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Le blog de Lucien PONS

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Une menace d'inculpation pour Haute Trahison à l'encontre de Varoufakis ?

31 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #La dette, #Europe supranationale, #Les transnationales, #La finance dérégulée, #La France, #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #L'OTAN., #Terrorisme

Pour Varoufakis

 

La menace d’une inculpation pour Haute Trahison pesant désormais sur Yanis Varoufakis a quelque chose d’absurde, mais aussi de terriblement révélateur[1]. Elle éclaire de manière crue le faite que la zone Euro est désormais devenue un monstre, ou plus précisément un tyran qui s’est dégagé de toute règle.

 

Les faits

Yanis Varoufakis, en tant que Ministre des finances, a pris la décision de faire pénétrer clandestinement le système informatique de l’administration fiscale grecque. On a rendu compte de ce « plan B » dans ce carnet[2], et c’est ce qui lui est reproché. Mais, il a pris cette décision en accord avec le Premier ministre, Alexis Tsipras. Il a pris cette décision concernant le système informatique de l’administration fiscale grecque parce que ce dernier était en réalité sous le contrôle d’hommes de la « Troïka », c’est à dire du Fond Monétaire International, de la Banque Centrale Européenne et de la Commission Européenne. C’est donc le Premier ministre conservateur, M. Samaras, battu lors des élections du 25 janvier, qui a en réalité commis cet acte de Haute Trahison en confiant l’administration fiscale à une (ou des) puissances étrangères. C’est lui, et lui seul, qui porte la totale responsabilité de ce qui est alors survenu.

Cette décision avait pour but de mettre en œuvre un système de paiements parallèles qui aurait permis au gouvernement grec de contourner le blocage des banques qui fut organisé par la BCE à partir de la fin juin 2015. Ceci aurait été nécessaire pour éviter la destruction du système bancaire grecque qu’a provoquée l’action de la Banque Centrale Européenne. Cette action illégale de la BCE a mis en péril le système bancaire alors que l’une de ses missions, inscrites dans la charte de la BCE est justement d’assurer le bon fonctionnement de ce système bancaire. Si Yanis Varoufakis doit être inculpé, il serait logique, il serait juste, que le Président de la BCE M. Draghi ainsi que le Président de l’Eurogroupe, M. Dijsselbloem, le soient aussi.

Il est exact que ce système parallèle de paiements aurait aussi pu permettre un glissement très rapide de l’Euro vers la Drachme, mais Varoufakis, selon les propos rapporté par The Telegraph, n’envisageait cela qu’en toute dernière extrémité[3].

 

Une décision absurde.

Inculper M. Varoufakis est ainsi absurde. Le fait qu’il soit désormais défendu par des personnalités comme Mohamed El-Erian, l’économiste en chef d’Allianz et Président d’un comité d’experts économiques auprès du Président des Etats-Unis[4], montre bien que ce qu’il a fait, il l’a fait pour le plus grand bien de l’Etat qu’il servait comme Ministre des finances. Cette inculpation, si elle devait de confirmer, ne pourrait avoir lieu qu’avec la complicité d’Alexis Tsipras qui aurait alors lâché son ancien Ministre des finances, et qui n’assumerait pas ses responsabilités. Cette inculpation, si elle survenait, serait un acte odieux, un acte de pure justice politique, de vengeance des autorités européennes contre un homme qui a osé, appuyé par son peuple, les défier.

Cette inculpation serait aussi quelque chose de très révélateur de l’attitude néo-coloniale qu’ont les autorités européennes aujourd’hui vis-à-vis de la Grèce, mais aussi d’autre pays. Stefano Fassina, ancien Vice-Ministre des finances du gouvernement italien, membre du Parlement de ce pays et l’un des membres éminents du Parti Démocrate actuellement au pouvoir, a écrit dans un texte qui a été publié sur le blog de Yanis Varoufakis[5] : « Alexis Tsipras, Syriza et le peuple grec ont eu le mérite historique indéniable d’arracher le voile de rhétorique Européiste et d’objectivité technique qui n’a pour but que de masquer la dynamique de la zone Euro »[6]. Il ajoute aussi : « Nous devons reconnaître que l’Euro fut une erreur de perspective politique. Il nous faut admettre que dans la cage néo-libérale de l’Euro, la Gauche perd sa fonction historique et qu’elle est morte comme force servant la dignité et l’importance politique du travail ainsi que de la citoyenneté sociale en tant qu’instrument d’une démocratie réelle »[7]. Il conclut enfin en écrivant : « Pour une désintégration qui soit gérée de la monnaie unique, nous devons construire une large alliance de fronts de libération nationale »[8].

Cette perspective est aujourd’hui entièrement justifiée. La zone Euro s’est bien révélée une machine de guerre au service d’une idéologie, le néo-libéralisme, et au service d’intérêts particuliers, ceux de la finance, et d’une oligarchie sans frontières. La perspective offerte par Stefano Fassina est bien celle que nous avons aujourd’hui devant nous, soit la constitution d’une « alliance des fronts de libération nationale » des pays de la zone Euro pour faire plier le tyran, et pour démanteler la zone Euro.

Notes

[1] Evans-Pritchards A., « European ‘alliance of national liberation fronts’ emerges to avenge Greek defeat », The Telegraph, 29 juillet 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11768134/European-allince-of-national-liberation-fronts-emerges-to-avenge-Greek-defeat.html

[2] http://russeurope.hypotheses.org/4148

[3] http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11764018/Varoufakis-reveals-cloak-and-dagger-Plan-B-for-Greece-awaits-treason-charges.html

[4] http://www.project-syndicate.org/commentary/varoufakis-agenda-defended-by-mohamed-a–el-erian-2015-07

[5] Voir Fassina S., « For an alliance of national liberationfronts », article publié sur le blog de Yanis Varoufakis par Stefano Fassina, membre du Parlement (PD), le 27 juillet 2015, http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/27/for-an-alliance-of-national-liberation-fronts-by-stefano-fassina-mp/

[6] Alexis Tsipras, Syriza and the Greek people have the undeniable historical merit of having ripped away the veil of Europeanist rhetoric and technical objectivity aimed at covering up the dynamics in the eurozone

[7] We need to admit that in the neo-liberal cage of the euro, the left loses its historical function and is dead as a force committed to the dignity and political relevance of labour and to social citizenship as a vehicle of effective democracy.

[8] For a managed dis-integration of the single currency, we must build a broad alliance of national liberation fronts


Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s'est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

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L'indécision sur les Mistral coûte un million d'euros par mois à la France

29 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE, #La Russie, #Politique étrangère, #L'OTAN.

L'indécision sur les Mistral coûte un million d'euros par mois à la France

Les frais de gardiennage et d'assurance des deux navires construits pour la Russie font frémir. Hollande doit trancher "dans les prochaines semaines".

Publié le - Le Point.fr
Le "Vladivostok", BPC de classe Mistral, à Saint-Nazaire.©© Stephane Mahe / Reuters
 

La France va-t-elle livrer les deux bâtiments de projection et de commandement (1) de classe Mistral à la Russie ? François Hollande a promis lundi soir de prendre une décision "dans les prochaines semaines", sur fond de crise ukrainienne. Et il est urgent de trancher, car, selon le patron du constructeur naval DCNS Hervé Guillou, le coût de maintenance des deux navires désormais terminés est compris entre "un et un million et quelques d'euros" par mois.

