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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #l'otan. tag

« 2 + 2 = 5 !! Répétez-le, ou vous serez exécuté ! » L’édito de Charles SANNAT

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #l'horreur économique

« 2 + 2 = 5 !! Répétez-le, ou vous serez exécuté ! » L’édito de Charles SANNAT

« 2 + 2 = 5 !! Répétez-le, ou vous serez exécuté ! » L’édito de Charles SANNAT

« 2 + 2 = 5 !! Répétez-le, ou vous serez exécuté ! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je suis ébahi par les changements.

Je ne parle pas du changement naturel et du cours naturel de l’évolution des choses.

Je pense aux changements imposés.

Je pense aux changements que l’on vous impose. De force.

Et je dis bien… de force.

Jusqu’à ce que cela rentre. Jusqu’à ce que vous ayez intégré ces nouvelles vérités.

Ces nouvelles vérités deviennent des dogmes.

Ces dogmes, vous ne pouvez pas les remettre en cause sinon vous serez qualifié de raciste, de fasciste, de complotiste, de xénophobe ou d’homophobe.

Vous n’avez plus le droit de penser certaines réalités ancestrales sous peine d’excommunication sociale immédiate. Pour les cas les plus graves, d’autres moyens de « redressement » par la coercition existent.

Comme vous pouvez le voir sur cette vidéo, remarquable dans son art cinématographique, il est assez facile de faire dire à une classe entière que 2 + 2 = 5.

C’est une simple question de force.

Ces méthodes ont existé. Aussi bien sous l’Allemagne nazie, que dans l’URSS de Staline. Encore plus chez Mao ou chez Pol Pot !

« Chez nous, c’est différent ! » Non, c’est exactement pareil !

La seule différence que je vous concède entre notre système et celui de la vidéo ou de Pol Pot, c’est uniquement que vous n’êtes pas encore mis en camps de redressement lorsque vous pensez différemment.

Je précise bien « pas encore » !

Mais je dois vous avouer qu’il y a de quoi tout de même se poser la question quand j’entends autant de haine à l’égard de ceux qui osent défier le mondialisme et l’européisme.

2 +2 = 5 donc.

L’euro c’est la croissance. 2 +2 = 5

L’euro c’est la prospérité. 2 +2 = 5

L’Europe c’est la paix. 2 +2 = 5 (pour ceux qui n’ont pas suivi avec 300 morts dans les rues de Paris, et l’absence de frontière, effectivement il faut quand même dire que l’Europe c’est la paix, sans oublier que nous portons partout la guerre).

L’Europe c’est la paix. 2 +2 = 5. Demandez aux Ukrainiens.

L’Europe c’est la paix. 2 +2 = 5. Demandez aux Libyens.

Il faut plus d’Europe. 2 +2 = 5.

La mondialisation c’est la prospérité. 7 millions de chômeurs. 10 millions de pauvres dans notre pays. 2 +2 = 5.

Je peux vous faire une très longue liste des absurdités dont on vous bourre le crâne. Le refus de l’Europe ou de la mondialisation c’est le « repli sur soi », c’est la « Corée du Nord » ! 190 pays disposent de leurs frontières, de leurs banques centrales, de leur armée et de leur indépendance. Sur 190, il n’y a qu’une seule « Corée du Nord ». 2 +2 = 5.

2 +2 = 5 et vous devez lutter individuellement et collectivement contre la propagande, et la manipulation de votre pensée.

Soyez libres. Car 2 +2 = 5 n’ont jamais fait 5, et même dans les pires situations, il restera au fond de chacune et de chacun cette inextinguible soif de liberté et de vérité.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

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Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg

  • Par

Une explosion s'est produite aujourd'hui dans le métro de Saint-Pétersbourg, rapporte le site d'information russe Life News. Selon des informations préliminaires citées par l'agence Interfax, l'explosion a fait au moins dix morts, tandis que l'agence de presse RIA fait état d'au moins dix blessés.

Les causes n'étaient pas connues dans l'immédiat.

» EN DIRECT - Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg, au moins 10 morts

Le site Life News a diffusé des images de blessés allongés sur un quai. Il a également publié une photo montrant la porte éventrée d'un wagon du métro.

D'autres médias russes dont l'agence de presse RIA ont également signalé une explosion dans le métro. Un journaliste de Reuters a vu une dizaine d'ambulances s'approcher de la station Sennaïa Plochtchad.

Le site Fontanka indique pour sa part que trois stations du réseau ont été fermées aux voyageurs.

> Lire: Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg, plusieurs morts

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 L’OTAN menace notre sécurité. Le journal suisse"LE TEMPS".

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN.

