de Minsk, le tout sans être contredit par son hôte. Et je ne mentionne pas les formules répétées sur "le rôle indispensable de la Russie"...

Assiste-t-on à un changement de direction de l'euronouillerie, désormais orpheline de son maître américain ? Si Macron dit tout haut ce que Merkel pense tout bas - et il y a de bonnes raisons de croire que le premier est le porte-parole de la seconde -, on est peut-être en train d'assister à un rééquilibrage du Vieux continent. L'avenir nous le dira... Mais on comprendrait mieux alors la flagornerie de la caste médiatique, cachant sous les épithètes dithyrambiques une redirection peu glorieuse pour elle.

On en prend le chemin... Dans la foulée de la visite du réaliste Le Drian à Moscou, c'est en effet une véritable bombe qu'a lancé Macron dans un entretien à huit quotidiens européens paru aujourd'hui. Dans le texte :

Le vrai aggiornamento que j'ai fait sur ce sujet, c'est que je n'ai pas énoncé que la destitution de Bachar el-Assad était un préalable à tout. Personne ne m'a présenté son successeur légitime. Assad est un ennemi de son peuple [tous les éléments de langage n'ont pas disparu du jour au lendemain, ndlr] mais pas de la France. Mes lignes sont claires. Un : la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. Deux : la Syrie ne doit pas devenir un Etat failli [failed State]. Nous avons besoin de la coopération de tous pour éradiquer les terroristes, en particulier de la Russie.

Dios mio, McCain, Barack à frites, Flamby, l'hilarante, le Seoud et autres joyeux lurons de la clique impériale doivent s'arracher les cheveux. L'imMonde est vert de rage et la presse israélienne rapporte l'info pour le moins fraîchement.

Le président Macron semble en passe de devenir nettement plus sage que le candidat Macron. Un Trump inversé en quelque sorte... Si le Donald a tout le mal du monde à contrer le Deep State, c'est néanmoins son élection qui a permis le détricotage de l'empire dont les composantes s'égaillent maintenant dans la nature.

Autre exemple récent : les nouvelles sanctions contre la Russie votées presque à l'unanimité par le Sénat US. Elles viennent d'être bloquées en l'état actuel des choses par les Républicains de la Chambre des représentants. Voir les membres d'un même parti se déchirer, selon qu'ils font parti du Sénat ou de la Chambre, sur le cas russe vaut son pesant d'ironie...

Mais c'est surtout d'Allemagne qu'est venue la surprise du chef. Nous avions vu que Berlin et Vienne se sont opposées au vote sénatorial. Les Allemands, particulièrement remontés, vont plus loin et menacent les Etats-Unis de mesures de rétorsion au cas où les sanctions anti-russes (et anti-européennes par ricochet) seraient finalement actées. Quand on se rappelle la soumission enthousiaste de Frau Milka aux divers trains de sanctions décidés par la précédente administration américaine, ça ne manque pas de sel.

Le navire impérial prend l'eau et certains ne manquent pas une miette du spectacle...

 

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Le néonazisme en Europe c’est l’OTAN [par Manlio Dinucci]

21 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme

Publié par El Diablo

Le néonazisme en Europe c’est l’OTAN [par Manlio Dinucci]
Le néonazisme en Europe c’est l’OTAN [par Manlio Dinucci]

Le néonazisme en Europe c’est l’OTAN

L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine.

En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

Le mérite d’avoir introduit dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan revient au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néo-nazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et effectue avec les meutes armées de féroces agressions de militants du Parti communiste, dévastant ses sièges et brûlant les livres dans le plus pur style nazi, alors que ce même Parti va être mis officiellement hors la loi. Voilà qui est Andriy Parubiy qui, en habit de président du parlement ukrainien (charge qui lui a été conférée grâce à ses mérites démocratiques en avril 2016), a été reçu le 5 juin à Montecitorio par la présidente de la Chambre, Laura Boldrini. « L’Italie - a souligné la présidente Boldrini- a toujours condamné l’action illégale opérée au détriment d’une partie du territoire ukrainien ». Elle a ce faisant approuvé la version Otan selon laquelle c’est la Russie qui aurait annexé illégalement la Crimée, ignorant le fait que le choix des Russes de Crimée de se détacher de l’Ukraine et de revenir dans la Russie a été prise pour empêcher d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis et les autres forces de Kiev.

Le cordial entretien s’est conclus par la signature d’un mémorandum d’entente qui « renforce ultérieurement la coopération parlementaire entre les deux assemblées, que ce soit sur le plan politique ou administratif ».