Ces frais incluent le gardiennage et les assurances du Vladivostok et du Sébastopol à Saint-Nazaire, mais pas les éventuelles pénalités que la France devra payer à la Russie, pour compenser la non-livraison des deux BPC, ou la livraison avec retard du premier (la livraison du second étant prévue par le contrat pour l'automne 2015). Contacté par Le Point.fr, DCNS a refusé de commenter ce dossier, mais a confirmé l'estimation donnée par son PDG jeudi. "Ces coûts pourraient encore augmenter si les Mistral sont immobilisés suffisamment longtemps pour qu'un remplacement d'une partie de leurs systèmes à bord devienne nécessaire", avait par ailleurs précisé Hervé Guillou, cité par le site Zone militaire.

Une décision, deux scénarios

La position de François Hollande est extrêmement complexe, entre obligations contractuelles et engagements diplomatiques. Deux scénarios sont possibles :

- La France livre les deux navires.

* Moscou peut exiger des pénalités de retard pour le premier navire, qui devait être livré dès octobre 2014, mais pas pour le second, dont la livraison est programmée pour l'automne 2015.

* Les relations diplomatiques de la France avec l'Ukraine sont considérablement refroidies, de même qu'avec les alliés de l'Otan.

* L'industrie française de l'armement peut subir des effets négatifs dans les pays opposés à la politique russe, notamment au sein de l'Otan et de l'Union européenne.

* DCNS peut réclamer à Paris et à son assureur, la Coface, le paiement des frais de gardiennage et d'assurance liés à l'attente de la décision politique.

- La France refuse de livrer les deux navires.

* Paris rembourse à la Russie les 785 millions d'euros déjà perçus, sur un contrat total de 1,2 milliard d'euros. L'ajout d'éventuelles pénalités pourrait faire dépasser le milliard d'euros à verser à la Russie.

* Paris essaie d'obtenir le feu vert de Moscou pour réexporter les navires. L'adaptation des BPC coûtera des dizaines, voire des centaines de millions d'euros selon le nouveau client. Les experts évoquent le Brésil, l'Inde, le Canada ou l'Algérie comme clients potentiels.

* La marine nationale française n'est pas intéressée par les deux navires, car elle en a déjà trois : le Mistral, le Tonnerre et le Dixmude. Mais en cas d'échec pour trouver un nouveau client, ou en cas de refus russe pour la réexportation, elle pourrait en dernier ressort être dotée "de force" des deux Mistral russes. Une décision qui serait traumatisante, car elle amputerait largement les budgets prévus pour le renouvellement d'autres navires, et obligerait à réduire le nombre de frégates. Des frégates dont la livraison est justement retardée par des prélèvements destinés à l'exportation (Maroc et Égypte).

* Moscou réclame à Paris une compensation financière pour les travaux de construction des infrastructures d'accueil des navires Mistral en Russie.

* DCNS réclame des compensations financières à la France et à son assureur, la Coface, variables selon si les navires peuvent être réexportés ou non, selon le temps d'attente, etc.

* Les relations diplomatiques entre la France et la Russie peuvent être refroidies, même si certains signaux laissent penser que Moscou ne voudrait plus des Mistral, et préférerait récupérer son argent.

* La crédibilité de l'industrie française de l'armement peut être mise à mal, même si le refus de livraison est justifié en cas de conflit.

(1) Les BPC sont des navires de guerre polyvalents pouvant transporter des hélicoptères, des blindés ou accueillir un état-major embarqué.

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Entretien avec Jacques Myard suite à son déplacement en Crimée.

29 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Politique étrangère

Entretien avec

Homme politique
 
Député-maire de Maisons-Laffitte
 
  « Il est urgent que la France retrouve le sens de son intérêt national »

« Il est urgent que la France retrouve le sens de son intérêt national »

Pourquoi ce déplacement en Crimée la semaine dernière ?

Nous nous sommes rendus là-bas à l’initiative de mon collègue Thierry Mariani avec sept autres députés, sur invitation des Russes. Je me suis joint à ce voyage parce qu’il est cohérent avec la position que j’ai toujours défendue : nous sommes en tort vis-à-vis de la Russie, à cause d’une politique de sanctions totalement hors de proportions.

La Crimée est russe depuis plus de deux siècles et les événements successifs de 1954 et de 1991 ne changent rien à cette réalité. En 1954, Khrouchtchev rattache la Crimée à l’Ukraine, mais c’est une décision administrative : il rattache une partie de territoire à un département, mais cela se fait au sein d’un même pays qui est alors l’Empire soviétique. En 1991, date de la chute de l’URSS, l’accord était déjà caduc. Une partie de cet accord prévoyait d’ailleurs que la flotte reste sous contrôle russe à Sébastopol ! Bref, depuis 1991, les habitants de la Crimée souhaitent retrouver la Russie ; ils l’ont d’ailleurs exprimé lors du référendum de 2014.

Certains affirment que ce référendum était truqué, mais je peux vous assurer que l’on rencontre sur place une population ravie d’être à nouveau rattachée à la Russie. Sur la promenade de Yalta, à Sébastopol, toutes les personnes croisées le disent : quel intérêt auraient-elles à nous mentir ? C’est ridicule.

Depuis 1773, la Crimée se trouve dans l’univers russe : nous sommes là-bas en Russie et le nier n’a absolument aucun sens.

Aller sur place était une manière de critiquer la politique internationale que la France mène vis-à-vis de la Russie ?

Bien entendu. Cette politique n’est d’ailleurs pas celle que nous menons, nous nous contentons de suivre bêtement, et contre nos intérêts. On a suivi les ultras européens qui font passer Poutine pour le nouveau Staline dans la région… Un peu de sérieux.

Les sanctions que nous avons appliquées ont été logiquement suivies de contre-mesures russes et le tout est dévastateur pour les uns comme pour les autres : nous nous sommes pénalisés nous-mêmes, il faut quand même le faire !

La levée des sanctions est une décision qui se prend à 28 et la France est donc coincée dans une position directement contraire à ses intérêts, à cause de son suivisme. Il est temps de ruer dans les brancards parce que nous avons tout à perdre en restant campés sur nos positions.

Je précise tout de même que la question du Donbass est différente. Pour ce qui est de la Crimée, il n’y a vraiment aucun doute possible, on ne peut aller contre la réalité très longtemps.

On a déjà eu ce genre de comportement au Kosovo : il n’est pas normal que le droit international soit utilisé à géométrie variable comme il l’est aujourd’hui. Il existe aussi la libre détermination des peuples, il ne faudrait pas l’oublier.

Qu’avez-vous vu et entendu en Crimée ?

J’ai vu un pays en paix, un véritable pays de Cocagne, il faut le dire. Il y a une réelle diversité linguistique puisque l’ukrainien, le russe et le tatar sont parlés dans les rues de Crimée. C’est une région dans laquelle les gens vivent bien et qui aurait d’ailleurs accueilli 150.000 réfugiés ayant fui les combats en Ukraine.
Les habitants de la Crimée vivent bien et sont heureux de leur situation, ce n’est quand même pas difficile à reconnaître !