 
Non, la Russie n’est pas l’agresseur et ne menace aucunement les Pays Baltes, la Pologne ou la Suède. A l’implosion de l’URSS et du Pacte de Varsovie, la bévue stratégique des Etats-Unis et de leurs alliés a été de ne pas refonder l’architecture i...
© REUTERS/Yves Herman

Opinion

L’OTAN menace notre sécurité

Ce n’est pas la Russie qui menace l’Europe, mais les Etats-Unis et ses alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) qui déstabilisent le monde, estiment Gabriel Galice, Daniele Ganser et Hans von Sponeck

Dirigeants russes humiliés

Non, la Russie n’est pas l’agresseur et ne menace aucunement les Pays Baltes, la Pologne ou la Suède. A l’implosion de l’URSS et du Pacte de Varsovie, la bévue stratégique des Etats-Unis et de leurs alliés a été de ne pas refonder l’architecture internationale de sécurité. Oubliée la Charte de Paris (1990) qui promettait la paix à l’Europe. Dans son livre, Le Grand échiquier – l’Amérique et le reste du monde, Zbigniew Brezinski posait en 1997 la question de savoir s’il fallait intégrer la Russie dans l’OTAN et dans l’UE. Il finissait par privilégier la sécurité tactique sur la paix stratégique, non sans prévoir que cela déclencherait des réactions russes.

Il préconisait l’intégration de l’Ukraine, l’un des cinq «pivots géopolitiques» de l’Eurasie, dans l’OTAN et dans l’UE. En 2010, Charles A Kupchan, Professeur à Georgetown University, proposait d’intégrer les Russes dans l’OTAN. Oubliant la promesse des USA aux Russes, lors de la réunification allemande, de ne pas étendre l’OTAN à l’Est, les Occidentaux n’ont eu de cesse de repousser, d’encercler et d’humilier les dirigeants russes successifs. Quoi que nous pensions du régime russe, le principal défaut de Vladimir Poutine (et de bien d’autres pays du monde), aux yeux des Occidentaux, est de cesser d’acquiescer aux volontés hégémoniques occidentales.

La CIA en embuscade

Après l’illégale guerre d’Irak, l’extension du nombre de pays membres de l’OTAN et l’expansion tous azimuts de son aire d’action, le renversement du régime de Kadhafi en Libye, puis ce que nous considérons comme un coup d’Etat en Ukraine organisé et soutenu par les Etats-Unis, auront été les lignes rouges déclenchant les ripostes russe et chinoise qui avaient déjà constitué l’Organisation de Coopération de Shanghai après le premier élargissement de l’OTAN. Il aura fallu les opérations en Libye et en Ukraine et l’appui de l’occident (dès 2006 selon Time Magazine du 19 décembre 2006) aux «rebelles» résolus à renverser le régime syrien, pour que les Russes soutiennent surtout l’autonomie de la Crimée et interviennent militairement en Syrie.

Tandis que la CIA a surveillé l’élection présidentielle française de 2012, que la NSA, espionne partout entreprises, organisations et particuliers, la mode est d’imputer aux dirigeants russes une ingérence directe dans les élections américaines, françaises, allemandes.

Les pays européens renforcent leur alignement sur la politique étrangère des Etats-Unis, embargo contre la Russie inclusivement. Le Président François Hollande parachève la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, entamée par Nicolas Sarkozy.

Et les pays neutres?

Et les pays neutres? La Suède rétablit la conscription, ce au moment de la diffusion sur Arte d’un reportage édifiant intitulé «Guerre froide dans le Grand Nord». L’Etat-major suédois manœuvrait naguère de concert avec l’OTAN et les Etats-Unis, ce à l’insu du gouvernement d’Olof Palme qui préconisait la détente avec Moscou… et qui en mourut assassiné. L’adhésion de la Suisse au Partenariat pour la paix (ou PpP) de l’OTAN vaut-elle neutralité? William Perry, ex-Secrétaire à la Défense a déclaré: «La différence entre l’adhésion pleine et entière à L’OTAN et le PpP doit tendre à devenir plus ténue qu’une feuille de papier». Des avions suisses survolent la Baltique aux côtés de chasseurs de l’OTAN.

Non, l’OTAN, devenue une alliance offensive, n’assure pas notre sécurité. Misons sur l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), dialoguons avec la Russie et mettons en œuvre les articles 46 et 47 de la Charte de l’ONU, stipulant un comité d’état-major auprès du Conseil de Sécurité.

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Des chars US aux portes de la Russie

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Des chars US aux portes de la Russie

Des chars américains se sont considérablement rapprochés de la capitale russe.  

« Pour une première fois dans l’histoire, des chars américains sont parvenus à 700 km de Moscou », a écrit sur son compte Twitter, Murad Gazdiev, le journaliste de la chaîne RT.

En fait, les États-Unis n’ont pas dissimulé leur attrait pour étendre, dans le cadre de l’Alliance de l’Atlantique Nord, leur présence en Europe de l’Est ; « cela dit, au moins trois pays baltes seraient concernés par ce nouvel emplacement des chars américains », précise RT.