Ainsi se renforce la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui porta l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente. Le bataillon Azov, dont la marque nazie est représentée par son emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales.

Il a donc été doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il est entraîné par des instructeurs USA de la 173ème division aéroportée, transférés de Vicence en Ukraine, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev confluent des néo-nazis de toute l’Europe, Italie comprise. Après avoir été entraînés et essayés dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait revenir dans leurs pays. Désormais l’Otan doit rajeunir les rangs de Gladio.

Manlio Dinucci

Édition de mardi 13 juin 2017 de il manifesto
https://ilmanifesto.it/e-nato-il-neonazismo-in-europa/
Traduit de l’italien par M-A Patrizio

SOURCE :

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Le néonazisme en Europe est Otan. Par Manlio Dinucci

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #le nazisme

Le néonazisme en Europe est Otan. Par Manlio Dinucci

 

L’art de la guerre

 

Le néonazisme en Europe est Otan

 

Manlio Dinucci

 

L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine.

En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

Le mérite d’avoir introduit dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan revient au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néo-nazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et effectue avec les meutes armées de féroces agressions de militants du Parti communiste, dévastant ses sièges et brûlant les livres dans le plus pur style nazi, alors que ce même Parti va être mis officiellement hors la loi. Voilà qui est Andriy Parubiy qui, en habit de président du parlement ukrainien (charge qui lui a été conférée grâce à ses mérites démocratiques en avril 2016), a été reçu le 5 juin à Montecitorio par la présidente de la Chambre, Laura Boldrini. « L’Italie - a souligné la présidente Boldrini- a toujours condamné l’action illégale opérée au détriment d’une partie du territoire ukrainien ». Elle a ce faisant approuvé la version Otan selon laquelle c’est la Russie qui aurait annexé illégalement la Crimée, ignorant le fait que le choix des Russes de Crimée de se détacher de l’Ukraine et de revenir dans la Russie a été prise pour empêcher d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis et les autres forces de Kiev.

Le cordial entretien s’est conclus par la signature d’un mémorandum d’entente qui « renforce ultérieurement la coopération parlementaire entre les deux assemblées, que ce soit sur le plan politique ou administratif ».

Ainsi se renforce la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui porta l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente. Le bataillon Azov, dont la marque nazie est représentée par son emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales.

Il a donc été doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il est entraîné par des instructeurs USA de la 173ème division aéroportée, transférés de Vicence en Ukraine, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev confluent des néo-nazis de toute l’Europe, Italie comprise. Après avoir été entraînés et essayés dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait revenir dans leurs pays. Désormais l’Otan doit rajeunir les rangs de Gladio.

 

Édition de mardi 13 juin 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/e-nato-il-neonazismo-in-europa/

Traduit de l’italien par M-A Patrizio

  1. rubrique a été intitulée en italien : « È Nato il neonazismo in Europa ». La langue française ne permet pas de rendre le jeu de mots dû à la double signification du mot « Nato » en italien : « né » et Otan.

 

Voir cette rubrique en images sur Pandora TV : https://www.pandoratv.it/?p=16725

 

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Urgent Syrie - La frontière atteinte ! MAJ. Rédigé par Observatus geopoliticus . Le 9 Juin 2017 .

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Urgent Syrie - La frontière atteinte ! MAJ

9 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient

Si l'information est confirmée, c'est un séisme. Les forces loyalistes auraient doublé les rebelles pro-US et atteint la frontière irakienne, coupant l'herbe sous le pied aux plans américano-israélo-saoudiens visant à rompre l'arc chiite.

Plusieurs sources corroborent la nouvelle (ici ou ici) et le ministère russe de la Défense semble l'accréditer. Un site pro-rebelle va dans le même sens, quoique de mauvaise grâce :

Si elle est confirmée, cette offensive éclair est un coup de poignard pour Riyad et Tel Aviv et pèsera d'un grand poids dans les recompositions d'après-guerre.

Dans le dernier billet, nous nous interrogions :

Plus généralement, on peut se demander ce qu'attend l'armée syrienne pour lancer la grande offensive vers Deir ez Zoor, dans les tuyaux depuis des semaines. C'est le grand jalon de la course vers l'est et le contrôle de la frontière irakienne. Or l'avance y est pour l'instant lente, les loyalistes semblant se concentrer partout ailleurs (...)