On paie notre position aberrante sur le plan commercial, économique, géostratégique, diplomatique et même culturel. La force de notre présence en Russie est également culturelle : les Russes aiment la littérature française, et plus largement les Français. Il y a une réelle affection culturelle que nous ne pouvons piétiner ainsi.

Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d’être « pro-russe » ?

Je ne suis ni pro-russe ni pro-américain, je suis pro-français.

Cette accusation est d’une imbécillité totale. Je suis allé là-bas pour réaffirmer – et mon voyage a confirmé cette idée – qu’il est urgent que la France retrouve le sens de son intérêt national. Elle ne peut le faire sans un minimum de réalisme sur la situation.

La Russie est un pays incontournable pour la paix en Europe, dans la lutte contre le terrorisme, et pour trouver une solution dans le conflit qui embrase le Proche et le Moyen-Orient.

Nier ça pour suivre les Américains est un jeu dangereux…

Que recherchent les Américains ? Certains affirment qu’ils tentent de casser l’Europe en deux pour éviter tout rapprochement avec la Russie. On doit réellement s’interroger et cesser, en tout cas, de les suivre sans réfléchir.

La politique internationale de la France ne doit pas se décider à Moscou ou à Washington, pas plus qu’à Riyad ou Tel Aviv : elle doit être décidée à Paris.

Quelles pourront-être les retombées de ce voyage ?

Pour ma part, je continuerai bien sûr à défendre ce que je dis depuis longtemps déjà. Mais je crains que Laurent Fabius ne change rien.

Mercredi dernier, le jour même de notre départ, le ministre des Affaires étrangères nous a expliqué qu’il était opposé à ce voyage. Après l’avoir remercié pour son hommage appuyé à l’indépendance des députés (!), je me suis permis de lui faire remarquer qu’il était sûrement jaloux de la liberté que nous avions, tandis qu’il est enfermé dans une position inconfortable.

Je pense que Laurent Fabius est conscient de s’être laissé enfermer dans un piège, ce qui expliquerait son hyper-réaction à l’annonce de notre voyage…

Propos recueillis par Charlotte d’Ornellas

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Billet d'humeur: visite des députés français en Russie et retour de l'Etat français. Par Karine Bechet-Golovko.

28 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La Russie, #Ukraine, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le fascisme, #le nazisme

jeudi 23 juillet 2015

Billet d'humeur: visite des députés français en Russie et retour de l'Etat français

En lisant les articles concernant la visite d'un groupe de parlementaires français en Russie, notamment en Crimée, j'ai eu l'impression que mon beau pays, la France, était en guerre. Mais je n'ai pas bien compris qui guerroyait contre qui.

Je me suis réveillée avec la désagréable impression de n'être pas sortie d'un mauvais rêve. Vous savez, ces cauchemards qui perdurent bien que vous ayez les yeux ouverts. Ces moments où se superposent des bribes translucides d'images sur un environnement encore flottant.

Donc la France est en guerre? Contre qui? L'on aurait déclarer la guerre à la Russie??? Pas que je sache, je n'ai pas dormi si longtemps ... Ou bien la France est-elle entrée en guerre contre elle-même? Il semblerait ...

Donc le ministre des affaires étrangères et les présidents des chambres de mon pays font pression sur des députés français, élus et représentants du peuple, libres et indépendants, pour qu'ils n'aillent pas se compromettre et compromettre notre belle "France européenne" dans ces contrées infréquentables et sauvages que sont les terres russes.

Imaginez-vous, là-bas, par référendum les hommes et les femmes peuvent décider de leur sort. C'est inacceptable dans notre belle France européenne. Et d'ailleurs notre éminent ministre des affaires étrangères d'invoquer la violation du droit international lors de ce référendum. Si l'on devait laisser le peuple s'exprimer, où irait-on!

Et pour mieux souligner, semble-t-il, à quel point la nouvelle France européenne respecte, elle, le droit, il se gargarise de la victoire remportée par le président du Sénat qui a ramené dans le bon chemin, celui de l'obéissance résingnée, quelques brebis égarées qui finalement n'ont pas voulu prendre le risque d'ouvrir les yeux.

Ne pouvant quand même, hélas mais le temps viendra, incarcérer pour traîtrise à la patrie européenne les récalcitrants aux menaces diverses et variées, il n'a été possible que de leur interdire d'utiliser les moyens de l'Assemblée nationale et de s'exprimer en son nom. De toute manière ils sont invités par une association russe, donc la question de la prise en charge est réglée. Mais la France europénne pourra garder la tête haute lorsqu'elle rendra compte de cet écart: rien n'a été fait en son nom, rassurez-vous le parlementarisme français est bien mort, la France européenne est bien un pays dépolitisé.

Or rappelez-vous cette première phrase de C. Schmitt dans La notion de politique (oups, il ne faut jamais le citer, même si l'ouvrage est antérieur à 33 ... trop tard, en plus la réflexion est intéressante, osons donc la liberté et la réflexion et tant pis pour les timorés):

Et la presse française de souligner la honte de ce voyage et les critiques endurées par ces individus qui osent vouloir voir sur place ce qui se passe. Et l'on sourit à la manière insidieuse dont sont écrits ces articles. Un morceaux choisi dans RFI:

Tout en nuance, en supposition, ce qui a le mérite de n'avoir pas beosin d'étayer ses dires. Bref, du soupçon gratuit. L'on imagine bien des auteurs de dénonciation sous Vichy; en fin, officiellement, maintenant on sait pas mon bon Môsieur, allez savoir, nous on n'y est pas, nous .... Il semblerait que les habitudes reviennent vite.

Il faut dire qu'une fois que l'on courbe le dos, ça peut faire mal de marcher droit.

Bref, à cette occasion le régime ayant cours en France aujourd'hui, quel que soit son appellation, vient de se discréditer et le qualifier de démocratique devient extrêmement délicat, vu le respect qu'il montre aux représentants du peuple. Les autorités russes semblent, pour leur part, plus qu'étonnées du décalage entre l'image résiduelle de la belle époque qui reste encore en mémoire et résiste difficilement à l'épreuve des faits et justement ces faits.

Sputnik ‏@SputnikInt 17 hil y a 17 heuresVoir la traduction

#Crimea's official describes criticism of French lawmakers' visit as hysteria http://sptnkne.ws/4KM

Ou encore S. Narychkine, président de la Chambre basse du Parlement russe, qui reçoit la délégation de parlementaires français, n'imagine pas S. Lavrov, le ministre des affaires étrangères et lui-même se comporter de la manière avec des députés russes. En effet, Lavrov n'est pas Fabius, on ne l'imagine vraiment pas s'abaisser à ce niveau d'incurie.

Ce qui rassure au milieu de cette atmosphère délétère est l'humour envers et contre tout de nos députés, ces frondeurs, qui remercient à l'aéroport L. fabius pour son éloge appuyé à l'indépendance des députés.

C'est quand même fou d'avoir construit l'Europe pour rétablir sur notre sol, avec sa fausse souveraineté, ses trahisons, ses bassesses, ses illusoires libertés étriquées ... l'Etat français

jeudi 23 juillet 2015

Billet d'humeur: visite des députés français en Russie et retour de l'Etat français

 
Résultat de recherche d'images pour "etat français vichy"
 
En lisant les articles concernant la visite d'un groupe de parlementaires français en Russie, notamment en Crimée, j'ai eu l'impression que mon beau pays, la France, était en guerre. Mais je n'ai pas bien compris qui guerroyait contre qui.
 