Cette actualité a fait vite réagir l’agence de presse Russia Insider qui a écrit à son tour : « Imaginez que les chars russes soient déployés à 700 km de Washington. Maintenant, imaginez la réaction de la chaîne CNN et pleurez à haute voix… »

Des experts des questions militaires ont déjà averti, à maintes reprises, que le déploiement des forces militaires américaines en Estonie serait la source de controverse et au détriment des relations américaines.

Début mars, le ministère de la Défense d’Estonie a officiellement annoncé que plus de 1 200 militaires de la Grande-Bretagne, de la France et du Danemark seraient transférés vers le pays d’ici fin avril. Selon l’édition du 15 mars 2017, de la chaîne RTBF, « le plus septentrional des pays baltes accueillerait ainsi un bataillon de l’OTAN et les effectifs de l’Alliance en Estonie dépasseront 1 500 hommes. Certains experts pensent qu’un tel “renforcement de la capacité défensive” provoquera tôt ou tard la Russie à la riposte. »

presstv.com


 
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MACRON EST-IL UN AGENT DES USA? Par yvster14

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN.

MACRON EST-IL UN AGENT DES USA?

  • 10 mars 2017
  • . Néanmoins, je vous enjoint de lire l'article qui suit. C'est une théorie qui, d'après ce que j'ai pu voir en l'ascension fulgurante de Macron, tient la route. Seule une révélation de wikileaks pourrait étayer cette thèse. A voir d'ici les semaines à venir, donc. Source: https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/08/macron-cible-par-la-cia/
 

CETTE QUESTION SERA-T-ELLE AU CENTRE DE LA PROCHAINE REVELATION

DE  JULIAN ASSANGE ?

Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle  vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments.   Bonne lecture.

Propos liminaires

Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est qu’un postulat!) que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?

Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia: “ Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.

Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?

Peut – être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des russes qui le considèrent alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est elle plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le parcours de Macron.

Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs: tout faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche et rester dans un schéma de la mondialisation de l’Économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces idées sortent de la tête de ce brillant énarque? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle définit par les États Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.

Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !

L’histoire incroyable de MACRON, le nouveau messie français.

Le contexte

Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondations privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think tanks dans la monde. Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est la centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant.Rassurez vous, elle n’est pas loin. Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.

L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre« les populismes » (tiens, tiens,) et les extrêmes.

La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution Européenne.

En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think tank néoconservateur américain, a réuni plusieurs think tanks français et européens, de gauche comme de droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont, ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.

Vous avez bien lu ? Le « NON » à la constitution européenne serait donc le fait d’une vague populiste !

Vous avez donc compris que les américains sélectionnent, forment et financent des individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et les extrêmes pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants » qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.

Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune énarque, que des parrains bien intentionnés ont calibré, jour après jour, en« leader politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.

 Macron entre dans la cour des grands.

Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du Préfet de l’Oise. Ce dernier le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.

Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarché. Homme de réseaux et d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel. Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.

Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les progressistes américains dont John Podesta, relation de Hermand, est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think tank « progressiste » qu’il préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

  Macron calibré au programme de la NED

  1. Le formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet

En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet le prend sous sa protection. Pourquoi? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le messie libéral de demain? Il n’y a aucun doute. A l’inspection des finances Jouyet est une sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il mise sur le jeune énarque.

Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion “néo-cons” aux Etats Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à propos du “non” à la constitution européenne).

Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders Politiques d’Avenir ». Inutile de vous dire qui sont les intervenants et les sujets abordés (voir le site Aspen France) c’est édifiant! Laurent WAUQUIEZ , Jérôme GUEDJ, Olivier FERRAND, Cécile DUFLOT, Najat VALLAUD-BELKACEM, Jean Vincent PLACE sont les membres le plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron. Mais lui il était en prise direct avec le président.

Pour être plus concret, Michael Bloomberg,  ancien maire de New York et 8 ème fortune mondiale a rencontré Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne pour parler économie. Bloomberg au travers de « Bloomberg Philanthropies » travaille depuis de nombreuse années en partenariat avec l’Institut Aspen.

Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l élection présidentielles 2007 Jouyet et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche – droite entre Royal et Bayrou . Il y entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est

2. Le formation économique : la mondialisation de l’économie de  Jacques Attali.

Cette même année, Jouyet va suggérer le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est le saint des saints de libéralisme européiste. Socialistes et libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).

Quel est l’objectif de Jacques Attali? Défenseur des la constitution et de l’établissement d’un état de droit mondial, condition pour lui de la démocratie et des droits de l’Homme (tu parles!), il pense en postulat que l’économie régulée par une institution de surveillance financière mondiale peut être une solution à la crise. Cette institution financière serait une première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale dont l’Union Européenne peut devenir un laboratoire. Tout est dit. Emmanuel Macron a bien compris la leçon puisqu’il propose  dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un parlement économique européen et d’un budget européen.