Au sud, dans la région d'Al Tanaf justement, l'armée syrienne reprend aux rebelles pro-US des territoires qui paraissent secondaires. Certes, on comprend la logique qui prévaut : Al Tanaf est le dernier point proche de la frontière jordanienne où passent les hommes de paille américains. Ensuite, c'est la frontière avec l'Irak contrôlée de l'autre côté par les Unités de Mobilisation Populaire (UMP) chiites irakiennes. Que Damas parvienne à sceller la frontière syro-jordanienne jusqu'à Al Tanaf et les rebelles, n'ayant plus de base arrière ni de ravitaillement, disparaîtront comme neige au soleil.

M'enfin, l'urgence semble tout de même être Deir ez Zoor où l'armée syrienne vient encore de résister difficilement à une puissante attaque de Daech durant une semaine

A la lumière des événements de ce jour, on comprend mieux alors la tactique : fixer les proxies pro-US dans des combats sans intérêt près de la frontière jordanienne pour mieux les doubler beaucoup plus à l'est vers la frontière irakienne. Les Américains n'ont apparemment rien vu venir. Hannibal et Napoléon applaudissent des deux mains...

Et maintenant ? L'armée syrienne est en première ligne face à Daech. Washington et ses rebelles perdront toute légitimité s'ils l'attaquent dans son dos, s'alliant de facto et au grand jour à l'EI. Pour bien enfoncer le clou, les Russes mettent la pression depuis quelques jours et accusent les Américains de ne pas combattre les djihadistes. Le Kremlin préparait-il le terrain ? Connaissant les stratèges russes, on peut le penser. Quant à l'empire, il se retrouve dans une complète impasse...

*****

MAJ - C'est confirmé et le ? du titre est remplacé par un ! Pour la première fois depuis 2014, l'armée syrienne atteint la frontière irakienne. Le blitz a contourné les deux bases américaines et pris complètement de revers les proxies US, apparemment avec la présence de forces spéciales russes pour dissuader tout bombardement intempestif :

Désormais, la carte est celle-ci, qui change considérablement le visage de la guerre et le futur de la paix :

La jonction est faite avec les Unités de Mobilisation Populaires chiites - où l'on se rappelle la visite à Damas il y a trois semaines de l'émissaire de Bagdad et les déclarations il y a quelques jours du Premier ministre irakien évoquant la coopération avec le gouvernement syrien pour sécuriser la frontière.

Les arpents de désert occupés par les rebelles jordano-US deviennent une coquille vide. Rentreront-ils à Amman ou resteront-ils pour peser (légèrement) sur l'après-guerre ? Les Américains conserveront-ils leurs deux petites bases en territoire syrien pour ajouter de la confusion au règlement du conflit ? On voit mal l'intérêt mais avec l'empire, sait-on jamais...

L'objectif est désormais le poste-frontière d'Al Bukamal-Al Qaim sur l'Euphrate. On se rappelle que ce lieu avait été le point de parachutage par Washington d'un groupe rebelle l'année dernière, opération qui s'était soldée par un fiasco. Des rapports non confirmés font d'ors et déjà état de la retraite de Daech d'Humaymah et de l'aéroport T2. Le Hezbollah peut se frotter les mains, lui qui pourra faire passer tout ce qu'il veut d'Iran au Liban...

Tel Aviv qui pleure, Téhéran qui rit. Et que dire du grassouillet Seoud qui voit s'effondrer son monde... Corridor sunnite nord-sud : RIP. Qatar et CCG : RIP. Isolement de l'Iran : RIP.

*****

MAJ 2 - Les loyalistes ne perdent pas de temps et fortifient leurs positions nouvellement acquises sur la frontière irakienne :

La MSN occidentale est étrangement muette. Seul Le Temps suisse a évoqué hier l'importance stratégique de la zone, de manière pertinente mais avec retard et sans encore prendre en compte le blitz loyaliste vers la frontière. Sur Al Jazeera, le ton est presque favorable aux "troupes syriennes et ses alliés luttant contre l'EI" (la crise saoudo-qatarie est passée par là...) Quant à la presse de l'opposition syrienne de salon, elle fait grise mine (ici ou ici). On notera l'invraisemblable hypocrisie consistant à dénoncer le mouvement loyaliste comme empêchant la "lutte contre Daech". Ah d'accord...