 
Je me suis réveillée avec la désagréable impression de n'être pas sortie d'un mauvais rêve. Vous savez, ces cauchemards qui perdurent bien que vous ayez les yeux ouverts. Ces moments où se superposent des bribes translucides d'images sur un environnement encore flottant.
 
Donc la France est en guerre? Contre qui? L'on aurait déclarer la guerre à la Russie??? Pas que je sache, je n'ai pas dormi si longtemps ... Ou bien la France est-elle entrée en guerre contre elle-même? Il semblerait ...
 
Donc le ministre des affaires étrangères et les présidents des chambres de mon pays font pression sur des députés français, élus et représentants du peuple, libres et indépendants, pour qu'ils n'aillent pas se compromettre et compromettre notre belle "France européenne" dans ces contrées infréquentables et sauvages que sont les terres russes.
 
Imaginez-vous, là-bas, par référendum les hommes et les femmes peuvent décider de leur sort. C'est inacceptable dans notre belle France européenne. Et d'ailleurs notre éminent ministre des affaires étrangères d'invoquer la violation du droit international lors de ce référendum. Si l'on devait laisser le peuple s'exprimer, où irait-on! 
 
Et pour mieux souligner, semble-t-il, à quel point la nouvelle France européenne respecte, elle, le droit, il se gargarise de la victoire remportée par le président du Sénat qui a ramené dans le bon chemin, celui de l'obéissance résingnée, quelques brebis égarées qui finalement n'ont pas voulu prendre le risque d'ouvrir les yeux.
 
Ne pouvant quand même, hélas mais le temps viendra, incarcérer pour traîtrise à la patrie européenne les récalcitrants aux menaces diverses et variées, il n'a été possible que de leur interdire d'utiliser les moyens de l'Assemblée nationale et de s'exprimer en son nom. De toute manière ils sont invités par une association russe, donc la question de la prise en charge est réglée. Mais la France europénne pourra garder la tête haute lorsqu'elle rendra compte de cet écart: rien n'a été fait en son nom, rassurez-vous le parlementarisme français est bien mort, la France européenne est bien un pays dépolitisé. 
 
Or rappelez-vous cette première phrase de C. Schmitt dans La notion de politique (oups, il ne faut jamais le citer, même si l'ouvrage est antérieur à 33 ... trop tard, en plus la réflexion est intéressante, osons donc la liberté et la réflexion et tant pis pour les timorés):
"Le concept d'Etat présuppose le concept de politique"
Là, je m'inquiète pour cette France européenne, elle n'est donc pas un Etat?  A moins que ce ne soit le retour de l'Etat français ... faute de valeurs républicaines ... Rappelez-vous, c'est déjà arrivé, lors d'une autre forme d'occupation.
 
Et la presse française de souligner la honte de ce voyage et les critiques endurées par ces individus qui osent vouloir voir sur place ce qui se passe. Et l'on sourit à la manière insidieuse dont sont écrits ces articles. Un morceaux choisi dans RFI:
"Les dix parlementaires, en grande majorité de droite, se rendront successivement à Simféropol, Yalta et Sébastopol. Ils rencontreront là-bas les autorités locales. Officiellement, l’objectif de ce déplacement est de voir concrètement ce qu'il se passe sur place et de maintenir le dialogue avec la Russie."
Tout en nuance, en supposition, ce qui a le mérite de n'avoir pas beosin d'étayer ses dires. Bref, du soupçon gratuit. L'on imagine bien des auteurs de dénonciation sous Vichy; en fin, officiellement, maintenant on sait pas mon bon Môsieur, allez savoir, nous on n'y est pas, nous .... Il semblerait que les habitudes reviennent vite. 
 
Il faut dire qu'une fois que l'on courbe le dos, ça peut faire mal de marcher droit.
 
Bref, à cette occasion le régime ayant cours en France aujourd'hui, quel que soit son appellation, vient de se discréditer et le qualifier de démocratique devient extrêmement délicat, vu le respect qu'il montre aux représentants du peuple. Les autorités russes semblent, pour leur part, plus qu'étonnées du décalage entre l'image résiduelle de la belle époque qui reste encore en mémoire et résiste difficilement à l'épreuve des faits et justement ces faits. 
 
's official describes criticism of French lawmakers' visit as hysteria
 
 
Ou encore S. Narychkine, président de la Chambre basse du Parlement russe, qui reçoit la délégation de parlementaires français, n'imagine pas S. Lavrov, le ministre des affaires étrangères et lui-même se comporter de la manière avec des députés russes. En effet, Lavrov n'est pas Fabius, on ne l'imagine vraiment pas s'abaisser à ce niveau d'incurie. 
 
Ce qui rassure au milieu de cette atmosphère délétère est l'humour envers et contre tout de nos députés, ces frondeurs, qui remercient à l'aéroport L. fabius pour son éloge appuyé à l'indépendance des députés.
 
C'est quand même fou d'avoir construit l'Europe pour rétablir sur notre sol, avec sa fausse souveraineté, ses trahisons, ses bassesses, ses illusoires libertés étriquées ... l'Etat français
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Antoine Malo, journaliste du JDD pris en flagrant délit de mensonges. Le 27 juillet 2015

27 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les média, #AMERIQUE, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le fascisme

Antoine Malo, journaliste du JDD pris en flagrant délit de mensonges. Le 27 juillet 2015
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La colonisation de la Grèce par l'Allemagne, ce que les nazis n'ont pas réussi à faire l'Union Européenne le fait.

26 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Les transnationales, #La finance dérégulée, #le nazisme, #Terrorisme

La colonisation de la Grèce par l'Allemagne, ce que les nazis n'ont pas réussi à faire l'Union Européenne le fait.

Enquête de la télévision allemande :

Parmi les biens publics que la Grèce doit vendre, il y a les 14 aéroports régionaux les plus rentables du pays qui doivent être vendus à une firme allemande, Fraport.

Le maire de Corfou, Kostas Nikolouzos (120 000 habitants, 1 million de touristes par an, chiffre en augmentation) : «L'aéroport rapporte beaucoup d'argent, pourquoi devrait-on le céder ? Nous sommes en crise, n'est-ce pas ? Si on se prive des moyens de produire de la richesse dans ce pays pour relancer l'économie, comment fera-t-on ensuite ?».

Selon «l'accord» de colonisation européen, tout doit être bradé : la poste, les installations d'eau, les autoroutes, le réseau de gaz et d'électricité, les ports et les aéroports. Et donc, les 14 aéroports situés sur les îles les plus touristiques, Mykonos, Santorin, Kos, Corfou, etc.

La firme allemande doit donner 1, 23 milliard d'euros et une taxe annuelle de 22,9 millions pour récupérer les 14 aéroports.

Le ministre des infrastructures grec, Christos Spirtzis : «l'Etat grec doit vendre les 14 aéroports qui rapportent et les 30 autres aéroports qui ne font aucun profit doivent rester à sa charge. C'est un modèle qui ressemble à l'état des choses dans une colonie, pas dans un état membre de l'Union européenne».