C’est grâce à cette commission que Macron va développer ses réseaux. Il va notamment y rencontrer Serge Weinberg, homme d’affaire proche de Fabius. Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la “Trilatérale” dont les objectifs ont inspiré Attali.

Cette organisation privée a été créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bliderberg et du Council Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Asie du Pacifique (trois zones clés du monde, pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique.

En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présente Macron à François Henrot ami intime de Wienberg. Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild.

Macron est recruté, il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

Destinée à favoriser les liens entre la France et les Etats Unis, la French American Fondation est née en 1976, durant ds heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux Etats Unis entre le président Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing. L’activité de cette fondation est centrée sur le programme Young Leaders dont la mission est de trouver les personnes qui feront l’opinion et qui seront les dirigeants de leurs sociétés respectives. Ils sont né en 1981, avec pour parrain l’influent économiste libéral franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre temps équivalent aux Etats Unis, toujours dans des villes différentes, toujours avec des intervenants de très haut niveau. Les Young Leaders français sont (liste non exhaustive): Juppé, Pécresse, Kosciusko Morizet, Wauquiez, Bougrab, Hollande, Moscovici, Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut – Belkacem, Aquilino Morelle, Bruno Leroux, Olivier Ferrand, Laurent Joffrin (Nouvel Observateur), Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde).

Coté américain : Bill et Hillary Clinton….Macron sera promu, lui, en 2012.

L’ascension et l’apothéose.

Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie.

Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République.

Beau parcours, non?

Le 16 avril 2014 Jean-Pierre Jouyet deviendra Secrétaire Générale de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au cœur de la République.

C’est un véritable coup d’État! Soft, certes, mais un coup d’État!

MACRON a-t-il été ciblé par la CIA?

 Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans une e-mail d’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était “un banquier en fusions et acquisitions” chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection Générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie”.

« Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Economie» est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait ce pas plutôt « pouvant aussi devenir ministre de l’Économie » ?

Pourquoi cette précision ?

Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son Ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son Ministre de l’Économie deux ans plus tard)…

Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel?

Au moment de la rédaction du mail, il est écrit que Macron est “banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris” C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de “La Rotonde” chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani Ferry ceux là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour  composer le  futur gouvernement.Et au moment de l’envoie de l’e-mail, elles ne pouvaient pas avoir eu lieu.

Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait à haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton? La CIA via les interceptions  de la NSA ou quelqu’un d’autre?

Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, cet e-mail n’est pas adressé à n’importe qui mais à Hillary Clinton alors Secrétaire d’Etat d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande? 

En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Médiapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais la NSA a affirmé que ces écoutes n’avaient jamais touché les chefs d’État mais leur entourage.

Macron a-t-il était placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée? Et si oui, les Etats Unis cherchaient ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence?

Y-a-t-il eu collusion entre les Etats Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron?

A la vue de son parcours, la réponse est oui!

Une  preuve?

L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, progressiste et européiste soutenu par les milieux politico- financiers. Toute cette stratégie  reposent sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale.

On comprend mieux l’inquiétude des russes qui se retrouvent avec un scénario à l’Ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe.

Un président français choisi directement par les américains? De Gaulle va se retourner dans sa tombe.

C’est peut-être ce scénario que nous révélera Assange dans les prochaines semaines.

Nota Bene : Ceux qui sont intéressés par cette publication trouveront une nombreuse documentation sur la toile. Mais attention aux sites complotistes ou confusionnistes ! Privilégiez les recherches universitaires!Voici les références des travaux qui ont permis d’écrire cet article :

  • Bulgarie Contre la dérive populiste, des « think tanks de gauche » La Vie des Idées  numéro de mai/juin 2007 La Vie des Idées est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon.

  • A propos de la NED, voir Ghilhot Nicolas, « Les professionnels de la démocratie : logiques savantes et logiques militantes dans le nouvel internationalisme américain », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 139, Septembre 2001, pp. 53-65.

  • A propos de  Jacques Attali son livre Demain, qui gouvernera le monde ?, Fayard, 2011.

  • A propos de Jean-Pierre Jouyet article dans Le nouvel Economiste – n°1385 – Du 26 avril au 2 mai 2007 –

  • A propos de tous les protagonistes y compris Macron divers articles de presse recoupés

  • A propos de WikiLeaks , Libération et Médiapart/ 2017

  • A propos de la Trilatérale http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677

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Le fabuleux discours de Donald Tusk à Rome, face à un détail de l’Histoire. Le journal Ruptures.