De l'autre côté, les UMP auraient fait la jonction avec l'armée syrienne (pas tout à fait confirmé encore). Désormais, l'objectif est de remonter ensemble sur Al Bukamal pour étendre le contrôle sur la frontière (polygone rouge) :

 

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Suites syriennes. Rédigé par Observatus geopoliticus. Le 12 Juin 2017 .

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Suites syriennes

12 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

A tout seigneur, tout honneur. La sensationnelle percée loyaliste sur la frontière irakienne est consolidée et différentes milices pro-gouvernementales et/ou chiites affluent. Qassem Soleimani, l'Arsène Lupin du Moyen-Orient, s'est même payé d'une visite surprise dans la zone :

Où l'on voit d'ailleurs le visage de quelques Hazaras chiites d'Afghanistan, semble-t-il. Le puissant général iranien y a rencontré des officiers de l'armée syrienne, des Unités de Mobilisation Populaires irakiennes et du Hezbollah. Arc chiite, quand tu nous tiens ; de quoi donner quelques sueurs froides à Tel Aviv et à Riyad...

A noter que de modernes T90 russes apparaissent sur les vidéos, ce qui indique la priorité que Damas et plus généralement le 4+1 donne à ce nouveau front :

Selon certaines sources rebelles, les loyalistes auraient d'ailleurs déjà avancé contre Daech le long de la frontière :

Game over pour les proxies US, ensablés dans leur coquille vide et qui commencent d'ailleurs déjà à sentir à l'étroit. C'est avec un sourire ironique que les Dieux de la guerre accueillent la nouvelle d'une bataille rangée entre les gardes-frontière jordaniens et un petit groupe de rebelles qui a essayé de passer en force à... Al Tanaf ! Amman qui, fortement cornaquée par Washington, ne voyait pas d'inconvénients à laisser des combattants passer en Syrie est apparemment bien plus pointilleuse quand les "modérés" font le chemin inverse...

En parlant de loups qui s'entre-dévorent, les zones de désescalade concoctées par Moscou ont exactement ce rôle : saucissonner le barbuland est une grande tradition russe et les événements récents ne font pas exception. Dernières perles en date :

  • dans l'Idlibistan, l'ingrate Hayat Tahrir al-Cham (Al Qaeda) a déboulé sur un groupe de l'ASL qui lui avait pourtant fourni moultes armes US dans le passé. Si un accord bancal de cessation des hostilités vient d'être conclu, nul doute qu'il volera en éclat dès le prochain coup de fusil.
  • Dans la nordiste Al Bab, théoriquement occupée par les Turcs rappelons-le, le dernier clash inter-rebelles a fait une quinzaine de morts. Cette ville si chèrement conquise par le sultan est le théâtre d'affrontements quasi-quotidiens. Pas étonnant dans ces conditions que des dizaines de combattants de l'opération ottomane Bouclier de l'Euphrate désertent et rejoignent les rangs de l'armée syrienne.

Mise à part Deraa où les loyalistes ont l'excuse de faire la guerre à Al Qaeda, non concernée par les accords, le cessez-le-feu tient à peu près en Syrie utile, permettant à Damas de redéployer ses troupes contre l'EI vers l'est :

En Syrie, 2016 fut marquée du sceau septentrional (Alep, Al Bab). Désormais, les regards se tournent vers l'Orient où la grande explication devrait avoir lieu cette année.

Nous y sommes. C'est une attaque générale sur plusieurs axes contre le califat daéchique :

Au nord, que de chemin parcouru depuis la prise de la base aérienne de Jirah. Les Tiger forces sont depuis quelques jours entrés dans le gouvernorat de Raqqa, en contournant Taqba tenue par les Kurdes. La descente vers le sud ressemble parfois à une promenade de santé. L'objectif est à terme de faire jonction avec la future avancée à l'est de Hama où les sukhois russes s'en donnent à coeur joie :

Les renforts se concentrent dans la région de Palmyre où l'armée grignote la base territoriale de l'EI qui fait tout de même preuve d'une très grande résilience. Le moins que l'on puisse dire est que, contrairement aux autres fronts, ça n'avance pas beaucoup à l'est de la cité de Zénobie. Or c'est principalement de là que viendra la ruée pour libérer Deir ez-Zoor, qui repousse assez héroïquement depuis des années assaut après assaut.

A moins que la ville stratégique ne soit libérée depuis l'est via le magistral blitz évoqué au début, puis la remontée de la frontière syro-irakienne et enfin la remontée de l'Euphrate, armée syrienne et UMP irakiennes main dans la main...

 

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/06/suites-syriennes.html

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