D'après les chiffres de l'administration grecque, le nombre de vols via les 14 aéroports l'an passé a augmenté de 13,8%, le nombre de passagers a connu une augmentation de 19%. Un expert de la Lufthansa qualifie la transaction de «économiquement lucrative».

Mais on garde le meilleur pour la fin. S'agît-il vraiment d'une privatisation ? La société anonyme Fraport est une firme allemande mais surtout la majorité de ses parts est détenue par la ville de Francfort et la région de Hesse.

Prof. Rudolf Hickel de l'Université de Brême : «ce qui va se produire est un changement de propriétaire — ce qui était propriété de l'Etat grec va pour ainsi dire devenir propriété de l'Etat allemand. Et à la fin, ce qui compte, c'est que les profits qui seront réalisés dans ces 14 aéroports financeront les services publics allemands».

Et que deviendra le petit milliard récolté pour la vente ? Il servira à rembourser la dette.

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L'AUTRICHE en route pour un référendum sur la SORTIE de l’Union Européenne

26 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #La finance dérégulée

L'AUTRICHE en route pour un référendum sur la SORTIE de l’Union Européenne

L'AUTRICHE en route pour un référendum sur la SORTIE de l’Union Européenne

L'AUTRICHE en route pour un référendum sur la SORTIE de l’Union Européenne

 

Passée totalement inaperçue dans la presse de grande diffusion, une pétition pour demander un référendum sur la sortie de l’Union Européenne vient de recueillir plus de 260 000 signatures en Autriche, soit bien plus que les 100 000 signatures requises pour lancer l’examen de la pétition au parlement. C’est donc plus de 3% de la population qui a signé cet appel en seulement quelques jours, entre le 24 juin et le 1er juillet. 

En France cela correspondrait à plus de 2 000 000 de signatures !

Le Cercle des Volontaires a pu s’entretenir avec Inge Rauscher, responsable du mouvement « EU- Austritts Volksbegehren » que l’on pourrait traduire par« Initiative populaire pour la sortie de l’UE » qui a porté cette pétition.

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Cercle des Volontaires – Bonjour Mme Rauscher et merci de nous accorder cette interview, pourriez-vous vous présenter aux lecteurs français ?

Inge Rauscher – Bonjour, je suis traductrice à la retraite, aujourd’hui responsable du mouvement EU- Austritts Volksbegehren qui milite pour la sortie de la République autrichienne de l’Union Européenne. Nous sommes un comité de 6 personnes et nous recevons l’aide de centaines de bénévoles.

CdV – Comment financez-vous votre mouvement ?

IR – Nous sommes indépendants et ne percevons aucun fonds d’entreprises ou d’organisations quelle qu’elles soient. Les faibles moyens dont nous disposons proviennent des dons des particuliers.

CdV – Pourquoi menez-vous cette action ?

IR – Parce que l’appartenance à l’UE est source de nombreux inconvénients pour l’Autriche, elle provoque le déclin économique, nous prive de notre neutralité, a remplacé notre monnaie nationale qui était performante par une monnaie qui ne fonctionne pas et qui a provoqué une forte inflation des biens de la vie quotidienne. Aujourd’hui les taux de chômage et d’endettement sont à des plus hauts historiques, nous ne pouvons pas continuer dans cette voie.

CdV – Mais êtes-vous sûre que tous ces problèmes viennent de votre appartenance à l’UE ?

IR – La plupart d’entre eux, c’est une certitude. Avant de rejoindre l’UE notre développement était très proche de celui de la Suisse, ce pays voisin qui présente beaucoup de similitudes avec le nôtre, ne serait-ce que par la géographie. Il pèse démographiquement moins que l’Autriche mais n’est absolument pas isolé du fait qu’il ne fasse pas partie de l’UE. Sortir de l’UE nous permettrait de relancer notre économie, de retrouver des niveaux de croissance et d’emploi comparables à ceux de la Suisse.

CdV – Et ne pensez-vous qu’il soit possible de changer l’UE plutôt que de la quitter ?

IR – Cela fait plus d’une décennie que de nombreuses personnes essaient de changer l’UE et quel est le résultat ? L’UE est devenue pire que jamais ! Donc nous devons trouver une alternative, et cette alternative c’est la sortie. Mais quitter l’UE ne signifie pas se couper du reste du monde, nous serons toujours membre de l’OMC, nous pourrions par exemple rejoindre l’EFTA (European Free Trade Association) dont la Suisse fait partie, mais nous n’avons pas besoin d’institutions supranationales qui sont à la botte des américains. De plus, nous ne souhaitons pas prendre part aux sanctions économiques contre la Russie. Nous devons conserver des relations amicales avec tout le monde, nous n’avons pas à choisir entre la Russie et les Etats-Unis; l’UE nous empêche de nous en tenir à notre neutralité.

CdV – Vous avez obtenu beaucoup plus de signatures que nécessaire, c’est un énorme succès…

IR – Malgré le boycott des médias mainstream ! Vous savez quel temps de parole nous a accordé l’ORF (Österreichischer Rundfunk, le service publique autrichien nldr) ? Une minute ! Et pourtant nous avons obtenu un résultat qui fera date dans l’histoire de l’Europe. Plus de 3% des autrichiens ont signé cette pétition sachant qu’ils devaient indiquer leur nom, prénom, adresse et date de naissance, il s’agit d’un acte politique bien plus fort que d’aller voter dans un isoloir.

CdV – Comment parvenez-vous à surmonter cette omerta médiatique ?

IR – Des centaines de bénévoles ont distribué près d’un million de tracts expliquant notre action. Il y a également les médias alternatifs qui font échos à notre combat ainsi que les réseaux sociaux; environ 65 vidéos de notre mouvement circulent sur le net. Ces outils de diffusion nous permettent d’intéresser les gens à la vie politique.

CdV – Quelle est la réaction de la classe politique autrichienne ?

IR – Il est trop tôt pour le dire. Ce qui nous intéresse particulièrement est de savoir quelle sera la réaction du FPÖ (« Freiheitliche Partei Österreichs« , soit « Parti Autrichien de la Liberté » nldr) qui s’intéresse à notre action sans pour autant promouvoir la sortie de l’UE. Notre victoire devrait permettre de déclencher des débats, au sein du FPÖ mais également au sein d’autres formations politiques qui, bien que majoritairement favorables à l’UE, comptent dans leur rangs des opposants.

CdV – Quelle est la prochaine étape ? Pensez-vous vraiment que le gouvernement va organiser ce referendum ?

IR – Nous devons nous battre pour le referendum, obliger le gouvernement à suivre la procédure qui lui impose de l’organiser. Et je pense qu’il aura lieu car les politiciens n’ont qu’une marge de manœuvre extrêmement réduite. Premièrement, comme je l’ai dit, les partis politiques rencontrent des oppositions en interne sur la question de l’UE, et deuxièmement, le risque de discrédit serait trop grand pour le ou les partis qui refuseraient d’accéder à une requête populaire, légale et démocratique; ils perdraient leurs électeurs. Le parlement doit se saisir de cette question à partir de fin août et devrait se prononcer d’ici fin 2015.

CdV – Les autrichiens ne semblent pas les seuls à se poser des questions sur les institutions européennes. Que pensez-vous de la situation actuelle en Grèce ?