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #le nazisme

Le fabuleux discours de Donald Tusk à Rome, face à un détail de l’Histoire

Tusk à Rome

Tout le monde connaît Donald Trump. Mais qui connaît Donald Tusk ?

A l’attention des 99% d’impardonnables ignorants qui n’ont jamais entendu parler de ce noble personnage, précisons qu’il s’agit de l’homme le plus important de l’Union européenne, puisqu’il préside le Conseil européen formé des vingt-huit chefs d’Etat et de gouvernement. Il vient d’ailleurs d’être reconduit à ce poste le 9 mars par ces derniers. Il avait été le Premier ministre polonais de 2007 à 2014.

Il fut donc l’un des très nombreux orateurs qui s’exprimèrent à Rome à l’occasion du soixantième anniversaire du Traité du même nom. C’était le 25 mars, lors d’une célébration mémorable qui cloua littéralement les 500 millions de citoyens européens passionnés devant leurs téléviseurs, tant personne n’imaginait manquer cet événement historique. Il fut celui qui a brandi les signatures des vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement qui entendent bien poursuivre la merveilleuse aventure au moins « jusqu’à son centenaire », selon la promesse de son compère de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

M. Tusk, donc, prononça une brève allocution, où il s’efforça de prendre de la hauteur par rapport aux crises et bisbilles internes qui font le quotidien bruxellois. Il y rappela que sa propre naissance coïncida avec celle de la Communauté européenne (malgré ces soixante ans de part et d’autre, aucun ne se résigne à la retraite), censée – selon l’historiographie très officielle – avoir permis « la paix sur le continent ». Et le Polonais de rappeler que sa ville natale, Gdansk, avait été « détruite par Hitler et Staline».

Renvoyées dos à dos

Manière de renvoyer – implicitement mais clairement – l’Allemagne nazie et l’URSS dos à dos. Dans le parterre des dirigeants européens, nul n’a moufté. Et on peut prendre le pari qu’au sein de l’aréopage qui l’entourait durant les festivités – le président français, la chancelière allemande, le président du Conseil italien, celui de la Commission européenne et la vaste escouade des puissants qui tentaient de festoyer dans le centre de la ville éternelle – nul n’a songé à lui rappeler un détail de l’Histoire. A savoir qu’il y eut, lors de la seconde guerre mondiale un agresseur (la guerre commença officiellement par l’invasion de la Pologne par la Wehrmacht le 1er septembre 1939) et, le 22 juin 1941, un agressé.

Que ce dernier, en l’occurrence l’Union soviétique, a payé un tribut sans précédent historique – plus de vingt-cinq millions de morts – à cette tragédie, soit plus que tous les autres pays réunis. Et, surtout, que c’est grâce au sacrifice inouï mais aussi à l’effort militaire sans commune mesure avec tous les autres Alliés que le sort de la guerre fut scellé par l’écrasement du nazisme. Sans les batailles de Koursk et de Stalingrad, sans les 34 millions de Soviétiques mobilisés et les 360 divisions de l’Armée rouge qui combattirent la Wehrmacht (à comparer au 90 divisions américaines au plus fort de leur engagement), M. Tusk n’aurait sans doute pas chanté en 2017 les louanges de l’Europe. Quoique.

Celui-ci a tenu à rappeler sa jeunesse « sous le joug communiste » : « j’ai vécu plus de la moitié de ma vie derrière le rideau de fer, là où il était interdit ne serait-ce que de rêver aux valeurs européennes » au rang desquelles figure notamment « la dignité humaine ». C’était à l’époque de la Pologne socialiste, où il était en effet impossible de rêver au chômage et à l’absence de perspective pour la jeune génération.

L’intervention de M. Tusk a eu au moins un mérite : rappeler les gênes fondateurs de l’intégration européenne : celle-ci est née de, dans et par la guerre froide.

Heureusement, tout cela est aujourd’hui forclos. Les jeunes Polonais peuvent librement chercher du travail au sein de l’UE – ils sont ainsi plus de 830 000 à avoir émigré rien qu’au Royaume-Uni, certainement mus par le seul amour des voyages. Il est vrai que Donald Tusk lui-même est un travailleur détaché à Bruxelles.

Ce dernier a, dans la foulée, salué « les millions de gens qui, aujourd’hui, défilent dans les rues de nos capitales, à Rome, à Varsovie, et même à Londres » pour fêter l’Europe. Des millions ? Mais que fait le Décodex ?

Plus sérieusement, l’intervention de M. Tusk a eu au moins un mérite : rappeler les gênes fondateurs de l’intégration européenne. Celle-ci est née de, dans et par la guerre froide. Chassez le naturel, il revient au galop.

Chacun est, après tout, libre d’oublier M. Tusk. Il est en revanche des repères historiques dont il est parfois bon de se souvenir.

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L’Europe veut changer une loi russe

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La Russie, #La mondialisation, #AMERIQUE, #L'OTAN.

L’Europe veut changer une loi russe

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L’Europe veut changer une loi russe

La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) s’est mise en tête de faire modifier la loi russe dite « sur les agents de l’étranger ». Cette loi prévoit de ranger dans la catégorie « agent de l’étranger » les associations russes recevant un financement de pays étrangers.

Plusieurs associations russes ont en effet saisi la CEDH, prétendant que cette loi viole la liberté de parole et de réunion en Russie. Pourtant cette loi n’interdit pas de telles associations, elle prévoit seulement des mesures de contrôle particulier concernant leur financement.

Il existe d’ailleurs à peu près la même loi aux Etats-Unis, on attend donc avec impatience que la CEDH s’y intéresse mais il semble d’ores et déjà garanti que la CEDH condamnera la Russie sans s’intéresser aux Etats-Unis!

Cette ingérence flagrante dans la souveraineté intérieure de la Russie semble toute naturelle aux Européens; il est vrai que les pays d’Europe, qui ont tous renoncé à leurs prérogatives nationales au profit de technocrates européens, ne savent plus ce qu’est la « souveraineté ». Leurs efforts seront vains, la Russie ne se laissant pas dicter d’instructions par des tiers et une éventuelle condamnation sera donc traitée comme elle le mérite: En l’ignorant.

 

source: https://rusreinfo.ru/fr/2017/03/leurope-veut-changer-une-loi-russe/


 
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Détruire Daesh ? Par Thierry Meyssan

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Détruire Daesh ?

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Détruire Daesh ?

Alors que Washington multiplie les signaux confirmant son intention de détruire Daesh, les Britanniques et les Français, suivis par l’ensemble des Européens, envisagent de faire bande à part. Londres et Paris auraient coordonné l’attaque de Damas et d’Hama pour contraindre l’armée arabe syrienne d’aller les défendre et de la sorte pour affaiblir sa présence autour de Rakka. Les Européens espèrent organiser la fuite des jihadistes vers la frontière turque.

La réunion de la Coalition anti-Daesh à Washington, les 22-23 mars, s’est très mal passée. Si en apparence les 68 membres ont réaffirmé leur volonté de lutter contre cette organisation, ils ont en réalité étalé leurs divisions.

Le secrétaire d’État états-unien, Rex Tillerson a rappelé l’engagement du président Trump devant le Congrès de détruire Daesh et non plus de le réduire comme l’affirmait l’administration Obama. Ce faisant, il a placé sans débat les membres de la Coalition devant le fait accompli.

Premier problème : comment les Européens en général et les Britanniques en particulier pourront-ils sauver leurs jihadistes, s’il ne s’agit plus de les déplacer, mais de les supprimer ?

Rex Tillerson, et le Premier ministre irakien, Haïder al-Abadi, ont rendu compte de la bataille de Mossoul. Malgré les satisfecit, il est évident pour tous les experts militaires qu’elle ne sera pas terminée avant de très longs mois. Car à Mossoul, chaque famille ou presque a un de ses membres engagé dans Daesh.

Au plan militaire, la situation de Rakka est beaucoup plus simple. Les jihadistes y sont des étrangers. Il convient donc prioritairement de couper leur approvisionnement, puis de les séparer de la population syrienne.

Deuxième problème : l’armée des États-Unis doit préalablement obtenir l’autorisation du Congrès, puis de Damas, pour se déployer en territoire syrien. Les généraux James Mattis (secrétaire à la Défense) et John Dunford (chef d’état major interarmées) ont tenté de convaincre les parlementaires, mais ce n’est pas gagné. Il faudra alors négocier avec Damas et donc clarifier ce qui doit l’être.

À la question des Européens sur ce que Washington ferait de Rakka libérée, Rex Tillerson a étrangement répondu qu’il y ferait revenir la population déplacée ou réfugiée. Les Européens en ont conclu que cette population étant massivement favorable à Damas, Washington a l’intention de restituer ce territoire à la République arabe syrienne.

Prenant la parole, le ministre des Affaires étrangères portugais, Augusto Santos Silva, a souligné que cette proposition allait à l’encontre de ce qui avait été décidé précédemment. Les Européens ont le devoir moral, a-t-il souligné, de poursuivre leur effort de protection envers les réfugiés qui ont fui la « dictature sanguinaire ». Or, même libérée, Rakka ne sera pas une zone sûre, du fait de l’armée arabe syrienne qui serait pire que Daesh.

Le choix par les Européens de confier cette intervention au Portugal n’est pas neutre. L’ancien Premier ministre portugais dont Santos Silva a été ministre, António Guterres, est l’ancien haut-commissaire pour les Réfugiés et l’actuel secrétaire-général de l’Onu. Il avait été aussi président de l’Internationale socialiste, une organisation entièrement contrôlée par Hillary Clinton et Madeleine Albright. Bref, il est aujourd’hui le paravent de Jeffrey Feltman à l’Onu et du clan belliciste.