IR – Les grecs n’ont aucun intérêt à rester dans l’UE et dans l’euro. Ils ont besoin de retrouver une monnaie nationale afin de mener leur propre politique monétaire. L’euro est un projet des élites qui a des conséquences désastreuses sur l’emploi, cette folie ne tiendra plus longtemps.

CdV – Souhaitez-vous ajouter quelque chose pour finir ?

IR – Oui je voudrais soulever un élément très important qui est la volonté de la Commission Européenne de mettre en place le TTIP, un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis. Ceci représente un énorme danger pour les normes écologiques et sociales. Sortir de l’UE nous permettrait d’échapper à cette menace. Nous souhaitons commercer avec tous les pays du monde, pas seulement l’Europe et les Etats-Unis; la Russie est également un partenaire important et il est inconcevable de ne pas la traiter avec respect. Bien que ne faisant pas partie de l’OTAN, nous sommes engagés malgré nous dans la politique exterieure de l’UE, qui mène une guerre économique contre la Russie à l’encontre de nos intérêts. Nous devons redevenir un pays indépendant.

Interview et traduction par Baptiste Mannaia

SOURCE:

 

 

Cercle des Volontaires

 

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Pierre Laurent, la Grèce et les mensonges. Par Jacques Sapir ·

26 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #Gauche, #Economie, #La France, #La République, #La dette, #L'OTAN., #Le fascisme, #Le grand banditisme

Pierre Laurent, la Grèce et les mensonges

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, vient de donner le samedi 25 juillet une interview à Marianne[1]. Il justifie sa position au sujet de la Grèce et son soutien à la capitulation consentie par Alexis Tsipras. C’est son droit. Mais, pour se faire, il prend un certain nombre de libertés avec les faits. Et cela est beaucoup plus condamnable. Cette interview est une excellente illustration des illusions d’une partie de la « Gauche Radicale », illusions sur l’Euro et sur l’Europe, dont il semble désormais que le Parti de Gauche commence à se dégager[2].

Un petit florilège des citations de Pierre Laurent permet de voir qu’il entretient de sérieuses illusions, et même qu’il adopte un point de vue « européiste » qui n’est pas éloigné de celui du Parti dit « socialiste ». Mais, il faut aussi savoir que les prises de position de Pierre Laurent sont aujourd’hui fortement critiquées dans de larges fractions de la base comme de l’appareil du PCF. Ces prises de position reflètent bien plus les errances d’un homme et d’un groupe de direction du PCF qu’une position largement défendue au sein du Parti.

 

Une analyse tendancieuse du 13 juillet

Tout d’abord, quand il entend justifier la capitulation de Tsipras, Pierre Laurent dit au journaliste la chose suivante :

« Ils ont enfermé la Grèce et ses dirigeants dans une alternative qui était soit le Grexit — souhaité par les Allemands de manière ouverte, Wolfgang Schaüble, le ministre des Finances allemand, a plaidé jusqu’au dernier moment auprès des Grecs pour une sortie ordonnée —, soit le plan d’austérité qui a finalement été imposé. Le choix qu’a fait Tsipras est un choix qui évite la banqueroute bancaire de son pays, une situation qui aurait été terrible pour les Grecs. Je crois qu’il n’avait pas d’autres alternatives »[3].

Si je suis d’accord qu’un effondrement des banques est une catastrophe, je signale à Pierre Laurent que ce que Tsipras a refusé c’est la proposition de Varoufakis de (1) réquisitionner les banques et (2) de réquisitionner la Banque de Grèce. Ce faisant, le gouvernement aurait eu accès aux réserves (sous contrôle de la BCE avant la réquisition) déposées à la Banque de Grèce mais aussi dans les banques commerciales. La réquisition est un mécanisme qui permet à tout gouvernement de la zone Euro de s’affranchir de la tutelle de la BCE. Dire, dans ces conditions, que le choix de Tsipras était entre la banqueroute et la capitulation est faux. La décision de Tsipras a été politique, et non économique. C’était un choix entre s’engager sur une voie, celle que proposait son Ministre des finances Yanis Varoufakis, voie pouvant le conduire à sortir de l’Euro, ou bien d’accepter l’austérité. Présenter cela comme une décision économique est un mensonge éhonté[4]. Les choses sont désormais publiques, et il est triste de voir Pierre Laurent s’enferrer dans le mensonge.

 

Pierre Laurent révolutionne la science économique

Commentant un possible Grexit, Pierre Laurent ajoute alors :

« Et une sortie de la zone euro laisserait n’importe quel pays qui la pratiquerait devant la même pression des marchés financiers, voire une pression décuplée et une dévaluation nationale plus grave encore ».

Il semble ici que Pierre Laurent, qui a pourtant fait des études d’économie à Paris 1, ignore qu’il existe des moyens réglementaires permettant à un pays de faire fortement baisser la pression exercée par les marchés financiers. Cela s’appelle le contrôle des capitaux. Non pas le « contrôle des capitaux » imposé par la BCE à la Grèce, et qui aboutit à empêcher les entreprises grecques de faire des opérations sur l’étranger via les comptes Target2 (et qui s’apparente en réalité à un contrôle des changes), mais les contrôles sur les mouvements de capitaux à court terme non liés à des opérations matérielles. Ces mouvements représentent entre 90% et 95% des flux de capitaux, et sont essentiellement des mouvements spéculatifs. Bien entendu, pour les mettre en œuvre, il faut recouvrer le contrôle sur la Banque Centrale. Ici, soit Pierre Laurent fait la preuve de sa méconnaissance des mécanismes économiques de base, soit il les connaît, et en ce cas il ment en toute connaissance de cause. Je laisse le lecteur libre de son choix.

 

Pierre Laurent est un grand logicien

Pierre Laurent assène alors un argument qui lui apparaît imparable pour écarter une sortie de l’Euro. Cet argument, le voici :

« Il y a d’ailleurs des pays aujourd’hui qui, en dehors de la zone euro, sont également frappés par des politiques d’austérité. Car la pression des marchés s’exerce partout et sur tous les pays ».

On reste sidéré par ce que ce paragraphe implique comme méconnaissance des liens logiques qui relient plusieurs éléments. Bien sûr, il existe des pays qui ont des politiques d’austérité sans appartenir à l’Euro. Nul ne l’a nié. Mais, connaît-on un pays de la zone Euro qui n’applique pas une politique d’austérité ? En fait, on peut montrer que la zone Euro induit un cadre dépressif pour les économies qui y participent[5]. Donc, cet argument ignore ce qu’en logique on appelle des conditions nécessaires et des conditions suffisantes. La sortie de l’Euro est une condition nécessaire à une rupture avec une politique d’austérité, mais ne constitue nullement une condition suffisante. Par contre, par sa méconnaissance de la logique la plus élémentaire, Pierre Laurent nous montre qu’il est suffisant mais pas nécessaire.

 

Pierre Laurent révolutionne la science économique (bis)

On revient à un argument en apparence plus économique avec la citation suivante, qui se révèle, à nouveau, tout à fait catastrophique :

« Oui, mais aujourd’hui, la différence est que tous les avoirs détenus par les Grecs sont en euros. Et le transfert de ces avoirs dans une monnaie nationale qui serait dévaluée par les marchés financiers conduirait, dans un premier temps, à un affaiblissement considérable du potentiel de ressources des Grecs. Alors que pour reconstruire leur pays, ils ont besoin d’un niveau d’investissement important ».

Notons tout d’abord que ce ne sont pas les « marchés financiers » qui transfèrent les avoirs qui sont détenus par les grecs. C’est en réalité le système bancaire, s’il s’agit d’avoirs détenus en Grèce. Pierre Laurent, à l’évidence soit ne connaît pas les règles de fonctionnement de l’économie, soit cherche à nous mener en bateau. Ces avoirs en Euros seront automatiquement re-dénominés en Drachmes. Mais cette redénomination touchera toutes les valeurs de l’économie grecque. Donc, le potentiel d’investissement sur la base de l’épargne (oui, cette chose que l’on apprend en fin de première année d’économie, l’égalité entre l’épargne et l’investissement) sera inchangé par rapport aux valeurs de l’économie grecque. Mais, une partie de ces avoirs ne sont pas détenus en Grèce. Donc, ils resteront en Euros (ou dans une autre monnaie, que ce soit le Dollar ou, peut être, le Mark allemand…). Si la Drachme est dévalué, disons de 25%, cela signifie que ces avoirs seront réévalués de 33%. Donc, le potentiel d’investissement, sur la base des avoirs grecs détenus à l’étranger, sera largement augmenté. Ce qui veut dire que les grecs ayant mis leurs avoirs à l’étranger pourraient les rapatrier avec un effet bien plus positif sur les investissements que si la Drachme n’avait pas été dévaluée. Notons encore que ceci s’applique aussi à l’ensemble des investisseurs étrangers. En fait, une sortie de l’Euro et une dévaluation de 25% de la Drachme constituent la condition pour qu’un flux d’investissement important en drachmes se reconstitue en Grèce.

Mais, il est peu probable que Pierre Laurent ignore à ce point les mécanismes de base de l’économie, ou alors il faut s’interroger sur les conséquences délétères sur le cerveau humain d’années de travail au journal l’Humanité. Il est bien plus probable que Pierre Laurent, ici encore, mente, et qu’il mente avec l’appond d’un arracheur de dents.

 

Quand Pierre Laurent joue au prestidigitateur

Reprenons le cours du raisonnement. Pierre Laurent nous offre une magnifique perle avec la citation suivante :

« Puisque les solutions apportées par Tsipras étaient totalement viables et elles restent praticables dans la zone euro. Ce n’est pas la zone euro qui les empêche mais la décision politique prise par les dirigeants allemands et un certain nombre d’autres dirigeants européens de rendre impossible l’expérience politique de Syriza ».

Ici, Pierre Laurent fait mine de croire que les dirigeants allemands et européens ont été conduits uniquement par leur haine politique de Syriza. Que ces dirigeants n’aient pas apprécié Syriza est certain. Mais, quand bien même l’auraient-ils apprécié, accepter les solutions proposées par Tsipras impliquait, à relativement court terme, faire basculer la zone Euro vers ce que l’on appelle une « union de transfert ». Or, les montants nécessaires pour faire fonctionner la zone Euro sans les politiques d’austérité ont été évalués, et on trouvera l’une de ces évaluations d’ailleurs dans ce carnet. Pour faire court, il faudrait que l’Allemagne consacre entre 8% et 10% de son PIB tous les ans pendant environ dix ans à ces transferts. Il est clair que cela n’est pas possible, sauf à vouloir détruire l’économie allemande. La véritable cause du rejet des options de Syriza se trouve là. Affirmer que « les solutions apportées par Tsipras étaient totalement viables et elles restent praticables dans la zone euro » est un nouveau mensonge. Les solutions proposées par Tsipras impliquaient une refonte totale de la zone Euro, et cette refonte aboutissait à faire peser un poids excessif sur l’Allemagne. Telle est la vérité. Mais, cette vérité gêne Pierre Laurent, qui préfère la faire passer sous le tapis pour sauver l’illusion de la possibilité d’une zone Euro qui ne soit pas austéritaire. Pierre Laurent doit donc mentir quant aux conditions de viabilité de la zone Euro, mais, nous l’avons vu, il n’est pas à un mensonge près.

 

Le dernier mensonge

Il ne reste donc à Pierre Laurent qu’un argument : le point Godwin ou la réduction du dilemme grec à un affrontement avec le Front National. Il suffit de regarder le paragraphe suivant pour s’en convaincre :

« Il y a aujourd’hui trois options en débat. L’option d’une Europe de l’ordre libérale, celle qui existe aujourd’hui. Il y a l’option d’une destruction de l’Europe et d’un retour à la compétition, voire au choc des nations dans la crise que traverse l’Europe, c’est l’option du Front national et des forces qui l’appuient. Et il y a l’option qui est la nôtre, celle de Tsipras, la mienne, celle que nous défendons, qui est l’option de la reconstruction d’une Europe de coopération, de solidarité, d’une Europe de souveraineté qui doit laisser plus de place aux pouvoirs de chaque nation de négocier démocratiquement son insertion dans cette Europe de solidarité. Nous parlons d’une Europe à géométrie choisie… ».

Passons sur le fait que proclamer que l’on vivrait mieux dans le monde des bisounours, la troisième option, na jamais fait avancer le débat. Mais, une sortie de la Grèce de l’Euro, et à terme, une dissolution de l’Euro, entraineraient-ils ce cataclysme que prévoit Pierre Laurent ? En fait, de nombreux économistes soutiennent aujourd’hui qu’une sortie de l’Euro était préférable, certains conservateurs comme Henkel[6], d’autres progressistes comme Kevin O’Rourke[7] ou Stefano Fassina[8], ancien ministre du PD en Italie, et parmi eux des assistants de Varoufakis[9]. C’est donc un nouveau mensonge de Pierre Laurent que de prétendre que l’option d’une sortie de l’Euro serait le fait du seul Front National. Un mensonge de plus dira-t-on. Espérons, en tous les cas, qu’il soit le dernier.

 

[1] Pierre Laurent : “Une sortie de la zone euro n’empêche pas la pression des marchés”, entretien avec Bruno Rieth, Marianne, 25 juillet 2015, http://www.marianne.net/pierre-laurent-sortie-zone-euro-n-empeche-pas-pression-marches-100235637.html

[2] Voir le blog de Guillaume Etievant, responsable économique du PG, le 24 juillet 2015, http://guillaumeetievant.com/2015/07/24/soyons-prets-a-sortir-de-leuro/

[3] Pierre Laurent : “Une sortie de la zone euro n’empêche pas la pression des marchés”, op.cit..

[4] Je renvoie à l’article de Jamie Galbraith, qui a travaillé avec Varoufakis publié dans Harper’s, http://harpers.org/blog/2015/07/greece-europe-and-the-united-states/ ainsi qu’aux explications données par Yannis Varoufakis lui-même sur son blog : http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/14/on-the-euro-summits-statement-on-greece-first-thoughts/

[5] Voir Bibow, J., et A. Terzi (eds.), Euroland and the World Economy—Global Player or Global Drag? Londres, Palgrave, 2007.