Troisième problème : libérer Rakka de Daesh, certes, mais, selon les Européens, pas pour la restituer à Damas. D’où la surenchère française.

Immédiatement, on a vu les jihadistes de Jobar attaquer le centre de la capitale et ceux d’Hama attaquer des villages isolés. Peut-être s’agit-il pour eux d’une tentative désespérée afin d’obtenir un lot de consolation à Astana ou à Genève avant la fin de la partie. Peut-être s’agit-il d’une stratégie coordonnée par Londres avec Paris.

Dans ce cas, on devrait s’attendre à une vaste opération des puissances coloniales à Rakka. Londres et Paris pourraient attaquer la ville avant qu’elle ne soit encerclée de manière à contraindre Daesh à se déplacer et ainsi le sauver. Daesh pourrait se replier à la frontière turque, voire en Turquie même. L’organisation deviendrait alors le liquidateur des Kurdes pour le compte de Recep Tayyip Erdoğan.

Thierry Meyssan

Source : Al-Watan (Syrie)

via: http://www.voltairenet.org/article195783.html

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Conflit OTAN-Russie : Qui a vraiment transgressé les tabous ? (Interview du professeur Daniele Ganser)

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine

Conflit OTAN-Russie : Qui a vraiment transgressé les tabous ? (Interview du professeur Daniele Ganser)

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Conflit OTAN-Russie : Qui a vraiment transgressé les tabous ? (Interview du professeur Daniele Ganser)

Les médias établis parlent sans arrêt d’une intervention militaire possible dans les pays baltes, c’est-à-dire dans les anciennes républiques soviétiques d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie. Le magazine politique « Rundschau » de la Télévision suisse SRF par exemple a relaté la présence en Estonie de milices qui s’entraînent régulièrement les week-ends « pour – je cite SRF – se préparer au pire ». En Estonie, en Lettonie et en Lituanie il y aurait un malaise à cause de leur « voisine russe (entre guillemets) de plus en plus agressive ».

Mais quand on regarde d’un peu plus près l’argument de la prétendue « agressivité de la voisine russe », il y a finalement ces deux affirmations qui reviennent toujours :

Premièrement « l’annexion de la Crimée » et deuxièmement « l’agression en Ukraine de l’est », deux choses qui auraient été un choc également pour les pays baltes. La Russie aurait utilisé la force pour modifier les frontières européennes existantes, ce qui serait une transgression des tabous, d’après SRF.

Mais si on parle de « transgression des tabous », il semble que les médias établis ont complètement mis de côté une chose, à savoir avec quelle affaire la transgression des tabous avait réellement commencé.

Il serait capital de savoir cela, comme l’a dit en mai 2015 sur la chaîne de télé « RT Deutsch » le professeur Daniele Ganser, historien suisse qui fait des recherches sur la paix. Capital de savoir que le changement de gouvernement en Ukraine en février 2014 a été de façon quasiment certaine un coup d’Etat sponsorisé par l’Occident. C’est uniquement ce coup d’Etat sanglant qui aurait suscité l’effondrement de l’économie et la guerre civile dans l’est de l’Ukraine. Cela ferait une grande différence ; en effet si c’est le gouvernement des Etats-Unis ou les pays de l’OTAN qui ont réellement renversé le gouvernement légitime de Kiev, la suite des événements en Crimée serait en fait une riposte et c’est l’OTAN qui serait à l’origine de la transgression des tabous.

Il semble vraiment que les médias occidentaux ne s’occupent ni des véritables transgressions des tabous, ni de leur analyse. Il en est exactement de même en ce qui concerne l’élargissement de l’OTAN à l’Est. Pendant les négociations à l’occasion de la réunification de l’Allemagne en 1990, on s’était engagé à ne pas élargir l’OTAN vers l’Est. Il était prévu qu’en contrepartie toutes les troupes soviétiques se retireraient du territoire de l’ancienne RDA, ce qui avait effectivement été fait. Le magazine « DER SPIEGEL » en a même présenté des preuves claires dans son édition 48 de 2009 : L’Occident aurait « tout fait pour donner l’impression aux Soviétiques qu’une adhésion à l’OTAN de pays comme la Pologne, la Hongrie ou la Tchécoslovaquie était exclue. »

Mais jugez par vous-mêmes si l’élargissement de l’OTAN à l’Est est la première transgression des tabous :

Le 12 mars 1999 la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie ont adhéré à l’OTAN.

Le 29 mars 2004 la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie ont adhéré à l’OTAN.

Le 1er avril 2009 ça a été le tour de l’Albanie et de la Croatie.