[6] http://www.conservativehome.com/platform/2015/07/hans-olaf-henkel-mep-greece-must-leave-the-eurozone-for-the-good-of-us-all.html

[7] http://www.socialeurope.eu/2015/07/moving-on-from-the-euro/

[8] http://www.stefanofassina.it/lavoroeliberta/2015/07/19/sono-daccordo-con-schouble-una-grexit-assistita-unica-soluzione/

[9] Munevar D., « Why I’ve Changed My Mind About Grexit », in SocialEurope, 23 juillet 2015, http://www.socialeurope.eu/2015/07/why-ive-changed-my-mind-about-grexit/

Jacques Sapir

Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s'est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

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La stratégie des Etats-Unis : la conquête du monde

25 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La guerre, #La Russie, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation

Publié par Jean Lévy

La stratégie des Etats-Unis :  la conquête du monde
La stratégie des Etats-Unis :  la conquête du monde
 

 

La stratégie des Etats-Unis : la conquête du monde

Un rapport du Pentagone

dévoile la stratégie militaire US :

conquérir le monde !

Par Paul Craig Roberts

(revue de presse : Le Saker francophone – 10/7/15)*

*ancien secrétaire adjoint au trésor du Président Ronald Reagan

Le Pentagone a publié sa Stratégie militaire nationale des États-Unis d’Amérique 2015. Le document annonce un déplacement de l’accent, jusque-là focalisé sur les terroristes, vers les acteurs étatiques qui contestent les normes internationales [US, évidemment, NdT]. Il est important de comprendre ce que ces mots signifient.

Les gouvernements qui contestent les normes internationales sont des États souverains qui mènent des politiques indépendantes de celles de Washington. Ces États révisionnistes sont des menaces, non parce qu’ils projettent d’attaquer les États-Unis – le Pentagone admet que ni la Russie ni la Chine n’en ont l’intention –, mais parce qu’ils sont indépendants. En d’autres termes, la norme c’est la dépendance à l’égard de Washington.

Assurez-vous de bien comprendre ce point : la menace est l’existence d’États souverains, dont l’indépendance d’action fait d’eux des États révisionnistes. Autrement dit, leur indépendance n’est pas en phase avec la doctrine néoconservatrice de la puissance unique qui déclare que Washington seul a droit à l’indépendance. L’hégémonie conférée à Washington par l’Histoire exclut qu’aucun autre pays ne soit indépendant dans ses actions.

Le rapport du Pentagone établit que les principaux États révisionnistes sont la Russie, la Chine et l’Iran. L’accent est mis prioritairement sur la Russie. Washington espère amadouer la Chine, malgré la tension à propos de la région Asie-Pacifique provoquée par celle-ci en défendant ses intérêts dans sa sphère d’influence, une défense incompatible avec le droit international (cela vu de Washington, le grand violeur du droit international), en tournant vers elle ce qui reste du marché des consommateurs américains. Il n’est pas encore certain que l’Iran ait échappé au destin imposé à l’Irak, à l’Afghanistan, à la Libye, à la Syrie, à la Somalie, au Yémen, au Pakistan, à l’Ukraine et, en étant complice, à la Palestine.

Le rapport du Pentagone est assez audacieux dans son hypocrisie, puisque toutes les déclarations, qui émanent de Washington, affirment que Washington et ses vassaux «soutiennent les institutions et les processus établis dont le but est de prévenir les conflits, respecter la souveraineté et promouvoir les droits de l’homme». Cela de la part de l’armée d’un gouvernement qui a envahi, bombardé et renversé onze gouvernements depuis le régime Clinton, et qui travaille actuellement à renverser les gouvernements de l’Arménie, du Kirghizstan, de l’Équateur, du Venezuela, de la Bolivie, du Brésil et de l’Argentine.

Dans le document du Pentagone, la Russie est dans le collimateur pour ne pas agir conformément au droit international, ce qui veut dire que la Russie ne suis pas le leadership de Washington.

Autrement dit, c’est un rapport de merde écrit par des néocons dans le but de provoquer la guerre avec la Russie.

On ne peut rien dire d’autre sur le rapport du Pentagone, qui n’est qu’une justification de la guerre, encore et toujours plus de guerre. Sans guerre et sans conquêtes, les Américains ne sont pas en sécurité.

Le point de vue de Washington sur la Russie est le même que celui de Caton l’Ancien sur Carthage. Caton l’Ancien concluait chacun de ses discours au Sénat romain, sur n’importe quel sujet, en déclarant «Il faut détruire Carthage».

Ce rapport nous dit que la guerre avec la Russie est notre avenir, à moins que la Russie n’accepte de devenir un État vassal comme tous les pays d’Europe, le Canada, l’Australie, l’Ukraine et le Japon. Sinon, les néoconservateurs ont décidé qu’il est impossible pour les Américains de tolérer de vivre avec un pays qui prend ses décisions indépendamment de Washington. Si l’Amérique ne peut pas être la puissance unique qui dicte sa loi au monde, mieux vaut tuer tout le monde. Au moins cela donnera une bonne leçon aux Russes.

Photo : Le Pentagone

Titre original : Le Pentagone : L’Amérique n’est pas en sécurité tant qu’elle n’a pas conquis le monde – Traduit par Diane, relu par JJ pour Le Saker francophone

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Incroyable le directeur de renseignement Americain dévoile son plan pour contrôler l'Europe !

25 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #La Russie, #Le fascisme, #La guerre

Incroyable le directeur de renseignement Americain dévoile son plan pour contrôler l'Europe !

G. Friedman "..c’est cynique, amoral, mais ça marche ».
Stratfor: comment Washington peut conserver sa domination sur la planète. Extraits du discours de George Friedman, directeur de la société de renseignement et d’analyse Stratfor, dite la « CIA de l'ombre », au Council on Foreign Relations de Chicago.
Dans son discours au Council il explique comment Washington peut conserver sa domination sur la planète. Il identifie également les ennemis potentiels des USA.

Friedman voudrait que le monde actuel soit exclusivement sous le contrôle direct ou indirect des USA
Le président de Stratfor déclare que les USA n'ont pas de relations avec l'Europe. « Nous avons des relations avec la Roumanie, la France et ainsi de suite. Il n'y a pas d'Europe avec laquelle les USA ont des relations quelconques". Cela rappelle forcément la conversation de la sous-secrétaire d'Etat Victoria Nuland avec l'ambassadeur des USA à Kiev en 2014. Nuland avait alors expliqué à son interlocuteur en des termes très crus ce qu'elle pensait de l'Europe unie et de ses dirigeants: https://www.youtube.com/watch?v=2-kbw... 33] Plus tard, elle a présenté ses excuses pour la forme de ses propos, mais pas sur le fond. Il faut savoir que Mme Nuland est une lectrice des notes analytiques de Stratfor.
« Les USA contrôlent tous les océans de la terre. Personne n'avait encore réussi à le faire. Par conséquent, nous pouvons nous ingérer partout sur la planète, mais personne ne peut nous attaquer. Le contrôle des océans et de l'espace est la base de notre pouvoir", a déclaré Friedman à Chicago,
Selon lui, "la priorité des USA est d'empêcher que le capital allemand et les technologies allemandes s'unissent avec les ressources naturelles et la main d'œuvre russes pour former une combinaison invincible".Créer un "cordon sanitaire" autour de la Russie permettra à terme aux USA de tenir en laisse l'Allemagne et toute l'Union européenne.

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