Le 19 mai 2016 le Monténégro a été accueilli dans la coalition de l’OTAN.

La Géorgie et l’Ukraine pareillement aimeraient adhérer à l’OTAN le plus tôt possible. La Macédoine de même s’intéresse à une adhésion.

Egalement en ce qui concerne les dépenses militaires, les pays de l’OTAN dépassent largement la Russie. Ainsi le représentant russe de l’OTAN Alexander Grushko a dit le 16 février 2016 que les dépenses militaires de l’ensemble des pays européens de l’OTAN (plus de 250 milliards d’euros) dépassent le budget militaire total de la Russie et de la Chine réunies. Et pourtant les pays européens de l’OTAN ne contribuent même pas pour 30% de l’enveloppe budgétaire de l’OTAN, les Etats-Unis en assurant plus de 65%.

Selon une étude de l’Institut international suédois de recherche sur la paix (SIPRI) les dépenses militaires de l’OTAN se sont élevées en 2015 à 904,9 milliards de dollars, dont 595,5 milliards apportés par les Etats-Unis à eux seuls. La Russie à l’inverse a dépensé seulement 91,1 milliards de dollars.

Ces exemples montrent que dans le conflit croissant entre l’OTAN et la Russie, il faut analyser de façon très précise les véritables transgressions des tabous. Le film russe « Crimée – le retour à la patrie », que Klagemauer.TV a traduit en allemand, est indispensable pour avoir une autre image sur les véritables transgressions des tabous dans le conflit entre l’Ukraine et la Crimée. Vous allez pouvoir regarder maintenant la réponse du professeur Daniele Ganser expliquant qui, selon lui, a commencé le conflit entre l’Ukraine et la Crimée. L’interview a eu lieu en mai 2015, donc un an après le putsch en Ukraine. Depuis, comme Daniele Ganser l’a exposé dans plusieurs conférences, il n’est plus guère contesté que c’était un putsch sponsorisé par l’Occident.

Mais pour ce spécialiste de la recherche sur la paix il était primordial déjà à l’époque de savoir qui avait vraiment commencé le conflit, une question que les médias occidentaux n’ont jamais ni posée ni analysée.

de d.d.


 
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Quand la gauche cessa-t-elle d’être de gauche ? Par Christophe Vieren 

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique

Quand la gauche cessa-t-elle d’être de gauche ? Par Christophe Vieren 

Quand la gauche cessa-t-elle d’être de gauche ?

 » Quand la gauche a basculé à droite «  est le titre donné à cette vidéo de 17′ que j’ai trouvée très pédagogique.

Quoiqu’il soit difficile de donner une date précise, tant la barrière entre les qualificatifs politiques « droite » et « gauche » est floue, épaisse, dans cette vidéo « Quand la gauche a basculé à droite » une date est proposée : celle du 23 mars 1983. C’est en effet à la date à laquelle le deuxième gouvernement Mitterrand/Mauroy choisi la construction de l’Europe au détriment de la construction de la justice sociale.

En effet, le 19 février 1983, F. Mitterrand n’avait-il pas dit (ou écrit) : « Je suis partagé entre deux ambitions : celle de la construction de l’Europe et celle de la justice sociale. Le SME* est nécessaire pour réussir la première et limite ma liberté pour la seconde » (Source : Verbatim, p.399, Jacques Attali, Fayard, page 399).

Le 16 mars, après que Laurent Fabius, ministre du budget,  ait consulté Jacques Attali, conseiller spécial, et Michel Camdessus, directeur du trésor, Mitterrand fait son choix pour l’Europe. Le gouvernement Mauroy II met alors en place une politique que l’on appella le tournant de la rigueur. Parallèlement, se prépare le Traité de Maastricht pour la mise en place de l’Euro.

François Ruffin, journaliste, rédac-chef de Fakir, réalisateur du documentaire Merci Patron, au titre duquel il obtiendra un César en 2017 (voir son coup de gueule en 2’11 » lors de la cérémonie) nous détaille cette période – à la manière de Guillemin – dans cette vidéo de 17′ : Quand la gauche a basculé à droite.

Toute ressemblance avec les politiques budgétaires conduites de 2008 à ce jour de 7 mars 2017 et l’appartenance de la France à l’Eurozone serait bien évidemment fortuite. Le discours d’Hollande en l’hommage de P. Mauroy, décédé, présenté en début de vidéo parle de lui même.

On sait pourtant qu’une telle politique menée en période déflationniste st mortifère : le chancelier allemand Heinrich Brüning entre 1930 et 1932 nous l’a appris au dépend de la terre entière. Il est en effet indéniable que cette politique a conduit à l’accession d’Hitler au pouvoir. Pour en savoir plus sur le sujet , voir mon billet : Quel rapport entre la transition énergétique et le chancelier allemand Brüning ?

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